Archive for the ‘Environnement’ Category

Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –

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L’ouragan Ophelia atteint la catégorie 3 au large des Açores

octobre 14, 2017

Lisbonne – L’ouragan Ophelia a atteint samedi la catégorie 3, montant d’un cran sur une échelle de 5 avant de passer au large des Açores pour se diriger ensuite vers l’Irlande, a annoncé le service météo de l’archipel portugais de l’Atlantique nord.

« Nous avons été informés par le Centre américain des ouragans qu’Ophelia est passée en catégorie 3, mais cela n’implique pas un changement de nos niveaux d’alerte », a indiqué Elsa Vieira, de la délégation régionale de l’Institut météorologique portugais (IPMA).

Le centre de l’ouragan devait passer à 150 km au sud de l’île de Santa Maria vers 18H00 locales et GMT, poursuivant ensuite vers le nord-est sans toucher terre, a-t-elle confirmé à l’AFP.

Sept des neuf îles de l’archipel ont été placées en « alerte rouge » par la protection civile régionale samedi entre 18H00 et 24H00, en raison des prévisions de précipitations supérieures à 40 millimètres par heure et de rafales de vent dépassant les 100 km/h.

La population locale a été appelée à limiter ses déplacements lors du passage de l’ouragan et la circulation sera limitée sur plusieurs voies routières des îles de Sao Miguel et Santa Maria, qui seront les plus touchées.

L’ensemble des 17 corporations de pompiers de l’archipel, qui compte 245.000 habitants, se tiennent prêtes à réagir en cas de besoin, ont précisé les services de secours.

Ophelia restera une tempête « puissante » lorsqu’elle atteindra l’Irlande lundi, selon le Centre américain des ouragans.

Les services météorologiques irlandais ont placé en « alerte rouge » cinq comtés de l’ouest du pays entre lundi matin et mardi à l’aube, appelant la population à prendre des mesures de protection contre les intempéries.

Les autorités britanniques ont pour leur part placé certaines parties du Royaume-Uni en « alerte jaune » lundi et mardi. C’est le niveau d’alerte le plus faible, correspondant à un appel à la vigilance en raison de conditions météo jugées « sérieuses ».

Aucune mesure particulière n’a été prise mais le passage d’Ophelia interviendra 30 ans après « la Grande Tempête » d’octobre 1987, qui avait fait 18 morts et déraciné des centaines de milliers d’arbres au Royaume-Uni et dont les autorités avaient minimisé la force.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2017 18h59)                                            

L’ouragan Nate se renforce à l’approche des États-Unis

octobre 7, 2017

Les dommages causés par la tempête Nate à Goascoran, au Honduras, le 7 octobre 2017 / © AFP / ORLANDO SIERRA

L’ouragan Nate se renforçait samedi en traversant le Golfe du Mexique au point qu’il devrait atteindre les côtes américaines en catégorie 2 dans la soirée, après avoir fait au moins 28 morts et d’importants dégâts lors de son passage en Amérique centrale.

Les Etats de Louisiane, du Mississippi et de l’Alabama s’activaient aux derniers préparatifs. Plusieurs ordres d’évacuation obligatoire ou volontaire ont été émis le long du littoral américain, et un couvre-feu a été instauré à La Nouvelle-Orléans.

« Notre super équipe de la Fema (Agence de gestion des situations d’urgence, NDLR) est prête pour l’ouragan Nate. Tout le monde en Louisiane, au Mississippi, en Alabama et en Floride, s’il vous plait, écoutez les autorités locales et prenez soin de vous », a tweeté samedi matin le président Donald Trump, qui a déjà pris des dispositions pour déployer une aide fédérale le cas échéant.

Selon le dernier bulletin à 15H00 GMT du Centre national des ouragans (NHC), l’oeil de l’ouragan se trouvait à 285 kilomètres de l’embouchure du fleuve Mississippi. Et sa vitesse de déplacement, déjà élevée (35 km/h à 12H00 GMT), avait accéléré à 43 km/h.

Ses vents se sont également renforcés dans la matinée pour atteindre 150 km/h.

« Il devrait être un ouragan de catégorie 2 en touchant terre dans le centre du littoral du Golfe » américain, a mis en garde le NHC. C’est-à-dire souffler au moins à 154 km/h, selon l’échelle Saffir-Simpson, qui compte 5 catégories.

Le niveau de la mer devrait gonfler jusqu’à 3,35 mètres et jusqu’à près de 26 centimètres de précipitations devraient tomber sur certaines régions.

La Nouvelle-Orléans, dévastée par l’ouragan Katrina en 2005 qui a causé au moins 1.800 morts, se mobilisait tout particulièrement. Située en-dessous du niveau de la mer, elle est très exposée aux inondations.

« La pire menace n’est pas nécessairement la pluie mais des vents forts et des vagues », a précisé le maire de la ville, Mitch Landrieu.

Le sud-est des Etats-Unis a déjà été durement frappé en août par deux ouragans: Harvey au Texas et en Louisiane, qui a fait 42 morts et causé des dégâts matériels considérables, et Irma, qui a fait 12 morts en Floride. Et l’ouragan Maria a lui laminé le territoire américain de Porto Rico.

Par précaution, des plateformes pétrolières et gazières très nombreuses dans le Golfe du Mexique, ont été évacuées avant l’arrivée de Nate.

– Dévastation en Amérique centrale –

Ponts détruits, routes inondées, arbres au sol et glissements de terrain: Nate a causé d’importants dégâts lors de son passage en Amérique centrale.

Le Costa Rica, le Nicaragua et le Honduras –pays les plus durement touchés– commençaient à évaluer les destructions alors que les pluies semblaient moins fournies. Des villages entiers restaient coupés du monde dans plusieurs pays.

Selon les derniers bilans officiels des services de secours, la tempête a fait 13 morts au Nicaragua, 10 au Costa Rica dont une fillette de trois ans emportée par une coulée de boue, trois au Honduras et deux au Salvador.

Mais, au Costa Rica, les secouristes recherchaient plus de 30 personnes disparues. Plus de 5.000 habitants ont dû trouver refuge dans des abris temporaires.

Le président du pays Luis Guillermo Solis a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes. Malgré une légère accalmie des précipitations, il a prévenu que le risque d’inondations et de glissements de terrain persistait.

Le gouvernement costaricien a par ailleurs appelé la population à prendre des précautions car les crocodiles peuplant les rivières côtières peuvent s’approcher des maisons à cause des inondations.

Le Nicaragua semble être le pays le plus touché avec, d’après la vice-présidente et porte-parole du gouvernement, Rosario Murillo, plus de 10.000 personnes affectées par des inondations et coulées de boue. Des milliers de familles étaient privées d’électricité.

La région Caraïbes est encore sous le traumatisme des puissants ouragans –Harvey, Irma, José et Maria– qui ont frappé depuis mi-août, laissant des paysages de désolation et de nombreuses victimes derrière eux.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 18h45)

Congo: les rois Makoko et Maloango pris en flagrant délit de recel de trophée des espèces protégées

octobre 6, 2017

 

Une peau de panthère bien en évidence devant le roi et la reine, un collier fait de dents de panthère, un chasse-mouche en queue de buffle, les attributs royaux poussent bien au questionnement sur les modalités de prélèvement de ces espèces intégralement protégées.

Loin de nous toute velléité de perpétrer un crime de lèse-majesté. Cependant, que le roi Makoko ou Maloango s’affichent dans les cérémonies officielles, surtout au palais présidentiel, avec des attributs royaux qui sont en fait des trophées prélevés sur des espèces systématiquement protégés, cela a tout l’air d’un bras d’honneur inconsciemment fait aux lois et règlements du pays, sous les ors de la république de surcroît, et pousse à interrogations.

Quand bien même la lutte contre le braconnage, surtout des espèces protégées, se mène sans merci, personne n’a jamais rien trouvé à redire, devant ces attributs royaux faits de matériaux prohibés et dont la possession ou l’usage expose à des sanctions définies par la loi.

On a encore en échos le procès de Dolisie où des braconniers, trafiquants de peaux de panthères, tombés sous le coup de la loi ont été condamnés à de lourdes peines.

Gotrand Luther Likibi, Cédric Nzaou, Jeanne Moussonda et Prince Kombo Bakala, dont l’âge varie entre 30 et 52 ans, avaient été arrêtés en flagrant délit de détention de deux peaux de panthère. Bien moins que ce que le roi Makoko a tapissé sur les murs de sa résidence de Mbé.

La panthère fait partie des espèces animales bénéficiant d’une protection intégrale en République du Congo. L’article 113 de la loi 37-2008 sur la faune et les aires protégées stipule : « quiconque détiendrait ou aura abattu, importé, exporté ou fait transiter sur le territoire national, les espèces protégées et ou leurs trophées, est passible d’une peine pouvant atteindre cinq (5) ans de prison ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de  francs CFA  ».

Si la loi est la même pour tous, surtout en république où les royautés existantes ne le sont qu’à titre « spirituel » ou cosmogonique, voire culturel, les attributs royaux dont se parent les rois devraient en toute logique faire l’objet d’une dérogation le cas échéant, quant à leur acquisition qui signifie la capture ou l’abattage par la cour royale, des espèces intégralement protégées.

Le parallèle avec la protection des éléphants est bien évocateur à propos. La protection des pachydermes intègre aussi l’interdiction du commerce de l’ivoire et des objets en ivoire, ainsi que leur port.

Il faudrait bien éviter qu’un jour, la jurisprudence Makoko de fait, sur le port des attributs royaux, ne mette à mal des juges face à des braconniers dont les avocats y feraient allusion.

Après tout, on est en république, pas dans un royaume, c’est évident. Et la rectitude du droit est la même pour tous.

Zenga-mambu.com par Bertrand BOUKAKA

France: ce qu’il faut savoir sur la « Journée sans ma voiture » à Paris

septembre 30, 2017
Ce qu'il faut savoir sur la «Journée sans ma voiture» à Paris
Un piéton durant la «Journée sans ma voiture» l’année dernière. PHILIPPE LOPEZ/AFP

Dimanche, de 11 heures à 18 heures, la capitale sera entièrement dédiée aux «déplacements doux». Toutes les réponses à vos questions.

C’est un dispositif inédit. Dimanche, Paris sera interdite à la circulation des voitures et des deux-roues motorisés, pour la troisième «Journée sans ma voiture». Une restriction qui durera de 11 heures à 18 heures et qui ne concernera pas le périphérique. L’événement est porté par la Mairie de Paris, en lien avec le collectif Paris sans voiture, à l’origine de l’initiative.

– Où et quand la circulation est-elle interdite?

Le périmètre comprend l’ensemble de Paris intra-muros, dimanche, de 11 heures à 18 heures. La circulation reste autorisée sur les périphériques intérieur et extérieur et dans les bois de Vincennes et de Boulogne pour ne pas trop pénaliser les trajets de banlieue à banlieue. Au sein de ces bois, certains espaces seront en revanche fermés à la circulation, mais dans le cadre habituel du dispositif «Paris Respire», qui interdit certaines voies à la circulation les dimanches et jours fériés.

– Quels véhicules peuvent/ne peuvent pas circuler?

La capitale sera fermée à la circulation pour tous les véhicules motorisés des particuliers (voiture, moto, scooter…) mais aussi pour les véhicules en location libre, de type Autolib ou Cityscoot. Les véhicules électriques ne pourront pas non plus circuler. «Au-delà de l’objectif de réduction de la pollution de l’air, (…) la Journée sans ma voiture vise à rendre l’espace habituellement dédié aux déplacements motorisées, à 2, 3 ou 4 roues, aux déplacements doux, marche, vélo, trottinettes, etc», explique la mairie, qui rappelle que «les déplacements motorisées occupent plus de 50% de l’espace public alors que ces trajets individuels motorisés ne représentent que 13% de l’ensemble des déplacements».

Les transports en commun, les véhicules d’urgence, de secours et de dépannage, ainsi que les taxis et VTC seront en revanche autorisés à circuler mais à 30km/h maximum.

– Des dérogations sont-elles possibles?

En principe, aucune dérogation ne sera délivrée à la demande par la Mairie. Les véhicules diplomatiques ou de presse seront également interdits de circuler.

Cependant, les véhicules de déménagement présentant une autorisation de stationnement, les autocars de tourisme ou de transports Ouibus, les professionnels de soins médicaux, ceux des marchés parisiens, les titulaires de carte de stationnement pour handicapé et les professionnels devant effectuer une livraison et présentant un justificatif, pourront circuler dans leurs secteurs concernés. Plombiers, serruriers, ascensoristes etc. pouvant justifier une intervention urgente dans le périmètre pourront également y accéder.

De même, l’accès aux centres de soins restera autorisé en cas de rendez-vous à l’hôpital ou de cas exceptionnels comme les accouchements, et pour lesquels les agents de police agiront avec «discernement».

Les résidents pourront accéder à leur domicile: ils devront, pour faciliter les contrôles, être en possession d’un document justifiant de leur domiciliation. Si vous devez rendre une voiture de location ce jour-là, il est conseillé de le faire avant 11 heures ou après 18 heures. Si c’est impossible, les agents de police feront preuve de discernement sur preuve d’un justificatif.

– Les transports en commun seront-ils renforcés?

Non, ce n’est pas prévu et les tarifs resteront inchangés.

– Qui contrôlera l’interdiction de circuler?

Près de «1000 personnes» seront mobilisées pour assurer le bon déroulement de la journée, selon Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports de la maire PS Anne Hidalgo. Parmi eux, «560 agents» municipaux de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) et «environ 400 agents» de la préfecture, dont la moitié déployés en «patrouilles volantes». Les portes de Paris seront quant à elles bloquées par 113 barrages filtrants, installés aux sorties du périphérique.

Des contraventions sont prévues pour les conducteurs qui ne respecteraient pas l’arrêté municipal. Mais «l’objectif n’est pas de sanctionner», insiste M. Najdovski, plaidant pour une journée «ludique et conviviale».

– Comment sera mesuré l’effet sur la pollution et le bruit?

L’association Airparif fera un premier point sur la qualité de l’air en «fin de journée», puis actualisera ces résultats avec les relevés des dernières heures. Un vélo équipé d’appareils de mesure circulera également dans Paris pour sensibiliser les habitants. L’observatoire Bruitparif installera «11 stations de mesure» dans la capitale, et diffusera en temps réel et en ligne des résultats comparatifs avec le dimanche précédent.

Lefigaro.fr

Ouragans: Guadeloupe et Martinique craignent « l’amalgame » avec Saint-Martin

septembre 27, 2017

L’ouragan Maria et ses vents de 260 km/h ont ravagé 100% des bananeraies de Guadeloupe, ici le 22 septembre 2017 à Capesterre-Belle-Eau, et 70% de celles de Martinique. / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

Bien moins touchées que Saint-Martin par les récents ouragans, les îles de Guadeloupe et Martinique craignent un « amalgame » et veulent rassurer les touristes dont les réservations sont en repli dans toute la zone caraïbe.

« Juste après Irma, on a eu un arrêt immédiat des réservations, et ça ne reprend pas. C’est totalement irrationnel, car il y a eu peu de dégâts en Guadeloupe », déplore à l’AFP Yves Brossard, gérant de deux résidences de tourisme dans l’archipel.

« Les vacanciers peuvent venir dès demain, tout est opérationnel! Mais les gens n’ont souvent pas conscience de la grande distance entre les îles des Caraïbes. Et du fait qu’à 50 km près, un cyclone peut vous épargner », souligne-t-il sur son stand au Salon du tourisme Top Resa (26-29 septembre).

Les images diffusées en boucle d’une île de Saint-Martin en grande partie détruite par Irma et en proie aux pillages a eu un effet dévastateur.

« Le choc de l’info a généré un attentisme total, ce qui est normal », estime le président du Seto (tour-opérateurs français) René-Marc Chikli.

« La couverture médiatique a été très forte et très négative », renchérit Pascal de Izaguirre, patron de TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières, Lookea) qui fait état d’un « impact sur les réservations dans toute la zone », mais se dit « optimiste » pour la saison.

« On a déjà nettoyé et tout est fonctionnel, il faut rétablir la vérité », souligne le président de la région Guadeloupe Ary Chalus.

« Il y a eu amalgame, confusion, et donc un vrai décalage qui a créé un ralentissement » des réservations. « Il faut rassurer les gens », ajoute Willy Rozier, directeur du comité du tourisme de l’archipel qui vise le million de touristes en 2020.

A destination des Antilles, c’est une baisse « de l’ordre de 10 à 20% » dans les réservations de septembre pour les fêtes de fin d’année constatée par le géant européen du voyage en ligne Odigéo (Opodo, Go Voyages, eDreams).

– Rattrapage –

Il rappelle que « la majorité des réservations a habituellement lieu en octobre-novembre pour cette période », et qu’un « phénomène de rattrapage dans les prochaines semaines » est donc possible pour cette destination-phare de l’hiver.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendue sur le salon en fin de journée, sur les stands des îles touchées par les ouragans: « je suis là pour dire que l’Etat est aux côtés des Territoires en matière de politique touristique et encore plus quand ils sont frappés par un cyclone », a-t-elle dit à l’AFP.

« Je crois beaucoup au tourisme solidaire; quand l’ouragan Luis a frappé Saint-Martin (en 1995), j’y suis allée en vacances », a ajouté là ministre.

La « vraie » saison touristique aux Antilles démarre le 15 décembre, rappelle la compagnie Air Caraïbes selon laquelle « le frein vers les destinations » Cuba, Saint Domingue, Punta Cana et Guadeloupe « devrait durer jusqu’à la Toussaint ».

En Martinique (près de 900.000 touristes en 2016), « l’île la moins touchée », on constate un petit ralentissement [des réservations] mais on pense que ce sera vraiment de courte durée, il faut qu’on fasse une belle saison car s’il y a un amalgame, ce sera catastrophique pour toute la zone », prévient Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du tourisme.

« Ce ne devrait pas être une année sinistrée pour la Guadeloupe et la Martinique qui étaient jusqu’à présent en très forte progression », tempère Jean-Pierre Mas, qui représente les agences de voyage françaises.

Reste encore à savoir dans quelle mesure les croisiéristes, très présents dans la zone, changeront d’itinéraires: le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, a « confirmé » mercredi à l’AFP « la programmation de ses deux paquebots au départ de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France », même si de « légères modifications » de parcours sont à l’étude, mais qui ne concernent ni Guadeloupe ni Martinique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 19h30)                

Un nouveau séisme secoue le Mexique

septembre 23, 2017

Les décombres des immeubles, après un séisme à Mexico, le 22 septembre 2017 / © AFP / Alfredo ESTRELLA

La terre a de nouveau tremblé samedi matin au Mexique, réveillant dans la capitale des habitants traumatisés il y a quatre jours par un séisme qui a fait près de 300 morts, et forçant l’interruption temporaire des efforts pour retrouver des survivants.

L’épicentre de ce séisme de magnitude 6,1, survenu à 12h53 GMT, a été localisé dans l’Etat de Oaxaca, dans le sud du Mexique déjà frappé par une puissante secousse début septembre, selon l’institut sismologique mexicain.

Ce nouveau séisme, dont l’épicentre est plus éloigné de la capitale que celui du 19 septembre, a été ressenti à Mexico mais la protection civile a indiqué n’avoir recensé aucun dégât dans l’immédiat.

Au sud, dans la zone frappée le 7 septembre par un séisme de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique–, et qui a fait une centaine de morts, les médias mexicains montraient les images d’un pont coupé en deux près de Juchitan de Zaragoza. Dans le Chiapas voisin, la protection civile a indiqué sur Twitter n’avoir pas détecté de dégâts dans l’heure ayant suivi le séisme.

A Mexico, les recherches de survivants ont dû être interrompues au moment de l’alerte, qui a poussé hors de chez eux de nombreux habitants. Certains, traumatisés par le tremblement de terre de mardi, ne cachaient pas leur inquiétude.

– ‘J’aimerais ne plus jamais entrer’ –

« Oh mon Dieu, ayez pitié! » s’est exclamée Teresa Martinez, 74 ans, en se précipitant dans la rue.

Dans le centre ville touristique, visiteurs et employés d’hôtels sont restés rassemblés sur les places et points d’évacuation jusqu’à la levée de l’alerte, un peu plus d’une heure après la secousse.

Employée de l’hôtel City Express, Elisabeth Briceno a revécu l’angoisse de mardi. « Je suis très stressée, j’ai très peur », a-t-elle confié. « Nous attendons les consignes mais j’aimerais ne plus jamais avoir à entrer » dans l’hôtel, a-t-elle poursuivi.

Un couple de touristes tenait sa fillette de quatre ans dans les bras. Le père est sorti pieds nus et en caleçon, sans prendre le temps de mettre ses chaussures. « J’ai senti les fenêtres, ou les volets. On a peur mais je n’ai pas voulu paniquer », explique son épouse, Maria Urbina.

L’angoisse a encore augmenté chez les proches des disparus, alors que les sauveteurs ont dû interrompre temporairement leurs recherches pour des questions de sécurité.

Les sauveteurs ont concentré dans la nuit leurs efforts sur cinq sites où des signes de vie étaient encore détectés parmi les amas de béton et de ferraille, selon la Protection civile fédérale.

« Beaucoup de temps a passé, mais nous n’abandonnerons pas », a déclaré son directeur, Luis Felipe Puente, à la chaîne Televisa. Il a démenti des rumeurs, apparues sur les réseaux sociaux, selon lesquelles les autorités avaient décidé de faire intervenir des engins lourds pour déblayer.

Dans le quartier de Roma-Condesa, les sauveteurs et proches ont encore l’espoir de retrouver des survivants. A l’aube, les famille ont signé une autorisation pour qu’une grue retire des gravats volumineux mais de façon très ciblée afin d’accélérer les recherches.

Selon le maire de Mexico Miguel Angel Mancera, une trentaine de personnes sont encore portées disparues.

– 100.000 enfants affectés –

Trois jours après un séisme, les recherches cessent généralement et les bulldozers commencent à dégager les gravats, les experts estimant qu’il y a alors peu de chances de retrouver des survivants.

Mais les proches des disparus se souviennent des sauvetages « miracles » accomplis après le grand séisme de 1985 dans cette mégalopole de 20 millions d’habitants.

Le dernier bilan de la Protection civile fait état de 298 morts, dont 160 à Mexico, 73 dans l’Etat de Morelos et 45 à Puebla. Quatre Taïwanais, un Sud-Coréen, une Panaméenne, un Argentin et un Espagnol font partie de ces victimes.

Jusqu’à jeudi, 115 personnes avaient été extraites vivantes des décombres et 88 retrouvées mortes.

Et les funérailles s’organisent, comme celles de ces époux retrouvés enlacés sous les décombres. « Je me souviens d’un couple uni, amoureux », confie Juan Carlos Williams, neveu de Gabriel Morales, découvert avec son épouse Agueda Mendoza et leur chien Quino.

Quelque 100.000 enfants ont été touchés par le séisme dans la capitale, selon l’ONG Save the children.

Le tremblement de terre de mardi est survenu 32 ans jour pour jour après celui de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts – jusqu’à 30.000 selon certaines estimations -, et qui reste un traumatisme national.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 18h03)                

Séisme en Corée du Nord, possiblement dû à une explosion

septembre 23, 2017

Un écran dans une gare de Séoul montre la localisation de l’épicentre du séisme, le 23 septembre 2017 / © AFP / JUNG Yeon-Je

Un séisme peu profond de magnitude 3,5 a secoué samedi la Corée du Nord près de son site d’essais nucléaires, selon les services de géologie américains, possiblement dû à une « explosion » selon Pékin, Séoul évoquant « un tremblement de terre naturel ».

Ce séisme survient au moment où la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire nord-coréen, dans un contexte d’échanges de plus en plus acrimonieux entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Selon les services géologiques américains (USGS), le séisme a frappé à une vingtaine de km du site d’essais nucléaires nord-coréen où Pyongyang avait effectué le 3 septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Cet essai, qui concernait selon Pyongyang une bombe H susceptible d’être montée sur un missile, avait provoqué un séisme de magnitude 6,3.

Selon un communiqué de l’USGS, la profondeur du séisme de samedi a été évaluée à 5 km.

« Cet événement est survenu dans la zone des précédents essais nucléaires nord-coréens », précise le communiqué de l’USGS, soulignant: « nous ne pouvons confirmer de manière certaine à cette heure la nature (naturelle ou provoquée par l’homme) de l’événement ».

Les experts de la région divergeaient dans leur analyse de la secousse.

Le Service sismique chinois CENC a évoqué un séisme de magnitude 3,4 possiblement dû à une « explosion », l’agence officielle chinoise Xinhua soulignant que l’épicentre, dans le nord-est du pays, était pratiquement le même que celui de la secousse du 3 septembre qui avait été suivie d’une deuxième secousse (de 4,6) imputée à un « affaissement » par le service chinois.

De son côté, l’Agence météorologique de Corée du Sud (KMA) a jugé qu’il s’agissait samedi d’un « tremblement de terre naturel ».

« Il n’y a aucune possibilité qu’il puisse s’agir d’un séisme artificiel », selon un responsable de la KMA cité par l’agence sud-coréenne Yonhap.

Ce séisme survient alors que les tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis à propos du programme nucléaire nord-coréen sont à leur comble, alimentées par une escalade verbale entre Kim Jong-Un et Donald Trump.

« Kim Jong-Un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple, va être mis à l’épreuve comme jamais! » avait lancé vendredi M. Trump dans un tweet, au lendemain de l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions contre Pyongyang.

– ‘Gâteux américain mentalement dérangé’ –

Quelques heures plus tôt, c’est le leader nord-coréen qui s’était livré une attaque très personnelle contre le locataire de la Maison Blanche.

Trump « m’a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l’histoire », a-t-il déclaré, selon une dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

« Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé », a-t-il ajouté, deux jours après les propos belliqueux du président américain qui avait menacé, à la tribune de l’ONU, la Corée du Nord de « destruction totale ».

La dépêche de KCNA était accompagnée d’une photo montrant Kim Jong-Un assis derrière un bureau et tenant une feuille de papier. Le régime de Pyongyang a par ailleurs évoqué un possible essai de bombe H dans l’océan Pacifique.

Après l’essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre, qui survenait après deux tirs de missiles intercontinentaux en juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU avait voté un huitième train de sanctions contre Pyongyang.

Le Kremlin a exprimé sa vive inquiétude face aux échanges de « menaces » entre Donald Trump et Kim Jong-Un et « l’escalade des tensions ». Sur une tonalité similaire, la Chine a demandé vendredi l’arrêt des provocations entre Américains et Nord-Coréens.

Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle – au lieu d’avoir une cour de récréation où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter », a commenté le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 14h37)                

« Tempête du siècle », Porto Rico, dévasté par Maria, se prépare à des inondations « catastrophiques »

septembre 21, 2017

Des parkings inondés après le passage de l’ouragan Maria à San Juan, le 20 septembre 2017 à Porto Rico / © AFP / HECTOR RETAMAL

Dévastée par l’ouragan Maria qui l’a touchée mercredi, l’île de Porto Rico se préparait jeudi à des inondations potentiellement « catastrophiques », avec des pluies torrentielles attendues dans les deux jours qui viennent.

L’ouragan a laissé derrière lui mercredi d’innombrables toitures arrachées, des immeubles détruits et des villes sous l’eau, obligeant des dizaines de milliers de personnes à se presser dans les refuges.

Et le centre américain des ouragans annonçait que l’île devait s’attendre à 50 à 75 cm de pluie d’ici samedi, voire 90 cm par endroits.

« Si vous le pouvez, montez vers les hauteurs MAINTENANT », lançait jeudi à l’aube dans un tweet le service météorologique national, parlant d’inondations « catastrophiques », et de risque de glissements de terrain.

L’ouragan, oscillant entre les catégorie 4 et 5 (le maximum) lorsqu’il a atteint Porto Rico, est « la tempête la plus dévastatrice qu’ait connue l’île en un siècle », a déclaré le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello.

L’ouragan le plus catastrophique à toucher l’île a été Okeechobee, connu aussi comme San Felipe Segundo, en 1928, qui avait tué 300 personnes.

« Il y a beaucoup d’inondations, beaucoup d’infrastructures endommagées, le système de télécommunications est partiellement détruit et l’infrastructure énergétique ne fonctionne plus du tout », a encore déclaré le gouverneur à CNN.

Celle-ci avait déjà été endommagée par Irma, et cette fois, « je crains que les dégâts ne soient très sévères », a ajouté M. Rossello. « Si c’est le cas, ça peut être une histoire de mois, et non de jours, pour tout remettre en ordre ». En attendant, l’ensemble de l’île est sans électricité.

– Dévastation ‘pratiquement absolue’ –

La dévastation est « pratiquement absolue », a témoigné en pleurs la maire de la capitale, Carmen Yulin Cruz, dans un refuge, ajoutant que « de nombreuses parties de San Juan sont complètement inondées ».

« Notre vie telle que nous l’avons connue a changé », a-t-elle assuré.

Un homme est mort à Bayamon, dans le nord-est de l’île, frappé par une planche qu’il avait utilisé pour bloquer une fenêtre et que le vent a arrachée, a annoncé le gouvernement.

Dans les refuges, chacun a son témoignage de la violence de Maria.

« Quand les vents ont commencé à souffler fort (…) nous avons dû monter aux deuxième et troisième étages avec toutes nos affaires et les chiots », a raconté par téléphone à l’AFP, Suzette Vega, une habitante de 49 ans qui a trouvé refuge avec 1.200 personnes dans une salle de concert de San Juan.

« Quand j’ai levé les yeux j’ai vu le toit trembler comme une feuille. J’ai demandé +Mais il est en carton?+. On m’a répondu +Non, c’est du ciment+ », a-t-elle ajouté.

Dans le centre de la capitale, Imy Rigau était prise au piège de l’eau dans son appartement, le plafond de celui du dessus s’étant envolé. « L’eau est descendue par les escaliers comme dans une cascade et toute cette eau est entrée chez moi », a raconté en pleurs cette femme de 53 ans. « Nous sommes bloqués », s’est-elle lamentée dans une conversation téléphonique avec l’AFP.

Les autorités ont instauré un couvre-feu de 18h à 06h, autant par sécurité que pour éviter les pillages dans les maisons que leurs habitants ont été forcés d’abandonner.

– ‘Conséquence du réchauffement climatique’ –

Comme Porto Rico, ce sont plusieurs îles des Caraïbes déjà mises à mal par Irma la semaine dernière qui doivent de nouveau faire face à leur lot d’inondations, de toits et d’arbres arrachés.

En Guadeloupe, au moins deux personnes sont mortes et deux autres sont portées disparues en mer après le passage de Maria mardi.

Plus au sud, sur l’île de la Dominique elle aussi totalement ravagée mardi par Maria, sept personnes ont perdu la vie, mais les autorités ont prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir, les vents violents rendant difficiles et parfois impossibles les opérations de secours.

Des images aériennes de l’AFP montrent une partie de la Dominique jonchée de débris, notamment de toitures arrachées. Un vol de reconnaissance a permis au Centre des situations d’urgence des Caraïbes (CDEMA) d’estimer les dommages à « 70-80% des constructions » selon son directeur, Ronald Jackson.

« Le pays est complètement assommé », a déclaré un conseiller du Premier ministre de la Dominique. « Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de téléphones ni fixes ni cellulaires, et tout ça risque de durer un bon moment », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Les Iles Vierges américaines ont elles aussi pâti du passage de l’ouragan, mais sans qu’aucune victime soit recensée à ce stade, alors qu’Irma y avait fait 9 morts. Maria semble aussi avoir épargné l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, où Irma avait fait 15 morts.

L’ouragan, qui après être descendu en catégorie 2, vient de repasser en catégorie 3, devrait passer à une centaine de kilomètres au nord de la République dominicaine jeudi, et continuer sa route vers les îles britanniques de Turques-et-Caïques.

Le président français Emmanuel Macron avait déclaré mardi que ces ouragans étaient « une des conséquences directes du réchauffement climatique », déplorant la décision américaine de sortir de l’accord de Paris sur le climat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 14h19)

Un séisme d’une magnitude de 6,1 frappe le Japon

septembre 20, 2017

Tokyo – Un séisme d’une magnitude de 6,1 a frappé jeudi matin la côte orientale du Japon, mais les autorités n’ont pas émis d’avis de risque de tsunami.

L’épicentre du tremblement de terre était à 281 kilomètres à l’est de la ville de Kamaishi, sur Honshu, la plus grandes des îles japonaises, et à seulement 10 kilomètres de profondeur, selon les services géologiques américains (USGS).

L’Agence météorologique japonaise a précisé qu’il n’y avait pas d’alerte au tsunami. Selon l’USGS, seules de faibles secousses ont dû être ressenties sur l’île de Honshu et le risque de destructions est faible.

Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts enregistrés sur Terre. Les dégâts restent toutefois limités, même en cas de fortes secousses, en raison des normes de construction très strictes.

En mars 2011, un séisme de magnitude 9 avait fait quelque 18.000 morts et disparus et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les coeurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion. Il s’agissait de l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire depuis la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Un séisme de magnitude 7,1 a frappé mardi la région de Mexico, au Mexique, faisant au moins 225 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 19h48)