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Congo-Disparition : le général Gilbert Bokemba s’en est allé

juillet 29, 2021
Photo de BrazzaNews.

Chef d’état-major de l’armée de terre, le général de brigade Gilbert Bokemba, a rendu l’âme le 29 juillet à l’hôpital des Armées Pierre-Mobengo à la suite d’une courte maladie.

Il était officier des troupes aéroportées et instructeur commando. Il a suivi sa formation initiale à Riazan (ex URSS), au centre national d’entraînement commando de Mont-Louis (en France), à l’école militaire unifiée d’Odessa, puis à l’Académie militaire Frounze de Moscou (ex URSS). Le général Bokemba a également fréquenté l’institut de Hautes études de défense nationale de Paris (France).

Il a suivi des stages à l’école d’état-major de Compiègne (France) ; à l’école d’application de l’infanterie à Montpellier (France) ; à l’état-major du 11e DP à Toulouse ; au 14e régiment parachutiste de commandement et des services de Balma ; au 9e régiment chasseur parachutisme de Pamiers ; au 17e régiment du génie parachutisme de Montauban ; au centre d’instruction des troupes aéroportées de Pau en France.

Le général Gilbert Bokemba a occupé, entre autres, les fonctions de chef de corps du groupement aéroporté ; commandant de la zone militaire de défense n°5, commandant de la zone de défense n°2 ; commandant de la zone de défense n°9.

Il a reçu les distinctions honorifiques suivantes : grand officier dans l’ordre du mérite congolais ; médaille d’or de la Croix de la valeur militaire ; commandeur dans l’ordre du conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale et médaille de la valeur militaire du Tchad.

Avec Adiac-Congo par Guillaume Ondzé

Congo-Salon du livre : la première édition s’est tenue dans la ville océane

juillet 27, 2021

Les écrivains et acteurs de la chaîne du livre se sont retrouvés lors de cette prémière édition, du 24 au 25 juillet, à Pointe-Noire avec le public pour échanger sur le livre et faire sa promotion.

La photo de famille à la fin du salon du livre Crédit photo »Adiac »

Organisée par Mimo Events sur le thème « Ecrire à l’ère de Covid-19 »,  la rencontre sur livre initiée par Yvon Wilfried Lewa-Let Mandah et Arnaud Mitamona, deux écrivains et amoureux du livre, a réuni les écrivains  de Pointe-Noire, Brazzaville et Côte d’Ivoire. C’est en participant à la 36e édition du salon du livre de Paris en mars 2016 en compagnie de plusieurs écrivains congolais tels  que Chardin Alphonse N’kala, Hugues Eta, Georges Mavouba Sokate, Huppert Malanda, Dominique Ngoie Ngalla, Alain Mabanckou que l’écrivain  Yvon Wilfried  Lewa-Let  Mandah a pensé organiser un évènement similaire dans son pays, le Congo.  Dans son dessein, il a été rejoint par  Arnaud Mitamona, un autre passionné du livre.

Après plusieurs mois de préparatifs, le projet a été enfin concrétisé avec la première édition dans la ville des illustres écrivains, notamment  Tchicaya U’tamsi et Jean-Baptiste Tati Loutard. «C’est un espace de cohésion, de promotion  des œuvres des écrivains et aussi un espace d’expression littéraire et artistique », a dit Yvon Wilfried Lewa-Let Mandah.  Et d’ajouter : « Notre objectif est de voir de nouveaux talents éclore à travers ce salon ». Une initiative louée également par Chardin Alphonse N’kala, directeur départemental du Livre et de la Lecture publique de Pointe-Noire qui a souhaité que d’autres éditions suivent à l’avenir avec plus d’auréole et de participants.

 Pendant les deux jours,  le public a eu droit aux présentations, à la vente, aux dédicaces et à l’exposition des livres par les libraires, éditeurs et auteurs. Des activités agrémentées par des parties artistiques réservées à des extraits de pièces de théâtre par la compagnie théâtrale Autopsie, de danse les Argus  du lycée de Mpaka et de musique avec le groupe Good See de la paroisse évangélique de Mbota.  Lors des présentations, les écrivains ont exposé comme Chardin  Alphonse N’kala sur le thème «  Impact de la covid-19 sur le secteur du livre et de la littérature », le critique littéraitre Armel Py Nzoulu a présenté la pièce de théâtre « Hecatombe et Remontada » d’Yvon Wilfried Lewa-Let Mandah  et la présentation d’« Elegie pour le prince de Mbeti » de Jessy loemba.

Pour leurs œuvres et leurs apports dans la promotion du livre, de nombreux écrivains et acteurs de la chaîne du livre ont été distingués. Il y a, par exemple, La maison d’édition de Côte d’Ivoire Ebernie qui a reçu le prix spécial de la maison d’édition, le prix artistique de la meilleure chorale est revenu à la chorale Good See et le prix artistique de mosaïque culturelle au lycée de Mpaka,  le prix de la bande dessinée à N’sana Arts et le prix Leopold Pindy Mamonsono à Armand Bouckethy, le prix Tchichelle Tchivela du roman décerné à Ninelle Nsiloulou  et le prix Théophile Obenga à Jean Nzoho. Quant au deuxième prix Sony Labou Tansi du théâtre, il a été remis à Florent Sogni Nzaou et Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah a reçu le premier prix.

Hervé Brice Mampouya

Congo-Musique: Clément Ossinondé en séjour à Brazzaville

juillet 26, 2021

Depuis début juillet, c’est de Brazzaville que Clément Ossinonde publie ses chroniques sur la musique congolaise. En tant que membre du comité scientifique national du Congo, il participe aux travaux de l’inscription de la rumba sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité de l’Unesco.

Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l'UMC

Photo : Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l’UMC

Aux côtés de ses pairs, Honoré Mobonda, Ghislain Amédée Moussoungou, Jean Omer Ntady, Charles Bouetoumoussa-Bouetoum-Kiyindou, Romain Pindou et du Pr Joachim Ngomathéthé, pour ne citer que ces membres, Clément Ossinonde met à profit ses connaissances dans le domaine musical. Il participe également à la réflexion de la relance des activités de l’orchestre les Bantous de la Capitale.

Par la fréquence soutenue de ses chroniques sur les réseaux sociaux, Clément Ossinonde se trouve, pour ses « suiveurs », toujours à Lyon. Pourtant, c’est de Brazzaville qu’il les distille depuis le début du mois de juillet.

Un peu comme le journaliste destiné à raviver la mémoire des mélomanes, avec une précision dans le temps et l’espace, il porte un éclairage, tantôt sur les chansons qui ont fait le Congo et demeurent tant savoureuses que ludiques à travers les générations, tantôt sur leurs auteurs mythiques, et évoque en même temps le rôle pionnier des maisons d’éditions.

À chaque description, il illustre son récit par une photo et une bande sonore. C’est un passionné portant une pédagogie preuve à l’appui.

« Une volonté de garder la mémoire musicale pour mieux la connaître et assurer la survie de la musique des deux Congo« , pourrait résumer ce travail de mémoire sans répit.

Extrait de la chronique sur l’orchestre les Bantous de la Capitale :

(Nouvelle appellation de l’orchestre Bantous, adoptée en 1962 à Bruxelles)

1962 – L’ orchestre Bantous fait sa première tournée outre-atlantique. Il est d’ailleurs le premier orchestre congolais de Brazzaville à se rendre en Europe, précisément à Bruxelles et à Paris.

Une tournée fructueuse car 50 disques CD, soit 100 chansons, vont être enregistrés dans un temps record sous la marque CEFA. Mais au terme de l’enregistrement de 99 chansons, une va manquer pour parvenir à réunir 100 chansons. C’est à ce moment que Célestin Kouka va entonner « Orchestre Bantous de la capitale  » et le coup était joué.

Ce titre « Orchestre Bantous de la capitale » sera plébiscité comme celui qui devait donner au groupe un attribut. Célestin Kouka peut donc se révéler légitimement en étant l’auteur.

Tel est le devoir de mémoire poursuivi régulièrement par Clément Ossinonde.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo-7ème art : Ndzobi, le nouveau film de Mike Yombi

juillet 20, 2021

Ndzobi, un film de 1h15 dont l’histoire retrace les principes spirituels de la vie au village, est une autoproduction. Il a été présenté officiellement le 17 juillet à Brazzaville en présence des cinéastes congolais. 

Photo : Mike Yombi au milieu de deux acteurs et du modérateur lors de la présentation officielle du film « Ndzobi » (crédit photo/ ADIAC)

« Ndzobi » retrace l’histoire de l’acteur principal Mike Yombi qui quitte son village natal Akwa après son initiation pour aller refaire sa vie ailleurs. En effet, lors de son initiation à Akwa, Mike Yombi découvre beaucoup de mystères qu’il ignorait et qu’il n’a pu supporter. Raison pour laquelle il quitte Akwa son village natal pour aller à Kellé où il décide de s’installer et refaire sa vie. 

A Kellé, Mike Yombi tombe amoureux de Walé Okassi, la fille du chef du village. Malheureusement, beaucoup de conditions pires qu’à Akwa son village natal lui sont imposées autour de cette union. Mike Yombi n’a pu non plus supporter les principes qui lui sont imposées à Kellé. « L’histoire tourne autour du mystère Ndzobi, voilà pourquoi ce film porte le titre de Ndzobi », explique Mike Yombi.

« Ndzobi » est le premier film que Mike Yombi met sur le marché. Cependant, en termes de production, « Nzobi » est le cinquième film après : Mboka (un travail collectif) ; Sacrilège ; Ngwe ; Mbako ; puis Ndzobi qu’il vient de lancer officiellement sur le marché national.

S’agissant de la production de ce film, des exemplaires et du prix d’achat, Mike Yombi, dit : « Le pays n’ayant pas de producteurs, j’ai décidé de produire ce film moi-même. Le but étant de le faire répandre sur tout le territoire national d’abord, puis l’international ensuite. Ndzobi a été tiré à plusieurs exemplaires et le tirage continue ».

Acteur de cinéma, Mike Yombi annonce déjà les couleurs de sa prochaine production intitulée « Mon Rêve- le destin exceptionnel d’un enfant de la brousse ».

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Congo-Vie des partis : Bonaventure Mbaya marque son retour à l’UDR-Mwinda

juillet 10, 2021

Cofondateur et premier secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la république (UDR-Mwinda), Bonaventure Mbaya, qui animait jusque-là la Convergence citoyenne, a regagné le parti laissé par André Milongo, le 10 juillet au cours d’une cérémonie solennelle organisée à Brazzaville.

Guy Romain Kinfoussia posant avec les membres de la Convergence citoyenne

Le retour du président de la Convergence citoyenne à l’UDR-Mwinda s’inscrit dans le cadre de la campane de réconciliation lancée depuis quelques mois. « Au moment où l’on observe ici et là des soubressauts déstabilisateurs qui gangrènent plusieurs formations politiques dont la nôtre, c’est avec un grand plaisir que nous procédons à l’intégration collective au sein de notre parti des membres de l’ex-Convergence citoyenne », a indiqué le président de l’UDR-Mwinda, Guy Romain Kinfoussia.

Remettant le règlement intérieur et le logo aux nouveaux venus, Guy Romain Kinfoussia, a rappelé que l’UDR-Mwinda est un parti d’opposition à obédience social-démocratie travaillant à l’émergence d’un vivre ensemble en paix avec comme instrument le « dialogue de bonne intelligence ». « Votre arrivée va ainsi amplifier notre capacité de proposition alternative au discours ambiant. La classe politique constructive est à un carrefour de son histoire. Elle est vivante et respire encore, mais elle doit se réveiller et redevenir une force de proposition crédible… », a poursuivi le président de l’UDR-Mwinda.

Bonaventure Mbaya qui parle de la fusion de son parti avec l’UDR-Mwinda s’est, quant à lui, félicité de la relance de la réconciliation et la réunification des forces politiques. « Ce samedi 10 juillet 2021 sera donc un jour historique pour nous et pour la Convergence citoyenne qui s’engage ainsi dans cette fusion avec l’UDR-Mwinda, un allié de taille dans la vie politique nationale », a-t-il indiqué.

Guy Romain Kinfoussia et Bonaventure Mbaya/Adiac

Selon lui, ce regroupement permettra à chacun d’eux de relever sa tête et de reprendre la marche démocratique engagée, pendant la transition en 1992. La fusion de ces deux partis était, a-t-il dit, depuis de longue date.

« J’adresse mes compliments déférents au président Guy Romain Kinfoussia, pour cette initiative … qui doit engager, à n’en point douter, la réhabilitation de la vision de notre très regretté grand leader, André Milongo Nsatouabantou. A partir d’aujourd’hui, les militants et sympathisants de la Convergence citoyenne Sangu pourront donc se réunir avec ceux de l’UDR-Mwinda pour réactiver et relancer cette dynamique unitaire qui avait déjà permis un premier regroupement à travers la création de l’UDH-Yuki », a conclu Bonaventure Mbaya.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Nkombo (Congo-Brazzaville) : à cause de son refus d’adhérer à la Loge, un jeune qui touchait 24 salaires retrouvé mort dans son lit

juillet 8, 2021

Ces amis l’appelaient le boss des boss et lui redistribuait généreusement son dû avec les siens contrairement à d’autres qui s’exhibent dans l’égoïsme. Aux accusations d’appartenir à la Loge maçonnique, Gervais le boss répondait ne pas être fou pour en être membre. Il a été retrouvé mort le lundi 05 juillet matin dans son lit avec des signes de violence. Un règlement de comptes ? Un braquage qui a mal tourné ? Des interrogations que se posent ses proches.

Gervais le boss, selon ses plus proches n’avait aucun lien avec la franc-maçonnerie ou les fétiches. Sa fortune provenait de la fonction publique où il disposait de plusieurs salaires fictifs. Originaire de la Cuvette, il faisait partie de ce circuit des ceux qui profitent impunément des caisses de l’État. Au total, ce sont 24 salaires à plusieurs chiffres 0 qu’il percevait mensuellement.

A César ce qui est à César, Gervais n’était pas égoïste avec ses proches et aimait bien lâcher que l’argent du peuple doit profiter au peuple. Sa mort est une grande perte pour tout ceux qui profitaient de sa générosité et un ouf de soulagement pour les caisses de l’État.

Des langues racontent que Gervais le boss aurait été approché plusieurs fois par des francs-maçons, mais avait toujours opposé son refus, les traitant de tous les noms. «  Je n’ai pas besoin d’aller donner les fesses ou sacrifier mes parents pour devenir riche, à chacun son circuit !» répondait-il souvent à ce genre de proposition indécente.

De milliers de jeunes Congolais perçoivent plusieurs salaires sans être réellement fonctionnaire au Congo malgré tous les contrôles opérés. C’est une circuit bien entretenu par quelques dignitaires du régime. Dans la ville, on peut remarquer le train de vie accéléré de ces mafieux qui ne se cachent plus. Et Gervais le boss était l’un d’eux.

Les signes de violence retrouvés sur son corps poussent à diverses interprétations. Lui-même se plaignait selon ses proches des pressions dont il faisait l’objet de la part des jeunes francs-maçons qui considéraient comme un affront son refus catégorique de les rejoindre à la Grande Loge du Congo.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Gastronomie : Danuta Nganko crée des chocolats made in Sénégal à la sauce congolaise

juillet 7, 2021

En janvier 2021, la Belgo-Congolaise Danuta Nganko a ouvert sa fabrique de chocolats artisanaux « Venko », dans les Mamelles à Dakar. Les chocolats de « Venko »  sont un mélange de traditions chocolatières belges et de saveurs sénégalaises à la sauce congolaise.

Photo 1-Danuta Nganko en plein travail

« Venko »  fusionne le chocolat belge avec des ingrédients d’origine locale tels que le bissap, ou la fleur d’hibiscus, et le moringa, créant un mélange de saveurs uniques avec une présentation élégante. « L’idée est de prendre un chocolat très classique et de le travailler avec des saveurs locales. J’espère qu’à l’avenir, mon travail pourra aider à mettre un peu ces saveurs à la mode », a déclaré  Danuta Nganko à Reuters, dans le cadre de la journée mondiale du chocolat, célébrée le 7 juillet de chaque année.

Tous les pralinés de Venko sont fait maison et conçus uniquement avec des noix sénégalaises (arachides, cajou, etc.) , selon une technique lente pour garder intacte toutes les saveurs intrinsèques de la noix. La marque produit également des tablettes chocolat au lait/arachide caramélisée ainsi que du chocolat noir intense, poivre rare de la région de l’Equateur en République démocratique du Congo (RDC). « Un petit palet tout en puissance pour les amateurs », a indiqué « Venko » .

Pour le moment, la clientèle de « Venko » est composée beaucoup plus d’expatriés car, selon Danuta Nganko, c’est une clientèle qui est plus familière du produit et qui connaît le chocolat artisanal. Mais,la clientèle sénégalaise commence également à s’intéresser aux produits de « Venko »  avec ses goûts aux saveurs locales. A cet effet, Danuta Nganko a fait savoir à Reuters qu’elle a pour ambition de changer la façon dont les Sénégalais perçoivent le chocolat. « Le prochain défi sera d’habituer les clients sénégalais à acheter du chocolat au quotidien. Ils n’achètent pas encore de chocolat comme quelque chose à avoir dans le réfrigérateur et à prendre une bouchée, mais nous y arriverons », a déclaré l’entrepreneure. A cause de la pandémie, « Venko »  s’est spécialisé dans les livraisons et la restauration pour des événements spéciaux.

Héritage parental

Photo 2-Du chocolat de la marque « Venko »

Le nom « Venko » est inspiré du nom de la boulangerie créée par les parents de Danuta Nganko pendant son enfance dans ce qui était, à l’époque, l’ex-Zaïre. « Mon nom est d’origine polonaise. Ma marraine est polonaise et elle était une amie à mes parents dans le village où je suis née au Congo. Je suis née dans une plantation de canne et sucrée et c’était donc ma destinée d’atterrir dans du sucré. Mes parents avaient une usine de gaufres et de crèmes glacées à Kinshasa. J’ai toujours grandi dans la nourriture, dans la production, J’ai vécu dans plusieurs pays et, au fil du temps, je suis devenue chef cuisinier. Le chocolat est venu à moi via mon parcours de chef cuisinier, où je travaillais beaucoup le chocolat. J’ai toujours inclus dans ma cuisine, et maintenant dans mes chocolats, beaucoup de saveurs locales, de produits locaux et faire honneur au terroir africain », a déclaré Danuta Nganko dans une interview avec la télévision sénégalaise TFM. Danuta Nganko a estimé que, pour un cuisinier, le chocolat est un produit fascinant, extrêmement technique et qui demande beaucoup de concentration et de recherche. « C’est ce que j’aime faire et cela me correspond bien », a-t-elle fait savoir à TFM.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Bassin du Congo : une diversité animale riche mais menacée

juillet 5, 2021

Dans sa récente enquête sur la biodiversité du Bassin du Congo, l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale note à la fois des progrès en matière de gestion des aires protégées et des menacées que représentent le braconnage et le trafic des espèces rares.

Une colonie de gorilles/DR

Les enquêteurs se sont préoccupés des cas des chimpanzés d’Elliot estimés entre 6000 à 9000, des chimpanzés d’Afrique centrale (environ 140000), des chimpanzés de l’est (181000 à 256000), des Bonobo (15000 à 20000) qui sont en danger d’extinction et surtout des gorilles de rivière (250 à 300), des gorilles des plaines occidentales (316000), des gorilles de l’est (3800), des gorilles de montagnes qui se trouvent en danger critique d’extinction.

En dépit des mesures de protection qui sont prises au niveau national et communautaire, ces espèces sont inscrites sur la liste rouge des agences de protection de la nature. Il faut savoir que les aires protégées jouent un rôle important dans la protection de ces grands singes, ainsi que de nombreuses autres espèces. Cette protection est toutefois très variable, selon les espèces ou sous-espèces considérées : par exemple, seulement 15% de l’aire de répartition du chimpanzé d’Afrique centrale ou du gorille des plaines occidentales sont officiellement protégées.

Ces espèces sont encore assez largement répandues, explique le rapport, mais elles subissent de fortes pressions et leur protection doit être améliorée. Or, plus de 98% de l’aire de répartition du gorille de montagne sont protégés. Cette espèce est endémique, répartie sur une zone très limitée, cernée par des terres agricoles et une très forte densité de population humaine.

D’après les experts, si la présence des aires protégées est nécessaire pour affecter officiellement des portions de territoires à la protection de la biodiversité, cela n’est pas toujours suffisant face au grand braconnage à l’arme de guerre…, surtout lorsque la gestion de ces aires protégées ne bénéficie pas des investissements voulus. La disparition des derniers rhinocéros blancs du nord du parc de la Garamba en constitue, ajoutent-ils, un exemple patent et que la mort du dernier individu mâle, en 2018, a annihilé tout espoir de sauver l’espèce.

« Une autre espèce animale d’importance majeure dans la dynamique forestière, est l’éléphant de forêts. Des inventaires fauniques réalisés par le Fonds mondial pour la nature (WWF) entre 2008 et 2016 ont révélé une chute de 66% de leurs populations. Leur protection nécessite à la fois une amélioration des réseaux d’aires protégées, l’identification de corridors de migration et l’amélioration de la connectivité forestière entres ces aires protégées », a-t-on appris du même document.

Le rapport intitulé « Dynamique des aires protégées en Afrique centrale : des enjeux écologiques au développement socio-économique », a également salué l’évolution des législations dans les dix pays de la sous-région, la maîtrise des activités de développement au sein des régions et la prise en compte des besoins des populations locale et autochtone.  

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Congo-Brazzaville/Talangai : à 16 ans, il vole 25 millions de son père colonel de la GR et fait la fête avec ses amis pendant une semaine

juillet 5, 2021

Une grande fête entre jeunes lascars dans un appartement loué dans une auberge à Moukondo par le fils d’un colonel de la Garde Républicaine, âgé à peine de 16 ans et qui a volé 25 millions cfa dans la chambre de ses parents.

Les travailleurs de cette auberge située à Moukondo ont été aux anges toute la durée de séjour de cette bande de jeunes mineurs. Ils affirment avoir reçu chacun quelques 200.000 cfa pour garder silence et ne pas inquiéter les fêtards. « Ils organisaient des partouzes avec des jeunes filles et d’ici on entendait des gémissements » confie un travailleur.

La loi interdit normalement à tout mineur la fréquentation de certains milieux. Mais au Congo, tout est autorisé et les mineurs ont accès dans des hôtels, bars et même boites de nuit.

Le fils d’un influent colonel de la Garde républicaine, âgé de 16 ans a volé à son père la somme de 25 millions cfa et s’est réfugié avec ses amis pendant une semaine dans un appartement dans une auberge à Moukondo dans le 4e arrondissement Moungali.

Les travailleurs de cette auberge ont assisté à ce qu’on appelle véritable fête à l’instar de celles organisées par des stars. Il y’ avait du champagne et boisson à gogo, de la bouffe. Un travailleur affirme avoir pour la première fois de sa vie manger des crustacés, ce qu’il appelle « nourriture des riches et blancs »

Ces jeunes mineurs ont fait défilé non seulement des filles mineures comme eux, mais aussi des prostituées Kinoises majeures avec lesquelles, ils organisaient des partouzes. Deux travailleurs de cette auberge affirment avoir été invités à y participer. «J’ai sauté une petite de 16 ans et elle était trop bonne ! » se félicite le travailleur majeur.

Paniqué par la disparition de son fils qu’il croyait hors du pays, le Colonel a fait passer le message par ses amis qu’il ne le tiendrait pas rigueur et comprenait que c’était une folie de jeunesse. Le jeune voleur en devenir a regagné tranquillement le domicile familial après sa folie. Il a été pardonné par ses parents, 25 millions cfa ne représentent rien à leurs yeux !

Avec Sacer-infos par Stany Frank