Archive for the ‘Finances’ Category

États-Unis : elle se découvre riche en consultant ses spams

janvier 24, 2022

Laura Spears, 55 ans, est tombée sur un mail lui annonçant qu’elle avait remporté 3 millions de dollars à la loterie, rapporte CNN.

L'Americaine prevoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tot que prevu.
L’Américaine prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu.© SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Promotions de marques inconnues, newsletters insipides, arnaques en tous genres… La rubrique des « mails indésirables » ou spams, pour les anglophones est un véritable cloaque numérique que peu d’internautes daignent consulter. À tort ! Car il peut aussi s’y glisser un mail capable de changer un destin. Laura Spears, une Américaine de 55 ans, peut en témoigner. La quinquagénaire originaire du Michigan a en effet découvert un message lui indiquant qu’elle avait gagné la somme rondelette de 3 millions de dollars à la loterie du 31 décembre 2021, comme l’ont relaté nos confrères de CNN, dimanche 23 janvier.

« Je suis tombée sur une publicité sur Facebook indiquant que le jackpot du Mega Millions devenait assez élevé, donc j’ai aussitôt acheté un ticket », se souvient l’Américaine. Mais les journées passent, l’espoir d’un gain s’amenuise et la routine reprend le dessus. « Quelques jours plus tard, je cherchais un mail introuvable, j’ai donc vérifié le dossier spams dans ma boîte e-mail », poursuit sur CNN Laura Spears. C’est à ce moment-là que le miracle se produit : « C’est alors que j’ai vu un courriel de la loterie m’informant que j’avais gagné le gros lot. »

Retraite anticipée

Laura Spears, qui a réclamé son prix au siège de la loterie la semaine dernière, prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu. Une chose est sûre : elle consultera plus fréquemment ses courriers indésirables.

Par Le Point avec AFP

Congo: Priés d’aller à la retraite, les vieux du Budget et Trésor envoient 10 Boas au domicile du ministre Andely pour l’intimider

janvier 22, 2022

Dans une note circulaire du 11 janvier dernier, le ministre des finances Rigobert Andely constatait que certains agents affiliés à son ministère refusaient carrément de faire valoir leurs droits à la retraite et occupaient d’occuper leurs postes au mépris des lois en vigueur. Rigobert Andely enjoignait aux directeurs généraux de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter les dispositions y relatives. En un mot, ses vieux devraient aller se reposer et libérer le plancher.

Étant pour la majorité des ressortissants de la Cuvette ayant pour parrains des caciques du pouvoir, ces vieux qui n’aiment pas la retraite considèrent comme une déclaration de guerre la note du ministre Rigobert Andely.

Au Congo, depuis que Denis Sassou Nguesso voue une haine viscérale pour l’alternance, les fonctionnaires civils comme militaires suivent ses pas et ne veulent jamais entendre parler de la retraite pour céder la place aux jeunes. Ils s’accrochent à leurs postes au mépris de toutes les lois et sont prêts à tout contre celui qui veut les en contraindre.

On se souvient encore du douanier Itoua qui a ramené son âge de 60 à 25 ans pour ne pas aller à la retraite. Réunis pour analyser les menaces contre eux du ministre Rigobert Andely, ces vieux des régies financières ennemis de la retraite ont décidé d’appliquer la méthode forte pour le dissuader dans sa démarche.

Ils ont envoyé mystiquement une dizaine de serpent Boa à la résidence du ministre Andely de nuit. Une attaque à laquelle, la garde aussi mystique du ministre a fait face toute la nuit. Selon le témoignage recueilli auprès de la garde du ministre, de leur existence, personne n’a vu un Boa tricolore avec des sonnettes.

Quant au ministre Rigobert Andely qui a su maîtriser cette agression nocturne, sa détermination d’envoyer tous ces vieux à la retraite reste intacte. D’ailleurs, il a ordonné la mise en exécution immédiate de sa décision.

Beaucoup de jeunes diplômes échouent dans le marché de l’emploi à cause de cette méchanceté des Congolais qui consiste à détester la retraite. Pourtant tous ces vieux ont assez volé durant leur fonction et en principe doivent avoir une retraite dorée.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Canada-Québec/Vol de données chez Desjardins : l’ex-employé ne voulait « aucune médiatisation »

janvier 18, 2022
Le logo de Desjardins apparaît sur un édifice.

Desjardins a perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une mesure exceptionnelle. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Sébastien Boulanger-Dorval aurait offert de dévoiler l’identité d’une entreprise à qui il avait vendu des informations en échange d’aucune médiatisation et du « chômage ».

Des documents rendus publics par le tribunal lundi à la demande des médias dévoilent de nouveaux détails sur les intentions de l’ex-employé de Desjardins démasqué par l’institution financière au printemps 2019.

On apprend notamment que le 27 mai 2019, Sébastien Boulanger-Dorval aurait eu une deuxième rencontre en moins de 24 heures avec la direction des enquêtes et des technologies de Desjardins, accompagné au téléphone par son avocat.

Lors de cette rencontre, Sébastien Boulanger-Dorval a imploré d’obtenir du chômage et de ne pas avoir d’accusation au criminel ainsi qu’aucune médiatisation de l’événement en échange du nom de la compagnie à qui il a vendu des informations, peut-on lire dans une demande de mandat de perquisition de la Sûreté du Québec (SQ) chez Desjardins.

La veille, Desjardins avait perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une ordonnance de type Anton Piller, une mesure exceptionnelle s’appliquant dans le cadre d’un recours civil, qui oblige une personne à laisser la partie adverse exécuter chez elle une perquisition et une saisie.

Un montant de 30 100 $ aurait été trouvé chez lui ainsi que de nombreuses cartes Visa prépayées. Tard en soirée, Boulanger-Dorval aurait avoué, lors d’une première rencontrequ’il vend[ait] des informations confidentielles et des bases de données relatives à des clients de Desjardins […] depuis quinze (15) mois à raison d’environ une vente aux deux ou trois mois, sans dévoiler toutefois l’identité de l’acheteur.

Un exercice d’évacuation en cas d’incendie redouté

Plus tôt dans la journée du 27 mai 2019, la direction des enquêtes chez Desjardins a craint un moment que Boulanger-Dorval profite d’un exercice d’évacuation en cas d’incendie prévu ce jour-là pour pénétrer à l’intérieur de l’immeuble sans carte d’accès, révèlent les documents obtenus par Radio-Canada.

Une équipe de filature privée mandatée par Desjardins aurait aperçu Sébastien Boulanger-Dorval se rendre au 150, des Commandeurs, à Lévis, et qu’il a été perdu de vue à cet endroit. La carte d’accès de l’ex-employé au siège social avait été désactivée.

Étant donné le risque de destruction de la preuve, un conseiller en cybermenaces aurait pris place au bureau de Sébastien Boulanger-Dorval afin de protéger les biens à son bureau puisqu’il y avait plusieurs personnes qui rôdaient autour […] et que Sébastien Boulanger-Dorval aurait appelé une personne pour lui demander d’aller à son bureau chercher quelque chose.

Le bureau de travail de l’ex-employé aurait été fouillé par des enquêteurs de Desjardins durant la pratique d’incendie alors que les autres employés n’étaient pas présents.

C’est une transaction suspecte survenue à Laval en décembre 2018 qui a éveillé les soupçons de Desjardins, qui a porté plainte auprès du Service de police de Laval (SPL).

L’enquête de la SQ a commencé en juin 2019. Elle porte sur de possibles infractions de vol d’identité, de trafic de renseignements identificateurs, de fraude de plus de 5000 $ et d’infraction au profit d’une organisation criminelle.

L’ex-employé de Desjardins ne fait encore face à aucune accusation.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily

Centre-du-Québec/Un braquage de banque à Plessisville : un homme arrêté

décembre 21, 2021
Une liasse de billets dans la main du cambrioleur.

Un vol qualifié a été perpétré à la succursale de la Banque Nationale sur la rue Édouard-Dufour, à Plessisville, lundi matin. Le suspect a filmé son acte. Photo: Facebook/Spotted Plessisville

La Sûreté du Québec (SQ) a procédé à l’arrestation d’un homme lundi soir à la suite d’un vol survenu plus tôt dans la journée dans une succursale de la Banque Nationale à Plessisville, au Centre-du-Québec.

Le suspect est âgé de 40 ans et a été intercepté à son domicile de Princeville vers 22 h lors d’une arrestation à haut risque, selon la Sûreté du QuébecSQ.

Il pourrait faire face à des accusations de vol qualifié, de port d’arme illégal ainsi que de déguisement dans un dessein dangereux.

La Sûreté du QuébecSQ a été appelée à se rendre dans une banque de la rue Édouard-Dufour vers 10 h 45 lundi matin.

La Banque Nationale n’a pas souhaité commenter la situation.

Un acte filmé par son auteur

Fait inusité, le suspect a filmé son vol. La vidéo qui dure près de 5 minutes a été diffusée en ligne, notamment sur la page Facebook de Spotted Plessisville.

On y voit un individu quitter son véhicule et se rendre dans la banque.

Ok tout le monde, man, c’est un braquage, là, avez-vous compris? Ça me prend l’argent, ça presse, affirme-t-il en entrant dans le bâtiment. Moins de 30 secondes plus tard, il quitte les lieux en lançant : Merci, bonne journée!

Avec Radio-Canada

MSC propose au moins 5,7 milliards d’euros pour Bolloré Africa Logistics

décembre 21, 2021
Vincent Bolloré, en février 2008. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique.

Le géant suisse de la logistique, déjà présent au Togo et en Côte d’Ivoire, pourrait mettre la main sur l’un des colosses du secteur en Afrique.

Après s’être refusé à commenter des « rumeurs » de marché annonçant son intention de céder sa filiale de transport et de logistique en Afrique, Bolloré Africa Logistics (BAL), le groupe français a annoncé le 20 décembre avoir reçu une offre du géant suisse MSC pour cette filiale.

« Le Groupe Bolloré annonce avoir reçu une offre du Groupe MSC, acteur majeur du transport et de la logistique par conteneurs, pour l’acquisition de 100 % de Bolloré Africa Logistics, regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du Groupe Bolloré en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise, nette des intérêts minoritaires, de 5,7 milliards d’euros ». Le groupe du tycoon français Vincent Bolloré a accordé « une exclusivité au Groupe MSC jusqu’au 31 mars 2022 afin que ce dernier puisse, à l’issue d’une phase d’audit complémentaire et de négociations contractuelles, lui remettre, le cas échéant, une promesse d’achat ».

Réorganisation

Outre les autorisations réglementaires d’usage, la conclusion de la transaction n’interviendrait « qu’à l’issue des procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel compétentes », ainsi que de « certaines opérations de réorganisation internes au Groupe Bolloré ».

LE GROUPE BOLLORÉ A AFFIRMÉ SON INTENTION DE CONSERVER UNE PRÉSENCE IMPORTANTE EN AFRIQUE DANS D’AUTRES SECTEURS

Outre ses activités portuaires historiques, regroupées sous l’étiquette de Bolloré Africa Logistics (BAL), le groupe Bolloré compte également un important réseau logistique, quasiment sans équivalent sur une large partie du continent. Le futur de cette activité n’est pas connu. Mais, comme le notait Jeune Afrique à la mi-octobre, « si la valorisation à hauteur de 5 à 6 milliards d’euros, évoquée à la mi-2020 par les connaisseurs du dossier, est toujours d’actualité, cela correspondrait plus ou moins au cours actuel du kilomètre de quai et à la mise en vente de la quinzaine de terminaux à conteneurs que compte le groupe en Afrique ».

Dans son communiqué du 20 décembre, le groupe Bolloré a affirmé son intention de conserver « dans tous les cas une présence importante en Afrique, notamment à travers Canal+ » et d’y poursuivre « ses développements dans de nombreux secteurs comme la communication, le divertissement, les télécoms, l’édition ». À l’heure du bouclage de cet article, MSC n’avait toujours pas publié de communiqué concernant la transaction avec Bolloré.

Le géant suisse est présent dans les ports de Lomé (Togo) et de San Pedro (Côte d’Ivoire), à travers sa filiale Terminal Investment Group (TIL).

Avec Jeune Afrique Joël Té-Léssia Assoko

Canada: La construction de deux brise-glaces lourds pour la Garde côtière coûterait 7,25 G $

décembre 16, 2021

OTTAWA — Les projets du gouvernement fédéral de construire de nouveaux navires pour la Marine et la Garde côtière coûtent de plus en plus cher.

© Fournis par La Presse Canadienne

Dans un rapport publié jeudi, le directeur parlementaire du budget, Yves-Giroux, estime ainsi que la décision d’Ottawa de construire deux nouveaux brise-glaces polaires pour la Garde côtière coûterait 7,25 milliards $. 

Or, cela représente une augmentation spectaculaire par rapport à l’estimation la plus récente du gouvernement, publiée en 2013, qui était alors de 1,3 milliard $ pour un brise-glaces. 

Bien qu’une partie de l’explosion des coûts puisse évidemment être liée à la décision de construire deux de ces brise-glaces lourds au lieu d’un seul, le rapport de M. Giroux indique que le plan du gouvernement de faire construire les navires dans deux chantiers navals différents contribue également à cette hausse.

Le gouvernement libéral a annoncé sans prévenir, en mai dernier, qu’il achèterait finalement deux brise-glaces polaires au lieu d’un seul: l’un doit être construit au chantier naval Davie, à Lévis, et l’autre à Vancouver.

La décision d’ajouter un deuxième brise-glaces et de diviser le contrat a été considérée par certains analystes comme une façon pour les libéraux d’améliorer leurs chances électorales dans ces deux régions.

Avec La Presse Canadienne

Canada: Montréal, un paradis fiscal ?

décembre 15, 2021
PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSEPlusieurs riches contribuables français auraient eu recours aux services de la firme montréalaise Blue Bridge pour créer des fiducies qui, selon la loi canadienne, mettent le capital à l’abri de l’impôt.

Montréal serait le refuge fiscal rêvé pour les grandes fortunes de France qui veulent éviter de payer de l’impôt, révèle une enquête de longue haleine du quotidien parisien Libération, qui suscite l’indignation du ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire.

De riches contribuables français auraient eu recours aux services de la firme montréalaise Blue Bridge pour créer des fiducies qui, selon la loi canadienne, mettent le capital à l’abri de l’impôt. Le journal affirme que des milliards d’euros auraient ainsi atterri à la firme fondée par Alain Roch, qui a beaucoup profité de cette manne.

Ce qui est probablement en cause ici, ce sont les fiducies de revenus qui ont été trop populaires au Canada au début des années 2000, explique Alain Denault, philosophe et auteur du livre Paradis fiscaux : la filière canadienne.

Selon lui, quand le ministre des Finances de l’époque, Jim Flaherty, a resserré les règles régissant les fiducies de revenus, il a laissé une porte ouverte aux investisseurs étrangers qui ne détiennent pas d’actifs au Canada.

« Une certaine catégorie d’investisseurs pouvait toujours bénéficier des avantages fiscaux des fiducies de revenus, à condition de ne posséder aucun actif au Canada, explique-t-il, ce qui nous a échappé à l’époque. »

Ce qui démontre, selon lui, que le Canada peut être un paradis fiscal pour certains investisseurs. « On n’est pas un supermarché fiscal comme les Bahamas ou d’autres, mais on a nos spécialités, et chaque pays a les siennes », a-t-il dit.

André Lareau, avocat et fiscaliste, estime qu’il s’agit d’un problème qui découle de la loi française et de l’impôt sur la fortune, qui existe en France mais pas au Canada. « Il me semble qu’il s’agit d’un problème pour les autorités fiscales françaises qui découle davantage de la loi française, et non d’une fiscalité canadienne défaillante », explique-t-il.

D’autres grandes fortunes dans les pays qui ont un impôt sur la fortune, ce qui n’existe pas au Canada, pourraient théoriquement faire la même chose que les riches Français qui veulent éviter l’impôt, selon lui. Il précise toutefois que les revenus de la fiducie créée au Canada sont imposés au Canada puisque les fiduciaires sont canadiens.

Par ailleurs, l’Autorité des marchés financiers continue de s’intéresser à Blue Bridge et suit l’évolution de ce dossier, indique l’organisme de réglementation.

En 2018, Gestion de patrimoine Blue Bridge avait été reconnue coupable par l’AMF d’avoir agi comme société de fiducie sans détenir les autorisations requises. « Blue Bridge a, plus particulièrement, graduellement incorporé à ses opérations des activités de société de fiducie dont le volume est devenu suffisamment important pour nécessiter qu’elle obtienne les autorisations requises », selon l’AMF. Blue Bridge avait dû payer une amende de 180 000 $.

La grande évasion

Les résultats de l’enquête qui ont fait la une de Libération ont été repris par d’autres médias, dont L’Obs, qui titre « Des centaines de millionnaires français profitaient d’un mécanisme d’évasion fiscale massive via le Canada ».

Le texte a eu des échos à l’Assemblée nationale, rapporte l’Agence France-Presse, où le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est indigné de la situation. « Je partage votre indignation sur la question soulignée par l’ISF [Impôt de solidarité sur la fortune] et sur le contentieux que nous avons avec les trusts canadiens », a déclaré le ministre en réponse à une question d’un député.

Selon lui, le gouvernement français tente depuis des années d’obtenir des informations de la part des autorités canadiennes sur l’utilisation des fiducies, que les Français appellent trusts.

Le Journal de Montréal avait déjà fait état des démarches du gouvernement français auprès de l’Agence du revenu du Canada pour obtenir des renseignements sur ces fiducies et sur Blue Bridge, la firme de Montréal qui servait d’intermédiaire. La Cour fédérale avait d’ailleurs jugé que Blue Bridge devait fournir les renseignements demandés sur ses clients.

Selon Libération, l’argent qui a trouvé refuge à Montréal était auparavant placé aux Bermudes, un paradis fiscal notoire qui a conclu en 2009 une entente avec le gouvernement français pour combattre l’évasion fiscale.

Les fiducies créées au Canada, qui laissent le capital à l’abri de l’impôt, sont alors devenues très populaires auprès des riches Français désireux d’éviter l’impôt sur la fortune.

Avec La Presse par

Hélène Baril

Hélène Baril

Le FMI abouti à un accord de facilité élargie de crédit avec le Congo

novembre 8, 2021

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. À partir des conclusions préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera présenté au conseil d’administration pour examen et décision.

  • L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour aider le pays à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie.
  • La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en contenant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. Il sera également essentiel de donner la priorité aux dépenses sociales et d’infrastructures telles que reprises dans le Plan National de Développement 2022/2026.
  • L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique.

Washington, DC : Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Pritha Mitra, Cheffe de mission pour la République du Congo, a effectué une mission virtuelle auprès des autorités congolaises du 7 au 15 octobre et le 4 novembre 2021, afin de discuter d’un programme devant être soutenu par un accord de la Facilité élargie de crédit (FEC) [1] du FMI.

Au terme de la mission, Mme Mitra a fait la déclaration suivante :

« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 324 millions de DTS ou $ 1,1 milliard. Le programme économique viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive.

« Après avoir été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et les chocs des prix du pétrole, l’activité économique redémarre lentement, avec une croissance du PIB réel qui devrait passer de -0,2 % en 2021 à 2,4 % en 2022. Cette reprise devrait être stimulée par la hausse des prix du pétrole, le rebond de la production pétrolière du Congo, le déploiement des vaccins, les dépenses sociales, le remboursement des arriérés intérieurs et l’expansion de l’agriculture, de l’exploitation minière et des services. Cependant, les perspectives sont entourées d’une incertitude importante avec des risques de nouvelles vagues de pandémie et de volatilité des prix du pétrole.

« La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en gérant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. La priorité accordée aux dépenses sociales et d’infrastructures, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture, sera essentielle pour renforcer la résilience de l’économie et améliorer la croissance inclusive. La mobilisation des recettes et la réduction des dépenses non prioritaires soutiendront ces objectifs tout en permettant l’assainissement budgétaire progressif nécessaire pour renforcer la soutenabilité de la dette.

« Dans ce contexte, il serait approprié de cibler un déficit primaire non pétrolier de 15,5 % du PIB non pétrolier dans le budget de l’exercice 2022. L’amélioration des recettes facilitera l’augmentation de l’assistance sociale et des dépenses d’investissement indispensables tout en réduisant le déficit primaire hors pétrole de 1,7 % du PIB hors pétrole par rapport à son niveau de 2021. À cette fin, il sera important d’augmenter le recouvrement des arriérés d’impôts, de réduire les exonérations fiscales et douanières, et de poursuivre fermement les réformes déjà engagées en matière de politique et d’administration fiscales, ainsi que la réduction des transferts aux entreprises publiques (EsP).

« À moyen terme, ces efforts budgétaires devraient être soutenus par une révision du régime fiscal dans le secteur pétrolier, une suppression plus importante des exonérations de TVA et une rationalisation des autres dépenses fiscales, une amélioration des pratiques de passation des marchés et une gestion plus efficace des investissements publics.

« Projetée à 94 % du PIB à la fin de 2021, la dette est soutenable mais des vulnérabilités importantes persistent. Les principaux sont les risques de liquidité et celles liées aux chocs négatifs sur les prix du pétrole. Alors que les besoins immédiats en liquidités sont soutenus par l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20, relever ces défis nécessitera une stratégie renforcée de gestion de la dette et une amélioration des statistiques de la dette. Ces mesures viendront compléter les remboursements substantiels en cours de la dette extérieure—suite à une restructuration des prêts commerciaux extérieurs—et les remboursements des arriérés intérieurs. En attendant l’apurement des arriérés extérieurs et la conclusion des négociations de restructuration en cours, la dette est classée comme étant en « détresse ».

« Le remboursement des arriérés intérieurs, qui permet de réduire les créances douteuses, renforce la stabilité financière. À cet égard, la finalisation rapide de l’audit des arriérés intérieurs accumulés au cours de 2019-2020 et la communication claire de tout nouveau plan de remboursement des arriérés intérieurs seront essentielles.

« L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique. Les mesures prévues comprennent le dépôt au Parlement de la nouvelle loi anti-corruption, l’audit et la publication des informations relatives à la production pétrolière et aux revenus pétroliers effectivement perçus par le gouvernement, ainsi que le renforcement de la gestion des finances publiques – par l’audit des dépenses liées à la pandémie, et l’adoption d’un contrôle et d’une transparence accrus des dépenses publiques et le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières.

« Un plus grand soutien des partenaires au développement sera essentiel à la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de réforme économique et structurelle des autorités.

« La mission a rencontré le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Rigobert Roger Andely, et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission du FMI a également rencontré des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur forte coopération et pour les discussions franches et constructives qui ont eu lieu».


[1] La FEC est un accord de prêt qui permet un engagement soutenu du programme à moyen et à long terme en cas de problèmes prolongés de balance des paiements.

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: EVA GRAF

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.ORG

Avec Sacer-infos par Stany Frank

FMI : Kristalina Georgieva, soutenue par les pays africains, sauve son poste à la tête du Fonds

octobre 12, 2021
La directrice générale Kristalina Georgieva rencontre le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi au Fonds monétaire international. © Joshua Roberts/FMI/Flickr Licence CC

Appuyée par les représentants de plusieurs États africains, mais également par la France et plusieurs pays européens, l’économiste bulgare a été maintenue, le 11 octobre, à la direction générale de l’institution multilatérale, après plusieurs semaines d’incertitude.

Dans un communiqué publié dans la nuit du 11 au 12 octobre, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé le maintien à son poste de Kristalina Georgieva, l’économiste et haut fonctionnaire bulgare à la tête de l’institution financière depuis le 1er octobre 2019.

« Le Conseil d’administration réaffirme sa pleine confiance dans le leadership de la directrice générale et dans sa capacité à continuer d’exercer efficacement ses fonctions. Le Conseil a confiance dans l’engagement de la directrice générale à maintenir les normes les plus élevées de gouvernance et d’intégrité au sein du FMI », indique le communiqué.

Allégations datant de son passage à la banque mondiale

Pendant plusieurs semaines et au cours de pas moins de huit sessions, le conseil d’administration du FMI a examiné le rôle joué – ou non – par l’ancienne numéro deux de la Banque mondiale dans diverses altérations supposées au classement Doing Business 2018.

À la suite d’une investigation confiée au cabinet d’avocats WilmerHale, la Banque mondiale avait annulé, le 16 septembre, la publication du rapport Doing Business, alléguant diverses manipulations commises à l’époque par les équipes sous la direction de Kristalina Georgieva, au profit notamment de la Chine. Une décision farouchement contestée par l’économiste de 68 ans.

L’EXAMEN DU RAPPORT WILMERHALE NE FOURNISSAIT PAS DE DÉTAILS SUR DES ÉLÉMENTS SUFFISAMMENT PRÉCIS

« Le Conseil d’administration a estimé que les informations présentées au cours de son examen ne démontraient pas de manière concluante que la directrice générale avait joué un rôle inapproprié concernant le rapport Doing Business 2018 lorsqu’elle était DG de la Banque mondiale », a conclu la direction du FMI.

Chasse aux sorcières

Le sort de Kristalina Georgieva, par ailleurs ancienne Commissaire européenne à la coopération internationale, faisait l’objet d’intenses spéculations ces dernières semaines, d’aucuns pointant une forte hésitation des États-Unis (16,5 % du capital du FMI) et du Japon (deuxième actionnaire avec 6,14 % du capital) à maintenir la responsable bulgare à son poste, sans un examen approfondi de son rôle à la Banque mondiale.

D’autres, parmi lesquels le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz, ont dénoncé une chasse aux sorcières et un règlement de comptes contre une dirigeante ayant bravé le conservatisme de Washington pour aider les pays du Sud face à la crise du Covid-19.

ELLE A ÉTÉ UN PARTENAIRE D’UNE VALEUR INESTIMABLE QUI A CONTRIBUÉ À NOS SUCCÈS COLLECTIFS

L’agence américaine Bloomberg rapportait récemment que selon des sources françaises (Paris détient 4,03 % des capitaux du FMI) et européennes, « l’examen du rapport WilmerHale ne fournissait pas de détails sur des éléments précis permettant de remettre directement en question la conduite de Mme Georgieva ».

Un rôle décisif

Dans un texte inédit, publié au début d’octobre par Jeune Afrique, une quinzaine de ministres africains de l’Économie et des Finances, étaient montés au créneau pour apporter leur soutien à la patronne du FMI.

« Kristalina Georgieva a joué un rôle décisif dans l’allocation générale sans précédent de droits de tirage spéciaux (DTS) équivalant à 650 milliards de dollars américains, en fournissant des liquidités et des réserves tampons à de nombreux pays qui se trouvaient dans le besoin. Elle s’est battue pour faire progresser le multilatéralisme et nous avons toujours su qu’elle était une ardente défenseure des nations en développement. Elle a été un partenaire d’une valeur inestimable qui a contribué à nos succès collectifs », ont-ils rappelé dans la tribune cosignée notamment par le Béninois Romuald Wadagni et l’Ivoirien Adama Coulibaly.

Les pays africains sont représentés au FMI par, entre autres, Ita Mary Mannathoko (Botswana), Willie Nakunyada (Zimbabwe), Osana Jackson Odonye (Nigeria) et Hossein Mirshojaeian Hosseini (Iran).

Avec Jeune Afrique par Joël Té-Lessia Assoko

Pourquoi Google débloque 1 milliard de dollars pour l’Afrique ?

octobre 9, 2021
Sundar Pichai est le PDG de Google depuis août 2015. © Reuters

Avec ce chèque, le géant américain entend financer des start-up digitales ainsi que la construction de câbles sous-marins pour améliorer l’accès à internet sur le continent.

Cet investissement « soutiendra la transformation numérique du continent », a déclaré Sundar Pichai, le PDG de Google et Alphabet, dans une vidéo préenregistrée publiée le 6 octobre. Google prévoit de mobiliser 50 millions de dollars supplémentaires pour financer des start-up dirigées par des Africains, soutenir des organisations à but non lucratif et collaborer avec les gouvernements, décideurs et entreprises du continent.

Sur les 1,3 milliard d’habitants de l’Afrique, environ 780 millions de personnes n’ont pas accès à internet. Pour y remédier, les grandes entreprises technologiques américaines comme Google et Facebook soutiennent des projets de câbles sous-marins conçus pour améliorer l’accès à internet et la vitesse de connexion.

Facebook finance par exemple le projet de câble 2Africa de 37 000 km qui reliera le continent à l’Asie et à l’Europe. Selon l’entreprise, une fois terminé, ce câble sera le plus long système de câblages sous-marins au monde.

DES CENTAINES DE MILLIERS D’EMPLOIS VONT ÊTRE CRÉÉS DANS LES TROIS PROCHAINES ANNÉES

Google entend, lui, contribuer à la construction du câble Equiano, qui doit augmenter la vitesse d’internet tout en diminuant les coûts de connectivité. Le câble doit relier le Portugal à l’Afrique du Sud en passant par le Nigeria et la Namibie, notamment. La première phase de ce projet doit être mise en service au second semestre de 2022 et des extensions sont prévues à l’avenir.

Vitesse du réseau multipliée par cinq au Nigeria

Grâce à Equiano, la vitesse du réseau internet au Nigeria devrait être multipliée par cinq et pourrait presque tripler en Afrique du Sud et en Namibie d’ici à 2025, avance une étude d’Africa Practice et de Genesis Analytics commandée par Google.

Cette même étude prévoit une chute des prix d’internet de 16 % à 21 % dans les trois pays au cours de la même période, laissant espérer une progression du taux de pénétration d’internet de plus de 7 points au Nigeria et en Afrique du Sud et de 9 points en Namibie.

Un mouvement qui doit générer des gains de croissance – chiffrés à respectivement 0,57, 0,32 et 0,56 point pour le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Namibie – et des créations d’emplois, à hauteur de 1,6 million au Nigeria, 180 000 en Afrique du Sud et 21 000 en Namibie entre 2022 et 2025.

Avantages remis en cause

Un accueil mitigé est toutefois réservé aux projets de câbles sous-marins financés par les multinationales. Sunil Tagare, fondateur et patron d’OpenCables, société pionnière dans le déploiement de câbles sous-marins à fibre optique, a souligné que les investissements dans les câbles africains existants pourraient être perturbés par les projets de Google et Facebook, soupçonnant ces derniers de développer une stratégie de division pour prendre le dessus sur les acteurs locaux.

Gbenga Adebayo, le président de l’Association nigériane des opérateurs télécoms (Alton) est lui aussi critique, estimant que les services gratuits offerts par Google et Facebook pourraient menacer la survie des opérateurs locaux. Le responsable nigérian ajoute que, contrairement aux opérateurs de réseau mobile locaux, Facebook et Google n’ont pas d’obligations fiscales envers les gouvernements des pays où ils opèrent.

Enfin, estimant que les régions côtières du Nigeria sont suffisamment bien pourvues grâce aux capacités des câbles sous-marins actuels, Gbenga Adebayo défend l’idée d’un renforcement de la dorsale en fibre optique à destination du reste du territoire, c’est-à-dire pour étendre l’accès au haut débit aux régions de l’intérieur du Nigeria.

Avec Jeune Afrique par David Whitehouse