Archive for the ‘Finances’ Category

Le financier Jeffrey Epstein, soupçonné d’agressions sexuelles, s’est suicidé en prison

août 10, 2019

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Le financier américain Jeffrey Epstein lors de son incarcération. REUTERS/Shannon Stapleton

L’homme, ancien proche de Donald Trump, attendait son procès pour agressions sexuelles sur des mineures.

Le financier américain Jeffrey Epstein s’est suicidé dans la prison de New York où il attendait son procès pour agressions sexuelles sur des mineures, ont rapporté samedi plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, qui cite des responsables sous couvert d’anonymat, le financier déchu âgé de 66 ans s’est pendu dans sa cellule et son corps sans vie a été retrouvé samedi matin vers 07h30. Le bureau du médecin légiste a confirmé son décès, sans en préciser la cause.

Le FBI a ouvert une enquête, a indiqué le ministère de la Justice.

Jeffrey Epstein a été inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, deux chefs d’accusation passibles au total de 45 années d’emprisonnement. Selon l’acte d’accusation, il aurait fait venir des mineures – certaines âgées de 14 ans seulement – dans ses résidences de Manhattan et de Palm Beach (Floride), entre 2002 et 2005 au moins, «pour se livrer à des actes sexuels avec lui, après quoi il leur donnait des centaines de dollars en liquide».

Le financier dont la fortune est estimée à plus de 500 millions de dollars avait été débouté, le 18 juillet, d’une demande de remise en liberté sous caution.

Epstein avait fait l’objet d’une première enquête en 2005 après que la police de Palm Beach eut été alertée par des accusations d’abus sexuels sur mineures à son encontre. Il s’était défendu en déclarant que ses victimes présumées étaient consentantes et qu’il pensait qu’elles étaient majeures.

En 2007, l’homme d’affaires était menacé d’une mise en accusation fédérale pour avoir abusé sexuellement de plusieurs dizaines de mineures entre 1999 et 2007, selon les documents judiciaires publiés à l’époque. Il avait cependant conclu un accord de plaider-coupable pour une seule charge, celle d’avoir sollicité les services de prostituées mineures, et n’avait écopé que d’une peine de 13 mois de prison.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Serena Williams toujours la sportive la mieux payée selon Forbes

août 7, 2019

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© Ben STANSALL Serena Williams lors de la finale de Wimbledon 2019 contre Simona Halep, le 13 juillet.

La superstar du tennis Serena Williams reste en tête du classement des sportives les mieux payées du magazine américain Forbes publié mardi, pour la quatrième année consécutive.

L’Américaine aux 23 titres du Grand Chelem en simple a gagné 29.2 millions de dollars (26 M EUR) entre le 1 juin 2018 et le 1er juin 2019, dont seulement 4,2 millions (3,7 M EUR) venant des gains en tournois.

La Japonaise Naomi Osaka, qui a remporté dans cette période l’US Open et l’Open d’Australie, occupe la deuxième place avec 24,3 millions de dollars (21,7 M EUR). Elle devient la quatrième sportive à gagner plus de 20 millions de dollars en une année, après Williams et les tenniswomen Maria Sharapova et Li Na.

La première athlète hors du tennis est la footballeuse américaine Alex Morgan, 12e avec 5,8 millions de dollars (5,2 M EUR) gagnés, essentiellement en publicité.

Le classement des revenus de Forbes comprend les gains en tournois, les salaires et les contrats de publicité.

Avec AFP

RDC : Freddy Matungulu choisi par Félix Tshisekedi pour siéger à la BAD

juillet 13, 2019

Freddy Matungulu Mbuyamu, ancien ministre des Finances de la RDC. © Vincent Fournier/J.A.

Sur proposition du président Félix Tshisekedi, Freddy Matungulu a accepté de siéger au conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD), où il devrait occuper le poste d’administrateur pour le compte de la RDC.

C’est un leader de moins pour la coalition de l’opposition Lamuka, qui a porté la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de décembre 2018. Freddy Matungulu Mbuyamu a répondu favorablement à la main tendue par Félix Tshisekedi, qui a proposé son nom comme administrateur de la Banque africaine de développement (BAD, pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois.

« J’ai répondu favorablement à l’appel et souhaite dire ma gratitude au président de la République », écrit dans un communiqué Freddy Matungulu. Il se félicite également de l’ouverture de Félix Tshisekedi qui, selon lui, « privilégie l’intérêt supérieur de l’État au-delà des clivages et affrontements politiques si nuisibles à la nation ».

Le mandat triennal d’administrateur de la BAD pour le Burundi, le Cameroun, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et le Tchad est arrivé à terme le 30 juin dernier. Le mandat revient désormais à la RDC, où Freddy Matungulu entend défendre au conseil d’administration de la BAD les intérêts de la RDC et des cinq autres pays d’Afrique centrale.

Le choix de Matungulu doit néanmoins encore être entériné par les ministres des Finances du Burundi, du Cameroun, Congo, de la Centrafrique et de la RDC, lors de l’Assemblée annuelle prévue en août prochain. Il devrait succéder au Camerounais René Obam Nlong, élu en 2016.

Le conseil d’administration de la BAD est composé de vingt membres, qui ne sont ni gouverneurs ni gouverneurs suppléants. Treize d’entre eux sont élus par les gouverneurs des pays membres régionaux et sept par les gouverneurs des pays membres non régionaux.

Matungulu prend ses distances avec Lamuka

Freddy Matungulu s’éloigne ainsi de la coalition Lamuka, expliquant que ce nouvel engagement international lui « réimpose des devoirs de réserve ». « J’entends prendre une distance conséquente de mes activités politiques militantes y compris dans Lamuka pour me consacrer en priorité à d’effort collectif », précise-t-il.

Avec cette brusque évolution, Freddy Matungulu ne devrait plus prendre les commandes de la coalition Lamuka. Il devait en effet succéder à Moïse Katumbi, dont la présidence tournante de trois mois arrive à terme le 31 juillet prochain.

Un vrai coup politique pour le président Félix Tshisekedi, qui réussit peu à peu à fragiliser ceux qui contestent toujours son élection. Avant Matungulu, un autre leader, Antipas Mbusa Nyamwissi, avait déjà quitté la coalition Lamuka pour aider les nouvelles autorités à la lutte contre l’insécurité et l’épidémie d’Ebola dans la partie est du pays.

« Lamuka ne disparaîtra pas tant que le peuple sera là, puisque la coalition est l’expression même de la volonté du peuple manifestée le 30 décembre 2018, réagit à Jeune Afrique Adolphe Muzito, l’un des quatre leaders restants de la coalition. Avant même de nommer ses compagnons de lutte au sein de la plateforme Cach (Cap pour le changement), il commence à recruter à Lamuka, qui incarne la légitimité nationale et internationale que Tshisekedi recherche. »

Une réunion du présidium de Lamuka se réunira toutefois le 24 juillet prochain à Lubumbashi, la toute première rencontre des quatre leaders dans le pays, où ils devraient éclaircir l’avenir de la coalition,

Jeuneafrique.com parStanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

Monnaie unique de la Cedeao : pour Alassane Ouattara, une partie des pays seront prêts à adopter « Eco » en 2020

juillet 10, 2019

Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, le 9 juillet 2019 à Paris. © Ludovic MARIN/AFP

 

Les pays d’Afrique de l’Ouest qui respectent les critères de convergence devront se prononcer ensemble pour savoir s’ils adoptent dès 2020 Eco comme monnaie commune, a déclaré le 9 juillet le président ivoirien Alassane Ouattara, à l’issue d’un entretien à Paris avec Emmanuel Macron.

« Les chefs d’État de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) ont décidé qu’ensemble, à 15, nous allons mettre en place une nouvelle monnaie qui s’appelle l’Eco. À terme le franc CFA s’appellera l’Eco », a réaffirmé depuis Paris Alassane Ouattara, commentant la décision annoncée le 29 juin lors d’un sommet de la Cedeao à Abuja d’adopter cette monnaie commune. « On espère que ça pourra se faire le plus tôt possible, c’est le vœu des populations ».

Mais tous ne pourront adopter cette nouvelle monnaie en 2020, a souligné le président ivoirien. « Cela dépend de la volonté de chaque État. La Côte d’Ivoire respecte les critères de convergence pour 2020, d’autres les respectent, mais de nombreux pays ne les respectent pas », a-t-il estimé. « Il faudrait que les critères de convergence soient atteints par tous les pays avant d’y aller », a-t-il averti.

Le Franc CFA condamné ?

En revanche « nous avons arrêté que les pays qui sont prêts, comme ceux de la zone UMOA (Union monétaire ouest-africaine), et qui ont fait des efforts importants de bonne gestion, de bonne gouvernance, de maîtrise des déficits, de maîtrise de la dette, seront prêts sans doute en 2020. Il appartiendra aux chefs d’État de cette zone de prendre une décision, ce n’est pas à moi de le dire », a-t-il conclu.

Cette décision condamnera-t-elle le Franc CFA, monnaie très critiquée ? « Aucune monnaie n’est condamnée, les monnaies vivent au rythme des États », s’est contenté de répondre le chef d’État ivoirien.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Trump accuse l’euro d’être dévalué et s’en prend encore à la Fed

juin 11, 2019

 

Le président Donald Trump a accusé mardi l’Europe de dévaluer l’euro, dans une série de tweets matinaux qui ciblent aussi, une nouvelle fois, la politique monétaire de la Réserve fédérale. «L’euro et d’autres monnaies sont dévaluées contre le dollar, causant un gros désavantage pour les États-Unis», a affirmé Donald Trump sans autre précision.

«Le taux d’intérêt de la Fed est beaucoup trop élevé et s’ajoute à un assouplissement quantitatif ridicule», ajoute-t-il dans le même message, avant de tweeter deux minutes plus tard que le taux d’inflation aux États-Unis est «TRÈS BAS, une belle chose !».

Trump, en rupture avec ses prédécesseurs qui s’abstenaient de commenter les actions de la Fed, avait déjà égratigné lundi la banque centrale, dont le comité de politique monétaire se réunit la semaine prochaine.

Un maintien des taux d’intérêt est probable à cette occasion mais la banque centrale a ouvert la porte à un assouplissement plus tard dans l’année si les tensions commerciales continuent d’impacter négativement l’économie.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Deux frères d’origine indienne se partagent la plus grosse fortune du Royaume-Uni

mai 12, 2019

Deux frères d’origine indienne, qui président aux destinées du conglomérat Hinduja dont le siège se trouve à Londres, arrivent une nouvelle fois cette année en tête des plus grosses fortunes de Grande-Bretagne, d’après une liste établie par le Sunday Times.

Sri et Gopi Hinduja se partagent un pactole de 22 milliards de livres (25,5 milliards d’euros), soit 1,4 milliard de plus qu’en 2018, écrit le journal. Ces deux frères nés en Inde avaient déjà atteint en 2014 et 2017 la première marche de ce palmarès des 1.000 personnes les plus riches du royaume.

Arrivent juste derrière eux, avec 18,7 milliards de livres, David et Simon Reuben, qui ont prospéré dans l’immobilier et l’internet. Les suit Jim Ratcliffe, le patron de la compagnie de produits pétrochimiques Ineos qui était à la première place l’année dernière : il a en effet 2,9 milliards de moins qu’en 2018, soit 18,15 milliards de livres.

La reine Elizabeth II est…. 356ème

La liste comprend cette fois 151 milliardaires en livres Sterling totalisant des avoirs de près de 525 milliards, soit 9,2% de plus qu’un an auparavant.

L’inventeur britannique James Dyson, qui vient de dévoiler les contours de sa future voiture électrique, s’est quant à lui hissé à la cinquième place, avec 12,6 milliards de livres.

En revanche, la fortune personnelle -celle qui n’a aucun lien avec la Couronne- de la reine Elizabeth II est restée stable, à 370 millions de livres, ce qui la fait figurer à la 356ème position.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo : un accord enfin trouvé entre le FMI et Brazzaville

mai 9, 2019

Christine Lagarde à la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, à Bali, le 11 octobre 2018. © Firdia Lisnawati/AP/SIPA

 

L’organisation de Bretton Woods a annoncé, ce 9 mai, avoir conclu un accord avec le gouvernement du Congo-Brazzaville, ouvrant la voie à un programme d’aide. Une décision attendue depuis plus de deux ans.

Un programme du FMI va « aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive ». Après plusieurs essais infructueux au cours des derniers mois, la mission dépêchée à Brazzaville du 1er au 8 mai par l’organisation financière internationale est enfin parvenue à un accord sur un programme qui pourrait être soutenu par un arrangement financier au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

L’accord doit maintenant « être présenté au conseil d’administration du FMI pour examen et décision », précise le communiqué de l’institution, qui salue « les efforts de consolidation budgétaire et l’accord conclu récemment pour restructurer la dette bilatérale de la République du Congo envers la Chine [qui] représentent des étapes décisives afin de rétablir la viabilité de la dette ».

L’étape décisive de l’accord chinois

Les discussions engagées en mars 2017 entre l’organisation de Bretton Woods et Brazzaville avaient été suspendues quelques mois plus tard, après la découverte par le FMI de l’ampleur de la dette du pays. L’institution avait alors imposé au gouvernement congolais une politique de rigueur budgétaire et une renégociation de sa dette avec ses principaux créanciers – la Chine et les négociants Glencore et Trafigura – , en préalable à tout programme d’aide.

Or, le 29 avril dernier, les autorités chinoises et congolaises ont conclu à Pékin un accord sur le rééchelonnement des quelque 3,15 milliards dollars de dette congolaise détenus par la Chine, ouvrant la voie à la reprise des négociations avec le FMI.

Cet accord « représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette », se réjouit Alex Segura-Ubiergo, qui a piloté la mission de l’organisation internationale à Brazzaville, tout en précisant que « les autorités doivent également mettre en œuvre leur stratégie déjà annoncée de restructuration de la dette extérieure envers les créanciers commerciaux, en particulier celle des négociants en pétrole. À cet égard, les autorités, avec l’aide de leurs conseillers financiers et juridiques, doivent poursuivre des négociations de bonne foi avec leurs créanciers, en tenant compte de la capacité de paiement de la République du Congo. »

Des efforts « particulièrement remarquables »

Si « la croissance globale a été inférieure à 1 %, […] les conditions financières demeurent restrictives, et la vulnérabilité du secteur bancaire s’est accrue » en 2018, l’émissaire du FMI souligne un renforcement de la position budgétaire « particulièrement remarquable », avec un solde budgétaire global passé d’un déficit de 7,4 % du PIB en 2017 à un excédent de 6,8 % en 2018.

« Les autorités ont fait des avancées majeures dans la mise en œuvre de leur programme de réformes structurelles, notamment avec la préparation et la publication d’un rapport sur la gouvernance et en adoptant récemment trois lois visant à lutter contre la corruption », note Alex Segura-Ubiergo, selon lequel le Congo a aussi bénéficié de l’augmentation de la production et des prix du pétrole.

Jeuneafrique.com par Nelly Fualdes

Afrique du Sud: visé par une enquête, le ministre des Finances dans la tourmente

octobre 9, 2018

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, le 27 février 2018 lors de sa prestation de serment au Capn / © AFP/Archives / RODGER BOSCH

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, se trouvait mardi dans la tourmente, visé par une enquête après avoir reconnu s’être entretenu avec un trio de sulfureux hommes d’affaires proches de l’ex-président Jacob Zuma.

« La médiatrice va enquêter sur les allégations de conduite frauduleuse qui visent le ministre des Finances », a déclaré à l’AFP sa porte-parole, Oupa Segalwe.

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train sur une éventuelle démission ou une éviction de M. Nene, 59 ans, nourrissant l’inquiétude des marchés financiers.

L’affaire a démarré mercredi dernier, lorsque le ministre a raconté à une commission d’enquête qu’il avait été remercié par M. Zuma pour avoir refusé la signature d’un juteux contrat nucléaire favorable aux frères Gupta, proches de M. Zuma.

L’ancien chef de l’Etat a été contraint à la démission en février, poussé vers la sortie par son parti en raison de nombreux scandales de corruption dans lesquels il est mis en cause. Il a toujours ces accusations.

Titulaire du portefeuille des Finances depuis 2014, M. Nene en a été écarté en décembre 2015. Il l’a retrouvé il y a huit mois, nommé par le successeur de M. Zuma, Cyril Ramaphosa.

Lors de son témoignage, le ministre a concédé avoir rencontré les Gupta à leur domicile.

Mais il a catégoriquement nié les accusations d’un parti d’opposition, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), qui l’accuse d’arrangements douteux avec les Gupta lorsqu’il était vice-ministre des Finances puis patron du fonds de pension des fonctionnaires (PIC).

Le lendemain, M. Nene a publié une lettre pour s’en excuser, concédant une « faute et une « erreur de jugement ».

« Je vous dois, en tant que serviteur de l’Etat, une conduite irréprochable (…) Ces visites jettent un doute sur ma conduite. Je les regrette profondément et demande votre pardon », a-t-il écrit.

Loin de calmer les critiques, son courrier n’a fait que relancer les accusations et les appels au départ du ministre.

La presse locale a rapporté pendant le week-end que M. Nene avait présenté sa démission à M. Ramaphosa, désormais pressé de toutes parts de trancher sur le sort du ministre.

« Le président est conscient de l’urgence de la situation et il s’est engagé à la résoudre le plus vite possible, d’une façon ou d’une autre », a déclaré sa porte-parole, Khusela Diko, aux journalistes, « sa décision est imminente ».

« Le maintenir à son poste de ministre des Finances n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique du Sud », a insisté le porte-parole des EFF, Mbuyiseni Ndlozi, « le Trésor ne peut pas être dirigé par une personne dépourvue d’intégrité ».

Depuis son arrivée au pouvoir en février, M. Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en difficulté depuis la crise financière de 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 15h39)

La Bourse de Shanghai dévisse sous le poids des tensions sino-américaines

octobre 8, 2018

Photo d’archives du 25 septembre 2018, un investisseur à la Bourse de Shanghai. / © AFP/Archives / Johannes EISELE

Les places boursières chinoises ont dégringolé lundi, subissant le contrecoup de l’escalade généralisée des tensions avec les États-Unis pendant la semaine écoulée, alors que les marchés du géant asiatique étaient fermés.

A la Bourse de Shanghai, l’indice composite a terminé en repli de 3,72% à 2.716,51 points, tandis que la place de Shenzhen cédait 3,83% à 1.386,28 points. Les deux marchés sont restés fermés la semaine dernière pour cause de fête nationale chinoise, au moment où les relations avec les États-Unis se dégradaient fortement.

Les relations avec les États-Unis ont été notamment marquées la semaine dernière par des informations de l’agence financière Bloomberg selon lesquelles de minuscules puces informatiques auraient été insérées dans des ordinateurs américains fabriqués en Chine afin de voler des secrets technologiques américains.

Ces informations ont pénalisé lundi les valeurs technologiques, notamment le groupe de télécommunications ZTE, qui a cédé plus de 8%. ZTE a déjà fait l’objet de sanctions aux États-Unis et a été menacé de faillite ces derniers mois à la suite de menaces de l’administration Trump.

Le discours du vice-président américain Mike Pence, qui s’est livré jeudi à un réquisitoire en règle contre Pékin, accusé de travailler à la défaite de Donald Trump, a pu aussi agir sur le moral des investisseurs.

D’autant que des navires de guerre chinois et américain se sont dangereusement approchés en mer de Chine.

Cette chute intervient alors que la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait réduire d’un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques, la quatrième baisse de cette année visant à les encourager à accorder davantage de crédits aux petites entreprises et au secteur privé.

Ces réductions successives doivent permettre à la Chine d’amortir l’impact économique des taxes imposées par le président américain, Donald Trump, sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, environ la moitié des exportations du pays vers les États-Unis.

A Hong Kong, à 40 minutes de la clôture, l’indice Hang Seng était en repli de 1,18%.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 10h22)

Un livre épingle le coût des « prédateurs » de la finance

septembre 26, 2018

L’un des auteurs, le journaliste Denis Robert, ici en 2010 avec son avocat Herve Temime lors de son acquittement au procès Clearstream / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Une chaîne de hamburgers, une raffinerie texane et des mines d’uranium africaines: un livre des journalistes Catherine Le Gall et Denis Robert décrypte les montages financiers de ces trois acquisitions et dénonce les « prédateurs » qui agissent selon eux aux dépens de l’Etat.

« Les prédateurs mettent en place dans les systèmes des hommes à eux », explique lors d’une rencontre avec la presse M. Robert, à l’occasion de la sortie jeudi du livre « Les Prédateurs » aux éditions du Cherche Midi.

« Ils ont à chaque fois pour cible une entreprise publique. Dans le cas de Quick, la Caisse des dépôts et consignations (CDC); dans celui de la raffinerie de Pasadena (Texas) le groupe public brésilien Petrobras, et Areva dans celui d’Uramin », détaille-t-il.

« Ce sont trois affaires, qui sont apparemment indépendantes, qui fonctionnent sur la même mécanique », affirme M. Robert.

« Dans les trois cas, on voit le rôle des experts qui effectuent une expertise qui est bidon », relate le journaliste. « Ces expertises ont pour but de gonfler les prix et de faire cracher de l’argent public, avec l’aide de complices à l’intérieur », assure-t-il.

Dans cet ouvrage, les deux auteurs reviennent sur la vente de la chaîne Quick en 2007 à la filiale de la CDC Qualium, pour 760 millions d’euros, un bien, selon eux, « incroyablement surévalué ». Deux années plus tôt, la chaîne de hamburgers était estimée à 300 millions d’euros.

A partir de l’affaire Quick, les journalistes prennent comme fil conducteur de leur enquête le milliardaire belge Albert Frère, actionnaire de Quick, et le magnat canadien Paul Desmarais.

Tous deux sont présentés comme « un duo de milliardaires ayant bâti leurs fortunes grâce à des hommes bien placés ». « On ne peut pas dire que ce soit illégal, mais on assume de dire que c’est immoral », commente Mme Le Gall.

En suivant ces deux financiers, les journalistes remontent jusqu’à la vente d’une raffinerie à Pasadena en 2005 au groupe public pétrolier brésilien Petrobras pour 1,18 milliard de dollars, alors qu’elle avait été achetée 42,5 millions sept années plus tôt par un groupe appartenant à Albert Frère.

Ils arrivent finalement à l’achat controversé d’Uramin par Areva en 2007 pour 1,8 milliard de dollars, une affaire au coeur de deux informations judiciaires en France.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la CDC n’a pas souhaité commenter le livre. Il a rappelé que la CDC était « actionnaire » de sa filiale Qualium et estimé qu’elle « n’avait donc aucune prise sur les décisions de l’époque ».

Romandie.com avec(©AFP / (26 septembre 2018 12h04)