Posts Tagged ‘CANADA’

Le prix Nobel d’économie 2021 à 3 chercheurs basés aux États-Unis, dont un Canadien

octobre 11, 2021

STOCKHOLM — Un Canadien figure parmi les trois économistes basés aux États-Unis qui sont les récipiendaires du prix Nobel d’économie de 2021.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Il s’agit de David Card, natif de Guelph en Ontario, qui travaille à l’Université de Californie à Berkeley. 

Les deux autres sont Joshua Angrist du Massachusetts Institute of Technology et Guido Imbens de l’Université Stanford.  

L’Académie royale des sciences de Suède explique lundi que les trois spécialistes de l’économie expérimentale ont redéfini le travail empirique en sciences économiques. Ils sont récompensés pour leurs travaux sur les impacts du salaire minimum sur le marché du travail, de même que sur l’immigration et l’éducation.

«Leurs recherches ont considérablement amélioré notre capacité à répondre aux questions clés de causalité, ce qui a été très bénéfique pour la société», a déclaré le président du Comité des sciences économiques, Peter Fredriksson. 

M. Card a travaillé sur des recherches en ayant recours à des restaurants dans le New Jersey et dans l’est de la Pennsylvanie pour mesurer les effets de l’augmentation du salaire minimum. Lui et son défunt partenaire de recherche Alan Krueger ont découvert qu’une augmentation du salaire minimum horaire n’affectait pas l’emploi, remettant en cause l’idée reçue selon laquelle une augmentation du salaire minimum entraînerait une diminution des embauches.

Le travail de l’économiste canadien a également remis en question une autre idée répandue, selon laquelle les immigrants font baisser les salaires des travailleurs nés dans le pays. Il a constaté que les revenus des natifs peuvent bénéficier de l’arrivée récente d’immigrants, alors que ceux issus d’une immigration précédente risquent d’être affectés négativement.

L’Académie attribuera à David Card la moitié de la bourse de 10 millions de couronnes suédoises, soit environ 1,426 million $ CAN. Joshua Angrist et Guido Imbens se partageront l’autre moitié.

MM. Angrist et Imbens ont été récompensés pour avoir résolu les problèmes méthodologiques qui permettent aux économistes de tirer des conclusions solides sur les causes et les effets même lorsqu’ils ne peuvent pas mener des études selon des méthodes scientifiques strictes.

Contrairement aux autres prix Nobel, le prix d’économie n’a pas été établi dans le testament d’Alfred Nobel mais par la banque centrale suédoise en sa mémoire en 1968, le premier lauréat étant sélectionné un an plus tard. Il s’agit du dernier prix annoncé chaque année.

La semaine dernière, le prix Nobel de la paix 2021 a été décerné aux journalistes Maria Ressa des Philippines et Dmitry Muratov de la Russie pour leur combat pour la liberté d’expression dans des pays où les journalistes ont été victimes d’attaques persistantes, de harcèlement et même de meurtres.

Mme Ressa était la seule femme honorée cette année dans toutes les catégories.

Le prix Nobel de littérature a été décerné à l’écrivain tanzanien basé au Royaume-Uni, Abdulrazak Gurnah, qui a été reconnu pour son interprétation «sans compromis et compatissante des effets du colonialisme et du sort des réfugiés».

Le prix de physiologie ou de médecine est allé aux Américains David Julius et Ardem Patapoutian pour leurs découvertes sur la façon dont le corps humain perçoit la température et le toucher.

Trois scientifiques ont remporté le prix de physique pour des travaux qui ont aidé à expliquer et à prédire les forces complexes de la nature, notamment en élargissant notre compréhension des changements climatiques.

Benjamin List et David W.C. MacMillan ont remporté le prix de chimie pour avoir trouvé un moyen plus simple et plus écologique de construire des molécules pouvant être utilisées pour fabriquer des composés, notamment des médicaments et des pesticides.

Avec La Presse Canadienne

Canada: Les infirmières non vaccinées contre la COVID-19 ne pourront plus exercer au Québec

octobre 11, 2021

Le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a confirmé la suspension imminente du permis des infirmières qui ne sont pas adéquatement vaccinées contre la COVID-19.

La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

© /Shutterstock / Alliance Images La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

Cette décision intervient sur les recommandations du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a suggéré à tous les ordres professionnels du milieu de la santé de suspendre le permis d’exercer de leurs membres qui refusent de se faire vacciner à compter du 15 octobre.

Chez les infirmières, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinées, et 2807 ne le sont pas du tout, a précisé Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, au micro de l’émission Tout un matin.

À ce nombre s’ajoutent 5716 infirmières dont le statut vaccinal n’est pas encore connu pour des problèmes administratifs et qui seront contactées d’ici mercredi pour clarifier leur situation.

Seules les employées en télémédecine sont exemptées d’obligation vaccinale, a ajouté le président de l’Ordre.

Luc Mathieu, président de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

© /Radio-Canada Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

Les infirmières suspendues pourront, par la suite, retrouver leur droit de pratique en fournissant la preuve d’un parcours vaccinal complet. L’Ordre précise qu’il n’exigera pas d’examen pour réintégrer ses rangs, même après plusieurs mois de suspension.

Le décret sur la vaccination obligatoire du personnel de santé a soulevé une multitude de questions, a reconnu M. Mathieu, et ce, jusqu’à tout récemment.

Suspendre ou même limiter le permis d’un membre, ce n’est pas rien. On voulait s’assurer qu’avant de transmettre les informations à nos membres et de prendre une position éclairée, on ait eu des échanges avec les représentants du ministère pour clarifier des choses», a-t-il précisé.

Sa décision a été immédiatement saluée par le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, dans un gazouillis où il encourage aussi les infirmières à se faire vacciner, car il n’est jamais trop tard».

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Le Collège des médecins avait déjà annoncé qu’il suspendrait le droit d’exercer de ses membres non vaccinés, et ce, jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation.

Cela inclut notamment l’interdiction d’effectuer des téléconsultations et le suivi de résultats d’examens ou de tests de laboratoire», avait indiqué le Collège, considérant que la vaccination est un devoir déontologique et une obligation sociale.»

Une pression additionnelle »

À quelques jours de l’entrée en vigueur de l’obligation de vaccination pour les soignants, la suspension de permis est loin de faire l’unanimité, faisant craindre des difficultés d’organisation pour le secteur infirmier.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente quelque 76 000 membres, estime que la mesure est excessive» et s’engage à contester devant les tribunaux toute décision des ordres professionnels qui pourrait porter un préjudice démesuré à [nos] membres».

Elle n’est pas la seule à exprimer son mécontentement. Nous, on manque déjà de monde, déplore de son côté Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec. La vaccination, ça fait seulement en rajouter qui vont quitter.»

Mme Hogan aurait préféré que d’autres mesures soient envisagées dans un contexte de pénurie de personnel. Elle cite les tests de dépistage de la COVID-19 qui auraient pu être imposés aux infirmières trois fois par semaine, par exemple.

Il faut que le gouvernement donne son plan pour arrêter le TSO [temps supplémentaire obligatoire]», lequel risque de s’accentuer avec la suspension de centaines d’infirmières, craint-elle.

Ses inquiétudes sont partagées par Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches: Ceux qui restent vont être obligés de faire encore plus de temps supplémentaire, anticipe-t-il, ça va être le chaos. Il y a des services qui vont être suspendus, ça c’est sûr.»

Par La Presse canadienne avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Canada: Samaila Malam-Abou veut être le candidat de la diversité à Alma

octobre 10, 2021

Samaila Malam-Abou le remarque, sa candidature pour le poste de conseiller municipal ne passe pas inaperçue à Alma. Rares sont les minorités visibles à briguer les suffrages au Saguenay-Lac-Saint-Jean et M. Malam-Abou souhaiterait justement apporter une diversité au conseil de ville, s’il est élu.

Samaila Malam-Abou se présente comme conseiller municipal aux élections d'Alma dans le district Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

© /Radio-Canada Samaila Malam-Abou se présente comme conseiller municipal aux élections d’Alma dans le district Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

Originaire du Niger et ingénieur chez Proco, Samaila Malam-Abou se présente dans le district de Delisle-Saint-Coeur-de-Marie.

J’aime la vie communautaire. Des gens m’ont proposé d’être candidat et comme j’aime aider les gens j’ai accepté d’être candidat», indique M. Malam-Abou qui vit à Alma depuis 11 ans.

Samaila Malam-Abou est impliqué dans l'organisme Portes ouvertes sur le lac qui vise à attirer, installer et intégrer des personnes immigrantes au Lac-Saint-Jean.

© /Radio-Canada Samaila Malam-Abou est impliqué dans l’organisme Portes ouvertes sur le lac qui vise à attirer, installer et intégrer des personnes immigrantes au Lac-Saint-Jean.

J’ai beaucoup de mots d’encouragement, les gens me disent aussi que c’est important la diversité. Ma candidature a une double connotation : celle des compétences puis la diversité», poursuit-il.

Enjeux au cœur de son programme

Sa priorité dans sa campagne électorale c’est la santé et la sécurité. Au niveau de la rue Saint-Michel et de la marina, la piste cyclable traverse deux fois la route 169. À 80 kilomètres à l’heure c’est trop dangereux», dit-il en faisant référence à un accident survenu cet été dans ce secteur.

M. Malam-Abou est prêt à travailler avec le maire qui sera élu à Alma. Il a toutefois indiqué qu’il aimerait beaucoup collaborer avec Manon Girard connue pour son implication dans le milieu communautaire.

Avec CBC/Radio-Canada selon une entrevue de Jean-François Coulombe.

Canada: Récrire les textes sur les pierres tombales des premiers ministres

octobre 10, 2021

OTTAWA — À la fin du mois de janvier dernier, des vandales avaient tellement éraflé le visage de Mackenzie King sur une plaque commémorative  près de la pierre tombale de l’ancien premier ministre à Toronto qu’un organisme fédéral a décidé que le panneau devait être remplacé.

© Fournis par La Presse Canadienne

Pendant plus de deux décennies, la plaque commémorative n’a pas fait l’objet d’une refonte, tout comme d’autres monuments dédiés à d’anciens premiers ministres et supervisés par des responsables fédéraux.

Désormais, ces responsables réfléchissent à ce que l’on devrait lire sur les plaques commémoratives et les pierres tombales des anciens premiers ministres pour refléter la façon dont le pays voit son passé, en particulier à la lumière des mauvais traitements historiques infligés aux peuples autochtones.

Inévitablement, disent certains experts, cela provoquera des tensions.

Ce qui devrait être écrit sur les plaques commémoratives fait partie d’une série de problèmes que Parcs Canada et la Commission des lieux et monuments historiques du Canada devront régler au cours des prochaines années sur les 16 lieux de sépulture, dont les détails sont décrits dans des rapports d’inspection transmis à La Presse Canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information.

Le programme a été lancé en 1999, dans l’espoir d’éviter que les derniers lieux de repos des premiers ministres ne soient irrémédiablement endommagés.

Toutes les plaques commémoratives, sauf une se trouvent au Canada – R.B. Bennett est enterré dans une église de Mickelham, au Royaume-Uni, une ville de 600 habitants située à environ une heure de train au sud-ouest de Londres. Son sarcophage a besoin d’être nettoyé et également de se faire réparer en raison de fissures.

Au cours de ses 20 ans d’existence, le programme a dépensé environ 1 million de dollars en inspections, réparations ou pour acheter de nouvelles plaques commémoratives ainsi que des mâts de drapeau sur les lieux de sépulture. Les dépenses annuelles sont basées sur les besoins et Parcs Canada s’attend à ce que les dépenses annuelles moyennes augmentent légèrement au cours des cinq prochaines années.

Parmi les nouvelles dépenses, il y a l’ajout l’an dernier de la tombe de John Turner à Toronto. Les documents indiquent qu’une plaque commémorative devait être installée cet automne.

De nouvelles plaques devraient être installés sur chaque lieu de sépulture pour identifier la période de mandat de l’ancien premier ministre et les raisons pour lesquelles les sépultures ont une importance historique nationale.

Parcs Canada a déclaré dans un courriel que le libellé des plaques remaniées « reconnaîtrait les énormes changements dans la compréhension historique » et « refléterait le passé dans le contexte du présent ».

Cynthia Wesley-Esquimaux, présidente du Centre national pour la vérité et la réconciliation à Winnipeg, a déclaré qu’un panel diversifié devrait débattre du libellé des plaques pour marquer les contributions d’un premier ministre à l’histoire du pays, à la fois positives et négatives.

Elle a cité l’exemple de Sir John A. Macdonald : Il a apporté sa contribution en tant que premier premier ministre du pays, mais a également été l’instigateur des pensionnats financés par le gouvernement et gérés par l’église, où des enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et soumis à des abus sexuels, émotionnels et physiques généralisés.

Toute formulation, a-t-elle déclaré, devrait faire de chacun un témoin de ces réalités et œuvrer pour que les aspects négatifs ne se reproduisent plus jamais.

«Ce ne sera pas facile. Ce sera très inconfortable», a déclaré Wesley-Esquimaux, qui est également présidente pour la vérité et la réconciliation à l’Université Lakehead.

«Mais je pense que vous ne pouvez pas arriver à la réconciliation, ou à de meilleures relations, sans avoir cette conversation et sans reconnaître le genre de choses qui se sont produites parce que les gens … ont pris des décisions qui ont eu un impact très tragique.»

Outre les plaques, les rapports d’inspection des sépultures signalent également des problèmes de rouille sur des tombes, causés par des attaches métalliques et différents problèmes d’entretien.

La plus grande part du travail concerne la pierre tombale de Pierre Trudeau.

Le mausolée de pierre grise, de béton et de brique a été abimé par les cycles de gel-dégel pendant les mois d’hiver, ainsi que par des précipitations plus fortes et plus abondantes de plus en plus fréquentes, que les inspecteurs fédéraux ont attribuées au changement climatique.

Le toit en tôle et le solin ont dépassé leur durée de vie et ne peuvent empêcher l’eau de s’infiltrer, ce qui nécessite un remplacement complet. Des parties du mur extérieur doivent être soigneusement démantelées pour réparer les dégâts causés par l’eau, dont un mur porteur.

Le rapport d’inspection de 2020 prévoit un démarrage des travaux au plus tard cet automne. Parcs Canada a déclaré qu’elle élaborait un plan de travail qui comprend «des enquêtes détaillées qui sont en cours« et des travaux de planification.

Parcs Canada a précisé que des conditions météorologiques plus sévères liées au changement climatique ont eu un impact sur les pierres tombales, les sarcophages et les mausolées sous sa surveillance. L’agence a ajouté qu’elle avait augmenté la fréquence des inspections dans l’espoir de mieux « repérer et atténuer les dommages ou la détérioration causés par le changement climatique et d’autres facteurs ».

Avec Jordan Press, La Presse Canadienne

Canada: Le premier ministre Justin Trudeau rencontre des réfugiés afghans

octobre 10, 2021

OTTAWA — Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a amorcé le week-end de l’Action de grâce en rencontrant une famille de réfugiés afghans qui est récemment arrivée au pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Obaidullah Rahimi a été engagé à l’ambassade du Canada à Kaboul en 2008. L’an dernier, il est devenu employé à temps plein.

M. Rahimi est arrivé au Canada avec sa femme, sa fille de trois ans et un bébé âgé d’un mois et demi.

«C’est l’essence même de l’Action de grâce. Nous songeons à quel point nous sommes chanceux», a affirmé M. Trudeau lors de sa rencontre avec M. Rahimi à Ottawa samedi.

Le premier ministre a rencontré la famille dans une maison où des bénévoles ont préparé des paniers-cadeaux pour les réfugiés afghans. M. Trudeau en a enveloppé un.

M. Rahimi a raconté au premier ministre qu’il aimait son travail à l’ambassade canadienne. Il juge que les Canadiens sont très amicaux et se dit heureux d’être au pays.

«Merci, merci de nous avoir accueillis ici et merci pour tout ce que vous avez fait», a-t-il exprimé.

Le Canada a accueilli plus de 1000 réfugiés afghans. Le Canada s’est engagé à en recevoir 40 000, à la suite de la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans au cours de l’été.

M. Trudeau a déclaré que les Canadiens étaient heureux que Obaidullah Rahimi et sa famille soient en sécurité.

«Nous sommes heureux de vous amener ici pour la prochaine étape de votre vie», a déclaré le premier ministre.

«C’est une chose importante d’être là pour plusieurs de vos compatriotes qui ont souffert et qui ont maintenant subi un revers avec les talibans  —  une chose terrible, mais nous continuerons à travailler ensemble pour un avenir meilleur», a-t-il ajouté.

Pour une famille afghane à Calgary, il y a de quoi être reconnaissant, même si elle n’a pas l’habitude de célébrer l’Action de grâce.

M. Azatullah a dit que les 13 membres de sa famille ont emménagé dans un logement permanent vendredi, après être restés dans un logement temporaire depuis leur arrivée au Canada il y a un mois et demi. Il a demandé que son nom de famille ne soit pas utilisé, car certains membres de sa famille sont encore en Afghanistan. 

«Nous apprécions le gouvernement du Canada qui nous a aidés dans une période très difficile», a-t-il déclaré lors d’une entrevue samedi. Il apprécie également les organisations et les personnes qui ont aidé sa famille à trouver un logement et lui ont fourni des informations sur la vie au Canada. 

Sa famille est venue au Canada parce que son défunt frère travaillait à l’ambassade, a-t-il dit. M. Azatullah a été accompagné au Canada par sa mère, sa belle-sœur et les enfants de ses frères et sœurs. 

Il s’inquiète pour ses deux frères, sa sœur et sa belle-sœur qui sont toujours en Afghanistan et espère les faire venir au Canada également. Trois des neveux qui l’ont accompagné au Canada sont venus sans leur mère, a-t-il ajouté.

Malgré tout, il est plein d’espoir pour son avenir au Canada et, bien que l’Action de grâce soit tranquille cette année, il a dit qu’il prévoyait de célébrer la fête l’année prochaine.

«Je me sens bien ici».

———

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Avec La Presse Canadienne

Note aux lecteurs: Dans une version précédente, La Presse Canadienne écrivait erronément que le Canada s’était engagé à en recevoir 20 000 réfugiés afghans. En réalité, le nombre s’élève à 40 000.

Québec-Femmes et toponymie: Trois-Rivières en mode rattrapage

octobre 9, 2021

Bien qu’elles aient contribué autant que les hommes à la construction du Québec moderne, les femmes sont pratiquement inexistantes de la toponymie trifluvienne. À peine 8 % des rues, des parcs ou bien bâtiments publics portent des noms de femmes. Pour corriger la situation, la Ville nommera trois fois plus de lieux en l’honneur de femmes que d’hommes.

La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

«On va continuer de progresser. On va dorénavant choisir pour chaque toponyme référant à un homme ou son oeuvre trois toponymes référant à des femmes et à leurs oeuvres. Et ce, tant que la parité toponymique entre les hommes et les femmes n’aura pas été atteinte», a déclaré Pierre-Luc Fortin, conseiller du district des Estacades et président du Comité de toponymie de la Ville de Trois-Rivières.

Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

© STÉPHANE LESSARD Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

Cette mesure de rattrapage est incluse dans la nouvelle politique régissant la toponymie trifluvienne. Elle a été déposée mardi soir à l’occasion de la dernière assemblée publique du conseil municipal avant les élections du 7 novembre prochain. Depuis le début de son mandat en 2017, la conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, a fait de la place des femmes dans la toponymie trifluvienne son cheval de bataille.

La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

© STÉPHANE LESSARD La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

«Je suis vraiment fière qu’on tourne le dos à d’anciennes façons de faire qui laissaient croire que les femmes étaient moins honorables que les hommes», a-t-elle déclaré en assemblée publique.

Ces «anciennes façons de faire» auxquelles la conseillère municipale a fait référence consistaient à honorer dans la toponymie principalement des hommes politiques et d’affaires qui ont marqué leur communauté. «On doit davantage s’ouvrir aux milieux culturels, de la santé ou de l’enseignement où les femmes étaient davantage investies», estime Mariannick Mercure.

À l’époque de la fusion municipale au début des années 2000, seulement 4 % des toponymes honoraient des femmes, rappelle Sylvie Tardif, ancienne conseillère municipale et directrice générale de l’organisme COMSEP. Lors de ses mandats à l’hôtel de ville, elle avait régulièrement prôné une plus grande considération pour la féminisation de la toponymie. Son organisme est aussi grandement responsable de la création de l’Espace Rita-Lafontaine et du Centre Pauline-Julien.

L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

© FRANÇOIS GERVAIS L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

«Ce que le conseil municipal a adopté, c’est au-delà de mes espérances. La Ville se donne les moyens pour obtenir la parité un jour», mentionne-t-elle.

«Que cette mesure ait été adoptée de façon unanime juste avant les élections, c’est très apprécié. On ne sait jamais quelle direction peut prendre le prochain conseil.»

Sous la moyenne québécoise

Avec à peine 8 % des lieux nommés en l’honneur de personnes qui sont des toponymes féminins, Trois-Rivières n’est pas si loin de la moyenne québécoise. Sur les quelque 245 000 noms de lieux au Québec, on en retrouve près de 44 000 nommés en l’honneur d’individus, précise la Commission de la toponymie du Québec. Et seulement 4400 le sont en l’honneur de femmes, ce qui représente près de 10 %.

Afin d’aider les municipalités du Québec à choisir des toponymes féminins ou encore originaux (pour éviter les rues Principale ou de l’Église), la Commission de toponymie du Québec met à leur disposition une banque de noms potentiels. On y retrouve des personnes de plusieurs horizons comme les secteurs scientifiques, littéraires, culturels ou sportifs.

«Si on nomme tout le temps des personnalités politiques, c’est sûr qu’on se retrouve avec plus d’hommes», soutient Chantal Bouchard, responsable des relations avec les médias à la Commission de la toponymie du Québec.

Le pouvoir aux élus municipaux

Au Québec, la toponymie est une compétence partagée. Le provincial nomme des lacs, des rivières, des ponts ou des autoroutes, alors que le municipal s’occupe des rues, des parcs et nombreux lieux publics.

Si la quasi-totalité des cours d’eau est déjà nommée, rares sont les inaugurations de ponts ou d’autoroutes au Québec. Ce sont donc les municipalités qui ont la plus grande influence sur la toponymie du Québec, indique Chantal Bouchard.

Si le Québec souhaite une plus grande représentation féminine dans la toponymie, c’est aux élus municipaux qu’incombe la tâche de changer les règles de sélection.

Avec Le Nouvelliste par Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Les autorités rapportent 602 nouveaux cas de COVID-19 au Québec

octobre 9, 2021

MONTRÉAL — La situation sanitaire est demeurée relativement au stable au Québec.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 602 nouveaux cas ont été identifiés depuis le précédent bilan. Il s’agit d’une diminution de 41 par rapport à la veille. On a recensé 398 635 cas depuis le début de la pandémie.

Santé-Québec indique que 462 de ces 602 nouveaux cas n’avaient pas été vaccinés ou avaient reçu une première dose il y a moins de 14 jours. Cent vingt-sept personnes nouvellement infectées, soit 21,1 % des nouveaux cas, avaient reçu deux doses depuis au moins sept jours.

Au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas s’élève à 530.

Deux décès se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore dorénavant 11 412 morts liées à la COVID-19 depuis son apparition au Québec.

La situation est demeurée relativement stable dans les hôpitaux où le nombre de patients est passé de 302 à 297. On signale 84 personnes aux soins intensifs, deux de moins que la veille.

Vingt-quatre personnes, dont deux directement dans une unité de soins intensifs, ont été admises dans un hôpital, vendredi. Parmi elles, 15 n’avaient pas reçu deux doses de vaccin.

Le nombre d’éclosions actives a chuté, passant de 531 à 496.

Un total de 31 681 analyses ont été réalisées le 7 octobre. Le taux de positivité est demeuré à 1,9.

Les autorités ont aussi indiqué que 13 748 doses de vaccin, dont 9345 deuxièmes doses, ont été administrées au cours des 24 dernières heures, pour un total de plus de 13,1 millions.

Le pourcentage de personnes âgé de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est toujours d’environ 89 %. On signale aussi qu’environ 85 % de la population québécoise a reçu une deuxième dose.

Avec La Presse Canadienne

Canada: La grippe, la COVID-19 et les enfants : une pédiatre craint une « catastrophe »

octobre 9, 2021

Aucun cas de grippe n’a été répertorié jusqu’ici en 2021 en Saskatchewan, mais une pédiatre de Saskatoon « craint une catastrophe extrêmement importante dans le système de santé » en raison de la pandémie de coronavirus.

On peut se faire vacciner contre la grippe dès l'âge de six mois.

© BERT SAVARD/Radio-Canada On peut se faire vacciner contre la grippe dès l’âge de six mois.

La pédiatre Mahli Brindamour, qui travaille dans un hôpital de la Ville des Ponts en Saskatchewan ainsi que dans des cliniques communautaires, s’inquiète parce qu’elle a constaté, cet été, une augmentation dans le nombre de cas de virus respiratoires chez les enfants, alors que la saison de la grippe n’est pas encore commencée.

Elle affirme que les mois d’hiver ont tendance à envoyer plus d’enfants dans les hôpitaux, atteignant la surcapacité.

Or, cette année, des adultes souffrant de COVID-19 occupent des espaces dans des unités de soins intensifs pédiatriques, en raison de la capacité limitée des autres hôpitaux.

La Dre Brindamour n’est pas certaine de la raison pour laquelle d’autres virus sont apparus plus tôt et plus gravement que l’année dernière, mais elle pense que cela pourrait être dû au fait que les réponses immunitaires des enfants ont changé et que les restrictions en cas de pandémie ont été levées.

Contracter la grippe et le coronavirus en même temps?

La pédiatre de Saskatoon s’inquiète aussi que des enfants contractent la grippe et la COVID-19 en même temps.

Selon elle, les enfants ressentent davantage les effets de la grippe et leur réponse immunitaire pourrait avoir du mal à combattre les deux virus si un enfant les attrape simultanément.

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan n’a pas publié de rapport de surveillance de la grippe cette année et son dernier rapport porte sur la saison grippale 2019-2020.

Selon ce rapport, il y a eu 2424 cas de grippe de type A et de type B dans la province, au cours de la période comprise entre le 8 décembre 2019  et le 21 mars 2020.

Le vaccin contre la grippe disponible à compter du 12 octobre

La santé publique a par ailleurs annoncé plus tôt cette semaine qu’il est maintenant possible d’obtenir des rendez-vous pour le vaccin contre la grippe. Cette vaccination aura lieu dans des cliniques et des pharmacies à compter du 12 octobre pour toute personne âgée de 6 mois et plus.

Le vaccin contre la grippe et celui contre la COVID-19 peuvent être administrés en même temps.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Dayne Patterson

Canada-Vaccination : plus de 80 employés des hôpitaux de Windsor renvoyés

octobre 8, 2021

Plus de 80 membres du personnel des hôpitaux de Windsor ont officiellement été renvoyés ou ont perdu leurs privilèges hospitaliers parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre la COVID-19.

Les membres du personnel avaient jusqu'au 7 octobre pour recevoir au moins leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

© Photographerlondon /iStock Les membres du personnel avaient jusqu’au 7 octobre pour recevoir au moins leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

Il y a deux semaines, 147 employés de l’Hôpital régional de Windsor et 32 de l’hôpital Hôtel-Dieu Grâce avaient été suspendus sans salaire. Ils avaient jusqu’à jeudi pour se conformer à la politique de vaccination ou présenter une exemption.

Nous devons, individuellement et collectivement, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour minimiser le risque de propagation de la COVID-19. Se faire vacciner et suivre les mesures de santé publique sont deux facteurs clés qui réduisent le risque, en particulier dans un environnement où nous soignons de nombreux patients immunodéprimés», indique le Dr Wassim Saad, chef du personnel de l’hôpital, dans un communiqué.

En date de jeudi, 57 employés et six professionnels de l’hôpital régional ne s’étaient toujours pas conformés à la politique de vaccination. Sur ce nombre, 32 sont considérés comme du personnel soignant.L’hôpital précise que 98,5 % des employés et du personnel professionnel sont toutefois entièrement vaccinés.

Aucune de ces personnes qui quittent cet établissement n’aura d’impact sur la manière dont les soins sont dispensés dans cet établissement», confirme par ailleurs David Musyj, PDG de l’Hôpital régional de Windsor.

De son côté, l’hôpital Hôtel-Dieu Grâce a annoncé jeudi que 24 de ses employés qui ne se sont pas conformés à la politique de vaccination seront licenciés, 19 sont considérés comme du personnel soignant.

Deux membres du personnel professionnels – y compris des médecins – perdront leurs privilèges à l’hôpital.

Cinq employés ont par ailleurs présenté des exemptions. Ces personnes devront subir des tests de dépistage réguliers.Dans l’ensemble, 98 % des employés de l’Hôtel-Dieu Grâce et 98 % du personnel professionnel sont vaccinés.

Dans les deux établissements hospitaliers, le personnel professionnel n’est techniquement pas employé par l’hôpital, ce sera donc au conseil d’administration des deux endroits de décider leur sort.

Une politique de vaccination régionale

Cinq hôpitaux du Sud-Ouest ont mis en place une politique similaire.

En date de lundi, 14 employés de l’hôpital Erie Shores HealthCare de Leamington n’étaient pas en conformité avec les directives de l’établissement concernant la vaccination contre la COVDI-19. Deux ont été renvoyés et une douzaine ont été placés en congé sans solde de deux semaines.

Ailleurs, le personnel de l’Alliance pour la santé de Chatham-Kent et l’hôpital Bluewater à Sarnia a jusqu’au 31 octobre pour se faire vacciner.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québec: Des températures de près de 30 °C bientôt

octobre 4, 2021

Au cours des derniers jours, des températures froides ont touché le Québec en raison d’une bulle d’air frais coincée au-dessus de la province. Heureusement, un important changement météo est attendu cette semaine. Certaines régions du Canada risquent de frôler les 30 °C.

Chaleur d’un côté

En début de semaine, la bulle d’air frais quittera graduellement le Québec en direction de l’est. Une remontée de températures est prévue par la suite. Les secteurs du centre et de l’ouest du pays connaîtront le contraste de température le plus important. Un anticyclone situé au milieu du continent apportera de la chaleur dans le centre des États-Unis et au sud des Prairies canadiennes.

© Fournis par MétéoMédia

Des températures de près de 30 °C seront possibles au sud de l’Alberta ou encore en Saskatchewan. On parle de températures de 10 °C à 15 °C au-dessus des normales, nous rapprochant ainsi des records des 30 °C les plus tardifs au Canada. Cette zone de haute pression, qui apportera la douceur, se déplacera vers le Québec vers le milieu de la semaine.

© Fournis par MétéoMédia

Contraste marqué

Alors que des températures estivales toucheront plusieurs régions, un autre système au nord de la Colombie-Britannique apportera un important contraste. Les températures maximales descendent sous les 5° par endroits. Ce système persistera tout au long de la semaine. Les températures descendront graduellement et des bordées de neige sont attendues dans les secteurs montagneux.

© Fournis par MétéoMédia

Au Québec, les températures pourraient renouer avec les 20 °C et 25 °C dès le milieu de la semaine, et ce, au moins jusqu’au week-end. L’intensité de cette poussée de douceur reste toutefois encore à surveiller puisque certains modèles météorologiques renforcent l’anticyclone sur nos côtes, augmentant ainsi les températures à plus de 25 °C dans le sud de la province. Des records de chaleurs quotidiens pourraient donc être battus.

© Fournis par MétéoMédia

En octobre au Québec, on dénombre, en moyenne une à cinq journées de plus de 20 °C. Cette année, nous pourrions en connaître plus. À Montréal, le record du nombre de jours avec des 20 °C en octobre est de 16 jours en 1947. Plus récemment, en 2017, on a connu dix jours. Selon les prévisions actuelles, on pourrait en connaître entre cinq et huit jours ce mois-ci.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia