Archive for the ‘Environnement’ Category

Canada-Québec: Un cocktail météo pour amorcer la semaine

novembre 17, 2019

 

Les déplacements risquent d’être encore une fois compliqués par dame nature cette semaine. De la pluie verglaçante est notamment attendue lundi soir sur plusieurs secteurs de l’Estrie.
Un cocktail de précipitations, qui se manifestera tout d'abord sous forme de verglas, est attendu dès lundi soir en Estrie.
© Archives La Tribune, René Marquis
Un cocktail de précipitations, qui se manifestera tout d’abord sous forme de verglas, est attendu dès lundi soir en Estrie.
Dimanche matin, Environnement Canada a émis un bulletin météorologique spécial, signalant qu’un système dépressionnaire en provenance de la Côte Est américaine pourrait affecter le sud du Québec avec un cocktail de précipitations lundi soir.

« Les précipitations devraient débuter sous forme de pluie verglaçante avant de se changer en neige mardi matin. L’accumulation de verglas pourrait être significative sur quelques secteurs et rendre les routes et autres surfaces glissantes », peut-on lire dans le bulletin.

Environnement Canada précise également que certaines zones pourraient être davantage influencées, puisque la trajectoire exacte du système est encore incertaine.

Les secteurs de l’Estrie touchés sont ceux de Brome-Missisquoi, Coaticook, Cookshire, Granby – Waterloo, Lac-Mégantic, Mont-Orford – lac Memphrémagog, Richmond, Sherbrooke, Thetford Mines et Weedon.

La Tribune.com par Jasmine Rondeau

Venise submergée par une marée haute historique

novembre 12, 2019

 

Son maire a lancé un appel à l’aide alors que la cité lacustre pourrait se réveiller ce mercredi matin sous 60 cm à un mètre d’eau, un record depuis plus d’un demi-siècle.

Venise connaissait dans la nuit de mardi à mercredi une «acqua alta» (marée haute) historique, avec un pic qui pourrait atteindre voire dépasser 1,90 mètre, selon le Centre des marées de la ville italienne. «Nous sommes en train d’affronter une marée plus qu’exceptionnelle. Tout le monde est mobilisé pour gérer l’urgence», a tweeté le maire de Venise, Luigi Brugnaro.

«Demain, nous demanderons l’état de catastrophe naturelle parce que les coûts (des dégâts) seront probablement importants et nous nous attendons toujours à ce que le niveau de l’eau remonte», a ajouté l’élu. «Nous avons besoin que tout le monde nous aide à faire face à ce qui est clairement les effets du changement climatique», a ajouté le maire présent sur une barque sur la célèbre place Saint-Marc en fin de soirée.

Vers 23 heures 30, le Centre des marées indiquait une hauteur de marée à 1,87 mètre, soit la plus importante «acqua alta» depuis le record enregistré le 4 novembre 1966. Le niveau de marées est enregistré à Venise depuis 1923. Un niveau de marée de 1,87 mètre, qui ne signifie pas pour autant que la Cité des Doges se trouve immergée sous près de deux mètres d’eau. Il faut en effet retrancher de cette hauteur le niveau moyen de la ville, qui se trouve entre un mètre et 1,30 mètre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Québec: Une tempête qui complique l’heure de pointe

novembre 12, 2019
© Ivanoh Demers
 

Des records de précipitations et de froid pourraient être battus.

Environnement Canada a émis des avertissements de neige, de bourrasques de neige et de tempête hivernale dans plusieurs provinces, de l’Ontario à Terre-Neuve-et-Labrador.

L’agence fédérale prévoit une accumulation de 15 à 20 centimètres de neige, mais ce total pourrait atteindre jusqu’à 40  centimètres dans certains secteurs comme le Bas-Saint-Laurent. De plus, dans l’est, des vents puissants s’ajouteront à la neige abondante, avec des rafales pouvant souffler à 70 km/h.

Des alertes d’onde de tempête, de pluie et de pluie verglaçante ont également été lancées pour certains secteurs de l’Est-du-Québec et la plupart des provinces atlantiques.

Plusieurs écoles ont été fermées au Nouveau-Brunswick et au Québec, notamment au sud du fleuve Saint-Laurent (Montérégie, Estrie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent), dans Charlevoix, sur la Côte-Nord et en Gaspésie.

Sur l’île de Montréal, l’école Vanguard, le Centre d’intégration scolaire et l’École orale de Montréal pour les sourds, à Westmount, ont décidé de ne pas ouvrir leurs portes aujourd’hui.

Le transport scolaire a également été annulé dans le sud et dans l’est de l’Ontario, alors que le Grand Toronto s’est déjà en mis en mode déneigement.

Certains automobilistes ont eu besoin d'un petit coup de main pour pouvoir prendre la route, ce matin.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Certains automobilistes ont eu besoin d’un petit coup de main pour pouvoir prendre la route, ce matin.
Selon le site web de Québec 511, le réseau autoroutier du sud du Québec est en grande partie enneigé ou partiellement couvert, ce qui peut rendre la chaussée glissante. En ce qui concerne la visibilité, elle va de bonne à passable, selon les endroits.

Comme c’est le cas tous les ans, la première bordée de neige cause bien des maux de tête aux automobilistes qui n’ont pas eu le temps de faire poser leurs pneus d’hiver. La nouvelle réglementation obligeant la pose des pneus d’hiver au plus tard le 1er décembre a compliqué les choses. Le CAA-Québec conseille d’ailleurs aux automobilistes qui n’ont pas encore obtenu leur rendez-vous au garage de rester chez eux.

Aux aéroports internationaux de Montréal et Toronto, certains vols sont annulés ou retardés, notamment en provenance ou en partance des États-Unis.

Orléans Express a émis des « alertes météo » en ce qui concerne ses liaisons par autocar entre Rimouski et Gaspé. Un voyage mis sous alerte météo peut subir des retards, être interrompu en cours de route ou être annulé, prévient la compagnie sur son site web.

Les services de traversier entre Matane et Godbout, entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon et entre L’Isle-aux-Grues et Montmagny ont également été suspendus pour toute la journée en raison des conditions météorologiques.

CBC/Radio-Canada

Canada: Une heure de pointe difficile à prévoir mardi dans la région de Québec

novembre 12, 2019
© Daniel Coulombe
 

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) prévoit que l’heure de pointe sera difficile mardi matin à Québec.

Une première importante bordée de neige est attendue dès lundi soir sur la Capitale-Nationale, les prévisions indiquent une accumulation de 20 cm de neige. Les vents soutenus et la poudrerie pourraient compliquer les déplacements dès le lever du soleil.

Le MTQ recommande aux usagers de la route d’adapter leur conduite, quitte à faire sonner leur réveille-matin plus tôt et quitter la maison avant l’heure habituelle.

Le ministère demande également aux automobilistes de maintenir une distance sécuritaire entre les véhicules, d’éviter les distractions au volant et de veiller à demeurer visibles pour les véhicules d’entretien hivernal.

Les automobilistes ont l’obligation de déneiger complètement leur véhicule, des vitres à la plaque d’immatriculation, en passant par les rétroviseurs, le toit, le capot et les phares, rappelle le MTQ.

De la machinerie employée au déneigement des rues de la ville de Québec.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation De la machinerie employée au déneigement des rues de la ville de Québec.
Si les pneus d’hiver sont obligatoires dès le 1er décembre, une porte-parole au MTQ, Émilie Lord, affirme qu’il appartient aux conducteurs de devancer cette date si nécessaire.

Si quelqu’un demain matin n’a pas ses pneus d’hiver, avant de prendre la route, il peut peut-être faire du télétravail ou encore utiliser le transport en commun. – Émilie Lord

Le MTQ assure suivre les prévisions météorologiques d’heure en heure. Dès les premiers flocons, les équipes seront déployées sur tout le réseau.

Dans la région de la Capitale-Nationale, on a plus de 1700 kilomètres de route à entretenir et environ 120 camions sont disponibles. On épand 90 000 tonnes de sels et 110 000 tonnes d’abrasifs chaque année, détaille la porte-parole.

Dès les premiers flocons, les équipes du MTQ seront déployées sur tout le réseau.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Dès les premiers flocons, les équipes du MTQ seront déployées sur tout le réseau.
 

La Ville de Québec se dit également prête à affronter cette première bordée de neige de la saison.

Jusqu’à 1300 véhicules d’entretien peuvent être déployés par la municipalité sur le territoire, mardi, mobilisant 1700 travailleurs au besoin. Un budget annuel de 50 millions de dollars est par ailleurs prévu pour cet hiver.

On est lié sous contrat avec les entrepreneurs du 1er novembre au 30 avril. La machine a été testée, les réparations sont faites, les employés sont formés. – Wendy Whittom, porte-parole de la Ville de Québec

Les automobilistes peuvent planifier leurs déplacements sur les routes de la province à l’aide de l’application Québec 511.

Des établissements scolaires pourraient également devoir fermer leurs portes mardi. Radio-Canada diffuse, lors de tempêtes hivernales, les informations qui lui sont communiquées par les établissements scolaires.

Par Hadi Hassin avec les informations de Pascale Lacombe

Crise sociale: le Chili renonce à organiser la COP 25

octobre 30, 2019

 

Le Chili renonce à organiser la conférence mondiale sur le climat COP 25 qui devait s’y tenir en décembre, ainsi que le sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en raison du mouvement de contestation inédit qui agite le pays, a annoncé le président Sebastian Piñera mercredi.

«C’est avec un profond sentiment de douleur, parce que c’est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l’Apec (…), ni celui de la COP 25», a déclaré le chef de l’Etat conservateur. Le sommet de l’Apec devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre et la COP 25 du 2 au 13 décembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Menacées par les flammes, 180.000 personnes sommées d’évacuer en Californie

octobre 27, 2019
Les flammes ravagent le bâtiment principal de la Soda Rock Winery, propriété viticole de Healdsburg (Californie)
© Josh Edelson Les flammes ravagent le bâtiment principal de la Soda Rock Winery, propriété viticole de Healdsburg (Californie)
Quelque 180.000 personnes ont été sommées d’évacuer à cause de l’incendie « Kincade Fire » au nord de San Francisco, a indiqué dimanche le bureau du shérif du comté de Sonoma, où les flammes ont déjà ravagé plus de 12.000 hectares.

Un avion bombardier d'eau survole les flammes de l'incendie du "Kincade Fire", en Californie

©Philip Pacheco Un avion bombardier d’eau survole les flammes de l’incendie du « Kincade Fire », en Californie
Selon l’agence des pompiers de Californie, Cal Fire, le sinistre, qui a démarré mecredi soir, n’était contenu qu’à 10% dimanche matin, soutenu par des conditions météo exceptionnellement favorables.

« C’est la plus importante évacuation de mémoire de shérif du comté de Sonoma », a indiqué le bureau du shérif via son compte Twitter.

Tôt dimanche matin, il avait annoncé l’ordre d’évacuer plusieurs zones situées immédiatement au nord de Santa Rosa, ville qui compte elle-même près de 180.000 habitants.

La police de la ville a ensuite ordonné l’évacuation de la moitié nord de la commune.

Plusieurs centres d’hébergement d’urgence affichaient complets, a indiqué la chaîne d’information locale ABC7, et Santa Rosa a dû fermer l’un d’entre eux, le Finley Community Center, qui se trouvait dans la zone à évacuer.

Tous les détenus de la prison North County Detention Facility ont été déplacés et le Sutter Santa Rosa Regional Hospital a été évacué.

Une partie de l’autoroute 101, principale route qui traverse Santa Rosa, a été brièvement coupée à la circulation.

Le point le plus au sud au sein des zones à évacuer se situe à 70 km de San Francisco à vol d’oiseau.

Les autorités ont fait montre de précautions avec, en tête, le « Camp Fire », un autre incendie qui avait fait 86 morts dans le nord de l’Etat, en novembre 2018.

Santa Rosa se remet elle à peine du « Tubbs Fire », qui avait dévasté, en octobre 2017, le quartier de Coffey Park, détruisant plus de 1.400 bâtiments.

– Propriétés viticoles touchées –

La progression du feu du nord vers le sud était facilitée par un temps sec, un taux d’humidité très faible (14%) et un vent soutenu, avec des rafales pouvant aller jusqu’à près de 130 km/h.

Le service de météorologie nationale (NWS) tablait sur des vents encore importants tout au long de la journée de dimanche, avant une accalmie lundi. La semaine à venir s’annonçait tout aussi sèche que le week-end.

Relativement préservées lors des précédents incendies de ces dernières années, plusieurs propriétés du comté de Sonoma, connu mondialement pour ses vins, ont été attaquées par les flammes.

Plusieurs vidéos ont notamment montré le principal bâtiment de la Soda Rock Winery, vieux de 150 ans, devenu un brasier géant, à Healdsburg.

Selon le San Francisco Chronicle, une autre propriété de Healdsburg, la Field Stone Winery, a également été touchée par l’incendie, de même que Moville Vineyards.

« Cela va prendre beaucoup de temps » de maîtriser le feu, a déclaré le responsable technique du comté de Sonoma, David Rabbitt, à la chaîne locale ABC7.

Quelque 3.000 personnes étaient mobilisées pour combattre l’incendie, qui a démarré au nord-est de Geyserville, mercredi soir.

Le fournisseur d’électricité PG&E avait annoncé prévoir de couper préventivement le courant à 940.000 foyers à partir de samedi après-midi, dans 36 comtés de cette région, en raison de ces conditions météorologiques exceptionnelles.

Les autorités locales n’ont pas encore déterminé l’origine du sinistre, mais PG&E a fait état d’un incident sur l’une de ses lignes près du point d’origine du « Kincade Fire », seulement sept minutes avant le départ des flammes, selon plusieurs médias locaux.

Plus au sud de la Californie, où sévissait un autre incendie, le « Tick Fire », la plupart des avis d’évacuation ont été levés. Le feu avait forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur maison près de Santa Clarita, au nord de Los Angeles.

Avec AFP.com

Belgique : qui a tué la louve Naya ? 30.000 euros de récompense

octobre 4, 2019

Lou

La dernière image captée de la louve Naya, en mai dernier. Nautur en Bos

 

La louve Naya, premier spécimen de son espèce à être observé sur le sol belge depuis un siècle, aurait été tué par des «professionnels», selon l’Agence flamande pour la nature et la forêt. Trois organisations offrent 30.000 euros de récompense pour retrouver le ou les responsables.

Le sort de Naya préoccupe une partie de la Belgique. La louve, établie dans la région des Hautes-Fagnes, à l’Est du pays, n’a pas été observée depuis plusieurs mois alors qu’elle était enceinte, et la situation inquiète les spécialistes et une partie de la population. Selon la cellule inspection de l’Agence flamande pour la nature et la forêt, une seule hypothèse: l’animal a été tué par des professionnels.

«Les loups se trouvaient dans une zone inaccessible où personne ne peut se trouver en principe», note l’agence. «L’acte était donc bien préparé, par des professionnels». L’ONG WWF Belgique a exprimé sa tristesse et son indignation face à cette conclusion. «Ne restons pas les bras croisés», lance l’organisation qui juge que la mort de Naya est une «honte pour la Belgique».

Plusieurs associations environnementales ont donc décidé d’agir. Trois organisations – Bird Protection Flanders, Animal Rights et le Nature Aid Centre – offrent 20.000 euros pour des informations permettant de découvrir le ou les responsables, rapporte The Guardian. Un entrepreneur a proposé de donner 10.000 euros supplémentaires de récompense. «Ce qui compte, c’est que la personne qui a fait cela ne s’en tire pas», a écrit Bird Protection Flanders dans un communiqué. «Il est clair que les gens n’acceptent plus que certains aient le droit de décider quels animaux ont le droit de vivre ou de mourir. Avant la récompense, l’enquête était au point mort. Sans preuves, pas de procès. Et s’il n’y a pas de procès, il ne peut pas y avoir de condamnation».

Une louve emblématique

Naya n’est pas n’importe quel animal. Lorsqu’elle a foulé le sol belge en janvier 2018 en provenance d’Allemagne, il s’agissait du premier loup observé dans le pays depuis plus d’un siècle. Elle était équipé d’un collier GPS destiné à suivre ses déplacements. Un mâle, August, l’accompagnait.

Naya a été aperçue pour la dernière fois en mai dernier, dans la forêt de Limbourg, en Flandre. Les piles de son collier GPS étaient depuis longtemps épuisés. De son côté, August, le mâle et père des louveteaux que devait avoir Naya, a été vu en bonne santé récemment.

«Les populations [de loups] se portent de mieux en mieux dans nos pays voisins », a poursuivi WWF. «On compte environ 12.000 loups en Europe. Dans cette perspective, la Belgique doit rapidement mettre en place des mesures améliorant la cohabitation».

Par Le Figaro.fr par Yohan Blavignat

Trois-Rivières: Mariannick Mercure traite Yves Lévesque et les conservateurs de «criminels climatiques»

septembre 27, 2019

 

Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s'est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
© François Gervais Le candidat conservateur, Yves Lévesque, s’est fait accueillir à la marche pour le climat avec une affiche affirmant que les conservateurs sont des «criminels climatiques».
Présente à la marche pour le climat, la conseillère trifluvienne Mariannick Mercure a apostrophé Yves Lévesque en traitant les conservateurs de «criminels climatiques».

Le candidat conservateur dans Trois-Rivières était au point de départ de la marche, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, et discutait avec le conseiller François Bélisle lorsque Mme Mercure s’est placée devant lui.

«Ça n’a pas de bons sens, vous ne devriez pas être là, M. Lévesque. Vous êtes des criminels climatiques», lance Mme Mercure, dans une intervention filmée et de toute évidence préméditée.

Yves Lévesque réplique en l’accusant d’être extrémiste.

«Sais-tu quoi? Les extrémistes, autant de la gauche que de la droite, ça ne rassemble pas», dit calmement Yves Lévesque.

«Vous devriez partir, vous êtes pas le bienvenu ici», répète Mme Mercure.

Interrogée plus tard sur la raison qui l’a poussée à apostropher M. Lévesque de la sorte, la conseillère municipale réitère que, selon elle, il n’avait pas sa place à cette marche pour le climat, en tant que candidat conservateur, mais aussi comme ancien maire de Trois-Rivières.

«Il est venu serrer des mains pour sa campagne électorale, mais quiconque connaît le programme des conservateurs et le legs d’Yves Lévesque comprend très bien pourquoi j’ai fait ça. Il n’avait pas sa place là. C’est hypocrite», soutient-elle.

Par Martin Martin Lafrenière avec Le Nouvelliste

Canada: Marche pour le climat à Montréal: les derniers développements

septembre 27, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Des centaines de milliers de manifestants descendent dans les rues à travers le monde, vendredi, pour participer à une deuxième vague de mobilisation planétaire réclamant une action rapide contre les changements climatiques.

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

Voici notre couverture en direct du déroulement de la manifestation à Montréal et ailleurs au pays.

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13 h 15

Les manifestants qui ouvrent la marche ont rejoint le boulevard René-Lévesque, dont ils occupent l’entièreté des huit voies. Ils portent une banderole haute en couleur sur laquelle on peut lire «Au front pour la Terre Mère».

Justin Trudeau marche aux côtés de plusieurs candidats libéraux, dont les ministres François-Philippe Champagne et Mélanie Joly. Il est également accompagné de sa femme, Sophie Grégoire, et de leurs enfants.

La foule autour de lui chante «On avance pour la planète!» et «No pipelines!». Justin Trudeau applaudit, salue les manifestants et les remercie d’être présents.

Un homme qui transportait des oeufs a été intercepté par des agents de sécurité.

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12 h 45

Plusieurs autres manifestations sont en cours ailleurs au pays.

Dans le centre-ville d’Ottawa, la foule s’étire sur plus d’une dizaine de quadrilatères.

À Toronto, le rassemblement prend place devant le parlement ontarien. «Systems change, not climate change», scandent les manifestants, pour réclamer des changements d’ordre systémique.

Plus tôt en journée, des milliers de Néo-Écossais s’étaient réunis devant les quartiers généraux de Nova Scotia Power, à Halifax. Julia Sampson, une des organisatrices de la marche, âgée de seulement 17 ans, réclame un rehaussement du financement provincial des énergies vertes et une plus grande sensibilisation aux changements climatiques à l’école.

À Saint-Jean de Terre-Neuve, une foule s’est amassée devant la tour de l’horloge de l’Université Memorial. Bon nombre de manifestants cherchent à dénoncer l’industrie pétrolière de la province. Ils devaient eux aussi se rendre devant leur parlement.

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12 h 30

La manifestation de Montréal se met en branle.

Jeunes et moins jeunes brandissent des pancartes, souvent confectionnées à partir de boîtes en carton, sur lesquelles on peut notamment lire «Terriens en détresse», «Planète à vendre» et «Il est temps de se réveiller».

Fidèles à l’esprit du point de départ de la marche, au pied du mont Royal, plusieurs manifestants jouent des percussions et divers instruments de musique.

Bon nombre d’élèves portent leur uniforme scolaire, sur lequel ils ont épinglé un cercle vert, symbole de cette mobilisation pour l’environnement.

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12 h 00

Avant de se joindre à la marche sur le climat à Montréal, Justin Trudeau a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu s’engage à planter deux milliards d’arbres au Canada dans la prochaine décennie.

En conférence de presse, le premier ministre sortant a tout de même défendu l’achat du pipeline Trans Mountain, qui permettra l’exportation de plus de pétrole et augmentera les émissions de gaz à effet de serre. Il dit que les profits générés par Trans Mountain seront réinvestis dans la transition énergétique.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui est également présent à la manifestation montréalaise, affirme que des telles annonces ne sont que cosmétiques.

«Faire une promesse qui va être mesurable longtemps après la retraite de celui qui fait la promesse, ça ne vaut absolument rien», a-t-il dénoncé.

«J’ai la prétention qu’au moins, chez nous, dans notre programme, c’est très clair. Il n’y a rien qui soit favorable à l’industrie pétrolière», a souligné M. Blanchet.

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11 h 30

Les manifestants convergent au monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc du Mont-Royal, en vue de la grande marche pour le climat à Montréal.

Plusieurs leaders politiques y sont attendus, dont Justin Trudeau, du Parti libéral du Canada, Yves-François Blanchet, du Bloc québécois, et Elizabeth May, du Parti vert du Canada.

Le Service de police de la Ville de Montréal a effectué un important déploiement dans les environs. L’avenue du Parc a été fermée à la circulation.

En matinée, la bonne humeur régnait dans le métro, dont l’accès a été rendu gratuit pour la journée par la Société de transport de Montréal.

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de l’appel à la grève mondiale pour exhorter les décideurs à agir face à l’urgence climatique. Au Canada seulement, plus de 140 manifestations similaires sont prévues à travers le pays.

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11 h 00

La militante écologiste Greta Thunberg s’est adressée pour la première fois au public montréalais.

Elle est apparue tout sourire, pancarte au bras: «Je suis vraiment emballée d’être ici», a-t-elle déclaré. Elle a été accueillie par des chefs autochtones qui lui ont remis des cadeaux.

La jeune Suédoise a brièvement pris la parole aux côtés d’une douzaine de groupes écologistes et a échangé quelques mots avec le célèbre écologiste David Suzuki, au pied du mont Royal, peu avant le début de la marche.

Elle s’était auparavant entretenue avec le premier ministre sortant du Canada, Justin Trudeau. Questionnée par les journalistes, elle a dit ne pas vouloir personnaliser le débat et souhaite que tous les décideurs sur la planète écoutent ce que dit la science.

La Presse canadienne

Pays-Bas: 35.000 personnes dans les rues de La Haye pour le climat

septembre 27, 2019

 

Des dizaines de milliers de Néerlandais venus des quatre coins du pays se sont rassemblées vendredi à La Haye afin de participer à la «grève pour le climat» organisée sur toute la planète.

Plus de 35.000 personnes, selon les organisateurs (la police n’a pas communiqué de chiffres), se sont réunies dans le centre-ville de La Haye, avant de se rendre en cortège devant le Parlement et sous les fenêtres du bureau du premier ministre, Mark Rutte. Dans le cortège, où figuraient de nombreux jeunes, florissaient des pancartes, banderoles et draps colorés, exhortant le gouvernement néerlandais et d’autres dirigeants mondiaux à prendre davantage de mesures contre le réchauffement climatique. «Changement de système, pas de climat», «Tous les adolescents disent non à plus de CO2», «Salutations depuis Utrecht-sur-mer» – Utrecht étant une ville du centre du pays -, pouvait-on lire.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer. «Je crois qu’on est en train de foutre en l’air la planète, pour dire les choses», a lancé Yara Korvr, étudiante. «Il faut dire stop. Nous devons davantage prendre soin de la terre, et moins prendre soin des gens et de notre économie», a-t-elle poursuivi. «Il y a dix ans, lorsque j’interrogeais mes élèves sur le changement climatique, quasiment personne ne pensait que cela se produirait», a affirmé Jos Hendriks, professeur de physique-chimie. «Maintenant, on voit que tout le monde réalise que c’est en train de se produire», a-t-il ajouté.

Le premier ministre libéral a indiqué avoir «bien reçu le message». «Le gouvernement a un plan avec des mesures très ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique», a déclaré Mark Rutte lors d’une conférence de presse hebdomadaire. «Nous n’en avons pas fait assez par le passé mais aujourd’hui nous sommes déterminés à oeuvrer pour le climat», a-t-il poursuivi, glissant toutefois qu’il était aussi important pour les jeunes manifestants de «finir leur scolarité». Dans une procédure historique intentée par une ONG, la justice néerlandaise a ordonné en appel en octobre à l’Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020.

Par Le Figaro.fr avec AFP