Posts Tagged ‘Québec’

Canada: Comment vont désormais être sélectionnés les immigrants au Québec?

juin 18, 2019
© Stadtratte
 

Avec l’adoption du projet de loi 9 sur l’immigration débute désormais un nouveau système dans la sélection des immigrants économiques au Québec. Comment ces nouveaux arrivants seront-ils choisis?

Depuis le début de la semaine, un nouveau système d’immigration est officiellement en vigueur au Québec. Annoncé dans un premier temps par le précédent gouvernement libéral avant de voir son entrée en vigueur repoussée, le système Arrima est désormais « opérationnel », a certifié lundi le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Concrètement, beaucoup de choses vont changer dans la sélection des nouveaux arrivants. Ces mesures prendront cependant plusieurs mois avant de devenir pleinement applicables.

La loi, qui a obtenu la sanction du lieutenant-gouverneur dimanche soir, met fin à la procédure du « premier arrivé, premier servi ». Désormais, les ressortissants étrangers souhaitant venir au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) doivent remplir un formulaire de déclaration d’intérêt.

À ce jour, près de 115 000 personnes ont déjà rempli ce document.

©

Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Dans cette déclaration d’intérêt, il est demandé au candidat des renseignements sur sa situation familiale, son parcours professionnel, sa scolarité et ses connaissances du français et de l’anglais. Le candidat peut également mentionner s’il a une offre d’emploi.

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) invite par la suite les candidats répondant aux besoins du marché du travail à remplir leur dossier, qui sera analysé ultérieurement selon une grille de sélection.

Des critères d’invitation qui évolueront

Comment le MIDI sélectionnera-t-il les candidats invités à soumettre une demande?

« Les critères d’invitation seront modulés en fonction des besoins du Québec », explique le ministère.

L’objectif est d’inviter des personnes qui ont le plus grand potentiel d’intégration au Québec. L’accès à un emploi étant un des facteurs favorisant l’intégration, le potentiel de la personne permettant de répondre aux besoins de main-d’œuvre de la société québécoise sera évidemment considéré.

Émilie Vézina, porte-parole du MIDI

Les premières invitations seront lancées « au cours des prochaines semaines », a affirmé le ministre Jolin-Barrette.

Une grille de sélection qui devrait être revue

Dans les faits, pour le moment, l’étude de ces demandes d’immigration ne changera pas, puisque la grille de sélection datant du 2 août 2018 est toujours en vigueur. Cette méthode de sélection est d’ailleurs critiquée par le milieu des affaires, qui déplore la place trop importante accordée aux diplômes des candidats.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation« Les deux tiers de nos postes vacants requièrent un secondaire 5 ou moins, détaille Véronique Proulx, présidente de Manufacturiers et exportateurs du Québec. On n’a pas besoin uniquement d’ingénieurs, mais de commis, de journaliers. »

Le président de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Stéphane Forget, tient un discours similaire.

Il faut revoir le pointage et améliorer cette grille. Il ne faut pas que les gens ayant un diplôme professionnel ou technique aient moins de points, car ils n’ont pas de diplôme universitaire.

Stéphane Forget, président de la FCCQ

« Le MIDI travaille continuellement à améliorer ses différents processus », répond une porte-parole du ministère. Des consultations publiques auront par ailleurs lieu en août, et le MIDI a déjà invité les intervenants à se prononcer sur les « objectifs de sélection et d’admission ».

« On espère des changements dès cet automne », mentionne de son côté Yves-Thomas Dorval, qui dirige le Conseil du patronat.

Un portail pour les employeurs en février 2020

La principale nouveauté verra le jour en février 2020 avec le lancement du « portail employeurs libre-service ». Il s’agit du fameux « Tinder de l’immigration », évoqué en février par le ministre Jolin-Barrette.

Avec cet outil, les employeurs québécois pourront directement consulter les profils des candidats ayant déposé une déclaration d’intérêts et communiquer avec eux. Ils pourront ainsi faire une offre d’emploi à un candidat, ce qui pourrait faciliter et accélérer son arrivée au Québec.

Les employeurs pourront aller directement sur le site du ministère, consulter les profils des candidats à l’immigration pour leur faire une offre d’emploi, pour les inviter. Et à partir du moment où il y aura un maillage entre les employeurs et les candidats à l’immigration, on va les inviter en priorité.

Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration

Dès cet été cependant, « une interface pour les conseillers en partenariat du MIDI sera lancée afin que ces derniers puissent appuyer les employeurs dans les régions du Québec à entrer en contact avec les personnes qui ont les profils recherchés à venir travailler au Québec », précise le MIDI.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Ultérieurement, des tests de valeurs québécoises et de français pourraient voir le jour, comme l’a déjà clamé le premier ministre. Ceux-ci pourraient faire partie des « conditions » concernant la résidence permanente, mais devront être instaurés par le biais d’un règlement. Québec devra également obtenir l’aval du gouvernement fédéral s’il souhaite prendre cette voie.

La priorité aux candidats déjà au Québec

Dans un premier temps, tel que l’avait annoncé François Legault à la fin de février, après l’annonce de l’abandon de plus de 18 000 dossiers d’immigration en attente, les candidats à l’immigration permanente vivant et travaillant déjà au Québec auront priorité.

Un amendement a été déposé en ce sens par le gouvernement quelques heures avant l’adoption de ce projet loi. Cette décision concerne environ 3700 dossiers, soit près de 5500 personnes.

D’ici sept mois, le ministre s’engage ainsi à « inviter » les candidats « à présenter une demande de sélection à titre permanent » dans le cadre du PRTQ à condition d’avoir rempli une déclaration d’intérêt dans Arrima.

Le ressortissant étranger invité aura alors 60 jours pour présenter cette demande.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation

Près de 2000 dossiers traités

Par ailleurs, depuis la décision à la fin de février de la Cour supérieure forçant le MIDI à continuer d’étudier ces milliers de dossiers, près de 2000 dossiers ont été traités, a confirmé le ministre Jolin-Barrette.

Entre mars et mai, le taux d’acceptation a été d’environ 13 %. Dans son jugement, le juge Frédéric Bachand soulignait que le MIDI était « en mesure de traiter mensuellement entre 1000 et 2000 demandes dans le cadre du PRTQ ». Le taux d’acceptation se situait quant à lui « autour de 50 % » au cours des trois dernières années.

Tout compte fait, en retirant les dossiers des candidats vivant au Québec qui pourront être sélectionnés par l’entremise d’Arrima, de 12 000 à 13 000 dossiers présents dans l’inventaire du MIDI ne seront donc pas traités.

Ces candidats seront défrayés des dépenses liées à la présentation de leur demande, pour un montant d’environ 1000 $.

Cependant, les frais de traduction, de conformité de documents, ainsi que les frais d’examens de connaissances linguistiques ne seront pas remboursés. Cette demande, faite par Québec solidaire en fin de semaine, a été rejetée par le gouvernement.

Radio-Canada.ca par Romain Schué

Québec: adoption d’un projet de loi controversé sur l’immigration

juin 16, 2019

 

L’Assemblée nationale du Québec a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur l’immigration, qui entraînera notamment l’abandon de 18.000 dossiers d’immigration déposés dans cette province francophone du Canada.

Le projet de loi 9 a été adopté dimanche vers 4h du matin (8h GMT), à l’issue une séance-marathon exceptionnelle convoquée par le parti Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) au pouvoir, a annoncé Simon Jolin-Barrette, ministre québécois de l’Immigration, sur Twitter.

Le texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, qui sera désormais basée sur l’adéquation des compétences professionnelles avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.

Il entraînera ainsi l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures, qui touchent au total quelque 50.000 personnes. Ces dossiers avaient été déposés sous l’ancien système, basé sur le principe du premier arrivé premier servi.

Ces candidats à l’immigration vont devoir déposer une nouvelle demande dans le cadre du nouveau système. Le gouvernement provincial a promis que les délais de traitement des dossiers pour les travailleurs qualifiés passeraient de 36 à 6 mois grâce à cette réforme.

L’opposition a dénoncé jusqu’au bout un projet de loi «inhumain», fustigeant l’«incapacité» du gouvernement à justifier l’abandon de ces 18.000 dossiers en souffrance. Le parti du premier ministre François Legault a été porté au pouvoir en octobre avec la promesse de réduire de plus de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés que le Québec accueille chaque année.

Après une courte nuit de sommeil, les députés québécois ont repris leurs travaux dimanche peu après 9 heures pour l’examen d’un autre projet de loi controversé, cette fois sur la laïcité. Il prévoit d’interdire le port de symboles religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants.

Par Le Lefigaro.fr avec AFP

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

Canada/Québec: Opération contre des agences qui embaucheraient illégalement des immigrants

juin 5, 2019
© Jean-Philippe Robillard
 

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec mène des opérations dans la région de Montréal et en Montérégie dans le cadre d’une enquête sur des agences de placement de personnel qui embaucheraient illégalement des immigrants.

Le ministère a visé huit endroits, dont une usine de transformation de viande à Sherrington, en Montérégie. Le réseau d’agences recrutait des immigrants, parfois sans permis de travail, pour les faire travailler dans des entreprises avec une rémunération « parfois » inférieure au salaire minimum.

Selon le ministère, les agences ne respectent pas toujours les normes du travail et privent parfois les travailleurs d’une protection sociale en cas de maladie ou de perte d’emploi.

Le ministère a entamé son enquête après avoir obtenu des renseignements sur un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables.

« Advenant que les perquisitions permettent de confirmer certains éléments de l’enquête, les dirigeants du réseau visé pourraient faire face à des poursuites judiciaires », explique-t-on au ministère.

Avec Radio-Canada.ca par Jean-Philippe Robillard

Canada: un propriétaire de zoo arrêté pour cruauté envers les animaux

mai 21, 2019

 

Le propriétaire d’un zoo au Québec (est) a été arrêté pour cruauté et une centaine d’animaux étaient en cours d’évacuation mardi à la suite de signalements de maltraitance et la mort de plusieurs bêtes dont deux tigres, a annoncé mardi la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Normand Trahan, propriétaire du zoo, fait face à des accusations de cruauté et de négligence envers la centaine de lions, tigres, zèbres, ours, loups, kangourous et primates sous sa responsabilité, a précisé dans un communiqué la SPCA de Montréal. Selon la police provinciale, la SPCA a mené l’enquête et a procédé à l’arrestation en vertu des pouvoirs spéciaux qui lui sont conférés.

«A notre connaissance, il s’agit de la première fois au Canada qu’un propriétaire de zoo se voit accusé de cruauté animale criminelle», a déclaré Sophie Gaillard, porte-parole de la SPCA présente devant le zoo de Saint-Edouard-de-Maskinongé, à une centaine de kilomètres au nord-est de Montréal. «Si monsieur Trahan était condamné, il pourrait être passible de jusqu’à cinq ans de prison et d’une interdiction à vie de posséder des animaux», a-t-elle souligné.

Les membres de la SPCA, accompagnés d’un vétérinaire et de membres de l’ONG Humane Society International, ont entrepris dès mardi matin les soins et le transfert des animaux hors du zoo, une opération qui pourrait durer «plusieurs semaines», selon Mme Gaillard. L’enquête de la SPCA a débuté à la suite du signalement de maltraitances constatées par des visiteurs du zoo à l’été 2018. Des agents de la protection animale ont «procédé sur le champ à la saisie de deux alpagas particulièrement mal en point ainsi que de quatre cadavres d’animaux», dont deux tigres.

Il s’agit de «la première fois dans l’histoire du Québec qu’une poursuite pour cruauté animale est intentée par acte criminel, un mode de poursuite réservé aux infractions les plus graves et qui permet des peines beaucoup plus sévères», a précisé Mme Gaillard.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Québec recule et permettra de fumer du cannabis dans les parcs

mai 14, 2019

 

© Shutterstock

Le gouvernement de François Legault assouplit sa position et permettra aux consommateurs de cannabis de fumer dans certains endroits publics comme les parcs. Québec se rend compte que son projet de loi resserrant l’encadrement du cannabis, tel que présenté, est littéralement inapplicable puisque l’interdiction de fumer touche tous les endroits publics.

Il s’agit d’un revirement de situation, car le premier ministre François Legault a toujours maintenu la ligne dure à ce sujet. Il en avait d’ailleurs fait une promesse électorale.

Selon plusieurs sources, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, doit proposer au cours des prochains jours des amendements au projet de loi 2 pour donner un peu plus de latitude aux municipalités qui ont fait valoir l’inconséquence du projet de loi.

Si le cannabis est légal depuis huit mois au pays, la CAQ proposait d’en empêcher la consommation presque partout.

Plusieurs municipalités ont demandé au gouvernement des changements au projet de loi.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a fait valoir, lors de la présentation de son mémoire en commission parlementaire en février dernier, que les « restrictions » du projet de loi « soulèvent des difficultés importantes pour Montréal », particulièrement en ce qui a trait à l’application de la loi.

Montréal mettait aussi en doute la capacité des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de délivrer des constats d’infraction relativement à la consommation de cannabis dans les lieux publics.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a présenté une position similaire. Le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, a réclamé que le gouvernement donne aux municipalités une plus grande autonomie pour encadrer la consommation de cannabis dans les lieux publics. Son appel sera donc entendu.

Âge de consommation maintenu

Mais là s’arrêteront les assouplissements. Ainsi, le gouvernement ne bronche pas sur l’âge légal de consommation du cannabis, qu’il fera passer de 18 à 21 ans, ce qui fera du Québec la province qui aura les règles sur la vente du cannabis les plus strictes du pays.

Ailleurs au Canada, le cannabis est autorisé dès l’âge de 19 ans, sauf en Alberta, où l’âge légal a été fixé à 18 ans.

Avec ces quelques amendements, le gouvernement espère rallier les partis d’opposition et ainsi permettre l’adoption du projet de loi d’ici l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été à la mi-juin.

Par La Pressecanadienne.ca avec Martine Biron

Canada-Québec/Leadership du PLQ: Taillefer est intéressé

octobre 11, 2018

 

«Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi.© La Presse canadienne, Graham Hugues «Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi
 

QUÉBEC – Alexandre Taillefer est intéressé à succéder à Philippe Couillard à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ).

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi, l’homme d’affaires et président de la campagne électorale libérale n’a pas caché son ambition de devenir le prochain chef du PLQ.

«Ça pourrait être quelque chose que je vais envisager, définitivement», a commenté M. Taillefer.

C’est la première fois que l’homme d’affaires affiche aussi clairement ses couleurs.

Intéressé à succéder à Philippe Couillard, oui, mais pas à n’importe quel prix, s’empresse d’ajouter l’ancien Dragon, propriétaire de Téo Taxi et du magazine L’actualité, déjà prêt à énoncer ses conditions.

En résumé, il va envisager se porter candidat seulement si deux conditions sont remplies: la course au leadership ne devra pas avoir lieu avant deux ans et le parti devra avoir procédé d’ici là à une refondation majeure.

Sinon, si le parti ne partage pas sa vision des choses, il passera son tour, «c’est très clair».

En fait, M. Taillefer a déjà une idée très précise de ce à quoi devrait ressembler le PLQ et de ce qu’il faudra faire pour redonner au parti des Jean Lesage et Robert Bourassa son lustre d’antan, en vue de reconquérir le pouvoir dès 2022, «parce qu’on va être redevenus forts et parce qu’on va être redevenus inspirants».

La couenne dure

Le 1er octobre, accusant la pire défaite de son histoire, le PLQ a dû se contenter de 25 pour cent d’appui des électeurs et d’une trentaine de sièges.

Cette défaite, dure à encaisser, n’a cependant pas refroidi son attrait pour la politique. Au contraire.

Son rôle de président de campagne lui aura appris qu’il avait «la couenne suffisamment dure» pour faire de la politique. «Je suis capable de faire face à la musique», assure celui qui n’avait jamais tâté de la politique avant d’accepter de présider la campagne libérale, il y a quelques mois à peine.

Selon lui, il ne fait pas de doute que le PLQ ne pourra pas reprendre le pouvoir en 2022, sans un «travail de fond extrêmement solide et sans une adhésion militante extrêmement forte».

Pour cela, il devra se mettre sérieusement à l’écoute de sa base militante, en organisant un «grand brassage d’idées», qui prendrait la forme d’une série de forums durant lesquels les membres seraient conviés à façonner le parti dont ils rêvent.

Le parti, dit-il, doit donc absolument reconnecter avec sa base. Les membres doivent avoir le sentiment que leurs idées sont entendues en haut lieu, et il estime que ça prenait la «douche froide» du 1er octobre pour rendre cet exercice possible.

Le parti doit aussi se doter d’un programme davantage social-démocrate, mêlant habilement les mesures sociales et le développement économique, ajoute-t-il.

Car «l’économie nourrit le progrès social et le progrès social ne peut pas se nourrir sans l’économie», observe M. Taillefer.

Tout en demeurant fédéraliste, le PLQ devra également afficher un visage beaucoup plus nationaliste, se montrer québécois d’abord, dit-il. «On doit sentir cette fierté québécoise-là dans le discours du Parti libéral. Il faut que ce soit vrai, il faut que ce soit senti» pour reconnecter avec les électeurs francophones.

Le PLQ devra aussi tenir «un discours beaucoup plus probant», sur l’écologie, sur la culture, de même que se montrer bien «plus ambitieux sur le plan économique».

Ce grand bouleversement pourrait prendre «plusieurs années», selon lui, d’où l’importance de repousser l’échéance de la course au leadership à la fin de 2020.

Surtout, le prochain chef devra être en mesure de susciter «l’enthousiasme» de la population.

Inspiré par Québec solidaire

À ce propos, il fait remarquer que Québec solidaire a été le seul parti à avoir réussi à mobiliser les électeurs, particulièrement les jeunes, à susciter de l’enthousiasme, à faire rêver «d’une société plus juste, plus équitable, plus verte».

«Il faut s’inspirer de ça», est persuadé M. Taillefer, qui dit n’avoir jamais imaginé subir une raclée d’une telle ampleur le 1er octobre.

«On s’attendait à une soirée très serrée», mais jamais à une telle vague, se rappelle-t-il.

Les raisons de la défaite

Il attribue le désaveu massif de la population, surtout francophone, envers les libéraux essentiellement à deux choses: les mesures de rigueur — ou d’austérité — budgétaire des premières années du mandat et l’image de corruption qui continue de coller au PLQ.

L’idée du «changement» nécessaire, après plus de 13 ans sur 15 de gouverne libérale, a aussi percolé dans la population et joué contre les libéraux, analyse celui qui se voit désormais comme un simple militant.

Lapressecanadienne avec msn.ca

Canada/Québec: de jeunes entrepreneurs feront l’élevage de grillons à Saint-Pascal

octobre 11, 2018

Un grillon domestique est posé sur une pierre.

Un grillon Photo : iStock/wrangel

Francophonie: Ottawa et Québec ne soutiennent plus Michaël Jean (Officiel)

octobre 9, 2018

Montréal – Le Canada et le Québec ont annoncé mardi qu’ils ne soutenaient plus la candidature de Michaëlle Jean à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont elle est la secrétaire générale sortante, lors du prochain sommet de l’organisation.

La Canadienne, née en Haïti, ancienne gouverneure générale et ex-journaliste vedette, sera candidate à sa succession lors du prochain sommet de l’OIF jeudi et vendredi à Erevan. Elle sera opposée à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France et l’Union africaine.

La tradition veut que le choix soit fait par consensus, plutôt que par vote formel.

« Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c’est la tradition, ça a toujours été la manière de faire, on ne va pas la changer », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale. « On a bien vu qu’elle (Michaëlle Jean) n’avait pas les appuis nécessaires, la suite lui appartient, il faut se rendre à l’évidence. »

« Pour ce qui est du poste de Secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie », a confirmé dans un courriel à l’AFP Jérémy Ghio, porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie Mélanie Joly.

De son coté, François Legault, le nouveau Premier ministre élu du Québec, attendu mercredi à Erevan avec le Premier ministre fédéral Justin Trudeau, a lui aussi annoncé qu’il ne soutiendrait pas Mme Jean.

« Nous nous joindrons au consensus africain qui est plein de potentiel », a annoncé M. Legault dans un tweet. « Il est maintenant temps de laisser place à un nouveau style de gestion ».

François Legault, dirigeant du parti nationaliste Coalition Avenir Québec (CAQ), a été élu la semaine dernière à la tête de la province canadienne qui est avec le Canada le deuxième contributeur de l’OIF, derrière Paris.

M. Legault prend ainsi le contrepied de son prédécesseur, le libéral Philippe Couillard, qui avait émis des réserves sur la gestion de Mme Jean avant de finalement appuyer sa candidature.

Les médias québécois ont pointé les dépenses, qualifiées de « somptueuses », de la Francophonie pour Mme Jean et sa famille, comme la rénovation de sa résidence officielle pour 500.000 dollars canadiens (plus de 335.000 euros).

Selon la presse québécoise, Paris aurait proposé à Ottawa de retirer la candidature de Mme Jean, en échange d’appuis aux Nations unies, où le Canada fait campagne pour un siège non permanent au Conseil de Sécurité.

L’information a été démentie par le bureau du Premier ministre.

M. Trudeau a appelé plusieurs dirigeants africains à l’été 2017 pour tenter de les rallier à la candidature de Mme Jean, avant de renoncer in extremis faute de soutiens suffisants.

Le Canada a toutefois tenu à rendre hommage au travail de la secrétaire générale sortante.

« Nous saluons le travail de Mme Jean à la tête de la Francophonie, notamment en ce qui a trait à l’éducation des filles et à l’émancipation des femmes », a souligné le porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 22h15)                                                        

Canada/Québec: Patrice L’Heureux rend l’âme à 46 ans

octobre 8, 2018
heureux
TROIS-RIVIÈRES — La communauté sportive de la Mauricie et l’univers québécois de la boxe sont en deuil depuis quelques heures, à la suite du décès soudain du Shawiniganais Patrice L’Heureux. L’ex-champion canadien des poids lourds a été retrouvé inanimé par son épouse à leur chalet, à Saint-Tite.

L’Heureux, 46 ans, avait assisté au gala de boxe samedi soir au Centre Vidéotron de Québec en compagnie de son ami Roger Lavergne. Ce dernier, qui lui avait permis en 2005 et 2006 de se battre dans son patelin, à l’aréna de Grand-Mère puis à l’aréna Jacques-Plante, était évidemment assommé par la tournure des événements.

«J’ai l’impression d’être en plein cauchemar. Nous étions ensemble pas plus tard que samedi à la boxe. On planifiait un voyage en Floride pour ma fête. Je suis dans les câbles actuellement. Je ne peux pas croire que mon ami Patrice est parti», confiait le président des Cataractes. «Les gens vont se souvenir du boxeur. Mais ce qu’il faut dire, c’est qu’il était d’abord et avant tout un gentleman et un bon vivant. Il aimait tellement jouer des tours, faire des blagues. Il s’amusait dans la vie. C’est un départ qui va attrister beaucoup de gens Un monument nous a quittés.»

Le promoteur Yvon Michel, avec qui L’Heureux a fait carrière, était lui aussi atterré par la nouvelle. «C’était une bonne personne, authentique, qui a performé jusqu’au maximum et même au-delà de son talent par sa détermination, par sa volonté à être le meilleur qu’il pouvait être. Il a connu une superbe carrière, autant chez les amateurs que chez les professionnels», a-t-il souligné.

Le boxeur avait fait ses débuts avec Alexandra Croft et tous deux ont rejoint l’équipe du Gym Yvon Michel dans les années 2000. Selon M. Michel, son ancien protégé est toujours resté en contact avec lui, même après sa retraite.

«Pendant le Festival de Saint-Tite, il y a trois semaines, j’étais chez lui avec ma famille, on a passé la journée ensemble. Il portait même un chandail Groupe Yvon Michel qu’on lui avait donné peut-être 10 ans avant! Il est toujours resté près de nous, il faisait partie de nos familles [Alexandra et moi].»

M. Michel a indiqué qu’un hommage sera rendu au boxeur lors du combat de championnat du monde entre Adonis Stevenson et Oleksandr Gvozdyk qui aura lieu le 1er décembre prochain, au Centre Vidéotron, à Québec.

«On a pas mal d’images de ses combats, alors on va faire un vidéo pour l’honorer», a-t-il promis.

Un «gentil géant»

Outre son talent pour la boxe, Patrice L’Heureux aura marqué ses proches et même ses adversaires par sa générosité et son grand coeur.

«Je garde le souvenir d’un homme généreux, d’un gentil géant, a indiqué l’ex-boxeur trifluvien David Cadieux, que L’Heureux a affronté à plusieurs reprises au cours de sa carrière. C’est quelqu’un que j’admirais, que je respecte énormément.»

M. Cadieux se rappelle notamment de la générosité de son rival lorsqu’il avait fait don à la Fondation En Coeur de la bourse de 5000 $ qu’il avait gagnée lors d’un combat à Trois-Rivières, il y a une quinzaine d’années. «Il avait fait don de sa bourse alors qu’on connaît les risques en boxe professionnelle, tu peux te faire maganer pas mal. Ça m’avait impressionné, c’était un homme de grand coeur, d’une générosité exemplaire de son portefeuille, mais de sa personne aussi.»

Après une belle carrière chez les amateurs, L’Heureux a boxé durant une décennie chez les professionnels, majoritairement sous les ordres de Jim Girard. En 2005, il a réussi à mettre la main sur le titre canadien des poids lourds, devenant le premier Québecois en plusieurs décennies à y arriver. En 2006, il a rempli l’aréna Jacques-Plante dans une collision avec le Trifluvien David Cadieux, qui l’a battu pour s’emparer de la ceinture nationale. Les deux géants de la Mauricie ont disputé un deuxième combat un contre l’autre six mois plus tard et Cadieux a encore eu le dessus.

L’Heureux a disputé six autres combats avant de mettre un terme à sa carrière en 2010, s’inclinant notamment devant le champion du monde Alexander Povertkin.

Son palmarès professionnel s’établit à 24 victoires en 30 sorties. Au-delà des victoires et des défaites, Le Granit était devenu un chouchou des amateurs de boxe au milieu des années 2000, grâce à son charisme et à son coeur dans le ring.

Lenouvelliste  par Steve Turcotte avec Matthieu Max-Gessler