Posts Tagged ‘CANADA’

Quatre morts dans une fusillade dans l’est du Canada

août 10, 2018

Montréal – Une fusillade a fait au moins quatre morts vendredi matin dans la ville canadienne de Fredericton, située dans la province du Nouveau-Brunswick (est), a annoncé la police locale.

Cette fusillade « a fait au moins quatre morts », a indiqué la police sur son comte Twitter sans apporter plus de précisions sur ses causes et en conseillant aux habitants du quartier de rester chez eux.

A 09H00 locales (12h00) GMT, la fusillade était « en cours », a précisé le service de police.

Selon la chaîne publique CBC, la fusillade a eu lieu dans un quartier résidentiel de cette ville de près de 60.000 habitants.

Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de « pétards » vers 7H00 du matin. « Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ca faisait +pop, pop, pop+ », a-t-il déclaré.

Dans la soirée du 22 juillet, un homme a ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes.

La fusillade avait été revendiquée par le groupe Etat islamique(EI), mais la police a affirmé n’avoir aucune preuve permettant d’étayer cette revendication.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2018 12h33)

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Crise diplomatique entre Ottawa et Ryad, le Canada « inquiet »

août 6, 2018

Le prince Mohamed ben Salmane salue des femmes avant une rencontre avec le prince d’Abou Dhabi, le 6 juin 2018 à Jeddah sur les rives de la mer Rouge. / © Saudi Royal Palace/AFP / BANDAR AL-JALOUD

Le Canada s’est dit inquiet lundi et a demandé des explications après l’annonce de l’expulsion de son ambassadeur à Ryad, en riposte aux critiques d’Ottawa sur la répression des opposants au régime.

« Nous sommes sérieusement inquiets » et « nous cherchons à en savoir plus sur la récente déclaration du royaume d’Arabie saoudite », a affirmé dans un communiqué Marie-Pier Baril, porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.

« Le Canada défendra toujours la protection des droits humains, notamment des droits des femmes et de la liberté d’expression partout dans le monde », a-t-elle ajouté. « Notre gouvernement n’hésitera jamais à promouvoir ces valeurs et nous croyons que ce dialogue est crucial pour la diplomatie internationale ».

Cette brusque tension des relations entre les deux pays intervient après l’annonce par le ministère saoudien des Affaires étrangères, sur Twitter, de l’expulsion imminente de Dennis Horak, l’ambassadeur du Canada à Ryad, sommé de quitter le royaume dans les 24 heures.

L’Arabie saoudite a par ailleurs rappelé son ambassadeur au Canada « pour consultations » et décidé de « geler toutes nouvelles transactions concernant le commerce et les investissements » avec le Canada.

Le royaume « refuse toute ingérence dans ses affaires intérieures et traitera toute ingérence de façon déterminée », a réaffirmé lundi le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, dans un communiqué lu à la télévision d’Etat.

L’Arabie a aussi suspendu ses programmes de bourses universitaires pour ses ressortissants au Canada et annoncé son intention de les transférer vers d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

L’ambassade canadienne s’était dite « gravement préoccupée » par une nouvelle vague d’arrestations de militants des droits de l’homme dans le royaume.

« Nous appelons les autorités saoudiennes à les libérer immédiatement ainsi que tous les autres activistes pacifiques des #droitsdel’homme », avait déclaré la mission vendredi dans un communiqué publié sur Twitter.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé sa réprobation concernant la formulation du communiqué de l’ambassade.

« Il est très regrettable que les mots ‘libération immédiate’ figurent dans le communiqué canadien », a déclaré le ministère. « C’est inacceptable dans les relations entre deux pays ».

Le 2 août, la cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland, s’était déjà dite « très alarmée d’apprendre l’emprisonnement de Samar Badaoui », une militante de l’égalité entre hommes et femmes, arrêtée la semaine dernière avec sa collègue Nassima al-Sadah.

– « Insulte à l’islam » –

Samar Badaoui a fait campagne pour la libération de son frère, Raef al-Badaoui, un blogueur dissident, et de Walid Abou al-Khair, son ex-mari.

Citoyen saoudien, Raef al-Badaoui est emprisonné depuis 2012 en raison de propos tenus sur son blog. Il a été condamné en novembre 2014 à dix ans de prison et à 1.000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ».

L’épouse de Raef al-Badaoui, Ensaf Haidar, est installée au Québec depuis l’automne 2013 avec ses trois enfants.

Les arrestations de Samar Badaoui et de sa collègue sont intervenues quelques semaines après celles d’une dizaine de militantes des droits des femmes, accusées de porter atteinte à la sécurité nationale et de collaborer avec les ennemis de l’Etat.

Certaines ont été relâchées depuis.

« Le reste du monde ne peut pas se voiler la face alors que la lutte acharnée contre les défenseurs des droits de l’homme se poursuit en Arabie saoudite », a déclaré l’ONG Amnesty International, appelant d’autres gouvernements à se joindre au Canada pour obtenir « la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers de conscience ».

Le jeune prince héritier saoudien a récemment introduit une série de réformes, comme l’autorisation de conduire pour les femmes, visant à redorer l’image souvent austère du royaume au moment où ce dernier prépare sa reconversion après des décennies de « tout-pétrole ».

Parallèlement, le dirigeant de 32 ans mène une politique étrangère agressive, par exemple en appelant au blocage de son voisin du Qatar ou en participant aux bombardements contre les rebelles Houthis soutenus au Yémen par son ennemi et rival l’Iran. Tout en verrouillant toute forme d’opposition dans son propre royaume afin d’asseoir son pouvoir.

Les échanges commerciaux entre les deux pays, à l’avantage de l’Arabie saoudite, se sont élevés à un peu plus de 4 milliards de dollars canadiens (2,7 milliards d’euros) en 2017, selon l’institut officiel Statistique Canada.

« C’est assez marginal », dit à l’AFP Thomas Juneau, expert sur le Moyen-Orient à l’université d’Ottawa et ancien analyste sur la région pour le ministère canadien de la Défense.

Le Canada pourrait cependant subir « un impact économique non négligeable », selon M. Juneau, si l’Arabie saoudite décidait d’annuler un contrat d’achat de véhicules blindés légers d’un montant de 15 milliards de dollars, conclu en 2014. « Je ne serais pas étonné que l’entente soit éventuellement annulée ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 19h41)

Le Canada débat du contrôle des armes à feu après une fusillade

juillet 23, 2018

Des policiers de Toronto dans Danforth Street, sur la scène de la fusillade qui a fait deux morts, le 23 juillet 2018 / © AFP / Cole BURSTON

Une fusillade visant des passants dans une rue de Toronto, faisant deux morts dont une enfant de 10 ans, a choqué le Canada qui débattait lundi du contrôle des armes à feu.

Et alors que les questionnements reprenaient de plus belle sur la succession de violences qui a frappé le pays ces derniers mois, un homme a été arrêté lundi sur la colline du Parlement à Ottawa après avoir tenté de poignarder un soldat lors de la cérémonie protocolaire de la relève de la garde.

Les motifs restaient inconnus pour les deux évènements, selon les autorités.

Dimanche soir à Toronto, une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans ont été tuées et 13 personnes ont été blessées –certaines grièvement– par un homme armé de 29 ans identifié comme Faisal Hussain, de Toronto, a indiqué lundi le chef de la police de la ville Mark Saunders.

Le tireur a ouvert le feu au hasard sur des piétons déambulant sur l’avenue Danforth avant de cibler des restaurants bondés.

Arrivée rapidement sur les lieux, la police a ouvert le feu sur l’homme, qui a été découvert mort quelques instants plus tard dans une ruelle, ont indiqué les enquêteurs.

La fusillade a éclaté en fin de soirée, semant le chaos dans le très animé quartier grec de Toronto où des témoins ont affirmé que plus d’une vingtaine de coups de feu avaient été tirés.

Le chef de la police a souligné qu’il était trop tôt pour s’avancer sur les motivations de cet homme, qui a utilisé une arme de poing.

Mais selon sa famille, il souffrait depuis son enfance de « sérieux problèmes mentaux » qu’il n’a jamais pu surmonter même s’il a pris des médicaments et suivi des thérapies.

« Je promets à tous les habitants de Toronto, et encore plus à ceux qui ont été touchés par cette tragédie, que nous ne ménagerons aucun effort pour fournir des réponses à cette attaque insensée », a déclaré John Tory, le maire de Toronto.

« C’est une attaque contre des familles innocentes et contre l’ensemble de la ville. C’est une tragédie, une tragédie de plus dans notre ville cette année », a regretté John Tory.

En avril, un homme au volant d’une camionnette avait foncé sur des piétons à Toronto, visant surtout des femmes et tuant 10 personnes, une des attaques les plus meurtrières dans le pays.

– « Problème d’armes » –

Fusillade meurtrière à Toronto / © AFP / AFP

Entre le début de l’année 2018 et le 14 juillet, Toronto a connu 220 fusillades qui ont coûté la vie à 27 personnes, contre 196 échanges de coups de feu et 17 morts pour toute l’année 2017, selon les statistiques officielles. Ces violences par balles ont augmenté de 10% par rapport à la même période de l’année dernière.

Face à cette augmentation des violences par armes à feu, dues principalement aux gangs, la police de Toronto a annoncé la semaine dernière un plan prévoayant un renfort de quelque 200 policiers supplémentaires, destinés à être déployés la nuit dans les quartiers sensibles.

Pour le maire, la fusillade de dimanche soir témoigne du fait que sa ville, la quatrième plus importante métropole d’Amérique du Nord, a « un problème d’armes à feu ».

« Les armes sont trop facilement disponibles pour trop de personnes », a déploré M. Tory, bien que la législation canadienne sur le port d’armes soit bien plus sévère qu’aux Etats-Unis, par exemple.

« Pourquoi quelqu’un aurait-il besoin d’une arme à feu dans cette ville? », s’est-il demandé, ravivant le débat sur le contrôle des armes à feu au Canada.

Le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper avait tranché en 2012 en abolissant l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse et en ordonnant la destruction des données collectées depuis l’entrée en vigueur de ce registre en 1998.

Faisant cavalier seul, le Québec a remis en vigueur en début d’année un registre obligeant tous les propriétaires d’armes de la province à les enregistrer auprès du gouvernement.

En mars, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a durci les conditions pour posséder des armes à feu avec l’augmentation des crimes violents, mais sans s’engager à recréer un sytème national rendant obligatoire l’enregistrement de toutes les armes.

L’institut officiel de la statistique a amené lundi de l’eau au moulin des défenseurs du contrôle des armes en publiant des chiffres qui montrent une hausse de la criminalité pour une troisième année consécutive dans le pays en 2017, avec une augmentation de 7% du taux d’homicides, pour un total de 660.

En outre, selon Statistique Canada, 7.700 Canadiens ont été victimes d’un crime violent en 2017 impliquant une arme à feu, poursuivant la tendance à la hausse amorcée en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 00h40)

Congo-Diaspora: Hommage à NZIMBOU Bernadette

juillet 13, 2018

 

À travers la vidéo en annexe mise sur le nuage numérique, la Fraternité Ne Kongo de Québec, en sigle Franeko, rend un hommage à son membre, ndona NZIMBOU BERNADETTE, décédeé à Québec le 02 juillet 2018. Divorcée il y a quelques années, elle laisse cinq enfants et trois petits-enfants.

Nos sympathies à la famille et que son âme se repose en paix.

 

 

Publiée le 12 juill. 2018 par Mapaka Mbende

 

La collecte engagée a déjà atteint la somme de:

$1318 of $15,000 goal

 

Raised by 36 people in 8 days

 

Donate Now Share on Facebook à partir du site ci-dessous:

 

https://www.gofundme.com/obseques-bernadette-nzimbou

Canada/Québec: Obsèques de Bernadette NZIMBOU

juillet 12, 2018

gofundBernadette NZIMBOU

La collecte engagée a déjà atteint la somme de:

La communauté congolaise de Brazzaville au Canada est à nouveau en deuil. Madame Bernadette NZIMBOU de Québec nous a quittée le dimanche 2 juillet 2018. Elle laisse dans le deuil 5 enfants et 3 petits enfants. Elle était divorcée depuis quelques années et elle était décédée de suite d’une maladie chronique dont l’état s’est détérioré assez rapidement dans les derniers jours de sa vie. Elle a travaillé comme préposée au bénéficiaires pendant plusieurs années.

Les fonds récoltés au travers de cette campagne serviront à soutenir la famille de la défunte dans cette dure épreuve pour faire face aux frais des funérailles. Les obsèques auront lieu le samedi 14 juillet 2018.

Le programme des obsèques est détaillé ci-dessous:

PROGRAMMATION POUR L’ACCOMPAGNEMENT VERS LE REPOS ÉTERNEL

1/-   VENDREDI LE 13 JUILLET 2018 

a)   17-21H : EXPOSITION AU SALON FUNÉRAIRE RÉJEAN ET Hamel : 6161, rue du pomerol. G3E 1X3
Lors de l’exposition, nous passerons un Diaporama (montages photos)

b)     21h30 : DÉBUT DE VEILLÉE DE PRIÈRE dans une salle St-ÎVES: 2470, rue Triquet. Québec (QC) G1W 1E2
Chorale des nés CONGO
Périodes de témoignages( pour ceux et celles qui veulent dire un mot + diaporama)
Prières et louanges

c)     Minuit (24 heures) : FIN DE LA VEILLÉE

**** 2 LIEUX POUR SE REPOSER :

d)      SAINTE-FOY : 614 AVENUE DU BRABANT, APPART.3 ( POUR LES PERSONNES VENANT DE LOIN, (SOIT               MONTRÉAL ET SHERBROOKE)

e)    SHARLESBOURG : 470, 51 RUE OUEST. APPART 31

2/- SAMEDI LE 14 JUILLET 2018

a) 10h30-11h15 : Dernière exposition au salon funéraire ( 6161, rue pomerol)

b) 11h15 : Départ cortège funéraire jusqu’à l’église Ste-Geneviève

c) Midi (12h00) : MESSE À L’ÉGLISE STE-GENEVIEVE, 3180, Avenue d’Amours. G1X 1L9
d) 13h15 : DÉPART AU CIMETIÈRE, DERRIÈRE L’ÉGLISE Saint-Ambroise: 277 Rue Racine, G2B 1E7.

e) 16h00 : Départ du CIMÉTIÈRE POUR ALLER à la salle ST-ÎVES, 2470, rue Triquet, Québec (QC), G1W 1E2

SVP : TOUT LE MONDE HABILLÉE EN BLANC POUR LE JOUR DE L’ENTERREMENT (SAMEDI)

Mali: arrivée des premiers Casques bleus canadiens

juin 24, 2018

Montréal – Un premier groupe de Casques bleus canadiens est arrivé au Mali dans le cadre de la mission de stabilisation des Nations unies au Mali (Minusma), a indiqué dimanche le ministère de la défense.

Ce petit groupe a pour tâche de préparer le déploiement dans les prochaines semaines du contingent canadien.

Il s’agit de « l’équipe d’activation du théâtre, dont le travail consiste notamment à préparer les sites et à coordonner le transport de l’équipement », a précisé un porte-parole du ministère, ajoutant que la mission « est planifiée d’août 2018 à juillet 2019 ».

Ottawa avait annoncé en mars sa décision de déployer pendant un an une force d’appui aérienne comprenant deux hélicoptères Chinook pour les évacuations médicales et le transport ainsi que 4 hélicoptères armés Griffon et un contingent d’environ 250 militaires.

Le premier groupe a été accompagné par le chef d’état-major canadien, le général Jonathan Vance, qui avait eu la veille des entretiens à Bamako, ont indiqué des médias canadiens.

Déployée en 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines.

Elle a perdu plus de 160 Casques bleus, dont plus de 100 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués sur cette période dans le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 15h59)                                                        

Le Canada fixe au 17 octobre la légalisation du cannabis

juin 20, 2018

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce, cinq ans après que l’Uruguay soit devenu le premier pays au monde à légaliser de la sorte.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau en a fait l’annonce après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d’argent le crime organisé », a déclaré le Premier ministre à la séance des questions à la Chambre des Communes.

M. Trudeau a justifié le délai avant l’entrée en vigueur de la loi par le fait que les provinces, qui devront organiser la vente dans des magasins autorisés, avaient demandé plus de temps pour le faire.

« On a écouté les provinces qui nous demandent plus de temps pour l’implanter, c’est pour ça que nous acceptons les demandes des provinces et on va légaliser à partir du 17 octobre 2018 », a-t-il dit.

La prohibition du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, mais le gouvernement autorisait depuis 2001 son usage thérapeutique.

Concrètement, d’ici le 17 octobre, rien ne change, le cannabis demeurera illégal, à moins d’être autorisé à des fins médicales ou scientifiques.

Pour la suite, les adultes ayant au moins 18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire, pourront légalement acheter, cultiver et consommer une quantité limitée de cannabis.

Chaque ménage canadien pourra faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 grammes de cannabis légal, a précisé le gouvernement.

– ‘Ne conduisez pas en planant

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé « cinq ou six fois » un joint avec des amis, a justifié la légalisation par la nécessité de sortir les trafiquants du marché et de protéger les jeunes.

« Notre approche, centrée sur la santé publique, protégera mieux nos jeunes, détrônera le marché illégal et fournira aux adultes une source légale de cannabis de qualité contrôlée », a souligné pour sa part Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

« La sensibilisation du public demeurera la clé de voûte de nos efforts pour aider les Canadiens à bien s’informer sur le cannabis et à faire des choix éclairés », a-t-elle ajouté.

« La conduite sous l’influence de la drogue, y compris du cannabis, ainsi que le transport transfrontalier de cannabis sont déjà illégaux et ils le demeureront », a averti de son côté Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

« La conduite sous l’influence de la drogue est extrêmement dangereuse et elle peut ruiner votre vie en un clin d’oeil: ne conduisez pas en planant », a-t-il averti.

Justin Trudeau est persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

Certains pays occidentaux « reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté » du pays, qui avoue que le système répressif actuel « ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

– 400 millions de dollars –

Au passage, le gouvernement canadien va encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé à 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Pour chaque gramme de cannabis vendu à un prix inférieur ou égal à 10 dollars, un droit d’accise d’un dollar canadien (0,65 euro) sera collecté avec une répartition entre l’État fédéral (un quart) et les provinces. A cela s’ajoutent les taxes à la consommation fédérales et provinciales allant au total de 10% à 15% environ selon les provinces.

Le ministre des Finances Bill Morneau table sur une manne fiscale de l’ordre de 400 millions de dollars canadiens, avec l’objectif de garder des prix bas pour se « débarrasser du marché noir ».

Il reviendra d’ici le 17 octobre aux provinces d’organiser la vente de cannabis dans des magasins autorisés, parfois sur le mode actuel des boutiques de vente d’alcool contrôlées par les pouvoirs publics.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 23h22)

Canada: les députés votent la légalisation du cannabis

juin 18, 2018

Rassemblement à l’occasion de la Journée internationale du cannabis devant le Parlement canadien à Ottawa, le 20 avril 2016 / © AFP/Archives / Chris Roussakis

Les députés canadiens ont adopté lundi le projet de loi pour légaliser le cannabis, ce qui ferait du Canada le premier pays du G7 à autoriser la consommation libre de cette drogue douce.

Le texte législatif a été adopté à 205 voix contre 82 et a été renvoyé au Sénat, qui l’avait amendé. En vertu de la constitution, le Sénat peut retarder l’adoption d’un projet de loi mais pas la bloquer.

Une fois cette réforme adoptée par la chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale (signature du décret d’application). Une légalisation effective est attendue début septembre.

Le gouvernement libéral avait rejeté la semaine dernière 13 des 46 amendements proposés par le Sénat qui avait approuvé le projet de loi la semaine précédente au terme de sept mois d’étude.

L’un de ces amendements aurait laissé le choix aux provinces d’interdire la culture du cannabis à domicile, comme souhaitent le faire le Manitoba et le Québec. Mais le gouvernement s’y est fermement opposé.

« On reconnaît qu’il y a diverses perspectives à travers le pays mais nous avons fait les études et les consultations par rapport à la culture à domicile », avait déclaré le Premier ministre Justin Trudeau en justifiant la décision du gouvernement d’autoriser la culture de quatre plants de cannabis au maximum par personne.

« Dans trois ans, on pourra réviser ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas » dans la loi, avait-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 22h52)

Les propos de Justin Trudeau vont coûter cher aux Canadiens, prévient Donald Trump

juin 12, 2018

 

Les propos de Justin Trudeau vont coûter cher aux Canadiens, prévient Donald Trump© Jonathan Ernst Les propos de Justin Trudeau vont coûter cher aux Canadiens, prévient Donald Trump
Questionné sur les relations commerciales tendues de son administration avec le Canada, le président Donald Trump a déclaré à Singapour que Justin Trudeau allait apprendre des erreurs qu’il a commises à l’égard des États-Unis lors du G7, mais que ça allait coûter « beaucoup d’argent aux Canadiens ».

Le président américain, qui s’adressait aux journalistes en conférence de presse à la sortie d’une première rencontre historique avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-un , est revenu à la charge sur la question du déficit commercial de son pays avec ses partenaires commerciaux.

Selon lui, les principaux pays qui font du commerce avec les États-Unis, notamment le Canada, tirent avantage d’« énormes déficits commerciaux » qu’ils entretiennent avec son pays au détriment des Américains.

 

Une situation qu’aucun président avant lui n’a osé dénoncer et n’a osé attaquer de front, précise-t-il.

« Le Canada a un très gros avantage sur nous en termes de déficit commercial et c’est vraiment injuste pour les gens de notre pays, nos travailleurs, nos agriculteurs, nos entreprises. Ils ont d’énormes barrières au commerce », a-t-il, une fois de plus, déploré.

Justin Trudeau « va apprendre »

En ce qui a trait aux échanges de mots qu’il a eus avec le premier ministre Trudeau et sa décision de retirer son soutien à la déclaration commune du Sommet du G7 à La Malbaie, le week-end dernier, le président a renchéri en poussant sa rhétorique encore plus loin.

Se disant encore froissé par la sortie de Justin Trudeau lors de la clôture du G7, alors qu’il était en route pour assister à sa rencontre avec Kim Jong-un à Singapour, le président américain a affirmé que le premier ministre canadien a fait une erreur en pensant qu’il n’entendrait pas ses propos.

« Tout était très amical quand je suis monté dans l’avion [pour Singapour]. Je pense que Justin sait probablement qu’Air Force One a environ 20 téléviseurs. Et je vois à la télévision qu’il donne un point de presse sur le fait qu’il ne se fera pas bousculer par les États-Unis… C’était très amical, a ironisé Donald Trump. Écoutez, les pays ne peuvent pas continuer à profiter de nous sur le commerce », a-t-il prévenu.

Quant à sa relation avec Justin Trudeau, Donald Trump assure qu’elle est bonne à l’exception de cet incident qui a conduit à son refus de donner son appui à la déclaration commune des membres du G7.

Seon lui, Justin Trudeau a encore des choses à apprendre et il devra en payer le prix.

Lors de la conférence de presse de clôture du G7, samedi dernier, évoqué par Donald Trump, le premier ministre Trudeau avait déclaré après le départ de Donald Trump que les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium que veut imposer Washington sont insultants pour les Canadiens « qui se sont battus aux côtés des soldats américains ».

Justin Trudeau avait ajouté que les Canadiens « sont polis et raisonnables », mais qu’ils ne se laisseraient pas bousculer par les États-Unis.

Piqué par ces propos, Donald Trump avait déclaré sur son compte Twitter, depuis son avion qui l’amenait vers Singapour, qu’il retirait son soutien à la déclaration commune du Sommet du G7, après avoir accusé le premier ministre canadien Justin Trudeau d’avoir dit des « faussetés » dans son dos.

Dans un autre tweet, il a reproché au premier ministre canadien d’avoir été docile pendant le sommet, puis d’avoir critiqué les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium après son départ du G7.

Il avait par ailleurs ajouté, à l’adresse des autres participants du G7 que son pays envisageait d’imposer des taxes douanières sur les automobiles fabriquées à l’étranger qui « inondent selon lui le marché américain.

CBC/Radio-Canada

Washington accuse le Canada de « trahison » après le fiasco du G7

juin 10, 2018

/ © AFP /

Les Etats-Unis ont accusé dimanche le Canada de « trahison » lors du sommet du G7 qui s’est terminé sur un fiasco après la volte-face du président américain Donald Trump contre ses alliés qu’il a menacés de droits de douanes alourdis.

Face à ce brusque revirement, la France a dénoncé l' »incohérence » de la délégation américaine tandis que l’Allemagne a accusé M. Trump de « détruire » la confiance des alliés à coups de tweets.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, cible des violentes critiques américaines, a pour l’instant choisi de ne pas répondre.

Samedi, dans son avion en direction de Singapour pour son sommet avec Kim Jong Un, Donald Trump a brusquement retiré son soutien au communiqué final du sommet de deux jours à La Malbaie (Québec, est du Canada), malgré le compromis qui avait été forgé de haute lutte sur les questions commerciales quelques heures auparavant.

Le président, un habitué des réactions épidermiques, réagissait à des déclarations de Justin Trudeau. Celui-ci avait répété que les nouvelles taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium frappant la Canada étaient « insultantes », au regard de l’histoire entre les deux pays. Comme l’Union européenne, il a confirmé des représailles pour juillet.

Auparavant, le Canadien avait salué le consensus trouvé par les sept (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon). Un texte qui ne résolvait pas le conflit en cours, mais qui était considéré comme un pas vers la désescalade et le dialogue.

« C’est une trahison, il nous a doublés, pas seulement le président Trump mais aussi les autres membres du G7 », a tonné dimanche sur CNN Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, qui a concentré ses attaques sur le dirigeant canadien.

« Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va », a renchéri sur Fox News le conseiller présidentiel pour le commerce, Peter Navarro.

– « Incohérence » et « inconsistance » –

Selon Larry Kudlow, la réaction de Donald Trump était également destinée à ne pas « montrer de faiblesse » avant son sommet avec Kim Jong Un sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Le président américain a atterri dimanche à Singapour, deux jours avant sa rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen.

Le Premier ministre canadien, qualifié par M. Trump de personne « malhonnête et faible », s’est contenté de saluer sur Twitter un accord « historique » qui favorisera, notamment, « la prospérité des citoyens et l’économie ».

« C’est ce qui compte », a-t-il conclu.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a pour sa part accusé M. Trump de « détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance dans un tweet », alors que Berlin a apporté son soutien au communiqué commun.

« La coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots », a réagi la présidence française, dénonçant « l’incohérence » et « l’inconsistance » de la délégation américaine.

Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui ironisé sur le « babillage inventif » des pays du G7, qu’il a invités à « se tourner vers les sujets concrets relevant d’une vraie coopération ».

A La Malbaie, le G7 a rejeté la proposition de Donald Trump de réintégrer dans le club la Russie, exclue en 2014 en raison de l’annexion de la Crimée, appelant Moscou à cesser de « saper les systèmes démocratiques ».

Surtout, le locataire de la Maison Blanche a renouvelé sa menace de droits de douane accrus sur les voitures européennes et étrangères importées aux Etats-Unis. Un secteur qui pèse bien plus que les deux métaux jusqu’à présent frappés.

– Voitures allemandes –

Les Etats-Unis sont le premier marché étranger pour les marques européennes de voitures.

L’Allemagne est particulièrement inquiète: les automobiles représentent en valeur le quart de ce que le pays exporte vers les Etats-Unis. La part de marché des marques allemandes pour le segment des voitures haut de gamme dépasse même les 40%, selon la fédération automobile allemande (VDA).

Les droits de douane actuels sont effectivement différents entre l’UE et les Etats-Unis. L’Europe taxe les importations de voitures hors-UE, donc américaines, de 10%.

Aux Etats-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d’une taxe de 2,5%.

Donald Trump s’est souvent plaint, en privé, de voir trop de Mercedes à New York… mais pas assez de voitures américaines dans les rues européennes.

Pour évaluer l’équité des échanges commerciaux avec ses partenaires, le milliardaire se concentre sur une seule question: tel pays a-t-il un excédent ou un déficit commercial avec les Etats-Unis?

Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit d’un excédent.

Emmanuel Macron a fait allusion à cette façon de penser du milliardaire. Le président français a souligné que la France pratiquait le libre-échange avec l’Allemagne, mais qu’elle avait quand même un déficit commercial avec sa voisine.

Romandie.com avec (©AFP / 10 juin 2018 18h20)