Archive for the ‘Finances’ Category

Mali : la Cedeao lève ses sanctions économiques et financières

juillet 3, 2022

Réunis à Accra ce dimanche 3 juillet, les dirigeants ouest-africains ont décidé de supprimer la plupart des mesures coercitives imposées au Mali depuis janvier.  

Assimi Goïta, président le la transition malienne, le 22 août 2020. © AP/SIPA

Six mois après leur mise en place, les sanctions économiques et financières imposées au Mali en janvier par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont été levées ce dimanche 3 juillet, lors d’un sommet de l’organisation tenu à Accra. La réouverture des frontières terrestre et aérienne a notamment été entérinée.

La Cedeao a par ailleurs validé le nouveau calendrier proposé par la junte d’une période de transition allant jusqu’à mars 2024. En revanche, elle s’oppose fermement à la participation des autorités de la transition à la prochaine élection présidentielle. Et maintient également les sanctions individuelles contre les membres de la junte au pouvoir, ainsi que les sanctions administratives à l’encontre du Mali. 

Pour arriver à ce consensus, les dirigeants ouest-africains ont débattu dans un huis clos intégral. Lors du précédent sommet, qui s’était tenu à Accra, le 4 juin, les chefs d’État qui étaient favorable à la levée de l’embargo, comme le Togolais Faure Gnassingbé, l’Ivoirien Alassane Ouattara ou encore le Sénégalais Macky Sall, n’avaient pas réussi à rallier à leurs vues les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo, nigérian Mahammadu Buhari ou encore nigérien Mohamed Bazoum.

« Apparemment, les divergences ont été surmontées après le sommet de juin dernier. On espérait donc ici à Accra une décision allant dans le sens de la levée des sanctions”, commente une source au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), dont le siège est installé à Ouagadougou et dont les huit membres, qui ont en commun le franc CFA, font également partie de la Cedeao. 

Gel des avoirs et des transactions

D’après nos informations, c’est Alassane Ouattara, président en exercice de l’Uemoa, qui donnera des instructions au gouverneur de la Banque centrale de l’organisation, l’Ivoirien Jean-Claude Brou, ainsi qu’au Sénégalais Abdoulaye Diop, qui est à la tête de la Commission, pour la levée effective des sanctions financières imposées à Bamako. Il s’agira notamment de mettre un terme au gel des avoirs de l’État malien et ceux des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO, ainsi qu’au blocage des transferts de l’État malien via les systèmes de paiement de cette même Banque centrale.

Des mesures fortes qui ont paralysé l’économie du pays et empêché l’État et les banques maliennes d’honorer leurs engagements vis à vis de leurs créanciers. Depuis la mise en place de l’embargo de la Cedeao, au début de janvier, le pays n’a pas pu régler 236,1 milliards de F CFA de paiements d’intérêts et de capital sur les bons du Trésor malien.

Omar Alieu Touray à la Commission de la Cedeao

À noter par ailleurs qu’à l’issue du sommet de ce 3 juillet, Umaro Sissoco Embaló, le chef de l’État bissau-guinéen, est devenu président en exercice de la Cedeao tandis que le diplomate gambien Omar Alieu Touray, ex-ministre des Affaires étrangères, a pris la tête de la Commission, l’organe exécutif de l’organisation, nomination qui prendra effet le 11 juillet prochain. Ce dernier remplacera Jean-Claude Brou, récemment nommé à la tête de la BCEAO.

Enfin, les dirigeants ouest-africains ont décidé de nommer Patrice Talon, le président béninois, « Champion de la Cedeao » pour le retour des biens culturels en Afrique de l’Ouest, et Nana Akufo-Addo « champion pour la lutte contre le changement climatique ».

Avec Jeune Afrique par Nadoun Coulibaly

Ghana : en pleine crise économique, Accra sollicite l’aide du FMI

juillet 3, 2022

Le pays a enregistré en mai une inflation de 27%, son niveau le plus haut depuis deux décennies, et les manifestations contre la vie chère se multiplient.

Une manifestation contre la vie chère, le 29 juin 2022 à Accra, au Ghana. © Nipah Dennis/AFP

Le Ghana sollicite le soutien du Fonds monétaire international (FMI) alors que le pays traverse une crise économique aggravée par l’invasion russe en Ukraine qui a fait exploser les prix, notamment à la pompe, a indiqué vendredi 1er juillet le gouvernement. En mai, le pays a enregistré une inflation de 27%, son niveau le plus haut depuis deux décennies.

Le président Nana Akufo-Addo avait précédemment rejeté les appels à solliciter l’aide financière du FMI. Mais vendredi, il a « autorisé le ministre des Finances Ken Ofori-Atta à entamer des engagements formels » avec l’organisation, a déclaré le ministre de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah, dans un communiqué.

Manifestations contre la vie chère

« Cela fait suite à une conversation téléphonique entre le président et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, qui a fait part de la décision du Ghana de s’engager avec le Fonds, précise le communiqué. L’engagement avec le FMI visera à fournir un soutien à la balance des paiements (…) pour accélérer le redressement du Ghana face aux défis induits par la pandémie de Covid-19 et, récemment, par les crises en Russie et en Ukraine. »

Depuis plusieurs mois, de nombreux Ghanéens manifestent contre la vie chère dans un contexte de hausse croissante des prix alimentaires et des carburants, mettant sous pression le président Akufo-Addo. Plusieurs bagarres ont par ailleurs éclaté au sein du Parlement sans majorité, alors que le gouvernement tente d’imposer des réformes qui, selon lui, pourraient sauver l’économie.

Le président cherche urgemment à trouver de nouvelles sources de revenus pour combler le poids de la dette de son pays, qui représente près de 80% du PIB. En 2015, le Ghana avait déjà sollicité l’aide du FMI et obtenu un prêt d’environ un milliard de dollars en contrepartie d’un plan de rigueur budgétaire, qui prévoyait une baisse des dépenses publiques.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC : pour le FMI, des résultats « meilleurs que prévu », mais…

juin 30, 2022

La situation fiscale de Kinshasa est supérieure aux attentes du Fonds monétaire international, qui a décaissé 200 millions de dollars de financement. Mais deux faiblesses majeures demeurent.

La directrice générale Kristalina Georgieva rencontre le président de la RDC Félix Tshisekedi au FMI à Washington, le 2 mars 2020. © Joshua Roberts /IMF-FMI

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a jugé « satisfaisants » les progrès réalisés par les équipes de Félix Tshisekedi dans la mise en œuvre des réformes prévues par la facilité de crédit élargie de 1,52 milliard de dollars approuvée en juillet 2021.

Selon ses estimations, « les résultats budgétaires ont été meilleurs que prévu car l’augmentation des recettes budgétaires et du financement extérieur a permis de dégager une marge de manœuvre pour des dépenses supplémentaires, surtout en matière d’investissement, malgré l’accumulation d’arriérés intérieurs ».

Critères quantitatifs presque atteints

Le Fonds va décaisser 203 millions de dollars « pour répondre aux besoins de financement de la balance de paiement », soit 653 millions de dollars transférés à Kinshasa depuis un an.

Portées par la hausse des cours des métaux, les exportations du pays sont attendues à 45 % du PIB cette année, contre 40,8 % en 2021. Et les recettes et les dons sont désormais anticipés à 14 % du PIB cette année, leur niveau de 2020, alors qu’une baisse de deux points était crainte. Le PIB devrait croître de 6,1 % cette année, malgré les répercussions de la crise ukrainienne.

LE FMI MET LA PRESSION SUR KINSHASA POUR RÉDUIRE LA MASSE SALARIALE PUBLIQUE, ALOURDIE DE FONCTIONNAIRES « FANTÔMES »

Les équipes du FMI regrettent toutefois qu’un des cinq « repères structurels » n’ait pas été respecté entièrement : la publication de tous les contrats miniers. L’un d’entre eux n’a pas été rendu public ont-ils indiqué, sans identifier lequel. Il faut noter que Kinshasa a signé à la fin du mois de février un accord avec l’homme d’affaires israélien Dan Gertler pour le transfert à l’État d’actifs miniers au cœur de nombreuses controverses et de sanctions imposées par les États-Unis. La publication du contenu exact de l’accord obtenu avec Gertler est réclamée depuis lors par la société civile congolaise.

Masse salariale et subventions

Le Fonds a également encouragé l’exécutif à poursuivre « la maîtrise des dépenses courantes », notamment en ce qui concerne les subventions aux carburants et les réformes de la fonction publique, afin de « créer un espace pour les investissements prioritaires ».

Entre les lignes, l’institution multilatérale met la pression sur Kinshasa pour réduire la masse salariale publique – alourdie de bon nombre de fonctionnaires « fantômes » – et les subventions. En 2020, les salaires publics ont représenté 4 758 milliards de francs congolais (environ 2 milliards d’euros), soit plus de la moitié des dépenses courantes. Le FMI les anticipe à près de 7 000 milliards de francs congolais dès l’an prochain.

Par comparaison, en 2020, les dépenses d’investissement (Capex) ont atteint seulement 1 906 milliards de francs congolais. Au demeurant, à peine 251 millions de francs congolais de Capex avaient été financées localement… Les dépenses en subventions avaient quant à elles atteint 2 243 milliards de francs congolais en 2020. Elles sont anticipées en hausse de 1 000 milliards de francs supplémentaires cette année.

Avec Jeune Afrique par Joël Té-Léssia Assoko

Samuel Eto’o condamné à 22 mois de prison pour fraude fiscale en Espagne

juin 21, 2022

Le président de la Fédération camerounaise de football a plaidé coupable de fraude fiscale et conclu un accord avec le parquet espagnol afin d’éviter d’effectuer une peine de prison.

Samuel Eto’o à son domicile parisien, le 25 mars 2021. © Vincent Fournier pour JA

Selon les termes de cet accord, Samuel Eto’o, qui évoluait au moment des faits au FC Barcelone, a été condamné à une amende et à 22 mois de prison. Toutefois, ainsi que le prévoit la loi espagnole, il ne sera pas incarcéré parce que cette peine est inférieure à deux ans et qu’il n’a pas d’antécédents judiciaires en Espagne.

Le montant de l’amende que devra payer le joueur n’a pas été communiqué par le tribunal. Mais selon la presse espagnole, il s’élève à environ 1,8 million d’euros.

3,9 millions d’euros

Samuel Eto’o et José Maria Mesalles, son ex-représentant qui a pour sa part été condamné à 12 mois de prison et à une amende, devront par ailleurs rembourser au fisc espagnol la somme fraudée, soit près de 3,9 millions d’euros. Contactée par l’AFP, l’administration fiscale n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le parquet poursuivait l’ancienne star du ballon rond, devenu fin 2021 président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), pour quatre délits contre le fisc remontant aux années 2006-2009. Eto’o évoluait alors depuis 2004 au FC Barcelone, avec qui il a gagné trois Championnats d’Espagne, une Coupe du Roi, deux Supercoupes d’Espagne et deux Ligues des champions.

Montage frauduleux

Le parquet assurait que le joueur avait mis en place un montage de sociétés afin d’éviter de déclarer une partie de ses revenus. Selon lui, Eto’o avait cédé ses droits à l’image à une société basée en Hongrie qui déclarait ses gains dans ce pays, où le taux d’imposition est un des « plus bas d’Europe ». Une deuxième société, espagnole cette fois, les déclarait en Espagne, mais ces gains étaient imposés au titre de l’impôt sur les sociétés, inférieur à l’impôt sur le revenu qui aurait dû être payé. Le Camerounais « était le vrai titulaire des droits à l’image », affirmait le parquet, selon lequel cette cession était frauduleuse et uniquement destinée à payer moins d’impôts.

Eto’o est le dernier footballeur en date à être condamné en Espagne pour fraude fiscale. Avant lui, Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi ont notamment eu des démêlés avec le fisc et la justice.

Avec Jeune Afrique avec AFP

Cameroun : nouveau scandale autour des primes des Lions indomptables

juin 18, 2022

La fuite du montant des rémunérations versées aux joueurs, au staff technique et à l’encadrement de la sélection nationale pour la qualification à la Coupe du Monde 2022 n’en finit pas de provoquer la polémique.

L’équipe du Cameroun lors du troisième tour de qualification pour la Coupe du Monde 2022, à Douala, le 25 mars 2022. © DANIEL BELOUMOU OLOMO/AFP

Le football camerounais a toujours su se réinventer. La preuve : pendant des années, il faisait essentiellement parler de lui pour des affaires de primes non versées ou détournées, et de préférence avant – et même pendant, sens du spectacle oblige – une grande compétition, comme la Coupe du Monde ou la CAN.

Les journalistes chargés de suivre l’actualité des Lions indomptables se souviennent encore des innombrables crises de nerfs et prises de tête entre les joueurs, leur fédération et le gouvernement chargé de payer les primes, des menaces de grèves, des palabres qui s’éternisent jusqu’au bout de la nuit, et des porteurs de valises envoyés par Yaoundé afin d’apaiser les conflits.

Un total de 807 000 euros

Cette fois-ci, alors que tout avait été négocié dans les règles de l’art entre toutes les parties concernées, et que le montant des primes devait être gardé secret, celui-ci a –opportunément ? – fuité sur les réseaux sociaux. On y apprend ainsi que Rigobert Song, le sélectionneur, a empoché 31 175 euros, et ses quatre adjoints (Sébastien Migné, Augustine Simo, Souleymanou Hamidou, Raphaël Fèvre) 19 000 euros chacun. Soit autant que la prime accordée à chacun des 27 joueurs retenus pour la double confrontation avec l’Algérie (0-1, 2-1) en mars dernier et au médecin de l’équipe. Bill Tchato, l’ancien international, a pour sa part touché un peu moins : son compte en banque a été crédité de 17 580 €.

Raymond Kall, « team manager », a de son côté été gratifié de 14 900 €, un peu plus que l’analyste vidéo (12 185 €), le kinésithérapeute (10 150 €), les deux agents de sécurité, l’officier de presse et les deux intendants en charge du matériel (9 480 €). Enfin, tout en bas du document qui n’aurait jamais dû se retrouver sur les réseaux sociaux, une prime de présence, attribuée à deux personnes à ce jour non identifiées, et d’un montant total de 29 100 €. Au final, la qualification des Lions indomptables aura coûté 807 630 € au budget de l’État.

CEUX QUI SONT À L’ORIGINE DE CE DÉBALLAGE PUBLIC ONT RÉUSSI LEUR COUP

La divulgation de ce document a évidemment produit son petit effet. La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a rapidement publié un communiqué pour déplorer la fuite d’un document dont le seul ministère des Sports devait être le destinataire. Certains Camerounais y voient la main du pouvoir politique, lequel aurait fort peu goûté la spectaculaire sortie de Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, le 9 juin dernier après la victoire face au Burundi (1-0) à Dar es Salaam, lors des qualifications pour la CAN 2023.

« Son discours dans le vestiaire était prémédité, puisqu’il portait un micro-cravate. Et il n’y a pas une seule fois fait référence au rôle de l’État auprès des Lions. Je peux vous assurer que cela a déplu à une partie des responsables politiques, souffle un proche de la sélection. Ici, beaucoup de gens pensent que cette fuite a été organisée par le milieu politique. Ceux qui sont à l’origine de ce déballage public ont réussi leur coup : bien rappeler à tout le monde que c’est l’État qui paye, pas la fédération. » Ce scénario n’a rien de farfelu, tant Samuel Eto’o s’est attiré l’inimitié de certains hauts responsables politiques.

Deux bénéficiaires non identifiés

Journaliste à CRTV-Radio, Raphaël Nkoa se fait quant à lui l’écho d’une autre polémique soulevée par la divulgation de ces paiements : « Concernant cette prime de présence, deux bénéficiaires n’ont pas été identifiés. Cela fait parler, les gens cherchent à savoir de qui il s’agit. » Un autre débat porte sur l’utilité des primes perçues par les joueurs camerounais évoluant en Europe, dans le Golfe persique ou aux États-Unis, pour qui ces sommes ne représentent qu’une infime partie de leurs confortables salaires.

Cette question sensible devrait resurgir à l’approche de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, puisque la Fifa versera 8,6 millions d’euros à chacune des 32 fédérations concernées. Un montant qui augmentera en fonction du parcours des sélections. Lors de son intervention dans les vestiaires de Dar es Salaam, Eto’o a expliqué aux Lions qu’il ambitionnait de remporter la compétition. Le vainqueur du Mondial devrait empocher 40 millions d’euros, versés par la Fifa. Si le Cameroun parvient à se hisser sur le toit du football mondial, cela promet de joyeuses – et juteuses – négociations.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Canada-Québec: Vol de données chez Desjardins : la Cour approuve le règlement de 200 M$

juin 17, 2022
Symbole montrant une main qui tient une carte d'accès à un guichet.

Le vol de données chez Desjardins touche 2,9 millions de membres particuliers et entreprises. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

La Cour supérieure a approuvé l’entente à l’amiable de 200 millions de dollars intervenue dans le cadre d’une action collective déposée après le vol massif de données dont l’institution avait été victime en 2019.

Une vaste opération d’indemnisation va se déployer au cours des prochains mois auprès de 9,7 millions de membres des caisses Desjardins.

Selon le jugement de la Cour supérieure, le processus se mettra en branle dès le 21 juillet.

Comme nous l’expliquait récemment l’un des avocats qui ont déposé l’action collective, un avis explicatif sera transmis aux membres, d’abord par Accès D, puis par lettre et ensuite dans les journaux sur une période de 13 semaines, afin d’éviter si possible un engorgement du système de réclamation.

Au terme des 13 semaines, les membres auront six mois pour réclamer un montant lié à la perte de temps, et le versement sera fait au terme des six mois, précise Me Jérémie Longpré, du cabinet Kugler Kandestin. Pour l’indemnité liée au vol d’identité, les membres auront jusqu’à trois ans pour réclamer, avec un paiement prévu chaque année.

La compagnie RicePoint a été désignée(Nouvelle fenêtre) comme administrateur des réclamations, aux frais de Desjardins.

Des formulaires de réclamation pourront être remplis en ligne et les documents pertinents pourront être téléversés.

Les premiers versements devraient avoir lieu d’ici le printemps 2023.

Selon les termes de l’entente, qui avait été soumise au juge Claude Bouchard le 24 mai dernier, les membres de Desjardins pourront réclamer un montant en cas de perte de temps liée à la fuite de renseignements personnels, basé sur un taux horaire de 18 $ jusqu’à un maximum de 90 $, et/ou un montant pouvant aller jusqu’à 1000 $ en cas de vol d’identité.

Le jugement précise qu’un total de 458 membres des caisses Desjardins ont préféré s’exclure de l’entente à l’amiable afin de préserver notamment leur droit de poursuivre Desjardins en cas de problème à l’avenir.

En juin 2019, la direction du Mouvement Desjardins dévoilait publiquement avoir fait l’objet d’une fuite colossale de données de ses membres et clients, orchestrée par un employé malveillant, qui a depuis quitté l’institution.

Un service de surveillance du crédit avait été offert pour une durée de cinq ans à des millions de membres aux frais de Desjardins.

8,5 millions de dollars aux avocats

L’un des éléments qui demeuraient en litige concernait le montant que Desjardins devait verser aux avocats qui ont organisé l’action collective.

Ces derniers réclamaient 20 millions de dollars, tandis que Desjardins offrait 4,8 millions de dollars.

Le juge a tranché à 8,5 millions de dollars, car il estimait qu’il s’agissait d’honoraires justes et raisonnables.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily

Quand la finance africaine s’empare du défi de la biodiversité

juin 14, 2022

ALERTE. Parmi les atouts dont l’Afrique peut se prévaloir, il y a l’extrême richesse de sa biodiversité. Pour la préserver, des acteurs financiers se mobilisent.

L'Afrique a perdu 75 % des populations d'elephants de forets a cause du braconnage.
L’Afrique a perdu 75 % des populations d’éléphants de forêts à cause du braconnage.© STEEVE JORDAN / AFP

Comme partout ailleurs, la majorité des États africains ont des difficultés à fixer un cadre pour mieux protéger la biodiversité, pour d’autres le sujet est très loin dans la liste des problèmes auxquels ils sont confrontés ces dernières années. En revanche, les milieux financiers commencent tout juste à prendre conscience de l’impact des activités humaines sur l’environnement et les écosystèmes. C’est le cas de plusieurs banques et institutions financières africaines, dont FirstRand Ltd, Standard Chartered, Access Bank et Equity Group ou de l’assureur Sanlam ainsi que de la banque panafricaine Ecobank, basée au Togo. Ensemble, et sous la houlette de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et de l’agence de développement financée par le Royaume-Uni FSD Africails, ils ont lancé l’Alliance africaine pour le capital naturel. Une initiative qui vise à investir dans le climat et la nature pour faire de la biodiversité une question financière prioritaire. 

Tout est parti d’un constat : alors que l’Afrique abrite la plus grande population mondiale de grands mammifères ainsi que le bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale et que plus de 60 % de son produit intérieur brut dépend de la nature, juste derrière l’Indonésie et l’Inde, d’après le Forum économique mondial, il faut désormais prendre en compte le fait que la destruction de cette biodiversité représente aussi une perte financière. Le calcul n’est pas évident, mais les institutions financières s’y sont attelées pour une autre mesure, celle des émissions carbone, où des standards et des certifications ont vu le jour pour s’assurer de l’authenticité des objectifs annoncés par les entreprises pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Et la nécessité d’intégrer la nature dans la prise de décision financière est particulièrement aiguë en Afrique où la biodiversité décline rapidement. Entre 1970 et 2016, la population de mammifères, de poissons, d’amphibiens et de reptiles du continent a chuté de 65 %, a constaté le WWF. Résultat : la perte de biodiversité menace directement la stabilité financière.

Des défis immenses pour l’Afrique où le changement climatique frappe déjà

La gestion responsable du capital naturel de l’Afrique, y compris son eau, ses sols et ses forêts, « crée des opportunités fantastiques et contribue à la croissance et au développement du continent », a commenté Rachael Antwi, responsable du groupe ESG chez Ecobank. L’enjeu est double : d’une part, l’Alliance africaine pour le capital naturel veut concentrer ses efforts sur le transfert des flux financiers des activités qui détruisent la nature vers des pratiques plus durables et, d’autre part, influencer les normes mondiales de gestion des risques liés à la nature, afin qu’elles reflètent les contextes africains.

La tâche s’annonce ardue, car l’Afrique est déjà confrontée à la crise climatique. Quant à la lutte pour préserver la biodiversité, elle n’est pas toujours populaire sur le continent. Au Gabon, par exemple, pays qui a fait de la protection de sa biodiversité une priorité et plaide pour des « crédits biodiversité » sur le modèle des crédits carbonne, les habitants des zones reculées qui vivent de ce qu’ils plantent et de la chasse ne perçoivent pas ces enjeux de la même manière. Dans ce petit État d’Afrique centrale, les éléphants de forêt, une espèce menacée d’extinction, dont la population dans le monde a chuté de 86 % en 30 ans, a doublé en 10 ans, pour atteindre quelque 95 000 individus, dont certains ravagent régulièrement les cultures vivrières. « La perte de biodiversité et le changement climatique sont interdépendants, les solutions le sont aussi », décrypte Madeleine Ronquest, responsable des risques environnementaux, sociaux et climatiques à FirstRand Ltd. 

Des pistes de réflexion autour des financements innovants émergent.

Faire entendre la voix de l’Afrique dans le débat mondial

Selon McKinsey et Credit Suisse, le secteur de la conservation de la biodiversité souffre toujours d’un déficit de financement de 598 à 824 milliards de dollars par an. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut mettre plus d’argent sur la table pour protéger la biodiversité, mais les avis divergent sur les montants et la source. Le groupe africain, représenté par le Gabon, le Brésil, l’Inde, le Pakistan, l’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine, a demandé aux pays développés « au moins 100 milliards de dollars par an dans un premier temps, puis 700 milliards de dollars par an d’ici à 2030 et au-delà » pour les pays en développement. Des pays développés sont prêts à mettre plus sur la table, mais pas autant. Ils prônent la mobilisation de toutes les ressources – nationales, aide publique au développement, fonds privés.

« Nous sommes ravis d’être l’un des membres fondateurs de l’Alliance africaine pour le capital naturel pour apporter notre expérience et notre voix à cet agenda mondial critique de la gestion des risques et des opportunités liés à la nature », a commenté le Dr James Mwangi, directeur général du groupe et PDG d’Equity Bank, alors que se prépare la COP15 sur la biodiversité à Kunming en Chine. Après l’accord de Paris de 2015 qui a demandé de rendre « les flux financiers compatibles » avec une trajectoire à faible émission de carbone, aucun engagement similaire n’est demandé pour la biodiversité. La COP15 vise à établir le même principe pour la nature. 

« La stratégie d’Equity Group, décrite dans notre Plan de relance et de résilience pour l’Afrique, est de catalyser une industrialisation de l’Afrique axée sur les ressources naturelles. Nous comprenons que la nature est un atout précieux qui stimule nos économies, mais a également un impact significatif sur nos vies et nos moyens de subsistance. Pour cette raison, nous devons sauvegarder cet atout mais aussi trouver des moyens d’utiliser notre capital naturel de manière durable pour la prospérité socio-économique des peuples d’Afrique », a ajouté James Mwangi. Cette initiative panafricaine intervient au moment où, au niveau mondial, les institutions financières se concertent de plus en plus. L’Alliance africaine pour le capital naturel est membre de la Taskforce on Nature Related Financial Disclosures (TNFD, groupe de travail sur les informations financières liées à la nature), répétant l’expérience du TCFD (Taskforce on Carbon Related Financial Disclosures) pour les émissions carbones. Elle doit publier son cadre opérationnel en 2023

Par Le Point

Effondrement des cryptos : un partenaire de la Caisse de dépôt dans l’eau chaude

juin 13, 2022

Le bas de laine des Québécois avait investi 150 M$ US dans Celsius Network en octobre 2021.

Différentes cryptomonnaies. En arrière plan, une tablette électronique montre l'évolution du cours d'une cryptomonnaie.

En sept mois, soit d’octobre 2021 à mai 2022, les cryptoactifs sous gestion de Celsius sont passés de 27 à 12 milliards de dollars. Photo : Getty Images

Celsius Network, un partenaire de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a subitement cessé de permettre à ses clients de retirer les cryptomonnaies qu’ils ont placées sur sa plateforme dimanche soir alors que l’entreprise est secouée par de nouveaux remous dans le marché de la crypto.

L’annonce est survenue huit mois jour pour jour après que la CDPQ eut investi 150 M$ US dans Celsius, une entreprise qui offre des services de prêts dans l’univers de la cryptomonnaie.

En raison de conditions extrêmes dans le marché, nous annonçons aujourd’hui que Celsius met sur pause tous les retraits, les échanges et les transferts entre comptes, a écrit l’entreprise dans un communiqué(Nouvelle fenêtre) envoyé à ses clients peu avant 23 h, dimanche.

Nous comprenons qu’il s’agit de nouvelles difficiles, mais nous croyons que notre décision […] est l’action la plus responsable que nous pouvons entreprendre pour protéger notre communauté, poursuit le communiqué.

Comme Radio-Canada le rapportait fin mai, Celsius avait été durement frappée par un effondrement des prix des cryptoactifs ayant eu lieu dans la semaine du 9 mai. Certains clients de la plateforme s’étaient plaints d’avoir tout perdu après avoir obtenu des prêts en cryptomonnaie auprès de Celsius.

Depuis, Celsius peine à se relever. Selon les statistiques de l’entreprise, l’entreprise a perdu près de 2 G$ US en dépôts de ses clients depuis un mois. Celsius affirmait en octobre gérer 27 G$ de cryptoactifs pour le compte de ses clients. Ce chiffre avait baissé à 12 G$ en mai. Depuis, l’entreprise ne publie plus sur son site le total des actifs qu’elle gère.

La valeur du CEL, la cryptomonnaie qui a été créée par l’entreprise et qu’elle encourage ses clients à utiliser, s’est effondrée, passant d’environ 3 $ US en avril à 0,20 $ US aujourd’hui. Au moment de l’investissement de la CDPQ, le prix du CEL s’établissait à 5,60 $ US.

Le site comporte la phrase "unbank yourself" (débarrassez vous de votre banque).

Capture d’écran du site web de Celsius Photo : Capture d’écran – Celsius Network

Effondrement des prix des cryptomonnaies

Les conditions actuelles du marché de la crypto indiquent que Celsius n’est probablement pas au bout de ses peines. La plupart des cryptomonnaies majeures ont piqué du nez au cours du week-end dans un vent de panique qui a soufflé le marché, porté en partie par des indicateurs économiques inquiétants frappant l’économie mondiale.

Lundi matin, le S&P 500 perdait plus de 3 % de sa valeur, tandis que Dow Jones perdait un peu plus de 2,5 %. Ces deux indices connaissent une année difficile : ils ont respectivement reculé de 21,4 % et de 16,3 % depuis le début de 2022.

Le prix du bitcoin, la cryptomonnaie la plus populaire, avait chuté de près de 16 % en 24 heures, lundi matin. D’un sommet de plus de 67 000 $ US en novembre 2021, le prix du bitcoin, très volatil en temps normal, atteint maintenant un peu plus de 23 000 $ US.

Pour Hilary J. Allen, professeure de droit au Washington College of Law et experte en réglementation de la crypto, il n’est guère étonnant de voir le marché de la crypto s’effondrer dans les circonstances économiques actuelles.

Il n’est pas surprenant que dans un environnement où les taux d’intérêt augmentent, l’argent facile quitte le système. Il y a moins d’argent à investir dans les cryptoactifs, juge-t-elle.

Mme Allen explique que des investisseurs qui ont placé des cryptoactifs du côté de Celsius pourraient être durement affectés si l’entreprise s’effondre.

Pour les gens qui ne disposaient pas de beaucoup de moyens pour investir là-dedans, c’est potentiellement dévastateur. Nous avons vu avec [l’effondrement des cryptomonnaies Terra et Luna en mi-mai] qu’il y a eu au moins un suicide. Les gens publiaient des lignes de prévention du suicide dans les groupes sur Reddit et ainsi de suite. Je suspecte que nous verrons la même chose avec Celsius parce que beaucoup de gens ont investi beaucoup d’argent qu’ils ne pouvaient pas se permettre de perdre, ajoute Mme Allen.

Un modèle d’affaires critiqué

C'est une photo de profil d'un homme qui regarde la caméra.

Le PDG de Celsius, Alex Mashinsky Photo : Capture d’écran – Linkedin

Au moment d’investir dans Celsius, la CDPQ avait vanté le modèle d’affaires de l’entreprise. La technologie des chaînes de blocs présente un potentiel perturbateur pour plusieurs secteurs de l’économie traditionnelle, avait déclaré Alexandre Synnett, premier vice-président et chef des technologies à la CDPQ, dans un communiqué.

L’enquête de Radio-Canada recensait les inquiétudes soulevées par des experts du domaine de la crypto, qui soulignaient que Celsius utilise des pratiques financières semblables à celles ayant mené à l’implosion du système financier en 2008. Plusieurs États américains avaient d’ailleurs allégué que l’entreprise vendait des valeurs mobilières non enregistrées et ont forcé l’entreprise à limiter ses activités aux États-Unis.

Le ministère fédéral des Finances, qui n’avait pas offert de commentaire précis concernant Celsius, avait toutefois statué que les entreprises qui agissent de façon non réglementée – comme c’est le cas de Celsius – font illégalement affaire au Canada.

Le reportage révélait également que Celsius compte dans son orbite plusieurs individus qui se retrouvent au cœur de controverses dans le monde de la crypto, dont une personne liée à des sites que les autorités financières canadiennes ont à l’œil.

En réponse à des questions découlant de notre enquête, qui soulevait des inquiétudes quant aux activités de Celsius, la CDPQ avait réitéré son soutien à l’entreprise. Tous les investissements de la Caisse font l’objet d’un processus d’analyse rigoureux afin de prendre des décisions avisées dans l’intérêt de nos déposants, nous avait répondu une porte-parole.

Consternation chez les clients

L’annonce de dimanche soir a causé de la consternation chez les clients de Celsius. En réponse au gazouillis de l’entreprise concernant le gel sur les transactions, de nombreux clients ont fustigé la décision. Le silence radio du PDG de l’entreprise, Alex Mashinsky, a aussi fait réagir.

Alex tweete constamment, il se vante que Celsius est une entreprise magnifique, il critique les autres plateformes. Et maintenant, quand nous attendons désespérément de l’entendre, il est silencieux. Il n’a offert aucune mise à jour, alors que la communauté vit cette dure épreuve. C’EST DÉGOÛTANT, a écrit un client dans un groupe Telegram de la communauté Celsius.

En réponse à un gazouillis d’un client, samedi, Alex Mashinsky avait répondu : Connaissez-vous une seule personne qui a eu du mal à retirer ses fonds de Celsius? Pourquoi partagez-vous de la peur et de la désinformation?

Celsius n’a pas donné suite à nos questions. Au moment de publier cet article, la CDPQ n’avait pas offert de commentaires, mais le texte sera mis à jour lorsque nous recevrons leur réponse.

Avec Radio-Canada par Jeff Yates et Brigitte Noël

Madagascar-Tinoka Roberto : 20 milliards de FMG détournés

juin 8, 2022
Tinoka Roberto

Pendant que les habitants de la capitale comme dans  nos  campagnes paniquent à cause d’une série de kidnappings pour lesquels les  responsables  officiels  n’arrivent pas encore à rassurer la population, certains membres du gouvernement, les malfaiteurs de tous bords se livrent à leurs activités mafieuses sans  crainte. L’occasion est  trop belle pour profiter de cette diversion qui tombe à pic et qui  sert  d’écran  de fumée à leurs activités  criminelles (détournements et dilapidations de deniers publics,  complicité de commercialisation au détail de cocaïne dans les rues  et parmi les jeunes). Il n’y a pas de quoi  s’étonner lorsque  depuis 2015 déjà «après une série d’enlèvements qui perdure depuis 1995, l’ambassade de France à Madagascar par le biais de son diplomate François Goldblatt veut renforcer le système déjà mis en place afin de mettre fin à ces activités criminelles(…) » Jusqu’à  ce jour, l’effort  consenti par la  coopération policière  française semble être restée lettre morte.

Pourtant selon les médias de l’époque, « des dossiers recueillis par l’ambassade, après cette série de rapts qui n’en finit plus, seront transmis à la présidence de la république de Madagascar, au Premier Ministre, ainsi qu’aux ministères en charge de la sécurité, a-t-il ajouté. Selon toujours le diplomate français, des noms et des fonctions de têtes présumées du rapt contre rançon, y figurent avec photographies à l’appui afin de mettre les enquêteurs sur les pistes des auteurs et des cerveaux des kidnappings ». Et  si  de  nos jours, le pays subit  de  nouveau le terrorisme ambiant de ces rapts qui frappent les  esprits,  c’est parce  que rien  ne  semble  avoir  été pour «prévenir et réprimer ces activités criminelles (…)» Les commanditaires et les hommes  de main d’antan sont  toujours là et peuvent reprendre du  service  quand ils  sont  sollicités, rien que pour troubler l’état  d’esprit  de la population et pour passer à l’arrière-plan les compromissions  de  quelques  dirigeants égarés  dans les pratiques illégales.

Des  sources  dignes  de foi proches  du Ministère  de la  Jeunesse et des  Sports révèlent les avantages scandaleux de  Tinoka  Roberto dans les utilisations affairistes  du  budget  de l’Etat. Il y a  aussi  ce  contrat  de  complaisance avec le cachet de rémunération de Nicolas  Dupuis,   Directeur  Technique  National  de FMF (Fédération  Malagasy  du  Football) évaluée à « dix mille cinq  cents (10.500) Euros net à payer» pendant la durée du  contrat plus les  avantages  en  nature  «  dont les  frais et coût seront  directement payés aux  fournisseurs en  sus  du  salaire et  des primes,  sans  que le  Directeur  Technique ne  soit  jamais inquiété ». Les  avantages  en  nature comprennent «un  véhicule  de fonction de  type 4×4 pris  en  charge par le PRM, indemnité de logement,  téléphone mobile, prise  en  charge des  déplacements Paris-Madagascar aller-retour» et  des  tas d’autres faveurs. Bref, tout est  aux  frais  de la princesse pour les piètres performances récoltées  jusqu’à  ce  jour. C’est de l’argent  jeté par la  fenêtre qui pue la  combine à plein nez surtout que le  signataire  du  contrat. Le représentant de la  Présidence de la  République  de Madagascar  est un  certain  Valérie, Secrétaire Général de la Présidence  de la  République  actuellement « limogé »… Quant à  Tinoka  Roberto, la population  de  Toleara se  demande toujours  si l’intéressé  s’est  soumis à l’obligation  de déclaration de patrimoine. Plusieurs immeubles  qu’il  aurait  acquis dans  des  conditions obscures (Hôtel Amazon) expliquent les diverses « Demandes d’Engagement » visées par les  services  financiers  de la Primature au profit  des  associations  fictives telles  que HIGH FIVE, KIASY et MIHARISOA…Pour des prévisions chiffrées chacune à  1 milliard FMG pièce, les  sommes utilisées  effectivement dépassent à peine 190 millions de  FMG, la différence est pratiquement  détournée par le ministre  Tinoka sans  que les  Directeurs  liquidateurs de la ligne budgétaire puisse  rouspéter. Et le tour de passe-passe  est  joué…Ces actes délictueux  sont prouvables sur les  documents  comptables concernés. Il suffit  que l’Inspection  Générale  de l’Etat  s’en  occupe.

Avec La Gazette de la Grande île par Noël Razafilahy

Algérie: le frère de l’ex-président Bouteflika condamné à huit ans de prison

juin 7, 2022

Saïd Bouteflika, frère cadet du défunt ex-président Abdelaziz Bouteflika, déjà en détention pour d’autres affaires, a été condamné lundi à huit ans de prison ferme pour des faits de corruption, selon les médias.

Saïd Bouteflika, frère de l’ex-chef de l’État algérien et ancien conseiller à la présidence. © FAROUK BATICHE/AFP

Saïd Bouteflika, le frère cadet de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika a été condamné ce lundi 6 juin à huit ans de prison ferme. Son co-accusé, l’ancien patron des patrons Ali Haddad, également condamné dans plusieurs affaires, a écopé de quatre ans de prison ferme. Les deux hommes doivent aussi verser des amendes au Trésor public. Le parquet avait requis dix ans ferme contre Saïd Bouteflika, 64 ans, et Ali Haddad, 57 ans, qui ont comparu devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger pour « trafic d’influence », « abus de fonction », « blanchiment d’argent » et « non déclaration de biens ».

Précédentes condamnations

Fin mai, Saïd Bouteflika avait été acquitté après avoir été condamné en octobre à deux ans de prison ferme pour « entrave à la justice ». Ali Haddad a, lui, été condamné dans d’autres affaires de corruption avec une sanction de quatre ans de prison en janvier 2021.

En novembre 2020, Ali Haddad avait été condamné en appel à douze ans de prison ferme et, dans un autre procès en appel fin mars 2020, à quatre ans de prison ferme. Ex-dirigeant de la principale organisation patronale algérienne, le Forum des chefs d’entreprises (FCE), de 2014 à mars 2019, Ali Haddad avait été arrêté à un poste-frontière entre l’Algérie et la Tunisie en possession de deux passeports et condamné en juin 2019 à six mois de prison pour détention illégale de deux documents de voyage. Les deux hommes sont aussi poursuivis dans d’autres affaires. En Algérie, les peines de prison ne sont pas cumulables. C’est la peine la plus lourde qui est imposée.

Enquêtes sur l’entourage de l’ex-président

Après la chute d’Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril 2019, sous la pression du mouvement de protestation du Hirak et de l’armée, la justice a lancé une série d’enquêtes sur des affaires impliquant des membres de son entourage. Par ailleurs, le parquet a requis lundi une peine de dix ans de prison à l’encontre de l’ex-PDG d’Ennahar, le premier groupe de médias privé algérien, Anis Rahmani, poursuivi dans une affaire de corruption, selon le site Ennaharonline.

La même peine a été requise contre l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, poursuivi dans cette même affaire pour blanchiment d’argent. De son vrai nom Mohamed Mokadem, Anis Rahmani, proche de Saïd Bouteflika, a déjà été condamné en appel en mars 2021 à trois ans de prison ferme. Il était accusé d’avoir illégalement enregistré et diffusé, en octobre 2018, une communication téléphonique qu’il avait eue avec un colonel du renseignement.

Par Jeune Afrique avec AFP