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Médias : le journaliste Jean-Karim Fall est décédé

mai 27, 2017

Jean-Karim Fall, lors d’une interview avec un chef d’Etat africain, en avril 2013, à Paris. © Vincent Fournier/JA

Le journaliste franco-sénégalais de France 24 est décédé brutalement le 26 mai, en Sicile, alors qu’il couvrait le G7. Il avait 59 ans.

« C’était un grand », disent tous les journalistes africains et européens qui l’ont connu. Jean-Karim Fall, journaliste et rédacteur en chef à France 24, était un reporter exceptionnel et il est mort en reportage. Il est décédé brutalement dans sa chambre d’hôtel, le 26 mai, lors du sommet du G7 à Taormina en Sicile.

 

Né en mars 1958 d’un père sénégalais et d’une mère française, « JKF », comme l’appelaient ses collègues, est un diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, qui a tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.

Grand reporter à Radio France Internationale (RFI), il a couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand chez Thomas Sankara, en novembre 1986, que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou la guerre civile au Liberia dans les années 1990.

Très fin connaisseur de l’Afrique et de ses décideurs

Le 7 décembre 1993, alors qu’il est correspondant de RFI à Abidjan, il est le premier à annoncer au monde la mort de Félix Houphouët-Boigny. Reporter tout terrain, Jean-Karim Fall n’était pas une tête brûlée. De par son père, l’ancien ministre et ambassadeur sénégalais Abdel Kader Pierre Fall, il avait appris l’art de la diplomatie et de la « palabre » avec les soldats ou les rebelles de tous poils et réussissait ainsi à se sortir des situations les plus difficiles.

Chef du service Afrique de RFI à partir de 1996, Jean-Karim Fall, par son professionnalisme, a beaucoup contribué au développement de la « radio mondiale » sur le continent africain. Depuis 2012, il était passé à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. Toujours affable avec ses interlocuteurs, il savait les mettre en confiance.

Ainsi en avril dernier à Paris, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, lui avait confié sur France 24 qu’il avait gentiment reproché à Idriss Déby Itno d’avoir accueilli Marine Le Pen à N’Djamena. Parce qu’il était autant sénégalais que français, il acceptait de commenter l’actualité de tous les pays… sauf celle de son Sénégal bien aimé. Un grand est parti.

A sa famille et à ses proches, la rédaction de Jeune Afrique – et plus particulièrement ceux d’entre nous qui ont pu apprécier sa confraternité et sa courtoisie – présente ses condoléances attristées.

Jeuneafrique.com

GB: décès de l’acteur Roger Moore à l’âge de 89 ans (famille)

mai 23, 2017

Londres – L’acteur britannique Roger Moore, qui a interprété James Bond à sept reprises au cinéma, est mort en Suisse à l’âge de 89 ans des suites d’un cancer, a annoncé sa famille dans un communiqué mardi.

« C’est le coeur lourd que nous devons annoncer le décès de notre père aimant, Sir Roger Moore, aujourd’hui en Suisse après un court mais courageux combat contre le cancer », ont écrit les enfants de l’acteur.

« L’amour qui l’a entouré pour ses derniers jours a été si grand qu’il est impossible de le quantifier par des mots », ont écrit sa fille Deborah et ses fils Geoffrey et Christian dans un communiqué.

Roger Moore a longtemps vécu à Gstaad (canton de Berne), où vivent de nombreuses célébrités fortunées, avant de déménager dans le canton du Valais, à Crans Montana, une autre station de sports d’hiver réputée pour sa jet-set.

Archétype du gentleman anglais, Roger Moore a été immortalisé par la série télévisée « Le Saint » et surtout par James Bond. Il a incarné 007 dans sept films, de « Live and Let Die » (« Vivre et laisser mourir ») en 1973 jusqu’à « A view to a kill » (« Dangereusement vôtre ») en 1985.

Il avait pourtant été jugé « trop beau » et donc rejeté pour le premier 007, « Dr No » (1962). Il lui aura fallu attendre que Sean Connery soit fatigué du rôle pour prendre le relais.

Son personnage de « Perfect Gentleman », il l’avait auparavant rodé dans la série télévisée « Le Saint » (The Saint) de 1962 à 1969. Le rôle de Simon Templar lui a offert le succès mondial, confirmé par une autre série, « Amicalement vôtre » (The Persuaders!, 1971-1972).

Playboy à l’écran, Roger Moore cumulait également les conquêtes dans la vie. Il s’est marié quatre fois. L’Italienne Luisa Mattioli, sa troisième femme, lui a laissé trois enfants.

Né le 14 octobre 1927 dans le sud de Londres d’un père policier et d’une mère au foyer, il estimait que son plus grand rôle, il l’avait tenu pour le compte de l’Unicef, le Fonds pour l’enfance des Nations unies.

Nommé ambassadeur itinérant de l’Unicef en 1991, il avait depuis parcouru le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 15h40)                   

Israël: décès de « la perle du Mossad »

mai 22, 2017

Jérusalem – Shoulamit Kishik-Cohen, espionne israélienne surnommée « la perle du Mossad », est décédée dimanche à l’âge de 97 ans, d’après les médias israéliens.

Elle avait longtemps travaillé au Liban voisin, aidant notamment au transfert de juifs libanais et d’autres pays arabes vers Israël. Elle aurait ainsi fait venir un millier de juifs du Liban en Israël.

« Adieu (…) l’espionne israélienne numéro un au Liban », écrivait lundi le quotidien Yediot Aharonot.

Cette femme, également connue sous le nom de « Shoula », était née en 1920 en Argentine dans une famille juive qui a émigré à Jérusalem, selon le site officiel des services de renseignement israéliens.

Elle épouse un riche commerçant libanais juif, Joseph Cohen, de 20 ans son aîné, et va vivre avec lui à Beyrouth où elle tisse des liens avec des hauts responsables libanais et commence à travailler bénévolement pour le futur Etat israélien.

D’après le « Centre du patrimoine des renseignements », elle aurait ainsi obtenu, à la veille de la proclamation de la création de l’Etat d’Israël en 1948, des informations sur des préparatifs militaires au Liban et dans des pays arabes pour la guerre contre Israël.

Cette femme qui avait rejoint le Mossad à la création de l’Etat d’Israël a transmis des renseignements militaires venant de Syrie et du Liban de 1947 à 1961.

Il y a quelques années, elle affirmait avoir rencontré les chefs de la police et des services de renseignement libanais, ainsi que des présidents et des responsables de ce pays: « J’ai rencontré à l’époque le président Camille Chamoun, (…) puis Pierre Gemayel (fondateur du parti phalangiste, ndlr) ».

Elle disait n’avoir jamais rien révélé à son époux de ses activités et avoir réussi à faire venir deux de ses fils en Israël.

« Shoula » a été arrêtée en 1961 au Liban où elle a été condamnée à mort avant que sa peine ne soit commuée en appel.

Elle faisait partie d’un « réseau d’espionnage très important » à l’époque, « sinon le plus important », expliquait dans un documentaire d’Al-Jazeera diffusé en 2016 Sami al-Khatib, un ex-responsable des services de renseignement libanais.

Elle a été libérée lors d’un échange de prisonniers après la guerre israélo-arabe de juin 1967 et vivait depuis à Jérusalem avec sa famille.

Un de ses enfants, Yitzhak Levanon (« Liban » en hébreu), a été ambassadeur d’Israël au Caire. Il avait été évacué en 2011 après une attaque contre l’ambassade menée par des manifestants lors de la révolte qui avait chassé du pouvoir Hosni Moubarak.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2017 21h44)                                            

France: Mort de l’écrivain Alain Casabona

mai 18, 2017

L’écrivain Alain Casabona, « grand chancelier » de la facétieuse académie Alphonse-Allais, est mort mardi à son domicile à l’âge de 66 ans, a annoncé aujourd’hui le comédien Francis Perrin également membre de ce cénacle de l’humour.

« Alain est mort chez lui. Il était très malade et très courageux », a dit le comédien, ami d’Alain Casabona, et membre comme lui de l’académie qui chaque année décerne un prix en hommage au maître français de l’absurde et du bon mot.

Auteur d’un recueil de nouvelles et de quatre romans, Alain Casabona, également musicien, était très impliqué dans la défense de l’enseignement artistique. Il animait notamment le Comité national pour l’éducation artistique (CNEA). En 2014, il fut l’une des chevilles ouvrières du « comité de défense » du « Grenier Picasso », rue des Grands-Augustins à Paris, un atelier où le maître a peint son fameux « Guernica », qui était menacé de devenir une résidence hôtelière.

Il était « grand chancelier » de l’académie Alphonse-Allais depuis 1996. Fondée en 1954, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Alphonse Allais, auteur notamment de « Deux et deux font cinq », cette académie iconoclaste décerne chaque année un prix Alphonse Allais. Parmi les récipiendaires figurent notamment Eugène Ionesco, Umberto Eco, Raymond Devos ou encore Bernard Pivot. L’an dernier, c’est la comédienne Charlotte Rampling qui avait reçu cette récompense.

Les obsèques d’Alain Casabona sont prévues mardi prochain à Paris.

France/François Hollande en deuil, l’ancien président vient de perdre un être cher: Son frère est mort

mai 18, 2017

François Hollande en deuil, l'ancien président vient de perdre un être cher

Triste nouvelle pour François Hollande. L’ancien président vient de perdre son grand frère. Il avait 64 ans.

 

Le mois de mai 2017 est doulou­reux pour l’ancien président François Hollande. Triste de quit­ter l’Elysée, il démarre une nouvelle vie : une autre vie avec sa compagne Julie Gayet, une vie dans laquelle il a hâte de se proje­ter, auprès des siens, dans la maison en Corrèze où il espère bien réunir ses enfants et des amis. Mais alors que l’ancien président prépare l’après Elysée, le voilà confornté à une vie triste nouvelle.

son frère aîné est décédé dans la nuit de mercredi 17 à jeudi 18 mai, comme le rapportent nos confrères de Nice Matin. Malade, il était hospi­ta­lisé. Admis il y a quelques jours au centre hospi­ta­lier d’Antibes Juan-les-Pins, Philippe Hollande « se trou­vait dans un état préoc­cu­pant », ajoute le quoti­dien régio­nal sur son site. Il avait 64 ans et vivait à Cannes, dans la même rési­dence que Georges Hollande, le père de François Hollande, qui est lui âgé de 94 ans. François Hollande s’était discrè­te­ment rendu au chevet de son frère mardi soir, deux jours seule­ment après la passa­tion de pouvoir le 14 mai avec Emma­nuel Macron. François Hollande a perdu sa maman, il y a quelques années.

Discret, éloi­gné de la vie poli­tique, il menait une carrière de jazz­man expé­ri­men­tal. François Hollande a lui-même contacté Nice-Matin, ce jeudi , pour confir­mer la triste triste nouvelle. « Mon frère était malade depuis plusieurs mois. Dès lundi, il a été hospi­ta­lisé dans la nuit à Antibes, à la suite d’un cancer qui s’est géné­ra­lisé. J’y suis venu pendant 48 heures. Et il est décédé dans la nuit [de mercredi à jeudi]. » Les obsèques se dérou­le­ront sur la Côte d’Azur.

Gala.fr par Élodie MandelÉlodie Mandel

Congo: Pourquoi des militaires meurent-ils au Pool ?

mai 14, 2017

Il n’y a pas de crise dans le POOL << Israël du Congo >> selon de Denis Sassou Nguesso.

Ce militaire est mort pendant l’attaque de Vindza avant-hier dans le POOL, il était Sergent Chef et s’appelait BOSSOKA Sylvere, ancien cobra Alias Kangala machine de guerre. Il fut chauffeur de guerre de Nianga Mbouala.

La veillée se trouve dans la rue Bomitaba à Moungali, juste après l’avenue Marien Ngouabi non loin du marché de Moungali.

Quelle mort bête? Locataire, il laisse 9 enfants et 2 femmes. Il est mort pour Denis Sassou Nguesso. Pendant ce temps ce sont les Christel Sassou Nguesso, Rodrigue Nguesso, Edgard Nguesso, Claudia Sassou Nguesso qui jouissent paisiblement de ce pouvoir.

 

Photo de BrazzaNews.

 

Mort dans le Pool d’un autre militaire dont le lieu de la veillée se trouve : Rue Champs de Tir à Mikalou

 

Photo de BrazzaNews.
Pompouma Rex Roslain

Le capitaine Otsoma a été envoyé en sacrifice dans la gueule du Pool par Denis Sassou Nguesso. Il a été fauché par le petit Ntoba Mburi, au front de Vindza. Cette fois-ci, que Sassou envoie ses propres parents: le capitaine Wamba Sassou Nguesso, le colonel Edgar Nguesso, le Contre amiral Jean Dominique Okemba, le colonel Oboua… Vous qui allez au front du Pool comme des moutons de panurge, vous courrez le gros risque de voyager du front du Pool à Itatolo, via la morgue.

 

Photo de BrazzaNews.

Pool: « Il faudrait désormais enterrer les sous officiers dans la forêt ».

Jeudi dernier, après la débâcle de la milice de monsieur 8% dans la gueule du Pool, les injures de la pat des parents des victimes militaires ont fusé dans les quartiers nord.

Nombreux sont allés retirer les corps de leurs enfants, époux et conjoints à l’État Major. Le Commandement s’était réuni en urgence en fin d’après-midi et les instructions ont été claires: « Ne plus donner d’informations sur les blessés et les morts aux parents. « Quelle grosse erreur ! ».

En dehors des officiers, désormais les sous officiers seront enterrés dans les forêts et seront déclarés portés disparus comme la centaine d’éléments qu’on ne retrouve plus d’ailleurs.

Une équipe d’infirmiers sera affectée à Goma Tsé-tsé pour soigner les blessés. De cette façon, les congolais ne sauront plus trop ce qui se passe dans la gueule du Pool. C’est sans compter sur BrazzaNews qui a les yeux et les oreilles partout.!

 

Le village Loukouo (situé à environ 15km de Kindamba) a été attaqué hier. Les militaires ont pris la fuite en abandonnant tout armement !

Les officiers de la zone militaire Nord refusent d’aller travailler dans la zone militaire Sud comme Nganga Lingolo par crainte d’être envoyés dans le Pool.

Pour faire le sale boulot le haut commandement envoie donc les officiers sudistes. Ces derniers, contrairement à leurs camarades du Nord craignent de refuser les missions par crainte d’être traités de collabos des Ninjas. Voilà comment l’armée tribale de Sassou instrumentalise les origines des uns et des autres.

Qu’ils soient du Nord ou du Sud, un seul mot d’ordre à tous les militaires, officiers et sous officiers: DESERTION.

Avec Brazzanews.fr

Centrafrique: un Casque bleu marocain tué dans une attaque à Bangassou

mai 13, 2017

Un soldat des Nations Unis en faction à Bangui, le 14 février 2017 / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

Un Casque bleu marocain a été tué samedi dans l’attaque contre le quartier musulman de Bangassou, ville du sud-est de la Centrafrique près de laquelle cinq autres soldats des Nations unies ont été tués ces derniers jours, a indiqué samedi à l’AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Pendant la nuit, une coalition, avec entre autres des éléments anti-Balaka, a attaqué des civils et le camp de la Minusca. Il y a plusieurs victimes civiles. Nous confirmons la mort d’un Casque bleu marocain », a affirmé le directeur de la communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

« Une opération militaire est en cours. Il y a encore des échanges de coup de feu entre la force (onusienne) et la coalition. Un hélicoptère est utilisé (par la Minusca) », a poursuivi M. Verhoosel.

L’attaque a visé « en particulier les musulmans, dans le quartier de Tokoyo », a précisé la Minusca dans un communiqué.

« D’après des informations préliminaires, des civils ont fui vers la mosquée, l’église catholique et l’hôpital de MSF. Il est encore difficile d’évaluer la situation humanitaire à Bangassou. Mais des sources crédibles confirment un nombre indéterminé de victimes civiles », ajoute le communiqué.

Lundi, cinq Casques bleus avaient trouvé la mort dans l’attaque de leur convoi par un groupe armé à 20 km de Bangassou, ville à quelque 470 km à l’est de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo.

Un Cambodgien avait été tué dans l’échange de feu lors de cette attaque déjà attribuée par la Minusca à des anti-Balaka.

Enlevés par les assaillants, quatre autres Casques bleus -trois Cambodgiens et un Marocain- ont été retrouvés morts dans les jours suivants, « sauvagement assassinés », d’après la Minusca. Les Cambodgiens appartenaient au contingent du génie.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

L’opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l’intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme à Bangui. Dans l’intérieur du pays, des groupes armés se battent toujours pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail…).

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 16h03)                

Congo-Pool: Décès d’un capitaine au front

mai 12, 2017

Le Capitaine, milicien, Narcisse Koua  est tombé hier dans le Pool en partant tuer ses frères et parents congolais, afin de conserver le pouvoir agonisant  et sanguinaire de Denis Sassou Nguesso et ses enfants.

La veillée se trouve dans la rue Oboya entre l’avenue Okemba et l’avenue Mayassi.

 

Que son âme repose en paix après une mission maladroitement bien accomplie !

Photo de BrazzaNews.
Capitaine Narcisse Koua
Par ailleurs, hier soir au lieu de la veillé d’un des soldats tombés dans le Pool, il y a eu un sauve-qui-peut.

Des bombes lacrymogènes ont été lâchées dans la nuit d’hier dans la parcelle située dans la rue Okouessi-bis à Mikalou, parcelle qui abrite la veillée d’un des soldats tombé dans le Pool. C’était la débandade! Chacun a pu mettre ses jambes à son cou dans le désordre de la panique.

Il s’agit d’une manifestation de colère des frères d’armes du disparu.

Il est regrettable qu’ils s’en prennent à la famille endeuillée, au lieu de le faire envers leurs chefs hiérarchiques qui les envoient mourir en mission comme des chiens.

Avec Brazzanews.fr

Mauritanie : l’ex-président Ely Ould Mohamed Vall est mort

mai 5, 2017

Ely Moahamed Vall, ancien président de la République, à son domicile à Nouakchott, le 24 septembre 2014. © Yéro Djigo pour JA

Le militaire, décédé ce 5 mai d’une crise cardiaque dans le nord du pays, a dirigé la Mauritanie entre 2005 et 2007.

Ely Ould Mohamed Vall, ancien président de la Mauritanie et cousin de Mohamed Ould Abdelaziz, l’actuel président du pays, est décédé vendredi 5 mai d’un arrêt cardiaque dans la ville de Zouerate, dans le nord du pays, a annoncé la télévision nationale. Un deuil national de trois jours a été décrété.

 

Ce militaire de carrière né en 1953 avait accédé au pouvoir en 2005 en renversant le président de l’époque, Maaouiya Ould Taya, avec l’aide de Mohamed Ould Abdelaziz. Les relations entre les deux hommes se sont progressivement détériorées, « Ely » n’ayant jamais digéré le coup d’État qu’Ould Abdelaziz a conduit le 6 août 2008 contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le premier civil élu à la tête de l’État depuis 1978.

Jeuneafrique.com

Mort de Jidéhem, précieux artisan de la BD franco-belge

mai 3, 2017

 

Assistant de luxe de Franquin (Gaston, Spirou et Fantasio) et auteur à part entière (Ginger, Starter, Sophie), le dessinateur belge s’est éteint à l’âge de 81 ans

BD

De Mesmaekar, dit Jidéhem D Fouss

Qu’elle soit sportive, familiale ou utilitaire, Jidéhem aimait la voiture sous toutes ses formes. Combien en dessina-t-il tout au long de sa carrière ? Difficile à dire. A celles auxquelles il consacra des illustrations dans les pages du journal Spirou, il faudrait en effet ajouter toutes celles qu’il glissa dans les planches d’autres dessinateurs, tout particulièrement André Franquin, en tant qu’assistant spécialisé dans les décors. Les repérer n’était pas difficile, ceci étant : qu’il s’agisse ou non de modèles existants, les bagnoles « à la Jidéhem » se reconnaissaient immédiatement par leurs courbes élégantes et l’impression de dynamisme qui se dégageait d’elles.

Mort dimanche 30 avril, à l’âge de 81 ans, Jidéhem signait sous ce pseudonyme créé à partir des initiales de son patronyme : Jean De Mesmaeker, un nom bien connu des lecteurs de Gaston Lagaffe. Lorsque Franquin créa le personnage d’un homme d’affaires acariâtre ne parvenant jamais à faire signer ses contrats, il lui donna, en effet, le nom de De Mesmaeker, Jidéhem ayant remarqué qu’il ressemblait à son propre père, qui exerçait le métier de commercial. On aurait tort, toutefois, de résumer à cette anecdote son apport à la bande dessinée franco-belge. Jidéhem fut même davantage qu’un très précieux collaborateur de Franquin : un auteur à part entière.

L’essentiel de sa carrière dans « Spirou »

Né le 21 décembre 1935, à Bruxelles, Jean De Mesmaeker apprend à dessiner, enfant, en recopiant des aventures de Tintin, avant de suivre les cours de l’Institut Saint-Luc, l’une des écoles d’art belges les plus réputées. Très admiratif de Maurice Tillieux, il s’inspire alors de son personnage de Félix pour créer une série policière dont le héros est un détective privé du nom de Ginger. Le premier épisode est publié en 1954, alors qu’il n’a pas encore 20 ans, en quatrième de couverture du journal Héroïc-Albums, dirigé par Fernand Cheneval. La disparition de ce magazine, deux ans plus tard, interrompra par la même occasion les aventures de Ginger. Jidéhem attendra plus de deux décennies pour les reprendre, en 1979, dans Spirou.

C’est d’ailleurs dans Spirou qu’il fera l’essentiel de sa carrière. En 1956, Charles Dupuis, le patron du magazine de Marcinelle (banlieue de Charleroi), l’envoie chez André Franquin qui, débordé par ses multiples séries (« Spirou et Fantasio », « Gaston Lagaffe », « Modeste et Pompon »…), a besoin d’un assistant. Le maître va alors lui confier la chronique automobile qu’il tient dans Spirou avec le journaliste sportif Jacques Wauters à travers le personnage de Starter, un jeune mécano-pilote proposant des « essais voiture » à des lecteurs n’ayant pourtant pas l’âge d’avoir le permis de conduire. Jidéhem animera la rubrique jusque dans les années 1980, dessinant des centaines de véhicules.

Même si le style de Jidéhem est plus proche de celui de Tillieux que du sien, Franquin a acquis une grande confiance en ce collaborateur discret, au point d’envisager de lui abandonner Gaston, ce qu’il ne fera pas. Jidéhem se contentera d’aider son mentor pour les décors, mais aussi dans la mise en place des personnages et dans le scénario. Plus de quatre cents gags de Lagaffe seront ainsi codessinés par Franquin et Jidéhem jusqu’en 1968. Plus indispensable que jamais, l’assistant sera également mobilisé, à la même époque, sur « Les Aventures de Spirou et Fantasio » : il réalisera les décors de nombreux albums cultes de Franquin, tels que Le Nid des Marsupilamis (1960), Le Voyageur du Mésozoïque (1960), Z comme Zorglub (1961) ou QRN sur Bretzelburg (1966).

Sollicité par d’autres dessinateurs, toujours pour des décors, comme Roba pour « La Ribambelle » ou Walthéry pour « Natacha », Jidéhem parviendra malgré tout à dépasser son statut de « super-assistant ». Alors qu’il a beaucoup misé sur Starter, qui vit ses propres histoires en marge de ses chroniques automobiles, celui-ci va se faire voler la vedette par un personnage secondaire, une petite fille prénommée Sophie, comme la propre fille de l’auteur, apparue subrepticement dans l’album L’Œuf de Karamazout (1968).

Son principal trait de caractère, la malice, lui est d’un précieux secours pour déjouer les projets d’affreuses crapules s’intéressant de trop près aux prototypes de son papa inventeur. Vingt et un albums suivront, jusqu’en 1995. Jidéhem s’éloignera alors progressivement d’une BD franco-belge en mal de renouvellement, dont il fut l’un des plus précieux artisans.

Lemonde.fr par Frédéric Potet Journaliste au Monde