Archive for the ‘Finances’ Category

Congo: Bruno Itoua empêché de transférer ses 34 millions de dollars volés du Panama à Hong Kong

juin 18, 2018


Avec une fortune estimée à 34 millions de dollars, cachée essentiellement dans les banques du Panama, l’actuel ministre du Congo Jean Bruno Richard Itoua, vient de souffrir un revers dans sa tentative de transférer ses avoirs du pays centre américain à Hong Kong en Chine. Les informations parues dans la presse et la découverte de ses biens immobiliers par les indignés ont pesé sur cette décision du riche Mbochis.

Il est très facile de placer ses avoirs dans les paradis fiscaux, mais aussi très difficile de les retirer, surtout quand les projecteurs des ONG sont fixés sur vous. Un congolais lambda ou un cadre normal, ne peut jamais en un temps record amassé une fortune aussi colossale que celle du ministre de la recherche scientifique.

Jean Bruno Richard Itoua a profité de son passage à la tête de la SNPC pour voler en toute impunité l’argent des congolais. Satisfait de ses prouesses, Denis Sassou Nguesso, le bombarde ministre de l’énergie avant de se retrouver à la recherche scientifique.
Selon, l’ONG transparancy qui traque les biens mal acquis des dirigeants africains, Jean Richard Bruno Itoua disposerait d’une fortune beaucoup plus importante que celle citée par les panama Papers.

Pendant son mandat à la tête de la SNPC, monsieur Itoua a crée un système de vol avec des sociétés off shores connues pour leur opacité.
Il y a quelques semaines, l’association des indignés 242 avec à leur tête l’activiste Roland Nytou ont diffusé sur les réseaux sociaux les images d’un domaine appartenant au ministre Jean Bruno Richard Itoua,dans la région parisienne.

Amoureux de la discrétion, Bruno Itoua qui s’est toujours fait passer pour un grand croyant se sent attaquer dans sa dignité. Comme tout bon voleur hypocrite, Jean Bruno Richard Itoua réfute toutes les accusations en public, mais en privé tente d’y remédier.

Il a tenté des dernières semaines en vain de retirer des banques du Panama ses avoirs pour les placer à Hong Kong, jugé lieu discret et sûr. Mais les banques du Panama ne sont pas prêtes à laisser autant d’argent sortir de leur coffre fort, bien conscientes des soupçons d’enrichissement pesant sur leur client.

Sacer-infos-com par Stany Franck

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Jordanie: aide saoudienne, koweitienne et émiratie de 2,5 Mds de dollars

juin 10, 2018

Ryad – L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, a annoncé lundi l’agence de presse saoudienne.

« A la lumière des liens fraternels étroits (…), il a été acté que les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 millards de dollars », a indiqué l’agence SPA.

L’envelope, annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.

La rencontre s’est déroulée à l’invitation du roi d’Arabie Salmane et en présence du roi Abdallah II de Jordanie et des dirigeants des Emirats et du Koweit.

La Jordanie, engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros, vient d’être secouée pendant une semaine par d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale.

Le mouvement de protestation populaire a conduit à la démission du Premier ministre. Pour calmer la rue, son successeur, qui doit encore former un gouvernement, a décidé de retirer le projet de loi controversé.

L’économie jordanienne traverse une période difficile –la Banque mondiale évoque une « faible perspective de croissance en 2018 »–, 18,5% de la population est au chômage, et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier.

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé dimanche une nouvelle aide de 20 millions d’euros à la Jordanie.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 01h21)                                                        

Congo: certains fossoyeurs impénitents de l’économie

juin 10, 2018

Le Peuple Congolais réclame le rapatriement des fonds planqués dans les paradis fiscaux.

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr avec Le Troubadour

Congo: Quand la Banque mondiale jette un regard malicieux sur la gestion de Jean-Jacques Bouya

juin 2, 2018

 

Jean-jacques Bouya recadré par la banque mondiale avec son mensonge du boulevard énergétique imaginaire. Lisons le constat de la banque mondiale sur l’énergie au Congo, un bilan médiocre.

Photo de BrazzaNews.

La Banque mondiale estime que les investissements réalisés par le Congo-Brazzaville dans son secteur électrique, sont insuffisants et doivent être augmentés. Elle incite également le pays à se doter d’une véritable politique nationale dans le secteur électrique afin de résoudre son déficit énergétique.

En effet, révèle l’organisation, entre 2006 et 2013, le pays n’a injecté dans le secteur, qu’environ 1,2 million $. Dans le même temps, les interventions financées par les partenaires ont permis d’augmenter de près d’un tiers, la capacité énergétique nationale. « L’essentiel des investissements depuis 2006 a été financé sur ressources externes en dehors de toute politique énergétique définie», déplore la Banque mondiale. Ce qui rend difficile la coordination des interventions des partenaires extérieurs et l’évaluation des impacts de ces actions.

Si la capacité de production du pays a augmenté, 35% de ces installations ne sont pas disponibles pour production; la faiblesse des investissements ne permettant par une bonne maintenance des infrastructures.

En outre, les coûts d’exploitation et de maintenance dépassent les recettes de la Société nationale d’électricité, ce qui alimente le cercle vicieux du déficit aussi bien financier qu’électrique.

La consommation électrique nationale au Congo-Brazzaville est d’environ 110 kWh par personne par an contre une moyenne africaine de 488 kWh et mondiale de 3 100 kWh par personne.

 

Source Agence ecofin avec Brazzanews.fr

Le G7 Finances d’achève avec des États-Unis plus isolés que jamais

juin 2, 2018

/ © AFP / Delphine TOUITOU

Les ministres des finances du G7 ont achevé leurs débats samedi au Canada avec des Etats-Unis plus isolés que jamais en raison de leur politique commerciale agressive qui suscite indignation et inquiétude pour la croissance mondiale.

« Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont demandé au secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin de faire part (à la Maison Blanche) de leur inquiétude unanime et de leur déception », a déclaré le ministre canadien des finances Bill Morneau lors d’une conférence de presse finale.

Au moment où l’économie de la planète affiche un taux de croissance (+3,9%) solide et inédit depuis la crise financière de 2008, Allemagne, Canada, France, Japon, Italie et États-Unis auraient dû plancher, à Whistler (nord de Vancouver), sur les recettes pour faire en sorte que cette croissance soit partagée par le plus grand nombre.

Pour autant, des efforts restent encore à faire pour inclure les pays les plus pauvres ou encore les femmes, ce qui devait être l’autre grande thématique de cette réunion.

« Malheureusement », ont déploré Canada, France et Allemagne, ces discussions ont été largement éclipsées par le spectre d’une guerre commerciale, l’administration Trump étant montée d’un cran dans son offensive contre ses alliés en mettant en oeuvre vendredi de nouvelles taxes douanières sur leur acier et aluminium.

Et le contraste a été saisissant ces derniers jours entre le lieu choisi pour ce G7, une station de ski paisible de l’ouest canadien, et la tension à peine contenue des participants.

Ces tarifs « compromettent un commerce ouvert et sape la confiance en l’économie mondiale », a commenté Bill Morneau qui a exprimé à son homologue américain Steven Mnuchin dans « des mots durs », selon ses propres termes, le « complet désaccord » d’Ottawa avec Washington.

Le G7 a été « tendu et difficile », a résumé de son côté le ministre français Bruno Le Maire estimant que cette réunion avait plutôt été un « G6 + 1 » avec des États-Unis « seuls contre tous, qui font courir le risque de déstabilisation économique à la planète ».

« Nous croyons au G7 », a rétorqué Steven Mnuchin, tout en reconnaissant qu’il y avait eu « un consensus unanime sur l’inquiétude » exprimée par les six autres partenaires de Washington en matière de conflit commercial.

– Washington sommé de faire un geste –

Il a assuré qu’il en avait fait part au président Donald Trump à l’approche du sommet des chefs d’État et de gouvernement qui va se dérouler la semaine prochaine au Québec.

Bruno Le Maire a exhorté l’administration américaine de prendre d’ici là « les bonnes décisions pour apaiser la situation et alléger les difficultés ».

« La semaine prochaine dépendra de la décision que l’administration est prête à prendre dans les prochains jours et dans les prochaines heures, je ne parle pas de semaines à venir », pour éviter une guerre commerciale, a-t-il estimé.

« Les ministres et les gouverneurs se sont mis d’accord sur le fait que la discussions (sur le commerce) devaient se poursuivre au Sommet à Charlevoix où une décision doit être prise », a également expliqué Bill Morneau.

Steven Mnuchin s’est, lui, efforcé de minimiser le rôle que jouerait le commerce à ce sommet, relevant d’autres problématiques importantes comme les sanctions sur l’Iran ou le possible sommet avec la Corée du Nord.

Au moment où les discussions s’achevaient à Whistler, Donald Trump s’est fendu d’un nouveau tweet: « si nous taxons à hauteur de 0 un pays pour qu’il nous vende ses marchandises et qu’en retour, ils taxent à 25, 50 ou 100% les nôtres (…) ce n’est pas un commerce libre et équitable, c’est du commerce stupide! »

Pour l’heure, l’Union européenne et le Canada ont d’ores et déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce tandis que le Mexique a pris des représailles sur des produits américains.

De l’avis de tous, la guerre commerciale n’est toutefois pas encore déclarée, tant que le président américain Donald Trump ne met pas à exécution ses menaces d’imposer des taxes sur l’automobile. Si tel était le cas, les ondes de choc sur l’économie seraient bien plus incontrôlables, le secteur automobile étant au coeur des échanges du commerce mondial.

Reste à savoir aussi comment va évoluer l’autre grand front commercial ouvert contre la Chine par Donald Trump. Son secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, est arrivé à Pékin samedi pour trois jours de nouvelles discussions.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 23h26)                

Opération de blanchiment entre la Suisse et Dubaï

mai 26, 2018

Berne (awp/ats/ansa) – La « Guardia di finanza » de Padoue a mis à jour une association de malfaiteurs transnationale active dans le blanchiment de plus de 46 millions d’euros entre la Suisse et Dubaï, a indiqué samedi l’agence italienne ansa. Cinq personnes ont été placées en détention préventive, dont un Suisse.

Outre ce ressortissant suisse, les personnes arrêtées sont toutes italiennes. Il s’agit d’une femme résidant à Dubaï, un homme résidant à Monaco mais domicilié à Padoue et sa compagne, ainsi qu’un autre homme résidant à Lugano (TI), précise ansa.

De nombreuses perquisitions ont été menées sur le territoire italien, a aussi indiqué l’agence. Contacté samedi, le Département fédéral de justice et police (DJPD) n’était pas en mesure de confirmer l’information.

 Par la Tchéquie et la Slovaquie

Conduite par le Parquet de Padoue, l’enquête a débuté en 2016. Les investigations ont révélé que les cinq personnes mises en cause auraient mis sur pied une organisation pour blanchir l’argent issu d’activités financières illicites et déposé dans des banques suisses.

Ils effectuaient des virements de banques helvétiques vers des sociétés fictives en République tchèque et en Slovaquie, sous couvert d’acquisition de lingots d’or qui n’existaient pas en réalité. Les virements étaient ensuite envoyés à Dubaï.

Aux Emirats arabes unis, une ressortissante italienne percevait l’argent et le réexpédiait par avion à nouveau en Suisse, à disposition des clients de l’organisation. Les cinq complices retenaient entre 5 et 10% de l’argent. Le chiffre d’affaires de l’organisation a été estimé à environ 46 millions d’euros.

Romandie.com avec (AWP / 26.05.2018 16h23)                                                        

La Lamborghini du pape François vendue 715.000 euros

mai 14, 2018

Le pape François avait été béni et signé... (PHOTO ARCHIVES L'OSSERVATORE ROMANO VIA AP)

Photo Archives l’osservatore Romano via AP

Le pape François avait été béni et signé la Lamborghini lors de sa réception, le 15 novembre dernier.

La Lamborghini offerte l’an dernier au pape François et mise en vente à Monaco a été adjugée samedi 715 000 euros (près de 1,1 million de dollars canadiens), multipliant par deux son estimation de départ, indique la maison de ventes Sotheby’s.

Offert l’an dernier au souverain pontife par le constructeur italien, ce modèle Huracan, un coupé à la carrosserie immaculée et aux liserés dorés, était estimé entre 250 000 et 350 000 euros (entre 385 000 et 535 000 dollars canadiens) dans le catalogue. Il avait été béni et signé par le pape François lors de sa réception en novembre dernier.

La maison de ventes n’a pas communiqué sur l’identité de l’acquéreur, qui devra débourser, outre les 715 000 euros correspondant au prix « au marteau », une somme supplémentaire se montant à 20 % du total, pour la TVA.

L’argent de la vente financera en particulier un projet de reconstruction d’habitations, de lieux de culte et de structures publiques dans la plaine de Ninive en Irak, pour aider les chrétiens chassés par la guerre à « retrouver leurs racines et leur dignité », avait indiqué le Saint-Siège en novembre dernier.

La Lamborghini papale subventionnera aussi une association italienne venant en aide aux victimes des réseaux de prostitution, ainsi que deux associations italiennes actives en Afrique, dont le Groupe international chirurgiens amis de la main (GICAM).

Le pape, habitué aux cadeaux insolites, s’est déjà vu offrir dans le passé une Harley Davidson, qu’il avait également mise aux enchères au profit d’œuvres caritatives.

Agence France-Presse

Liste des dirigeants congolais ayant caché de l’argent dans les paradis fiscaux

mai 8, 2018

 

 

 

Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan. Plusieurs responsables congolais sont cités, directement ou indirectement.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée « Panama Papers », elle rend publique l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium.

 

Voici la liste des congolais ayant directement et indirectement des comptes offshores

 

1 – DENIS CHRISTEL SASSOU NGUESSO

-Banco Privée d’Andorre (BPA) : 825.000.000 (Euro)

Jyske Bank(Gibraltar) Limited : 400.000.000 ( Euro)

EFG Bank (Gibraltar) Ltd : 150.000.000 ( Euro)

Fidelity Bank ( Cayman) Limited : 600.000.000 ( Dollars)

Cainvest Bank and Trust Limited (Cayman) : 60.000.000 ( Dollars)

Arab African International Bank ( Dubai) : 460.000.000 ( Dollars)

Bank of sharjah ( Dubai) : 48.000.000 ( Dollars)

Malayan Banking (BHD- Singapur) : 70.000.000 (Dollars)

Bank of China Limited ( Hong Kong) : 340.000.000 (Dollars)

Mauritius Commercial Bank Limited ( île Maurice) : 8.000.000 ( Dollars)

 

2- RODOLPH ADADA

The Oxxy Bank Limited (Belize) : 300.000.000 ( Dollars)

Bank of Bermuda Limited ( îles Caiman) : 200.000.000 (Dollars)

-Fortis Bank Limited ( îles Caiman) : 300.000.000 (Dollars)

KB Luxembourg S.A ( Monaco) : 5.000.000 ( Euro)

 

3- JEAN RICHARD BRUNO ITOUA

Banco del Pacifico S.A ( Panama) : 30.000.000 ( Dollars)

Bancafe S.A ( Panama) : 4.000.000 ( Dollars)

 

4 – JEAN JACQUES BOUYA

-Abu Dhabi Islamic Bank (Dubai) : 600.000.000 ( Dollars)

Bank of Baroda ( Dubai) : 280.000.000 (Dollars)

Agricultural Bank of China ( Hong Kong) : 960.000.000 ( Dollars)

Bank SinoPac ( Hong Kong) : 480.000.000 (Dollars)

China Construction Bank ( Hong Kong) : 758.000.000 (Dollars)

Banque des Mascareignes Limited ( île Maurice) : 152.000.000 ( Dollars)

Banco Surinvest S.A ( Uruguay) : 80.000.000 (Dollars)

Arab Bank Plc ( Singapur) : 230.000.000 ( Dollars)

Banque Pasche Monaco : 12.000.000 ( Euro)

-Jyske Bank(Gibraltar) Limited : 32.000.000 ( Euro)

 

5- GILBERT ONDONGO

Banque Pasche Monaco : 3.000.000 ( Euro)

The Bank of East Asia Limited ( Hong Kong) : 783.000.000 ( Dollars)

Bank Sinopac ( Hong Kong) 271.000.000 ( Dollars)

Banco Portugues de Negocios S.A ( Cap Vert) : 40.000.000 ( Dollars)

Banco Espiritu Santo S.A ( SFE Cap Vert) : 143.000.000 – Dollars)

 

6- LUCIEN EBATA

Dresdner Bank Monaco : 32.000.000 ( Euro)

Capital G Bank Limited ( Bermude) : 420.000.000 ( Dollars)

Alexandria Bancorp Limited ( île Caiman) : 60.000.000 ( Dollars)

Centrale Van Bank Aruba ( Antilles Hollandaises) : 11.000.000 ( Dollars)

 

Avec Sacer-infos.com

Côte d’Ivoire: les milliards envolés de la campagne cacao de 2016-2017

avril 28, 2018

 

Dans l’usine de Saf Cacao, l’un des plus grands exportateurs ivoiriens, à San Pedro. © Jessica Dimmock/VII/REDUX-REA

Le Conseil café-cacao (CCC) a perdu près de 185 milliards de FCFA lors de la campagne cacao 2016-2017, selon un audit de la filière que JA a pu consulter.

L’audit de la filière cacao effectué par KPMG avait été commandé à l’issue de la campagne 2016-2017. Les conclusions de ce document remis le 12 mars au ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), et que JA a pu consulter, dressent un portrait particulièrement sévère de la gestion de la filière et du Conseil café-cacao (CCC), la structure publique l’encadrant, dirigée à l’époque par Massandjé Touré-Litsé.

Le coût de la crise

Selon le cabinet international d’expertise‐comptable, d’audit et de conseil, la crise qu’a connue la filière cacao lors de la campagne 2016-2017 a coûté 185 milliards de FCFA net (222 millions d’euros). Si « la surproduction a engendré un soutien (étatique) de 86 milliards », « la revente de contrats en défaut a entraîné un coût de 68 milliards ». Enfin, « l’utilisation des volumes de la récolte intermédiaire pour honorer des contrats de la récolte principale a conduit à un soutien de 32 milliards ».

L’audit nous apprend que le gouvernement a utilisé le fonds de stabilisation (logé dans les banques commerciales et financé depuis la campagne 2012-2013) pour compenser ces pertes. 197 milliards de FCFA y ont été prélevés. Le fonds de réserve est de son côté toujours crédité de 170 milliards de FCFA.

Un système de commercialisation déficient

On le sait, la filière cacao a été durement touchée par la soudaine chute des prix en juillet 2017. Mais selon KPMG, des « facteurs endogènes ont eu un effet catalyseur » et ont accentué ces difficultés.

Les contrats en défaut (accordés par le CCC à des exportateurs incapables de les vendre) sont particulièrement pointés du doigt. Si une bonne partie avait déjà été annulée par le CCC, l’audit de KPMG en a identifié de nouveaux. Au total, sur la campagne 2016-2017, ils représentent un volume de 220 303 tonnes de fèves pour un montant de 399 000 milliards de FCFA (608 millions d’euros). Ces contrats représentent 20 % des ventes anticipées, c’est-à-dire faites par le Conseil café-cacao avant le début de la campagne. Une fois annulés, ils ont été revendus à d’autres acheteurs mais à des prix bien moins importants, ce qui explique la perte de 68 milliards évoquées plus haut.

32 exportateurs sont concernés. 68 % d’entre eux sont membres du groupement d’intérêt économique PMIEX-Coopex (Petites et moyennes industries et des coopératives exportatrices de café-cacao), dont les conditions d’accès au marché ont été allégées afin d’ouvrir l’exportation de cacao aux Ivoiriens. À noter que Saf Cacao, dirigé par Ali Lakiss et quatrième exportateur national, fait également partie des sociétés les plus touchées avec 15 000 tonnes. 

Pour KPMG, les difficultés rencontrées pour estimer la production annuelle de cacao ont également des conséquences néfastes. Lors de la campagne 2016-2017, la Côte d’Ivoire a produit 250 000 tonnes de plus, soit un surplus de 16 %. Cette surproduction a entraîné un déséquilibre entre l’offre et la demande. Pour compenser la baisse des prix qui en a résulté et maintenir le prix bord champs destiné aux producteurs, le gouvernement a dû mettre la main à la poche.

L’audit révèle également qu’en fixant le prix de référence (destiné aux exportateurs) en fonction de la moyenne de la production des trois dernières campagnes, sans tenir compte de la hausse de la production, le CCC n’a pas anticipé les conséquences de la baisse des prix. « Ce choix a induit un coût supplémentaire de 36 milliards de FCFA », poursuit le rapport.

La gestion du CCC critiquée

Pour KPMG, la crise de la filière cacao s’explique notamment par des « dysfonctionnements dans l’application des règles de gestion des opérations commerciales et des règles de détermination de la production ». Dans le cas des contrats en défaut, le cabinet international cible deux causes : la spéculation de certains opérateurs et la mauvaise gestion du CCC. « L’absence, au niveau du Conseil, d’un suivi rigoureux des procédures d’agrément des exportateurs et d’une procédure de vérification de leur capacité à honorer leurs engagements », peut-on lire dans le rapport d’audit.

KPMG évoque également l’existence de potentiels conflits d’intérêts entre les administrateurs du CCC et la politique menée par cet organe public

Lors de ses enquêtes, KPMG a notamment remarqué que « les décisions d’agrément des exportateurs n’étaient pas toujours justifiées », que « les adjudications de volumes aux exportateurs ne sont pas corrélées avec leur capacité financière », et que « les sujets critiques et structurants ne sont pas traités en conseil d’administration, ce qui ne permet pas à cet organe de direction de jouer entièrement son rôle de pilotage et de contrôle des activités de la filière ».

KPMG évoque également l’existence de potentiels « conflits d’intérêts entre les administrateurs du CCC et la politique » menée par cet organe public. Les auditeurs s’étonnent ainsi que des exportateurs rejetés par le comité technique d’agrément apparaissent sur la liste des exportateurs agréés, publiée fin septembre 2016, et demandent dans leurs conclusions à ce que l’allocation des contrats internationaux soit mieux documentée « afin de justifier la pertinence des décisions prises par le CCC ».

Enfin, le rapport d’audit estime que le Conseil café-cacao a réagi trop tardivement pour tenter de juguler la crise. Pour les auditeurs, « la réaction tardive du Conseil lors de la crise a « crispé les opérateurs, semé le doute et finalement accentué la crise de commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire. »

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Au FMI, les 1,2 milliards de dollars de Kiki Sassou découverts à Andorre et Gibraltar fâchent

avril 23, 2018

Au terme d’une nouvelle mission à Brazzaville qui s’est étalée du 3 au 18 avril 2018, l’équipe du FMI en charge depuis plusieurs mois des négociations avec le gouvernement congolais a affirmé être parvenu à un accord avec le pays pour restructuré sa dette. Un paquet de conditions a été imposé au Congo, dont la bonne gouvernance et un audit de la gestion des biens publics. De retour à Washington, le FMI a appris à travers son bureau d’Espagne, de la découverte des comptes bancaires, appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso à Andorre et Gibraltar alimentées à plus d’un milliard de dollars.

Denis Christel Sassou Nguesso dont la tête est réclamée par tous les congolais a caché dans les banques d’Andorre et Gibraltar 1.2 milliards de dollars, obtenus essentiellement de la vente frauduleuse du pétrole congolais, dont il dirigeait la société nationale. Une nouvelle qui fâche au FMI, dont les exigences ont du mal à être appliquées par le Congo.

Au bord du gouffre et sous perfusion, le Congo a sollicité l’aide du fond monétaire international pour booster ses finances. Comment un pays en cessation de paiement peut-il rester silencieux face aux dérives financières des membres du clan au pouvoir ?. Débarqué à la tête de la SNPC, le fils de Denis Sassou Nguesso est pressenti à la tête du parti au pouvoir et au gouvernement. Son père, s’efforce malgré toutes les révélations sur sa gestion à le couvrir.

En Afrique, l’homme d’affaires nigérian Dangote figure parmi les plus riches avec une fortune évaluée à 14 milliards de dollars, très loin devant le Zimbabwéen Strive Masiwiya avec 1.39 milliards. Dans ce classement ne figure aucun congolais, tout simplement parce que leur fortune est classé dans la catégorie mal acquis. Avec autant d’argent, Kiki Sassou ne dispose d’aucune unité de production au pays, et s’embrouille dans les actions philanthropiques.

Au FMI, on est convaincu de la mauvaise volonté des autorités de Brazzaville, mais la décision d’aller jusqu’au bout a été prise dans l’espoir de mettre à nu toutes leurs mauvaises pratiques ayant mis le Congo à genoux. En 2010, ce petit pays d’Afrique centrale, riche en pétrole avait déjà bénéficié de l’effacement de sa dette.

Si rien qu’à Andorre et Gilbratar ( deux paradis fiscaux), le fils de Denis Sassou Nguesso a pu cacher 1.2 milliards de dollars, combien a-t-il en Chine, à Dubaï et dans d’autres paradis fiscaux ? Dans une conférence de presse, animée à Brazzaville, l’opposant Mathias Dzon avait déclaré que le Congo n’avait pas besoin du FMI, mais juste besoin que l’argent volé et gardé à l’étranger soit rapatrié, notamment les 14.000 milliards des fonds des générations futures.

« Peut-on aspirer à diriger un pays, quand sa probité morale est douteuse, et après avoir fait montre d’ incompétence dans la gestion d’une entreprise ? » on s’interroge au FMI

Sacer-infos par Stany Franck