Archive for the ‘Environnement’ Category

Canada-Québec: Une tempête automnale sur les radars

octobre 16, 2021

Ce week-end, une tempête automnale va sévir au Québec. Un gros système apportera des précipitations soutenues et des vents forts. Par la suite, le mercure plongera de façon brutale

Vents favorables

Un courant-jet vigoureux en forme de U se déplace progressivement vers le Québec. Ces vents forts en altitude vont tracer la trajectoire du prochain gros système à visiter la province. Après avoir déversé de bonnes quantités de précipitations, la dépression laissera place à une descente d’air arctique. Le mercure plongera de façon brutale dès dimanche.

© Fournis par MétéoMédia

Tempête automnale en devenir

Les ingrédients sont tous réunis pour qu’une tempête automnale s’abatte sur le Québec ce week-end. De la pluie soutenue est prévue dès la nuit de vendredi. Les précipitations se poursuivront samedi et des orages imbriqués pourraient même sévir par endroits. Dans l’est de la province et sur la Côte-Nord, la grisaille persistera jusqu’à lundi.

© Fournis par MétéoMédia

Pluie soutenue

Au Québec, certaines régions auront droit à 80 mm de pluie et même davantage. Les secteurs au nord du fleuve recevront les plus grandes quantités de précipitations. Pour les régions de Montréal, de la Montérégie, de Québec et de l’Estrie, les modèles prévoient entre 20 mm et 40 mm.

© Fournis par MétéoMédia

Vents forts

Il s’agit bien d’une tempête automnale avec les principaux ingrédients qui la caractérisent : pluie soutenue et vents forts. Le vigoureux contraste des masses d’air aura pour effet de générer des rafales véloces. De fait, elles souffleront jusqu’à 80 km/h par endroit, surtout au sud du fleuve.

© Fournis par MétéoMédia

Chute brutale

Samedi, le mercure dépassera les 20 °C dans le sud de la province avec un humidex très présent. Les ressentis pourraient atteindre 25 et même plus. Lorsque la masse d’air chaud et humide sera chassée, une descente d’air arctique fera chuter le mercure de façon brutale. Une perte de 10 °C est à prévoir de samedi à dimanche. Dans la région métropolitaine, le maximum passera de 21 °C à 13 °C.

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Avec MétéoMédia

Canada: Le Québec s’approche de sa première neige

octobre 14, 2021

Après le passage d’une tempête automnale, le Québec subira les effets d’un creux atmosphérique et d’une dépression stagnante en début de semaine prochaine. De la petite neige est prévue dans certaines régions.

Grande cassure

Le Québec subira une descente d’air arctique dès dimanche alors qu’un creux atmosphérique balayera la province. Cet événement aura pour effet de faire chuter le mercure de façon importante. Ce refroidissement des températures combiné à la présence d’une dépression stagnante va apporter à la première neige de la saison dans certains secteurs du Québec.

© Fournis par MétéoMédia

Petite neige

Les vents froids du nord-ouest feront chuter les températures entre lundi et mardi. Les premiers flocons vont tomber de l’Abitibi vers le Saguenay et le Lac-Saint-Jean. La probabilité de voir ces précipitations solides est un peu plus élevée pour ces régions, mais les modèles actuels ne sont pas unanimes. Certains secteurs montagneux de l’Estrie pourraient également voir quelques flocons.

© Fournis par MétéoMédia

Neige tardive

Le Québec accuse déjà un retard avec la première neige pour les principales grandes villes du Québec. Dans certaines régions, en Abitibi et au Saguenay par exemple, les précipitations solides arrivent en moyenne lors de la première semaine d’octobre.

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Avec Multimédia par Francis Brière

Espagne : des poissons tués par la pollution des élevages porcins ?

octobre 13, 2021

Selon une récente enquête citée par le « Guardian », l’impact de l’industrie porcine espagnole, en termes de pollution, pourrait avoir été sous-estimé.

La faune d'un des plus grands lagons d'eau salee d'Europe pourrait courir un danger jusqu'a present sous-estime.
La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé.© JOSE MIGUEL FERNANDEZ / AFP

La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé. Dans un article publié mercredi 13 octobre, Le Guardian évoque une récente enquête, selon laquelle la pollution causée par l’industrie porcine espagnole pourrait être à l’origine du décès massif de poissons. Cette enquête, conjointement menée pendant quatre mois par le collectif de journalistes Lighthouse Reports, ainsi que des collaborateurs du média elDiario.es, est arrivée à la conclusion que l’élevage intensif aurait grandement contribué à créer l’une des pires catastrophes environnementales de ces dernières années.

Dès le mois d’août, des habitants de la région de Murcie, située dans le sud-est de l’Espagne, ont commencé à tirer la sonnette d’alarme après avoir vu des dizaines de poissons morts s’échouer sur les rives de la lagune de Mar Menor, relate le quotidien britannique.

Plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition

En quelques jours seulement, le bilan s’est aggravé, atteignant les plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition, qui jonchaient alors des plages autrefois très prisées par les touristes. Petit à petit, des images montrant les eaux troubles de la lagune et des témoignages de plaintes provenant des habitants, au sujet de l’odeur nauséabonde qui découlait du phénomène, ont commencé à inonder les médias espagnols, poursuit le Guardian. Dans le même temps, des scientifiques ont pointé du doigt plusieurs décennies de ruissellement d’eau chargée en nitrates. Selon eux, ce phénomène serait à l’origine d’importantes proliférations d’algues, qui ont épuisé l’eau en oxygène, provoquant ainsi la mort des poissons par suffocation.

Alors que des poissons sans vie continuaient à s’échouer tout au long de l’été, le gouvernement régional a interdit l’utilisation d’engrais à une distance inférieure de 1,5 kilomètre de la lagune, suggérant que la responsabilité de la crise était imputable à la vaste étendue de champs agricoles qui bordent la lagune, observe le site d’information. De son côté, le gouvernement central s’est montré plus direct, reprochant aux responsables locaux d’avoir eu un comportement laxiste en matière d’irrigation des champs. Mais ni l’un ni l’autre n’a jamais mentionné les élevages porcins. Pourtant, comme le précise le Guardian, ces derniers ont proliféré au cours de la dernière décennie, près de la lagune.

Québec-Femmes et toponymie: Trois-Rivières en mode rattrapage

octobre 9, 2021

Bien qu’elles aient contribué autant que les hommes à la construction du Québec moderne, les femmes sont pratiquement inexistantes de la toponymie trifluvienne. À peine 8 % des rues, des parcs ou bien bâtiments publics portent des noms de femmes. Pour corriger la situation, la Ville nommera trois fois plus de lieux en l’honneur de femmes que d’hommes.

La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

«On va continuer de progresser. On va dorénavant choisir pour chaque toponyme référant à un homme ou son oeuvre trois toponymes référant à des femmes et à leurs oeuvres. Et ce, tant que la parité toponymique entre les hommes et les femmes n’aura pas été atteinte», a déclaré Pierre-Luc Fortin, conseiller du district des Estacades et président du Comité de toponymie de la Ville de Trois-Rivières.

Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

© STÉPHANE LESSARD Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

Cette mesure de rattrapage est incluse dans la nouvelle politique régissant la toponymie trifluvienne. Elle a été déposée mardi soir à l’occasion de la dernière assemblée publique du conseil municipal avant les élections du 7 novembre prochain. Depuis le début de son mandat en 2017, la conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, a fait de la place des femmes dans la toponymie trifluvienne son cheval de bataille.

La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

© STÉPHANE LESSARD La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

«Je suis vraiment fière qu’on tourne le dos à d’anciennes façons de faire qui laissaient croire que les femmes étaient moins honorables que les hommes», a-t-elle déclaré en assemblée publique.

Ces «anciennes façons de faire» auxquelles la conseillère municipale a fait référence consistaient à honorer dans la toponymie principalement des hommes politiques et d’affaires qui ont marqué leur communauté. «On doit davantage s’ouvrir aux milieux culturels, de la santé ou de l’enseignement où les femmes étaient davantage investies», estime Mariannick Mercure.

À l’époque de la fusion municipale au début des années 2000, seulement 4 % des toponymes honoraient des femmes, rappelle Sylvie Tardif, ancienne conseillère municipale et directrice générale de l’organisme COMSEP. Lors de ses mandats à l’hôtel de ville, elle avait régulièrement prôné une plus grande considération pour la féminisation de la toponymie. Son organisme est aussi grandement responsable de la création de l’Espace Rita-Lafontaine et du Centre Pauline-Julien.

L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

© FRANÇOIS GERVAIS L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

«Ce que le conseil municipal a adopté, c’est au-delà de mes espérances. La Ville se donne les moyens pour obtenir la parité un jour», mentionne-t-elle.

«Que cette mesure ait été adoptée de façon unanime juste avant les élections, c’est très apprécié. On ne sait jamais quelle direction peut prendre le prochain conseil.»

Sous la moyenne québécoise

Avec à peine 8 % des lieux nommés en l’honneur de personnes qui sont des toponymes féminins, Trois-Rivières n’est pas si loin de la moyenne québécoise. Sur les quelque 245 000 noms de lieux au Québec, on en retrouve près de 44 000 nommés en l’honneur d’individus, précise la Commission de la toponymie du Québec. Et seulement 4400 le sont en l’honneur de femmes, ce qui représente près de 10 %.

Afin d’aider les municipalités du Québec à choisir des toponymes féminins ou encore originaux (pour éviter les rues Principale ou de l’Église), la Commission de toponymie du Québec met à leur disposition une banque de noms potentiels. On y retrouve des personnes de plusieurs horizons comme les secteurs scientifiques, littéraires, culturels ou sportifs.

«Si on nomme tout le temps des personnalités politiques, c’est sûr qu’on se retrouve avec plus d’hommes», soutient Chantal Bouchard, responsable des relations avec les médias à la Commission de la toponymie du Québec.

Le pouvoir aux élus municipaux

Au Québec, la toponymie est une compétence partagée. Le provincial nomme des lacs, des rivières, des ponts ou des autoroutes, alors que le municipal s’occupe des rues, des parcs et nombreux lieux publics.

Si la quasi-totalité des cours d’eau est déjà nommée, rares sont les inaugurations de ponts ou d’autoroutes au Québec. Ce sont donc les municipalités qui ont la plus grande influence sur la toponymie du Québec, indique Chantal Bouchard.

Si le Québec souhaite une plus grande représentation féminine dans la toponymie, c’est aux élus municipaux qu’incombe la tâche de changer les règles de sélection.

Avec Le Nouvelliste par Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Maghreb : Tanger, Annaba et Djerba menacées par la montée des eaux

octobre 7, 2021
Inondations à Djerba, en Tunisie. © renaud ven der meeren/EDJ

Un rapport alarmant, paru en 2020, annonce un réchauffement 20 % plus rapide dans la région méditerranéenne qu’ailleurs dans le monde, et une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100.

Les chaleurs et la sécheresse exceptionnelles qu’a connues le Maghreb cet été – avec plusieurs épisodes d’incendies de forêt – le démontrent : la région méditerranéenne est en première ligne du combat contre le réchauffement climatique.

Les ministres des 42 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se sont ainsi réunis le 4 octobre au Caire pour une Conférence sur l’environnement et le climat.

L’événement a abouti à une déclaration commune introduisant une série d’engagements pour promouvoir la lutte contre le dérèglement climatique.

À cette occasion, un rapport, passé inaperçu à sa publication en novembre 2020, a été exhumé. Il  propose des projections sur les conséquences du changement climatique dans la zone méditerranéenne.

Constitué d’un groupe d’experts scientifiques « ouvert et indépendant », il alerte sur les effets délétères attribués au réchauffement climatique : dérèglement météorologique, baisse des ressources en eau, élévation du niveau de la mer, menaces sur les écosystèmes, insécurité alimentaire…

Kénitra, Skikda et Alexandrie sous les eaux

La région méditerranéenne serait, selon le document, l’une des principales zones affectées par le changement climatique dans le monde, avec un réchauffement 20 % plus rapide qu’ailleurs, et une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100.

Près d’un tiers de la population de la région vivant à proximité des côtes et au moins 37 millions de personnes en Afrique du Nord seront touchés par ces évolutions, selon le rapport de ce réseau d’experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux (MedECC), créé en 2015.

250 MILLIONS DE PERSONNES DANS LA RÉGION CONNAÎTRONT DES PÉNURIES D’EAU RÉGULIÈRES D’ICI 20 ANS

Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS et professeur d’écologie globale à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale, un des auteurs du rapport, estime que l’élévation du niveau de la mer « impactera davantage les villes du bassin, mais aussi les productions agricoles au niveau des estuaires en plus d’une forte salinisation des sols. En résulterait également une augmentation des risques d’inondation côtière (+50 % d’ici à 2100) et d’érosion sur l’ensemble du littoral (+13 %) ».

Selon d’autre données, recueillies par l’association Climate Central, au Maroc, les régions de Tanger et de Tétouan, ainsi que la ville de Kénitra sont particulièrement menacées.

En Algérie, c’est Skikda et Annaba qui pourraient, d’ici 2050, être débordées par les eaux marines.

Quant à la Tunisie, les zones situées autour du lac de Bizerte, mais surtout Radès, La Goulette, les îles Kerkennah et Djerba sont à risque. Ailleurs en Afrique du Nord, Misrata (Libye) et surtout Alexandrie (Égypte) pourraient tout simplement disparaître sous les eaux.

La question du stress hydrique, particulièrement sensible cet été, est également abordée. Là aussi, les projections sont inquiétantes : 250 millions de personnes dans une région qui en compte plus de 500 millions connaîtront des pénuries d’eau régulières d’ici vingt ans…

Un autre rapport de la Banque mondiale chiffre ainsi à 1,9 million le nombre de Marocains contraints de quitter leur région d’ici à 2050 pour des raisons climatiques.

« Ne rien faire coûte plus cher »

Pour Joël Guiot, directeur de recherche au CNRS et au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, qui a lui aussi contribué au rapport, « les pays qui seront les plus impactés seront ceux qui ont besoin de plus de moyens, c’est-à-dire les pays du Sud ».

À l’issue de la COP21 en 2015, il avait été décidé qu’une aide de 100 milliards par an serait attribuée aux pays en développement à partir de 2020. « Ne rien faire coûte plus cher que de mettre en place des politiques environnementales », martèle Joël Guiot.

Comment faire en sorte que le rapport ne rejoigne pas la pile déjà massive d’études traitant du même sujet, à commencer par celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) paru en août 2021 ?

Ce risque est « valable pour tous les rapports », poursuit Joël Guiot, qui espère néanmoins que la mention qui en a été faite lors de la déclaration interministérielle du 4 octobre serve de base à la conception des prochaines politiques publiques. « On va voir jusqu’où les gouvernements sont prêts à aller », conclut-il.

En attendant, la déclaration conjointe du 4 octobre des délégués de l’UpM fait état d’une « volonté de donner l’exemple et d’accélérer la transition vers des économies justes, durables, résilientes, neutres et rationnelles ». Vaste programme, mais le temps presse.

Avec Jeune Afrique par Soufiane Khabbachi

Canada-Québec: Des températures de près de 30 °C bientôt

octobre 4, 2021

Au cours des derniers jours, des températures froides ont touché le Québec en raison d’une bulle d’air frais coincée au-dessus de la province. Heureusement, un important changement météo est attendu cette semaine. Certaines régions du Canada risquent de frôler les 30 °C.

Chaleur d’un côté

En début de semaine, la bulle d’air frais quittera graduellement le Québec en direction de l’est. Une remontée de températures est prévue par la suite. Les secteurs du centre et de l’ouest du pays connaîtront le contraste de température le plus important. Un anticyclone situé au milieu du continent apportera de la chaleur dans le centre des États-Unis et au sud des Prairies canadiennes.

© Fournis par MétéoMédia

Des températures de près de 30 °C seront possibles au sud de l’Alberta ou encore en Saskatchewan. On parle de températures de 10 °C à 15 °C au-dessus des normales, nous rapprochant ainsi des records des 30 °C les plus tardifs au Canada. Cette zone de haute pression, qui apportera la douceur, se déplacera vers le Québec vers le milieu de la semaine.

© Fournis par MétéoMédia

Contraste marqué

Alors que des températures estivales toucheront plusieurs régions, un autre système au nord de la Colombie-Britannique apportera un important contraste. Les températures maximales descendent sous les 5° par endroits. Ce système persistera tout au long de la semaine. Les températures descendront graduellement et des bordées de neige sont attendues dans les secteurs montagneux.

© Fournis par MétéoMédia

Au Québec, les températures pourraient renouer avec les 20 °C et 25 °C dès le milieu de la semaine, et ce, au moins jusqu’au week-end. L’intensité de cette poussée de douceur reste toutefois encore à surveiller puisque certains modèles météorologiques renforcent l’anticyclone sur nos côtes, augmentant ainsi les températures à plus de 25 °C dans le sud de la province. Des records de chaleurs quotidiens pourraient donc être battus.

© Fournis par MétéoMédia

En octobre au Québec, on dénombre, en moyenne une à cinq journées de plus de 20 °C. Cette année, nous pourrions en connaître plus. À Montréal, le record du nombre de jours avec des 20 °C en octobre est de 16 jours en 1947. Plus récemment, en 2017, on a connu dix jours. Selon les prévisions actuelles, on pourrait en connaître entre cinq et huit jours ce mois-ci.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia

France: Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages

octobre 3, 2021
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages
Le sud-est en vigilance orange pour pluie-inondation et orages© AFP/Valery HACHE

Après les précipitations qui ont frappé l’ouest de la France et en particulier la Loire-Atlantique, le sud-est restait en alerte pour pluie-inondation et orages dimanche soir, avec sept départements en vigilance orange.

Un épisode cévenol a touché dimanche après-midi le Gard, la Lozère et l’Ardèche. Et les pluies doivent se décaler dans la nuit de dimanche à lundi à l’est, prévient Météo France, qui a également placé en alerte les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var et le Vaucluse, face à un événement climatique prévu pour durer jusqu’à lundi 16h00.

Dans le Gard, où 190 pompiers ont été déployés en prévention depuis la mi-journée dimanche, dont deux groupes de sauveteurs en eaux vives, les interventions sont restées « faibles », a indiqué la préfecture. Mais 3.200 clients sont privés d’électricité, à la suite de chutes d’arbres, dans onze communes.

En fin d’après-midi, la situation s’est toutefois nettement dégradée sur la commune de Chamborigaud, au nord du Gard à la limite de la Lozère, où le cours d’eau le Luech a débordé, a-t-on appris auprès des pompiers du Gard

Plusieurs personnes ont été mises en sécurité dans la salle polyvalente et un camping a été évacué.

En Ardèche, les secours indiquent avoir « procédé en fin d’après-midi à une vingtaine de mise en sécurité sur le secteur de Montpezat-sous-Bauzon, dont certaines personnes à bord de véhicules qui se faisaient emporter ».

« Une personne âgée portée disparue a finalement été retrouvée sous un pont, en situation d’hypothermie, à Rosières », ont ajouté les pompiers. Et la rivière La Beaume a dépassé ses cotes de 2004 et 2016 à Rosières et Joyeuse. Dans le même secteur, une caravane, emportée vers 17h00, est par ailleurs recherchée, mais « on ne sait pas s’il y a quelqu’un à l’intérieur » et « aucune disparition ne nous a été signalée ».

A 20h00, la décrue était cependant entamée, selon les dernières informations auprès des pompiers.

« Ces pluies cévenoles s’atténueront ce soir et en début de nuit, le système pluvio-orageux se décalant vers l’est. Il faudra alors être attentif aux cumuls sur le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var, qui pourraient être concernés par de fortes précipitations à caractère orageux », avec des précipitations de l’ordre de 80 à 100 mm attendues en moins de trois heures, prévient Météo France.

« Comme lors de tout événement méditerranéen d’automne, il convient de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation, des éléments d’aggravation pouvant survenir rapidement », insiste l’organisme de surveillance.

Par Le Point avec AFP

Hawaï: Le volcan Kilauea est entré en éruption

septembre 30, 2021

HAWAÏ: LE VOLCAN KILAUEA EST ENTRÉ EN ÉRUPTION

© Reuters/USGS 

(Reuters) – Le volcan Kilauea, situé à Hawaï, est entré « violemment » en éruption mercredi soir, a indiqué l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis(USGS).

L’éruption n’a pas eu lieu dans une zone habitée et a pu être entièrement contenue dans le parc national des volcans d’Hawaï, a rapporté Hawaï News Now, citant des responsables. Elle ne constitue pas un danger immédiat pour les habitants de l’archipel.

« Ce qui était un lac de lave refroidissant est dorénavant un volcan fissuré qui laisse jaillir la lave », a commenté l’USGS.

L’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) de l’USGS a relevé le niveau d’alerte du volcan Kīlauea de « SOUS SURVEILLANCE » à « DANGER ».

Il a aussi fait passer d’orange à rouge le niveau d’alerte pour les compagnies aériennes après avoir évalué l’éruption volcanique et les risques qui lui sont associés.

Le dernier niveau d’alerte et le dernier code couleur impliquent qu’une éruption est imminente, en cours ou suspectée, indique le site internet de l’USGS.

Avec Reuters (Reportage Kanishka Singh, version française Khadija Adda-rezig, édité par Sophie Louet)

Eruption aux Canaries: la lave s’enfonce dans la mer

septembre 30, 2021
Eruption aux Canaries: la lave s'enfonce dans la mer
Eruption aux Canaries: la lave s’enfonce dans la mer© AFP/Sunsets Sweden

La lave crachée par le volcan de l’île espagnole de La Palma, dans l’archipel des Canaries, et tombant en cascade dans l’océan Atlantique continuait jeudi à s’enfoncer dans la mer, formant déjà une avancée de près de vingt hectares.

Si le magma va dans un premier temps avoir un impact dévastateur mais localisé sur l’écosystème marin, il pourra avoir à terme un effet bénéfique en créant des roches qui pourront être colonisées par nombre d’espèces, estiment des scientifiques.

Après avoir parcouru six kilomètres depuis le début de l’éruption il y a onze jours, dévastant tout sur son passage, la coulée de lave a atteint la mer dans la nuit de mardi à mercredi. Tombant d’une falaise dans un spectacle rare, elle s’est solidifiée pour créer une sorte de péninsule.

Jeudi après-midi, la superficie de cette avancée s’approchait « des 19 » hectares contre 10 en début de matinée, a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’Institut volcanologique des Canaries (Involcan), David Calvo.

Au total, la lave recouvre désormais 476 hectares de cette île qui en fait environ 70.000, selon l’autorité locale de La Palma.

L’éruption, qui n’a fait aucun mort ni blessé, a entraîné l’évacuation d’environ 6.000 des 85.000 habitants de l’île et la lave a détruit 855 bâtiments, d’après les satellites du système de mesure géospatial européen Copernicus.

Une « bonne nouvelle » à terme pour l’écosystème

Selon Fernando Tuya, chercheur en biodiversité et conservation à l’Université de Las Palmas à Grande Canarie, les premiers effets de l’entrée de la lave dans la mer sont « dévastateurs » avec « la mort directe d’organismes qui vont être enterrés » sous la coulée.

Mais à plus long terme, cela pourrait constituer une « bonne nouvelle » pour la vie marine qui pourrait en être « enrichie ».

« La lave va former une plateforme rocheuse qui va être un substrat pour nombre d’espèces marines qui pourront la coloniser dans le futur, c’est-à-dire dans trois à cinq ans », poursuit ce scientifique, selon qui le phytoplancton pourrait également être enrichi par le fer contenu dans le magma.

Redoutée par les experts, la rencontre entre la lave et la mer n’a pas entraîné les effets les plus craints comme des explosions de matière volcanique. Mais elle a en revanche produit des gaz potentiellement toxiques.

« L’eau de mer est à un peu plus de 20 degrés et le magma à plus de 1.100 degrés » et leur rencontre « a pour un effet un changement immédiat: le magma se solidifie et d’énormes quantités d’eau de mer s’évaporent, donnant lieu à des nuages qui contiennent du chlore », a expliqué à l’AFPTV Arnau Folch, vulcanologue au CSIC, le conseil supérieur de la recherche scientifique.

Dispersion des gaz grâce au vent

Afin d’éviter des intoxications, un périmètre de sécurité d’un rayon de 3,5 kilomètres a été mis en place ainsi qu’une zone d’exclusion maritime de deux milles nautiques. Le gouvernement de l’île a également demandé aux habitants de plusieurs quartiers de Tazacorte, commune où la lave s’est jetée dans la mer, de se calfeutrer chez eux.

Selon le Plan d’urgence volcanique des Canaries (Pevolca), ces mesures pourraient être étendues vendredi à deux autres communes, El Paso et Los Llanos de Aridane, en raison d’une possible dégradation de la qualité de l’air.

« Avec la météo que nous allons avoir à partir de demain », marquée par un possible changement de direction des vents dominants qui ont jusqu’ici dispersé les gaz vers la mer, il est possible que « l’odeur de souffre » soit ressentie « avec une plus forte intensité », a prévenu l’un des responsables de Pevolca, Rubén Fernandez.

Les autorités se veulent toutefois rassurantes à ce stade sur la qualité de l’air.

Jeudi, des agriculteurs de l’île ont ainsi été autorisés à rejoindre les exploitations situées hors du périmètre de sécurité afin de ramasser les bananes, l’une des ressources principales de La Palma, ou d’irriguer les cultures.

Les liaisons aériennes avec l’île de La Palma, qui avaient redémarré partiellement mercredi après quatre jours d’interruption, sont par ailleurs revenues à la normale, avec la reprise des vols opérés par Iberia.

Les deux précédentes éruptions à La Palma ont eu lieu en 1949 et 1971. Elles avaient fait au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.

Avec Le Point avec bur-du-mig-vab/mg/ial/

Global Citizen Live : une journée de mobilisation pour la planète

septembre 25, 2021
Un agent de santé reçoit le vaccin Covid-19 sur le terrain d’un hôpital académique, à Johannesburg (Afrique du Sud).

Pandémie de Covid-19, changement climatique, pauvreté… Le 25 septembre 2021, une série de manifestations est organisée à travers le monde pour sensibiliser le public à ces questions.

L’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est ouverte mardi 21 septembre 2021, n’a jamais été aussi attendue et cruciale. Le sort de notre humanité dépend inextricablement de tous les pays, à l’heure où la pandémie de Covid-19 et le réchauffement climatique menacent notre survie.

De ce combat-là, force est de constater que les nations riches ne pourront sortir vainqueurs que si elles tendent la main aux plus pauvres.

La coopération internationale qu’incarne ce grand ballet des nations, pendant une semaine à New York, est la condition sine qua none pour assurer une relance équitable et verte sur la planète.

Réchauffement climatique « catastrophique »

Car cette rentrée est particulièrement éprouvante sur le plan de la politique internationale. Nous nous dirigeons inéluctablement vers un réchauffement « catastrophique » de 2,7 °C au-delà des niveaux pré-industriels, bien loin de l’objectif de 1,5 °C établi lors de l’Accord de Paris sur le climat, selon le dernier rapport des Nations unies. Bilan établi six semaines avant la COP26 qui se déroulera à Glasgow (Écosse), du 1er au 12 novembre prochain.

Emblématiques de ces changements climatiques destructeurs, des incendies meurtriers ont ravagé le bassin méditerranéen et l’Algérie, et des inondations sans précédent ont touché New York, pour ne citer que quelques exemples. En outre, un puissant séisme a frappé Haïti, dévastant une nouvelle fois ce pays parmi les plus pauvres du monde.

La crise sanitaire, quant à elle, devrait pousser 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. La recrudescence de l’épidémie de Covid-19 fait craindre le pire à l’heure où l’Afrique ne s’est fait livrer que 2 % de toutes les doses administrées sur la planète. Par ailleurs, 80 % des États africains risquent de ne pas atteindre les objectifs de vaccination, selon un récent avertissement de l’Organisation mondiale de la santé.

QU’IL S’AGISSE DE LA PANDÉMIE OU DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, NUL NE SERA EN SÉCURITÉ TANT QUE NOUS NE LE SERONS PAS TOUS

Le message est pourtant simple : qu’il s’agisse de la pandémie de Covid-19 ou des changements climatiques, nul ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous.

Aujourd’hui plus que jamais, une action concertée est nécessaire de la part des gouvernements, des organisations internationales, du secteur privé et de la société civile afin de faire face aux défis les plus urgents auxquels l’humanité est confrontée.

Trois mesures concrètes pour le changement

Trois mesures concrètes et à portée de main, favoriseraient le changement nécessaire.

Il est primordial de partager les doses de vaccin contre le Covid-19 avec les pays les plus vulnérables. Les tendances de repli et de nationalisme vaccinal, dont ont fait preuve la plupart des pays depuis l’irruption de la crise sanitaire, ne font qu’entraver une action concertée. Les États riches, dont la France, sont en passe d’accumuler plus d’un milliard de doses que le nombre nécessaire pour la vaccination de la totalité de leur population.

Dans l’Union européenne, près des trois quarts de la population adulte étaient entièrement vaccinés contre le Covid-19 au début du mois de septembre contre seulement 1,9 % dans les pays à moyen et faible revenu ayant reçu au moins une dose de vaccin.

À l’heure de la mondialisation, comment atteindre l’immunité collective quand seuls les pays du Nord sont vaccinés ? Les mécanismes de solidarité internationale pour faire don de vaccins aux nations pauvres existent déjà, comme Covax. Il ne manque que la volonté politique.

En outre, il est urgent que les États les plus puissants de la planète, dont la France, financent davantage la lutte contre les changements climatiques.

LES PAYS RICHES S’ÉTAIENT ENGAGÉS À MOBILISER 100 MILLIARDS DE DOLLARS PAR AN POUR AIDER LES PAYS LES PLUS DÉMUNIS À COMBATTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Ils en avaient fait la promesse. Ils s’étaient engagés, il y a plus d’une décennie, à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus démunis à combattre le réchauffement climatique. Aujourd’hui, ils n’ont toujours pas distribué les 20 milliards restants. Un montant conséquent pour que les communautés les plus vulnérables développent des stratégies d’adaptation vitales.

Ils en ont les moyens. Ils ont, à leur disposition, un instrument monétaire unique, utilisé en temps de crise : les Droits de tirages spéciaux (DTS). Développé par le Fonds monétaire international (FMI), cet outil permet d’aider les nations les plus démunies à lutter contre le changement climatique.

Alors que le FMI a distribué l’équivalent de 650 milliards de dollars de DTS en août 2021, il revient aux pays riches d’en faire don aux plus pauvres. Tous les États membres n’ont pas le même pouvoir de décision ni les mêmes droits. Ainsi, les 59 pays les plus pauvres de la planète n’ont collectivement reçu que 4 % de cette allocation tandis que ceux du G20 en ont obtenu 68 %, exacerbant ainsi les inégalités.

L’écologie : le combat du siècle

Plus qu’un effort de solidarité internationale, redistribuer les DTS est un devoir. Pour la France, en particulier, qui estime que l’écologie est le « combat du siècle ».

Enfin, il incombe à la société civile mondiale de se mobiliser pour exhorter les dirigeants internationaux et le secteur privé à prendre des engagements substantiels dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 et les changements climatiques. Et pour les en tenir responsables.

LE 25 SEPTEMBRE 2021, LES CITOYENS DU MONDE POURRONT FAIRE ENTENDRE LEUR VOIX COLLECTIVE POUR INCITER LES PUISSANTS À MENER UNE ACTION CONCERTÉE

Le 25 septembre 2021, les citoyens du monde pourront faire entendre leur voix collective pour inciter les puissants à mener une action concertée, seul moyen de faire face aux enjeux les plus décisifs auxquels notre humanité est confrontée. Ce sera à l’occasion du Global Citizen Live, campagne planétaire organisée par le collectif international Global Citizen, qui lutte pour défendre la planète et vaincre la pauvreté.

Des concerts et des manifestations se tiendront simultanément dans différentes villes internationales (Paris, Londres, New York, Séoul…). La diffusion télévisuelle mondiale, en direct et durant 24 heures, offrira une plateforme inédite pour faire pression sur les décideurs et s’assurer que nous soyons tous, partout sur la planète, protégés du virus et des bouleversements climatiques.

Friederike Röder

Avec jeune Afrique par Friederike Röder

Friederike Röder est directrice de l’ONG ONE France.