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Canada(Québec): Pénurie de chauffeurs de taxi à Trois-Rivières: «On n’est pas capable de fournir»

juillet 26, 2021

Les entreprises du milieu des taxis souffrent elles aussi d’une pénurie de main-d’œuvre. Le problème, bien qu’accentué par la COVID-19, est causé par une multitude de facteurs.

Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

© Olivier Croteau Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

Le phénomène n’est pas récent, explique Sylvain Roy, de Taxi Coop. Depuis 2018, M. Roy est aux prises avec une multitude de problèmes par rapport aux embauches. «Je mets des annonces partout, je fais de la publicité. Depuis le début de l’été, j’ai eu douze nouveaux. Mais quand ils voient la longueur du processus, ils se découragent», explique celui qui précise que le problème est répandu au Québec. «À Coaticook, ils ont été obligés de fermer parce qu’il n’y avait pas assez d’employés.»

Chez Taxi élite, la pandémie a été carrément dévastatrice. Jacques Demontigny, copropriétaire de l’entreprise, explique que la pandémie et le couvre-feu ont influencé la constance de son personnel. En mars 2020, il a perdu 85 % de son effectif, qui n’est jamais complètement revenu. «Depuis milieu octobre, c’est compliqué. Lorsqu’il y a eu le couvre-feu, les chauffeurs sont partis puisqu’il n’y avait plus de clientèle. Quand la clientèle est revenue, les chauffeurs étaient sur la PCU», explique M. Demontigny. «Pour mon service de jour, j’ai encore 75 % de mes chauffeurs d’avant. Mais pour mon service de nuit, j’ai moins de 25 %.»

C’est ce que confirme aussi M. Roy. «Sur toutes les heures, on a moins de personnel qu’avant. Il y en a qui vendent, il y en a qui prennent leur retraite.»

Cette baisse des chauffeurs affecte la qualité du service. Taxi Coop, de son côté, assure que le temps moyen n’est pas affecté, mais qu’il y a plus de temps d’attente. Taxi Élite, quant à lui, n’arrive pas à reprendre son souffle depuis l’ouverture des bars. «On n’est pas capable de fournir, et là il n’y a pas encore d’amphithéâtre ni d’évènements», calcule M. Demontigny. Les temps d’attente peuvent parfois être de 1 h à 1 h 30 lorsque la demande est forte. «Pendant le Grand Prix, ce ne sera pas drôle», s’inquiète M. Demontigny.

TROP DE BUREAUCRATIE?

Depuis l’an passé, une nouvelle loi exige des mesures plus strictes pour pouvoir exercer le métier de chauffeur de taxi. «Il y a un paquet d’administration» déplore Sylvain Roy.

Le copropriétaire de Taxi élite corrobore: «Ça coûte 300 $ avant de pouvoir commencer à travailler!» De fait, depuis octobre 2020, la loi 17 exige que les chauffeurs acquièrent une formation en ligne au coût d’environ 150 $, un permis au coût d’environ 75 $ ainsi qu’un certificat de casier judiciaire vierge émis par la Sûreté du Québec, au coût de 87 $. «Faut avoir un certificat de dossier judiciaire vierge. Avant, n’importe quel poste de police le donnait pour 20 $. Il faut maintenant passer par la SQ. Ça coûte 87 $ et tu l’auras quand tu l’auras», explique M. Roy. En plus des frais, les chauffeurs doivent aussi s’enregistrer dans un module d’enregistrement des ventes et s’ouvrir un compte commercial. Les temps d’attente sont longs, allant jusqu’à deux mois dans les cas extrêmes. «Ça m’a pris quatre heures au téléphone avec un fonctionnaire», explique M. Roy, en signalant que les longues procédures en découragent plus d’un. Beaucoup de vétérans ont aussi abandonné, n’étant plus à l’aise avec la modernisation des méthodes de travail.

L’embauche est aussi difficile, compte tenu du fait que les entreprises ont peu de contrôle sur les tarifs imposés pour les courses. «Je ne peux pas augmenter le prix [des courses] comme je veux pour être en mesure de rivaliser avec la compétition», précise M. Demontigny, en expliquant que les autres entreprises des autres secteurs peuvent toujours atténuer les problèmes de main-d’oeuvre en augmentant les salaires. «On n’a pas de levier», assure Sylvain Roy. De fait, le prix des courses est régi par la Commission des transports du Québec.

Selon les employeurs, le problème n’est pas prêt de se résorber. Malgré les annonces d’embauche, peu de gens répondent à l’appel. «On met des annonces partout», assure M. Roy.

M. Demontigny, quant à lui, espère qu’il y aura plus de candidats lorsque le marché du travail sera pleinement rétabli de la pandémie. «Ma stratégie d’emploi, c’est d’attendre que la PCU finisse!»

Bien qu’inexistant à Trois-Rivières, le spectre d’Uber plane aussi sur l’industrie du taxi local. Le problème n’effraie pas trop les entreprises pour l’instant, mais reste que, considérant la dégradation de la qualité et de la quantité des effectifs, la possibilité demeure néanmoins plausible.

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste

Canada: Ça frôle le plein emploi à Trois-Rivières

juillet 24, 2021

Avec un taux de chômage qui est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an, la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières affiche un ratio qui avoisine le plein emploi.

Le taux de chômage est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an à Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD Le taux de chômage est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an à Trois-Rivières.

C’est du moins l’opinion de l’économiste régional indépendant, Jules Bergeron, selon qui «il faut remonter à la période fin 2017, début 2018 pour avoir un taux aussi bas».

D’ailleurs, à l’échelle de l’agglomération trifluvienne, la conjoncture de l’emploi de juin 2021, comparée à celle qui prévalait une année plus tôt, se veut fort positive. à

En effet, pendant que le nombre d’emplois bondissait de 13 % sur douze mois, la population en chômage chutait de 64,7 % durant la même période.

En Mauricie, selon les plus récentes données désaisonnalisées de l’enquête sur la population active de Statistique Canada, le nombre de personnes en emploi a atteint 123 700 en juin 2021, ce qui représente une progression de 9000 postes comparativement au mois correspondant de l’an dernier.

«C’est donc dire qu’en l’espace d’une année, il y avait 7,8 % de plus de gens au travail en Mauricie. Fait tout aussi intéressant, il y a aussi un ajout de postes de l’ordre 2,6 % comparativement à mai 2021, soit 3100 emplois supplémentaires», fait remarquer M. Bergeron.

Et le gain de personnes au travail enregistré en juin 2021 comparativement au mois identique de 2020 provient de l’ajout de 5700 postes à temps plein et de plus de 3000 emplois à temps partiel.

«Cela signifie que l’effectif travaillant à temps plein s’établissait à 98 700 personnes en Mauricie, une augmentation de 6,1 % par rapport à juin 2020, alors que le nombre d’individus détenant un poste à temps partiel s’affichait à 24 900, en hausse de 14,7 % depuis un an», a-t-il ajouté.

En comparant le niveau d’emploi avant la pandémie, en mars 2020, celui-ci note toutefois que le nombre de personnes au travail se chiffrait alors à 132 900 personnes.

Un déficit d’emploi en Mauricie

«La région a donc un déficit d’emploi de 9200, et ce, 15 mois plus tard. Malgré une création d’emploi soutenue au cours des derniers mois, la Mauricie est ainsi techniquement encore en rattrapage au chapitre de l’emploi», relève le spécialiste.

Et cette situation affecte, dit-il, tous les types d’emplois, qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel. Ainsi, la Mauricie se retrouvait en juin 2021 avec 24 900 personnes ayant un travail à temps partiel alors que 15 mois auparavant, on en dénombrait 27 000, soit 2100 de plus.

Du côté de l’effectif à temps plein, si on pouvait recenser un peu moins de 99 000 postes en juin 2021, cette donnée s’affichait à 105 400 en mars 2020, soit un écart négatif de 6700 postes.

«Il y a donc encore matière à amélioration», affirme M. Bergeron.

La situation du chômage en juin 2021 faisait état d’un ratio de sans-emploi de 5,9 % en Mauricie, soit la présence de 7700 personnes en chômage.

«Il s’agit d’une amélioration significative car, d’une part, le taux de chômage régional atteignait, sur une base désaisonnalisée, 13 % en juin 2020 et que d’autre part, la population à la recherche d’un travail s’établissait à 17 200 personnes à ce moment-là, un recul de 55,2 %», signale-t-il.

Finalement, au chapitre de l’évolution sectorielle, «rien de bien nouveau».

«Le bâtiment et le secteur manufacturier conservent un fort niveau d’activité, et ce, à l’instar du transport ainsi que des services professionnels et techniques. Mais à l’opposé, l’activité du loisir et de la culture demeure en difficulté alors que le commerce, l’hébergement et la restauration améliorent quelque peu leur bilan», a conclu M. Bergeron

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste .

Canada-Le Québec sous surveillance : orages violents sur les radars

juillet 20, 2021

Les conditions sont propices à la formation d’orages violents. La chaleur et l’humidité, de même que le passage d’un front froid, rendront la situation explosive dans le sud du Québec, mardi.

La bonne recette

La chaleur et l’humidité seront progressivement chassées mardi, mais ces conditions persistantes créent un réservoir d’énergie pour que des orages éclatent en après-midi et en soirée dans le sud du Québec. De plus, un front froid balaye actuellement la province et certains secteurs verront de l’action au cours de la journée.

© Fournis par MétéoMédia

Orages dans le sud du Québec

Le risque d’orages perdure mardi, alors que le front froid se déplace vers le sud-est. Les secteurs du sud de la province sont donc à surveiller dès l’après-midi, notamment la grande région métropolitaine. Ces orages produisent de la pluie abondante, de fortes rafales et de la grêle.

© Fournis par MétéoMédia

Pluie torrentielle

La présence d’humidité est telle que le potentiel de pluie très abondante et subite demeure élevé sous les orages. Des accumulations rapides de 40 mm à 50 mm sont possibles par endroits.

© Fournis par MétéoMédia

Avec  MétéoMédia

Canada: Les feux de forêt de l’Ontario tapissent La Tuque d’un smog

juillet 19, 2021

Environnement Canada a émis une alerte de mauvaise qualité de l’air pour la Haute-Mauricie, notamment les secteurs de Parent et du réservoir Gouin. La Tuque est frappée d’un avis de smog.

La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l'Ontario se déplace vers le Québec.

© Fournis par Radio-Canada.ca La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l’Ontario se déplace vers le Québec.

De la fumée provenant des feux du nord-ouest de l’Ontario est à l’origine de la mauvaise qualité de l’air et la visibilité réduite. Ces conditions devraient se maintenir jusqu’à mardi matin.

On voyait au cours de la fin de semaine plus d’une centaine de feux qui étaient en activité du côté du nord-ouest de l’Ontario, et c’est pour cette raison que nous avons de la fumée au Québec depuis la semaine dernière», explique Josée Poitras, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Elle précise que la fumée a d’abord atteint l’ouest et le nord-ouest du Québec et qu’elle franchit maintenant la Haute-Mauricie.

Elle indique que quatre pompiers forestiers de La Tuque sont allés prêter main-forte pour combattre les feux qui touchent aussi la Colombie-Britannique.

Presque dans tout le Québec, aucun feu en activité. Trois feux sont en observation du côté de la Baie James, dans le secteur de Radisson, et ils ne présentent aucune difficulté de combat. C’est pour cette raison qu’on a été capables de prêter des ressources, parce que le Québec connaît un répit concernant les incendies», relate-t-elle.

Mais le Québec n’est pas à l’abri d’une augmentation des incendies de forêt. La saison de protection du Québec contre les feux n’est pas terminée au Québec, alors il pourrait y avoir un revirement de situation parce que rappelons-nous que le mois dernier, c’était la Colombie-Britannique qui débarquait au Québec pour venir nous aider dans le combat de nos incendies», avertit la porte-parole.

Environnement Canada rappelle qu’en raison de la fumée, la population pourrait être affectée par des symptômes comme une toux inhabituelle, une irritation de la gorge, des maux de tête et de l’essoufflement.

Avec Radio-Canada par  Marc-Antoine Bélanger 

Canada-Québec: Un début de semaine électrique

juillet 18, 2021

Le début de la semaine promet d’être riche en action alors que le risque d’orages augmentera d’un cran par rapport à dimanche

La première portion du week-end aura été majoritairement marquée par du temps calme et partiellement nuageux. Toutefois, celui-ci a pris une autre direction dans la fin d’après-midi de dimanche, alors que plusieurs veilles d’orages ont été émises par Environnement Canada pour l’ouest du Québec et les régions au nord du fleuve. Vers 16 h 50, le secteur du Pontiac était sous le coup d’une alerte d’orages violents pouvant produire de la grêle et de fortes rafales.

Par la suite, une autre alerte a été émise pour le Témiscamingue et la réserve faunique de La Vérendrye. Cependant, ces orages ont perdu de leur force au cours de la soirée.

Lundi et mardi à surveiller

Cependant, la journée de lundi risque fort d’être plus active avec les deux types d’orages attendus sur la province, soit des orages de type frontal dans l’ouest et des orages de masse d’air dans la vallée du Saint-Laurent. Un front froid se dirigeant vers l’est créera beaucoup d’instabilité pour les régions sur sa route.

© Fournis par MétéoMédia

La chaleur et l’humidité seront présentes pour alimenter ces orages en après-midi et en soirée

© Fournis par MétéoMédia

De plus, l’énergie potentielle de convection disponible sera présente en bonne quantité avant que n’ait lieu le changement de régime météorologique.

Pour la journée de lundi, on surveille particulièrement les secteurs de Trois-Rivières, Québec ainsi que le Témiscamingue où le risque d’orage violent sera modéré. Pour le reste du Québec, de Val-d’Or à Rimouski, le risque d’orage sera faible.

© Fournis par MétéoMédiaPar la suite, le risque se poursuivra dans la journée de mardi, alors que le front froid qui se déplacera vers le sud-est. Les secteurs du sud de la province seront donc à surveiller, notamment l’Estrie dans la soirée.

© Fournis par MétéoMédiaDe la forte pluie, d’importantes rafales et de la grêle pourraient aussi s’inviter lors des épisodes orageux.

Avec MétéoMédia

Canada/Le policier du SPVM accusé d’agression sexuelle insiste: il «voulait juste aider»

juillet 16, 2021

MONTRÉAL — Le policier de Montréal accusé d’avoir agressé sexuellement une femme dans un hôtel après l’avoir rencontrée en détention a été interrogé par le procureur jeudi sur les décisions qu’il a prises cette nuit-là.

© Fournis par La Presse Canadienne

Roger Fréchette, âgé de 56 ans, fait face à un chef d’accusation d’agression sexuelle contre une femme de l’Ontario en visite à Montréal en février 2019. Il a été le premier policier à être accusé à la suite d’une enquête indépendante menée par le Bureau des enquêtes indépendantes.

La victime présumée est une femme dans la quarantaine dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Elle a témoigné cette semaine que l’agent Fréchette a fait des commentaires sur ses parties intimes alors qu’elle était partiellement nue dans sa cellule et l’a ensuite emmenée dans sa chambre d’hôtel, où il l’aurait pelotée, aurait léché son cou, aurait touché à ses parties génitales et aurait pris la main de la femme pour la mettre sur son entrejambe.

La procureure Andrée-Anne Tremblay a interrogé Roger Fréchette sur ses gestes aux petites heures le 18 février après l’arrestation de la femme pour une présumée intoxication publique.

Interrogé par Me Tremblay sur la raison pour laquelle il a passé autant de temps avec la femme et s’est attardé à l’extérieur de sa cellule alors qu’elle était partiellement nue, l’agent Fréchette a déclaré au tribunal que la femme était agitée, criait et semblait se calmer lorsqu’il était présent. Il a déclaré au tribunal qu’elle ne semblait pas mal à l’aise de sa présence et qu’il n’y avait aucune policière au travail cette nuit-là.

Roger Fréchette a nié avoir fait des commentaires de nature sexuelle ou l’avoir agressée, affirmant au tribunal qu’il essayait seulement d’aider la femme, qui n’avait ni argent ni amis à Montréal, à retourner à son hôtel. Il a dit qu’il n’était pas attiré sexuellement par elle.

Il a soutenu qu’il avait décidé de la conduire dans son véhicule personnel après son quart de travail parce qu’il faisait froid dehors. «J’avais beaucoup de temps libre, je n’étais pas occupé, a déclaré Fréchette au tribunal. Je voulais m’assurer qu’elle allait bien.»

Il l’a suivie dans l’hôtel et a décidé de s’assurer qu’elle rentre dans sa chambre. Alors qu’il était sur le point de partir, Roger Fréchette a affirmé qu’elle l’avait invité dans la pièce pour discuter.

Il a déclaré qu’il a passé au total une quarantaine de minutes dans l’hôtel et que la femme avait essayé de le convaincre de la ramener chez elle ou de payer un billet de train. Lorsqu’il a refusé, Roger Fréchette a témoigné qu’elle l’a léché et lui a attrapé le pénis à travers son pantalon. Il a dit avoir quitté après avoir nettoyé la salive de son visage.

Me Tremblay a demandé à Roger Fréchette pourquoi il n’avait pas adopté une approche différente, comme demander qu’une voiture de patrouille la ramène à l’hôtel ou simplement lui donner des directions.

«Avec le recul, il y avait d’autres solutions. J’aurais pu lui acheter un billet d’autobus ou payer un taxi», a déclaré Roger Fréchette. Mais il a dit qu’il savait qu’elle avait besoin d’aide et qu’il cherchait à passer le temps avant un rendez-vous à l’hôpital ce matin-là.

Un extrait vidéo de six minutes a également été présenté à Roger Fréchette dans lequel on le voit parler à la victime présumée avant qu’elle ne soit relâchée, ce qui coïncidait avec la fin de son quart de travail. Il a dit qu’il vérifiait si elle était suffisamment sobre pour être libérée, mais qu’il ne se souvenait pas des détails de la discussion.

Le policier ayant 34 années de service, qui avait passé une décennie à superviser les cellules d’un centre de détention du centre-ville de Montréal, a déclaré que c’était la première fois qu’il escortait un détenu après son quart de travail. Il est désormais suspendu avec solde.

Le procès reprendra le 18 octobre.

Avec Sidhartha Banerjee, La Presse Canadienne

Canada-Québec/11 M$ pour l’aérogare de Trois-Rivières : une élue souhaite la tenue d’un référendum

juillet 16, 2021

Les Trifluviens qui souhaitent la tenue d’un scrutin référendaire concernant l’agrandissement et la rénovation de l’aérogare au coût de 11,1 millions de dollars ont jusqu’au 29 juillet pour en faire la demande.

L'aéroport de Trois-Rivières est situé au nord de l'autoroute 40, près de l'autoroute 55.

© /Radio-Canada L’aéroport de Trois-Rivières est situé au nord de l’autoroute 40, près de l’autoroute 55.

Pour qu’un référendum ait lieu sur la question, il faudrait qu’un peu plus de 8000 personnes remplissent le registre qui a été automatiquement mis en place étant donné l’ampleur de l’emprunt.

La conseillère municipale du district des Forges, Mariannick Mercure, encourage les citoyens à signer le registre. Je trouve ça bien frustrant qu’on n’ait pas consulté [les citoyens] sur ce projet-là», a-t-elle déclaré vendredi en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Mariannick Mercure avait voté contre le règlement d’emprunt destiné lors d’une séance du conseil municipal. Je n’étais pas d’accord qu’on agrandisse [l’aéroport], qu’on ait des idées de grandeur dans ce secteur-là, je ne trouve pas que c’est une bonne idée d’un point de vue environnemental et économique», rappelle-t-elle.

L’élue est réaliste et doute que 8000 personnes signent le registre, mais si jamais on arrivait à atteindre ce chiffre-là, on serait obligés de se requestionner», dit-elle.

Mariannick Mercure souhaite qu’une vraie consultation» ait lieu. Elle déplore que seul un petit sondage» ait été mené et que la Ville ait fait volte-face par rapport aux vols directs vers le Sud. Une majorité des citoyens sondés avait dit être en faveur de vos directs vers les destinations soleil, mais le maire Jean Lamarche a finalement annoncé qu’il n’y en aurait pas.

Outre le fait que je ne pense pas que c’est une bonne idée d’investir 11 millions dans un aéroport en 2021, toute la démarche n’a pas été honnête», explique la conseillère municipale du district des Forges.

Par ailleurs, deux ministres libéraux seront à l’aérogare de Trois-Rivières aujourd’hui pour annoncer un appui financier de la part de Développement économique Canada.

La ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly ainsi que le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, participeront à la conférence de presse en compagnie du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Avec CBC/Radio-Canada

Un centre de sport d’action unique au Canada à Trois-Rivières

juillet 14, 2021

L’équipe d’Adrénaline Urbaine dévoilait dernièrement les plans de sa phase 2 de construction d’un centre des sports d’action. L’établissement, unique au Canada, sera situé au cœur du district 55 à Trois-Rivières.

L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

© Adrénaline Urbaine L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

L’établissement aura une superficie de plus de 25 000 m2 et son ouverture est prévue pour l’hiver 2022. Les amateurs comme les professionnels pourront s’y rendre pour profiter d’une multitude d’installations, notamment un parc à planche à neige intérieur, dont l’existence est possible grâce à une toiture 4 saisons. Afin de célébrer l’arrivée de la planche à roulettes comme discipline olympique, deux skateparks feront aussi partit du centre sportif, dont un extérieur et un intérieur. Des entraîneurs spécialisés seront aussi sur place pour assurer à la fois le parcours des professionnels et l’apprentissage familial.

En plus des trois parcs de planches, les sportifs auront accès à une variété d’activités, afin de promouvoir la diversité. «La surspécialisation d’un sport n’est pas la recette gagnante pour un athlète, c’est pour cette raison que plusieurs zones complémentaires seront offertes», explique Francis-Olivier Jutras, propriétaire et fondateur d’Adrénaline Urbaine. Il y aura un accès à des trampolines olympiques, à de l’escalade et à des parcours à obstacles.

Les administrateurs ont déjà une liste importante d’évènements à leur actif. De fait, dans les quatre dernières années, Adrénaline Urbaine a initié plus de 5000 jeunes aux sports d’action. Elle a aussi été à l’origine de compétitions de sports de planche comme le Défi hors piste. En attendant l’ouverture de leur centre sportif, les entraîneurs et administrateurs de l’entreprise s’occupent toujours du Backyard, leur parc extérieur, où les gens peuvent se rendre pour suivre des cours de planche à roulettes. Toutes ces initiatives vont de pair avec la mission de l’entreprise, qui souhaite démocratiser les sports d’action au même titre que les sports plus classiques comme le soccer, le basketball ou le hockey. Ils souhaitent aussi «éduquer la population sur les bienfaits de la pratique de ces sports comme la persévérance, la confiance en soi, la créativité et les saines habitudes de vie».

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste 

Canada: Quatre morts et un homme disparu à la suite de l’effondrement d’une grue

juillet 14, 2021

KELOWNA, C.-B. — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique rapporte que quatre personnes ont perdu la vie et qu’une cinquième victime manque à l’appel à la suite de l’effondrement d’une grue, lundi, à Kelowna.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon l’inspecteur Adam MacIntosh, ce sont quatre travailleurs de la construction oeuvrant sur le chantier qui ont été tués quand l’immense grue a basculé.

Un cinquième homme, qui travaillait sur un chantier voisin, est toujours porté disparu.

La partie supérieure de la grue s’est écrasée sur un immeuble voisin, y laissant accrochée une bonne partie de sa structure.

Lundi, le promoteur en charge du projet de construction de la tour résidentielle en cause avait dit ne pas savoir ce qui avait causé l’effondrement de la machinerie lourde.

Jonathan Friesen du Groupe Mission a souligné que son équipe ainsi que ses sous-traitants étaient tous dans un état de choc. Des services d’aide ont été mis à la disposition du personnel qui en ressent le besoin.

L’effondrement de l’imposante grue a provoqué une panne d’électricité dans une bonne partie du centre-ville de Kelowna en plus de forcer l’évacuation du secteur immédiat. Les autorités municipales ont rapidement déclaré un état d’urgence local pour réagir à la catastrophe.

Avec La Presse Canadienne

Enfants refoulés au Canada : « aberration » dénoncée et « humanité » réclamée

juillet 13, 2021

« C’est une aberration », clame la députée du Bloc québécois Christine Normandin.

Pour revenir au Canada après un séjour à l'étranger, les enfants des résidents temporaires doivent obtenir une autorisation écrite de la part d'Immigration Canada.

© /iStock Pour revenir au Canada après un séjour à l’étranger, les enfants des résidents temporaires doivent obtenir une autorisation écrite de la part d’Immigration Canada.

L’élue fédérale reste incrédule. Elle ne comprend pas les raisons d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), qui empêche des enfants de résidents temporaires de revenir au pays, après un séjour à l’étranger.

Considérés comme des visiteurs» s’ils ne sont pas nés au Canada, ces jeunes – contrairement à leurs parents – doivent obtenir une autorisation écrite de la part du gouvernement pour remettre les pieds au Canada. Or, cette mesure est méconnue et de nombreuses familles d’immigrants ont débuté un séjour, principalement pour voir des proches, sans avoir demandé un tel document.

Cette autorisation a néanmoins été refusée, à plusieurs reprises, tel que l’a raconté Radio-Canada. Selon IRCC, l’arrivée de ces enfants, même s’ils sont scolarisés et vivent au Canada depuis plusieurs années, est de nature facultative ou discrétionnaire».

Lorsqu’il s’agit de revenir à l’école et de revoir ses parents, c’est tout sauf un voyage discrétionnaire. Permettre aux enfants de revenir ici, c’est juste le gros bon sens. Leur vie est ici, il n’y a aucune raison qu’ils ne reviennent pas ici», déplore Christine Normandin.

C’est absurde et c’est absolument sans queue ni tête», dénonce de son côté le député du Nouveau Parti démocratique (NPD) Alexandre Boulerice, qui ne mâche pas ses mots contre le ministère de l’Immigration.

Quand on répond à des parents que la venue de leur enfant est non essentielle et facultative, c’est de la bureaucratie idiote», lâche-t-il.

Marco Mendicino est le ministre de l'Immigration du gouvernement de Justin Trudeau.

© /Radio-Canada Marco Mendicino est le ministre de l’Immigration du gouvernement de Justin Trudeau.

Pour protéger» les Canadiens, répond le ministre

Interrogé par Radio-Canada en marge d’une conférence de presse pour faire la promotion, au Nouveau-Brunswick, de l’immigration francophone, le ministre de l’Immigration, Marco Mendicino, a justifié ces décisions en mettant de l’avant la situation sanitaire.

J’ai beaucoup de sympathie pour les familles dont les voyages ont été interrompus par la pandémie, mais en même temps, nous avons introduit des mesures à la frontière pour protéger la sécurité et la santé de tous les Canadiens», soutient-il.

Pourquoi séparer des familles ou interdire le retour des enfants? Le ministre Mendicino n’a pas directement répondu à ces questions.

Alors que le Bloc québécois veut carrément abolir» cette exigence d’une autorisation écrite pour les enfants, le NPD demande au ministre Mendicino de faire son travail».

Il peut donner une directive claire et il pourrait régler le dossier en 5 minutes. Mais, malheureusement, on a un ministre de l’Immigration qui est absolument inefficace et qui ne sert à rien», juge Alexandre Boulerice.

Laurence Lacroix est arrivée en France, avec sa fille, pour voir son père, malade. Elle n'a pas eu l'autorisation de revenir au Canada la semaine dernière.

© /Courtoisie / Laurence Lacroix Laurence Lacroix est arrivée en France, avec sa fille, pour voir son père, malade. Elle n’a pas eu l’autorisation de revenir au Canada la semaine dernière.

Une solution» doit être trouvée, lance un représentant français

Cette situation inquiète également le conseiller consulaire français, basé à Montréal, Yan Chantrel.

Malgré la pandémie, il faudrait faire preuve d’humanité. Les autorités devraient mettre fin à ce type de situation», assure l’élu français.

Ce dernier a eu vent d’une grande anxiété» de la part de nombreux parents français, résidents temporaires, qui, selon les règles actuelles canadiennes, n’ont pas le droit de faire venir leur famille proche au Canada.

Ils ne peuvent pas recevoir leur famille, mais maintenant, ils ne peuvent même pas aller la voir, car ils ont peur de ne pas pouvoir revenir. Il faut trouver une solution», lance Yan Chantrel.

Une solution, rapide, c’est justement ce que réclame Laurence Lacroix, coincée avec sa fille de 14 ans en Franche-Comté. Fin juin, cette restauratrice du Saguenay–Lac-Saint-Jean, présente au Québec depuis 4 ans, est rentrée en France voir son père, malade.

Début juillet, l’embarquement pour revenir à Montréal lui est refusé. Sa fille n’avait pas l’autorisation écrite d’IRCC. Je n’étais pas au courant», se défend-elle. Sa demande a été envoyée, mais la procédure prend, selon Ottawa, 14 jours ouvrables.

Ces derniers jours, Laurence Lacroix a créé un groupe Facebook pour partager son expérience et prévenir les parents et résidents temporaires. Plus de 200 familles y font part, désormais, de leurs craintes et angoisses.

Je ne m’y attendais pas du tout, raconte Laurence Lacroix. Il faut rappeler que nous, on ne part pas faire du tourisme. On va voir un parent malade, un père, un grand-parent. On ne parle pas de vacances au soleil.»

Par Romain Schué avec la collaboration de Nancy Caouette et Alix Villeneuve