Posts Tagged ‘CANADA’

Canada: Trudeau promet d’interdire les fusils d’assaut s’il est réélu

septembre 20, 2019

 

Le premier ministre canadien sortant, Justin Trudeau, a promis vendredi d’interdire les fusils d’assaut et d’aider les villes à restreindre l’accès aux armes de poing s’il est réélu lors des législatives d’octobre.

Cette annonce fait suite à une recrudescence des crimes liés aux armes à feu au Canada, dont une vague de fusillades survenues récemment à Toronto, où le premier ministre a annoncé ces mesures lors d’une conférence de presse.

«Vous n’avez pas besoin d’une arme d’assaut de type militaire, une arme conçue pour tuer le plus grand nombre de personnes en un minimum de temps, pour abattre un cerf», a souligné Justin Trudeau, qui a fait état en 2017 de «2500 victimes de violence par armes à feu de plus qu’en 2013» au Canada.

Programme de rachat

Si les libéraux de Justin Trudeau sont réélus le 21 octobre, les fusils d’assaut, tels les AR-15, seront interdits et un programme de rachat de ces armes de type militaire déjà en circulation sera mis en place, a promis le Premier ministre sortant.

Les armes de poing comme les pistolets et revolvers ne seront cependant pas interdits, mais les municipalités auront davantage de pouvoirs pour en restreindre l’accès, a précisé Justin Trudeau, faisant état d’une approche «mesurée et basée sur les faits».

Le dernier gouvernement conservateur, sous Stephen Harper, avait fait abolir en 2012 l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse. Justin Trudeau a promis de ne pas remettre en place ce registre fédéral afin de «respecter les fermiers et chasseurs canadiens».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump dit avoir été «surpris» par les images de Trudeau grimé en Noir

septembre 20, 2019

 

Donald Trump s’est dit «surpris» vendredi par les images montrant un jeune Justin Trudeau grimé en Noir, qui ont plongé le premier ministre canadien dans l’embarras et l’ont forcé à s’excuser en pleine campagne électorale.

«Je suis surpris», a dit le président américain à la presse à la Maison-Blanche. «J’ai été encore plus surpris quand j’ai vu le nombre de fois», a-t-il ajouté. Après la diffusion mercredi soir d’une première image de «blackface», d’autres images de Justin Trudeau, le visage couvert d’une couche de maquillage noir lorsqu’il était plus jeune, ont émergé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada-Québec/Un enfant autiste expulsé de son CPE : « Votre fils coûte trop cher »

septembre 17, 2019

L'enfant est assis dans le sable, entouré de ses jouets.

Le petit Mickael Photo : Radio-Canada

Malgré une subvention de 35 000 $, un CPE de la Montérégie expulse un de ses tout-petits, nous révèle La facture.

 

Mickael a la chance d’avoir une place dans un Centre de la petite enfance (CPE), dès l’âge de 18 mois.

Il est autiste, il ne parle pas et il a du mal à entrer en contact avec les autres. Le CPE Le petit pain d’épice l’accueille en toute connaissance de cause.

La dame a dit : “Inquiétez-vous pas on en a déjà eu d’autres. On va vous le garder jusqu’à temps qu’il rentre à l’école”.

Martine Quevillon, mère de Mickael

Mickael a droit à une éducatrice pour lui tout seul. Il fait des bonds de géant.

Il s’est mis à faire du progrès en voyant les autres enfants (…)  il y a eu plein d’évolution sur le plan social , soutient Martine Quevillon, la mère de Mickael.

Tout va bien jusqu’à l’automne dernier. Peu après un changement à la direction du CPE.

Le premier bonjour a été : “Votre fils coûte trop cher. Il prend le budget des autres”.

Martine Quevillon, mère de Mickael

Le CPE fait alors une demande auprès du ministère de la Famille pour obtenir la Mesure exceptionnelle de soutien à l’intégration dans les services de garde pour les enfants handicapés ayant d’importants besoins (MES).

Une subvention de 35 000 $ visant à soutenir l’intégration d’enfants lourdement handicapés, comme Mickael.

Expulsé, sans préavis

Le 10 janvier, sans préavis, les parents de Mickael apprennent que leur fils ne peut plus fréquenter le CPE, alors qu’il avait sa place depuis deux ans.

Martine Quevillon.

Martine Quevillon, la mère de Mickael Photo : Radio-Canada

 

J’étais triste de voir la manière que le renvoi a été fait. (….) On s’est sentis comme de la marde, pas écoutés, pas respectés. Il a le droit lui aussi d’avoir sa place dans la société. C’est pas parce qu’il est handicapé qu’il n’a pas le droit là, précise Martine Quevillon, mère de Mickael.

Pourtant, le lendemain de l’expulsion, l’aide exceptionnelle de 35 000 $ est finalement accordée au CPE.

Malgré cela, la direction maintient sa décision. Mickael n’a plus sa place au Petit pain d’épice.

Le paradoxe, c’est que cette subvention de dernier recours existe justement pour éviter l’expulsion.

La mère de Mickael n’y comprend rien.

J’étais déçue. Ils me parlaient tout le temps d’argent, argent, argent, mais là ils l’ont, mais ils ne veulent plus donner le service, se rappelle Martine Quevillon.

Pénurie de personnel

La directrice du Petit pain d’épice a refusé notre demande d’entrevue, mais elle affirme, par téléphone, qu’elle n’avait pas le choix.

Ce n’était vraiment pas un enjeu d’argent puisque justement c’était prévu financièrement. C’est tout simplement parce que j’ai perdu mon personnel qui avait les compétences et les habiletés à accompagner un enfant. C’est vraiment par des contraintes excessives qui nous ont amenés à prendre cette décision-là qui a été très difficile pour nous, dit Guylaine Fortin, directrice générale du CPE Le Petit pain d’épice.

Une situation inacceptable

La directrice de la Fédération québécoise de l’autisme estime que la pénurie de personnel ne justifie pas un renvoi.Je trouve ça totalement inacceptable. Je pense qu’il faut dénoncer ces situations-là. Parce qu’on manque de personnel on renvoie l’enfant à la maison, ça n’a juste pas de bon sens. Est-ce qu’on va se mettre à fermer tous les endroits où il manque de personnel? Il (Mikael) a droit à des services, trouvons une solution, explique Jo-Ann Lauzon, de la Fédération québécoise de l’autisme.

Jo-Ann Lauzon précise qu’il existe de courtes formations destinées aux éducatrices qui veulent travailler auprès des enfants autistes.

À mon avis dans le cas de Mickael, on aurait pu réorganiser les ressources humaines, prendre une [éducatrice] pour travailler avec Mickael et lui donner une formation pour répondre aux besoins de l’enfant. Il y a des formations offertes un peu partout au Québec, des formations de deux jours, trois jours, cinq jours , souligne Jo-Ann Lauzon.

Le ministre de la famille se dit préoccupé

L’histoire de Mickael préoccupe le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Mathieu Lacombe.

Mathieu Lacombe, ministre québécois de la Famille Photo : Radio-Canada

 

Si c’est une question de pénurie, de rareté de main-d’œuvre, là évidemment le défi il est très exceptionnel, parce qu’on vit une situation qui est exceptionnelle. Est-ce que ça justifie d’expulser un enfant, je vous dirais que non. Mais est-ce que ça représente un défi particulier? C’est clair que oui […]. On va s’attaquer à la valorisation de la profession pour dire « vous savez quoi, il y a de l’avenir dans le réseau, on n’est pas en mode compressions, on est en mode développement » assure Mathieu Lacombe, ministre de la Famille.

Les parents de Mickael ont porté plainte auprès du Protecteur du citoyen et de la Commission des droits de la personne.

Radio-Canada.ca par Annie Hudon-Friceau

Veille d’ouragan dans certaines parties du Canada atlantique

septembre 6, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

HALIFAX — L’ouragan Dorian dérivait vendredi vers le nord-est, en suivant la côte Est des États-Unis, et est sur une trajectoire qui devrait le mener dans le Canada atlantique samedi.

La tempête de catégorie 1 glissait à environ 22 kilomètres/heure et devrait conserver la force d’un ouragan en remontant vers la Nouvelle-Écosse.

Selon le Centre canadien de prévision des ouragans, une veille d’ouragan est en vigueur pour toute la Nouvelle-Écosse; des veilles de tempête tropicale touchent le sud-est du Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, les Îles-de-la-Madeleine et l’ouest de Terre-Neuve.

Des pêcheurs de la Nouvelle-Écosse s’affairaient vendredi à mettre leurs embarcations en sécurité. D’autres habitants de la région ont fait des réserves de gaz propane pour le barbecue et d’essence pour la voiture. Plusieurs se sont assurés d’avoir suffisamment de provisions d’eau et de nourriture pour être indépendants pendant trois jours.

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

Selon la projection la plus probable, l’ouragan Dorian se trouverait au sud des Maritimes samedi, et la tempête traverserait l’est de la Nouvelle-Écosse au cours de la nuit de samedi à dimanche, puis les eaux est du golfe du Saint-Laurent ou l’ouest de Terre-Neuve d’ici dimanche matin.

On annonce des vents violents et des pluies torrentielles, avec des impacts majeurs dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, l’ouest de Terre-Neuve et la Basse-Côte-Nord, au Québec.

De hautes vagues sont à prévoir sur les côtes atlantiques de la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et les secteurs est du golfe du Saint-Laurent, tandis qu’une onde de tempête, de concert avec de grosses vagues et un fort ressac, pourrait occasionner des inondations pour certains secteurs de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve et des îles de la Madeleine.

Des rafales de 90 à 110 kilomètres/heure sont prévues samedi matin sur le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, et l’après-midi sur l’est de la province avant de se diriger dans la soirée vers l’Île-du-Prince-Édouard, les Îles-de-la-Madeleine et le sud-ouest de Terre-Neuve.

Les précipitations les plus importantes — 50 à 100 millimètres — sont attendues en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et aux Îles-de-la-Madeleine.

Keith Doucette et Michael Tutton, La Presse canadienne

Canada : Pourquoi les compagnies de cartes de crédit tiennent-elles ce secret caché de leurs clients?

août 30, 2019

De nouvelles conditions pour les résidents leur évitent de payer des intérêts sur leurs cartes de crédit

 

S i vous payez actuellement près de 19,99 % de taux d’intérêt sur le solde de votre carte de crédit, vous allez vouloir connaître ce secret grâce auquel les gens sont en train d’économiser de l’argent partout au Canada.

Les émetteurs de cartes de crédit s’angoissent présentement à trouver un moyen d’éviter que les gens ne transfèrent leurs soldes vers cette nouvelle carte, et leurs tactiques sont en train de fonctionner. Ne tombez pas dans leurs pièges pour devenir une autre victime — vos finances pourraient être en jeu!

Si vous n’effectuez pas actuellement les paiements complets, il est probable que vous payez des taux d’intérêt insurmontables, dont certains peuvent aller jusqu’à 19,99 %; l’impact à long terme peut être énorme. Si vous conservez un solde élevé sur l’une de ces cartes à haut taux d’intérêt, vous êtes encore plus dans le trouble!

Voici un exemple : si vous avez un solde de 10 000 $ sur votre carte, et que vous effectuez des paiements mensuels de 300 $ à 19,99 %, vous aurez besoin de 50 mois (plus de quatre ans) pour payer votre dette. Cette valeur ne prend même pas en compte les frais pour retard de paiement et, à la fin, vous aurez payé 14 714,00 $ pour ce montant initial de 10 000 $, ce qui représente une augmentation de 47 % par rapport à la valeur originale.

Si vous possédez un solde de 2 000 $ et que vous effectuez les paiements minimaux de 60 $, vous aurez payé à la fin 2 943,00 $.

Si vous possédez un solde de 5 000 $ et que vous effectuez les paiements minimaux de 150 $, vous aurez payé à la fin 7 357,00 $.

Il existe toutefois des solutions. Vous pouvez bien sûr sortir un prêt pour essayer de repayer votre dette de carte de crédit, mais vous serez pris à tenter de concilier une multitude de dettes, en plus de devoir peut-être fournir une garantie pour le prêt. Vous pourriez essayer de négocier un taux d’intérêt plus faible avec votre compagnie de carte de crédit actuelle, mais il est probable qu’elle rejettera votre offre.

La façon la plus simple et efficace de réduire les dettes de carte de crédit, c’est d’appliquer pour une carte à faibles intérêts!

Si vous pensez que vous nuirez à votre cote de crédit en appliquant pour une nouvelle carte, voici deux raisons pour lesquelles vous améliorerez votre cote plus rapidement en transférant votre dette.

Premièrement, lorsque vous transférez la totalité de votre solde de carte de crédit, l’utilisation de votre ancienne carte diminue à 0 %. Votre utilisation totale est donc diminuée. Ceci signifie que vous recourez moins au crédit qui vous est disponible. Le moins de crédit disponible que vous utilisez, le mieux que c’est.

Deuxièmement, si vous transférez le solde de votre carte de crédit à une carte qui offre un taux de lancement de 0 %, vous pourrez repayer votre dette plus rapidement. Ceci améliore votre utilisation parce que vous n’avez plus à payer d’intérêt sur le solde restant.

Les cartes de crédit à aucun ou faible taux d’intérêt, en gros, vous permettront de facilement accéder à un prêt personnel lorsque vous en avez besoin, sans que vous deviez donner une garantie ou faire face à une banque. Vous pouvez aisément payer votre solde de carte de crédit à l’aide d’un simple transfert de solde vers une carte à aucun ou à faible taux d’intérêt. Comme ce transfert requiert 2 à 5 jours ouvrables, vous pourrez obtenir une deuxième chance d’obtenir un crédit à 0 % ou à faible intérêt dans quelques jours!

Avec Pub.ca

Canada/Décrochage universitaire: des étudiants sous pression

août 19, 2019

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© 123RF Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada.

Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada. Une importante proportion d’entre eux ne se rendent d’ailleurs même pas à la deuxième année de leur baccalauréat.

Dans un rapport de 2011, le ministère de l’Éducation du Québec notait que le taux de réussite moyen dans les programmes de baccalauréat avait augmenté de façon importante de 1988 (55,9 %) à 2009 (67,6 %).

Mais c’est encore près d’un étudiant sur trois qui ne termine pas son baccalauréat, dont près de la moitié abandonne avant la fin de leur première année d’études.

« La problématique du décrochage universitaire, c’est complexe. Il y a des variables au niveau institutionnel, des variables personnelles, au niveau familial. C’est extrêmement complexe. », explique Jérôme St-Amand, professeur en éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Selon M. St-Amand, il est inévitable que certains étudiants ne terminent pas leur parcours universitaire.

Que ce soit une mère monoparentale qui doit travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants ou un jeune dans la vingtaine qui, après avoir goûté à la vie universitaire, choisit de se tourner vers une formation professionnelle qui répond mieux à ses intérêts, les facteurs personnels pouvant mener à cette décision sont multiples.

« Je voudrais que tous ceux qu’on recrute, on soit en mesure de les faire graduer, mais il y a plein de choses qui arrivent dans la vie des étudiants qui font en sorte que certains ne restent pas ici après un an, mais ils réussissent peut-être très bien dans un autre parcours de vie aussi », affirme la registraire de l’Université d’Ottawa, Sonia Cadieux.

Jérôme St-Amand ajoute que deux facteurs récents compliquent la lutte au décrochage universitaire, soit la pénurie de main-d’œuvre et l’endettement des étudiants.

« Les étudiants aujourd’hui sont sous pression, ils ont de multiples obligations, explique le professeur de l’UQO. Les étudiants sont endettés, ils veulent travailler, mais en même temps, ils voient les conséquences néfastes sur leurs études, mais ils sont pris dans ce cercle dynamique. »

« C’est très courant qu’il manque des étudiants dans nos classes, puisqu’ils préfèrent faire de l’argent rapide plutôt que de venir en classe. Ce que ça peut causer, ce sont des retards importants sur le plan académique et de diplomation », ajoute M. St-Amand.

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Rôle de l’institution

Bien que des facteurs personnels peuvent mener à l’abandon des études universitaires, les institutions d’enseignement supérieur ont tout de même un rôle à jouer pour favoriser la persévérance, selon la professeur du département des sciences de l’éducation et présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, Stéphanie Demers.

« Une fois que l’offre de programmes est attrayante, que l’étudiant s’est inscrit et qu’il est admis, la prochaine étape en fin de compte c’est : est-ce que son expérience est cohérente avec les attentes qu’il avait de ce programme lorsqu’il a fait sa demande d’admission ? », explique Mme Demers.

« Est-ce que l’institution est capable de donner des services et du soutien suffisant aux étudiants tout au long de leur parcours scolaire ? Est-ce qu’il y a, par exemple, de l’aide psychologique ? Est-ce que les professeurs sont suffisamment disponibles ? Est-ce qu’il y a trop d’étudiants par classe et ça devient extrêmement impersonnel ? », renchérit Jérôme St-Amand.

Julien Paquette – Le Droit

Canada/Québec: Tous unis contre le gaspillage alimentaire

août 12, 2019
Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative: telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler.
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Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative: telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler.
Nul n’étant contre la vertu, personne n’est en faveur du gaspillage alimentaire. Or, il s’agit d’un fléau de notre ère d’abondance. En guise d’offensive pour remettre sur la table des denrées qui échouent trop facilement aux rebuts, une pétition sera mise en ligne le lundi 19 août prochain, avec l’intention de recueillir 15 000 signatures pour motiver l’administration municipale montréalaise à tenir une consultation publique sur le sujet.

« Notre objectif est de recueillir 15 000 signatures en 90 jours, afin d’arriver à une consultation publique avec la Ville de Montréal. Nous voulons faire appel à l’intelligence collective, réfléchir ensemble et récolter des bonnes idées, dans l’optique de faire des recommandations », indique Guillaume Cantin de l’organisme La Transformerie co-initiateur avec Atlantide Des Rochers, du projet de pétition.

Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé. Au Canada, c’est jusqu’à 40 % de la nourriture produite qui est gaspillée.

Évaluer des solutions possibles, favoriser la réduction à la source dans une perspective collaborative : telle est l’optique dans laquelle les instigateurs de la pétition entendent travailler. « La plupart du temps, le gaspillage est traité négativement. C’est un sujet tabou. À La Transformerie, nous préférons travailler dans une perspective d’ouverture, sans tomber dans le côté moralisateur. »

Cesser de nourrir les poubelles

Lancée le 19 août à minuit et une, la pétition contre le gaspillage alimentaire a rallié l’appui de Greenpeace, Laure Waridel, le chef Martin Juneau, le comédien Émile Proulx-Cloutier. « On a ratissé large en ne nous limitant pas aux organismes environnementaux, mais en allant aussi chercher diverses strates de la société. Pour nous, cela est une façon de mobiliser le politique en sensibilisant non seulement les citoyens, mais aussi les fonctionnaires et les élus », poursuit Guillaume Cantin.

La Transformerie fait partie d’un nombre croissant d’organismes montréalais qui œuvrent dans une optique de réduction du gaspillage alimentaire. Avec le soutien d’une trentaine de bénévoles, La Transformerie effectue la collecte, la transformation, la revente et la redistribution de denrées invendues. « Personne ne se lève le matin avec le but de jeter de la nourriture. Nous ne sommes pas là pour déresponsabiliser, mais bien pour travailler ensemble à changer les choses. De cette façon, tout le monde peut gagner. »

Avec Le Devoir.com par Sylvie St-Jacques

Un kayakiste français trouve la mort au Canada

août 11, 2019

 

Un kayakiste français qui effectuait un périple devant l’amener à l’océan Arctique, a trouvé la mort dans le nord du Canada, ont annoncé samedi 10 août les autorités canadiennes.

Le bureau du médecin légiste des Territoires du Nord-Ouest a indiqué dans un courriel que le corps d’un kayakiste, retrouvé mercredi sur le Grand Lac des Esclaves, avait été identifié comme étant celui de Thomas Destailleur, 30 ans.

La gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) avait lancé des recherches après avoir été informée qu’un kayakiste traversant ce lac n’avait pas communiqué avec sa famille comme prévu.

Le kayak renversé avait ensuite été repéré par avion et la dépouille transportée dans les locaux du médecin légiste pour une autopsie. L’enquête sur les circonstances du décès se poursuit.

Originaire de Lille et installé récemment à Toronto, Thomas Destailleur avait entrepris ce périple dans le cadre d’un projet visant à «réconcilier l’Homme et sa planète», par le biais «d’aventures sportives et écoresponsables», indiquait-il sur sa page Facebook.

«Au départ de Jasper dans les Rocheuses canadiennes, j’ai décidé de suivre les eaux du Glacier Athabasca sur 3700 km jusqu’à l’océan Arctique et le village de Tuktoyaktuk. D’abord à vélo puis en kayak, la totalité de l’itinéraire devrait me prendre à peu près deux mois et demi», expliquait-il.

Dans son dernier post, publié le 5 août, au 31e jour de son voyage, il rapportait avoir fait face à des conditions difficiles avec du vent et de fortes vagues. «Deux trois vagues manquent de me retourner, et j’abandonne en surfant jusqu’à la plage, trempé et gelé. J’ai peur de l’hypothermie. Je me change et m’enroule dans mon sac de couchage dans la tente, en espérant que le vent tombe. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, espérons pour demain…», écrivait-il.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: La GRC croit avoir retrouvé les corps des deux fugitifs au Manitoba

août 7, 2019

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© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc

GILLAM, Man. — La chasse à l’homme qui dure depuis plus de deux semaines dans l’ouest du pays est enfin terminée. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a retrouvé les corps de deux hommes dans le nord du Manitoba, mercredi matin, et les policiers croient qu’il s’agit des deux fugitifs soupçonnés d’avoir commis trois meurtres en Colombie-Britannique.

Une autopsie sera pratiquée à Winnipeg, a précisé la commissaire adjointe Jane MacClatchy en conférence de presse, pour confirmer légalement qu’il s’agit bien de Bryer Schmegelsky, âgé de 18 ans, et de Kam McLeod, âgé de 19 ans.

L’intervention permettra du même coup de déterminer la cause des décès.

Les deux corps ont été retrouvés dans un secteur où la végétation est très dense, à environ un kilomètre de l’embarcation endommagée qui avait été repérée la semaine dernière sur les rives du fleuve Nelson, dans la région de Gillam, au Manitoba.

Des plongeurs avaient alors été dépêchés sur place pour effectuer des recherches dans le cours d’eau, qui n’avaient donné aucun résultat, mais d’autres recherches effectuées par des équipes spécialisées ont permis de repérer les corps dans un secteur qualifié d’«inhospitalier» en raison de la végétation.

La chasse à l’homme avait débuté le 23 juillet lorsque les deux jeunes hommes, d’abord présentés comme des disparus, sont officiellement devenus des suspects du meurtre de l’Australien Lucas Fowler et de sa copine américaine Chynna Deese.

Ils ont ensuite été formellement accusés, le 24 juillet, du meurtre de Leonard Dyck, un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique. Des mandats d’arrêt pancanadiens avaient à ce moment été lancés.

La GRC en Colombie-Britannique, responsable de l’enquête sur les trois meurtres, doit également tenir une conférence de presse en fin de journée mercredi.

Une question de temps

En conférence de presse, la commissaire adjointe de la GRC Jane MacClatchy a rendu hommage à la ténacité et à l’ingéniosité des policiers sur le terrain. Bien que les suspects n’avaient pas été vus depuis le 22 juillet, les enquêteurs étaient persuadés qu’il ne s’agissait que d’une question de temps avant qu’ils soient retrouvés.

«Nos policiers savaient qu’il suffirait de découvrir un seul élément de preuve pour faire avancer cette enquête», a-t-elle déclaré.

Cette découverte est survenue vendredi dernier, le 2 août, quand des objets liés aux deux hommes ont été trouvés sur le rivage du fleuve Nelson. Cette piste a permis de réduire la zone de recherche et finalement de trouver les cadavres.

«Je sais que les dernières semaines ont été extrêmement difficiles pour les familles de toutes les personnes touchées par la série d’événements. J’espère que l’annonce d’aujourd’hui leur apportera un certain réconfort», a mentionné avec empathie Mme MacClatchy.

La Presse canadienne

Étudiants saoudiens : les difficultés de ceux qui sont restés au Canada

août 4, 2019

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© People Images

Un an après la décision de Riyad de rappeler les étudiants internationaux saoudiens au pays à la suite de sa querelle avec Ottawa, des centaines d’entre eux ont tout de même préféré rester au Canada. Ils éprouvent toutefois des difficultés pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), le coût élevé des frais d’études dans les universités canadiennes est le principal obstacle auquel doit faire face la majorité des étudiants saoudiens restés au Canada.

Entre janvier et mai cette année, le Canada a délivré trois fois moins de permis d’études aux Saoudiens, comparativement à la même période en 2018.

Si plusieurs milliers d’étudiants ont été relocalisés vers d’autres pays depuis l’an dernier, quelques centaines sont restés au Canada et peinent à payer les frais de scolarité, a déclaré Rizki Rachiq, le porte-parole francophone national de la FCEE.

Ils ne touchent plus les bourses d’études qui étaient accordées par le gouvernement saoudien.

Rester et en payer le prix

Les étudiants qui sont restés ont décidé de laisser tomber l’appui du gouvernement saoudien et se sont orientés vers des solutions financières, dont la dette étudiante ainsi que l’appui de la famille, dit Rizki Rachiq.

On les aide à trouver des moyens pour payer le loyer, les frais de scolarité et l’achat des livres.

Rizki Rachiq, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

Toutefois, les critères d’admissibilité à des bourses et des subventions sont très spécifiques et la plupart sont seulement mis à la disposition des étudiants canadiens, déplore le porte-parole.

Les autorités saoudiennes avaient demandé en août dernier à leurs ressortissants boursiers au Canada de regagner leur pays. Riyad manifestait son mécontentement après un appel du Canada à la libération de militants arrêtés en Arabie Saoudite.

Dans leur demande de permis d’étude au Canada, les Saoudiens doivent désormais présenter une preuve de fonds qui n’inclut pas une bourse du Royaume d’Arabie-Saoudite.

L’Université de Toronto compte 42 étudiants saoudiens cette année comparativement à 65 en 2018, indique sa porte-parole, Elizabeth Church. Elle ajoute que l’institution poursuit son programme en faveur des résidents en médecine.

L’Université de Toronto travaille également avec des partenaires hospitaliers afin d’offrir une formation clinique aux résidents en médecine et aux boursiers de l’Arabie saoudite, dit-elle.

L’Arabie Saoudite a maintenu son appui pour tous les stagiaires en médecine, notamment les médecins, les dentistes et les infirmiers, y compris les personnes à charge.

À l’Université de Regina, en Saskatchewan, où le nombre d’étudiants saoudiens a considérablement baissé cette année, leur départ laisse un trou culturel dans le tissu de notre communauté, regrette la chargée des affaires publiques de l’établissement, Evett Dorma.

Pour la session d’hiver 2019, l’Université de Regina a reçu 66 étudiants de l’Arabie Saoudite comparativement à 152 en 2018.

Les Universités de York, Laurentienne, d’Ottawa et de Waterloo n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevues. Il en est de même de l’Association des étudiants saoudiens du Canada.

Radio-Canada.ca par Freddy Mata