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Canada: Cinq fois plus d’élèves infectés au Québec par rapport à la rentrée de janvier 2021

janvier 25, 2022

En revanche, le nombre de classes fermées est passé de 745 à 91 en raison du changement d’approche.

Des crayons dans une salle de classe vide.

L’isolement n’est plus nécessaire lorsque des camarades sont malades. Photo : CBC/David Donnelly

La rentrée scolaire de janvier 2022 ne ressemble en rien à celle de janvier 2021, sur le front de la COVID-19. Des données dévoilées par le ministre de l’Éducation du Québec montrent que plus de 11 648 élèves sont actuellement absents parce qu’ils ont obtenu un résultat de test positif, et ce nombre est largement sous-estimé.

En effet, près de 20 000 autres élèves sont déclarés absents en raison de la COVID-19 sans résultat positif. Il pourrait s’agir de cas contacts domiciliaires qui n’ont pas accès à un test de dépistage rapide ou d’élèves présentant des symptômes, mais qui n’ont pas pu subir un test. La santé publique considère ce dernier cas de figure comme un cas de COVID-19.

Par ailleurs, 30 % des écoles publiques et 15 % des écoles privées n’ont pas fourni leurs données au ministère de l’Éducation. Il pourrait donc y avoir actuellement plus de 40 000 élèves québécois infectés par la COVID-19.

À titre de comparaison, le 25 janvier 2021, une semaine après la rentrée au secondaire et deux semaines après celle au primaire, le ministère signalait que 2377 élèves avaient été infectés par le coronavirus.

Toutefois, il y a une différence majeure cette année : l’impact moindre sur l’absence des autres élèves de la classe. Il n’est en effet plus requis de s’isoler quand des camarades sont malades.

Une classe peut cependant être fermée si 60 % des élèves sont en isolement.

Ainsi, le Québec compte 91 classes fermées, en enseignement à distance, alors qu’il y en avait 745 le 25 janvier 2021.

Mieux qu’en Ontario, se félicite Québec

La cabinet du ministre de l’Éducation relativise : ces absences représentent 2,28 % des élèves, donc « 97,72% des élèves sont en classe », rappelle l’équipe de Jean-François Roberge.

Selon nos informations, certaines écoles de Montréal affichent des taux d’absence liés à la COVID-19 beaucoup plus importants, allant jusqu’à 15 %.

L’Ontario diffuse le taux d’absences par école sur une page web(Nouvelle fenêtre). Des informations qui ne sont pas disponibles au Québec.

En date de vendredi, le taux d’absentéisme scolaire en Ontario était en moyenne de 18,4 %. Environ une école ontarienne sur dix affichait un taux d’absentéisme de 30 % et plus.

En proportion, la province voisine enregistre deux fois plus d’écoles fermées qu’au Québec.

« À ce jour, nous faisons mieux que l’Ontario. Bravo à tous. »— Une citation de  Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation du Québec

Autres données fournies par Québec : 1768 enseignants et 1596 membres du personnel sont absents à cause de la COVID-19, soit environ 1 % des effectifs.

Le ministère promet de rendre publiques des données complètes et mises à jour de façon régulière.

La rentrée scolaire, qui avait été repoussée au 17 janvier, est l’objet de beaucoup de discussions depuis quelques jours. Des enseignants se plaignent de devoir ouvrir les fenêtres par grand froid parce que leurs lecteurs de CO2 affichent des niveaux de qualité de l’air supérieurs aux niveaux recommandés. D’autres ouvrent les fenêtres par précaution, puisqu’ils n’ont pas encore reçu les appareils de mesure.

Dans le guide envoyé au réseau scolaire, en octobre, le ministère indiquait qu’à un taux se situant entre 1500 et 2000 parties par million (ppm) de CO2, il fallait ouvrir les fenêtres sans égard à la température.

Vendredi, le ministère de l’Éducation a demandé aux établissements de maintenir une température confortable en classe.

Radio-Canada par

Thomas Gerbet

Thomas Gerbet

Avec la collaboration de Jean-Philippe Robillard

Canada: Un enfant de 6 ans disparu au Nouveau-Brunswick

janvier 25, 2022
Kenton Murphy.

Kenton Murphy a une silhouette élancée, pèse de 18 à 22 kg (45 à 50 lb). Il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Photo: Gracieuseté/GRC

Les services policiers du Nouveau-Brunswick recherchent un garçon de 6 ans.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick dit avoir lancé l’alerte Amber au nom du Service de police de Miramichi afin de retrouver Kenton Murphy, qui a été vu pour la dernière fois tôt lundi matin, vers 2 h 30, dans une maison de la région de Douglastown, à Miramichi.

Le garçon, selon la Gendarmerie royale du CanadaGRC, aurait été enlevé de la maison par sa mère, Ashley Rose Munn, 33 ans, entre 2 h 30 et 6 h.

Ashley Munn n’a pas la garde de Kenton Murphy, précise la Gendarmerie royale du CanadaGRC, qui dit s’inquiéter pour le bien-être de l’enfant.Ashley Rose Munn.

Ashley Rose Munn, 33 ans Photo: Gracieuseté/GRC

Ashley Munn mesure environ 168 centimètres (5 pieds 6 pouces) et pèse environ 76 kilogrammes (168 livres). Elle a les cheveux bruns et les yeux bleus. Elle a été vue pour la dernière fois au volant d’un véhicule utilitaire sport Nissan Xterra 2008 noir, immatriculé JET 685 au Nouveau-Brunswick.

Kenton Murphy a une carrure mince, il pèse de 18 à 22 kilogrammes (45 à 50 livres). Le garçon a les yeux bleus et les cheveux blond foncé. Il a été vu pour la dernière fois portant un pyjama bleu à motif camouflage.

Les policiers demandent aux gens qui les apercevraient de ne pas s’approcher d’eux. Si vous voyez Ashley Munn ou Kenton Murphy, appelez le 911 immédiatement, recommande la Gendarmerie royale du Canada GRC.

Avec Radio-Canada

Canada: Québec veut trouver 8000 travailleurs de plus en éducation d’ici cinq ans

janvier 24, 2022
Jean-Francois Roberge en conférence de presse.

Jean-Francois Roberge, ministre de l’Éducation du Québec Photo : La Presse Canadienne/Paul Chiasson

Le gouvernement du Québec souhaite recruter, former ou requalifier 8000 travailleurs d’ici cinq ans pour contrer la pénurie de main-d’œuvre dans le milieu de l’éducation, un objectif qu’il compte atteindre en faisant appel aux retraités et aux travailleurs étrangers, entre autres.

On anticipe attirer, former, requalifier à peu près 8000 personnes d’ici 2026, a annoncé lundi le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, lors d’un point de presse où il était accompagné de son collègue de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Les postes à pourvoir sont ceux de techniciens en éducation spécialisée, d’éducateurs en service de garde en milieu scolaire et d’enseignants aux niveaux préscolaires, primaires, secondaires, ainsi qu’à l’éducation aux adultes.

Les retraités encore sollicités

MM. Boulet et Roberge ont donc annoncé la mise en place de plusieurs mesures pour dénicher ces milliers de travailleurs, à commencer par la pérennisation des avantages déjà implantés, l’an dernier, pour les enseignants à la retraite souhaitant venir prêter main-forte dans le réseau.

On avait déjà amélioré les conditions d’emploi, amélioré le salaire, des gens qui, ayant fait carrière en éducation, décident de revenir, à contrat ou comme suppléants, a souligné Jean-François Roberge.

Aujourd’hui, on vient pérenniser cette bonification, les gens qui reviennent sont au sommet de l’échelle salariale […] et en plus c’est sans pénalité sur leurs prestations de retraite. On avait attiré l’an passé, avec ces bonifications-là, plus de 700 retraités, a indiqué le ministre, qui affirme avoir bon espoir d’en attirer encore davantage.

Ces mesures concernant les retraités sont déjà en vigueur et ceux qui sont intéressés peuvent contacter les ressources humaines d’un centre de services scolaire ou la direction d’une école précise pour aller y prêter main-forte.

On ne peut pas tolérer de manquer de main-d’œuvre en éducation, c’est un service public essentiel, a souligné le ministre, qui évalue actuellement le manque de main-d’œuvre entre 200 et 300 enseignants à temps complet.

M. Roberge a ajouté qu’il avait l’intention de créer des contrats de remplacement annuels pour les suppléants, afin d’améliorer la stabilité dans les écoles et de diminuer la précarité pour ces travailleurs. Fini, donc, les contrats d’un jour pour les suppléants du réseau de l’éducation qui offrent des disponibilités récurrentes.

Recruter à l’étranger

Québec compte également sur des missions de recrutement à l’international, notamment en France et en Belgique, pour dénicher de nouvelles candidatures.

On en a fait des missions de recrutement, ça nous a permis d’embaucher ici pour le Québec une centaine de personnes dans la profession d’enseignants, a précisé le ministre Jean Boulet.

Les prochaines missions se dérouleront du 28 mars au 28 avril, a-t-il fait savoir.

La province compte par ailleurs lancer une opération de reconnaissance des acquis et des compétences, en plus de formations bonifiées et d’un service d’accompagnement, pour éliminer les barrières à l’entrée qui empêchent certains travailleurs d’œuvrer dans le réseau de l’éducation.

Cette annonce de MM. Boulet et Roberge s’inscrit dans le cadre de l’Opération main-d’œuvre, lancée le 30 novembre dernier, qui dispose d’un budget de 3,9 milliards sur cinq ans pour s’attaquer à la pénurie de travailleurs dans les secteurs prioritaires, soit la santé, l’éducation et les services de garde.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec/Des militaires au centre de vaccination : les « jokers » du système de santé

janvier 23, 2022

Après l’appel aux retraités, c’était le dernier recours : demander l’assistance de l’Armée canadienne. Dans un système de santé qui manque cruellement de main d’œuvre, les militaires, tels les jokers d’un jeu de cartes, peuvent jouer n’importe quel rôle qu’on a besoin de leur attribuer.

Trois militaires discutent.

La présence de soldats réservistes permet aux membres du personnel de la santé de se concentrer sur leurs tâches médicales. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Depuis le début de janvier, des soldats réservistes de l’armée canadienne travaillent dans plusieurs sites de vaccination au Québec. Ils ont quitté leurs études ou leur emploi au civil, sur une base volontaire, pour « prêter main-forte », une expression souvent entendue depuis deux ans de pandémie.

Ils permettent aux infirmières ou aux médecins de se concentrer sur leurs fonctions. Leur présence est fort appréciée pour soulager le personnel, même si elle signifie, aussi, que notre système de santé souffre en ce moment d’un terrible manque de ressources.

Ils ne font pas de piqûres, mais ils contribuent à maintenir la cadence. Leurs tâches sont logistiques et administratives, très répétitives, comme c’est souvent le cas dans un centre de vaccination. Il faut entrer 20 fois, 30 fois par heure le même type d’information dans la base de données de Clic Santé, poser les mêmes questions. Il faut désinfecter 20 fois la même chaise. Tendre un nouveau masque à l’entrée, dire c’est par icisuivez cette ligne-là.

Mais pour eux, c’est une mission comme une autre, même s’il n’y a pas de chars blindés à conduire, de sacs de sable à soulever ou d’enfants à sortir d’une maison inondée.

Ils ont déjà retroussé leurs manches pour le déluge du Saguenay de 1996, la crise du verglas de 1998, les inondations de 2017 et de 2019, la crise dans les Centre d’hébergement et de soins de longue duréeCHSLD de 2020, au début de la pandémie… Ils rappellent que c’est leur mandat premier : protéger la population civile canadienne.

Portrait de quelques-uns d’entre eux, rencontrés dans un centre de vaccination de Trois-Rivières.

Écoutez le reportage de Myriam Fimbry à ce sujet à l’émission Désautels le dimanche du 23 janvier 2022, à 10 h.

Cavalier Ève Gauvreau, étudiante en techniques policières

Portrait d'Ève Gauvreau.

Le cavalier Ève Gauvreau est âgée de 21 ans. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

C’est sa toute première opération sur le terrain. En tenue de camouflage kaki, avec un petit drapeau canadien sur le bras, Ève Gauvreau est une nouvelle réserviste de la division blindée de Trois-Rivières.

Cavalier, c’est son grade, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec un cheval. Elle conduit plutôt des véhicules blindés lors de ses entraînements. Originaire de Joliette, elle étudie à Nicolet en techniques policières. Quand les Forces armées canadiennes ont cherché des volontaires pour aider les équipes de vaccination, elle a levé la main : Tout de suite, j’ai donné mon nom. J’espérais être choisie.

Tout le monde y donne du cœur et travaille vraiment fort, insiste-t-elle. Je trouvais ça poche un peu de ne pas pouvoir participer. De pouvoir enfin aider, je suis contente.

Assise à une table d’inscription, elle demande la carte d’assurance maladie et vérifie les données dans Clic Santé. Elle règle l’aspect administratif du rendez-vous, pendant que l’infirmière à ses côtés pose les questions d’ordre médical. En deux ou trois minutes, elles passent au suivant. Les gens défilent sans arrêt.Ève Gauvreau travaille sur un ordinateur à côté d'une infirmière.

Les militaires et les travailleurs de la santé travaillent en étroite collaboration. Photo : Radio-Canada/Myriam Fimbry

Comme tous ses collègues de l’armée ici présents, elle peut aussi désinfecter des tables et des chaises. Ce n’est pas comme conduire un char blindé, mais la volonté de se dévouer à une tâche l’emporte. Tout le monde ici a le même objectif : c’est de faire une différence, souligne Ève Gauvreau. Peu importe le travail. Tsé, tout le monde est ici volontiers et arrive à avoir du fun. L’ambiance est vraiment bonne.

Le cavalier Gauvreau (les grades de l’Armée canadienne sont encore toujours masculins) est là depuis une semaine. Elle reconnaît que ce travail administratif répétitif peut sembler bien éloigné de l’esprit d’aventure et de bravoure qui incite parfois les jeunes à revêtir l’uniforme de soldat.

Non, c’est pas comme conduire un véhicule blindé, convient-elle, mais on va être là. Si tout le monde se tannait après une semaine, il n’y aurait plus personne. Puis ça prend du monde tout le temps pour faire ce travail-là.

Arrivée depuis une semaine au site de vaccination de Trois-Rivières, elle est déjà chargée de former une collègue : Marie-Andrée Robitaille, une réserviste de Québec.

Caporal Marie-Andrée Robitaille, musicienne

Portrait de Marie-Andrée Robitaille.

Le caporal Marie-Andrée Robitaille est dans l’Armée canadienne près de 20 ans. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Diplômée du conservatoire de musique de Québec, Marie-Andrée Robitaille joue de la clarinette. Je suis rentrée dans les Forces armées par la musique. Une audition nationale à Ottawa pour un travail d’été, puis un cours de recrue.

Alors qu’elle ne pensait pas rester dans l’armée très longtemps, elle s’y trouve depuis maintenant près de 20 ans, au sein des Voltigeurs de Québec. Les valeurs militaires de travail d’équipe, d’entraide, d’engagement et de loyauté l’ont séduite. J’ai vraiment développé un grand sentiment d’appartenance avec mon unité, qui est le premier régiment canadien-français.

Elle a participé à des parades, à des concerts, à des tattoos, ces grands rassemblements de musiciens militaires venus de partout au Canada.

La voici en formation une journée à Trois-Rivières dans un cubicule de vérification des rendez-vous, en jumelage avec Ève Gauvreau. Beaucoup de choses à apprendre, mais ça se fait très bien.

Partie de Québec à 6 h du matin, la femme de 40 ans rentrera ce soir chez elle, avant de connaître son affectation des prochains jours.

« C’est un travail très répétitif. Je suis vraiment en admiration devant les gens qui font ça depuis des mois. On est vraiment contents de pouvoir libérer un peu ces gens-là. »— Une citation de  Caporal Marie-Andrée RobitailleDes militaires à Trois-Rivières.

L’armée est arrivée en renfort à Trois-Rivières au début du mois. Photo : Radio-Canada/François Genest

Elle voit défiler beaucoup de monde en une journée, sans arrêt. Je me sens très utile, affirme-t-elle. Je suis vraiment contente d’être là, à voir tous les gens qui sont vaccinés ici.

Sa vie civile est bien remplie, notamment en tant que mère d’un garçon de deux ans et demi. Elle s’est proposé de venir en renfort, parce que la vaccination est une cause qui lui tient particulièrement à cœur. En tant que musicienne et en tant que mère. Idéalement, on espère un retour à la vie normale, que les activités culturelles puissent recommencer.

À cause de la pandémie, elle envoie très peu son garçon à la garderie, pour ne pas risquer d’attraper la COVID, mais ça le coupe de la vie sociale, importante à son âge pour son développement. J’ai hâte de pouvoir socialiser mon jeune garçon davantage.

L’opération VECTOR

  • Quelque 250 militaires contribuent présentement à l’effort de vaccination au Québec;
  • Ils sont répartis dans les régions de Montréal, Mauricie–Centre-du-Québec, Estrie, Chaudière-Appalaches et Côte-Nord, dans un total de 14 centres de vaccination;
  • L’opération a été lancée le 3 janvier pour une durée de 30 jours, mais les besoins sont réévalués constamment.

Caporal-chef Pierrick Rouat, avocat en droit international

Portrait de Pierrick Rouat.

C’est le caporal-chef Pierrick Rouat qui a comparé le rôle variable des militaires à celui des jokers d’un jeu de cartes. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Pierrick Rouat a un nom breton; son père est originaire de Brest. Il est réserviste à Trois-Rivières au sein du 12e Régiment blindé du Canada.

D’habitude, dans la vie civile, il est avocat en droit international. Il a longtemps travaillé pour une organisation non gouvernementale, Avocats sans frontières Canada. C’est ainsi qu’il a passé un an au Mali (en 2018-2019) comme conseiller juridique volontaire au sein de la Commission vérité, justice et réconciliation, pour appuyer des enquêtes sur les crimes de guerre et la défense des droits de la personne.

Comme réserviste, l’homme de 28 ans travaille une fin de semaine par mois minimum pour les Forces armées. Il participe à des entraînements pour se maintenir à niveau et à des cours à temps plein pour élargir ses compétences et passer au prochain grade. Même quand on pense qu’on sait, on a encore des choses à apprendre. C’est des défis en continu.

Tous les jeunes militaires rêvent d’être un jour déployés outre-mer. Pierrick Rouat revient justement d’une mission de six mois en Lettonie, dans le cadre de l’opération Réassurance de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN en Europe centrale et en Europe de l’Est. Il était chargé de la coopération civilomilitaire. Un peu comme ici, sur le site de vaccination de Trois-Rivières.

« Je fais de la coordination entre les autorités civiles et l’armée. La mission qu’on a, d’accélérer la campagne de vaccination pour mieux protéger la population, je vais m’y dévouer totalement. »— Une citation de  Caporal-chef Pierrick RouatDes militaires des Forces armées canadiennes, la plupart portant un masque.

Des centaines de militaires avaient déjà été déployés dans des CHSLD de la région de Montréal au printemps 2020. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

C’est la première fois qu’il travaille pour le système de santé du Québec et il ne s’ennuie pas depuis son arrivée, il y a une semaine.

J’ai appris à gérer une équipe sur le plancher de 10 personnes, préparer des horaires, des congés, note-t-il. C’est de la résolution de problèmes personnels et professionnels. J’ai appris à faire la liaison avec les autorités civiles, pour déplacer les membres de mon équipe en fonction des priorités. J’ai appris à utiliser les logiciels d’enregistrement de Clic Santé. J’apprends tous les jours!

Selon lui, l’atout des militaires, c’est d’être capables de faire n’importe quelle tâche, avec le sourire, tout simplement parce que c’est ce qu’on leur demande de faire. Les gestionnaires de la santé apprécient cette flexibilité.

« Dans un jeu de cartes, on est comme les jokers : on peut faire toutes les tâches! Évidemment, toutes les tâches dans le cadre de notre mandat. »— Une citation de  Caporal-chef Pierrick Rouat

L’accueil de la population est excellent, assure Pierrick Rouat. Les gens sont reconnaissants. Ils nous remercient régulièrement. Quand ils ont le temps, ils nous posent des questions.

Par exemple, certains demandent des explications sur les divers symboles cousus sur l’uniforme, sur les grades… Ça fait drôle de voir l’armée, admet un monsieur. On n’est pas habitués. Mais ils sont là pour nous aider.

Caporal-chef Samuel Plamondon, réserviste à temps plein

Portrait de Samuel Plamondon.

Âgé de 22 ans, le caporal-chef Samuel Plamondon rêve d’être envoyé en mission à l’étranger. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Samuel Plamondon ajuste son béret. C’est comme une famille. Je veux montrer à quelle famille j’appartiens, quel régiment. Je suis fier de le montrer. On peut lire sur son béret que cette famille, c’est le 12e Régiment blindé du Canada.

Basé à Trois-Rivières, où il est réserviste à temps plein, il a participé à l’intervention de l’armée lors des inondations de l’été 2019. Il emmenait en char blindé léger les premiers répondants vers des zones difficiles d’accès, ce qui permettait aux pompiers, ambulanciers et policiers d’apporter de la nourriture et des soins. Les populations civiles étaient très heureuses de nous accueillir, se souvient-il avec fierté.

Après ces deux missions en sol canadien, il aimerait bien un jour participer à un déploiement avec les Forces canadiennes à l’étranger : C’est comme un petit rêve d’enfant!

Par Radio-Canada

Canada: La santé publique de Montréal était opposée au couvre-feu de Québec

janvier 21, 2022

La directrice de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, s’était opposée, en coulisses, à l’imposition du couvre-feu, mais son avis n’a pas été suivi. Radio-Canada a obtenu les recommandations qu’elle avait fait parvenir à la direction nationale de la santé publique du Québec, au sujet de cette mesure controversée.La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

Dans le cadre des discussions sur le couvre-feu en décembre dernier, la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) avait émis l’avis suivant :

Malgré l’opposition de la santé publique de la métropole, le couvre-feu a tout de même été décrété dans la hâte, la veille du jour de l’An, le 30 décembre et a duré deux semaines, jusqu’au 17 janvier. Il était interdit de sortir entre 22 h et 5 h sous peine de recevoir une amende de 1000 à 6000 $.

Des craintes pour les plus vulnérables

Selon la directrice de la santé publique de Montréal, des décisions alternatives au couvre-feu auraient pu avoir plus d’efficacité à contrôler la transmission» et un potentiel moindre à engendrer des impacts collatéraux affectant disproportionnellement les populations les plus vulnérables».

La DRSP précise que ces recommandations s’appuyaient sur la situation et la réalité dans la région de Montréal, où nous considérions que les impacts collatéraux d’une telle mesure étaient considérables auprès des populations vulnérables de la métropole». On peut penser aux itinérants.

Les directions régionales de santé publique participent régulièrement à une table de discussion avec la direction nationale, au cours desquelles des avis divergents peuvent s’exprimer, mais au final, c’est le national qui tranche.

Lors de la discussion sur le couvre-feu, au moins une autre direction régionale s’est déclarée en faveur de la mesure.

La santé publique du Québec avait-elle obtenu un avis éthique?

Dans sa recommandation, Dre Mylène Drouin ajoutait que si le recours à l’imposition d’un couvre-feu provincial devait être envisagé, elle préconisait que le Comité d’éthique en santé publique ou tout autre service éthique indépendant soit mandaté pour fournir un avis».

Au moment d’écrire ces lignes, il n’avait pas été possible de savoir si la santé publique nationale avait obtenu un tel avis.

Dans les dernières heures, le ministère de la Santé a rendu publics plusieurs avis signés par le Dr Horacio Arruda avant sa démission. Celui du 29 décembre concernant le couvre-feu n’est justifié par aucune considération, contrairement aux autres avis.

Un couvre-feu impopulaire et unique au pays

Le gouvernement Legault a annoncé le 13 janvier qu’il levait le couvre-feu. Le jour même, un sondage commandé par L’Actualité rapportait qu’une majorité de Québécois désapprouvait cette mesure et que le Coalition avenir Québec (CAQ) était en baisse dans les intentions de vote.

Le premier ministre a assuré avoir pris cette décision le 12 janvier, avant de connaître les résultats de ce sondage.

Le Québec est la seule province à avoir imposé le couvre-feu durant la pandémie, mais le gouvernement n’a jamais mené d’étude approfondie sur les répercussions de cette mesure.

Le ministère de la Santé avait cité des études menées en Ontario, en France et en Jordanie pour justifier la pertinence du couvre-feu, mais la méthodologie de ces études a été critiquée.

Selon plusieurs sources impliquées dans les discussions qui ont précédé l’imposition du couvre-feu, la mesure n’était pas considérée comme efficace en tant que telle, mais plutôt comme un message à envoyer à la population pour qu’elle prenne au sérieux la situation sanitaire.

Dans un document juridique signé par le conseiller médical stratégique adjoint à la Direction générale de santé publique du Québec, Éric Litvak, en février 2021, on peut lire que si toutes les mesures en vigueur avaient été respectées à la lettre, le couvre-feu aurait eu une valeur ajoutée limitée».

Pas la première divergence de Mylène Drouin

La directrice régionale de la santé publique, qui n‘a pas fermé la porte à l’idée d’être candidate au poste de directrice nationale, n’en est pas à sa première opposition aux décisions de Québec.

Début janvier, la DRSP avait mis sur pause une directive émise pour les services de garde qui mettait fin au complet à l’isolement des enfants en cas de symptômes. Québec avait fini par reculer.

D’autres divergences étaient survenues, comme celles concernant l’isolement rétroactif des voyageurs au début de la première vague ou encore la critique du fait que les décisions aient été prises depuis Québec, au printemps 2020, alors que la crise était dans la région métropolitaine.

Avec Radio-Canada par  Thomas Gerbet 

Canada: L’homme soupçonné de migration clandestine au Manitoba lié à d’autres affaires

janvier 21, 2022
Gros plan sur le visage de Steve Shand.

Steve Shand est accusé de migration clandestine après que sept personnes ont été arrêtées au sud de la frontière américaine mercredi. Quatre autres personnes, dont on croit qu’elles faisaient partie du groupe, ont été retrouvées mortes dans un champ au Manitoba. Photo : Grand Forks Country Correctional Centre

Steve Shand, 47 ans, originaire de Floride, arrêté après la découverte mercredi de clandestins morts de froid près de la frontière entre le Manitoba et les États-Unis, pourrait être lié à d’autres migrations clandestines, selon les forces de l’ordre.

Avant la découverte des corps, une camionnette transportant 15 personnes, dont 2 clandestins, a été interceptée par des agents de la patrouille frontalière américaine, à environ 1 kilomètre au sud de la frontière canado-américaine, selon un communiqué du bureau du procureur américain du Minnesota.

Le véhicule était conduit par Steve Shand.

Selon les documents judiciaires déposés jeudi auprès d’un tribunal du Minnesota, l’homme pourrait être impliqué dans trois autres cas récents de migration clandestine. Ces papiers montrent également qu’il a déposé une demande de faillite en 2018.

Steve Shand transportait deux ressortissants indiens sans-papiers dans la camionnette lorsqu’il a été arrêté.

Cinq autres ont également été arrêtés à peu près au même moment, tout près de l’endroit où Steve Shand a été arrêté, selon une déclaration sous serment de John Stanley, agent spécial de la sécurité intérieure.

Les forces de l’ordre pensent que ces sept personnes feraient partie d’un même groupe qui aurait été séparé durant leur périple à pied.

De précédents voyages?

L’agent spécial raconte qu’un membre de la patrouille frontalière a fait mention de trois autres incidents récents de migration clandestine, les 12 et 22 décembre 2021 et le 12 janvier 2022, à l’endroit où Dave Shand a été arrêté.

Le 12 janvier, il avait repéré des empreintes de bottes de trois personnes dans la neige. Les empreintes ont été faites par les mêmes bottes en caoutchouc que celles portées par les personnes arrêtées mercredi, selon le document du tribunal.

On sait peu de choses sur les ressortissants indiens placés en détention aux États-Unis lors de l’arrestation du suspect mercredi. Le document judiciaire indique qu’ils parlent peu ou pas l’anglais, mais qu’ils parlent couramment le gujarati, une langue parlée dans l’ouest de l’Inde.

Les membres du groupe de cinq personnes ont déclaré aux autorités qu’ils avaient traversé la frontière à pied en s’attendant à être pris en charge par quelqu’un. Ils estiment qu’ils ont marché pendant plus de 11 heures.

Selon la déclaration sous serment, l’un d’entre eux avait payé une somme d’argent importante pour entrer au Canada depuis l’Inde avec un visa d’étudiant frauduleux et prévoyait d’entrer aux États-Unis.

Un homme et une femme de ce groupe souffrent de graves blessures dues au froid. Ils ont tous deux été emmenés à l’hôpital pour y être traités pour des gelures présumées. L’homme a pu sortir depuis, mais la femme a été transportée par avion vers un hôpital plus important et devra probablement subir une amputation partielle d’une main, selon les documents judiciaires.

Elle a cessé de respirer à plusieurs reprises pendant son transport par la patrouille frontalière.

Le groupe de cinq personnes portait exactement les mêmes vêtements, selon John Stanley, de nouveaux manteaux d’hiver noirs avec des capuchons bordés de fourrure, des gants noirs, des cagoules noires et des bottes isolantes en caoutchouc.

Les deux personnes qui se trouvaient dans la camionnette avec le suspect portaient des vêtements similaires, mais qui n’étaient pas identiques aux autres.

Steve Shand était également en possession d’un ensemble de gants noirs et d’une cagoule noire correspondant à ceux que portaient les autres.

Les corps de quatre autres personnes, dont un nourrisson et un adolescent, ont été retrouvés près d’Emerson, au Manitoba. Les forces de l’ordre pensent qu’il s’agit d’une famille qui serait morte de froid pendant le voyage.Un champ au sud du Manitoba le 20 janvier 2022.

Un champ près d’Emerson, au Manitoba, à environ 2 kilomètres de l’endroit où les corps ont été retrouvés. Photo: Radio-Canada/ Trevelor Lyons

Une communauté attristée

Les membres de la communauté indienne du Manitoba sont profondément touchés par la mort des quatre personnes retrouvées mercredi, qui seraient des membres de la même famille.

Ramandeep Grewal, de l’Association indienne du Manitoba, dit qu’il a été frappé par l’émotion dès qu’il a appris leur mort.

C’est incroyable, personne ne mérite cela. L’enfant en bas âge et l’adolescent de cette famille, ils avaient la vie devant eux, déplore Ramandeep Grewal.

Selon lui, les personnes qui ont traversé la frontière devaient être vraiment désespérées pour risquer un voyage aussi dangereux vers les États-Unis.

Il souhaite transmettre un message aux personnes qui envisagent de traverser la frontière.

« Les membres de la communauté doivent suivre uniquement les voies légales pour venir et rester vivre dans n’importe quel pays. Les voies illégales peuvent être fatales. »— Une citation de  Ramandeep Grewal, de l’Association indienne du Manitoba.

Radio-Canada avec les informations de Rachel Bergen et Caroline Barghout

Canada-Québec/« Fausse route » sanitaire : les quincailleries dévissent l’idée du passeport vaccinal

janvier 20, 2022

« Il faut réapprendre à vivre, à gérer autrement nos entreprises et nos comportements individuels », implore le regroupement des quincailliers dans une lettre ouverte.

L'intérieur d'une quincaillerie.

Environ 120 quincailleries devront demander le passeport vaccinal à leurs clients pour les laisser entrer. Photo: Radio-Canada/Michel Nogue

C’est le coup de massue que redoutait l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT).

Dès lundi, en effet, les grandes surfaces de plus de 1500 m2 devront exiger que les consommateurs présentent leur passeport vaccinal avant d’entrer faire leurs courses. Quincailleries et centres de rénovation compris.

Le président de l’AQMAT, Richard Darveau, craint notamment que les clients non vaccinés, refusés par les grandes enseignes, se ruent vers les plus petits commerces. Où est la logique sanitaire? s’indigne-t-il.

Si vous êtes un entrepreneur en construction, vous allez les prendre où, les matériaux? s’interroge aussi M. Darveau, vent debout face à cette nouvelle mesure pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Le président de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de constructionAQMAT a envoyé une lettre mercredi aux ministres Pierre Fitzgibbon (Économie et Innovation) et Jean Boulet (Travail, Emploi et Solidarité sociale) en leur demandant de revenir sur leur décision.Richard Darveau en entrevue avec Patrice Roy.

Richard Darveau, président de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction Photo : Radio-Canada

Le représentant des quincailliers québécois justifie sa démarche par un sondage express effectué auprès de ses membres.

Pas moins de 69 % d’entre eux considèrent que c’est une mauvaise idée de croire que scinder les commerces en deux catégories réduira la contamination virale et décongestionnera le système de santé, fait valoir M. Darveau dans sa lettre ouverte.

Nos membres appliquent nos gestes barrières, assure-t-il en entrevue avec l’animateur Patrice Roy. Ça se passe très bien. On se demande : pourquoi changer quelque chose qui fonctionne bien?

Deux poids, deux mesures

Sa lettre déroule dix arguments(Nouvelle fenêtre) contre le projet de décret du passeport vaccinal, dont l’application est imminente.

Outre un attirail technique et humain inutilement encombrant, coûteux pour les grands magasins qui n’accueilleront plus de non-vaccinés, la mesure ne fera qu’engorger les petits commerces avec cette clientèle à risque.

Or, les petites quincailleries correspondent à 80 % des points de vente. C’est là où vont aller les non-vaccinés [alors que] les allées sont plus étroites, les plafonds plus bas, fait remarquer le président de l’AQMAT.

Non seulement il y a de quoi élever le niveau d’anxiété des employés de ces commerces et des clients vaccinés, assure-t-il, mais cette mesure risque aussi de mettre en opposition les quincailleries entre elles.

Selon lui, le contrôle du passeport vaccinal pourrait tout bonnement finir par encourager le marché noir.

Il y a certains [membres] qui veulent aller vers la désobéissance. Évidemment, le mot d’ordre, c’est : n’allez pas là, restez dans la légalité, implore le président de l’AQMAT en entrevue télévisée.

Avec Radio-Canada par Maud Cucchi

Le Canada organise une réunion des Amériques sur la crise en Haïti

janvier 19, 2022
Des hommes armés en uniforme à bord d'un véhicule.

La police patrouille dans le centre-ville de Port-au-Prince, en Haïti. Photo : AP/ Matias Delacroix

Le Canada organise une réunion virtuelle de ministres des Antilles et des Amériques pour discuter de l’insécurité croissante en Haïti, notamment depuis l’assassinat de son président l’été dernier.

Le président Jovenel Moïse a été assassiné par balles le 7 juillet à son domicile de Port-au-Prince. Sa femme a aussi été blessée lors de cette fusillade.

Des migrants d’Haïti et d’un certain nombre de pays d’Amérique centrale se sont également déplacés vers le nord, exerçant une pression sur la frontière sud des États-Unis et créant une instabilité généralisée dans l’hémisphère occidental.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, présidera le sommet virtuel vendredi.

Elle en sera alors à l’ultime étape d’un voyage officiel dans trois pays européens pour discuter du renforcement militaire russe à la frontière ukrainienne, qui menace toute l’Europe.Mélanie Joly se croise les bras.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly Photo: Associated Press

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et son homologue haïtien, Ariel Henry, prendront la parole à l’ouverture de cette réunion ministérielle virtuelle.

Soutenir un processus politique inclusif

Ottawa a invité des ministres des Affaires étrangères de démocraties aux vues similaires et des représentants d’organisations multilatérales comme les Nations unies, la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Organisation des États américains.

Affaires mondiales Canada décrit cette réunion comme une tentative de renforcer les efforts coordonnés en matière de sécurité, et de soutenir un processus politique inclusif et le développement durable.

La ministre Joly sera accompagnée du ministre canadien du Développement international, Harjit Sajjan.

Le Canada et Haïti sont depuis longtemps unis par une profonde amitié et une étroite collaboration, indique la ministre Joly dans un communiqué.

En tant qu’ami et partenaire de longue date, le Canada est prêt à appuyer les solutions mises de l’avant par Haïti pour résoudre les problèmes les plus urgents du pays, et reste engagé à soutenir Haïti en vue de favoriser un avenir plus démocratique, plus sûr et plus prospère.

Par La Presse canadienne avec AP

Canada-Québec: Décès de l’artiste Karim Ouellet

janvier 18, 2022
Karim Ouellet tient fièrement son trophée dans les mains. Il pose pour la caméra, vêtu d'un complet et d'un noeud papillon.

Karim Ouellet avec son prix Juno de l’album francophone de l’année en 2014. Photo: La Presse Canadienne/Jonathan Hayvard

L’auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet s’est éteint. L’artiste a été trouvé mort lundi soir à Québec. La cause et la date de son décès ne sont pas connues pour le moment.

Son corps inanimé a été découvert un peu avant 22 h à l’intérieur du studio L’Unisson, rue Saint-Anselme, dans le quartier Saint-Roch, selon nos sources.

Le Service de police de la Ville de Québec écarte la thèse criminelle pour expliquer la mort de Karim Ouellet. Il était vraisemblablement décédé depuis plusieurs heures au moment de la découverte de son corps, selon nos informations. Aucune manoeuvre de réanimation n’aurait donc été entreprise.Une bâtisse avec des graffitis et l'inscription Unisson.

Le corps de Karim Ouellet a découvert à l’intérieur du studio L’Unisson, dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Photo: Radio-Canada/Sébastien Vachon

Proches et communauté des artistes sont sous le choc à la suite de cette triste nouvelle. Karim Ouellet s’était replié sur lui-même ces dernières années.

Il était beaucoup plus reclus qu’à l’époque où moi je l’ai côtoyé, a confié Stéfane Campbell, relationniste de presse de Karim Ouellet durant plusieurs années, à l’animatrice en information Julie Drolet sur les ondes de RDI.

Né à Dakar, au Sénégal, Karim Ouellet avait récemment célébré son 37e anniversaire. Ayant grandi au Québec après avoir été adopté, il se fait d’abord connaître dans la capitale à partir de 2007 en multipliant les collaborations avec CEA, Webster et Limoilou Starz, notamment.

Il se fait remarquer à plus grande échelle lors du Festival international de la chanson de Granby en 2009.Sarahmée et Karim Ouellet.

Karim Ouellet et sa soeur Sarahmée Photo: Instagram.Com/Sarahmeeo

Distinctions

Son second album remporte le prestigieux prix de l’album francophone de l’année aux Junos en 2014. Fox s’écoule à plus de 33 000 exemplaires.

Il obtient le prix Félix-Leclerc pour sa chanson L’amour, qui l’a fait connaître du grand public québécois.

En 2013, Karim Ouellet est nommé quatre fois à l’ADISQ, puis devient Révélation Radio-Canada en 2012-2013.

En février 2018, pour le 27e Mois de l’histoire des Noirs, le chanteur est choisi comme porte-parole francophone de cet événement national.Karim Ouellet est debout sur une scène et il joue de la guitare

L’animateur d’ICI Musique, Philippe Fehmiu, rend un vibrant hommage à Karim Ouellet Photo : Radio-Canada

Il fait aussi des premières parties lors de concerts du célèbre Stromae et participe souvent à des célébrations de grande envergure, comme la fête du Canada.

Peu avant sa mort, il travaillait sur son quatrième album, selon sa biographie sur Spotify. Il était aussi juge pour le concours de chant Anjou Star.

Consternation

La classe politique est également sous le choc. Le premier ministre du Québec, François Legault, lui a rendu hommage sur son compte Twitter.

Mes condoléances à la famille et aux proches de Karim Ouellet, un jeune artiste qui a amené un nouveau style à la musique québécoise, a écrit le politicien.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a également exprimé son chagrin.

Un homme, un auteur, un interprète hors du commun qui a su redonner goût a la musique francophone s’envole aujourd’hui, a-t-il rédigé sur son compte Twitter.

« Sa douceur et sa plume continueront de vivre par sa musique qui restera gravée dans le paysage musical des Québécoises et des Québécois à jamais. […] À toi, cher Karim, passionné, je te souhaite un bon voyage. »— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec.

La cheffe de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Dominique Anglade, a pour sa part cité des paroles de la plus célèbre chanson de Karim Ouellet.

Je suis sous le choc. Karim Ouellet est décédé à 37 ans. J’envoie mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches. Dans L’amour, Karim nous chante : « allons voir s’il nous est permis de garder l’espoir ». Que ces paroles continuent de résonner dans nos cœurs.

Il laisse notamment dans le deuil sa soeur, la rappeuse Sarahmée.

Radio-Canada avec

Alain Rochefort

Alain Rochefort et la collaboration de Hadi Hassin, Eloïse Léveillé-Chagnon, Édith Hammond et Steve Jolicoeur

Canada-Québec/Vol de données chez Desjardins : l’ex-employé ne voulait « aucune médiatisation »

janvier 18, 2022
Le logo de Desjardins apparaît sur un édifice.

Desjardins a perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une mesure exceptionnelle. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Sébastien Boulanger-Dorval aurait offert de dévoiler l’identité d’une entreprise à qui il avait vendu des informations en échange d’aucune médiatisation et du « chômage ».

Des documents rendus publics par le tribunal lundi à la demande des médias dévoilent de nouveaux détails sur les intentions de l’ex-employé de Desjardins démasqué par l’institution financière au printemps 2019.

On apprend notamment que le 27 mai 2019, Sébastien Boulanger-Dorval aurait eu une deuxième rencontre en moins de 24 heures avec la direction des enquêtes et des technologies de Desjardins, accompagné au téléphone par son avocat.

Lors de cette rencontre, Sébastien Boulanger-Dorval a imploré d’obtenir du chômage et de ne pas avoir d’accusation au criminel ainsi qu’aucune médiatisation de l’événement en échange du nom de la compagnie à qui il a vendu des informations, peut-on lire dans une demande de mandat de perquisition de la Sûreté du Québec (SQ) chez Desjardins.

La veille, Desjardins avait perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une ordonnance de type Anton Piller, une mesure exceptionnelle s’appliquant dans le cadre d’un recours civil, qui oblige une personne à laisser la partie adverse exécuter chez elle une perquisition et une saisie.

Un montant de 30 100 $ aurait été trouvé chez lui ainsi que de nombreuses cartes Visa prépayées. Tard en soirée, Boulanger-Dorval aurait avoué, lors d’une première rencontrequ’il vend[ait] des informations confidentielles et des bases de données relatives à des clients de Desjardins […] depuis quinze (15) mois à raison d’environ une vente aux deux ou trois mois, sans dévoiler toutefois l’identité de l’acheteur.

Un exercice d’évacuation en cas d’incendie redouté

Plus tôt dans la journée du 27 mai 2019, la direction des enquêtes chez Desjardins a craint un moment que Boulanger-Dorval profite d’un exercice d’évacuation en cas d’incendie prévu ce jour-là pour pénétrer à l’intérieur de l’immeuble sans carte d’accès, révèlent les documents obtenus par Radio-Canada.

Une équipe de filature privée mandatée par Desjardins aurait aperçu Sébastien Boulanger-Dorval se rendre au 150, des Commandeurs, à Lévis, et qu’il a été perdu de vue à cet endroit. La carte d’accès de l’ex-employé au siège social avait été désactivée.

Étant donné le risque de destruction de la preuve, un conseiller en cybermenaces aurait pris place au bureau de Sébastien Boulanger-Dorval afin de protéger les biens à son bureau puisqu’il y avait plusieurs personnes qui rôdaient autour […] et que Sébastien Boulanger-Dorval aurait appelé une personne pour lui demander d’aller à son bureau chercher quelque chose.

Le bureau de travail de l’ex-employé aurait été fouillé par des enquêteurs de Desjardins durant la pratique d’incendie alors que les autres employés n’étaient pas présents.

C’est une transaction suspecte survenue à Laval en décembre 2018 qui a éveillé les soupçons de Desjardins, qui a porté plainte auprès du Service de police de Laval (SPL).

L’enquête de la SQ a commencé en juin 2019. Elle porte sur de possibles infractions de vol d’identité, de trafic de renseignements identificateurs, de fraude de plus de 5000 $ et d’infraction au profit d’une organisation criminelle.

L’ex-employé de Desjardins ne fait encore face à aucune accusation.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily