Archive for the ‘Finances’ Category

Teodoro Nguema Obiang Mangue sous le coup de sanctions britanniques pour corruption

juillet 22, 2021
Teodorín Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies (image d’illustration).

Le fils du président équato-guinéen, et vice-président du pays, est sous l’objet de sanctions édictées jeudi par le gouvernement britannique.

Ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d’entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d’un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents, dont la Russie. « Les mesures que nous avons prises aujourd’hui ciblent des individus qui se sont enrichis aux dépens de leurs citoyens », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, dans un communiqué.

Parmi les personnes ciblées figure Teodorin Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président, notamment pour le « détournement de fonds publics » et des pots-de-vin lui ayant permis de financer un train de vie somptueux. Il aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l’acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d’un jet privé, de voitures et d’objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.

Système indépendant de sanctions

En février 2020, il avait été condamné en appel en France à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amendes et des confiscations. Nawfal Hammadi al-Sultan, l’ancien gouverneur de la province irakienne de Ninive, dont le chef-lieu est Mossoul, est lui visé pour avoir détourné des fonds publics destinés à la reconstruction.

Avec eux l’homme d’affaires zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, dont les agissements de sa société Sakunda Holdings ont contribué à la dévaluation de la monnaie et la hausse des prix de biens essentiels au Zimbabwe. Les hommes d’affaires colombiens Alex Nain Saab Moran et Alvaro Enrique Pulido Vargas se voient eux reprocher d’avoir détourné à leur profit des programmes publics au Venezuela en matière de logement et d’aide alimentaire.

Après être sorti de l’Union européenne, le Royaume-Uni, important centre financier international, avait adopté en 2020 un nouveau système indépendant de sanctions visant les auteurs de violations des droits humains, complété ultérieurement par un volet s’attaquant à la corruption

 Par Jeune Afrique avec AFP

Inondations en Allemagne : choquée par les dégâts « surréalistes », Angela Merkel promet de reconstruire

juillet 18, 2021

Le bilan, encore provisoire, est de 159 morts dans le pays, 190 en Europe. Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé une aide d’urgence pour les sinistrés.

Angela Merkel a constaté les dégâts causés par les inondations à Schuld, dimanche 18 juillet 2021 en Allemagne.
Angela Merkel a constaté les dégâts causés par les inondations à Schuld, dimanche 18 juillet 2021 en Allemagne. POOL / REUTERS

La chancelière allemande, Angela Merkel, est venue constater, dimanche 18 juillet, les paysages dévastés laissés par ce qu’elle a appelé les inondations « du siècle » en Europe de l’Ouest, qui ont fait au moins 190 morts en Allemagne et en Belgique, un bilan qui s’alourdit chaque jour avec de nombreuses personnes portées disparues.

Mme Merkel est arrivée vers 13 heures en Rhénanie-Palatinat, dans le sud-ouest du pays, l’une des régions les plus touchées, où 112 personnes ont trouvé la mort sur un total de 159 dans le pays. En Belgique, un nouveau bilan de trente et un morts a été établi dimanche soir par les autorités. L’air grave, la chancelière a commencé à prendre la mesure de la catastrophe qui a touché le village de Schuld, non loin de Bonn, où la rivière Ahr a détruit une partie de la localité, selon les images diffusées à la télévision.

« C’est une situation surréaliste et fantomatique, je dirais presque que la langue allemande a du mal à trouver les mots pour décrire la dévastation qui a été causée », a confié la chancelière allemande lors d’une conférence de presse, après avoir arpenté le village sinistré d’Adenau. Elle a promis que « le gouvernement fédéral et les régions agiront ensemble pour remettre progressivement de l’ordre » dans les zones dévastées.

« L’addition de tous les événements auxquels nous assistons en Allemagne et la force avec laquelle ils se produisent, tout cela laisse penser (…) que cela a un lien avec le changement climatique, a-t-elle déclaré à des habitants d’Adenau. Nous devons nous dépêcher, Nous devons aller plus vite dans la lutte contre le changement climatique. ».

Si la tendance est à la décrue dans l’ouest du pays, l’Allemagne reste sur le qui-vive en raison de nouvelles crues, au sud et l’est. Elles ont fait un mort en Bavière dans la nuit de samedi à dimanche. Un « plan catastrophe » a été décrété dans le district allemand de Berchtesgaden. En Autriche, la ville de Hallein est inondée et les pompiers sont en état d’alerte dans les régions de Salzbourg et du Tyrol.

Plusieurs milliards d’euros pour la reconstruction

Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé l’adoption, dès la semaine prochaine en conseil des ministres, d’une aide d’urgence pour les sinistrés. Elle devrait s’élever à au moins 300 millions d’euros, a fait savoir le ministre social-démocrate au journal Bild am Sonntagpromettant également la mise sur pied d’un vaste programme de reconstruction de plusieurs milliards d’euros. L’Union européenne a également assuré de son soutien face à ces intempéries, qui ont affecté en outre les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse.

Des dizaines de milliers d’Allemands ont vu leur habitation détruite ou ont subi des coupures d’électricité, de gaz ou de ligne de téléphone… Certaines routes sont éventrées, des ponts sont enfoncés et des villes sont ensevelies sous les décombres. « C’est une véritable catastrophe, je suis bouleversée », a déclaré Angela Merkel, en visite aux Etats-Unis lorsque les pluies diluviennes du milieu de semaine ont subitement provoqué des inondations décrites par les témoins comme des « raz-de-marée », des « tsunamis ».

Dans toutes les localités sinistrées, pompiers, protection civile, responsables communaux, militaires, ont entamé le colossal travail de déblaiement et de nettoyage des amas de débris boueux qui obstruent souvent les rues. Plus de 22 000 secouristes sont à pied d’œuvre en Allemagne. Scène inhabituelle, des chars militaires ont même été déployés en certains endroits pour aider aux efforts.

Caves de maison et carcasses de voitures sont inspectées une à une pour retrouver d’éventuels corps, tant en Allemagne qu’en Belgique. Dans ce pays, à mesure que l’eau se retire, « nous allons probablement encore trouver des situations catastrophiques », a jugé la bourgmestre de Liège, Christine Defraigne.

Indignation après le rire d’Armin Laschet

Les crues en Allemagne ont pris un tour politique à un peu plus de deux mois des élections législatives, à l’issue desquelles Angela Merkel quittera le pouvoir. Chaque candidat rivalise de propositions pour renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, cause pour beaucoup d’experts des inondations. Chef du parti conservateur CDU et favori des sondages, Armin Laschet a réclamé, à l’instar de l’ensemble de la classe politique, d’« accélérer le rythme » dans la lutte contre le changement climatique.

Mais Armin Laschet a commis samedi un faux pas préjudiciable à son image : il a été filmé en train de rire lors d’un hommage du chef de l’Etat aux victimes des crues. « Laschet rigole pendant que le pays souffre »écrit Bild. Les images sont devenues virales, l’indignation nationale, contraignant l’intéressé à présenter ses excuses pour son comportement « inapproprié ». La polémique a pris d’autant plus d’ampleur que M. Laschet est aussi dirigeant de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’une des deux régions les plus touchées par les inondations.

Le Monde avec AFP

Exclusif – Classement : les 100 avocats d’affaires les plus influents en Afrique francophone

juillet 7, 2021
Jeune Afrique et Jeune Afrique Business+ dévoilent leur palmarès 2021 des avocats d’affaires.

C’est désormais un rendez-vous très attendu. « Jeune Afrique » et « Jeune Afrique Business+ » publient le « 100 Legal Powerlist », le palmarès exclusif des avocats d’affaires les plus influents en Afrique francophone. 

Il y a cinq ans, lorsque le groupe Jeune Afrique a lancé ce classement inédit des 100 avocats d’affaires les plus influents en Afrique francophone, nous étions loin d’imaginer qu’il prendrait une telle ampleur et rencontrerait un tel écho. À l’époque, nous vous proposions un Top 50, réalisé à partir des données fournies par une cinquantaine de cabinets internationaux et africains, représentant plus d’une centaine d’avocats.

Pour cette édition 2021, ce sont pas moins de 77 cabinets, et près de 470 avocats, qui ont répondu à notre enquête. Comme c’était déjà le cas lors de l’édition 2020, nous vous proposons cette année encore un Top 100 qui offre un panorama unique sur la pratique du droit des affaires. Qui sont les meilleurs avocats ? Quelle est leur influence réelle ? Dans quelle spécialité excellent-ils ?

Pour établir le palmarès dans le respect de la confidentialité la plus stricte, nos analystes se sont fondés sur plusieurs critères pondérés pour chaque avocat. Sont ainsi pris en compte le nombre de missions confiées à l’avocat, les pays dans lesquels il intervient, la valeur financière sous-jacente cumulée des dossiers qu’il a en charge, ainsi que la complexité des affaires qu’il a à connaître. Une surpondération a en outre été appliquée pour les projets à impact fort, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, pour les très grandes infrastructures, ou encore dans le domaine du conseil aux gouvernements.

Premier enseignement de cette édition 2021 : le fort renouvellement. Notre Top 100 compte en effet pas moins de 26 nouveaux entrants. Autre enseignement : sur les 77 cabinets audités, 50 sont présents dans notre classement, et deux d’entre eux tiennent le haut du pavé : le groupe panafricain Asafo & Co et le français Gide Loyrette Nouel, qui alignent chacun une dizaine de robes noires dans le palmarès. Les grands noms des réseaux anglo-saxons occupent, comme à l’accoutumée, une large place : Allen & Overy, Clifford Chance, Herbert Smith Freehills, Linklaters et Norton Rose Fulbright qui comptent chacun quatre avocats classés. Les cabinets locaux sont également présents, à l’image du cabinet Nyemb au Cameroun, de SD Avocats en Guinée, ou encore de Meziou Knani & Khlif en Tunisie.

L’ACTIVITÉ DES AVOCATS D’AFFAIRES A PLUTÔT BIEN RÉSISTÉ EN 2020

Autre enseignement : l’activité des avocats d’affaires a plutôt bien résisté en 2020. Pour preuve, le développement et le financement de projets arrivent en tête des pratiques dominantes dans les cabinets d’avocats de l’Afrique francophone. Si le secteur minier tient le haut du pavé, les énergies renouvelables – principalement solaires et hydrauliques – et les grands programmes d’infrastructures souvent lancés avant la crise – dans le domaine portuaire notamment – sont en fort essor.

En revanche, on note que les avocats ont, en 2020, peu travaillé sur des projets industriels, y compris dans des pays d’ordinaire en pointe sur le sujet, comme le Maroc. De même, le niveau assez modéré de la pratique fusion-acquisition reflète une activité moindre en la matière.

Notre classement identifie par ailleurs 21 avocats ayant majoritairement exercé leur art dans l’arbitrage et le contentieux. Ce niveau élevé témoigne d’une certaine montée des tensions économiques, d’autant qu’un nombre important de litiges et d’arbitrages impliquent des États et sont liés au domaine minier, notamment en Afrique centrale.

Comme lors des éditions précédentes, plusieurs pratiques font l’objet d’une distinction particulière : « M&A », « Contentieux », « Projets », « Financement de projet », « Énergies renouvelables » et « Appui aux gouvernements ».

Enfin, deux nouveautés à signaler dans notre millésime 2021 : une mention spéciale pour le « cabinet de l’année » – toutes catégories confondues – et une autre pour le « cabinet africain de l’année », sur la base de recommandations des pairs.

L’ensemble de ce classement, publié en cinq volets, est à retrouver sur Jeune Afrique Business+.

Par Jeune Afrique

Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

juin 23, 2021
Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

(Agence Ecofin) – Après le Rwanda en 2009, qui a ouvert la voie, le Togo, à l’instar du Gabon, autre pays francophone, frappe à la porte du Commonwealth, l’organisation qui regroupe essentiellement d’anciens territoires de l’Empire britannique.

« Le Commonwealth, c’est un marché de 2 milliards de consommateurs. C’est une opportunité pour le Togo », a indiqué Franck Missité, directeur de Cabinet au ministère de la Communication alors qu’une mission de l’organisation intergouvernementale démarrait une nouvelle évaluation à Lomé.

Le pays qui ambitionne depuis 2014 d’adhérer à la communauté dont les Etats membres sont en majorité d’anciens territoires de l’empire britannique, ne compte pas toutefois rompre les liens avec la francophonie.

« Le Togo ne quitte pas la francophonie. Il demeure membre à part entière. Le Togo reste un pays francophone. On va seulement renforcer les programmes d’enseignement de l’anglais. Nous voulons simplement réactiver d’autres partenariats », a précisé le directeur de cabinet.

Sur le plan économique, l’adhésion du pays au Commonwealth, lui permettra de bénéficier du Fonds pour la Coopération Technique (CFTC) qui joue un rôle important dans le progrès économique et social de ses membres, souligne Togo First

Ainsi, la délégation après avoir échangé avec le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé et des membres du gouvernement, s’entretiendra avec les organisations de la société civile (OSC), les médias et les partis politiques.

Au terme de la mission, la délégation produira un rapport qui devra situer le Togo sur la suite du processus d’adhésion.

Le Commonwealth a pour mission de promouvoir une série de valeurs communes à ses membres, notamment l’égalité, la non-discrimination, la démocratie et la primauté du droit.

Avec Agenceecofin par Esaïe Edoh

Le Salvador, premier pays au monde à légaliser le bitcoin

juin 9, 2021
Le Salvador, premier pays au monde a legaliser le bitcoin
Le Salvador, premier pays au monde à légaliser le bitcoin© AFP/Archives/KAREN BLEIER

Le Salvador est devenu mercredi la première nation au monde à convertir le bitcoin en monnaie légale, un projet défendu par le président Nayib Bukele pour dynamiser la croissance de ce pays d’Amérique centrale.

Treize ans après sa création, c’est une nouvelle étape pour cette monnaie virtuelle, qui est pourtant régulièrement critiquée pour ses usages illégaux, même si des exemples récents ont montré que la transparence de son réseau pouvait aussi jouer contre les criminels.

« La loi sur le bitcoin vient d’être approuvée à la majorité qualifiée » par l’assemblée législative, a twitté le président Bukele après le vote, qualifiant d’historique cette décision.

Concrètement, dans ce petit pays où quatre personnes sur dix vivent dans la pauvreté, cette loi devrait permettre à terme d’utiliser le bitcoin pour de nombreux aspects de la vie quotidienne, de l’achat de biens immobiliers aux contributions fiscales.

Actuellement, la principale monnaie du Salvador est le dollar américain et la manière dont le pays envisage de mettre en oeuvre le bitcoin comme monnaie fonctionnelle n’est pas claire.

Politiquement, cette décision est en tous les cas une façon pour le Salvador d’affirmer son indépendance vis-à-vis de la monnaie américaine.

Sur les 84 parlementaires du Congrès, 62 d’entre eux ont approuvé le projet de loi, proposé par le président la semaine passée.

La loi, qui ne contient que 16 articles, a été adoptée avec l’appui des alliés de Bukele, malgré le scepticisme de partis d’opposition qui ont refusé de la soutenir, critiquant la rapidité du vote.

— Attirer les investissements —

Selon la loi, « le taux de change » entre le bitcoin et le dollar américain « sera librement établi par le marché. »

Lors de la conférence Bitcoin 2021 qui s’était tenue dans la ville américaine de Miami les 4 et 5 juin, M. Bukele avait défendu dans un message vidéo ce projet, estimant qu’il apporterait « de l’inclusion financière, de l’investissement, du tourisme, de l’innovation et du développement économique » au pays.

Pour le dirigeant de 39 ans, le bitcoin représente « le moyen le plus rapide pour transférer » ces milliards de dollars d’envois de fonds et pour éviter que des « millions de dollars » n’aillent dans les poches d’intermédiaires.

Dans l’économie dollarisée du Salvador, les envois de fonds des Salvadoriens depuis l’étranger constituent un soutien important et équivalent à 22 % du produit intérieur brut (PIB).

Avec la légalisation du bitcoin, cela permettrait, lors des transferts d’argent de toute la diaspora, d’éviter les frais de change, commissions, etc.

« Cette loi va rendre le Salvador plus visible dans le monde, nous serons plus attractifs pour les investissements étrangers », a estimé Romeo Auerbach, qui appartient au parti de la Grande Alliance pour l’Unité nationale, allié de Bukele.

En revanche, la députée de l’opposition Anabel Belloso (FMLN), ne cachait pas son scepticisme: « la loi a de nombreuses implications pour la sphère économique et tout le monde n’est pas au clair sur la façon dont cela va fonctionner, en tenant compte du fait que les cryptomonnaies sont volatiles sur le marché, elles sont instables ».

Le marché des cryptomonnaies a crû à plus de 2.500 milliards de dollars à la mi-mai 2021, selon le site internet Coinmarketcap –qui recense près de 10.000 cryptomonnaies, dopé par l’intérêt grandissant des investisseurs de Wall Street et de la Silicon Valley.

Mais la volatilité du bitcoin –dont le cour est actuellement de 33.814 dollars et son statut légal obscur a soulevé plusieurs questions s’il doit remplacer les monnaies traditionnels pour les transactions au jour le jour.

Par Le Point avec AFP

Publicité en ligne : Google condamné en France à 220 millions d’euros d’amende

juin 7, 2021

L’Autorité française de la concurrence a infligé lundi 7 juin une amende de 220 millions d’euros à Google pour avoir favorisé ses propres services de publicité.

Un membre des Gafa mis à l’amende par une autorité nationale, la décision devrait faire date. L’Autorité française de la concurrence a infligé 220 millions d’euros d’amende à Google pour avoir favorisé ses propres services dans le secteur de la publicité en ligne, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. Google « n’a pas contesté les faits » et l’amende a été décidée dans le cadre d’une procédure de transaction avec le géant américain, a indiqué l’Autorité de la concurrence qui avait initialement été saisie par trois groupes de presse, News CorpFigaro et Rossel. Le groupe Figaro s’était ensuite retiré de la procédure.

« L’Autorité a constaté que Google a accordé un traitement préférentiel à ses technologies propriétaires proposées sous la marque Google Ad Manager », a indiqué l’Autorité. « Les pratiques en cause sont particulièrement graves, car elles ont pénalisé les concurrents de Google sur le marché des SSP (plateformes sur lesquelles les éditeurs mettent en vente de leurs espaces publicitaires, NDLR) et les éditeurs de sites et d’applications mobiles », dont notamment les éditeurs de presse.

Google a promis de mettre en place différentes solutions

De son côté, Google a indiqué pour sa part s’être mis d’accord avec l’Autorité de la concurrence sur un certain nombre de solutions à apporter pour améliorer le fonctionnement du marché de la publicité en ligne, dont il est un acteur dominant. « Nous allons tester et développer ces modifications dans les mois qui viennent, avant de les déployer plus largement, dont certaines à l’échelle mondiale », a indiqué Maria Gomri, directrice juridique de Google France, dans une réaction publiée sur le blog de l’entreprise.

La procédure de l’Autorité de la concurrence concerne le marché de la publicité dite « programmatique », dans laquelle les annonceurs achètent en temps réel le droit d’afficher leur publicité sur les écrans des internautes, en fonction des profils de ces derniers. Les annonceurs achètent ces espaces ciblés via des plateformes automatisées d’enchères, dont celle de Google. Mais Google est également présent sur bien d’autres segments du marché publicitaire, dont celui des serveurs publicitaires, ces outils qui permettent aux éditeurs de mettre leurs espaces en vente sur les plateformes.

Google a profité de son « intégration verticale » pour « biaiser le processus » et « s’avantager de manière indue », a expliqué la présidente de l’Autorité de la Concurrence, Isabelle de Silva, lors d’une conférence de presse pour présenter la décision. Par exemple, la plateforme de vente d’espaces publicitaire de Google pouvait avoir connaissance des prix pratiqués par ses rivales grâce à ses serveurs publicitaires implantés chez les éditeurs, et proposer un tarif plus attractif, a-t-elle expliqué.

« Décision historique »

Le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a salué la décision de l’Autorité de la concurrence, qui a permis de sanctionner « des pratiques graves » de Google, selon lui. « Il est essentiel de faire appliquer nos règles concurrentielles aux géants du numérique qui exercent leur activité sur notre territoire », a-t-il ajouté.

Au-delà de la sanction financière, Google a proposé des engagements visant à résoudre les problèmes mis en évidence par l’enquête de l’Autorité. « C’est une décision historique », car « c’est la première décision au monde se penchant sur les processus algorithmiques complexes d’enchères par lesquels fonctionne la publicité en ligne « display » » (qui vient s’afficher sur les écrans des internautes), a souligné Isabelle de Silva.

Par Le Point avec AFP

Québec: Trois-Rivières distribue ses surplus de 12,1 millions $

juin 2, 2021

Les élus trifluviens ont approuvé mardi soir la distribution des surplus budgétaires 2020 de la Ville de Trois-Rivières. Acquisition de bacs bruns, nettoyage des étangs aérés et remboursement de la dette accaparent la part du lion de ces surplus.

Les élus de Trois-Rivières ont approuvé l’affectation des surplus de 12,1 millions $ de l’année 2020.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE Les élus de Trois-Rivières ont approuvé l’affectation des surplus de 12,1 millions $ de l’année 2020.

«On a eu de bonnes discussions et il y a eu plusieurs scénarios sur la table dans les dernières semaines. Mais je pense qu’on y est arrivé, grâce à la collaboration des conseillères et conseillers», a mentionné le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

«On en est arrivé enfin à un consensus et à quelque chose qui satisfait l’ensemble des conseillers.»

Sur les 12,1 millions $ de surplus en 2020, les élus ont décidé d’accorder 2,2 millions $ pour «l’acquisition des bacs de la 3e voie relative aux matières putrescibles» ainsi que de 2,6 millions $ pour le nettoyage des étangs aérés et 350 000 $ pour le programme d’aide financière pour les problématiques d’égouts municipaux.

Il y a quelques jours, les conseillers Pierre-Luc Fortin, Luc Tremblay, Pierre Montreuil et Claude Ferron ont demandé dans la lettre ouverte, Le lien qu’il nous faut, l’appui des députés caquistes de la région pour le projet de passerelle sous le pont Radisson de l’autoroute 40. N’attendant pas cet appui pour prendre les choses en mains, les conseillers ont d’ailleurs approuvé l’octroi de 100 000 $ pour la réalisation d’une étude de faisabilité du projet.

«On ne peut pas le faire avec le budget, mais on peut le faire avec les surplus», soutient le maire.

De plus, 604 698 $ sont versés dans le Fonds de développement du logement social alors que 216 606 $ seront affectés aux logements abordables. En terminant, 600 000 $ iront au pavage afin de faire contrer l’augmentation des coûts du pavage.

«Ça répond aux besoins du milieu», estime le maire Jean Lamarche.

Les excédents affectés au pavage, à l’étude de faisabilité de la passerelle du pont Radisson et les montants accordés au logement social et abordable ont été ajoutés à la liste à la suite de la rencontre à huis clos des élus mardi. Ces points ne se retrouvaient pas à l’origine sur l’ordre du jour. En période de travail, le conseiller du district de Pointe-du-Lac, François Bélisle, avait affirmé que sans la modification de l’ordre du jour, il allait demander le vote.

«Le taux d’inoccupation est de 1 %. Il faut travailler pour les gens qui veulent vivre en loyer afin qu’ils puissent trouver un toit qui leur convient et qui continue d’être abordable. J’ai des réserves que nous mettions des fonds dans un programme dont on ne connaît pas les modalités», a mentionné la conseillère des Carrefours, Valérie Renaud-Martin, qui s’est malgré tout ralliée aux propositions communes du conseil.

Par ailleurs, les élus ont approuvé le versement de 3,76 millions $ selon les engagements pris par la Ville en fonction de sa Politique sur la gestion à long terme et de l’excédent de fonctionnements non affecté. Pas moins de 3,7 millions $ dans l’excédent seront affectés au remboursement de la dette de la Ville qui s’élève à 237 millions $. Le Fonds de développement économique et la Réserve financière en environnement reçoivent chacun 604 698 $. Notons de plus que la Ville a réduit de 1,9 million $ le montant affecté aux risques d’opération.

Rappelons qu’avec les quelque 9,8 millions reçus du gouvernement du Québec pour contrer les impacts de la pandémie, le véritable montant des surplus dégagés par la Ville en 2020 a un excédent total de 21,898 millions $. Les 9,8 millions $ doivent bien sûr être destinés aux impacts de la pandémie.

Avec Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Sénégal : Ousmane Sonko interdit de se rendre à Lomé pour débattre de l’avenir du franc CFA

mai 22, 2021
Ousmane Sonko, lors d’une conférence de presse à Dakar, le 8 mars 2021.

Invité par l’économiste Kako Nubukpo à participer aux « États généraux de l’Eco », qui se tiendront les 26, 27 et 28 mai dans la capitale togolaise, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko ne pourra finalement pas se rendre à Lomé. La justice lui a refusé l’autorisation de sortie du territoire qu’il sollicitait.

« Au final, Lomé ne verra donc pas l’enfant prodige si attendu, pour le moment du moins. Pas de début de débat sur l’Eco pour Sonko. » Dans le communiqué annonçant la décision de la justice sénégalaise, Me Khoureyssi Ba, son avocat, juge que « rien ne justifie » le refus prononcé vendredi 21 mai par le juge Abdoulaye Assane Thioune.

L’opposant sénégalais, sous contrôle judiciaire depuis sa remise en liberté le 8 mars dernier, avait en effet été invité à participer aux « états généraux de l’Eco » à Lomé. Le leader du Pastef avait fait de la critique du franc CFA l’un de ses principaux axes de campagne lors de la présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il était arrivé en troisième position.

Des « États généraux de l’Eco » sans Sonko

L’évènement, organisé à l’initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, commissaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) chargé du département Agriculture, ressources en eau et environnement, doit réunir de nombreux économistes de renom.

Outre la Cap-Verdienne Cristina Duarte, conseillère spéciale pour l’Afrique du secrétaire général des Nations unies, le Bissau-Guinéen Carlos Lopesle Béninois Lionel Zinsou, ou encore le chef des économistes pays de la Banque africaine de développement (BAD), Emmanuel Pinto Moreira, Ousmane Sonko devait y retrouver également le Franco-Béninois Wilfrid Lauriano Do Rego, président du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA, d’Emmanuel Macron), ou encore l’historien camerounais Achille Mbembe.

Les raisons du refus

Ousmane Sonko, toujours poursuivis dans le cadre de l’enquête ouverte suite à une plainte pour viol le visant, avait déposé une demande de sortie de territoire le 17 mai dernier. Le procureur de la République avait, jeudi 20 mai, fait savoir son opposition à ce que la demande soit acceptée. La balle était alors dans le camps du juge d’instruction Abdoulaye Assane Thione, qui a donc tranché en suivant l’avis du procureur.

Selon une communiqué de la défense d’Ousmane Sonko, le juge a motivé son refus par « l’absence de mainlevée du contrôle judiciaire » et par le fait qu’« Ousmane Sonko n’a pas encore été entendu au fond pour s’expliquer sur les accusations formellement portées à son encontre par la partie civile ».

« L’audition au fond de M. Sonko n’a aucun rapport avec la mesure de contrôle judiciaire », a regretté Me Bamba Cissé, un autre avocat de Sonko, cité par l’Agence France-Presse.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps

Sommet sur les économies africaines : de Ouattara à Tshisekedi, Macron réunit les dirigeants du continent à Paris

mai 18, 2021
Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, le 17 mai 2021 avant le diner officiel des chefs d’État, à l’Élysée.

Une trentaine de dirigeants africains et européens se réunissent ce mardi à Paris avec les grandes organisations économiques internationales. Le sommet, à l’initiative de la France, se donne pour objectif d’éviter l’asphyxie financière qui menace le continent en raison de la crise provoquée par le Covid-19.

L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec seulement 130 000 morts du Covid-19 sur un total mondial de près de 3,4 millions de morts. Mais elle en sort financièrement exsangue. La réunion de Paris, qui débute à 13 heures locales (11h00 GMT), sous la houlette d’Emmanuel Macron, sera divisée en deux sessions, l’une sur le « financement et le traitement de la dette » publique, l’autre sur « le secteur privé africain ». Le dirigeant français conclura le sommet par une conférence de presse conjointe avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine (UA).

De nombreux dirigeants du continent sont attendus à ce sommet, aux côtés d’Emmanuel Macron. Parmi eux, Alassane Ouattara, Macky Sall, Muhammadu Buhari, Paul Kagame, Denis Sassou Nguesso, Roch Marc Christian Kaboré, Bah N’Daw, Nana Akufo-Addo, Cyril Ramaphosa, João Lourenço, Faure Essozimna Gnassingbé, Filipe Nyusi, Sahle-Work Zewde, Abdallah Hamdok, Kaïs Saïed ou encore Mohamed Ould Ghazouani. Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké représentera Mahamat Idriss Déby, le président de la transition au Tchad.

Plusieurs représentants d’institutions continentales seront également présents, comme Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, ou Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD).

L’outil des « DTS »

L’idée de ce « Sommet sur le financement des économies africaines » a germé à l’automne 2020, quand le Fonds monétaire international (FMI) a calculé que le continent risquait de se heurter à un déficit de financement de 290 milliards de dollars d’ici 2023.

Certes, la croissance du continent, qui a connu sa première récession en un demi-siècle l’an passé à cause de la pandémie, devrait rebondir de 3,4 % en 2021 et de 4 % en 2022. Et un moratoire mis en place dès avril 2020 a permis de donner un peu d’air au pays africains les plus endettés. Mais cela ne suffira pas. Les dettes publiques explosent sur le continent, comme la pauvreté: en 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Sur le front épidémique, « seule une victoire totale, incluant pleinement l’Afrique, pourra venir à bout de cette pandémie », ont mis en garde de leur côté 18 dirigeants africains et européens mi-avril. Réclamant un « moratoire immédiat sur le service de toutes les dettes extérieures (…) jusqu’à la fin de la pandémie » et une sanctuarisation de l’aide au développement, ils ont également exhorté le FMI à attribuer des droits de tirage spéciaux (DTS) aux pays africains pour leur fournir « les liquidités indispensables à l’achat de produits de base et de matériel médical essentiel ».

Ces « DTS » peuvent être convertis en devises par les pays qui en ont besoin sans créer de dette supplémentaire. Le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars est acquis, les États-Unis s’y étant déclarés favorables fin mars.

Reste à savoir ce qui sera alloué aux pays africains. En effet, ces fameux « DTS » sont répartis en fonction des quotes-parts de chaque pays au FMI: le plus gros va aux pays les plus riches. Sur le papier, l’Afrique ne bénéficierait que de 34 milliards de dollars. D’où la discussion qui va s’engager sur une réallocation par les pays développés de leurs précieux DTS aux pays les plus pauvres.

Sortir de la logique de l’assistance

Une autre solution, défendue par le président ivoirien Alassane Ouattara, consiste à réviser les quote-parts pour assurer une meilleure représentativité des pays africains au sein du FMI – et donc un meilleur accès à cet instrument de financement. La France entend aussi mobiliser l’investissement privé pour financer les besoins immenses de développement d’un continent qui aspire à sortir de la logique de l’assistance.

La communauté internationale s’est déjà engagée lundi à Paris à soutenir la transition au Soudan, pays riche en ressources pétrolières et minières, en lui donnant un bol d’air financier. Pour « permettre le retour du Soudan dans le concert des nations », le président français Emmanuel Macron s’est déclaré en faveur « d’une annulation pure et simple de notre créance envers le Soudan », soit « près de 5 milliards de dollars ».

Un entretien bilatéral entre le président français et celui du Mozambique est par ailleurs prévu en marge du sommet mardi matin, pour aborder notamment la situation dans le nord du pays, aux prises avec une guérilla jihadiste.

Par Jeune Afrique avec AFP

Etats-Unis : Décès du financier déchu Bernard Madoff

avril 14, 2021

Le financier Bernard Madoff, à l’origine de la plus grande fraude pyramidale de l’histoire, est décédé dans une prison fédérale américaine, ont confirmé mercredi les autorités pénitentiaires.

Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

© Stephen Chernin/Getty Images Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

Selon des sources carcérales citées par l’Associated press, Bernard Madoff serait mort de causes naturelles à l’âge de 82 ans au Federal Medical Center de Butner, en Caroline du Nord.

L’année dernière, les avocats du financier ont déposé des documents judiciaires pour tenter d’obtenir sa libération dans le cadre de la pandémie de COVID-19, affirmant qu’il souffrait d’une maladie rénale en phase terminale et d’autres problèmes médicaux chroniques. La demande avait été rejetée.

Bernard Madoff a été condamné en juin 2009 à 150 ans de prison après avoir plaidé coupable à 11 chefs d’accusation de fraude et blanchiment d’argent. Il a escroqué des milliers de ses clients et investisseurs qu’il a floués de plusieurs milliards de dollars au fil des années en falsifiant notamment les relevés de leurs placements.

Un administrateur judiciaire nommé par le tribunal a réussi à récupérer plus de 13 milliards de dollars sur les 17,5 milliards que les investisseurs avaient placés dans l’entreprise de Bernard Madoff.

Au moment de son arrestation, de faux relevés de compte indiquaient aux clients que leurs avoirs valaient 60 milliards de dollars.

Bernard Madoff, une figure bien en vue de Wall Street qui fut président du Nasdaq au début des années 1990, utilisait un «montage de Ponzi» pour orchestrer cette fraude à partir de sa société de conseil en investissements.

Un «montage Ponzi» est une structure pyramidale où les investisseurs arrivés en premier sont rémunérés avec l’argent versé par les investisseurs les plus récents, avec promesse de rendements anormalement élevés. C’est ce qu’on appelle dans le langage courant une «pyramide». Connue depuis des décennies, cette pratique est illégale et condamnée par la justice.

Bernard Madoff a grandi dans une famille juive modeste de New York où il a fondé une société de courtage à la fin des années 1950.

Après avoir connu du succès en capitalisant sur le développement de l’informatique, Bernard Madoff a commencé à offrir des services de courtage qui a connu à son tour beaucoup de succès.

Attirés par des promesses de rendements élevés et stables dans un univers boursier par définition volatile et imprévisible, de grandes institutions financières et des particuliers fortunés lui ont confié des milliards de dollars que Madoff utilisait ensuite pour gonfler artificiellement les rendements.

En incluant les faux profits déclarés aux clients, les pertes financières totales liées à cette affaire sont estimées à plus de 65 milliards de dollars.

Avec  CBC/Radio-Canada