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Covid-19 : les voyageurs du Canada, de Tunisie et de Géorgie ne seront plus admis dans l’UE

octobre 21, 2020

Le Canada, la Tunisie et la Géorgie ont été retirés de la liste des pays dont les voyageurs sont autorisés sur le territoire de l’Union européenne, en raison de leur situation épidémiologique, a appris l’AFP de sources européennes mercredi 21 octobre. Les représentants des 27 membres de l’UE ont décidé en revanche d’ajouter Singapour à cette liste, qui n’avait pas été modifiée depuis août et passe ainsi de 11 à 9 pays. La procédure devrait être formellement entérinée d’ici vendredi.

«En raison d’une forte hausse des cas d’infection au Covid-19, la Géorgie, le Canada et la Tunisie ont été retirés de la liste», a-t-on indiqué de source diplomatique européenne, ajoutant que «Singapour va être ajouté à la liste en raison d’une amélioration des taux d’infection».

Pour lutter contre la propagation de la pandémie, l’UE a décidé à la mi-mars d’interdire les voyages «non essentiels» sur son territoire en provenance de pays tiers. Les 27 se sont ensuite entendus en juin sur une liste de 15 pays faisant exception à cette règle. La liste a été réduite à 11 pays en août. Elle comporte désormais l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Uruguay et Singapour, ainsi que la Chine, mais sous réserve de confirmation de la réciprocité pour ce dernier pays.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Le racisme est répandu dans le hôpitaux, selon des Autochtones

octobre 4, 2020
MONTRÉAL — La mort récente de Joyce Echaquan est un tragique exemple du racisme systémique auquel de nombreux Autochtones sont confrontés dans les établissements de soins de santé au Canada, affirment des militants et des patients.
© Fournis par La Presse Canadienne
Une vidéo tournée par la mère de famille atikamekw avant sa mort montre deux employées de l’Hôpital de Joliette en train de l’insulter.
Les images ont suscité une indignation généralisée. La coroner en chef du Québec, Pascale Descary, a annoncé samedi qu’elle ordonnera dans les meilleurs délais la tenue de cette enquête publique.La sénatrice Yvonne Boyer, elle-même une membre de la nation métisse de l’Ontario, dit ne pas avoir été surprise par ce drame.

«Pour chaque Joyce Echaquan qui se présente, il y en a une centaine qui n’ont pas été entendues», dit-elle.

Frederick Edwards, un Cri du Manitoba, dit avoir été confronté au racisme et aux stéréotypes tout au long de sa vie tout en essayant d’accéder aux soins de santé.

Éprouvant une douleur insupportable, il s’est rendu à une urgence de Winnigeg, il y a environ sept ans. Il se souvient d’avoir été ébranlé lorsque l’infirmière du triage lui avait immédiatement dit de se taire et de s’asseoir. Ce traitement l’a amené à ressentir «qu’il ne valait rien».

Après de longues heures d’attente, un médecin n’a pas tenu compte de ses symptômes. Quand il attendait toujours, un médecin qu’il avait précédemment vu l’a appelé au téléphone pour lui annoncer que les résultats d’une prise de sang précédente indiquaient que sa santé était gravement menacée. Transporté d’urgence vers un autre hôpital, il a appris qu’il souffrait d’une rupture de la vésicule biliaire.

«Je n’aime pas les hôpitaux à cause de tant de mauvaises expériences, reconnaît M. Edwards, un professionnel de la communication. C’est juste l’une d’entre elles.»

Selon Mme Boyer, la discrimination dans le système de soins de santé est «omniprésente», dans chaque province et territoire.

À titre d’exemple, elle cite des poursuites judiciaires intentées en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique par des femmes autochtones qui allèguent avoir été forcées ou contraintes de subir des procédures de stérilisation.

Les récits de femmes autochtones en 2015 sur les stérilisations forcées en Saskatchewan ont conduit des centaines d’autres de partout au pays à raconter des histoires similaires. Un rapport sur les ligatures des trompes de la Saskatchewan a conclu que le racisme existait dans le système de santé.

La question de la discrimination en matière de soins de santé a également été soulevée à la suite de la mort de Brian Sinclair, un Autochtone âgé de 45 ans décédé d’une septicémie en 2008 après avoir passé 34 heures dans un hôpital de Winnipeg dans son fauteuil roulant.

On a appris plus tard que le personnel pensait qu’il s’agissait d’un sans-abri ou d’une personne en état d’ébriété. Lorsque le corps a été découvert, la rigidité cadavérique s’était déjà amorcée.

L’enquête sur ce décès a formulé des recommandations sur des changements à effectuer dans les protocoles de triage dans les hôpitaux, mais les proches de M. Sinclair ont dit que cela ne réglait pas le vrai problème: le racisme dans les soins de santé.

Mary Jane Logan McCallum, membre de la Nation Munsee Delaware en Ontario et coautrice d’un livre sur la mort de M. Sinclair, dit que le racisme continue d’être un obstacle important à l’accès des Autochtones à des soins de santé appropriés. Ils craignent d’être confrontés aux stéréotypes, de voir leurs symptômes être ignorés ou de mourir sans traitement.

«Ce n’est pas un événement unique pour les peuples autochtones, déplore Mme McCallum au sujet du décès de Mme Echaquan. De nombreux Autochtones se préparent à se rendre à l’hôpital en tenant compte du racisme.»

À Montréal, Nakuset, la directrice générale du refuge pour femmes autochtones, témoigne que des situations comme celle vécue par Mme Echaquan sont «d’une normalité déchirante».

Au cours des 20 dernières années passées, elle raconte avoir vu et entendu d’innombrables cas de racisme. Par exemple, on aurait dit à un patient cri de se faire soigner dans une réserve mohawk ou une Inuite aurait quitté un établissement de soins de santé en larmes après avoir demandé en vain un traitement contre un problème de dépendance.

Le phénomène est si grave que le refuge a commencé à envoyer des travailleurs de soutien avec des patients à l’hôpital, en partie pour assister et documenter des incidents racistes, dit Nakuset.

De son côté, le premier ministre du Québec, François Legault, qui a jugé «inacceptable» le traitement réservé à Mme Echaquan, a toujours soutenu que le racisme systémique n’existait pas au Québec.

Le décès de Mme Echaquan est survenu presque un an jour pour jour après qu’une enquête publique a publié 142 recommandations visant à améliorer l’accès des Autochtones aux services gouvernementaux au Québec. La ministre québécoise responsable des Affaires autochtones Sylvie d’Amours a déclaré cette semaine que plusieurs dizaines des recommandations du rapport Viens avaient mise en place, mais Nakuset et la sénatrice Boyer en doutent.

Selon elles, il y a eu peu de changements réels dans les réseaux de la santé.

«Comment peut-on régler le problème [du racisme systémique] si on pense qu’il n’existe pas», fait valoir Mme Boyer.

Elle réclame des normes claires pour les hôpitaux et des sanctions pour ceux qui les enfreignent.

Nakuset, qui a organisé une manifestation contre le racisme systémique au centre-ville de Montréal samedi, espère que la tragédie de Mme Echaquan sera un tournant au pays.

Elle croit toujours en un espoir de changement, mais à condition que les Canadiens de tous les horizons l’exigent.

«La seule façon de faire des changements en tant que société est de se manifester, car les actions parlent plus que les mots», souligne-t-elle.

Par Morgan Lowrie et Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne

                                                  

Le Canada condamne le coup d’État au Mali, déclare le ministre Champagne

août 19, 2020

Can

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a déclaré que le Canada condamne la junte qui a chassé le président malien du pouvoir cette semaine.

Un président en détresse, Ibrahim Boubacar Keita, a annoncé sa démission à la télévision après que des soldats armés ont tiré en l’air devant son domicile et l’ont placé en détention mardi.

Les soldats se faisant appeler le Comité national pour le salut du peuple ont promis de céder le pouvoir à un gouvernement civil de transition, mais ils n’ont annoncé aucun échéancier.

La condamnation du coup d’État a été forte, reflétant l’inquiétude internationale quant à l’instabilité au Mali et en Afrique de l’Ouest tandis que les attaques d’extrémistes islamiques sont nombreuses et que leurs conséquences économiques ont été parmi les moteurs de la migration illégale vers l’Europe.

Champagne a déclaré que le Canada, dont une poignée de militaires et de policiers travaillant avec l’ONU se trouvent toujours au Mali malgré la fin d’une mission de maintien de la paix d’un an en septembre dernier, a appelé les forces de sécurité maliennes à respecter la constitution et les droits de l’homme.

Il a également affirmé que tous les Canadiens au Mali qui ont besoin d’une aide consulaire d’urgence devraient contacter l’ambassade du Canada à Bamako ou appeler la ligne d’urgence d’Affaires mondiales Canada.

La Presse Canadienne— avec des informations de l’Associated Press

La frontière canado-américaine fermée pour un mois de plus

août 15, 2020
La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
© Fournis par Journal Métro La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
Malgré les pressions exercées par plusieurs couples non-mariés séparés par la frontière, le gouvernement canadien maintient la fermeture des douanes canado-américaines. Elles ne rouvriront pas avant le 21 septembre.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, en a fait l’annonce sur son compte Twitter, vendredi.

«Nous prolongeons les mesures réciproques à la frontière canado-américaine pour encore 30 jours, jusqu’au 21 septembre 2020. Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens», a-t-il écrit.

La réouverture de la frontière devait aux dernières nouvelles avoir lieu le 21 août.

La pandémie a forcé le gouvernement de Justin Trudeau à mettre fin à tout transit non-essentiel entre les deux pays alliés, à la mi-mars. Depuis, Ottawa a repoussé de nombreuses fois la date de réouverture des douanes.

Interdits en début de crise sanitaire, les voyages des Canadiens vers l’Europe ont de nouveau obtenu l’approbation de l’Union européenne. Un voyageur canadien qui reviendrait du Vieux Continent doit s’isoler pour quatorze jours et surveiller l’apparition de symptômes.

Des couples binationaux non-mariés

Depuis le début du mois de juin, un citoyen canadien peut rapatrier certains membres de sa famille chez lui à condition qu’ils respectent la quarantaine.

Des couples binationaux qui ne sont pas inscrits comme mariés au Canada ont toutefois levé un drapeau rouge dans les dernières semaines. Ils demandent au gouvernement canadien d’assouplir ses restrictions.

Plusieurs Canadiens ont d’ailleurs manifesté en ce sens cette fin de semaine, dont certains à Montréal.

«Puis les couples qui sont séparés, vous en faites quoi?», a d’ailleurs demandé une utilisatrice de Twitter, en réponse à la publication du ministre Blair.

Avec Journal Metro

Québec/COVID-19 : la rentrée scolaire repoussée de deux semaines à Wemotaci en Haute-Mauricie

août 8, 2020

 

La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci.
© Audrey Tremblay La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci
WEMOTACI — La rentrée scolaire des écoles primaires Seskitin et Nikanik, à Wemotaci, sera repoussée de deux semaines. Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci a annoncé avoir pris cette décision en raison de la présence d’un premier cas confirmé de COVID-19 au sein de sa population.Les cours débuteront donc le 31 août pour les écoliers de Wemotaci. Selon une communication sur la page Facebook du Conseil, ce report va lui permettre, ainsi qu’au Comité restreint des mesures d’urgence et aux directions du secteur Éducation et formation et des deux écoles «d’évaluer la situation à la suite de nombreux tests de dépistage de la COVID-19 réalisés dans la communauté et de mettre en place des mesures de protection afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel». Le personnel venant de l’extérieur devra par ailleurs obligatoirement passer un test de dépistage avant d’arriver dans la communauté.

Le Conseil ajoute que le report de la rentrée aura comme conséquence le retrait d’une semaine culturelle ou de la semaine de relâche. «Pour le personnel qui recevrait un résultat positif, l’accès à la communauté et/ou l’école seront interdits et le protocole de la santé publique s’appliquera», est-il indiqué dans la communication.

La situation sera réévaluée la semaine prochaine. Si d’autres changements devaient affecter davantage la rentrée scolaire, la population sera avisée, promet le Conseil.

Rappelons qu’un premier cas de COVID-19 à Wemotaci a été confirmé le 2 août dernier par le Conseil. Il s’agissait du second cas enregistré en Haute-Mauricie, le premier ayant été enregistré à La Tuque, le 31 juillet. Depuis, le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec n’a recensé aucun autre cas dans ce secteur, selon son plus récent bilan.

Vendredi, on comptait 2103 cas de COVID-19 dans la région, dont 1669 en Mauricie et 434 au Centre-du-Québec.

Avec Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste

Canada/COVID-19: Montréal se prépare à une deuxième vague

août 7, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
Montréal, qui a été l’épicentre de la première vague de la pandémie de COVID-19 au Québec et au Canada, se prépare maintenant «au pire» pour faire face à une éventuelle deuxième vague.

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, ainsi que la directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, faisaient le point sur la première vague de la pandémie dans la métropole, vendredi après-midi.

La docteure Drouin a souligné que 76 % des milieux pour personnes âgées avaient vécu une éclosion de COVID-19, et que 88 % des décès provenaient de ces endroits.

De plus, 22 % de tous les cas — soit 6268 — étaient des professionnels de la santé.

La docteure Drouin s’est toutefois réjouie que la transmission communautaire ait été relativement contrôlée.

Pour cette deuxième vague, Montréal a deux priorités: s’assurer d’être prêt pour le dépistage, les enquêtes et la gestion des éclosions, ainsi que protéger les milieux pour les aînés.

Pour ce faire, un centre de commandement régional a été mis en place. Un projet pilote est aussi en cours dans la métropole pour mieux effectuer les enquêtes et communiquer plus rapidement avec les patients.

Une deuxième vague pourrait arriver aussi tôt que cet automne, a signalé Horacio Arruda.

«Maintenant, on a une certaine accalmie, mais il ne faudrait pas penser que la situation est complètement disparue», a-t-il soutenu.

Avec La Presse canadienne

Canada-Québec/Rentrée scolaire : le gouvernement Legault pressé de clarifier son plan

août 3, 2020
Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge.
© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge
Divers acteurs du milieu de l’éducation réclament des clarifications rapides du gouvernement à moins d’un mois de la rentrée scolaire au Québec. Des flous persistent sur le port du masque au secondaire et à la formation à distance en cas de deuxième vague de coronavirus.Le plan québécois de la rentrée scolaire a été présenté en juin dernier. L’annonce avant le départ pour les vacances se voulait un coup de pouce et une façon de donner du temps de préparation aux centres de services scolaires.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on confirme que ce plan est «toujours d’actualité», à quelques semaines du retour en classes.

Divers acteurs du milieu de l’éducation répliquent que des interrogations signifiées il y a des mois sont elles aussi toujours d’actualité. De plus, les mesures sanitaires ont continué d’évoluer dans la province, soulevant de nouvelles questions.

«Il y a une urgence d’avoir des directives précises […] étant donné l’évolution de la situation depuis le début de l’été», plaide Brigitte Bilodeau, vice-présidente à la Fédération des syndicats de l’enseigne (FSE). «Dans les centres de services scolaires, les gens vont rentrer au boulot à partir de la semaine prochaine, je pense qu’il y aura un besoin.»

Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.
Casse-tête au secondaire
L’incertitude semble davantage marquée au secondaire. Brigitte Bilodeau rappelle que dans ce cas-ci, les élèves ne sont pas retournés en classes au printemps après le confinement.
Au primaire, à l’exception du Grand Montréal, les parents, le personnel, les directions et les jeunes ont tous vécu l’expérience d’un retour à l’école en contexte de pandémie.
«Dans les écoles secondaires, les gens sont partis [en vacances] sans savoir comment ça s’organiserait. […] Dans la majorité des cas, le personnel n’a pas été saisi du tout de la question de la rentrée», affirme Mme Bilodeau. Ne serait-ce que pour eux, les consignes méritent selon elle d’être clarifiées.L’une des questions pour le secondaire concerne le concept de «bulle» dans les salles de classe. Selon le plan actuel, on prévoit parmi les mesures sanitaires «la formation de groupes fermés, divisés en sous-groupes d’un maximum de 6 élèves».

«C’est bien beau dans les locaux, mais les jeunes vont faire quoi pendant les pauses? Ils vont faire quoi quand ils arrivent le matin, quand ils quittent le soir, sur les heures de dîner?», demande Mme Bilodeau.

Et le masque?

Le port du masque fait lui aussi jaser dans le milieu de l’éducation.

Depuis la mi-juillet, le couvre-visage est obligatoire au Québec pour les personnes de 12 ans et plus dans les lieux publics fermés ainsi que dans les transports en commun.

Le seuil d’âge établi pour obliger le port du masque dans certaines circonstances correspond à celui de l’âge d’entrée au secondaire.

Or le port du masque ne sera pas obligatoire dans ces établissements scolaires selon le plan du gouvernement. Il le sera cependant dans les autobus scolaires, toujours pour cette catégorie d’étudiants.

Les élèves du primaire, eux, en seront exemptés en toutes circonstances, bien qu’il soit recommandé.

La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.

© /FEEO La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.
Toutes ces nuances risquent de générer «une certaine confusion», selon Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec. À son avis, que le plan du gouvernement demeure le même ou non, il faudra une mise à jour avant le début des classes.«Je m’attends à ce qu’il y ait des clarifications sur le port du masque. Ça peut porter à confusion étant donné qu’il y a eu des changements [dans les directives]», dit-il.

Toujours sur la question du masque, l’Ontario a fait le choix de l’obliger dès la 4e année lors de la rentrée d’automne. Dans ce contexte, Kévin Roy estime que tout peut encore changer au Québec. «Il reste encore quatre semaines.»

Il a confiance que la Santé publique saura fournir les explications aux parents, quelle que soit la décision finale.

Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.
Deuxième vague
Autre élément, et non le moindre pour les parents, concerne les plans d’urgence en cas de deuxième vague de coronavirus ou d’une éclosion dans un milieu scolaire. Ces plans doivent être mis en place par les centres de services scolaires.
Selon le gouvernement, ces plans serviront à «maintenir des services de qualité aux élèves en cas de nouvelle fermeture». Tant Brigitte Bilodeau que Kévin Roy réclament des précisions sur ce qui sera attendu des centres de services.M. Roy a une préoccupation particulière par rapport à l’école à distance. «Si on retombe en confinement complet, comme en mars et avril, qu’est-ce qu’on fait? Comment ça va être fait? Est-ce qu’il va y avoir une plateforme unique?», énumère-t-il, rappelant des enjeux technologiques et de disponibilités pour les parents.

Il soutient que l’expérience du printemps n’a pas été de tout repos pour nombre d’entre eux. Un certain laisser-aller sur l’encadrement des élèves avait d’ailleurs été dénoncé, forçant le ministre Jean-François Roberge à intervenir.

Le plan tient

Le cabinet du ministre de l’Éducation assure de son côté qu’une nouvelle ronde de communications sera menée au cours des prochaines semaines afin de répondre aux interrogations de la population et du personnel.

Toutes les mesures établies dans le plan dévoilé en juin ont été approuvées par la Santé publique et établies «conjointement avec acteurs du réseau scolaire», souligne Claudia Landry, directrice des communications au cabinet.

Sur le port du masque, elle réitère qu’il n’est pas prévu de l’obliger pour le moment. «La Santé publique juge que l’ensemble [des mesures] permettra de minimiser tout risque de propagation de la COVID-19, et n’a pas demandé, à ce stade-ci, le port du masque obligatoire dans les écoles.»

Le gouvernement ne ferme cependant pas la porte à des changements dans les prochaines semaines, si les autorités de santé publique en décidaient autrement.

«Nous resterons toutefois attentifs à l’évolution de la situation et à toute potentielle recommandation de la Santé publique en ce sens. Le cas échéant, nous donnerons suite et en informerons rapidement le réseau scolaire», conclut le cabinet du ministre.

Avec Radio-Canada par David Rémillard

Canada/COVID-19: 146 nouveaux cas sont rapportés au Québec dans le plus récent bilan

août 2, 2020

 

MONTRÉAL — La progression de la pandémie au Québec tend à se stabiliser.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a rapporté samedi 146 nouveaux cas dans la province, ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 59 458.

On ignore pour le moment le nombre de cas actifs. L’Institut national de Santé publique dit ne pas pouvoir le donner en raison de la mise en place d’un nouveau système d’information «afin d’informatiser le formulaire d’enquête des cas COVID-19».

Les autorités ont signalé quatre décès, tous survenus avant le 24 juillet. On a déploré 5678 décès depuis le début de la pandémie.

Le recul du nombre des hospitalisations s’est poursuivi. Celui-ci a diminué de 12, pour un total de 177. Toutefois, on compte trois personnes de plus aux soins intensifs, pour un total de 18.

La région montréalaise demeure la plus touchée par la progression du virus. On a signalé 71 nouveaux cas sur l’île de Montréal par rapport au relevé précédent pour un total de 28 843 depuis le début de la pandémie. La Montérégie a recensé 27 nouveaux cas, pour un total de 8806, les Laurentides 20 pour un total de 3897, et Lanaudière 11 pour un total de 4508.

Laval a dénombré 6057 cas (+5), l’Outaouais 678 (+6), la Capitale-Nationale 1956 (+2), l’Estrie 1058 (+3), la Mauricie-Centre-du-Québec 2082 (+1). On compte toujours 367 cas au Saguenay-Lac-Saint-Jean et 206 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 116 599 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8941 Canadiens.

Les autorités sanitaires canadiennes ont indiqué samedi que 87 % des personnes atteintes se sont jusqu’à maintenant rétablies.

Les laboratoires canadiens avaient soumis plus de 4 millions de personnes à un test de dépistage de la COVID-19. Au cours de la semaine dernière, 40 665 personnes en moyenne par jour ont subi un test de dépistage, dont 1 % ont obtenu un résultat positif, avaient indiqué les autorités par communiqué.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 59 458 cas au Québec, dont 5678 décès; 39 333 cas en Ontario, dont 2777 décès; 10 843 cas en Alberta, dont 196 décès; 3641 cas en Colombie-Britannique, dont 195 décès; 1334 cas en Saskatchewan, dont 18 décès; 1069 cas en Nouvelle-Écosse, dont 64 décès; 417 cas au Manitoba, dont huit décès; 266 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 170 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 36 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; 14 cas au Yukon, cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec La Presse canadienne

Canada-Québec: Le mouvement pour régulariser les demandeurs d’asile craint de passer à la trappe

août 1, 2020
MONTRÉAL — Le mouvement pour la régularisation des travailleurs essentiels qui demandent l’asile craint de passer à la trappe, deux mois après que Québec et Ottawa se sont engagés à reconnaître la contribution de ces «anges gardiens».

Un «sit-in» a été organisé dans la nuit de vendredi à samedi devant le bureau de circonscription du premier ministre Justin Trudeau, à Montréal, et devait être suivi d’une manifestation en début d’après-midi, tandis que les militants comptent faire monter la pression pour que les deux ordres de gouvernement passent de la parole aux actes.

Le mois d’août sera «critique» pour leur mobilisation, selon l’organisateur de l’événement, Wilner Cayo. Le président du groupe Debout pour la dignité craint que l’arrivée de la nouvelle cohorte de préposés aux bénéficiaires fasse sombrer dans l’oubli les revendications de ceux qui ont répondu présents au plus fort de la crise de la COVID-19, même si le Québec ne leur avait pas définitivement ouvert les bras.

À la fin mai, François Legault avait annoncé avoir demandé au ministre de l’Immigration de l’époque, Simon Jolin-Barrette, de se pencher sur les dossiers de ces travailleurs du domaine de la santé et vérifier s’il serait possible de les qualifier comme immigrants plutôt que réfugiés. Quelques jours plus tard, Justin Trudeau avait pour sa part laissé savoir que son gouvernement était déjà à l’oeuvre pour récompenser les demandeurs d’asile en première ligne.

Mais ces promesses ne se sont toujours pas matérialisées.

«Les gouvernements peuvent vite changer de priorités, surtout si l’opinion publique change et les gens passent à autre chose, souligne Wilner Cayo. Nous devons intensifier nos actions, faire passer avec le plus de force possible nos messages.»

Le mouvement envisage maintenant des actions plus draconiennes, comme un débrayage ou même une grève de la faim, avance le militant, qui ne compte pas relâcher la pression avant la mise en place d’un véritable programme de régularisation.

Les manifestants réclament que la résidence permanente ne soit pas exclusivement accordée aux demandeurs d’asile venus au secours des personnes âgées dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée, mais bien à tous ceux qui occupent des emplois décrétés comme étant essentiels durant la pandémie, que ce soit dans les champs, les entrepôts ou les épiceries par exemple.

Le gouvernement de François Legault a lui-même dressé la liste des secteurs d’activités indispensables et il devrait s’y tenir, plaide le Dr Cayo.

Il invite les Québécois à «ouvrir leurs yeux et leur coeur» pour reconnaître la contribution de ces travailleurs et les accueillir pour de bon dans la province.

«Ces gens ne demandent pas la charité. Ils ne sont pas venus quémander. Ils sont venus dire:  »Au moment où vous aviez besoin de nous, nous avons répondu présents. Mais maintenant, nous avons besoin de vous. »»

Avec La Presse canadienne

Canada: L’agrandissement de l’aéroport de Trois-Rivières toujours dans la mire d’Ottawa?

juillet 30, 2020
Le projet de développement de l'aérogare de l'aéroport de Trois-Rivières attend le feu vert depuis des années.
© /Radio-Canada Le projet de développement de l’aérogare de l’aéroport de Trois-Rivières attend le feu vert depuis des années.
Les acteurs du milieu économique de la Mauricie espèrent que l’agrandissement de l’aéroport de Trois-Rivières fera partie du plan de relance économique mis de l’avant par Ottawa.

L’an dernier, le ministre François-Philippe Champagne, qui était alors ministre des Infrastructures, avait promis plus de 4 millions de dollars pour la réfection de l’aérogare. La première pelletée de terre devait se faire cet automne.

L’argent promis est toujours attendu. Le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) Jean Pellerin rappelle au gouvernement que le projet est prêt à être mis en branle.

En entrevue à Facteur matinal, il a souligné que les travaux à l’aéroport de Trois-Rivières pourraient être un moteur de relance économique pour la Mauricie, mais aussi pour les régions avoisinantes.

Le projet vise à moderniser les installations et amener des vols internationaux à Trois-Rivières

L’aéroport génère déjà des retombées économiques annuelles de 92 millions de dollars.

Puisque les revenus ne sont pas basés sur le transport de passagers, l’impact de la pandémie n’a pas été aussi fort que dans d’autres régions, selon Jean Pellerin.

Avec CBC/Radio-Canada