Posts Tagged ‘décès’

Congo: Le ministre Jean Dello s’en est allé

septembre 22, 2018

 

Ministre Jean Dello, député de Mvouti
Ministre des Postes et télécommunications de 1997 à 2003 et ancien député de Mvouti, Jean Dello est décédé dans la nuit de vendredi à samedi 22 septembre.

Chercheur en ethnolinguistique, écrivain et homme politique, Jean Dello est né le 5 avril 1940 dans le canton de Banda, district de Mvouti auquel il est resté très attaché, au point d’y être élu député.

Jean Dello commence sa scolarité par des études primaires, respectivement à Mpounga, Guéna (actuellement Bilala) et à l’école Saint-François de Pointe-Noire.

Il poursuit ses études au collège Chaminade à Brazzaville, puis à l’école normale de Dolisie, dont il en sort instituteur. Ses premiers pas d’enseignant sont effectués à Komono et Sibiti.

Jean Dello se perfectionne ensuite à l’école normale supérieure d’Afrique centrale pour devenir professeur de collège d’enseignement général (CEG). Il obtient ensuite une maîtrise en lettres et civilisations négro-africaines de l’université Paris XIII de Villetaneuse.

Après son DEA à Paris IV La Sorbonne, il obtient, en 1983, un doctorat en ethnolinguistique à l’université de Nice1. Après ses postes d’enseignant, Jean Dello a travaillé pour l’office de gestion des étudiants et stagiaires congolais (OGES) à Paris, puis à l’office de recherche scientifique des territoires d’Outre-Mer (ORSTOM) de Pointe-Noire.

Afin de promouvoir la langue vili sur laquelle il a axé nombre de ses recherches en linguistique, Jean Dello a publié de nombreux contes vili.

En tant que romancier, Jean Dello a publié entre autres ouvrages, Le miroir du vent ; Les dangers du désir ou encore Le pardon.

Il est aussi l’auteur de plusieurs publications scientifiques axées sur la linguistique.

L’homme qui a mené une vie bien remplie quitte la terre des hommes à 78 ans.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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Une mort sur 20 est due à l’alcool, selon l’OMS

septembre 21, 2018

L’OMS note cependant qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la baisse depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent d’une bouteille de bière (750 ml).

 

L’alcool tue quelque 3 millions de personnes dans le monde chaque année, ce qui représente un mort sur vingt, a averti vendredi 21 septembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et ses conséquences néfastes sur la santé, l’OMS souligne que la consommation d’alcool tue davantage que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

 

Les 5,3 % de morts dans le monde liés à l’alcool chaque année, selon l’OMS, sont dus aux maladies infectieuses, aux accidents de la circulation, aux blessures, aux homicides, aux maladies cardiovasculaires mais aussi aux diabètes créés par la consommation excessive d’alcool. Ce taux atteint même 13,5 % chez les plus jeunes (20-29 ans). La population masculine est, elle aussi, particulièrement touchée : trois quarts des morts concernent des hommes.

Tendance à la baisse

Malgré ce constat alarmant, l’alcool tue de moins en moins : il a tué 3 millions de personnes en 2016, contre 3,3 millions en 2012 selon le précédent rapport de l’OMS sur le sujet. L’institution note donc qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la réduction enregistrée depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool. Mais, expliquent les experts, « le fardeau global des maladies et des blessures causées par la consommation nocive d’alcool est inacceptable, en particulier dans la région européenne et dans la région des Amériques ».

L’Europe a en effet la consommation par habitant la plus élevée du monde, bien que cette consommation ait diminué de plus de 10 % depuis 2010. La consommation d’alcool a diminué dans les trois quarts des pays européens, avec de très fortes réductions enregistrées, notamment en Russie, où la consommation annuelle d’alcool (mesurée en litres d’éthanol pur) par habitant est passée de 18,7 litres en 2005 à 11,7 litres en 2016.

Cette « diminution spectaculaire » s’explique par la mise en œuvre par le gouvernement russe de mesures recommandées par l’OMS, a expliqué aux médias le docteur Vladimir Poznyak, citant parmi tant d’autres l’introduction d’un prix minimum pour la vodka et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les stations-service.

Augmentation de la consommation globale

L’OMS prévoit néanmoins une hausse de la consommation globale d’alcool dans le monde au cours des dix prochaines années, en particulier dans les régions du Sud-Est asiatique, du Pacifique occidental et sur le continent américain.

La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent de 2 verres de vin (de 150 ml chacun) ou d’une bouteille de bière (750 ml) ou de deux « shots » de spiritueux (de 40 ml chacun).

L’augmentation de la consommation globale « entraînera certainement une augmentation du nombre de décès et de souffrances dans le monde entier », a averti M. Poznyak, qui recommande notamment aux instances internationales sportives, comme la FIFA, de « mettre fin » au sponsoring par fabricants de boissons alcoolisées.

Lemonde.fr

Algérie: le chanteur engagé Rachid Taha s’est éteint

septembre 12, 2018

Le chanteur algérien Rachid Taha est décédé dans la nuit du mardi 11 septembre. © Vit Simanek/AP/SIPA

Le chanteur algérien Rachid Taha, ex-leader du groupe de rock Carte de séjour, est décédé dans la nuit du mardi 11 septembre à Paris.

L’artiste de 59 ans Rachid Taha a été victime d’une crise cardiaque dans son sommeil, a confirmé sa famille à l’Agence France-Presse.

Tête d’affiche de la formation Carte de séjour, ce natif d’Oran arrivé en Alsace à l’âge de dix ans avait connu la célébrité en reprenant des tubes comme « Douce France », de Charles Trenet, et « Ya Rayah », du mythique interprète chaâbi Dahmane El Harrachi, chantant les douleurs de l’immigration.

D’après Le Parisien, Rachid Taha s’apprêtait à sortir un nouvel album en 2019, produit par le label Believe.

« Algérien pour toujours et français tous les jours », titrait-t-il dans le dernier chapitre de son autobiographie Rock la Casbah.

Jeuneafrique.com

Congo: Décès de Paul Ndouna, ancien ministre

septembre 10, 2018

 

Paul Ndouna, ancien ministre
 

Il avait été ministre de la Santé dans le gouvernement de transition du premier ministre André Milongo de 1991 à 1992, le Professeur Paul Ndouna est décédé le samedi 8 septembre.

Enseignant chercheur à l’université Marien Ngouabi, une fonction qu’il remplissait tel un sacerdoce et qu’il plaçait au dessus de son engagement politique, le professeur Paul Ndouna est de tout temps resté constant dans les valeurs qui fondaient ses combats d’Homme.

Membre de la composante politique FROCAD, plateforme de l’opposition, le ministre Ndouna ne s’est jamais départi de son aspiration pour l’avènement disait-il, « d’un Congo plus démocratique ».

Dans un tweet, le ministre de la Communication Thierry Moungalla a par delà les différences politiques, rendu hommage  à « un homme de grande valeur qui nous quitte ».

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

États-Unis: Décès de Burt Reynolds, vedette de « Délivrance » et « Boogie Nights »

septembre 6, 2018

Los Angeles – L’acteur américain Burt Reynolds, vedette d’Hollywood dans les années 70 et 80, est mort jeudi à l’âge de 82 ans, a annoncé son agent cité par la presse.

Le comédien, né en 1936, était particulièrement connu pour son rôle dans « Délivrance », en 1972 aux côtés de Jon Voight et avait également donné la réplique à Mark Wahlberg dans le film de Paul Thomas Anderson « Boogie Nights » (1997).

L’acteur américain était également la vedette du film « Cours après moi shérif » (1977).

Burt Reynolds est décédé dans un hôpital en Floride, a confirmé au Hollywood Reporter son manager Erik Kritzer.

L’acteur, ayant débuté sa carrière à la fin des années 50, était aussi passé derrière la caméra, réalisant plusieurs films dans les années 70 et 80.

En 1998, Burt Reynolds est nommé pour l’Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Jack Horner, un producteur de films pornographiques dans le long métrage « Boogie Nights ». S’il n’obtient pas le fameux sésame, il gagne, cette année-là, un Golden Globe pour ce même film.

L’acteur, à la moustache impeccable, avait été salué l’an dernier par la critique pour sa prestation dans le film indépendant « The Last Movie Star ».

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2018 19h50)

Canada/Québec: Lise Payette est décédée à l’âge de 87 ans

septembre 6, 2018

 

Lise Payette fut tour à tour journaliste, animatrice à la radio et à la télévision, ministre et auteure de téléromans à succès. Touche-à-tout, personnage parfois controversé, mais très apprécié du grand public, Lise Payette était une femme de convictions, qui a su tout au long de sa vie utiliser ses talents exceptionnels de communicatrice pour faire avancer les causes auxquelles elle croyait.

Elle aura été particulièrement engagée dans la défense de deux causes pour lesquelles elle s’est battue une grande partie de sa vie: l’égalité pour les femmes et la souveraineté du Québec.

Lise Payette, c’est notamment Place aux femmes et Appelez-moi Lise, l’assurance automobile, un plus large accès aux garderies, le « Je me souviens » sur les plaques d’immatriculation, les noms de famille doubles, Des dames de coeur et Jean-Paul Belleau.

Mais Lise Payette c’est aussi « l’incident des Yvette », une parole malheureuse qui l’aura hantée pendant des décennies.

Mme Payette a également été chroniqueuse au Devoir de 2007 à 2016.

Regard sur le passé

Née Ouimet le 29 août 1931, Lise Payette a grandi dans un quartier modeste de Montréal, Saint-Henri, auprès notamment d’une grand-mère qui lui a beaucoup montré à « se tenir debout ». Elle entame sa carrière de journaliste à la radio à Trois-Rivières, en 1954, puis à Rouyn-Noranda.

Mariée au journaliste de Radio-Canada André Payette depuis 1951, elle part avec lui pour Paris 10 ans plus tard. À l’époque, elle est mère de trois jeunes enfants, mais continue à collaborer, comme pigiste, à plusieurs journaux et magazines (Châtelaine, Le Nouveau Journal), et anime une émission à la radio de Radio-Canada, Interdit aux hommes. De retour au pays, elle devient vite une vedette de la radio avec Place aux femmes, en compagnie de Guy Provost, de 1966 à 1972.

Avec l’arrivée des années 1970, elle trouve un nouveau défi en tentant de faire la conquête du petit écran. Elle devient une véritable vedette de la télé avec son talk-show Appelez-moi Lise, qui, de 1972 à 1975, fracasse des records d’écoute, même si l’émission est diffusée à 23 h. Ce créneau de fin de soirée était déjà bien installé aux États-Unis avec les Johnny Carson et consort, mais pas au Québec, où on se couche plutôt « après les nouvelles ». Le réalisateur Jean Bissonnette, lui, décide d’imposer la mode.

Maîtrisant l’équilibre subtil entre les entrevues d’émotions et le divertissement, Lise Payette aime les coups d’éclat, surtout s’ils font vibrer sa fibre féministe, comme le fait d’organiser le concours du plus bel homme du Canada — qui durera neuf ans — ou de remplacer le gardien de but lors d’un exercice du très exclusivement masculin club de hockey Canadien.

Mais ces frasques — qui font la joie des médias — ne nuisent d’aucune façon à la militante sociale-démocrate en elle ni à la nationaliste. Aussi, en 1975, elle préside le comité organisateur des fêtes nationales du Québec sur le mont Royal, qui connaissent un succès sans précédent, et elle donne son appui empressé aux travailleurs de l’usine Tricofil, de Saint-Jérôme, qui tentaient de prendre en mains la gestion de leur usine menacée de fermeture (et qui devait fermer en 1982).

Un coup de fil à René Lévesque

Mais plus les années passent, plus Lise Payette sent l’appel de l’engagement politique. Elle veut que les choses changent et souhaite apporter sa contribution. Un jour de 1976, elle téléphone à René Lévesque, chef du Parti québécois. « Est-ce que je peux vous être utile ? » lui demanda-t-elle. Le 15 novembre 1976, elle est élue députée de Dorion, puis accède au conseil des ministres — où elle sera la seule femme autour de la table. Elle dira en juin 2015 qu’elle a souvent trouvé en Jacques Parizeau, ministre des Finances, un allié fidèle dans cette bande de gars.

Elle n’accomplira qu’un seul mandat, de 1976 à 1981, mais il fut bien rempli. D’abord ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, elle revoit et élargit la protection du consommateur, dont les droits sont désormais régis par un code en bonne et due forme.

Ministre d’État à la Condition féminine, elle rédige une première politique globale, « Pour les Québécoises : égalité et indépendance », elle étend l’accès aux garderies, supervise une réforme du droit de la famille et finance les centres d’aide aux femmes victimes de violence, notamment. Elle met aussi sur pied un bureau de la condition féminine dans 12 ministères, et elle œuvre à la reconnaissance du statut de travailleuse pour les femmes collaboratrices de leur mari.

C’est aussi grâce à elle que les enfants peuvent aujourd’hui, depuis 1981, porter le nom de famille de leurs deux parents — les noms de famille doubles, appelés à l’époque « noms à pentures ».

Mais son passage en politique sera surtout marqué par une réforme majeure et controversée : celle de l’assurance automobile, qui élimine la notion de responsabilité lors d’un accident. « Pour la première fois de ma vie, je réussissais à faire l’unanimité contre moi », écrira Mme Payette dans ses mémoires. Parlant de mémoire, c’est elle qui fera remplacer sur les plaques d’immatriculation « La Belle Province » par « Je me souviens », en 1978.

Le référendum de mai 1980 est un autre épisode fort difficile de sa carrière politique. Bien involontairement, elle met en péril la campagne du Oui en comparant publiquement l’épouse du chef du Parti libéral, Claude Ryan, à l’« Yvette » d’un manuel scolaire, une petite fille soumise. La maladresse est aussitôt dénoncée par la presse et récupérée par le camp du Non, qui organise un grand rassemblement fédéraliste au Forum de Montréal, auquel participent 15 000 personnes — en majorité des femmes.

Certains observateurs, à l’époque, n’ont pas hésité à prétendre que l’« incident des Yvette » avait été le moment crucial de la campagne référendaire et une cause directe de la défaite des souverainistes 60-40 — une analyse que Mme Payette n’a jamais partagée, tout en admettant avoir commis une maladresse.

Éreintée par toutes ces batailles, physiquement épuisée, elle décide quelques mois plus tard de ne pas se porter candidate au prochain scrutin, qui aura lieu en avril 1981. Elle veut retrouver sa liberté de parole pour promouvoir la souveraineté, et souhaite reprendre le contact avec les femmes, loin des contraintes de l’arène politique.

Jean-Paul Belleau

Durant les décennies 1980 et 1990, elle se consacre principalement à l’écriture. Elle fonde sa maison de production, Point de mire, et crée plusieurs téléromans : le triptyque La Bonne Aventure, Des dames de cœur et Un signe de feu (1982-1991), puis Marilyn, Les Machos et Les Super-Mamies (2001-2003). Certains de ces téléromans, aux traits sociaux et féministes, ont capté l’attention d’un large public — le personnage de Jean-Paul Belleau est devenu dans l’imaginaire populaire l’archétype du mari infidèle.

Au milieu de tout ça, en 1989, elle signe un documentaire controversé, Disparaître, qui trace un sombre portrait de l’avenir du Québec francophone, compte tenu du faible taux de natalité.

Parallèlement à cette carrière télévisuelle, elle se met à la tâche de porter son regard vers le passé et de partager ses souvenirs avec le public en publiant plusieurs livres, dont Le pouvoir ? Connais pas !, en 1982, qui relate sa carrière de femme politique, et une autobiographie en trois volumes intitulée Des femmes d’honneur (1997-1999).

Mme Payette a reçu de nombreux prix et distinctions : Femme de l’année 1994 par la Canadian Woman in Communications, prix Florence Bird 1997 du Centre international des droits de la personne et du développement, Grand Prix de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision 1998 pour l’ensemble de son œuvre, Médaille d’or du Mouvement national des Québécois en 2000 (remise tous les 10 ans seulement), Ordre national du Québec en 2001. En 2014, elle reçoit le prix Guy-Mauffette, pour l’ensemble de la carrière d’un artiste ou artisan de la radio ou télévision — l’un des 14 prix du Québec décernés annuellement par le gouvernement.

Avec André Payette, dont elle était divorcée depuis longtemps, elle a eu trois enfants : Dominique, Sylvie et Daniel. Son compagnon de longue date, Laurent Bourguignon, était décédé en 2002.

Sa petite-fille, Flavie Payette-Renouf, dont elle parlait souvent en public avec affection, a réalisé en 2013 (avec Jean-Claude Lord) un documentaire sur sa grand-mère, Un peu plus haut, un peu plus loin, rappelant la chanson de Jean-Pierre Ferland que Ginette Reno avait interprétée avec une passion contagieuse sur la montagne en 1975.

À compter de novembre 2007, Mme Payette tenait une chronique hebdomadaire dans le quotidien Le Devoir ; une sélection de ces chroniques avait été publiée en 2012 : Le Mal du pays.

Dans une de ces chroniques, en février 2016, sur le « scandale Claude Jutra », elle avait semblé témoigner plus de compassion pour son ami d’enfance que pour les présumées victimes, et faire un amalgame entre pédophilie et homosexualité. Elle avait dû rectifier le tir la semaine suivante, après avoir subi des attaques très dures, notamment sur les médias sociaux. Cette collaboration avec Le Devoir a pris fin deux mois plus tard, autour d’une chronique que le quotidien n’a jamais publiée sur le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Mme Payette a ensuite publié, en août 2016, un deuxième recueil de ses chroniques, intitulé ironiquement Le Sens du devoir, où elle revient sur cette rupture acrimonieuse. Par ailleurs, elle soutenait toujours, contre vents et marées, ne pas avoir de preuves de la culpabilité de Claude Jutra.

Mme Payette laisse dans le deuil ses enfants Daniel, Dominique et Sylvie, ses petits-enfants Flavie et Louis, son arrière-petit-fils Philippe, leurs conjointes et conjoints de même que plusieurs amis, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde.

Ledevoir.com

Église catholique au Cameroun: Évêque d’Eséka, Mgr Dieudonné Bogmis n’est plus

septembre 4, 2018

Mgr Dieudonné Bogmis

 

Le diocèse d’Eséka, dans la région du centre du Cameroun est sans pasteur depuis le samedi 25 août dernier. Son évêque Mgr Dieudonné Bogmis âgé de 63 ans a été retrouvé mort dans sa chambre. C’est ce qu’a annoncé dimanche 26 août 2018 le service de communication du diocèse après la découverte de son corps sans vie. Le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de la ville, a été aussitôt saisi en vue d’une enquête devant permettre d’établir les circonstances du décès du prélat.

Informé, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) s’est rendu sur les lieux.

Le corps de l’évêque a été retrouvé dans son lit par le cuisinier en compagnie de l’économe diocésain, le père Charles Marie Mayag. Quelques jours plus tôt, il aurait signalé à son entourage qu’il ne se sentait pas bien. Les premières constatations médicales, qui se sont déroulées en présence du procureur de la République, auraient conclu à une mort des suites d’une crise cardiaque.

Parti de Douala le même jour avec un cortège et une ambulance, Mgr Samuel Kleda était en compagnie de Mgr Victor Tonye Bakot, ancien archevêque métropolitain de Yaoundé. Les deux évêques sont restés près du corps de leur confrère pendant près de 2 heures, pour effectuer diverses constatations avec les services habilités. Ils ont ensuite quitté l’évêché d’Eséka sans faire de déclaration publique.

Né le 12 janvier 1955 à Nyanon en pays Bassa, dans la région du centre Cameroun, Mgr Dieudonné Bogmis a passé quatorze ans à la tête du diocèse d’Eséka. C’est un diocèse situé dans la province ecclésiastique de Douala, et qui existe depuis 25 ans. Mgr Dieudonné Bogmis en était le deuxième évêque.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Douala le 30 juin 1983, il a été par la suite, vicaire de la paroisse Christ-Roi de Deido, un quartier de Douala. Il a également assumé la charge de chancelier du diocèse tout en étant professeur de théologie dogmatique au Grand séminaire du même diocèse. Nommé évêque auxiliaire de Douala le 22 février 1999, il occupe cette charge jusqu’au 15 octobre 2004, date de sa nomination comme évêque d’Eséka. Sa disparition intervient au moment où le diocèse d’Eséka s’active à préparer la célébration très prochainement de ses 25 ans. C’est le deuxième évêque que le Cameroun pleure en l’espace d’une année, après la mystérieuse disparition de Mgr Jean-Marie Benoît Bala, évêque de Bafia en mai 2017.

Lasemaineafricaine.net par Aristide Ghislain NGOUMA

France: morts à 107 ans de Rosa Bouglione, une légende du cirque

août 27, 2018

Paris – Rosa Bouglione, matriarche de cette célèbre famille du cirque en France, est morte dimanche, a annoncé lundi la famille.

Le cirque Bouglione se produit depuis des décennies au Cirque d’Hiver, à Paris.

« Jusqu’à ce 26 août, elle est restée la reine incontestée du cirque. Pendant presque un siècle, Mme Rosa a reçu les plus grandes stars et accueilli, dans ce temple du cirque, les plus grands artistes internationaux », indique le communiqué de la famille.

« Madame Rosa », née dans une roulotte le 21 décembre 1910 à Ixelles, en Belgique, sous le nom de Rosalie Van Been, est décédée dimanche à Paris, à son domicile situé à proximité du Cirque d’Hiver.

Avec son mari, Joseph Bouglione, elle avait fait l’acquisition du célèbre cirque de la capitale française en 1934.

« Cinq générations, rassemblant quelque 55 petits, arrière et arrière-arrière-petits-enfants vont dire adieu à leur emblématique aïeule qui leur a légué l’amour du cirque », souligne la famille.

Le public pourra se recueillir devant son cercueil et lui rendre un dernier hommage au Cirque d’Hiver ce mercredi de 10H00 à 13H00 locales (08h00 à 11h00 GMT), indique-t-on de même source.

Une messe sera célébrée le même jour à 14h30 à Lizy-sur-Ourcq (région parisienne).

« Comme tous les membres de la dynastie », Rosa Bouglione sera ensuite inhumée au cimetière de Lizy-sur-Ourcq.

Cette tradition est entrée dans la légende depuis le décès de son ancêtre par alliance Marie-Louis Baglioni (le nom sera francisé pour devenir Bouglione). La doyenne du cirque avait émis le souhait d’être enterrée là où sa troupe avait coutume de s’arrêter tous les ans, explique sa famille.

Romandie.com avec(©AFP / 27 août 2018 12h09)                                                        

Mort du prolifique dramaturge américain Neil Simon à 91 ans

août 26, 2018

Le dramaturge Neil Simon, le 10 janvier 2005 à New York / © Getty Images North America/Getty Images/AFP/Archives / Paul Hawthorne

Le prolifique dramaturge et producteur américain Neil Simon, qui a obtenu davantage de nominations aux Oscars et aux Tony, les récompenses américaines du théâtre, qu’un quelconque autre auteur, est mort dimanche à 91 ans, a déclaré à l’AFP un ami de longue date.

Ce natif de New York, qui a grandi pendant la Grande Dépression, a succombé vers 1 heure du matin (5H00 GMT) dans un hôpital de la mégalopole à des complications liées à une pneumonie, a expliqué à l’AFP Bill Evans, un ami proche et son agent pendant trente ans, jusqu’en 2006.

Son épouse, sa fille et son petit-fils se trouvaient à ses côtés, a-t-il ajouté.

Cette légende du théâtre américain a écrit des succès auprès des critiques et des guichets de vente de billet, comme « Drôle de couple » (1965), « Pieds nus dans le parc » (1963) et « Lost in Yonkers » (1990) ou encore la pièce « The Sunshine Boys » (1974).

Le magazine Time a rendu hommage à l’auteur de plus de trente pièces de théâtre, une vingtaine de scénarios et cinq comédies musicales, le qualifiant de « Saint patron du rire ».

Plusieurs de ses oeuvres au théâtre ont été adaptées pour le cinéma ou la télévision, à l’instar de « Adieu, je reste » (1977) qui a valu à Richard Dreyfuss de remporter l’Oscar du meilleur acteur, et de « Drôle de couple » (1968) avec Walter Matthau et Jack Lemmon.

Si plusieurs de ses créations étaient plutôt sombres, on lui attribue néanmoins le façonnement de la comédie aux Etats-Unis dans les années 1960 et 1970, dans une veine assez similaire à celle du réalisateur Woody Allen.

Il était connu pour être un roi de la comédie, saupoudrant allègrement ses pièces et scénarios de traits humoristiques percutants.

Ses écrits évoquaient beaucoup les vicissitudes de la vie quotidienne des classes moyennes dans les grandes villes, explorant ce qu’il aimait à appeler les « guerres domestiques » et les conflits familiaux. Puisant dans ses souvenirs d’enfance dans le quartier du Bronx, dans une famille peu argentée.

« C’était un écrivain et un artiste qui ne pouvait s’empêcher d’aller dans son for intérieur pour puiser de nouvelles choses. Comme pour tout artiste créatif, il avait cette compulsion à explorer davantage », a raconté M. Evans. « Il écrivait chaque jour ».

Simon avait fait parler de lui pour la première fois au début des années 1960 avec « Pieds nus dans le parc », sur un couple marié qui se chamaille, et « Drôle de couple » dont le titre original en anglais est « Old couple ».

« L’expression +Old Couple+ est désormais utilisée dans tellement de contextes différents », a relevé M. Evans.

Puis, dans les années 1980, Neil Simon a écrit une trilogie en partie autobiogaphique: « Brighton Beach Memoirs », « Biloxi Blues » et « Broadway Bound ». Anne Bancroft, Matthew Broderick ou encore Christopher Walken sont notamment à l’affiche.

En 1983, il a eu le rare honneur d’avoir un théâtre baptisé de son nom au coeur de Manhattan, le Neil Simon Theatre.

Tout au long de sa carrière, il a remporté un prix Pulitzer –en 1991 pour « Lost in Yonkers »–, un Golden Globe et trois Tony.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 22h25)

John McCain est mort, hommage national aux États-Unis

août 26, 2018

John McCain le 5 septembre 2008 dans le Michigan, alors qu’il était le candidat républicain à la Maison Blanche / © AFP/Archives / Robyn BECK

Les drapeaux étaient en berne dans la capitale américaine dimanche, au lendemain de la mort du sénateur républicain John McCain, ancien pilote pendant la guerre du Vietnam et candidat à la Maison Blanche au parcours politique tumultueux, mais aujourd’hui célébré quasi-universellement.

Le sénateur républicain de l’Arizona est mort samedi après treize mois de lutte contre un cancer du cerveau, et au lendemain de la cessation de son traitement. Il avait 81 ans, et sept enfants, dont trois d’un premier mariage.

Comme pour John F. Kennedy, Ronald Reagan ou Rosa Parks, son cercueil sera exposé dans la rotonde du Capitole à Washington, un honneur réservé à ceux qui ont marqué l’histoire des Etats-Unis.

Selon le New York Times, il sera également présenté au capitole de l’Arizona, cet Etat désertique du sud-ouest qu’il a représenté plus de 35 ans au Congrès.

Les obsèques devraient avoir lieu à la Cathédrale nationale de Washington.

Le drapeau américain en berne sur la Maison Blanche, dimanche 26 août 2018, au lendemain de la mort de John McCain / © AFP / Brendan Smialowski

Les anciens présidents Barack Obama et George W. Bush, un démocrate et un républicain, devraient prononcer des éloges funèbres, à sa demande, selon le Times. Plusieurs médias avaient rapporté il y a plusieurs mois que le sénateur avait expressément demandé à ce que Donald Trump ne participe pas, le vice-président Mike Pence étant prévu à la place.

Il devrait être enterré au cimetière de l’Académie navale d’Annapolis, sur la côte est, où il suivit sa formation militaire initiale.

Ce programme n’a pas été confirmé par le bureau du sénateur.

Il avait lui-même révélé en 2015 l’épitaphe qu’il voulait sur sa pierre tombale: « Il a servi son pays ».

John McCain à Hanoï le 19 octobre 1992 / © AFP/Archives / HOANG DINH Nam

« Patriote », « héros », « combattant », « non conformiste »: les mots des hommages rendus par l’ensemble de la classe politique du pays avaient pour point commun la carrière de l’homme au service de la nation.

« C’est un patriote. Quel que soit le parti, c’est un patriote », a dit Hillary Clinton, dans une interview émue sur CNN.

Un hommage, pourtant, manque à l’appel: celui du président actuel des Etats-Unis.

Donald Trump –John McCain avait dit en 2016 qu’il ne voterait pas pour lui et envers lequel il ne cachait pas son mépris– a tweeté un bref message de condoléances à la famille McCain, mais sans évoquer le parcours de l’homme.

Les dates clés de la vie du sénateur américain John McCain / © AFP / Gal ROMA

« Mes condoléances et mon respect le plus sincère pour la famille du sénateur John McCain. Nos coeurs et nos prières sont avec vous! », a-t-il écrit.

Son épouse Melania, sa fille Ivanka et son vice-président Mike Pence ont, au contraire, salué son service à la nation.

– Réactions internationales –

John McCain était un habitué des capitales étrangères, où il se rendait régulièrement dans le cadre de délégations parlementaires. On l’a vu beaucoup à Bagdad, au Moyen-Orient ou encore à Kiev, où il avait soutenu la « Révolution orange ».

John McCain le 28 octobre 2008 en Pennsylvanie avec sa candidate choisie pour la vice-présidence, Sarah Palin, alors la gouverneure peu connue de l’Alaska / © AFP/Archives / Robyn BECK

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants étrangers ont salué sa mémoire. La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage à « un défenseur infatigable d’une alliance transatlantique forte ».

Il a « toujours été un excellent interlocuteur pour la France », a dit Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, qui a souligné que McCain s’était rendu au Mali dès les premières semaines de l’opération militaire Serval en 2013 pour rencontrer les forces françaises.

De l’autre côté du Pacifique, le quotidien China Daily l’a qualifié de « titan de la politique américaine » et de « conscience du parti républicain ».

De son vivant, John McCain n’a pas toujours été une figure consensuelle.

Aux primaires présidentielles de 2000, il cultiva une image de républicain centriste au fort franc parler, mais il échoua face à George W. Bush, plus en phase avec l’orthodoxie conservatrice.

Au Sénat, il fut partisan farouche de la guerre d’Irak et regretta le départ des troupes américaines, sous Barack Obama. Sa défense d’une hausse permanente des dépenses militaires était critiquée à droite comme à gauche comme irresponsable budgétairement.

Il est aussi accusé d’avoir mis le pied à l’étrier aux précurseurs de la mouvance conservatrice populiste du Tea Party en choisissant comme colistière Sarah Palin, lorsqu’il fut candidat républicain à la Maison Blanche en 2008 –une décision qu’il finira par regretter.

Mais son engagement contre la torture, pour une réforme de l’immigration favorable aux sans-papiers et pour défendre une tradition politique de civilité l’ont au contraire vu transcender les divisions partisanes habituelles pour s’allier avec des démocrates.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 15h37)