Archive for the ‘Environnement’ Category

Mexique: 13 morts dans l’accident d’hélicoptère d’un ministre

février 17, 2018

L’hélicoptère accidenté qui transportait le ministre de l’Intérieur mexicain Alfonso Navarrete -indemne-,à Santiago Jamiltepec, dans l’Etat mexicain d’Oaxaca le 17 février 2018. / © AFP / PATRICIA CASTELLANOS

L’accident d’hélicoptère d’un ministre mexicain a fait 13 morts dont trois enfants vendredi soir, alors qu’il se rendait sur les lieux d’un séisme de magnitude 7,2 qui n’a pas provoqué de dégâts majeurs.

Le ministre mexicain de l’Intérieur Alfonso Navarrete se trouvait à bord d’un hélicoptère militaire en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires lorsque l’accident s’est produit en fin de soirée au moment de l’atterrissage à Santiago Jamiltepec dans l’Etat de Oaxaca (sud).

« Le ministre Navarrete et le gouverneur Alejandro Murat ainsi que l’équipage sont sains et saufs », a tweeté en fin de soirée le président mexicain Enrique Peña Nieto.

« Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d’autres sont blessées », a ajouté le président, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Samedi, les autorités judiciaires de l’Etat ont confirmé la mort de cinq femmes, quatre hommes et trois enfants. Une autre personne est décédée lors de son transfert à l’hôpital.

Alfonso Navarrete a déclaré à la chaîne Televisa que le pilote de l’hélicoptère militaire avait perdu le contrôle de l’appareil à environ 40 mètres du sol.

Les images obtenues par l’AFP montrent un hélicoptère militaire basculé sur le flanc, et une camionnette écrasée sous lui. Des chaises en plastique apparaissent renversées à proximité.

Le ministre et ses accompagnateurs se dirigeaient vers la zone de l’épicentre du séisme dans l’Etat d’Oaxaca. Une cinquantaine de maisons dans la localité de Santiago Jamiltepec, où l’hélicoptère est tombé, ont subi des dommages structurels.

Les autorités de cet Etat ont ouvert des abris pour accueillir les personnes affectées et près de 6.000 soldats et policiers ont été déployés dans la zone.

Le séisme a eu lieu à 17h39 locale (23h39 GMT) à une profondeur de 24 km selon l’USGC, ce qui pourrait expliquer en partie le peu de dégâts constatés.

Fortement ressenti dans la capitale, le séisme est survenu quelques mois après deux violents tremblements de terre qui ont tué près de 500 personnes en septembre dans l’Etat de Oaxaca et à Mexico.

– ‘Horriblement fort’ –

Le déclenchement de l’alarme sismique a fait revivre aux habitants de la capitale l’angoisse du séisme de septembre.

Des milliers de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de crainte qu’ils ne s’effondrent.

La capitale est dotée d’un système d’alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme, grâce à des capteurs placés le long de la côte Pacifique.

« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », raconte, les yeux rougis par l’émotion Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma.

« C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash-back », a-t-il confié.

Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, garde les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage.

« Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler… on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », relate-t-elle, tenant fermement la main de sa fille.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique — a frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, jour du 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 a fait 369 morts à Mexico.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 18h25)                

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Un puissant séisme secoue le Mexique, l’hélicoptère d’un ministre s’écrase

février 17, 2018

Dans une rue de Mexico, après le puissant séisme de magnitude 7,2 le 16 février 2018 / © AFP / Yuri CORTEZ

Un puissant séisme a secoué vendredi soir le Mexique sans provoquer de dégâts majeurs, mais l’hélicoptère d’un ministre qui se rendait sur les lieux s’est écrasé à l’atterrissage, faisant deux morts au sol.

L’hélicoptère transportait le ministre mexicain de l’Intérieur Alfonso Navarrete et le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca Alejandro Murat, lesquels sont sains et saufs, a tweeté en fin de soirée le président Enrique Peña Nieto.

« Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d’autres sont blessées » a ajouté le chef de l’Etat, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Le ministère de l’Intérieur a précisé sur Twitter que l’accident avait fait deux morts au sol. Des images diffusées par la chaîne Televisa montraient l’hélicoptère gisant sur le côté. Selon un reporter de la chaîne présent à bord, l’appareil a chuté après avoir généré un grand nuage de poussière sur le terrain d’atterrissage.

L’accident a eu lieu à Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico, au coeur d’une zone frappée quelques heures plus tôt par un séisme de magnitude 7,2 qui n’a fait ni victime ni dégâts majeurs, selon les autorités.

Ce séisme, survenu cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale, a été fortement ressenti à Mexico où il a provoqué la psychose.

« La ville fonctionne normalement, les dégâts sont très mineurs » a déclaré le maire de la mégalopole de 20 millions d’habitants, Miguel Angel Mancera, en début de soirée sur Milenio TV.

« Jusqu’à présent il n’y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées », a précisé de son côté le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.

La magnitude de la secousse, survenue à 17h39 heure locale (23h39 GMT), a été évaluée à 7,2 par l’institut américain de géophysique USGS et le service géologique mexicain.

Les autorités ont signalé des dommages structurels sur plusieurs immeubles de la ville de Pinotepa de San Luis ainsi qu’à Santiago Jamiltepec dans le même Etat d’Oaxaca.

La profondeur de l’hypocentre, à 37 km selon l’USGC, pourrait expliquer en partie pourquoi cette secousse violente n’a finalement eu que peu de conséquences.

– « Horriblement fort » –

Des milliers de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de la capitale quand s’est déclenché le système d’alarme, annonciateur d’une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et tenter ainsi d’éviter la possible chute de bâtiments.

La capitale est dotée d’un système d’alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme. Ce dispositif fonctionne grâce à une centaine de capteurs placés le long de la côte Pacifique, où le risque d’un séisme est le plus grand.

Les ondes sismiques peuvent mettre une minute à atteindre la capitale, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Les dégâts peuvent y être considérables car la mégapole est bâtie sur le sol très meuble d’un ancien lac.

« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma.

« C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash back », a-t-il confié.

Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage.

« Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler… on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique — avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait fait 369 morts à Mexico.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 07h53)                

Gabon: fin de contrat avec la filiale de Veolia

février 16, 2018

Libreville – L’Etat gabonais a rompu vendredi son contrat avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale au Gabon de l’entreprise française Veolia, pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ».

« L’Etat gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia » pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ». indique un communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et Forêts vendredi.

« Aujourd’hui victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais, Veolia examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements », a réagi le groupe Veolia dans un communiqué vendredi soir.

Selon ce même communiqué, « des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG. Le groupe « proteste vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit ».

« Etablie dans le pays depuis plus 20 ans, Veolia est l’un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards FCFA, environ 558 millions d’euros depuis 1997) », ajoute le texte.

La SEEG, présente depuis 1997 au Gabon dans le cadre d’un partenariat public-privé, avait le monopole de la distribution de l’eau et l’électricité dans le pays. Filiale de Veolia à 51%, elle avait vu son bail reconduit pour cinq ans en mars 2017.

L’Etat a « procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise (…) dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public », indique le communiqué gouvernemental.

A Livreville, les coupures et les pénuries d’eau sont fréquentes et certains usagers se plaignent de payer des factures d’eau alors qu’ils ne reçoivent pas l’eau courante chez eux.

Selon Antoine Boo, directeur de la SEEG, interrogé en septembre par l’AFP l' »urbanisation croissante » de Libreville et l’absence d’une nouvelle usine de production d’eau expliquaient en partie les pénuries.

La SEEG avait des retards de paiement envers les fournisseurs et un décalage de paiement des redevances à l’Etat, selon M. Boo, qui expliquait que l’Etat avait également une dette envers la SEEG.

Le Gabon a annoncé la semaine dernière un plan de remboursement de 77% de sa dette intérieure, au moment, où, selon le Fonds monétaire international (FMI), le pays traverse une conjecture économique « difficile » même si « certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 21h40)                                            

Un puissant séisme secoue Mexico

février 16, 2018

Les habitants dans les rues de Mexico City, le 16 février 2018, après qu’un puissant séisme, évalué à 7.0 de magnitude, ait secoué la ville / © AFP / ALFREDO ESTRELLA

Un puissant séisme a secoué vendredi Mexico, déclenchant le système d’alarme de la capitale et faisant osciller des bâtiments, cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale.

La magnitude de la secousse a été évaluée à 7,0 par le service sismologique mexicain et à 7,5 par l’institut américain de géophysique USGS, qui l’a ensuite révisée à 7,2.

Selon l’USGS, l’épicentre du séisme a été localisé au nord-est (bien: au nord-est) de Pinotepa de Don Luis, dans l’Etat d’Oaxaca, à environ 600 km au sud de Mexico. Selon le réseau Sky Alert, le tremblement de terre a été ressenti dans les Etats de Guerrero, d’Oaxaca et de Puebla.

Les services météorologiques américains ont immédiatement prévenu qu’il n’y avait pas lieu de lancer une alerte au tsunami.

La secousse survient moins de six mois après une série de deux séismes qui avaient tué plusieurs centaines de personnes dans le centre et le sud du Mexique.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 avait frappé le pays et fait 96 personnes, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait frappé Mexico, faisant 369 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 01h48)                

Crue de la Seine à Paris: pic attendu ce week-end

janvier 25, 2018

Le zouave du pont de l’Alma le 25 janvier 2018 à Paris, de l’eau jusqu’à mi-cuisses / © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

De l’eau jusqu’a mi-cuisse, le Zouave du pont de l’Alma à Paris témoignait de la poursuite de la crue de la Seine, dont le pic est attendu ce week-end, qui a déjà provoqué des évacuations et des coupures d’électricité.

Au niveau national, 13 départements français étaient encore dans la nuit de jeudi à vendredi en vigilance orange, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.

Face à la poursuite de la lente montée des eaux à Paris où la Seine atteignait près de 5,6 mètres jeudi matin, les ministères ont été placés en phase d’alerte pour qu’ils se préparent notamment à un repli éventuel vers des sites de secours.

La navigation a été interdite, les péniches et musées étaient sous surveillance dans la région parisienne où 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le sud. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité.

Dans la capitale, « on attend le maximum ce week-end, avec une hauteur entre 5,80 m et 6,20 m », a annoncé Bruno Janet, expert de l’organisme de surveillance des crues. Un niveau comparable à la crue de juin 2016 (6,10 m) mais très loin de celle, historique, de 1910 (8,62 m).

Selon lui, il est « probable que le niveau de la Seine reste assez haut pendant encore plusieurs jours la semaine prochaine ».

Dans un quartier de Villeneuve-Saint-Georges, au sud-est de Paris, la rivière de l’Yerres débordait toujours jeudi. Des habitants se déplaçaient en barque dans des rues où les voitures étaient en partie immergées. En bateau à moteur, la brigade fluviale aidait les habitants à récupérer des affaires chez eux.

« Après les inondations de 2016, on a mis presque deux ans à faire les travaux. On vient de finir. Là, on va devoir tout recommencer », se désolait Akca, 31 ans, même si l’eau n’a pas encore atteint sa maison. Un peu plus bas, le sous-sol de Carlos, 21 ans, est déjà « complètement rempli, c’est une vraie piscine ».

Quelque 150 habitants de cette zone sont hébergés dans un gymnase, selon la préfecture.

La pluie a repris jeudi après une accalmie, mais cela ne devrait pas changer les prévisions de crue de la Seine, selon Vigicrues.

– Jusqu’à la semaine prochaine –

Dans les musées parisiens du Louvre, d’Orsay et de l’Orangerie, aucune fermeture n’était programmée mais le Plan de protection contre les inondations (PPCI) a été déclenché.

« Le musée est ouvert, il n’y a pas de mouvement d’œuvres », soulignait la direction du Louvre. Seul le niveau bas du département des Arts de l’Islam est interdit à la visite « à titre préventif ».

La direction du musée le plus fréquenté au monde (8,1 millions de visiteurs en 2017) a aussi indiqué que « des mesures de protection du Palais sont mises en œuvre ».

Même vigilance aux musées d’Orsay et de l’Orangerie (plus de 4 millions de visiteurs cumulés en 2017) où, selon la direction, du matériel a été acheminé et des zones de repli aménagées.

En juin 2016, le Louvre et Orsay avaient dû fermer pendant plusieurs jours. Au Louvre, 35.000 œuvres, soit 25% des 152.000 pièces conservées dans des zones inondables, avaient été mises à l’abri en 48 heures.

Sur la Seine, les propriétaires des péniches sont inquiets. « On surveille le bateau pour s’assurer qu’il reste bien sur le lit du fleuve. Le danger principal c’est qu’il se pose sur les quais », explique Eric Merour, responsable d’une péniche-restaurant.

Les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur certains cours d’eau, notamment la Seine en amont, jusqu’à Paris, laissant les bateaux-mouches de la capitale au chômage technique.

La situation s’améliorait malgré tout sur la partie amont du bassin de la Seine, selon Vigicrues.

Autre point d’attention: la Saône, dans l’est de la France, qui voit arriver la crue du Doubs.

A l’origine de ce phénomène national, des précipitations importantes, sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 04h17)                

Philippines: l’éruption d’un volcan fait fuir les habitants mais attire les touristes

janvier 24, 2018

Le volcan Mayon en éruption aux Philippines, ici photographié depuis un drone le 24 janvier 2018 / © AFP / CHARISM SAYAT

Les habitants proches d’un volcan philippin en éruption, le Mayon, continuaient mercredi à fuir la zone par dizaines de milliers, selon les services de sécurité civile, mais des touristes étrangers arrivaient de leur côté pour voir la lave et les nuages géants sortir du cratère.

Plus de 70.000 habitants de la région, un chiffre qui a quasiment doublé depuis trois jours, se retrouvent dorénavant entassés dans des écoles ou d’autres bâtiments publics, selon les autorités locales.

Le volcan Mayon est entré en activité depuis deux semaines et l’agence vulcanologique philippine a averti lundi d’une « éruption dangereuse imminente ».

La zone d’évacuation a été depuis progressivement élargie et s’établit actuellement à neuf kilomètres autour du cratère.

Mais même au delà de cette zone, des habitants ont quitté leurs maisons submergées par des pluies de cendres.

« Ils n’étaient pas dans la zone de danger mais ils sont effrayés », a expliqué à l’AFP Cedric Daep, chef des services de la sécurité civile dans la province d’Albay où se situe le volcan.

Selon lui, quelque 360.000 personnes, soit un tiers du million d’habitants de la province, ont respiré des cendres volcaniques.

Dans certains abris, les personnes évacuées dorment à même le sol et doivent partager les toilettes à raison d’un WC pour cinquante. D’autres abris sont même dépourvus de toilettes, selon les secouristes.

« On nous a dit que le gouvernement local nous fournirait (des toilettes mobiles) mais jusqu’à présent, il n’y en a pas », assure Maria Evelyn Grollo, qui dirige une école transformée en abri pour plus de 4.000 personnes aux abords de la ville de Legazpi.

Selon Rose Rivero, administratrice régionale de la Croix-Rouge, les évacués, essentiellement des familles de paysans, survivent grâce à des distributions de nourriture effectuées par le gouvernement et des oeuvres caritatives. Sa propre organisation fournit de l’eau potable ainsi que des produits d’hygiène et du conseil.

« Nous ne voulions pas partir parce que nous savions que la vie est dure dans les centres d’évacuation », a déclaré à la télévision GMA Susan Nolaso, tout juste arrivée dans un abri. « Mais hier, les chutes de cendres étaient vraiment trop fortes ».

– Rizières sous les cendres –

Des images filmées par un drone diffusées par la chaîne de télévision ont montré Guinobatan, une ville agricole de 65.000 habitants située sous le versant ouest du Mayon, tapissée de cendres qui ressemblaient vues du ciel à de la neige sale où perçait seulement le vert des rizières.

« Si on se réfère à l’histoire des éruptions du Mayon, il faudra trois ou quatre mois avant qu’ils ne puissent rentrer chez eux », ajoute Mme Rivero.

Selon l’agence vulcanologique nationale, les chances sont effectivement minces pour que cela arrive de sitôt.

L’agence a fait état mercredi de cinq épisodes d’émissions « intenses mais sporadiques de fontaines de lave depuis le cratère du sommet » durant la nuit de mardi à mercredi, avec également des nuages de cendres jusqu’à cinq kilomètres de hauteur.

De la lave ainsi que des rochers incandescents ont également dévalé les flancs du volcan, selon l’agence.

L’éruption excite la curiosité de touristes américains, européens ou sud-coréens, selon les hôteliers du coin.

« Ils sont attirés par l’activité du Mayon. Ils veulent voir ça de plus près », raconte à l’AFP Nics Ortonio, réceptionniste à l’Oriental Hotel de Legazpi, un quatre étoiles qui affiche complet.

Les clients sortent de leurs chambres à 110 dollars la nuitée pour observer les explosions périodiques sur le Mayon, en toute sécurité depuis la terrasse du restaurant de l’hôtel, aux côtés de dîneurs locaux, ajoute-t-elle.

« C’est bon pour les affaires, mais en tant qu’habitante je suis également affectée », poursuit la jeune femme âgée de 22 ans, expliquant qu’elle reste pour le moment à la maison avec ses parents.

Les Philippines se situent sur la « ceinture de feu » du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.

Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, le volcan Mayon, situé à quelque 330 km au sud-est de Manille, culmine à 2.460 mètres. Il est considéré comme le plus instable des 22 volcans philippins en activité.

Il a connu 51 éruptions au cours des 400 dernières années, dont la dernière remonte à 2014. En 1814, plus de 1.200 personnes avaient péri sous des flots de lave qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l’exception du clocher d’une église devenu une attraction touristique majeure.

Des aéroports de la région ont été fermés et certaines routes sont impraticables en raison de la cendre. Le port de masques et de lunettes de protection est conseillé aux habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 14h01)

Neige au Japon: des dizaines de blessés, des centaines de vols annulés

janvier 22, 2018

Un homme marche à côté de son vélo, le 22 janvier 2018, à Tokyo où l’agence météorologique du Japon a émis sa première alerte aux chutes de neige depuis quatre ans / © AFP/Archives / Behrouz MEHRI

Une forte tempête de neige a fait plusieurs dizaines de blessés et cloué au sol de nombreux avions lundi à Tokyo, où les autorités avaient émis leur première alerte aux chutes de neige depuis quatre ans.

Plus de 330 vols intérieurs au départ et à destination de la capitale nippone et des trains régionaux ont été supprimés en raison des chutes de neige, ont rapporté des médias locaux.

« Au moins 67 personnes ont été blessées dans des accidents liés aux chutes de neige à Tokyo », a déclaré un porte-parole des sapeurs-pompiers de la ville, sans plus de précisions.

« Et le nombre de blessés devrait augmenter étant donné les appels d’urgence qui continuent d’affluer », a-t-il précisé à l’AFP.

Le nord du Japon est habitué aux abondantes chutes de neige mais de telles conditions sont rares à Tokyo.

Face au risque de chaos dans les transports, l’agence météorologique du Japon a également appelé à quitter les lieux de travail plus tôt.

« Des chutes de neige intenses sont attendues ce soir » à Tokyo, a déclaré le météorologiste en chef, Tsumoru Matsumoto, prévenant que « la neige risque d’affecter les transports en commun ».

Mais au début des heures de pointe du soir, une foule importante bravait la neige à Shinjuku, la station de train la plus fréquentée du monde.

L’agence météorologique n’émet d’alerte à la neige que lorsque existent des craintes de dommages matériels ou de perturbations de la circulation.

« A Tokyo, nous mettons en garde contre la neige abondante à partir d’une prévision d’accumulation de plus de 10 cm en 12 heures », a expliqué à l’AFP Sakiko Nishioka, de l’agence météorologique.

La dernière fois qu’une telle alerte a été lancée dans la capitale, en février 2014, Tokyo avait enregistré 27 centimètres de neige.

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 17h05)                

Tempête: chaos dans les transports et six morts dans le nord de l’Europe

janvier 18, 2018

Trafic perturbé à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, le 18 janvier 2018 / © ANP/AFP / Remko de Waal

Le trafic ferroviaire grandes lignes était complètement suspendu jeudi en Allemagne et aux Pays-Bas et de nombreux avions cloués au sol à cause d’une tempête qui a déjà fait six morts dans le nord de l’Europe.

La compagnie de chemins de fer Deutsche Bahn « suspend tout le trafic grandes lignes. Les trains restent dans les gares ou bien s’arrêtent dans des gares sur leur trajet », a déclaré un de ses porte-parole à l’AFP, ajoutant que la mesure devait être en vigueur « au moins toute la journée ».

Après avoir paralysé le trafic ferroviaire dans l’ouest de la première économie européenne, la tempête Friederike se dirigeait vers l’est avec des vents soufflant à plus de 130 km/h en milieu d’après-midi, ont précisé les services météorologiques. Dans les massifs montagneux du Hartz (centre), des rafales allant jusqu’à 203 km/h ont été relevées.

Plus tôt, la tempête venue de la mer du Nord a provoqué de nombreuses perturbations aux Pays-Bas, où les trains ne circulent toujours pas, et en Belgique.

La circulation des trains à grande vitesse Thalys reliant la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne a été interrompue pour la journée au-delà de Bruxelles.

– Des centaines de vols annulés –

La tempête a aussi cloué les avions au sol à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol pendant la matinée. Alors que le trafic avait repris peu après midi, des tôles se sont envolés du toit d’un terminal, nécessitant la fermeture de deux halls des départs, a rapporté à l’AFP Gedi Schrijze, porte-parole de l’aéroport. Au total 320 vols ont été annulés.

Plusieurs vols ont aussi dû être annulés dans les aéroports allemands de Düsseldorf (ouest) et Munich (sud). Depuis la mi-journée, aucun avion n’avait pu décoller ou atterrir à Düsseldorf. Impossible de partir également depuis l’aéroport d’Hanovre (nord) .

En Allemagne, trois personnes sont décédées dans des accidents provoqués par la tempête.

Un homme de 59 ans a péri en raison d’une chute d’arbre à Emmerich-Elten, en Rhénanie du nord-Westphalie (Allemagne). Un pompier est mort dans des circonstances similaires en Thuringe.

Et le conducteur de poids-lourds de 68 ans est mort dans un accident de la route lié à la tempête, selon la police rhénane.

Au Pays-Bas, deux hommes de 62 ans chacun ont également été tués par des chutes d’arbres à Zwolle (nord-est) et Enschede (est). En Belgique, une automobiliste a également été tuée par la chute d’un sur sa voiture dans la banlieue sud de Bruxelles.

– Passagers bloqués –

En Allemagne, les nombreux passagers bloqués dans les gares « recevront un bon pour l’hôtel ou pourront passer la nuit dans le train », a précisé un porte-parole de Deutsche Bahn à l’agence DPA.

« Nous devons protéger nos voyageurs et notre personnel », a-t-il ajouté.

De nombreuses écoles et crèches sont aussi restées fermées dans l’ouest du pays, et à l’est, comme à Berlin, certains établissement ont arrêté les cours plus tôt pour permettre aux élèves de rentrer en toute sécurité chez eux.

Aux Pays-Bas, le train ferroviaire continuait d’être interrompu en milieu d’après-midi, provoquant un véritable chaos, avec des passagers frustrés massés dans les gare à la recherche d’un moyen de transport, les bus et les tramways étant eux aussi fortement perturbés.

Toujours aux Pays-Bas, la ville portuaire de Rotterdam (ouest) était inaccessible depuis les axes venant du Nord, notamment de La Haye et d’Amsterdam, selon l’organisation nationale pour la circulation VID. Les bateaux de pêcheurs sont également restés à quai, tout comme le ferry reliant l’île de Texel (nord) à la terre ferme.

En France, la tempête a également fait des dégâts. Quelque 3.000 clients étaient toujours privés d’électricité jeudi en milieu de journée dans le nord du pays, où la vigilance orange pour vents violents a été levée dans la matinée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 janvier 2018 17h17)                

Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

janvier 14, 2018

Lima – Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

« Il y a deux morts dans la région d’Arequipa et 65 blessés ont étés signalés jusqu’à présent », a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l’Institut national de la Défense civile.

Le séisme, qui a été ressenti jusqu’à Lima, s’est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d’Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d’Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l’Institut américain de géophysique (USGS).

Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de plus de 10 kilomètres.

La Marine de guerre péruvienne a déclaré qu’elle n’avait pas émis d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique, dont le siège est à Hawaï, a également écarté ce risque pour les pays de cette zone.

Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d’Arequipa et d’autres villes du pays. « Ici, le séisme a été ressenti très longtemps », a raconté à l’AFP un patient d’un hôpital privé de Lima.

A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. « Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n’est arrivé », a témoigné une internaute sur Facebook.

Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique ».

Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h01)                                            

Le Maroc face à une intense vague de froid

janvier 9, 2018

Une vague de froid frappe la Tunisie depuis le début du mois de janvier 2017. © R.Gj/CC/Flickr

Un froid inhabituel enveloppe depuis quelques jours le royaume chérifien, où d’importantes chutes de neige ont été enregistrées dans les régions montagneuses. Un dispositif anti-froid a été mis en place dans les zones les plus affectées.

« Les températures sont globalement en dessous de la normale, d’importantes chutes de neige ont touché le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas, à partir de 900 mètres d’altitude, avec des températures pouvant descendre à -5°C », a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Météorologie nationale.

Dans l’intérieur du pays, plusieurs routes ont été coupées du fait de la neige, selon le ministère des Transports. Avec ses massifs montagneux habitués aux hivers très rigoureux, cette zone est la plus rudement affectée par la vague de froid qui sévit depuis vendredi.

« Les gens se retrouvent isolés, les routes sont coupées, les éleveurs ne peuvent plus nourrir le bétail », a déploré un habitant de Ben Smim, joint par l’AFP dans son village niché au pied du Moyen-Atlas.

Mobilisation gouvernementale 

La mobilisation de « l’ensemble des secteurs gouvernementaux » a été décrétée par le ministère de l’Intérieur, qui a assuré que plus de 500 000 personnes bénéficieront d’un plan de lutte contre le froid (distribution de couvertures, de denrées alimentaires…). De son côté, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a annoncé avoir déployé un programme « Opération grand froid » dans les régions montagneuses enclavées.

Le froid touche également, dans une moindre mesure, la côte atlantique. A Rabat, un orage de grêle s’est abattu sur la ville lundi. Une impressionnante trombe marine a été observée dimanche au large de la capitale administrative. Les pluies importantes sont accueillies avec un certain soulagement par les agriculteurs qui s’inquiétaient des risques de sécheresse.

En ce début d’année 2018, les températures sont en dessous des normales de saison dans divers points du globe.

Jeuneafrique.com avec AFP