Archive for the ‘Environnement’ Category

Chutes de neige au Royaume-Uni: les transports perturbés

décembre 10, 2017

Chute de neige à Londres, le 10 décembre 2017 / © AFP / DANIEL SORABJI

D’importantes chutes de neige s’abattaient dimanche sur une grande partie du Royaume-Uni, dont la capitale Londres, entraînant des perturbations dans les transports routiers, ferroviaires et aériens.

Les services météorologiques britanniques (Met Office) ont placé en alerte orange plusieurs zones de l’Angleterre et du Pays de Galles jusqu’à 18H00 dimanche.

La neige tombait également en Ecosse, en Irlande du Nord et plus légèrement dans la capitale Londres, placées en vigilance jaune.

A la mi-journée, la couche de neige atteignait 30 centimètres à Sennybridge (Pays de Galles), 18 cm à Hereford (Angleterre) et 10 cm à Coleshill, près de Birmingham, a précisé un porte-parole du Met Office, Oli Claydon, à l’AFP.

Elle devrait continuer à s’épaissir légèrement dans l’après-midi, même si « le pire est passé », a-t-il ajouté, en mettant aussi en garde contre « le risque de verglas » en raison de températures négatives.

Les dernières chutes de neige de cette importance au Royaume-Uni avaient été observées en mars 2013 et durant l’hiver 2010, selon le porte-parole.

L’aéroport de Birmingham (centre de l’Angleterre), la deuxième ville du Royaume-Uni, a été fermé toute la matinée et n’a rouvert qu’en début d’après-midi. Des dizaines de vols ont été annulés, retardés ou déviés vers d’autres aéroports britanniques, à l’arrivée comme au départ.

De nombreux vols ont également été annulés ou retardés à l’aéroport de Luton, dans le nord de Londres, où toutes les pistes ont rouvert en début d’après-midi après avoir été temporairement fermées en matinée, selon son site internet.

Les transports de voyageurs par train étaient également perturbés dans une grande partie de l’Angleterre et du Pays de Galles, a prévenu National Rail sur son site internet.

Plusieurs autoroutes et routes dans les zones affectées ont été fermées à la circulation à la suite de pannes de véhicules ou de collisions, selon le gestionnaire du réseau routier Highways England.

Un réseau hospitalier des Midlands (centre de l’Angleterre) a lui lancé sur Twitter un appel aux automobilistes possédant un véhicule tout-terrain pour amener ses membres du personnel au travail.

Sur la plan sportif, le match entre les Saracens de Londres et Clermont, comptant pour la 3e journée de la Coupe d’Europe de rugby, programmé dimanche, a été reporté à une date ultérieure en raison du terrain enneigé.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 17h03)                

Publicités

Séisme de magnitude 7,0 au large de la Nouvelle-Calédonie

novembre 19, 2017

Nouméa – Un puissant séisme de magnitude 7,0 s’est produit lundi au large de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie, dans l’océan Pacifique, provoquant la frayeur des habitants mais pas de dégâts notables, selon les autorités locales.

Une alerte au tsunami a été lancée concernant les bandes côtières des îles Loyauté, à l’est de la Grande Terre, et de l’île des Pins, au sud, selon la sécurité civile française. Les sirènes se sont déclenchées sur toutes les îles Loyauté et sur l’île des Pins.

« Des mouvements anormaux du niveau de la mer de 30 centimètres à un mètre d’amplitude pourraient être observés », a indiqué dans un communiqué la direction de la sécurité civile.

Le centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a émis un avertissement, en précisant que des vagues de tsunami pourraient se produire dans une zone de 300 kilomètres incluant la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.

Toutefois, un résident de Port Vila, capitale du Vanuatu, a déclaré à l’AFP que les autorités locales n’avaient émis aucun avertissement.

Le séisme a eu lieu lundi à 09h44 heure locale (dimanche 22h44 GMT). Il s’est produit à environ 85 kilomètres à l’est des côtes des îles Loyauté et à 25 kilomètres de profondeur, selon l’institut géologique américain (USGS).

L’USGS, qui avait dans un premier temps évalué la magnitude du séisme à 7,3, l’a ensuite révisée à 7,0. L’institut américain a enregistré une dizaine de secousses dans cette région dans la nuit de dimanche à lundi.
Selon de premières informations, le séisme n’a pas fait de dégâts, même s’il a été fortement ressenti par la population.
« Il y avait déjà eu une secousse hier soir, puis à 2 heures et à 6 heures du matin, et une plus forte dans la matinée. Les véhicules stationnés ont bougé et tout le monde est sorti des locaux », a indiqué à l’AFP un fonctionnaire de l’antenne de la province des îles Loyauté à Maré.
Le tremblement de terre a également été ressenti à Nouméa, principale ville de la Nouvelle-Calédonie, suscitant de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

« J’ai cru que je faisais un malaise, j’ai eu très peur et j’ai quitté l’immeuble sur le champ », a déclaré à l’AFP l’employé d’une société de production dont le siège est au centre-ville.

« Il y a une forte activité depuis trois semaines. Ils ont dû avoir très peur à Maré », qui compte 5.650 habitants, a déclaré à l’AFP Pierre Lebellegard, sismologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
« C’est quelque chose qui revient régulièrement tous les dix ou quinze ans. C’est la plaque australienne sur laquelle on se trouve qui passe sous la plaque Pacifique », a-t-il ajouté.

La région située entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, à 600 kilomètres plus à l’est, fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, l’une des zones d’activité sismique les plus intenses de la planète.

Cette secousse intervient après une série de séismes qui ont touché les îles Loyauté ces dernières semaines, dont un qui a atteint une magnitude de 6,8 fin octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 02h08)                                            

Brésil: sur une plage de Rio de Janeiro, la dépouille d’une baleine échouée

novembre 15, 2017

La dépouille d’une baleine échouée sur la plage d’Ipanema à Rio, le 15 novembre 2017 / © AFP / Leo Correa

Une baleine morte de 14 mètres de long s’est échouée mercredi matin sur la célèbre plage d’Ipanema à Rio, suscitant la surprise des habitants qui profitaient d’une journée chaude et ensoleillée en ce jour férié au Brésil.

Le cadavre du cétacé est apparu dans la matinée face à la côte puis les courants l’ont déposé sur le sable.

Une partie de la plage a dû être bouclée par les autorités pour éviter que les curieux voulant voir l’animal de plus près ou se prendre en photo avec lui s’approchent de la baleine, dont émanait une forte odeur de décomposition.

« Il n’est pas possible de savoir ce qui s’est passé. Elle est morte depuis déjà quelque temps. Elle est en état de décomposition avancée et cela rend difficile de savoir la cause de sa mort », a expliqué à l’AFP Rafael Carvalho, biologiste à l’Université de Rio de Janeiro.

Cet expert fait partie d’une équipe chargée d’évacuer les baleines échouées dans la baie de Rio, lieu de transit au moment des migrations annuelles de ces animaux.

Le corps de la baleine d’Ipanema sera évacué par camion puis enterré pour raisons sanitaires, a précisé M. Carvalho.

Il s’agit d’une baleine Yubarta, selon les constatations effectuées par les spécialistes.

« C’est très rare que cela arrive à Ipanema. Je n’en avais jamais vu ainsi, d’aussi près. J’aurais aimé avoir la possibilité de la sauver », a commenté à l’AFP Mauro Azevedo, un habitant de 62 ans venu observer la scène.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2017 19h58)                

Allemagne: Merkel, « chancelière du climat » de plus en plus décriée

novembre 14, 2017

La Chancelière allemande Angela Merkel le 31 octobre 2017 à Wittenberg, dans l’est de l’Allemagne / © AFP/Archives / John MACDOUGALL

Longtemps dépeinte en « chancelière du climat », Angela Merkel doit affronter le risque que l’Allemagne manque ses objectifs d’émissions polluantes, mais refuse pour l’heure de préparer l’abandon du charbon ou des moteurs à combustion.

« Angela Merkel ne se distingue pas tant que ça de Donald Trump. Enfin si: au moins, Trump est honnête », déplorait récemment l’hebdomadaire Die Zeit, dans un cinglant réquisitoire contre la dirigeante qualifiée de « comédienne » de la lutte contre le réchauffement.

Mme Merkel a promis samedi de chercher « de nouvelles mesures » pour que l’Allemagne réduise de 40% ses émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990, comme elle s’y est engagée, alors qu’elle n’affichait que 28% de baisse en 2016.

Mais elle a aussi insisté sur son attachement au « cœur industriel » du pays, affirmant que les défenseurs du climat n’auraient « rien gagné » si « les aciéries, les usines d’aluminium ou les fonderies déménageaient là où les règles environnementales sont moins strictes ».

La chancelière n’a, à l’inverse, pas dit un mot des centrales à charbon ou des moteurs à combustion, deux des principaux points de discorde entre son camp conservateur, les Libéraux et les Verts, dans leurs laborieux pourparlers pour accoucher d’un gouvernement.

– Charbon contre nucléaire –

Ce mutisme fait désordre à l’heure de la 23e conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP23), qui se tient à Bonn en Allemagne, et où Mme Merkel s’exprimera mercredi au côté du président français Emmanuel Macron.

En matière climatique, « nous étions les pionniers et sommes maintenant à la traîne », regrette Claudia Kemfert, spécialiste de la politique énergétique au sein de l’institut allemand DIW. Elle réclame, comme nombre d’experts et d’associations, l’abandon progressif du charbon.

Se retrouvant pour une fois dans le camp de Greenpeace, une cinquantaine de grandes entreprises, dont Siemens, Adidas et Deutsche Telekom, viennent elles aussi d’appeler à une programmation « ferme et socialement responsable » de la fermeture des centrales à charbon et à lignite.

Pourtant, ni les conservateurs ni les libéraux ne veulent d’échéance pour renoncer à cette énergie bon marché, qui représente 40% de l’électricité consommée en Allemagne, et les Verts viennent d’abandonner la date de 2030 qu’ils défendaient pendant la campagne.

Historiquement associé à la prospérité allemande, le charbon reste perçu comme incontournable en plein « virage énergétique » décidé en 2011, dans la foulée de Fukushima, et marqué par l’abandon du nucléaire d’ici 2022.

Les énergies renouvelables sont certes montées en puissance, passant en 2016 à 31,7% de la consommation d’électricité allemande, mais elles posent encore des difficultés liées à leur caractère intermittent et leur transport depuis le Nord, balayé par le vent, jusqu’au Sud industriel.

Un abandon rapide du charbon compromettrait « la sécurité de l’approvisionnement », a affirmé mardi Markus Krebber, directeur financier de l’énergéticien RWE, tout en alertant sur le sort des « 75.000 employés directs et indirects du secteur de la lignite ».

– ‘Nuire à tous’ –

Autre sujet délicat pour la future coalition allemande: la politique automobile, tiraillée entre le lobby des constructeurs, les 800.000 emplois en jeu en Allemagne, et l’impact environnemental du secteur.

Mme Merkel a longtemps ferraillé à Bruxelles pour limiter les normes environnementales imposées à l’industrie, mais a dû durcir son discours après la révélation du scandale des moteurs diesel truqués il y a deux ans.

Pourtant il n’est toujours pas question, pour la chancelière comme pour une majorité de la classe politique allemande, de programmer la fin des moteurs thermiques, comme l’ont par exemple décidé la Norvège ou la France.

Non seulement les voitures électriques peinent à séduire en Allemagne, mais Berlin soutient aussi que le diesel, qui émet moins de CO2 que les moteurs à essence, reste indispensable pour respecter les objectifs climatiques.

Désabusés, associations et scientifiques allemands multiplient depuis plusieurs mois les appels à sortir du flou, par exemple en investissant dans les technologies vertes ou en soutenant un prix minimum du carbone pour créer une incitation économique à moins polluer.

« Promettre, reporter, abandonner: c’est la politique habituelle », soupire Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur le changement climatique.

Pour lui, la limite des dirigeants allemands est de « ne vouloir blesser personne aujourd’hui, ni l’employé d’une centrale à lignite, ni celui qui assemble des moteurs diesel », au risque de « finir demain par nuire à tout le monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 novembre 2017 14h28)                

Washington à la COP23 pour défendre les énergies fossiles

novembre 13, 2017

Bonn – La Maison Blanche organise lundi soir à la conférence climat de l’ONU à Bonn une réunion pour défendre « le rôle des énergies fossiles » dans la lutte contre le réchauffement climatique, une initiative critiquée par les défenseurs des énergies vertes réunis à la COP23.

« Des dirigeants d’entreprises et des responsables du gouvernement américain exposeront comment l’approche américaine », qui veut concilier « sécurité énergétique, développement économique et objectifs climatiques peut servir de modèle aux autres pays », explique lundi l’ambassade des États-Unis à Berlin.

« Tandis que le monde tente de réduire les émissions tout en promouvant la prospérité économique, les énergies fossiles continueront à jouer un rôle central dans le mix énergétique, » ajoute le communiqué. « Les États-Unis s’efforcent de continuer à travailler étroitement avec les autres (pays) pour les aider à accéder à des énergies fossiles plus propres et efficaces ».

Il s’agira d’expliquer « comment les (…) Etats-Unis peuvent aider des pays à atteindre leurs objectifs climatiques, y compris dans le cadre de l’accord de Paris » adopté fin 2015 contre le réchauffement, ajoute-t-elle.

George David Banks, assistant spécial du président Donald Trump pour l’environnement et l’énergie, et Francis Brooke, conseiller du vice-président Mike Pence, participeront à la conférence, au côté notamment de Barry Worthington, directeur de l’Association de l’Energie des États-Unis, et de dirigeants de sociétés énergétiques comme Peabody (1e compagnie charbonnière mondiale), Tellurian (gaz) ou NuScale Power (nucléaire).

L’événement se déroulera en marge des négociations de la COP23, dans la zone d’expositions.

L’initiative est d’ores et déjà critiquée au sein de ce forum, les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement, étant liées pour 3/4 aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz).

Il se déroule le jour de la publication d’un rapport montrant une hausse en 2017 des émissions de CO2 liées aux énergies fossiles, après trois ans de stabilité.

Donald Trump a annoncé le 1er juin sa décision de retirer son pays de l’accord de Paris — ce qui ne pourra être effectif qu’en novembre 2020.

Frank Bainimarama, le premier ministre de Fidji, président de la COP23, a accueilli fraîchement l’initiative américaine de lundi.

« Je ne veux pas me lancer dans un débat avec les États-Unis. Mais nous connaissons tous les effets du charbon, de son extraction et bien sûr de sa combustion, sur le climat », a-t-il déclaré dimanche à la presse à Bonn.

Les États-Unis « crachent à la figure des victimes du changement climatique », en faisant la promotion des énergies fossiles, a réagi l’ONG Les Amis de la Terre.

« Le charbon propre » ça n’existe pas, a dit Piers Forster, climatologue à l’université de Leeds: « Le charbon n’est pas propre, il est dangereux », a-t-il souligné dans une déclaration au Science Media Centre de Londres.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 16h08)                                            

Un violent séisme fait au moins 129 morts en Iran et en Irak

novembre 12, 2017

Une victime du tremblement de terre à l’hôpital de Sulaimaniyah, Irak, le 12 novembre 2017 / © AFP / SHWAN MOHAMMED

La secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, a affirmé l’Institut géologique américain (USGS).

Elle a eu lieu à 18H18 GMT et a également été ressentie en Iran – qui enregistre provisoirement le bilan le plus lourd avec plus de 61 morts – ainsi qu’en Turquie où ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités.

Le tremblement de terre « a tué 61 personnes et fait 300 blessés » dans l’Ouest, selon un bilan provisoire donné dans la nuit par l’agence officielle Irna.

La région la plus touchée, du côté iranien, est la province de Kermanshah, frontalière de l’Irak, selon les médias iraniens.

Pour Irna, le nombre des victimes recensées, qui n’a cessé de grimper, devrait encore augmenter.

En Irak, ce tremblement de terre a fait plus de six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans la localité de Darbandakhan, à une soixantaine de kilomètres au sud de la ville de Souleimaniyeh, a dit à l’AFP son maire, Nasseh Moulla Hassan.

Et « un enfant et un homme âgé ont été tués et 105 personnes blessées » dans la région de Kalar, a fait savoir le directeur de l’hôpital de cette localité située plus au sud.

Dans l’ensemble de la province, des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés, d’après un correspondant de l’AFP.

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées, ont témoigné des journalistes de l’AFP.

– Ecoles fermées lundi –

Côté iranien, les villes les plus touchées semblent être celle frontalière de Qasr-e Shirin, dans la province de Kermanshah, et Azgaleh, à une quarantaine de kilomètres au nord-est, selon les informations diffusées par les médias d’État.

« Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d’État le gouverneur adjoint de Kermanshah.

D’après Irna, une trentaine d’équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans l’ouest de l’Iran.

Interrogé par la télévision d’État, Pir Hossein Koolivand, le chef du Service national d’urgence, a déclaré qu’il était « difficile d’envoyer des équipes de secours dans (certains) villages car les routes ont été coupées (à cause de) glissements de terrains ».

Selon le site internet de la radio-télévision d’État, les écoles seront fermées lundi dans les provinces de Kermanshah et d’Ilam touchées par le séisme.

En Irak, à Darbandakhan, et en Iran dans la province d’Ilam frontalière de l’Irak, les autorités ont appelé les habitants à dormir à l’extérieur des maisons et parfois à se déplacer par précaution.

Certaines zones des deux pays sont privées d’électricité en raison du séisme.

La secousse a également été ressentie dans le sud-est de la Turquie, une région bordée par l’Iran et l’Irak, et, dans la ville de Diyarbakir, des habitants ont quitté leurs maisons au moment du tremblement de terre, mais y sont revenus peu après.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays.

Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

En juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40.000 morts, plus de 300.000 blessés et 500.000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2.100 km2, comprenant 27 villes et 1.871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Romandie.com avec(©AFP / 13 novembre 2017 02h28)                

Climat: nouveau record de concentration de CO2 dans l’atmosphère

octobre 30, 2017

La basilique Notre-Dame de Fourvière, noyée dans un nuage de pollution et de brume, le 7 décembre 2016, à Lyon / © AFP/Archives / JEFF PACHOUD

La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, responsable du réchauffement climatique, a atteint un niveau record en 2016, a averti lundi l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui met en garde contre « une hausse dangereuse de la température ».

« La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », en raison de la fonte des nappes glaciaires, a rappelé l’agence de l’ONU dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

Selon l’OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño », phénomène climatique qui apparait tous les 4 ou 5 ans et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations.

« Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle (avant 1750) », précise le rapport rendu public à Genève, siège de l’OMM.

Il s’agit du « niveau le plus élevé depuis 800.000 ans », souligne le document.

Les chercheurs ont en effet « des mesures fiables, directes » de taux de concentration qui remontent à 800.000 ans, grâce à l’étude de bulles d’air préservées dans la glace au Groenland et en Antarctique, a expliqué aux journalistes la chef du département de recherche sur l’environnement atmosphérique de l’OMM, Oksana Tarasova.

Mais en examinant des matériaux fossilisés, l’OMM peut remonter encore plus loin dans le temps, bien qu’avec moins de précision, et dater au Pliocène moyen (3 à 5 millions d’années) de tels niveaux de CO2.

« Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’Accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas.

« Mais il y a de l’espoir », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

– « Le temps presse » –

« Le CO2 persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan, encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l’avenir », a souligné M. Taalas.

Pour Erik Solheim, chef de l’agence ONU-Environnement, « le temps presse ».

« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a-t-il dit.

L’OMM a annoncé en mars que l’Arctique avait connu au moins à trois reprises l’hiver dernier l’équivalent polaire d’une vague de chaleur (…) proche du dégel.

En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s’est poursuivie et l’étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l’année.

Des négociations sur le climat débutent la semaine prochaine à Bonn (Allemagne), sous l’égide de l’ONU, pour préparer la mise en place de l’Accord de Paris signé en 2015.

Le président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis quittaient ce « mauvais accord », mais le retrait ne sera pas effectif avant trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2017 13h32)                

Italie: écoles fermées suite aux émissions toxiques d’une aciérie

octobre 25, 2017

L’usine électrique qui alimente des aciéries à Tarente, dans le sud de l’Italie / © AFP/Archives / MARIO LA PORTA

Les émissions toxiques de l’aciérie géante de Tarente (sud de l’Italie) -site considéré comme l’un des plus polluants d’Europe- ont contraint la municipalité à fermer mercredi des écoles, une décision sans précédent.

« Nous ne pouvons pas geler l’activité de toute la ville, mais nous avions besoin de protéger les plus faibles », a souligné un conseiller environnemental de la région, Rocco De Franchi. Les écoles fermées sont situées dans le quartier le plus proche de l’aciérie.

Des spécialistes de santé ont également conseillé aux habitants de la ville portuaire des Pouilles de fermer leurs fenêtres et d’éviter de faire du sport tant que de forts vents continueront à transporter des poussières nocives émanant de l’aciérie.

L’aciérie d’Ilva à Tarente est au coeur d’un énorme procès, le parquet attribuant au moins 400 décès à ses émissions toxiques.

En juin, un consortium emmené par ArcelorMittal avait obtenu un accord final de Rome pour reprendre Ilva pour 1,8 milliard d’euros et un programme d’investissements de 2,4 milliards d’euros.

Selon l’accord, ArcelorMittal intégrera Ilva avec un effectif de 10.000 personnes. Le groupe prévoit de porter la production de produits finis d’Ilva à 8,5 millions de tonnes en 2020, contre 6 millions de tonnes en 2016.

La Commission européenne, gendarme européen de la concurrence, examine actuellement le projet de rachat.

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 15h19)                

Le casse-tête du glyphosate se prolonge pour l’UE

octobre 25, 2017

Des militants de « Stop Glyphosate » manifestent à Bruelles, le 25 octobre 207 / © AFP / JOHN THYS

L’UE n’a pas trouvé mercredi de solution qui permette de rassembler une majorité d’Etats membres sur le sort du glyphosate, renvoyant la décision sur cet herbicide controversé, dont la licence expire en décembre, à une date ultérieure.

« Plusieurs options ont été discutées », a rapporté, sans plus de détails, une porte-parole de la Commission. L’exécutif européen espérait pourtant organiser un vote mercredi lors d’une réunion à huis clos d’un comité d’experts représentants les 28.

Il va maintenant prendre le temps de « réfléchir » avant de proposer « sous peu » une nouvelle date de réunion.

Le ministère danois de l’Environnement a expliqué sur Twitter qu’il avait été « impossible de s’entendre sur la proposition de la Commission ».

Cette dernière a abandonné son premier projet, qui était de proposer un renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans.

La saga dure depuis plus de deux ans dans l’UE. Agacée de voir les Etats membres se défiler, la Commission répète inlassablement depuis l’été que la décision doit être une « responsabilité partagée ». Elle en a pris plus d’un par surprise en annonçant mardi après-midi qu’elle était désormais ouverte à une autorisation entre cinq et sept ans.

Plusieurs Etats membres –France, Autriche, Italie, Belgique– ont affirmé publiquement leur opposition à une autorisation valable pour encore une décennie.

En Allemagne, en pleines négociations pour une coalition de gouvernement, le sujet « va devoir être discuté » entre conservateurs, écologistes et libéraux, a reconnu Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement.

Sans les poids lourds démographiques de l’UE, difficile d’obtenir une majorité qualifiée (55% des Etats membres et 65% de la population).

L’objectif de la Commission reste de « trouver une solution qui bénéficie du soutien le plus large possible, qui assure un haut niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement, en ligne avec la législation européenne et fondée sur les données scientifiques disponibles, a-t-elle assuré mercredi.

– Elimination progressive –

A l’image de la France, la Belgique s’est rangée à l’idée d’une disparition progressive du glyphosate des sols de l’UE. La question est alors de savoir quel délai est nécessaire pour préparer les cultivateurs à la perspective d’une agriculture sans glyphosate, plébiscité pour son efficacité et son faible coût.

Pour les eurodéputés, la réponse est cinq ans. Dès la fin de l’année même pour tout usage non-professionnels. Ils se sont exprimés mardi en faveur d’une élimination progressive d’ici fin 2022, avec des mesures d’accompagnement pour les agriculteurs.

« Le Parlement européen a clairement indiqué à la Commission européenne la direction de la sortie, en excluant toute référence à un possible renouvellement », ont souligné les parlementaires socialistes Eric Andrieu et Marc Tarabella.

La Commission ne manque pas de souligner que même si le glyphosate est autorisé au niveau de l’UE, les Etats membres gardent la possibilité d’interdire sur leur territoire national des produits qui en contiennent.

– Situation renversée –

Pour Franziska Achterberg, un « renversement de situation » s’est opéré. « Aujourd’hui, la Commission a échoué pour la cinquième fois d’affilée à obtenir un soutien suffisant des gouvernements européens (…) A moins que la Commission ne soutienne une interdiction, elle continuera d’échouer », a estimé la militante.

Des ONG, Greenpeace en tête, mènent depuis de longs mois une campagne intensive à Bruxelles contre la substance, et une pétition paneuropéenne a obtenu plus de 1,3 million de signatures, un des plus gros succès pour ce type d’initiative citoyenne dans l’UE.

De discussion technique entre spécialistes des produits phytosanitaires, le glyphosate est devenu un enjeu politique, au grand dam de l’industrie.

« C’est décevant qu’il n’y ait toujours pas de décision claire », a commenté Graeme Taylor, de l’Association européenne des producteurs de pesticides (ECPA). « La science est maintenant écartée dans une partie de roulette politique où les enjeux sont très élevés, pour décider pour combien de temps l’autorisation devrait être accordée », a-t-il déploré.

Partisans et opposants s’affrontent autour de l’évaluation scientifique de la toxicité du glyphosate, depuis la publication en 2015 du rapport du Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a classé la substance « cancérogène probable ». Au contraire des agences européennes, l’Efsa (sécurité des aliments) et l’Echa (produits chimiques), avis sur lesquels s’appuie la Commission pour proposer un renouvellement de la substance.

Sont venues s’y ajouter les accusations d’influence du géant de l’agrochimie Monsanto dans les études scientifiques publiées.

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 15h04)                

Amazonie: les tribus aiguisent leurs flèches contre les envahisseurs

octobre 25, 2017

Des membres de la tribu amazonienne des Waiapi, sur la rivière Tucunapi, au sein d’une zone protégée dans l’Etat d’Amapa au Brésil, le 14 octobre 2017 / © AFP / Apu Gomes

On les voit apparaître en silence, surgissant de nulle part: une douzaine de silhouettes mi-nues, en long pagne rouge vermillon, qui se mettent en travers de la route de terre. Ce sont les Waiapi, une tribu de la forêt amazonienne qui craint désormais une invasion des compagnies minières internationales.

Ces Indiens à la peau recouverte de pigment rouge et noir, qui amènent les journalistes de l’AFP jusqu’à un hameau de cabanes en chaume de palme caché dans les feuillages, jurent de défendre leur territoire jusqu’à la mort.

Au cas où l’on douterait de leur détermination, ils brandissent des arcs longs de deux mètres et des flèches.

« Nous continuerons de nous battre », dit Tapayona Waiapi, 36 ans, dans le hameau appelé Pinoty. « Quand les compagnies arriveront, on continuera de résister », insiste-t-il. « Si le gouvernement brésilien envoie des soldats pour tuer des gens, nous résisterons jusqu’au dernier. »

La réserve des Indiens Waiapi est située dans une forêt tropicale près du fleuve Amazone, au sein d’une zone protégée appelée Renca et grande comme la Suisse.

Entourée de cours d’eau et d’arbres majestueux, la tribu des Waiapi, qui se sert d’outils confectionnés avec des mâchoires d’animaux et dont les femmes accouchent sur des tapis de feuilles de bananiers, a un mode de vie très éloigné du 21e siècle.

Aujourd’hui, elle est menacée par le projet du gouvernement brésilien de centre-droit d’autoriser les compagnies minières internationales à creuser la terre, sous l’épaisse masse verdoyante, à la recherche d’or et autres minerais.

– Tollé –

En août, le président Michel Temer avait provoqué un tollé en autorisant ces compagnies à prospecter dans la Renca, s’attirant les critiques des défenseurs de l’environnement, dont des célébrités telles l’acteur américain Leonardo DiCaprio.

M. Temer a dû faire machine arrière en septembre.

Mais les Waiapi, une tribu qui a failli disparaître à cause de maladies après avoir été découverte par des explorateurs en 1970, sont terrifiés.

La forêt tropicale, explique Moi Waiapi, un autre habitant de Pinoty, âgé de 35 ans, « est le fondement même de notre survie ».

Pour se rendre à Pinoty, il faut obtenir toute une série d’autorisations puis emprunter une route de terre accidentée pendant deux heures depuis la petite ville de Pedra Branca. Macapa, la capitale de l’Amapa, à la frontière avec la Guyane, se trouve quelques heures plus loin.

Premier village sur cette route de terre, Pinoty fait office de frontière. « Territoire protégé »: la pancarte à l’entrée annonce la couleur. Les téléphones mobiles ne captent plus depuis longtemps, le dernier point d’essence est déjà fort éloigné, ainsi que toute ligne électrique.

Quelques dizaines d’habitants dorment dans des hamacs. Les habitations disposent de toits mais sont ouvertes sur les côtés.

– L’autoroute inachevée –

Malgré leur isolement, les Waiapi restent vulnérables face aux lobbys de l’industrie minière et de l’agrobusiness, qui depuis des décennies ne cessent de repousser les frontières de la forêt amazonienne, pour faire du Brésil une superpuissance exportatrice de matières premières.

L’autoroute BR-210 symbolise à elle seule ce mouvement. Les travaux ont débuté en 1973, en pleine dictature militaire. L’idée était de rejoindre le Venezuela. Mais le chantier a été abandonné quatre ans plus tard et la route s’arrête net, en pleine jungle, à plus de 1.100 km du but.

Même inachevé, cet projet pharaonique ne passe pas inaperçu. Il y circule à peine une voiture par jour mais la voie, qui trace une grande cicatrice rouge à travers les collines recouvertes d’arbres, est étonnamment bien entretenue.

Calibi Waiapi, membre de la tribu du même nom, craint que le gouvernement ne décide de reprendre la construction de l’autoroute. Arborant une coiffe en plumes de perroquet, il fronce les sourcils rien que d’y penser.

« Cette route amènerait des voitures, des camions, de la violence, des drogues, des vols. Notre culture changerait. Les jeunes voudraient des téléphones portables, des vêtements, des ordinateurs », redoute l’homme de 57 ans.

« Si un grand nombre d’hommes blancs venait, ce serait la fin », lâche-t-il.

– Des flèches ‘pour Temer’ –

D’autres habitants plus exaltés envisagent de répondre de façon violente à toute tentative d’invasion. « Si Temer vient ici, voilà ce qu’il va recevoir », dit, menaçant, Tapayona Waiapi, en brandissant une longue flèche taillée dans une fine branche à la pointe fortement aiguisée.

Même si les Waiapi disposent de fusils pour la chasse depuis leur premier contact avec les autorités, en 1970, ils utilisent toujours des flèches, empoisonnées.

« Ce sont nos armes, pour ne pas dépendre d’armes non-indiennes », justifie Aka’upotye Waiapi, 43 ans, affairé à fabriquer un nouvel arc dans son village de Manilha.

Mais avec à peine 1.200 habitants éparpillés dans des villages difficiles d’accès, les Waiapi peinent à protéger leur territoire.

En mai, une mine illégale a été identifiée et fermée par les autorités à moins de deux kilomètres au sud de Pinoty.

Pour Jawaruwa Waiapi, 31 ans, se battre et fuir dans la forêt n’est pas une option. L’an dernier, il a été élu au conseil municipal de Pedra Branca, devenant le premier membre de sa tribu à occuper des fonctions officielles.

« Nous devons suivre une autre voie, adopter une nouvelle stratégie », dit-il. « Aujourd’hui, il ne faut pas se battre avec des flèches ou des lances, mais avec la connaissance, à travers la politique. C’est notre nouvelle arme. »

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 14h45)