Archive for the ‘Environnement’ Category

Au Guatemala, l’attente sans fin de l’identification des victimes du volcan

juin 10, 2018

/ © AFP / ORLANDO ESTRADA

Dans une morgue improvisée à Escuintla, des dizaines de personnes errent, photos en mains, dans une quête angoissée pour retrouver et enterrer les corps de leurs proches, foudroyés par l’éruption du « Volcan de feu » il y a une semaine au Guatemala.

« Ce sont pas des animaux, mais des personnes », lance à l’AFP Boris Rodríguez, 24 ans, qui est parvenu à arracher les corps de dix membres de sa famille à l’avalanche de cendres et de roches incandescentes qui a dévasté San Miguel Los Lotes.

Cette petite bourgade, située à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala, a été quasiment rasée dimanche dernier par l’éruption d’une violence inédite du volcan, qui a fait 110 morts, 57 blessés et 197 disparus, selon le dernier bilan officiel.

Depuis, les familles éplorées se pressent dans la petite morgue aménagée dans une école de la ville voisine d’Escuintla, où sont rassemblés les restes des victimes.

« C’est trop dur d’avoir pu récupérer les corps mais de ne pas pouvoir les veiller », se désole Boris Rodríguez, debout à côté d’une pile de cercueils mis à la disposition des familles trop modestes pour pouvoir se les payer.

Le jeune homme n’a pas bougé depuis lundi, jour où il a amené à la morgue les dix corps de ses proches. Depuis, il attend. Six jours ont passé, mais aucun n’a pu être identifié.

Comme lui, nombreuses sont les familles qui attendent désespérément ici de pouvoir veiller et inhumer leurs morts. Et elles commencent à perdre patience, devant l’interminable travail d’identification mené par les autorités.

Le processus est lent et difficile, entre la recherche minutieuse de traces d’ADN et les entretiens à mener avec les familles. Sur les 110 corps recueillis à la morgue, seuls 41 ont pu être identifiés, selon l’Institut national de médecine légale (Inacif).

– A bout de patience –

Autre reproche aux autorités, beaucoup pensent ici que la tragédie aurait pu être évitée si la protection civile avait lancé l’alerte et évacué à temps la population, ajoute Enma Pamal, qui a appris la catastrophe alors qu’elle se trouvait à des milliers de kilomètres du Guatemala.

Cette femme de 46 ans, émigrée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans, a sauté dans le premier avion possible lorsqu’elle a su que son village natal avait été rasé par l’éruption. Elle y a perdu 18 membres de sa famille.

« Qu’ils arrêtent de nous dire de prendre patience », martèle Enma, visiblement éprouvée par le parcours du combattant nécessaire à la restitution des corps, alors qu’elle a fourni dès lundi des échantillons d’ADN et des détails physiques pour permettre d’identifier les victimes.

« Nous voulons que cela aille plus vite (la remise des corps aux familles), mais nous gardons espoir », ajoute Enma Pamal aux côtés de son frère Gerson, 27 ans, qui a survécu au désastre.

Gerson a récupéré les corps de ses parents, de ses frères et d’autres proches dans une église évangélique et dans une petite impasse du village.

Rencontrée elle aussi à la morgue de Escuintla, Milvia Rosales, une institutrice de 50 ans, promène d’un bout à l’autre du bâtiment un panneau où elle a collé les photos des élèves disparus de l’école de San Miguel Los Lotes. L’enseignante assure que pratiquement la moitié de la centaine d’élèves de son école sont morts ou portés disparus. « Cela me serre le cœur, mes enfants me manquent », confie-t-elle d’une voix étranglée.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 17h56)                

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Guatemala: 75 morts, 192 disparus après l’éruption du Volcan de Feu

juin 6, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 75 morts et près de 200 disparus.

Selon l’Institut national médico-légal (Inacif), 75 personnes sont mortes dans la catastrophe, après la découverte de deux nouveaux cadavres mardi. Seuls 23 corps ont été identifiés jusqu’à présent.

De son côté Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred) a affirmé mardi, lors d’un point presse, que « 192 personnes » dont il possède les noms et le lieu de résidence, « sont portées disparues » depuis dimanche.

L’éruption a également fait 46 blessés et entraîné l’évacuation de 3.271 personnes, selon la Conred. En outre, 2.625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques.

Mardi, une forte explosion a contraint les autorités à évacuer sept villages situés sur le flanc du volcan en raison des risques d’augmentation de l’activité volcanique. Les opérations de sauvetage ont également été suspendues.

Le porte-parole de la Conred, David de Leon, expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont très vite quitté la ville au volant de leurs voitures, provoquant un immense chaos.

– Un fort grondement –

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après cette éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, M. Cabañas.

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les localités rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches avaient repris mardi à l’aube dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

– Immense nuée de cendres –

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux avaient montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la ville coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec (©AFP / 06 juin 2018 13h33)                

Volcan au Guatemala: 73 morts, recherches suspendues après une forte explosion

juin 5, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 73 morts.

Sept villages situés sur le flanc du volcan ont été évacués mardi, en raison de l’augmentation de l’activité volcanique, et les opérations de sauvetage ont été suspendues, a déclaré à la presse le porte-parole de la Coordination nationale pour la gestion des catastrophes (Conred), David de Leon.

M. de Leon a expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont pris leurs voitures pour quitter les lieux au plus vite, provoquant un immense chaos.

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel, forçant les autorités à évacuer tous les habitants de la région.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après l’éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, Sergio Cabañas, le directeur de la Conred.

– « Difficile de rester en vie » –

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés. Quelque 46 personnes ont également été blessées dans la tragédie, dont la moitié grièvement.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les habitations rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches ont repris à l’aube mardi dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise. Les secouristes effectuaient leur dur labeur, seulement interrompus par les épais nuages soulevés au passage des véhicules d’urgence sillonnant la zone, tandis que des volontaires leur apportaient spontanément eau et nourriture.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux ont montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

– « Tragédie » –

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la cité coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Un total de 1,7 million de personnes sont affectées à divers degrés par la catastrophe, selon la protection civile.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2018 02h49)                

5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de sa consommation de plastique

juin 5, 2018

Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.n / © AFP/Archives / NOEL CELIS

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».

Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, l’ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

« L’ampleur du défi est décourageante », indique l’ONU. « Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux. »

« Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim.

« Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire. »

L’essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

Les chiffres donnent le tournis: on estime qu’environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

« S’ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures », avance le rapport.

Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande – 12% – a été incinérée.

Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

En attendant, il contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l’ONU jusque dans le sel de table commercial.

Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique.

L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

Mais ce n’est pas suffisant, selon l’ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d’incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

« Nous avons un besoin urgent de leadership et d’intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques », indique le rapport.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juin 2018 14h54)                  

Guatemala: la terreur des survivants du Volcan de Feu

juin 4, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Assis par terre dans la salle communale où il a trouvé refuge, Manuel Lopez n’en revient toujours pas d’avoir survécu à l’éruption du Volcan de Feu qui a emporté sa maison dans le sud-ouest du Guatemala.

Pieds nus, entouré de son épouse et de leur petite fille de deux mois qui dort sur une couverture, cet homme de 22 ans raconte la terreur qui s’est emparée de la famille au moment où la lave incandescente a soudainement jailli chez elle. « Elle est entrée par les portes, par les fenêtres. On avait chaud, on ne pouvait pas respirer, tout était en ébullition », témoigne-t-il.

« On a réussi à s’échapper en cassant des cloisons, des clôtures, en escaladant des murs, et on a pu arriver là où il y avait des pompiers et des soldats », poursuit Manuel. Son autre fille, âgée de 4 ans, a dû être soignée à l’hôpital local pour des brûlures aux jambes.

La salle communale d’Escuintla, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale guatémaltèque, héberge 272 rescapés, dont de nombreux enfants. Tous proviennent de l’agglomération d’El Rodeo, dévastée par les coulées pyroclastiques qui ont déferlé du volcan.

– Colonne de cendres –

Selon la Protection civile, au moins 25 personnes ont été tuées par ces nuées ardentes sur le flanc sud du Volcan de Feu, un colosse de 3.763 mètres d’altitude, et quelque 3.000 habitants ont été évacués.

Les cendres ont formé dans le ciel une colonne de jusqu’à 2.200 mètres de haut et se sont abattues sur des dizaines de kilomètres à la ronde. L’aéroport de la capitale a fermé.

Après plusieurs heures d’intense activité, le volcan semblait plus calme lundi et les opérations de recherche des disparus ont pu se poursuivre. Mais la frayeur restait grande parmi les habitants de la région.

« J’ai eu peur, cela n’était jamais arrivé », raconte Cleotilde Reyes, une sexagénaire née dans la région et habituée aux éruptions constantes du volcan. Elle a réussi à s’enfuir in extremis avec sa fille et ses deux petits-enfants à bord de la camionnette d’un voisin.

« Je n’ose pas retourner chez moi », explique de son côté Erick Ortiz, 36 ans, qui pressentant le danger a quitté son domicile avec sa femme et ses deux enfants en bas âge peu de temps avant la catastrophe, alors que les épais nuages de centres commençaient à plonger la région dans le noir. « J’ai eu peur en voyant l’obscurité augmenter et on a décidé de partir avant de se faire piéger », dit-il.

Dans la nuit, alors que beaucoup dans la salle communale essayent de dormir, Efrain Gonzalez, 52 ans, ne parvient pas à trouver le sommeil. Sa femme et sa fille d’un an ont réussi à fuir, mais son fils de 10 ans et son autre fille de 4 ans sont portés disparus.

« Si on s’en sort cette fois, une autre éruption nous aura », dit-il.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 15h22)                  

Cuba: la tempête Alberto a fait sept morts et deux disparus

juin 2, 2018

/ © ACN/AFP/Archives / STR

Les fortes inondations provoquées à Cuba par la tempête subtropicale Alberto ont entraîné la mort de sept personnes et deux disparitions, a annoncé samedi la Défense civile dans un communiqué.

Toutes les victimes, mortes par noyade, sont des hommes, âgés de 26 à 77 ans, ont précisé les autorités, ajoutant que les deux disparus étaient des hommes de 18 et 51 ans.

Ces drames ont eu lieu dans les provinces de Ciego de Avila, Sancti Spiritus et Villa Clara, dans le centre de l’île, mais aussi à Matanzas et Pinar del Rio dans l’ouest, où se sont abattues de fortes pluies durant la semaine.

Le ministre de l’Intérieur, Julio César Gandarilla, avait estimé mardi que ces morts étaient « toutes imputables à de l’imprudence ».

Cette tempête subtropicale qui s’était formée vendredi dans les Caraïbes, a ouvert la saison des ouragans dans l’Atlantique avec une semaine d’avance. Plus de 40.000 personnes ont été évacuées dans les provinces de Cienfuegos, Sancti Spiritus, Villa Clara et Matanzas, selon des médias locaux, qui ont également fait état de dégâts matériels, de pertes agricoles, et de milliers d’habitations touchées.

La raffinerie de pétrole de Cienfuegos, centrale pour l’économie cubaine, a dû être fermée et des résidus de pétrole se sont deversés dans la baie. Des opérations de nettoyage ont été lancées, dont le coût devrait s’élever à un million de dollars, selon un responsable s’exprimant à la télévision locale.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont tué des centaines de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2018 15h50)                

Canada: hiver fatal pour les abeilles québécoises

mai 14, 2018

Cette photo a été prise chez Miel anicet,... (OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Photo  Miel Anicet, à Ferme-Neuve. Olivier Pontbriand, Archives Lapresse

Le printemps est souvent un moment de réjouissances pour les apiculteurs du Québec, qui ouvrent leurs ruches et laissent leurs abeilles trouver le chemin du pollen. Cette année, la fête est pas mal plus sombre. L’hiver a été fatal dans plusieurs colonies, et certains producteurs ont perdu plus de la moitié de leurs abeilles.

« Le téléphone ne dérougit pas ici », raconte Anicet Desrochers, qui produit des reines à Ferme-Neuve, dans les Laurentides. « Les gens ont perdu entre 40 % et 80 % de leurs colonies, dit-il. Et pas des amateurs ! » Malgré tous ses efforts, il ne pourra répondre à la demande de ses collègues qui sont trop nombreux à rebâtir des colonies complètement décimées. Anicet prépare 10 000 reines annuellement, mais il y aura pénurie.

Le phénomène touche l’ensemble du Québec, et il y a autant d’hypothèses que d’apiculteurs. La Fédération des apiculteurs du Québec confirme cette situation atypique observée dans plusieurs régions.

À la ferme Les Trois Acres, on vient de lancer une campagne de sociofinancement pour compenser la perte : 80 % des abeilles sont mortes durant l’hiver. Le couple d’apiculteurs de Dunham doit acheter 150 ruches pour maintenir sa production. « On ne comprend pas ce qui est arrivé », s’interroge Liliane Morel. D’autant que les colonies étaient en pleine santé à l’automne. L’apicultrice discute avec des collègues, chacun cherche à comprendre la situation.

Des 20 % de ruches qui restent aux Trois Acres, probablement que la moitié ne produira pas de miel, car les abeilles sont trop faibles, confie Liliane Morel. Heureusement, la récolte de miel de 2017 avait été excellente.

Que s’est-il passé ? 

La science apicole n’est pas exacte, et plusieurs facteurs influent sur le taux de survie des abeilles. On a beaucoup parlé du varroa, ce parasite meurtrier, et de l’impact des néonicotinoïdes ces dernières années pour expliquer la mortalité inhabituelle des butineuses.

« C’est toujours multifactoriel », précise Anicet Desrochers d’entrée de jeu. Par exemple, dans certaines régions, il y a eu peu de neige et beaucoup de vent l’hiver dernier, ce qui n’a pas aidé les abeilles.

Cette fois, en plus, les températures élevées de l’automne semblent bien être en cause. Normalement, au Québec, les apiculteurs ferment leurs ruches à la mi-septembre, selon les régions et la température. On laisse les abeilles aller en semi-hibernation (elles ne dorment pas vraiment) en les traitant et en leur donnant de la nourriture sucrée qui leur permettra de passer l’hiver. Mais les automnes chauds des dernières années ont peut-être joué contre les apiculteurs. Le comportement des abeilles a changé, ce qui a mené à l’épuisement d’un nombre anormalement élevé d’entre elles. De nombreuses abeilles n’ont pas passé l’hiver, malgré les soins des apiculteurs.

Selon Scott Plante, de la Fédération des apiculteurs du Québec, dans certains cas, les premières abeilles à avoir quitté la ruche au printemps étaient trop vieilles et trop faibles.

À Ferme-Neuve, Anicet Desrochers a rapidement flairé le problème, tôt au printemps. « Je pensais que j’en perdais 40 % ou 50 % », raconte-t-il. Il a décidé de retarder l’ouverture des ruches, pour que ses abeilles soient à la chaleur, et leur a fourni le sucre dont elles ont besoin à l’extérieur pour qu’elles puissent d’elles-mêmes le consommer lorsqu’elles seraient prêtes à quitter la ruche. La stratégie a porté ses fruits : l’apiculteur s’en tire avec 25 % de pertes, ce qui n’est quand même pas négligeable. Selon Anicet Desrochers, il va peut-être falloir modifier les techniques et la technologie pour s’adapter à ces nouvelles réalités climatiques. À la condition que ça en soit vraiment : qui peut dire que les conditions météo de 2018-2019 suivront celles des années précédentes ? « On va faire des tests », confie Anicet Desrochers, qui précise que la situation n’est pas unique au Québec. Plusieurs parties du Canada vivent avec des pertes importantes, les Prairies notamment, là où est produit la majorité du miel canadien.

Heureusement, certains producteurs québécois ont eu plus de chance. Christian Macle, président d’Intermiel, dans la région de Mirabel, s’en tire avec 14 % de pertes, ce qui, dans les circonstances, est une excellente nouvelle. « J’ai fait exactement comme d’habitude », dit cet apiculteur qui travaille avec les abeilles québécoises depuis plus de 45 ans. Son entreprise compte maintenant pratiquement 10 000 ruches. Le secret de son succès ? Impossible de le dire, dit-il, puisqu’il n’a justement rien changé à ses pratiques. M. Macle croit que, peut-être, certains de ses collègues ont justement été trop audacieux avec ces changements de températures. Mais, dit-il, en apiculture, les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Lapresse.ca par Stéphanie Bérubé

RDC: aucune nouvelle des deux touristes britanniques enlevés près de Goma

mai 12, 2018

 

Un soldat congolais chargé d’escorter le convoi qui passe à travers le parc des Virunga, dans l’est de la RDC, le 14 février 2017. © Trésor Kibangula/J.A

Aucune nouvelle ne filtrait samedi matin au sujet des deux touristes britanniques et de leur chauffeur congolais, enlevés la veille par des assaillants armés qui ont tué une garde du parc national des Virunga dans l’est de la République démocratique du Congo.

Sollicités par l’AFP, ni les autorités congolaises, ni le parc, ni sa tutelle de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ni l’ambassade britannique n’ont répondu aux questions sur l’état des recherches.

« Moins on communique, plus on a la chance que l’affaire se dénoue », a souligné un observateur de la vie congolaise.

Dans un communiqué vendredi soir, l’ONG locale Centre d’études pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho) a encouragé l’armée « et l’ensemble des autorités congolaises à se mobiliser pour retrouver les deux touristes pris en otages ».

Une attaque meurtrière en avril

Ils ont été kidnappés vendredi par des assaillants inconnus qui ont tué en donnant l’assaut une garde congolaise près de Goma dans le parc des Virunga, réserve naturelle d’espèces protégées classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Dans ce même parc, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués dans une attaque conduite par des assaillants non identifiés le 9 avril.

Jeuneafrique.com avec AFP

Près de 150 morts dans les tempêtes en Inde, toujours en alerte

mai 4, 2018

Des voisins regardent le plafond qui s’est effondré sur Sunil Kumar, 24 ans, lors d’une tempête à Kheragarh dans les environs d’Agra, en Inde le 4 mai 2018. / © AFP / CHANDAN KHANNA

Dans les décombres de leurs maisons, des milliers de familles indiennes étaient sur le qui-vive vendredi face au risque de nouvelles tempêtes, après que des cieux déchaînés ont fait près de 150 morts cette semaine dans cette nation d’Asie du Sud.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une tempête de sable d’une rare intensité a balayé le nord du pays et coûté la vie à 121 personnes. Principalement concentrée sur l’Uttar Pradesh et le Rajasthan, elle a provoqué une vague de destructions.

Les services météorologiques indiens ont prévenu vendredi que de nouvelles tempêtes pourraient frapper cette même zone au cours des prochains jours, poussant les sinistrés à s’abriter.

Dans un épisode climatique distinct dans le sud, la foudre de violents orages a par ailleurs fait 21 victimes en Andhra Pradesh et au Telangana.

Au nord, des vents soufflant jusqu’à 130 km/h ont déraciné des arbres, abattu des pans de maisons de piètre bâti et renversé des pylônes électriques.

Dans le village de Mahuakhera près de la ville d’Agra, à 170 kilomètres au sud de la capitale New Delhi, Ram Bhorosi est en deuil. Ce père de famille a perdu son fils et un proche dans la destruction de leur habitation.

« Nous avions des invités à la maison et mon fils est allé à l’intérieur pour prendre une couchette lorsque la tempête a frappé. Une grosse pierre lui a fracassé la tête lorsque le toit s’est effondré », raconte-t-il à un journaliste de l’AFP.

« Une demi-douzaine d’hommes nous ont aidé à déblayer les décombres. (Les autorités) n’ont pas eu le temps de donner l’alarme, c’était si soudain. »

Rien que pour le district d’Agra, où se situe le célèbre Taj Mahal de marbre blanc, au moins 43 personnes ont péri dans ces tempêtes de sable d’une violence rarement vue. Vingt-quatre villageois ont été tués pour la seule localité de Kheragarh, a rapporté la presse indienne.

Sur place, des maisons endommagées bordent les routes poussiéreuses. Là où se dressaient des dizaines d’habitations ne restent plus que des tas de briques démolis par les vents.

Piétinant au milieu des décombres, des villageois essayaient de sauver quelques biens.

– « Furie de la nature » –

Dans la commune de Burera, Anil Kumar est encore sous le choc de n’avoir dû la vie qu’à un cheveu.

« Nous étions assis dehors lorsque les vents ont brusquement soufflé. Des débris ont enseveli quatre d’entre nous lorsque le mur est tombé. Mon grand-père est mort et les trois autres ont survécu avec des blessures », relate cet habitant à l’AFP.

Cette tempête résulte de la conjonction d’une dépression, de températures inhabituellement élevées et d’humidité apportée par les vents. Ce type d’événement violent pourrait devenir de plus en plus fréquent avec le changement climatique, d’après la presse indienne.

Les habitants de la région restent sur leurs gardes alors que les prévisions météos annoncent d’éventuelles nouvelles tempêtes jusqu’à mardi.

« Nous n’avons pas pu dormir, nous étions inquiets que la tempête frappe à nouveau. Nous avons pris des précautions et tout placé en sécurité mais rien ne peut résister à la furie de la nature », confie à l’AFP Munna Lal Jha, un résident d’Agra.

Tempêtes et orages font tous les ans des victimes en Inde mais ceux de cette semaine figurent parmi les plus meurtriers de ces dernières décennies.

Les autorités ont ainsi recensé 76 décès dans le grand État pauvre d’Uttar Pradesh, et 39 dans la région touristique voisine du Rajasthan.

La chute de 13.000 poteaux électriques a entraîné des coupures de courant dans de nombreuses zones, un retour à la normale pourrait nécessiter plusieurs jours.

Dans l’État méridional d’Andra Pradesh, où de féroces orages ont tué 14 personnes, 41.000 impacts de foudre ont été recensés pour la seule soirée de mardi.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 14h46)                  

Hawaï: des milliers d’habitants fuient une éruption volcanique

mai 4, 2018

Un panache de fumée s’échappe du volcan Kilauea à Hawaï le 3 mai 2018, sur une photo prise par une habitante Janice Wei / © Handout/AFP / Janice Wei

L’éruption spectaculaire du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde, a provoqué des coulées de lave rougeoyante jusque dans les zones d’habitation jeudi, poussant des milliers d’habitants de Hawaï à fuir.

Le gouverneur de l’île du Pacifique David Ige a déclaré l’état d’urgence afin de pouvoir mobiliser tous les services et les fonds d’urgence de l’Etat liés aux catastrophes naturelles.

Les médias locaux montraient des rues bloquées par la police et une coulée de lave rougeoyanteen train de progresser, ou encore une coulée de lave brûlant dans la forêt dense entourant le volcan Kilauea, comme une barrière de magma.

Des « vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street », a écrit la Défense civile locale sur son compte Facebook, un responsable local précisant qu’environ 10.000 personnes habitent la zone concernée par les évacuations.

770 bâtiments et 1.700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires, a indiqué à l’AFP Cindy McMillan, porte-parole du gouverneur David Ige.

L’agence américaine de géologie et sismologie (USGS) avertissait, dans un site dédié aux volcans (volcanoes.usgs.gov), « de nouvelles coulées de lave pourraient survenir sans qu’il soit possible de prédire » où elles se produiraient.

Deux centres d’accueil ont pour l’instant été ouverts pour accueillir les évacués. Le gouverneur a appelé l’armée de réserve (National Guard) pour aider aux opérations de secours, a-t-il indiqué sur Twitter.

« Préparez vous maintenant pour que votre famille soit en sécurité », a enjoint le gouverneur aux résidents appelés à évacuer la zone.

Des responsables de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï, dépendant de l’Institut américain d’Etudes géologiques (USGS), surveillent et évaluent avec des moyens terrestres et aériens l’importance de l’éruption qui s’est déclarée à 16H45 locales (00H45 GMT vendredi).

Plus tôt, à 10H30, un tremblement de terre d’une magnitude 5, suivi de nombreuses répliques, au sud de la bouche éruptive de Puu Oo, a déclenché des chutes de pierres et une potentielle rupture dans le cratère du volcan, selon USGS.

Il est le plus important d’une centaine de séismes parfois mineurs, autour d’une magnitude 2.0, depuis lundi, usant les nerfs des résidents.

« Ca met à bout », « c’est comme si toute la maison tremblait. Comme si quelqu’un qui fait 160 kilos venait dans mon salon et n’arrêtait pas de sauter », a décrit à la chaîne locale KHON une habitante Carol Shepard.

Les autorités d’Hawaï ont diffusé une photo montrant un immense jet de cendres rosâtres jaillir du volcan et se dissiper en se déplaçant vers le sud-ouest du cône volcanique Puu Oo.

Elles ont prévenu que l’éruption pouvait contenir des « concentrations potentiellement létales de dioxyde de soufre ».

De nouvelles fissures dans le sol ont été signalées tard dans l’après-midi. « Les zones en bas de la pente du (volcan) en éruption risquent d’être inondées de lave », particulièrement la zone générale de la sous-division de Leilani Estates.

Utilisant un drone, Jeremiah Osuna, un résident, a pris des images vidéo de la coulée de lave rouge qui ressemble selon lui à « un rideau de feu ».

« Ca a grondé comme si on avait mis des pierres dans un séchoir à linge et qu’on l’avait fait tourner en vitesse maximale. On pouvait sentir le soufre et les arbres brûlant », a décrit M. Osuna cité par la chaîne KHON2.

« J’ai été un peu secoué et j’ai réalisé à quel point (…) c’est dangereux de vivre » près du volcan, a-t-il ajouté.

Les scientifiques observaient cette « intrusion de magma » dans cette zone depuis lundi, anticipant une possible éruption, a expliqué Janet Babb, géologue de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï. D’autres éruptions pourraient survenir, selon elle.

« Les Hawaïens vivent là depuis toujours. On sait ce qui se passe. Tout le monde doit être prêt », estime une habitante Janice Wei, qui ayant habité autrefois en Californie, est familière des zones sismiques.

L’île de Hawaï, souvent appelée Grande Ile, est la plus grande des huit principales îles qui forment cet Etat américain du Pacifique, un archipel de 137 îles au total.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 14h51)