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L’Église anglicane du Canada rejette une motion approuvant le mariage gay

juillet 14, 2019

 

Le synode général de l’Eglise anglicane du Canada a rejeté une motion visant à modifier sa définition du mariage pour reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, légalisé au Canada en 2005. La motion proposait de supprimer la définition du mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme».

Pour être adoptée, elle devait recueillir les deux tiers des votes des trois ordres de délégués au synode, évêques, prêtres et laïcs. Lors d’un vote vendredi soir à Vancouver (ouest) où se tient le synode jusqu’à mardi, prêtres et laïcs ont voté largement en faveur de la motion mais elle n’a pas obtenu la majorité des deux tiers requise dans le groupe des évêques.

La motion avait été adoptée de justesse lors du précédent synode général mais elle devait être validée lors de deux synodes successifs pour entrer en vigueur. Le synode général, assemblée gouvernante de l’église anglicane du Canada, se réunit tous les trois ans.

Certains diocèses continueront à célébrer des mariages homosexuels

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

Certains diocèses permettent la célébration de ces unions depuis le premier vote sur la motion de 2016 et plusieurs d’entre eux entendent bien continuer, a indiqué Meghan Kilty, directrice des communications de l’Eglise, à la chaîne publique CBC. L’Eglise anglicane du Canada compte plus de 500.000 membres regroupés dans 1700 paroisses, selon son site internet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: graves intoxications au monoxyde de carbone dans un motel

juillet 9, 2019

 

Quarante-six personnes séjournant dans un hôtel de Winnipeg, dans le centre du Canada, ont été hospitalisées, dont 15 dans un état critique, après avoir été intoxiquées au monoxyde de carbone, ont annoncé mardi les pompiers canadiens.

«Je ne peux pas faire de pronostic» sur l’évolution de l’état de santé de ces blessés, a déclaré aux médias locaux un porte-parole des pompiers de Winnipeg. L’accident a eu lieu mardi matin au motel Super 8 et 52 clients s’y trouvaient lorsque l’alerte a été donnée, a-t-il indiqué.

Les secours ont relevé des niveaux de monoxyde de carbone de 385 parties par million, alors que ce gaz inodore, provenant d’une combustion incomplète, est dangereux à partir de 10 à 20 parties par million, a précisé la télévision publique CBC.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Comment vont désormais être sélectionnés les immigrants au Québec?

juin 18, 2019
© Stadtratte
 

Avec l’adoption du projet de loi 9 sur l’immigration débute désormais un nouveau système dans la sélection des immigrants économiques au Québec. Comment ces nouveaux arrivants seront-ils choisis?

Depuis le début de la semaine, un nouveau système d’immigration est officiellement en vigueur au Québec. Annoncé dans un premier temps par le précédent gouvernement libéral avant de voir son entrée en vigueur repoussée, le système Arrima est désormais « opérationnel », a certifié lundi le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Concrètement, beaucoup de choses vont changer dans la sélection des nouveaux arrivants. Ces mesures prendront cependant plusieurs mois avant de devenir pleinement applicables.

La loi, qui a obtenu la sanction du lieutenant-gouverneur dimanche soir, met fin à la procédure du « premier arrivé, premier servi ». Désormais, les ressortissants étrangers souhaitant venir au Québec dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) doivent remplir un formulaire de déclaration d’intérêt.

À ce jour, près de 115 000 personnes ont déjà rempli ce document.

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Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Dans cette déclaration d’intérêt, il est demandé au candidat des renseignements sur sa situation familiale, son parcours professionnel, sa scolarité et ses connaissances du français et de l’anglais. Le candidat peut également mentionner s’il a une offre d’emploi.

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) invite par la suite les candidats répondant aux besoins du marché du travail à remplir leur dossier, qui sera analysé ultérieurement selon une grille de sélection.

Des critères d’invitation qui évolueront

Comment le MIDI sélectionnera-t-il les candidats invités à soumettre une demande?

« Les critères d’invitation seront modulés en fonction des besoins du Québec », explique le ministère.

L’objectif est d’inviter des personnes qui ont le plus grand potentiel d’intégration au Québec. L’accès à un emploi étant un des facteurs favorisant l’intégration, le potentiel de la personne permettant de répondre aux besoins de main-d’œuvre de la société québécoise sera évidemment considéré.

Émilie Vézina, porte-parole du MIDI

Les premières invitations seront lancées « au cours des prochaines semaines », a affirmé le ministre Jolin-Barrette.

Une grille de sélection qui devrait être revue

Dans les faits, pour le moment, l’étude de ces demandes d’immigration ne changera pas, puisque la grille de sélection datant du 2 août 2018 est toujours en vigueur. Cette méthode de sélection est d’ailleurs critiquée par le milieu des affaires, qui déplore la place trop importante accordée aux diplômes des candidats.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation« Les deux tiers de nos postes vacants requièrent un secondaire 5 ou moins, détaille Véronique Proulx, présidente de Manufacturiers et exportateurs du Québec. On n’a pas besoin uniquement d’ingénieurs, mais de commis, de journaliers. »

Le président de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Stéphane Forget, tient un discours similaire.

Il faut revoir le pointage et améliorer cette grille. Il ne faut pas que les gens ayant un diplôme professionnel ou technique aient moins de points, car ils n’ont pas de diplôme universitaire.

Stéphane Forget, président de la FCCQ

« Le MIDI travaille continuellement à améliorer ses différents processus », répond une porte-parole du ministère. Des consultations publiques auront par ailleurs lieu en août, et le MIDI a déjà invité les intervenants à se prononcer sur les « objectifs de sélection et d’admission ».

« On espère des changements dès cet automne », mentionne de son côté Yves-Thomas Dorval, qui dirige le Conseil du patronat.

Un portail pour les employeurs en février 2020

La principale nouveauté verra le jour en février 2020 avec le lancement du « portail employeurs libre-service ». Il s’agit du fameux « Tinder de l’immigration », évoqué en février par le ministre Jolin-Barrette.

Avec cet outil, les employeurs québécois pourront directement consulter les profils des candidats ayant déposé une déclaration d’intérêts et communiquer avec eux. Ils pourront ainsi faire une offre d’emploi à un candidat, ce qui pourrait faciliter et accélérer son arrivée au Québec.

Les employeurs pourront aller directement sur le site du ministère, consulter les profils des candidats à l’immigration pour leur faire une offre d’emploi, pour les inviter. Et à partir du moment où il y aura un maillage entre les employeurs et les candidats à l’immigration, on va les inviter en priorité.

Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration

Dès cet été cependant, « une interface pour les conseillers en partenariat du MIDI sera lancée afin que ces derniers puissent appuyer les employeurs dans les régions du Québec à entrer en contact avec les personnes qui ont les profils recherchés à venir travailler au Québec », précise le MIDI.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

Ultérieurement, des tests de valeurs québécoises et de français pourraient voir le jour, comme l’a déjà clamé le premier ministre. Ceux-ci pourraient faire partie des « conditions » concernant la résidence permanente, mais devront être instaurés par le biais d’un règlement. Québec devra également obtenir l’aval du gouvernement fédéral s’il souhaite prendre cette voie.

La priorité aux candidats déjà au Québec

Dans un premier temps, tel que l’avait annoncé François Legault à la fin de février, après l’annonce de l’abandon de plus de 18 000 dossiers d’immigration en attente, les candidats à l’immigration permanente vivant et travaillant déjà au Québec auront priorité.

Un amendement a été déposé en ce sens par le gouvernement quelques heures avant l’adoption de ce projet loi. Cette décision concerne environ 3700 dossiers, soit près de 5500 personnes.

D’ici sept mois, le ministre s’engage ainsi à « inviter » les candidats « à présenter une demande de sélection à titre permanent » dans le cadre du PRTQ à condition d’avoir rempli une déclaration d’intérêt dans Arrima.

Le ressortissant étranger invité aura alors 60 jours pour présenter cette demande.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation

Près de 2000 dossiers traités

Par ailleurs, depuis la décision à la fin de février de la Cour supérieure forçant le MIDI à continuer d’étudier ces milliers de dossiers, près de 2000 dossiers ont été traités, a confirmé le ministre Jolin-Barrette.

Entre mars et mai, le taux d’acceptation a été d’environ 13 %. Dans son jugement, le juge Frédéric Bachand soulignait que le MIDI était « en mesure de traiter mensuellement entre 1000 et 2000 demandes dans le cadre du PRTQ ». Le taux d’acceptation se situait quant à lui « autour de 50 % » au cours des trois dernières années.

Tout compte fait, en retirant les dossiers des candidats vivant au Québec qui pourront être sélectionnés par l’entremise d’Arrima, de 12 000 à 13 000 dossiers présents dans l’inventaire du MIDI ne seront donc pas traités.

Ces candidats seront défrayés des dépenses liées à la présentation de leur demande, pour un montant d’environ 1000 $.

Cependant, les frais de traduction, de conformité de documents, ainsi que les frais d’examens de connaissances linguistiques ne seront pas remboursés. Cette demande, faite par Québec solidaire en fin de semaine, a été rejetée par le gouvernement.

Radio-Canada.ca par Romain Schué

Québec: adoption d’un projet de loi controversé sur l’immigration

juin 16, 2019

 

L’Assemblée nationale du Québec a adopté ce dimanche un projet de loi controversé sur l’immigration, qui entraînera notamment l’abandon de 18.000 dossiers d’immigration déposés dans cette province francophone du Canada.

Le projet de loi 9 a été adopté dimanche vers 4h du matin (8h GMT), à l’issue une séance-marathon exceptionnelle convoquée par le parti Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) au pouvoir, a annoncé Simon Jolin-Barrette, ministre québécois de l’Immigration, sur Twitter.

Le texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, qui sera désormais basée sur l’adéquation des compétences professionnelles avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.

Il entraînera ainsi l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures, qui touchent au total quelque 50.000 personnes. Ces dossiers avaient été déposés sous l’ancien système, basé sur le principe du premier arrivé premier servi.

Ces candidats à l’immigration vont devoir déposer une nouvelle demande dans le cadre du nouveau système. Le gouvernement provincial a promis que les délais de traitement des dossiers pour les travailleurs qualifiés passeraient de 36 à 6 mois grâce à cette réforme.

L’opposition a dénoncé jusqu’au bout un projet de loi «inhumain», fustigeant l’«incapacité» du gouvernement à justifier l’abandon de ces 18.000 dossiers en souffrance. Le parti du premier ministre François Legault a été porté au pouvoir en octobre avec la promesse de réduire de plus de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés que le Québec accueille chaque année.

Après une courte nuit de sommeil, les députés québécois ont repris leurs travaux dimanche peu après 9 heures pour l’examen d’un autre projet de loi controversé, cette fois sur la laïcité. Il prévoit d’interdire le port de symboles religieux à plusieurs catégories de fonctionnaires en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants.

Par Le Lefigaro.fr avec AFP

Canada: Après une fouille à nu, une Calgarienne veut un contrôle accru des agents frontaliers

juin 10, 2019

Jill Knapp se tient debout devant des bornes d'enregistrement à l'aéroport de Vancouver.

Jill Knapp dit souffrir d’anxiété après un interrogatoire et une fouille à nu à l’aéroport international de Vancouver. Photo: Radio-Canada / Nic Amaya

Une Calgarienne faussement soupçonnée de trafic de drogue à l’aéroport international de Vancouver et ayant subi une fouille à nu exige un regard indépendant sur l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Jill Knapp effectuait un vol entre Mexico et Calgary avec une correspondance à Vancouver le 9 janvier 2016.

Or, après avoir récupéré sa valise sur le carrousel à bagages, elle a été interpellée par un agent des services frontaliers qui l’a placée à l’écart en lui indiquant qu’elle devrait subir « une inspection secondaire ».

 

« C’est venu de nulle part, raconte Mme Knapp. Il a même haussé le ton en disant : ‘’Je pense que vous êtes une narcotrafiquante. J’ai affaire à des gens comme vous chaque jour’’ ».

La voyageuse de 39 ans lui a expliqué qu’elle venait de rendre visite à son mari au Mexique et qu’elle avait déposé une demande afin qu’il puisse la rejoindre au Canada. Cependant, affirme Mme Knapp, l’agent ne l’a pas crue.

Il ne l’a pas crue non plus quand elle lui a parlé de son rôle d’enseignante à l’école du dimanche et de son travail de formatrice en logiciels dans des cabinets d’avocats.

L’agent lui a alors confisqué son cellulaire et lui en a réclamé le mot de passe, relate-t-elle.

Un agent des services frontaliers et un chien renifleur marchent près de valises de voyageurs placées en rangées à l'aéroport Pearson de Toronto.
Un chien détecteur, comme celui-ci à Toronto, a reniflé la valise de Mme Knapp. Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

Après que rien de pertinent n’a été découvert aussi bien sur son téléphone que dans sa valise, un chien détecteur été appelé en renfort, mais l’animal n’a rien flairé d’inhabituel.

Jill Knapp raconte avoir ensuite été placée en détention, sans explication. Elle dit ne pas avoir de casier judiciaire, et que rien, dans ses bagages, n’était susceptible d’inciter à un examen plus approfondi.

« C’était traumatisant », explique-t-elle à l’émission Go Public de CBC. L’incident a entraîné chez elle de l’anxiété qui a été diagnostiquée et dont elle dit toujours souffrir aujourd’hui.

Une fouille à nu

Une fois en détention, Jill Knapp a demandé à appeler un avocat, et on lui a confirmé qu’on en avait demandé un en son nom, mais elle affirme n’avoir ensuite reçu aucune aide juridique.

La dame dit qu’alors qu’elle n’avait pas mangé depuis 14 heures, elle a seulement reçu de l’ASFC un verre d’eau à moitié plein, mais pas de nourriture. Il lui a été interdit d’aller aux toilettes, rapporte-t-elle.

Inquiète, elle s’est portée volontaire pour une fouille à nu, possibilité que l’agent des services frontaliers avait évoquée quelques heures plus tôt.  « J’avais peur de ce qu’ils feraient si je restais plus longtemps. Si c’était ça qu’il fallait pour m’en aller, alors j’allais le faire », dit Mme Knapp.

C’est alors que deux agentes des services frontaliers lui ont demandé d’écarter les fesses.

N’ayant rien trouvé de caché, elles lui ont rendu son téléphone et l’ont autorisée à quitter les lieux.

Un agent de services frontaliers observe des voyageurs dans l'enceinte d'un aéroport.
Le code de conduite des agents frontaliers leur demande d’agir avec « intégrité et respect ». Photo : ASFC vidéo de recrutement/YouTube
ASFC : procédure suivie

CBC a fait une demande d’entrevue à l’Agence des services frontaliers qui lui a été refusée. Dans un communiqué, l’agence dit qu’elle ne peut aborder publiquement le cas de Mme Knapp pour des raisons de droit à la vie privée.

Après avoir déposé une plainte, Jill Knapp a obtenu des documents internes de l’ASFC en passant par la Loi sur la protection des renseignements personnels. Une porte-parole de l’agence, Isabel McCusker, y déclare que les agents frontaliers ayant travaillé sur le cas de Mme Knapp « ont suivi les procédures et directives habituelles ».

Un autre document interne de l’ASFC indique que la voyageuse avait les yeux rouges, ce qui a fait croire aux agents frontaliers qu’elle était sous l’influence d’une drogue. Or, déclare Mme Knapp, ses yeux étaient rouges car son mari lui manquait et elle venait de pleurer son absence.

Tim McSorley est assis dans son bureau devant son ordinateur portable ouvert et près d'une fenêtre.
Tim McSorley, coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles. Photo : Radio-Canada / Jean-François Benoit
« Très peu de surveillance »

« Lorsqu’un agent travaille, que ce soit à des postes-frontière terrestres ou dans des aéroports, il existe très peu de surveillance », souligne Tim McSorley, le coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, basée à Ottawa.

Par ailleurs, dit-il, l’Agence des services frontaliers est le seul organisme officiel chargé d’appliquer la loi au pays dont la conduite des employés ne peut pas être examinée par un organisme extérieur. Une vérification externe serait donc la bienvenue, comme le demande Jill Knapp.

Radio-Canada.ca

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans

juin 8, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises IncNORTH BAY, Ont. —
 

La «doyenne du Canada» est décédée mercredi à l’âge vénérable de 114 ans.

Ellen «Dolly» Gibb était née à Winnipeg le 25 avril 1905. Wilfrid Laurier était alors premier ministre du Canada et Teddy Roosevelt président des États-Unis.

Selon sa notice nécrologique, «Dolly» Gibb était la doyenne de l’Amérique du Nord — et la neuvième plus vieille personne dans le monde. Elle est décédée mercredi à North Bay, en Ontario.

Sa famille attribue sa longévité à «une bonne génétique et un bon régime alimentaire, des promenades régulières, un amour de la famille et une générosité envers son prochain». Sa notice nécrologique ajoute qu’elle avait un esprit vif et ne souffrait d’aucune maladie chronique, n’ayant connu qu’un bref séjour à l’hôpital depuis la naissance de sa fille Sue en 1939. Elle serait demeurée «sereine, heureuse, reconnaissante et positive jusqu’à la fin».

Ellen Gibb était la fille d’une Métisse et d’un prospecteur d’origine écossaise qui avait cherché fortune pendant la «ruée vers l’or» du Klondike, selon la nécrologie. Sa mère était morte en couches alors que la petite Ellen n’avait que cinq ans. Son père a élevé ses enfants sur une petite ferme de ce qui est aujourd’hui Winnipeg.

Ellen Gibb a elle-même perdu son mari en 1968, après 40 ans de mariage. Au cours de sa longue vie, elle a aussi perdu une fille et une petite-fille, mais elle laisse dans le deuil une autre fille, neuf petits-enfants, 22 arrière-petits-enfants et 12 arrière-arrière-petits-enfants.

Une cérémonie est prévue samedi à North Bay.

Mulroney suggère d’envoyer Chrétien en Chine pour la libération des Canadiens

juin 7, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

OTTAWA — Le gouvernement fédéral devrait faire appel à l’ancien premier ministre Jean Chrétien pour diriger une délégation en Chine afin d’obtenir la libération de deux Canadiens, a suggéré l’un de ses prédécesseurs, Brian Mulroney.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Mulroney a ajouté que M. Chrétien devrait être accompagné par son gendre André Desmarais, l’un des plus hauts dirigeants de Power Corporation.

M. Mulroney a expliqué que Jean Chrétien et André Desmarais entretiennent de bonnes relations en Chine. Ils seraient aptes à conclure un accord qui permettrait de sortir Ottawa et Pékin de leur impasse diplomatique, croit-il.

L’ancien diplomate Michael Kovrig et l’entrepreneur Michael Spavor sont détenus en Chine depuis le mois de décembre. Ils sont accusés d’espionnage et d’avoir mis en danger la sécurité nationale.

Selon de nombreux observateurs, ces emprisonnements représentent un acte de représailles contre le Canada pour l’arrestation de Meng Wanzhou, une haute dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei, dont les États-Unis réclament l’extradition.

Un porte-parole du premier ministre Justin Trudeau a déclaré que le gouvernement n’avait pas l’intention d’envoyer une telle délégation en Chine.

M. Desmarais a refusé de commenter la suggestion de Brian Mulroney, tandis que M. Chrétien n’a pas répondu à une demande d’entrevue de La Presse canadienne.

Canada: premier décès depuis deux ans d’une baleine noire dans le Saint-Laurent

juin 5, 2019

 

Le premier décès depuis 2017 au Canada d’une baleine noire, une espèce en voie d’extinction, a été confirmé dans le golfe du Saint-Laurent, selon le ministère canadien des Pêches et Océans.

La carcasse du mammifère, aussi connu sous le nom de baleine franche de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis), a été repéré en train de dériver mardi lors d’un vol de surveillance aérienne, a indiqué le ministère dans un communiqué.

«Si nous la localisons, nous tenterons de lui installer une balise de satellite pour continuer à la suivre. Nous analysons diverses options pour la récupérer et pour la nécropsie», précise le communiqué.

C’est le premier décès d’une baleine franche signalé au Canada depuis l’été 2017, quand douze de ces grands mammifères avaient été retrouvés morts dans le golfe du Saint-Laurent et d’autres au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis).

La région abrite environ le quart des 411 dernières baleines franches dans le monde, selon les plus récentes estimations du gouvernement canadien.

La carcasse signalée est celle d’un mâle âgé de neuf ans et nommé Wolverine par les chercheurs, a affirmé dans un communiqué la Marine Animal Response Society, une ONG travaillant avec le ministère pour essayer de la récupérer.

Une baleine noire ou franche peut atteindre 18 mètres de longueur et vit au moins 75 ans en moyenne, selon le ministère.

L’activité humaine est la principale cause de mortalité de cette espèce menacée, avaient indiqué les scientifiques à l’issue des autopsies réalisées sur les carcasses récupérées en 2017.

Depuis l’an dernier, le gouvernement canadien restreint des zones de pêche et la vitesse maximale autorisée pour les navires dans certaines zones du Saint-Laurent pour protéger davantage ce cétacé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Québec: Opération contre des agences qui embaucheraient illégalement des immigrants

juin 5, 2019
© Jean-Philippe Robillard
 

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec mène des opérations dans la région de Montréal et en Montérégie dans le cadre d’une enquête sur des agences de placement de personnel qui embaucheraient illégalement des immigrants.

Le ministère a visé huit endroits, dont une usine de transformation de viande à Sherrington, en Montérégie. Le réseau d’agences recrutait des immigrants, parfois sans permis de travail, pour les faire travailler dans des entreprises avec une rémunération « parfois » inférieure au salaire minimum.

Selon le ministère, les agences ne respectent pas toujours les normes du travail et privent parfois les travailleurs d’une protection sociale en cas de maladie ou de perte d’emploi.

Le ministère a entamé son enquête après avoir obtenu des renseignements sur un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables.

« Advenant que les perquisitions permettent de confirmer certains éléments de l’enquête, les dirigeants du réseau visé pourraient faire face à des poursuites judiciaires », explique-t-on au ministère.

Avec Radio-Canada.ca par Jean-Philippe Robillard