Posts Tagged ‘Congo’

Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Clément Mouamba

janvier 25, 2022

En présence des corps constitués nationaux et diplomatiques, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien Premier ministre, Clément Mouamba (2016-2021) qui sera inhumé ce 26 janvier à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou.

Le couple présidentiel rendant un dernier hommage à Clément Mouamba

« Un esprit consensuel et apaisant, chantre de la non-violence, un sens du compromis qui lui fait détester les conflits et les rivalités, Clément Mouamba a servi la République jusqu’au dernier jour de sa vie », a déclaré le secrétaire permanent de la Task force des politiques économiques et sociales, Rigobert Maboundou, donnant lecture de l’oraison funèbre d’une voix chargée d’émotion. Celui-ci fut, en effet, un des étudiants de l’illustre disparu dont il a par ailleurs été directeur de cabinet à la Primature.

L’ancien Premier ministre, Clément Mouamba, avait rendu l’âme le 29 octobre 2021 à Paris, en France, victime de la covid-19. La pandémie qu’il s’était pourtant engagé à combattre, quand il exerçait les fonctions de chef du gouvernement, a finalement eu raison de lui à l’âge de 78 ans. Le 25 janvier, en début de matinée, avant que la nation ne lui rende un dernier hommage, le Parti congolais du travail (PCT) lui a témoigné sa gratitude pour les services rendus à la nation dans une cérémonie solennelle présidée par le secrétaire général de ce parti, Pierre Moussa, en présence de nombreux responsables des formations politiques alliées, membres de la majorité présidentielle.

Parcours

La densité intellectuelle de l’illustre disparu a commencé à se constituer à l’école catholique de Moussounda où il a fait ses études primaires et secondaires, avant d’accéder au lycée technique 1er mai à Brazzaville. Clément Mouamba a ensuite obtenu une bourse pour la France où il a décroché un doctorat en sciences économiques. La Banque des Etats de l’Afrique centrale est l’institution au sein de laquelle il a passé nombre d’années de sa vie professionnelle.

De 1975-1979, il est conseiller économique du Premier ministre Henri Lopes ; de 1979-1983 Clément Mouamba a assumé les mêmes fonctions auprès du Premier ministre Louis Sylvain Ngoma. 1983-1992, il est conseiller économique et financier du président Denis Sassou N’Guesso. De septembre 1992 à juin 1993, Clément Mouamba a assumé les fonctions de ministre des Finances.

Sa longue carrière politique, faite de marxisme puis de social-démocratie, l’a conduit au PCT, sous le monopartisme, puis à l’Union panafricaine pour la démocratie sociale. Il est par la suite retourné au PCT, où il a été membre du bureau politique jusqu’à sa mort.  Le 23 avril 2016, Clément Mouamba est nommé Premier ministre, chef du gouvernement. Le tout premier de la nouvelle République après le référendum constitutionnel de 2015.

Son inhumation à Sibiti, où il est né le 13 novembre 1943, est un choix testamentaire pour son repos éternel sur la terre de ses ancêtres.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo/Vie des partis : la Commission nationale d’investiture de l’UDH-Yuki annule l’acte n° 32 du premier vice-président

janvier 24, 2022

Dans une déclaration rendue publique le 24 janvier à Brazzaville, la Commission nationale d’investiture (CNI) de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a annulé l’acte n° 32, relatif au chronogramme de validation des candidatures aux élections couplées aux locales de 2022 pris le 14 décembre 2021 par le premier vice-président, Pascal Ngouanou.

Réhodule Batina lisant la déclaration, à gauche

La Commission a dénoncé la forfaiture commise par le premier vice-président, Pascal Ngouanou, tout en relevant son incompétence en matière d’ouverture de dépôt et de validation des candidatures au sein du parti. Ella a, en même temps, décrié l’abus de pouvoir en général et la violation en particulier de l’article 64 des statuts. Cet acte, en effet,  stipule : « La Commission nationale d’investiture a pour attributions de définir et proposer au bureau exécutif national, en temps opportun pour chaque cas, des modalités de désignation des candidats de l’UDH-Yuki aux élections locales, sénatoriales, législatives et présidentielle ».

L’acte poursuit :  » Centraliser, exploiter et traiter des déclarations des candidatures des membres à ces élections et en dresser un rapport devant être transmis au président du parti dans les délais impartis pour publication de la liste des candidats retenus aux différentes élections par acte pris en réunion du bureau exécutif national ».

Cette procédure, selon le président de la Commission, Réhodule Batina, n’a pas été suivie. Au regard des dispositions de l’article 64 des statuts du parti, la compétence en matière d’ouverture, de dépôt, de traitement et de validation en matière d’élection est exclusivement dévolue à la CNI. 

Ainsi, à compter du 24 janvier, toutes les dispositions relatives au dépôt et à la validation des candidatures aux élections de cette année seront soumises, dans les meilleurs délais, par la CNI, conformément aux textes réglementaires du parti et au calendrier électoral qui sera publié par le gouvernement, a conclu Réhodule Batina.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo/Espace culturel : le Centre Jean-Baptiste-Tati-Loutard se meurt

janvier 24, 2022

Depuis 2017, le Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard de Mpita traverse des moments difficiles qui affectent considérablement son fonctionnement. Face à cette situation préoccupante, le collectif des animateurs dudit centre a initié des démarches visant à sensibiliser les autorités  pour le sauver car il ne remplit plus les objectifs assignés à sa création.

Une vue du Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard / DR

Inauguré  en 2012, le Centre Jean-Baptiste-Tati-Loutard a été longtemps le fleuron de la culture et de l’art à Pointe-Noire en offrant, par le biais de ses installations, toutes les commodités nécessaires pour la pratique de l’art dans cette ville. Ses salles polyvalentes, sa bibliothèque, son cybercafé et ses installations sportives ont fait de cet espace un lieu privilégié des rencontres et d’échanges culturels mais aussi un espace dédié aux concerts, aires de jeu et d’exposition de toutes natures.

En effet, plusieurs grands événements culturels ont été organisés sur ce site, fruit du partenariat entre la société Total E & P Congo et la mairie de Pointe-Noire. L’association Pointe-Noire dynamique culturelle étant la gestionnaire.  Créée en 2013, cette structure a pour objet d’assurer l’autonomie financière des centres culturels basés à Pointe-Noire sous la tutelle de la mairie de la ville.

Ainsi, en application de la délibération votée par le Conseil départemental et municipal demandant à la mairie de Pointe-Noire de prendre en charge à 100% ce centre, la société Total E & P Congo se retire de la gestion après la signature de l’attestation de transfert de gestion du centre en 2016.  Un an après, les problèmes commencent: les budgets votés par le Conseil municipal n’arrivent pas en totalité à la structure. Cela affecte ostensiblement son fonctionnement. Les impayés à la Caisse nationale de sécurité sociale et les taxes sociales du personnel depuis 2017 s’accumulent tout comme les salaires des animateurs culturels qui aujourd’hui accusent un passif de onze mois d’impayés. Les termes du contrat des animateurs du centre ne sont pas respectés bien qu’étant assimilés aux agents municipaux, les prestataires également ne sont guère lotis, les factures des fournisseurs tardent à être soldées… « Il est indéniable que cette situation nous cause un lourd préjudice au centre, c’est pourquoi nous demandons aux autorités compétentes de prendre à bras- le -corps ce problème pour sauver le centre.  Ainsi, nous sollicitons qu’une commission tripartite (animateurs, Association Pointe-Noire dynamique culturelle et cabinet du maire ) soit mise en place pour examiner minutieusement la situation et envisager le cas échéant les solutions salvatrices qui vont sauver le centre » ont dit les membres du colectif des animateurs du Centre culturel  Jean-Baptiste-Tati-Loutard. Signalons que ce centre a été inauguré en mai 2012.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo: Qui a détourné l’argent des cérémonies d’adieu à Clément Mouamba en France ?

janvier 24, 2022

Pendant que le chef de l’État inaugurait un hôpital à Pointe-Noire au quartier Patra, deux de ses anciens ministres dont un premier ministre recevaient leurs derniers hommages en France. Si le cas Parfait Kolelas a été plus complexe, celui de Clément Mouamba fait pleurer au vu de l’abandon du gouvernement. Sa famille se plaint d’avoir supporté seule toutes les dépenses depuis son évacuation jusqu’ à la levée de son corps et messe de requiem. Les 100 millions parait-il débloqués par le Congo ont pris une autre direction.

Positif au Covid au Congo, Clément Mouamba est évacué vers la France début Octobre où il succombe le 29 du même mois. Sa dépouille mortelle sera rapatriée ce lundi 24 vers Brazzaville avant d’être inhumée dans sa Lekoumou natale. Une forte délégation familiale est arrivée dans la semaine à Paris pour les derniers hommages parisiens.

Selon les sources familiales, l’argent semble-t-il débloqué par le gouvernement pour les cérémonies préalables au rapatriement aurait été détourné par une main noire. A ce jour, le Congo n’a toujours pas encore payé les frais d’hospitalisation ( Hôpital St Joseph ) , des pompes funèbres et moins encore de la salle où s’est tenue la veillée mortuaire. On parle d’une somme de 24000 euros que la famille du défunt aurait débloqué de ses propres poches.

Interrogé sur la participation financière gouvernementale, le ministre Thierry Moungalla, présent à Paris dans la délégation familiale dit ne rien savoir, l’ambassadeur du Congo en France, Rodolph Adada nie avoir reçu aucun franc dans ses mains.

La veuve de Clément Mouamba a vu comment son hôtel lui réclame la note. Le Congo n’a rien payé et une main noire est soupçonnée du détournement. La famille venue du Congo semble être abandonné à son sort et craint le pire une fois au Congo après la cérémonie officielle au palais des Congrès.

Aucun officiel ne reconnaît avoir reçu de l’argent du Congo pour les cérémonies en France. Adada a nié, Moungalla a nié, Maboundou a nié.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Firmin Ayessa satisfait de l’inhumation du concurrent du dictateur Sassou-Nguesso

janvier 24, 2022
Firmin Ayessa et son beau fils Sassou Dénis

J’interpelle monsieur Firmin Ayessa vice-premier ministre de venir dire sur la place publique ce qu’il sait du décès de l’opposant Brice Parfait Kolélas.

Le peuple congolais a entendu ses propos qu’il a proférés, ses menaces, ses intimidations à l’égard du Président de Yuki dont le « crime » fut de se présenter contre le petit tyran Sassou à l’occasion des présidentielles. Guy Brice Parlait Kolélas est mort la veille du scrutin. Comme par hasard. Officiellement de la Covid 19.

Firmin Ayessa tint publiquement les propos suivants : Avec tout le bien qu’on t’a fait, on t’avait dit de ne pas t’engager aux présidentielles. Tu nous tournes le dos. Mais tu verras ce qui t’arrivera. Tu boiras de l’eau avec une fourchette.

Ces menaces se sont réalisées, Brice Parfait Kolélas est mort à la suite prétendument de pandémie. Ce qui n’a pas été démontré. Vos propos délibérés d’humilier Parfait Kolélas, le léser, blesser, opprimer, envoyer dans la tombe ont eu leurs effets sur le terrain. Tout montre à voir qu’il y a eu « passage à l’acte. »

Guy Brice Parfait Kolélas est décédé quelque mois après vos menaces, monsieur le proche collaborateur de Sassou, de plus son beau-père. Vous êtes donc co-responsable des crimes commis par le tyran congolais depuis son arrivée par effraction au sommet de l’Etat.

De la chronique d’une mort annoncée de Guy Brice Parfait Kolélas, en saviez-vous quelque chose ? Si, animal politique, vous êtes courageux, venez sur la place publique donner votre version. Regrettiez-vous ou non le décès de Guy Brice Parfait Kolélas ? Il est vrai qu’on ne vous a pas vu à ses obsèques vendredi 21 janvier 2022. Mais avez-vous résisté à la volonté d’y envoyer vos espions ? L’assassin rôde toujours sur la scène du crime.

Peu de temps avant, Dominique Okemba, votre frère, se frottait les mains. C’était après les bombardement dans le Pool. Il a dit au cours d’une causerie (c’est-à-dire sur la place publique) : « Le ciel n’est pas tombé ». Autrement dit il ne court aucun châtiment. En fait, l’impunité totale est la sanction de ceux sur qui aucune sanction ne tombe du fait que le pouvoir de juger est entre leurs mains.

Ayessa et Okemba vivent dans l’insouciance quand les autres sont dans la douleur. Sachez que l’horloge judiciaire viendra. L’histoire les reconnaîtra comme étant des coupables. Quel que soit le temps que met le châtiment, il finit par arriver. Les Romains parlaient à juste titre de la « punition au pied boiteux. »

Continuez de faire vos révisions constitutionnelles pour vous pérenniser au pouvoir, viendra un jour où, la sanction vous atteindra, quand bien elle marche en claudicant.

Je vous informe, Monsieur AYESSA, que cette infraction d’intimidation est prévue à l’article 423 du Code criminel – une personne sera coupable d’intimidation si, … sans motif légitime, use de violence ou de menaces de violence…

Les preuves ? Oui, les preuves seront rassemblées, soyez-en sûrs. Vous serez susceptible d’une peine de prison d’un maximum de 2 ans au moins et 1 jour ou de 5 ans. La République vous a à l’œil.

Avec Congo-liberty par Philippe Youlou, avocat au Barreau de Nice

Congo: Priés d’aller à la retraite, les vieux du Budget et Trésor envoient 10 Boas au domicile du ministre Andely pour l’intimider

janvier 22, 2022

Dans une note circulaire du 11 janvier dernier, le ministre des finances Rigobert Andely constatait que certains agents affiliés à son ministère refusaient carrément de faire valoir leurs droits à la retraite et occupaient d’occuper leurs postes au mépris des lois en vigueur. Rigobert Andely enjoignait aux directeurs généraux de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter les dispositions y relatives. En un mot, ses vieux devraient aller se reposer et libérer le plancher.

Étant pour la majorité des ressortissants de la Cuvette ayant pour parrains des caciques du pouvoir, ces vieux qui n’aiment pas la retraite considèrent comme une déclaration de guerre la note du ministre Rigobert Andely.

Au Congo, depuis que Denis Sassou Nguesso voue une haine viscérale pour l’alternance, les fonctionnaires civils comme militaires suivent ses pas et ne veulent jamais entendre parler de la retraite pour céder la place aux jeunes. Ils s’accrochent à leurs postes au mépris de toutes les lois et sont prêts à tout contre celui qui veut les en contraindre.

On se souvient encore du douanier Itoua qui a ramené son âge de 60 à 25 ans pour ne pas aller à la retraite. Réunis pour analyser les menaces contre eux du ministre Rigobert Andely, ces vieux des régies financières ennemis de la retraite ont décidé d’appliquer la méthode forte pour le dissuader dans sa démarche.

Ils ont envoyé mystiquement une dizaine de serpent Boa à la résidence du ministre Andely de nuit. Une attaque à laquelle, la garde aussi mystique du ministre a fait face toute la nuit. Selon le témoignage recueilli auprès de la garde du ministre, de leur existence, personne n’a vu un Boa tricolore avec des sonnettes.

Quant au ministre Rigobert Andely qui a su maîtriser cette agression nocturne, sa détermination d’envoyer tous ces vieux à la retraite reste intacte. D’ailleurs, il a ordonné la mise en exécution immédiate de sa décision.

Beaucoup de jeunes diplômes échouent dans le marché de l’emploi à cause de cette méchanceté des Congolais qui consiste à détester la retraite. Pourtant tous ces vieux ont assez volé durant leur fonction et en principe doivent avoir une retraite dorée.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Célébration : la rumba congolaise et la Journée mondiale de la culture africaine

janvier 18, 2022

La culture africaine et afro-descendante, qui se célèbre le 24 janvier, sera aussi une occasion pour les deux Congo de manifester l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Quelques pas de la rumba congolaise / Archives

À Kinshasa comme à Brazzaville et dans d’autres parties du continent se célèbrera la Journée mondiale de la culture africaine, un fait  musical, culturel et social très marquant.

En effet, il y a à peine quelques semaines, précisément le 14 décembre 2021,  que la rumba congolaise venait d’être inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco.  

Des sources proches des ministères de la Culture des deux Congo, cette célébration de la culture africaine et afro-descendante mettra plus l’accent sur ce fait d’une importance capitale qui venait de se passer à l’Unesco. Déjà, sur des réseaux sociaux et dans les médias locaux, les Congolais se sont réjouis de la reconnaissance par l’organe onusien de la rumba, véritable phénomène musical, culturel et social. « La rumba, c’est notre identité ! Sa reconnaissance internationale est une fierté et une richesse », déclarait Catherine Furaha, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine de la République démocratique du Congo.

Pour sa part, Zacharie Bababaswe, chroniqueur musical, déclarait à l’AFP : « Rien de plus normal que le combat des Congolais aboutisse à cette reconnaissance universelle. Sentiments de réhabilitation et de reconnaissance pour cette belle musique dont le tempo est puisé dans les tripes des Congolais ». Quant à Jacques Iloki, vice-président de l’Association des peintres du Congo à Brazzaville, cette inscription est « une reconnaissance parce que la rumba est le trait d’union entre les deux rives du fleuve Congo ».

Pour les spécialistes, les origines de la rumba se situent dans l’ancien royaume Kongo. Avec la traite négrière, les Africains ont emmené leur culture et leur musique vers les Amériques. La rumba a ensuite été ramenée sur le continent africain par les commerçants, avec disques et guitares. Dans sa version moderne, la rumba a une centaine d’années. L’identité culturelle est ce par quoi se reconnaît une communauté humaine à travers ses pratiques, locales ou nationales, qui sont sociales, politiques, ethniques, religieuses et artistiques.

Cette identité culturelle renvoie à des valeurs et à des codes, à des modes de vie et de pensée, à des langues, des croyances et des traditions, à un vécu en commun et une mémoire historique, à un territoire. Malheureusement, l’Afrique a trop longtemps été privée de son identité culturelle. Ainsi, au-delà des similitudes, des formes convergentes de penser et de l’héritage commun, l’Africanité constitue également une destinée partagée, une fraternité dans la lutte de libération et un avenir commun qui doit être assumé en vue d’être maîtrisé.  

« L’histoire générale de l’Afrique », une oeuvre pionnière

Il n’est pas vain, dans ce sens, de rappeler le rôle majeur que joue l’Unesco dans l’adoption des textes normatifs et cadres juridiques pour promouvoir et protéger la culture africaine. Il est important aussi de faire allusion au travail colossal et titanesque « Coffret histoire générale de l’Afrique ». Ainsi, l’Unesco avait lancé en 1964 l’élaboration de « L’histoire générale de l’Afrique » pour remédier à l’ignorance généralisée sur le passé de ce continent. Pour relever le défi qui consistait à reconstruire une histoire de l’Afrique libérée des préjugés raciaux hérités de la traite négrière et de la colonisation et favoriser une perspective africaine, l’Unesco a fait appel aux plus grands spécialistes africains et internationaux de l’époque. L’élaboration des huit volumes de « L’histoire générale de l’Afrique » a mobilisé plus de 230 historiens et autres spécialistes pendant plus de 35 années.

« L’histoire générale de l’Afrique » est une œuvre pionnière, à ce jour inégalée dans son ambition de couvrir l’histoire de la totalité de ce continent, depuis l’apparition de l’homme jusqu’aux enjeux contemporains auxquels font face les Africains et leurs diasporas dans le monde. C’est une histoire qui ne laisse plus dans l’ombre la période précoloniale et qui insère profondément le destin de l’Afrique dans celui de l’humanité, en mettant en évidence les relations avec les autres continents et la contribution des cultures africaines au progrès général de l’humanité.

Notons que c’est à l’occasion de sa 40e session en 2019 que l’Unesco a proclamé le 24 janvier comme Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante. Cette date coïncide avec l’adoption de la Charte de la renaissance culturelle africaine, adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en 2006. La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante célèbre les nombreuses cultures vivantes du continent africain et des diasporas africaines dans le monde entier, et les promeut comme levier efficace au service du développement durable, du dialogue et de la paix.

Avec Adiac-Congo par Faustin Akono

Congo: Pourquoi Claudia Sassou aurait giflé la ministre Arlette Soudan? Jalousie ou quoi ?

janvier 17, 2022

Plusieurs fois il a été rapporté l’animosité entre Claudia Sassou et Arlette Soudan, mais personne ne pouvait s’imaginer que le fille de son père pouvait gifler toute une ministre. Trop imbue de sa personne et matalana professionnelle, la ministre Arlette Nonault Soudan a reçu des gifles bien appliquées de Claudia Sassou qui ne supporte pas son arrogance. Mais en réalité, on raconte que les virées sexuelles entre Sassou et Arlette ne plaisent pas aux enfants.

Déjà à Madrid, les deux avaient eu une forte dispute après qu’Arlette Soudan ait passé quelques heures nocturnes dans la chambre de Denis Sassou Nguesso. Claudia l’a bien insulté ce jour.

Mariée pourtant au blanc de son rêve qu’est le journaliste de JeuneAfrique, François Soudan, la ministre Arlette Nonault est soupçonnée aussi d’être l’une des nombreuses filles de joie de son oncle Denis Sassou Nguesso. Elle aurait même été interdite d’accès à la résidence présidentielle d’Edou par Antoinette qui ne la supporte pas du tout. Une incestueuse selon les enfants du chef de l’État.

Claudia Sassou Nguesso qui vit les moments les plus heureux de sa vie amoureuse avec Willy Etoka la tiendrait néanmoins à l’œil et n’aurait pas apprécié quelques commentaires déplacés à son égard tenus par Arlette Soudan. Mais quelques sources proches parlent plutôt d’une scène de jalousie d’une fille pour son père.

C’est au cours d’une rencontre du clan que Claudia Sassou Nguesso qui n’aime pas la bêtise aurait donné quelques gifles à Arlette Soudan qui est restée silencieuse. Dans le milieu on raconte que son arrogance est inexistante devant les enfants de son oncle.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Pourquoi les ministres de la Cuvette traitent ceux du Sud de paresseux qui détestent leurs propres villages?

janvier 17, 2022

« On ne comprend pas pourquoi nos collègues sudistes ont du mal à construire dans leurs villages?» s’interrogent plusieurs ministres de la Cuvette qui ont visité les localités du sud. Pourtant tous volent ensemble au sein du gouvernement, mais n’ont pas le même amour pour les siens. « J’ai été à Makabana chez Pierre Mabiala et j’ai honte pour ce que j’ai vu alors que chez moi, j’ai goudronné la route et électrifié » confie un ministre de la Cuvette.

C’est le plus grand défaut des sudistes ou disant leur mauvais cœur ! Ils n’aiment jamais apporter aux siens un peu de bien-être, mais préfèrent voir leurs frères se prosterner devant eux. Rares sont les ministres sudistes qui peuvent se vanter d’avoir arranger leurs villages. Anatole Collinet Makosso est sans l’exception pour ses réalisations dans le Kouilou.

Des images de la résidence du ministre Thierry Moungalla à Sibiti qui circule sur la toile est un exemple de comportement des ministres sudistes. Son domaine se trouve dans un abandon total et il en est de même pour la plupart d’entre eux. Le défunt Clément Mouamba qui a été premier ministre pendant 6 ans n’a pu apporter du positif à Sibiti.

A Komono, pour s’y rendre, les populations empruntent une route non goudronnée et impraticables pendant la saison des pluies, alors que Emile Ouosso est éternel ministre et a même occupé le poste des travaux publics. Sa haute responsabilité dans la franc-maçonnerie pourtant peut le servir de convaincre Sassou de moderniser Komono, mais rien!

A Mouyondzi son village, Lydia Mikolo n’a apporté que des produits détournés de la riposte contre le Covid. Un district des bosseurs qui est toujours enclavé et il est très difficile de relier les 5 districts du Grand Mouyondzi. Et que dire de Mvouti dans le Mayombe ? Martin Coussoud Mavoungou n’a rien là bas et n’y a rien apporté non plus.

Le département du Niari avec tous ses ministres a du mal à décoller et se rendre de Dolisie à Mossendjo par exemple est un parcours de combattant. Par contre, on peut facilement joindre les villages des ministres de la Cuvette. Pourtant c’est Pierre Mabiala qui a commencé avec cette folie du changement de la constitution en 2015.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-France: Guy Brice Parfait Kolélas, la dépouille qui refuse de descendre dans le tombeau

janvier 15, 2022

Jean-Marie Michel Mokoko est en taule. Guy Brice Parfait Kolélas est dans le séjour des morts. Difficile de ne pas parler d’abus de pouvoir, d’élimination politique, d’homicide au premier degré, pour qualifier Sassou puisque ces deux personnages ont eu un bras de fer avec lui.

POUVOIR D’OUTRE-TOMBE

Même mort, Guy Brice Parfait Kolélas bouge encore. PAKO est décédé le 21 ou le 22 mars 2021. Ce vendredi 14 janvier 2022, bientôt un an, son cadavre se trouve toujours à l’institut Médico Légal, Métro Quai de la Rapée.

Tout se passe comme si (depuis le commencement des douleurs) on voulait faire parler le mort alors qu’on n’enclenche pas tous les rituels nécessaires (scientifiques juridiques, politiques, sociaux, métaphysiques ) pour y parvenir. En société traditionnelle kongo, par exemple, existe ce qu’on appelle la « questions aux morts » grâce à une technologie nommée (le tipoyi) . Chez les Mbochi de Théophile Obenga et Jérôme Ollandet ça s’appelle la question « aux esprits. » Ces systèmes juridiques féodaux sont dit-on infaillibles.

Dans le système du tipoyi, soumis à la question, le mort peut démasquer celui qui l’a envoyé dans l’au-delà.

PAKO PRESIDENT PAR DEFAUT

La Justice française, la famille de Pako, ses amis, eux-mêmes divisés en deux camps, ses ennemis (parmi lesquels ses parents adoptifs d’Oyo) se tuent à tirer chacun pour soi la dépouille de l’homme qui pourrait être appelé dans l’absolu Président du Congo. A titre posthume. C’est le vainqueur par défaut des présidentielles de 2021 étant donné que Sassou n’aurait jamais fait le poids face à Guy Brice Parfait Kolélas dans un duel régulier transparent. Sassou fait l’objet d’un puissant phénomène de rejet absolu auquel adhèrent mêmes ceux de son propre camp.

LE SYNDROME DES TSHISEKEDI

Kolélas fils est plus dangereux mort que vif. Autant dire que les ennuis de Sassou, une année après la mort de son adversaire, ne font que commencer.

Vous pensez à Tshisékédi-fils devenu Président après que la dépouille de son père soit conservée plus d’un an dans une morgue en Belgique ? Nous aussi. On pense aux enfants de feu le fils de feu Bernard Bakana Kolélas. Autrement dit Chrystel Nguesso futur successeur de son Empereur de père n’a qu’à bien se préparer car il y a d’autres héritiers qui ont des comptes à régler, des honneurs à défendre. Les Corses appellent Vendetta les contentieux légués par des générations passées. La Bible dit que ça peut se régler sur au moins douze générations. Autant dire que ce sont des conflits à vie ou à mort.

LA SCENE DU CRIME

D’un côté le Ministère français de la Justice, et de l’autre les Congolais divisés en deux groupes : 1°- la famille biologique soutenue par des inconditionnels, 2°- la famille politique, composée de militants et de combattants.

Début la scène 1, acte 1. Le 10 janvier 2022, l’ambiance a été morbide, lugubre et sordide au Palais de Justice de Bobigny, où les fans et les fous se sont étripés dans la salle des pas perdus. D’un côté, le Juge, Ponce Pilate, s’est lavé les mains, c’est-à-dire a renvoyé au lendemain la patate chaude du verdict. On parle du 14 janvier 2022, autant dire que l’affaire est envoyée aux Calendes grecques, expression qui signifie quelque chose qui n’existe pas, qui n’arrivera jamais.

BUFFET FROID

Une fois de plus, la Justice française, à son corps donnant ou défendant (c’est selon), a jeté, le corps du délit en pâture à la vindicte congolaise, une façon de dire « Démerdez-vous, affaire classée ». Non-évènement, épiphénomène…

Pourquoi ne pas trancher dans le vif du sujet depuis une année que PAKO est mort ? Il y a toujours anguille sous roche dans la façon de bosser de la Justice française quand il s’agit d’« affaires africaines. » Notamment lorsqu’il y a (c’est le cas de le dire) des cadavres dans le placard.

Que ce soit les 356 Disparus du Beach dont un auteur du massacre, un gros poisson capturé en France, Jean-François Ndenguet, fut exfiltré nuitamment de la prison de la Santé sous Jacques Chirac ; que ce soit l’affaire des Biens mal acquis (BMA) dont les principaux criminels proches du dictateur congolais Denis Sassou-NGuesso sont connus mais jamais arrêtés, que ce soit, en l’occurrence, l’affaire Guy Brice Parfait Kolélas, une affaire ténébreuse, difficile de compter sur la Justice du pays des Droits de l’homme, la France ; traîné devant la Justice, le gouvernement congolais s’en est toujours tiré à bons comptes. Jamais bousculé, jamais condamné, jamais contraint à des dommages et intérêts, toujours choyé, cajolé, pouponné. Comme Al Capone au temps de la prohibition qui avait avocats, journalistes et policiers sous sa coupe, l’Etat voyou du Congo nargue tout le monde, jusqu’au jour où il commit une erreur bête avec le fisc.

Ces alibis bidon pour ne pas donner du fil à retordre aux Républiques bananières, dans la langue de bois de la françafrique, ça s’appelle « souveraineté nationale », « non ingérence », « immunité diplomatique », « contrats pétroliers », « intérêts de la France » et tutti quanti .

Pour le dire autrement, Sassou manipule à souhait les Congolais, les gouvernants français, tout le monde, le monde entier grâce à son butin de guerre c’est-à-dire l’argent du pétrole (estimé à des milliards de dollars) et, constat amer, la France n’a jamais rendu justice dans une seule affaire concernant le Congo de Sassou. Ceci explique cela. « Les hommes politiques français adorent aller se faire corrompre en Afrique. » disait si bien le politologue et homme politique congolais Jean-William OTTA. Le dernier corrompu en date : Eric Zemmour. La corruption est le talon d’Achille de la Coopération française en Afrique.

COUPS DE POING

A la sortie du Palais de Justice de Bobigny, dans le hall du Palais, les amis de YUKI d’un côté (les Faye Monama), les amis (Rostel Bakoua) et la famille biologique de PAKO de l’autre en sont simplement venus aux mains. « Ils ont fait le coup de poing ».

Sassou a du boire du petit lait. Allez savoir si ce n’est pas lui qui a contribué à la zizanie dans la salle des pas perdus en payant des provocateurs. Candidat malheureux à la députation au Congo, efficace agent de sécurité, homme à tout faire, le fameux Rostel Bakoua est un professionnel de l’infiltration. Tantôt il est amoureux du régime Sassou, tantôt il le combat. Partout où il passe, la paix trépasse.

LES DEUX POSITIONS

La mort dans l’âme, les premiers (Faye Monama, Pasteur Noumazalaye) veulent une autopsie, les seconds (Bakoua et compagnie) veulent une inhumation illico presto. Ces derniers déplorent l’acharnement du bistouri sur le corps du défunt que les premiers appellent de leurs vœux. « Ca abime le cadavre » pleurent ceux qui soutiennent la deuxième position.
Certes, mais la vérité n’a pas de prix.

De leur côté, les amis de YUKI accusent la famille de vouloir enterrer la dépouille en même temps que la vérité. On condamne aussi leur morgue et la condescendance de la famille biologique dans sa façon d’agir, de se présenter et de se représenter.

LA VERITE RIEN QUE LA VERITE

Car de l’avis de tout le monde (famille élargie comprise) on cache la vérité sur ce qui s’est réellement passé le 21 mars 2021, jour où Guy Brice Parfait Kolélas est mort à Brazzaville ? Est-il mort dans l’avion médical en partance pour Paris ? Sur le tarmac de l’aéroport du Bourget ? On ne sait exactement où ?
Ca fait beaucoup de questions et trop de réponses.

Selon le rapport d’autopsie PAKO serait décédé à la suite d’une « insuffisance cardio-respiratoire due à une pneumopathie diffuse sévère bilatérale compatible avec la constatation médicale congolaise de la covid-19, la contamination au virus Sars-Cov-2 étant confirmée par la virologie moléculaire » (sic)

Une conclusion que la famille biologique et la famille politique (à l’exception de la famille adoptive de Mpila) contestent.

POISON

Quand on imagine la célérité avec laquelle le monde médical ordonnait l’inhumation des victimes du Covid au début de la pandémie, la dépouille de PAKO serait une exception qui confirme la règle, c’est-à-dire, Kolélas-fils est mort d’autre chose : par exemple de l’assiette roumaine, l’empoisonnement.

Pour les covido-sceptiques, le mensonge doit être autopsiée. Cela signifie que Sassou a quelque chose à avoir dans l’assassinant du fils de feu Bernard Bakana Kolélas, fils dont lui, Sassou, était le père adoptif à la mort du père réel. Last but not the lest, Pako a commis le crime de lèse-majesté, le crime suprême : il a humilié Sassou en le défiant dans une compétition politique où Sassou avait l’assurance de mordre la poussière.

LARMES DE CROCODILE

Pourquoi se tuer de dire que c’est le Covid qui a emporté PAKO. Pour vite clore le dossier ? Sassou le père adoptif a déjà fait le deuil. En un temps record. Personne ne peut jurer avoir vu les larmes couler sur les joues de Sassou à l’annonce de la mort de PAKO. Des larmes de crocodile. Or tout le monde avait vu le torrent de larmes sur les joues de L’Empereur à l’annonce du décès d’Edith Lucile Bongo née Sassou (la soeur par décret de PAKO). Pour Mpila, PAKO est une affaire classée. La vie continue. Il faut tourner la page.

C’est ici le lieu de re dire que l’affaire Kolélas ne fait que commencer un an après son empoisonnement, la veille d’une élection qu’il avait toutes les chances de remporter à 100%.

S’il ne s’agit pas du Covid, qui donc a administré le poison à Kolélas ? Le mode opératoire est typique de Mpila. On peut supposer comme dans un roman d’Agatha Christie que le venin mortel a été inoculé par un proche. On connaît la formule : « Garde moi de mes ennemis, mes amis je m’en charge. » ou alors « mes ennemis me chargent, les amis se chargent de moi. »

LE PECHE ORIGINEL

Comme dans la mythologie, l’épouse de Samson est la personne par laquelle la trahison était entrée dans sa maison. La vie de Samson ne tenait qu’à un cheveu. Sa femme vendit la mèche. Samson fut tué, trahit par sa femme.

Dans une mythologie contemporaine, vous pensez à qui ? Au couple Marien Ngouabi ? Bingo ! Céline Ngouabi, Larie, a été considérée comme le maillon faible dans la chaine de sécurité de son époux le 18 mars 1977. Marien Ngouabi était Kouyou, Céline Kongo. La preuve de la trahison de Céline ? Elle tomba enceinte de Sassou le supposé tombeur de son mari.

Dans le couple Pako, voyons qui va chausser les chaussures du mort. Les veuves joyeuses qui gravitent dans le champ adultérin de Sassou sont hélas légion.

Depuis le Jardin d’Eden, par quel conjoint du premier couple le péché est-il entré dans le monde si ce n’est la femme ?

Tout ceci, je vous l’accorde, est antiféministe.

Avec Congo-page par Lambert MANOUANA