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Canada-Québec: Le fugitif pasteur Paul Mukendi refait surface sur les réseaux sociaux

septembre 16, 2021

Le pasteur Paul Mukendi, recherché par la police depuis le 20 août après avoir fui la justice, a publié un message jeudi matin sur sa page Facebook. Le fugitif promet d’expliquer samedi prochain pourquoi il ne s’est pas constitué prisonnier.

Paul Mukendi à sa sortie du palais de justice de Québec le 27 février 2020

© /Radio-Canada Paul Mukendi à sa sortie du palais de justice de Québec le 27 février 2020

Dans son message publié jeudi, Paul Mukendi affirme «je parlerai… pourquoi je me suis soustrait à la justice québécoise et quelle sera la suite.» Il précise qu’il donnera ces explications samedi, à 13 h, heure du Québec.

Le pasteur Paul Mukendi a fui les autorités, le 20 août dernier, à quelques heures du moment où il devait se présenter au centre de détention. Des fidèles disaient alors craindre qu’il ait été kidnappé. La police de Québec avait reçu un signalement de sa disparition.

Toutefois, Paul Mukendi avait par la suite dissipé les doutes, en publiant lui-même un message sur les réseaux sociaux, confirmant qu’il avait choisi de fuir la justice. Un mandat d’arrestation a été lancé contre lui.

Informée de la publication du message, la police de Québec assure qu’elle sera attentive, samedi.

«Depuis l’émission du mandat d’arrestation, nous déployons des efforts considérables pour localiser M. Mukendi. Nous avons aussi la capacité, avec de nombreux partenaires, d’agir à l’international, affirme le porte-parole de la police de Québec, David Poitras.

Condamné pour agressions sexuelles

L’appel de Paul Mukendi, condamné à 8 ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles et physiques sur une adolescente, a été rejeté le 16 août. Paul Mukendi devait donc se livrer aux autorités carcérales afin de purger sa peine.

Le 29 juin 2019, le révérend de l’église Parole de vie, dans l’arrondissement de Vanier, à Québec, a été déclaré coupable de neuf chefs d’accusation d’agressions sexuelles, de voies de fait et de menaces de mort.

La plaignante avait 14 ans au moment des faits.

Mukendi avait porté le verdict en appel, estimant que le juge avait commis des erreurs de droit.

La Cour d’appel a rejeté ses arguments. L’homme de 44 ans souhaitait que ses avocats s’adressent à la Cour suprême.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec/Manque d’infirmières : « Je suis ouvert à tous les incitatifs », dit Legault

septembre 15, 2021

 

Le premier ministre du Québec est prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

Le premier ministre François Legault.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le premier ministre François Legault.

En conférence de presse mercredi matin, François Legault a rappelé les efforts consentis par son gouvernement afin de mettre plus de ressources dans le secteur, en affichant notamment plus de postes à pourvoir.

Mais, cela n’a pas été suffisant, a-t-il reconnu. Il manque encore 4000 infirmières à travers la province.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu’au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant « étaient fatigués et pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau ».

M. Legaut s’est dit prêt à faire plus d’efforts en matière de salaire, notamment.

Le premier ministre s’est adressé particulièrement aux infirmières parties exercer dans le secteur privé.

« Toutes les infirmières qui sont dans le privé sont les bienvenues », a jouté François Legault.

Avec CBC/Radio-Canada

Chaleur intense : Québec va renouer avec les 30 °C plus vite qu’on pense

septembre 11, 2021

Chaleurs d’automne

Les grandes chaleurs se font de plus en plus rares au Québec en septembre. Toutefois, les journées avec un maximum de 30 °C ne sont pas improbables et des canicules peuvent même survenir. Lors des deux dernières années, la province n’a pas enregistré de maximum de 30 °C au cours du premier mois de l’automne météorologique. En 2021, cette tendance pourrait être brisée durant la seconde moitié de septembre, et ce, même si les probabilités que cela se produise diminuent avec le temps.

© Fournis par MétéoMédia

Deux phénomènes, une conséquence

À l’autre bout du monde, deux gigantesques tempêtes foncent vers le continent asiatique. La trajectoire des deux typhons influence favorablement la météo au Québec si la Chine se retrouve dans la ligne de mire. À l’inverse, un tracé vers l’est du Japon favorise plutôt la formation d’un creux sur la Belle province.

© Fournis par MétéoMédia

Une crête

Cette fois-ci, les conditions atmosphériques seront propices à un crétage pour le Québec. L’effet domino inversé produit un apport de chaleur intense des typhons qui a pour effet de dessiner une belle crête sur la province. La présence de l’anticyclone des Bermudes à l’est permettra à la chaleur de remonter. Des maximums de plus de 30 °C sont possibles dans le secteur du sud du Québec avec un humidex de 35. Cette séquence de chaleur devrait donc se manifester vers le 15 septembre et durer environ une semaine.

© Fournis par MétéoMédia

Septembre chaud

Depuis deux décennies, les 30 °C ont été absents seulement à six reprises en septembre. En moyenne, au Québec, on compte environ trois journées aussi chaudes.

© Fournis par MétéoMédia

2017

En septembre 2017, une situation semblable avait donné lieu à une canicule entre les 23 et 27. Rappelons qu’une canicule est synonyme de trois journées consécutives avec des maximums de 30 °C.

© Fournis par MétéoMédia

 Avec Francis Brière 

Canada-Québec: Les risques de cohabiter avec une poule

septembre 11, 2021

Au Québec, en 2021, environ 70 municipalités urbaines et périurbaines ont déjà permis ou sont sur le point de permettre la garde de poules. Les citadins peuvent avoir leurs poules derrière la maison, dans le cadre de la réglementation propre à chaque municipalité.

De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

© /Radio-Canada De plus en plus de villes autorisent la présence de poules urbaines.

Si s’occuper de poules apporte des bienfaits pour tous les membres de la famille, les poules peuvent développer des maladies aviaires ou être porteuses de la salmonelle et la propager aux humains.

Le docteur Jean-François Lapointe de la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire en Montérégie peut en témoigner. Sa clinique a été inondée d’appels. Il a été l’un des premiers à se perfectionner dans le domaine des maladies aviaires.

Sa pratique consacrée à temps plein aux bovins a été bouleversée. 50 % de son travail consiste maintenant à traiter et à prévenir les maladies infectieuses des poules urbaines. Certaines le préoccupent plus que d’autres. Des maladies contagieuses qui peuvent parfois mener à l’euthanasie des poules.

Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

© /Radio-Canada Le Dr Jean-Fançois Lapointe est vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Saint-Césaire.

Comme le risque de propagation est grand, avant qu’une nouvelle poule intègre le poulailler urbain, la quarantaine est recommandée par les vétérinaires, ainsi qu’un dépistage et un traitement préventif. Mais parfois, il est trop tard. Par exemple, une poule atteinte du virus qui cause la laryngotrachéite, si elle en survit, reste porteuse à vie.

Toutes les poules urbaines ne sont pas malades

Il a deux manières pour les éleveurs urbains et périurbains d’acheter leurs poules.

Environ 80 % des poules urbaines proviennent des meuneries ou des quincailleries. Le plus gros fournisseur au Québec est le réseau Sollio (La Coop fédérée). Les poussins élevés dans des troupeaux commerciaux ont été vaccinés, ils ne sont donc pas porteurs de maladies. De plus, l’environnement de biosécurité stricte écarte l’enjeu de santé humaine.

Le reste des poules urbaines provient de petits élevages de type basse-cour dont on ignore le statut sanitaire.

Risque de danger pour la santé humaine

Le citadin dont les poules ont été achetées dans de petits élevages amateurs ne peut pas savoir si ses poules sont porteuses ou non de la salmonelle, une bactérie transmissible à l’humain en manipulant les poules, les œufs ou par des contacts avec les fientes et la carcasse.

Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l'Université de Montréal.

© /Radio-Canada Dre Martine Boulianne est directrice de la Chaire en recherche avicole de l’Université de Montréal.

Aux États-Unis en 2020, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont rapporté 700 cas de salmonellose, dont 300 personnes ont été hospitalisées. 25 % des personnes contaminées étaient des enfants. Tous ces cas étaient reliés à des oiseaux de basse-cour.

Un animal sauvage, comme un rongeur, qui rôde autour du poulailler urbain peut répandre des salmonelles. Une fois la poule infectée, la bactérie est présente dans l’œuf.

La salmonelle reste présente dans un œuf mal cuit. L’ingérer, c’est risquer de développer diarrhées, fièvres ou douleurs abdominales. De plus, la chercheuse insiste : ne jamais laisser les œufs de poules d’arrière-cour sur le comptoir de la cuisine.

Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

© /Radio-Canada Les poules urbaines font le bonheur de leurs propriétaires.

Malgré tout, pour la vétérinaire, il est très possible d’élever des poules à petite échelle sans grands risques pour la santé humaine, si les principes de prévention et de précaution sont appliqués.

Le reportage de Rachel Brillant et de Luc Rhéaume est diffusé à l’émission La semaine verte le samedi à 17 h et le dimanche à 12 h 30 sur ICI TÉLÉ. À ICI RDI, ce sera le dimanche à 20 h.

Avec Rachel Brillant

Canada-Québec: Des travailleurs de la santé expliquent pourquoi ils refusent le vaccin

septembre 11, 2021

La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé fait débat dans plusieurs provinces canadiennes.

© Michael Bell/La Presse canadienne La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé fait débat dans plusieurs provinces canadiennes.

Piqués au vif par l’ultimatum lancé par François Legault, plusieurs employés non vaccinés du réseau de la santé sont prêts à quitter leur profession plutôt que de se faire inoculer. Trois d’entre eux ont accepté de nous expliquer leur décision.

Pour Lawrence Godbout, un infirmier auxiliaire en gérontopsychiatrie à l’Hôtel-Dieu de Lévis, la mesure du gouvernement québécois est une atteinte inacceptable à ses droits et libertés.

C’est du chantage : si t’es pas vacciné, t’es crissé dehors. Ça ne marche pas», tonne-t-il.

«Ce n'est pas dans mes valeurs de me faire vacciner», affirme Lawrence Godbout, infirmier auxiliaire à l'Hôtel-Dieu de Lévis.

© /Radio-Canada «Ce n’est pas dans mes valeurs de me faire vacciner», affirme Lawrence Godbout, infirmier auxiliaire à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

Sa décision est prise : il préfère changer de métier plutôt que de recevoir le vaccin contre la COVID-19. Québec a donné jusqu’au 15 octobre aux employés du réseau de la santé pour être convenablement vaccinés, sans quoi ils seront suspendus sans salaire. Aux yeux de Lawrence Godbout, il s’agit d’une mesure draconienne.

Cédric Thivierge est lui aussi infirmier auxiliaire, à Thetford Mines. Il a déjà commencé à chercher un emploi dans un autre domaine. À son avis, recevoir le vaccin doit demeurer un choix et non une obligation.

Pour l’instant, je ne vois pas l’importance de l’avoir», dit celui qui a près de 10 ans d’expérience comme l’infirmier auxiliaire.

Cédric Thivierge, un infirmier auxiliaire, a refusé le vaccin contre la COVID-19. Il est peiné de devoir quitter ses collègues et son travail.

© /Radio-Canada Cédric Thivierge, un infirmier auxiliaire, a refusé le vaccin contre la COVID-19. Il est peiné de devoir quitter ses collègues et son travail.

Quant à Laurent (nom fictif), il est préposé aux bénéficiaires dans un CHSLD de la Beauce. Il a demandé à ne pas être identifié pour éviter d’attiser les tensions avec des membres de sa famille.

Ces trois travailleurs font partie des quelque 1000 employés du CISSS de Chaudière-Appalaches qui n’ont reçu aucune injection du vaccin. À ce jour, 89 % des employés du réseau public de la région sont adéquatement vaccinés.

Scepticisme

L’efficacité des vaccins contre la COVID-19 est remise en question par les trois travailleurs à qui nous avons parlé.

Même s’il admet que plusieurs études ont reconnu l’efficacité des vaccins approuvés par Santé Canada, Cédric Thivierge demeure sceptique quant à leur efficacité à long terme.

Je fais partie des gens qui aiment mieux voir le résultat du vaccin, voir s’il est vraiment concluant», dit-il.

Laurent, lui, affirme avoir eu des effets secondaires longs et désagréables après avoir été vacciné contre l’influenza, et ne souhaite pas revivre l’expérience.

Les vaccins de Moderna et de Pfizer-BioNTech sont des vaccins à ARN messager.

© Robert Short/CBC Les vaccins de Moderna et de Pfizer-BioNTech sont des vaccins à ARN messager.

Quant à Lawrence Godbout, il souligne que le vaccin n’est pas efficace à 100 %.

Qu’on soit vacciné ou pas, on peut l’attraper pareil [le virus].»

C’est vrai, admet Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs à l’IUCPQ. Toutefois, le spécialiste rappelle que le vaccin diminue les risques de développer une réaction grave à la maladie.

[Le vaccin] va transformer une maladie potentiellement mortelle en des symptômes qui vont passer à peu près inaperçus à la maison sans compromettre sa santé ou la sécurité des gens autour de soi», précise-t-il.

Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

© /Radio-Canada Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Dr Simon rappelle par ailleurs que les effets secondaires causés par les vaccins sont très rares. Il ajoute que les vaccins à ARN messager, comme ceux de Pfizer et de Moderna, sont particulièrement sécuritaires.

Les vaccins à ARN sont développés depuis 1989 pour toutes sortes de maladies. Ils représentent une amélioration de sécurité par rapport aux autres vaccins disponibles. L’ARN n’entre jamais dans le noyau cellulaire. Les chances que l’image génétique de l’être humain soit modifiée sont nulles.»

Manque d’information»

Laurent, qui travaille comme préposé aux bénéficiaires depuis deux ans à Saint-Georges, dit que les sources d’information sont nombreuses et qu’il ne sait plus à laquelle se fier.

Je devrais peut-être être plus informé sur certains sujets, mais on manque un peu d’information», dit-il, ajoutant que peu de renseignements ont été transmis directement aux employés.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches affirme de son côté que de nombreuses et fréquentes communications ont été acheminées aux employés au sujet de la COVID-19 et de la vaccination.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches affirme avoir envoyé plusieurs documents informatifs sur la vaccination à ses employés.

© CISSS de Chaudière-Appalaches Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches affirme avoir envoyé plusieurs documents informatifs sur la vaccination à ses employés.

L’information est diffusée et facilement disponible et chaque employé a le devoir de s’informer», note la porte-parole du CISSS Mireille Gaudreau.

Le fait de dire qu’on manque d’information, c’est une intellectualisation d’une peur plus viscérale qui est mal contrôlée», croit quant à lui le Dr Mathieu Simon.

Des départs inévitables

Les trois travailleurs risquent de quitter leurs fonctions à regret, à la mi-octobre. Ils pourraient d’ailleurs se tourner vers le domaine de la construction.

Dr Mathieu Simon s’attend lui aussi à voir des employés non vaccinés de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) quitter leurs fonctions au cours des prochaines semaines. Même si le réseau de la santé est sous tension et peut difficilement se passer de ses employés, il croit qu’il vaut mieux perdre une personne qui peut en infecter d’autres que de courir à nouveau le risque de provoquer des éclosions.

Je pense que la décision de prôner la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé est une bonne décision, qui, comme toutes les décisions difficiles, a ses conséquences», résume-t-il.

La Presse canadienne par Camille Carpentier avec la collaboration de Colin Côté-Paulette

Canada-Québec: Place Fleur de Lys: le campus de l’UQTR ouvre ses portes

septembre 8, 2021

 

© Fournis par Québec Hebdo

Le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a été inauguré en compagnie des propriétaires de Trudel Alliance. L’occasion de dévoiler un bâtiment repensé et moderne. 

Niché à l’emplacement de l’ancien Sears, le campus de l’UQTR à Québec s’est doté d’espaces modernes et connectés. Aires ouvertes et lumineuses au design épuré signent l’installation d’une Université qui œuvre pour l’attrait et la rétention des étudiants dans un environnement d’apprentissage avant-gardiste.

Classe flexible 

Nouveauté, une classe à aménagement flexible et apprentissage actifs fait partie des locaux. «C’est une classe qui permet aux apprenants d’être des étudiants du XXIe siècle», affirme Christine Lavoie, psychoéducatrice et initiatrice du projet.

Et pour cause, la salle est dotée de sept écrans, de sofa, mais aussi d’un îlot central et d’une cuisine. «Il fallait décloisonner et se permettre d’aller ailleurs, explique-t-elle. C’est de là que nous est venue l’idée qu’il fallait un environnement plus confortable qui favorise les interactions et permet d’explorer les choses comme un laboratoire.»

«Les étudiants qui arrivent ont connu des classes flexibles, on prend les étudiants avec leurs besoins et les ceux du marché du travail ou la collaboration est mise de l’avant tout comme la versatilité des technologies.»

Christine Lavoie-Psychoéducatrice

Courant dans les écoles mais rare dans les universités, le choix de cet agencement est aussi directement relié à la discipline enseignée sur le campus. «L’idée en psychoéducation c’est la relation, c’est d’être avec les autres, d’avoir un vécu expérientiel et d’apprendre autour de ça et on ne pouvait pas vivre cela dans un environnement vétuste», détaille celle qui indique que le concept de cette classe est avant tout évolutif.

Réutilisation des bâtiments

Acquise en 2018 par William et Jonathan Trudel de Trudel Alliance la revitalisation de la Place Fleur de Lys se matérialise avec cette «pièce maîtresse», un campus intégré dans une structure totalement repensée. «Le campus est l’une des plus grosses opérations de recyclage d’immeubles au Québec et de développement durable, indique Jonathan Trudel, copropriétaire de la bâtisse. Plutôt que de déconstruire, nous avons récupéré, transformé et réaménagé pour en faire un lieu à la fine pointe de la technologie.»

Un total de 400 étudiants étaient attendus dans les nouveaux locaux pour leur rentrée scolaire.

Avec Marine Lobrieau

Canada-Québec: veilles d’orages violents transmises pour plusieurs régions mardi matin

septembre 6, 2021

MONTRÉAL — Plusieurs veilles d’orages violents ont été émises par Environnement Canada en milieu de matinée, lundi, pour un bon nombre de régions du sud et du centre du Québec, en particulier pour celles longeant la vallée du Saint-Laurent.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Les météorologues de l’agence fédérale signalaient dans ces veilles transmises peu après 8h30 que les conditions étaient propices à la formation d’orages violents pouvant produire des rafales fortes, de la grêle de grosse taille et de la pluie forte.   

De plus, les activités nautiques peuvent être dangereuses en raison des rafales violentes et soudaines qui pourraient souffler sur les plans d’eau.   

Les veilles d’orages violents ont été lancées pour les régions de Montréal et de Québec de même que pour celles de Saint-Jérôme, Lachute, Joliette, Drummondville, Trois-Rivières, Granby, Sherbrooke, Saint-Georges, Lac-Mégantic, Victoriaville et Thetford-Mines.  

Dans les régions situées plus à l’ouest, ces conditions devraient prévaloir à compter de la mi-journée. Environnement Canada prévoit qu’en soirée, le ciel ne sera que partiellement nuageux et que la force du vent diminuera.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Refus de se faire vacciner: Québec ne doit pas imposer de sanctions, dit le PQ

août 31, 2021

QUÉBEC — L’opposition péquiste approuve l’idée de rendre la vaccination obligatoire pour le personnel de la santé, mais s’objecte à l’idée d’imposer des sanctions aux récalcitrants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, avait convoqué les médias lundi pour afficher sa position, à la suite de la commission parlementaire de deux jours, tenue la semaine dernière, sur la vaccination obligatoire contre le virus de la COVID-19 décrétée par le gouvernement pour le personnel de la santé en contact avec les patients plus de 15 minutes.

Il a eu un certain mal à expliquer la logique de sa position, en appuyant la décision de contraindre les soignants à se faire vacciner, tout en rejetant la perspective de voir les récalcitrants se faire imposer un congé sans solde, soit le scénario envisagé par le gouvernement pour forcer la main aux employés du réseau.

Le chef péquiste croit que des sanctions trop lourdes pourraient être contre-productives, en éloignant des hôpitaux quantité de soignants, au moment où les pénuries de main-d’oeuvre sont déjà importantes.

Suspendre des employés réfractaires au vaccin pour une période indéterminée «risque d’amener plus de problèmes, plus de bris de services, plus de contestations et peut-être même un taux de vaccination moins élevé que si on continue dans l’approche actuelle», selon lui.

Il dit tourner le dos à une approche «qui mise sur la peur et la coercition», pour privilégier la persuasion et les tests de dépistage quotidiens pour augmenter la proportion de gens vaccinés dans le secteur de la santé.

«Nous croyons à l’éducation, la sensibilisation et la coopération», pour assurer la progression du processus de vaccination, a-t-il fait valoir, estimant que les travailleurs de la santé ayant des réticences envers la vaccination «ne sont pas nombreux».

Dans le secteur public seulement, Québec calcule qu’environ 30 000 employés ne sont pas vaccinés, risquant d’attraper le virus et de contaminer des malades. Le gouvernement a décrété que d’ici le 15 octobre les employés du réseau, du secteur public ou privé, devaient être pleinement vaccinés, ayant reçu deux doses, sous peine de devoir subir des sanctions.

Le PQ va aussi s’opposer à la possibilité d’étendre la vaccination obligatoire à d’autres catégories de travailleurs que ceux de la santé.

Avec Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

Mauricie-et-du-Centre-du-Québec: le nombre de cas actifs de COVID-19 se maintient dans la région

août 30, 2021

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 augmente au même rythme que les personnes se rétablissent de la maladie dans la région. C’est ce que l’on observe une fois de plus dans le dernier bilan des trois derniers jours rendu public par le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, lundi. On note toutefois plus de personnes infectées au Centre-du-Québec qu’en Mauricie.

Ce sont 83 nouveaux cas qui ont été confirmés au cours des trois derniers jours en Mauricie-Centre-du-Québec.

© STÉPHANE LESSARD Ce sont 83 nouveaux cas qui ont été confirmés au cours des trois derniers jours en Mauricie-Centre-du-Québec.

Il y a en effet 83 personnes qui ont reçu un test positif pour la période du 28 au 30 août dans la région desservie par le CIUSSS MCQ, soit 59 au Centre-du-Québec et 24 en Mauricie. C’est dans les MRC de Drummond (24) et d’Arthabaska (23) que proviennent plus de la moitié des nouvelles infections.

On en compte également onze à Trois-Rivières, sept dans la MRC de Maskinongé, sept dans la MRC de l’Érable, cinq à Shawinigan, quatre dans la MRC de Nicolet-Yamaska, un dans la MRC de Bécancour et un dans la MRC des Chenaux.

L’augmentation des trois derniers jours est toutefois compensée par 88 personnes qui ont été déclarées «rétablies» de la maladie, ce qui a permis une légère baisse de six cas actifs.

Avec 42 personnes rétablies, le nombre de cas actifs a baissé de 18 dans les trois derniers jours en Mauricie pour un total de 104. Au Centre-du-Québec, les 46 personnes rétablies n’ont pas été suffisantes pour compenser la hausse des nouveaux cas, si bien que le nombre de cas actifs a augmenté de 12 depuis trois jours et s’établit présentement à 139.[object Object]

Le taux de cas actifs par 100 000 habitants s’élève présentement à 60,8 dans le Réseau local de santé (RLS) d’Arthabaska-l’Érable et à 58,0 dans le RLS de Drummond. Celui de Trois-Rivières a quant à lui baissé à 37,5 et se situe sous la moyenne régionale de 42,5.

Le nombre d’hospitalisations demeure encore très bas dans la région. Il n’a pas bougé au cours des trois derniers jours, si bien que l’on compte toujours seulement deux personnes qui sont alitées en raison de la COVID-19 en Mauricie-Centre-du-Québec, dont une qui se trouve aux soins intensifs.

Depuis le début de la quatrième vague, à la mi-juillet, ce sont maintenant 873 cas de COVID-19 qui ont été confirmés dans la région, dont 579 en Mauricie et 294 au Centre-du-Québec.

Plus de 59 000 doses administrées depuis l’annonce du passeport vaccinal

Depuis l’annonce de l’implantation du passeport vaccinal, le 5 août dernier, ce sont 59 707 personnes qui se sont fait vacciner en Mauricie et au Centre-du-Québec. Parmi celles-ci, plus de 13 700 personnes en étaient à leur première dose et près de 46 000 ont complété leur vaccination avec une seconde dose.

C’est donc dire que depuis cette annonce, la couverture vaccinale (1 dose) en Mauricie-Centre-du-Québec a augmenté de 2,6% et la population adéquatement vaccinée (2 doses) de 8,7%.

Jusqu’à présent, le pourcentage de la population vaccinée (1 dose) s’élève à 76 % dans la région et à 84,5 % pour les 12 ans et plus. Pour ce qui est de la population adéquatement vaccinée, c’est 68,7% de la population de la région qui a reçu ses deux doses et 77,7% des 12 ans et plus.

À quelques heures de la mise en application du passeport vaccinal, qui entrera en vigueur le 1er septembre, les pourcentages de couverture (1 dose) continuent d’augmenter dans les différentes tranches d’âge, les 12-17 ans (80,4%) et les 40-49 ans (80,0%) ont franchi la barre des 80 % dans la région. Les 18-29 (71,3 %) et les 30-39 ans (72,4 %) de la Mauricie-Centre-du-Québec s’approchent quant à eux de la cible minimale de 75%.

Le dernier bilan de la vaccination fait quant à lui état de plus de 4500 doses qui ont été administrées en fin de semaine en Mauricie-Centre-du-Québec, dont 1269 premières doses et 3313 deuxièmes doses.

L’opération se poursuit dans les huit sites de vaccination avec ou sans rendez-vous. À partir de mardi, les horaires seront toutefois ajustées à la baisse. Ceux-ci seront ouverts d’une à trois journées par semaine, selon les endroits, en fonction des nouveaux horaires. Rappelons que le site de Saint-Tite fermera de façon définitive à partir de ce vendredi, à 16h.

La clinique mobile et les brigades de vaccination continueront leur travail au cours des prochains jours. L’autobus de la clinique s’arrêtera au Cégep de Drummondville, mardi de 9h à 15h, au Carrefour de Trois-Rivières-Ouest, jeudi, de 13h à 20h, au Festival de la poutine de Drummondville, vendredi, de 13h à 20h, et à la Grande Place des Bois-Francs de Victoriaville, samedi, de 9h30 à 17h.

Des brigades de vaccination feront le tour de plusieurs écoles secondaires, centres de formation professionnelle, cégeps et campus universitaires au cours des prochaines semaines afin d’intensifier la vaccination dans le cadre de la rentrée scolaire. Des équipes se déplaceront également au centre municipal de Notre-Dame-de-Montauban, vendredi, de 12h à 20h, et au camping Lac Morin de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, samedi, de 9h à 15h.

Par  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

Canada-Au moins 5000 soignants préfèrent le dépistage à la vaccination au Québec

août 27, 2021

Des milliers de soignants des hôpitaux et CHSLD se font dépister trois fois par semaine à défaut d’être vaccinés. Le gouvernement veut les obliger à être vaccinés sans offrir l’option du dépistage.

Un groupe de personnel soignant dans le corridor d'un hôpital

© /iStock Un groupe de personnel soignant dans le corridor d’un hôpital

Le gouvernement du Québec a l’intention d’obliger la vaccination de tout le personnel soignant en contact plus de 15 minutes avec un patient dès la mi-octobre, autant dans le réseau public que privé.

Moi, je vous dis, avec les premiers calculs qu’on a faits, ça rejoint à peu près 500 000 personnes (…) dont 300 000 personnes du réseau public», a lancé le ministre Christian Dubé en début de commission parlementaire jeudi.

S’ils refusent de fournir cette preuve [de vaccination], ils devront être réaffectés à d’autres tâches (et) s’ils refusent une réaffectation ou si celle-ci n’est pas possible, ils ne pourront réintégrer leur travail et seront sans rémunération», a précisé le ministre.

Au début du mois d’avril, le ministre de la Santé et des Services sociaux avait dévoilé une première série de mesures contraignantes auprès de personnel salarié afin de les convaincre de se faire vacciner.

En cas de refus, infirmières et préposés devaient passer trois tests de dépistage par semaine.

Certains milieux étaient ciblés (les urgences, les soins palliatifs, les CHSLD et les sites de vaccination) et le secteur privé était exclu.

En commission parlementaire, jeudi, le ministre Dubé s’est félicité de la mesure prise en avril, mais a reconnu que son effet ne se fait plus ressentir».

Selon une compilation de Radio-Canada, à la mi-juillet plus de 5000 soignants du réseau de la santé devaient toujours se soumettre à trois dépistages par semaine à défaut d’avoir été vaccinés. Il s’agit de 6 % des salariés visés par l’arrêté ministériel du mois d’avril.

De ce nombre, 818 salariés étaient réaffectés dans un autre milieu non visé et 18 avaient été mis en retrait sans solde.

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, par exemple, 7 salariés étaient ou ont été mis en retrait sans rémunération en raison du fait qu’ils avaient refusé le dépistage et que la réaffectation était impossible».

Au CIUSSS de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), on comptait 4 employés sans solde. De ce nombre, 3 ont finalement accepté le dépistage après 2 à 7 journées sans solde» précise-t-on.

Au CISSS de la Montérégie-Ouest, une seule personne salariée refusait d’être dépistée et réaffectée, cette personne a démissionné, donc la situation s’est réglée par elle-même».

Ces données ont été obtenues auprès de 23 établissements par la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics.

En date du 25 août, 86 % des travailleurs de la santé avaient reçu leur deuxième dose.

Bris de service à venir ?

Lors de la commission parlementaire, certains ont évoqué le risque d’un bris de service advenant le départ de soignants récalcitrants à se faire vacciner.

La réponse, c’est oui», a répondu le ministre Dubé au député de Chauveau Sylvain Lévesque.

Je pense que c’est pour ça qu’on a retardé cette décision-là le plus possible», a-t-il ajouté.

Pour le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley, le risque est réel, il y a du monde qui va dire : c’est la goutte qui fait déborder le vase».

Du côté des médecins, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Vincent Oliva, s’est dit en faveur d’un élargissement de la vaccination obligatoire.

Nous croyons cependant qu’il faut aller un peu plus loin encore et que l’ensemble du personnel d’un milieu de soins devrait être vacciné, peu importe son niveau de contact avec les patients.»

Avec Radio-Canada par Daniel Boily, Davide Gentile