Posts Tagged ‘Congo’

Congo: Les lampions des hôpitaux sont éteints

octobre 17, 2017

Les hôpitaux de Brazzaville dans la capitale politique sont éteints : constat amer cet après-midi dans les hôpitaux de Brazzaville.

Le ministère de la santé a procédé depuis ce matin au recensement des malades dans les hôpitaux de Brazzaville.

CHU de Brazzaville

49 malades, 17 enfants à la néonatologie, 12 femmes à la maternité, 17 morts dont 3 femmes mortes à la maternité depuis dimanche 15 octobre. 10 infirmiers dont 6 stagiaires et 3 médecins de dimanche à lundi.

Hôpital de Makélékélé:

229 malades, 15 infirmiers,  9 médecins. L’hôpital est saturé et n’a point des médicaments pour les urgences. 13 morts depuis dimanche.

Hôpital Militaire:

578 malades hospitalisés, 109 aux urgences, 23 infirmiers, 18 médecins depuis dimanche qui travaillent sans repos. L’hôpital est saturé avec l’esprit militaire ces infirmiers et medecins font des rotations un jour sur deux.depuis le 26 septembre les médicaments sont finis. Les malades même militaires achètent les produits eux-mêmes. Mais il faut dire que ces agents sont disponibles pour les malades malgré tout: 11morts depuis dimanche.

Hôpital municipal Leyono:

Pour la première fois 25 malades, 11 infirmiers, 5 médecins, 7 morts depuis la nuit de dimanche à lundi. L’hôpital est saturé et n’a pas des médicaments pour les urgences.

Hôpital de Talangai: 668 malades à 12H certains malades qui venaient d’arriver attendaient les places aux urgences, 19 morts de dimanche à lundi. 23 infirmiers, 11 médecins, pas de médicaments.

 

Avec Brazzanews.fr

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Congo: visite fantôme au CHU de Brazzaville

octobre 16, 2017

 

Congo: le CHU a fermé ses portes et aux soins

octobre 15, 2017

Après l’université Marien Ngouabi qui est totalement fermée, le CHU rentre officiellement en grève le 14 Octobre 2017 comme l’annonçait déjà la déclaration de grève. L’hôpital a été vidé de ses personnels. Le CHU n’est plus en service. Peuple Congolais, vous ne pouvez que blâmer vous même, et vos enfants mourront sans soins pendant que les leurs sont Europe et en Amérique pour mieux vivre, se soigner et étudier.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Photo de BrazzaNews.

Le CHU de Brazzaville en mode COMA . Hier ils ont évacuer tous ses malades. La grève persiste .

Hier , il restait un seul patient, est un agent de la présidence qui a été heurté par le convoi de Denis Sassou Nguesso. Il se trouvait dans le coma et les médecins s’attelaient à le réanimer afin qu’ il soit évacué. Les familles sortent leurs malades du CHU: pas de salaire au CHU, service minimum zéro.

L’ultimatum donné par le syndicat du CHU est arrivé à terme. Plus de service minimum. Les malade encore présents, qui espéraient sur une sortie de crise sont tombés dans le désespoir. 10 morts subites, seulement en apprenant la nouvelle.

Pendant ce temps, Denis Sassou Nguesso fait un voyage en Ouganda à coup de milliards et le premier ministre festoie au large de pointe noire dans un bateau, dans le désintérêt total de la population qui se meure. Le vol continue, la gabegie s’amplifie car les anniversaires durent maintenant 3 jours.

Image : évacuation des malades du CHU pour une direction inconnue

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –

Quatre conflits dans le monde dont personne ne parle

octobre 6, 2017

Alors que le prix Nobel de la paix 2017 est connu ce 6 octobre, La Croix s’intéresse à la multitude de conflits « oubliés » qui ont cours sur tous les continents. Quelles sont les particularités de ces conflits ? Pourquoi leur résolution est-elle si complexe ?

Le Mozambique, le Congo, la Nouvelle-Guinée et la Birmanie sont en proie depuis des années à de violents affrontements.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police.

À Bahreïn, dans le village de Diraz, des manifestants fuient les tirs de la police. / Andrea Bruce/andrea bruce / NOOR

Au Mozambique, un conflit continu

L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992, un million de morts), la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), a repris le maquis dans le centre du pays en 2012. Elle exige un plus grand partage des richesses et du pouvoir alors que la Frelimo (Front de libération du Mozambique) dirige le Mozambique depuis l’indépendance en 1975. Plusieurs trêves ont été signées entre les deux camps mais les tensions et les conflits armés resurgissent régulièrement, comme à l’été 2015.

Ce conflit a une coloration nettement sociale, opposant les inclus et les exclus du développement, le Frelimo accaparant les ressources du pays. Le leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, a proclamé en décembre 2016 un cessez-le-feu après l’échec d’une médiation internationale. Au mois d’août, il a rencontré le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa, au centre, où il vit retranché depuis deux ans. Une autre rencontre est annoncée prochainement pour finaliser un futur accord.

Souhaitant surtout ne pas inquiéter les investisseurs intéressés par l’immense potentiel gazier du pays, Maputo ne fait pas grande publicité sur cette crise. D’autant que le régime est secoué depuis 2016 par un scandale provoqué par l’achat pour 2 milliards de dollars de matériel militaire financé par un prêt caché aux députés et aux bailleurs de fonds.

Il y a deux semaines, l’ONU a accusé le Mozambique d’acheter des armes à la Corée du Nord pour un montant de 6 millions de dollars, malgré l’embargo qui frappe Pyongyang.

Entretien : « Les conflits oubliés ont un impact sur nos vies »

Au Congo-Brazzaville, la guerre du Pool

À la suite de la réélection controversée de Denis Sassou N’Guesso, au mois de mars 2017, l’armée congolaise s’est déployée dans la région du Pool, un département du sud du Congo-Brazzaville. Officiellement, elle y pourchasse Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntumi », l’ancien chef des « Ninjas ». Ce groupe armé avait déjà combattu dans le Pool entre 1998 et 2005. Après avoir déposé les armes, pasteur Ntumi avait pris des responsabilités politiques en 2007 auprès de Denis Sassou Nguesso.

Accusé par le régime d’être le responsable des violences qui ont frappé Brazzaville le 5 avril 2016, faisant 17 morts, le rebelle s’est enfui dans le Pool rejoindre ses soutiens. Les deux camps s’affrontent, depuis, sans avoir les moyens de se vaincre. Des témoins et des ONG de défense des droits de l’homme accusent les troupes gouvernementales d’exactions et d’user de la force sans se préoccuper des civils (bombardements, hélicoptères d’attaque).

Le comportement des rebelles est aussi dénoncé. Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans le Pool. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations des droits de l’homme n’y ont pas accès.

Plusieurs districts sont totalement isolés. Cette crise aurait fait 81 000 déplacés (soit le tiers de la population du Pool) et 138 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU.

En Nouvelle-Guinée, la révolte des Papous

L’Organisation pour une Papouasie libre (OPM) est un mouvement séparatiste de Papua, nom indonésien de la Nouvelle-Guinée occidentale, une entité rattachée à l’Indonésie en 1963 après avoir été hollandaise.

En 1967, le gouvernement indonésien signe un contrat minier avec la société américaine Freeport. Celle-ci découvre en 1988 les troisièmes réserves les plus importantes au monde pour le cuivre et les deuxièmes pour l’or. Les revenus seront partagés avec le gouvernement central. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination. C’est dans ce contexte que l’OPM mène une guerre de basse intensité.

En 2001, l’assassinat du leader indépendantiste Theys Eluay porte un coup dur à l’OPM. À partir de 2008, on assiste à une recrudescence des actes de guérilla contre l’armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient à attaquer le quartier général d’une cellule de l’organisation, tuant 14 séparatistes.

En 2014, l’action se porte sur le terrain politique. Les indépendantistes fondent un parti, le Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. En 2011, un bilan fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l’insurrection dans les années 1960. L’accès du territoire est très difficile pour les étrangers, ce qui rend les observations quasi nulles.

En Birmanie, des conflits persistants

En Birmanie, la crise des Rohingyas est médiatisée, mais elle n’est pas la seule qui frappe ce pays. On note une persistance de conflits armés, avec des minorités ethniques dans le Nord et l’est du pays et les violations des droits de l’homme qui les accompagnent, notamment dans les États Shan et Kachin.

Dans ces régions proches de la frontière chinoise, des combats se poursuivent depuis des décennies entre plusieurs guérillas ethniques et l’armée birmane. En 2011, par une attaque des postes de contrôle de l’Armée d’indépendance kachin (KIA), l’armée birmane mettait fin à dix-sept ans de cessez-le-feu dans la région. Depuis, la situation se dégrade. Dans l’État Kachin, plus de 86 000 personnes vivent dans 140 camps de déplacés internes, et 20 000 personnes se sont réfugiées en Chine. Dans le nord de l’État Shan, près de 12 000 déplacés habitent dans 42 camps.

Depuis août 2016, les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. La KIA a refusé de signer un accord de paix. Le 20 novembre dernier, l’Alliance du Nord – dont la KIA fait partie – a lancé une attaque contre les militaires. Les troupes armées gouvernementales ont utilisé de l’artillerie lourde et des avions de chasse. Ces combats ont provoqué des vagues de déplacement obligeant les populations civiles à vivre dans des situations précaires.

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« Nous avons un rôle de sentinelle »

Clément Saccomani,

Directeur du collectif d’auteurs Noor créé il y a dix ans

« Avec l’exposition “Conflits oubliés, conflits de demain” (1), le collectif d’auteurs Noor –

« lumière » en arabe – braque les projecteurs sur des reportages réalisés par ses photographes membres actionnaires de la structure depuis dix ans et qui sont hors des radars de l’actualité.

Notre responsabilité n’est pas de prédire l’avenir, mais nous avons un rôle de sentinelle pour anticiper les problèmes et les enjeux de demain, surtout lorsque certains ingrédients “explosifs” semblent réunis sur le terrain : le lac Tchad et son cocktail de conflits frontaliers, de ressources naturelles, de religions ; le chaos pakistanais ou, plus près de nous, les 5 000 fusillades et 900 morts par an à Chicago… Ce sont aussi les conséquences des viols comme armes de guerre, les troubles mentaux des enfants-soldats, ou encore les enjeux climatiques qui seront à l’origine des conflits de demain.

Installations, expériences sonores, tablettes…, cette exposition casse les codes traditionnels pour éviter le rejet du public même quand la violence des situations est brutale, et lui permettre de s’informer en s’appropriant ces nouvelles façons de raconter des histoires. »

Recueilli par Armelle Canitrot

(1) Jusqu’au 8 octobre, Hôtel du Doyen, Bayeux (14). www.noorimages.com

Lepoint.fr par Laurent Larcher et Pierre Cochez

Le Congo et sa dette pharaonique

octobre 5, 2017
Déclaration de la mission des services du FMI en République du Congo

le 4 octobre 2017

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de conclusions préliminaires après un séjour dans le pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du Conseil d’administration du FMI. La présente mission ne fera pas l’objet de délibérations au sein du Conseil d’administration.

Une équipe des services du FMI dirigée par M. Abdoul Aziz Wane a visité Brazzaville du 25 septembre au 4 octobre 2017 pour collecter des informations, notamment sur le niveau de la dette du pays ; discuter de la gestion de la trésorerie avec les autorités et délimiter le cadre d’une étude-diagnostic sur la gouvernance en République du Congo.

À l’issue de la mission, M. Wane a publié la déclaration suivante :

« La mission tient à remercier les autorités pour leur excellente coopération, y compris les efforts soutenus du Comité Technique qui ont permis aux services du FMI d’accéder à l’essentiel des informations demandées. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à travailler de façon diligente pour la mise en place d’un programme soutenu par le FMI. Les résultats de la mission vont guider les prochaines étapes vers un éventuel programme soutenu par le FMI pour rétablir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance soutenue et inclusive.

« La République du Congo fait face à des déséquilibres macroéconomiques importants. L’activité économique continue de se contracter, tandis que les dépôts du gouvernement diminuent. Dans ce contexte, le gouvernement a accumulé des arriérés extérieurs et intérieurs, malgré un ajustement budgétaire significatif.

« Sur la base des informations fournies par les autorités, les autorités et la mission ont évalué le niveau de la dette publique contractée et/ou garantie par l’Etat à fin juillet 2017 à 5.329 milliards de francs CFA (à peu près 9,14 milliards de dollars américains). En pourcentage du Produit Intérieur Brut, la mission estime cette dette à environ 110 pour cent. Ce chiffre n’inclut ni les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. La mission s’est félicitée de l’engagement des autorités à prendre des mesures pour rétablir la soutenabilité de la dette à moyen terme avec l’assistance de leurs conseillers financiers et juridiques.

« La mission s’est également félicitée de l’engagement des autorités à mener une étude-diagnostic sur les questions de gouvernance, avec l’assistance du FMI, pour soutenir des mesures visibles et crédibles pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. La mission a pris note de l’intention des autorités d’améliorer la gouvernance des compagnies publiques, y compris les compagnies pétrolières. Elle les a encouragées à renforcer l’intégrité des processus de gestion du budget et de la trésorerie et à prioriser les dépenses afin d’éviter l’accumulation des arriérés.

L’équipe du FMI a été reçue par le Président de la République Son Excellence M. Denis Sassou-Nguesso. Elle a rencontré le Président du Sénat M. Pierre Ngolo, le Premier ministre M. Clément Mouamba, le ministre des Finances, M. Calixte Nganongo ; ainsi que d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté diplomatique, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: Ismaila Dieng

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.org

De tous ces pays de la CEMAC, le Congo est le plus endetté.

En milliards, les dettes de tous les pays de la CEMAC.

1. Tchad, 837 milliards de dettes
2. Gabon, 856
3. RCA, 28
4. Cameroun, 351
5. Guinée Équatoriale, 1580
6. Congo, 5329…

Avec Congomfoa.com

Congo: Denis Sassou Nguesso appelle les rebelles « Ninjas Nsiloulou » à déposer les armes

octobre 4, 2017

 

Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, en décembre 2008 dans le Pool. © Vincent Fournier/J.A.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso s’exprimait mardi 3 octobre à l’occasion d’une réunion avec des sages et notables du département du Pool, dans le sud du pays. Objectif de la rencontre : dégager des pistes de sortie de crise rallumée par la reprise de la rébellion menée par Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de Pasteur Ntumi.

L’origine de la crise actuelle remonte à avril 2016, lorsque le Pasteur Ntumi reprend le maquis dans les forêts du Pool. Ancien chef rebelle à la tête des « Ninjas Nsiloulous » lors de la guerre civile, il s’était rapproché du président Sassou à partir de 2003, pour devenir l’un de ses conseillers. Mais le vent tourne à l’occasion des élections présidentielles de 2016, lorsque Frédéric Bintsamou décide de se rallier à la candidature de Guy Brice Parfait Kolélas, rival du chef de l’État. Accusé par Brazzaville d’avoir fomenté des violences dans la capitale, il prend alors la poudre d’escampette pour rejoindre ses soutiens.

« Personne ne sera tué »

Lors de sa déclaration, relatée par le journal Les dépêches de Brazzaville, le président congolais a nié la dimension politique de la rébellion, en prenant pour exemple le cas de son rival Guy Brice Parfait Kolélas. « Ce dernier vaque tranquillement à ses occupations, a-t-il déclaré. Il siège à l’Assemblée nationale. Je me demande donc la motivation profonde qui justifie le retranchement de Ntumi et le basculement dans la violence aveugle. »

Pour sortir de la crise, le président a invité les Ninjas à sortir des forêts. « Personne ne sera tué, a-t-il assuré. C’est la parole du père de la Nation. D’ailleurs, notre Constitution interdit la peine de mort. » Il a également exhorté les Ninjas à rendre leurs armes, qui seront rachetés par les autorités, pour permettre leur réinsertion sociale.

Il y a urgence. D’après un rapport rendu public fin juin par les ministères congolais des Affaires sociales et de la Santé et les agences des Nations unies, près d’un tiers de la population du Pool – soit 81 000 personnes – a dû fuir les exactions des miliciens et leurs affrontements avec les forces de l’ordre.

Jeuneafrique.com

Congo: la Société civile reçue par les experts du FMI

octobre 2, 2017

La vraie société civile reçue par le FMI.
Sous la demande du FMI, la vraie Société civile vient d’être reçue, à Brazzaville.

Soucieuse de défendre l’intérêt des populations, elle est restée fidèle sur ses objectifs de transparence suite aux discussions sur un éventuel nouveau programme que préconise le FMI en république du Congo.

Ces organisations de la société Civile ont plaidé en faveur des souffrances des retraités, étudiants, travailleurs, prisonniers politiques et société Civile mais aussi sur les acquis sociaux, guerre et déplacés du pool, conditions précaires de vie (manque d’eau potable, d’électricité, mauvaise alimentation, logements insuffisants et insalubres, manque d’accès aux soins médicaux) dénonciations de l’enrichissement des dirigeants et propositions de transparences.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo: les redevances pétrolières bientôt versées à la Commisimpex pour le recouvrement de ses créances ?

septembre 27, 2017

 

Congo : les redevances pétrolières bientôt versées à la Commisimpex pour le recouvrement de ses créances ?

(Agence Ecofin) – La firme de construction Commisimpex (Commissions Import-Export S.A) a saisi un tribunal commercial de la banlieue parisienne de Nanterre dans l’affaire des vieilles créances impayées de plus d’un milliard $ qui l’oppose à l’Etat congolais, a-t-on appris ce mercredi.

Selon les documents obtenus par l’agence Reuters, Total, Eni et d’autres entreprises d’énergie seraient impliquées dans ce nouvel épisode de la saga Commisimpex. La société de l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij (photo), veut que ses dernières paient des taxes et redevances à Commisimpex au lieu de les verser directement à l’Etat. Le recours à un tel moyen de recouvrement n’est pas la première tentative de la compagnie de BTP qui a travaillé sur des projets de construction et de travaux publics depuis le début des années 1980 jusqu’à ce qu’un tribunal congolais ordonne sa liquidation en 2012.

En juin, l’affaire avait pesé sur la notation souveraine du pays et entrainé, dans la foulée, un défaut temporaire sur l’eurobond congolais. Les autorités locales ont contesté avec véhémence ce défaut. Un contentieux vite réglé par un tribunal américain qui a ordonné le dégel des sommes versées par le Congo aux détenteurs de sa dette, expliquant que les 21 millions de dollars ayant déjà été reçus par le Delaware Trust Co, le syndicat des porteurs des titres concernés, n’étaient plus  une propriété congolaise.

Selon un porte-parole de Commisimpex cité par Reuters, la nouvelle action en justice porte sur plus de 1,25 milliard $ de factures et d’intérêts impayés et implique la filiale congolaise du groupe français Total ainsi que d’autres entreprises. Commisimpex cherche à activer une garantie sur les revenus de plusieurs champs pétroliers qui ont été, selon elle,  présentés en 1986 comme gage des dettes, indique la note envoyée à Total.

L’entreprise explique que, régulièrement, le Congo utilisait comme garantie, les revenus effectifs ou  futurs de tous ordres qui pourraient provenir directement ou indirectement de ses dépôts d’hydrocarbures. Et cite Likouala, Loango, Tchibouela, Emeraude, Yanga, et Sendji, des champs de pétrole qui ont été exploités par Elf Aquitaine SA, Elf Congo, Agip et Agip Congo.

Elf a ensuite été absorbé par le géant français Total, tandis que l’Italien Eni a repris Agip.

La requête de la Commisimpex cible Total E & P Congo, Eni et Eni Congo. Cinq autres petites entreprises ayant acquis des intérêts dans les champs cités, après le début des démêlés, sont également citées (Congorep, SNPC, Kontinent Congo, AOGC et Petro Congo).

Cette manœuvre sonne comme le dernier recours de la Commisimpex dans ce feuilleton vieux de trois décennies, qui a paralysé la dynamique économique du pays de l’Afrique centrale. Si le Congo a toujours opposé un refus à l’exécution des décisions de justice rendues par les tribunaux internationaux dans cette affaire, cela est essentiellement dû au fait que les autorités locales estiment que la société doit plus de 1,54 milliard $ à la sécurité sociale. Ce qui a d’ailleurs précipité sa liquidation en 2012.

Au Congo, le pétrole représente environ les trois quarts des recettes publiques, et la faiblesse des prix mondiaux du brut a frappé de plein fouet le pays. Se passer des revenus fiscaux issus de ce secteur, plomberait l’économie congolaise.

Agenceecofin.com par Fiacre E. Kakpo

Denis Sassou et Ali Bongo Ondimba rencontrent (enfin) Emmanuel Macron

septembre 27, 2017
Capture d’écran de la vidéo de la poignée de main entre Ali Bongo Ondimba et Emmanuel Macron, le 19 septembre 2017 à New York. © DR / YouTube

Alors qu’ils n’ont pas encore été reçus à l’Élysée, Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba ont profité de leur présence à New York, en marge de la 72e Assemblée générale de l’ONU, du 19 au 25 septembre), pour rencontrer Emmanuel Macron.

À l’issue de la réunion sur la Libye, le 20 septembre, à laquelle il participait en tant que président du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur ce pays, le chef de l’État congolais s’est brièvement entretenu avec son homologue français au sujet d’un futur rendez-vous à Paris. Ce dernier a suggéré que cet entretien soit organisé par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, Jean-Yves Le Drian et Jean-Claude Gakosso.

La veille, Ali Bongo avait lui aussi établi un premier contact avec Emmanuel Macron, avec qui il a échangé une poignée de main à l’occasion du lancement du pacte mondial pour l’environnement. Ce ne fut pas le cas des présidents camerounais et équato-guinéen Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, également présents à New York. En revanche, comme l’avait annoncé J.A., le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été reçu à l’Élysée le 25 septembre par Emmanuel Macron.

Jeuneafrique.com