Archive for the ‘Finances’ Category

Afrique du Sud: visé par une enquête, le ministre des Finances dans la tourmente

octobre 9, 2018

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, le 27 février 2018 lors de sa prestation de serment au Capn / © AFP/Archives / RODGER BOSCH

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, se trouvait mardi dans la tourmente, visé par une enquête après avoir reconnu s’être entretenu avec un trio de sulfureux hommes d’affaires proches de l’ex-président Jacob Zuma.

« La médiatrice va enquêter sur les allégations de conduite frauduleuse qui visent le ministre des Finances », a déclaré à l’AFP sa porte-parole, Oupa Segalwe.

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train sur une éventuelle démission ou une éviction de M. Nene, 59 ans, nourrissant l’inquiétude des marchés financiers.

L’affaire a démarré mercredi dernier, lorsque le ministre a raconté à une commission d’enquête qu’il avait été remercié par M. Zuma pour avoir refusé la signature d’un juteux contrat nucléaire favorable aux frères Gupta, proches de M. Zuma.

L’ancien chef de l’Etat a été contraint à la démission en février, poussé vers la sortie par son parti en raison de nombreux scandales de corruption dans lesquels il est mis en cause. Il a toujours ces accusations.

Titulaire du portefeuille des Finances depuis 2014, M. Nene en a été écarté en décembre 2015. Il l’a retrouvé il y a huit mois, nommé par le successeur de M. Zuma, Cyril Ramaphosa.

Lors de son témoignage, le ministre a concédé avoir rencontré les Gupta à leur domicile.

Mais il a catégoriquement nié les accusations d’un parti d’opposition, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), qui l’accuse d’arrangements douteux avec les Gupta lorsqu’il était vice-ministre des Finances puis patron du fonds de pension des fonctionnaires (PIC).

Le lendemain, M. Nene a publié une lettre pour s’en excuser, concédant une « faute et une « erreur de jugement ».

« Je vous dois, en tant que serviteur de l’Etat, une conduite irréprochable (…) Ces visites jettent un doute sur ma conduite. Je les regrette profondément et demande votre pardon », a-t-il écrit.

Loin de calmer les critiques, son courrier n’a fait que relancer les accusations et les appels au départ du ministre.

La presse locale a rapporté pendant le week-end que M. Nene avait présenté sa démission à M. Ramaphosa, désormais pressé de toutes parts de trancher sur le sort du ministre.

« Le président est conscient de l’urgence de la situation et il s’est engagé à la résoudre le plus vite possible, d’une façon ou d’une autre », a déclaré sa porte-parole, Khusela Diko, aux journalistes, « sa décision est imminente ».

« Le maintenir à son poste de ministre des Finances n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique du Sud », a insisté le porte-parole des EFF, Mbuyiseni Ndlozi, « le Trésor ne peut pas être dirigé par une personne dépourvue d’intégrité ».

Depuis son arrivée au pouvoir en février, M. Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en difficulté depuis la crise financière de 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 15h39)

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La Bourse de Shanghai dévisse sous le poids des tensions sino-américaines

octobre 8, 2018

Photo d’archives du 25 septembre 2018, un investisseur à la Bourse de Shanghai. / © AFP/Archives / Johannes EISELE

Les places boursières chinoises ont dégringolé lundi, subissant le contrecoup de l’escalade généralisée des tensions avec les États-Unis pendant la semaine écoulée, alors que les marchés du géant asiatique étaient fermés.

A la Bourse de Shanghai, l’indice composite a terminé en repli de 3,72% à 2.716,51 points, tandis que la place de Shenzhen cédait 3,83% à 1.386,28 points. Les deux marchés sont restés fermés la semaine dernière pour cause de fête nationale chinoise, au moment où les relations avec les États-Unis se dégradaient fortement.

Les relations avec les États-Unis ont été notamment marquées la semaine dernière par des informations de l’agence financière Bloomberg selon lesquelles de minuscules puces informatiques auraient été insérées dans des ordinateurs américains fabriqués en Chine afin de voler des secrets technologiques américains.

Ces informations ont pénalisé lundi les valeurs technologiques, notamment le groupe de télécommunications ZTE, qui a cédé plus de 8%. ZTE a déjà fait l’objet de sanctions aux États-Unis et a été menacé de faillite ces derniers mois à la suite de menaces de l’administration Trump.

Le discours du vice-président américain Mike Pence, qui s’est livré jeudi à un réquisitoire en règle contre Pékin, accusé de travailler à la défaite de Donald Trump, a pu aussi agir sur le moral des investisseurs.

D’autant que des navires de guerre chinois et américain se sont dangereusement approchés en mer de Chine.

Cette chute intervient alors que la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait réduire d’un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques, la quatrième baisse de cette année visant à les encourager à accorder davantage de crédits aux petites entreprises et au secteur privé.

Ces réductions successives doivent permettre à la Chine d’amortir l’impact économique des taxes imposées par le président américain, Donald Trump, sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, environ la moitié des exportations du pays vers les États-Unis.

A Hong Kong, à 40 minutes de la clôture, l’indice Hang Seng était en repli de 1,18%.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 10h22)

Un livre épingle le coût des « prédateurs » de la finance

septembre 26, 2018

L’un des auteurs, le journaliste Denis Robert, ici en 2010 avec son avocat Herve Temime lors de son acquittement au procès Clearstream / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Une chaîne de hamburgers, une raffinerie texane et des mines d’uranium africaines: un livre des journalistes Catherine Le Gall et Denis Robert décrypte les montages financiers de ces trois acquisitions et dénonce les « prédateurs » qui agissent selon eux aux dépens de l’Etat.

« Les prédateurs mettent en place dans les systèmes des hommes à eux », explique lors d’une rencontre avec la presse M. Robert, à l’occasion de la sortie jeudi du livre « Les Prédateurs » aux éditions du Cherche Midi.

« Ils ont à chaque fois pour cible une entreprise publique. Dans le cas de Quick, la Caisse des dépôts et consignations (CDC); dans celui de la raffinerie de Pasadena (Texas) le groupe public brésilien Petrobras, et Areva dans celui d’Uramin », détaille-t-il.

« Ce sont trois affaires, qui sont apparemment indépendantes, qui fonctionnent sur la même mécanique », affirme M. Robert.

« Dans les trois cas, on voit le rôle des experts qui effectuent une expertise qui est bidon », relate le journaliste. « Ces expertises ont pour but de gonfler les prix et de faire cracher de l’argent public, avec l’aide de complices à l’intérieur », assure-t-il.

Dans cet ouvrage, les deux auteurs reviennent sur la vente de la chaîne Quick en 2007 à la filiale de la CDC Qualium, pour 760 millions d’euros, un bien, selon eux, « incroyablement surévalué ». Deux années plus tôt, la chaîne de hamburgers était estimée à 300 millions d’euros.

A partir de l’affaire Quick, les journalistes prennent comme fil conducteur de leur enquête le milliardaire belge Albert Frère, actionnaire de Quick, et le magnat canadien Paul Desmarais.

Tous deux sont présentés comme « un duo de milliardaires ayant bâti leurs fortunes grâce à des hommes bien placés ». « On ne peut pas dire que ce soit illégal, mais on assume de dire que c’est immoral », commente Mme Le Gall.

En suivant ces deux financiers, les journalistes remontent jusqu’à la vente d’une raffinerie à Pasadena en 2005 au groupe public pétrolier brésilien Petrobras pour 1,18 milliard de dollars, alors qu’elle avait été achetée 42,5 millions sept années plus tôt par un groupe appartenant à Albert Frère.

Ils arrivent finalement à l’achat controversé d’Uramin par Areva en 2007 pour 1,8 milliard de dollars, une affaire au coeur de deux informations judiciaires en France.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la CDC n’a pas souhaité commenter le livre. Il a rappelé que la CDC était « actionnaire » de sa filiale Qualium et estimé qu’elle « n’avait donc aucune prise sur les décisions de l’époque ».

Romandie.com avec(©AFP / (26 septembre 2018 12h04)

Fraude aux importations chinoises: l’UE donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 mds d’euros

septembre 24, 2018

L’UE donne deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

La Commission européenne a donné lundi « deux mois » au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen, lui reprochant d’avoir frauduleusement laissé entrer en Europe des produits chinois soumis à un niveau de taxes inadéquat.

Cette demande, qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure dite « d’infraction » engagée par Bruxelles, menace d’exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE », explique Bruxelles dans un communiqué.

« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction, qui avait été lancée en mars par l’UE, à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

L’Olaf avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.

Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE.

L’Olaf, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».

D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017.

Cette fraude a selon elle « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».

L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié »: le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.

Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur futur relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 13h07)

L’éther, une cryptomonnaie victime du succès de sa blockchain

septembre 21, 2018

Londres – L’ether, la deuxième monnaie virtuelle en matière de capitalisation derrière le bitcoin, a subi une chute de son cours ces dernières semaines. En cause, des inquiétudes sur la capacité de sa blockchain, Ethereum, à faire face à son succès.

Si l’ensemble des cryptomonnaies a connu un début de mois difficile, l’ether, né en 2015 avec la blockchain Ethereum, a été particulièrement éprouvé, lâchant près de 20% en trois semaines.

Au-delà de la décision de Goldman Sachs de suspendre son projet de plateforme d’échanges, qui a pénalisé l’ensemble du secteur, l’ether a souffert de propos tenus par Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, un protocole d’échanges décentralisé et inviolable.

« L’espace de la blockchain arrive à un point où il y a un plafond en vue », a déclaré le 8 septembre à l’agence Bloomberg le programmeur russo-canadien de 24 ans, qui a depuis cherché à atténuer ses propos.

Vitalik Buterin, devenu multimillionnaire grâce à Ethereum, « ne fait pas le boulot qu’il est supposé faire: accroître la confiance des entreprises dans la technologie et leur apporter ce dont elles ont besoin, c’est-à-dire de la scalabilité », a jugé Naeem Aslam, analyste pour Think Markets et détenteur de cryptomonnaies.

– Embouteillage sur la blockchain –

Scalabilité. Ce terme, qui exprime la capacité d’une blockchain à gérer une quantité croissante d’utilisateurs, est « probablement le défi numéro un » auquel est confronté Ethereum, selon des propos tenus il y a un an par M. Buterin.

Contrairement à la blockchain Bitcoin, Ethereum n’a pas pour principale fonction de créer une seule monnaie mais d’héberger des logiciels ou des « smart contracts » (contrats intelligents).

Ces programmes permettent notamment de déclencher automatiquement des transactions lorsqu’une certaine condition est remplie. Par exemple, dans le cas de paris sportifs, l’argent misé pourrait être instantanément réparti entre les gagnants une fois le résultat connu, sans nécessiter l’intervention d’une tierce partie.

C’est également à partir d’Ethereum qu’ont été effectués plus des deux tiers des ICO (initial coin offerings), des levées de fonds en monnaies virtuelles – souvent en ether.

Le nombre d’ICO a explosé en 2017, contribuant à la hausse des cours de l’ether dont le prix a été multiplié par plus de 160 en un an, avant de commencer à s’effondrer en janvier.

Problème: l’engouement autour des ICO a parfois saturé le réseau de la blockchain.

« Plus vous avez de besoins et plus vous avez de probabilités d’engorgement du réseau », souligne auprès de l’AFP Jérôme de Tychey, président d’Asseth, une association dédiée à la promotion d’Ethereum.

Lorsque le réseau peine à faire face au nombre de transactions, les frais augmentent et il faut payer plus cher pour voir son opération traitée en priorité. Alors que les frais moyens oscillaient dernièrement autour de quelques cents, ceux-ci ont temporairement dépassé 5,50 dollars début juillet, un record, selon le site bitinfocharts.

Pour améliorer la scalabilité de la blockchain, des modifications profondes de son architecture sont prévues, mais les retards s’accumulent, explique M. de Tychey, ce qui pourrait avoir découragé certains investisseurs.

Depuis début août, l’ether a perdu plus de 50% de sa valeur et presque 75% depuis le mois de mai, faisant passer sa capitalisation d’environ 82,5 milliards de dollars à 23,12 milliards. Une chute brutale mais qui ne fait que ramener les prix au niveau observé il y a un peu plus d’un an, soit environ 220 dollars pour un ether.

Immenses réserves

Autre phénomène qui pèse sur les cours: le succès de nombreuses ICO passées.

Une étude de Diar, une revue en ligne spécialisée sur les cryptoactifs, a révélé que les entreprises ayant effectué une levée de fonds avant l’explosion des cours « sont assises sur d’immenses réserves » de cryptomonnaies, supérieures pour certaines au montant de leur capitalisation.

Selon Larry Cermak, analyste pour Diar, elles détiendraient actuellement « environ 3,7% du total de la masse d’ethers » mais auraient déjà déplacé ou liquidé presque les deux tiers des montants levés.

« Si vous admettez qu’elles auront besoin de couvrir leurs dépenses d’exploitation en monnaie fiduciaire, cela signifie qu’elles vont avoir besoin de vendre leurs ethers », explique-t-il.

Depuis avril, la quantité d’ethers détenue par ces compagnies a diminué d’environ 20%, et ce mouvement de vente a mécaniquement contribué à baisser les prix.

Romancdie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 10h43)                                                        

Danemark: le patron de la 1ère banque emporté par un scandale de blanchiment d’argent

septembre 19, 2018

Le patron de la première banque danoise, Danske Bank, Thomas Borgen, à Copenhague le 16 novembre 2017 / © Ritzau Scanpix/AFP/Archives / Anne BAEK

Le patron de la première banque danoise, Danske Bank, a annoncé mercredi sa démission, emporté par un scandale de blanchiment en Estonie entre 2007 et 2015 dont l’ampleur exacte reste à déterminer mais qui pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros.

« Il est évident que Danske Bank n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités dans le cas du possible blanchiment d’argent en Estonie », a indiqué le directeur général Thomas Borgen dans un communiqué de presse alors que la banque présentait mercredi les résultats de son enquête interne.

Même si cette enquête, réalisée par un cabinet indépendant, « conclut que j’ai respecté mes obligations légales, je crois qu’il est mieux pour toutes les parties que je démissionne », ajoute M. Borgen, âgé de 54 ans et en poste depuis 2013.

Cette enquête, réalisée par un cabinet indépendant, a porté sur des flux de 1.500 milliards de couronnes danoises, soit plus de 200 milliards d’euros, ayant transité par une filiale de la banque en Estonie. A titre de comparaison, le Produit intérieur brut de l’Estonie se montait en 2017 à 23 milliards d’euros.

Sur cette somme totale de quelque 200 milliards d’euros, Danske Bank n’est pas « capable de fournir une estimation précise du montant des transactions suspectes », selon un communiqué.

– Des milliards d’euros –

Début septembre, le quotidien américain Wall Street Journal avait évoqué une somme de 150 milliards de dollars (129 milliards d’euros) provenant « d’entreprises ayant des liens avec la Russie et l’ex-Union soviétique » ayant transité par la filiale estonienne durant la période.

Un chiffre de 8,3 milliards de dollars de capitaux blanchis avait été avancé lors de l’ouverture en août d’une enquête par le parquet financier danois.

Le quotidien danois Berlingske, qui avait évoqué en 2017 des sommes d’environ 3,9 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros), avait alors plus que doublé le chiffre après avoir consulté les relevés bancaires de vingt sociétés ayant eu des comptes dans cette filiale entre 2007 et 2015. Des relevés liés à une affaire plus ancienne révélée par l’avocat russe Sergueï Magnitsky, décédé en 2009 après un an de détention en Russie.

Danske Bank a également annoncé mercredi le versement de l’équivalent de 200 millions d’euros à une fondation indépendante qui sera créée pour soutenir les initiatives visant à combattre la criminalité financière internationale, y compris le blanchiment d’argent, « également au Danemark et en Estonie ».

Cette somme sera comptabilisée au troisième trimestre, ce qui oblige la banque à revoir à la baisse ses prévisions de bénéfice pour 2018.

L’action Danske Bank a décroché à la Bourse de Copenhague, perdant 8,29% à 160,40 couronnes à 9H55 GMT.

« Nous n’avons rien appris sur l’étendue du problème de blanchiment. Cela signifie que l’incertitude peut durer. La peur de fortes amendes est toujours là », a analysé Mikkel Emil Jensen de Sydbank pour l’agence locale Ritzau Finans.

Selon des informations du Wall Street Journal, Danske Bank, qui n’opère pas aux Etats-Unis mais possède des obligations en dollars, est aussi dans le collimateur du gendarme financier américain.

La banque danoise n’est pas le seul établissement financier soupçonné de blanchiment: de grandes banques européennes comme BNP Paribas et Deutsche Bank ont été condamnées à ce titre.

Début septembre, la banque néerlandaise ING a payé la somme de 775 millions d’euros dans un accord conclu avec les autorités suite à une enquête concernant du blanchiment d’argent aux Pays-Bas entre 2010 et 2016.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 12h42)

Égypte: les deux fils de Moubarak arrêtés pour manipulation boursière

septembre 15, 2018

Le Caire – Les deux fils de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak dont la révolution de 2011 avait provoqué la chute, ont été arrêtés samedi dans une affaire de « manipulation boursière », selon une source judiciaire.

Après la chute de Hosni Moubarak à la faveur du Printemps arabe, plusieurs procédures judiciaires ont été déclenchées contre l’ancien chef de l’Etat, resté 30 ans au pouvoir (1981-2011), et ses proches.

Gamal et Alaa Moubarak, ainsi que trois autres personnes, sont accusés d’avoir convenu d’acquérir la majorité des actions de plusieurs banques via des sociétés écrans, sans le déclarer en bourse, comme les y obligeait la loi.

Ils ont été arrêtés sur ordre d’un juge lors d’une audience, en leur présence, dans un tribunal pénal du Caire, et doivent être transférés en centre de détention, selon la même source judiciaire. La prochaine audience dans leur affaire a été fixée au 20 octobre.

Alaa Moubarak a confirmé samedi sur Twitter ce placement en détention, en espérant que « la vérité sera un jour révélée » dans cette affaire.

A l’époque des faits reprochés, il se tenait à l’écart de la politique mais il est accusé d’avoir amassé une fortune grâce aux réseaux de son père.

Son cadet Gamal Moubarak, à la tête du puissant comité politique du parti au pouvoir sous le régime de son père, avait lui longtemps été pressenti pour succéder à ce dernier.

Arrêtés en 2011 dans différentes affaires, ils ont été placés en détention provisoire à plusieurs reprises avant de bénéficier de remises en liberté. Ils n’avaient plus été incarcérés depuis leur dernière libération il y a trois ans.

Avec leur père, Alaa et Gamal Moubarak avaient été condamnés en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d’euros de fonds publics alloués à l’entretien des palais présidentiels. Leurs périodes de détention provisoire avaient couvert cette peine.

Plusieurs responsables du régime de M. Moubarak, dont l’ancien chef de l’Etat lui-même, accusés dans des affaires de corruption, ont finalement été acquittés.

M. Moubarak, acquitté en mars 2017 pour le meurtre de manifestants, reste toutefois sous le coup d’une enquête pour corruption.

Les autorités sont en revanche accusées d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire dans leur répression des opposants et des partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013.

La semaine dernière, un tribunal du Caire a condamné à mort 75 personnes, dont des dirigeants des Frères musulmans, dans l’un des plus grands procès de masse depuis la révolte ayant secoué l’Egypte en 2011.

Une commission judiciaire a annoncé mardi le gel des avoirs de plus d’un millier de membres des Frères musulmans, mouvement classé « terroriste » par Le Caire, et d’entreprises ou associations leur appartenant.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 16h21)                                                        

Russie-Chine: Moscou et Pékin veulent moins utiliser le dollar pour leur commerce

septembre 11, 2018

Le président russe Vladimir Poutine (D) et son homologue chinois Xi Jinping, lors d’un forum économique à Vladivostok le 11 septembre 2018 / © POOL/AFP / SERGEI CHIRIKOV

Vladimir Poutine a assuré mardi que Moscou et Pékin comptaient utiliser davantage leurs monnaies nationales, et non le dollar, pour leurs échanges commerciaux en bonne voie pour atteindre un niveau record sur fond de tensions entre la Russie et les Occidentaux.

« La partie russe comme la partie chinoise ont confirmé leur intérêt à utiliser de manière plus active les monnaies nationales pour les règlements communs », a déclaré le président russe après avoir reçu son homologue chinois Xi Jiping lors d’un forum économique à Vladivostok, dans l’Extrême orient russe.

« Cela renforcera la stabilité du traitement par les banques des opérations d’import-export dans les conditions de risque persistant sur les marchés mondiaux », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de sanctions économiques de plus en plus dures imposées par les Occidentaux à la Russie depuis l’éclatement de la crise ukrainienne en 2014.

Les Etats-Unis ont encore durci leur arsenal ces derniers mois sur fond d’accusations d’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump en 2016 et d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille en Angleterre en mars.

De son côté, la Chine est engagée dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis depuis l’introduction par Washington de barrières douanières sur certains produits chinois, ce à quoi Pékin a répliqué par ses propres mesures.

Les relations économiques et diplomatiques entre la Chine et la Russie se sont renforcées ces dernières années alors que des tensions surgissaient entre Moscou et les Occidentaux.

Selon M. Poutine, le volume des échanges commerciaux entre Pékin et la Chine ont augmenté d’un tiers sur un an au premier semestre, atteignant 50 milliards de dollars.

« Il y a toutes les raisons de penser que d’ici à la fin de l’année, nous arriverons au niveau record de 100 milliards de dollars », a insisté le président russe.

Dès le début de la rencontre, il avait salué « des relations de confiance en matière politique, de sécurité et dans la sphère militaire ».

« Notre amitié se renforce tout le temps », avait assuré son homologue chinois, appelant à atteindre « une nouvelle altitude » dans les relations.

Des soldats chinois participent aux exercices militaires Vostok-2018 lancés mardi par l’armée russe dans l’Extrême orient russe avec l’implication de moyens sans précédent.

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 13h33)

Tidjane Thiam entend rester au Crédit Suisse et exclut de se présenter à la présidentielle en Côte d’Ivoire

septembre 7, 2018

 

Le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam a vu sa carrière décoller après son arrivée à Londres en 2002. © Michel Buholzer/AFP

 

Tidjane Thiam, directeur général du Credit Suisse, a déclaré qu’il excluait de se lancer dans une carrière politique en Côte d’Ivoire, son pays natal, où la prochaine élection présidentielle aura lieu en 2020. Il affirme vouloir rester à la tête de la banque suisse.

Interrogé sur les appels lancés en Côte d’Ivoire en faveur de sa candidature à la présidentielle de 2020, Tidjane Thiam, 56 ans, a dit au quotidien suisse Le Temps être « touché et honoré » par ces marques de soutien. Avant d’ajouter : « J’ai dit à plusieurs reprises et depuis de nombreuses années ma détermination à ne pas avoir d’activité politique. »

Dans cette déclaration, Tidjane Thiam insiste par ailleurs sur son « engagement à long terme » en tant que patron du Credit Suisse. Un engagement réaffirmé dans un communiqué publié le 6 septembre par la banque et signé par le Franco-Ivoirien.

J’entends continuer dans mon rôle de CEO du Credit Suisse

« Après trois années passées à la direction du Credit Suisse, ma tâche n’est pas achevée et j’ai bien l’intention de la poursuivre. (…) J’entends donc continuer dans mon rôle de CEO du Credit Suisse, en dirigeant le développement de nos activités après une phase de profonde restructuration. »

Né en 1962 en Côte d’Ivoire et lié par sa mère à la famille de Félix Houphouët-Boigny, Tidjane Thiam a dirigé le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) dans les années 1990. Ancien ministre du Plan de Côte d’Ivoire sous la présidence d’Henri Konan Bédié et jusqu’au coup d’État de Noël 1999, il est à la tête du Credit Suisse depuis juillet 2015. En 2016, déjà, il avait démenti une rumeur lui attribuant des vues sur la direction du FMI.

Jeuneafrique.com

Congo: Western Union et Moneygram livrent à la DGST des infos sur les transferts effectués par les opposants

septembre 7, 2018

 
Une agence de Western Union

 

Les deux principales sociétés de transfert de fonds basées au Congo, fourniraient des informations à la DGST, sur les mouvements d’argent des congolais classés comme « opposants » par le régime de Brazzaville. Une base de données des personnes bénéficiaires est minutieusement scrutée par les flics périodiquement dans le seul but de la conversation du pouvoir.

Au Congo, la DGST aurait réussi à convaincre les deux principales sociétés de fonds, Western Union et Moneygram de leur transmettre le rapport de leurs transactions financières. Le but de cette manœuvre serait de cibler toutes les personnes au pays recevant de l’argent des opposants au régime, vivant hors du pays et aussi ceux à qui les opposants locaux envoient de l’argent à l’étranger.

La militarisation de la nouvelle république est l’une des causes directes de cette paranoïa qui frise le ridicule. Le pouvoir croirait ainsi contrôler les opposants dans le financement des groupuscules dormants locaux, capables de créer des troubles.

A Brazzaville, une personne de troisième âge aurait été interpellée suite aux nombreux transferts d’argent qu’elle recevrait de son neveu, installé en France et classé comme opposant dangereux.

Dans leurs ambitions démesurées de conservation du pouvoir, les sécurocrates d’Oyo se sont toujours arrangé à appauvrir ceux qui ne pensaient pas comme eux. En rendant tout le monde dépendant d’eux, ils peuvent les contrôler et s’assurer une tranquillité.

Les parents de ces supposés opposants sont indexés pour la simple raison d’avoir des membres qui pensent différemment et qui aspirent à un Congo juste et normal.

Sacer-infos.com par Stany Franck