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Le mariage d’enfants au Canada n’est pas un phénomène isolé, relèvent des chercheuses

janvier 15, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les mariages de filles et de garçons mineurs au Canada ne sont pas que quelques cas isolés: plus de 3600 certificats de mariage ont été délivrés pour des mineurs entre 2000 et 2018, la plupart pour des filles. Et ce chiffre n’inclut pas toutes les unions de fait qui passent sous le radar.

Plus précisément, ce sont 3687 enfants de 14 à 17 ans qui se sont officiellement mariés durant cette période, est-il rapporté dans une récente recherche de l’Université McGill. Et la très grande majorité étaient des filles (85 %).

Au Québec, ils ont été près de 600 entre 2000 et 2018, âgés de 16 et 17 ans.

Des chercheuses de l’Université McGill, Alissa Koski et Shelley Clark, ont mis en lumière ce phénomène. Leur étude, publiée dans la revue Population and Development Review, est la première à recenser la fréquence des mariages d’enfants au pays.

Un travail de moine pour les deux chercheuses qui ont décortiqué plusieurs bases de données, dont les chiffres du recensement et les registres de l’état civil de toutes les provinces et tous les territoires — et corrélé leurs résultats.

C’est en Alberta et au Manitoba, ainsi que dans les territoires, que les mariages en bonne et due forme ont été les plus nombreux. 

Aussi, les enfants nés au Canada sont un peu plus susceptibles de se marier que ceux nés à l’étranger, ont constaté les chercheuses.

Depuis 2015, il faut avoir au moins 16 ans pour se marier au Canada, et l’accord des parents est nécessaire. Mais avant cela, chaque province avait ses propres règles, et certaines le permettaient même dès l’âge de 14 ans. 

Le Québec se distingue à ce chapitre: les jeunes de 16 et 17 ans doivent obtenir l’autorisation d’un juge pour se marier.

À ce sujet, les chercheuses veulent briser un mythe. Le mariage de mineurs ne ressemble pas à cette idée romantique que l’on peut se faire d’une jeune fille qui épouse son petit ami de l’école secondaire après leur remise de diplômes. Il s’agissait le plus souvent de jeunes filles et leur époux était généralement plus âgé, un modèle conforme à ce qui se pratique partout dans le monde, précisent-elles. Le plus souvent, la différence d’âge était de cinq ans, mais elle allait jusqu’à 20 ou 30 ans de plus, a souligné Mme Koski.

Unions de fait

«Les mariages formels ne sont que la pointe de l’iceberg», a déclaré en entrevue Alissa Koski, coauteure de l’article et professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. Shelley Clark, elle, est titulaire de la Chaire de sociologie James-McGill.

Car avec le temps, les choses ont changé: il y a désormais plus de mineurs canadiens en unions de fait que mariés.

Il est toutefois plus difficile de cerner l’ampleur du phénomène — sans le bénéfice des certificats de mariage —, mais en décortiquant les données des recensements, Mme Koski a relevé pour une seule année (2016) un total de 2160 unions de fait impliquant un jeune de moins de 18 ans.

Pourquoi ce changement? «Nous ne pouvons le savoir avec certitude», a répondu Mme Koski. 

Mais elle émet toutefois deux hypothèses: puisque les mariages impliquant des enfants sont de plus en plus mal vus, et perçus comme nuisibles, il est possible que plusieurs se tournent vers l’union de fait.

Une autre possibilité découle des conséquences d’une politique canadienne: durant la période à l’étude, il est devenu impossible de parrainer un époux ou une épouse d’un autre pays qui a moins de 18 ans.

Une forme d’hypocrisie, juge Mme Koski: vous pouvez vous marier ici avec une fille de 16 ans, mais vous ne pouvez parrainer une épouse de 16 ans.

Les unions de fait peuvent être tout aussi dommageables que les mariages en bonne et due forme, préviennent les chercheuses. À vrai dire, elles offrent souvent une moins bonne protection sociale, juridique et économique. Au Québec, par exemple, les personnes en union de fait n’ont pas droit à la pension alimentaire ni au partage des biens en cas de rupture.

Les Nations unies ont identifié le mariage d’enfants comme l’un des indicateurs les plus importants de l’inégalité entre les sexes dans le monde, parce que ses conséquences sur la santé et le développement personnel touchent un nombre disproportionné de filles.

Pour les filles, le fait de se marier si jeunes est associé à toutes sortes de conséquences négatives: elles sont plus à risque de vivre de la violence conjugale et de contracter des ITS. Elles risquent aussi d’avoir des enfants en bas âge: elles seront ainsi plus susceptibles d’abandonner l’école jeunes, et leurs opportunités économiques en sont d’autant réduites.

«Elles en subiront les conséquences pour le reste de leur vie».

Mme Koski déplore que le mariage d’enfants retienne l’attention dans les pays en voie de développement, mais qu’un pays bien nanti comme le Canada passe en bonne partie sous le radar.

Pourtant, le gouvernement canadien déploie des efforts de politique étrangère, et alloue des fonds pour que le mariage d’enfants cesse ailleurs dans le monde.

Sur la page d’Affaires mondiales Canada, l’on peut lire que «Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier. (…) Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.»

Pendant ce temps, il se pratique en toute légalité au Canada, note la chercheuse.

Par Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

Canada-Vaccin : priorité à la 1re dose pour les plus de 60 ans, disent les experts du Québec

janvier 14, 2021

Les experts mandatés par Québec ont tranché mercredi soir pour ne pas suivre la recommandation du fédéral et prôner plutôt l’administration de la première dose du vaccin contre la COVID-19 au plus grand nombre de personnes possible, a appris Radio-Canada.

Il revient à chaque province de déterminer la stratégie vaccinale à adopter, en collaboration avec son propre comité d'immunisation.

© Frank Gunn/La Presse canadienne Il revient à chaque province de déterminer la stratégie vaccinale à adopter, en collaboration avec son propre comité d’immunisation.

Le Comité d’immunisation du Québec (CIQ) souhaite sauver le plus de vies possible et la deuxième dose attendra le temps qu’il faudra, indiquent nos sources.

Cette stratégie serait suivie pour les six premiers groupes prioritaires à vacciner (1,7 million de personnes) et idéalement pour le 6e groupe, les plus de 60 ans.

Selon nos sources, les experts ne se fixent pas de délai maximal pour administrer la deuxième dose. Le CIQ pense que la protection contre la maladie sera longue après la première dose.

Les experts comptent toutefois évaluer en continu les données concernant les patients vaccinés afin de surveiller s’il y a une baisse de l’efficacité. Dans un tel cas, la deuxième dose pourrait être donnée plus vite aux premiers groupes prioritaires.

Recommandation différente à Ottawa

Québec réévaluait sa position depuis quelques jours, en raison d’un avis différent de la santé publique fédérale.

Selon Ottawa, les deuxièmes doses de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech et Moderna devraient préférablement être administrées au maximum six semaines après la première. C’est ce qu’a conclu le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), présidé par la Dre Caroline Quach.

Il revient à chaque province de déterminer la stratégie vaccinale à adopter, en collaboration avec son propre comité d’immunisation.

Officiellement, Pfizer-BioNTech recommande de vacciner les gens avec deux doses données à trois semaines d’intervalle, tandis que Moderna suggère d’espacer les doses de quatre semaines.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait une recommandation pour une utilisation dans les six semaines et le comité du Royaume-Uni recommande une utilisation entre 3 et 12 semaines pour la deuxième dose

Santé Canada a déjà mis en doute la stratégie envisagée par le Québec, en laissant entendre qu’elle pourrait compromettre ses efforts visant à obtenir plus de doses de ces vaccins auprès des fabricants.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet 

Canada-Québec: La première tempête de 2021 fonce vers le Québec

janvier 12, 2021

Le début de la nouvelle année n’a pas été très actif en ce qui concerne la météo. La première tempête de 2021 frappera le Québec ce week-end avec de la pluie, de la neige abondante et des vents. Certains secteurs pourraient recevoir 40 cm de neige.

Dans un premier temps

L’année a débuté en douceur en ce qui concerne la météo, dans tous les sens du terme. Le mercure est demeuré au-dessus de la normale et le temps n’a pas été très actif. Voilà qu’une première tempête en 2021 se prépare avec l’arrivée d’un système. Il s’agit d’une perturbation en provenance de l’ouest qui sera accompagnée d’une masse d’air froid. Dès vendredi, elle débordera légèrement vers l’ouest du Québec. Ce système perdra de la vigueur en chemin en raison de la présence d’un anticyclone, mais une seconde impulsion lui redonnera vie.

© Fournis par MétéoMédia

En second lieu

Une reformation aura lieu au-dessus de l’Atlantique avec une impulsion d’énergie venant du sud des États-Unis, ce qui permettra à la nouvelle perturbation de bien se gorger en humidité et de reprendre de la vigueur. La zone de perturbation côtière sera accompagnée d’un influx de douceur.

© Fournis par MétéoMédia

Le froid rapplique

Un influx d’air froid en provenance de l’Ouest canadien accompagnera cette grosse perturbation. Cela permettra de solidifier les précipitations, en particulier pour les régions au nord du fleuve. Le Québec sera donc influencé par deux masses d’air : du froid à l’ouest et de la douceur au sud.

© Fournis par MétéoMédia

Neige abondante

Le centre dépressionnaire remontera vers le sud du Québec. Au moment d’écrire ces lignes, la trajectoire empruntée par la perturbation demeure incertaine. Elle sera déterminante pour le type de précipitations. À l’heure actuelle, les modèles prévoient jusqu’à 40 cm pour les régions des Laurentides, de Charlevoix, du Saguenay et de la Côte-Nord. Les secteurs au sud du fleuve recevront surtout de la pluie. Pour Montréal et les environs, les quantités ne seront pas importantes.

© Fournis par MétéoMédia

Une vraie tempête

La rencontre des deux masses d’air générera des vents forts pouvant atteindre les 90 km/h, surtout dans l’est de la province. Les autres régions auront droit à des vents modérés. La neige sera lourde au début, mais elle deviendra de plus en plus légère au fur et à mesure que le mercure chute. Les rafales causeront donc de la poudrerie par endroits.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia

Canada: Les professeurs et les étudiants de l’Université de Victoria se disent surmenés

janvier 11, 2021

Une enquête interne révèle que beaucoup d’étudiants et de membres du personnel de l’Université de Victoria se sentent débordés de travail alors qu’ils se dirigent vers un autre semestre affecté par la pandémie.

Les étudiants et les professeurs de l'Université de Victoria disent avoir trop de travail.

© /iStock Les étudiants et les professeurs de l’Université de Victoria disent avoir trop de travail.

Comme de nombreux établissements postsecondaires, l’Université de Victoria est presque entièrement passée à l’apprentissage en ligne en raison de la COVID-19.

Mais selon les 5242 étudiants et 217 instructeurs interrogés dans le cadre de l’enquête effectuée du 29 octobre au 18 novembre 2020, cette transition n’est pas idéale.

«[L’enquête] reflétait à peu près à la lettre ce dont les étudiants se plaignent depuis le début de cette transition, et c’est un manque d’accessibilité à leurs cours et la quantité de travail qu’ils ont à accomplir», explique Sarina de Havelyn, directrice de la sensibilisation et relations universitaires pour la Société étudiante de l’université.

Mme de Havelyn indique que de nombreux professeurs ont ajouté des tâches quotidiennes ou hebdomadaires et des forums auxquels les étudiants doivent contribuer. Du travail supplémentaire plus difficile pour les étudiants qui ne peuvent pas trouver un espace d’étude adéquat à la maison ou pour les 10 % d’étudiants qui n’ont pas accès régulièrement à un ordinateur, selon elle.

Les instructeurs ressentent aussi la tension, dit Lynne Marks, présidente de l’Association des professeurs de l’université et professeure d’histoire.

«Ils sont totalement débordés. Ils font au moins une fois et demie plus de travail, sinon deux fois plus, et il n’y a pas assez d’heures dans une journée», soutient Mme Marks.

D’après elle, tout le monde fait de son mieux compte tenu des circonstances, d’autant plus qu’il n’y a pas de précédent solide sur lequel se baser : «Cela a été une courbe d’apprentissage pour les professeurs, pour les étudiants, mais aussi pour les personnes du centre d’apprentissage et d’enseignement qui nous disent comment enseigner.»

6 millions de dollars pour la transition

Susan Lewis, vice-présidente associée de la planification académique à l’Université de Victoria, dit qu’elle savait que la transition serait difficile. Elle note que l’université a dépensé 6 millions de dollars pour des efforts de transition, comme le financement de plus d’auxiliaires d’enseignement et d’experts en technologie, et le renforcement du soutien en santé mentale pour les étudiants.

Mme Lewis affirme que l’université compte aussi améliorer la communication entre l’administration, les étudiants et les professeurs.

«Je tiens à reconnaître la frustration ressentie par les gens lorsqu’ils ont l’impression de ne pas avoir toutes les informations ou toutes les réponses tout de suite», dit-elle. «Notre objectif est de fournir aux étudiants autant d’informations que nous pouvons leur fournir lorsque nous l’avons.»

Les cours à l’Université de Victoria reprennent lundi.

Avec  CBC/Radio-Canada avec les informations de All Points West

Canada-Québec/COVID-19: les autorités québécoises rapportent plus de 3000 nouveaux cas

janvier 9, 2021

La situation sanitaire demeure préoccupante au Québec, à quelques heures du début du couvre-feu à 20h.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, les autorités rapportent 3127 nouveaux cas de COVID-19. On compte désormais 24 589 cas actifs sur le territoire québécois.

Le nombre de cas enregistrés depuis le début de la pandémie s’élève désormais à 226 233.

Les autorités ont aussi déploré 41 décès, dont 12 survenus dans les dernières heures. Le bilan des victimes a grimpé à 8647.

Le nombre d’hospitalisations continue de jouer au yo-yo. Après l’augmentation rapportée la veille, les autorités ont signalé que 1392 personnes étaient soignées dans un hôpital, 11 de moins que la journée précédente.

On recensait également un patient de moins aux soins intensifs, pour un total de 206.

Les autorités rapportent aussi que 13 101 doses de vaccin ont été administrées vendredi, portant le total à 75 123 depuis le début de la campagne.

L’île de Montréal pulvérise tous ses records en rapportant 1531 cas supplémentaires. La Montérégie en signale 423, Laval 222, la Capitale-Nationale 161, Lanaudière 155, les Laurentides 143, et la Chaudière-Appalaches 128.

Les autorités ont aussi dénombré 87 nouveaux cas en Mauricie-Centre-du-Québec, 69 au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 51 en Outaouais et 6 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Le couvre-feu décrété par le gouvernement québécois s’amorce samedi soir à 20h. La mesure sera imposée jusqu’au 8 février. Les autorités espèrent ainsi freiner la transmission communautaire du nouveau coronavirus

Avec La Presse canadienne

Canada: Québec met en place un couvre-feu pour casser la deuxième vague

janvier 6, 2021

EN DIRECT – Le gouvernement Legault adopte une série de nouvelles mesures qui entreront en vigueur en fin de semaine sur presque tout le territoire québécois afin de freiner la progression de la pandémie de COVID-19.

François Legault

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault

Comme Radio-Canada l’avait annoncé mardi, ces restrictions supplémentaires seront applicables du 9 janvier au 8 février dans toutes les régions du Québec, à l’exception du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Pour la première fois, un couvre-feu sera imposé de 20 h à 5 h du matin, un peu à l’image de celui en vigueur dans l’Hexagone. Durant cette période, seuls les déplacements essentiels seront autorisés, et des amendes variant de 1000 $ à 6000 $ pourront être données à ceux qui ne respectent pas les consignes.

«Le couvre-feu, il passe un signal, mais, aussi, il permet de diminuer les activités et les possibilités de contacts à partir d’une certaine heure», explique pour sa part le directeur national de santé publique Horacio Arruda. «Il y en a eu des rassemblements, il y a eu des contacts», dit-il, à la lumière des chiffres des derniers jours.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Horacio Arruda, directeur national de santé publique

La fermeture des commerces non essentiels sera également maintenue pour quatre semaines, et ceux qui demeureront ouverts, comme les supermarchés et les dépanneurs, devront fermer leurs portes dès 19 h 30 pour s’arrimer avec le couvre-feu. Seuls les restaurants offrant un service de livraison, les pharmacies et les stations-service pourront continuer d’opérer en soirée.

La cueillette à la porte sera toutefois permise dans les commerces non essentiels, précise le gouvernement. Il sera donc possible d’acheter un produit en ligne et de se le faire livrer ou d’aller le chercher sur place, mais sans entrer dans le commerce.

Par ailleurs, les activités extérieures permises pendant les Fêtes seront désormais limitées aux bulles familiales; le ski de soirée sera interdit; et les cérémonies funéraires seront limitées à un maximum de 10 personnes.

En ce qui concerne la réouverture des écoles, le retour en classe au primaire aura lieu comme prévu lundi, tandis que le secondaire reprendra une semaine plus tard, le 18 janvier.

Québec entend toutefois resserrer les mesures sanitaires dans les établissements d’enseignement. Au primaire, par exemple, tous les enfants devront mettre un masque dans les corridors et les aires communes. De plus, les élèves de 5e et 6e année devront porter le couvre-visage en tout temps, y compris dans les salles de classe.

Des masques de procédure, plus sécuritaires que les masques artisanaux, seront également distribués dans les écoles secondaires. Québec promet la livraison de deux couvre-visages par jour par élève et par enseignant.

À partir du 11 janvier, les enfants pourront aussi aller étudier dans les bibliothèques municipales. Le gouvernement souhaite ainsi que ceux qui n’ont pas Internet à la maison puissent y avoir accès.

À noter que les services de garde demeureront ouverts, et les places en services de garde en milieu scolaire continueront d’être réservées pour les enfants des travailleurs essentiels.

Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement Legault veut frapper un grand coup pour faire reculer la pandémie, qui a repris de la vigueur depuis l’automne.

Le Québec recensait mercredi 2641 nouveaux cas de COVID-19 (pour un total de 217 999 cas depuis le début de la pandémie); 47 décès supplémentaires (pour un total de 8488 morts depuis mars); 1393 hospitalisations (soit 76 de plus que mardi), dont 202 aux soins intensifs (en hausse de 8 par rapport à la veille).

L’évolution de la COVID-19 au Québec

Les Québécois ont vécu un premier confinement particulièrement sévère le printemps dernier, quand le gouvernement Legault a ordonné la fermeture des écoles, des cégeps et des universités.

En outre, de larges pans de l’économie avaient été mis sur pause, des barrages routiers avaient été mis en place à l’entrée de certaines régions, et les établissements pour aînés avaient reçu la directive de ne plus laisser personne entrer ou sortir.

Ces mesures avaient été progressivement abandonnées ou allégées avec l’arrivée de la saison estivale, mais le retour en force de la COVID-19 a forcé le gouvernement de François Legault à ajuster le tir au cours des derniers mois, notamment en annulant les célébrations de Noël et du jour de l’An.

Avec Radio-Canada par Jérôme Labbé 

Canada/Reconfinement total : comment imposer un couvre-feu aux Québécois?

janvier 5, 2021

Tout indique que le Québec se dirige de nouveau vers un confinement « total » pour quelques semaines, un peu comme au printemps dernier. À la différence que la santé publique recommanderait cette fois l’imposition d’un couvre-feu. Or, comment appliquer cette mesure stricte?

Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

© Alain Jocard/Getty Images Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

D’abord, prenons l’exemple des autres pays qui ont emprunté cette voie. En France, un couvre-feu peut être imposé dès 18 h dans les départements les plus affectés par la pandémie.

Le scénario envisagé au Québec est plutôt une obligation de rester à domicile de 20 h ou 21 h jusqu’à 5 h ou 6 h le lendemain matin. Les modalités seraient définies aujourd’hui, selon nos informations.

Dès samedi, seuls les commerces essentiels, tels que les épiceries et les pharmacies, resteraient ouverts en dehors des heures d’un potentiel couvre-feu. Les écoles primaires et secondaires demeureraient quant à elle fermées quelques semaines de plus.

Un horaire est affiché dans la vitrine d'une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

© Sebastien Bozon/Getty Images Un horaire est affiché dans la vitrine d’une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

L’exemple de la France

Comme en France, quiconque n’a pas l’autorisation de se trouver sur la route une fois le couvre-feu en vigueur pourrait donc recevoir une amende salée, selon un expert.

«Les policiers auront le mandat d’intercepter des véhicules en fonction de : est-ce que cette personne-là est justifiée de circuler?», explique Daniel Dancause, spécialiste en mesure d’urgence et conseiller principal chez Prudent groupe conseil, à l’émission matinale Première heure.

«En France, on a déployé le couvre-feu avant les Fêtes, puis on a resserré les mesures», ajoute-t-il. «Ce sont les gendarmes, les policiers municipaux, les militaires qui font des contrôles de la population. Le citoyen doit s’inscrire un site internet pour avoir une autorisation de circulation.»

Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d'urgence

© /Radio-Canada Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d’urgence

Une première depuis la crise d’Octobre?

Contrairement à d’autres régions du globe, le Québec a bien peu d’expérience en matière de couvre-feu. Il faut remonter en fait à la crise d’Octobre 1970.

«C’était le contrôle de la circulation pour s’assurer que les gens qui circulent sur la route ont l’autorisation de le faire et qu’ils sont rattachés uniquement aux services essentiels», rappelle M. Dancause.

Selon lui, l’expérience du confinement de mars dernier contribuera à une mise en application rapide d’un couvre-feu version 2021, si celui-ci est décrété dès samedi.

«Quand on a fermé le Québec en mars dernier, les entreprises ont émis des attestations aux travailleurs [pour leur libre circulation]. Il y a quand même déjà des mesures existantes. Est-ce qu’on ira comme en France où il faut s’inscrire en ligne? Je ne suis pas certain. Je pense que ce sont les mesures de mars qui s’appliqueraient d’abord,» pense l’expert.

Daniel Dancause doute cependant de la capacité des forces policières actuelles à tenir plusieurs points de contrôle simultanément.

«Il faut s’attendre plutôt à ce que les policiers vont continuer de patrouiller comme ils le font présentement, mais qu’ils auront la capacité d’intercepter des véhicules pour vérifier si la personne est autorisée à circuler.»

L'île de Montréal compte de nombreux accès.

© Sébastien St-Jean/Getty Images L’île de Montréal compte de nombreux accès.

Couvre-feu ou pas?

Quoiqu’il en soit, Daniel Dancause n’est pas convaincu que la rumeur du couvre-feu va réellement se concrétiser lors de l’annonce de demain.

«La construction va probablement arrêter. Je pense qu’on va malheureusement mettre encore le Québec sur pause. Mais est-ce que le gouvernement va seulement brandir cette possibilité-là [du couvre-feu] demain? »

Chose certaine, la pandémie gagne constamment du terrain dans la plupart des régions urbaines du Québec, observe l’expert.

«L’objectif est de protéger notre système de santé qui est actuellement à sa limite. Ce n’est pas juste une question d’occupation des lits. Des fois, on a l’espace, mais on n’a pas le personnel. »

Daniel Dancause rappelle que le système de santé québécois mène une lutte acharnée depuis plusieurs mois déjà. «C’est l’usure du temps, le surménage qui fait que nos ressources tombent au combat».

Dans son plus récent bilan, la santé publique a recensé 2546 nouveaux cas, 32 décès et 69 hospitalisations de plus au Québec.

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations de Sébastien Bovet et Alexandre Duval

Canada-Québec: Un confinement plus long et plus strict déjà réclamé

janvier 4, 2021

Des experts en santé publique appellent à un prolongement du confinement après le 11 janvier au Québec étant donné l’augmentation continue du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 malgré les mesures sanitaires plus strictes adoptées pendant le temps des Fêtes.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

© Graham Hughes La Presse canadienne Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« Nous devons mettre en place des mesures de confinement strictes dès que possible, notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », estime Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales.

À moins d’un changement de ton de Québec cette semaine, la réouverture des écoles et des commerces non essentiels est toujours prévue lundi prochain. Or les dernières données publiées par les autorités sur l’état de la pandémie dans la province donnent froid dans le dos. Alors que les effets du confinement auraient dû commencer à se faire ressentir sur la courbe épidémiologique et à inverser la tendance dans la dernière semaine, les nouvelles contaminations quotidiennes n’ont cessé d’augmenter. La situation s’est même accélérée.

Dimanche, le bilan des autorités a fait état de 7663 contaminations de COVID-19 supplémentaires entre le 31 décembre et le 2 janvier, dont 2869 uniquement pour la journée de samedi, soit un nouveau record. À elle seule, l’île de Montréal a compté 1300 nouveaux cas cette même journée. Le nombre d’hospitalisations a également bondi de 150 samedi pour s’établir à un total de 1225 tandis que, les deux jours précédents, on avait recensé 100 hospitalisations de moins. De plus, pas moins de 121 décès se sont ajoutés au bilan, dont 11 samedi, ce qui fait un total de 8346 morts depuis le début de la pandémie.

« Malgré les mesures du temps des Fêtes, les cas et les hospitalisations sont en hausse. Ça montre que la transmission communautaire est importante, ce qui a un impact majeur sur notre réseau de santé et sur notre personnel », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, en présentant le bilan.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« La situation est préoccupante. […] Le système de santé atteint déjà un point critique, les hôpitaux et les travailleurs de la santé seront débordés dans les semaines à venir si rien n’est fait », craint-elle.

La professeure dit comprendre la fatigue des Québécois, qui sont plongés depuis plus de neuf mois dans cette pandémie, mais croit nécessaires le prolongement et le renforcement des mesures de confinement. Et « plus vite cette décision sera prise et communiquée clairement à la population, mieux ce sera », souligne-t-elle, donnant en exemple l’Australie. Le pays a réussi à contenir sa deuxième vague du virus en imposant un confinement strict avec des étapes précises d’assouplissement des restrictions, combinées à un soutien financier et social de la population pour s’assurer de son adhésion aux mesures.

Les élèves du primaire à l’école

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (UdeM), plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Le télétravail est pour beaucoup devenu une habitude et les écoles secondaires sont déjà bien organisées pour donner leurs cours à distance, souligne-t-elle.

La professeure recommande par contre d’éviter le plus possible de reconfiner les élèves du primaire. « C’est une charge de travail supplémentaire pour les parents. Et à cet âge, les enfants ont besoin de socialiser et sont moins autonomes pour suivre des cours à distance. Mais si la situation est trop catastrophique, on n’aura peut-être pas le choix. »

Elle regrette néanmoins de devoir en arriver là. « On était 80 experts au début du mois de décembre à demander au gouvernement d’appliquer un confinement total plutôt que partiel pour plus d’efficacité. Ça n’a pas été écouté. Les entreprises manufacturières n’ont par exemple pas été mises sur pause pendant les Fêtes, alors que c’est le milieu de travail qui compte le plus d’éclosions », fait-elle remarquer.

Chiffres en explosion ?

À la vue des dernières données des autorités, elle en déduit qu’il y a également eu bien plus de rassemblements privés que l’on pense à Noël. Cette tendance au non-respect des mesures, combinée au retour des voyageurs en janvier et à la propagation du nouveau variant du virus détecté au Royaume-Uni, risque de faire encore plus exploser les chiffres dans les prochaines semaines, craint-elle, appelant le gouvernement à agir vite.

S’il se montre moins certain des retombées positives et rapides d’un confinement prolongé de deux semaines, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’UdeM, recommande tout de même au gouvernement d’emprunter cette voie. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

C’est un coup à donner, selon lui, pour au moins essayer d’éviter des mesures encore plus restrictives, comme un couvre-feu, l’interdiction des petits rassemblements à l’extérieur pour des activités sportives hivernales, ou encore l’école à la maison pour le reste de l’année

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Canada-Québec: Le confinement sera-t-il prolongé après le 11 janvier?

janvier 3, 2021

La pause du temps des Fêtes imposée par le gouvernement tire à sa fin, mais la province enregistre chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Les Québécois se demandent s’ils pourront poursuivre leurs activités habituelles après le 11 janvier. Plusieurs experts doutent d’un retour à la normale sans une baisse significative.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

© Graham Hughes/The Canadian Press Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

Depuis le 18 décembre, le Québec rapporte chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Des données qui laissent redouter un prolongement du confinement.

«Je pense qu’il serait très mal avisé de relâcher la pression sur le confinement tant que les chiffres ne baisseront pas», lance Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

«Idéalement, si on pouvait atteindre moins de 2000 cas par jour, ce serait déjà un indicateur, mais déjà 2000 cas par jour, c’est énorme», souligne-t-il.L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

© Sébastien Tanguay/Radio-Canada L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

Les hôpitaux constatent d’ailleurs les impacts de rassemblements illégaux durant le temps des Fêtes.

«On a commencé à voir, à la fin de la période des fêtes, des gens qui ont été dans des rassemblements de ce type-là qui se retrouvent à l’hôpital et aux soins intensifs», explique le pneumologue et intensiviste.

Le confinement a-t-il eu un effet?

Selon l’épidémiologiste à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Benoît Mâsse, les effets de la réduction des contacts depuis le 17 décembre auraient dû se refléter dans les bilans quotidiens de la dernière semaine.

«Je m’attendais sincèrement à voir une réduction des nouvelles infections vers le 28 ou le 29 décembre», confie-t-il.

Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

Le médecin Mathieu Simon explique que les effets des mesures sanitaires restrictives, dont l’interdiction de rassemblement et la fermeture des commerces non essentiels, se font sentir de 10 à 14 jours après leur implantation.

«Le confinement n’a pas encore commencé à porter ses fruits dans les statistiques quotidiennes, ça va se faire au début janvier, la semaine prochaine», soulève-t-il.

Le gouvernement doit d’ailleurs publier dimanche le bilan des cas déclarés entre le 31 décembre et le 2 janvier.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19. Un total de 1175 personnes étaient hospitalisées, et 165 d’entre elles se trouvaient aux soins intensifs.

Répercussions dans les hôpitaux

Le chef des soins intensifs, Mathieu Simon, précise que chaque nouveau cas déclaré entraîne des hospitalisations.

«C’est-à-dire que si vous avez une journée à 2500 cas, on sait que dans les 14 prochains jours, de façon moyenne, il devrait y avoir 250 nouvelles hospitalisation, et de ce nombre 20 à 25 personnes aux soins intensifs.»

Les hôpitaux de la province craignent d'atteindre un point de rupture.

© /Radio-Canada Les hôpitaux de la province craignent d’atteindre un point de rupture.

Une pression que le système peut soutenir pendant quelques jours, mais pas indéfiniment. «S’il fallait que l’on continue sur cette direction-là, on ne pourrait pas fournir l’effort», affirme le médecin.

La levée du confinement pourrait également envoyer un message à la population que la pandémie est sous contrôle. «Il est plus difficile de confiner, déconfiner, confiner, que de dire aux gens que l’on persiste l’effort pendant encore une semaine, ou 10 jours», estime le docteur Simon.

Avec /Radio-Canada par Fanny Samson 

L’Ontario pulvérise son record de nouveaux cas de COVID-19

janvier 2, 2021

L’Ontario a de nouveau battu son record de nouvelles infections à la COVID-19 samedi alors que la province fait état d’un bilan de 3363 cas.

L’Ontario a de nouveau battu son record de nouvelles infections à la COVID-19 samedi alors que la province fait état d’un bilan de 3363 cas.

© Patrick Woodbury, Archives Le Droit 

Le précédent record était de 3328 et avait été rapporté dans le bilan de jeudi.

La province a du même coup dévoilé les données pour la journée de vendredi. Les autorités sanitaires de la province avaient fait relâche vendredi en raison du Nouvel An. Un total de 2476 cas avaient alors été détectés.

Cela signifie donc que 5839 Ontariens ont contracté le virus au cours des deux derniers jours.

Au cours des sept derniers jours, un nombre moyen de 2655 infections ont été enregistrées quotidiennement.

La province rapporte un total de 95 nouveaux décès au cours des 48 dernières heures. Jusqu’à présent, la pandémie a fait 4626 victimes en Ontario.

Un peu plus de 1000 personnes sont hospitalisées en Ontario pour combattre le virus. Du lot, 322 se trouvent aux soins intensifs et 220 requiert l’aide d’un respirateur artificiel. Par ailleurs, le total de 322 Ontariens aux soins intensifs représente un record depuis le début de la crise.

L’Ontario a réalisé plus de 130 000 tests de dépistage de la COVID-19 au cours des deux derniers jours.

Avec Le Droit