Archive for the ‘Environnement’ Category

Canada-Québec/Mauricie: Un fou de Bassan rescapé à Louiseville

novembre 23, 2020

Louiseville — Une espèce d’oiseau des mers qui se reproduit en Gaspésie et aux îles de la Madeleine a volé jusqu’à Louiseville, où il a été pris en charge par le centre de réhabilitation de la faune Cécropia après avoir été retrouvé juste à temps par des ambulanciers qui l’ont aperçu dans le stationnement de l’église.

Un oiseau rare a été retrouvé en face de l’église de Louiseville.© FOURNIE Un oiseau rare a été retrouvé en face de l’église de Louiseville.

Ceux-ci ont contacté le refuge qui accueille des animaux de toutes sortes à Saint-Alexis-des-Monts pour leur signaler la présence d’un oiseau inhabituel d’une taille d’environ un pied et demi à deux pieds. «On a tout de suite su que c’était un bébé. Parce qu’il était gris. À l’âge adulte, il garde la même taille, mais il devient blanc avec les pattes bleues», explique Maxime Descôteaux, le fondateur du centre de réhabilitation de la faune Cécropia.

Celui-ci s’est tout de suite porté à son secours. Parce qu’il savait que l’oiseau venait de voler une très longue distance et qu’il ne serait pas capable de s’alimenter dans la région étant donné qu’il se nourrit de bancs de poissons. «Il était dans un état critique. Il était déshydraté et très amaigri», raconte-t-il.

«Nous l’avons stabilisé et quand nous avons vu qu’il avait une chance de survie, nous l’avons transporté à Montréal où nous l’avons remis à Le Nichoir, qui est une sommité dans le domaine des oiseaux blessés ou ayant besoin de soins, poursuit Maxime Descôteaux. Ils l’ont gavé et ils l’ont réhydraté.»

«Aux dernières nouvelles, il mangeait des poissons entiers. Il était dans un bassin avec un enclos, mais en raison de la météo, il va possiblement devoir passer l’hiver à l’intérieur. Parce qu’il n’est pas encore assez fort pour être relâché.»

Maxime Descôteaux, du centre de réhabilitation Cécropia, lors du sauvetage du Fou de Bassan.© FOURNIE Maxime Descôteaux, du centre de réhabilitation Cécropia, lors du sauvetage du Fou de Bassan.

Quand il sera prêt, un bénévole ira le reconduire en Gaspésie pour qu’il puisse retrouver son habitat naturel. Heureusement, l’oiseau semble s’adapter à sa nouvelle réalité. «Souvent, ils refusent de s’alimenter quand ils sont en captivité, mais là ça semble bien se passer, se réjouit Maxime Descôteaux. Il y a un potentiel de réveiller ses instincts.»

Un message de la nature

La présence d’un fou de Bassan a Louiseville est difficilement explicable, souligne Maxime Descôteaux. Son hypothèse c’est qu’un peu comme la baleine qui a remonté le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Montréal, cet été, l’oiseau se serait simplement égaré. Parce qu’il s’agit d’un juvénile.

«Je n’en ai jamais vu ici, continue celui qui a mis sur pied un sanctuaire à la pourvoirie du Lac Blanc. Normalement, ils [les fous de Bassan] volent vers le Sud et lui il est parti vers le Nord. C’est rare, mais ça arrive.»

Il compare cet événement avec les pélicans d’Amérique qui ont été aperçus sur le lac Saint-Pierre, dans la région de Sorel, en juin dernier. Un oiseau dont l’envergure des ailes peut atteindre trois mètres. Cette espèce précaire se retrouve normalement en Ontario avant de migrer au sud des États-Unis.

«Ce que la nature nous envoie comme message, c’est qui y a des changements», continue-t-il, en prenant en exemple l’orignal en cavale qui a été aperçu dans les environs du Carrefour Trois-Rivières-Ouest.

Selon lui, ce n’est pas inhabituel à cette période de l’année. «Selon ce que j’ai pu constater, c’est que c’est un jeune mâle qui est en rut. Dans ce temps-là, ils font de plus longues distances. Parce qu’ils cherchent une femelle pour s’accoupler, fait-il valoir. Comme nos milieux urbains sont en expansion, les zones tampons n’existent plus. Si bien que ça va arriver de plus en plus souvent.»

Par Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Canada-Québec/Mauricie: Une première bordée de neige sur la région

novembre 23, 2020

La Tuque — Les citoyens se sont réveillés avec un décor hivernal, lundi matin, alors que quelques centimètres de neige se sont abattus sur la région. Les accumulations ont varié d’un bout à l’autre de la région entre 9 et 15 centimètres.

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C’est au nord que les citoyens ont pelleté la plus grande quantité de neige, alors que la Haute-Mauricie a reçu une quinzaine de centimètres. À Shawinigan, il est tombé entre 10 et 15 centimètres selon les secteurs et un peu moins de 10 centimètres à Trois-Rivières.

«D’avoir une dizaine de centimètres n’a rien d’exceptionnel (à ce temps-ci de l’année)», affirme Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

La région reçoit habituellement entre 20 et 30 centimètres de neige durant le mois de novembre. À Trois-Rivières, à la fin du mois il reste en moyenne une couverture de 7 centimètres de neige au sol.

«Il ne restera possiblement pas ça à la fin du mois. Il restera probablement uniquement une trace. On risque même de demeurer sous ce que l’on a en moyenne pour un mois de novembre en termes d’accumulation et de neige au sol», note M. Parent.

© FRANÇOIS GERVAIS

Selon ce dernier, il y a peu de chance que la neige du début de semaine soit là pour rester dans le secteur de Trois-Rivières, mais c’est possible dans les secteurs plus au nord.

Au ministère des Transports (MTQ), c’était un coup d’envoi pour cette première bordée significative. Les 150 camions du MTQ ont été déployés sur le terrain dès dimanche.

«Les équipes du ministère étaient à pied d’œuvre avant le début des précipitations dimanche soir. Elles ont travaillé toute la nuit et fait leur parcours en continu pour limiter les accumulations de neige. Il y a eu par la suite les activités d’épandage de fondant», confirme Roxanne Pellerin, porte-parole régionale du MTQ.

«C’est une expertise qu’on a au ministère. Ça revient chaque année et on est toujours très prêt. Il y a une certaine fébrilité avant la première tempête, c’est certain, mais il y a toute une préparation de fait en amont. C’est important de mentionner que chaque tempête est différente. C’est complexe l’entretien hivernal parce qu’on travaille avec de l’anticipation et des prévisions. Il faut s’adapter très rapidement sur le terrain surtout dans une tempête comme celle-ci où ça peut changer de neige à eau à pluie verglaçante», ajoute-t-elle.

Le MTQ entretient plus de 3000 kilomètres de route en Mauricie et au Centre-du-Québec. Près de 30 millions de dollars sont dépensés annuellement pour l’entretien hivernal.

Les citoyens auront une semaine de répit au niveau des précipitations selon Environnement Canada, mais ils devront conjuguer avec des températures plus froides pouvant aller jusqu’à -12 mardi. Par ailleurs, le mercure sera à la hausse à compter du milieu de semaine. Vendredi, les experts prévoient même une température de 7 degrés partout dans la région.

«Ce sera surtout un mode d’averse, des précipitations de façon intermittente, mais il n’y aura pas vraiment d’accumulation. Ce sera une semaine assez tranquille, même en incluant le prochain week-end. Le prochain système d’importance à surveiller semble être probablement pour le début de la semaine prochaine», a conclu Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

Avec Le Nouvelliste par  Audrey Tremblay

Canada-Tempête hivernale : jusqu’à 40 cm de neige prévus

novembre 21, 2020

La deuxième portion du week-end ne sera pas de tout repos. Un système dépressionnaire musclé frappera effectivement le Québec dès dimanche après-midi, laissant d’abondantes précipitations dans son sillage

Les secteurs du sud-ouest du Québec sont les premiers sur la liste de cette perturbation originaire du Colorado. Elle poursuivra ensuite sa course le long du fleuve Saint-Laurent, atteignant le centre de la province dans la nuit de dimanche à lundi. Fidèle à ses habitudes, l’est sera touché un peu plus tard, soit lundi en matinée.

Charlevoix risque fort d’obtenir la médaille de la région la plus gâtée par la neige. Jusqu’à 40 centimètres pourraient s’accumuler dans ce secteur. Certains secteurs en altitude, notamment dans le parc ntional de la Gaspésie et dans les Laurentides, pourraient obtenir sensiblement les mêmes quantités de flocons.

© Fournis par MétéoMédia

Les secteurs au nord du fleuve Saint-Laurent ne seront toutefois pas en reste. Une bordée est prévue pour les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Saguenay-Lac-Sant-Jean et la Côte-Nord. Cette dernière est d’ailleurs là pour rester.

© Fournis par MétéoMédia

Cette neige se transformera éventuellement en pluie dans de nombreuses régions, à la faveur du passage du front chaud lié au système dépressionnaire. Chaudières-Appalaches, le Centre-du-Québec et la grande région métropolitaine verront donc rapidement fondre le couvert nival. L’Estrie, quant à elle, risque de ne connaître que des précipitations liquides.

© Fournis par MétéoMédia

Un épisode de pluie verglaçante est d’ailleurs possible. L’Outaouais est actuellement le secteur à surveiller, et pourrait obtenir entre 2 et 3 millimètres de pluie verglaçante au cours de l’après-midi de dimanche.

Prudence sur les routes

Prendre la route entre dimanche et lundi ne sera pas une mince affaire. De l’Outaouais à la Capitale-Nationale, les conditions routières risquent d’être difficiles dès dimanche, puisque la neige tombera de plus en plus fort. La visibilité risque donc d’être réduite, voire nulle par moments, et la chaussée, enneigée.

© Fournis par MétéoMédia

La présence de sloche dans les secteurs où la neige se sera transformée en pluie pourrait également compliquer la conduite, rendant la chaussée glissante.

Des rafales allant jusqu’à 40 km/h pourraient également créer des conditions favorables à la poudrerie, notamment dans les secteurs au nord du fleuve Saint-Laurent. La prudence sera de mise

Avec Méteo-Média

Guadeloupe et Martinique : l’état de catastrophe naturelle décrété pour plusieurs communes

novembre 17, 2020

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi 17 novembre que l’état de catastrophe naturelle serait décrété pour plusieurs communes de Martinique et de la Guadeloupe, frappées par de fortes intempéries ces derniers jours.

«La solidarité nationale sera évidemment au rendez-vous pour cette catastrophe très douloureuse pour la Martinique, la Guadeloupe, pour l’ensemble de la Nation française», a affirmé le ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député de Martinique Serge Letchimy (apparenté PS). «Votre question est précise, ma réponse le sera tout autant», a affirmé Sébastien Lecornu. «Est-ce que nous allons prendre la procédure dite de catastrophe naturelle ? La réponse est oui», a-t-il assuré.

Le ministre a d’ailleurs précisé que l’examen des dossiers déposés par les communes touchées par les intempéries se ferait «cet après-midi par la direction générale de la sécurité civile». Pour la Martinique, il a détaillé les noms des communes qui avaient déjà déposé les dossiers. Il s’agit de Gros Morne, Sainte-Marie, Le Marigot Le Robert et La Trinité. Pour la Guadeloupe, il a précisé que sept communes avaient entrepris la même démarche sans en donner les noms.

Sébastien Lecornu a précisé que «le fonds de solidarité pour l’Outremer, qui dépend de mon ministère, pourra être sollicité pour les différents biens qui ne sont pas assurés». Les intempéries ont provoqué à la Martinique des montées des eaux impressionnantes et des affaissements de sols, endommageant une partie du réseau routier. Le préfet Stanislas Cazelle avait lancé dès jeudi la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. A la Guadeloupe, le passage d’une onde tropicale a également provoqué des inondations, avec des dégâts matériels.

Par Le Figaro avec AFP

Face au réchauffement climatique, l’Afrique doit changer de régime

octobre 30, 2020
Projet "Un million d'arbres" men" par Sos Sahel avec les paysans de la province de la Gnagna, au Burkina Faso, en juin 2012

Quelles conséquences le changement climatique aura-t-il sur l’agriculture et l’alimentation en Afrique ? Une étude préconise d’opter pour des productions plus durables, et notamment de limiter la culture du maïs et du riz.

Sécheresse, inondations, tempêtes, invasion de ravageurs tels que les criquets… L’actualité récente le montre, le changement climatique en cours a des conséquences directes et concrètes sur les récoltes, en particulier en Afrique subsaharienne. Dans une étude conduite au Mali, au Bénin, au Ghana, en Éthiopie et au Rwanda, publiée le 14 octobre dans Global Change Biology, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) a voulu faire le point sur les conséquences de ces phénomènes sur le rendement céréalier.

Les conclusions sont hélas sans appel : une augmentation des températures de 4°C au cours des soixante prochaines années conduirait à une chute du rendement du maïs de l’ordre de 14 % sans engrais et de 26 % avec une fertilisation azotée abondante (hypothèse haute d’un scénario de + 1 à + 4 °C). Un mécanisme qui ressemble fort à un cercle vicieux puisque, soulignent les experts, les engrais chimiques azotés, utilisés pour augmenter des rendements déjà faibles, libèrent à travers les plantes et les sols du protoxyde d’azote (N20), qui accentue encore plus le réchauffement climatique.

Prendre soin des sols

L’étude du Cirad tombe à pic pour rappeler l’urgence à mettre en place des systèmes agricoles durables, fondés sur la diversification des cultures et la transition agroécologique. Une transition défendue notamment par l’Alliance pour l’agroécologie en Afrique de l’Ouest (3AO), plateforme constituée d’organisations paysannes, de syndicats agricoles, d’instituts de recherche et d’ONG, soutenue par la Cedeao. Il s’agit aussi de sortir de la dépendance aux importations de denrées alimentaires, dont la hausse des prix, selon les experts, est inévitable sous l’effet du réchauffement.

Que fera-t-on pousser demain en Afrique, dans la région du Sahel tout particulièrement ? Quelles sont les solutions locales et durables pour adapter l’agriculture au changement climatique ? Comment augmenter la sécurité alimentaire des populations ? Quelles sont les alternatives pour un régime plus riche en nutriments, protéines et fer notamment ?

Pour Émile Frison, docteur en sciences agronomiques et membre du panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables Ipes-Food, la question des sols est cruciale pour l’avenir : « Dans le passé, on a accordé peu d’attention à la santé et à la biologie des sols. On a traité les sols comme un substrat pour les plantes, alors qu’ils sont des organismes vivants, capables de puiser en profondeur et de rendre les nutriments disponibles pour les plantes à travers les microbes, les champignons, les bactéries et autres vers de terre ».

TRÈS CULTIVÉ SUR LE CONTINENT, LE MAÏS EST TRÈS SENSIBLE AUX STRESS THERMIQUE ET HYDRIQUE

« Ce rôle de sol vivant a été complètement négligé par l’agriculture industrielle des soixante dernières années. Et en Afrique subsaharienne, même si l’emploi des engrais est moindre qu’ailleurs dans le monde, ce manque d’attention se paie aujourd’hui, poursuit-il. Les sols africains sont des sols très anciens, très fragiles et très détériorés par les monocultures de quelques céréales et la perte de diversité variétale. D’où l’importance aujourd’hui, au vu des changements climatiques, d’apporter de la matière organique dans les sols grâce à la diversification des cultures et le choix de plantes moins gourmandes en eau que ne le sont le maïs et le riz. »

Périmètre maraîcher des femmes, à Boulsa, au Burkina, mis en place avec l'ONG SOS Sahel en juin 2012

Privilégier les variétés moins gourmandes en eau

Le maïs, l’une des céréales les plus cultivées sur le continent, est aussi l’une des cultures les plus sensibles aux stress thermique et hydrique. En revanche, les cultures vivrières traditionnelles de sorgho et de mil sont mieux adaptées au changement climatique. Elles résistent mieux à de hautes températures et ont besoin de peu d’eau. Combinées avec des cultures intercalaires, des légumineuses comme le niébé (haricot), des légumes racines comme la patate douce, riche en bêtacarotène, ou des légumes verts, elles permettent d’obtenir une alimentation beaucoup plus équilibrée et riche en micronutriments produits localement.

Mais, bien que très résistantes, les variétés de sorgho et de mil plantées dans l’ouest du Sahel risquent aussi de pâtir d’un climat plus sec et de voir leurs capacités d’adaptation dépassées par des émissions de CO2 élevées. D’où l’intérêt de travailler sur la sélection des variétés les plus résistantes, d’alterner cycles longs et cycles courts, céréales et maraîchage. A contrario, continuer de miser sur la culture et la consommation des grandes céréales, maïs, blé, riz, qui demandent beaucoup d’eau, semble inadapté et risqué.

C’EST DANS L’OUEST DU SAHEL QUE LES PERTES DE RENDEMENT CÉRÉALIER SERONT LES PLUS IMPORTANTES

« On estime c’est dans les pays de l’ouest du Sahel que les pertes de rendement céréalier seront les plus importantes. Dans le nord du Sénégal, on pourrait ainsi avoir des pertes de l’ordre de 15-20 % dans l’hypothèse tout à fait plausible d’un réchauffement compris entre 1,1 °C et 2 °C en 2050 », indique Benjamin Sultan, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Les modèles tablent sur une hausse des pluies et des inondations au Niger, mais sur un climat plus chaud et plus sec dans l’ouest du Sahel.

Réduire la dépendance aux importations alimentaires

Avec le réchauffement climatique, les experts craignent par ailleurs une envolée des prix mondiaux. Aujourd’hui, la part des importations dans les disponibilités alimentaires énergétiques atteint 25 % en Afrique de l’Ouest, au Cameroun et au Tchad, souligne une étude de 2017 menée par le Cirad et Afristat intitulée « Les villes d’Afrique subsaharienne sont-elles si dépendantes des importations alimentaires ? ». Le défi est bien réel, dans les villes d’Afrique subsaharienne notamment, où la dépendance céréalière est forte : blé et riz y représentent au moins la moitié de la consommation de produits amylacés (qui contiennent de l’amidon) de base.

« À Dakar, le riz et le blé représente 90 % de la valeur monétaire de la consommation de produits amylacés, contre 40 % à Lomé et Cotonou », précise Olivier Lepiller, sociologue de l’alimentation au Cirad. Excepté à N’Djamena et à Bamako, mils et sorghos sont encore marginaux dans la consommation des citadins.

Reste que les tendances évoluent. Les cultures « vivrières » deviennent des cultures alimentaires commerciales. Les citadins inventent leur propre « modernité alimentaire », métissée, où les produits locaux ont largement leur place (sorgho, mil, fonio, mais aussi manioc, igname, banane plantain, patate douce).

L’AFRIQUE DOIT AMÉLIORER SA BIODIVERSITÉ ET DIVERSIFIER SES APPORTS NUTRITIONNELS

Au Burkina Faso, le bâbenda, plat de soudure traditionnel de l’ethnie mossi, sorte de bouillie peu dense qui associe mil pilé et premiers légumes feuilles de la nouvelle saison des pluies, est aujourd’hui revalorisé et consommé en ville, comme le souligne l’ouvrage Manger en ville. Regards socio-anthropologiques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, paru en 2020 aux éditions Quæ.

Consommer plus d’insectes

Confrontée aux changements climatiques, à une insécurité alimentaire et nutritionnelle forte, l’Afrique subsaharienne a tout intérêt à adapter ses productions agricoles, à améliorer sa biodiversité et à diversifier ses apports nutritionnels « plutôt que d’augmenter le volume de quelques cultures seulement (…) », pointe Maria Antonia Tuazon, responsable de la division insectes comestibles à la FAO.

Dans ce contexte, la consommation d’insectes et de larves, qui a déjà largement cours en Afrique centrale et australe, fait partie des solutions les plus réalistes et efficaces à mettre en œuvre. Riche en protéines et en lipides, la consommation d’insectes offre des bénéfices certains pour la santé, et de nombreux avantages environnementaux.

Avec Jeune Afrique par Christelle Marot

Thèse de doctorat : aperçu sur l’impact des aides publiques au développement rural au Congo

octobre 27, 2020

 La chercheuse Nicole Yolande Ebama vient de soutenir, le 26 octobre à Brazzaville, sa thèse en géographie rurale et économique. S’appuyant sur le cas du département des Plateaux, au nord du pays, l’auteure aborde la question de l’efficacité des aides publiques et privées en faveur des paysans, dont les résultats restent mitigés dans le monde rural.  

L’impétrante Nicole Yolande Ebama/Adiac

La thèse de Nicole Yolande Ebama est pionnière en matière d’étude du développement rural en République du Congo. Elle présente l’organisation des paysages ruraux, le développement local des zones rurales, les principales activités agricoles, l’habitat et l’urbanisation. L’auteure a choisi le département des Plateaux comme terrain d’étude, en raison de sa position géographique, situé au centre de la République du Congo, de sa diversité culturelle et de ses activités agricoles.

La chercheuse qui désigne l’aide au développement rural comme une action volontaire par un acteur extérieur pour impulser le développement local et agricole, distingue à ce titre trois catégories de donateurs. Il s’agit tout d’abord de l’État à travers ses divers projets comme le Fonds de soutien à l’agriculture, le Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales ; les partenaires au développement parmi lesquels la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) le FIDA (Fonds international de développement agricole) ; et les acteurs privés tels que les associations caritatives et politiques, les anonymes.

Elle a soulevé l’ambiguïté persistante quant à l’affectation des aides, les réalités opérationnelles et leurs impacts réels sur les activités de production, avec des chiffres à l’appui. Pendant longtemps, la conception de l’aide est limitée à l’apport financier et en assistance technique de la part des donateurs vers le monde rural. « L’aide est efficace si et seulement si les projets mis en place sur le terrain arrivent aux paysans ou améliorent le quotidien des bénéficiaires. Le département des Plateaux par rapport aux autres localités du pays n’a pas bénéficié de l’aide efficace », a estimé Nicole Yolande Ebama.

Durant ses enquêtes, l’universitaire a pu interroger 3360 paysans, dans douze catégories socio-économiques, répartis dans quatre localités du département des Plateaux. D’après le directeur de la thèse, le professeur Bonaventure Maurice Mengho, celle-ci dresse le bilan de l’ensemble des aides dont bénéficie le département des Plateaux de l’indépendance à nos jours. Elle questionne sur l’utilité de ce mode d’investissement en faveur du monde rural qui ne tient compte des réalités locales et dont les ressources budgétaires font l’objet de détournement.

C’est aussi l’avis du professeur Marc Louis Ropivia, président du jury et ancien recteur de l’Université Omar Bongo (Libreville), qui a souligné l’urgence de la modélisation des techniques d’intervention en milieu rural, l’amélioration de la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire, la production diversifiée. « Il faut revoir les formes des aides apportées et le ciblage des bénéficiaires », a-t-il dit. La détérioration du monde rural est due à l’inadéquation des aides apportées, l’absence d’un mécanisme de suivi-évaluation, la mauvaise gestion et le détournement des subventions allouées.

À noter que l’auteure Nicole Yolande Ebama a validé sa thèse avec une mention très honorable et félicitation du jury. Sa thèse intitulée « Les aides publiques et privées au développement rural au Congo : l’exemple du département des Plateaux. Bilan et perspectives », est riche de 440 pages divisées en trois parties et neuf chapitres.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

      

Brazzaville-Congo/Logements sociaux : une partie de la cité de Mpila envahie par des herbes

octobre 5, 2020

Le côté sud de la cité qui abrite des bâtiments de type R+1, R+2 et R+3 dans la cité moderne de Mpila se trouve à l’abandon. Il est menacé par une érosion alors que sa devanture transformée en dépotoir de détritus. Ces logements sociaux sont inhabités tandis que les travaux de la plupart d’immeubles ont été achevés depuis des années. 

La partie de la cité insalubre/Adiac

La construction de la cité du quartier Mpila, situé entre les arrondissements 5 Ouenzé et 6 Talangaï, à Brazzaville, s’inscrit dans le cadre d’un projet de logements sociaux lancé en 2009 par le gouvernement congolais. Un rapport de la Commission économique, financière et du contrôle de l’exécution du budget, publié le 31 mars 2019, a approuvé le niveau de réalisation à 100% de 264 logements sociaux. Jusqu’à ce jour, cette cité est inhabitée si bien que certains logements se trouvent envahis par des herbes, des murs fissurés. De même, le plafond de quelques logements est déjà en train de s’affaisser. L’insalubrité dans la cité du quartier Mpila  prend une allure de plus en plus iinquiétante.

Cette cité est construite en partie sur le site de l’ex-régiment blindé détruit pendant les explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012. Elle comporte deux blocs : le premier est constitué de 22 bâtiments de 4 étages, chacun, offrant 200 logements de type F4 (trois chambres, salon, salle à manger, cuisine et salle de bain), avec des officines de commerce au rez-de-chaussée, y compris les bâtiments réservés aux activités scolaires et socio-sanitaires, ainsi qu’aux installations techniques, c’est-à-dire électriques et d’adduction d’eau potable.

Le deuxième bloc, quant à lui, est composé de 48 bâtiments, dont 10 de type R+1, 26 bâtiments de type de R+2 et 12 bâtiments de type R+3. Ces logements sont  équipés d’accessoires modernes, notamment une station d’épuration des eaux, les voies et réseaux divers, ainsi que d’autres commodités propices à une vie urbaine décente.

Ces habitations ont coûté plusieurs dizaines de milliards FCFA, grâce à un prêt consenti auprès de la Chine et les travaux de construction ont été réalisés par des sociétés chinoises.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

États-Unis/Incendies en Californie: Trump attaqué sur le changement climatique

septembre 13, 2020

Les responsables des Etats de la côte ouest américaine, ravagée par des incendies record et meurtriers, accusaient dimanche Donald Trump de nier le rôle du changement climatique, alors qu’il se prépare à se rendre sur place lundi.

Pour les autorités locales comme pour de nombreux experts, l’ampleur de ces feux est indubitablement liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes.

Ils ont déjà fait au moins 33 morts depuis le début de l’été, dont 25 rien que cette semaine dans les trois Etats de Washington, de l’Oregon et de Californie. Mais des dizaines de personnes étaient toujours portées disparues dimanche.

Donald Trump, qui se rendra lundi en Californie, où il rencontrera des responsables des services d’urgence, a de son côté blâmé la gestion des forêts dans ces Etats contrôlés par ses adversaires démocrates.

Plus de 16.000 soldats du feu combattaient pas moins de 29 graves incendies dimanche.

«La question, c’est la gestion forestière», a-t-il lancé lors d’un meeting de campagne dans le Nevada samedi soir, sans jamais mentionner le changement climatique. «Rappelez-vous de ces mots, gestion forestière».

Mais sur le terrain sonne un tout autre son de cloche. «Ce gouvernement se met la tête dans le sable» sur la question environnementale, a accusé dimanche matin sur CNN le maire de Los Angeles, Eric Garcetti. «Il ne s’agit pas de gestion forestière ou de ratissage. Tous ceux qui vivent en Californie se sentent insultés par cette affirmation.»

«C’est rageant (…) d’avoir un président qui nie qu’il ne s’agit pas seulement de feux de forêt, mais de feux climatiques», a abondé sur ABC Jay Inslee, le gouverneur de l’Etat de Washington, où un mort a été déploré. La situation y était encore «apocalyptique» dimanche, a-t-il expliqué, alors que les incendies font toujours rage et que des milliers de personnes y ont perdu leur maison.

Samedi, Joe Biden, l’adversaire démocrate de Donald Trump pour la présidentielle de novembre, était lui aussi monté au créneau. «Le président Trump peut chercher à nier la réalité, mais les faits sont indéniables», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les images aériennes du violent incendie «El Dorado» qui frappe la Californie
La Californie est de nouveau en proie à de violents incendies qui ont conduit à l’évacuation de milliers d’habitants. Alimentés par la sécheresse et des vents violents, les feux ont causé la mort de plusieurs personnes.

«Sous le choc»

Dans l’Oregon, dix morts ont été recensés cette semaine, mais les autorités se préparaient au pire une fois que les secours auront pu retourner dans des zones encore inaccessibles.

Près du Beachie Creek fire, à l’est de la capitale de l’Etat, Salem, la police avait dressé de nombreux barrages routiers dimanche, devant lesquels s’étendaient de longues files de voitures patientant dans une épaisse purée de pois. Beaucoup de ceux qui tentaient de rentrer chez eux étaient des agriculteurs voulant nourrir leurs élevages.

«Nous sommes retournés à Mill City ce matin, mais la police nous avait conseillé de ne pas le faire car c’est dangereux», explique à l’AFP Elaina Early, une habitante de cette petite ville traversée par les flammes. «La maison est debout, mais nous repartons maintenant car les conditions ne sont vraiment pas bonnes.» «Mon fils a 6 ans et il est sous le choc, c’est très dur pour lui. Il n’arrête pas de me demander,  »on vit dans un hôtel maintenant? »», raconte la trentenaire.

Plus de 400.000 hectares sont partis en cendres dans l’Oregon, soit le double de ce qui y brûle normalement chaque année, a souligné la gouverneure de l’Oregon Kate Brown sur CBS dimanche. Environ 500.000 habitants sont soumis à un niveau plus ou moins élevé d’ordre d’évacuation, et 40.000 personnes ont effectivement quitté leur habitation.

«Cela doit nous faire prendre conscience, à tous, que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre le changement climatique», a-t-elle déclaré.

Deux millions d’hectares

En Californie, le bilan de la semaine est passé à 14 victimes des flammes, dont 12 dans le seul comté de Butte, encore traumatisé par le souvenir des incendies de novembre 2018 qui avaient réduit en cendres la ville de Paradise. Huit personnes avaient déjà trouvé la mort dans les incendies en août.

Plus de 16.000 soldats du feu combattaient pas moins de 29 graves incendies dimanche dans le «Sunshine state», où les feux ont déjà calciné 1,2 million d’hectares cette année, un record.

Si l’on ajoute la végétation brûlée dans l’Oregon et l’Etat de Washington, les incendies de forêt ont consumé plus de deux millions d’hectares, alors que la saison des feux ne s’achève en théorie qu’en novembre.

Et les fumées dégagées affectent des zones immenses. Les villes de Portland, Seattle et San Francisco figuraient parmi celles ayant le taux de pollution les plus élevés du monde dimanche, selon le classement de la société IQAir.

A Los Angeles, le maire a annoncé la mise en place, dans les lieux publics de la ville, de centres visant à «soulager de la mauvaise qualité de l’air

Par Le Figaro avec AFP

Québec/Camion-citerne en feu : la route 132 est rouverte à Sainte-Angèle-de-Mérici

septembre 1, 2020
© François Gagnon/Radio-Canada Un camion-citerne a pris feu après avoir effectué une sortie de route près de Sainte-Angèle-de-Mérici. Les pompiers ont maîtrisé l’incendie d’un camion-citerne qui a pris feu après avoir fait une sortie de route près de Sainte-Angèle-de-Mérici. La route 132 est rouverte dans les deux directions après avoir été fermée plusieurs heures mardi après-midi.

Le véhicule contenait 50 000 litres d’essence, créant un brasier de bonne ampleur.

Un imposant panache de fumée était visible à des kilomètres à la ronde.

Le camion-citerne transportait des dizaines de milliers de litres d'essence.

© François Gagnon/Radio-Canada Le camion-citerne transportait des dizaines de milliers de litres d’essence. Une trentaine de pompiers de quatre casernes ont combattu l’incendie pendant environ deux heures.

Les pompiers ont employé une mousse désignée à l’extinction des feux d’hydrocarbures.

Le conducteur, qui s’en tire avec des blessures légères, a réussi à s’extirper du camion avant que ce dernier ne termine sa course sur le bas-côté et prenne feu.

L’homme a tout de même été transporté vers le centre hospitalier de Mont-Joli.

Le ministère des Transports a organisé une voie de contournement pour que les véhicules puissent continuer à circuler, malgré la fermeture de la route 132 qui s'est étendue sur plusieurs heures dans le secteur.

© Isabelle Damphousse/Radio-Canada Le ministère des Transports a organisé une voie de contournement pour que les véhicules puissent continuer à circuler, malgré la fermeture de la route 132 qui s’est étendue sur plusieurs heures dans le secteur. Urgence-Environnement s’est rendu sur les lieux, de même que des employés d’une entreprise spécialisée en récupération des hydrocarbures.

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques indique par communiqué «qu’il suit la situation de près et s’assure, avec les partenaires, que toutes les mesures requises pour la sécurité de la population et la protection de l’environnement sont prises.»

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: L’ouragan Laura fait une première victime en Louisiane, incendie dans une usine chimique

août 27, 2020
Un incendie s'est déclaré dans une usine de produits chimiques, d'où s'élevait un imposant panache de fumée au-dessus des eaux.
Un incendie s’est déclaré dans une usine de produits chimiques, d’où s’élevait un imposant panache de fumée au-dessus des eaux. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Une première victime a été annoncée en Louisiane, une fille de 14 ans tuée par la chute d’un arbre sur sa maison, et un incendie s’est déclaré dans une usine de produits chimiques après le passage destructeur jeudi 27 août de Laura, l’un des ouragans les plus violents à avoir jamais frappé cet État américain. «Je pense que ce ne sera pas le dernier, bien que je prie pour qu’il n’y en ait pas d’autres», a déclaré sur la chaîne MSNBC le gouverneur John Bel Edwards en confirmant ce premier décès alors que l’ouragan perdait rapidement en vigueur en remontant vers le nord.

Il a touché terre en catégorie 4 (sur 5) vers 01H00 locale (06H00 GMT) au niveau de la ville côtière de Cameron, près de la frontière avec le Texas, dans le golfe du Mexique, avec des vents soutenus de 240 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Cela en fait le plus puissant à avoir touché la Louisiane depuis plus d’un siècle et demi, d’après les données compilées par un chercheur de l’université du Colorado spécialisé dans les ouragans, Philip Klotzbach.

Une fois le jour levé sur la région, les premières images montraient les scènes de désolation habituelles: arbres et lignes électriques à terre, bâtiments écroulés, toits arrachés, rues inondées ou couvertes de débris… Plus de 700.000 personnes étaient privées d’électricité jeudi matin en Louisiane et au Texas, selon le site PowerOutage.us.

Les vitres explosées d’un grand immeuble témoignaient de la violence des vents à Lake Charles, ville de Louisiane connue pour ses raffineries de pétrole, principale ressource économique de la région. Un incendie s’y est déclaré dans une usine de produits chimiques, d’où s’élevait un imposant panache de fumée au-dessus des eaux.

Le gouverneur John Bel Edwards a invité sur Twitter les riverains à se calfeutrer «jusqu’à nouvel ordre» à leur domicile en coupant leur air conditionné.

Rétrogradé en catégorie 1

Selon le dernier bulletin du (NHC) à 15H00 GMT, l’ouragan a considérablement faibli après avoir touché terre, avec des vents soutenus de 120 km/h, ce qui le rétrograde en catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq.

Mais les météorologues continuaient de mettre en garde contre les inondations, jusqu’assez loin dans les terres, alors que Laura poursuivait sa route vers le nord en direction de l’Arkansas, qu’elle doit atteindre la nuit prochaine. «Il faudra plusieurs jours après le passage de la tempête pour que les eaux se retirent», prévient le NHC.

Le président Donald Trump est régulièrement tenu informé de la situation sur place et s’est engagé à mettre à disposition tous les moyens fédéraux nécessaires pour «secourir les personnes en danger» et «soutenir les régions affectées», a déclaré dans un communiqué la porte-parole de la Maison Blanche.

Quinze ans presque jour pour jour après l’ouragan Katrina, qui avait ravagé la Nouvelle-Orléans et profondément marqué les esprits en Louisiane, les autorités locales avaient appelé la population à la plus grande prudence.

1,5 million de personnes sommées d’être évacuées

Le gouverneur de l’État voisin du Texas, Greg Abbott, a déclaré jeudi matin sur CBS que la montée des eaux n’avait pas été «aussi importante qu’initialement prévu» et que les évacuations ordonnées dans les zones côtières avaient probablement permis de sauver de nombreuses vies.

Plus d’1,5 million de personnes au total se trouvaient sous le coup d’ordres d’évacuation en Louisiane et au Texas, l’un des États américains les plus touchés par la pandémie de Covid-19. De nouveaux protocoles ont d’ailleurs dû être mis en place dans les centres d’hébergement d’urgence afin de pouvoir faire respecter au mieux les gestes barrière.

La saison des ouragans dans l’Atlantique, qui dure officiellement du 1er juin au 30 novembre, s’annonce particulièrement intense cette année. Le Centre national des ouragans s’attend à 25 dépressions. Laura est déjà la douzième. Elle avait déjà provoqué d’importantes inondations en Haïti et en République Dominicaine, entraînant la mort d’au moins 25 personnes

Par Le Figaro avec AFP