Archive for the ‘Environnement’ Category

Cuba : des dégâts « considérables » après le passage de l’ouragan Ian

septembre 27, 2022
Des poteaux électriques tombés bordent une rue.

Des poteaux électriques tombés bordent une rue après que l’ouragan Ian a frappé Pinar del Rio, à Cuba, le mardi 27 septembre 2022. Photo : AP/Ramo Espinosa

Ian, un ouragan de catégorie 3, a provoqué des dégâts « considérables » lors de son passage dans l’ouest de Cuba, avec des rafales jusqu’à 208 km/h et des pluies torrentielles, avant de mettre le cap vers la Floride aux États-Unis.

Le centre de l’ouragan a quitté le territoire national à 9 h 50 aux environs de Puerto Esperanza, dans la province de Pinar del Rio (sud-ouest), a indiqué l’Institut de météorologie de Cuba (INSMET).

Aucune victime n’était pour l’heure à déplorer, selon les autorités cubaines, mais les vents violents et les pluies intenses persistaient dans l’ouest de l’île, où plusieurs localités montraient des paysages de désolation, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À Consolacion del Sur, à 145 km au sud-ouest de la Havane, Caridad Fernandez, 65 ans, a vu le toit de sa maison gravement endommagé et l’eau est entrée par la porte principale. Tout est abîmé, déplore la sexagénaire.

Un homme transporte deux enfants sous la pluie.

Un homme transporte deux enfants sous la pluie après que l’ouragan Ian a frappé Pinar del Rio, à Cuba, le mardi 27 septembre 2022. Photo : AP/Ramon Espinosa

Quand l’ouragan a touché terre, les choses se sont compliquées, les toits ont commencé à voler à la chaîne, raconte son fils, William Graberan, un commerçant de 49 ans.

Ian a touché Cuba à 4 h 30 dans la localité de La Coloma, un village de pêcheurs de la province de Pinar del Rio, à 190 km de La Havane, avant de traverser l’île du sud au nord, laissant sur son passage maisons effondrées, toits arrachés et cultures inondées.

Quelque 40 000 personnes ont été évacuées dans cette province et les dégâts sont considérables, a indiqué la responsable du Parti communiste local, Yamilé Ramos. Des maisons et des fermes de tabac ont été touchées, des routes coupées, des arbres déracinés, a-t-elle expliqué.

Des rafales ont atteint 208 km/h à San Juan y Martinez, une zone de plantations de tabac.

Une femme traverse une rue vide lors du passage de l'ouragan Ian à La Havane.

Une femme traverse une rue vide lors du passage de l’ouragan Ian à La Havane, Cuba, tôt le mardi 27 septembre 2022. Photo : AP/Ismael Francisco

Cela a été apocalyptique, un véritable désastre, a témoigné sur Facebook Hirochi Robaina, propriétaire de Finca Robaina, une prestigieuse plantation de tabac fondée en 1845, à une trentaine de kilomètres de San Juan y Martinez.

Toits et fenêtres arrachés, constructions effondrées, débris jonchant le sol : les photos diffusées par le propriétaire témoignent de la violence de l’ouragan.

Des pluies fortes et intenses, avec un cumul de plus de 200 millimètres d’eau, ont été enregistrées dans cette zone. Des inondations ont frappé les zones côtières au sud-ouest de l’île, selon l’INSMET.

Lundi soir, les provinces de Pinar del Rio et Artemisa, ainsi que l’île de la Juventud, située à 340 km au sud de La Havane, avaient été placées en alerte maximale par la Défense civile cubaine.

Les provinces de Pinar del Rio et d’Artemisa restaient sans électricité et 315 lignes ont été endommagées dans le reste de l’ouest de l’île.

Avant de toucher terre, Ian s’était renforcé en ouragan majeur de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, graduée jusqu’à 5.

Dans la capitale, où vivent 2,1 millions de personnes, le vent s’est renforcé avec des rafales jusqu’à 180 km, selon l’INSMET, et de fortes pluies. Deux maisons se sont partiellement effondrées, selon Alexis Acosta, l’intendant du quartier de la vieille Havane.

Deux personnes remplissent des sacs de sable.

Un père et son fils remplissent des sacs de sable sur une plage de Tampa, en Floride, en prévision du passage de l’ouragan Ian. Photo : Reuters/Shannon Stapleton

La Floride se prépare

Selon le Centre national des ouragans (NHC) des États-Unis, un virage de l’ouragan est prévu vers le nord-nord-est avec une réduction de la vitesse ce soir (mardi) et mercredi.

Le centre de Ian devrait se déplacer sur le sud-est du golfe du Mexique dans quelques heures, passer à l’ouest de l’archipel des Keys au sud de la Floride, puis s’approcher de la côte ouest de la Floride […] mercredi et mercredi soir, a précisé le NHC dans son dernier bulletin.

L’état d’urgence a été décrété dans toute la Floride et les autorités multiplient les préparatifs. Certaines des modélisations effectuées prévoient maintenant un atterrissage au sud de la baie de Tampa […] Dans certaines zones, il y aura des inondations catastrophiques et des vagues de tempête mortelles, a prévenu le gouverneur Ron DeSantis.

Il a demandé aux habitants de faire des provisions et se préparer à des coupures de courant, tout en mobilisant 7000 membres de la Garde nationale.

Tenez compte des ordres d’évacuation […] Mère Nature est un adversaire très redoutable, a-t-il exhorté.

Le président américain Joe Biden a approuvé une aide d’urgence fédérale pour 24 des 67 comtés de Floride.

La NASA, l’agence spatiale américaine, a renoncé au décollage prévu mardi de sa nouvelle mégafusée pour la Lune, depuis le centre spatial Kennedy situé dans cet État du sud des États-Unis.

Ian succède à l’ouragan Fiona, qui a ravagé samedi la côte atlantique du Canada, faisant trois morts, après les Caraïbes la semaine dernière, où sept personnes avaient péri.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Deux explosions sous-marines enregistrées avant les fuites de Nord Stream 1 et 2

septembre 27, 2022
Une explosion dans la mer vue du ciel.

Une vue de l’explosion survenue à Nord Stream 2 au large de l’île danoise de Bornholm, dans la mer Baltique. Photo: Ministère de la Défense du Danemark

Deux explosions sous-marines « très probablement dues à des détonations » ont été enregistrées à proximité des sites des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2 peu avant leur détection, a annoncé mardi un institut sismique suédois.

Une première émission massive d’énergie d’une magnitude de 1,9 a été enregistrée dans la nuit de dimanche à lundi à 2 h 03, heure locale, au sud-est de l’île danoise de Bornholm, puis une autre de magnitude 2,3 à 19 h 04 lundi soir au nord-est de l’île, a expliqué à l’AFP Peter Schmidt, du Réseau national sismique suédois.

« Nous l’interprétons comme provenant avec la plus grande probabilité d’une forme de détonation. »— Une citation de  Peter Schmidt, du Réseau national sismique suédois

L’Institut indépendant de séismologie norvégien (NORSAR) a confirmé dans la foulée avoir lui aussi enregistré une petite explosion tôt lundi matin et une autre plus puissante lundi soir, qu’il suspecte d’être délibérées.

C’est une explosion d’importance. Il est tentant de penser que c’était le fait de quelqu’un qui savait ce qu’il faisait, a déclaré à l’AFP sa directrice, Anne Strømmen Lycke.

Avec des émissions d’énergie aussi importantes, il n’y a pas grand-chose d’autre qu’une explosion qui peut l’avoir provoquée, a souligné de son côté M. Schmidt. Les secousses ont été très soudaines, note le sismologue de l’université suédoise d’Uppsala.

Visibles du ciel

Les trois grandes fuites identifiées depuis lundi au large de l’île danoise de Bornholm sont visibles à la surface avec des bouillonnements allant de 200 mètres jusqu’à 1 kilomètre de diamètre, selon des images de l’armée danoise.

Les fuites inexpliquées sont le résultat d’une attaque terroriste planifiée par Moscou contre l’Union européenne, a affirmé mardi l’Ukraine, alors que les soupçons de sabotage se multiplient.

Objets de bras de fer géopolitiques ces derniers mois, les deux pipelines exploités par un consortium dépendant du géant russe Gazprom ne sont pas opérationnels à cause des conséquences de la guerre en Ukraine. Mais tous les deux étaient encore remplis de gaz.

Le Kremlin s’est dit extrêmement préoccupé, estimant qu’il ne fallait exclure aucune hypothèse, y compris celle d’un sabotage. Pour la première ministre danoise Mette Frederiksen, il est difficile d’imaginer que c’est accidentel et un sabotage ne doit pas être exclu.

Volodymyr Zelensky (à gauche) et Mette Frederiksen (à droite), lors d'une conférence de presse.

Selon la première ministre danoise Mette Frederiksen, qui s’était rendue en Ukraine le printemps dernier, il est difficile de penser qu’il s’agit d’un accident. Photo : AFP via Getty Images/Genya Savilov

Un accident « pas ordinaire »

L’exploitant des pipelines, le consortium Nord Stream, a dit ne pas avoir pu voir ni évaluer les dégâts, mais a reconnu le caractère exceptionnel de la situation.

« Un incident durant lequel trois tuyaux connaissent simultanément des difficultés le même jour n’est pas ordinaire. »— Une citation de  Un porte-parole du consortium NordStream

Des responsables militaires alertent régulièrement sur le risque de saboter des installations civiles sous-marines essentielles, comme des câbles de télécommunications, des liaisons électriques ou d’hydrocarbures.

Malgré l’incertitude sur la cause des fuites, Copenhague a immédiatement placé en état d’alerte orange ses infrastructures énergétiques, le deuxième niveau de vigilance le plus élevé.

Les fuites de gazoducs sont extrêmement rares et nous voyons donc une raison d’augmenter le niveau de vigilance à la suite des incidents auxquels nous avons assisté au cours des dernières 24 heures, a expliqué le directeur de l’Agence danoise de l’énergie, Kristoffer Böttzauw, promettant une surveillance approfondie des infrastructures critiques du Danemark.

Sécurité accrue des installations

Des mesures concrètes pour augmenter la sécurité des usines et des installations vont devoir être mises en place par les entreprises du secteur, notamment en ce qui concerne l’accès, la surveillance et la bonne tenue des installations.

Un ouvrier marche près de valves et de tuyaux à l'extérieur.

L’Allemagne a augmenté d’un cran la surveillance de ses infrastructures énergétiques, les fuites liées aux gazoducs étant extrêmement rares. Photo : Reuters/Hannibal HAanschke

Après l’annonce lundi soir par le consortium exploitant d’une baisse de pression subite sur Nord Stream 1, le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Dan Jørgensen, et les autorités maritimes suédoises ont confirmé mardi matin deux autres fuites en plus de celle affectant Nord Stream 2.

Toutes trois sont localisées au large de l’île danoise de Bornholm, située entre la côte sud de la Suède et la Pologne.

Construit en parallèle au gazoduc Nord Stream 1, le pipeline Nord Stream 2 était destiné à doubler la capacité d’importation de gaz russe en Allemagne. Mais sa mise en service imminente a été suspendue, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

Gazprom a progressivement réduit les volumes de gaz livrés par Nord Stream 1 jusqu’à la fermeture complète du gazoduc à la fin du mois d’août, accusant les sanctions occidentales d’avoir retardé les réparations nécessaires du pipeline.

Les autorités allemandes n’ont quant à elles pas encore réagi. Mais selon une source proche du gouvernement allemand, citée par le quotidien allemand Taggesspiegeltout parle contre une coïncidence et en faveur d’une attaque ciblée.

Navigation interdite à proximité

La navigation a été interdite dans un rayon de 5 milles nautiques (environ 9 kilomètres) autour des trois fuites, ainsi que leur survol dans un rayon d’un kilomètre.

Selon les autorités, les incidents sont sans conséquence pour la sécurité ou la santé des résidents des îles danoises voisines de Bornholm et de Christiansø.

L’impact environnemental devrait lui être local et limité, selon les premières évaluations.

Avec ses homologues polonais et norvégien, la première ministre danoise inaugurait justement mardi le Baltic Pipe, un gazoduc reliant la Pologne à la Norvège et passant à travers le Danemark.

Radio-Canada par Agence France-Presse

Le Danemark annonce une fuite de gaz en mer Baltique près de Nord Stream 2

septembre 26, 2022

La fuite de gaz «est dangereuse pour le trafic maritime», a indiqué l’autorité maritime danoise dans un avis aux navires.

Le gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie à l’Allemagne mais n’a pas été mis en service, est victime d’une fuite de gaz en mer Baltique, ont annoncé lundi l’opérateur du pipeline et les autorités danoises.

Après l’annonce par l’autorité danoise du trafic maritime d’une fuite de gaz détectée sur le tracé de Nord Stream 2, son opérateur a confirmé dans un communiqué adressé à l’AFP que la fuite touchait bien le gazoduc sous-marin, majoritairement détenu par le géant russe Gazprom.

Repérée à une vingtaine de kilomètres au sud-est de l’île danoise de Bornholm, juste à l’extérieur des eaux territoriales danoises, la fuite «est dangereuse pour le trafic maritime», indique l’autorité maritime danoise dans un avis aux navires. «La navigation est interdite dans un rayon de cinq milles nautiques (environ 9 kilomètres, ndlr) autour de la position signalée», précise l’autorité.

«Baisse de pression»

Selon des sources officieuses de l’AFP, une interdiction de survol a aussi été décrétée pour les avions au-dessus de la zone. Juste avant l’annonce de cet incident côté danois, le ministère allemand de l’Économie avait fait savoir qu’il enquêtait sur une «baisse de pression» imprévue et rapide dans le gazoduc Nord Stream 2.

Cette baisse de pression avait été repérée au cours de la nuit de lundi à mardi, selon l’opérateur du gazoduc, «et les autorités maritimes de l’Allemagne, du Danemark, de la Suède et de la Russie ont été notifiées immédiatement». «Grâce à cette coopération avec les autorités maritimes, le lieu de l’incident a été identifié dans la zone économique exclusive danoise au sud-est de Bornholm», écrit Nord Stream 2.

Bien que son ouverture ait été annulée en début d’année en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine, le pipeline avait été «préparé techniquement» et «rempli de gaz», a expliqué lundi à l’AFP Ulrich Lissek, porte-parole de la société Nord Stream 2. Ce pipeline controversé devait renforcer les capacités d’exportations de gaz russe directement vers l’Allemagne, en supplément du premier gazoduc Nord Stream. Ce dernier a été complètement arrêté début septembre par Gazprom.

Par Le Figaro avec AFP

L’Atlantique constate la dévastation au lendemain du passage de Fiona

septembre 25, 2022
Un homme parmi les débris d'une maison, après le passage de la tempête Fiona à Port aux Basques, à Terre-Neuve.

Un homme parmi les débris d’une maison, après le passage de la tempête Fiona à Channel-Port aux Basques, à Terre-Neuve. Photo : Contribution

Au lendemain du passage de la tempête post-tropicale Fiona en Atlantique, les résidents en sont à constater l’ampleur des dommages.


Des maisons ont été détruites par la tempête Fiona à Channel-Port aux Basques, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Channel-Port aux Basques, à Terre-Neuve-et-Labrador, le 25 septembre 2022. Photo : Contribution

À Channel-Port aux Basques, les dégâts étaient frappants dimanche matin.

Plusieurs maisons près du littoral ont été détruites par les vents et l’onde de tempête.

Des rochers et des débris étaient éparpillés dans la communauté.

Une habitation completement détruite dans de l'eau.

Channel-Port aux Basques, à Terre-Neuve-et-Labrador, le 25 septembre 2022. Photo : Gracieuseté : Steven Hiscock

Cette municipalité du sud-ouest de Terre-Neuve a été l’une des plus gravement touché par le passage de Fiona.

En mi-journée samedi, les vents frôlaient les 131 à 164 km/h dans la région.

La municipalité a déclaré l’état d’urgence et forcé des évacuations, samedi.

Certains résidents ne peuvent pas retrouver leur maison – ou ce qu’il en reste – dimanche, car il est toujours impossible d’accéder à certains secteurs.


 
Un immense tronc bloquait le passage d’une rue

Halifax, Nouvelle-Écosse, le 25 septembre 2022. Photo: Radio-Canada/Mark Crosby

Une importante opération de nettoyage s’annonce au centre-ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Un immense arbre bloque le passage d’une rue de l’ouest de la municipalité dimanche matin.

Les vents ont soufflé jusqu’à 120 km/h dans la capitale de la Nouvelle-Écosse lors du passage de Fiona. La province a d’ailleurs demandé l’aide du gouvernement fédéral afin d’aider au nettoyage.


Des dizaines de personnes font la file pour de l’essence

Première Nation Mi’kmaq de Membertou, en Nouvelle-Écosse, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada/MichèleI Brideau

Dans la Première Nation Mi’kmaq de Membertou, près de Sydney, des gens faisaient la file avec leurs contenants d’essence pour remplir leur génératrice. De longues file de voitures entouraient aussi la station d’essence.

Si certaines bornes fonctionnent, deux d’entre elles sont tombées par terre en raison du passage de Fiona.


L’accès d’une rue est bloqué, car de nombreuses branches sont sur le parterre.

Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada/Shane Ross

Plusieurs routes de Charlottetown sont barrées dimanche pour permettre aux équipes d’effectuer le nettoyage des arbres.

De la forte pluie et des vents de plus de 170 km/h ont frappé l’Île-du-Prince-Édouard,  samedi matin.


Un poteau d'électricité tombé sur la route.

Île-du-Prince-Édouard, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada/Shane Hennessey

L’un des nombreux poteaux d’électricité tombés par terre à l’Île-du-Prince-Édouard lors du passage de la tempête Fiona.

Dimanche matin, plus de 82 000 foyers étaient encore privés de courant.


Une partie d'une installation détruite par les intempéries de la tempête post-tropicale Fiona.

Île-du-Prince-Édouard, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada/Shane Hennessey

Une partie d’une installation d’une ferme ont été détruites, à l’Île-du-Prince-Édouard, par les intempéries de la tempête post-tropicale Fiona.


Un militaire remplit le derrière de son véhicule de matériel militaire.

Gagetown, au Nouveau-Brunswick, le 25 septembre 2022. Photo :  Capture d’écran- Facebook/5e Division du Canada

Un militaire de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, se prépare à porter main-forte à la suite des dégâts causés par la tempête post-tropicale Fiona en Atlantique.


À Cap-Pelé au Nouveau-Brunswick, des pêcheurs avaient sorti leur bateau pendant le passage de la tempête. Ils ont pu les remettre à l'eau dimanche matin.

Cap-Pelé, Nouveau-Brunswick, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada

Sur les quais du sud-est du Nouveau-Brunswick, la tempête Fiona a causé plus de peur que de mal.

Des pêcheurs avaient sorti leur bateau pendant le passage de la tempête. Ils ont pu les remettre à l’eau dimanche matin.

D’importantes opérations de nettoyage ont toutefois eu lieu dimanche matin sur les quais et sur les bateaux.


Un terrain de camping très endommagé à la suite d'une tempête.

Le camping Sandy Beach, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, le 25 septembre 2022. Photo : Radio-Canada/Pascal Raiche-Nogue

Les vacanciers et résidents du camping Sandy Beach, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, étaient bien découragés dimanche matin. La tempête a lourdement endommagé de nombreuses roulottes.

Des patios, de l’équipement et des morceaux de vêtement étaient aussi éparpillés partout sur le terrain.


Des gens préparent de la nourriture au centre de réchauffement de Pointe-du-Chêne dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Des gens préparent de la nourriture au centre de réchauffement de Pointe-du-Chêne dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada/Nicolas Steinbach

Avec Radio-Canada

Canada: L’Atlantique se barricade en attendant l’arrivée de Fiona

septembre 23, 2022
Un homme barricade les fenêtres de sa maison.

Ouragan Fiona: les préparatifs de l’Île-du-Prince-Édouard au Cap-Breton

Environnement Canada ayant précisé que la force du vent pourrait être suffisante pour briser les fenêtres au plus fort de la tempête, certains habitants de l’île ont décidé de barricader leurs vitres les plus vulnérables. Photo : Radio-Canada/Steve Bruce

C’est le branle-bas de combat en Atlantique alors que les résidents se préparent pour l’arrivée de Fiona. Le plein d’essence, les achats de dernière minute, le rangement de meubles de jardin et des jeux extérieurs, rien n’est laissé au hasard devant l’ouragan Fiona qui pourrait causer des dommages importants.

Un homme sourit à la caméra.

Stan MacIsaac Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

À Sydney en Nouvelle-Écosse, les résidents n’en sont pas à leur première tempête, comme le rappelle Stan MacIsaac. Il affirme être prêt et tente de ne pas trop s’inquiéter.

J’ai de la nourriture dans la maison, quoi qu’il arrive, on ne peut rien y faire!, s’exclame-t-il.

Une femme dans un stationnement d'une épicerie, un panier à la main.

Nicole MacIntosh Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

Nicole MacIntosh s’est rendue dans une épicerie pour acheter des produits essentiels. Le magasin étant plus occupé que d’habitude, elle pense que les gens prennent la situation au sérieux, surtout après avoir reçu une alerte provinciale sur les téléphones cellulaires demandant aux résidents de bien se préparer.

Elle ajoute avoir préparé son terrain pour la tempête en rangeant des articles comme le trampoline, les chaises et la table de patio.

Des cônes sont installés devant les pompes à essence indiquant qu'elles ne sont plus disponibles.

Vers 14 h vendredi, deux stations-service n’avaient plus d’essence à fournir aux consommateurs du Cap-Breton. Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

Robert et Mary Blinkhorn ont fait la même chose. Ils se disent prêts, mais espèrent que les météorologues se trompent sur les prévisions, disent-ils en riant.

C’est le seul endroit où nous pouvions acheter de l’eau!, dit Robert Blinkhorn à la sortie de l’épicerie il raconte qu’il a visité plusieurs commerces avant d’en trouver.

Un couple âgé derrière un panier d'épicerie rempli de bouteilles d'eau.

Robert et Mary Blinkhorn Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

Cheryl Cann ne prend pas de risque.

Elle s’est procuré une génératrice pour faire face à la tempête. Elle se dit prête, mais avoue qu’elle s’attend au pire, car les prévisions météorologiques sont assez terrifiantes, selon elle.

Des étudiants derrière un panier d'épicerie rempli d'eau.

Des étudiants indiens de l’Université du Cap-Breton s’apprêtent à vivre leur premier ouragan.

Photo : Radio-Canada/Michèle Brideau

Devant l’urgence de la situation, des étudiants de l’Université du Cap-Breton originaires de l’Inde se sont aussi rendus dans une épicerie pour tenter de s’approvisionner en produits non périssables.

Ils n’ont jamais vu d’ouragan et sont curieux de voir ce que la tempête leur réserve, mais admettent être un peu nerveux.

Une roulotte sur le bord de l'eau.

Plusieurs maisons, chalets et terrains de camping sont situés sur le bord de l’eau à Shediac au Nouveau-Brunswick. Certains propriétaires craignent les effets de l’ouragan Fiona sur leurs propriétés. Photo : Radio-Canada/Océane Doucet

À Shediac au Nouveau-Brunswick, les gens se préparent du mieux qu’ils peuvent.

Surtout si on manque d’électricité, on veut s’assurer qu’on est prêt à ce qui peut arriver, dit Georges Marcoux.

Un homme pousse un panier d'épicerie rempli de bouteilles d'eau.

Georges Marcoux Photo : Radio-Canada/Océane Doucet

Stella Boudreau n’est pas trop inquiète par la tempête qui approche à grands pas. Ce n’est pas la première fois!, s’exclame-t-elle en affirmant que tous les préparatifs sont faits et qu’il ne reste plus qu’à attendre de voir ce que Fiona leur réserve.

À l’Île-du-Prince-Édouard, de nombreux résidents se préparent depuis quelques jours déjà, comme Bernard Labelle qui habite Stanhope, au nord de l’île.

Des chaises attachées au patio.

À Charlottetown, les insulaires se préparent pour l’arrivée de Fiona en attachant tout le mobilier qui ne peut pas être rentré. Photo : Radio-Canada/Laurent Rigaux

Moi, j’ai coupé des branches qui allaient toucher les fils électriques, je les ai coupées. On a du bois de chauffage, il y a beaucoup de bois qui partirait au vent, alors je l’ai couvert de clôture de métal. Puis, j’ai tout attaché, j’ai tout déplacé ce qui pourrait partir au vent, dit-il.

Un employé transporte un morceau de verre.

Les employés de l’hôtel Delta de Charlottetown s’affairent à enlever la balustrade en verre, en prévision de l’ouragan Fiona. Photo : Radio-Canada/Shane Hennessey

Tout comme sur tous les quais en Atlantique, les pêcheurs se préparent eux aussi à l’arrivée de Fiona. Si certains ont choisi de retirer leur bateau de l’eau, d’autres décident de les laisser au quai, dans l’espoir que leur embarcation tienne le coup.

Un pêcheur près de son bateau, au quai.

Dennis Stone vérifie l’un des bateaux de pêche attaché au quai de Port aux Basques à Terre-Neuve-et-Labrador. Photo : Radio-Canada/Malone Mullin

La région de Port aux Basques à Terre-Neuve connaît bien les dommages que peut causer un ouragan. La ville se redresse à peine de la dernière tempête Larry, il y a 10 mois, et ses effets se font toujours sentir, selon le maire Brian Button.

Radio-Canada avec les informations de Michèle Brideau, d’Océane Doucet, de Laurent Rigaux et de Kyle Mooney

La Guadeloupe confrontée aux dégâts de la tempête Fiona

septembre 22, 2022
La Guadeloupe confrontee aux degats de la tempete Fiona
La Guadeloupe confrontée aux dégâts de la tempête Fiona© AFP/Archives/Lara Balais

Le ministre délégué aux Outre-mer Jean-François Carenco, arrivé mercredi en Guadeloupe, a promis un arrêté de catastrophe naturelle « avant samedi » et une aide d’urgence, entre autres pour potabiliser l’eau des rivières, quatre jours après le passage de la tempête Fiona qui fait subir de sérieux dégâts à l’île et tué une personne.

A Pointe-à-Pitre, M. Carenco a assuré devant la presse être venu « en signe du soutien du gouvernement » et pour exprimer « publiquement l’affection de la Nation au moment où la Guadeloupe souffre ».

La tempête tropicale Fiona, devenue depuis un ouragan de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, a éprouvé la Guadeloupe pendant le weekend, avec des vents violents, des pluies diluviennes et des inondations qui ont fait un mort.

Le président du département, Guy Losbar, a appelé dans un communiqué à un « grand plan de reconstruction » de la Guadeloupe, chiffré à « plus d’un milliard d’euros ».

Mercredi, près de 60.000 clients (particuliers ou entreprises) y étaient toujours privés d’eau en raison des dégâts importants sur des installations du réseau. Tel le Centre Hospitalier de Basse-Terre, qui a fait savoir que cela compromettait son bon fonctionnement et la continuité des soins.

« De très gros travaux sont à prévoir » pour la remise en service du réseau d’eau, a indiqué le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG), évoquant au minimum « plusieurs semaines » avant un retour à la normale.

Un avion et 40 renforts apportant « une machine capable de potabiliser l’eau des rivières » doivent arriver mercredi soir en Guadeloupe afin de pallier les manques dans les zones les plus touchées, a annoncé M. Carenco.

Le ministre a également promis que l’arrêté de catastrophe naturelle serait publié « avant samedi ».

Le dispositif Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) Eau potable a été mis en oeuvre « dès la fin de l’événement et reste mobilisé », a par ailleurs assuré le ministre dans un courrier adressé au député de Guadeloupe Olivier Serra, qui avait réclamé le déclenchement de ce dispositif.

En Guadeloupe, de nombreux militants demandent de longue date l’instauration de ce plan de manière durable, du fait de la situation critique des réseaux d’eaux sur l’île, vétustes et qui n’assurent pas la distribution en eau potable pour tous.

« Plus rien »

La visite ministérielle s’est poursuivie dans la commune de Goyave. Partout la boue est encore là. Sur les murs, parfois sur un mètre de haut dans les maisons, dépouillées. Les débris ont été sortis dans la rue, où des pelleteuses déblaient la boue et les détritus.

Dans certains endroits, le débordement des égouts, mêlé à la boue, répand une odeur pestilentielle. Partout les habitants s’hébergent, s’entraident, en attendant des solutions plus durables, dont personne ne sait quand elles arriveront.

La commune n’a pas fini de recenser les dégâts. Le maire Ferdy Louisy évoque 200 logements et plus de 1.000 personnes sinistrés pour la zone de logements sociaux de l’Aiguille.

« Je dormais, je me suis réveillée dans le noir quand le compteur a disjoncté et je me suis aperçue que j’avais de l’eau à la taille » raconte au ministre Julie Di Omede, 52 ans.

« Je n’ai pas les moyens de racheter tout ce que j’ai perdu : mon frigo, mon matelas, la nourriture, mes vêtements. Je n’ai même plus mes papiers », poursuit-t-elle.

Plus loin, Lydie Loudac, 64 ans, raconte avoir manqué de se faire emporter par les flots déchaînés. Un homme, le pantalon encore boueux, s’inquiète lui pour les enfants, très nombreux dans la cité.

« Ils n’ont plus rien, plus de livres d’école, plus de fournitures scolaires, et puis, ils n’ont plus d’école », affirme Yohan Fetama, 38 ans.

Les élus tentent de rassurer : « On a recensé avec le rectorat les besoins, on collecte des dons, ça s’organise ».

Le réseau routier de l’archipel a souffert du passage de la tempête. « Une quinzaine de ponts sont fragilisés », a indiqué le préfet, Alexandre Rochatte, lors du même point presse.

Mercredi, à Capesterre-Belle-Eau (sud-est de l’île de Basse-Terre), commune touristique ayant été très affectée par les crues des rivières, le maire a pris des arrêtés pour interdire le passage par certains ponts « compte tenu du risque d’effondrement ».

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Plusieurs inondations dans le Grand Montréal après de très fortes pluies

septembre 13, 2022
Une femme sous la pluie.

Les fortes précipitations qui ont déferlé sur la grande région de Montréal ont entraîné plusieurs inondations et fermetures de routes. Photo : Radio-Canada/Daniel Thomas

De fortes précipitations s’abattent sur le Québec, ce qui rend notamment la conduite automobile difficile. Les pluies ont aussi entraîné d’importantes inondations dans le Grand Montréal, en plus de provoquer des infiltrations dans le métro.

C’est le cas de l’autoroute 19, à Montréal, qui a été fermée en début de soirée en direction nord à partir du boulevard Henri-Bourassa.

Le service de la ligne orange de la Société de transport de Montréal (STM) a également été brièvement interrompu. Il a progressivement repris vers 18 h 45, mais en raison d’une infiltration d’eau, aucun train ne s’arrête pour l’instant à la station Square-Victoria–OACI.

Toujours à Montréal, plusieurs intersections et sections de routes ont été fermées en raison des fortes pluies, notamment dans Rosemont, sur le Plateau-Mont-Royal, ainsi que dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

À Longueuil, le bureau de la mairesse Catherine Fournier a fait savoir que des inondations avaient été rapportées dans le secteur de la rue Saint-Charles Ouest, ainsi que dans le quartier Laflèche.

L’ensemble des directions de la Ville de Longueuil sont actuellement mobilisées et au travail pour résorber la situation rapidement et ainsi atténuer les dégâts, lit-on dans un tweet publié sur le compte de Mme Fournier.

Le Collège Notre-Dame-de-Lourdes, une école secondaire située chemin Tiffin, à Longueuil, est quant à lui forcé de fermer ses portes pour toute la journée de mercredi. Les fortes pluies [de mardi] après-midi ont provoqué un débordement des canalisations du système d’égouts de la ville, causant ainsi une importante inondation dans l’école, fait-on savoir dans un courriel transmis aux élèves et aux parents.

Le Collège Durocher de Saint-Lambert a également annoncé la suspension des cours, mercredi, en raison des inondations.

Jusqu’à 75 millimètres de pluie

Environnement Canada a publié des avertissements de pluie dans plusieurs secteurs du Québec, notamment pour la région métropolitaine, les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Lac-Saint-Jean, la vallée du Richelieu et Saint-Hyacinthe.

Dans ces régions, de 50 à 75 millimètres de pluie sont prévus d’ici mercredi matin, a annoncé Environnement Canada.

Son site web indique que des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Des inondations sont possibles par endroits dans les basses terres.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Congo-Brazzaville/Découverte : l’homme de Diosso, le tourisme à tout prix !

septembre 8, 2022

Amoureux du Congo mais surtout de son village natal Diosso, M. Leguenin Mangafou a toujours rêvé de montrer au monde la beauté de son pays. Depuis 2013, l’homme de Diosso s’est lancé dans une carrière de guide touristique et traverse le pays avec clients locaux et internationaux.

Leguenin et ses clients/Adiac

Né à Diosso au début des années 90, Leguenin a passé son enfance entre l’école, le musée Mâ Loango et les gorges de Diosso qu’il s’efforçait d’entretenir avec ses quelques compagnons. “Depuis l’âge de 7 ans, j’aimais bien les sites touristiques et tous les dimanches, je faisais l’entretien des gorges de Diosso avec mes amis”, se souvient le guide touristique de 29 ans.

Je suis orphelin de père et de mère et donc je voulais travailler très tôt. Faire l’entretien des gorges m’aidait à gagner un peu d’argent grâce aux quelques touristes”, poursuit-il en parlant de son premier travail qui a fini par se transformer en véritable passion pour la nature et les lieux touristiques de son pays natal.

A la fin de ses années de lycée, celui qui se surnomme l’homme de Diosso sur les réseaux sociaux n’a pas attendu avant d’entamer sa carrière dans le tourisme. D’abord employé au musée Mâ Loango, il est très vite devenu guide indépendant dans la belle région du Kouilou… puis au-delà. “Je voulais faire du tourisme, parce que j’aime mon pays, au Congo il y a tout, la nature est magnifique mais peu connaissent les nombreux lieux à visiter (…) j’ai envie qu’on parle du Congo comme on parle du Sénégal et du Mali et de leurs sites touristiques”, poursuit-il.

Aujourd’hui, Leguenin accompagne ses clients à travers le pays. Du sud au nord, de  Pointe-Noire et Diosso, à Brazzaville en passant par le Mayombe. Sur tous ses trajets, l’homme de Diosso fait découvrir la nature flamboyante du second poumon écologique de la planète, mais aussi les lieux historiques comme la route des esclaves située à Loango. “J’essaye de développer et faire connaître tous les coins touristiques (…) j’emmène les touristes voir les chimpanzés et les éléphants dans le parc national de Conkouati et je leur fais visiter des lieux très peu connus. Par exemple, beaucoup pensent qu’il n’y a que les gorges de Diosso au Kouilou alors qu’il y en a quatre autres rien que dans cette région, idem pour les rivières« .

M. Mangafou exerce le métier dont il a toujours rêvé, mais le manque de moyens financiers et le peu d’infrastructures sur les sites lui compliquent la tâche au quotidien.  Leguenin déplore son manque de visibilité, “si j’avais un drone ou un appareil photo de qualité, mon travail aurait été beaucoup plus valorisé”, explique le jeune guide. Parfois, il peut compter sur l’aide d’autres guides touristiques congolais pour obtenir des photographies à montrer à ses clients, “ il y a des guides, comme M. Christian Mpéa de Kiki Lawanda qui ont tout le matériel et m’aident de temps en temps”.

En février 2022, Leguenin et plusieurs guides congolais ont organisé le Congo Trek, une randonnée de plusieurs jours à travers les Gorges de Diosso pour une immersion complète dans la nature. En attendant de compléter sa panoplie de guide touristique, l’homme de Diosso parcourt le Congo et fait tout son possible pour empiler les souvenirs inoubliables dans sa mémoire et dans celle de ses clients.

Avec Adiac-Congo par Nessrin Ali Ahmad

Gabon: Fougamou/Joseph Bigoumou tué par un éléphant

août 25, 2022

La découverte macabre se déroule au village Oyenano dans le département de Tsamba Magotsi. Joseph Bigoumou a été tué par un éléphant.

(Gabonews) : Joseph Bigoumou a récemment quitté le terrain familial du village Oyenano à une dizaine de km de la commune de Fougamou pour une partie de chasse . Il portait un fusil de type calibre 12.

Il aurait tenté d’abattre un éléphant. Mais cette mésaventure a tourné au vinaigre. Joseph Bigoumou aurait été terrassé par le pachyderme.

Les populations vont constater durant 2 jours l’absence de l’infortuné puis vont alerter la brigade de Fougamou qui poursuit l’enquête. A 59 ans Joseph Bigoumou perd la vie avec brutalité.

La présence des animaux sauvages remet au grand jour la difficile cohabitation entre l’homme et la faune. L’article 275 du code forestier protège l’éléphant.

Avec Gabonnews par DKT

Orages mortels en Corse : pourquoi Météo-France n’avait pas déclenché l’alerte orange

août 18, 2022

Quelques heures après les orages qui ont fait plusieurs morts en Corse, Météo-France se justifie de ne pas avoir déclenché une alerte plus élevée.

Les violents orages en Corse ont fait plusieurs morts.
Les violents orages en Corse ont fait plusieurs morts.© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

« Surpris » par une situation « exceptionnelle », « difficilement prévisible » par ses modèles numériques, Météo-France s’est défendu ce jeudi de ne pas avoir activé en avance la vigilance orange en Corse, au lendemain des violents orages qui ont fait plusieurs morts. Dans son bulletin de 6 heures jeudi, l’île était encore en vigilance jaune, Météo-France annonçant « de puissants orages […] en mer à proximité de la Corse, avec de fortes rafales », qui pourront « très temporairement affecter les côtes ouest et nord ».

Ce n’est qu’à 8 h 35, en observant le décalage de l’orage dans les terres et l’intensité « extrême » des rafales, que les deux départements ont basculé en vigilance orange. « On a été un peu surpris par les valeurs des rafales, valeurs tout à fait exceptionnelles qui n’avaient jamais été observées auparavant », avec plus de 200 km/h de vent par endroits, a reconnu Christophe Morel, responsable de la permanence prévision, lors d’un point presse.

Certaines simulations produites par « AROME », le modèle maison de Météo-France qui tourne sur un supercalculateur à Toulouse, « laissaient suggérer un orage proche de celui qui a été observé », tandis que d’autres simulations « qui paraissaient plus vraisemblables le situaient plus en mer », a expliqué le prévisionniste François Gourand. « Des systèmes orageux multicellulaires se produisent quand une certaine mayonnaise prend : arriver à prévoir la combinaison de ces éléments, c’est très compliqué ».

« Un équilibre à trouver »

« Des modèles très sophistiqués comme AROME arrivent à les prévoir de mieux en mieux, mais pas toujours », a-t-il ajouté, affirmant que les météorologues sont « très souvent dans ces situations où les modèles ne permettent pas de trancher ». S’il fallait alerter dès qu’un scénario extrême apparaît dans la prévision numérique, « on ferait bien trop de vigilance et le système deviendrait inutile », a déclaré Christophe Morel. « Il y a un équilibre à trouver, alerter suffisamment et ne pas suralerter », a-t-il souligné, estimant que « là, nous n’avions pas assez d’éléments » en avance.

« Nous devons entendre les critiques », a admis Philippe Arbogast, chercheur à Météo-France, tout en réaffirmant que « nous ne devons pas alerter dès qu’une situation extrême apparaît dans les simulations ». Dans le cas de la Corse, « une ligne de grain a commencé à se courber sur elle-même », a décrit François Gourand. « C’est une structure favorable à de très fortes rafales de vents descendantes », un type de rafales « extrêmement rare ».

Finalement, l’alerte orange a été levée à 11 h 16, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud redescendant en vigilance jaune. Avant d’être relevée à partir de 21 heures au niveau orange, jusqu’à vendredi matin.

Avec Le Point