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Canada-Québec: Une vague de froid extrême s’amène à Montréal

février 1, 2023
Une personne traverse la rue par un temps d'hiver froid et enneigé.

Une vague de froid extrême s’amène à Montréal. Photo : Radio-Canada/Jean-Claude Taliana

Sortez vos tuques et vos écharpes. Le mercure chutera brutalement dans les prochains jours à Montréal avec des températures allant jusqu’à -29 °C.

Un vigoureux front froid amènera la formation de bourrasques de neige jeudi après-midi sur l’Abitibi-Témiscamingue et poursuivra sa route vers le centre et le sud du Québec en soirée, a indiqué sur son site Environnement Canada.

Dans les nuits de vendredi et de samedi à Montréal, on prévoit environ -29 °C et -21 °C respectivement, selon MétéoMédia. Dimanche, la température devrait remonter à 0 °C.

Environnement Canada met en garde les automobilistes. Les déplacements pourraient être dangereux en raison d’un changement soudain des conditions météorologiques et de la formation de glace noire sur la chaussée, en particulier près des cours d’eau, sur les ponts et sur les viaducs, indique l’agence fédérale.

Des mesures pour les itinérants

Le froid polaire préoccupe les organismes de soutien aux personnes sans-abri, qui courent des risques en passant la nuit dehors.

Pour enlever de la pression des refuges qui débordent, la Ville de Montréal a annoncé mercredi qu’elle mettra à leur disposition deux nouveaux sites temporaires d’urgence. Le premier a ouvert mardi dans l’arrondissement de Ville-Marie, et le second sera opérationnel jeudi sur le Plateau-Mont-Royal. Ces sites seront ouverts de 20 h à 9 h, jusqu’à dimanche.

Quelque 1600 places sont disponibles cet hiver dans les refuges et haltes-chaleur sur le territoire de la métropole, rappelle la Ville.

On va s’arranger pour qu’il y ait de la chaleur pour tout le monde au cours des prochains jours, a assuré en point de presse le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, mercredi matin. On a travaillé avec le réseau de la santé, les municipalités [et] le réseau de l’itinérance, pour s’assurer que les ressources soient présentes dans toutes les régions du Québec.

Le ministre a également rappelé que les refuges sont ouverts 12 mois par année et que le nombre de lits a augmenté, notamment à Montréal, passant de 900 à 1600 récemment.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec: Des étudiantes de l’UQAM intimées de cesser l’usage de l’écriture inclusive

janvier 30, 2023

Elles demandent à l’université que cette nouvelle forme d’écriture soit acceptée par tous les professeurs.

Une étudiante écrit.

L’écriture inclusive est une pratique de rédaction consistant à éliminer la masculinisation des mots. Photo: Getty Images/Recep-BG

Deux étudiantes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) se disent « choquées » par les corrections qu’elles ont reçues de leurs travaux. Dans un cours de science politique, on leur a intimé de cesser l’usage de l’écriture inclusive, sous prétexte que celle-ci serait proscrite. Elles exhortent l’université d’envoyer une directive à tous les professeurs pour l’autoriser.

C’est vraiment mélangeant, on ne sait plus sur quel pied danser, déplore Léa-Marie Tremblay, étudiante au baccalauréat. Alors que l’écriture inclusive est acceptée par plusieurs de ses professeurs, elle a été avertie d’arrêter d’écrire ainsi, dans un autre cours.

Dans son travail, elle a utilisé le point médian pour ne pas masculiniser les mots et les adjectifs. Par exemple, on peut lire dans sa copie « supérieur.e ». Il s’agit d’une forme d’écriture de plus en plus présente dans les universités. Mais ça n’a pas plu au correcteur.

Le correcteur a écrit à la fin de la copie : « Bon travail dans l'ensemble, attention à la mise en forme et cessez l'écriture "inclusive". »

Le correcteur a écrit à la fin de la copie : « Bon travail dans l’ensemble, attention à la mise en forme et cessez l’écriture « inclusive ». » Photo : Radio-Canada

J’ai trouvé ça super violent comme réponse, dit l’étudiante, qui affirme faire cet effort d’écriture pour une bonne cause. Ça serait bien de ne pas être pénalisées parce qu’on veut être inclusives.

« C’est une écriture qu’on utilise pour enlever la violence qu’il y a dans la langue française, qui efface les femmes et les personnes non binaires. »— Une citation de  Léa-Marie Tremblay, étudiante à l’UQAM

Dans un autre commentaire du correcteur, raturé par la suite, on peut lire : Cette forme d’écriture est proscrite. Manque de professionnalisme.

« Ce type d’écriture n’est pas acceptable. À proscrire. »

Une autre étudiante du même cours, Jessica Harnois-Ostiguy, a reçu le même genre de correction, après avoir écrit « citoyen.ne.s ».

On peut lire la correction suivante dans la marge : « Ce type d'écriture n'est pas acceptable. À proscrire. »

On peut lire la correction suivante dans la marge : « Ce type d’écriture n’est pas acceptable. À proscrire. » Photo : Radio-Canada

Les deux étudiantes se demandent si tout cela leur a coûté des points, malgré leurs bonnes notes. Ça me stresse, explique Jessica Harnois-Ostiguy.

« C’est quelque chose qui est vraiment important pour moi, donc je ne veux pas me pénaliser, mais il n’y a rien qui dit qu’on a le droit ou pas le droit. »— Une citation de  Jessica Harnois-Ostiguy, étudiante à l’UQAM

Grandes lettres UQÀM sur un édifice, vues à travers des branches d'arbres.

L’UQAM n’a pas de politique indiquant qu’un professeur doit accepter ou non l’écriture inclusive. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

À la discrétion des enseignants

L’UQAM n’a pas de politique institutionnelle sur la rédaction inclusive, explique la directrice des communications de l’Université, Caroline Tessier.

« Cet élément est donc laissé à la discrétion des enseignantes et enseignants. »— Une citation de  Caroline Tessier, directrice des communications de l’UQAM

L’Université ajoute que le fait d’utiliser la rédaction inclusive peut faire partie, ou non, de l’évaluation d’un travail ou d’un examen.

Utilisant elle-même l’écriture inclusive dans son courriel, la porte-parole rappelle que, normalement, les enseignantes et enseignants informent les personnes étudiantes des modalités d’évaluation pour la remise des travaux ou examens.

L’UQAM mentionne que les étudiants mécontents d’une note ont le droit de demander une révision auprès du département responsable du cours.

Léa-Marie et Jessica affirment qu’aucune consigne ou contre-indication n’avait été donnée par le professeur.

Des gens marchent dans un couloir de l'UQAM.

Le campus étudiant de l’UQAM à Montréal. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

« C’est un débat qui intéresse la jeunesse »

Joint par Radio-Canada, le professeur du cours de science politique, Marc Chevrier, nous a expliqué que c’est son auxiliaire d’enseignement, et non lui-même, qui a corrigé les copies.

Il dit que ces commentaires « auraient dû être raturés » et qu’il s’agit d’« un oubli ». Marc Chevrier affirme n’être ni pour ni contre l’écriture inclusive : C’est un débat qui intéresse la jeunesse.

« Je n’en ai pas fait une politique de pénaliser ou d’interdire. »— Une citation de  Marc Chevrier, professeur de science politique à l’UQAM

Le correcteur a une vision des choses dont il ne m’avait pas parlé, explique le professeur. Ce dernier assure qu’il révise les copies corrigées par son auxiliaire, mais je ne relis pas au complet le travail.

Je ne lui ai pas donné d’instruction, peut-être que je vais devoir le faire, ajoute Marc Chevrier.

Si des personnes ont des interrogations sur des évaluations qu’elles ont reçues dans l’un de mes cours, je les invite à s’adresser à moi, directement, dit le professeur, déçu d’apprendre le mécontentement de ses étudiantes par la voix d’un journaliste.

Les Presses de l’Université du Québec « se mettent au neutre »

En décembre, les Presses de l’Université du Québec (PUQ) ont annoncé qu’elles mettraient dorénavant de l’avant la rédaction inclusive dans leurs ouvrages à paraître. Un guide de rédaction inclusive(Nouvelle fenêtre) à l’intention des auteurs et des autrices a été mis en ligne, afin que tous se mettent au neutre.

En 2021, le réseau de l’Université du Québec a aussi publié un Guide de communication inclusive(Nouvelle fenêtre)destiné à toute personne qui souhaite améliorer sa façon de communiquer pour la rendre plus inclusive et respectueuse. Mais ce guide ne constitue pas une prescription.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet

Canada-Québec: Des ministres se réuniront toutes les deux semaines pour sauver le français

janvier 27, 2023

LAVAL, Qc — Des ministres du gouvernement Legault se réuniront toutes les deux semaines pour sauver la langue française.

Des ministres se réuniront toutes les deux semaines pour sauver le français© Fournis par La Presse Canadienne

Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a annoncé vendredi la mise sur pied d’un groupe d’action interministériel qui se concertera ainsi pour inverser le déclin du français au Québec.

Mais le gouvernement ne sait pas encore combien de temps il faudra pour renverser la vapeur. Cela sera indiqué dans un plan d’action prévu pour l’automne prochain.  

Une campagne de publicité «de grande envergure sur plusieurs années» sera lancée, a dit le ministre sans pouvoir annoncer ses coûts. 

Il entreprendra aussi des consultations afin d’arriver à des «mesures concrètes» et il n’écarte pas l’adoption ou la modification de lois.  

«On est à la croisée des chemins», a tenu à indiquer Jean-François Roberge, au cours d’une conférence de presse dans un hôtel de Laval, en marge du caucus de deux jours des élus caquistes.

Il était accompagné de ses collègues ministres qui l’épauleront dans ce processus, dont le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, la ministre de l’Immigration, Christine Fréchette, et la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry. 

«On risque de se rencontrer aux deux semaines, après, on verra la cadence en fonction du travail qu’on a à faire chacun de notre côté, a dit M. Roberge. Il va falloir travailler entre les rencontres.» 

M. Roberge a toutefois exclu d’emblée la possibilité d’étendre la loi 101 au collégial, jugeant que ce dossier est déjà clos.

Le ministre se fonde sur le recul de l’usage du français à la maison, révélé par Statistique Canada en août, afin de justifier la nécessité de prendre d’autres mesures en appui à la loi 96 pourtant adoptée en mai 2022.   

Or, depuis les années 1970, le gouvernement du Québec a plutôt insisté dans la panoplie de ses actions sur le français langue officielle dans l’espace public, et non dans l’espace privé.

Pourquoi le ministre veut-il maintenant s’attaquer à l’enjeu de la langue parlée à la maison?

«Si les gens tombent en amour avec le Québec, si les Québécois vivent en français, pensent en français, ils vont aussi s’exprimer en français à la maison. La langue qu’on utilise à la maison, c’est aussi un indicateur de la langue qu’on utilise pour  consommer des biens culturels.»

Par Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

Canada-Montréal: Le milieu communautaire lance un cri du cœur pour soutenir les demandeurs d’asile

janvier 25, 2023
Des personnes noires assises sur un banc public.

Les organismes communautaires n’arrivent plus à répondre aux besoins des dizaines de milliers de demandeurs d’asile qui arrivent chaque année au Québec. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

La crise des demandeurs d’asile se traduit actuellement par un étouffement des ressources communautaires, déplore un regroupement d’organismes de quartier de Montréal, qui réclame de l’oxygène et des mesures d’aide immédiates de la part des gouvernements.

La réouverture des frontières internationales, après une fermeture forcée par la crise sanitaire en 2020 et en 2021, a provoqué un afflux jamais vu de demandeurs d’asile aux portes du Canada.

L’an dernier seulement, ce sont quelque 90 000 demandeurs d’asile qui sont venus chercher refuge au Québec; du nombre, 40 % sont arrivés par le chemin Roxham, chiffre Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

Si l’on en retrouve beaucoup dans la métropole, ces demandeurs d’asile percolent aussi dans les couronnes nord et sud de l’île, mais aussi, dans une moindre mesure, dans plusieurs régions du Québec, a-t-il ajouté.

N’ayant pas accès aux services publics, ce nombre inédit d’immigrants sans-papiers se tourne vers les organismes communautaires, qui font à leur tour face à une demande inouïe, sans toutefois obtenir quelque compensation financière supplémentaire que ce soit ni du gouvernement provincial ni du palier fédéral.

« Malgré notre bonne volonté et nos efforts, nos ressources ne suffisent pas. »— Une citation de  Catherine Pappas, directrice générale de la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges.

Déjà aux prises avec un exode du personnel là où les salaires sont généralement plus généreux, ces organismes de quartier voient aussi leurs employés restants à bout de souffle, ne sachant pas combien de temps ils pourront tenir le fort.

La situation est critique, dénonce pour sa part Maria Ximena Flores, de la Coalition montréalaise des Tables de quartier (CMTQ) et du Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent/COSSL. Il faut agir rapidement avant que ça ne devienne encore plus dramatique et que tout nous explose en plein visage.

Demandes

Pour les demandeurs d’asile, ces obstacles bureaucratiques et administratifs représentent une épreuve supplémentaire dans un parcours du combattant déjà bien chargé au cours duquel ils ont parfois bourlingué à travers plusieurs pays avant d’arriver au Canada.

« Rappelons-nous que ces gens-là, ces familles-là, ont traversé un parcours difficile, ponctué de traumatismes et de violence. C’est essentiel qu’on puisse les accueillir et les soutenir dès le jour un »— Une citation de  Bruno Hidalgo, intervenant pour Pause Famille

Lançant un cri du cœur d’une seule voix, ces organismes réclament que leur financement soit revu à la hausse pour renforcer leur capacité à offrir soutien et accompagnement adéquats aux demandeurs d’asile. Aucun chiffre n’a toutefois pu être avancé quant au montant nécessaire pour répondre à tous les besoins.

Ce n’est pas un enjeu d’argent, soutient M. Reichhold, rappelant qu’Ottawa rembourse Québec pour les frais engagés par l’accueil des demandeurs d’asile.

Ils souhaitent aussi le renversement d’une décision du Conseil des ministres québécois datant de 1996, qui limite l’accès aux services publics pour les demandeurs d’asile, comme l’assurance-maladie et certaines prestations.

Une demande réitérée à maintes reprises, mais qui demeure sans suite malgré les appels répétés du milieu, fait valoir M. Reichhold. On nous dit toujours que c’est le fédéral qui doit s’en mêler, laisse-t-il tomber.

Le regroupement souhaiterait également que les demandeurs d’asile aient accès à l’ensemble du Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration offert par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec, aux services de garde subventionnés et aux mesures d’employabilité financées par Services Québec.

Le renforcement des services d’accompagnement juridique pour les demandeurs d’asile ainsi qu’un dispositif d’hébergement transitoire pour ceux qui n’auront pas accès à un logement transitoire font aussi partie des demandes.

Conséquences

À long terme, il est plus coûteux pour la société de ne pas soutenir rapidement les demandeurs d’asile, rappellent plusieurs intervenants.

Trop souvent, les demandeurs d’asile sont perçus comme un fardeau et non comme un actif pour notre société, dénonce Sylvie Guyon, membre du comité immigration de Verdun et du comité de rapprochement interculturel de Ville-Émard/Côte-Saint-Paul. Pendant la pandémie, on a réalisé que ces demandeurs d’asile étaient surreprésentés parmi les travailleurs des services essentiels. On s’est soudainement mis à les appeler nos « anges gardiens »…

« En leur imposant un parcours semé d’embûches et de stress, qui s’étend parfois sur plusieurs années, le gouvernement fait un très mauvais calcul, à notre avis. »— Une citation de  Sylvie Guyon, membre du comité immigration de Verdun et du comité de rapprochement interculturel de Ville-Émard/Côte-Saint-Paul

Martin Savard, président du conseil d’administration de Concert’Action Lachine, rappelle qu’en étant mal informés sur leurs droits et sur leur employabilité, les demandeurs d’asile sont plus susceptibles d’être victimes de fraude ou d’accidents du travail.

Ces arrivants-là sont plus que des chiffres, souligne Gary Obas, porte-parole de l’organisme pour l’Intégration, la Citoyenneté et l’Inclusion, sis dans Montréal-Nord. Ce sont des gens qui veulent contribuer à l’essor économique de la société. La plupart des demandeurs d’asile finiront par devenir résidents permanents du Canada.

Si on ne les aide pas en partant en leur donnant accès à des ressources et à de la francisation, certains ne trouveront jamais du travail et vivront d’aide sociale, poursuit M. Hidalgo. Ils ne pourront pas se loger adéquatement et avoir accès à certains services. Les enfants n’auront pas accès à une scolarité satisfaisante. Et ce cycle va se poursuivre.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Canada-Québec: Retour des infirmières d’agence à 100 $ l’heure

janvier 24, 2023

Depuis le début de l’année, de nombreux propriétaires de centres d’hébergement pour aînés doivent composer avec des hausses tarifaires de 30 % à 40 % de la part des agences de placement de personnel infirmier. Toutefois, selon ces agences, ces hausses s’imposaient en raison de l’inflation.

Une personne âgée se déplace avec une marchette dans le corridor d'une résidence privée pour aînés.

Une personne âgée se déplace avec une marchette dans le corridor d’une résidence privée pour aînés. Photo : Radio-Canada/Josée Ducharme

Au début du mois de janvier, l’équipe de gestion du Groupe Santé Arbec a sursauté lorsqu’elle a reçu de nouvelles grilles tarifaires des agences de placement d’infirmières.

On a eu plusieurs agences qui ont fait des tentatives pour hausser les tarifs horaires de façon assez exagérée, explique le président directeur général du Groupe, Paul Arbec.

Une agence est par exemple passée de 72 $ à 95 $ l’heure pour du personnel infirmier, précise-t-il, soit une hausse de plus de 30 %.

Le Groupe Santé Arbec gère plus d’une quinzaine de milieux d’hébergement, dont des CHSLD privés non conventionnés sous contrat avec le gouvernement.

M. Arbec, qui est aussi porte-parole de l’Association des établissements de longue durée privés du Québec (AELDPQ), constate que plusieurs membres de l’Association reçoivent des augmentations de 35 %, 40 %.

Jusqu’à maintenant, le plus élevé qu’on a vu pour du temps simple, c’est 107 $ […] pour une infirmière qui, en temps normal, nous coûterait 50 $ de l’heure, dit le président de l’AELDPQ.

Un homme dans son bureau.

Paul Arbec, président-directeur général du Groupe Santé Arbec Photo : Radio-Canada

Au début de la pandémie, des agences avaient facturé jusqu’à 150 $ l’heure.

Un arrêté ministériel de 2021, échu le 31 décembre dernier, avait plafonné le tarif horaire à près de 72 $, tant au public qu’au privé.

Le PDG du Groupe Santé Arbec, tout comme le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), espère une intervention rapide de Québec.

On pourrait dire que c’est le free for all, c’est vraiment du n’importe quoi au niveau des agences, affirme Marc Fortin, du RQRA. Il va vraiment falloir que le gouvernement [s’occupe de régler] cette question-là, dit-il.

Selon le dernier rapport sur l’effectif infirmier 2021-2022 de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), plus de 3,2 % du personnel infirmier, soit 2400 personnes, exerçait cette profession principalement auprès d’agences de placement ou de soins privés en mars dernier.

Cependant, pour le représentant des agences privées de placement, des ajustements tarifaires s’imposaient.

De façon générale, les prix ont été plafonnés par le gouvernement lors des deux dernières années en utilisant des données datant de 2018, alors que la planète entière traversait la pire crise inflationniste des dernières décennies, explique Patrice Lapointe, de l’Association des entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ). Il est donc possible que certains ajustements tarifaires puissent avoir été nécessaires dans certains cas.

Des contrats octroyés sans appel d’offres par le réseau public durant la pandémie ont également eu un impact sur les salaires versés aux infirmières d’agence, selon l’EPPSQ. M. Lapointe espère une rencontre avec le gouvernement.

Abolir Recrutement Santé Québec

La pénurie d’infirmières dans le réseau de la santé et de l’hébergement privé pour aînés s’est accentuée depuis la pandémie.

Radio-Canada dévoilait la semaine dernière que les établissements publics avaient mandaté Recrutement Santé Québec (RSQ) afin de recruter plus de 3300 infirmières à l’étranger. RSQ est le service de recrutement officiel du ministère de la Santé à l’extérieur du Canada.

Au RQRA, on suggère une transformation de RSQ.

On a demandé au gouvernement d’abolir RSQ pour créer un organisme à but non lucratif qui s’occuperait des besoins [de recrutement dans le secteur] de la santé, que ce soit au public, au privé ou au communautaire, lance Marc Fortin, du RQRA.

Un homme dans son bureau.

Marc Fortin, président-directeur général, Regroupement québécois des résidences pour aînés Photo: Radio-Canada

Pour le moment, il n’y a pas d’ouverture, mais c’est quelque chose qu’on devrait regarder parce qu’on est tous interreliés dans un écosystème, soutient M. Fortin.

Entre-temps, l’association qu’il représente a recours depuis l’an dernier à des intermédiaires pour recruter du personnel à l’étranger.

On travaille avec des entreprises privées […] qui recrutent pour des entreprises comme St-Hubert et Olymel, où on essaie d’avoir une économie d’échelle, précise M. Fortin.

Les bureaux du ministère de l’Immigration dans des pays francophones sont également utilisés

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada: Forte tempête de neige dès mercredi dans la plupart des régions du Québec

janvier 23, 2023
Des voitures sur une route enneigée.

Environnement Canada prévoit des accumulations de neige de 15 à 25 centimètres à compter de mercredi soir jusqu’à jeudi sur plusieurs régions du Québec. (Photos d’archives) Photo : Radio-Canada/Mario Landry

Une tempête de neige devrait s’abattre sur plusieurs régions du Québec à compter de mercredi soir, jusqu’à jeudi.

Environnement Canada a lancé lundi matin un bulletin météorologique spécial annonçant que des accumulations de neige de 15 à 25 centimètres sont attendues pour toutes les régions longeant la vallée du Saint-Laurent, de Montréal jusqu’à Gaspé, et que des vents modérés à forts accompagneront cette neige et devraient créer de la poudrerie par endroits.

En Outaouais, les précipitations devraient être inférieures, de 10 à 15 centimètres, mais dans le Bas-Saint-Laurent, sur l’ensemble de la Gaspésie et sur la Côte-Nord, jusqu’à Blanc-Sablon, des chutes de 30 centimètres de neige sont possibles.

Environnement Canada prévient qu’en Estrie, une brève période de pluie pourrait se produire jeudi matin et qu’il y aura un risque de pluie verglaçante lors de la transition de la neige vers la pluie.

Les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Haute-Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne faisaient l’objet d’aucun bulletin météorologique spécial lundi matin.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Le Canada atteint pour la première fois sa cible d’immigration francophone hors Québec

janvier 23, 2023
Sean Fraser.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de Citoyenneté Canada Sean Fraser a annoncé que les cibles d’immigration francophone sont enfin atteintes. (Photo d’archives) Photo : La Presse Canadienne/Patrick Doyle

En 2022, plus de 16 300 immigrants francophones se sont installés à l’extérieur du Québec. Cela représente 4,4 % des immigrants hors Québec et permet au pays d’atteindre pour la première fois la cible qu’il s’est fixée.

L’augmentation du nombre d’immigrants francophones qui choisissent de s’installer à l’extérieur du Québec est importante.

En 2006, on comptait 2800 admissions d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec, ce qui représentait seulement 1,38 % des personnes admises.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser, était lundi matin à l’École secondaire catholique Franco-Cité de Sturgeon Falls, dans le nord de l’Ontario, pour en faire l’annonce.

Nous avons atteint notre cible, il s’agit d’un moment important et cela reflète l’importance et la contribution des immigrants d’expression française à la vitalité et à l’épanouissement des communautés francophones hors Québec, a indiqué le ministre dans un communiqué.

Une cible souvent repoussée

La cible d’immigration francophone de 4,4 % a été établie en 2003. L’échéance initiale était en 2008, mais a été repoussée à plusieurs reprises. Elle n’avait jamais été atteinte avant cette année.

Dans un rapport publié en 2021, le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, s’inquiétait du fait que le Canada n’avait jamais atteint ses buts en matière d’immigration francophone.

Il soulignait que ces échecs avaient contribué à diminuer le poids des francophones hors Québec au pays.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la Fédération des communautés francophones et acadienne a demandé en avril que le Canada se dote d’une nouvelle cible à atteindre d’ici 2036. Selon l’organisme, le pays devrait accueillir 12 % d’immigrants francophones dès 2024 et 20 % d’ici 2036 s’il espère corriger le tir et limiter la baisse du poids démographique des francophones en situation minoritaire.

La population francophone en situation minoritaire du Canada, définie selon la langue maternelle et la première langue officielle parlée, représentait 4,4 % de la population en 2001 et 3,3 % de la population en 2021.

Le gouvernement du Canada, par l’entremise du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023, a alloué près de 500 millions de dollars sur 5 ans à l’appui des langues officielles, dont 40,7 millions de dollars visant les initiatives d’immigration francophone.

Avec Radio-Canada par Nadia Gaudreau

Canada: L’Est-de-Montréal cherche 565 infirmières à l’international

janvier 18, 2023

De tous les établissements de santé du Québec, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal est celui dont les espoirs de recrutement à l’étranger sont les plus élevés afin de juguler la pénurie d’infirmières dont souffre notamment Maisonneuve-Rosemont.

L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

L’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est aux prises avec une crise de personnel. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Ces derniers mois, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a confié au ministère de la Santé un nombre record de mandats pour recruter des infirmières, que ce soit en France, au Maroc ou en Amérique du Sud.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, les attentes sont particulièrement élevées pour l’Est-de-Montréal, où le CIUSSS souhaite en recruter 565, en hausse de plus de 200 par rapport aux demandes de mai 2022.

Ce CIUSSS emploie environ 4400 infirmières dans les hôpitaux, CHSLD et CLSC qui relèvent de lui.

Pour l’ensemble du Québec, les cibles de recrutement à l’international s’élèvent à plus de 3300 infirmières, indique-t-on au ministère de la Santé.

À l’inverse, le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal en recherche actuellement 240, une baisse marquée par rapport au printemps dernier. L’établissement du Nord-de-Montréal s’est doté en 2021 d’une équipe de ressources humaines(Nouvelle fenêtre) qui se consacre au recrutement de personnes de l’étranger afin de les intégrer, les suivre dans leur cheminement d’immigration, les accueillir.

De la Montérégie aux Laurentides, la grande région de Montréal représente 70 % des mandats pour recruter à l’international.

De passage mercredi à l’émission Tout un matin, diffusée sur les ondes d’ICI Premières, pour parler de la crise à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le PDG du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a expliqué l’ampleur des besoins de main-d’œuvre infirmière dans l’Est-de-Montréal par rapport au CIUSSS voisin du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

La première chose qui explique cette différence, c’est l’intensité de la COVID, car lors de la première vague avec 17 % des lits (…) on a servi 40 % des patients COVID à Montréal, a mentionné Jean-François Fortin Verreault.

Suite à cette première vague, on a eu 200 infirmières qui ont quitté et ç’a laissé des traces, a ajouté le PDG.

À la base, notre enjeu, c’est la pénurie de main-d’œuvre qui frappe fort dans l’Est, a indiqué la directrice générale adjointe (DGA) des programmes de santé physique généraux et spécialisés au CIUSSS, la docteure Martine Leblanc.

De l’avis de la docteure Leblanc, c’est sûr qu’actuellement, on n’a pas bonne presse, on en est conscient et ça n’attire pas les gens à venir travailler […] à [re]joindre nos équipes, mais il faut trouver le moyen de renverser ça et de se redonner une image plus positive pour que les gens aient le goût de [re]joindre nos équipes.

Selon nos informations, une campagne de recrutement dotée d’un budget publicitaire a été suspendue, le temps d’apaiser la crise à l’hôpital.

Christian Dubé en mêlée de presse devant l'hôpital.

Le ministre de la Santé Christian Dubé a rencontré le PDG du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal lundi soir et mardi matin en raison de la crise qui sévit à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. (Photo d’archives) Photo : La Presse Canadienne/Ryan Remiorz

Une poignée de recrues

Si les attentes de recrutement se chiffrent par milliers, le nombre de recrues de l’étranger se chiffre par centaines.

Selon les données du ministère de la Santé, 92 infirmières ont été recrutées à l’international depuis le mois de septembre.

Pour la période de 12 mois de septembre 2021 à août 2022, 394 ont été embauchées, dont les deux tiers dans la grande région de Montréal.

Le recrutement à l’étranger ne s’est donc pas révélé jusqu’ici la panacée espérée. Dans l’immédiat, on se penche sur le temps supplémentaire obligatoire (TSO) qui nuit à l’embauche.

Je peux vous dire que là où il n’y a plus de TSO et un meilleur climat de travail, il y a beaucoup moins de problèmes de personnel, a lancé le ministre Christian Dubé mardi devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le député solidaire Vincent Marissal appelle quant à lui à réquisitionner les infirmières qui travaillent dans des agences privées. Il y a un seul bassin de main-d’œuvre […] Les infirmières ont été formées à nos frais, on a juste à les réquisitionner […] on va le faire à la guerre comme à la guerre, s’est-il exclamé.

C’est le fun d’éteindre des feux et de régler des urgences, mais moi, je ne suis pas là pour ça […] mais pour avoir des effets structurants qui vont changer des choses, avait déclaré Christian Dubé lors de sa première mêlée de presse de l’année la semaine dernière.

Visiblement, l’actualité a bousculé ses plans.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada-Québec: Une centaine d’infirmières de l’urgence de Maisonneuve-Rosemont de Montréal menacent de démissionner

janvier 14, 2023

Les infirmières exigent le départ de la cheffe d’unité de l’urgence à qui elles reprochent notamment de générer une ambiance toxique.

L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont Photo : La Presse Canadienne/Paul Chiasson

Un bras de fer s’installe entre le personnel infirmier de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) et la direction du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

L’équipe complète d’infirmières et d’infirmières auxiliaires de l’urgence de l’hôpital exige la démission immédiate de notre cheffe d’unité […] sans quoi nous nous engageons à remettre notre démission, peut-on lire dans une pétition consultée par Radio-Canada.

Environ 90 % des 110 travailleuses de l’équipe avaient signé la pétition vendredi après-midi avec un ultimatum fixé à mercredi prochain.

Nous lui reprochons de n’avoir rien mis en place depuis son arrivée pour tenter de retenir son personnel. Son manque de soutien, d’écoute et d’empathie envers l’équipe contribue à générer une ambiance toxique et des conditions de travail inhumaines, affirme-t-on.

En place depuis juillet 2022, la cheffe de l’urgence occupait auparavant un poste similaire dans un autre hôpital de la région de Montréal.

Cette initiative des syndiquées n’étonne pas le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, Denis Cloutier.

La fréquence à laquelle les professionnelles en soins de l’urgence de HMR sont forcées de travailler en temps supplémentaire obligatoire est inhumaine et constitue un réel abus de gestion, écrit Denis Cloutier.

Denis Cloutier en entrevue à l'extérieur.

Denis Cloutier, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal Photo : Radio-Canada

Selon lui, les gestionnaires de premier niveau qui sont responsables d’appliquer les TSO ont souvent recours à la menace et à l’intimidation pour parvenir à leurs fins.

Au CIUSSS, un porte-parole a précisé qu’aucun commentaire ne serait fait pour l’instant.

Questionné plus tôt cette semaine sur cet hôpital de l’est de Montréal, le ministre Dubé avait répondu que l’établissement figurait parmi ceux qui ont le plus de difficulté à implanter des mesures.

Le ministre se demandait alors pourquoi il y a une trentaine d’hôpitaux qui ont réussi à implanter la gestion locale des horaires alors que le recours aux heures supplémentaires obligatoires demeure élevé à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Radio-Canada dévoilait récemment que le gouvernement du Québec a fermé la porte à un projet pilote visant à réduire les heures supplémentaires obligatoires à Maisonneuve-Rosemont.

L’établissement peine à recruter du personnel. La pénurie nationale de personnel y est donc exacerbée, particulièrement à l’urgence de l’établissement.

Le taux d’occupation des civières à l’urgence a oscillé entre 94 % et 141 % au cours de la dernière semaine.

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est l’un des plus vétustes du Québec. Des travaux de plusieurs milliards de dollars pourraient s’étendre sur une période de 11 à 13 ans, au-delà de 2033.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada: Une tempête s’amène sur l’est du pays

janvier 12, 2023
Le miroir avant d'une voiture, glacé

Des avertissements de tempête hivernale ont été émis jeudi matin par Environnement Canada pour la plupart des régions du Québec qui longent la vallée du Saint-Laurent, de même que pour le nord et le centre du Nouveau-Brunswick et l’ouest et le centre de l’Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

Une dépression en provenance du Colorado se déplace vers l’Ontario, le Québec et les provinces maritimes, prévient Environnement Canada. Des avertissements de tempête hivernale, de neige et de pluie verglaçante ont été émis pour de nombreux secteurs.

Les précipitations devraient débuter jeudi après-midi sur le sud de l’Ontario, où le transport scolaire a déjà été annulé dans certaines régions.

Elles se déplaceront ensuite le long de la vallée du Saint-Laurent jusque dans les Maritimes, en passant par le sud du Québec, où l’on attend généralement de 15 à 25 cm de neige.

À Montréal, Laval et sur la Rive-Sud, par exemple, la neige s’intensifiera jeudi soir et se poursuivra vendredi, prévient Environnement Canada. Elle pourrait ensuite se mêler à de la pluie verglaçante.

« L’accumulation rapide de neige pourrait rendre les déplacements difficiles dans certains endroits. Soyez prêts à composer avec des conditions routières changeantes qui se détériorent rapidement. »— Une citation de  Environnement Canada

Au Québec, de nombreuses régions situées dans la vallée du Saint-Laurent sont visées par des alertes ou des veilles de tempête hivernale. Celles-ci sont émises lorsque l’on prévoit plusieurs conditions de mauvais temps hivernal simultanément, explique Environnement Canada.

Visée par un bulletin météorologique spécial, l’Estrie devrait toutefois recevoir plus de pluie que de neige, précise-t-on.

L’Abitibi-Témiscamingue et le Lac-Saint-Jean devraient être épargnés, de même que le nord de l’Outaouais, des Laurentides, de Lanaudière et de la Mauricie. De même, la Réserve faunique des Laurentides ne devrait pas être touchée par le phénomène météo.

À l’inverse, Gatineau, Charlevoix, le Saguenay, une partie du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pourraient recevoir plus de 25 cm de neige. Des précipitations abondantes sont également prévues sur la Côte-Nord, bien que celles-ci n’aient pas encore été chiffrées.

Dans tous les cas, la dépression qui s’abattra sur le Québec d’ici la fin de la semaine sera suivie par une période de beau temps. À Montréal, par exemple, Environnement Canada prévoit trois jours de soleil, samedi, dimanche et lundi.

Jusqu’à 40 cm sur le nord du Nouveau-Brunswick

La dépression devrait atteindre le Nouveau-Brunswick jeudi soir. Dans le nord et le centre de la province, la tempête se manifestera d’abord par de la neige, puis par de la pluie verglaçante, vendredi soir. Les précipitations cesseront peu à peu tôt samedi matin.

De 15 à 25 cm de neige sont attendus dans le centre du Nouveau-Brunswick, alors que le nord pourrait recevoir jusqu’à 40 cm. À l’inverse, la dépression engendrera surtout de la pluie dans le sud de la province. Jusqu’à 50 mm pourraient s’abattre sur St. Stephen, Grand Mahan et le comté de Charlotte.

De la neige et de la pluie verglaçante sont également attendues vendredi et samedi à l’Île-du-Prince-Édouard, alors que la Nouvelle-Écosse sera largement épargnée par le phénomène.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne