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Victoire historique pour le Canada en Coupe Davis

novembre 27, 2022
Des joueurs de tennis s'enlacent et célèbrent une victoire.

L’équipe canadienne à la Coupe Davis Photo : Getty Images/Fran Santiago

Le Canada remporte la première Coupe Davis de son histoire grâce à des victoires de Denis Shapovalov et de Félix Auger-Aliassime.

C’est l’Ontarien qui a ouvert le bal en battant l’Australien Thanasi Kokkinakis en deux manches de 6-2 et 6-4 lors du premier match en simple de la journée aux finales de la Coupe Davis à Malaga en Espagne.

Auger-Aliassime a par la suite clos le débat en disposant d’Alex de Minaur 6-3 et 6-4.

Le Canada soulève ce trophée pour la première fois de son histoire. L’unifolié avait atteint la finale en 2019, mais s’était incliné devant l’Espagne. Auger-Aliassime, Shapovalov et Pospisil avaient participé à cet affrontement.Début du widget Twitter. Passer le widget?

Shapovalov se ressaisi contre Kokkinakis

Après avoir livré deux performances en montagnes russes, d’abord contre l’Allemand Jan-Lennard Struff jeudi, puis face à l’Italien Lorenzo Sonego samedi — deux matchs qu’il a perdus en trois manches — Shapovalov s’est montré en plein contrôle de son jeu pendant la majeure partie de son duel avec Kokkinakis.

L’Ontarien de 23 ans, 18e au classement mondial, a pris les commandes de la première manche en gagnant les quatre premiers jeux. Il a bouclé cette première manche en 32 minutes sans faire face à une seule balle de bris.

Shapovalov a pris l’avance dans la deuxième manche grâce à un bris lors du troisième jeu. Au jeu suivant, Shapovalov allait connaître ses premiers moments difficiles à son service.

Lors d’un jeu qui a nécessité 22 points et duré quelque 13 minutes, le Canadien est quand même parvenu à consolider le bris, non sans devoir sauver trois balles de bris au passage.

Shapovalov a ajouté un deuxième bris lors du septième jeu, se donnant ainsi l’occasion de servir pour le match avec une avance de 5-2.

Le Canadien a cependant offert son pire jeu de la journée à son service, concédant les trois derniers points à Kokkinakis, le dernier sur une double faute, pour garder l’Australien dans le match.

Kokkinakis a prolongé le duel en gagnant son service lors du neuvième jeu sans céder un seul point. Shapovalov a répondu en gagnant les trois premiers points à son service pour se donner autant de balles de match.

Il a laissé filer la première lorsque sa volée du coup droit a survolé la ligne de fond, mais pas la suivante. Il l’a convertie à l’aide d’un service que l’Australien de 26 ans a touché du bout de la raquette.

Le Canada s’est qualifié pour sa deuxième finale de l’ère moderne de la Coupe Davis samedi et battant l’Italie 2-1.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Canada: Des immigrants paient jusqu’à 12 mois de loyer d’avance pour signer un bail

novembre 26, 2022

Maimouna Bella Sane est assise dans sa cuisine. Elle regarde fixement la caméra. Elle a son pouce et son index de la main droite, appuyée sur ses lèvres.
En arrière-plan, on aperçoit un four et des ustensiles de cuisine.

Mme Sane s’était renseignée sur le coût de la vie à Toronto grâce aux réseaux sociaux et s’est convaincue de payer plusieurs mois de loyer d’avance pour signer son premier bail. Photo : Radio-Canada

Sans historique de crédit ni emploi, même s’ils ont des économies, de nouveaux arrivants se heurtent à des refus catégoriques lorsqu’ils tentent de louer des logements. Des familles proposent de payer des mois de loyer, parfois de 6 à 12 mois d’avance, pour avoir accès à un logement.

Maïmouna Bella Sane est arrivée en Ontario au mois de juin, avec son fils et son époux. Elle a payé 16 800 $ de loyer d’avance pour un bail d’un an.

Durant des semaines, de nombreuses offres de location ont été refusées à l’agent immobilier représentant la famille de Mme Sane. On nous disait non chaque fois, explique-t-elle. J’étais complètement stressée. Il y a des jours où j’avais envie de repartir en France, ajoute-t-elle.

Mais les choses se sont arrangées. Dès qu’on a proposé de payer 12 mois de loyer d’avance, ça a été vite un oui.

Depuis, la mère de famille sent un poids en moins sur ses épaules. Résignée, elle explique qu’il fallait rassurer les propriétaires.

Pour obtenir son permis de vacances-travail auprès d’Immigration et Citoyenneté Canada, Mme Sane ne devait justifier que 2500 dollars comme preuve de fonds pour les trois premiers mois.

Pour ceux qui s’établissent en tant que travailleurs qualifiés avec une famille de trois personnes, le gouvernement fédéral requiert 20 371 $ comme preuve de fonds.

Exigences relatives aux preuves de fonds

Nombre de membres dans la familleFond requis (en dollars canadiens)
113 310 $
216 570 $
320 371 $
424 733 $
528 052 $
631 638 $
735 224 $
Au-delà de 7, la famille doit jouter pour chaque membre supplémentaire3 586 $

Source : Immigration et Citoyenneté Canada.

Dans la région de York, Gildas Alladaye et sa famille, originaires du Cameroun, sont arrivés en Ontario il y a deux mois. M. Alladaye a également eu beaucoup de mal à louer un logement. Des propriétaires exigeaient [un bail de] 12 mois ou rien, affirme le père de famille. Pour inciter les propriétaires à me répondre [positivement], j’étais obligé de leur proposer quatre à six mois de loyer d’avance, ajoute-t-il.

Il explique que la situation a eu un effet sur sa santé mentale. Ça m’a touché psychologiquement. J’ai eu des nuits blanches, confie-t-il.

Un homme debout à l'extérieur dans un parc, un jour d'automne.

Thomas Delespierre est le fondateur de Tomadel, une entreprise qui aide à la location, l’achat, la vente et la valorisation de l’immobilier. Photo : Radio-Canada/Dean Gariepy

Thomas Delespierre, agent immobilier à Toronto, explique qu’il est illégal pour un propriétaire d’imposer des mois de loyer d’avance à un locataire potentiel. En revanche, il n’est pas illégal, en tant que locataire, de proposer de payer des mois de loyer d’avance. Ça doit vraiment venir des locataires et pas des propriétaires, souligne-t-il.

« La vérité, c’est que si un locataire ne le fait pas et qu’il n’a pas un dossier extrêmement fort […] au bout de la troisième, de la quatrième offre qui est rejetée […] s’il veut être compétitif, il offre lui-même de payer des loyers d’avance. »— Une citation de  Thomas Delespierre, agent immobilier

L’Association des francophones de la région de York (AFRY) observe aussi les difficultés de sa communauté par rapport au logement. Son directeur général, Jean Grenier Godard, affirme que les demandes illégales de paiement de loyer d’avance des propriétaires sont courantes dans la région de York. Les propriétaires sont très frileux et demandent beaucoup de garanties, dit-il.

« Si l’on arrive et qu’on n’a pas les moyens financiers de payer six mois de loyer d’un coup au minimum, ça va être très compliqué. »— Une citation de  Jean Grenier Godard, directeur général de l’Association des francophones de la région de York

Rose-Marie Nguyen, travailleuse sociale en établissement pour l’AFRY, explique qu’il est encore plus compliqué pour les familles que pour les personnes seules d’obtenir un bail. Des familles avec des enfants sont discriminées, affirme-t-elle. Ce n’est écrit nulle part sur les sites Internet, mais quand vous dites qu’il y a des enfants […] on ne peut pas louer.

En effet, Gildas Alladaye raconte que certains propriétaires ont refusé de lui louer un appartement pour les mêmes raisons. Ils m’ont dit : « Nous, on n’accepte pas les enfants. »

En Ontario, il est illégal de refuser l’accès à un logement à des familles avec enfants.

La crise du logement peut freiner un nouvel arrivant

Puiser une grande part de ses économies pour payer son loyer d’avance peut aussi pousser un nouvel arrivant à repenser son installation au Canada. C’est le cas de Yasmine Malek Menasria, qui, au bout de ses péripéties, retourne dans son pays natal, l’Algérie.

Yasmine Malek Menasria porte un casque d'écoute et sourit à la caméra. En arrière-plan, un mur et un rideau forment un écran.

Mme Menasria espère revenir pour s’établir en Ontario. Photo: Radio-Canada

Mme Menasria a eu du mal à louer un logement dans la région de York lorsqu’elle avait un statut de résidente temporaire. Ce n’est peut-être pas de la discrimination, mais en quelque sorte la discrimination de statut de quelqu’un.

« Des propriétaires […] demandaient l’historique de crédit ou bien un an de loyer d’avance. […] Finalement, j’ai dit : « On peut vous payer juste six mois et le reste en chèques postdatés. » »— Une citation de  Yasmine Malek Menasria, Algérie

À la suite de ce compromis, la famille de trois personnes a pu s’installer un certain temps à Vaughan. Financièrement, entre autres, la situation s’est corsée, et Mme Menasria et sa famille ont dû rebrousser chemin vers l’Algérie. On a tout abandonné. On a vendu tous nos meubles, bradés.

Mme Menasria a tenté de rester stoïque, mais sa santé mentale en a pris un coup. Je suis passée par un épisode de dépression quand je suis rentrée, parce que c’était un futur qui a été imaginé, confie-t-elle.

« Autant j’étais sûre de moi, de mes compétences, de mes projets, de mes ambitions, autant maintenant j’ai peur de faire quoi que ce soit, en fait.  »— Une citation de  Yasmine Malek Menasria, Algérie

Mme Menasria souhaite qu’Immigration et Citoyenneté Canada informe davantage les nouveaux arrivants. Ce serait bien d’être informés sur nos droits au logement avant d’arriver au Canada, comme ils le font pour les permis de travail, dit-elle.

La famille de Mme Menasria se prépare à revenir au Canada l’an prochain, mieux outillée face à ce qui l’attend. Toutefois, la mère de famille admet avoir encore des appréhensions.

Avec Radio-Canada

Kris Wu, une vedette sino-canadienne, condamné à 13 ans de prison en Chine

novembre 25, 2022
Kris Wu, face à la caméra.

Kris Wu arrive au défilé Burberry, le 19 septembre 2016. Il a vécu plusieurs années durant son enfance à Vancouver. Photo: AP/ Joel Ryan Associated Press

Vendredi, un tribunal chinois a condamné la vedette pop sino-canadienne Kris Wu à 13 ans de prison pour des accusations de viol.

Le tribunal de district de Chaoyang, à Pékin, a déclaré que Kris Wu a été condamné à 11 ans et 6 mois de prison pour un viol qu’il aurait commis en 2020, et à 1 an et 10 mois, pour le crime d’avoir rassemblé une foule pour se livrer à la promiscuité sexuelle lors d’un événement de 2018 au cours duquel d’autres hommes et lui auraient agressé deux femmes qu’ils avaient enivrées.

Le tribunal a déclaré que les trois victimes de l’affaire de viol étaient également ivres et n’étaient pas en mesure de consentir.

Il a déclaré qu’une peine combinée de 13 ans avait été convenue et que Kris Wu serait immédiatement expulsé après avoir purgé sa peine.

Selon les faits, la nature, les circonstances et les conséquences néfastes du crime, le tribunal a rendu le jugement ci-dessus, a déclaré le tribunal dans un communiqué en ligne.

Un diplomate canadien était au tribunal pour entendre la condamnation, a-t-il ajouté.

Kris Wu a également été condamné à une amende de 600 millions de yuans (83,7 millions $ US) pour évasion fiscale parce qu’il n’aurait pas déclaré tous ses revenus provenant notamment de spectacles et de publicités.

Kris Wu est né à Guangzhou, en Chine, et a passé son adolescence à Vancouver, où il a effectué sa scolarité, notamment dans les écoles West Point Grey et Sir Winston Churchill. Il a commencé dans la chanson, mais il a joué dans plusieurs films, dont certains qui ont fait sensation en Chine et en Amérique du Nord, selon plusieurs biographies en ligne. Il est citoyen chinois et canadien.

Le procès de l’ancien membre du groupe sud-coréen EXO, âgé de 32 ans, qui a eu lieu en juin, a été interdit au public pour protéger la vie privée des victimes.

Kris Wu est en prison depuis août 2021. La police avait alors ouvert une enquête en réponse à des commentaires en ligne selon lesquels il aurait attiré à plusieurs reprises de jeunes femmes pour qu’elles aient des relations sexuelles, selon un communiqué de la police à l’époque.

Cette année-là, une adolescente l’avait accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était ivre. Kris Wu, connu en chinois sous le nom de Wu Yifan, a nié l’accusation.

Canada: Les pédiatres révisent leurs recommandations sur le temps d’écran des tout-petits

novembre 24, 2022
Un parent assis par terre essaie d'enlever des mains de son enfant allongé sur le sol sa tablette qu'il retient avec ses deux mains.

Un enfant réclame sa tablette. Photo : Istock/Nadezhda1906

La Société canadienne de pédiatrie a abandonné sa directive d’il y a cinq ans qui limitait le « temps d’écran » pour les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire : elle encourage plutôt les parents à accorder la priorité aux émissions éducatives, interactives et adaptées à l’âge.

Dans de nouvelles directives publiées jeudi, la Société canadienne de pédiatrie déconseille toujours de laisser les enfants de moins de deux ans passer du temps devant des écrans, sauf pour bavarder avec des adultes bienveillants, comme placoter avec les grands-parents.

Pour les enfants de deux à cinq ans, les parents devraient limiter le temps d’écran régulier ou sédentaire à un maximum d’une heure par jour.

Mais la recommandation précédente de la Société canadienne de pédiatrie, qui fixait un plafond ferme d’une heure par jour pour ces enfants de deux à cinq ans, a été assouplie pour conseiller maintenant des formes interactives d’utilisation, comme des émissions éducatives et des soirées cinéma en famille, explique la pédiatre Janice Heard, de Calgary, membre du groupe de travail sur la santé numérique à la Société canadienne de pédiatrie.

La docteure Heard soutient que les parents feraient mieux de réduire l’utilisation passive des écrans et mettre l’accent sur l’utilisation familiale et commune, tout en donnant l’exemple d’une saine utilisation.

« La meilleure chose qu’ils puissent faire pour leur enfant est d’interagir avec eux en tête-à-tête, s’ils le peuvent. »— Une citation de  Janice Heard, pédiatre

Elle est bien consciente que les confinements pandémiques ont probablement inversé les initiatives antérieures visant à freiner l’utilisation des écrans parmi les différents groupes d’âge.

Ensuite, les enfants réduiront naturellement le temps que leurs enfants à eux passent sur les écrans lorsqu’ils reconnaîtront que ça ne leur apprend rien, que ça ne les aide pas d’une manière particulière. Et pour les très jeunes enfants, c’est en fait assez nocif.

La docteure Heard admet que les écrans en eux-mêmes ne sont pas mauvais, mais qu’ils remplacent des activités essentielles au développement de l’enfant. Ainsi, l’utilisation excessive d’écrans pour les jeunes enfants peut interférer avec le développement du langage et le comportement social, selon elle.

Les nouvelles directives mettent l’accent sur quatre principes : limiter le temps d’écran, en atténuer les risques, utiliser les écrans en pleine conscience et donner l’exemple d’une saine utilisation.

Mais c’est l’abandon des limites recommandées qui, espère Mme Heard, encouragera les parents à établir eux-mêmes des limites à la consommation passive et à examiner quand, comment et pourquoi ils autorisent l’utilisation d’écrans aux jeunes enfants.

Et selon la docteure Heard, les mêmes principes peuvent être extrapolés aux enfants plus âgés et même aux adolescents, pour lesquels la Société de pédiatrie avait publié des directives similaires en 2019 : on encourageait de fixer des limites basées sur chaque enfant, sans directives générales.

Stressant pour les parents

Les limites recommandées par la Société canadienne de pédiatrie sont depuis longtemps une source de stress pour de nombreuses familles, qui ne savent pas ce qui est acceptable, déclare Natalie Coulter, directrice de l’Institut de recherche sur la littératie numérique à l’Université York, à Toronto.

Ça suppose qu’il est facile de déterminer ce qui est bien et ce qui l’est moins, mais même essayer [de définir] ce qu’est un « écran » devient plus difficile, estime Mme Coulter, professeure agrégée en communication et études des médias.

« Il y a maintenant une ligne très floue entre le monde réel et le monde numérique, il n’y a plus de définition claire. Si vous allez à l’école par l’entremise d’un écran, est-ce que c’est considéré comme du temps d’écran? »— Une citation de  Natalie Coulter, directrice de l’Institut de recherche sur la littératie numérique, Université York

La professeure Coulter fait partie d’un groupe de recherche qui a interrogé des parents d’enfants de 4 à 12 ans sur l’utilisation des écrans pendant la pandémie. L’étude regroupe 15 familles au Canada, et d’autres en Australie, en Colombie, en Corée du Sud, au Royaume-Uni, en Chine et aux États-Unis.

Le stress face à la manière de respecter les recommandations de temps d’écran était un thème récurrent chez les parents interrogés, dit-elle, et la notion même de limites imposées est aujourd’hui dépassée.

« Les parents subissent tellement de pression et tellement de culpabilité. C’est un peu irréaliste et ça ne fait qu’ajouter à une sorte de sentiment parental de ne pas être assez bon. »— Une citation de  Natalie Coulter, professeure

J’ai deux filles [et] j’ai du mal avec ça, ce n’est pas comme si j’avais des réponses brillantes. Mais je pense que, comme pour tout, dès que vous posez des règles binaires très strictes, ça clôt un peu le dialogue, mentionne Mme Coulter.

Les nouvelles directives encouragent également les pédiatres à discuter de l’utilisation des écrans lors des consultations de routine – la docteure Heard s’inquiète du fait que trop peu de familles avec lesquelles elle a parlé semblent être conscientes des risques liés aux écrans.

Je leur poserais la question : combien de temps d’écran votre enfant a-t-il? Ils me répondront : « Oh, eh bien, probablement une heure avant l’école, quelques heures après l’école, puis le soir… et ils ont la télévision dans leur chambre ». Et je me dirai : aïe, aïe, aïe, on n’a pas fait un très bon travail d’éducation auprès de nos jeunes parents.

Même de petits changements peuvent avoir un effet important sur les familles désireuses de limiter l’utilisation des écrans, dit-elle : prévoir des moments de la journée et des zones sans écran à la maison, ou même ouvrir un livre ou faire du bricolage.

« À la Société canadienne de pédiatrie, on est tous parents, nous aussi. On comprend. On veut pouvoir donner aux gens des choses concrètes qu’ils peuvent faire et qui feront une différence qui ne chamboulera pas complètement toute leur vie. »— Une citation de  Janice Heard, pédiatre.

Avec La Presse canadienne

Canada: Accusé d’espionnage chez Hydro-Québec, Yuesheng Wang tente d’être libéré sous caution

novembre 24, 2022
L'avocat de la défense Gary Martin discute avec la partenaire de son client.

L’ancien employé d’Hydro-Québec accusé d’espionnage économique au profit de la Chine a assuré jeudi qu’il ne quitterait pas le pays pendant les procédures : il souhaite rester au Canada pour se défendre.

Au deuxième jour de son enquête sur cautionnement, au palais de justice de Longueuil, Yuesheng Wang a assuré le tribunal qu’il était très important pour lui de défendre sa réputation.

L’homme de 35 ans, un ressortissant chinois détenteur d’un visa de travail pour son emploi à Hydro-Québec, est détenu depuis son arrestation, le 14 novembre, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les procureurs de la Couronne s’opposent à sa libération sous caution, parce qu’ils craignent que l’accusé ne quitte le pays.

M. Wang, qui habite Candiac, en Montérégie, est la première personne à être accusée d’espionnage économique en vertu de la Loi sur la protection de l’information du Canada.

Il fait également face à trois accusations en vertu du Code criminel : abus de confiance, utilisation frauduleuse et sans autorisation d’un ordinateur, et obtention d’un secret commercial par la tromperie, le mensonge ou d’autres moyens frauduleux.

La GRC allègue que l’ancien employé d’Hydro-Québec a fourni des informations sur la société d’État à une université chinoise et à des centres de recherche chinois, et qu’il a publié des articles scientifiques et déposé des brevets auprès de ces établissements plutôt qu’auprès d’Hydro.

La police allègue aussi que l’accusé a utilisé des informations sans le consentement de son employeur, portant ainsi atteinte à la propriété intellectuelle d’Hydro-Québec.

Jusqu’à ce qu’il soit licencié plus tôt ce mois-ci, M. Wang travaillait au Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie d’Hydro-Québec, à Varennes. Il y menait des recherches sur les matériaux de batterie, un secteur crucial pour l’industrie des véhicules électriques.

Depuis mercredi, en Cour du Québec, le tribunal a entendu certains des éléments de preuve recueillis dans le cadre de l’enquête de la GRC. L’avocat de M. Wang, Gary Martin, n’a pas demandé d’ordonnance de non-publication sur ces preuves. À l’extérieur de la salle d’audience, l’avocat a indiqué que son client avait le sentiment d’avoir été injustement accusé.

En logiciel libre

M. Wang est accusé en fait d’avoir utilisé son compte de courriel d’entreprise chez Hydro-Québec pour transférer à son adresse personnelle de courriel des documents confidentiels et des photos non autorisées du centre de recherche de Varennes.

Il a déclaré au tribunal que les informations qu’il aurait envoyées n’étaient pas secrètes et qu’elles étaient en logiciel libre. Il a soutenu avoir pris des photos du laboratoire avec son téléphone portable, mais c’était pour montrer à ses collègues les failles de sécurité du laboratoire. Il a cependant admis avoir vu des affiches interdisant toute photographie dans le centre de recherche.

M. Wang a offert en caution sa maison de Candiac et une copropriété, pour assurer le tribunal qu’il resterait au pays pendant les procédures. Il n’a pas de famille au Canada et mène une vie sociale limitée, qui comprend le travail et un groupe de randonnées pédestres, a-t-il déclaré à la cour.

Sa petite amie depuis un peu moins de deux ans, Ayun Feng Zheng, a déclaré au tribunal qu’elle agirait en tant que caution pour s’assurer que M. Wang respecte les conditions du tribunal s’il était libéré. Mais elle a admis qu’elle n’avait pas d’argent à offrir en cautionnement.

Je crois vraiment qu’il restera pour prouver qu’il n’a pas fait ces choses, a-t-elle déclaré au tribunal. Sa réussite scolaire est quelque chose dont il est vraiment fier et qui lui tient beaucoup à cœur pour continuer son travail universitaire qu’il aime tant, alors je pense qu’il restera afin de blanchir son nom et d’obtenir un traitement équitable de la part d’Hydro-Québec et de ce pays.

Le juge Marco LaBrie entendra les plaidoiries plus tard jeudi.

Avec La Presse canadienne

Canada: L’ex-député de Rimouski Harold LeBel est reconnu coupable d’agression sexuelle

novembre 23, 2022
Harold LeBel marche dans un corridor du palais de justice de Rimouski sans regarder la caméra, mais en faisant un geste des bras.

Harold LeBel, tout juste après le verdict de culpabilité, hausse les bras lorsqu’une journaliste lui demande s’il compte aller en appel. Photo : Radio-Canada/Laurence Gallant

Les membres du jury viennent de déclarer Harold LeBel coupable du chef d’accusation d’agression sexuelle qui pesait contre lui.

Un lourd silence s’est installé dans la salle d’audience au moment de l’annonce du verdict par la porte-parole du jury.

Harold LeBel a accueilli la nouvelle de façon impassible, puis a baissé la tête, à l’instar de ses avocats.

L’audience a été ensuite ajournée une quinzaine de minutes.

À la sortie de la salle, Me Manon Gaudreault, procureure pour le DPCP, s’est dite satisfaite. Elle commentera davantage à la fin de l’audience.

C’est à 14 h 26 que le jury a informé le juge qu’il en était arrivé à un verdict unanime.

Le jury, composé de neuf femmes et de trois hommes, était isolé depuis lundi 15 h 30 pour en arriver à un verdict.

Harold LeBel a été arrêté et interrogé par la police le 15 décembre 2020 pour des allégations remontant à octobre 2017, dans son condo de Rimouski.

L’ex-élu a toujours clamé son innocence. C’est à sa demande que son procès s’est déroulé devant jury.

L’identité de la plaignante est protégée par une ordonnance de non-publication.

Avec Radio-Canada par Laurence Gallant

Canada-Vaccination obligatoire : des voyageurs font appel de la décision de la Cour fédérale

novembre 22, 2022

Le tribunal avait refusé d’entendre leur recours constitutionnel, parce qu’il est devenu obsolète et aurait été « un gaspillage ».

Une femme assise dans un aéroport vérifie son passeport de vaccination de la COVID-19 sur son téléphone, tout en tenant un masque et une carte d'embarquement.

Une voyageuse dans un aéroport vérifie son passeport vaccinal sur son téléphone, tout en tenant un masque et une carte d’embarquement. Photo : Getty Images/Istockphoto/Ridofranz

Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles confirme mardi qu’il interjette l’appel de la décision de la Cour fédérale qui a donné raison au gouvernement Trudeau en annulant son recours judiciaire sur la constitutionnalité des anciennes mesures vaccinales obligatoires contre la COVID-19 au départ du Canada ou à l’entrée au pays.

Le gouvernement fédéral prétendait lors des audiences en septembre 2022 que la cause était devenue obsolète, puisque toutes les mesures entourant l’obligation vaccinale dans les transports ont été abandonnées au début de l’été.

La Cour fédérale était du même avis, si bien qu’elle eût accepté la requête en radiation du gouvernement pour faire annuler le recours judiciaire du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles.

Outre des voyageurs au pays, l’ex-premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Brian Peckford et le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, étaient au nombre des plaignants.

Le recours constitutionnel devait être entendu durant la semaine du 31 octobre 2022.

Omar Alghabra vêtu d'un gilet de sécurité répond aux journalistes sur le tarmac de l'aéroport Pearson.

Le ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra, au moment où il avait présenté à l’été 2021 sur le tarmac de l’aéroport Pearson la politique de vaccination obligatoire dans les transports aérien et ferroviaire. Photo : Radio-Canada

La Cour fédérale avait notamment précisé que les arguments des plaignants n’étaient pas suffisants pour consacrer davantage de ressources à cette cause, qui était devenue caduque lorsque toutes les mesures entourant l’obligation vaccinale dans les transports ont été abandonnées au début de l’été 2022.

Dans ses raisons, la juge Jocelyne Gagné avait précisé que l’utilisation des ressources judiciaires pour une audience de 5 jours était plus importante que l’intérêt public que revêtait l’audition de l’affaire sur le fond.

Dans un communiqué, le Centre juridique explique qu’il a déposé une requête d’appel devant la Cour d’appel fédérale pour lui demander de casser le jugement du tribunal inférieur.

Il y est écrit que des millions de Canadiens ont subi une grave injustice de se voir refuser un jugement sur la légalité de l’interdiction du gouvernement fédéral de voyager au pays par train ou par avion.

Une voyageuse assise avec ses valises à l'aéroport et des avions d'Air Canada sur le tarmac.

Il n’est plus nécessaire de se faire vacciner au Canada depuis le début de l’été pour prendre un vol intérieur. Photo: CBC/Laura Pedersen

Le Centre estime que la juge a omis de manière déraisonnable d’exercer son pouvoir discrétionnaire d’entendre la cause et de trancher la contestation constitutionnelle sur l’obligation vaccinale dans les transports.

La magistrate a en outre commis une erreur, selon lui, en concluant que les considérations d’économie judiciaire l’emportaient sur l’important intérêt public et l’incertitude entourant la loi fédérale.

L’obligation vaccinale dans les transports représente l’une des violations les plus flagrantes des droits et de la liberté de mouvement des Canadiens dans l’histoire du Canada, conclut l’avocate Allison Pejovic.

Avec Radio-Canada par Jean-Philippe Nadeau

Le Canada appelé à s’ouvrir davantage aux étudiants africains

novembre 20, 2022

Le Canada est montré du doigt depuis des mois pour son refus massif d’étudiants francophones en provenance du continent africain.

Un homme et une femme se serrent la main.

Justin Trudeau en compagnie de la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, à Djerba, en Tunisie. Photo: La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

Un délégué africain au Sommet de la Francophonie demande au Canada de s’ouvrir davantage à l’immigration en provenance de son continent. En Tunisie, cet enjeu délicat poursuit le gouvernement Trudeau alors qu’il tente de resserrer ses liens avec les pays d’Afrique.

Sur le site d’exposition nommé le Village de la Francophonie à Djerba, il y a toujours de l’activité devant les kiosques du Québec et du Canada. Beaucoup de gens s’informent des procédures d’immigration dans l’espoir d’obtenir leur laissez-passer vers le Canada.

J’ai un fils qui a eu son baccalauréat. Je voulais savoir s’il y a une possibilité pour qu’il puisse terminer ses études au Canada, explique une dame devant le comptoir. Je cherche comment faire et à qui m’adresser, ajoute-t-elle.

Toutefois, le processus n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Le Canada est sévèrement critiqué pour son refus massif de permis d’études pour les ressortissants africains. Immigration Canada leur reproche, la plupart du temps, d’avoir l’intention de rester au Canada à la fin de leur formation.

Des gens font la file devant le kiosque du Canada.

Le kiosque du Canada est très fréquenté au Sommet de la Francophonie, à Djerba, en Tunisie. Photo: Radio-Canada/Louis Blouin

Avant le Sommet de la Francophonie, cette affaire a même attiré l’attention de la presse internationale. Le journal Le Monde titrait le 8 novembre dernier : Le rêve canadien, un mirage pour beaucoup d’étudiants d’Afrique francophone.

Les procédures peuvent paraître assez difficiles, assez complexes, souligne Maguèye Toure, directeur de la Francophonie du ministère des Affaires étrangères du Sénégal, au micro de Radio-Canada.

Il demande aux pays riches comme le Canada d’assouplir les procédures d’entrée surtout pour les étudiants, les artistes et les entrepreneurs.

« Il faut que la circulation des gens puisse se faire dans tous les sens entre les pays du Nord et les pays du Sud, et vice-versa. C’est important qu’on réfléchisse. »— Une citation de  Maguèye Toure, directeur de la Francophonie du ministère des Affaires étrangères du Sénégal

Le représentant sénégalais s’explique mal ces barrières pour entrer au Canada, dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre. Je sais que le Canada a un besoin parce qu’il y a des emplois qui doivent être pourvus, souligne-t-il.

Dans un monde en circulation, M. Toure souligne que les jeunes ont particulièrement besoin de contacts en personne, et pas seulement virtuels, pour mener à bien leurs divers projets.

Ottawa promet des améliorations

Appelée à réagir lors d’une mêlée de presse au Sommet de la Francophonie, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a préféré renvoyer la balle à la secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, aussi présente.

Dans une réponse vague, Marie-France Lalonde admet qu’il y a encore des défisOn travaille très, très fort pour améliorer les processus et les échanges entre ces demandeurs et nos agents, souligne-t-elle.

Interrogé à son tour, le premier ministre Justin Trudeau a dit être déçu des taux de refus des étudiants en provenance de l’Afrique et que la situation allait être corrigée.

« J’ai demandé directement au ministre [de l’Immigration Sean] Fraser de se pencher sur cet enjeu-là, on a besoin de plus en plus d’étudiants et d’immigrants francophones. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Mélanie Joly parle dans un micro. Une femme se tient à ses côtés.

Mélanie Joly au Sommet de la Francophonie, en Tunisie. Elle est accompagnée de la secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, Marie-France Lalonde. Photo: Radio-Canada/Louis Blouin

Récemment, le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, a promis de revoir le processus de sélection des étudiants étrangers pour que ces derniers soient évalués en fonction de critères davantage liés à leur potentiel et à leur valeur.

Dans un document publié en ligne en septembre, Immigration Canada a reconnu qu’il y avait du racisme dans sa propre organisation et a promis de mener une étude interne sur la question.

Une seule rencontre bilatérale avec un dirigeant africain

Pendant son passage de deux jours, Justin Trudeau n’avait aucune rencontre bilatérale officielle prévue dans son programme initial avec des dirigeants de pays africain, même s’ils sont nombreux au Sommet de la Francophonie.

Finalement, une rencontre s’est ajoutée à l’horaire dimanche avec le président du Niger.

Ce sont des retrouvailles entre le Niger et le Canada qui était l’un de nos plus grands partenaires de coopération dans les années 1970, a rappelé le président nigérien, Mohamed Bazoum. Il y a eu une petite distanciation, mais nous allons travailler pour faire en sorte que nos liens se resserrent.

Le premier ministre a aussi pris le temps de s’asseoir pour des tête-à-tête officiels avec les premiers ministres du Québec et de l’Arménie, et avec le président suisse.

Deux hommes discutent devant des drapeaux canadiens.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’entretient avec le président suisse, Ignazio Cassis. Photo: La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

Interrogée à ce sujet, Mélanie Joly rejette l’idée que son gouvernement a accordé peu de temps aux pays africains. En dehors des réunions bilatérales officielles, la ministre assure qu’elle et le premier ministre ont eu de nombreuses conversations avec des pays comme le Bénin, le Gabon et le Sénégal, par exemple. Je fais mon travail, c’est-à-dire établir des liens avec ces pays, a-t-elle souligné.

Présentement, on sait que la Chine et la Russie essaient d’exercer leur influence ici. C’est important pour le Canada d’être présent en Tunisie et aussi à travers le continent africain, a-t-elle expliqué.

Avec Radio-Canada par Louis Blouin

Canada-Québec: Un Lévisien aurait planifié une révolution armée en Haïti

novembre 17, 2022
Plan rapproché du logo de la GRC sur un véhicule.

Gendarmerie royale du Canada Photo : Radio-Canada/David Bell

Gérald Nicolas, 51 ans, aurait « préparé une activité terroriste visant à renverser le gouvernement haïtien de M. Jovenel Moïse », selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il devra faire face à la justice.

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISN) de la GRC a entamé cette enquête en juillet 2021 après avoir reçu des informations du Service de police de la Ville de Lévis.

Le sergent Charles Poirier de la GRC allègue que M. Nicolas voulait détrôner le gouvernement en place et son président pour prendre le pouvoir.

Le suspect prévoyait exécuter une révolution armée en Haïti, peut-on lire dans un communiqué de presse de la GRC publié jeudi matin.

Il est allégué que ce dernier aurait pris des actions concrètes, notamment en voyageant en Haïti, afin de faciliter l’organisation d’un groupe dont l’intention était de participer à un coup d’État contre l’autorité établie.

Il aurait aussi voyagé en Amérique centrale et en Amérique du Sud pour recruter, amasser des fonds et faire l’acquisition d’armes pour réaliser son projet.

En liberté

M. Nicolas a été arrêté en novembre 2021. Il a été libéré depuis et le restera au moins jusqu’à sa comparution prévue au palais de justice de Québec le 1er décembre.

Aucune information ne laisse présager qu’il représente un risque pour la population canadienne, précise le sergent Poirier.

Il devrait faire face à trois chefs d’accusation : quitter le Canada pour faciliter une activité terroriste, facilitation d’une activité terroriste, fournir des biens à des fins terroristes.

Avec Radio-Canada par Marie Maude Pontbriand

Canada: Une première bordée de neige tombera cette semaine sur l’ouest du Québec

novembre 14, 2022
Les routes sont enneigées.

Des alertes de neige ont été publiées pour de nombreux secteurs de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent lundi. Photo : Radio-Canada/Catherine Gosselin

Les Québécois verront apparaître les premiers flocons de neige de la saison hivernale cette semaine, selon Environnement Canada, mais certaines régions se retrouvent déjà sous un tapis blanc lundi matin.

Pour les grandes régions de Montréal et de Québec, la première bordée de neige devrait se pointer le bout du nez mercredi, avec le passage d’un système en provenance du Texas.

Dans un bulletin météorologique spécial publié tôt lundi matin, Environnement Canada nuance toutefois qu’en raison des températures qui seront près du point de congélation, il est trop tôt pour se prononcer sur les quantités de neige attendues.

Ce bulletin touche la plupart des régions du sud du Québec. Toutefois, pour les secteurs plus à l’est de la province, un tapis blanc s’était déjà installé lundi.

À Sept-Îles, par exemple, 12 centimètres de neige sont tombés samedi, des suites de la tempête tropicale Nicole, selon les données fournies dimanche par Environnement Canada.

Des alertes de neige ont par ailleurs été publiées pour de nombreux secteurs de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent, lundi, notamment à Matane, en Minganie, à Rimouski et à Mont-Joli.

Environnement Canada prévient que des chutes de neige importantes sont attendues lundi, pouvant atteindre 15 centimètres par endroits.

Adaptez votre conduite aux conditions routières changeantes. L’accumulation rapide de neige pourrait rendre les déplacements difficiles dans certains endroits. La visibilité peut être soudainement réduite par moments dans la neige forte, rappelle Environnement Canada.

Avec La Presse canadienne