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Canada-Québec/Enquête sur les décès en CHSLD : « On n’a pas vu venir la rapidité dans ces milieux-là »

décembre 1, 2021

La suite du volet national de l’enquête sur la gestion de la pandémie, qui s’est ouverte lundi matin à Shawinigan, a permis de mettre en lumière que la menace dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) a été largement sous-estimée en janvier 2020. L’orientation était dirigée vers les milieux de soins de courte durée, les hôpitaux, mais les milieux de soins de longue durée n’étaient pas sur le radar du comité scientifique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Les audiences publiques se déroulent cette semaine au palais de justice de Shawinigan.

© Martin Chabot/Radio-Canada Les audiences publiques se déroulent cette semaine au palais de justice de Shawinigan.

On n’avait pas vu venir la rapidité [de propagation] dans ces milieux-là », concède d’entrée de jeu le Dr Jasmin Villeneuve, médecin-conseil à l’INSPQ, répondant sans détour à une question de la coroner Géhane Kamel. Dès le début de la pandémie, le chef d’équipe était chargé de coordonner les activités scientifiques en matière de contrôle des infections nosocomiales, de surveillance et de prévention en milieux de soins.

Lors de son témoignage, le Dr Villeneuve a indiqué qu’au tout début de l’année 2020, l’accent était mis sur la transmission dans la communauté. Le comité scientifique a observé que les aînés formaient une clientèle particulièrement touchée fin janvier, début février.

L’expert a par ailleurs indiqué que la pandémie a mis en évidence le besoin de consolider les pratiques de prévention et contrôle des infections en soins de longue durée. L’évolution rapide des connaissances a obligé les experts à s’ajuster rapidement et de façon continue. Le Dr Villeneuve estime nécessaire et toujours d’actualité d’augmenter les ratios d’infirmières spécialisées en prévention dans les milieux de soins.

Recommander le port du masque, sans céder à la pression

Le 18 mars, l’INSPQ a recommandé le port du masque en CHSLD en présence d’un cas confirmé dans un contexte où les quantités d’équipements étaient très limitées.

L’expert en infections n’a pas nié qu’il s’est exercé une certaine pression, compte tenu des bas inventaires.

Il insiste néanmoins pour dire que la pression n’a pas influencé la recommandation scientifique du port du masque. Ce n’est pas à nous de gérer le stock, c’est plate à dire, mais c’est ça .»

Une veille» des articles scientifiques

Le témoignage du Dr Villeneuve a aussi permis d’apprendre que son comité colligeait une manne d’informations dès la fin du mois de janvier 2020. L’INSPQ a procédé à une veille d’articles scientifiques, venus de partout dans le monde. Les articles étaient classés par thèmes et catégories, puis partagés quotidiennement sous forme de liste à de nombreux acteurs du milieu. Cette liste a notamment été faite pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Le Dr Villeneuve a indiqué que le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda, a demandé à avoir un résumé des articles répertoriés, ce qui a été fait sur une période d’environ un mois, en février 2020, avant qu’on y mette fin. L’exercice consommait énormément de temps et de ressources humaines », a précisé le Dr Villeneuve. Dès lors, chaque acteur était responsable d’aller chercher l’information qui l’importait.

Géhane Kamel a indiqué que la veille des articles la tracasse particulièrement.

Elle a demandé à recevoir la liste des articles de la veille scientifique répertoriés en janvier, février et mars 2020, de même que la liste des destinataires.

Concernant les travaux à venir en janvier

Géhane Kamel a tenu à faire une mise au point relativement au report du volet recommandations qui devait avoir lieu cette semaine, mais qui se tiendra plutôt en janvier. La coroner a expliqué avoir comme objectif de terminer en janvier, mais dit avoir reçu un nombre considérable de pièces documentaires à observer.

Bien qu’elle garde le cap sur l’objectif, elle ne ferme pas la porte à réentendre des témoins si elle a l’impression qu’on n’a pas bouclé la boucle », expliquant vouloir s’assurer de remplir son mandat et de répondre aux questions des familles.

Avec Radio-Canada par Marie-Ève Trudel

Canada-Étudiants africains francophones refusés au Québec : « C’est un scandale! »

décembre 1, 2021

Depuis plusieurs années, les cégeps et les universités du Québec se heurtent à un problème commun et constant : les demandes de permis d’études provenant d’Afrique francophone sont massivement refusées par Ottawa.

Immigration Canada rejette massivement, depuis plusieurs années, les demandes de permis d'études provenant de certains pays d'Afrique francophone, au grand désarroi de nombreux établissements québécois.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Immigration Canada rejette massivement, depuis plusieurs années, les demandes de permis d’études provenant de certains pays d’Afrique francophone, au grand désarroi de nombreux établissements québécois.

«C’est un scandale!», s’emporte Sylvain Blais, le directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

L’an passé, les cégeps ont accueilli près de 5000 étudiants étrangers, dont plus de deux tiers de Français. Un nombre en hausse constante depuis une décennie.

Le nombre d’Africains est cependant famélique. On compte par exemple autant de Camerounais accueillis dans le réseau collégial public que de Chinois, soit environ 4 % des effectifs internationaux.

«Inacceptable», «discriminatoire», «un bourbier»

Au Québec, comme l’a expliqué Radio-Canada la semaine passée, le taux de refus de ces dossiers est nettement plus élevé que dans le reste du Canada.

En moyenne, tous pays confondus, 61 % des demandes de permis d’études visant un établissement québécois, qui avait déjà donné son accord à l’étudiant, ont été rejetées en 2020. Des chiffres bien différents de l’Ontario (47 %) et de la Colombie-Britannique (37 %), les deux autres provinces qui accueillent le plus d’étudiants étrangers au pays.

Ces données varient encore lorsqu’on se penche sur la citoyenneté de ces étudiants. L’immense majorité des demandes provenant du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la Guinée, de l’Algérie ou de la République démocratique du Congo – des pays où la langue française est couramment utilisée – sont refusées par Immigration Canada.

Le ministre Fraser troublé

Selon l’entourage du nouveau ministre fédéral de l’Immigration, Sean Fraser, ce dernier aurait été troublé par ces récentes révélations. Il est au fait de l’enjeu, il se penche sur la question et a demandé des pistes de solution, car les chiffres semblent indiquer un problème», nous a-t-on glissé.

L’ensemble des universités et des cégeps contactés par Radio-Canada ignoraient jusqu’à maintenant ces données et l’ampleur de ces refus.

«C’est inacceptable et scandaleux», affirme, avec véhémence, le président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay.

«Cette situation nuit à l’image des cégeps» qui tentent de recruter des étudiants à travers le monde «pour assurer la vitalité de nos programmes», reprend-il.

«On se bat, mais on fait face à une action bureaucratique indescriptible et un bourbier qui met vraiment à mal nos efforts», reprend Bernard Tremblay.

Le Cégep de Matane recrute désormais, en grande majorité, des étudiants français.

© Boris Firquet/Radio-Canada Le Cégep de Matane recrute désormais, en grande majorité, des étudiants français.

Face à cette problématique, des établissements ont confié à Radio-Canada avoir abandonné l’idée d’attirer des étudiants africains. C’est le cas par exemple du Cégep de Matane.

«On a consacré beaucoup d’efforts en Afrique du Nord, pour très peu de résultats. On a toujours été confrontés à la difficulté d’avoir ces permis», raconte Brigitte Lavoie, qui s’occupe du développement international de l’établissement.

Même constat dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’était 99 % d’énergie pour 1 % de rendement», se désole France Voisine, directeur adjoint des études du Cégep de Saint-Félicien.

«C’est une aberration totale, surtout au moment où il y a des besoins de main-d’œuvre», affirme Sylvain Blais.

«C’est incohérent», souligne pour sa part Sabrina Potvin, coordonnatrice au Cégep de Jonquière. Ce dernier a récemment haussé le ton pour déplorer le refus d’Immigration Canada visant des étudiants ghanéens, qui avaient pourtant obtenu une bourse d’excellence du Québec.

«C’est un non-sens et c’est préoccupant. On a besoin d’une explication. Est-ce qu’on recrute pour rien dans certains pays? On a besoin de savoir», lance-t-elle.

Un traitement différent pour l’Inde et la Chine

Face au nombre important de demandes de résidences temporaires provenant de l’Inde et de la Chine, Immigration Canada a lancé, dès 2018, un programme d’intelligence artificielle pour traiter les demandes de visas touristiques. Ce système, qui a pour objectif d’éliminer certains biais discriminatoires, a, depuis, été élargi à l’étude des demandes de permis d’études de ces deux pays, qui se comptent, annuellement, par dizaines de milliers.

Avant la pandémie, en 2019, le taux d’acceptation des demandes de permis d’études étaient de 64 % pour l’Inde et de 85 % pour la Chine.

Ce programme d’intelligence artificielle est différent de l’outil informatique utilisé par les agents d’immigration pour analyser les dossiers provenant d’autres pays. En 2018, pour accélérer le traitement de ces demandes, Immigration Canada a lancé Chinook. Il s’agit d’un système qui réunit différentes informations dans une feuille de calcul Excel, avant que l’agent ne prenne une décision finale.

Un plan» réclamé à Immigration Canada

Plusieurs universités tiennent un discours similaire. Ce phénomène n’est pas nouveau», regrette le chancelier de l’Université de Montréal, Frantz Saintellemy.

Ce dernier cite l’un des principaux motifs de refus avancés par Immigration Canada : la crainte, par les agents, que l’étudiant ne retourne pas dans son pays d’origine. Mais dans les faits, dit-il, c’est le genre d’immigrants qu’on veut. «Il aura développé des compétences, il se sera intégré. On veut qu’ils restent le plus longtemps possible.»

Pierre Cossette, qui est recteur de l'Université de Sherbrooke, préside le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).

© /Radio-Canada Pierre Cossette, qui est recteur de l’Université de Sherbrooke, préside le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).

Il y a un manque d’arrimage dans l’application des stratégies des gouvernements provinciaux et fédéral», constate Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke et président du Bureau de coopération interuniversitaire.

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un tel problème est soulevé. Au printemps, un rapport gouvernemental du Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration avait mis en exergue cet enjeu.

Différents témoins ont relaté des exemples identiques, et les membres de ce comité avaient recommandé à Immigration Canada d’examiner les taux d’acceptation des étudiants étrangers dont les demandes sont traitées en Afrique, plus particulièrement dans les pays d’Afrique francophone» et d’élaborer un plan pour augmenter les taux d’acceptation des étudiants de cette région».

Une telle recommandation a-t-elle été suivie? Immigration Canada n’a pas répondu à nos questions.

Avec Radio-Canada par Romain Schué

Canada-Québec: Une usine de la Beauce part en fumée

novembre 25, 2021

Un important incendie s’est déclaré tôt jeudi matin à l’entreprise Usinage Xpress de la rue Principale à St-Benoît-Labre, en Beauce.

Le feu a pris naissance très tôt le matin du 25 novembre 2021.

© Vincent Tanguay Le feu a pris naissance très tôt le matin du 25 novembre 2021.

Les pompiers de l’endroit combattent les flammes qui se sont déclarées vers 5 h 15 ce matin.

Hydro-Québec a coupé l’électricité dans un vaste périmètre et le secteur a été complètement fermé à la circulation. Même l’hôtel de ville a été privé d’électricité pendant quelques heures.

L'entreprise Usinage Xpress de Saint-Benoît-Labre a été la proie des flammes.

© Vincent Tanguay L’entreprise Usinage Xpress de Saint-Benoît-Labre a été la proie des flammes.

Il s’agirait d’une perte totale.

L’entreprise emploie plusieurs dizaines de personnes. Heureusement, on ne rapporte aucun blessé.

Par Marie Maude Pontbriand

Canada-Québec: Le militant antivaccin François Amalega Bitondo libéré sous conditions

novembre 19, 2021

Le manifestant François Amalega Bitondo, arrêté deux fois ces derniers jours à Shawinigan et Trois-Rivières, quitte la prison. L’homme de 43 ans, qui milite contre les mesures sanitaires et invite ouvertement la population à la désobéissance civile, devra toutefois respecter quelques conditions d’ici la tenue de son procès, dont la date sera fixée à une date ultérieure.

François Amalega Bitondo lors d'une manifestation antivaccin près d'une école secondaire, en septembre dernier. (Archives)

© /Radio-Canada François Amalega Bitondo lors d’une manifestation antivaccin près d’une école secondaire, en septembre dernier. (Archives)

La juge Annie Vanasse de la Cour du Québec lui ordonne notamment de ne pas s’approcher à moins de 300 mètres du premier ministre du Québec, François Legault.

Cette condition lui avait déjà été imposée par le passé par la cour après avoir tenté de contourner les policiers en se dirigeant vers le premier ministre François Legault, à Shawinigan. Il tenait alors, selon les policiers, un discours anti-masque. Les agents ont inscrit au rapport qu’il n’était toutefois pas agressif.

Dimanche, les policiers ont reçu une information à l’effet que l’accusé se trouvait dans son véhicule non loin du parc portuaire de Trois-Rivières. Un agent est alors allé à sa rencontre pour l’inviter à quitter les lieux et respecter l’ordonnance de la cour.

M. Amalega Bitondo a filmé cette intervention. Quelques minutes plus tard, il manifestait devant l’hôtel Delta où étaient réunis les élus de la CAQ, dont le premier ministre, pour le conseil général de la formation politique.

Interpellé par les policiers, il aurait indiqué que la distance à respecter de 300 mètres s’avérait une question d’interprétation, selon la position exacte (l’étage) où se trouvait François Legault dans l’édifice.

La magistrate devait se baser sur une série de critères, notamment la nature de l’infraction, les circonstances et la probabilité d’une condamnation. En contrepartie, elle doit également évaluer si l’accusé représente une menace réelle pour la population.

Si elle estime que le comportement général de M. Amalega Bitondo est dérangeant», elle est d’avis que son indice de dangerosité demeure faible. Selon les rapports policiers, l’accusé n’a jamais fait usage de violence.

François Amalega Bitondo est aussi accusé d’un bris de condition pour ne pas avoir résidé à l’adresse inscrite aux dossiers de la cour. Il devait déjà subir un procès en janvier. Il devra maintenant en subir un second à Trois-Rivières.

Par CBC/Radio-Canada les informations de Jonathan Roberge

Canada-Québec: Un conseiller municipal accusé en matière de pornographie juvénile démissionne

novembre 17, 2021
Des mains sur un clavier dans la pénombre.

Simon Arsenault a remis sa démission à la suite de son arrestation pour pornographie juvénile. Photo: Radio-Canada/Trevor Brine

Arrêté la semaine dernière dans le cadre d’une vaste opération policière liée à la pornographie juvénile, le conseiller municipal de Saint-Christophe-d’Arthabaska, Simon Arsenault a remis sa démission.

Par communiqué, la directrice générale de la Municipalité confirme avoir reçu la démission du conseiller du district 4. La lettre de démission a été déposée lors de la dernière séance du conseil municipal lundi dernier.

La Municipalité mentionne qu’elle ne fera aucun autre commentaire concernant le dossier de Simon Arsenault.

Un échéancier sera élaboré pour la tenue d’une élection partielle au cours des prochaines semaines.

La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoit qu’une élection doit être fixée dans les 30 jours suivant une démission, et dans un délai n’excédant pas quatre mois.

Des individus de Sherbrooke, Cookshire-Eaton, Drummondville et Granby ont aussi été arrêtés dans le cadre d’une opération réalisée en matière de pornographie juvénile.

Un enseignant du Centre de services scolaire des Chênes, Jean-Michel Fontaine, 35 ans, a notamment été accusé dans cette affaire.

Avec Radio-Canada

Canada-Premières accumulations de neige : conditions routières difficiles à prévoir

novembre 14, 2021

Après des semaines de retard, voilà que la première neige de la saison est sur les radars. L’heure de pointe risque d’ailleurs d’en souffrir, lundi matin

Les automobilistes qui n’ont pas encore installé leurs pneus d’hiver risquent d’avoir une mauvaise surprise : un système dépressionnaire en provenance de l’Ouest canadien viendra semer quelques flocons dans son sillage. Il s’agirait d’une première pour de nombreuses régions du Québec.

La perturbation fera son entrée dimanche par la porte du sud-ouest, avant de poursuivre son chemin le long de la vallée du Saint-Laurent. Le sud et le centre du Québec devraient en subir les contrecoups dans la nuit de dimanche à lundi, jusqu’en matinée. Fidèle à son habitude, l’est du Québec est le dernier sur la liste, et risque de ressentir les effets du système dépressionnaire jusqu’à mardi matin.

Une neige timide

Les quantités de neige attendues ne sont pas astronomiques. À peine quelques centimètres devraient tomber au cours des prochains jours, surtout sur la rive-nord du fleuve Saint-Laurent.

À titre d’exemple, les Laurentides et Lanaudière devraient obtenir entre cinq et dix centimètres de neige. Quant à elle, la rive-sud du fleuve, incluant les villes de Québec et de Montréal et la vallée du Richelieu, devrait surtout avoir droit à de la pluie. Quelques traces de neige sont tout de même possibles, mais ces dernières risquent de fondre rapidement.

© Fournis par MétéoMédia

Les plus gâtés se situent dans l’est et le nord du Québec, où une bordée est possible (notamment dans le parc national de la Gaspésie). Les secteurs en altitude obtiendront également des quantités de neige plus généreuses : c’est notamment le cas de l’Estrie, qui pourrait avoir droit à une dizaine de centimètres.

Conditions routières complexes à prévoir

Même si les quantités de neige sont modestes pour la majorité des secteurs, elles pourraient être suffisantes pour semer le chaos sur les routes de plusieurs régions. Les pneus d’été perdent effectivement beaucoup d’adhérence avec la présence de neige au sol.

© Fournis par MétéoMédia

L’heure de pointe sera donc à surveiller pour lundi matin. Les gens qui se déplacent des Laurentides vers la grande région métropolitaine, par exemple, devront redoubler de prudence. Même scénario pour les travailleurs qui migreront de la rive-nord du fleuve Saint-Laurent vers la ville de Québec.

Avec MétéoMédia

Pénurie de main-d’œuvre: les employeurs appellent Québec à l’aide

novembre 12, 2021

MONTRÉAL — Les employeurs du Québec demandent au gouvernement d’agir d’urgence et avec force pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre.

© Fournis par La Presse Canadienne

À l’approche de la présentation de la mise à jour économique du gouvernement Legault, six grandes organisations d’employeurs ont livré vendredi à Montréal une liste de cinq demandes afin de contrer ce qu’elles qualifient de crise sans précédent et même de situation catastrophique dans l’économie québécoise.

En tête de liste, les organisations réclament une accélération du processus d’immigration, blâmant les délais beaucoup plus longs au Québec qu’ailleurs au pays, surtout que la pandémie a freiné l’arrivée de nouveaux immigrants.

Toujours en immigration, elles réclament une plus grande régionalisation de l’immigration pour combler les besoins en région.

Les organisations d’employeurs insistent également sur l’instauration de mesures pour garder ou ramener les travailleurs plus âgés en emploi.

Enfin, elles réclament un soutien aux PME pour requalifier la main-d’oeuvre et un appui pour faciliter l’implantation de nouvelles technologies et la modernisation des entreprises.

Les organisations qui lançaient cet appel, vendredi, sont l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le Conseil du patronat (CPQ), le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) 

Bien qu’elles représentent, à l’exception de l’UMQ, des employeurs privés, les organisations ont insisté sur le besoin de mettre en place de telles mesures pour combler également le manque d’employés dans le secteur public, notamment en santé, en éducation et en petite enfance.

Avec Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

Canada-Québec: Sombre diagnostic sur la maîtrise du français au cégep

novembre 11, 2021

Accablé par la correction de travaux qu’il vient de terminer, Nicolas Chalifour peine à cacher son découragement. Ce professeur de littérature et de français constate pourtant que ses étudiants sont allumés, intelligents, mais le niveau de français d’un grand nombre d’entre eux est inquiétant, tout comme leur capacité à comprendre des textes complexes.

Deux étudiantes marchent vers le campus de Longueuil du cégep Édouard-Montpetit.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Deux étudiantes marchent vers le campus de Longueuil du cégep Édouard-Montpetit.

On a, dans nos classes qui nous arrivent du secondaire, et c’est fort comme expression, des analphabètes fonctionnels qui ont de la difficulté à percevoir l’ironie, par exemple, ou le sens figuré. Comment voulez-vous alors enseigner la littérature, la philosophie?», se désole ce professeur au cégep Édouard-Montpetit.

Nicolas Chalifour est convaincu que nombre de ses collègues à travers le Québec font le même constat.

Anne-Marie Tézine, qui enseigne comme lui le français et la littérature à Édouard-Montpetit, a elle aussi observé ce déclin de la maîtrise du français, en syntaxe et en lecture, notamment, au fil du temps.

Les générations qui ont grandi avec les réseaux sociaux, la technologie, Internet et tout ça ont plus de difficulté à lire des longs textes, plus ardus, remarque-t-elle. C’est plus difficile aujourd’hui de mettre au programme Notre-Dame de Paris ou Madame Bovary que ça l’était il y a 30 ans.»

Ce constat, des étudiants le font aussi. Chloé St-Pierre est la tutrice de huit élèves au Centre d’aide en français (CAF) d’Édouard-Montpetit. Elle a toujours eu de la facilité en français, ce qui lui permet d’avoir cet emploi tout en poursuivant ses études.

La jeune femme de 20 ans doit souvent expliquer des règles de grammaire et de syntaxe qui auraient dû être apprises au primaire et au secondaire.

Des réformes pédagogiques aux résultats décevants

La maîtrise déficiente du français au collégial n’a pas qu’un impact dans les cours de littérature, elle se fait sentir aussi en philosophie. Le vocabulaire limité de certains étudiants a un impact sur leur capacité à s’exprimer et à lire entre les lignes.

Les étudiants arrivent au cégep avec des trous, des manques au niveau de la compréhension des textes, constate Réjean Bergeron, professeur de philosophie au Cégep Gérald Godin. Les étudiants sont mal équipés pour rentrer dans un texte, le décortiquer et l’analyser.»

Le professeur, à la retraite depuis septembre, estime qu’il est de plus en plus difficile de résister à la tentation de baisser le niveau d’exigences face aux taux d’échec élevés.

Réjean Bergeron a écrit L’École amnésique, un essai portant sur les réformes éducatives introduites dans les dernières décennies au collégial, au primaire et au secondaire. Il y voit une explication à ce qu’il a pu constater dans ses classes au cours des ans.

Un problème aux multiples facettes

C’est au primaire et au cours des trois premières années du secondaire, surtout, que les notions de grammaire, d’orthographe et de syntaxe sont enseignées. Par la suite, les étudiants mettent en pratique ces règles de langue écrite et parlée. Mais quelque chose n’a pas eu lieu, semble-t-il, puisque les universités constatent que nombre de leurs étudiants ont besoin de soutien en français.

La doyenne de la Faculté de l’Éducation de l’Université de Montréal, Pascale Lefrançois, estime que l’amélioration du français passe par un rehaussement des exigences.

Pour réussir l’épreuve uniforme de français au collégial, on permet un maximum de 30 erreurs sur 900 mots, explique-t-elle. Donc, quand on arrive à l’université, il ne faut pas s’étonner que des étudiants commettent 30 erreurs dans un texte de 900 mots.»

Pour celle qui a été la championne du monde de la dictée de Bernard Pivot en 1990, il faut s’assurer que les élèves maîtrisent tous les éléments des programmes du primaire et du secondaire et qu’ils sachent les mettre en application.

Très concrètement, c’est d’être capable de relire son texte, se questionner, de remettre en question la construction de certaines phrases. Bref, de douter à bon escient pour être capable de chercher dans les ouvrages de référence et vérifier ce qu’on a écrit, résume-t-elle. Il faut outiller les étudiants à tirer profit des ouvrages de référence (et j’inclus le correcteur) pour être capable d’améliorer leurs textes.»

Pascale Lefrançois voit le verre à moitié plein, puisque les résultats à l’épreuve uniforme de français au collégial indiquent que les étudiants réussissent bien les critères relatifs au contenu.

Danielle McCann, ministre de l'Enseignement supérieur du Québec, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Danielle McCann, ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Un diagnostic attendu

Préoccupée par la maîtrise du français aux études supérieures, la ministre Danielle McCann a demandé un diagnostic à un comité d’experts. Il doit remettre son rapport à la fin de décembre.

Reste à voir comment le rapport s’attaque à la question. La qualité et la maîtrise du français dépendent en effet de nombreux facteurs : le contenu des programmes, la façon dont on enseigne la langue et dont on évalue les acquis.

Mais en cette ère de réseaux sociaux et d’instantanéité, l’environnement technologique a apporté de grands changements dans la façon de lire et d’écrire dans les dernières décennies, ce qui complique la tâche.

Le professeur de philosophie Réjean Bergeron espère que l’exercice mis en branle par la ministre de l’Enseignement supérieur ne se résumera pas à blâmer le primaire et le secondaire. Il estime qu’il faut sortir de la vision en silos.

On essaie de corriger des problèmes à la pièce en mettant des diachylons, des cataplasmes. Il va falloir se donner une corvée nationale, insiste-t-il, y aller sur le long terme : de la petite école, ensuite remonter au secondaire jusqu’à l’université. Qu’on cesse de ne s’en prendre qu’aux symptômes.»

Il faut prendre le temps qu’il faut, conclut-il, pour repartir à zéro.»

Le groupe de travail sur la maîtrise du français mis sur pied par la ministre McCann a le mandat de proposer des recommandations pour améliorer la réussite de la formation générale et la valoriser.

Le groupe de travail sur la maîtrise de la langue française déposera au ministère, le 31 décembre 2021, un rapport comprenant des recommandations.

Trois expertes reconnues s’attellent à cette tâche Godeliva Debeurme, professeure retraitée de l’Université de Sherbrooke, Marie-Claude Boivin, professeure à l’Université de Montréal, et Lison Chabot, directrice des études retraitée du Cégep Beauce-Appalaches.

Avec Radio-Canada par Anne-Louise Despatie 

Source : Cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann

Canada: Bruno Marchand élu maire de Québec

novembre 8, 2021

Les citoyens de la ville de Québec ont rompu avec l’ère Labeaume en tournant le dos à sa dauphine, Marie-Josée Savard. Bruno Marchand, issu du milieu caritatif, a concrétisé sa montée fulgurante des dernières semaines en remportant la course à la mairie dimanche soir dans un revirement complet de situation.

Le chef de Québec forte et fière a remonté la pente face à Marie-Josée Savard, qui avait  été déclarée gagnante tôt dans la soirée.

© Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef de Québec forte et fière a remonté la pente face à Marie-Josée Savard, qui avait  été déclarée gagnante tôt dans la soirée.

La lutte a été tellement serrée que les médias ont accordé, dès le début de la soirée, la victoire à Mme Savard. Mais vers 21h30, l’écart entre les deux meneurs s’est rétréci, jusqu’à ce que M. Marchand déjoue les projections. Deux heures plus tard, le chef de Québec forte et fière (QFF) a coiffé sa rivale par 840 voix. Mme Savard avait pourtant été déclarée élue avec une majorité confortable en début de soirée.

« Est-ce que votre cœur tient encore le coup ? », a-t-il demandé en montant sur scène devant des partisans en liesse. Prudent étant donné l’allure de la soirée, il a déclaré qu’il était « encore trop tôt pour conclure », qu’il allait « attendre avant d’aller plus loin ».

Il s’est tout de même lancé dans un discours de victoire.

« Il y a encore quelques mois, nous étions à 1 %. Pas de nom. Pas encore de parti. Pas d’équipe. Un chef tellement inconnu que même le maire ne le connaissait pas », a rappelé le nouveau maire dans son discours de victoire. Il s’est félicité d’avoir fait de « cette étincelle », « un projet réel, concret », non sans féliciter ses adversaires et remercier le maire sortant. « C’est toute une page d’histoire de notre ville qui se tourne ce soir », a-t-il souligné.

En mêlée de presse, il a dit avoir gardé espoir de faire une remontée tout au long de la soirée, et ce, même si les médias avaient pris « 14 minutes » pour déclarer sa rivale gagnante. « J’ai dit à l’équipe : pourquoi ce ne serait pas une course serrée ? Croyons-y jusqu’à la fin. Et ça a reviré du bon bord », a lancé M. Marchand. Ses habituelles chaussures de course aux pieds, le coureur aguerri s’est lancé dans une comparaison sportive. « C’est une course, ça s’est fini au sprint, alors ça prenait des chaussures en conséquence ! »

La soirée électorale aura été à l’image de la campagne de M. Marchand. L’ex-directeur général de Centraide a connu une fin de parcours galvanisée, après un lent départ. Au Manège militaire Voltigeurs de Québec, les regards circonspects des partisans réunis dimanche soir ont laissé place à l’incrédulité lorsque l’écart entre le chef du parti QFF et la dauphine de M. Labeaume a commencé à se resserrer. « Gardez votre énergie, Mme Savard va peut-être devoir faire un nouveau discours », avait lancé la militante Élaini Lepage à la foule, animée d’une nouvelle énergie.

Quelques minutes plus tôt, Mme Savard livrait un discours de victoire dans lequel elle se félicitait pour son authenticité. Chez ses partisans, le coup de théâtre de fin de soirée a assombri les mines. Des signes d’inquiétude ont remplacé les cris de joie. Après avoir célébré la victoire de leur candidate, les partisans se sont mis à surveiller, l’air de plus en plus stressé, la remontée de Bruno Marchand dans les résultats.

Savard pourrait contester, Gosselin part

Pour Marie-Josée Savard, le pire des scénarios s’est concrétisé en fin de soirée. Vers 23h 30, son directeur de campagne, Patrice Drouin, s’est présenté devant les journalistes pour leur dire qu’ils « avaient besoin de temps » pour réagir à la situation. « On ne connaît pas encore les résultats finaux. L’écart est tellement serré et on vous avoue que c’est une situation qu’on n’a jamais pu anticiper », a-t-il laissé tomber.

Le parti n’exclut pas de demander un dépouillement judiciaire, mais la décision sera prise au lendemain de l’élection, a-t-il aussi indiqué. « Je les comprends. À leur place, je ferais pareil », a dit M. Marchand au sujet de cette déclaration.

Devenu la troisième voie à Québec, le chef de l’opposition sortant, Jean-François Gosselin, a quant à lui annoncé qu’il abandonnait son rôle de chef de Québec 21. Il continuera de siéger à l’Hôtel de ville, a confirmé l’ex-député adéquiste.

L’annonce a été accueillie par un froid silence chez les militants. M. Gosselin se dirigeait après tout vers le gain d’un ou deux sièges supplémentaires, mais les résultats de la course à la mairie l’ont convaincu. « Ça fait deux fois que je me présente à la mairie et que je perds, a-t-il soulevé en mêlée de presse. C’est une décision logique. »

M. Gosselin s’était fait connaître pour ses positions pro-troisième lien en 2017 et avait engrangé deux sièges, puis un autre dans une partielle. Avec 25 % des votes, il récolte un appui comparable à celui obtenu en 2017 face à Régis Labeaume. Au moment où ces lignes étaient écrites, son parti son avait fait une percée dans Charlesbourg et consolidé ses appuis dans Beauport.

Quant aux deux autres candidats, Jean Rousseau et Jackie Smith, ils ont respectivement obtenu 4 % et 6 % des votes. Mme Smith pourra par ailleurs faire son entrée au conseil municipal puisque sa colistière, Madeleine Cloutier, a été élue dans Limoilou.

Le conseil municipal s’en trouvera plus diversifié que jamais, avec dix élus d’Équipe Marie-Josée Savard, six de Québec Forte et Fière, quatre de Québec 21 et un siège pour la chef de Transition Québec Jackie Smith. « On va travailler avec les autres, on va bâtir », a promis Bruno Marchand. « Il y a là une opportunité de construire de façon différente la ville, à tout le moins dans la façon de faire. »

Une reprise de 2007

En confiant les rênes du pouvoir à M. Marchand, les citoyens de Québec ont en quelque sorte renoué avec le scénario de 2007. Cette année-là, ils avaient élu un candidat qu’ils connaissaient à peine en début de course : Régis Labeaume.

Après 14 ans au pouvoir, l’inimitable maire a annoncé en mai son retrait de la vie politique. Un mois plus tard, il a accordé son soutien à Marie-Josée Savard, qu’il avait présentée comme son antithèse, parce qu’elle est « à l’écoute », « conciliante » et « patiente ».

Dans la course à la nomination du 38e maire de Québec, les citoyens de Québec ont bel et bien choisi un candidat qui avait promis d’adopter un « nouveau ton » — mais ce ne fut pas celui que l’ex-maire Labeaume voulait voir lui succéder.

Âgé de 48 ans, originaire du quartier Limoilou, Bruno Marchand est issu du milieu caritatif. Il a dirigé l’Association québécoise de prévention du suicide, avant d’être de passer à Centraide en 2014. En sept ans à la tête de l’organisme, il a fait passer les récoltes de l’organisation de 12 à 17 millions de dollars. En sept mois de campagne, les intentions de vote qu’il a récoltées ont connu le même genre de progression.

Sa campagne a connu une remontée fulgurante : de 12 % le 12 octobre, ses appuis ont grimpé à 22 % le 30 octobre. La veille du vote, un ultime coup de sonde est venu le placer à égalité avec la meneuse : Bruno Marchand, comme Marie-Josée Savard, récoltait alors 31 % des intentions de vote.

Un « nouveau ton » à Québec

Le nom de Bruno Marchand a commencé à circuler dans les milieux au printemps. En avril, avant même que l’ex-maire Labeaume n’annonce son retrait de la politique, il a confirmé les rumeurs et annoncé son intention de briguer la mairie sous la bannière de Québec forte et fière (QFF). À l’époque, M. Marchand disait souhaiter amener un « nouveau ton » à Québec, marqué par son « leadership positif » et son « caractère rassembleur ». Il insistait sur l’importance de mettre fin aux « chicanes » auxquelles était associé le maire sortant. Il avait dû revoir ce discours avec l’entrée en scène de Marie-Josée Savard, ex-vice-présidente du comité exécutif et figure beaucoup plus tempérée que Régis Labeaume.

Bruno Marchand a fait de la mise en valeur des quartiers un thème central de sa campagne. Dans un contexte post-pandémique, il a dit vouloir rompre avec l’approche de M. Labeaume — axée sur les grands projets centralisateurs — en dotant chacun des 21 districts d’une rue commerciale animée.

Favorable au projet de tramway, il a néanmoins suggéré d’y apporter une série de modifications. Certaines, comme la réduction des coupes d’arbres prévues, ont été qualifiées d’irréalistes par ses adversaires.

Le chef de QFF a trébuché en se montrant ouvert à une « taxe tramway » — pour ensuite se positionner plus clairement en faveur d’une redevance sur les nouveaux projets immobiliers le long du parcours du tramway, à l’image de celle imposée par Québec sur le parcours du REM.

Il n’a par ailleurs pas voulu prendre position sur le troisième lien, jugeant qu’il était « prématuré » de le faire, étant donné le caractère changeant du projet, mené de front par le gouvernement Legault.

Ave Le devoir par Isabelle Porter

COP26: le Québec remporte un prix pour son leadership environnemental

novembre 7, 2021

Drapeau du Québec

© Fournis par Journal Métro Drapeau du Québec

En marge de la Conférence de Glasgow sur les changements climatiques, le Québec s’est vu décerner un prix en matière de leadership environnemental, samedi. Remis par la Coalition Under2, une organisation regroupant 260 gouvernements infranationaux, le prix Leadership Awards 2021, dans la catégorie «partenariats climatiques», souligne la collaboration du Québec avec d’autres États et villes dans la lutte pour accélérer la décarbonisation de l’économie mondiale.

Le gouvernement du Québec s’est joint à la Coalition Under2 lors de sa création en 2015. Depuis, la province a participé à plusieurs initiatives au sein de l’organisation, notamment le Net Zero Future, qui vise à aider les membres à planifier leur feuille de route vers la décarbonisation de leur économie.

Le Québec a aussi participé au Future Fund, qui permet de soutenir financièrement des gouvernements infranationaux de pays en développement afin qu’ils puissent participer aux activités de la Coalition Under2.

«Les changements climatiques sont un phénomène mondial qui nécessite des actions collectives et concertées. Je crois profondément qu’en unissant nos forces, nous pouvons agir plus vite et plus efficacement afin de bâtir une économie mondiale sobre en carbone, résiliente et durable. C’est pourquoi le Québec tend la main à tous ceux qui, comme lui, veulent faire partie de la solution», a indiqué par communiqué le ministre québécois de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Ce dernier rappelle que le Québec s’est également engagé dans d’autres partenariats internationaux en matière d’électromobilité, de tarification du carbone, d’adaptation aux changements climatiques et de coopération internationale pour le climat.

Il y a quelques jours, le premier ministre François Legault a d’ailleurs annoncé une nouvelle contribution du Québec au Fonds des Nations Unies pour l’adaptation, de l’ordre de 10 M$.

Rappelons qu’en 2019, le Québec s’était vu décerner l’un des 15 prix de l’action climatique mondiale décernés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour son programme de coopération climatique internationale. Le Québec était lauréat dans la catégorie «financement pour des investissements respectueux du climat», qui reconnaît les innovations financières visant l’adaptation et l’atténuation en matière de changements climatiques.

Avec Metro par  Francois Lemieux