Archive for the ‘Environnement’ Category

Un froid effroyable : l’« arctic blast » s’abat sur les États-Unis et le Canada

février 4, 2023

Une partie de l’Amérique du Nord connaît une nouvelle vague de températures glaciales depuis vendredi. Des records de froid ont été atteints.

Des records de froid ont ete atteints aux Etats-Unis et au Canada (illustration).
Des records de froid ont été atteints aux États-Unis et au Canada (illustration).© MARK BLACK / MAXPPP / UPI/MAXPPP

L’Amérique du Nord subit une nouvelle vague de froid polaire. Après la tempête hivernale qui avait fait des dizaines de morts au moment de Noël, les États-Unis et le Canada subissent à nouveau des températures extrêmes depuis vendredi. Le mercure est déjà tombé sous la barre des – 40 °C dans le Nord-Est américain et l’Est canadien, avec un ressenti estimé jusqu’à – 70 °C. En cause : un souffle d’air arctique baptisé « arctic blast ».

La Chaîne Météo décrit ce phénomène comme « une dépression qui se forme chaque hiver au-dessus des pôles Nord et Sud à environ 30 km d’altitude ». Un phénomène météo instable qui peut provoquer de rapides descentes d’air froid, souvent en Amérique du Nord, en Russie ou en Europe.

En raison de ce vortex, des records de froid ont été battus dans plusieurs régions. Ce samedi, le mont Washington a enregistré des températures descendant jusqu’à – 43 °C. Avec des vents proches des 200 km/h, la température ressentie y a même atteint les – 80 °C.

Jusqu’à – 43 °C

Le centre de prévision météorologique américain, relayé par le HuffPost, a indiqué vendredi que cet épisode « pourrait être le plus froid ressenti depuis des décennies ». L’arctic blast devrait faire drastiquement chuter les températures : – 20 °C à New York et jusqu’à – 40 °C à Boston par exemple. Le Maine, l’État le plus au nord-est des États-Unis, devrait être le plus touché. « Le Maine est sur le point de connaître un froid historique pour eux avec un refroidissement d’environ 60 °C », écrit le météorologue Ross Ellet sur Twitter.

Ces températures sont particulièrement dangereuses pour les habitants des régions concernées. À titre d’illustration, un tel froid est capable de provoquer des gelures en une dizaine de minutes à un être humain. Selon le NWS américain, « les températures commenceront à remonter dimanche ».

Une consommation d’électricité record

Des alertes au froid extrême émises par Environnement Canada étaient en vigueur dans une grande partie du Québec et des provinces maritimes de l’Est canadien, avec dans plusieurs régions des températures ressenties pouvant aller jusqu’à – 40 °C voire – 50 °C. À Montréal, il faisait – 29 °C en début de matinée à l’aéroport international, et – 41 °C en tenant compte du refroidissement éolien, selon les services météo.

Le froid polaire a provoqué une consommation record d’électricité au Québec. La consommation a atteint un pic en fin d’après-midi vendredi. La compagnie électrique Hydro-Québec a invité ses clients à baisser le chauffage d’un ou deux degrés et à utiliser moins d’eau chaude. Les températures extrêmes ont aussi contraint les organisateurs du Carnaval de Québec à reporter l’ouverture de ces festivités hivernales, bien que les participants soient pourtant habitués au froid.

Par LePoint.fr avec AFP

Canada-Québec: Une vague de froid extrême s’amène à Montréal

février 1, 2023
Une personne traverse la rue par un temps d'hiver froid et enneigé.

Une vague de froid extrême s’amène à Montréal. Photo : Radio-Canada/Jean-Claude Taliana

Sortez vos tuques et vos écharpes. Le mercure chutera brutalement dans les prochains jours à Montréal avec des températures allant jusqu’à -29 °C.

Un vigoureux front froid amènera la formation de bourrasques de neige jeudi après-midi sur l’Abitibi-Témiscamingue et poursuivra sa route vers le centre et le sud du Québec en soirée, a indiqué sur son site Environnement Canada.

Dans les nuits de vendredi et de samedi à Montréal, on prévoit environ -29 °C et -21 °C respectivement, selon MétéoMédia. Dimanche, la température devrait remonter à 0 °C.

Environnement Canada met en garde les automobilistes. Les déplacements pourraient être dangereux en raison d’un changement soudain des conditions météorologiques et de la formation de glace noire sur la chaussée, en particulier près des cours d’eau, sur les ponts et sur les viaducs, indique l’agence fédérale.

Des mesures pour les itinérants

Le froid polaire préoccupe les organismes de soutien aux personnes sans-abri, qui courent des risques en passant la nuit dehors.

Pour enlever de la pression des refuges qui débordent, la Ville de Montréal a annoncé mercredi qu’elle mettra à leur disposition deux nouveaux sites temporaires d’urgence. Le premier a ouvert mardi dans l’arrondissement de Ville-Marie, et le second sera opérationnel jeudi sur le Plateau-Mont-Royal. Ces sites seront ouverts de 20 h à 9 h, jusqu’à dimanche.

Quelque 1600 places sont disponibles cet hiver dans les refuges et haltes-chaleur sur le territoire de la métropole, rappelle la Ville.

On va s’arranger pour qu’il y ait de la chaleur pour tout le monde au cours des prochains jours, a assuré en point de presse le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, mercredi matin. On a travaillé avec le réseau de la santé, les municipalités [et] le réseau de l’itinérance, pour s’assurer que les ressources soient présentes dans toutes les régions du Québec.

Le ministre a également rappelé que les refuges sont ouverts 12 mois par année et que le nombre de lits a augmenté, notamment à Montréal, passant de 900 à 1600 récemment.

Avec Radio-Canada

Un oiseau bat le record du plus long vol sans jamais s’arrêter

janvier 28, 2023

Une jeune barge rousse a volé plus de 13 000 km sans s’arrêter. Son trajet entre l’Alaska et l’Australie a duré onze jours. 

Agee de cinq mois, la jeune barge rousse a vole onze jours sans s'arreter. (Illustration)
Âgée de cinq mois, la jeune barge rousse a volé onze jours sans s’arrêter. (Illustration)© Wikimedia Commons / US Fish and Wildlife Service

Grâce à un virage inattendu, ce jeune oiseau s’est fait une place dans le Livre des records. Une barge rousse (Limosa lapponica) âgée d’à peine cinq mois a parcouru 13 560 km sans s’arrêter pour se reposer ou même se nourrir. Ce trajet entre l’Alaska et l’État australien de Tasmanie lui a permis de battre le record de la plus longue migration sans escale d’un oiseau, rapporte le Guinness World Records, relayé par Ouest-France. Cette distance équivaut au tiers de la circonférence totale de la planète.

Selon l’étiquette satellite 5G fixée à son dos, l’épopée a commencé le 13 octobre 2022 et s’est poursuivie pendant onze jours et une heure sans que l’oiseau se pose une seule fois. Il a ainsi battu le précédent record, établi par un autre oiseau de son espèce en 2020, de plus de 350 km. Cette barge avait à son tour dépassé une autre qui avait volé sur 11 500 km en 2007. Cet exploit est notamment dû à un changement d’itinéraire soudain. Son espèce a pour habitude de migrer en Nouvelle-Zélande, mais le jeune oiseau a pris un virage à 90°, se dirigeant ainsi vers la Tasmanie. 

Pour voler sur de telles distances, la barge peut faire grossir son cœur et ses muscles pectoraux en plein vol afin de fournir plus d’énergie et d’oxygène à ces zones. La jeune recordwoman a eu la chance de survivre à son périple à travers l’énorme océan Pacifique et de nombreuses îles, dont la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, où elle semble avoir laissé passer l’occasion de se ravitailler. Le responsable de Birdlife Tasmania, Eric Woehler, a déclaré que l’oiseau avait probablement perdu « la moitié ou plus de son poids corporel pendant le vol continu de jour et de nuit ». 

Avec Le Point

Oiseaux des jardins: un déclin « alarmant » qui se confirme en France

janvier 24, 2023
Oiseaux des jardins: un declin "alarmant" qui se confirme en France
Oiseaux des jardins: un déclin « alarmant » qui se confirme en France© AFP/Archives/Jean-Christophe Verhaegen

Mauvaise nouvelle pour les oiseaux communs: en dépit d’une présence plus abondante dans les jardins français en hiver, en raison des migrations ou de l’évolution de leur comportement, leurs effectifs continuent globalement de reculer depuis 10 ans.

Depuis 2012, l’observatoire des jardins, une vaste opération de science participative menée sous l’égide de la Ligue de protection pour les oiseaux (LPO) et du Museum national d’histoire naturelle (MNHN), recense chaque dernier week-end de janvier et de mai la présence des volatiles les plus communs à partir d’observations de 85.000 particuliers (dont plus de 28.000 en 2022).

Son bilan semble à première vue contrasté: en hiver, 49 % des espèces d’oiseaux ressortent en augmentation comme le choucas des tours, 20 % sont stables et 11 % déclinent (mésanges noires), alors qu’au printemps les tendances s’inversent totalement, avec 41 % d’espèces en régression (accenteur mouchet, hirondelles), 24 % stables et 2 % en progression (huppe fasciée, linotte mélodieuse), selon l’Observatoire des jardins.

Mais pour le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, il ne faut pas s’y tromper. « Même si on peut être surpris par ces chiffres en apparence contradictoires, la faune de France, les oiseaux +bien de chez nous+, c’est au printemps qu’on peut les observer », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.

Et, selon lui, « le constat est clair, c’est un déclin alarmant, et pour certaines espèces une véritable hécatombe que l’on observe ».

Un observation qui corrobore les dernières études en date: en 2021, l’Office français de la biodiversité et le MNHN avaient alerté sur le déclin de 30 % des oiseaux communs en France, se basant sur des observations d’ornithologues professionnels. L’UICN fait elle état d’une menace de disparition concernant 32 % des oiseaux nicheurs de France.

Effet report

Comment expliquer des chiffres si opposés entre hiver et printemps ? Tout simplement parce qu' »en hiver on a plusieurs interférences qui interviennent », explique l’ornithologue Benoît Fontaine.

Parmi elles, l’afflux d’oiseaux migrateurs qui repartent au printemps, comme la fauvette à tête noire dont la présence a augmenté de 57 % ces 10 dernières années dans les jardins français. Un phénomène amplifié par le changement climatique. Il a conduit cette espèce qui, autrefois migrait en Espagne, à s’arrêter désormais en France en raison de températures plus clémentes, faisant d’autant gonfler les statistiques.

Autre biais, le changement de comportement de certains volatiles qui, touchés par la pollution ou la baisse des insectes liées à l’agriculture intensive, auraient « commencé à exploiter les jardins comme point d’alimentation, à une période où les ressources naturelles viennent à manquer » dans leur milieu d’origine, indique la LPO.

Parmi les espèces les plus emblématiques de ces phénomènes de report, on trouve le chardonneret élégant, espèce menacée, mais qui voit sa présence augmenter de 83 % dans les jardins français.

Comme lui, le moineau domestique, chassé des villes (-73 % à Paris entre 2003 et 2016) ou le rouge gorge familier (-17 % en 18 ans) restent pourtant stables dans les jardins.

Martinets en baisse

« Les jardins, malgré un écosystème qui leur est propre, ne font que refléter des tendances de fonds », explique M. Fontaine.

Parmi elles, l’explosion de certaines espèces opportunistes, comme les pigeons ramier, passés de la 17e à la 9e places des espèces les plus observées en hiver (+ 3 places au printemps) et dont la population hexagonale a grimpé de 78 % entre 2000 et 2018.

Même chose pour la perruche à collier, qui entre 2013 et 2022, a vu sa présence décuplée dans les jardins hexagonaux.

A l’inverse, les jardins ne sont parfois que les témoins impuissants de la lente érosion de certains volatiles, comme le martinet noir (-46 %) ou le verdier d’Europe (-46 %), victimes de la dégradation de leurs habitats naturels.

« Pour certaines espèces emblématiques d’oiseaux sauvages, comme les cigognes ou les faucons pèlerins », menacés dans les années 70, « on a réussi à les sauver grâce à des programmes de conservation. Mais pour les oiseaux de proximité, ce sont tous nos modes de vie qu’il va falloir changer si on veut avoir une chance d’endiguer le déclin », conclut M. Bougrain-Dubourg.

Avec le Point par AFP

Canada: Forte tempête de neige dès mercredi dans la plupart des régions du Québec

janvier 23, 2023
Des voitures sur une route enneigée.

Environnement Canada prévoit des accumulations de neige de 15 à 25 centimètres à compter de mercredi soir jusqu’à jeudi sur plusieurs régions du Québec. (Photos d’archives) Photo : Radio-Canada/Mario Landry

Une tempête de neige devrait s’abattre sur plusieurs régions du Québec à compter de mercredi soir, jusqu’à jeudi.

Environnement Canada a lancé lundi matin un bulletin météorologique spécial annonçant que des accumulations de neige de 15 à 25 centimètres sont attendues pour toutes les régions longeant la vallée du Saint-Laurent, de Montréal jusqu’à Gaspé, et que des vents modérés à forts accompagneront cette neige et devraient créer de la poudrerie par endroits.

En Outaouais, les précipitations devraient être inférieures, de 10 à 15 centimètres, mais dans le Bas-Saint-Laurent, sur l’ensemble de la Gaspésie et sur la Côte-Nord, jusqu’à Blanc-Sablon, des chutes de 30 centimètres de neige sont possibles.

Environnement Canada prévient qu’en Estrie, une brève période de pluie pourrait se produire jeudi matin et qu’il y aura un risque de pluie verglaçante lors de la transition de la neige vers la pluie.

Les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Haute-Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne faisaient l’objet d’aucun bulletin météorologique spécial lundi matin.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

États-Unis: Une nouvelle tempête frappe la Californie, « inondations catastrophiques » attendues

janvier 14, 2023
Une nouvelle tempete frappe la Californie,  "inondations catastrophiques" attendues
Une nouvelle tempête frappe la Californie, « inondations catastrophiques » attendues© AFP/DAVID MCNEW

Une nouvelle tempête a commencé samedi matin à s’abattre sur la Californie, qui pourrait subir des « inondations catastrophiques » après déjà trois semaines de précipitations inédites qui ont provoqué au moins 19 morts.

Un nouveau système dépressionnaire doit « approcher la côte samedi matin et se déplacer dans les terres durant la journée », provoquant inondations et glissements de terrain, a prévu dans la nuit le service météorologique américain (NWS).

La péninsule de Monterey pourrait se retrouver coupée du monde à cause de la montée des flots, et toute la proche ville de Salinas, qui compte 160.000 habitants, pourrait être inondée. « Toute la partie basse de la vallée de Salinas va connaître des inondations catastrophiques », bloquant de nombreuses routes, a averti le NWS.

Kelley O’Connell, une habitante de la zone affectée, s’inquiète après la rupture d’une digue à proximité de chez elle.

« S’ils libèrent l’eau des barrages ou s’il pleut davantage, nous ne sommes qu’à un champ de distance », a-t-elle expliqué au San Francisco Chronicle, tout en protégeant son domicile avec des sacs de sable.

Nouvelle tempête lundi

Plusieurs zones de la région sont sous le coup d’ordres d’évacuation, et la ville cossue de Monterey, sur la côte Pacifique, pourrait se retrouver coupée du monde si les routes sont coupées par les flots.

« La péninsule de Monterey pourrait devenir une île » à cause des crues, a prévenu la shérif locale, Tina Nieto, en demandant aux habitants de se préparer pour éviter de se retrouver piégés par les crues.

John Guru, un habitant de la région, a stocké quatre jours de provisions dans sa maison et deux jours dans sa voiture au cas où il serait pris au piège sur la route. « Je ne sais pas à quel point la situation peut devenir grave », a-t-il déclaré au Monterey Herald.

Une série de tempêtes s’est abattue sur la Californie ces dernières semaines. Des courtes accalmies permettent à peine aux autorités de nettoyer les dégâts ou de rétablir le courant.

Et ce n’est pas fini, selon les météorologues.

Une nouvelle « rivière atmosphérique », c’est-à-dire une bande étroite dans l’atmosphère transportant d’énormes quantités d’humidité depuis les tropiques, est attendue lundi, jour férié aux Etats-Unis. Elle apportera « de nouvelles vagues de précipitation extrêmes », prévient le NWS.

Un mètre de neige

Dans les montagnes, ces précipitations se traduisent par d’importantes chutes de neige, avec plus d’un mètre attendu au cours du week-end dans la Sierra Nevada. De quoi rendre les déplacements dangereux ou impossibles. Une alerte aux avalanches a aussi été émise.

Au moins 19 personnes sont mortes depuis le début de cette série d’intempéries. Des conducteurs ont notamment été retrouvés dans leurs voitures piégées par les flots, des personnes frappées par des chutes d’arbres, un couple a été tué par un éboulement et des corps ont été charriés par les crues.

La Californie est habituée aux conditions météo extrêmes, et les tempêtes hivernales sont courantes. Un tel enchaînement est en revanche hors du commun.

S’il est difficile d’établir un lien direct entre ces tempêtes en série et le changement climatique, les scientifiques expliquent régulièrement que le réchauffement augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes.

Les pluies diluviennes des dernières semaines ne suffiront toutefois pas à en finir avec la sécheresse qui frappe durement cet Etat de l’Ouest américain depuis deux décennies, selon des spécialistes.

Par Le Point avec AFP

Canada: Une tempête s’amène sur l’est du pays

janvier 12, 2023
Le miroir avant d'une voiture, glacé

Des avertissements de tempête hivernale ont été émis jeudi matin par Environnement Canada pour la plupart des régions du Québec qui longent la vallée du Saint-Laurent, de même que pour le nord et le centre du Nouveau-Brunswick et l’ouest et le centre de l’Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

Une dépression en provenance du Colorado se déplace vers l’Ontario, le Québec et les provinces maritimes, prévient Environnement Canada. Des avertissements de tempête hivernale, de neige et de pluie verglaçante ont été émis pour de nombreux secteurs.

Les précipitations devraient débuter jeudi après-midi sur le sud de l’Ontario, où le transport scolaire a déjà été annulé dans certaines régions.

Elles se déplaceront ensuite le long de la vallée du Saint-Laurent jusque dans les Maritimes, en passant par le sud du Québec, où l’on attend généralement de 15 à 25 cm de neige.

À Montréal, Laval et sur la Rive-Sud, par exemple, la neige s’intensifiera jeudi soir et se poursuivra vendredi, prévient Environnement Canada. Elle pourrait ensuite se mêler à de la pluie verglaçante.

« L’accumulation rapide de neige pourrait rendre les déplacements difficiles dans certains endroits. Soyez prêts à composer avec des conditions routières changeantes qui se détériorent rapidement. »— Une citation de  Environnement Canada

Au Québec, de nombreuses régions situées dans la vallée du Saint-Laurent sont visées par des alertes ou des veilles de tempête hivernale. Celles-ci sont émises lorsque l’on prévoit plusieurs conditions de mauvais temps hivernal simultanément, explique Environnement Canada.

Visée par un bulletin météorologique spécial, l’Estrie devrait toutefois recevoir plus de pluie que de neige, précise-t-on.

L’Abitibi-Témiscamingue et le Lac-Saint-Jean devraient être épargnés, de même que le nord de l’Outaouais, des Laurentides, de Lanaudière et de la Mauricie. De même, la Réserve faunique des Laurentides ne devrait pas être touchée par le phénomène météo.

À l’inverse, Gatineau, Charlevoix, le Saguenay, une partie du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pourraient recevoir plus de 25 cm de neige. Des précipitations abondantes sont également prévues sur la Côte-Nord, bien que celles-ci n’aient pas encore été chiffrées.

Dans tous les cas, la dépression qui s’abattra sur le Québec d’ici la fin de la semaine sera suivie par une période de beau temps. À Montréal, par exemple, Environnement Canada prévoit trois jours de soleil, samedi, dimanche et lundi.

Jusqu’à 40 cm sur le nord du Nouveau-Brunswick

La dépression devrait atteindre le Nouveau-Brunswick jeudi soir. Dans le nord et le centre de la province, la tempête se manifestera d’abord par de la neige, puis par de la pluie verglaçante, vendredi soir. Les précipitations cesseront peu à peu tôt samedi matin.

De 15 à 25 cm de neige sont attendus dans le centre du Nouveau-Brunswick, alors que le nord pourrait recevoir jusqu’à 40 cm. À l’inverse, la dépression engendrera surtout de la pluie dans le sud de la province. Jusqu’à 50 mm pourraient s’abattre sur St. Stephen, Grand Mahan et le comté de Charlotte.

De la neige et de la pluie verglaçante sont également attendues vendredi et samedi à l’Île-du-Prince-Édouard, alors que la Nouvelle-Écosse sera largement épargnée par le phénomène.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada: Sans neige au sol, Halifax établit un record et fait exception au pays

décembre 31, 2022
Un quatuor a profité de l'absence de neige à Halifax pour aller jouer une ronde de golf au club Indian Lake.

Un quatuor a profité de l’absence de neige à Halifax pour aller jouer une ronde de golf au club Indian Lake. Photo : Gracieuseté: Noah James

Halifax n’a pas encore vu de bancs de neige ou de chasse-neige cet hiver. La ville est sur le point de battre un record en raison de l’absence de flocons.

Selon Jim Abraham, président de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie, le record du dernier hiver sans avoir au moins deux centimètres de neige au sol sera battu samedi à l’aéroport international Stanfield d’Halifax.

Alors que le reste du pays est submergé par la neige et la glace, la Nouvelle-Écosse fait exception.

« Nous n’avons pas eu de bordée de neige importante à Halifax. En fait, moins de deux centimètres dans tout le mois. C’est tout à fait remarquable, puisque les chutes de neige normales de décembre pour Halifax sont d’environ 45 centimètres. »— Une citation de  Jim Abraham, président de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie

Jim Abraham mentionne que le record a été établi en 2012. La province avait alors connu une autre année remarquablement douce et sans neige, celle-ci n’étant pas venue avant le 30 décembre.

Cette année, comme on ne prévoit pas de neige avant samedi, ce sera la première fois que la région passera le mois de décembre sans avoir reçu deux centimètres de neige au sol.

Jim Abraham explique qu’étant donné que l’aéroport se trouve à l’intérieur des terres, il reçoit en moyenne plus de neige que le centre-ville d’Halifax. Il n’a enregistré que 1,4 centimètre ce mois-ci, ce qui signifie encore moins d’accumulation plus près du port de la capitale.

Des affaires d’or inattendues pour le golf

L’absence de neige est une bonne nouvelle pour les terrains de golf de la région d’Halifax.

Doug MacLeod, directeur intérimaire du terrain de golf d’Indian Lake, confirme que le terrain restera ouvert tant qu’il ne sera pas recouvert de neige ou trempé par la pluie.

Les conditions de jeu sont exceptionnelles sur les terrains de golf d'Halifax en cette période de l'année.

Les conditions de jeu sont exceptionnelles sur les terrains de golf d’Halifax en cette période de l’année. Photo : Gracieuseté

Il mentionne que de nombreux golfeurs sont endurants et que le parcours est entièrement réservé les 30 et 31 décembre.

« Tout le monde est ravi. Il y a beaucoup de quatuors sur le parcours et vous pouvez entendre beaucoup d’acclamations en ce moment. »— Une citation de  Doug MacLeod, directeur intérimaire du terrain de golf d’Indian Lake d’Halifax

Doug MacLeod souligne que même s’il est absolument fantastique pour les affaires d’avoir le golf d’hiver, c’est tout à fait inattendu.

Il affirme que des températures aussi chaudes à la fin de décembre sont inhabituelles. C’est certainement hors saison pour cette période de l’année ici en Nouvelle-Écosse. 

De la neige tard ne signifie pas un hiver doux

Au cours des dernières années, Doug MacLeod a remarqué un changement dans les modèles météorologiques, avec de la neige arrivant plus tard. Il s’attend à davantage de neige en janvier.

Jim Abraham note que cette observation est appuyée par la science et qu’aucune neige au début de la saison ne signifie pas nécessairement un hiver doux.

Il parle d’hivers comme celui de 2015, où la neige, la glace et la pluie verglaçante ont envahi la province jusqu’en avril. Les choses peuvent changer rapidement, affirme-t-il.

« Le fait que nous n’ayons pas eu beaucoup de neige en décembre et que nous semblons commencer un janvier assez doux n’est pas vraiment une indication de ce que ce sera vers la deuxième moitié de l’hiver, en février et mars. »— Une citation de  Jim Abraham, président de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie

Selon Jim Abraham, l’absence de glace dans les eaux entourant le Canada atlantique pourrait en fait causer plus de neige.

Cela signifie que le temps hivernal intense qui a frappé le reste du Canada pourrait toucher la Nouvelle-Écosse plus tard.

Quand l’air froid arrivera ici, parce que, avouons-le, il arrivera ici, nous aurons notre période de températures plus froides que la normale , dit-il. Nous allons avoir beaucoup d’eau libre et ce sera un très bon apport d’humidité pour l’air froid et les tempêtes. 

Il est donc possible que le fait que nous ayons commencé au-dessus de la normale puisse contribuer à un temps plus enneigé que la normale.

D’après un reportage de Nicola Seguin, de CBC

Canada-Environ 5000 clients d’Hydro-Québec sont toujours privés d’électricité

décembre 30, 2022
Des équipes d'Hydro-Québec à l'œuvre pour rétablir l'alimentation électrique dans les quartiers résidentiels.

Des équipes d’Hydro-Québec à l’œuvre pour rétablir l’alimentation électrique dans les quartiers résidentiels. Photo : Hydro-Québec

Le nombre de clients d’Hydro-Québec qui sont toujours privés d’électricité vendredi, une semaine après la tempête, a diminué à un peu plus de 5000. La société d’État ignore à quel moment ils seront reconnectés au réseau.

Vendredi matin, les plus grands nombres d’abonnés en attente d’être rebranchés se trouvaient en Outaouais (1700) ainsi que dans les régions de la Capitale-Nationale (1000) et des Laurentides (1000).

Par l’entremise de sa porte-parole Lynn St-Laurent, Hydro-Québec a déclaré jeudi qu’il lui était difficile d’estimer quand le réseau sera entièrement rétabli, puisque la plupart des clients touchés vivent dans des régions éloignées, où les réparations sont plus complexes.

Mme St-Laurent ne pouvait dire si tous les clients seraient rebranchés d’ici samedi. Environ 1300 travailleurs d’Hydro-Québec étaient sur le terrain jeudi.

Lynn St-Laurent a expliqué que dans plusieurs cas, des arbres entiers sont tombés sur les fils, ce qui nécessite des réparations plus longues, à des endroits où il y a moins de clients. Une fois ce travail ardu terminé, c’est un petit nombre de clients qui sont reconnectés.

Dans certains cas, les travailleurs se déplacent en motoneige ou à pied, voire en raquettes, en transportant leur équipement, a-t-elle précisé.

La tempête qui a déferlé vendredi dernier a privé d’électricité plus de 350 000 clients d’Hydro-Québec.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Les États-Unis comptent les morts après la tempête hivernale

décembre 26, 2022

Au moins 47 personnes sont mortes à travers 9 États américains après le passage d’une violente tempête hivernale au moment de Noël.

Les Etats-Unis ont ete frappes par une violente tempete hivernale qui a fait au moins 47 morts. (image d'illustration)
Les États-Unis ont été frappés par une violente tempête hivernale qui a fait au moins 47 morts. (image d’illustration)© HANDOUT / THE OFFICE OF GOVERNOR KATHY HOC / AFP

Au lendemain de Noël, les secours américains comptaient les morts d’une violente tempête hivernale frappant les États-Unis depuis plusieurs jours, et ayant particulièrement touché un comté de l’ouest de l’État de New York, où les autorités ont confirmé lundi au moins 25 décès. Cette région frontalière du Canada a été ensevelie sous des mètres de neige, et a subi des températures polaires depuis la semaine dernière.

Dimanche soir, le bilan dans le comté d’Erie était déjà de 13 morts, mais les services locaux ont confirmé depuis le décès de 12 autres personnes, « amenant le total des morts du blizzard à 25 », a déclaré lundi 26 décembre lors d’une conférence de presse Mark Poloncarz, responsable pour ce comté. Certaines personnes ont été retrouvées mortes dans leur voiture, et d’autres sont décédées d’un arrêt cardiaque en essayant de déblayer la neige alors que les températures sont encore glaciales, a-t-il déclaré.

« Vos veines se rétractent, ce qui rend plus difficile pour le cœur de faire circuler le sang », a-t-il expliqué, qualifiant la situation d’« horrible ». Le total des décès confirmés par les autorités à travers neuf États américains est désormais d’au moins 47 morts. Dans l’Ohio, des accidents de la route liés à ces intempéries ont fait neuf victimes, a confirmé à l’Agence France-Presse l’Ohio State Highway Patrol.

12 000 foyers sans courant

La ville de Buffalo, dans le comté d’Erie, est toujours en grande partie bloquée en raison des quantités impressionnantes de neige tombées, y compris encore dans la nuit de dimanche à lundi, a averti Mark Poloncarz. « S’il vous plaît, sauf si vous faites partie des services de secours, ne conduisez pas », a-t-il demandé. Une interdiction de se déplacer y était toujours en vigueur lundi matin, mais elle était bravée par certains habitants, a-t-il regretté.

« Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est emmener les gens jusqu’aux médecins, infirmières et hôpitaux », a expliqué lundi matin sur CNN John Garcia, le shérif du comté. « Les routes commencent enfin à être praticables parce que les vents sont retombés. » Durant le plus fort de la tempête, les secours n’avaient plus la possibilité d’atteindre les personnes en détresse, par exemple celles bloquées dans leur voiture ou chez elles sans électricité.

« C’est déchirant d’avoir des appels de familles avec des enfants, qui disent qu’ils sont gelés », a dit John Garcia. L’électricité a été rétablie pour plus de 13 000 foyers durant les dernières 24 heures, a précisé Mark Poloncarz lundi matin, mais plus de 12 000 restent encore sans courant. Certains ne pourront être raccordés au réseau avant mardi, a-t-il prévenu.

1 700 vols annulés lundi

Depuis mercredi soir, les États-Unis sont frappés par cette tempête d’une rare intensité, dont les vents polaires ont provoqué d’importantes chutes de neige, notamment dans la région des Grands Lacs. Des dizaines de millions d’Américains ont vu leur week-end de Noël chamboulé par des coupures de courant massives, des routes devenues impraticables et des milliers de vols annulés, provoquant le chaos dans les aéroports.

Lundi, plus de 1 700 vols étaient encore annulés aux États-Unis, selon le site de suivi Flightaware.com. Les conditions ne devraient s’améliorer que progressivement au fil de la semaine. La météo « va continuer de provoquer des conditions de voyage dangereuses localement pour les deux jours à venir », a déclaré dans son dernier bulletin national le service météorologique américain (NWS).

« La plupart de l’est des États-Unis va rester dans des conditions de gel durant la journée de lundi, avant une tendance plus modérée s’installant à partir de mardi », a-t-il ajouté.

Avec Le Point avec AFP