Archive for the ‘Finances’ Category

Antoinette Sayeh, deuxième Africaine numéro deux du FMI après Ouattara

février 26, 2020

Antoinette Sayeh, en 2009

Antoinette Sayeh, en 2009 © IMF Staff Photo/Robert Giroux (CC)

 

Antoinette Sayeh, ancienne ministre des Finances du Liberia, devient directrice générale adjointe du Fonds monétaire international. Elle secondera la Bulgare Kristalina Georgieva, directrice générale de l’institution internationale depuis le mois de décembre dernier.

Antoinette Sayeh, 62 ans, rejoindra l’équipe de directeurs généraux adjoints qui épaulent Kristalina Georgieva dans ses missions à la tête de FMI, à compter du 16 mars, après le feu vert du conseil d’administration.

Kristalina Georgieva salue, à l’occasion de la nomination, les huit années passées à la tête du département Afrique du FMI par Antoinette Sayeh (2008-2016). À ce titre, la Libérienne a mené une « transformation en profondeur de la relation entre le FMI et nos pays membres africains », décrit Kristalina Georgieva. Elle était alors devenue la première femme à diriger ce département.

Confrontée à des dysfonctionnements au sein de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), elle a notamment dû gérer la crise entre le FMI et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ou encore suspendre toute aide du FMI au Mozambique, pris sur le fait de dissimulation de dette à hauteur d’un milliard de dollars.

Antoinette Sayeh était également en première ligne pour réagir aux conséquences économiques de l’épidémie d’Ebola en 2014, après avoir mené une croisade contre les subventions aux produits énergétiques et agricoles.

Retour au FMI

Dès 2010, Antoinette Sayeh confiait à Jeune Afrique sentir le tropisme africain de Dominique Strauss-Kahn, devenu entre temps conseiller économique de nombreux États africains.

Inquiète du péril du chômage de masse en Afrique, Antoinette Sayeh n’oublie pas la relation entre les politiques budgétaires et les efforts de lutte contre la pauvreté.

Après une parenthèse de quatre ans, au cours de laquelle l’ancienne ministre des Finances du Liberia (2006-2008) est chercheuse invitée au Centre de recherches pour le développement international au Canada, associé aux travaux de la Banque mondiale, elle revient donc dans les bureaux du FMI.

Un pied au Liberia, un à Washington

Le va-et-vient entre les institutions publiques libériennes et les institutions multilatérales lui est familier : après un début de carrière en tant que fonctionnaire aux ministères des Finances et de la Planification du Liberia, elle avait ensuite passé 17 ans à différents postes à responsabilités au sein de la Banque mondiale.

Désormais si près du sommet du FMI qu’un Africain puisse être (la direction de l’institution revenant par coutume à un Européen), Antoinette Sayeh, titulaire d’une licence en économie et d’un doctorat en relations économiques internationales obtenues dans des universités américaines, emboîte le pas à Alassane Ouattara, DGA de l’organisation de 1994 à 1999.

Avec Jeuneafrique par Anthony Drugeon

Coronavirus: la Banque de France s’apprête à réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2020

février 25, 2020

La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,1% du PIB en 2020.

La Banque de France prévoyait une croissance de 1,1% du PIB en 2020.
La Banque de France prévoyait une croissance de 1,1% du PIB en 2020. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La Banque de France s’apprête à réviser «légèrement» à la baisse sa prévision de croissance pour 2020 en raison du coronavirus. Elle attendait jusqu’ici à 1,1%. Cette révision est la cause des conséquences de l’épidémie liée au nouveau coronavirus, a indiqué mardi son gouverneur François Villeroy de Galhau.

«Nous allons très certainement la réviser légèrement à la baisse» lors de la prochaine actualisation des prévisions de la banque centrale le 23 mars prochain, a déclaré son gouverneur lors d’une intervention au ministère des Affaires étrangères.

Par Le Figaro avec AFP

Tidjane Thiam laisse Credit Suisse avec des bénéfices au plus haut depuis 2010

février 15, 2020

Tidjane Thiam, patron de Credit Suisse, à New York, le 25 septembre 2019

Tidjane Thiam, patron de Credit Suisse, à New York, le 25 septembre 2019 © Mark Lennihan/AP/SIPA 

À la veille de céder son siège à la tête de Credit Suisse, le directeur général franco-ivoirien a présenté des résultats records. L’aboutissement d’un programme de redressement de la banque zurichoise entamé il y a cinq ans.

« Je suis fier de ce que le Credit Suisse a réalisé pendant mon mandat. Nous avons remis le Credit Suisse sur de bons rails et nos résultats de 2019 montrent que nous pouvons être durablement rentables », a déclaré Tidjane Thiam lors de la présentation des résultats annuels de la banque helvète, dont il vient d’être contraint de quitter la direction.

Au titre de 2019, Credit Suisse affiche en effet un bénéfice avant impôts de 4,7 milliards de francs suisses (4,4 milliards d’euros) – contre 3,4 milliards un an auparavant -, soit un bond de 40 % et une performance jamais atteinte depuis dix ans.

Et c’est sans doute en raison de ces bénéfices records que le financier de 57 ans a tenu à présenter en personne, et dans le détail, les résultats 2019 de Credit Suisse avant de passer la main et le micro à son successeur, Thomas Gottstein. Un exposé en forme de défense du bilan de ses cinq années passées à la tête de la deuxième banque du pays.

Envolée de performances

En outre, le bénéfice net attribuable aux actionnaires a progressé de 69 % à 3,4 milliards de francs suisses sur l’année, au-dessus des prévisions des analystes de 3,2 milliards de francs suisses. Tandis que pour le seul quatrième trimestre de 2019, la banque suisse a affiché un bénéfice net de 852 millions de francs suisses. Un résultat à nuancer puisqu’à la même période en 2018, un mini-crack boursier était venu ternir les bilans des sociétés cotées à la bourse de Zurich.

Le chiffre d’affaires de la banque a lui atteint 22,4 milliards de francs suisses, contre 20,9 milliards en 2018. Le rendement des fonds propres tangibles a atteint 9 % en 2019, en hausse de 5 % par rapport à 2018, cependant que Credit Suisse vise 10 % en 2020.

Le conseil d’administration propose le versement d’un dividende de 0,2776 franc suisse par action, à comparer à la rémunération de 0,2625 franc au titre de 2018.

Recentrage vers la gestion de fortune

Après avoir mené avec succès le redressement de l’assureur Prudential, de 2009 à 2014, Tidjane Thiam avait pris ses fonctions en juillet 2015 avec pour mission de restructurer la banque, et réorientant les activités vers la gestion de fortune au dépens de l’activité banque d’affaires.

Notre banque a beaucoup changé depuis 2015

« Notre objectif était de devenir une banque générant une croissance rentable, conforme et de qualité. De 2016 à 2019, nous avons développé nos affaires de gestion de fortune et généré des afflux net de nouveaux capitaux de 121 milliards de francs, et notre bénéfice avant impôts lié à la gestion de fortune a enregistré une croissance à deux chiffres (+15 %) pendant quatre années de suite, passant de 2,7 milliards de francs en 2015 à 4,7 milliards de francs en 2019 », a ajouté Tidjane Thiam.

Et d’en conclure : « notre restructuration a été un succès et notre performance en 2019, première année après cette restructuration, illustre à quel point la banque a changé depuis 2015. »

Pas d’annonce de mandat politique

Contraint à quitter Credit Suisse une semaine auparavant, à la suite du scandale d’espionnage qui a éclaboussé le colosse de Zurich en 2019, et touchant de près son proche collaborateur d’alors, Pierre-Olivier Bouée, le directeur général n’a pas donné de piste quant à son futur immédiat.

Il a en effet indiqué lors de la conférence aux investisseurs qu’il allait à présent « se reposer et passer du temps avec sa famille ». Alors que d’aucuns espéraient une déclaration quant à un possible futur mandat politique.

Avec Jeuneafrique par Aurélie M’Bida 

 

Angola : la justice portugaise gèle les avoirs d’Isabel dos Santos

février 11, 2020

 Isabel dos Santos

Isabel dos Santos © AP Photo/Paulo Duarte/SIPA

 

La décision a été prise à la demande de la justice angolaise dans le cadre d’une enquête pour mauvaise gestion et détournement de fonds durant le mandat d’Isabel dos Santos à la tête de la société pétrolière publique Sonangol.

Nouveau coup dur pour la fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos. La justice portugaise a gelé les avoirs d’Isabel dos Santos, selon des informations publiées mardi 11 février par le quotidien portugais Expresso.

La mesure a été prise à la demande de la justice angolaise, qui a mis en examen, fin janvier, la femme d’affaires angolaise pour mauvaise gestion et détournement de fonds lors de son temps à la tête de la compagnie nationale pétrolière Sonangol, de juin 2016 à novembre 2017.

La justice angolaise enquête notamment sur des transferts d’un montant de 115 millions de dollars qui seraient partis des comptes de Sonangol pour aller vers une société à Dubaï contrôlée par Isabel dos Santos. Cette dernière, qui peut contester le gel, n’a pas officiellement réagi dans l’immédiat.

« Luanda Leaks »

Cette décision est la dernière étape de derniers mois très difficiles pour Isabel dos Santos. Fin décembre 2019, la justice angolaise avait annoncé le gel préventif de ses avoirs, une mesure  – contestée par la fille de l’ex-président angolais – visant à obtenir le paiement à l’État d’un préjudice estimé à 1,1 milliard de dollars.

Quelques jours après, le Portugal avait annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les fonds angolais investis dans le pays. Enfin, mi-janvier, les révélations des « Luanda Leaks », levant le voile sur les dessous de l’empire financier d’Isabel dos Santos et de son mari Sindika Dokolo, avaient fini d’écorner l’image de femme d’affaires à succès de la milliardaire angolaise.

Le gel de ses avoirs au Portugal intervient alors qu’Isabel dos Santos a annoncé sa sortie de deux de ses importantes positions dans le pays, la banque Eurobic et le groupe énergétique Efacec.

Avec Jeuneafrique.com par Estelle Maussion

Monnaie unique : le Nigeria souhaite un report du lancement de l’eco

février 11, 2020

Muhammadu Buhari

Muhammadu Buhari © Cliff Owen/AP/SIPA

 

Dans une déclaration sur son compte Twitter, la présidence nigériane demande un report du lancement de l’eco, future monnaie unique d’Afrique de l’Ouest, et qui vise à remplacer entre autres le franc CFA. Pour Abuja, les critères de convergence établis dans la feuille de route des pays membres de la Cedeao, et nécessaires à la mise en place de l’eco, ne sont pas encore remplis.

Nouvelle étape dans la guerre de tranchées amorcée il y a plusieurs semaines quant à l’adoption d’une future monnaie unique par les États d’Afrique de l’Ouest.

Après une première réaction, mi-janvier, des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), qui ont dénoncé la décision « unilatérale » de renommer le CFA en « eco », le Nigeria réitère. « La position du Nigeria sur l’eco est que les critères de convergence (entre États) n’ont pas été atteints par la majorité des pays » devant adopter cette monnaie commune, a indiqué la présidence nigériane sur son compte Twitter dans l’après-midi du lundi 10 février. Et d’ajouter : « Il doit par conséquent y avoir un report du lancement de la monnaie unique ».

La sortie nigériane de ce lundi s’annonce comme un avant-goût de la future réunion des ministres pays anglophones qui, selon les informations de Jeune Afrique, devrait se tenir vendredi 14 février à Freetown, en Sierra Leone.

Critères de convergence

Les quinze pays membres de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont le Nigeria est membre, avaient indiqué l’an dernier qu’ils souhaitaient lancer l’eco en 2020, après bientôt quarante ans de débats. Mais fin décembre, huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’eco et de distendre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’euro.

L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’une visite de son homologue français, Emmanuel Macron, au lendemain d’un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.

Le Nigeria et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment anglophones, avaient en effet trois semaines plus tard dénoncé cette décision, affirmant qu’elle n’était « pas conforme » au programme adopté récemment par l’ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique. Pour ces pays non CFA, il n’est pas envisageable que le nom « eco » soit associé à une monnaie qui ne remplit pas les critères retenus par tous à Abuja en juin 2019. Ce que rappelle le tweet du 10 février.

Jeuneafrique.com par Aurélie M’Bida – avec AFP

Biens mal acquis : Denis Christel Sassou Nguesso mis en examen en France

février 8, 2020

Denis Christel Sassou Nguesso

Denis Christel Sassou Nguesso © Fondation Perspectives d’Avenir

 

Le fils du président Denis Sassou Nguesso a été inculpé en décembre 2019 par la justice française, dans l’affaire des biens mal acquis, qui vise le patrimoine de la famille Nguesso.

C’est pour « blanchiment de détournement de fonds publics » que Denis Christel Sassou Nguesso a été mis en examen par le juge d’instruction chargé de l’enquête principale dans l’affaire des biens mal acquis, qui vise des soupçons d’acquisition frauduleuse de patrimoine par différentes familles dirigeantes africaines à partir de fonds publics.

Âgé de 45 ans, Denis Christel Sassou Nguesso a été jusqu’en 2016 le numéro 2 de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC). Député d’Oyo, au nord du pays, il a nié avoir toute ambition présidentielle pour le scrutin prévu en 2021, lors d’un entretien à Jeune Afrique en août 2018.

Dans un rapport rendu public également en août dernier, l’ONG britannique Global Witness l’a accusé d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars des fonds publics en 2014.

Le président Sassou Nguessso contre-attaque

Denis Christel Sassou Nguesso est le premier membre de la famille du président congolais à être poursuivi dans ce volet de l’affaire depuis une première série de mises en examen en 2017, notamment pour des faits de recel et blanchiment de détournement de fonds publics. À l’époque, une fille du président et son mari, Julienne Sassou Nguesso et Guy Johnson, avaient alors été mis en examen en juin 2017, suivis quelques semaines après par deux neveux du président, Wilfrid et Edgar Nguesso, ainsi que la mère de ce dernier, Catherine Ignanga.

Le changement de juge d’instruction, à la fin de l’été 2017, avait ralenti le rythme des investigations avant un regain d’activité l’an dernier, marqué par de nombreuses auditions chez les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), selon d’autres sources proches du dossier. Dans cette enquête, le notaire Jean-Michel Normand et une dirigeante de l’agence immobilière AICI, Elisabeth Gandon, ont aussi été mis en examen en décembre dernier, avait dévoilé à l’époque le quotidien Le Monde.

En février 2016, le président Sassou Nguesso avait contre-attaqué, portant plainte pour « escroquerie au jugement », notamment contre l’ONG Transparency international. « Tant que cette plainte n’aura pas été totalement examinée, il ne sera pas répondu sur le fond de ce dossier potentiellement illégal », a réagi auprès de l’AFP Me Jean-Marie Viala, avocat de la famille Nguesso. Plusieurs biens immobiliers, dont deux appartements à Paris au nom d’Antoinette Sassou Nguesso, l’épouse du président congolais, ont été confisqués par la justice française.

Ouverte en 2009 à Paris après une plainte de trois associations, l’enquête porte également sur le patrimoine de la famille Bongo, à la tête du Gabon. Le volet portant sur la Guinée équatoriale s’est, lui, conclu par le récent procès en appel de Teodoro Obiang Nguema, vice-président du pays, qui attend lundi la décision de la cour d’appel de Paris.

Avec Jeuneafrique.com avec AFP

France/Marne : une habituée d’un casino gagne le jackpot de 95.251 euros

février 2, 2020

Elle avait misé 50 centimes à trois reprises aux machines à sous avant d’obtenir la bonne combinaison.

C’est un véritable pactole. Une femme originaire d’Épernay, dans le nord de la Marne, a remporté le jackpot du casino JOA du Lac du Der samedi 1er février, selon France Bleu Champagne-Ardenne. Un jackpot à hauteur de 95.251 euros.

Cette habituée de l’établissement, situé à Giffaumont-Champaubert, avait misé 50 centimes à trois reprises aux machines à sous. Elle préfère rester anonyme. «J’avoue que la gagnante était abasourdie, il lui a fallu quelques secondes avant de prendre conscience de ce qu’il se passait, elle était évidemment très contente», explique le directeur Éric Lerat à la radio locale.

Le jackpot, de 82.201 euros après le passage des impôts, représente le plus gros de l’histoire du casino. Le dernier record, de 27.100 euros, remonte à 2015. «C’est une chose extraordinaire qui se passe dans l’histoire d’un casino, ça n’arrive pas tous les jours», se réjouit Éric Lerat avant d’ajouter : «Pour nous, c’est aussi une publicité énorme car ça prouve qu’au casino, ça gagne

«Tout le monde a été épaté et groggy en même temps parce que l’on se demandait quand ce record tomberait. C’est un temps fort dans la vie d’un casino », confie-t-il également à L’Union. D’après le quotidien régional, l’établissement en question occupe la 55e place du classement national des casinos.

Par Le Figaro.fr

Un banquier d’Isabel dos Santos retrouvé mort à Lisbonne

janvier 23, 2020

Isabel dos Santos, le 15 mars 2019.

Isabel dos Santos, le 15 mars 2019. © Unitel Angola/AP/SIPA

 

Le gestionnaire des comptes d’Isabel dos Santos a été retrouvé mort mercredi 22 janvier, trois jours après la publication des Luanda Leaks, qui accusent la femme la plus riche d’Afrique d’avoir « siphonné les caisses du pays » et citent le nom du banquier.

Un banquier portugais, dont le nom apparaît dans les « Luanda Leaks » et qui travaillait pour la banque Eurobic dont la fille de l’ex-président angolais Isabel dos Santos est l’actionnaire principale, a été retrouvé mort mercredi 22 janvier 2020 à Lisbonne et se serait probablement suicidé.

« Le corps » de Nuno Ribeiro da Cunha « a été retrouvé hier soir et tous les indices portent à croire qu’il s’agit d’un suicide », a indiqué un porte-parole de la police portugaise.

L’homme de 45 ans, qui travaillait pour la banque Eurobic, dont Isabel dos Santos est l’actionnaire principale, a été comme elle mis en cause mercredi par la justice angolaise.

Gestionnaire des comptes d’Isabel dos Santos

Le nom de Nuno Ribeiro da Cunha apparaît dans les documents des « Luanda Leaks », l’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publiée dimanche et qui accusait Isabel dos Santos d’avoir « siphonné les caisses du pays » africain.

Selon les médias portugais, le banquier était le responsable de la banque privée au sein d’Eurobic et le gestionnaire des comptes d’Isabel dos Santos.

La fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos a été formellement accusée en Angola de toute une série de délits, parmi lesquels fraude, détournement de fonds et blanchiment d’argent. Elle est également visée par des accusations de trafic d’influence, d’abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol.

Eurobic avait coupé les ponts avec Isabel dos Santos

Le procureur général angolais Helder Pitta Gros est arrivé jeudi à Lisbonne où il doit rencontrer son homologue portugais, a confirmé le ministère public, sans donner plus de précisions.

Après la mise en cause d’Isabel dos Santos dans l’enquête du Consortium, Eurobic avait annoncé sa décision de mettre fin à toute « relation commerciale » avec sa principale actionnaire.

Mercredi, Eurobic a indiqué que la femme d’affaires allait vendre ses parts au sein de la banque. Selon les médias portugais, elle aurait transféré des fonds d’origine douteuse au Portugal via cette banque.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Angola/« Luanda Leaks » : fin de partie pour José Eduardo dos Santos

janvier 23, 2020

José Eduardo dos Santos, l'ex-président angolais avec sa femme Ana Paula, au premier plan. Sa fille Isabel dos Santos, au côté de son époux, Sindika Dokolo, au second plan.

José Eduardo dos Santos, l’ex-président angolais avec sa femme Ana Paula, au premier plan. Sa fille Isabel dos Santos, au côté de son époux, Sindika Dokolo, au second plan. © Bruno Fonseca/REA

 

Les « Luanda Leaks » signent probablement la fin de la saga Dos Santos. L’ancien président angolais n’est pas à l’abri de poursuites internationales, d’autant qu’il n’est pas protégé par l’immunité en dehors de l’Angola.

Avant de céder le pouvoir à son ministre de la Défense en août 2017, José Eduardo dos Santos pensait avoir pérennisé son mode de gouvernance et sécurisé l’avenir des siens. Pourtant, en à peine cinq mois, deux de ses enfants furent exclus de la direction d’institutions majeures du pays à la tête desquelles il avait pris soin de les placer.

Isabel, « sa » princesse bien-aimée, dut quitter la présidence de la toute puissante société pétrolière avant que son fils, José Filomeno, ne soit limogé du Fonds souverain. Ce dernier passa même six mois en prison. Son autre fille, Tchizé, fut déchue quant à elle de son poste de députée en raison d’absences répétées.

Même s’il dut assumer le camouflet de ne pas être réélu à la tête du MPLA en septembre 2018, José Dos Santos ne fut toutefois pas attaqué frontalement, l’offensive se concentrant en priorité sur ses enfants. Mais dans l’ombre, un important travail d’investigation était mené, tant par les services secrets que par le Service de recouvrement des actifs (SRA), bien épaulé par des experts américains. Un des objectifs était de démonter les mécanismes de siphonnage de l’économie nationale réalisé au profit de « la Dos Santos Company », pour reprendre le titre d’un livre récent d’Estelle Maussion.

Fin de la saga Dos Santos

La bataille finale fut lancée à la fin de l’année dernière d’une manière quelque peu anecdotique. Le 7 décembre, l’Assemblée nationale approuva en effet l’émission de nouveaux billets de banque avec la seule effigie du premier président, Agostinho Neto. La disparition de celle de José Dos Santos était tout un symbole, annonciateur d’une offensive d’une autre dimension.

Celle-ci vint très rapidement sous la forme d’une saisie-arrêt conservatoire décidée par le Tribunal provincial de Luanda sur des actifs détenus en Angola par Isabel Dos Santos et son mari. Au-delà de la description précise des avoirs du couple, les attendus de l’ordonnance mettaient pour la première fois directement en cause l’ancien président dans le dossier du rachat et du financement du joaillier genevois De Grisogono. Le message fut bien reçu par l’intéressé qui prit la peine de répondre par écrit aux accusations.

Même si les « Luanda Leaks » focalisent l’attention sur Isabel Dos Santos, on ne peut oublier qu’en filigrane apparaît son père qui a rendu possible cette accumulation de richesse

C’est dans ce contexte de plus en plus tendu qu’interviennent les révélations des « Luanda Leaks », importantes de par l’écho international qui lui sont réservées. Elles méritent toutefois plusieurs remarques. Tout d’abord, ces révélations ne sont pas une surprise pour un certain nombre d’observateurs de la réalité angolaise. Elles ne font que confirmer leurs analyses tout en démontant de manière chirurgicale l’ingénierie financière mise en place. Ne s’en étonneront que ceux qui ont voulu ne rien voir ou s’en accommoder.

Même si les « Luanda Leaks » focalisent l’attention sur la personne d’Isabel Dos Santos, on ne peut oublier qu’en filigrane apparaît son père qui a rendu possible cette accumulation de richesse, notamment par des décrets présidentiels accordant nombre d’avantages à sa famille. Par ailleurs, le moment de la diffusion des révélations n’est pas anodin et pourrait bien s’inscrire dans un plan de bataille savamment conçu.

On peut enfin s’interroger sur l’origine de ces révélations. Travail de hackeurs très certainement. Mais une partie des informations pourrait avoir une autre source : le SRA déjà cité, des organes de renseignement étrangers et pourquoi pas des insiders au système Dos Santos à l’instar de son ancien vice-président qui continue de bénéficier de la protection de João Lourenço.

Les « Luanda Leaks » signent probablement la fin de la saga Dos Santos et l’ancien président n’est pas à l’abri de poursuites internationales, d’autant qu’il n’est pas protégé par l’immunité en dehors de l’Angola. Réfugié en Espagne pour des raisons médicales, il pourrait être inquiété et condamné à l’errance.

Triste fin pour celui que l’on surnommait l’« architecte de la paix ». Cette menace explique sans doute pourquoi Lopo do Nascimento, un ancien Premier ministre, non suspect de sympathie envers l’ancien président a déclaré qu’il fallait « malgré tout le protéger, car cette situation est humiliante pour l’Angola .

Jeuneafrique.com par Daniel Ribant

Auteur de « L’Angola de A à Z », paru chez L’Harmattan

Les actions de la société de cannabis Hexo chutent après l’annonce de jeudi

décembre 27, 2019
© Fournis par La Presse canadienne
 

OTTAWA — Les actions de la société de cannabis Hexo ont chuté de 21 % vendredi avant-midi à la Bourse de Toronto, après que l’entreprise eut annoncé qu’elle émettrait environ 15 millions de nouvelles actions, une décision qui pourrait diluer la valeur de ses actions existantes.

Les actions ont chuté à un nouveau creux de 26 mois, à 2,03 $, au premier jour de transactions à Toronto après la pause de Noël, en baisse par rapport à un taux de clôture de 2,57 $ la veille de Noël.

Hexo a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec des investisseurs institutionnels pour l’achat et la revente de 14,97 millions d’actions ordinaires à 1,67 $US par action, ce qui représente une aubaine de 14 % par rapport à son taux de clôture de 1,94 $US mardi à la Bourse de New York. L’offre devrait venir à échéance le 30 décembre.

Les actions à double cotation ont glissé à 1,53 $US à New York jeudi, mais ont rebondi jusqu’à 1,67 $US vendredi.

Hexo dit qu’elle a l’intention d’utiliser les 25 millions $US qu’elle prévoit générer par le biais de l’émission d’actions pour le fonds de roulement et pour financer la recherche afin de faire avancer ses «stratégies d’innovation».

L’entreprise a également annoncé un accord pour soumettre aux investisseurs des bons de souscription d’actions de cinq ans pour permettre l’achat de 7,5 millions d’actions supplémentaires à 2,45 $US par action.

Hexo a annoncé en octobre qu’elle supprimait 200 emplois pour s’adapter aux revenus futurs et assurer la viabilité à long terme de l’entreprise.

À la mi-décembre, Hexo a déclaré une perte de 62,4 millions $ pour le trimestre terminé le 31 octobre. La perte avait été de 12,8 millions $ au même trimestre un an plus tôt. Les revenus nets sont passés de 5,7 millions à 14,5 millions $.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:HEXO)

La Presse canadienne