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Trois-Rivières(Québec)/Espaces bleus: le Monastère des Ursulines suscite des discussions

juin 15, 2021

L’annonce faite par le gouvernement Legault la semaine dernière de la création des Espaces bleus, ces nouvelles institutions muséales consacrées à la culture québécoise, a suscité plusieurs interrogations tant dans le public que chez les intervenants du monde muséal en région. La plus importante est sans doute de savoir à quel endroit le ministère de la Culture et des Communications va établir l’antenne mauricienne de ce réseau.

Le Monastère des Ursulines fait l’objet de beaucoup d’attention maintenant qu’on sait que le gouvernement veut établir de nouvelles institutions muséales, les Espaces bleus, dans chacune des régions de la province.

© Stéphane Lessard Le Monastère des Ursulines fait l’objet de beaucoup d’attention maintenant qu’on sait que le gouvernement veut établir de nouvelles institutions muséales, les Espaces bleus, dans chacune des régions de la province.

Sur les ondes de l’émission Toujours le matin sur Ici Première vendredi dernier, la ministre des Communications et de la Culture Nathalie Roy a indiqué que le gouvernement compte choisir des bâtiments qui sont significatifs dans chaque région pour y installer les nouveaux établissements.

Si elle a affirmé que le choix en Mauricie n’avait pas été fait, l’endroit qui semble retenir l’attention est le Monastère des Ursulines, un immeuble patrimonial hautement symbolique. Les dernières religieuses qui y habitaient l’ont quitté définitivement il y a deux ans, mais l’endroit abrite toujours le Musée des Ursulines ainsi que la chapelle.

Ce qui est certain, c’est que la Ville de Trois-Rivières est très intéressée à conserver et à mettre en valeur ce bâtiment. «Il ne fait aucun doute que pour la Ville, c’est un bâtiment d’une valeur exceptionnelle et on souhaite ardemment sa préservation ainsi que sa mise en valeur, d’indiquer Guillaume Cholette Jeanson, porte-parole de la Ville. Des gens travaillent présentement sur le dossier et plein de pistes sont explorées. Si le gouvernement voulait l’utiliser pour installer un Espace bleu, ce serait une excellente solution pour non seulement maintenir ces bâtiments, mais leur donner une fonction qui demeurerait dans la lignée d’une des vocations des Ursulines : l’éducation.»

Si, pendant un moment, IDÉ Trois-Rivières a été mêlé au dossier, son directeur général Mario de Tilly a indiqué au Nouvelliste que le dossier ne relève plus de l’organisme qu’il dirige. «On va conserver au bâtiment une vocation qui touche aux secteurs correspondants à la mission des Ursulines, soit la santé et l’éducation. En ce qui nous concerne, notre mandat concerne l’industriel et l’innovation technologique. On a été mêlé aux discussions alors qu’on cherchait à quoi il pourrait être utilisé, mais désormais, ça relève de la direction de l’urbanisme.»

À l’heure actuelle, le Monastère appartient toujours aux Ursulines et son sort relève de la maison mère à Québec où il est sous la responsabilité de Soeur Cécile Dionne. «C’est certain que nous sommes un peu préoccupées par ce dossier compte tenu que les résidentes ont quitté le bâtiment il y a maintenant deux ans, a-t-elle fait savoir en entrevue. En attendant de lui trouver une nouvelle vocation, nous en assurons l’entretien.»

«Vous comprendrez qu’un dossier de cette importance fait l’objet de beaucoup de discussions sérieuses avec toutes sortes d’intervenants et ce, depuis plusieurs années. Même bien avant que les dernières résidentes l’aient quitté. C’est un dossier très complexe pour toutes sortes de raisons. Pour l’instant, aucune décision n’a été prise quant à son avenir. Il va sans dire que dès que nous arriverons à une conclusion, les religieuses en seront les premières informées et par la suite, il nous fera grand plaisir de l’annoncer publiquement.»

«Je suis une personne très optimiste de nature et je n’ai pas de doute que nous allons en arriver à une solution qui sera satisfaisante pour tout le monde. Nous savons que la Ville de Trois-Rivières tient beaucoup à ce précieux bâtiment, mais il reste à savoir comment arriver à le conserver et le mettre en valeur en respectant la valeur historique.»

«Pour ce qui est d’une transformation en un Espace bleu, je ne suis nullement informée des secrets du gouvernement. Pour ma part, je me dis que le bâtiment est patrimonial, qu’il est situé sur un site patrimonial reconnu, le vieux Trois-Rivières, alors, il me semble que si un espace mérite d’être mis en valeur par le projet des Espaces bleus, ce serait bien celui-là.»

Par ailleurs, deux institutions muséales trifluviennes pourraient être touchées directement par l’établissement de l’Espace bleu mauricien : le Musée POP, qui s’attache à la promotion de la culture populaire québécoise et le Musée des Ursulines logé dans le Monastère de la congrégation religieuse. Au Musée POP, la directrice générale Valérie Therrien voit comme une bonne nouvelle la venue éventuelle d’un Espace bleu. «Je n’ai aucun détail autre que ce qui a été annoncé en conférence de presse, mais je ne crois pas du tout que ça puisse empiéter sur notre mission.»

«Il faut regarder la chose dans son ensemble et voir que ça va faire l’objet d’une collaboration avec les institutions existantes. Il y a là une volonté de mettre en valeur la culture du Québec et de la région. Le gouvernement semble bien aligné dans ses intentions. On veut que, grâce à ça, il y ait un plus grand accès à la culture et je pense que ça ne peut être que bénéfique.»

«Plus les gens vont être fiers de leur culture, plus ils vont vouloir la connaître et ça va avoir des retombées positives pour nous aussi. Rien de cela ne verra le jour à court terme dans la région mais je vois ce projet comme quelque chose de très positif.»

Au Musée des Ursulines, la directrice générale Josée Grandmont voit aussi la chose d’un bon œil. «Quand on entend ce qu’en dit le gouvernement, on comprend que le Monastère pourrait être considéré au même titre que d’autres endroits parce qu’il répond assurément aux critères présentés. Pour moi, ce ne serait pas une mauvaise nouvelle parce que selon ce qu’on nous dit, ça s’inscrira comme un complément à ce qui existe déjà. On va y parler de l’histoire de la région alors que nous, nous fouillons davantage celle des Ursulines. Il me semble qu’on pourra être pour les Espaces bleus un complément très intéressant.

Avec  François Houde – Le Nouvelliste 

Canada: 13e féminicide de l’année : une femme tuée à Québec

juin 15, 2021

 

Une femme dans la cinquantaine a été victime d’un meurtre, la nuit dernière, dans le quartier Limoilou, à Québec. Il s’agit vraisemblablement du 13e féminicide de l’année dans la province.

L'unité des crimes majeurs est sur place.

© Pierre-Alexandre Bolduc/Radio-Canada L’unité des crimes majeurs est sur place.

Les policiers de Québec ont d’abord reçu un appel pour une dispute conjugale vers 2 h dans un immeuble à logements de l’avenue Duval, près de l’intersection avec la rue des Lilas Ouest.

Une fois sur place, ils ont retrouvé le corps d’une femme, qui aurait été poignardée.

Personne d’autre ne se trouvait dans le logement du secteur Lairet.

Le meurtre est vraisemblablement survenu dans cet immeuble à logements de l'avenue Duval.

© Pierre-Alexandre Bolduc/Radio-Canada Le meurtre est vraisemblablement survenu dans cet immeuble à logements de l’avenue Duval.

Un homme se livre aux policiers

Un homme dans la trentaine s’est toutefois livré aux policiers, à la centrale Victoria, vers 4 h. Il est considéré comme le principal suspect dans cette affaire.

Un peu avant 2 h du matin, le 911 reçoit un appel pour une chicane de couple», précise Sandra Dion, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

À leur arrivée sur place, les policiers vont constater le corps inanimé d’une femme dans la cinquantaine qui porte des marques de violence. Malheureusement, la femme est décédée », ajoute Mme Dion.

Le drame est survenu vers 2h, la nuit dernière.

© Steve Jolicoeur/Radio-Canada Le drame est survenu vers 2h, la nuit dernière.

Les enquêteurs des crimes majeurs ainsi que le maître-chien ont quitté l’appartement

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Québec/Trois-Rivières: Denis Roy ne sera pas candidat aux élections municipales

juin 15, 2021

Le conseiller municipal du district de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy, annonce qu’il ne présentera pas sa candidature aux élections de novembre prochain en raison d’un projet entrepreneurial qui l’appelle particulièrement, a-t-il émis par communiqué.

Le conseiller municipal Denis Roy a décidé de se concentrer à un projet entrepreneurial.

© STÉPHANE LESSARD Le conseiller municipal Denis Roy a décidé de se concentrer à un projet entrepreneurial.

Il mentionne que de nouveaux projets entrepreneuriaux se préparent depuis cinq ans déjà de son côté et que son occupation en tant que conseiller est trop grande pour pouvoir concilier les deux. Selon lui, afin de bien servir la population, l’élu qu’il veut être s’approche trop de l’horaire temps plein.

«Pour l’instant, il [le projet] n’est pas encore sur les rails, seulement dans les cartons, et je dois me dégager de mes responsabilités actuelles pour lui donner le maximum de chance de voir le jour», rapporte-t-il par communiqué.

C’est après «une profonde réflexion et un grand pincement au cœur» qu’il a pris cette décision. M. Roy tient donc tout de même à souligner ce à quoi il a pu contribuer durant son mandat, notamment en gardant comme priorité la protection du bien commun et de l’intérêt collectif.

«J’ai mis à profit mon expertise de plus de 30 ans en développement économique, en culture, en innovation et en gestion pour venir en aide aux différentes entités de la ville afin de les aider à trouver les meilleures solutions possibles aux enjeux complexes auxquels nous faisons face constamment», a-t-il soulevé.

Il a d’ailleurs été impliqué dans la révision du code d’éthique des élus, le retour des journalistes aux séances de travail du conseil, l’uniformisation de la rémunération des conseillers et conseillères, la création de la nouvelle direction des communications et de la participation citoyenne, la gestion optimale du stationnement au centre-ville, la conversion de l’usine Germain et frère en centre d’innovation agroalimentaire (L’Ouvrage), l’élaboration de nombreuses politiques et la création du nouveau comité de développement social.

En plus, il a été dans le conseil d’administration de trois organisations, soit Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDÉTR), Culture Trois-Rivières et Trois-Rivières centre.

Avant d’être élu au sein de l’hôtel de ville de Trois-Rivières, il a passé environ 33 ans dans l’entrepreneuriat, ce avec quoi il va renouer en laissant tomber la politique municipale.

«Au cours de ma carrière d’entrepreneur, j’ai toujours vu mes métiers et mes entreprises comme des outils d’impact positif pour mon milieu. Je reviens donc à cette manière de servir ma communauté et vais m’employer à trouver de nouvelles manières de contribuer à l’essor de la ville que j’espère», a-t-il conclu, prêt à relever les nouveaux défis qui l’attendent.

Pour l’instant, dans le district de Marie-de-l’Incarnation, rappelons que deux candidatures sont annoncées, soit celles de Jean Beaulieu et de Robert Martin.

Avec  Rosie St-André – Le Nouvelliste 

Pourquoi le Québec séduit toujours plus d’étudiants africains

juin 15, 2021
L’Université Laval a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Grâce au soutien de ses établissements universitaires, le Québec attire depuis longtemps les étudiants francophones étrangers, dont beaucoup d’Africains. Et en recueille en retour les fruits.

Cela fait bientôt cinquante ans que le Québec ouvre en grand les portes de ses établissements d’enseignement supérieur aux étudiants du monde entier, notamment francophones. Une destination depuis longtemps appréciée des Africains pour l’accessibilité de ses formations de haut niveau. Au point que le secteur fait partie des cinq piliers identifiés par le gouvernement québécois pour asseoir sa « Vision Afrique », qui doit être dévoilée avant la fin de cette année.

Ils sont chaque année plusieurs milliers à franchir l’Atlantique pour suivre des cycles d’études professionnelles, technologiques ou universitaires, avec l’objectif, diplôme en poche, de rentrer participer au développement économique de leur pays ou de solliciter la résidence au Québec pour intégrer en quelques années un marché du travail en pleine effervescence.

« Pour 2019-2020, nous avons reçu 16 000 demandes de dossiers en provenance de 45 pays d’Afrique pour l’ensemble de nos établissements partenaires », précise Catherine Plasse-Ferland, directrice-adjointe du Pôle régional en enseignements supérieur Capitale-Nationale. Également connu sous le nom de Québec Villes Études, il regroupe depuis 2018 les principales institutions universitaires et d’études supérieures de la province du même nom.

Pénurie de main-d’œuvre

Impulsé par le ministère de l’Éducation québécois, ce regroupement des principaux acteurs de la formation entre dans la stratégie gouvernementale destinée à répondre à la pénurie de main-d’œuvre observée dans de nombreux secteurs économiques de la province, et estimée actuellement à près de 150 000 postes, dont la moitié exigerait un niveau d’étude supérieure.

L’UNIVERSITÉ LAVAL A ENREGISTRÉ UNE HAUSSE DE 60 % DE SES CONTINGENTS D’ÉTUDIANTS AFRICAINS DEPUIS 2016

Une perspective qui suscite un intérêt grandissant ces dernières années chez les bacheliers africains, toujours plus nombreux à venir tenter leur chance au Québec. L’Université Laval, le plus grand établissement francophone d’enseignement supérieur d’Amérique du Nord, particulièrement présent à travers l’Afrique, a enregistré une hausse de 60 % de ses contingents d’étudiants africains depuis 2016.

Même progression dans le réseau des Collèges d’enseignement général et professionnel (Cegep) qui, dans le cursus scolaire québécois, fait le pont entre le lycée et l’université, avec un diplôme équivalent à une première année de licence. Un « animal solitaire » selon Francis Brown Mastropaolo, directeur des affaires internationales de la Fédération des Cegep, « suffisamment agile au niveau des formations proposées pour répondre aussi bien au souhait de spécialisation des doctorants qu’à l’urgence des migrants de s’insérer dans le marché du travail québécois ».

Avec ses 48 collèges, implantés sur l’ensemble du territoire, le réseau des Cegep constitue la porte d’entrée idéale pour les nouveaux arrivants, qui peuvent construire leur parcours en optant pour un diplôme d’études collégiales (DEC) leur permettant de suivre un cursus de niveau universitaire ou pour une attestation d’études collégiales (AEC), dont les formations plus ou moins longues sont censées correspondre au plus près aux besoins constatés en matière de ressources humaines.

C’est notamment le cas des programmes de formation proposés par le Cegep Limoilou, définis avec le concours des chefs d’entreprise de la région et particulièrement pensés pour le public africain. La formule Cegep séduit sur le continent même, puisque les Québécois ont participé à la réforme de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel du Sénégal (Isep), lancée en 2013 par le président Macky Sall. Une première expérience a été menée avec succès à Thiès, dupliquée par la suite dans le reste du pays.

Cameroun et Mozambique

Les Cegep disposent aujourd’hui d’une cinquantaine d’accords de coopération (numérisation des formations, développement de l’entrepreneuriat, assistance technique…) en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Cameroun ou au Mozambique. « Notre approche très professionnalisante orientée sur l’employabilité des personnes commence à être largement reconnue sur le continent », constate Francis Brown Mastropaolo.

AU FIL DES GÉNÉRATIONS, LE QUÉBEC S’EST CONSTITUÉ EN AFRIQUE UN RÉSEAU UNIQUE

D’autres grands établissements, tels que l’École nationale d’administration publique (Enap) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), constituent également des voies d’accès privilégiées pour les Africains désireux d’étudier outre-Atlantique. Tous deux accueillent plusieurs centaines d’étudiants africains qui, chaque année, représentent entre 20 % et 25 % de leurs contingents étrangers respectifs.

L’Enap, qui a vu passer sur ses bancs plusieurs milliers d’Africains en près de soixante ans, propose des doctorats et des maîtrises reconnus dans de nombreux pays francophones du continent. Certains cursus ont même été délocalisés sur place, pendant que des modules de formation continue sont également proposés aux administrations locales.

Au fil des générations, le Québec s’est constitué en Afrique un réseau unique qui se densifie à chaque nouvelle promotion. « Quand les étudiants restent, ils rentrent dans la famille. Quand ils repartent dans leurs pays respectifs, ils sont nos meilleurs amis sur place », constate Francis Brown Mastropaolo. Dans un cas comme dans l’autre, le Québec en sort gagnant. Et les étudiants africains qui ont franchi le pas également.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Canada-Orages : beaucoup d’instabilité dans l’air aujourd’hui au Québec

juin 14, 2021

Déjà, lundi matin, des orages ont éclaté dans le sud de la province. Le potentiel orageux perdure pour le reste de la journée.

Dès dimanche soir, des cellules orageuses sont entrées au Québec par le Témiscamingue. Lundi, les orages ont le potentiel de déverser d’importantes quantités de pluie, surtout puisqu’il est prévu qu’ils se déplaceront lentement.

Ce potentiel épisode d’orages dispersés est le fruit d’un creux frontal en surface et d’un creux en altitude comprenant du temps plus frais. Si ce creux se combine avec la température en surface, qui oscillera autour de 20 °C, il pourrait facilement déstabiliser la masse d’air et donner naissance à des orages dispersés.

© Fournis par MétéoMédia

Risques associés aux orages

De fortes rafales pourraient également se joindre à la partie, en plus de grêlons qui pourraient se former en raison de l’air froid présent en altitude. Les secteurs les plus à risque sont situés de l’Outaouais à la Montérégie, en passant par Montréal.

© Fournis par MétéoMédia

La pluie se mettra aussi de la partie

Par ailleurs, dimanche soir, un changement de régime s’est opéré pour le Québec. En effet, la pluie marquera le début de la semaine. Jusqu’à 75 mm de pluie pourraient tomber sur les secteurs de la Basse-Côte-Nord, entre 25 et 40 mm en Estrie, et entre 10 à 20 mm pour le sud et le centre de la province. Cette pluie pourrait aider les régions les plus touchées par les feux et la sécheresse.

Toutefois, le risque d’orages et de foudre pourrait aussi malheureusement augmenter les probabilités que de nouveaux incendies naissent. La situation sera donc à surveiller.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia 

Comment le Québec veut peser en Afrique

juin 13, 2021
Fresque géante, à Montréal, en hommage à Jackie Robinson, premier joueur noir à avoir évolué dans la ligue professionnelle nord-américaine de base-ball, de 1947 à 1956.

Après une année 2020 grippée par le virus, la diplomatie québécoise entend bien être présente à son rendez-vous avec l’Afrique à Djerba. De la présentation de sa stratégie à sa présence au Sommet de l’OIF, elle aura l’occasion de préciser son attachement au continent.

L’année 2021 sera-t-elle celle du passage à l’acte pour le Québec ? Pour cause de pandémie mondiale, les principaux rendez-vous fixés l’an dernier au continent par la diplomatie québécoise n’ont pu avoir lieu. Annoncée mi-2019, la première stratégie africaine depuis longtemps d’un gouvernement québécois est encore dans les cartons du ministère des Relations internationales et le XVIIIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), porte-voix sans égal de la province sur la scène extérieure, notamment en direction des pays du continent, a été décalé d’un an pour être reporté à la fin de cette année.

Malgré les aléas du calendrier, le Québec ne pourrait avoir finalement perdu que quelques mois sur son agenda si, comme l’affirme Nadine Girault, la ministre des Relations internationales, la vision africaine québécoise est bien « officiellement lancée au prochain trimestre ». Quelques semaines seulement avant les retrouvailles francophones de Djerba, ce pourrait être une belle occasion pour François Legault, Premier ministre depuis 2018, et son équipe, de « sortir du discours pour montrer concrètement comment il compte engager le Québec auprès de l’Afrique », s’impatiente un fin connaisseur de la diplomatie locale.

Faire entendre sa différence

Bien sûr, cette dernière ne peut opérer que dans les limites imposées par Ottawa, qui garde la haute main sur les relations extérieures de l’ensemble de la fédération canadienne, « mais elle a su faire preuve par le passé de suffisamment d’initiative pour s’en démarquer, notamment en direction du monde francophone », reprend notre expert. Surtout que domine le sentiment d’une certaine négligence du gouvernement canadien à l’égard de l’Afrique depuis l’éviction de Michaëlle Jean du secrétariat général de l’OIF au début de 2019. « Le Canada n’a d’ailleurs pas pu compter sur le soutien des pays africains pour se faire élire au Conseil de sécurité de l’ONU l’année dernière », rappelle notre observateur. Le Québec a donc tout intérêt à profiter des occasions qui se présentent pour faire entendre sa différence.

La province ne dispose évidemment pas de réseaux diplomatiques et d’affaires aussi denses que l’État fédéral. Mais avec 33 bureaux dans 18 pays, dont un certain nombre de délégations générales qui font office de quasi ambassades, elle a tissé sa toile à travers le monde comme seuls quelques Länder allemands ont su le faire. Et le Québec compte poursuivre son effort de représentation à l’étranger, comme semble le confirmer l’augmentation de 5 % du budget général affecté au ministère des Relations internationales en 2020. En Afrique, la province s’appuie sur deux délégations, à Rabat et Dakar, ainsi que sur un bureau à Abidjan. « Leurs missions restent essentiellement économiques », confirme un représentant du ministère.

L’OIF REPRÉSENTE LE PRINCIPAL OUTIL DE LA PROVINCE POUR « EXERCER SON INFLUENCE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE »

L’étendue de leurs mandats est néanmoins suffisamment large pour les autoriser à relayer les différents aspects du soft power québécois sur le continent, en matière de politique migratoire et culturelle ainsi que d’accès à l’enseignement. « Avec nos actions de solidarité internationale, ce réseau de représentations renforce notre positionnement en Afrique », estime Nadine Girault. Qui, pour compléter le trépied permettant de maintenir l’équilibre, cite « l’appartenance du Québec à la Francophonie ». L’OIF représente en effet le principal outil multilatéral dont dispose la province pour « exercer son influence sur la scène internationale », selon les propos de la ministre. Elle s’adresse directement à une audience équivalant à un tiers des membres des Nations unies, ce qui lui permet de tisser des relations bilatérales avec de nombreux pays, en particulier sur le continent.

De l’avis de certains responsables canadiens et québécois, l’OIF devrait pourtant rester concentrée sur les pays francophones, le français étant perçu comme le ciment de l’organisation. Pour ses bailleurs d’outre-Atlantique, la Francophonie doit se recentrer sur ses missions de base – comme le souhaite également le président français, Emmanuel Macron –, et ses pays membres veiller à la bonne gestion financière et administrative de son organisation. Ce qui n’empêche pas l’OIF de chercher à étendre son spectre à des missions plus politiques – observation de processus électoraux, respect de la vie démocratique… sous l’impulsion de Louise Mushikiwabo, sa secrétaire générale. Et sur ce point, là encore, Canadiens et Québécois marquent la même hésitation à voir l’organisation franchir le pas, sans s’y opposer vraiment non plus. Une absence de clarté dans le positionnement qui, du côté québécois, pourrait justement trouver quelques éléments de réponse dans la stratégie africaine à venir. À moins que cette vision ne souligne justement les limites mêmes du périmètre de la diplomatie provinciale en politique extérieure. Montréal pourra toujours se retrancher derrière Ottawa pour masquer un éventuel manque d’ambition en la matière.

Avec Jeune Afrique par Olivier Caslin

Canada-Québec/Trois-Rivières: Des fruits à cueillir au parc Lambert

juin 13, 2021

Abricots, poires, pommes, cassis, camerises, fraises, framboises, menthe et thym: voilà un bref aperçu de la cinquantaine de variétés de végétaux que l’on a plantés samedi dans le parc Lambert, à Trois-Rivières, samedi. Cette initiative citoyenne, financée par le budget participatif de la Ville de Trois-Rivières, a pour but de permettre aux passants de goûter à différents fruits et fines herbes

.De gauche à droite: Andréa Côté et sa fille Alexia, Claude Ferron, conseiller du district des Rivières, et Raphaëlle Landry.

© Olivier Croteau De gauche à droite: Andréa Côté et sa fille Alexia, Claude Ferron, conseiller du district des Rivières, et Raphaëlle Landry.

«J’avais lu sur Facebook que parmi les villes les plus heureuses du mondes, plusieurs plantaient des arbres fruitiers dans les parcs et les écoles. Alors quand mon amie Raphaëlle m’a dit qu’elle avait acheté des arbres fruitiers, et quand j’ai vu qu’il y avait un budget participatif, je me suis dit que ce serait un super beau projet», explique Andréa Côté, l’une des initiatrices du projet baptisé Croque ta ville. 

Outre les fruits et les fines herbes, des plantes médicinales, donc l’échinacée et l’achillée millefeuille

Pour Andréa, c’est une manière d’inciter petits et grands à découvrir de nouveaux fruits et de nouvelles plantes. Sa partenaire dans l’élaboration du projet, Raphaëlle Landry, y voit également un volet éducatif. 

«Ça permet aux enfants de voir que les fruits n’ont pas forcément la même forme qu’à l’épicerie. Ça va peut-être aussi leur donner envie d’essayer ça, de planter des fruits chez eux», lance-t-elle. 

Sur le plan pratique, elle y voit également une façon de lutter contre les changements climatiques. 

«Ça fait des mini-îlots de rétention de la pluie, on a vu comme ça peut être important cette semaine. Ça permet aussi de contrer les îlots de chaleur», souligne Mme Landry.

 Certains arbustes produiront déjà des fruits cette année.

© Olivier Croteau Certains arbustes produiront déjà des fruits cette année.

Projet-pilote

Les végétaux plantés au parc Lambert serviront aussi de projet-pilote pour la Ville de Trois-Rivières. Si la réponse est bonne, d’autres jardins de fruits pourraient voir le jour ailleurs dans la ville. 

«C’est un projet-pilote, on pourrait répéter l’initiative, confirme Claude Ferron, conseiller du district des Rivières. Le succès du projet va passer par l’appropriation que le milieu va en faire. C’est sûr qu’on va informer les écoles et les services de garde que ça existe, pour qu’ils puissent en profiter.»

L’entretien et le désherbage de ce jardin fruitier sera assuré par des employés municipaux. La Ville invite cependant les citoyens qui le désirent à y contribuer. 

Selon M. Ferron, Croque ta ville s’inscrit à merveille dans les orientations en matière d’agriculture urbaine adoptées par la Ville. Il s’agit également selon lui d’un bel ajout au parc Lambert. 

«Il manquait quelque chose dans ce parc. Sachant que les parcs, dont celui-ci, ont été beaucoup plus achalandés depuis le début de la pandémie, c’est un lieu dans lequel c’est très intéressant d’expérimenter», souligne-t-il.

 Des herbes aux propriétés médicinales ont aussi été plantées.

© Olivier Croteau Des herbes aux propriétés médicinales ont aussi été plantées.

Raphaëlle et Andréa souhaitent elles aussi que d’autres jardins fruitiers voient le jour à travers la ville, notamment dans les quartiers défavorisés. 

«À l’épicerie, on voit que le coût des fruits au beaucoup augmenté. Alors on dit aux familles qui ont moins de revenus: venez vous servir», invite Mme Côté. 

Croque ta ville est l’un des deux projets retenus dans le cadre du dernier budget participatif. Le second doit être inauguré à l’automne. 

Pour le prochain budget participatif, une quarantaine de projets ont été déposés. Parmi ceux-ci, dix seront retenus et soumis au vote populaire, en août. Les deux projets les plus populaires seront réalisés en 2022. 

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Des itinérants hébergés à l’Hôtel-Dieu et l’Hôtel Versailles dès juillet

juin 11, 2021

L’Hôtel-Dieu de Montréal et l’Hôtel Versailles accueilleront des itinérants cet été, a annoncé vendredi le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

Un itinérant dort sur un banc de parc du Vieux-Montréal.

© Jessie St-Cyr/Radio-Canada Un itinérant dort sur un banc de parc du Vieux-Montréal.

Dès le 1er juillet, 100 places pourront être offertes aux personnes en situation d’itinérance à l’Hôtel-Dieu. Des travaux d’aménagement se poursuivront dans les semaines suivantes», indique un communiqué du ministère.

Le site pourrait accueillir plus de personnes au cours des prochains mois, pour une capacité maximale d’environ 200 personnes», est-il précisé.

Pour ce qui est de l’Hôtel Versailles, des travaux sont en cours pour offrir 100 places au cours des prochains mois».

Selon le communiqué, d’autres projets sont en cours avec les partenaires de la région de Montréal» visant des solutions plus pérennes pour les personnes en situation d’itinérance, soit l’entrée en logement».

Même en été, les besoins sont criants», souligne le ministre Carmant.

Le ministère affirme que différents projets ont permis d’accompagner près de 300 personnes en logement depuis le 1er avril 2021».

Le gouvernement fédéral contribue à ces projets. Ceux-ci font en effet partie de la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance Vers un chez soi» qui vise à mettre un terme à l’itinérance chronique d’ici 2030».

Ottawa a investi 2,2 milliards de dollars sur 10 ans pour lutter contre l’itinérance. Les communautés du Québec ont bénéficié de plus de 92 millions de dollars pour 2020-2021.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québce: Le ministre Charette est hué lors d’une vigile à Montréal pour les victimes à London

juin 11, 2021

 

MONTRÉAL — Le ministre caquiste responsable de la Lutte contre le racisme Benoit Charette s’est fait huer pendant plusieurs minutes vendredi soir lorsqu’il a pris la parole lors d’une vigile organisée pour rendre hommage à la famille musulmane décimée dans le sud de l’Ontario dimanche dernier. 

© Fournis par La Presse Canadienne

Devant des centaines de personnes réunies dans le quartier Parc-Extension à Montréal, le ministre Charette a été chahuté dès le moment où il a été présenté à la foule, au point où les organisateurs ont repris le microphone pour tenter de calmer l’agitation et le mécontentement dans l’assistance, mais en vain. 

«Chers amis, nous pouvons avoir certains points de divergences, mais n’oublions pas pourquoi nous sommes ici», a lancé le ministre Charette en tentant d’atténuer les tensions. 

Mais les citoyens mécontents ont continué de se faire entendre pendant les six minutes qu’a duré le discours du ministre responsable de la Lutte contre le racisme. 

Dans la foule, certains citoyens brandissaient des messages contre la loi 21 ou «Loi sur la laïcité de l’État», qui semble être la raison de l’animosité des protestataires à l’égard du ministre caquiste. 

La vigile était organisée par le Forum musulman canadien, qui s’oppose farouchement à la loi 21 qui interdit les signes religieux pour certaines personnes qui sont en autorité. 

La mairesse Valérie Plante, le candidat à la mairie Denis Coderre, les ministres fédéraux Pablo Rodriguez et Mélanie Joly étaient également présents. 

La vigile visait à honorer la mémoire de Salman Afzaal, 46 ans, sa femme Madiha Salman, 44 ans, leur fille Yumna Salman, 15 ans, et la grand-mère de l’adolescente, Talat Afzaal, 74 ans. 

La police allègue que ces quatre personnes ont été tuées après avoir été percutées par une voiture lors d’un acte planifié qui visait des musulmans. 

Le fils de neuf ans du couple, Fayez, a été grièvement blessé, mais devrait se rétablir. 

Nathaniel Veltman fait face à quatre chefs d’accusation de meurtre au premier degré et à un chef de tentative de meurtre en lien avec l’attaque. 

Le Centre culturel islamique de Québec organisait également vendredi soir à Québec une veillée à la chandelle en mémoire des victimes.

Avec Stéphane Blais, La Presse Canadienne

Canada-Chirurgies en retard : Québec se donne deux ans pour revenir au niveau prépandémique

juin 10, 2021

Le gouvernement Legault s’est fixé comme objectif de réduire la liste d’attente pour des chirurgies à 100 000 patients d’ici mars 2023.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Avant la pandémie, cette liste comptait 125 000 noms, mais elle s’est accrue depuis le début de la pandémie de COVID-19, qui a monopolisé le personnel médical et hospitalier du réseau de la santé. Au plus fort de la crise, 50 % des interventions étaient repoussées. En tout, 30 000 chirurgies ont dû être ajournées.

Québec estime qu’à l’heure actuelle, 145 000 patients sont en attente d’une chirurgie. Et le gouvernement Legault s’attend à ce que la liste continue de s’allonger dans les prochains mois, notamment parce que plusieurs consultations prévues dans les derniers mois ont été reportées, encore une fois en raison du coronavirus.

Cette liste invisible» devrait donc faire en sorte que le nombre de patients en attente d’une chirurgie grimpe à 150 000 d’ici le mois d’octobre.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a expliqué en conférence de presse jeudi après-midi vouloir stabiliser» cette liste d’attente d’ici la fin de l’année en cours. Il faudra attendre à 2022 avant de la voir être réduite, a-t-il prévenu.

Pour réduire les listes d’attente, le gouvernement Legault souhaite que le nombre de chirurgies réalisées chaque mois passe de 26 000 présentement à 40 000 en mars 2023. Ce chiffre était de 34 000 avant la pandémie.

Et puis il faudra aussi réduire les délais. Avant que la COVID-19 s’abatte sur le Québec, la liste de patients en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an comptait 4000 noms. Elle en compte maintenant 19 000.

L’objectif ultime, qui était déjà celui du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avant la pandémie, sera de réaliser toutes les chirurgies en moins de six mois.

Présente aux côtés du ministre Dubé, mercredi, la sous-ministre adjointe à la Direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques du MSSS, la Dre Lucie Opatrny, a estimé qu’il était réaliste de penser que cette cible pourrait être atteindre en mars 2024.

Pour remplir tous ces objectifs, les cliniques privées continueront d’être mises à contribution, a-t-elle aussi confirmé. Le gouvernement a déjà conclu des ententes avec 25 partenaires externes pour désengorger le secteur public. La plupart d’entre elles sont d’une durée de deux ans, a précisé la Dre Opatrny.

Par Jérôme Labbé avec Radio-Canada