Posts Tagged ‘Congo’

Congo-Nécrologie : Décès de Mr TCHIKAYA Jean Félix

octobre 17, 2021


Le Président de la Commission Éducation, Science, Culture du Sénat est décédé des suites d’une maladie.

Jean Félix TCHIKAYA

Avec Brazzanews

Congo: Le pasteur Moukala lance son église ce dimanche

octobre 16, 2021

L’ex-président de l’Eglise évangélique du Congo désormais patron d’Eglise Echelle.

L’ancien président de l’EEC, puis récemment démissionnaire de cette Eglise avec perte de toute qualité, Edouard Moukala va finalement lancer sa propre Eglise, Eglise Echelle, ce dimanche 17 octobre 2021 à la préfecture de Brazzaville.

Désormais, c’est lui le patron. Le seul leader. Le Pasteur Moukala dont l’épouse est toujours salariée (pasteure) à la paroisse du Centenaire a pris une sérieuse option dans sa foi chrétienne. Pas seulement, car pour avoir été responsable numéro un des Protestants, il pourra embarquer beaucoup de fidèles.

Il parait même que certains pasteurs de l’EEC n’attendent que des garantis de salaires et autres avantages pour rejoindre leur ancien président. En effet, la crise financière qui secoue l’église Misioni depuis des années atteint un niveau inquiétant où les rémunérations des pasteurs, évangélistes et autres personnels ne sont plus versées.

Les pensions de retraites sont aussi incertaines. La direction de l’EEC, soutenue par une forte opinion laïque et intellectuelle avait accusé le pasteur Edouard Moukala d’avoir détourné plus de 8 millions de francs CFA. De l’argent qui l’aurait permis de construire des maisons à étage et de faire installer sa famille en Europe.

Mais dans la vraie, le pasteur Moukala est locataire à Diata et vit en famille, son épouse et ses enfants à ses côtés. C’est d’ailleurs ses propres filles, formées en musique, qui animeront la première chorale de ce dimanche à la préfecture de Brazzaville. Le pasteur Edouard Moukala a ainsi réussi à tourner la page du conflit qui aurait existé entre lui et l’EEC.

Par Stany Frank avec @Arsène SEVERIN

Congo: Mokoko vit avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule

octobre 16, 2021

La Maison d’arrêt de Brazzaville, la capitale congolaise, est de nouveau pointée du doigt pour les conditions déplorables de détention. Surpopulation carcérale, graffitis, tags, rats, cafards, délabrement… le constat est accablant. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais massif, durable et particulièrement indigne. Cette promiscuité provoque des problèmes sanitaires et une hygiène désastreuse. Les conditions de détention violent gravement les droits fondamentaux des détenus. Le général Jean-Marie Michel Mokoko vit chaque jour avec des graffitis, tags, rats, cafards et autres insectes qui pullulent dans sa cellule, a-t-on appris auprès d’un surveillant pénitentiaire.

Sur tout ce que l’enfermement et la solitude sont capables de féconder au-delà des graffitis, tags, rats, moustiques, vétusté ou délabrement de la Maison d’arrêt de Brazzaville, les prisons congolaises, loin d’être des lieux de grande créativité, d’imagination artistique, d’épanouissement intellectuel et de réinsertion, sont uniquement des véritables lieux de sanction , des lieux de souffrance.

Les détenus n’ont rien d’autre pour les distraire. La prison dope leur imaginaire.

Les conditions de détention sont «effroyables» dans les prisons du Congo-Brazzaville où la répression se déroule «à huis clos», a dénoncé en mai 2019 l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) dans un rapport qui fait état de la mort d’une trentaine de détenus entre 2017 et 2018.

«Ces conditions sont difficiles et assimilables à des maltraitances. Il y a des décès en prison. Nous en avons enregistré une trentaine entre 2017 et 2018», la période couverte par le rapport d’une centaine de pages, avait indiqué Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

«L’exemple le plus récent, c’est la prison d’Ouesso (au nord) où nous avons enregistré 9 décès. Leur mort serait due à la malnutrition selon les responsables pénitentiaires», avait déploré le membre de l’OCDH. «Quand les gens meurent de malnutrition en prison, (c’est) une illustration parfaite de la torture», selon lui.

Le rapport souligne le «difficile accès aux prisonniers de haut profil». L’ONG fait allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, chef d’état-major de l’armée entre 1987 et 1993. Cet officier de 74 ans a défié le Président Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle contestée de 2016.

En 2018 il a été jugé pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’État» et condamné à 20 ans de prison. «Nous avons eu des alertes inquiétantes : les conditions de détention du général Mokoko ont été durcies. Il est interdit aux ONG de le voir. Il faut craindre qu’on enregistre un drame en prison», avait dénoncé Trésor Nzila.

Les avocats de Jean-Marie Michel Mokoko ont eux aussi interdiction de le voir sous prétexte qu’il a été «définitivement condamné».

«La doctrine du gouvernement congolais sur la question des droits de l’homme se résume par la duplicité manipulatrice: d’un côté vous avez des discours d’un État promoteur des droits de l’homme, qui ratifie les traités. De l’autre côté, la violation des droits fondamentaux est systématique, la terreur et la répression se poursuivent à huis clos», avait relevé Trésor Nzila.

Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, Trésor Nzila a affirmé que « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité ».

Trésor Nzila a demandé au gouvernement congolais d’agir au plus vite : « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention ».

Par Satny Frank avec Sacer-infos

Congo-Médias: Émile Awoué s’en est allé !

octobre 16, 2021

Il avait fait valoir ses droits à la retraite, l’ancien journaliste et Haut conseiller à la communication, Émile Awoué Ibata est décédé mardi 12 octobre à Pointe-Noire.

Émile Awoué, un nom qui continuera de marquer l’univers médiatique congolais, tant l’homme s’est construit par la force du travail, gravissant les marches les unes après les autres, au prix de l’effort et de l’abnégation, avec le ferme engagement de toujours donner le meilleur de lui-même. Des qualités humaines qui ont toujours guidé l’essentiel de son action et qu’il a toujours communiquées à ses collaborateurs.

Quand en 1985, Émile Awoué rentre de l’Institut Polytechnique de Télécommunication Osvaldo Herrera de la Havane à Cuba, il est loin de s’imaginer l’accueil enthousiaste que lui réservent ses collègues de la Voix de la Révolution Congolaise, l’actuelle Radio Congo.

Alors qu’il arrive à la radio nationale en qualité d’ingénieur, la direction de la chaîne le trouve plutôt plus utile à la Rédaction. Le correspondant de presse local qu’il était à Owando avant son départ en stage et qui rendait compte, entre autres sujets, des activités du président Marien Ngouabi s’y trouvant en séjour, a continué à marquer la corporation qui l’accueille.

Émile Awoué se plie à la volonté de sa hiérarchie en toute humilité, un des traits qui le caractérisent. Il commence comme reporter. Nagra en bandoulière, il s’adonne à la tâche avec un élan tel que son tempérament de bosseur est toujours remarqué.

En cette période où l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise se renouvelle, Émile Awoué rejoint le département de la Presse, Propagande et Information du Comité central de l’UJSC. Il y occupe les fonctions de chef de la  Division « Audiovisuel ». Il est à la tête d’une équipe chargée de la production des émissions radio et télé de la jeunesse, intitulées « Jeunesse et Révolution ».

Son sens du management des équipes de communication joue désormais en sa faveur. Émile Awoué va tour à tour occuper les fonctions d’attaché de Presse au ministère de la Jeunesse (1990). Attaché de Presse au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (1991). Chef des programmes à Radio Pointe-Noire (1996). Directeur de Radio Pointe-Noire (1997). Directeur départemental de Télé Pointe-Noire, de 1997 à 2011.

En 2012, Émile Awoué est élu au Conseil Supérieur de la liberté de communication. Il y exercera jusqu’en 2019.

Pour de nombreux confrères moins jeunes que lui, Émile Awoué était un véritable grand frère, l’aiguillon à la vision juste.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent, notamment de la part de nombreux jeunes journalistes pour lesquels Télé Pointe-Noire où il a été directeur, aura été ce laboratoire qui les a façonné et surtout outillé, avant de continuer à exceller à la chaîne nationale à Brazzaville. Tous témoignent d’Émile Awoué, « un père qui a su donner à chacun sa chance de réussir en mettant toujours en avant le travail bien fait. »

Né le 4 juin 1950 à Itoumbi, Émile Awoué est décédé le 12 octobre 2021 à Pointe-Noire, à l’âge de 71 ans.

Adieu cher confrère, adieu Grand Frère !

Par Stany Frank avec Sacer-infos et lesechos-congobrazza.com

Congo: Décès de Paul Dihoulou, ce matin à Brazzaville

octobre 11, 2021


Paul Dihoulou était Secrétaire général par intérim de l’UDR- Mwinda, et membre de l’opposition politique congolaise.

Avec Brazzanews

Congo: Interview de Jean Itadi, président du Cap, après la disparition de Nimi Madingou et de Christophe Moukoueké

octobre 4, 2021

Le Congrès africain pour le progrès (CAP) pleure depuis quelques jours ses deux vice-présidents, Dominique Nimi Madingou et Christophe Moukouéké, décédés respectivement le 23 septembre à Paris, en France, et le 30 septembre à Brazzaville. Dans une interview accordée à la presse, le président du CAP, Jean Itadi, revient sur ce double choc, les préparatifs des prochaines élections ainsi que la main tendue du premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

Jean Itadi/Adiac

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B) : Vous venez de perdre deux membres influents du parti, comment vivez-vous ces moments ? 

Jean Itadi (J.I) : C’est un moment difficile, ce n’est pas simplement deux co-fondateurs du CAP, mais ils sont les vice-présidents du parti. Ils partent en une semaine pratiquement, le destin est parfois cruel. C’est une période très difficile, je ne peux être que triste parce qu’il est évident que j’étais bien plus content quand j’avais ces camarades autour de moi. Maintenant que je perds quelques-uns parmi les plus importants, c’est comme si vous dirigiez une troupe et que les principaux officiers tombent. Il n’y a pas de gaité, ce n’est pas possible.

L.D.B : Peut-on dire que votre rêve vient d’être brisé ?

J.I : Non ! Pas du tout. Ce que nous avons appris de notre éducation personnelle, c’est que dans la diversité, il faut s’affirmer. Si nous devions baisser les bras maintenant, nous ne serons pas à la hauteur de la tâche qui est la nôtre. Ils nous ont choisi pour diriger ce parti, c’est pour faire aboutir les rêves qui sont les nôtres. C’est l’occasion plus que jamais de mobiliser celles et ceux qui auraient pu douter pour dire : ils sont partis mais nous devons tout faire pour gagner afin qu’ils se disent que nous sommes partis, mais le travail se poursuit.

Parce que très peu de partis gagnent avec leur créateur. Pascal Lissouba est l’un des rares, dans les partis démocratiques. Généralement, les créateurs partent et ce sont les générations futures qui viennent et qui gouvernent. Mais, si dans cette marche, les successeurs, les uns avec les autres abandonnent le combat parce qu’il y a un premier obstacle, c’est la catastrophe.

L.D.B : Avec qui allez-vous continuer le combat ?

J.I : En fait, c’est un peu curieux. Il y a quelques temps, nous avons décidé de rajeunir la direction du parti, de faire entrer des intelligences nouvelles, dirigeants généralement jeunes, plein de talent et qui avaient pour le pays un amour certain. Ces jeunes-gens étaient déjà avec nous, il y a d’autres qui arrivent, ils vont faire de sorte que l’instrument soit dans les bonnes mains. Il y a des gens qui viennent, ils savent que leur place est au CAP. Que la disparition des deux vice-présidents n’amène pas le président à lâcher. Il y en a qui adhèrent, qui veulent jouer le rôle. Nous allons transformer ce malheur en force et nous serons plus forts.

L.D.B : Le premier secrétaire de l’Upads, Pascal Tsaty-Mabiala, a tendu la main aux anciens du parti pour le regagner, comment avez-vous appris cette invite ?

J.I : La chance que certains ont, c’est qu’ils n’ont pas été les compagnons de Lissouba, ils ne le connaissent pas. Beaucoup d’entre eux croient que Pascal Lissouba et son combat politique ont commencé avec l’Upads. Le Premier secrétaire de l’Upads nous a tendu la main, mais en politique, on ne procède pas de la sorte. S’il veut qu’on se retrouve, il faut poser les bonnes questions : nous allons nous retrouver pourquoi ? Est-ce qu’on se retrouve parce que nous avons été à des étapes différentes? Le Congo connaît des évolutions, on a défini une ligne politique qui nous permet de nous retrouver mais on ne se retrouve pas comme cela.

Un parti politique ce n’est pas un « matanga », un parti politique ce sont les hommes et les femmes qui se retrouvent pour un combat, mais un combat suppose une direction. Quelle est la direction ? Est-ce qu’on viendra-là pour dire que vous étiez les vice-présidents, on va vous mettre quelque part, puis allons-y seulement? …Ils étaient bien contents qu’on se sépare, pourquoi maintenant on devrait se retrouver ? S’ils veulent, qu’ils mettent en place un programme politique et demandent que l’actuelle direction de l’Upads discute avec les partis politiques qui ont la même ligne. Tendre la main pourquoi, nous avons commis quel crime?

L.D.B: Vous avez boycotté l’élection présidentielle de mars dernier, ce sera-t-il le cas pour les législatives et locales à venir ?

J.I : Je dois vous dire que c’est triste pour le pays, depuis les élections de 1992, le Congo n’a jamais organisé des élections justes, libres et transparentes. C’est la honte du pouvoir parce que c’est une de ses missions de faire que l’alternance, la dévolution du pouvoir se fasse selon les règles démocratiques. Nous ne pouvons pas nous dire qu’on se prive d’élections définitivement sinon pourquoi avoir créé un parti politique? Mais, nous sommes simplement attristés du fait que c’est un coup d’épée dans l’eau. Quand vous avez l’exécutif qui est de la même couleur de manière complète que le législatif, il y a des chambres introuvables parce qu’en démocratie, il y a la séparation des pouvoirs.

 En démocratie, il faut accepter le pluralisme, la compétition, il faut que la population choisisse les meilleurs fils du pays pour conduire les destinées ou la représenter. Nous serons aux élections, nous ferons notre part de travail pour aller aux élections et nous espérons que le pouvoir va bien les organiser cette fois-ci. 

Avec Adiac-Congo propos recueillis par Parfait Wilfried Douniama

Congo: Décès en prison du fils du défunt Jacques Koyo

octobre 1, 2021

Cheribo Koyo (fils ) assassin de chairman Jacques koyo à été retrouvé mort dans sa cellule de la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Avec Brazzanews

Peuples autochtones : le Congo représenté à l’inhumation des reliques du chef de guerre Kanak Ataï

octobre 1, 2021

Le drapeau congolais a flotté en terre calédonienne lors de l’inhumation, le 1er septembre, à Fonwhary, des reliques du chef de guerre autochtone de la Nouvelle-Calédonie, 143 ans après sa mort. Ataï avait été tué lors de la résistance Kanak contre les colonisateurs français en 1878.

Le CAPV lors de la marche/ Adiac

Le Congo a soutenu l’événement qui marque l’histoire des peuples autochtones de la Nouvelle-Calédonie à travers une marche organisée à Pointe-Noire par le CAPV, une association congolaise à base communautaire qui œuvre pour la promotion des peuples autochtones dans le domaine de l’éducation, de la santé et de développement. « Nous avons mobilisé les autochtones congolais et ceux du Kivu, en République démocratique du Congo, pour soutenir les obsèques du vaillant guerrier néo-calédonien, un autochtone qui a marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Nous sommes très fiers d’avoir marqué la présence du Congo à travers notre drapeau: vert- jaune-rouge à l’occasion de cet événement», s’est réjoui Mesmin Oraire Oba, président du CAPV.

Dans l’enceinte du site, une dizaine de mâts était installée et les drapeaux de plusieurs pays levés dont celui du Congo. Une volonté de ce pays de remercier tous ceux qui ont soutenu la demande de restitution  des reliques. En prévision de cette commémoration, un mausolée avait été érigé au mois de juin, en mémoire du chef de guerre des peuples kanak, peuple autochtone de la Nouvelle-Calédonie, et de son sorcier guérisseur. Les deux hommes reposent désormais sur leur terre natale dépuis le 1er septembre, jour anniversaire de leur disparition.

Soulignons qu’après la restitution du crâne du chef de guerre Kanak en 2014, Cyprien Kawa, fils de Bergé Kawa, déclarait  que ce retour « est l’aboutissement d’un long combat qui a certes été porté par un clan mais qui aujourd’hui nous permet de rassembler tout le pays kanak et les Calédoniens« . Egalement présent aux obsèques d’Ataï, l’un des descendants du guerrier, Bergé Kawa, a exprimé sa joie. « On attendait ce moment depuis longtemps et c’est avec joie que nous accueillons cette journée », a-t-il dit.  Et d’ajouter : « J’ai voyagé dans le monde entier pour permettre à Ataï de revenir ici. »

Pour sa part,  Yvon Kona, le nouveau président du Sénat coutumier, a prononcé des paroles similaires et remercié l’État pour la reconnaissance de cet épisode. « Au fil des années, on a fini par s’accepter les uns et les autres. Au nom de cette terre et des propriétaires de ces terres, on vous dit merci. Merci pour le soutien et votre présence. Cela fait 143 ans que les ancêtres se sont battus pour cette reconnaissance », a-t-il assuré.

Signalons qu’ Ataï est le « grand chef » kanak de Komalé, près de La Foa. En 1878, il mène l’insurrection kanak contre les colonisateurs français. Après des victoires importantes qui inquiètent l’administration coloniale de la Troisième République, il est tué par un auxiliaire kanak missionné par les colons français et sa tête conservée au Musée de l’homme, à Paris, jusqu’à sa restitution en 2014.

Avec Adiac-Congo par Charlem Léa Itoua

Congo-Disparition : décès à Brazzaville de Christophe Moukouéké

septembre 30, 2021

L’ancien secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et membre du Congrès africain pour le progrès (CAP) est décédé le 30 septembre à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Christophe Moukoueké

Christophe Moukoueké a été plusieurs fois ministre et député de Mabombo, dans le département de la Bouenza. L’un des cofondateurs du Parti congolais du travail (PCT), il a quitté ce navire après la Conférence nationale souveraine de 1991 pour rejoindre l’Upads de Pascal Lissouba.

Homme de combats et de convictions, il avait souhaité être candidat à l’élection présidentielle de 2009, mais la limitation constitutionnelle de l’âge ne le lui avait pas permis. Il avait mis à profit cette occasion pour exposer son projet de reconstruction du Congo dans son ouvrage intitulé « Le Congo d’après-guerre (1997-2000) : défis majeurs et nécessaires mutations ». Dans cet ouvrage, il expose sa vision sur la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle et la révolution éthique et morale.

A la suite des querelles de positionnement, Christophe Moukoueké et quelques ténors de l’Upads, notamment Victor Tamba-Tamba, Jean Itadi, Dominique Nimi Madingou et Arsène Tsaty Mboungou quittent cette formation politique pour créer le CAP. Cette nouvelle organisation politique, qui ne se départ en rien des idéaux de Pascal Lissouba, a pour emblème la noix de palme et est ancrée à l’opposition.

Christophe Moukoueké est parmi les hommes ayant marqué l’histoire politique du Congo. Il a été maintes fois commissaire politique du gouvernement, poste équivalent actuellement à celui du préfet de département.  C’est ainsi que le vendredi 2 mai 2014, le journaliste et historien Mfumu lui consacrait, dans sa rubrique « Brin d’histoire » paraissant dans « Les Dépêches de Brazzaville », une tribune aux allures dithyrambiques.

« Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du PCT. Nos destins se sont croisés alors qu’il était directeur du collège Javouhey à Brazzaville. J’y ai passé trois mois en qualité d’élève et de président de l’Union générale des élèves et étudiants congolais sous son encadrement bienveillant. Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur. Après le travail, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière. Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’Etat. Je perdis avec son départ le parapluie qui faisait de moi un personnage important dans ce collège », écrivait Mfumu.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Congo: Décès de Christophe Moukoueke

septembre 30, 2021

Christophe Moukouéké

Très affaibli ces dernières années, Christophe Moukouéké, homme politique congolais, cofondateur du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), député, plusieurs fois ministre et secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) le parti du Président Pascal Lissouba, est décédé ce jeudi matin à la clinique Leyono à Brazzaville, à l’âge de 82 ans.

Au début des années 1970, Christophe Moukouéké, enseignant de carrière, fait partie des jeunes loups du Parti congolais du travail.

Tous ceux qui l’ont connu à cette époque gardent de lui le souvenir d’un homme ouvert, disponible et travailleur.

Après le travail, le réconfort, dit-on trivialement. Bon vivant, il a ses entrées dans les concerts des Bantous de la capitale où il était une figure familière.

Il fut nommé ministre de l’Enseignement primaire et secondaire le 16 décembre 1971. Il y fit la preuve de ses qualités de grand clerc de l’État.

Après une trêve ministérielle, il retrouve le gouvernement le 9 janvier 1975 en qualité de ministre de l’Information.

Voilà un homme que la politique n’avait pas changé. Il avait su garder son habituel entregent. Pendant plus de deux décennies, à différents postes de responsabilité, il est au firmament de la politique dans notre pays, jusqu’à un passage à vide qui ne dura pas longtemps, heureusement pour lui.

La Conférence nationale, dont il fut l’un des instigateurs acharnés, lui donna l’occasion de rebondir. En politique, on n’est jamais définitivement perdu. Très vite, dans une démocratie en gestation où chacun cherchait ses marques, il se retrouva en définitive dans l’Upads, le parti du professeur Pascal Lissouba. Il en devint le secrétaire général.

Politiquement, il ne fut pas exempt de critiques. Et certains de ses propos le classèrent dans le camp des « durs » sous le régime du président Lissouba. Dans le feu de l’action, ceux qui agissent se trompent parfois. Absolution, s’il en est.

Son destin bascula avec la guerre du 5 juin 1997. Il prit avec d’autres compatriotes la route de l’exil.

Il y a un temps pour se battre, il y a un temps pour se réconcilier. Tous ceux qui étaient en exil purent rentrer au Congo. Christophe Moukouéké revint au pays et se fit élire, dans la foulée, député de la circonscription de Mabombo en 2007.

Ténor de l’opposition, Christophe Moukouéké, né le 25 avril 1939 à Mvouti, est constitutionnellement disqualifié de la course présidentielle en 2009, iniquement déclassé par le verrou de l’âge contenu dans la constitution incriminée. Il a pourtant un vrai potentiel à mettre au service du Congo. Son âge sonne, hélas, comme un thrène.

Il expose son projet de reconstruction de la République du Congo dans son ouvrage « Le Congo d’après guerre (1997-2000), Défis majeurs et nécessaires mutations ». Il y préconise entre autres la réconciliation nationale, la restauration et l’approfondissement de la démocratie, la décentralisation, la réforme industrielle ainsi qu’une révolution éthique et morale.

Après maintes tentatives de réconciliation au sein de l’UPADS à la suite de querelles de positionnement, Christophe Moukouéké avec certains ténors de l’upads entre autres Tamba-Tamba Victor, Jean Itadi, Nimi Madingou et Arsene Tsaty Mboungou vont définitivement tourner la page upadesienne pour la création d’une nouvelle formation politique, le Congrès africain pour le progrès (CAP). Cette nouvelle structure, qui ne se départ en rien des idéaux essentiels du professeur Pascal Lissouba, a pour emblème fondamental la noix de palme et semble parfaitement ancrée dans l’opposition congolaise.

La mort ne consulte aucun calendrier. Repose en paix, Christophe. Tu auras bien vécu.

Les Échos du Congo-Brazzaville présentent ses condoléances les plus attristées à la famille cruellement éprouvée et à toute la population de Mabombo dans la Bouenza (sud).

Paix à son âme.

Par Jean-Jacques DOUNDA-MFUMU / Les Echos du Congo-Brazzaville