Posts Tagged ‘décès’

Décès de l’ambassadeur du Congo en Afrique du Sud

juillet 4, 2020

NÉCROLOGIE: Décès de l’ambassadeur du Congo en Afrique du Sud monsieur Jean Marie Adoua dans sa résidence à Pretoria.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

Congo-Brazzaville : Décès du colonel Goma Thierry

juillet 2, 2020

 

NÉCROLOGIE : Décès du colonel, Goma Thierry, le conseiller en matière de sécurité de Clément Mouamba, vient de décéder des suites de coronavirus. Il va être enterré aujourd’hui même dans un cimetière de Brazzaville.

Qui était le Colonel GOMA Thierry ? Il fut le chef de cabinet de défense et sécurité du Premier Ministre Clément MOUAMBA.

Né le 7 juillet 1967 à Paris, en France, le colonel Thierry Goma a obtenu son CEPE en 1979, à l’Ecole de la Poste de Brazzaville. Licenciéen histoire des relations internationales (Paris I-Panthéon Sorbonne en 1988), il est titulaire d’un master en défense nationale et sécurité au Maroc en 2012. Chef d’état-major adjoint de l’armée de terre de 2015 jusqu’à sa nomination, Thierry Goma est détenteur du diplôme d’officier interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan de France et du diplôme des formateurs des Nations unies en opération de maintien de paix. Il a suivi, de 2011 à 2012, le cours supérieur de défense au Collège Royal d’Enseignement militaire supérieur au Maroc. S’agissant des décorations, il est officier dans l’ordre du mérite et chevalier du dévouement congolais, puis commandeur de l’ordre du Copax.

En ce moment au CHU, la tension est vive entre les parents et les médecins à propos du test de COVID19. Les résultats du 1er test sont portés disparus et là ils ont fait le 2ème et 3ème test; les médecins ne veulent pas dévoiler les résultats. Ils veulent l’enterrer en urgence.

 

Photo de BrazzaNews.
Colonel Goma Thierry
Avec Brazzanews

Allemagne: Georg Ratzinger, frère du pape émérite Benoît XVI, est mort

juillet 1, 2020

 

 

Les deux frères, tous deux ordonnés prêtres le même jour en juin 1951, étaient très proches.

Georg Ratzinger, le frère aîné de Benoît XVI, est décédé en Bavière à l’âge de 96 ans, deux semaines après la visite surprise à son chevet du pape émérite, a-t-on appris mercredi auprès du Saint-Siège.

Le pape émérite Benoît XVI, âgé de 93 ans, s’était rendu le 18 juin en avion auprès de son frère hospitalisé et très malade pour une visite d’adieu de quatre jours, son premier déplacement à l’étranger depuis sa renonciation en 2013. Les deux frères, tous deux ordonnés prêtres le même jour en juin 1951, étaient très proches. Georg Ratzinger était souvent venu voir son célèbre frère au Vatican pour de longs séjours.

«Depuis le début de ma vie, mon frère a toujours été pour moi non seulement un compagnon, mais aussi un guide fiable. Il a été pour moi un point d’orientation et de référence avec la clarté, la détermination de ses décisions. Il m’a toujours montré le chemin à suivre, même dans les situations difficiles», avait dit le pape émérite à propos de son aîné, en 2008. Georg avait confié quant à lui ne pas avoir été ravi par l’élection de son frère comme pape: «j’ai compris que notre relation devrait être considérablement réduite», avait-il dit.

Un amour pour la musique partagé avec son frère

Les deux frères ordonnés partageaient notamment un amour pour la musique et le piano. Georg Ratzinger avait suivi une formation poussée en composition et en direction musicale. De 1964 à 1994, il dirigea le chœur catholique de petits chanteurs de Ratisbonne, désormais au centre d’une enquête pour avoir potentiellement abrité maltraitances physiques et agressions sexuelles.

Mais il avait assuré n’avoir pas eu connaissance de sévices parmi les enfants. Ce frère musicien avait fait de nombreuses tournées de concerts dans le monde entier et a dirigé des enregistrements de musique classique.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: décès de Paul Marie MPOUELE

juillet 1, 2020
Décès à Brazzaville, ce 1er Juillet 2020, de Mr Paul Marie MPOUELE, président du Parti les Républicains, membre du groupement mené par le Chef de fil de l’opposition Pascal TSATY MABIALA, ancien membre du FROCAD !

La veillée est à MFILOU (Brazzaville ) vers le Camp Soprogie

 

Photo de BrazzaNews.
Paul Marie MPOUELE: Repose en paix !
Avec Brazzanews

Congo-Disparition : Gilbert Chastel Tsinga a tiré sa révérence

juin 24, 2020

Journaliste, présentateur, animateur et producteur d’émission, Gilbert Chastel Tsinga est décédé le 22 juin à l’hôpital général de Loandjili des suites d’une courte maladie.

 

Le regretté Gilbert Chastel Tsinga Photo »DR »

Rigoureux, exigeant et souriant tels sont les principaux traits caractéristiques de Gilbert Chastel Tsinga qui, durant sa longue et riche carrière, a suscité l’admiration et le respect.

Passionné du micro, Chastel a été à Radio Congo dans les années 90 où il s’est s’illustré en présentant les journaux parlés avant d’être nommé coordonateur des journaux. Les auditeurs de la chaîne nationale n’ont pas oublié la voix tonique et les envolées lyriques de Chastel qui, à la même époque, sera l’animateur patenté de l’émission « Cœurs religieux », laquelle émission a fait la gloire de nombreux chantres et adorateurs de la musique religieuse. À Pointe-Noire, dans les années 2000, Chastel Tsinga évolue à Radio Congo Pointe-Noire où il sera nommé plus tard rédacteur en chef.

En 2006, Chastel Tsinga sera le premier rédacteur en chef de la chaîne de radio et télévision DVS+. Dans ce média privé, les auditeurs l’ont apprécié à travers l’émission sportive hebdomadaire « La Ronde des stades » mais aussi le « Show du samedi soir » animé dans la cour de DVS+.

Très proche du milieu religieux, Chastel Tsinga a aussi dirigé la radio du centenaire, média de l’Église évangélique du Congo et la Voix de l’orthodoxie.

Après s’être mis en retrait des médias pendant quelque temps, Chastel est revenu sur les ondes en produisant avant sa mort les émissions « Cultura », « 62 Foot » et « Parlons-en »  à Radio Congo Pointe-Noire. Adieu Chastel, que la terre te soit légère.

 

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo: Décès à Brazzaville et enterrement de Jean-Michel Bokamba Yangouma au cimetière du Centre-ville

juin 24, 2020

Décès de Jean-Michel Bokamba Yangouma (dans la nuit du mardi au CHUB). L’ancien syndicaliste et homme politique congolais a été emporté par la Covid-19. Il a été inhumé, ce mercredi 24 juin 2020, au centre-ville de Brazzaville.

 

Photo de BrazzaNews.

Pour les besoins d’histoire, BOKAMBA est cet homme qui a joué un rôle majeur, en sa qualité de Secrétaire général de la CSC (Confédération syndicale congolaise), puissante centrale syndicale ayant impulsé son mouvement  vers la Conférence nationale souveraine au Congo. C’est grâce à lui, entre autres avec d’autres opposants congolais, que le Congo est allé vers le multipartisme.

Malgré les intimidations du régime PCT et de Pierre OBA qui le traquaient, le syndicat BOKAMBA n’avait pas cédé à la peur. Grâce à ses appels de grève suivi de près par les Congolais et sa bravoure que le régime était paralysé.

Après la Conférence nationale souveraine CNS, il fut élu dans cette instance pour occuper le poste de Deuxième Vice-président du Conseil national de transition.

Sous le mandat du président Pascal Lissouba, il fut nommé président du Conseil Économique et Social avant de partir en exil en 1997.

De retour en 1999, grâce au Dialogue national, il devint un fervent conciliateur et négociateur dans son pays: le Congo.

 

Photo de BrazzaNews.
Enterrement de Bokamba au cimetière du Centre-ville
Repose en paix !
Par Brazzanews avec Guy Mafimba Motoki

Mort de l’acteur shakespearien Ian Holm, éternel Bilbo le Hobbit du Seigneur des Anneaux

juin 19, 2020

DISPARITION – Selon son agent, l’acteur britannique s’est éteint à l’âge de 88 ans. De «Alien» aux «Chariots de feu» en passant par «Greystoke», cet acteur polyvalent savait tout jouer avec beaucoup de finesse.

La communauté de l’Anneau est en deuil. Le comédien britannique Ian Holm qui joua dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Alien de Ridley Scott, mais qui incarna surtout Bilbon Saquet dans la saga de Peter Jackson Le Seigneur des anneaux est mort à l’âge de 88 ans.

Dans le communiqué rédigé par son agent Alex Irwin, publié par le quotidien The Guardian, on peut lire: « Sir Ian Holm est décédé ce matin à 88 ans. Il est mort en paix à l’hôpital en compagnie de ses proches. Il était charmant, adorable, férocement talentueux. Il nous manquera beaucoup ». Comme le précise également The Guardian, l’acteur souffrait de la maladie de Parkinson.

Né le 12 septembre 1931 à Goodmayes, Essex, le jeune Ian Holm rejoint la Royal Shakespeare Company en 1960. Son rôle dans la pièce de Harold Pinter au théâtre Aldwych de Londres lui vaut le Tony Award du meilleur acteur dans une pièce de théâtre en 1967.

Ses performances à la Royal Shakespeare company lui valent d’être remarqué par le cinéma. Comédien de théâtre confirmé, il fait ses premiers pas devant la caméra en 1966 lorsque la BBC lui propose le rôle de Richard III dans La Guerre des Roses (The War of the Roses). Puis il joue dans la série télévisée The Body snatchers.

Un angoissant androïde dans Alien

Sa carrière à l’écran est lancée. En 1968, il joue dans L’Homme de Kiev de John Frankenheimer, puis ce sera dans Ah Dieu ! que la guerre est jolie de Richard Attenborough. Il apparaît dans une dizaine de films dans les années 1970, dont Les Griffes du lion (1972) de Richard Attenborough, ou Terreur sur le Britannic (1974) de Richard Lester.

Mais c’est le jeune Ridley Scott qui lui offre un rôle décisif. Celui d’un androïde ambigu dans son film de science-fiction horrifique Alien, sorti en 1979, aux côtés de Sigourney Weaver, Tom Skerritt et John Hurt. Dans la peau de l’officier scientifique Ash, lan Holm est criant de vérité, et angoissant en diable. L’image la plus marquante reste le moment où Holm parle très tranquillement de ce «huitième passager» qui va détruire tout le monde dans le vaisseau, tout en laissant suinter de sa bouche un liquide blanchâtre s’apparentant à du sang…

Une première consécration avec Les Chariots de Feu

Mais c’est en 1981 qu’arrive la consécration. Dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Ian Holm incarne Sam Mussabini, l’entraîneur de deux coureurs de fond anglais en lice pour les Jeux olympiques de 1924. La bande originale belle et lancinante de Vangelis est restée dans toutes les mémoires. Holm est nominé pour l’Academy Award et remporte le Bafta du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation d’entraîneur au grand coeur.

Il apparaît également dans Greystoke en 1984 aux côté de Christophe Lambert, apprenant au futur Tarzan comment bien se comporter en société. Et il joue également dans l’extraordinaire Brazil de Terry Gilliam en 1985.

Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux.

Alex Irwin

Anobli par la reine d’Angleterre en juin 1998, Ian Holm participe à de grosses productions hollywoodienne où il fait souvent figure de sage ou d’érudit. Il incarne un prêtre bouillonnant dans Le Cinquième Élément (1997) de Luc Besson.

Bilbon Saquet, le rôle qui le fait entrer dans la légende

Il est l’aristocrate Sir William Gull dans From Hell (2002) des frères Hughes, adapté du roman graphique d’Alan Moore. Dans Le Jour d’après de Roland Emmerich, il endosse le rôle d’un un climatologue de renommée mondiale. Il sera même un mathématicien dans le biopic de Martin Scorsese, Aviator (2005), dressant le portrait du richissime homme d’affaires Howard Hughes, apparaissant sous les traits de Leonardo DiCaprio.

Mais le grand public se souviendra surtout de son interprétation de Bilbon Sacquet dans la trilogie de Peter Jackson Le Seigneur des Anneaux adapté de la saga romanesque de J.R.R. Tolkien sortie en 2001, avec Elijah Wood dans le rôle de Frodon et Viggo Mortensen en Aragorn. En 2012, il reprend son rôle de Bilbon Sacquet âgé, dans une nouvelle trilogie adaptée de Bilbo, et toujours réalisée par le Néo-zélandais Peter Jackson.

Son agent Alex Irwin ne se trompe pas lorsqu’il écrit: «« Sir Ian était reconnu dans le monde pour sa carrière extraordinairement impressionnante et variée. C’était un génie sur les planches et à l’écran, qui a remporté de nombreuses récompenses et qui était aimé des réalisateurs, du public comme de ses collègues. Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux ».

Avec Le Figaro par Olivier Delcroix

Canada-Québec/COVID-19, état de la situation: 42 nouveaux décès

juin 18, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
MONTRÉAL — Le bilan de la pandémie de coronavirus s’est alourdi de 42 pertes de vie au Québec jeudi, portant le bilan total à 5340 morts.

Onze décès sont survenus de mercredi à jeudi et 31 avant le 10 juin.

On comptait 120 infections de plus par rapport à mercredi, pour un total de 54 383.

Le nombre d’hospitalisations avait glissé de 53, à 637, et sept personnes de moins étaient soignées aux soins intensifs, soit 65.

Il y avait 58 cas de plus dans la région de Montréal, pour un total de 26 873. Le bilan était de 5702 cas à Laval et de 7670 en Montérégie.

Les autres développements de la journée

Le déficit fédéral de cette année pourrait atteindre 256 milliards $ en raison de la pandémie de COVID-19, selon le directeur parlementaire du budget. Ce résultat, publié dans un rapport rendu public jeudi matin, est la combinaison d’un total de dépenses fédérales en aide d’urgence estimé à 169 milliards $ et d’une baisse historique de la production économique.

Une importante étape du déconfinement du commerce au détail de la région de Montréal sera franchie dans quelques heures avec la réouverture des centres commerciaux, vendredi. Cette permission accordée par les autorités sanitaires québécoises concerne les dizaines de centres commerciaux situés sur les territoires de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la MRC de Joliette, dans Lanaudière.

Le port du couvre-visage sera obligatoire pour les usagers du transport en commun de Toronto à compter du 2 juillet prochain. Les onze administrateurs de la Toronto Transit Commission ont voté mercredi en faveur de l’entrée en vigueur prochaine de cette mesure.

Après s’être adaptés pendant des mois aux difficultés liées à la crise du coronavirus, de nombreux employés revoient ce qui compte le plus pour eux sur le plan de leur carrière, selon une nouvelle étude de Robert Half, une firme internationale de recrutement de personnel. Près de la moitié des professionnels œuvrant dans des bureaux qui ont été interrogés (47 %) ont déclaré qu’ils ne ressentent plus la même chose à l’égard du travail en raison de la pandémie.

Un Québécois sur deux (46 %) serait mieux préparé financièrement si une autre crise majeure survenait d’ici 5 ans, 48 % le seraient aussi bien et seulement 6 % moins bien, indique un sondage Question Retraite réalisé en collaboration avec SOM.

Avec La Presse canadienne

États-Unis: Décès de Jean Kennedy Smith, dernière membre de la fratrie Kennedy

juin 18, 2020

 

Elle avait été nommée ambassadrice américaine en Irlande par le président Bill Clinton en 1993, et a contribué à mettre fin au conflit nord-irlandais.

Jean Kennedy Smith, dernière membre vivante de la fratrie Kennedy et ancienne ambassadrice en Irlande, où elle a contribué à mettre fin au conflit nord-irlandais, est décédée à l’âge de 92 ans, a indiqué sa famille.

«Elle a vécu une vie formidable», a déclaré sa fille Kym Smith dans un communiqué à NBC News. Jean Kennedy Smith s’est éteinte mercredi dans sa résidence de Manhattan, a précisé le New York Times. Née en février 1928, elle était la huitième des neuf enfants de la famille Kennedy, devenue la dynastie politique la plus célèbre des Etats-Unis.

Ses frères étaient le président John Kennedy, tué en 1963, l’ancien ministre de la Justice Robert Kennedy, tué en 1968, et le sénateur démocrate Ted Kennedy, décédé en 2009. Après avoir passé l’essentiel de sa vie loin de la politique, elle avait été nommée ambassadrice américaine en Irlande par le président Bill Clinton en 1993. Sa nomination avait été critiquée, mais elle s’était investie dans sa mission.

Allant à l’encontre de la politique des Etats-Unis à l’époque, Jean Kennedy Smith avait eu de nombreuses rencontres avec Gerry Adams, alors chef du Sinn Fein, l’aile politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Elle a notamment aidé Gerry Adams à obtenir un visa pour les Etats-Unis, où il a défendu l’idée d’un cessez-le-feu en Irlande du Nord.

Elle a ensuite joué un rôle clé dans la préparation des négociations qui ont abouti aux accords de paix du Vendredi Saint en 1998, mettant fin aux «Troubles», qui ont duré trente ans et fait près de 3500 morts. Le premier ministre irlandais Leo Varadkar s’est dit dans un communiqué «profondément attristé» par le décès de cette «véritable amie de l’Irlande».

«Elle a, à travers sa fonction, creusé et renforcé les liens déjà forts entre nos deux pays», a-t-il écrit. «Sa diplomatie courageuse et déterminée a contribué à apporter la paix sur notre île, à construire des ponts, à ouvrir des portes à toutes les communautés, et à tous ceux qui aspiraient à la paix à une époque où elle n’était pas garantie».

Par Le Figaro avec AFP

Congo: La mort d’une légende de football, Foundoux Mulele

juin 16, 2020

Mulele

Foundoux Mulele, une légende du football congolais nous quitte à l’âge de 75 ans, à Brazzaville. La nouvelle de sa mort ce jour a fait le tour des réseaux sociaux.

Nous vous livrons une interview d’archives accordée à nos confrères de Slate qui conserve encore la riche saveur de son parcours et des meilleurs souvenirs de sa carrière, surtout avec le Roi Pelé, Dos Santos, lors du match du 7 juin 1967  au Stade de la Révolution.

Foundoux Mulele est l’une des légendes du football congolais. Joueur de Sainte- Anne Patronage pendant 20 ans, il intègre l’équipe nationale à l’âge de 17 ans et durant son passage dans cette équipe, il a rencontré le Roi Pélé à deux reprises en 1967 et 1969. Lors du match contre le FC Santos du Roi Pélé, il réalisa un petit-pont sur Roi Pélé, geste qui est entré dans la légende. Quelques décennies plus tard, Mulele s’est confié à AEM.

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE (AEM) : Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne vous connaissent pas…

FOUNDOUX MULELE(FM) : Mon nom est Foundoux Léopold Bernard alias Ressora, puis Mulele qui m’a été donné par les supporters de Cara. En réalité mon surnom d’enfance de Mwana Foot ou encore Ressora, en référence à un footballeur qui s’appelait Gombo Désiré dit Ressort, qui jouait simultanément à V Club de Kinshasa et Étoiles du Congo de Brazzaville dans les années 50. Et pour faire la différence, j’ai ajouté le « a » pour faire Ressora.

AEM : Comment ont été vos débuts ?

FM : J’ai commencé en bas-âge comme tous les jeunes. J’aimais beaucoup jouer au football et à Noël c’est toujours un ballon qu’on m’offrait. Et chaque fois que ma mère, qui a aujourd’hui 92 ans et qui vit en Europe, vient à Brazzaville, elle m’amène toujours des ballons. J’ai commencé très tôt à l’école de Poto-Poto qu’on appelle la Grande École. À l’époque chaque classe avait son équipe et les joueurs sélectionnés formaient l’équipe de l’école. Notre équipe était la meilleure : on l’avait surnommée Têtes de morts et moi, j’avais commencé comme gardien de buts. Au niveau des quartiers, c’était la folie. On jouait tous les jours, qu’il pleuve, ou qu’il fasse chaud, on jouait sur n’importe quel terrain. C’était une véritable école de football qui nous a permis d’affiner nos techniques. Puis, j’ai intégré Pergola qui s’entraînait au stade Eboué comme l’équipe de Patronage. Un jour, nous sommes allés voir le match de Patronage, un joueur manquait, Ongagna Excellent. Pour boucher le trou, on m’a pris. J’ai joué et marqué deux buts. Du coup, j’ai intégré le Patronage du Congo en 1956. Je suis resté fidèle à cette équipe pendant 20 ans jusqu’à la fin de ma carrière en 1976. J’ai trouvé l’équipe en 3ème division et nous l’avons hissée en division d’honneur et ensuite à la division nationale. Face aux grands clubs de l’époque Diables Noirs, Aiglons Cara, Étoile du Congo, Lorraine, Racing, nous avions fini 2ème la première saison La 2ème année, nous sommes champions avec la meilleure attaque, la meilleure défense et moi je fus élu meilleur joueur du Congo.

AEM : Ce qui vous amène naturellement à l’équipe nationale ?

FM : J’ai intégré l’équipe nationale en 1962 à l’âge de 17 ans à l’époque du président Fulbert Youlou. En 1965, j’ai participé aux Premiers jeux africains et nous avons gagné la médaille d’or face au Mali de Salif Keita. Et en 1967 et en 1969, j’ai eu l’honneur d’avoir rencontré le plus grand joueur du monde le Roi Pélé avec son équipe le FC Santos.

AEM : Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

FM : Pour l’histoire, en 1967, le FC Santos, dans son programme, devait jouer au Gabon et ensuite à Kinshasa mais il devait transiter par Brazzaville. Vu la tension politique qui régnait entre les deux pays, les populations ne pouvaient pas comprendre que le Roi Pélé et le FC Santos puissent traverser le pays et aller jouer à Kinshasa sans s’arrêter à Brazzaville. Face à la pression des populations, le président Massamba Débat a envoyé un émissaire au Gabon pour négocier le match entre le FC Santos et les Diables Rouges. Et le match s’est joué le 7 juin 1967.

AEM : Qu’est-ce qui vous a marqué le plus ?

FM : D’abord Pélé lui-même, par sa dimension. Il s’est montré humble en acceptant de jouer avec des joueurs qui n’avaient pas leur niveau. En réalité on avait aussi un bon niveau parce qu’en ces deux matches, ils nous ont battus par 3 buts à 2. Pélé avait marqué les 3 buts brésiliens tandis que Mbono le Sorcier et Bikouri avaient inscrit les nôtres. Une particularité : Pélé portait le numéro 10 comme moi. Le hasard a fait qu’on se retrouvât face à face ; je l’ai dribblé, je lui ai fait un petit pont et il est tombé. Le public a crié et mon coéquipier qui était à côté de moi a sautillé comme si j’avais marqué un but. Pélé était étonné de voir le public jubiler pour ce geste. Cela m’a immortalisé et Pélé m’a remis son maillot à la fin du match. L’écho de ce dribble a traversé l’Atlantique car j’ai eu l’honneur de recevoir, à la veille de la Coupe du Monde organisée en Afrique du Sud, des journalistes brésiliens dont Rodrigo Cabalhiero à l’occasion des tournées qu’ils effectuaient à travers l’Afrique dans les pays où Pélé était passé. Ils sont venus me voir et m’ont posé la question de savoir l’importance que l’on accorde à un simple dribble. Je leur ai dit que chez nous en Afrique, le football est d’abord un spectacle et que les buts sont la concrétisation d’une victoire, mais qu’il y a aussi des défaites qui ressemblent à des victoires et vice-versa. Quant au maillot que Pélé m’avait donné, je n’ai pas pu l’amener chez moi, quelqu’un l’avait piqué. 40 ans plus tard, le gars est venu faire sa confession. Il m’avait dit qu’il avait fait fortune avec ce maillot, il le vendait par morceaux aux gens et lorsqu’il avait tout fini, il avait acheté d’autres maillots pour continuer à vendre. Le monsieur m’avait remis 500.000 francs CFA.

 

AEM : Pourquoi le surnom de Mulele, nom d’un chef rebelle ?

FM : Étant une équipe montante, nous avons rencontré en 1964, la plus grande formation de l’époque. Lors de la rencontre, notre gardien était blessé et on ne pouvait pas le remplacer donc on devait jouer à 10. À la fin du match nous avons gagné par 6 buts contre 4 et j’avais marqué 4 buts. Ce sont les supporters de Cara, leur grand ennemi, qui m’ont donné ce nom. C’est le nom d’un nationaliste congolais (RDC) Pierre Mulele. Plus tard, ce dernier m’a honoré par sa visite. Et en 2006, j’étais de passage au Nigeria, son fils Guillaume est venu me voir à l’hôtel.

AEM : Et vous voilà mêlé dans des dossiers politiques sensibles ?

FM : En 1967, le président Mobutu avait invité l’équipe des Diables Noirs et on m’a pris pour renforcer cette équipe qui allait jouer contre les Léopards et une équipe belge. Lors du match le président Mobutu était étonné d’entendre le public scander mon nom à chaque dribble. Après le match, il nous avait reçus chez lui, il me demanda pourquoi on m’appelait Mulele. J’étais obligé de lui mentir car c’était le nom de son plus grand ennemi. Je lui ai dit que c’était une erreur de phonie à la place de Mundele le public m’appelait Mulele. Comme c’était un grand supporter de V Club, il m’a fait la proposition d’intégrer V Club. Ensuite, il a envoyé des émissaires à Brazzaville, j’ai décliné l’offre car j’étais encore élève à l’époque.

AEM : Quelle est votre opinion sur le niveau du football des deux pays ?

FM : Nous étions deux grandes nations du football en Afrique. Prenez seulement entre 1968 et 1974, sur les 4 coupes d’Afrique des Nations 3 se sont retrouvées sur les deux rives du fleuve Congo ; trois équipes ont gagné la coupe des clubs champions Mazembe, V Club et Cara. En plus les Léopards ont la première sélection d’un pays subsaharien à jouer la Coupe du Monde et le record des buts de Ndaye lors d’une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations n’a jamais été égalé jusqu’à présent. Mais aujourd’hui on peine à se qualifier ou à atteindre les quarts de finales. On avait dominé le football continental. Ces performances ne sont pas les fruits du hasard mais d’une politique de promotion du football. Prenez les cas des clubs de Kinshasa, ils avaient des pépinières : V Club avait Vaticano, Daring avait Union etc. À Brazzaville les grands clubs avaient des équipes A, B et C qui leur servaient de viviers. Aujourd’hui on navigue à vue, on n’a pas de politique de promotion du football de jeunes et c’est dommage.

AEM : Est-ce une situation irréversible ?

FM : Les autorités et les responsables de fédérations doivent s’occuper de l’avenir de notre football. Vous pouvez construire des gratte-ciels et si la fondation n’est pas bonne l’édifice va s’écrouler. Nous avons abandonné les jeunes, nous les avons laissé pousser comme de la mauvaise herbe car nous n’avons pas pu nous adapter à l’évolution du football. C’est pourquoi nous stagnons et nous avons régressé par rapport aux autres nations. Il est grand temps de redresser la barre si nous voulons des résultats, sinon on continuera dans l’improvisation et notre football continuera à battre de l’aile.

AEM : Avez-vous gardé des contacts avec les joueurs de Kinshasa ?

FM : Bien sûr, nous formons une grande famille. Quand ils viennent à Brazzaville, ils passent toujours au Ballon d’or le siège des anciens internationaux congolais et quand je me rends à Kinshasa c’est pareil. Parmi mes amis, je peux citer Kibonge, Mange, Diantela, feu Luc Mawa etc.

Avec Slate.fr propos recueillis Herman Bangi (AEM), Brazzaville, Congo