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Congo: Théophile Obenga, un tribaliste repenti !

août 17, 2020

 

L’Égyptologue et ancien Ministre Théophile Obenga a dit sur RFI (Radio France Internationale) le 15 août 2020, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance du Congo-Brazzaville : « Tant que le virus tribal n’est pas encore évacué, la paix c’est un truc factice ». C’est un gros caillou jeté dans le marigot infesté des dirigeants tribalistes congolais. C’est le sauve qui peut !

Après avoir longtemps baigné dans les eaux boueuses du tribalisme et profité de ses nombreux avantages jusqu’à ce jour, monsieur Théophile Obenga nous fait le coup du repenti. Est-ce sincère ? On aimerait bien le croire. Mais n’oublions pas que ce monsieur est le Représentant spécial du Chef de l’État, monsieur Sassou Nguesso. Cette nomination ne s’explique-t-elle pas par sa proximité géographique avec le maitre des céans ?

Durant toutes ces années en tant que ministre et universitaire qui transmet le savoir c’est-à-dire l’amour, n’avait-il pas su qu’il pataugeait dans des eaux dangereuses mettant en péril l’unité nationale ?

Un intellectuel, un homme cultivé qui a un goût pour les choses de l’esprit, aurait depuis lors tiré le signal d’alarme de cette incongruité qui consiste à écarter les autres citoyens des postes de responsabilité parce que n’appartenant pas à la tribu de ceux qui règnent en maitres par les armes.

Le repenti se repend de ses actes néfastes et monsieur Théophile Obenga  doit nous expliquer de quoi il a été coupable dans cette gangrène tribaliste. Nous ne pouvons lui accorder l’excuse de la jeunesse car jusqu’ à récemment il fut le chantre de monsieur Sassou Nguesso voyant en ce dernier le seul capable de diriger le Congo-Brazzaville. C’est l’avilissement des universitaires congolais qui ne sont pas tous des intellectuels capables de discerner le bien du mal.

« Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l’esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n’assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques. »

A l’approche d’une échéance électorale pipée d’avance, les chevaliers blancs sortent de leurs abris pour apporter la bonne parole à un peuple déboussolé, qui se nourrit des mots sortis de la bouche des soi-disant savants congolais, qui sont devenus l’opium du peuple.

Universitaire (personne qui détient un diplôme d’une université) et homme politique, monsieur Théophile Obenga n’a laissé aucune empreinte au Congo-Brazzaville permettant aux Congolais de se souvenir de lui en dehors de ses rhétoriques en égyptologie incompréhensibles pour le commun des mortels. Nous aurions pu avoir ne fusse qu’un musée retraçant l’histoire égyptienne, mais c’est un musée du colonisateur Pierre Savorgnan de Brazza que nous avons hérité. C’est de l’autoflagellation.

Le moment de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville est toujours propice pour parler de paix, du refus du tribalisme par ceux-là même qui préparent la guerre et excellent dans le tribalisme.

Nous ne savons pas quelle mouche a piqué monsieur Théophile Obenga pour qu’il s’insurge contre le tribalisme qu’il a pratiqué, usé et abusé durant sa carrière politique ; Ce tribalisme pourvoyeur de haine. « L’éradication du virus du tribalisme, facteur de paix », devient une antienne pour se donner bonne conscience.

Le Congo-Brazzaville manque d’intellectuels mais a beaucoup d’universitaires qui se sont acoquinés avec les gouvernements successifs aussi violents les uns que les autres afin de se faire une place. Le cas le plus flagrant est celui de monsieur Henri Lopes, homme de Lettres, qui a servi dans des gouvernements qui ont assassinés nos compatriotes sans la moindre protestation de sa part. C’est le syndrome de la cécité de l’intellectuel alibi. Il a terminé paisiblement sa carrière au service de la dictature sur les bords de la seine en France en tant qu’Ambassadeur. Nous éclairera-t-il un jour des tourments qui hantent son esprit pour avoir été un complice à l’insu de son propre gré d’une machine à broyer ? Il serait peut-être temps qu’il sorte de sa réserve pour éclairer la jeunesse sur les errements qui ont marqué son parcours politique. Osera-t-il le faire alors que ses bienfaiteurs sont toujours aux manettes ? Le peuple congolais est plus que dans le dénuement depuis le début de sa carrière jusqu’à ce jour. Triste bilan !

Les idéologies politiques découlant d’un programme politique n’ont jamais existé au Congo-Brazzaville, pays coutumier des coups d’état. Ce sont les militaires, pour l’intérêt de la tribu, qui gèrent le pays. C’est ce paradigme qu’il faille essayer de changer aujourd’hui.

La culture du diplôme a permis à un cartel au Congo-Brazzaville de s’accaparer du pouvoir pour leurs intérêts personnels. Les trajectoires idéologiques ont été tortueuses, du socialisme bantou au socialisme scientifique sans aucun savoir en passant par le marxisme-léninisme. Le passage à la démocratie dévoyée s’est fait par pure opportunisme.

Nous accordons le bénéfice du doute à monsieur Théophile Obenga. Mais en tant qu’intellectuel, il devrait trouver incongrue qu’un Président de la république puisse se maintenir au pouvoir depuis plus de 35 ans. C’est son rôle de dénoncer ce genre d’aberration au lieu de nous parler de tribalisme qui est la conséquence de cet accaparement du pouvoir par monsieur Sassou Nguesso.

Étant son collaborateur proche, Représentant spécial du Chef de l’État, par acte de bravoure, il devrait démissionner pour manifester son mécontentement car c’est ce régime qui est à l’origine des prémisses du tribalisme dans notre pays. Il n’y a qu’à voir les nominations au niveau du gouvernement, de l’armée et de la haute administration publique pour se rendre que le Congo-Brazzaville est une république tribaliste, que nous combattons.

Profiter de son aura universitaire pour endormir le peuple est une escroquerie intellectuelle surtout lorsque l’on n’a pas été exemplaire soi-même durant son parcours. Il est de bon temps qu’au crépuscule de sa carrière politique de laver plus blanc que blanc. Mais méritez-vous la rédemption même si vous y avez droit ? Seule votre conscience pourra répondre à cette question.

C’est assez curieux et réducteur de penser que les Congolais n’ont pas demandé leur indépendance. Tout homme ayant vécu l’humiliation sous le joug de la colonisation n’aspirait qu’à un seul désir qui était celui de recouvrer sa liberté en tant qu’homme libre. Une telle réflexion venant d’un ancien ministre est plus que saugrenue.

La période « d’indépendance formelle » de la France n’a de sens que pour piller les richesses naturelles de ses anciennes colonies. Pour preuve aucune infrastructure d’envergure n’a été construite dans les anciennes colonies françaises en dehors « des quartiers blancs » au centre-ville où ils se prélassaient.

Le tribalisme est la source de tous nos mauvais maux au Congo-Brazzaville. Vous faites partie des bénéficiaires de ce système inique qui consiste à priver des ressources à vos propres compatriotes pour le seul fait qu’ils ne sont pas de votre tribu ou contrée.

Monsieur Théophile Obenga se trompe d’époque. Le Congo-Brazzaville avec son pétrole largement exploité par la France au détriment des Congolais peut se suffire à lui-même au lieu d’aller faire l’aumône. À ce que nous savons, ce ne sont pas les Français qui ont volé les 14 000 milliards de francs CFA prévus pour les générations futures mais bien les gouvernements de monsieur Sassou Nguesso et ses acolytes.

Sincérité ou malice, seule l’histoire jugera cette saillie trouble de monsieur Théophile Obenga. Pour le moment l’essentiel est ailleurs à savoir, le peuple congolais qui est dans la misère.  Cette stratégie nous fait penser qu’elle n’est pas sincère car il est difficile de passer de griot à calife.

Quand un chantre du tribalisme se mue en chantre de la paix, c’est qu’il y a un flou. Et quand c’est flou c’est qu’il y a un loup. Mais sachez que cette fois-ci la bergerie et les poulaillers sont fermés et bien gardés.

Il est bien de reconnaitre que le PCT (Parti congolais du travail) est un parti violent. Alors dans ce cas pourquoi en tant qu’intellectuel être au service de son chef qui n’est autre qu’un chef de gang.

Le diagnostic sur le mal qui sévit au Congo-Brazzaville est déjà fait. Il découle de la malgouvernance du PCT, parti autoritaire, brutal, peu soucieux des règles démocratiques que vous servez. Si vous êtes lucide, il ne vous reste plus qu’à démissionner de vos fonctions auprès de monsieur Sassou Nguesso afin de retrouver la liberté de parole et le ton dévolu à un intellectuel. Sinon votre interview sur RFI n’aurait été qu’une litanie.

Sentant la fin arrivée, la saison des regrets a commencé pour les apparatchiks. Il n’est jamais trop tard pour se repentir.

Un intellectuel est une autorité morale et un universitaire est un enseignant. Mais, il n’est pas exclu que l’on soit les deux.

C’est Abraham Lincoln qui disait : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Avec Congo-liberty par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Congo: Décès d’un artiste musicien d’Extra Musica Zangul

août 17, 2020

Nécrologie : Décès ce matin de l’artiste musicien ZIZOU ZIDANE « Wane Pécho » artiste du groupe Extra Musica Zangul , ancien sociétaire du groupe Patrouille des stars et Favelas stars.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

République du Congo : sept Constitutions en soixante ans d’indépendance

août 14, 2020

 

Depuis son accession à la souveraineté internationale le 15 août 1960, la République du Congo a changé sept Constitutions et adopté quatre actes fondamentaux, initiés pour régir le fonctionnement des institutions lorsque que le pays connaissait des remous sociaux.

Le pays a adopté sa toute première Constitution officielle, le 2 mars 1961, sous le régime du président Fulbert Youlou. Trois ans après, il est renversé par le mouvement populaire des 13, 14 et 15 août 1963. Le Congo est dirigé par un Conseil national de la révolution.

En vue de réorganiser son fonctionnement à l’issue de cette impasse, le pays est contraint au renouvellement de sa loi fondamentale. Ainsi, le 8 décembre 1963, le Congo adopte sa deuxième Constitution. Neuf jours plus tard, le 17 décembre 1963 précisément, Alphonse Massamba-Débat est élu président de la République, au terme d’une élection. Il dirige les affaires publiques pendant cinq ans avant de quitter le pouvoir le 14 septembre 1968, forcé par les remous sociaux.

Le 31 décembre 1968, Marien Ngouabi accède au pouvoir. En 1969, le Congo devient une République populaire. Quatre ans après, en 1973, est adoptée une nouvelle Loi fondamentale, la troisième du genre, à l’issue du référendum constitutionnel du 24 juin.

Après avoir gouverné le pays neuf ans durant, le président Marien Ngouabi est assassiné le 18 mars 1977. Dans la tourmente, un comité militaire est institué, dirigé par Joachim Yhombi Opango, qui devient d’office président de la République. Il est, lui aussi, renversé le 5 février 1979 par le « Mouvement du 5 février 1979 ». En mars 1979, Denis Sassou N’Guesso est hissé à la magistrature suprême. Quelques mois plus tard, une consultation référendaire est organiée. Le Congo approuve sa quatrième Constitution.

A l’avènement de la Conférence nationale souveraine en 1991, le pays met en place une instance transitoire : le Conseil supérieur de la République dont le but était, entre autres, de préparer les prochaines élections. Le pays organise un référendum constitutionnel le 15 mars 1992, débouchant ainsi sur l’adoption d’une cinquième Constitution. Pascal Lissouba est élu président de la République après l’élection présidentielle du 16 août 1992, succédant à Denis Sassou N’Guesso.

En juin 1997, le pays sombre à nouveau dans une guerre civile fratricide. Les institutions démocratiquement mises en place sont renversées. Denis Sassou N’Guesso revient aux affaires et met en place une transition de cinq ans. En 2002, est organisé à nouveau un vote référendaire à l’issue duquel le pays a approuvé sa sixième loi fondamentale. La septième Constitution actuellement en vigueur a été adoptée le 25 octobre 2015 par référendum, une année avant l’élection présidentielle de 2016.

Quatre Actes fondamentaux également approuvés

Hormis les Constitutions qu’il a adoptées, le Congo a connu aussi quatre Actes fondamentaux en soixante ans. Ces textes de loi ont été initiés chaque fois que le pays sortait d’une crise armée ou politique. Le pays a pris son premier Acte fondamental le 5 août 1968, après la chute du président Alphonse Massamba-Débat. Il en a initié d’autres le 5 avril 1977 après le décès inopiné du président Marien Ngouabi et en 1991 à l’issue de la conférence nationale souveraine. Le Congo a approuvé son dernier Acte fondamental le 24 octobre 1997, à la fin de la guerre civile.

 

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Handball dames : l’équipe congolaise, deuxième au classement général du palmarès de la CAN

août 13, 2020

 

Le Congo occupe la deuxième place du classement des cinq équipes féminines qui ont dominé la scène internationale lors des différentes CAN de 1974 à 2018.

 

Malgré sa contre-performance depuis plus d’une décennie, l’équipe congolaise demeure parmi les cinq meilleures équipes du palmarès du handball continental à côté de l’Angola, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Nigeria. La première Coupe d’Afrique des nations (CAN) de handball féminin a été remportée par l’équipe tunisienne en 1974, puis en 1976, talonnée de près par les Congolaises qui ont décroché cette année-là la médaille d’argent.  Ces dernières ne sont pas restées  en seconde place bien longtemps avant de détrôner le titre à leurs adversaires en 1979. Fortes de cette réussite, elles ont enchaîné les victoires successivement en 1981, 1983 et 1985.

En 1987 à Rabat au Maroc, c’était le tour des ivoiriennes de prendre la médaille d’Or en laissant la troisième place du classement aux Congolaises et la quatrième aux tunisiennes. Mais, en 1989, elles sont surprises par les Angolaises qui ont fait une remontée fulgurante. Elles sont passées de l’avant-dernière place (5e) occupée au classement durant deux éditions successives (1985 et 1987), au top du classement final. C’était la première victoire de l’Angola qui avait occupé la dernière place lors de sa première participation en 1983.

En 1991, l’Angola a perdu sa place de favorite en faveur du Nigeria mais est revenu au-devant de la scène l’année suivante (1992) puisque la Cahb avait décidé d’organiser ses compétitions les années paires. Pendant ce temps, les Congolaises n’ont pas  baissé les bras. Au contraire, elles ont remonté la pente de médaillées de bronze, pour deux médailles d’argent successivement, de 1991 à 1992.

Mais, contre toute attente, la Côte d’Ivoire reprend du poil de la bête et quitte la sixième place du classement pour la troisième place (durant ces deux ans : 1991 à 1992). Elles sont deuxièmes derrière les Angolaises en 1994 avant de remporter triomphalement la Coupe d’Afrique en 1996. C’était le dernier sacre des Ivoiriennes. En 1998, les Angolaises ont repris la Coupe d’Afrique des nations et sont demeurées championnes d’Afrique jusqu’en 2012.   2014 a été le retour des tunisiennes, premières médaillées d’or de l’histoire du handball africain, longtemps restées loin du trophée. L’Angola qui s’était laissé devancer récupère son titre de championne d’Afrique de 2016 à 2018. La prochaine CAN dames initialement prévue pour décembre 2020 a été reportée au 11 Juin 2021 en raison du coronavirus.

Championnat d’Afrique des nations

Palmarès des équipes

 Angola

Médaille d’or : 1989, 1992, 1994, 1998, 2000, 2002, 2004, 2006, 2008, 2010, 2012, 2016, 2018

Médaille d’argent : 1991

Médaille de bronze : 1996, 2014

Congo Brazzaville

Médaille d’or : 1979, 1981, 1983, 1985

Médaille d’argent : 1992, 1998, 2000

Médaille de bronze : 1976,1987, 1989, 1991, 2006, 2008

Tunisie 

Médaille d’or : 1974, 1976, 2014

Médaille d’argent : 1981, 2006, 2010, 2012, 2016

Médaille de bronze : 2000, 2002

Côte d’Ivoire

Médaille d’or : 1987, 1996

Médaille d’argent : 1985, 1989, 1994, 2002, 2008

Médaille de bronze : 1992, 1998, 2004, 2010

Nigeria

Médaille d’or : 1991

Médaille d’argent : 1983

Médaille de bronze : 1981

 

Avec Adiac-Congo par Charlem Léa Itoua

Congo-Parlement : la nouvelle loi électorale votée sans les députés de l’opposition

août 13, 2020

 

L’Assemblée nationale a adopté, le 12 août, en séance plénière, avec amendements, le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale n°9-2001 du 10 décembre 2001. Ce vote, assorti d’une recommandation, s’est tenu en absence des trois députés de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

 

Présentée par la commission des lois et affaires administratives de l’Assemblée nationale, cette loi initiée par le gouvernement est conforme et inclut, entre autres, le vote par anticipation des agents de la force publique ainsi que l’établissement d’une liste spéciale. Selon le gouvernement, les militaires, policiers et gendarmes constituent une partie non négligeable du corps électoral et ont droit d’exercer leur droit de vote, dans les mêmes conditions que tous les autres électeurs. Le but étant de leur permettre de se consacrer uniquement, le jour du vote général, aux opérations visant à assurer la sécurité des personnes et biens. « Pour assurer en mieux la sécurité des électeurs, des populations ainsi que de tout le processus électoral, la solution la plus idoine est de faire voter les agents de la force publique, dûment inscrits sur les listes électorales, quelques jours avant les autres électeurs inscrits », a justifié le gouvernement.

Ainsi, quelques alinéas ont été ajoutés à certains articles avec des amendements. Pour permettre une exploitation plus aisée de la loi électorale, la commission a recommandé au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation de soumettre à la représentation nationale, dès la prochaine session, une transcription de cette loi ainsi que ses modifications dans un texte unique pour adoption. Une suggestion prise en compte par le ministre Raymond Zéphirin Mboulou.

Pascal Tsaty-Mabiala dénonce un affrontement politique

Après avoir pris part aux débats où ils ont été les principaux animateurs, les trois députés de l’opposition politique congolaise, représentée à cette plénière par Pascal Tsaty-Mabiala, Honoré Sayi et Alain Pascal Leyinda, ont boycotté le vote. Ils sont sortis malgré les assurances du ministre Mboulou qui a annoncé la tenue prochaine d’une concertation politique devant permettre d’évaluer le niveau d’exécution des recommandations de Ouesso de 2016.

Selon le chef de file de l’opposition congolaise, le peuple congolais attend la transparence et la fiabilité de la prochaine élection présidentielle et non le vote par anticipation des agents de la force publique. «S’il y a une concertation en vue, pourquoi ne pas attendre ce rendez-vous pour élaborer un seul texte accepté de tous ? Pour cette réforme, nous ne voyons pas l’opportunité. Le groupe de l’opposition ne participe pas à ce vote, nous attendons la concertation annoncée », a déclaré Pascal Tsaty-Mabiala avant de quitter la salle. Défendant le rapport de sa commission, le président de la commission des lois et affaires administratives, Fernand Sabaye, a, quant à lui, qualifié de simple ajustement technique qui vise l’efficacité de la loi en termes d’application.

Notons que l’article 110 alinéa 3 a été modifié dans le sens de restreindre le droit de contester les résultats électoraux qui ne peut être l’œuvre que du candidat lui-même à l’exclusion de la formation politique qui l’a présenté et ses représentants. Outre la nouvelle loi électorale, les députés ont accepté, au cours de cette plénière présidée par Isidore Mvouba, la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour la septième  fois consécutive et bien d’autres textes.

 

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo/Nkayi: détenu pour avoir surnommé son chien PCT

août 12, 2020

Dans la ville sucrière de la Bouenza, un jeune, a passé quelques heures dans une cellule d’un poste de police, pour avoir surnommé son chien « PCT ». Selon la version du pauvre jeune, ce sont plutôt les voisins qui ont débaptisé son chien ce nom à sa naissance. Encore chiot, il ne laissait aucun de ses frères partager son plat et les mordait en cas d’entêtement. Et en plus, volait la bouffe des voisins, d’où le nom de « PCT » par sa manie de tout manger seul.

La rumeur est vite arrivée dans les oreilles d’un policier originaire de la Cuvette et affecté dans la ville de Nkayi. On lui a rapporté que dans la première commune de la ville, un chien se faisait appeler « PCT » et serait d’une méchanceté redoutée.

Une patrouille s’est rendu sur place interpeller son propriétaire, qui s’est avéré n’être qu’un mineur âgé de 16 ans. Néanmoins, il a été embarqué et auditionné au poste de police sur les raisons l’ayant poussé à surnommé ainsi son chien.

Le plus triste a été les tentatives de certains policiers de le lier à un parti politique de l’opposition. Accusations, battues en brèche par le mineur, qui a fait savoir son dégoût extrême pour la politique. «  A sa naissance, mon chien n’aimait rien partager à ses frères, et mangeait tout seul… Vu son comportement égoïste, les gens ont commencé peu à peu à l’appeler PCT. » a justifié le mineur devant les policiers.

Relâché quelques heures après, il lui a été intimé l’ordre de changer de nom à son chien et d’en avertir aussi ses voisins au risque de se retrouver en prison.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Congo-diaspora/Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA: de l’Impertinence à la cacophonie(Droit de réponse de L’UDH-YUKI)

août 11, 2020

 

Cher compatriote, cher frère,

Nous venons de prendre connaissance de votre article publié le 11 août 2020 sur le portail de Congo Liberty. À première vue, il semble que vous n’ayez jamais compris les vrais  enjeux politiques de notre pays. De même, nous nous empressons de nous demander si vous avez la capacité d’en cerner, comme un vrai spécialiste, les contours qui sont en droit de vous donner la possibilité de dire la vérité aux congolais.

Hélas, non. Nous en doutons.

En parcourant vos lignes, nous ne voyons qu’une  volonté, celle de nuire à l’image du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS. Rien d’autre. Cet état de fait vous éloigne non seulement du bon sens mais surtout de la pertinence, et vous introduit dans la cacophonie. Ce qui est bien dommage au regard de l’importance des problématiques soulevées!

Vous dites, nous vous citons: « Guy Brice Parfait KOLELAS sort de sa léthargie. Vous poursuivez plus loin : après une longue période d’hibernation, il sort de son silence pour un baroud d’honneur qui le mènera à sa perte définitive, à juste raison ». Quelle incongruité ! Nous avons le devoir de vous dire sans tergiverser que vous êtes à côté de la plaque et par là, vous participez à l’appauvrissement de l’esprit chez nombreux compatriotes qui vous lisent. Vos analyses n’ont rien de pertinents.

Aussi, nous avons le devoir de vous rafraîchir la mémoire en vous disant que le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS n’est jamais resté silencieux devant la souffrance des Congolais, ni complaisant devant les soubresauts du régime en place.

C’est ainsi que dès les premières heures du 04 avril 2016 au sortir de l’élection présidentielle, à la suite des affrontements dans les quartiers Sud de Brazzaville entre les forces de l’ordre et les éléments du pasteur Ntumi, lesquels affrontements s’étaient déportés dans le département du Pool, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, n’était demeuré indifférent. En sa qualité de député de Kinkala, il avait demandé, le 18 avril 2016, une enquête parlementaire. Cette position avait été réitérée lors de son passage sur les ondes de RFI. Il a toujours milité en faveur de la paix. Vous devez vous documenter, car ses interventions à l’assemblée nationale sont en ligne.

Cher compatriote, vous vous placez du mauvais côté de l’histoire en vous obstinant à caricaturer le leader de l’UDH-YUKI. Sur les grands sujets comme sur les petits sujets qui engagent l’avenir de notre pays, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, n’est jamais resté muet. D’une manière ou d’une autre, il a souvent fait passer le message.

Il ne vous échappe pas qu’il est membre de l’opposition congolaise institutionnelle. Et cette opposition, via son chef de file, monsieur le premier secrétaire de l’UPADS, l’honorable Pascal TSATSY MABIALA, a toujours pris position! Et vous ne devriez pas ignorer que lorsque le chef de file de l’opposition prend position sur un sujet, il le fait au nom de toute l’opposition, après concertation.

Mais, ce n’est pas une excuse pour que le grand leader de l’UDH-YUKI n’intervienne pas dans la mesure où il capte toute l’attention et concentre tous les espoirs du changement.

C’est ce qui l’a conduit tour à tour de faire comme qui dirait les états généraux de notre pays entre fin 2019 et début 2020. Lors de ces deux sorties, d’abord le 22 décembre 2019, puis le 18 Janvier 2020 lors de la rentrée politique de l’UDH-YUKI, Guy Brice Parfait KOLELAS avait fait le tour de toutes les questions du Congo. Il avait posé un vrai diagnostic, ne s’était pas dérobé de faire des propositions concrètes pour une sortie de crise.  Il avait mis sur la table : le compromis politique historique qui devrait se négocier au travers d’un dialogue national inclusif dit patriotique. Ce dialogue national inclusif que tout le monde attend, devait associer toutes les forces vives de la nation avec pour objectif principal, permettre au Congo de gagner. Il ne s’est jamais dévoyé pour dire directement et clairement les choses.

Guy Brice Parfait KOLELAS l’a souvent dit, notre pays se porte mal. C’est un homme politique mûr, dont la principale préoccupation est de permettre aux congolais de vivre dans la cohésion et le rassemblement.

Nous regrettons que votre expertise ne se concentre que sur l’événement du dimanche 09 août 2020 au cours duquel, justement comme d’habitude, lorsqu’il s’agit des sujets majeurs qui engagent l’avenir de notre pays, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS n’est demeuré insensible. Il fallait dire les choses. Parler aux compatriotes.

Cher compatriote,

Le 08 août 2020, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, a déposé  au parlement son avant-projet de loi complétant et modifiant certaines dispositions de la loi électorale actuellement en vigueur, pour examen et adoption. Et vous vouliez que le leader de l’UDH-YUKI se taise! Non, il n’en est pas question. Loin des accommodements imaginaires, le devoir d’un leader politique est de ne pas observer un silence complaisant lorsque les institutions du pays sont menacées. Ce projet de loi, s’il est adopté, détermine l’issue de l’élection de mars 2021 avant même l’heure. C’est une preuve évidente du tripatouillage électoral avant l’heure.

Cher compatriote, voyez-vous, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS  n’est pas un opportuniste. Il n’est pas non plus un opposant ordinaire. C’est un vrai opposant qui a fait le choix de l’être. Il n’a jamais été débarqué du gouvernement comme un mal propre. C’était un choix mûri. En s’opposant au changement de la constitution de 2002 pour des fins personnelles, il avait scellé son sort au gouvernement. C’était un acte de bravoure. À partir de là, le désaccord avec le régime en place était acté. Et ceci étant, il se plaçait du côté du peuple pour défendre la forme républicaine qui était en train d’être saccagée. C’est encore le cas aujourd’hui avec ce projet de loi bossé dans les laboratoires du PCT.

Député de Kinkala, l’honorable Guy Brice Parfait KOLELAS n’a jamais été nommé comme bon nombre de députés de la majorité présidentielle. À cause de l’instabilité, n’y avait pas eu d’élections dans cette partie de notre pays. Nous faisons le pari qu’une élection législative organisée dans les conditions démocratique donnerait gagnant Guy Brice Parfait KOLELAS. Ceci se vérifie même au plan national, que cela ne vous plaise ou non. C’est la vérité. D’ailleurs nous vous conseillons de bien scruter les résultats de la dernière présidentielle avant de vous avancer sur quoi que ce soit. Vous ramassez ce qui se déverse dans le commun des mortels, et vous en faites une vérité indubitable voire un dogme. Ce n’est pas sérieux!

Parlant du général MOKOKO et de Okombi Salissa, voyez-vous, vous n’êtes pas informé. À plusieurs reprises, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS a réclamé leur libération. Il a souvent dit que ces deux camarades n’ont leur place en prison. C’est d’ailleurs ce que disent tous les leaders de l’opposition congolaise. Que voulez-vous de plus? Que le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS aille briser les murs de la maison d’arrêt de Brazzaville? Ou bien, vous attendez de lui, des cris de singes sur tous les toits du Congo pour vous convaincre de sa bonne foi?

Pour ce qui est de la pandémie de la Covid-19, dès les premières heures, à travers la déclaration qu’avait faite l’UDH-YUKI, la position du parti, et par ricochet, celle du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS était connue, sauf par vous. Et certains membres de la cellule de communication de l’UDH-YUKI étaient intervenus dans les médias pour dire la position du parti sur la gestion de cette crise sanitaire. Voyez-vous, vous racontez des choses qui malheureusement, pour être poli, manquent de pertinence. Vous êtes singulièrement animé par une sorte d’amnésie ou de cécité qui vous laissent passer à côté de l’essentiel comme ce prisonnier de la caverne de Platon, qui se trouvant au fond du trou prenait les silhouettes pour la réalité. Nous vous en conjurons de sortir de cette prison pour embrasser la réalité même si elle vous éblouirait. Mais, au moins, elle vous fera un grand bien. Vous serez ainsi guéri de vos maux, et feriez le choix des beaux mots pour dire les choses.

Sachez enfin, que le silence est une autre forme de communication. Ce n’est pas en faisant du bruit qu’on se distingue. Sans doute, vous conviendrez avec moi, qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Eh bien, rassurez-vous, nous espérons de tout cœur que vous n’en êtes pas un. Très vite, vous retrouverez la lumière, mieux vous vous porterez.

Il n’en demeure pas moins vrai, qu’aujourd’hui, la seule préoccupation du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, est de rassembler toute l’opposition afin faire barrage à cette forfaiture avant l’heure, travaillée dans les laboratoires du PCT. Combattre le hold-up électoral qui s’organise avant même que le vote n’ait eu lieu, pour que 2021 ne soit pas un 2016 bis.

Albert Einstein avait dit: la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. Le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS refuse une  telle folie populaire qui conduit inéluctablement à l’abîme.

Avec Congo-liberty.com par Oleg fabrice kiessila

 Cellule de communication de l’UDH-YUKI France

Congo: Guy Brice Parfait Kolelas sort de sa léthargie.

août 11, 2020

 

Après une longue période d’hibernation, il sort de son silence pour un baroud d’honneur qui le mènera à sa perte définitive, à juste raison.

Député de Kinkala maintenu en place par le système sans que personne ne s’en offusque, monsieur Guy Brice Parfait Kolelas n’a jamais durant cette mandature parlementaire fait une intervention au niveau de l’Assemblée nationale afin d’éclairer la nation sur le mauvais fonctionnement de notre pays le Congo-Brazzaville.

Il s’est tu depuis lors, tout en profitant des avantages dus à sa fonction et de sa position d’opposant de façade qui permet à monsieur Sassou Nguesso d’avoir l’impression de vivre dans une démocratie.

Pourtant les problèmes n’ont pas manqué depuis l’élection de monsieur Sassou Nguesso suite à la violation de la constitution de 2002. Et voilà comme par enchantement que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas fait une conférence de presse le 09 août 2020 pour enfoncer des portes ouvertes et nous asséner des vérités de La Palice.

Oui monsieur Guy Brice Parfait Kolelas, le Congo-Brazzaville va mal depuis la guerre civile du 05 juin 1997 qui a mis fin à notre démocratie naissante. Cela n’empêche qu’à la suite des accords entre le MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) et le PCT (Parti congolais du travail), vous aviez été nommé directeur adjoint de la campagne du candidat Sassou Nguesso  à l’élection présidentielle de 2009. Vous aviez été récompensé et nommé Ministre durant son septennat jusqu’à ce que l’on vous débarque du gouvernement pour une crise d’adolescence. L’on ne coupe pas impunément la main qui vous nourrit. Il eut été plus élégant que vous démissionniez. Mais pour l’appât du gain, vous êtes resté cramponné à votre poste ministériel jusqu’à ce que votre boss, comme vous l’appeliez, siffle la fin de la récréation en vous renvoyant du gouvernement tel un malpropre.

Il est évident que vous rêviez depuis votre tendre enfance d’accéder à la magistrature suprême. Mais en tant qu’adulte, vos actes ont toujours été à l’opposé de vos désirs d’enfant. La politique ne forge pas le caractère, elle élimine celui des faibles.

Durant ce quinquennat de monsieur Sassou Nguesso, il y a eu beaucoup de scandales qui auraient mérités votre désapprobation. En tant que soi-disant opposant, ce que l’on ne peut vous renier, il eut fallu que l’on entendit votre voix dénoncer ce que tous les Congolais savaient et que vous semblez découvrir lors de votre dernière conférence de presse. Le Congo-Brazzaville n’est pas un État de droit. C’est une dictature donnant l’apparence d’une démocratie. En participant comme vous le faites à cette mascarade, vous mettez dans l’embarras et le désarroi le nombre non négligeable des militants qui vous suivent. Vous trahissez sans sourciller leur confiance par des basses manœuvres de politique politicienne. Le rôle d’un opposant c’est de croiser le fer pour défendre les intérêts de la nation. Nous avons cru un moment que vous étiez devenu boulanger tant vous rouliez tout votre monde dans la farine.

Un député de la nation participe à l’élaboration des lois de son pays et au contrôle de l’action gouvernementale. Sur ces deux points ça été le silence total de votre part. Aviez-vous pris ne fusse qu’une fois durant cette mandature la parole à l’Assemblée nationale pour défendre le peuple qui vous y a envoyé siéger et non faire la sieste ? Il serait temps que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas ait une pensée pour la jeunesse congolaise qui désespère au lieu d’avoir tout le temps les yeux rivés sur l’élection présidentielle.

La politique ne se résume pas qu’à l’élection présidentielle. Cette élection consacre le parcours politique d’une femme ou d’un homme engagé qui durant son service s’est mis à la disposition de ses concitoyens afin de les entendre et de réaliser leurs doléances. En dehors des dons alimentaires et du rafistolage de quelques bâtisses dans votre fief, comme tout député congolais, aucun acte d’envergure de votre part n’a attiré notre attention. Vous avez tant rabaissé le niveau du débat politique qu’il en devient affligeant de vous écouter. Épargnez-nous vos jérémiades.

La manipulation de la loi électorale par le Ministre de l’Intérieur dans une dictature est un fait banal. Y accorder de l’importance c’est nous faire croire que le Congo-Brazzaville est une démocratie. C’est un jeu malsain que vous jouez à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2021, la seule qui sied à votre plumage. Dans la configuration politique actuelle, même sans élection, monsieur Sassou Nguesso sera réélu dictateur en chef du Congo-Brazzaville.

Durant ce quinquennat, il y a eu les affaires de malversations financières des enfants Sassou Nguesso. De votre part, l’on a noté une solidarité familiale. La dissimulation de la dette nationale auprès des organismes internationaux n’a pas semblé vous ébranler. La vie misérable des Congolais qui triment tous les jours à cause de la brutalité de ce régime est le dernier de vos soucis. La disparition des 14 000 milliards de francs CFA du Fonds des générations futures est un songe pour vous. Le sort du Général Jean-Marie Michel Mokoko n’a pas semblé atteindre votre sensibilité. Quant à votre ami d’hier André Okombi Salissa c’est le silence complet. La pandémie du COVID-19, vous ne savez même pas si elle existe tant vous êtes dans votre bulle. Au niveau de l’horreur, la mort en prison du Colonel Marcel Tsourou n’a été pour vous qu’un épiphénomène. Aucun Congolais ne doit mourir pour ses opinions politiques. Aujourd’hui c’est eux, demain ce sera nous car le loup attaque toutes les brebis surtout galeuses.

Dans la vie, il y a des moments où le silence est plus important que la politique du coup de menton à l’approche de l’échéance présidentielle. Chaque opposant déploie sa plus belle parure pour plaire au maître des lieux afin de continuer à gérer le Congo-Brazzaville comme une épicerie familiale.

Pour paraphraser cette citation apocryphe, attribuée à Voltaire, je dirais « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » C’est aussi ça l’État de droit incluant la liberté d’expression pour lequel nous nous battons. Il n’en demeure pas moins que la cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique.

Nous non plus ne sommes pas parfaits et nous l’acceptons. Mais des fois, la valeur inestimable d’une pièce dépend de son imperfection. L’on ne peut se contenter d’avoir de l’or en barre dans les mains et le transformer en barre de chocolat.

C’est Martin Luther King qui disait : « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; C’est l’indifférence des bons.»

Avec Congo-liberty.com par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Congo/Commune de Brazzaville : interdiction des réunions politiques sans autorisation de la tutelle

août 8, 2020

Le président du conseil départemental et municipal, Dieudonné Bantsimba, a invité les administrateurs-maires d’arrondissement, les chefs de quartier et les agents de la force publique à faire respecter les directives du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation sur les réunions politiques.

 

Dieudonné Bantsimba et Privat Frédéric Ndeké ; les participants à la rencontre de Ouenzé/Adiac

2021 est une année électorale en République du Congo. A quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle, le maire de Brazzaville qui a échangé cette semaine avec les administrateurs-maires et les responsables de quartier, les élus locaux ainsi que de la force publique dans les arrondissements 2 Bacongo, 8 Madibou, 3 Poto-Poto, 5 Ouenzé, 6 Talangaï et 9 Djiri a appelé tout le monde à la vigilance.

« Vous devez redoubler de vigilance en cette période pré-électorale pour lutter contre le banditisme. Les administrateurs-maires doivent être très regardants et faire respecter les directives de la tutelle sur les réunions politiques. Pas de réunions politiques sans autorisations délivrées par les autorités habilitées », a martelé Dieudonné Bantsimba, précisant qu’il existe plusieurs associations politiques non réglementées qui exercent dans la ville.

Insistant sur la cohésion sociale qui devrait régner dans les différents arrondissements de Brazzaville, le président du Conseil départemental et municipal a exhorté les acteurs à s’impliquer dans la gestion de la ville. Il a aussi dénoncé les mauvaises pratiques observées actuellement dans les administrations municipales, notamment la corruption et la délivrance de faux actes d’état-civil.

Les différents acteurs devraient également lutter contre l’occupation anarchique du domaine public, l’extension illégale des marchés domaniaux, les nuisances sonores dues à la prolifération des églises et la mauvaise gestion des eaux usées. L’autre phénomène décrié par Dieudonné Bantsimba concerne l’occupation abusive des rues par les citoyens lors des veillées mortuaires et la pose des banderoles annonçant les veillées sans autorisation de la mairie. « Impliquer dans l’action municipale pour que tous ces maux puissent disparaître.  L’occupation du domaine public est réglementée et nous allons appliquer la réglementation en vigueur, en déguerpissant de façon digne tous ceux qui l’occupent anarchiquement », a promis le maire.

Partout où il est passé, Dieudonné Bantsimba a présenté les axes prioritaires du programme d’activités 2020 de la commune de Brazzaville, qui se résument en termes d’assainissement. Ainsi, chaque arrondissement a au moins deux projets les concernant. C’est le cas du reprofilage des routes en terre surtout dans les quartiers périphériques, le pavage des avenues et rues, le traitement des érosions et le curage des caniveaux et collecteurs.

Ainsi, les doléances des administrateurs-maires ont tourné autour du manque de sièges fiables, la formation du personnel, l’enclavement, le banditisme et l’absence d’éclairage public dans plusieurs quartiers. « Nous prenons acte de vos doléances. Nous voulons faire de l’équité territoriale, c’est-à-dire, tous les arrondissements seront traités de façon équitable. Des projets seront exécutés de façon correcte pour éviter que les chantiers puissent rester inachevés », a-t-il laissé entendre.

 

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Fête de Saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars en France: la figure du Cardinal Émile Biayenda à l’honneur

août 3, 2020

Le Cardinal Pietro Parolin examinant la soutane portée par le Cardinal Emile Biayenda le jour de son assassinat

A l’occasion de la commémoration du 161e anniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars, le diocèse de Belle-Ars, qui est sous la responsabilité pastorale de Mgr Pascal Roland, organise une série d’activités du 3 au 4 août 2020. A cet effet, l’évêque du lieu a bien voulu associer à ces festivités deux éminentes personnalités de l’Eglise, notamment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint Siège et Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville.

Au terme de ces deux journées méditatives, l’on procédera à l’inauguration et à la bénédiction de la première étape du parcours, dénommé «Parcours Biayenda» et du futur Mbongui qui certainement portera le même nom.

Selon le programme établi pour la circonstance, la fête du Saint Curé d’Ars débutera dans l’après-midi du 3 août à 16h00 par la conférence-débats qu’animera au foyer sacerdotal Mgr Anatole Milandou, sur le thème: «L’incidence de la figure du Curé d’Ars dans les diocèses du Congo» ou «Emile Cardinal Biayenda, le Saint Curé d’Ars africain». Cette conférence sera suivie de la messe pour les vocations que présidera Mgr Pascal Roland, à 17h00. Dans la soirée, le programme prévoit à 20h30, une adoration et la confession individuelle dans l’église Notre-Dame de la Miséricorde. Une nuit d’adoration clôturera les activités du premier jour.

Dans la matinée du 4 août, après l’office des Laudes, à 10h00, le Cardinal Pietro Parolin présidera en compagnie d’autres évêques, une messe solennelle en l’honneur de Saint Jean Marie Vianney, «Le Saint Curé d’Ars» et du Cardinal Emile Biayenda, «Le Saint Curé d’Ars africain ».

Pour mémoire, rappelons que lors de son séjour à Brazzaville du 1er au 4 février 2017, le secrétaire d’Etat du Saint siège qui connaît bien la figure du Cardinal Emile Biayenda, avait écrit dans le livre d’or placé dans l’appartement du Cardinal Emile Biayenda: «Je suis très touché par cette visite à la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, au tombeau et dans l’appartenant où il vécut. Je prie pour que son exemple de pasteur puisse inspirer toujours les ministres de l’Eglise et sa mort être la semence d’une récolte abondante de l’Evangile en ce beau pays», fin de citation.

Dans l’après-midi du 4 août, le secrétaire d’Etat donnera une conférence sur le thème: «Le Pape François et les prêtres en chemin avec le peuple de Dieu», toujours dans la même église. A 17h00, Le cardinal Parolin procédera à l’inauguration et la bénédiction du parcours Biayenda et du futur Mbongui.

Si aujourd’hui, le diocèse de Belle-Ars a beaucoup d’estime pour le cardinal Emile Biayenda, c’est parce que de son vivant, il a aimé Saint Jean Marie Vianney, «le Saint Curé d’Ars». Emile Biayenda avait fait d’Ars son deuxième diocèse, car il s’y rendait souvent. Il avait pris Saint Jean Marie Vianney comme son modèle et son inspirateur.

Un parcours dédié au cardinal Emile Biayenda

Pourquoi un parcours, à l’intérieur du sanctuaire, dédié au cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, au Congo, décédé en 1977, et dont la cause de canonisation est en cours. Le lien entre le prélat congolais et le sanctuaire français remonte à la période de ses études, lorsqu’il s’asseyait sur les bancs de l’Institut catholique de Lyon. Il se rendait alors régulièrement à Ars pour approfondir la spiritualité de saint Jean-Marie Vianney. Après son retour au Congo, il faisait toujours une étape au sanctuaire d’Ars à chaque fois qu’il voyageait en France.

Pour l’évêque de Belle-Ars, Mgr Pascal Roland: «lorsque des frères prêtres africains m’ont fait découvrir Emile Biayenda; lorsque j’ai réalisé qu’il s’agissait là d’un beau témoin de notre temps, pour le Congo et pour toute l’Eglise; lorsque j’ai vu mes frères attachés à faire avancer la cause de béatification et de canonisation, je me suis rapidement senti appelé à les soutenir dans leur démarche. J’ai hâte avec eux que soit reconnu officiellement le premier saint du Congo et le premier saint cardinal africain!»
Si Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans (Ain), Béatifié le 8 janvier 1905, a été déclaré, «Patron des prêtres de France». Il est canonisé en 1925 par Pie XI.

Par contre, Emile Cardinal Biayenda lui, est né en 1927 et assassiné le 22 mars 1977. Avant même que le processus de sa cause de béatification et de canonisation soit achevé, sa figure a été jugée «belle et digne d’être portée à la connaissance de l’Afrique et du monde» et sera considérée comme un modèle de foi à suivre par les Prélats.

Avec La Semaine Africaine par Grégoire YENGO DIATSANA