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Congo-Diables rouges : Alain Giresse ou Paul Put pour la succession de Ngatsono

mai 10, 2021

Le nom du futur sélectionneur des Diables rouges sera dévoilé dans les prochains jours. Le ministère des Sports et de l’Education physique et la Fédération congolaise de football ont un choix à faire entre le  Français Alain Giresse et le Belge Paul Put.

Paul Put (à gauche) et Alain Giresse (à droite)/Fecofoot

Ces deux entraîneurs ont été retenus pour leurs compétences ainsi que leur connaissance du football africain et leur qualification. Ils sont arrivés à Brazzaville, le 7 mai  avant de passer leur audition le 8 mai devant  la commission mixte ministère des Sports-Fécofoot.

Alain Giresse (68 ans) et Paul Put (64 ans) qui connaissent parfaitement le football africain, sont obsédés par un nouveau challenge au Congo. Le Français  a, en effet,  entraîné les Panthères du Gabon entre 2006 et 2010  avant de s’engager avec les Aigles du Mali avec lesquels, il a remporté la médaille de bronze lors de la Coupe d’Afrique des nations  2012.

Après le Mali, Alain Giresse a tenté une expérience avec les Lions de la Teranga du Sénégal entre 2013 et 2015 avant de revenir chez les Aigles du Mali entre 2015 et 2017. Il a ensuite entraîné les Aigles de Carthage de la Tunisie de 2018-2019 et les a emmenés jusqu’en demi-finale de la dernière CAN 2019 en Egypte, perdue face au Sénégal.

Le Belge Paul Put a, pour sa part, entraîné la Gambie (2008-2011) avant de s’engager en 2012-2015 en faveur des Etalons du Burkina Faso. Il a réussi l’exploit de qualifier cette équipe à sa première finale historique de la Coupe d’Afrique des nations 2013 en Afrique du Sud. Malheureusement, les  Burkinabés s’étaient inclinés 0-1 face aux Super Eagles du Nigeria.  Après son passage au Kenya (2017-2018), il a réussi à qualifier la  Guinée en 8e de finale de la dernière CAN 2019 en Egypte.

La balle est désormais dans le camp de la commission qui devrait se prononcer sur le nom du nouveau patron du staff technique des Diables rouges lors de sa prochaine séance. Les Diables rouges sont privés de sélectionneur depuis la fin du contrat du Brésilien Valdo Candido. Barthélémy Ngatsono qui assurait l’intérim n’a pas réussi à qualifier le Congo à la phase finale de la CAN 2021 au Cameroun. Le nouveau sélectionneur qui doit lui succéder aura pour mission de qualifier le Congo à la phase finale de la Coupe du monde 2022 et à la CAN 2023.

Avec Adiac-Congo par James Golden Eloué

Congo-Diaspora/Marche du 8 mai 2021: Justice -Vérité sur la mort de Pako

mai 9, 2021

Avec Polémique Congo Brazza Europe

Congo-Diaspora/La mort de Guy Brice Parfait Kolelas : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connais pas ».

mai 7, 2021

Le monde entier et le peuple congolais en particulier viennent d’écouter en directe sur son lit de mort, le testament puissant d’un homme politique piégé et empoisonné par ses adversaires. Ce message a une résonnance particulière auprès de hommes et des femmes de foi, car venant du cœur, siège de la semence divine que Dieu a placé en chacun d’entre nous.

Le philosophe et homme de science français Blaise Pascal à travers son expérience de grand chrétien nous signale que Dieu s’est révélé en lui dans le cœur dans la fameuse nuit du feu ; cette expérience de Pascal nous oriente vers l’expérience qu’a vécu notre frère Guy Brice Parfait Kolelas qui, en ce moment-là, n’exprimait plus la raison, mais la vérité divine. Dieu a parlé à son cœur et il a rendu public ce message que lui a dicté la providence divine, pour que nous ne baissions pas la garde pour la conquête de notre liberté.

En effet, à ces heures de crise que connait notre pays le Congo, ceux qui n’ont pas la foi se demandent s’il y a un Dieu dans le ciel qui s’occupe des choses humaines, ils semblent nous dire : où est donc votre Dieu ? Qu’est devenue cette providence ? ils seraient tentés de ne plus croire qu’à la fatalité. Pour nous Chrétiens, le Seigneur est le grand principe de force qui soutient l’univers : c’est par lui que les Cieux exécutent leurs admirables mouvements, c’est par lui aussi que, dans l’ordre moral, les caractères revêtent de force et de courage supportent les luttes de la vie.

Pour nous Chrétiens, nous croyons qu’il est un Dieu qui préside au gouvernement des choses de ce monde, et que les plus grands évènements, comme les plus petits, sont prévus par son infinie sagesse. Nous savons qu’il ait des heures dans la vie de l’humanité, ou les peuples ont besoin de purification et de solennel avertissement, parce que les notions du Bien et du mal se sont obscurcies, et que la rouille de l’iniquité a recouvert l’or des âmes. Alors, à des moments que la providence a prévue, et ordinairement, quand le mal est arrivé à son comble, le suprême Ordonnateur permet de ces vêtements, qui se dressent tout à coup comme la mer en furie barrent le passage au cours ordinaire des choses, purifiant comme l’onde amère de l’océan, qui irait partout chasser l’élément impure et mauvais dont le contact a souillé l’œuvre de Dieu.

Mais écoutons le prophète Isaïe : « Malheur à vous qui trainez une longue suite d’iniquité avec les cordes de la vanité…Malheur à vous, qui dites que le mal est bien et que le bien est mal, qui donnez aux ténèbres le nom de lumière et à la lumière le nom de ténèbres. C’est pourquoi, continue le Seigneur, il y aura des langues de feu qui se rependront partout et qui consumeront les choses humaines comme de la paille, car ils ont foulé aux pieds la loi du Seigneur, et ils ont blasphémé la parole de Dieu »

Que dire ; plus de 40 ans que le sang des fils et filles du Congo coule sur son sol et on s’y habitue à la culture de la mort, les forces de la matière ont pris le dessus sur les forces de l’esprit et le mal avec et comment renverser la situation ? à tous les combattant de la liberté faisons nôtre cette loi la plus mystérieuse de la Providence rappeler ici par Mgr Landroit « Quand le Seigneur décrète l’expiation des crimes de l’humanité, il choisit ordinairement les victimes les plus innocentes : depuis l’effusion du sang d’Abel jusqu’à l’immolation au calvaire du Christ, depuis les apôtres jusqu’aux Saints et aux hommes divins de notre époque, cette loi reçois son application, et partout nous retrouvons l’innocence dont la douleur et le martyre sont la rançon du monde »

Pourquoi la victime innocente du Calvaire est chargée de payer les iniquités de l’univers ? il faut rappeler que certains hommes de l’histoire récente ont participé à la grande œuvre du salut et de la rédemption de leurs peuples. Nelson Mandela a écopé 27 ans de prison pour libérer son peuple de l’Apartheid, concernant ce que l’on a appelé les printemps arabes, il a fallu la mort d’un vendeur de pain en Tunisie pour déclencher les révolutions arabes ; comme on le constate toujours la providence choisit toujours une victime innocente.

Chers Combattants de la liberté, Patriotes et Démocrates du Congo-Brazzaville, constituons par la foi et l’amour comme les victimes volontaires de notre si malheureuse patrie le Congo. Formons en nous un faisceau de toutes nos souffrances anciennes et nouvelles, de la mort des présidents Marien NGouabi, Massamba Débat,  du Cardinal Biayenda, des 13 cadres tués dans le foulée dont Samba Diakoundi ; le crash du  DC10 d’UTA dans le désert du Ténéré  ; des disparus du Beach, des victimes de l’explosion du 4 mars et la mort a ciel ouvert de notre frère Guy Brice Parfait Kolelas ; Offrons à Dieu ces sacrifices immenses ,si profondément douloureux ; et nous contribuons à sauver l’avenir de notre pays le Congo, et à payer sa rançon à la justice de Dieu.

Portons en nous l’étendard des deux vertus théologales cher aux chrétiens : la foi et l’espérance. Cette foi promulguée avant l’ère chrétienne par l’illustre philosophe athénien Platon qui déclare ; « ce qui nous unit à Dieu c’est l’amour, la vérité et la foi. La foi est l’unique cause de l’initiation ». Saint Augustin pour sa part nous dit : « ne sors pas dehors, mais rentre en toi-même ; c’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité ; en dernière analyse le cœur est le centre de la connaissance divine ».

Nos criminels qui ont donné la mort à Guy Brice Parfait Kolelas semblent se réjouir de leur crime et de leur forfait mais ils ignorent qu’en tuant physiquement Guy Brice Parfait Kolelas ,  ils n’ont pas tué la dignité de ce dernier et que celle-ci ne meurt jamais et appartient à l’éternité. Inconsciemment, ils ne savent pas qu’ils sont condamnés d’avance ; la vérité, Guy Brice Parfait Kolelas nous l’a donné en ces mots « levez-vous comme un seul homme (unité) et battez-vous pour le changement ( la libération du Congo se fera par nous-même) il y va de l’avenir de vos enfants »,  

Marcel ABIGNA, Membre d’honneur des Assises Nationales du Congo.

Avec Congo-Liberty

Eliminatoires Coupe du monde : le stade Alphonse-Massamba-Débat homologué par la CAF

mai 5, 2021

La Confédération africaine de football (CAF)  a  publié  lors de son comité d’urgence,  le 3 mai, la liste des stades homologués  pour les prochains matches des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.  Le stade Alphonse-Massamba-Débat  a reçu un  avis favorable mais pas celui de l’Unité à Kintélé.

Une vue du stade Alphonse-Massamba-Débat/Adiac

Selon le constat, vingt- deux  des cinquante –six  pays africains se retrouvent aujourd’hui sans stades. Selon la tendance qui se dégage, ils  verront leurs matches des éliminatoires de la Coupe du monde être délocalisés dans un autre pays disposant des pelouses de qualité  si les matches se disputent au mois de juin. Un détail qui pourrait peser pour un éventuel report des éliminatoires de la zone Afrique. La décision du report sera validée le 15 mai par le comité exécutif de  la CAF.

Pour les problèmes des stades, la CAF, rappelons-le,  avait déjà brandi la menace avant de prononcer les sanctions au cours de son comité d’urgence. L’instance africaine avait, en effet, exigé à ses associations membres d’organiser désormais des matches dans des stades aux normes, c’est-à-dire avec  pelouse, gazon naturel ou synthétique dernière génération.

Le Congo est sauvé de justesse par cette sanction puisque le stade Alphonse-Massamba-Débat dispose depuis les 11e Jeux africains d’une pelouse répondant aux normes. Le stade construit à la faveur des premiers Jeux africains en 1965 est  la seule enceinte congolaise citée  pour accueillir les  rencontres alors que le pays en compte plusieurs.  Le récent stade de l’Unité à Kintélé, le plus grand du pays en termes de capacité (60.050 places ) ne figure pas sur la liste. Il  a accusé le coup  à cause de  sa pelouse qui  manque d’entretien. Ce stade n’abrite plus les rencontres sportives. Quel gâchis !. Que dire alors  de la  pelouse du Complexe sportif de Pointe-Noire qui se trouve aussi dans un état très déplorable.  

Le Cameroun qui venait d’accueillir le championnat d’Afrique des nations et qui s’apprête à abriter la Coupe d’Afrique des nations s’en sort bien avec cinq de ses stades validés. L’Afrique du Sud , le seul pays africain à avoir organisé la phase finale de la Coupe du monde de football, dispose plus d’installations approuvées avec treize suivie de l’Egypte et du Nigeria (sept) et du Maroc (six). La Guinée équatoriale (quatre) vient après le Cameroun. En République démocratique du Congo, seul le stade  du Tout puissant Mazembe a reçu un avis favorable.  

Les pays comme  le Sénégal, le Mali, le Burkina faso, le Libéria,  la Gambie,  la Namibie, le Malawi, le Burundi, l’Eswatini,  la Centrafrique,  le Sud Soudan,  la Somalie, les Seychelles,  Sao Tomé-et-Principe, le Niger,  le Lesotho, le Tchad,  l’Erythrée,  l’Iles Maurice,  de la Réunion, la Sierra Leone et le Zanzibar qui  sont frappés par la sanction et ne disposant d’aucun stade répondant aux normes, pourraient avoir leur salut  si le report des deux premières journées  est confirmé. Ce petit décalage permettra à certains d’effectuer quelques travaux d’urgence.

James Golden Eloué

Congo/Vivien Romain Manangou : « Le chef de l’Etat devrait affecter des ministères clés aux technocrates »

mai 5, 2021

Enseignant chercheur à la faculté de droits de l’Université Marien-Ngouabi, Vivien Romain Manangou a fait l’évaluation du programme de société du président de la République: « Ensemble, poursuivons la marche », lors d’un échange avec la presse.

Selon Vivien Romain Manangou, Denis Sassou N’Guesso devrait tenir compte des critères de moralité et de compétence dans la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Pour lui, le programme de société sur la base duquel le chef de l’Etat a été réélu est ambitieux. « Lorsque que vous lisez son programme, le président de la République commence par expliquer pourquoi il n’a pas pu réaliser la ‘’Marche vers le développement’’ dans un premier temps, et pour quelle raison il propose aux Congolais de la poursuivre », a-t-il commenté, estimant que deux sortes de problèmes ont empêché sa mise en œuvre effective.  

Il s’agit, selon lui, des problèmes d’ordre exogène et endogène. « Le chef de l’Etat, en tant que décideur, a le pouvoir de régler les problèmes endogènes du Congo. Cela passera sans doute par une nouvelle forme de gouvernance. Il faudrait, peut-être, revoir le personnel politique, en liant l’expérience à la nouveauté. Je crois que sur ce plan, le président dispose d’instruments nécessaires pour  y faire face », a indiqué Vivien Romain Manangou.

Au plan exogène par contre, il pense que la solution ne viendrait pas du président de la République, d’autant plus que des questions comme celles du prix du baril du pétrole et de l’intransigeance du Fonds monétaire international (FMI) ne dépendent pas de lui. « Le président parle d’une gouvernance attractive, cela peut permettre aussi de faire fléchir le Fonds monétaire international (FMI), c’est-à-dire que l’élan réformateur de notre pays sur le plan endogène peut régler les problèmes sur le plan exogène », analyse-t-il.

Passer de l’économie pétrolière à une économie agricole

Dans son nouveau contrat social, le chef de l’Etat met un accent sur le développement de l’agriculture. L’enseignant chercheur estime que le développement agricole que prône le chef de l’Etat est un projet noble. Il devrait, a-t-il déclaré, structurer l’économie congolaise pour les années à venir. « L’agriculture pourra être ce qu’a été le pétrole dans les années passées, c’est-à-dire le principal levier des politiques économiques de l’Etat. Il faut expliquer aux Congolais que ce n’est pas demain que l’on va réduire la balance commerciale. Il y a tout un travail pédagogique et de recherche à faire. Il nous faut au moins une décennie d’investissements sérieux, de travail pédagogique pour pouvoir passer de l’économie pétrolière à une économie agricole », a-t-il poursuivi.

Vivien Romain Manangou a été directeur de campagne du défunt Guy Brice Parfait Kolélas à l’élection présidentielle de 2016. Il s’était séparé du président de l’Union des démocrates humanitaires (UDH-Yuki) pour des raisons de « convenance personnelle ».

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo-Diaspora/Marc Mapingou : 5 mai 2020 – 5 mai 2021, un an déjà !

mai 5, 2021

Déjà, un an. Que le temps passe vite.

Première année, ce 5 mai 2021, de la tragique disparition de Marc Mapingou.

Marc Mapingou, un grand esprit, homme de culture. D’une humilité et d’une générosité frappantes. L’élégance chevillée au corps, exprimée dans le verbe, l’habillement, les manières et les relations avec autrui.

Citoyen congolais, Mapingou était notre compatriote. Un des meilleurs d’entre nous, au sein de la diaspora congolaise, en France où il a vécu plusieurs années. Y a construit l’essentiel de son cursus universitaire, bâti sa vie de militant progressiste et de cadre politique influent.

Marc Mapingou, par son ouverture et son accès facile, s’est, également, tissé en France un large réseau de connaissances, dans divers milieux. Il en est parti pour Brazzaville, en 1992, devenu Directeur de campagne du candidat Pascal Lissouba aux élections présidentielles congolaises de cette année.

Grâce à la dynamique rassembleuse de l’UPADS cumulée à la parfaite stratégie de communication de Marc Mapingou et au soutien ferme des Partis alliés, Pascal Lissouba triomphera de ces élections, au terme d’un scrutin au deuxième tour, face à Mr Bernard Kolelas.

En démocrate, Marc Mapingou entretenait de nobles et légitimes ambitions pour son pays, le Congo qu’il aimait intensément. Il rêvait de le diriger. Son destin en a décidé autrement.

Ayant, au prix d’un travail méticuleux et, sans la moindre exclusive, dans un environnement sensible, comme celui de la diaspora congolaise, en France, réussi à se créer les conditions optimales de se faire écouter, accepter et aimer. Suscitant, au besoin, l’effet d’entraînement nécessaire pour des causes justes.

Depuis qu’il nous a quittés, Marc Mapingou repose, en région parisienne, dans un cimetière de Neuilly Sur Seine. Attendant d’être, le moment venu, rapatrié, selon les formes voulues par sa famille, sur les riches terres millénaires de Zanaga, son terroir natal, dans la région de la Lékoumou.

Marc Mapingou n’est plus. Il demeure, cependant, pour ces Congolais qui l’ont vu et suivi, dans sa lutte, un symbole de la résistance, un repère et un modèle de combat républicain pour une alternative nouvelle au Congo.

Représentation posthume de l’œuvre patriotique commune inachevée, Marc Mapingou est vivant dans des consciences politiques congolaises.

Son nom est sans cesse répété. Son image résiste à l’effacement, dans les réseaux sociaux. Ses paroles et sa rhétorique prises en référence, lors des échanges citoyens.

Toujours, dans nos cœurs, Marc Mapingou, par nos pensées, est proche de nous.
Nous ne l’oublions pas.


Ouabari Mariotti
Brazzaville, le 5 mai 2021

Avec Congo-liberty.com

Forêt : la Banque mondiale octroie 41,8 millions de dollars au Congo

mai 4, 2021

Le montant d’environ 22,8 milliards FCFA annoncé par la Banque mondiale, le 30 avril, est destiné à réduire les émissions dues à la déforestation et à augmenter la séquestration du carbone forestier.

L’accord de financement, qui s’inscrit dans le cadre du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), est un mécanisme mondial œuvrant pour la réduction des émissions causées par la dégradation forestière, la conservation des stocks de carbone forestier, la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks de carbone forestier (REDD+).  

En effet, l’accord de paiement des réductions d’émissions, encore appelé ERPA, signé entre le gouvernement congolais et l’institution de Bretton Woods va récompenser les efforts visant à diminuer de 8,4 millions de tonnes d’émissions de carbone jusqu’en 2025, à travers l’ambitieux programme de réduction des émissions de la République du Congo. 

« Cet accord marque une étape importante vers un secteur forestier plus durable au Congo. Les paiements basés sur les résultats générés par l’ERPA inciteront les entreprises, les communautés et le gouvernement (…). Notre objectif commun est d’équilibrer les avantages économiques et environnementaux de cette précieuse ressource, maintenant et pour les générations à venir », a déclaré Abdoulaye Seck, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Congo.

Il faut souligner que le programme de réduction des émissions du Congo sera l’un des premiers en Afrique à tester le système REDD+ à grande échelle. Il sera expérimenté dans les départements de la Sangha et de la Likouala, dans une localité couvrant plus de 12 millions d’hectares de terres et représentant près de 60 % des forêts du pays.

Ce programme va travailler avec les entreprises impliquées dans l’exploitation forestière, la production d’huile de palme et l’exploitation minière, sur des activités de réduction des émissions, telles que l’adoption de techniques d’exploitation forestière à impact réduit et l’identification et l’évitement de la conversion de forêts à haute valeur de conservation.   

Enfin, le programme comprend un plan de partage des bénéfices inclusif, élaboré par le biais de consultations approfondies des parties prenantes au niveau national et local, afin de garantir que les membres de la communauté et les partenaires locaux soient récompensés pour leur rôle dans la réduction des émissions.

Les cibles sont principalement les populations autochtones et les bénéficiaires locaux qui dépendent des forêts pour leur subsistance. Ils contribueront à la réduction des émissions de carbone et à l’augmentation de leurs propres revenus par le biais des activités agricoles durables et de liens avec les marchés, notamment la production de cacao par les petits exploitants, les systèmes agroforestiers de subsistance et les programmes de plantations satellites.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

avril 24, 2021
A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

Dieudonné ANTOINE-GANGA

L’équipe de football ‘’Diables-Noirs’’ de l’arrondissement 2 Bacongo de la ville de Brazzaville, la Verte, aura 71 ans en juin prochain. Plus qu’un demi-siècle d’existence !
Pour la petite histoire, les Diables-Noirs sont nés des cendres des clubs Olympic de Bacongo et Association sportive de la Mission (ASM) en 1939. Suite au différend que les dirigeants du club avaient eu avec les prêtres de la Paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo, messieurs Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo alors dirigeants du club, donnèrent, le 23 juin 1950, le nom de ‘’Diables-Noirs’’ à l’équipe. Ce qui fut considéré comme un crime de lèse-majesté, voire comme un défi par les prêtres missionnaires. Ces derniers ne comprenaient pas que l’équipe de football, née de leurs ‘’entrailles’’ soit affublée de ce nom de diables de surcroît noirs.
Au fond, Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo n’avaient, par cet acte, qu’officialisé le surnom de ‘’Diables-Noirs’’ dont les avaient gratifiés à Léopoldville (Kinshasa), quelques jours plus tôt, les Léopoldvillois émerveillés par le jeu des Diables-Noirs jouant seulement à 10, au Stade Reine Astrid. Ce match qui avait lieu en nocturne, avait opposé les Diables-Noirs au club Léopoldvillois Dragon. Ce dernier était jusque-là invincible en nocturne. En effet, ce fut la première fois que Dragon, avec son ballon blanc surnommé Loulou, fût battu.
D’autre part, il sied de signaler que c’est grâce à la bienveillante médiation de Monseigneur Paul Biéchy, alors vicaire apostolique de Brazzaville, et de l’abbé Fulbert Youlou, alors vicaire à la paroisse Saint François d’Assise de Brazzaville, que les prêtres missionnaires acceptèrent de ne plus avoir emprise sur le club ASM, devenu Diables-Noirs.
Les ‘’Diables-Noirs’’ demeurent l’un des clubs, le plus populaire du Congo. En 71 ans bientôt d’existence, ils ont remporté plusieurs titres de champion de la FAC (Fédération athlétique congolaise), de la sous-ligue de Brazzaville. Ils furent aussi les premiers champions du Moyen Congo en 1953, et premiers et derniers champions de l’AEF (Afrique Equatoriale française) aux dépens du FC Mocaf Tempête de Bangui, de l’Oubangui-Chari, actuelle République Centrafricaine. Comme ils furent aussi les tout-premiers champions de la jeune République du Congo, en 1961, aux dépens de l’AS Cheminots de Pointe-Noire.
Les ‘’Diables-Noirs’’ fournirent à l’équipe nationale du Congo, de joueurs talentueux tels que Boniface Massengo ‘’Professeur’’, Ange Baboutila ‘’Fantomas’’, Etienne Massengo ‘’Elastique’’, Clément Massengo ‘’Fu Manchu’’, Sangou ‘’Deladanse’’ (qui marqua au Stade Eboué, l’unique but contre les amateurs qui avaient battu la sélection euro-africaine de Brazzaville de France par 9 buts à 1 dans les années 1950), Dominique Nganga ‘’Poison’’, Joseph Mantari ‘’Défoufou’’, Adolphe Bibanzoulou ‘’Amoyen’’, Léopold Ndey ‘’Ziboulateur’’, Jean-Marie Loukoki ‘’Kopa, tombeur de Reims’’, Robert Ndouri ‘’Piantoni’’, Germain Makouezi ‘’La Flèche’’, Maxime Matsima ‘’Yachine’’, Jean-Chrysostome Bikouri ‘’Biskirou, la fusée congolaise’’, Germain Dzabana ‘’Jadot’’, Alphonse Niangou ‘’Yaoundé’’, Jonas Bahamboula-Mbemba ‘’Tostao’’, etc.
Enfin, le Gouverneur général Félix Eboué fut l’un des supporters dans les années 1940, de l’ASM, l’ancêtre des Diables-Noirs qui furent entraînés à partir de 1950, tour à tour, par deux européens, Jean Isabey et Aimé Brun. Ils pratiquaient à l’époque un jeu limpide, aéré, avec des passes précises à la ‘’Brésilienne’’. Un véritable spectacle ! Ce qui leur valut le surnom de ‘’Brésiliens du Congo’’. Au temps du Moyen Congo, pendant la colonisation, les Diables-Noirs étaient l’unique équipe de football qui eût livré des matches contre le club européen de Brazzaville, ‘’CAB’’.
Pour mémoire, les Diables-Noirs battirent au Stade Eboué l’AS Police par 20 buts à 0 et Rennaissance-Aiglons par 8 buts à 0.
Bon vent, chers Diables-Noirs !

Avec Lasemaineafricaine par Dieudonné ANTOINE-GANGA

France- Décès de PAKO : COMMUNIQUÉ de Maître William BOURDON, Avocat des membres de la famille de Monsieur Guy Brice Parfait KOLELAS

avril 23, 2021

Le 22 avril 2021 – L’avocat soussigné informe avoir sollicité ce jour le Parquet de BOBIGNY, après avoir pris connaissance des conclusions du premier rapport d’autopsie, et du rapport toxicologique qui lui ont été communiqués, pour demander une contre-autopsie.

En effet, les membres de la famille de Monsieur KOLELAS estiment que les conclusions du premier rapport d’autopsie ne permettent pas d’être parfaitement et précisément éclairés sur les raisons du décès de leur parent, survenu il y a exactement 1 mois, le 21 mars 2021.

En l’état, les conclusions de ce premier rapport concluent à une mort par défaillance cardiorespiratoire.
D’autres questions se posent, qui devront trouver réponse auprès du nouveau collège d’experts notamment s’agissant de l’heure de décès et des liens éventuels entre le décès et les pathologies dont était affecté Monsieur KOLELAS.

En outre, l’avocat soussigné rappelle qu’il est incontestable que les choix faits à Brazzaville s’agissant de la mise en œuvre l’évacuation sanitaire de Monsieur Guy Brice Parfait KOLELAS vers la FRANCE ont été absolument désastreux. En effet, l’avion choisi et son équipement médical étaient d’évidence totalement inadaptés à l’état de santé extrêmement dégradé de Monsieur Guy Brice Parfait KOLELAS.

Il est par ailleurs acquis que les pilotes de l’avion, arrivés de FRANCE, ont demandé à attendre 5 à 6 heures sur place avant de repartir, cela constituant une perte de temps injustifiable eu égard à l’urgence vitale dans laquelle se trouvait Monsieur Guy Brice Parfait KOLELAS.

Enfin, dès lors que l’avion a été obligé de se ravitailler deux fois pendant le vol, cette circonstance n’a pu que compromettre encore plus la possibilité de sauver Monsieur Guy Brice Parfait KOLELAS.

Avec Brazzanews

Congo-Disparition : hommage à Aimé Philippe Matsika

avril 22, 2021

Décédé le 2 mars dernier à Paris en France à l’âge de 87 ans, l’ancien ministre de la Justice, Aimé Philippe Matsika, sera inhumé le 23 avril à Kibouendé dans le département du Pool. Ce jeudi, le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso lui a rendu un dernier hommage.

Dans l’oraison funèbre, le ministre en charge de l’Enseignement technique, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a rappelé qu’Aimé Philippe Matsika fut né en 1934 à Yétéla, un village de la communauté urbaine de Kibouendé, dans le département du Pool. Après un cycle primaire réussi, le jeune Matsika est inscrit à l’école populaire à Brazzaville où il fut orienté à l’école des beaux-arts. Il en sort avec la qualification de dessinateur industriel, avant d’être affecté au service cartographie de la métropole.

Chemin faisant, il abandonne sa profession de dessinateur pour devenir syndicaliste professionnel au sein de la Confédération syndicale des travailleurs. En 1955, précise l’oraison funèbre, Aimé Philippe Matsika décide de créer sa propre organisation politique, l’Union de la jeunesse congolaise (UJC). Un instrument de combat contre l’impérialisme coloniale.

En 1960, l’UJC est dissoute par le président Fulbert Youlou, bloquant en quelque sorte ses ambitions politiques. Malgré tout, il continua à militer au sein du syndicat au point de devenir secrétaire général adjoint.

Trois ans plus tard, Aimé Philippe Matsika, soutenu par quelques-uns de ses collègues syndicalistes, décrète une grève générale illimitée pour protester contre l’ambition du président Youlou, de créer un ‘’parti unique’’. Massivement suivie par les travailleurs, cette grève se solde par le mouvement des 3 glorieuses qui renverse son régime.

Lorsque Alphonse Massamba Débat devient président, il est vite repéré et nommé à double reprises, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Aviation civile.

Elu président de la République en 1992, après la conférence nationale souveraine, Pascal Lissouba le récupère et lui confie le portefeuille de ministre d’Etat, ministre de la Justice.

Aimé Philippe Matsika sera porté en terre dans son village natal Yétéla. Il laisse une veuve et plusieurs enfants.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé