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Congo: Jean Marie Michel Mokoko éprouvé par le décès de sa sœur cadette

novembre 22, 2022

De la Maison d’arrêt de Brazzaville où il est en détention, Jean Marie Michel Mokoko a appris le décès de sa sœur cadette, Marie Noelle Mokoko. En cette douloureuse circonstance, Ouabari Mariotti, proche de la famille, a publié un poème libre en forme d’élégie. Voici l’intégralité de ce texte.

De sa prison

Il la pleure.

Comme il avait pleuré sa mère.

Un deuil frappe la famille Jean Marie Michel Mokoko.

Mme Marie Noelle Mokoko, sœur cadette du Général Jean Marie Michel Mokoko nous a quittés le 20 novembre 2022 au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville.

C’est avec tristesse que des amis et connaissances de Jean Marie Michel Mokoko ainsi que ses partenaires politiques de la Fédération de l’Opposition Congolaise ont appris la bouleversante nouvelle.

Un décès qui survient, quelques années après celui de sa mère, elle aussi, morte dans la capitale congolaise.

De sa cellule de détention à la Maison Centrale d’Arrêt de Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, enfermé dans le chagrin, il pleure sa sœur. Du même endroit, dans le profond désarroi, il avait pleuré sa mère, quelques années auparavant.

Toutes nos pensées accompagnent Jean Marie Michel Mokoko dans cette dure épreuve qu’il traverse. Que la force et le courage l’habitent.

À sa famille, nous adressons nos condoléances les plus attristées et l’expression de notre solidarité.

Une mère ne s’en va jamais vraiment. Elle est là pour ses enfants durant sa vie, et elle reste ensuite dans leur cœur pour toujours. Il en est de même pour une sœur qui, dans nos coutumes et traditions, tient lieu de mère à la disparition de celle-ci. La détresse de l’autre nous plonge dans notre propre angoisse de la mort et de la séparation.

Tenez bon, mon Général.

La mort fait partie de ces choses dont nul n’a le contrôle sur cette terre des hommes, de plus en plus menacée de toute part par les forces du mal.

Avec Sacer-infos par Ouabari Mariott

Canada-Québec: Une femme est morte après avoir été coincée entre deux véhicules en Abitibi-Ouest

novembre 2, 2022
Des gyrophares d'une voiture de la Sûreté du Québec

L’accident a eu lieu à Macamic en Abitibi-Ouest. (archives) Photo : Sûreté du Québec/Olivier Leclerc

La femme qui s’est retrouvée coincée entre deux véhicules dans une cour privée ce matin à Macamic a succombé à ses blessures.

La victime était âgée d’une trentaine d’années selon la Sûreté du Québec.

Les policiers ont été contactés vers 6 heures mercredi pour lui venir en aide.

Elle a été transportée au centre hospitalier dans un état critique où malheureusement son décès a été constaté , rapporte Nancy Fournier, agente à l’information pour la Sûreté du Québec.

L’enquête se poursuit, mais la thèse accidentelle est privilégiée par les policiers pour le moment.

Selon nos informations, c’est une dame qui se trouvait dans une cour privée. Elle s’est malheureusement retrouvée coincée entre son véhicule et un autre véhicule qui était stationné, avait décrit Nancy Fournier tôt mercredi matin

Avec Radio-Canada

Congo-Décès de Joséphine Moutou-Bayonne : des témoignages sur une grande militante

octobre 26, 2022

Décédée le 24 octobre à Paris, en France, à l’âge de 93 ans, la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne, co-fondatrice du Parti congolais du travail (PCT), est, d’après de nombreux témoignages recueillis tant au plan national qu’au plan international, « une véritable défenseuse de la cause des femmes ».  

Joséphine Moutou-Bayonne, une icône de la politique nationale/DR

Le Sénat a annoncé officiellement, le 25 octobre, au cours d’une plénière spéciale présidée par son premier secrétaire, Julien Epola, la disparition de la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne.  Présidente de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) dans les années 1970, l’illustre disparue était sénatrice depuis 2002 et membre de la Commission économie et finances.

Selon des témoignages, Joséphine Moutou-Bayonne a gagné le combat de l’égalité homme/femme lors de son passage à la tête de l’URFC entre 1974 et 1979. A cette époque, les filles enceintes étaient suspendues des cours jusqu’à l’accouchement, mais en sa qualité de présidente de l’URFC, elle avait fait sauter cette pratique discriminatoire.

« Joséphine Moutou-Bayonne encourageait la femme à aller de l’avant, elle avait très tôt compris qu’il fallait que la femme soit présente aux côtés de l’homme… Dans les églises catholiques, les sœurs ne montaient pas sur l’autel, c’est elle qui a fait sauter ce verrou. Joséphine Moutou-Bayonne a milité pour le respect des femmes qui subissaient des mauvais traitements après le décès de leur mari et l’intégration des femmes dans les instances de prise de décisions, administrations », a témoigné la présidente de la Commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement durable du Sénat, Odette Massoussa Matéo, précisant que le combat de Moutou-Bayonne a fait d’elle présidente de l’URFC.

Sénatrice et ancienne ministre, Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo, de son côté, a connu Joséphine Moutou-Bayonne depuis la création de l’URFC en 1965. « Elle nous a encadrées, formées politiquement. Elle nous a accompagnées dans tout ce que nous faisions comme actions au niveau des femmes, des jeunes filles… Je me rappelle une fois, elle nous disait mes filles, il faut aller loin dans les études. Même si vous travaillez déjà, il ne faut pas vous arrêter, il ne faut pas laisser les hommes vous dominer, il faut travailler, prouver à tout le monde que vous êtes capables de faire quelque chose de bien dans ce pays », s’est-elle souvenue.

Selon elle, l’ancienne présidente de l’URFC est une icône difficile à oublier au regard des actions qu’elle a menées pour la promotion du statut de la femme surtout et de la jeune fille en particulier. « Elle encourageait la jeunesse, surtout les jeunes filles à aller de l’avant. Elle aimait le travail bien fait, c’était son dada. Quand elle nous donnait un discours à écrire, elle était toujours derrière pour regarder s’il y avait des fautes d’orthographe, de grammaire, de tournures…Nous restons vraiment accrocher à ses œuvres. En tant que sénatrice, je dis que j’ai beaucoup appris auprès d’elle, c’est elle qui m’a pratiquement façonnée parce que j’étais au Conseil central de l’URFC qui est maintenant l’OFC», a conclu Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo.

Premier questeur du Sénat, Edouard Roger Okoula a lui aussi salué la mémoire de l’icône de la politique congolaise.  « Je l’ai connue comme grande militante du PCT. Nous avions été presque de toutes les grandes réunions : congrès, assemblées du parti. Depuis un certain temps, elle a été terrassée par la maladie et elle vient de nous quitter, nous perdons là notre doyenne du Sénat. Elle était très affectueuse, très aimante dans les relations humaines. Je n’ai jamais constaté qu’elle avait des relations d’antipathie particulière avec d’autres personnes. Pour moi, c’est une grande dame que nous venons de perdre », a-t-il déclaré.

De Paris, Françoise Kythouca, actuelle membre du bureau fédéral du PCT France-Europe, militante de premières heures de l’URFC, témoigne : « Joséphine Moutou-Bayonne était une femme admirable tant personnellement que politiquement. Son combat qu’elle a mené pour le genre en ne lâchant jamais son objectif et en ne cédant pas un millimètre de terrain a permis d’obtenir des avancées telles que la parité dans nos instances congolaises. A la suite de son décès, nous perdons une icône de la lutte pour les femmes. »

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

France/Magistrate morte à Nanterre : une autopsie va être pratiquée

octobre 19, 2022

Dans quelles circonstances cette juge de 44 ans est-elle décédée mardi au tribunal de Nanterre ? « Le travail tue », dénoncent deux syndicats.

Cette femme  de 44 ans est decedee alors qu'elle presidait une audience mardi 18 octobre 2022 a Nanterre.
Cette femme  de 44 ans est décédée alors qu’elle présidait une audience mardi 18 octobre 2022 à Nanterre.© JACK GUEZ / AFP

Prise d’un malaise alors qu’elle présidait les comparutions immédiates, une magistrate de 44 ans est décédée en pleine audience correctionnelle, mardi 18 octobre en fin d’après-midi, au tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). Vice-présidente en titre de cette juridiction, Mme Marie Truchet était âgée de 44 ans. Selon nos informations, une autopsie devrait être rapidement pratiquée pour déterminer les circonstances exactes de sa mort. L’organisation des secours, qui ont mis vingt minutes pour intervenir, sera également questionnée par une enquête interne. La victime n’avait, semble-t-il, aucun antécédent médical qui aurait pu laisser présager une mort aussi brutale.

Comme souvent, l’audience qu’elle présidait était très chargée ; les comparutions immédiates, où sont jugés à la chaîne les délinquants d’habitude ou pris en flagrant délit, se terminent souvent très tard, parfois jusqu’à une heure avancée de la nuit. Lors de son discours d’installation, il y a quelques semaines, Benjamin Deparis, président du tribunal judiciaire de Nanterre – et par ailleurs président de la Conférence nationale des présidents de tribunaux judiciaires – avait évoqué la charge importante de travail pesant sur les magistrats de sa juridiction, en état de sous-effectif chronique.

Boycott

La mort de Mme Truchet a suscité une vive émotion parmi ses collègues magistrats et greffiers. Dans un mail adressé à la communauté judiciaire, Paul Huber, directeur des services judiciaires (DSJ) à la chancellerie, s’est dit « profondément affecté » et a adressé ses condoléances aux proches et collègues de la défunte. « Je me suis rendu dès hier soir [mardi 18 octobre] auprès des magistrats et fonctionnaires du tribunal judiciaire de Nanterre afin de leur adresser mes condoléances et leur manifester ma solidarité, ainsi que celle de mes équipes. » Une cellule de soutien psychologique a été mise en place au tribunal afin d’accompagner les agents de la juridiction. « Elle sera mobilisée autant que nécessaire pour accompagner la communauté judiciaire dans cette épreuve », précise le DSJ.

Dans un communiqué commun publié ce mercredi sous le titre « Oui, le travail tue », le Syndicat de la magistrature et la CGT-Justice déplorent le refus que le ministère avait opposé à leur demande d’expertise sur les conditions de travail au sein des juridictions, lors d’un CHSCTM (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) du 25 janvier dernier. « Face à une telle situation de mépris, toutes les organisations syndicales ont décidé de boycotter le CHSCT ministériel prévu ce 18 octobre […]. Oui, le travail tue, surtout quand l’organisation gestionnaire du travail empêche le travail épanoui. Cette dure réalité s’est rappelée à nous cruellement hier soir avec le décès d’une magistrate en pleine audience », écrivent les deux organisations. Celles-ci annoncent avoir demandé une enquête approfondie. « Nous osons espérer que le ministère aura la décence de déclarer ce décès brutal en accident de travail », concluent-ils dans leur communiqué.

Plus prudente sur les circonstances de ce décès, Béatrice Brugère, secrétaire générale d’Unité Magistrats-FO, regrette néanmoins qu’« aucun dispositif de premiers secours ne soit prévu dans les cours et tribunaux du pays, où circule pourtant beaucoup de monde. À Nanterre, aucun défibrillateur n’est en place alors même qu’un public important fréquente ces locaux », confie-t-elle.

Le 23 août 2021, une jeune magistrate de 29 ans, juge placée dans différentes juridictions du Nord, s’était suicidée, soulevant une vague d’émotion dans toute la magistrature. Ses conditions de travail avaient été rapidement mises en cause. Le 23 novembre, un « appel » signé par 3 000 magistrats et une centaine de greffiers avait été publié dans Le Monde. « Nous ne voulons plus d’une justice qui n’écoute pas et qui chronomètre tout », écrivaient les signataires dans leur tribune, alertant sur « la souffrance au travail » au sein du corps judiciaire. « L’importante discordance entre notre volonté de rendre une justice de qualité et la réalité de notre quotidien fait perdre le sens à notre métier et crée une grande souffrance », s’indignaient-ils encore. Un appel à la grève s’en était suivi.

Avec Le Point par Nicolas Bastuck

L’écrivain Jean Teulé est mort

octobre 19, 2022

Celui qui a été un pilier de « L’Écho des savanes » est décédé mardi 18 octobre à 69 ans d’un arrêt cardiorespiratoire, selon son éditrice.

L'auteur est mort d'un arret cardiorespiratoire, a 69 ans.
L’auteur est mort d’un arrêt cardiorespiratoire, à 69 ans.© JOEL SAGET / AFP

Jean Teulé est mort. L’écrivain et auteur de bande dessinée a fait un arrêt cardiorespiratoire mardi 18 octobre, selon son éditrice Betty Mialet, interrogée par RTL. Connu pour ses pages à L’Écho des savanes, le compagnon de l’actrice Miou-Miou avait été primé en 1984 au festival d’Angoulême pour son adaptation de Bloody Mary, de Jean Vautrin. En 1990, le même festival lui décernera un prix spécial pour sa contribution au renouvellement du genre de la bande dessinée.

Depuis cette consécration, celui qui est né à Saint-Lô (Manche) s’était tourné vers l’écriture de roman. Son dernier, Crénom, Baudelaire ! était sorti en 2020. Depuis Le Magasin des suicides en 2007, ses ouvrages étaient particulièrement attendus. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au grand écran, notamment par Patrice Leconte.

« Betty Mialet et Bernard Barrault ont l’immense tristesse de devoir confirmer que leur auteur Jean Teulé aurait succombé hier soir, 18 octobre, à un arrêt cardiaque », ont écrit les éditions Mialet-Barrault dans un communiqué, tandis qu’une source policière précisait que le romancier était mort à son domicile à Paris dans la soirée.

Avec Le Point

France-Accident de chasse : son coup part accidentellement, il tue sa femme

octobre 16, 2022

Terrible accident dans les Côtes-d’Armor. Un chasseur préparait son arme quand la balle est partie en plein thorax de la compagne de l’homme, selon France 3.

La Britannique etait invitee a la chasse ce dimanche. Son compagnon organisait une battue de sangliers.
La Britannique était invitée à la chasse ce dimanche. Son compagnon organisait une battue de sangliers.© Thierry GACHON / MAXPPP / PHOTOPQR/L’ALSACE/MAXPPP

Elle accompagnait simplement son compagnon. Une femme, âgée de 67 ans et d’origine britannique, est morte dimanche, après avoir pris une balle en plein thorax. Elle avait décidé de se joindre à son compagnon à une battue aux sangliers à Goudelin (Côtes-d’Armor). D’abord hospitalisée, elle est décédée de ses blessures selon France 3.

La battue était lancée par une dizaine de chasseurs. Le compagnon de la victime serait le président de la société de chasse locale. Le procureur de la République de Saint-Brieuc a expliqué la situation dans un communiqué : « Les chasseurs progressaient dans un champ de maïs fauché quand l’un d’eux, un homme âgé de 69 ans, dans des circonstances restant à déterminer, a procédé au tir avec sa carabine qu’il portait à l’épaule, canon dirigé vers l’arrière. Le coup de feu atteignait sa compagne, invitée à cette battue, et dont la balle occasionnait une plaie transfixiante au-dessus du cœur. »

Une enquête pour homicide involontaire

Le tireur a été, dans un premier temps, placé en garde à vue. Des examens médicaux ont ensuite montré qu’il n’était pas en capacité d’être entendu, et il a été envoyé à l’hôpital, en état de choc. Les prélèvements ont déterminé que le chasseur n’était pas alcoolisé ni sous substances. 

Du côté de la fédération de chasse des Côtes-d’Armor, « On pense à la famille de la victime.(…) On espère aussi qu’il n’y a pas eu de manquement aux règles de sécurité. Dès qu’un événement tragique de ce type arrive, on se fait démolir dans l’opinion et la presse. On va donc continuer à insister sur la sécurité auprès de nos chasseurs. C’est notre préoccupation principale », a-t-il été confié à nos confrères de France 3. Une enquête en flagrance du chef d’homicide involontaire lors d’une action de chasse a été ouverte. Diligentée sous l’autorité du parquet de Saint-Brieuc, l’enquête devra permettre de « déterminer rapidement les causes de ce dramatique accident », ajoute le procureur Nicolas Heitz.

Par Le Point avec AFP

Canada: L’auteur québécois Simon Roy est décédé

octobre 16, 2022
L'auteur Simon Roy devant un micro avec un bonnet et un casque d'écoute sur la tête.

L’auteur Simon Roy Photo : Radio-Canada/Christian Côté

Après avoir combattu un cancer du cerveau, l’auteur québécois Simon Roy a eu recours à l’aide médicale à mourir samedi après-midi, ont indiqué dans un communiqué les Éditions du Boréal.

À la fin du mois de juin, M. Roy a partagé des nouvelles concernant son état de santé sur sa page Facebook. Il annonçait que sa tumeur progressait rapidement et qu’il avait largement perdu ses capacités langagières.

Il indiquait dans sa publication que les médecins estimaient qu’il lui restait environ deux mois à vivre. « J’ai l’intention de demander l’aide médicale à mourir vers la fin août. J’accepte ce sort le plus sereinement possible, j’y étais préparé depuis 16 mois maintenant. Quand même, c’est une maudite claque », avait-il déclaré.

Avant de mourir, il a dicté un message à sa conjointe Marianne Marquis-Gravel afin qu’elle le publie sur les réseaux sociaux. Il mentionnait qu’il prévoyait partager un dernier repas avec sa compagne et ses enfants, qu’il prendrait une dernière coupe de vin en l’honneur de la vie qu’il a menée et qu’il écouterait une chanson qui lui est chère, avant de rendre son dernier souffle.

Durant ces dernières minutes, les enfants poseront une main sur mes joues et Marianne se blottira la tête contre mon cœur. J’espère être pleinement conscient, les yeux grands ouverts pour pouvoir les regarder une dernière fois et leur sourire à pleine bouche, peut-on lire sur la publication Facebook de Mme Marquis-Gravel.

Simon Roy a enseigné la littérature au Collège Lionel-Groulx, mais il a d’abord été connu pour son livre Ma vie rouge Kubrick, paru en 2014, et lauréat du Prix des libraires du Québec cette année-là.

Suivront ses œuvres Owen HopkinsEsquire, Fait par un autre et son plus récent roman qui marie fiction et réalité, Ma fin du monde, paru en mai dernier. Ce dernier propose une réflexion sur la peur à partir de son expérience ainsi que de celle des auteurs Stephen King, Stanley Kubrick et Orson Welles.

Son éditeur mentionne dans un communiqué que ses livres se sont parfois appuyés sur une analyse obsessionnelle du film The Shining de Stanley Kubrick. Il s’interrogeait notamment sur la possibilité de continuer à vivre quand la vie est marquée par la tragédie, un thème qu’il évoque dans son dernier roman où il aborde de façon vertigineuse sa propre mort.

Il ne fait aucun doute que l’œuvre qu’il nous laisse, marquée par une profonde originalité, nous aura obligés à reconnaître que les récits, mêlant inextricablement réalité et mensonge, constituent la substance même de nos vies, ont écrit les Éditions du Boréal.

Sa conjointe, Marianne Marquis-Gravel, qui a récemment signé son premier roman intitulé Dans la lumière de notre ignorance où elle traite de sa relation avec son amoureux, a partagé un message émouvant sur Facebook.

Elle raconte qu’au cours des derniers jours, l’état de Simon Roy s’était dégradé et il avait de la difficulté à se tenir debout. Il a choisi d’avoir recours à l’aide médicale à mourir afin de partir lucide et conscient. Il nous a quittés cet après-midi à 15 heures à la maison, dans la douceur et dans une totale acceptation. Il était prêt depuis des jours, mais il tenait à être présent à mon anniversaire. Du Simon pur et dur, jusqu’au dernier souffle. Il a même fait des blagues jusque dans les dernières secondes, a-t-elle témoigné.

En plus de sa compagne Marianne Marquis-Gravel, Simon Roy laisse dans le deuil ses enfants, Romane et Colin.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

France-Paris: Michael Benjamin meurt sur scène en plein concert de Carimi

octobre 16, 2022

Âgé de 41 ans, Michael Benjamin a fait un malaise sur la scène de Bercy. Le chanteur haïtien n’a pas survécu, malgré l’intervention des secours.

Le groupe haitien de musique kompa Carimi se produisait a l'Accor Arena de Bercy, a Paris.
Le groupe haïtien de musique kompa Carimi se produisait à l’Accor Arena de Bercy, à Paris. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

C’est un dramatique spectacle auquel de nombreuses personnes ont assisté, samedi 15 octobre au soir, à l’Accor Arena de Paris. L’Haïtien Michael Benjamin, connu sous le nom de scène Mikaben, est décédé sur scène. Âgé de 41 ans, le chanteur du groupe haïtien de musique kompa Carimi a été victime d’un malaise et n’a pas pu être réanimé, « malgré l’intervention des secours », a indiqué sur Twitter l’équipe de l’Accor Arena, se disant « terriblement affectée » par cette nouvelle.

Selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, le chanteur s’est brutalement effondré en quittant la scène en plein morceau. Il avait été invité par le groupe Carimi, formé dans les années 2000, à l’occasion d’un concert unique en France. Le concert a été interrompu et la salle a ensuite été évacuée, selon plusieurs témoignages.

« C’est une grande référence de la musique haïtienne qui vient de s’éteindre. Le pays et la jeunesse haïtienne ont perdu une belle âme », a tweeté dimanche le Premier ministre haïtien, Ariel Henry.

Né à Port-au-Prince en 1981 et fils du chanteur Lionel Benjamin, Mikaben était chanteur, compositeur et producteur. Il avait interprété plusieurs morceaux à succès avec le groupe Carimi, notamment « Baby I Missed You » ou « Fanm sa Move ».

Tele20 par Le Point avec AFP

Canada-Québec: L’artiste peintre Sœur Jeanne Vanasse décède à 100 ans

octobre 13, 2022
Le visage de Soeur Jeanne Vanasse.

Sœur Jeanne Vanasse est née en 1921 (archives). Photo : Centre Funéraire J.N. Rousseau

Sœur Jeanne Vanasse s’est éteinte la semaine dernière à Nicolet. Elle avait 100 ans. L’artiste peintre originaire de Saint-Germain-de-Grantham laisse derrière elle un vaste héritage culturel.

Dédiée à la vie religieuse depuis 78 ans avec les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge, Sœur Jean Vanasse se consacrait aussi à la peinture.

Sœur Jeanne Vanasse a notamment participé à la création du département des Arts plastiques au Cégep de Trois-Rivières en 1968, qui s’appelle aujourd’hui Arts visuels. Une salle d’exposition porte d’ailleurs son nom au cégep.

Les élus de Nicolet ont tenu à rendre hommage à la dame. Elle était sans équivoque une grande femme et grande artiste qui aura marqué Nicolet, indique la Ville par voie de communiqué.

Sœur Jeanne Vanasse a obtenu la nomination de Grande Nicolétaine, a remporté le prix international Mère Teresa en 2006 et le prix hommage du Gal’art en 2910, souligne la Ville. Sœur Vanasse n’a jamais négligé de s’impliquer dans sa communauté, tout en appartenant à une congrégation religieuse, peut-on lire.

« À l’âge de 100 ans, elle participait même à l’exposition Les peintres du couvent des sœurs de l’Assomption à l’hôtel de ville de Nicolet en septembre dernier. Elle aura su inspirer une population jusqu’à la fin. »— Une citation de  Ville de Nicolet

La mairesse de Nicolet Geneviève Dubois, Soeur Muriel Lemoine et Soeur Jeanne Vanasse avec son prix.

En 2019, Sœur Jeanne Vanasse a reçu le titre de Grande Nicolétaine (archive). On la voit entourée de la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois et Sœur Muriel Lemoine. Photo : Ville de Nicolet

L’artiste de Trois-Rivières, Guy Langevin, affirme que c’était une des pionnières du milieu culturel, dit-il. Il a vu Sœur Jeanne Vanasse dans les dernières années et il raconte qu’elle était encore très allumée, très consciente.

Elle avait une soif de voir et de rendre le monde meilleur, affirme Guy Langevin.

Une photo du Nouvelliste avec Soeur Jeanne Vanasse et Guy Langevin.

Guy Langevin (à droite) et Sœur Jeanne Vanasse (à gauche) en 1984. Photo : Nouvelliste/Courtoisie De Guy Langevin

Les œuvres de Sœur Jeanne Vanasse sont exposées au Musée des cultures du monde, à Nicolet jusqu’en mars 2022. Il s’agit de sa troisième exposition dans ce lieu. Ayant participé à plus d’une trentaine d’expositions collectives et réalisé une quinzaine d’expositions individuelles, Sœur Jeanne Vanasse revient au Musée des cultures du monde pour réussir un tour du chapeau, avait indiqué le musée en novembre 2021 au moment d’annoncer sa programmation.

L’artiste avait créé une trentaine d’œuvres pour sa nouvelle exposition-vente intitulée La Genèse, un début sans fin.

Une brève rétrospective a aussi été réalisée par le musée. Cette section permet d’aborder son riche parcours dont ses années d’enseignement au Collège Notre‐Dame‐de‐l’Assomption et sa participation à la création du département des Arts plastiques au Cégep de Trois-Rivières, souligne le musée. 

Les funérailles de Sœur Jeanne Vanasse auront lieu le 20 octobre prochain, à Nicolet.

Avec Radio-Canada

Décès de Renaud de Rochebrune : de la guerre d’Algérie au cinéma africain, vies et passions d’un journaliste

septembre 24, 2022

Notre collaborateur Renaud de Rochebrune, dont les lecteurs de Jeune Afrique et de La Revue connaissent bien la signature, est brutalement décédé le 22 septembre à l’âge de 75 ans. Depuis les années 1970 et en parallèle de ses carrières d’auteur et d’éditeur, il n’avait jamais cessé de collaborer avec les publications du groupe.

Renaud de Rochebrune, auteur, éditeur, journaliste, critique de cinéma et ami de toujours de Béchir Ben Yahmed, le fondateur de Jeune Afrique, était né en 1947 © DR

« Et vous Renaud, qu’en pensez-vous ? » C’était une sorte de rituel, à Jeune Afrique comme à La Revue. Lorsqu’un grand sujet était débattu en conférence de rédaction, quand les avis s’opposaient, que les interprétations divergeaient, Béchir Ben Yahmed (décédé en 2021) aimait, souvent, se tourner vers Renaud de Rochebrune. Entré à Jeune Afrique dans les années 1970 après avoir commencé sa carrière au quotidien Le Monde, Renaud avait d’abord dirigé Economia, l’un des titres du groupe, avant d’occuper de multiples fonctions à JA, puis à La Revue. Silhouette longiligne enveloppée d’une veste délavée de couleur moutarde, l’intéressé se lançait, de sa voix éraillée à nulle autre pareille.

Lorsque BBY lui donnait la parole, il le faisait avec malice, presque avec amusement, tant tous les deux se connaissaient par cœur. Car Renaud, tous ceux qui l’ont côtoyé le savent, avait un avis sur (presque) tout. Et savait présenter et défendre cet avis avec talent, éloquence et, souvent, avec un peu d’entêtement. Qu’il s’agisse de parler de cinéma, du durcissement du régime chinois, des fluctuations du cours du pétrole, du bilan des socialistes au pouvoir en France, de littérature ou de la guerre d’Algérie, sa grande passion et la grande affaire de sa vie, Renaud avait toujours quelque chose à dire, et cela pouvait durer un certain temps. Et provoquer de virulents débats, dont BBY se régalait.

Éditeur, auteur, journaliste

Économiste de formation – il avait étudié à HEC, comme le fondateur de Jeune Afrique, ce qui contribuait à renforcer le lien particulier qui les unissait –, Renaud a eu mille vies. Journaliste bien sûr, mais aussi éditeur – chez Denoël, principalement –, auteur, historien, critique de cinéma… Cycliste, également, car le vélo était une passion qu’il a assouvie jusqu’au bout. Il racontait volontiers ses ascensions du célèbre Mont Ventoux, dans le sud de la France, et restait capable, à 70 ans passés, de s’embarquer pour l’Afrique du Sud avec un ami afin de participer à une course amateur organisée au Cap.

IL ÉTAIT TRÈS ÉRUDIT, TRÈS HISTORIEN, IL CONNAISSAIT DES MILLIARDS DE CHOSES

Auteur et éditeur, il avait collaboré à plusieurs biographies de personnages historiques tels que Mao ou Messali Hadj, et avait connu un certain succès au début des années 1990 avec son livre Les patrons sous l’occupation, coécrit avec son ami Jean-Claude Hazera.

Plus récemment, il avait publié avec Benjamin Stora une monumentale Guerre d’Algérie vue par les Algériens, dont les deux tomes sont parus en 2016 et en 2019. « Nous nous sommes rencontrés dans les années 1990, il était venu m’interviewer sur la guerre civile qui déchirait l’Algérie à ce moment-là et nous sommes très vite devenus amis. Il est venu me voir au Maroc et c’est là, je m’en souviens très bien, qu’il m’a proposé cette idée : écrire une histoire de la guerre d’Algérie, mais vue par les Algériens. J’ai dit oui, mais je ne pensais pas que cela nous prendrait vingt ans et que ce serait un travail aussi énorme », témoigne l’historien.

« Il travaillait tout le temps »

Les deux amis ne se sont plus quittés – Renaud était fidèle – et ont multiplié les travaux en commun, partant ensemble à Ramallah interviewer les dirigeants palestiniens, écrivant à quatre mains des articles sur le cinéma, l’une de leurs autres passions communes. « Il était très érudit, très historien, il connaissait des milliards de choses, se souvient encore Benjamin Stora. Il était toujours débordé, il travaillait tout le temps, jour et nuit. Renaud et moi, ce sont vraiment vingt ans de compagnonnage intellectuel. »

À 75 ANS, RENAUD RESTAIT SUR TOUS LES FRONTS

Avec Jeune Afrique aussi le compagnonnage fut long – près de cinquante ans – et fécond. Tour à tour journaliste, rédacteur en chef, conseiller, membre du comité éditorial, Renaud a été de toutes les aventures, suivant Béchir Ben Yahmed à La Revue tout en continuant de livrer des articles à JA.

« Nous nous étions rencontrés au milieu des années 1970, puis nous nous sommes retrouvés à La Revue, confirme son ami l’économiste et éditeur Marc Guillaume. Nous étions encore ensemble il y a une quinzaine de jours, je suis allé voir sa maison dans la Creuse, il est venu dans la mienne dans l’Aveyron. Nous avons parlé de vélo, nous voulions faire des ascensions ensemble, je l’avais associé à la revue d’écologie que je m’apprête à lancer, on avait mille projets… Je suis effondré. »

À 75 ans – qu’il a fêtés le 22 mars – Renaud restait sur tous les fronts. Son dernier article, nous l’avons publié mercredi dernier, il portait sur Ordalies, le tribunal de l’invisible, film subtil d’Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav sur les pratiques magiques au Congo. Son prochain texte aurait dû traiter du film The Woman King, sur les Amazones du Bénin. Lors de ses conversations sur le sujet avec le responsable des pages culture, il avait confié ne pas aimer le film, trop hollywoodien pour ses goûts d’esthète, mais il voulait tout de même en montrer les aspects les plus positifs. Déjà, il se préparait à aller voir Black Panther II, sans grand enthousiasme mais avec un sens consommé du devoir.

Indomptable

Plus à l’aise avec les films d’art et d’essai qu’avec les blockbusters grand public, il fuyait les mondanités du monde du cinéma, mais adorait tout de même suivre les grands raouts de la profession comme le Fespaco, à Ouagadougou, le Festival d’El Gouna en Égypte ou le festival de Cannes dans le sud de la France, qu’il ne manquait jamais. Il était d’ailleurs devenu l’un des meilleurs spécialistes du cinéma africain, dont il avait interviewé la plupart des grands réalisateurs.

Renaud de Rochebrune, c’était un de ces personnages n’entrant dans aucune case dont Béchir Ben Yahmed aimait à s’entourer. C’était aussi, à sa façon, un indomptable : dépourvu de tout goût pour la consommation, se contentant d’une vie intellectuelle intense, il menait sa barque en toute liberté. Sans Dieu ni maître. Salut, Renaud. Et merci.

Toute l’équipe de Jeune Afrique s’associe à la douleur de tes proches et de ta compagne, Françoise.

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel et Olivier Marbot