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Congo-Médias: Émile Awoué s’en est allé !

octobre 16, 2021

Il avait fait valoir ses droits à la retraite, l’ancien journaliste et Haut conseiller à la communication, Émile Awoué Ibata est décédé mardi 12 octobre à Pointe-Noire.

Émile Awoué, un nom qui continuera de marquer l’univers médiatique congolais, tant l’homme s’est construit par la force du travail, gravissant les marches les unes après les autres, au prix de l’effort et de l’abnégation, avec le ferme engagement de toujours donner le meilleur de lui-même. Des qualités humaines qui ont toujours guidé l’essentiel de son action et qu’il a toujours communiquées à ses collaborateurs.

Quand en 1985, Émile Awoué rentre de l’Institut Polytechnique de Télécommunication Osvaldo Herrera de la Havane à Cuba, il est loin de s’imaginer l’accueil enthousiaste que lui réservent ses collègues de la Voix de la Révolution Congolaise, l’actuelle Radio Congo.

Alors qu’il arrive à la radio nationale en qualité d’ingénieur, la direction de la chaîne le trouve plutôt plus utile à la Rédaction. Le correspondant de presse local qu’il était à Owando avant son départ en stage et qui rendait compte, entre autres sujets, des activités du président Marien Ngouabi s’y trouvant en séjour, a continué à marquer la corporation qui l’accueille.

Émile Awoué se plie à la volonté de sa hiérarchie en toute humilité, un des traits qui le caractérisent. Il commence comme reporter. Nagra en bandoulière, il s’adonne à la tâche avec un élan tel que son tempérament de bosseur est toujours remarqué.

En cette période où l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise se renouvelle, Émile Awoué rejoint le département de la Presse, Propagande et Information du Comité central de l’UJSC. Il y occupe les fonctions de chef de la  Division « Audiovisuel ». Il est à la tête d’une équipe chargée de la production des émissions radio et télé de la jeunesse, intitulées « Jeunesse et Révolution ».

Son sens du management des équipes de communication joue désormais en sa faveur. Émile Awoué va tour à tour occuper les fonctions d’attaché de Presse au ministère de la Jeunesse (1990). Attaché de Presse au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (1991). Chef des programmes à Radio Pointe-Noire (1996). Directeur de Radio Pointe-Noire (1997). Directeur départemental de Télé Pointe-Noire, de 1997 à 2011.

En 2012, Émile Awoué est élu au Conseil Supérieur de la liberté de communication. Il y exercera jusqu’en 2019.

Pour de nombreux confrères moins jeunes que lui, Émile Awoué était un véritable grand frère, l’aiguillon à la vision juste.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent, notamment de la part de nombreux jeunes journalistes pour lesquels Télé Pointe-Noire où il a été directeur, aura été ce laboratoire qui les a façonné et surtout outillé, avant de continuer à exceller à la chaîne nationale à Brazzaville. Tous témoignent d’Émile Awoué, « un père qui a su donner à chacun sa chance de réussir en mettant toujours en avant le travail bien fait. »

Né le 4 juin 1950 à Itoumbi, Émile Awoué est décédé le 12 octobre 2021 à Pointe-Noire, à l’âge de 71 ans.

Adieu cher confrère, adieu Grand Frère !

Par Stany Frank avec Sacer-infos et lesechos-congobrazza.com

Covid-19 : plus de 1 000 décès en Russie en 24 heures, un record

octobre 16, 2021

Ce vendredi, les autorités russes ont enregistré un lourd bilan de décès pour le troisième jour consécutif, alors que la vaccination patine.

La Russie enregistre plus de 1 000 morts du Covid en 24 heures pour la premiere fois.
La Russie enregistre plus de 1 000 morts du Covid en 24 heures pour la première fois.© MIKHAIL VOSKRESENSKIY / Sputnik / Sputnik via AFP

Ce vendredi 15 octobre, la Russie a enregistré 1 002 décès du Covid-19 en 24 heures, dépassant pour la première fois la barre des 1 000 décès quotidiens depuis le début de la pandémie, alors que la campagne de vaccination du pays est au point mort. Le décompte officiel du gouvernement fait état de 1 002 décès et de 33 208 nouvelles contaminations, ce qui constitue un record pour les décès et les nouveaux cas enregistrés pour le troisième jour consécutif.

Cette flambée intervient alors que 31 % seulement des Russes sont pleinement vaccinés, selon le site Web spécialisé Gogov, sur fond de défiance de la population. Dans le même temps, la Russie est le pays le plus durement touché en Europe par le virus. Ce dernier se répand alors que les restrictions sanitaires gouvernementales sont limitées, même si plusieurs régions ont réintroduit l’obligation de présenter des QR codes pour accéder à des lieux publics.

Une baisse du niveau de vie des Russes

Le Kremlin, soucieux de préserver l’économie, s’est refusé à mettre en place des restrictions d’importance à l’échelle nationale, tout en jugeant « inadmissible » le faible taux de vaccination anti-Covid. « Notre mission principale est de trouver le juste milieu entre briser les chaînes de contamination […] et maintenir les conditions pour permettre à l’économie de tourner et aux gens de continuer à gagner de l’argent », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov en tout début de semaine.

Les Russes sont confrontés depuis 2014 à une baisse de leur niveau de vie, plombant la popularité des autorités. Le Kremlin a également assuré cette semaine que le système médical était capable d’accueillir le nombre croissant de malades. La Russie a acquis de l’expérience depuis le début de la pandémie et « toute l’infrastructure médicale est mobilisée », a estimé le porte-parole du Kremlin. Selon lui, « il y a aujourd’hui davantage de technologies de traitement, davantage de suivi médical et de capacités des infrastructures ».

En cause : un respect en berne des gestes barrières

Les autorités incriminent le comportement des Russes. Le ministre de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a attribué la situation actuelle en premier lieu « au comportement de la population et à la vaccination » insuffisante malgré la disponibilité de plusieurs vaccins nationaux. Outre le faible taux de vaccination, la propagation du virus est facilitée par le faible respect des gestes barrières. Plus de la moitié des Russes n’envisagent pas de se faire vacciner, selon des sondages indépendants.

Depuis le début de la pandémie, la Russie comptabilise officiellement 222 315 décès, le chiffre le plus élevé en Europe alors même que les autorités sont accusées de minimiser l’ampleur de la flambée dans le pays. L’institut des statistiques Rosstat, qui possède une définition plus large des morts liées au coronavirus, fait, lui, état de plus de 400 000 décès.

Par Le Point avec AFP

Crise anglophone au Cameroun : scènes d’émeutes à Buea après le décès d’une écolière

octobre 15, 2021
Un pick-up de l’armée camerounaise à Lysoka, près de Buea, le 7 octobre 2018. © MARCO LONGARI/AFP

La mort d’une fillette de 6 ans, tuée par un gendarme alors qu’elle se rendait à l’école, a entraîné de vives protestations dans la capitale régionale du Sud-Ouest, jeudi 14 octobre. Les habitants soupçonnent une bavure, les autorités tentent de ramener le calme.

La tension est toujours vive à Buea, ce vendredi 15 octobre, au lendemain d’une journée d’émeutes où deux personnes ont été tuées. Tout au long de l’après-midi de jeudi, des coups de feu ont été entendus dans la capitale du Sud-Ouest, une des deux régions anglophones du Cameroun en conflit avec le pouvoir central depuis 2017. Les protestations ont ensuite gagné la ville voisine de Limbe, où des jeunes ont enflammé des tonneaux d’essence pour exprimer leur colère.

Tout a commencé aux alentours de 8 heures du matin, lorsqu’une écolière de six ans a été tuée d’une balle tirée par un gendarme en faction à un check-point. La fillette et sa mère se trouvaient à bord du véhicule familial lorsqu’elles ont été interpellés au lieu dit Buitingi Molyko, derrière le principal stade de la ville. Selon Bernard Okalia Bilai, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, le véhicule aurait « refusé d’obtempérer ».

Dans un communiqué rendu public en début de soirée, le porte-parole de l’armée ajoute que « le conducteur a ensuite été rattrapé dans sa fuite », et qu’après les procédures d’identification d’usage, « le ton est inexplicablement monté entre le gendarme et le conducteur ». Il s’en serait suivi un tir de sommation « inadaptée » et « disproportionné » qui a atteint la petite Carolaise Enondialle, la tuant sur le coup.

Gendarme lynché

À Buea, selon la rumeur, le drame serait la conséquence d’une opération de racket qui aurait mal tourné. Des sources locales indiquent que le tir faisait suite au refus de l’automobiliste de s’acquitter d’une somme de 500 francs CFA exigée par le gendarme. Informés de la situation, les habitants des alentours ont entrepris de se faire justice en prenant à partie le gendarme accusé d’avoir ouvert le feu. Ce dernier a été lynché. Conduit à l’hôpital régional de la région, il est décédé en fin d’après-midi du 14 octobre.

« C’est un drame que nous déplorons », a déclaré le gouverneur de la région, qui a également demandé aux populations de garder leur calme, de peur que la colère ne soit « récupérée par les terroristes qui n’attendent que de telles occasions pour créer le désordre ». Alors que les milices sécessionnistes ont promis de s’en prendre aux forces de défense, il a également annoncé que « les auteurs de l’incident, toutes catégories confondues, seront punis conformément à la loi camerounaise ».

« Combien de personnes allez-vous encore tuer ? »

Un message d’apaisement qui n’a visiblement pas été entendu par la foule, laquelle a continué à défiler dans les rues de la ville, ses rangs grossissant tout au long de la journée. L’évêque de Buea, Michael Bibi, qui se trouvait non loin du lieu du drame, a rejoint les manifestations. « Combien de personnes allez-vous encore tuer ? », chantaient les manifestants avant d’être finalement dispersés par les forces de défense qui ont dû faire usage de tirs, créant une ambiance d’émeute dans la ville. Les coups de feu ont été entendus jusque tard dans la nuit.

Carolaise Enondiale a quant à elle été inhumée aux alentours de 18h30, au cimetière de la paroisse Saint Antoine de Padua. Une enquête a été ouverte par les autorités administratives locales et les forces de défense et de sécurité afin de préciser les circonstances du drame et d’en déterminer les responsabilités.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute

Mort à 85 ans de A.Q. Khan, père de la bombe atomique au Pakistan

octobre 10, 2021
Mort a 85 ans de A.Q. Khan, pere de la bombe atomique au Pakistan
Mort à 85 ans de A.Q. Khan, père de la bombe atomique au Pakistan© AFP/Archives/Aamir QURESHI

Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique au Pakistan et héros national pour ses admirateurs, est mort dimanche à 85 ans, après avoir été testé positif au Covid-19 et hospitalisé plusieurs fois depuis août.

Le scientifique pakistanais, admiré pour avoir fait du pays la première puissance nucléaire islamique mais accusé d’avoir diffusé illégalement des technologies vers l’Iran, la Corée du Nord et la Libye, est mort après avoir été transféré à l’hôpital KRL d’Islamabad pour des problèmes pulmonaires, selon la télévision publique PTV.

Le Dr Khan avait déjà été hospitalisé dans cet établissement en août après avoir été testé positif au Covid, puis renvoyé chez lui, avant que son état ne se dégrade dimanche matin, a précisé la chaîne.

Le Dr Khan avait gagné son statut de héros national en mai 1998 lorsque la République islamique du Pakistan est devenue officiellement une puissance atomique militaire, grâce à des essais conduits quelques jours après ceux de l’Inde, l’éternelle rivale.

Sa mort a généré une vague de tristesse à travers le pays.

« Je suis profondément attristé par le décès du Dr A.Q. Khan », a déclaré sur Twitter le Premier ministre Imran Khan, soulignant à quel point le scientifique nucléaire était admiré au Pakistan pour « sa contribution cruciale à faire de nous un Etat doté de l’arme nucléaire ».

« Pour le peuple pakistanais, il était une icône nationale », a-t-il ajouté.

Les funérailles du Dr Khan se sont déroulées dimanche à la grande mosquée Faisal d’Islamabad. Quelques heures après l’annonce de sa mort, une pelle mécanique orange a commencé à préparer sa tombe, alors que des fidèles arrivaient dans la mosquée géante, la 6ème plus grande au monde.

Une pluie drue a commencé à tomber au moment où le cercueil, couvert du drapeau national, est apparu, entre une mer de parapluies noirs.

Le cercueil a été conduit sous une tente où l’attendaient sa famille et les officiels, sous haute protection. Plusieurs milliers de personnes se pressaient aux alentours.

« Sauvé le pays »

Le Dr Khan était admiré pour avoir permis au Pakistan de rivaliser avec l’Inde dans le domaine du nucléaire. Mais en février 2004, il a été placé en résidence surveillée à Islamabad, accusé d’avoir diffusé illégalement des technologies dans les années 1990.

En février 2004, il a admis à la télévision s’être livré à des activités de prolifération, avant de revenir sur ses déclarations et d’obtenir le pardon du président de l’époque, le général Pervez Musharraf.

« J’ai sauvé le pays pour la première fois quand j’ai fait du Pakistan un Etat doté du nucléaire et je l’ai encore sauvé quand je l’ai admis et en ai pris l’entière responsabilité », a déclaré le Dr Khan a l’AFP dans une interview en 2008.

En 2009, un tribunal avait prononcé la fin de son placement en résidence surveillée. Depuis, il était resté soumis à une protection ultra-rapprochée.

Né le 1er avril 1936 dans la ville indienne de Bhopal, onze ans avant la partition sanglante de l’Empire britannique des Indes, le Dr Khan est également responsable du programme de développement de missiles de son pays.

Diplômé en sciences à l’université de Karachi en 1960, il est parti compléter sa formation à Berlin, puis aux Pays-Bas et en Belgique.

Sa principale contribution au programme nucléaire pakistanais a été la conception de centrifugeuses, qui ont permis d’enrichir l’uranium afin de le porter à un taux de concentration permettant la fabrication d’armes.

Il a été accusé d’avoir volé cette technologie aux Pays-Bas, pendant qu’il y travaillait pour le consortium Urenco. A son retour au Pakistan, le Premier ministre de l’époque Zulfikar Ali Bhutto l’a désigné pour diriger le programme national d’enrichissement d’uranium.

En 1978, son équipe est parvenue à l’enrichir et en 1984 ils étaient prêts à faire exploser leur première bombe atomique, a révélé plus tard le Dr Khan.

Il a admis en 1990 qu’il s’était procuré les éléments nécessaires à l’étranger. « Il ne nous était pas possible de tout fabriquer dans le pays », a-t-il justifié.

Après les premiers essais atomiques en 1998, en réponse à ceux de l’Inde, le Dr Khan a assuré que son pays « ne voulait pas développer des armes nucléaires. Il a été forcé de le faire ».

Aucune des controverses qui ont jalonné sa carrière n’a entamé sa popularité au Pakistan. Des écoles, des universités, des hôpitaux portent son nom et son portrait illustre des affiches, des objets et des sites internet.

Par Le Point avec AFP et bur-nl-eb-mm/sg

France: Le journaliste Étienne Mougeotte est mort

octobre 7, 2021

Patron d’Europe 1, du « JDD », de « Télé 7 jours », de TF1 et du « Figaro », Étienne Mougeotte aura marqué le monde médiatique pendant 40 ans. Il avait 81 ans.

Etienne Mougeotte, ici en 2015, est decede.
Étienne Mougeotte, ici en 2015, est décédé.© PATRICK KOVARIK / AFP

Tout le monde se souvient du visage défait de Jean-Pierre Elkabbach le 10 mai 1981 à l’annonce de la victoire de François Mitterrand sur Valéry Giscard d’Estaing. On oublie qu’à côté de lui, Étienne Mougeotte, 41 ans, répète, comme pour s’en persuader, que le candidat socialiste va bien s’installer à l’Élysée. Le journaliste et directeur de l’information d’Europe 1, très marqué comme giscardien, est pris pour cible dans l’euphorie du triomphe – « Mougeotte aux chiottes ! » – et se réfugie au Journal du dimanche. Étienne Mougeotte, mort ce 7 octobre à l’âge de 81 ans, fut plus qu’un simple journaliste : rédacteur en chef, directeur d’une radio, d’un magazine, d’un quotidien et d’une chaîne. À chaque fois, il les a propulsés en tête.

Que de chemin parcouru depuis ses premiers pas à Paris Normandie au début des années 1960, lui qui envisageait d’abord une carrière politique – il a longtemps voulu passer le concours de l’ENA. D’abord correspondant à Beyrouth pour France Inter (1965), puis présentateur de journaux sur RTL et à l’ORTF, Mougeotte construit sa réputation à Europe 1, où il gravit tous les échelons et accompagne la montée en puissance de la station rachetée par Jean-Luc Lagardère. Avec sa petite bande – Charles Villeneuve, Gérard Carreyrou ou Jean-Claude Dassier –, il acquiert un savoir-faire unique dans la composition d’une antenne, associée à une facilité d’adaptation étonnante et une capacité de travail impressionnante.

Mougeotte, Elkabach, ©  GEORGES PAVUNIC / AFP
Le journaliste et directeur de l’information d’Antenne 2 Jean-Pierre Elkabbach, le président de l’Assemblée nationale Jacques Chaban-Delmas et le journaliste et directeur de l’information d’Europe n° 1 Étienne Mougeotte en 1979.© GEORGES PAVUNIC / AFP

À la tête de TF1

Après le « choc » du 10 mai 81, Mougeotte prend donc la tête du JDD, qu’il redresse, puis de Télé 7 jours, deux joyaux d’un groupe Hachette qui voit plus grand. Lagardère avait prévenu son homme de confiance : si Giscard était réélu, il aurait sa télé. L’arrivée de Mitterrand douche ses espoirs. La cohabitation cinq ans plus tard rebat les cartes. Durant la campagne des législatives, Jacques Chirac (RPR) avait promis qu’une chaîne publique serait privatisée. Ce sera TF1. Lagardère se porte candidat et dépose un dossier conçu par Mougeotte. Face à Francis Bouygues, Hachette apparaît comme l’archifavori. Que viendraient faire ces gens du BTP chez les saltimbanques ? Sauf que Bouygues, aidé par Bernard Tapie, construit son projet comme pour un appel d’offres : précis, complet, attirant. Contre toute attente, Francis Bouygues remporte en 1987 son duel contre Jean-Luc Lagardère. Et se permet même de débaucher, sur les conseils de l’un des fondateurs du Point, Jacques Duquesne, Étienne Mougeotte pour diriger SA chaîne. Victoire totale pour l’empereur du béton et nouveau défi pour le journaliste qui a porté au sommet Europe 1, Le Journal du dimanche et Télé 7 jours.

Bouygues choisit Patrick Le Lay, un de ses fidèles, décédé en février 2020, pour diriger les destinées de TF1 et lui associe Étienne Mougeotte. Là où l’ingénieur Le Lay est pointilleux et colérique, l’ancien bras droit de Lagardère est innovant et réfléchi. L’aventure commence mal. D’abord, sur le plan personnel : Mougeotte apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge – Francis Bouygues et Patrick Le Lay le soutiendront et le couvriront lors de ses séances de chimiothérapie. Puis, sur un plan professionnel : la Une perd ses stars qui cèdent aux sirènes argentées de La Cinq de Berlusconi. Comme à chaque obstacle, Mougeotte fait le dos rond et sort de son chapeau des programmes populaires (l’émission Sacrée soirée, présentée par Jean-Pierre Foucault). Son règne sur le PAF peut débuter.

Le journaliste mise sur l’information, comme au temps d’Europe 1, avec Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal en têtes de gondole ; le football – jusqu’à quatre matchs par semaine ! ; et les paillettes – des variétés à n’en plus compter. Les audiences s’envolent ; TF1 écrase la concurrence, une situation unique en Europe. Le cahier des charges est simple : un programme qui passe sous les 40 % de parts de marché sur les ménagères de moins de 50 ans n’a pas vocation à durer. « Ce type a d’abord une perception fine et juste de la société française. Il a fait TF1 pour elle, pas pour lui. Il aime la musique classique, mais n’a jamais proposé d’en mettre en prime time sur TF1 », expliquait, dans un portrait du Monde consacré à Mougeotte en 2007, son ami Jean-Claude Dassier, qui dirigera LCI, puis l’info de la Une.

Pas d’affect dans la gestion

En tant que patron de Télé 7 jours, Mougeotte a compris les logiques d’une grille des programmes, les dynamiques d’audience, et a renforcé son flair pour dénicher les talents… et les écarter avant même qu’ils ne soient en bout de course. Il n’y a pas d’affect chez lui : les enfants chéris d’hier deviennent rapidement les pestiférés de demain. Sabatier, Morandini, PradelDorothéeDechavanne, Risoli, Montiel… Tous seront écartés sans même un rendez-vous avec le boss – Mougeotte a horreur du conflit – au gré des orientations de TF1 et des courbes d’audience qui se tassent. Au milieu des années 1990, c’est la quête de sens : sans cesse critiquée (« la boîte à cons », dixit les Guignols), la chaîne écarte ses programmes les plus « trash ». Pour une courte durée.

Mougeotte, TF1, Le Lay, ©  PIERRE GUILLAUD / AFP
Le président-directeur général Patrick Le Lay  et le vice-président Étienne Mougeotte donnent une conférence de presse le 30 août 1990.© PIERRE GUILLAUD / AFP

Au tournant des années 2000, Mougeotte et Le Lay prennent avec succès la voie de la télé-réalité : Star AcademyL’Île de la tentationLa Ferme Célébrités, etc. Nouvelle pluie de critiques, mais les audiences sont au beau fixe, portées également par le JT de PPDA (près de 10 millions de téléspectateurs, première grand-messe d’Europe), les fictions policières (Julie Lescaut, Cordier, Navarro) et les grands événements (Coupes du monde, Euro, Miss France). Chaque matin, c’est le même rituel : après être arrivé très tôt dans son bureau de la tour TF1 quai Point-du-Jour à Boulogne, il lit toute la presse, puis décrypte une à une les courbes d’audience. Rien n’échappe à Étienne Mougeotte. Ou presque. Dans ce bilan presque parfait, deux ombres au tableau : l’échec de TPS et le virage raté de la TNT. Les deux compères quittent la chaîne en 2007. Mais impensable pour Mougeotte de s’arrêter.

Retour à la presse écrite

Il débarque au Figaro Magazine, puis prend la tête des rédactions du Figaro. Malgré une capacité de travail reconnue de tous, la greffe avec les journalistes du quotidien n’est pas sans difficulté : on reproche sa proximité avec le pouvoir en place – critique qu’on lui fait depuis 1974 alors que son parcours a commencé à gauche, à la tête de l’Unef. On accuse Mougeotte de rouler non pas pour la droite, mais pour Sarkozy, de placardiser certains journalistes (comme Éric Zemmour) et de ne pas s’adapter au numérique. En 2012, alternance oblige, il quitte le Figaro, remplacé par Alexis Brézet. Les dernières années de sa vie, loin de décrocher, il continue d’apporter conseils et savoir-faire soit chez Radio Classique, soit au groupe Valmonde (qui possède Valeurs actuelles).

Homme de pouvoir et d’influence, Étienne Mougeotte était curieux de tout. Accro aux matinales radio dès les lueurs du jour, il cherchait constamment l’info inédite, la déclaration qui ferait mouche, l’idée nouvelle, le journaliste qui sortirait du rang. Il envoyait fréquemment des SMS louangeurs à ceux qui l’avaient surpris ou intéressé à la lecture d’un papier ou en en picorant à la radio ou à la télévision. Il ne manquait jamais de fustiger ceux qui ânonnaient, plastronnaient, vivotaient ou dissertaient ad nauseam.Sponsorisé

Au début de l’année 2021, Etienne Mougeotte avait publié Pouvoirs,une autobiographie dans laquelle il revenait sur sa vie de patron de presse et de télé. Un ouvrage dans lequel, il ne levait finalement qu’une infime partie de ses secrets et de l’extraodinaire entrelac de réseaux, d’amitiés et de relations que toute sa vie il a contruit. Triste ironie, Etienne Mougeotte s’est éteint moins d’une semaine après la mort de Bernard Tapie, dont il fut un proche à la fois dubitatif et admiratif d’une personnage aux antipodes de lui-même. Affaibli depuis quelques années par un cancer qui avait récidivé et l’empêchait quasiment de se nourrir, sa « fureur de vivre » aura fait mentir de plusieurs mois les sombres pronostics de ses médecins. Journaliste jusqu’au bout des ongles, il s’est éclipsé sur la pointe des pieds…

Avec Le Point par Florent Barraco et Jérôme Béglé

France: Bernard Tapie, éternel « battant », vaincu par un cancer à 78 ans

octobre 3, 2021

Bernard Tapie, eternel "battant", vaincu par un cancer a 78 ans
Bernard Tapie, éternel « battant », vaincu par un cancer à 78 ans© AFP/Archives/GERARD JULIEN

L’ex-homme d’affaires, ministre, acteur, patron de presse et dirigeant de club Bernard Tapie, un temps érigé en symbole de la réussite sociale avant d’être rattrapé par les ennuis judiciaires, est mort dimanche à 78 ans d’un cancer dont il souffrait depuis 2017.

« Dominique Tapie et ses enfants ont l’infinie douleur de faire part du décès de son mari et de leur père, Bernard Tapie, ce dimanche 3 octobre à 8H40, des suites d’un cancer », ont écrit ses proches dans un communiqué envoyé à la Provence.

Tour à tour entrepreneur, chanteur, président de l’Olympique de Marseille, ministre, acteur ou encore patron de presse, il est décédé à son domicile parisien.

Sa famille a annoncé qu’il serait inhumé à Marseille, « sa ville de coeur ».

Marseille où des dizaines de supporters commençaient à se recueillir pour un hommage spontané devant le portrait en noir et blanc que l’OM a posé devant le Vélodrome à l’annonce du décès.

Un « combattant »

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont souligné « l’ambition, l’énergie et l’enthousiasme (qui) furent une source d’inspiration pour des générations de Français ».

Pour Didier Deschamps, champion d’Europe avec l’OM en 1993, Bernard Tapie était « un battant (…) dont le mental de fer déteignait sur ses joueurs ».

Outre sa « faconde légendaire », son côté « gouailleur mais tellement vrai », Jack Lang, retient la « générosité même » de ce « combattant permanent, inflexible, et intransigeant face au Front national ».

« Ses défauts étaient sans doute à la mesure de ses qualités », a témoigné sur franceinfo Eric de Montgolfier, procureur de Valenciennes lors de l’affaire VA-OM, qui s’est soldée par de la prison ferme. « Il avait quand même un sens du réel un peu particulier. Le réel, c’était ce qu’il avait décidé, ce qu’il voyait, ce qu’il voulait nous faire voir le plus souvent ».

Rue des Saint-Pères, au coeur de Paris, devant son hôtel particulier où il est décédé, des Parisiens, Marseillais viennent rendre hommage. Catherine, supportrice de l’OM, a déposé quelques fleurs. « J’avais besoin de venir ce matin, on s’y attendait mais ça fait quelque chose ».

Au sommet de la gloire et du succès dans les années 1980, la fin de sa vie a été rythmée par la maladie et des soucis judiciaires.

Né le 26 janvier 1943 à Paris dans une famille d’origine modeste, celui qui était connu pour ses coups de gueule et sa gouaille a d’abord été un patron flamboyant et admiré, spécialisé dans le rachat d’entreprises en difficulté, avant de rétrograder au rang d’entrepreneur sulfureux aux pratiques douteuses.

L’homme a aussi fait de la politique : élu député des Bouches-du-Rhône en 1989 sous la bannière de la majorité présidentielle de François Mitterrand, il a été conseiller régional, député européen et, pendant moins de deux mois, ministre de la Ville dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy (avril-mai 1992).

Grand amateur de sports, celui qui est parfois surnommé « Nanard » ou le le « boss », a créé en 1983 une équipe cycliste qui recrutera Bernard Hinault, avant de reprendre trois ans plus tard l’OM, qui devient en 1993 le premier – et toujours seul – club français à remporter la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs champions.

165 jours de prison

C’est aussi à l’OM qu’éclate la première grande affaire qui le met en cause, celle du match truqué entre Marseille et Valenciennes, dite « VA-OM », pour laquelle il est condamné pour complicité de corruption et subornation de témoins et passe 165 jours en prison en 1997.

Il sera ensuite condamné dans d’autres dossiers qui aboutissent à sa mise en liquidation judiciaire et la perte de tous ses mandats.

Celui qui a eu sa marionnette aux Guignols de Canal + a également été animateur de télévision et fait l’acteur, au cinéma ou au théâtre.

Père de quatre enfants, il est devenu patron de presse en acquérant, en 2012, les derniers titres du groupe Hersant et en dirigeant depuis le groupe « La Provence ».

L’affaire Adidas

Très affaibli mais toujours combatif, Bernard Tapie comparaissait encore en mai dernier devant ses juges dans un des volets de « l’affaire de sa vie », son conflit financier de près de trente ans avec le Crédit Lyonnais autour de la revente de l’équipementier sportif Adidas.

La cour d’appel, saisie de l’arbitrage controversé rendu en 2008, depuis annulé au civil, qui lui avait octroyé 408 millions d’euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais, devait se prononcer mercredi.

Son décès entraîne la fin des poursuites pénales contre lui, mais pas contre ses coprévenus, ni la fin des procédures civiles.

« Nous continuerons son combat avec son épouse et ses enfants », a prévenu son avocat, Me Maurice Lantourne.

En juin, Bernard Tapie a publié avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert un livre en forme de testament, titré « Bernard Tapie. Leçons de vie, de mort et d’amour », où il revenait notamment sur la vente d’Adidas, la « plus grosse » des « conneries » de sa carrière.

Il y racontait son rapport à Dieu, son statut de quasi « ennemi public numéro 1 », après sa chute et la dépossession de ses biens, la privation de ses droits civiques ou son agression en avril dernier, à son domicile, lors d’un violent cambriolage nocturne.

Dimanche soir, les joueurs de l’OM ont arboré un brassard noir pour le match de championnat à Lille. Une photo de l’ancien dirigeant phocéen a été affichée durant quelques secondes sur les écrans géants, provoquant une salve d’applaudissements de la part des nombreux spectateurs marseillais.

« Un hommage spécifique » lui sera rendu cette semaine au stade Vélodrome, berceau de l’équipe de l’OM dont il fut président, avant des obsèques à la cathédrale de la Major, ont indiqué le maire de Marseille, Benoit Payant, et le club.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Un avion s’est écrasé dans le secteur Ville-Marie à Montréal

octobre 2, 2021

MONTRÉAL — Un appel aux services d’urgence a été lancé samedi soir vers 18h00 pour signaler un écrasement d’avion à Montréal près du pont de la Concorde, dans le secteur de Ville-Marie.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon un communiqué du Bureau de la sécurité des transports (BST), une équipe d’enquêteurs a été envoyée sur les lieux où l’appareil Cessna 172 qui remorquait une bannière s’est écrasé.

Les informations recueillies par les services d’urgence portent à croire que deux personnes se trouvaient à bord.

Selon la porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal Véronique Comtois, une personne est décédée et la seconde a été transportée en centre hospitalier où son état de santé n’a pas encore été confirmé.

Les pompiers de la ville et le SPVM sont sur place. Le Bureau de la sécurité des transports a pris en charge l’enquête afin d’établir les circonstances exactes qui auraient provoqué l’écrasement.

Avec La Presse Canadienne

France: Décès de Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme

octobre 2, 2021
Deces de Michel Tubiana, president d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme
Décès de Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme© AFP/Archives/IROZ GAIZKA

L’avocat Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), est décédé samedi à 69 ans, a annoncé l’association, qui déplore la disparition d’un « militant infatigable » de la défense des droits humains.

Secrétaire général de la LDH entre 1984 et 1995, Michel Tubiana a succédé à Henri Leclerc à la présidence de l’association entre 2000 et 2005, avant de devenir président d’honneur.

Il était par ailleurs président d’honneur d’EuroMed Droits et ancien vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), a précisé l’association dans un communiqué.

« Avocat, militant infatigable de la défense des droits de l’Homme en France et dans le monde, il était un des maillons essentiels de la LDH, un phare, toujours disponible et toujours clairvoyant », écrit la LDH, qui adresse ses « plus sincères condoléances à ses enfants », « proches et amis ».

En robe noire, Michel Tubiana a notamment plaidé en tant que partie civile au procès de Maurice Papon en 1998, ou encore défendu le cofondateur du groupe armé d’extrême gauche Action directe Jean-Marc Rouillan.

Il a été l’un des « artisans de la paix », membres de la société civile et chevilles ouvrières de l’opération de « désarmement » de l’organisation séparatiste basque ETA, et il a appartenu au collectif « Bake Bidea », qui milite pour les droits des prisonniers basques.

Plus récemment, il a été l’avocat de deux camarades de Clément Méric, étudiant antifasciste tué dans une rixe avec des skinheads à Paris en 2013.

« On est effondrés, on perd un grand homme qui, par son intelligence, son acuité intellectuelle et sa vivacité d’esprit, était véritablement une référence pour la Ligue », a réagi auprès de l’AFP Malik Salemkour, actuel président de la LDH.

« Il était encore très investi », « en alerte en permanence sur l’actualité et il nous aiguillonnait en permanence pour qu’on soit rigoureux, fermes, au regard du droit et des valeurs fondamentales », a-t-il ajouté.

Pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, « une grande voix vient de s’éteindre. Le plus bel hommage que nous puissions lui rendre est de prolonger son combat pour les droits humains ».

Le N.1 d’EELV Julien Bayou a salué sur Twitter une « grande perte », le « combat infatigable » de Michel Tubiana.

Pour le communiste Fabien Roussel, Michel Tubiana était « un ardent défenseur de nos libertés et de la dignité humaine ».

Alexis Corbière (LFI) a adressé ses condoléances à la famille, aux proches de Michel Tubiana, mais aussi à tous les « ligueurs ».

Par Le Point avec AFP

Congo: Décès en prison du fils du défunt Jacques Koyo

octobre 1, 2021

Cheribo Koyo (fils ) assassin de chairman Jacques koyo à été retrouvé mort dans sa cellule de la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Avec Brazzanews

Congo-Disparition : décès à Brazzaville de Christophe Moukouéké

septembre 30, 2021

L’ancien secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et membre du Congrès africain pour le progrès (CAP) est décédé le 30 septembre à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Christophe Moukoueké

Christophe Moukoueké a été plusieurs fois ministre et député de Mabombo, dans le département de la Bouenza. L’un des cofondateurs du Parti congolais du travail (PCT), il a quitté ce navire après la Conférence nationale souveraine de 1991 pour rejoindre l’Upads de Pascal Lissouba.

Homme de combats et de convictions, il avait souhaité être candidat à l’élection présidentielle de 2009, mais la limitation constitutionnelle de l’âge ne le lui avait pas permis. Il avait mis à profit cette occasion pour exposer son projet de reconstruction du Congo dans son ouvrage intitulé « Le Congo d’après-guerre (1997-2000) : défis majeurs et nécessaires mutations ». Dans cet ouvrage, il expose sa vision sur la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle et la révolution éthique et morale.

A la suite des querelles de positionnement, Christophe Moukoueké et quelques ténors de l’Upads, notamment Victor Tamba-Tamba, Jean Itadi, Dominique Nimi Madingou et Arsène Tsaty Mboungou quittent cette formation politique pour créer le CAP. Cette nouvelle organisation politique, qui ne se départ en rien des idéaux de Pascal Lissouba, a pour emblème la noix de palme et est ancrée à l’opposition.

Christophe Moukoueké est parmi les hommes ayant marqué l’histoire politique du Congo. Il a été maintes fois commissaire politique du gouvernement, poste équivalent actuellement à celui du préfet de département.  C’est ainsi que le vendredi 2 mai 2014, le journaliste et historien Mfumu lui consacrait, dans sa rubrique « Brin d’histoire » paraissant dans « Les Dépêches de Brazzaville », une tribune aux allures dithyrambiques.

« Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du PCT. Nos destins se sont croisés alors qu’il était directeur du collège Javouhey à Brazzaville. J’y ai passé trois mois en qualité d’élève et de président de l’Union générale des élèves et étudiants congolais sous son encadrement bienveillant. Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur. Après le travail, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière. Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’Etat. Je perdis avec son départ le parapluie qui faisait de moi un personnage important dans ce collège », écrivait Mfumu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé