Posts Tagged ‘décès’

France: Décès de Roger Béteille, père fondateur d’Airbus

juin 22, 2019

 

Roger Béteille, l’un des pères fondateurs du consortium européen Airbus Industrie et ancien directeur général du constructeur aéronautique, est mort à l’âge de 97 ans, a-t-on appris samedi auprès de la société.

«Il est décédé le vendredi 14 juin», trois jours avant l’ouverture du Salon du Bourget, lundi dernier, près de Paris, a déclaré à l’AFP un porte-parole d’Airbus.

Le salon, qui se termine dimanche, célèbre cette année le cinquantenaire du constructeur européen, né en 1969 des efforts communs de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne, rejoints plus tard par l’Espagne, de se doter d’un concurrent commercialement viable face à l’américain Boeing.

A Toulouse, l’usine d’assemblage du long courrier Airbus A350 a été baptisée en 2012 Roger Béteille, lequel fut aussi en 1955 co-pilote sur le premier vol de la Caravelle.

En 1967, au début du programme Airbus, Roger Béteille était directeur technique chez Sud-Aviation (l’ancêtre d’Aérospatiale) et coordonateur pour les programmes d’avion en coopération.

«Pour être compétitifs, il a fallu spécialiser les industriels. Les Allemands ont pris le fuselage et les empennages, les Britanniques les ailes, et les Français les fuselages centraux et les postes de pilotage», avait déclaré Roger Béteille en 1999 à l’AFP.

«J’ai réussi à monter un système dans lequel chaque partenaire s’occupe de ses oignons, mais accepte que les autres aient leur mot à dire», avait-il alors expliqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: Décès du sapeur Sébastien Akuis

juin 22, 2019

 

Sébastien Akuis de Mazala, l’un des sapeurs Congolais les plus célèbres a tiré sa révérence. Il est décédé dans la nuit 21 Juin d’un arrêt cardiaque à l’hôpital de la CNSS.

 

Photo de BrazzaNews.
le président des sapeurs Congolais a tiré sa révérence la nuit du 21 au 22 de ce mois à l’hôpital CNSS. Paix à son âme

Photo de CongoNews 242.
Par Brazzanews. fr avec Infos 242.com

Chypre: décès à 72 ans de l’ancien président Demetris Christofias

juin 21, 2019

 

L’ancien président de la République de Chypre Demetris Christofias est décédé ce vendredi à 72 ans, un mois après son admission à l’hôpital en raison de problèmes respiratoires, a indiqué son médecin.

Le médecin personnel de l’ancien président, Michael Minas, a confirmé le décès de Demetris Christofias à l’agence de presse chypriote CNA, précisant qu’il était mort à 17h36 (14H36 GMT) ce vendredi à l’Hôpital Général de Nicosie. Selon le médecin, Demetris Christofias souffrait de «sérieux problèmes respiratoires» qui ont empiré et sont devenus incurables la semaine dernière.

Des hommages de l’ensemble de la classe politique chypriote ont aussitôt afflué. «C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de Demetris Christofias. En tant qu’hommes politiques, nous avons avancé sur des chemins parallèles pendant des années, mais toujours pour le bien du pays», a déclaré l’actuel président Nicos Anastasiades, présentant ses condoléances à la famille de Demetris Christofias.

Cet homme politique chevronné a été le sixième chef d’Etat de la République de Chypre de 2008 à 2013, devenant ainsi le premier président communiste de l’île méditerranéenne mais aussi d’un pays de l’Union européenne. Russophone, il a effectué une partie de ses études à Moscou et a dirigé le parti communiste chypriote (Akel, Parti progressiste des travailleurs) de 1988 à 2008. Il a été président de la Chambre des représentants de 2001 à 2008. Il a été largement tenu pour responsable de la crise financière qui a touché le pays en 2012 et a conduit l’île à solliciter en 2013 un plan de sauvetage auprès de bailleurs internationaux. Sa cote de popularité avait alors chuté. C’est aussi sous sa présidence que 13 personnes sont mortes dans l’explosion en 2011 d’une cargaison d’armes iraniennes à destination de la Syrie saisie en 2009 sur la base navale de Mari (sud). L’explosion avait aussi détruit la principale centrale électrique de l’île.

Une enquête publique menée peu après le drame avait démontré la responsabilité de Demetris Christofias, qui avait insisté pour que la cargaison reste à Chypre afin de maintenir ses liens avec la Syrie et l’Iran, mais son immunité présidentielle lui a évité les poursuites pénales. Plusieurs partenaires de Demetris Christofias au sein de sa coalition avaient alors quitté le gouvernement. Demetris Christofias s’était retiré discrètement de la vie publique après sa défaite à l’élection de 2013 face au conservateur Nicos Anastasiades.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ukraine: passé à tabac, un journaliste succombe à ses blessures

juin 20, 2019

 

Un journaliste et militant anticorruption tabassé par des inconnus en mai dans le centre de l’Ukraine a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé la police qui enquête sur un possible lien entre l’attaque et ses activités professionnelles.

Violemment pris à partie le 4 mai dans la ville de Tcherkassy, Vadym Komarov, journaliste et militant, avait été grièvement blessé à la tête et restait depuis dans le coma. Il est décédé à l’hôpital, a indiqué dans une vidéo le chef de la police nationale, Vadym Kniazev. Les enquêteurs étudient trois hypothèses dont la première serait un crime lié aux activités journalistiques de la victime, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Artem Chevtchenko.

Les deux autres hypothèses sont celles d’un crime crapuleux et d’un conflit personnel, a-t-il précisé. Depuis mai, la police a interrogé plus de 1300 personnes, mais les assaillants n’ont toujours pas été identifiés, selon Kniazev. Selon la presse locale, Komarov, qui travaillait notamment sur la corruption et le crime organisé dans sa ville, avait déjà été victime d’attaques ces dernières années. L’organisation Reporters Sans Frontières s’est dite «choquée» par sa mort.

«Nous exigeons de la police une enquête rapide et de trouver les coupables», a écrit sur Facebook Oksana Romaniouk, directrice de l’ONG ukrainienne IMI (Institut of mass information) spécialisée dans la défense des droits des médias. Les journalistes disposent d’une liberté de parole relative en Ukraine, qui dispose d’un paysage médiatique pluraliste, mais la sécurité reste une préoccupation : les attaques contres les professionnels de l’information ne sont pas rares et les enquêtes souvent n’aboutissent pas. Parmi les derniers cas les plus retentissants figure l’assassinat d’un journaliste russo-bélarusse chevronné, Pavel Cheremet, tué en juillet 2016 à Kiev, où il habitait, par l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture. Son meurtre n’a toujours pas été élucidé.

En 2000, Guéorgui Gongadzé, fondateur du site d’informations respecté Ukraïnska Pravda, avait lui été enlevé puis retrouvé décapité dans une forêt de la région de Kiev. Cette affaire avait provoqué une vague de manifestations et éclaboussé jusqu’au président du pays à l’époque, Leonid Koutchma, mais ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés. L’Ukraine, une ex-république soviétique, figure à la 102e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2019 établi par l’organisation Reporters sans frontières.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Décès de Zappy Max, dernière grande voix de l’âge d’or de la radio

juin 18, 2019

 

L’ancien animateur Zappy Max, dernière grande voix de l’âge d’or de la radio française, est décédé dimanche à l’âge de 97 ans, a annoncé mardi à l’AFP sa famille.

«Le dernier pionnier de l’Âge d’Or de la Radio vient de quitter la scène et les micros. Tous ceux qui l’ont aimé lui rendront hommage samedi 22 juin à 16h30 en l’église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré à Paris», a précisé son épouse Joëlle dans un communiqué transmis à l’AFP.

Durant plusieurs décennies, d’abord sur Radio Luxembourg (de 1947 à 1966), puis sur RMC (de 1974 à 1983), il avait été l’une des personnalités les plus populaires du paysage radiophonique, grâce notamment au célèbre jeu «Quitte ou double» qu’il avait créé et pour lequel il avait parcouru le pays de long en large. «C’était le dernier des géants de la radio française, et la dernière grande voix d’une époque révolue», à l’époque reine des transistors, a témoigné à l’AFP André Torrent, autre animateur avec qui il s’était lié d’amitié dans les années 1980.

Né le 23 juin 1921 à Paris, Max Doucet suit des études de chimie quand il est contraint d’effectuer son Service du travail obligatoire (STO) comme tourneur-fraiseur à l’usine Zapp de Cologne. Il s’inspirera de ce nom, et des Marx Brothers, quand viendra l’heure de prendre un pseudonyme. Attiré après la guerre par le music-hall, il débute comme chanteur fantaisiste dans un orchestre. Puis il rejoint Radio-Luxembourg pour y animer «Quitte ou double», un jeu de culture générale qui va marquer son époque, et auquel l’abbé Pierre participera en 1952.

Devenu le roi du «crochet radiophonique», il anime dans les années 50 cette émission sous l’immense chapiteau itinérant du «Radio Circus», qui parcourt huit mois par an le pays et sur lequel s’affiche son portrait géant. Il participe parallèlement à des émissions ou des feuilletons comme «Vas-y Zappy», «Ça va bouillir» ou «C’est parti mon Zappy». Mais, en 1966, il est écarté de Radio-Luxembourg qui devient RTL et souhaite se renouveler et tuer «la radio de papa». Profondément blessé, il rebondit à RMC et y reprend «Quitte ou double», chaque jour, à l’heure du déjeuner, jusqu’au début des années 80.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Égypte : l’ancien président Mohamed Morsi meurt en plein procès

juin 17, 2019

L’ancien président égyptien, lors d’une audience de son procès, en mai 2016 (Archives). © Amr Nabil/AP/SIPA

Mohamed Morsi est mort ce lundi des suites d’un malaise après une audition devant le tribunal du Caire où se déroulait son procès. Il était âgé de 67 ans.

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi est mort après une audition au tribunal au Caire à la suite d’un malaise, a annoncé ce lundi la télévision d’Etat égyptienne. L’ex-dirigeant avait été élu en 2012 après la révolte qui avait provoqué le départ d’Hosni Moubarak dans le cadre du printemps arabe. Il avait ensuite été renversé en 2013 par Abdel Fattah al-Sissi, l’actuel président.

Selon des sources sécuritaires et judiciaires, l’ancien président en détention depuis 2013 s’était exprimé devant le tribunal avant de s’effondrer, puis d’être conduit à l’hôpital où il est décédé. Il comparaissait dans une affaire d’espionnage en raison de contacts considérés comme suspects avec le Hamas palestinien, une émanation des Frères musulmans, et le Qatar, qui héberge le guide spirituel de la confrérie.

Erdogan salue un « martyr »

Mohamed Morsi, l’ex-président égyptien, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, le 30 septembre 2012 à Ankara. © Kayhan Ozer/AP/SIPA

Peu après l’annonce de sa mort, le président turc Recep Tayyip Erdogan a rendu hommage à l’ancien président égyptien, issu des Frères musulmans, qu’il a qualifié de « martyr ».

Mohamed Morsi, incarcéré depuis 2013, purgeait une peine de prison pour falsification de documents produits en vue de sa candidature à la présidentielle en 2012. Il avait été jugé dans plusieurs affaires, dont un dossier d’espionnage pour l’Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

Depuis sa destitution, son ancien ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi, a mené une répression sans merci contre l’opposition islamiste, et en particulier les Frères musulmans. Des milliers de membres du mouvement islamiste ont été emprisonnés.

Les années qui ont suivi le coup de force de l’armée ont vu une succession d’attaques visant les forces de l’ordre, avec des centaines de policiers et militaires tués, et une véritable insurrection jihadiste localisée dans le nord-Sinaï, région devenue un bastion du groupe État islamique.

« La marionnette des Frères musulmans »

Une manifestante pro-Morsi, au Caire en juin 2015 (archives). © Amr Sayed/AP/SIPA

Ingénieur de 67 ans, Mohamed Morsi fut le premier civil élu à la tête de l’Égypte. Issu d’une famille d’agriculteurs, il s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011 déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères musulmans s’étaient ralliés, par opportunisme selon leurs détracteurs.

Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat al-Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime de Hosni Moubarak.

Élu député « indépendant » de 2000 à 2005, ce technocrate a gravi les échelons des Frères musulmans sans se faire particulièrement remarquer. Emprisonné en 2006 pendant sept mois, il est brièvement incarcéré durant le soulèvement contre Hosni Moubarak en 2011. Après la révolte, il prend la tête du parti de la Liberté et de la Justice, vitrine politique des Frères.

Les manières simples et l’air affable de Morsi, marié et père de cinq enfants, avaient contribué à un certain état de grâce durant ses premiers mois de présidence. Puis il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux. Ses détracteurs retiennent également ses discours interminables souvent inintelligibles et ses maladresses et gaffes protocolaires lors des rencontres avec des chefs d’Etat.

Dans un pays sous la férule de l’armée depuis des décennies, les pro-Morsi soulignent qu’il a tenté d’évincer les militaires des principaux rouages de l’État, ce qui a causé sa perte. « Il était perçu comme la marionnette des Frères, dont il a placé des éléments à des postes-clés de l’administration, ce qui a irrité la bureaucratie au sommet et la population », estime Moustapha Kamel al-Sayyid, politologue.

La répression sanglante de 2013

Un policier lors de la répression des maniferstations pro-Morsi, en 2013 au Caire (archive). © Heba Khamis/AP/SIPA

Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, des millions d’Égyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer son départ. Son tombeur, l’ex-chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, a invoqué ce mouvement pour justifier la destitution de Morsi trois jours plus tard et lancer une sanglante répression contre ses partisans.

Policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi en quelques mois. Des centaines ont été condamnés à mort, dans des procès de masse expéditifs, qualifiés par l’ONU de « sans précédent dans l’Histoire récente » du monde.

Depuis sa destitution par l’armée dirigée alors par Abdel Fattah al-Sissi, élu ensuite président, Mohammed Morsi a été condamné à un total de 45 ans de prison dans deux affaires – incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar. Il était par ailleurs jugé dans deux autres procès après l’annulation de deux verdicts prononcés contre lui – une condamnation à mort et une réclusion à perpétuité.

Au cours de ses procès, il apparaissait dans le box des accusés derrière des parois en verre insonorisées pour empêcher ses diatribes et ne cessait, prenant un air martial un peu forcé, de se présenter comme le président victime d’un « coup d’État » militaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans

juin 8, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises IncNORTH BAY, Ont. —
 

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans.

Ellen «Dolly» Gibb était née à Winnipeg le 25 avril 1905. Wilfrid Laurier était alors premier ministre du Canada et Teddy Roosevelt président des États-Unis.

Selon sa notice nécrologique, «Dolly» Gibb était la doyenne de l’Amérique du Nord — et la neuvième plus vieille personne dans le monde. Elle est décédée mercredi à North Bay, en Ontario.

Sa famille attribue sa longévité à «une bonne génétique et un bon régime alimentaire, des promenades régulières, un amour de la famille et une générosité envers son prochain». Sa notice nécrologique ajoute qu’elle avait un esprit vif et ne souffrait d’aucune maladie chronique, n’ayant connu qu’un bref séjour à l’hôpital depuis la naissance de sa fille Sue en 1939. Elle serait demeurée «sereine, heureuse, reconnaissante et positive jusqu’à la fin».

Ellen Gibb était la fille d’une Métisse et d’un prospecteur d’origine écossaise qui avait cherché fortune pendant la «ruée vers l’or» du Klondike, selon la nécrologie. Sa mère était morte en couches alors que la petite Ellen n’avait que cinq ans. Son père a élevé ses enfants sur une petite ferme de ce qui est aujourd’hui Winnipeg.

Ellen Gibb a elle-même perdu son mari en 1968, après 40 ans de mariage. Au cours de sa longue vie, elle a aussi perdu une fille et une petite-fille, mais elle laisse dans le deuil une autre fille, neuf petits-enfants, 22 arrière-petits-enfants et 12 arrière-arrière-petits-enfants.

Une cérémonie est prévue samedi à North Bay.

RDC/Kinshasa: pourquoi Monique Kitoko est morte au bureau de Jean-Marc Kabund ?

juin 7, 2019

Monique Kitoko serait-elle sacrifiée pour sa bénédiction et son charisme ?

 

Publiée le 6 juin 2019 par Reaco News TV

Canada: premier décès depuis deux ans d’une baleine noire dans le Saint-Laurent

juin 5, 2019

 

Le premier décès depuis 2017 au Canada d’une baleine noire, une espèce en voie d’extinction, a été confirmé dans le golfe du Saint-Laurent, selon le ministère canadien des Pêches et Océans.

La carcasse du mammifère, aussi connu sous le nom de baleine franche de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis), a été repéré en train de dériver mardi lors d’un vol de surveillance aérienne, a indiqué le ministère dans un communiqué.

«Si nous la localisons, nous tenterons de lui installer une balise de satellite pour continuer à la suivre. Nous analysons diverses options pour la récupérer et pour la nécropsie», précise le communiqué.

C’est le premier décès d’une baleine franche signalé au Canada depuis l’été 2017, quand douze de ces grands mammifères avaient été retrouvés morts dans le golfe du Saint-Laurent et d’autres au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis).

La région abrite environ le quart des 411 dernières baleines franches dans le monde, selon les plus récentes estimations du gouvernement canadien.

La carcasse signalée est celle d’un mâle âgé de neuf ans et nommé Wolverine par les chercheurs, a affirmé dans un communiqué la Marine Animal Response Society, une ONG travaillant avec le ministère pour essayer de la récupérer.

Une baleine noire ou franche peut atteindre 18 mètres de longueur et vit au moins 75 ans en moyenne, selon le ministère.

L’activité humaine est la principale cause de mortalité de cette espèce menacée, avaient indiqué les scientifiques à l’issue des autopsies réalisées sur les carcasses récupérées en 2017.

Depuis l’an dernier, le gouvernement canadien restreint des zones de pêche et la vitesse maximale autorisée pour les navires dans certaines zones du Saint-Laurent pour protéger davantage ce cétacé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Décès de migrants en Méditerranée: des avocats veulent traduire l’UE en justice

juin 3, 2019

 

Deux avocats internationaux ont demandé lundi à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre l’Union européenne et ses Etats membres pour crimes contre l’humanité en raison de la mort de milliers de migrants qui ont péri en Méditerranée en cherchant à fuir la Libye.

Ces avocats, le Franco-Espagnol Juan Branco, et le juriste israélien Omer Shatz, tous deux basés à Paris, ont indiqué avoir transmis une plainte de 245 pages à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. Le dossier, selon eux, fournit «suffisamment de preuves impliquant les hauts responsables et agents de l’UE et des Etats membres dans des crimes contre l’humanité commis en application des politiques migratoires de l’UE en Méditerranée et en Libye» depuis 2014.

Plus de 12.000 personnes sont mortes depuis cette date en Méditerranée centrale, en tentant de rallier l’Europe depuis la Libye, ce qui en fait la route migratoire maritime la plus meurtrière au monde, selon l’ONU. Pour Juan Branco et Omer Shatz, l’UE a eu recours à «une politique migratoire fondée sur la dissuasion et visant à sacrifier les vies des migrants en détresse en mer». Le seul objectif était de «dissuader les personnes se trouvant dans une situation similaire de rechercher un refuge sûr en Europe», accusent les avocats dans leur plainte dont l’AFP a obtenu une copie.

Et lorsque cette stratégie a échoué à cause des opérations de sauvetage des ONG, arguent-ils, l’UE a fait appel aux garde-côtes libyens pour intercepter et renvoyer les migrants dans des camps de détention inhumains en Libye.«Cela en sachant parfaitement que c’était des personnes par ailleurs accusées de crimes de guerre, contre l’humanité… Ils (l’UE) ont volontairement financé ces individus (NDLR: les garde-côtes libyens)», a déclaré à l’AFP Juan Branco, ancien collaborateur de la CPI et journaliste. «Au lieu de secourir immédiatement les civils en détresse en mer, l’UE a facilité la mort de milliers de personnes par noyade», accusent encore les deux avocats.

Il n’est toutefois pas établi comment le bureau de Mme Bensouda traitera de leur plainte qui cible les dirigeants et les agents de l’Union européenne et des Etats membres mais aussi spécifiquement la France, l’Allemagne et l’Italie, trois pays membres de la CPI.

Par Le Figaro.fr avec AFP