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Québec: La ministre Nadine Girault est atteinte d’un cancer

septembre 17, 2019
© Ivanoh Demers
 

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a annoncé mardi matin qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon.

«J’ai été diagnostiquée avec un cancer du poumon. Un diagnostic plus qu’inattendu pour moi, étant donné que je n’avais jamais eu de dossier médical. Je n’ai jamais fumé et j’ai toujours été en grande forme physique et pleine d’énergie», a commenté Nadine Girault, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

La ministre Girault a toutefois annoncé qu’elle conservait ses fonctions. Elle reprendra d’ailleurs ses activités ministérielles dès cette semaine.

«Ce dernier été a été très difficile pour ma famille et pour moi-même, a-t-elle ajouté. […] Pour la première fois de ma vie, la maladie s’est amenée comme un voleur. Cela bouleverse l’intimité, la sérénité et l’agenda.»

– Nadine Girault

Hormis « un peu de fatigue », Mme Girault a expliqué « très bien réagir » aux traitements, se sentir en pleine forme et ne « presque pas ressentir les effets secondaires ».

« C’est ma nouvelle réalité et la vie continue », a finalement lancé la ministre.

Le 30 août dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé que la ministre âgée de 60 ans prenait un temps d’arrêt « pour des raisons de santé » , sans toutefois spécifier la nature de ses ennuis de santé.

« Ça a été un choc, a déclaré mardi M. Legault. Nous avions très hâte de revoir Nadine et sommes très contents qu’elle revienne. »

Le retour de Mme Girault était prévu le 17 septembre, lors de la rentrée parlementaire à Québec. Et bien qu’elle conserve son poste, son agenda et ses déplacements à l’étranger seront quelque peu allégés.

CBC/Radio-Canada

Canada-Québec/Un enfant autiste expulsé de son CPE : « Votre fils coûte trop cher »

septembre 17, 2019

L'enfant est assis dans le sable, entouré de ses jouets.

Le petit Mickael Photo : Radio-Canada

Malgré une subvention de 35 000 $, un CPE de la Montérégie expulse un de ses tout-petits, nous révèle La facture.

 

Mickael a la chance d’avoir une place dans un Centre de la petite enfance (CPE), dès l’âge de 18 mois.

Il est autiste, il ne parle pas et il a du mal à entrer en contact avec les autres. Le CPE Le petit pain d’épice l’accueille en toute connaissance de cause.

La dame a dit : “Inquiétez-vous pas on en a déjà eu d’autres. On va vous le garder jusqu’à temps qu’il rentre à l’école”.

Martine Quevillon, mère de Mickael

Mickael a droit à une éducatrice pour lui tout seul. Il fait des bonds de géant.

Il s’est mis à faire du progrès en voyant les autres enfants (…)  il y a eu plein d’évolution sur le plan social , soutient Martine Quevillon, la mère de Mickael.

Tout va bien jusqu’à l’automne dernier. Peu après un changement à la direction du CPE.

Le premier bonjour a été : “Votre fils coûte trop cher. Il prend le budget des autres”.

Martine Quevillon, mère de Mickael

Le CPE fait alors une demande auprès du ministère de la Famille pour obtenir la Mesure exceptionnelle de soutien à l’intégration dans les services de garde pour les enfants handicapés ayant d’importants besoins (MES).

Une subvention de 35 000 $ visant à soutenir l’intégration d’enfants lourdement handicapés, comme Mickael.

Expulsé, sans préavis

Le 10 janvier, sans préavis, les parents de Mickael apprennent que leur fils ne peut plus fréquenter le CPE, alors qu’il avait sa place depuis deux ans.

Martine Quevillon.

Martine Quevillon, la mère de Mickael Photo : Radio-Canada

 

J’étais triste de voir la manière que le renvoi a été fait. (….) On s’est sentis comme de la marde, pas écoutés, pas respectés. Il a le droit lui aussi d’avoir sa place dans la société. C’est pas parce qu’il est handicapé qu’il n’a pas le droit là, précise Martine Quevillon, mère de Mickael.

Pourtant, le lendemain de l’expulsion, l’aide exceptionnelle de 35 000 $ est finalement accordée au CPE.

Malgré cela, la direction maintient sa décision. Mickael n’a plus sa place au Petit pain d’épice.

Le paradoxe, c’est que cette subvention de dernier recours existe justement pour éviter l’expulsion.

La mère de Mickael n’y comprend rien.

J’étais déçue. Ils me parlaient tout le temps d’argent, argent, argent, mais là ils l’ont, mais ils ne veulent plus donner le service, se rappelle Martine Quevillon.

Pénurie de personnel

La directrice du Petit pain d’épice a refusé notre demande d’entrevue, mais elle affirme, par téléphone, qu’elle n’avait pas le choix.

Ce n’était vraiment pas un enjeu d’argent puisque justement c’était prévu financièrement. C’est tout simplement parce que j’ai perdu mon personnel qui avait les compétences et les habiletés à accompagner un enfant. C’est vraiment par des contraintes excessives qui nous ont amenés à prendre cette décision-là qui a été très difficile pour nous, dit Guylaine Fortin, directrice générale du CPE Le Petit pain d’épice.

Une situation inacceptable

La directrice de la Fédération québécoise de l’autisme estime que la pénurie de personnel ne justifie pas un renvoi.Je trouve ça totalement inacceptable. Je pense qu’il faut dénoncer ces situations-là. Parce qu’on manque de personnel on renvoie l’enfant à la maison, ça n’a juste pas de bon sens. Est-ce qu’on va se mettre à fermer tous les endroits où il manque de personnel? Il (Mikael) a droit à des services, trouvons une solution, explique Jo-Ann Lauzon, de la Fédération québécoise de l’autisme.

Jo-Ann Lauzon précise qu’il existe de courtes formations destinées aux éducatrices qui veulent travailler auprès des enfants autistes.

À mon avis dans le cas de Mickael, on aurait pu réorganiser les ressources humaines, prendre une [éducatrice] pour travailler avec Mickael et lui donner une formation pour répondre aux besoins de l’enfant. Il y a des formations offertes un peu partout au Québec, des formations de deux jours, trois jours, cinq jours , souligne Jo-Ann Lauzon.

Le ministre de la famille se dit préoccupé

L’histoire de Mickael préoccupe le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Mathieu Lacombe.

Mathieu Lacombe, ministre québécois de la Famille Photo : Radio-Canada

 

Si c’est une question de pénurie, de rareté de main-d’œuvre, là évidemment le défi il est très exceptionnel, parce qu’on vit une situation qui est exceptionnelle. Est-ce que ça justifie d’expulser un enfant, je vous dirais que non. Mais est-ce que ça représente un défi particulier? C’est clair que oui […]. On va s’attaquer à la valorisation de la profession pour dire « vous savez quoi, il y a de l’avenir dans le réseau, on n’est pas en mode compressions, on est en mode développement » assure Mathieu Lacombe, ministre de la Famille.

Les parents de Mickael ont porté plainte auprès du Protecteur du citoyen et de la Commission des droits de la personne.

Radio-Canada.ca par Annie Hudon-Friceau

Que reste-t-il de Duplessis?

septembre 7, 2019

 

Maurice Duplessis a exercé le pouvoir à titre de premier ministre du Québec de 1936 à 1939, et de 1944 jusqu’à sa mort en 1959.© Agence France-Presse Maurice Duplessis a exercé le pouvoir à titre de premier ministre du Québec de 1936 à 1939, et de 1944 jusqu’à sa mort en 1959.
 

Le 7 septembre 1959, il y a soixante ans, MauriceDuplessis succombe à une hémorragie cérébrale, au beau milieu d’un chalet de bois au style rustique de Schefferville où l’accueille la compagnie Iron Ore. Le 10 septembre 1959, à l’heure où ses électeurs lui rendent un dernier hommage à la cathédrale de Trois-Rivières, la police provinciale qu’il a fondée apparaît bien en vue aux côtés du corbillard noir, coiffée de ses casques coloniaux blancs.

Le journaliste Pierre Laporte écrit alors dans les pages du Devoir que l’entourage du premier ministre, bien au fait de ses ennuis de santé, avait déjà songé, quelques mois plus tôt, à le faire soigner « dans une clinique américaine », lui qui ne cessait pourtant de vanter la qualité du système de santé de sa province.

Duplessis s’était toujours opposé à l’implantation d’un régime d’assurance maladie, l’écartant du revers de la main par une boutade goguenarde dont il avait le secret. « La meilleure assurance maladie, c’est la santé », répétait-il.

Le premier ministre se méfiait d’une éducation trop libre. « L’instruction, c’est comme la boisson », raille-t-il : il y en a qui ne la supportent pas. Cette perspective convie la province à mettre l’accent surtout sur la formation technique. Ce qui n’empêche pourtant pas les universités d’attribuer des doctorats honorifiques en série aux membres du gouvernement ainsi qu’au premier ministre. Toutes les universités du Québec vont accorder un doctorat honorifique à Maurice Duplessis, la palme en la matière revenant à l’Université Laval, qui trouve le moyen de lui en accorder pas moins de trois.

Que reste-t-il des conceptions sociales et politiques de cet homme qui exerça le pouvoir à titre de premier ministre de 1936 à 1939, et de 1944 jusqu’à sa mort en 1959 ?

En 1948, Duplessis va s’attirer un fort capital de sympathie chez les nationalistes en adoptant pour le Québec un étendard distinctif. Croisement du drapeau de Carillon et de l’étendard du Sacré-Coeur, avec son symbole de la croix et son lys monarchique, est préféré sans conteste au drapeau tricolore républicain des révolutionnaires de 1837-1838.

Bête politique 
 

Séduit par le principe de l’autonomie provinciale, sans pour autant être tenté de la maximaliser à travers l’indépendance politique, Duplessis invite les Québécois à produire deux déclarations de revenus à partir de 1954. Cela n’a pas cessé depuis.

Duplessis, c’est d’abord une formidable bête politique. Alain Lavigne, collectionneur passionné de centaines d’objets lancés par l’Union nationale, a déjà expliqué qu’en matière de publicité électorale, l’Union nationale avance tel un irrésistible rouleau compresseur. Pour la seule campagne électorale de 1956, les dépenses atteignent 9 millions de dollars. À titre de comparaison, aux élections de 2018, la CAQ de François Legault a comptabilisé des dépenses d’un peu plus de 6 millions de dollars. D’ailleurs, faut-il voir dans la CAQ et ses accents populistes quelques traits hérités de ces années passées ?

À l’automne 2011, au moment de la création de la Coalition avenir Québec (CAQ), l’homme d’affaires libéral Charles Sirois et l’ancien ministre péquiste François Legault annoncent que, par la création de cette coalition, ils entendent se situer en marge des « vieilles chicanes » qui, selon eux, entravent le développement économique. Le professeur Jonathan Livernois, auteur d’une brève histoire du duplessisme intitulée La révolution dans l’ordre, n’a pas manqué de rappeler que le discours adopté par Duplessis en 1936, au moment où les conservateurs et l’Alliance libérale nationale de Paul Gouin font alliance, n’affirme pas autre chose.

Au fil des manoeuvres qui le conduisent, en 1936, au fauteuil de premier ministre, Duplessis affirme qu’« il y a trop longtemps que les couleurs partisanes ont obstrué la vision des différents groupes politiques au détriment de la province. Il n’est pas question de couleurs, de partis dans cette lutte, il est question de purifier l’atmosphère de l’administration provinciale ». Très efficace pour railler les excès du gouvernement libéral d’Alexandre Taschereau, il n’en reprendra pas moins les mêmes pratiques, les poussant même plus loin. Mais jusqu’où peut-on filer longtemps la comparaison entre la CAQ et le régime Duplessis ?

Contrôle 
 

En 1937, la crainte qu’il entretient au sujet des possibles avancées d’idées de gauche le conduit à faire adopter la loi dite du cadenas. Cette mesure permet de placer sous scellés les locaux utilisés par tout groupe soupçonné de propager des idées de gauche, sans qu’il soit pour autant nécessaire de discuter ces idées. La loi finira par être invalidée.

Au sortir de la guerre, après sa réélection en 1944, le régime de l’Union nationale s’en prend à un restaurateur, Frank Roncarelli. Parce qu’il défend la liberté de parole des témoins de Jéhovah, Roncarelli voit son permis d’alcool être révoqué. Roncarelli va poursuivre Duplessis jusqu’en Cour suprême. L’affaire fait jurisprudence en matière d’exercice du droit de conscience.

Sous Duplessis, les syndiqués sont volontiers présentés comme des ennemis du droit de propriété. En 1949, lors de la grève de l’amiante, la police provinciale va sévèrement tabasser les grévistes. Les incidents violents se multiplient. Des tentatives musclées ont même lieu pour évincer les locataires des maisons que loue la compagnie à ses ouvriers. Au palais de justice de Sherbrooke défilent des témoins qui attestent du mauvais parti fait aux ouvriers avec la collaboration du gouvernent.

Plusieurs ministres de Duplessis seront épinglés, à la fin des années 1950, par un scandale que Le Devoir suivra de très près. Dans la vente de l’État à l’entreprise privée d’infrastructures de gaz naturel, plusieurs ministres se sont procurés, quelques jours seulement avant la transaction, des actions qui conduisent à des gains irréguliers.

Sous la gouverne de Duplessis, la province se retrouve dans une position paradoxale où, tout en adhérant aux grands principes de la société industrielle nord-américaine de l’après-guerre, elle demeure en marge de ceux-ci en raison d’une volonté de se montrer coûte que coûte fidèle à des valeurs inspirées des traditions d’un monde rural et catholique déphasées par rapport à la réalité du Québec des années 1950.

Dans Les intellectuels et le temps de Duplessis, le politologue Léon Dion définissait la pensée politique du premier ministre comme celle d’un être autoritaire aux idées composites dont les talents comme les défauts tenaient, au fond, à son aptitude à naviguer à vue, soufflant tour à tour sur la voile du nationalisme, du libéralisme économique et du conservatisme, profitant de plus de quelques courants religieux qui le portaient plus loin.

Que retient-on de Duplessis ? En 2016, un ex-député du Parti québécois, Martin Lemay, a fait paraître un panégyrique, préfacé par le chroniqueur Mathieu Bock-Côté. Dans À la défense de Maurice Duplessis, Lemay rejette du revers de la main les critiques adressées au régime Duplessis, arguant pour les contrer que « les Québécois ont été les victimes consentantes d’une des plus grandes opérations de mystification de leur histoire et […] de l’histoire occidentale ». Depuis sa mort, Duplessis aura en tout cas fasciné bien des esprits, au-delà des boulevards peu pittoresques qui portent désormais son nom.

Le Devoir.com par Jean-François Nadeau avec msn.com

Canada/Québec: Tous unis contre le gaspillage alimentaire

août 12, 2019
Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative: telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler.
© iStock
Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative: telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler.
Nul n’étant contre la vertu, personne n’est en faveur du gaspillage alimentaire. Or, il s’agit d’un fléau de notre ère d’abondance. En guise d’offensive pour remettre sur la table des denrées qui échouent trop facilement aux rebuts, une pétition sera mise en ligne le lundi 19 août prochain, avec l’intention de recueillir 15 000 signatures pour motiver l’administration municipale montréalaise à tenir une consultation publique sur le sujet.

« Notre objectif est de recueillir 15 000 signatures en 90 jours, afin d’arriver à une consultation publique avec la Ville de Montréal. Nous voulons faire appel à l’intelligence collective, réfléchir ensemble et récolter des bonnes idées, dans l’optique de faire des recommandations », indique Guillaume Cantin de l’organisme La Transformerie co-initiateur avec Atlantide Des Rochers, du projet de pétition.

Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé. Au Canada, c’est jusqu’à 40 % de la nourriture produite qui est gaspillée.

Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative : telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler. « La plupart du temps, le gaspillage est traité négativement. C’est un sujet tabou. À La Transformerie, nous préférons travailler dans une perspective d’ouverture, sans tomber dans le côté moralisateur. »

Cesser de nourrir les poubelles

Lancée le 19 août à minuit et une, la pétition contre le gaspillage alimentaire a rallié l’appui de Greenpeace, Laure Waridel, le chef Martin Juneau, le comédien Émile Proulx-Cloutier. « On a ratissé large en ne nous limitant pas aux organismes environnementaux, mais en allant aussi chercher diverses strates de la société. Pour nous, cela est une façon de mobiliser le politique en sensibilisant non seulement les citoyens, mais aussi les fonctionnaires et les élus », poursuit Guillaume Cantin.

La Transformerie fait partie d’un nombre croissant d’organismes montréalais qui œuvrent dans une optique de réduction du gaspillage alimentaire. Avec le soutien d’une trentaine de bénévoles, La Transformerie effectue la collecte, la transformation, la revente et la redistribution de denrées invendues. « Personne ne se lève le matin avec le but de jeter de la nourriture. Nous ne sommes pas là pour déresponsabiliser, mais bien pour travailler ensemble à changer les choses. De cette façon, tout le monde peut gagner. »

Avec Le Devoir.com par Sylvie St-Jacques

Canada/Femme brûlée vive à Québec : le suspect comparaît

août 11, 2019

 

Frej Haj Messaoud, 39 ans, a comparu par voie téléphonique dimanche matin pour tentative de meurtre et voie de fait grave relativement aux événements survenus le 9 août en soirée sur la rue Arago, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec.

Le suspect est détenu à la centrale du parc Victoria en attendant d’être transféré au centre de détention de Québec. Il devrait revenir devant le tribunal au palais de justice de Québec dès lundi pour être formellement accusé d’avoir tenté d’assassiner son ex-conjointe.

Frej Haj Messaoud a été arrêté samedi matin à Drummondville. Il était recherché depuis vendredi soir pour avoir présumément immolé la femme dans la vingtaine avant de prendre la fuite.

Le drame s’est déroulé vendredi soir vers 20 h 55 rue Arago, dans le quartier Saint-Sauveur, tout près du centre-ville de Québec. De nombreux voisins de ce quartier densément peuplé ont entendu des cris et vu la femme en flammes en pleine rue.

Selon les témoignages d’au moins deux voisins, les deux jeunes enfants de la victime ainsi que sa mère ont assisté à cette agression.

Les ambulanciers ont rapidement pris la victime en charge avant de la transporter d’urgence vers une unité spécialisée pour les grands brûlés.

On craint toujours pour la vie de la victime.

CBC/Radio-Canada

Québec au 3e rang des villes les plus sécuritaires

août 8, 2019

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La ville de Québec figure au 3e rang des villes les plus sécuritaires au monde après Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis et Doha, au Qatar. C’est ce que révèle une étude réalisée par le Ceoworld Magazine.

Le magazine qui s’adresse aux gens d’affaires publie une liste de plus de 300 villes dans le monde classées en fonction de l’indice global de criminalité.

Tous les types de crimes sont pris en considération dans l’analyse statistique.

Il faut descendre jusqu’au 21e rang pour trouver une autre ville américaine, soit Mérida au Mexique.

La ville canadienne la plus près de Québec sur ce classement est Ottawa qui se situe en 37e position.

CBC/Radio-Canada

Québec/Vol d’identité: près de 15 ans à devoir prouver qui elle est

juillet 8, 2019

Se remettre d’un vol d’identité peut prendre des années. Il faut affronter une panoplie d’embûches, encaisser de durs coups et faire face à de mauvaises surprises. Mais la guerre ne semble jamais vouloir se terminer.

Les données personnelles sont précieuses. Parlez-en à Marie-Ève Aubry qui a été victime d’un vol d’identité et qui vit encore avec les conséquences, près de 15 ans plus tard. Un cas parmi d’autres qui met en lumière les limites de la lutte contre ce genre de fraude.

En 2006, Marie-Ève Aubry tente de contracter une assurance pour sa voiture. Or, elle se fait répondre qu’elle en possède déjà une et qu’elle a même fait une réclamation.

Elle réalise alors qu’elle s’est fait usurper son identité après s’être fait voler son numéro d’assurance sociale des années auparavant. Débute alors un cauchemar interminable.

« J’ai fait le saut. C’est là que je me suis rendu compte que mon permis de conduire avait été usurpé, vraiment à plein d’endroits », se souvient-elle.

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Marie-Ève Aubry a réalisé en 2006 qu’elle s’est fait usurper son identité.

Depuis, elle ne compte plus les problèmes qu’elle a rencontrés : des centaines de dollars en contraventions pour des infractions au Code de la sécurité routière, l’interruption de ses prestations familiales et même un mandat d’arrestation à son endroit.

Je me disais : je peux me faire arrêter n’importe quand, ça n’a aucun bon sens! – Marie-Ève Aubry, victime de vol d’identité

Aujourd’hui, elle se promène toujours avec ses empreintes digitales sur elle. Elle n’a pas le choix d’être vigilante, assure-t-elle.

« C’est vraiment débilitant parce qu’à un moment donné, on ne sait plus vers où et qui se tourner, par quel bout le prendre. On entre dans la bureaucratie. C’est les 12 travaux d’Astérix! », admet-elle.

Elle mène depuis près de 15 ans un combat juridique et administratif pour prouver qui est « la vraie Marie-Ève Aubry ». Encore la semaine dernière, elle dit avoir reçu un appel d’un cabinet d’avocats à propos d’une carte de crédit qu’elle n’a jamais détenue.

Des histoires d’horreur de la sorte, le président du Bureau canadien du crédit Sylvain Paquette en voit chaque jour.

« Ce n’est pas rare un cas comme ça. Moi-même j’ai été victime d’un vol d’identité en 2006. Ça m’a pris trois ans, malgré l’expérience que j’avais, pour réhabiliter mon crédit. Pour le simple citoyen, ça peut prendre 10 ans, 15 ans. Ce n’est pas évident, surtout si les fraudeurs s’échangent les données personnelles sur des forums de fraude entre eux », explique-t-il.

Le phénomène serait en pleine expansion, selon l’analyste en fraude. Il rapporte que la Sûreté du Québec aurait constaté une augmentation d’environ 80 % du nombre de fraudes depuis 2013.

Les stratagèmes des fraudeurs sont multiples, les techniques se raffinent et les outils aussi.

Vol1

Sylvain Paquette a démontré à Radio-Canada comment les malfaiteurs s’y prennent pour arnaquer les gens. Il a utilisé une application mobile pour faire un appel qui permet de masquer son numéro de téléphone et d’afficher celui de la banque de son choix.

« Les fraudeurs vont vous appeler avec le numéro d’une institution financière. Si vous regardez sur votre afficheur, vous allez voir un numéro qui va apparaître. Si vous rappelez, vous allez tomber sur quelqu’un qui représente vraiment l’institution financière en question. C’est donc une façon pour les fraudeurs de recueillir vos données personnelles », indique-t-il.

Changer de numéro d’assurance sociale

Les vols d’identité seraient en forte hausse au Québec.

Si les fraudeurs cherchent absolument à mettre la main sur le numéro d’assurance sociale, c’est qu’il est la clef dans le cas d’un vol d’identité.

Pour Sylvain Paquette, une partie du problème réside dans le fait que les gens ne protègent pas suffisamment leurs données personnelles.

De son côté, Marie-Ève Aubry tente toujours de faire changer ce précieux numéro, mais le processus est très complexe, notamment parce que le fardeau de la preuve incombe aux victimes.

« C’est interminable prouver que tu as été victime d’un vol d’identité auprès des institutions. […] Tant que je n’ai pas un nouveau numéro d’assurance sociale, mon crédit est nul », affirme-t-elle.

Elle exhorte les hauts dirigeants à se pencher sur ce dossier problématique et surtout à s’attaquer au manque de ressources pour les victimes de vol d’identité.

« J’aimerais bien rencontrer la ministre de la Justice pour lui dire : « Écoutez, je ne suis pas seule. Qu’est-ce qui va arriver? Qu’est-ce qui va être fait? » », déclare-t-elle.

Le président du Bureau canadien du crédit croit également qu’une réforme législative s’impose pour punir davantage les fraudeurs.

Il estime que seulement une victime sur 20 en matière de vol d’identité porterait plainte, ce qui signifie que les escrocs ont amplement le temps de faire de nombreuses victimes et beaucoup d’argent.

Par Jacaudrey Charbonneau

Québec/Vol de données: Desjardins offre de l’aide supplémentaire à ses membres

juillet 5, 2019

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© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc

MONTRÉAL — Le Mouvement Desjardins a annoncé vendredi matin des mesures supplémentaires pour aider ses membres, victimes du vol de leurs données. L’institution financière dit avoir entendu leurs critiques sur les difficultés d’accès au service de protection d’Equifax.

Equifax n’a pas été à la hauteur, a déclaré le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, en conférence téléphonique avec les médias.

Disant avoir mis de la pression sur l’entreprise, le service s’est grandement amélioré au cours des dernières 24 heures, a-t-il assuré. Les délais sont moins longs et le processus d’identification a été simplifié.

Les membres dont les données ont été subtilisées ont reçu une lettre personnalisée de Desjardins, incluant un code, qui leur permet d’activer le forfait de surveillance d’Equifax.

Mais beaucoup de clients de Desjardins se sont plaints de ne pas réussir à accéder au site internet de l’entreprise — débordé, il a souvent été inaccessible — pour s’inscrire et ainsi protéger leur dossier. D’autres n’ont pas réussi à obtenir du service en français.

Pour ces clients, Desjardins va mettre à contribution ses propres employés des centres d’appel. Dès lundi, ils pourront recevoir les appels des membres qui composent le 1 800 CAISSES et les agents transmettront l’information eux-mêmes à Equifax.

Puis, vers le milieu de la semaine prochaine, les membres pourront aller dans le système de Desjardins, AccesD, et activer eux-mêmes les mesures de protection.

Par ailleurs, Desjardins tient à réitérer que les avoirs et les transactions de l’ensemble de ses membres sont protégés. Si des transactions frauduleuses étaient réalisées dans leurs comptes Desjardins, ils seront remboursés.

Desjardins compte quelque sept millions de membres. Cette faille de sécurité sans précédent concerne 41 pour cent de sa clientèle. Ce sont 2,7 millions de particuliers et 173 000 entreprises qui sont affectés.

Des noms, dates de naissance, numéros d’assurance sociale, adresses, numéros de téléphone, courriels — des informations prisées par les fraudeurs — ainsi que des renseignements en matière d’habitudes transactionnelles et de produits détenus ont été transmis illégalement à des tiers. Toutefois, les mots de passe, les numéros d’identification personnels des membres et leurs questions de sécurité n’ont pas été compromis, assure Desjardins.

Par Stéphanie Marin, La Presse canadienne

Canada: Comment vont désormais être sélectionnés les immigrants au Québec?

juin 18, 2019
© Stadtratte
 

Avec l’adoption du projet de loi 9 sur l’immigration débute désormais un nouveau système dans la sélection des immigrants économiques au Québec. Comment ces nouveaux arrivants seront-ils choisis?

Depuis le début de la semaine, un nouveau système d’immigration est officiellement en vigueur au Québec. Annoncé dans un premier temps par le précédent gouvernement libéral avant de voir son entrée en vigueur repoussée, le système Arrima est désormais « opérationnel », a certifié lundi le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Concrètement, beaucoup de choses vont changer dans la sélection des nouveaux arrivants. Ces mesures prendront cependant plusieurs mois avant de devenir pleinement applicables.

La loi, qui a obtenu la sanction du lieutenant-gouverneur dimanche soir, met fin à la procédure du « premier arrivé, premier servi ». Désormais, les ressortissants étrangers souhaitant venir au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) doivent remplir un formulaire de déclaration d’intérêt.

À ce jour, près de 115 000 personnes ont déjà rempli ce document.

©

Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Dans cette déclaration d’intérêt, il est demandé au candidat des renseignements sur sa situation familiale, son parcours professionnel, sa scolarité et ses connaissances du français et de l’anglais. Le candidat peut également mentionner s’il a une offre d’emploi.

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) invite par la suite les candidats répondant aux besoins du marché du travail à remplir leur dossier, qui sera analysé ultérieurement selon une grille de sélection.

Des critères d’invitation qui évolueront

Comment le MIDI sélectionnera-t-il les candidats invités à soumettre une demande?

« Les critères d’invitation seront modulés en fonction des besoins du Québec », explique le ministère.

L’objectif est d’inviter des personnes qui ont le plus grand potentiel d’intégration au Québec. L’accès à un emploi étant un des facteurs favorisant l’intégration, le potentiel de la personne permettant de répondre aux besoins de main-d’œuvre de la société québécoise sera évidemment considéré.

Émilie Vézina, porte-parole du MIDI

Les premières invitations seront lancées « au cours des prochaines semaines », a affirmé le ministre Jolin-Barrette.

Une grille de sélection qui devrait être revue

Dans les faits, pour le moment, l’étude de ces demandes d’immigration ne changera pas, puisque la grille de sélection datant du 2 août 2018 est toujours en vigueur. Cette méthode de sélection est d’ailleurs critiquée par le milieu des affaires, qui déplore la place trop importante accordée aux diplômes des candidats.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation« Les deux tiers de nos postes vacants requièrent un secondaire 5 ou moins, détaille Véronique Proulx, présidente de Manufacturiers et exportateurs du Québec. On n’a pas besoin uniquement d’ingénieurs, mais de commis, de journaliers. »

Le président de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Stéphane Forget, tient un discours similaire.

Il faut revoir le pointage et améliorer cette grille. Il ne faut pas que les gens ayant un diplôme professionnel ou technique aient moins de points, car ils n’ont pas de diplôme universitaire.

Stéphane Forget, président de la FCCQ

« Le MIDI travaille continuellement à améliorer ses différents processus », répond une porte-parole du ministère. Des consultations publiques auront par ailleurs lieu en août, et le MIDI a déjà invité les intervenants à se prononcer sur les « objectifs de sélection et d’admission ».

« On espère des changements dès cet automne », mentionne de son côté Yves-Thomas Dorval, qui dirige le Conseil du patronat.

Un portail pour les employeurs en février 2020

La principale nouveauté verra le jour en février 2020 avec le lancement du « portail employeurs libre-service ». Il s’agit du fameux « Tinder de l’immigration », évoqué en février par le ministre Jolin-Barrette.

Avec cet outil, les employeurs québécois pourront directement consulter les profils des candidats ayant déposé une déclaration d’intérêts et communiquer avec eux. Ils pourront ainsi faire une offre d’emploi à un candidat, ce qui pourrait faciliter et accélérer son arrivée au Québec.

Les employeurs pourront aller directement sur le site du ministère, consulter les profils des candidats à l’immigration pour leur faire une offre d’emploi, pour les inviter. Et à partir du moment où il y aura un maillage entre les employeurs et les candidats à l’immigration, on va les inviter en priorité.

Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration

Dès cet été cependant, « une interface pour les conseillers en partenariat du MIDI sera lancée afin que ces derniers puissent appuyer les employeurs dans les régions du Québec à entrer en contact avec les personnes qui ont les profils recherchés à venir travailler au Québec », précise le MIDI.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Ultérieurement, des tests de valeurs québécoises et de français pourraient voir le jour, comme l’a déjà clamé le premier ministre. Ceux-ci pourraient faire partie des « conditions » concernant la résidence permanente, mais devront être instaurés par le biais d’un règlement. Québec devra également obtenir l’aval du gouvernement fédéral s’il souhaite prendre cette voie.

La priorité aux candidats déjà au Québec

Dans un premier temps, tel que l’avait annoncé François Legault à la fin de février, après l’annonce de l’abandon de plus de 18 000 dossiers d’immigration en attente, les candidats à l’immigration permanente vivant et travaillant déjà au Québec auront priorité.

Un amendement a été déposé en ce sens par le gouvernement quelques heures avant l’adoption de ce projet loi. Cette décision concerne environ 3700 dossiers, soit près de 5500 personnes.

D’ici sept mois, le ministre s’engage ainsi à « inviter » les candidats « à présenter une demande de sélection à titre permanent » dans le cadre du PRTQ à condition d’avoir rempli une déclaration d’intérêt dans Arrima.

Le ressortissant étranger invité aura alors 60 jours pour présenter cette demande.

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Près de 2000 dossiers traités

Par ailleurs, depuis la décision à la fin de février de la Cour supérieure forçant le MIDI à continuer d’étudier ces milliers de dossiers, près de 2000 dossiers ont été traités, a confirmé le ministre Jolin-Barrette.

Entre mars et mai, le taux d’acceptation a été d’environ 13 %. Dans son jugement, le juge Frédéric Bachand soulignait que le MIDI était « en mesure de traiter mensuellement entre 1000 et 2000 demandes dans le cadre du PRTQ ». Le taux d’acceptation se situait quant à lui « autour de 50 % » au cours des trois dernières années.

Tout compte fait, en retirant les dossiers des candidats vivant au Québec qui pourront être sélectionnés par l’entremise d’Arrima, de 12 000 à 13 000 dossiers présents dans l’inventaire du MIDI ne seront donc pas traités.

Ces candidats seront défrayés des dépenses liées à la présentation de leur demande, pour un montant d’environ 1000 $.

Cependant, les frais de traduction, de conformité de documents, ainsi que les frais d’examens de connaissances linguistiques ne seront pas remboursés. Cette demande, faite par Québec solidaire en fin de semaine, a été rejetée par le gouvernement.

Radio-Canada.ca par Romain Schué

Québec: adoption d’un projet de loi controversé sur l’immigration

juin 16, 2019

 

L’Assemblée nationale du Québec a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur l’immigration, qui entraînera notamment l’abandon de 18.000 dossiers d’immigration déposés dans cette province francophone du Canada.

Le projet de loi 9 a été adopté dimanche vers 4h du matin (8h GMT), à l’issue une séance-marathon exceptionnelle convoquée par le parti Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) au pouvoir, a annoncé Simon Jolin-Barrette, ministre québécois de l’Immigration, sur Twitter.

Le texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, qui sera désormais basée sur l’adéquation des compétences professionnelles avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.

Il entraînera ainsi l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures, qui touchent au total quelque 50.000 personnes. Ces dossiers avaient été déposés sous l’ancien système, basé sur le principe du premier arrivé premier servi.

Ces candidats à l’immigration vont devoir déposer une nouvelle demande dans le cadre du nouveau système. Le gouvernement provincial a promis que les délais de traitement des dossiers pour les travailleurs qualifiés passeraient de 36 à 6 mois grâce à cette réforme.

L’opposition a dénoncé jusqu’au bout un projet de loi «inhumain», fustigeant l’«incapacité» du gouvernement à justifier l’abandon de ces 18.000 dossiers en souffrance. Le parti du premier ministre François Legault a été porté au pouvoir en octobre avec la promesse de réduire de plus de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés que le Québec accueille chaque année.

Après une courte nuit de sommeil, les députés québécois ont repris leurs travaux dimanche peu après 9 heures pour l’examen d’un autre projet de loi controversé, cette fois sur la laïcité. Il prévoit d’interdire le port de symboles religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants.

Par Le Lefigaro.fr avec AFP