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Canada: une juge douche les espoirs de libération rapide de la fille du fondateur de Huawei

mai 27, 2020

La justice canadienne a infligé mercredi un revers à une dirigeante du géant chinois Huawei, en se prononçant pour la poursuite de la procédure en vue de son extradition vers les États-Unis qui est à l’origine d’une crise sans précédent entre Ottawa et Pékin.

Meng Wanzhou, directrice financière du numéro un mondial des équipements 5G, accusée par les États-Unis d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran, avait été arrêtée fin 2018 à Vancouver. Cette arrestation avait provoqué la fureur de la Chine, qui depuis n’a cessé d’exiger sa libération.

Mais mercredi, une juge de la Cour suprême de Vancouver a douché les espoirs chinois d’une remise en liberté rapide de Mme Meng, en liberté surveillée dans l’une de ses luxueuses résidences de Vancouver.

La juge Heather Holmes a estimé que contrairement à ce qu’allèguent les avocats de la dirigeante, la procédure d’extradition respecte le principe de la «double incrimination»: le délit reproché à la dirigeante aux États-Unis existe également au Canada, condition sine qua non pour qu’elle puisse être éventuellement extradée.

«La nécessité d’une double incrimination en vue d’une extradition peut être remplie dans ce cas», écrit la magistrate dans son jugement de 23 pages. «La demande de Mme Meng est par conséquent rejetée.»

Présents au prononcé du jugement, Mme Meng et ses avocats ne s’étaient pas exprimés en début d’après-midi. Une prochaine audience est prévue mi-juin, au cours de laquelle les avocats de Mme Meng devraient cette fois contester la légalité de son arrestation à l’aéroport de Vancouver le 1er décembre 2018.

Les procureurs canadiens accusent Mme Meng d’avoir commis une fraude en mentant à une banque américaine, ce qui est un crime à la fois au Canada et aux États-Unis. Mais les avocats de la défense affirment que l’affaire porte sur des violations de sanctions américaines contre l’Iran, qui n’avaient pas d’équivalent au Canada au moment des faits reprochés.

Pékin a clairement indiqué que sa libération était une condition sine qua non à une amélioration de ses relations avec Ottawa et à la libération de deux Canadiens détenus sur des soupçons d’espionnage.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Des écoles ferment à cause de la chaleur en Outaouais et le SEO demande des solutions

mai 27, 2020

Le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais demande des actions concrètes pour faire face à la canicule, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.

© /iStock Le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais demande des actions concrètes pour faire face à la canicule, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.
Alors qu’on s’apprête à vivre la première canicule de l’année dans la région, le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) demande des actions concrètes pour atténuer la chaleur, puisque plusieurs écoles ne sont pas climatisées.

Les conditions sont telles que la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées a même décidé de fermer ses écoles primaires et ses services de garde, toute la journée mercredi, puisque le mercure sera au-delà du seuil déterminé de 38 °C pour la fermeture. La Commission scolaire Western Québec ferme aussi ses écoles.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a indiqué mardi soir ne pas fermer ses écoles, mais a mentionné que la majorité de ses écoles sont munies d’un système de ventilation mécanique. De plus, la CSD a indiqué que ses écoles primaires vont utiliser des ventilateurs et climatiseurs, selon les méthodes recommandées par la Santé publique et la FCSQ.

Le SEO exhorte les commissions scolaires à s’engager à prendre des mesures concrètes pour régler ce problème de chaleur dans les classes, qui survient habituellement en juin plutôt qu’au mois de mai.

En entrevue, mardi, à l’émission Les matins d’ici, la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay, a évoqué une situation qui n’est pas propice à l’apprentissage.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

© /Radio-Canada Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
«On va essayer le matin, puisque c’est plus frais, de faire de l’enseignement, et des travaux plus légers plus la journée va se poursuivre. Les classes peuvent atteindre 41 degrés, on l’a vu, ce sont des conditions d’apprentissage très difficile», a soutenu Mme Tremblay.

Pas de ventilateurs dans les classes?

Au début du mois de mai, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiait une étude selon laquelle le recours à certains types de climatiseurs pourrait contribuer à la dispersion de gouttelettes contenant du SRAS-CoV-2 en présence de personnes infectées.

L’utilisation d’un ventilateur sur pied à proximité d’une personne infectée pourrait théoriquement étendre le panache de dispersion des gouttelettes expectorées au-delà de 2 mètres et contribuer à la transmission de la COVID-19 si d’autres personnes se trouvent dans le couloir d’air ainsi généré, peut-on lire sur une page web de l’INSPQ consacrée aux environnements intérieurs autres que des lieux de soins de santé.

De nouvelles directives concernant l’utilisation de climatiseurs mobiles et de ventilateurs sur pied ont été envoyées aux différents centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) du Québec.

Dans sa lettre destinée aux directions générales des commissions scolaires de la région, le SEO demande des actions concrètes pour le bien-être du personnel enseignant, mais aussi des élèves.

«Nous demandons des solutions concrètes à mettre en place lors de chaleurs excessives, telles que prévoir la fin des classes à midi et prévoir la possibilité de donner des pauses de 15 minutes après chaque heure d’enseignement», peut-on lire dans la lettre.

«Avez-vous prévu d’établir un degré maximal de température pour envisager une fermeture des établissements tel que l’a recommandé l’inspecteur de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) le vendredi 22 mai 2020 en précisant que cela devrait revenir à l’employeur (les normes CNESST étant pour les industries)», demande la présidente du syndicat dans sa lettre.

Les ventilateurs acceptés dans certaines écoles

En mi-journée mardi, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a confirmé sur sa page Facebook que des ventilateurs pourraient être utilisés dans ses écoles.

«La CSPO tient à vous aviser que, suite aux nouvelles directives de la Santé publique, l’utilisation des ventilateurs et climatiseurs (lorsque disponibles) est maintenant permise dans les écoles en cette période de chaleur accablante», peut-on lire.

«Dans le contexte de la chaleur actuelle et considérant que la CSPO n’accepte pas la présence de personnes ayant des symptômes pouvant être associés à la COVID-19, nos écoles primaires utiliseront donc les ventilateurs et climatiseurs avec précaution et selon les méthodes recommandées par la Santé publique», est-il écrit.

La CSPO a aussi indiqué dans un courriel que l’École de la Forêt a été fermée pour la journée suite à un bris d’équipement qui a occasionné le démarrage du système de chauffage. Aucun autre établissement n’est touché.

Pas de réponse de certaines commissions scolaires

Jointes par Radio-Canada, des commissions scolaires de la région ont refusé de commenter la requête du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais.

Ce dernier s’inquiète surtout de l’incidence des mesures pour prévenir la propagation de la COVID-19, puisque plusieurs options habituellement envisageables ne le sont tout simplement plus.

«C’est une multitude de courriels qui est entrée pour nous informer des inquiétudes du personnel enseignant. Ils sont aussi inquiets des jeunes assis dans la classe, il fait trop chaud, ils ont des maux de tête et en plus, l’accès aux buvettes a été restreint», a souligné Mme Tremblay en entrevue.

Son syndicat envisage aussi que certains parents puissent décider de ne pas envoyer leurs enfants en classe cette semaine.

Avec Radio-Canada par Frédéric Pépin

Canada: L’armée décrit l’horreur dans les CHSLD en Ontario

mai 27, 2020

«C’est le rapport le plus dur que j’ai lu de toute ma vie», a déclaré le premier ministre ontarien, Doug Ford.

© Nathan Denette La Presse canadienne «C’est le rapport le plus dur que j’ai lu de toute ma vie», a déclaré le premier ministre ontarien, Doug Ford.
Agressivité du personnel soignant, médicaments périmés, présence de coquerelles : le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a dévoilé mardi après-midi un rapport accablant des Forces armées canadiennes sur les cinq résidences ontariennes pour aînés où des soldats ont été déployés.« C’est le rapport le plus dur que j’ai lu de toute ma vie », a déclaré Doug Ford en point de presse, qualifiant les informations contenues dans le rapport d’« horribles » et de « choquantes ». Le premier ministre canadien Justin Trudeau a, quant à lui, parlé d’un rapport « extrêmement dérangeant ».

« J’ai eu de la tristesse, j’ai été choqué, j’ai été déçu, j’ai été fâché, a-t-il mentionné. Je pense qu’on voit une situation qui évidemment est une réalité liée actuellement à la COVID, mais qui est là depuis longtemps et que nous devons entreprendre en tant que pays à améliorer. »

L’armée a également préparé un rapport sur son déploiement dans 25 CHSLD du Québec, qui a été expédié au gouvernement provincial mardi en fin de journée. On ignore si les constats des soldats canadiens y ont été aussi dramatiques qu’en Ontario. Mais une source fédérale a confié au Devoir que les conclusions n’étaient pas reluisantes. Une autre personne a expliqué que le fait que le rapport ait été préparé en cours de mission, plutôt qu’après la fin du déploiement des Forces armées, suggère qu’il y avait un « enjeu sanitaire ».

Depuis plusieurs semaines, les témoignages faisant état d’une qualité de soins déficiente, de patients laissés à eux-mêmes et de conditions hygiéniques déplorables dans certains CHSLD et résidences pour aînés du Québec se bousculent dans les médias. Le bureau du coroner a en outre ouvert une enquête sur la mort suspecte de 51 résidents de la résidence Herron dans l’ouest de l’île de Montréal.

Des résidences en crise

En point de presse, le premier ministre Doug Ford a plaidé pour que « cette tragédie serve de prise de conscience [wake-up call] pour tout le pays ». La crise de la COVID a mis au jour les failles profondes du réseau de soins de longue durée qui a été négligé pendant des années, a-t-il argué. La voix nouée par l’émotion, le premier ministre Ford a assuré qu’il allait « remuer ciel et terre pour réparer ce système, peu importe ce qu’il faudra et combien ça coûtera ».Le rapport de l’armée dresse point par point les défaillances notées dans les cinq résidences de la région de Toronto qui étaient « en situation de crise » lorsque l’armée est arrivée en renfort. Des soldats ont rapporté avoir été témoins de patients criant à l’aide parfois pendant deux heures avant d’obtenir du soutien ou encore de résidents s’étant étouffés après avoir été nourris ou abreuvés sans que leur tête ait été adéquatement soulevée. Certains aînés n’avaient pas pris de bains depuis des semaines et plusieurs avaient des escarres. D’autres étaient en détresse après avoir été coupés de contacts avec leur famille sans pour autant bénéficier d’un soutien psychologique. Certains résidents ne recevaient pas trois repas par jour.

L’armée rapporte également de nombreuses défaillances dans la prévention et le contrôle des infections : des patients ayant contracté la COVID-19 circulaient à leur guise dans la résidence, du personnel passait des zones chaudes aux zones froides et du matériel médical souillé était utilisé.

Multiples enquêtes
« Il est choquant que cela puisse se produire ici au Canada », a regretté le premier ministre Ford, ajoutant que la lecture du rapport l’avait hantée une partie de la nuit. « Il y aura justice pour ces résidents et leur famille », a-t-il dit.Déjà, le gouvernement ontarien a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les allégations rapportées par l’armée. Le Bureau du coroner en chef enquête sur un décès. Et la Direction de l’inspection du ministère des Soins de longue durée va enquêter sur certains incidents graves rapportés par l’armée.

Queen’s Park avait en outre déjà annoncé le lancement en septembre d’une commission indépendante sur le système de soins de longue durée. « Nous avons besoin de réponses », a dit Doug Ford.

Les cinq centres de soins de longue durée visés par le rapport de l’armée sont : Eatonville Care Centre à Etobicoke, Hawthorne Place Care Centre à North York, Orchard Villa à Pickering, Altamount Care Community à Scarborough et Holland Christian Homes’Grace Manor à Brampton.

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a réitéré plusieurs fois qu’il fallait que les choses changent et qu’Ottawa aiderait les provinces. « Le gouvernement fédéral sera là pour appuyer les provinces dans le travail qu’elles devront faire », a-t-il mentionné.

Le rapport sur les abus constatés dans les résidences pour aînés en Ontario est daté du 14 mai. Les bureaux des ministres de la Sécurité publique et de la Défense, Bill Blair et Harjit Sajjan, affirment en avoir obtenu copie seulement le 22 mai. Le gouvernement ontarien a été alerté cette fin de semaine.

Prolongement de la mission
Les gouvernement québécois et ontarien ont par ailleurs demandé à Ottawa de prolonger le déploiement de soldats dans leurs résidences de soins de longue durée. Le premier ministre ontarien Doug Ford a indiqué souhaiter que l’armée prête main-forte 30 jours de plus en Ontario, au-delà de la date prévue de la fin de la mission le 12 juin.Justin Trudeau a indiqué que les gouvernements discuteraient de cette demande. « Mais bien sûr, nous allons être là pour aider », a-t-il assuré.

Le Devoir et La Presse canadienne par Marie Vastel avec Hélène Buzzetti

Canada: Québec priorise un retour en classe pour les étudiants des cégeps et universités

mai 26, 2020

 

Le campus étudiant de l'UQAM à Montréal.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le campus étudiant de l’UQAM à Montréal.
Québec prépare le terrain en vue de la rentrée scolaire pour les établissements d’enseignement supérieur. S’il n’étudie pas la possibilité d’une session complète à distance, le ministère de l’Éducation n’omet pas le scénario d’une reprise des cours majoritairement virtuelle.

Plusieurs directions de cégeps et d’universités au Québec, comme l’Université Laval ou encore l’Université du Québec à Rimouski, ont d’ores et déjà indiqué qu’une bonne partie des cours se fera probablement en ligne.

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Si les consignes de santé publique doivent être maintenues – comme la distance de deux mètres à respecter entre les individus ou encore l’interdiction de rassemblement –, certains cours pourraient en effet se dérouler à distance, selon le ministère de l’Éducation.

Dans un document transmis aux partenaires du réseau, et dont Radio-Canada a obtenu copie, Québec étudie le scénario d’un retour en classe impliquant une présence sur les campus de 30 à 35 % des étudiants seulement.

Tout dépendant de l’état de la situation en septembre prochain, les cégeps et universités pourraient aussi accueillir 50 % des étudiants sur place; le reste de la session se ferait alors à distance, selon un autre scénario.

Un retour en classe impliquant la présence complète de tous les étudiants est aussi envisagé par le ministère, qui dit vouloir favoriser la présence des étudiantes et étudiants sur les campus.

L’idée d’une session complètement virtuelle n’est donc pas évaluée pour l’instant.

En présentant ces différentes options, le ministère de l’Éducation entend déterminer des lignes directrices communes pour tous les établissements.

Et peu importe le scénario qui sera retenu, le gouvernement Legault désire que des mesures sanitaires rigoureuses

soient mises en place et qu’une attention particulière soit accordée aux étudiants qui ont un handicap, qui vivent de l’anxiété ou qui ont des contraintes technologiques et matérielles.

Québec veut également s’assurer que les directions des universités et cégeps seront prêtes à réagir si jamais une deuxième vague de COVID-19 devait survenir. Le ministère leur demande d’élaborer un plan pour assurer la continuité des services, advenant la nécessité d’un confinement rapide d’une partie ou de l’ensemble des membres de la communauté.

Certains assouplissements mis en place par le ministre Jonathan Roberge au printemps pour faire face à la crise dans les cégeps pourraient demeurer. Le calendrier scolaire pourrait ainsi compter un minimum de 60 jours plutôt que 82 et la mention incomplet, qui signifie que le cours n’a pu être complété pour des raisons en dehors du contrôle de l’étudiant, pourrait être accordée.

En cas de retour à la normale, la cote de rendement au collégial – communément appelée cote R – serait quant à elle comptabilisée à nouveau et l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature serait maintenue.

Pour les écoles primaires et secondaires, le gouvernement Legault a déjà indiqué que la rentrée scolaire devrait se faire en personne. Si les règles de santé publique sont toujours en vigueur, il faudra toutefois songer à une présence partielle, soit un jour sur deux, selon l’un des scénarios envisagés.

Radio-Canada par Valérie Boisclair avec la collaboration d’Alex Boissonneault

Le Canada accorde 27 M$ de plus aux pays accueillant des réfugiés vénézuéliens

mai 26, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — Le Canada a surenchéri sur ses deux rivaux pour un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, mardi, lors d’une conférence internationale portant sur la crise des réfugiés vénézuéliens.Le Canada a accordé 27 millions $ supplémentaires en soutien aux pays d’Amérique du Sud confrontés à cette crise, comparativement aux 6,7 millions $ accordés par la Norvège et 1,5 million $ par l’Irlande.

Ces contributions ont été annoncés lors d’une vidéoconférence de trois heures et demie protégée par mot de passe, au cours de laquelle les représentants de chaque pays se sont tour à tour exprimés sur l’importance de cette cause. Des millions de Vénézuéliens ont trouvé refuge dans les pays voisins, fuyant le gouvernement répressif de Nicolas Maduro.

Il est rare que le Canada se démarque pour ses dépenses sur la scène internationale: sa candidature pour un siège temporaire au puissant Conseil de sécurité de l’ONU est régulièrement critiquée par des experts qui soulignent que la Norvège et l’Irlande dépensent toutes deux beaucoup plus par habitant pour le développement international.

Les deux pays européens déploient également plus de Casques bleus que le Canada dans le cadre des missions de l’ONU, un autre domaine qui est considéré comme crucial pour démontrer son engagement envers les Nations unies.

Les trois pays se disputent deux sièges non permanents pour un mandat de deux ans à partir de l’année prochaine. L’Assemblée générale des Nations Unies doit se prononcer sur la question le mois prochain.

Dans le cadre de sa campagne, le gouvernement de Justin Trudeau a fait moussé son leadership en présentant le Canada comme un acteur clé dans la reconstruction du monde post-pandémie.

La ministre du Développement international, Karina Gould, rapporte que cette nouvelle contribution fait passer le soutien financier du Canada à 80 millions $ au cours des deux dernières années pour les causes humanitaires de l’hémisphère ouest.

L’Union européenne et l’Espagne étaient les hôtes de la conférence de mardi, visant à alléger la pression sur des pays comme la Colombie, le Pérou et l’Équateur, qui subissent les plus grands contrecoups de la deuxième crise de réfugiés en importance sur la planète.

Les systèmes de santé et d’éducation des pays voisins du Venezuela sont mis à rude épreuve, alors qu’ils doivent absorber cinq millions de réfugiés tout en faisant face à la COVID-19.

La ministre colombienne des Affaires étrangères, Claudia Blum, a précisé que son pays avait accueilli 1,8 million de réfugiés vénézuéliens, leur donnant accès aux soins de santé et permettant aux enfants de fréquenter les écoles publiques.

Mme Blum a toutefois ajouté que son pays a besoin de plus d’argent pour faire face au nombre croissant de réfugiés vénézuéliens, qui devrait atteindre 6,5 millions d’ici la fin de l’année, dont 2,4 millions en Colombie.

Le Canada a accepté de tenir la prochaine conférence à cet effet, prévue pour le début de l’année prochaine.

Avec La Presse canadienne par Mike Blanchfield

Canada/Ralentissement à Immigration Québec : de nouveaux arrivants s’inquiètent

mai 24, 2020
Rémy et Christelle craignent de devoir retourner en France en l'absence d'un traitement rapide de leur dossier d'immigration.
© /Radio-Canada Rémy et Christelle craignent de devoir retourner en France en l’absence d’un traitement rapide de leur dossier d’immigration.
Plusieurs familles immigrantes du Québec se demandent si elles devront quitter le pays en raison d’un ralentissement des opérations au ministère de l’Immigration. Les retards causés par la pandémie s’accumulent pour obtenir l’autorisation de travailler dans la province.

Pour Rémy Masdéu et sa conjointe Christelle Carulla, c’est tous leurs plans d’avenir qui sont désormais remis en question. Établi à Sherbrooke il y a un an, le couple originaire de la France a rapidement intégré le marché du travail.

Rémy qui est pilote de drone était la perle rare pour son employeur, Pixel Nord, qui l’a aidé à s’installer dans la région.

Le caméraman et pilote de drone Rémy Masdéu pourrait être forcé de retourner en France en raison du ralentissement à Immigration Québec.

© Pixel Nord Le caméraman et pilote de drone Rémy Masdéu pourrait être forcé de retourner en France en raison du ralentissement à Immigration Québec.
«Il peut un jour être caméraman, un autre jour, il peut être réalisateur, il peut piloter le drone donc cette polyvalence-là pour nous ça vaut de l’or», souligne Willam Levasseur, le copropriétaire de Pixel Nord.

50 jours sans nouvelles

Comme tous leurs projets s’enchaînaient avec facilité, l’obtention d’un certificat de sélection du Québec leur semblait être une simple formalité. En mars dernier, ils en font la demande du CSQ, un document qui leur permet de continuer à travailler jusqu’à l’obtention de leur résidence permanente.

La consultante indépendante en immigration canadienne, Caroline Morin, confirme que ce genre de démarche prend en moyenne 20 jours ouvrables pour être complétée.

Toutefois, 50 jours plus tard, le couple n’a toujours aucune nouvelle de leurs démarches. Travailler leur est maintenant interdit. Par courriel, le ministère de l’Immigration indique que les délais de traitement ont augmenté avec la pandémie.

Avec la crise sanitaire actuelle et les contraintes qu’elle exerce (télétravail, nombre limité de personnel sur le plancher, etc.) nos délais d’ouverture de dossiers ont augmenté de plusieurs semaines, indique le ministère par écrit.

Avec ces délais, le rêve de Rémy et Christelle s’effondre. Le couple a maintenant deux choix :  Repartir en France ou rester au Québec en tant que visiteur. Mais s’ils restent, ils renoncent à leurs avantages sociaux.

Une décision déchirante, puisque Christelle a récemment reçu un diagnostic de sclérose en plaques. «C’est quelque chose qu’on voulait traiter assez rapidement. Et là tout s’arrête parce qu’on n’a plus de couverture sociale», se désole Rémy.

L’attente est intenable et le couple est inquiet. «Je suis dans l’attente depuis maintenant le mois de mars de pouvoir recevoir un traitement et là ça va être très très compliqué par rapport aux délais», souligne Christelle.

Des dizaines de cas semblables au Québec

Rémy et Christelle sont loin d’être les seuls dans cette situation au Québec. Selon Andrès Fontecilla, le porte-parole en matière d’immigration de Québec Solidaire, des dizaines de personnes vivent un tel dilemme. «On a des gens qui attendent depuis trois mois, six mois, même avant la pandémie et ces gens-là ne reçoivent aucune réponse», dénonce-t-il.

Leur dernier espoir de ces demandeurs serait de tomber dans les bonnes grâces du ministère de l’Immigration. La consultante indépendante Caroline Morin souligne qu’elle tentera de plaider la cause de Rémy et Christelle auprès de Québec. «On va leur expliquer qu’à cause des délais de la COVID on n’a pas reçu le CSQ, mais on vous demande s’il vous plait de considérer la demande étant donné des circonstances», illustre Caroline Morin.

Rémy espère que cette stratégie portera ses fruits afin de poursuivre son rêve au Québec. «On espère qu’il y a des gens humains derrière l’immigration qui vont entendre notre histoire», dit-il.

Le ministère de l’Immigration demande au couple d’être patient. Dans leur cas, la patience a toutefois ses limites, surtout quand la santé et leurs économies sont en jeu.D’après le reportage de Marion Bérubé

Avec CBC/Radio-Canada

COVID-19, état de la situation: Québec déplore 75 autres décès

mai 23, 2020
nurse holds a swab for the coronavirus / covid19 test
© Getty nurse holds a swab for the coronavirus / covid19 test
MONTRÉAL — La COVID-19 a fauché 75 nouvelles vies au Québec, pour un bilan de 3940 morts depus le début de la pandémie.

Le nombre d’infections est en progression de 697 cas pour s’établir à 46 838. Ce nombre inclut toutefois les morts et les 14 044 guérisons enregistrées à ce jour.

Les données présentées samedi après-midi font état de 1452 personnes hospitalisées, en baisse de 27. Parmi celles-ci, 167 étaient soignées aux soins intensifs.

On rapporte 550 cas confirmés de plus à Montréal, pour un total de 23 693 personnes infectées. Le nombre de personnes ayant contracté le virus est passé à 5090 à Laval et à 5783 en Montérégie.

Cette mise à jour quotidienne a été publiée en ligne, puisque le premier ministre François Legault n’accorde pas de conférence de presse ce weekend.

Son homologue fédéral Justin Trudeau prend lui aussi une pause.

Autres développements

Le feu vert de la santé publique pour la tenue de rassemblements extérieurs coïncide avec l’arrivée du temps estival.

Après deux mois de confinement, les Québécois peuvent enfin recevoir parents et amis dans leur cour arrière pour partager un barbecue ou siroter un apéro.

Ces rassemblements sont tolérés depuis vendredi, à condition de réunir un maximum de dix convives qui maintiennent en tout temps une distance de deux mètres entre eux s’ils ne résident pas à la même adresse.

Ils devront aussi éviter d’entrer à l’intérieur, sauf en cas de besoin, pour aller à la salle de bains par exemple.

Ces rassemblement sont également permis dans les parcs.

Par ailleurs, le comité exécutif de la Ville de Montréal a sans surprise renouvelé l’état d’urgence, jusqu’au 26 mai, sur l’ensemble du territoire de l’agglomération de Montréal.

Décrété le 27 mars dernier, l’état d’urgence local accorde des pouvoirs exceptionnels à la métropole pour faire face à la pandémie.

Vendredi, la vice-première ministre du Québec Geneviève Guilbault et la ministre de la Culture, Nathalie Roy, ont annoncé la réouverture des musées, des comptoirs de prêt des bibliothèques et des cinq cinéparcs de la province à partir du 29 mai.

Les consignes sanitaires, dont la distanciation de deux mètres, devront être appliquées en tout temps. Les cinéparcs devront garder leurs aires de jeu fermées et leurs restaurants ne pourront offrir que des commandes pour emporter.

Par ailleurs, les studios d’enregistrement et la captation de spectacles en salle, sans public, pourront reprendre leurs activités à compter du 1er juin, en observant des règles très strictes, dont le maintien d’une distance de deux mètres entre les personnes sur scène ou en studio et la réduction de l’équipe technique à un maximum de cinq personnes.

Bilan canadien

Il y a eu plus de 1 429 000 tests de dépistage administrés au Canada à ce jour. Environ 5 % d’entre eux ont détecté la maladie. À travers le pays, on fait passer en moyenne 28 000 tests sur une base quotidienne.

Jusqu’à maintenant, on a recensé 83 611 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 6353 Canadiens.

Distribution des cas, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux: 46 838 cas au Québec, dont 3940 décès; 25 040 cas en Ontario, dont 2048 décès; 6818 cas en Alberta, dont 135 décès; 2507 cas en Colombie-Britannique, dont 155 décès; 1049 cas en Nouvelle-Écosse, dont 58 décès; 630 cas en Saskatchewan, dont sept décès; 292 cas au Manitoba, dont sept décès; 260 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 121 cas au Nouveau-Brunswick, tous guéris, sauf un; 27 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec La Presse canadienne

Canada: Trudeau fustige les agressions racistes contre les Canadiens d’origine asiatique

mai 22, 2020

 

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a fustigé vendredi les agressions «inacceptables» contre des Canadiens d’origine asiatique, qui se sont multipliées ces derniers mois en raison de l’épidémie de coronavirus.

Le chef du gouvernement canadien a déploré «l’augmentation importante des actes racistes à l’encontre des Canadiens d’origine asiatique», lors de sa conférence de presse quotidienne. «Au cours des dernières semaines et des derniers mois, des statues, des édifices ont été vandalisés. Des personnes ont été attaquées, verbalement et physiquement, c’est inacceptable», a-t-il souligné. «La haine et la discrimination n’ont pas leur place au Canada», a ajouté Justin Trudeau.

À Vancouver (ouest), des statues représentant des lions au Millenium Gate, à l’entrée du quartier chinois, ont été couvertes de graffitis en début de semaine. La police de Vancouver a constaté une «augmentation du nombre d’incidents et des actes criminels haineux contre des personnes asiatiques», selon un communiqué publié début mai. Vingt agressions anti-Asiatiques avaient été signalées à la police depuis le début de l’année, dont 15 en avril, contre 12 en 2019.

Début mai, le rockeur canadien Bryan Adams a dû présenter ses excuses après le tollé suscité par des déclarations sur ses réseaux sociaux, et des accusations le soupçonnant d’alimenter le racisme anti-Chinois. Des incidents de ce genre se sont multipliés dans le monde où de plus en plus d’Asiatiques doivent affronter des discours anti-Chinois après que le virus est apparu fin 2019 en Chine.

Fin mars, le président américain Donald Trump a appelé à «protéger» les Américains d’origine asiatique, assurant que la propagation du nouveau coronavirus n’était «pas de leur faute», après avoir été accusé d’alimenter lui-même ce phénomène en parlant de «virus chinois».

Par Le Figaro avec AFP

 

Canada-Québec: Certaines écoles rouvriront dès le 1er juin dans le Grand Montréal

mai 22, 2020
L'école primaire de l'Étincelle accueille des élèves autistes.
© Conrad Fournier/Radio-Canada L’école primaire de l’Étincelle accueille des élèves autistes.
Le retour en classe sera plus rapide que prévu pour des centaines d’élèves de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la MRC de Joliette.

Québec a annoncé jeudi aux écoles spécialisées à mandats régional et supra régional qu’elles pourront rouvrir le 1er juin, à certaines conditions. La réouverture ne concerne que les clientèles particulièrement vulnérables.

«L’objectif est de répondre aux besoins des élèves handicapés ou ayant un trouble grave du comportement», explique le porte-parole du ministère, Bryan St-Louis.

Avec le déconfinement à venir dès le 25 mai dans le Grand Montréal, le gouvernement veut faciliter la tâche des parents ayant des enfants à besoins particuliers ne pouvant demeurer seuls à la maison sans supervision.

À Montréal, certaines écoles qui accueillent des élèves handicapés et non handicapés pourront rouvrir, mais uniquement pour recevoir les élèves handicapés.

À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), les écoles Lucien-Pagé, Gadbois et Saint-Enfant-Jésus ne reprendront que les enfants sourds ou malentendants.

Les écoles Édouard-Montpetit et Saint-Étienne ne reprendront que leurs élèves atteints d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA).

D’autres écoles de la CSDM pourront rouvrir au complet avec des élèves allant de 4 à 21 ans, selon les établissements.

  • Irénée-Lussier (déficience intellectuelle)
  • Joseph-Charbonneau (déficience motrice, voire aussi sensorielle ou intellectuelle)
  • Victor-Doré (déficience motrice ou organique grave)
  • Saint-Pierre-Apôtre (déficience intellectuelle)
  • De l’Étincelle (TSA)

«Cette liste est toutefois conditionnelle», précise la CSDM.

«Les écoles pourraient ouvrir selon la demande et selon la capacité de respecter les consignes de la santé publique et selon la disponibilité du personnel médical», dit le porte-parole de la commission scolaire, Alain Perron.

Alors qu’ils se préparent à rouvrir, des membres du personnel s’interrogent sur les conditions de cette reprise des cours et sur la capacité à maintenir la distanciation physique avec certains élèves autistes.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet

Canada: Des CHSLD acceptent de nouveaux résidents atteints de la COVID-19

mai 20, 2020
3187 Québécois attendent une place en CHSLD
© /iStock 3187 Québécois attendent une place en CHSLD
Après plus d’un mois d’interdiction, les admissions ont repris en CHSLD afin de libérer des lits dans les hôpitaux. Mais dans le Grand Montréal, les nouveaux résidents prennent surtout le chemin des zones chaudes, où des places se sont libérées avec le nombre élevé de décès.

Georgette Major désespère d’obtenir une place en CHSLD depuis plus de six mois. Atteinte de multiples problèmes de santé, la dame de 74 ans n’en peut plus d’attendre dans un lit d’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Sorel-Tracy, où elle a été admise le 12 novembre 2019.

Ça fait 11 fois qu’on me change de chambre, déplore-t-elle. En intégrant un CHSLD, Georgette aimerait se sentir un peu plus chez elle. En raison de la pandémie, elle n’a même pas le droit de recevoir de visites à l’hôpital.

En date du 25 avril, 3187 Québécois comme Georgette attendaient une place en CHSLD. Mais aujourd’hui, pour intégrer un centre d’hébergement du Grand Montréal, mieux vaut avoir attrapé le coronavirus.

Les places qui se libèrent sont surtout dans les zones rouges des établissements, là où le virus a fait des ravages. 2509 résidents de CHSLD sont décédés de la COVID-19.

L’orientation actuelle du ministère de la Santé et des Services sociaux est en effet de reprendre les admissions de cas confirmés dans les zones chaudes de nos CHSLD, indique Marie-Hélène Giguère, porte-parole du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

L’objectif de ces nouvelles admissions est de libérer nos lits d’hôpitaux, explique Catherine Dion, porte-parole du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Comme les nouveaux résidents positifs à la COVID-19 sont admis dans les zones chaudes, il n’y a donc pas d’enjeu de contamination pour ces personnes, ajoute le CIUSSS.

Le Conseil pour la protection des malades demande d’attendre

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.

© /Radio-Canada Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.
On ne doit pas remplir encore les CHSLD avec du monde à risque, dénonce le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet. Selon lui, les aînés atteints de la COVID qui ont besoin de soins cliniques doivent être traités à l’hôpital.

Les CHSLD sont un des pires endroits où ramener les gens, dit Paul Brunet. On a déjà de graves problèmes à gérer la sécurité de ceux qui ne sont pas atteints [de la COVID] et à gérer adéquatement les zones froides et les zones chaudes.

Au mois de mars, des centaines d’aînés avaient été transférés des hôpitaux vers les CHSLD pour libérer des lits, jusqu’à ce que le ministère de la Santé impose la fin des transferts début avril. Ils sont de nouveaux possibles depuis début mai.

Inquiétudes pour les résidents négatifs et rétablis

Thérèse Marineau a guéri de la COVID-19 au CHSLD Berthiaume-Du Tremblay.

© Courtoisie/Réal Migneault Thérèse Marineau a guéri de la COVID-19 au CHSLD Berthiaume-Du Tremblay.
Au CHSLD Laurendeau, à Montréal, où 81 des 300 résidents sont morts, l’établissement a accueilli de nouveaux pensionnaires malades de la COVID ces derniers jours.

Une infirmière qui a requis l’anonymat s’en offusque, car des positifs et des négatifs partagent des étages : Mes résidents qui sont guéris, ils ont besoin de recommencer à se lever et à se promener dans les corridors. La plupart n’ont pas marché depuis deux mois. Ils ont perdu beaucoup de capacités.

Plusieurs travailleurs de la santé et des médecins ont signalé à Radio-Canada que des étages de CHSLD mélangent encore résidents positifs et négatifs.

14 jours en zone tampon tiède avant d’être admis en zone froide

Directive permettant les admissions en CHSLD, même pour les malades de la COVID.

© MSSS Directive permettant les admissions en CHSLD, même pour les malades de la COVID.
Il n’est pas permis d’admettre une personne suspectée ou confirmée atteinte du coronavirus dans un CHSLD qui n’a pas déjà des cas de COVID-19, indique le ministère de la Santé dans sa directive.

Québec permet toutefois les admissions dans les CHSLD froids ou leurs zones froides de nouveaux résidents guéris ou négatifs, mais il est requis de réaliser un test de dépistage préalable.

Par exemple, dans Lanaudière, les admissions en zones froides ont lieu après cette transition en zone tampon, confirme le CISSS.

Qui doit payer les chambres vides dans les CHSLD privés?

Les chambres vides sont un nouveau problème dans les CHSLD privés qui ne parviennent pas à les remplir.

Normalement, les règles de la Régie du logement permettent aux établissements de facturer le loyer aux familles jusqu’à deux mois après le décès d’un résident, sauf si le CHSLD trouve un nouveau résident pour occuper la chambre.

C’est la situation face à laquelle s’est retrouvé Jean-Pierre Chelhot qui a perdu sa mère au CHSLD Valeo de Saint-Lambert. Le 24 avril, alors qu’il est aux côtés de la dépouille, le personnel lui rappelle qu’il devra payer les deux prochains mois de loyer, soit un total de 10 000 $.

À la suite de ses courriels de plainte auprès de l’établissement, ainsi que d’autres proches dans la même situation, le CHSLD a finalement décidé de ne pas leur facturer les loyers restants.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet