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Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

avril 19, 2021

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

Canada: Le variant britannique du coronavirus est désormais prédominant à Moose Jaw

avril 16, 2021

Le variant britannique du coronavirus est désormais prédominant à Moose Jaw, à l’ouest de Regina, ce qui ajoute de la pression sur l’Hôpital régional Wigmore.

L'Hôpital Dr. Fred H. Wigmore, à Moose Jaw, a dû agrandir son unité de soins intensifs en raison de la montée des cas. (archives)

© Neil Cochrane/Radio-Canada L’Hôpital Dr. Fred H. Wigmore, à Moose Jaw, a dû agrandir son unité de soins intensifs en raison de la montée des cas. (archives)

L’unité de soins intensifs de l’Hôpital a été agrandie après avoir atteint le maximum de sa capacité d’accueil, un problème qu’on retrouve dans les zones rurales du sud de la province, selon le médecin hygiéniste chargé du sud de la Saskatchewan, David Torr.

Néanmoins, la capacité d’agrandissement reste limitée, selon le Dr Torr :«On peut peut-être ajouter 2 ou 3 lits, mais pas 10, car nous sommes limités en personnel.»

Au cours des dernières semaines, la région centre-sud a connu une augmentation de 46 % des cas de COVID-19, avec près de 400 cas.

La propagation est rapide, selon le médecin hygiéniste, puisque de plus en plus de villes et de villages de la région sont touchés par l’augmentation du nombre des cas.

Cette augmentation des cas serait notamment due aux rassemblements survenus pendant la fin de semaine de Pâques, tels que des barbecues au cours desquels les mesures sanitaires n’ont pas été respectées, selon le médecin hygiéniste.

Il ajoute que de nombreuses personnes sont sorties de leur ville ou encore qu’il y aurait eu beaucoup de voyages interprovinciaux.

David Torr conseille également au public d’acheter des masques chirurgicaux et d’éviter les masques en tissu, qui ne sont pas assez efficaces, selon lui.

Les Fransaskois redoublent de prudence

De leur côté, les résidents francophones de Moose Jaw considèrent qu’ils font leur part pour limiter la propagation du virus. 

Philolin Ngomo, un résident de la municipalité, affirme qu’il prend les précautions nécessaires. «Comme tous les autres habitants de Moose Jaw, nous suivons l’évolution [de la situation] et nous essayons d’être prudents en restant chez soi», explique-t-il.

À proximité de Moose Jaw, on dit aussi respecter les mesures sanitaires autant que possible. «Les masques sont toujours sur nos visages», relate le directeur du centre culturel de Ponteix, Walter Chizzini. «On a fortement réduit les rencontres occasionnelles au café ou dans la rue. Vraiment, on est inquiet.»

Mercredi, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan a sonné l’alarme pour plusieurs villes de la région, notamment Maple Creek, Swift Current, Kindersley et Outlook, en raison des risques accrus d’infection par les variants du coronavirus.

Jeudi, le ministre de la Santé, Paul Merriman, a confirmé que plusieurs événements avaient eu lieu dans le sud-ouest de la province, dont un est à l’origine de 21 infections à l’heure actuelle.

Des enquêtes sont en cours.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Mickey Djuric

Canada-Québec: Un nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption

avril 15, 2021

Un nouveau campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’installera à L’Assomption dès l’automne prochain. Ce sont trois programmes en sciences de l’éducation qui seront offerts dans le tout nouveau bâtiment situé au centre-ville.

Le bâtiment du nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption.

© COURTOISIE Le bâtiment du nouveau campus de l’UQTR à L’Assomption.

Le baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale, le certificat en éducation préscolaire et en enseignement primaire ainsi que le baccalauréat dans la dernière discipline, offert pour la première fois à L’Assomption, seront donnés à ce campus. Au total, il pourra accueillir 350 étudiants par année.

«La popularité de nos programmes en sciences de l’éducation à L’Assomption est indéniable et nous sommes très reconnaissants envers les étudiants qui choisissent l’UQTR chaque année pour entreprendre leurs études universitaires», de reconnaître le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette via un communiqué.

L’instauration de ce nouveau campus a pu être réalisée, entre autres, grâce à l’aide financière de 50 000 $ de la MRC de L’Assomption ainsi que la collaboration de la Ville de L’Assomption et du Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL). «Par son dynamisme culturel, patrimonial et commercial, le centre-ville de L’Assomption offre un milieu de vie attrayant et propice à un parcours universitaire réussi. La bonne réputation de l’UQTR s’ajoute aux grands établissements d’enseignement de L’Assomption et confirme le caractère académique de notre ville», soutient le maire de L’Assomption, Sébastien Nadeau.

C’est donc le quatrième établissement de l’UQTR à recevoir le titre de campus après ceux situés à Trois-Rivières, Drummondville et Québec. Dans Lanaudière, à Terrebonne, à L’Assomption et à Joliette, une dizaine de programmes sont déjà offerts, tels que sciences comptables, sciences de la gestion, sciences infirmières et sciences de l’éducation.

«La mission du CRUL est de démocratiser l’accès aux études supérieures sur l’ensemble du territoire, de bonifier l’offre de programmes complets dans la région, de répondre aux besoins des organisations lanaudoises en adéquation avec les aspirations de nos étudiants et d’augmenter le taux de diplomation universitaire. La concrétisation de ce projet satisfait tous ces objectifs», émet le directeur général du CRUL, Pierre-Luc Bellerose.

Avec  Rosie St-André – Le Nouvelliste 

Vaccin d’AstraZeneca: le Canada ne suivra pas l’exemple du Danemark pour l’instant

avril 14, 2021

OTTAWA — Le Canada ne suivra pas, pour l’instant, la voie du Danemark qui a abandonné le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 en raison de très rares cas de caillots sanguins.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Pour le moment, Santé Canada a simplement mis à jour les mises en garde sur l’étiquette du vaccin d’AstraZeneca et Covishield afin d’informer les Canadiens et les professionnels de la santé des effets secondaires possibles, 

En conférence de presse, le Dr Marc Berthiaume dit que Santé Canada n’a pas trouvé de facteurs de risques particuliers, comme l’âge ou le sexe, pour ces caillots sanguins très rares. Par conséquent, son utilisation n’est pas restreinte à certaines populations selon le régulateur fédéral. 

Santé Canada considère toujours que le risque de ces caillots sanguins est très faible et que les avantages du vaccin l’emportent sur ses inconvénients potentiels.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) examinera les données accessibles et déterminera s’il y a lieu ou non de modifier sa recommandation de ne pas administrer le vaccin aux personnes de moins de 55 ans.

Rappelons qu’un premier cas de thrombocytopénie avec thrombose est survenu au Québec à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca. Il s’agit du seul cas recensé au Canada jusqu’à maintenant. 

Le Danemark est devenu mercredi le premier pays européen à abandonner l’utilisation du vaccin. 

Il y a eu de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes à la suite de l’administration du vaccin AstraZeneca. Selon l’autorité de réglementation britannique, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, une personne sur 250 000 a signalé cet effet secondaire. 

Avec Catherine Lévesque, La Presse Canadienne

Canada: Valérie Renaud-Martin annonce son intention de briguer la mairie de Trois-Rivières

avril 8, 2021

La conseillère municipale de Trois-Rivières Valérie Renaud-Martin annonce sa candidature à la mairie de Trois-Rivières aux prochaines élections municipales prévues en novembre .

La conseillère municipale Valérie Renaud-Martin

© Facebook/Valérie Renaud-Martin La conseillère municipale Valérie Renaud-Martin

La jeune mère de famille a été élue dans le district des Carrefours en 2017, faisant ainsi son entrée sur la scène politique trifluvienne.

En 2019, elle avait pris une brève pause de la scène municipale pour se présenter aux élections fédérales sous les couleurs libérales de Justin Trudeau dans la circonscription de Trois-Rivières. Elle avait terminé deuxième, tout juste derrière la bloquiste Louise Charbonneau, qui a remporté les élections, et devant l’ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui se présentait sous la bannière conservatrice.

D’ailleurs, lors du départ d’Yves Lévesque de la mairie de Trois-Rivières, la conseillère municipale avait été pressentie pour le remplacer, ce à quoi elle avait finalement fermé la porte.

Une candidate à la mairie indépendante

Au micro de l’émission Toujours le matin, lors de sa première entrevue accordée depuis son annonce, elle a précisé qu’elle se lance comme candidate indépendante. «Ce n’est pas le véhicule [s’associer à un parti], que j’ai choisi», dit-elle, même si elle a déjà collaboré avec Stéphane Guay et Jean-Claude Ayotte, les fondateurs du nouveau parti municipal Action civique de Trois-Rivières.

Elle affirme que des gens de partout sur le territoire l’appellent pour lui faire part des problèmes qu’elle rencontre et elle souhaite pouvoir les aider. «Quand on implique les gens et qu’on les informe, on a de meilleurs résultats», croit-elle.

En entrevue à Toujours le matin, elle a déclaré qu’elle croit en l’importance d’avoir une autre piscine à Trois-Rivières.

Par rapport au Grand Prix de Trois-Rivières, elle souligne que c’est un événement majeur pour la Ville. Elle rappelle que l’organisation a un plan pour réduire son empreinte écologique.

Valérie Renaud-Martin pense qu’il est important d’assurer la sécurité routière aux abords des écoles et là où les automobiles circulent rapidement, par exemple.

Ce dont elle se dit la plus fière depuis son entrée en poste au conseil municipal est d’avoir contribué à améliorer la vision qu’on a de la politique municipale à Trois-Rivières auprès des citoyens. Elle ajoute avoir trouvé des solutions et porté la voix des citoyens. Elle donne l’exemple des quartiers illuminés, une idée dont une résidente lui a fait part et qu’elle a aidé à concrétiser.

La nouvelle de sa candidature à la mairie n’est pas une grande surprise. Elle admet que «ça fait longtemps» qu’elle y songe.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada: Vaccination sans rendez-vous : les Québécois répondent à l’appel

avril 8, 2021

C’est le début de la vaccination sans rendez-vous au Québec pour les citoyens de 55 ans et plus. Près d’une quarantaine de cliniques à travers la province permettent désormais à ceux qui le désirent de recevoir le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19.

Il y avait une longue file d'attente jeudi matin au stade olympique afin de mettre la main sur un précieux coupon permettant de se faire vacciner.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Il y avait une longue file d’attente jeudi matin au stade olympique afin de mettre la main sur un précieux coupon permettant de se faire vacciner.

À Québec, les coupons donnant accès à un rendez-vous ont rapidement trouvé preneurs ce matin.

Moins d’une quinzaine de minutes après l’ouverture, à 6 h, la clinique située à L’Ancienne-Lorette, soit l’une des deux cliniques pour la vaccination sans rendez-vous dans la Capitale-Nationale, avait distribué 300 coupons.

À l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, 960 coupons ont été donnés avant 7 h du matin.

Les détenteurs de coupons pourront recevoir leur vaccin la journée même.

En Outaouais, où les cas de COVID-19 et les hospitalisations qui en découlent sont à la hausse, la file n’a pas tardé à se former à l’entrée du Palais des Congrès de Gatineau. Dès 7 h, une centaine de personnes attendaient pour obtenir un rendez-vous.

Du côté de Montréal, où 7 cliniques accueillent les Québécois de 55 à 79 ans, des centaines de personnes étaient en file avant l’ouverture, à 8 h, devant le stade olympique.

Les personnes désirant se faire vacciner avec l’AstraZeneca devront faire la file à l’extérieur, ont expliqué les autorités sanitaires Si cette file est évaluée à plus d’une heure d’attente, les personnes se verront remettre un coupon précisant l’heure à laquelle revenir.

Et peu importe le lieu de résidence : les cliniques de sans rendez-vous accueillent les visiteurs de n’importe quelle région du Québec, a précisé une porte-parole de la santé publique.

Certaines cliniques du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord débuteront leur campagne de vaccination sans rendez-vous vendredi seulement.

Les résidents de l’Abitibi-Témiscamingue n’y auront toutefois pas droit : le vaccin d’AstraZeneca ne peut être inoculé en raison de la transmission des variants qui a cours dans cette région, a indiqué la santé publique.

Daniel Fullum, de Repentigny, était heureux d'avoir pu mettre la main sur un précieux coupon.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Daniel Fullum, de Repentigny, était heureux d’avoir pu mettre la main sur un précieux coupon.

L’engouement pour la vaccination sans rendez-vous est une bonne nouvelle pour les autorités québécoises, qui tente de mettre les bouchées doubles afin de freiner la transmission des variants et d’endiguer la troisième vague.

D’autant plus qu’il s’agit du vaccin d’AstraZeneca, dont l’efficacité et la sûreté avaient récemment été remises en cause.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a lui-même reçu le vaccin d’AstraZeneca, a encouragé les Québécois à s’inscrire au sans rendez-vous, considérant la récente résurgence du virus et de ses variants. Ceux qui décideraient de ne pas se faire vacciner avec AstraZeneca s’exposent à attendre longtemps avant de recevoir leur première dose, a-t-il expliqué mercredi en point de presse.

Il revient aux Québécois de faire «un choix éclairé», a-t-il ajouté.

Le Comité consultatif national sur l’immunisation a recommandé de ne pas avoir recours à ce vaccin pour les adultes de moins de 55 ans, en raison de cas graves, quoique rares, de caillots sanguins survenus après l’inoculation du vaccin en Europe. À la fin mars, plusieurs provinces avaient suspendu son utilisation pour cette tranche d’âge.

Le lien entre ce vaccin et l’apparition de caillots sanguins rares causés par une faible numération plaquettaire est néanmoins de plus en plus difficile à ignorer, ont déclaré mercredi l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé. Elles sont toutefois incapables d’expliquer l’origine exacte de ces caillots et continuent de souligner que les bénéfices du vaccin surpassent de loin les risques.

En date de mercredi, un total de 1 636 310 doses de vaccin contre la COVID-19 avaient été administrées dans la province. Les autorités sanitaires ont reçu jusqu’à présent 2 358 095 doses.

Le Canada s’attend à recevoir environ 6,4 millions de doses d’AstraZeneca d’ici la fin juin.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada/COVID-19: Québec rapporte 1252 nouveaux cas et ajoute quatre décès à son bilan

avril 5, 2021

MONTRÉAL — Québec rapporte lundi 1252 nouveaux cas de COVID-19 en plus d’ajouter quatre décès à son bilan.

© Fournis par La Presse Canadienne

On compte donc maintenant 317 364 personnes infectées depuis le début de la pandémie, dont 296 396 sont considérées comme rétablies. Le bilan des décès s’élève à 10 697.

Un décès est survenu dans les 24 dernières heures, un entre le 29 mars et le 3 avril, un avant le 29 mars et un autre à une date inconnue.

Les hospitalisations demeurent plutôt stables, alors que l’on en rapporte 503, lundi, soit une de plus que la veille. Parmi ces patients, 123 se trouvent aux soins intensifs, une baisse de cinq.

Un total de 24 065 prélèvements ont été réalisés le 3 avril.

En ce qui a trait à la vaccination, 22 494 doses ont été administrées dans les 24 dernières heures, pour un total de 1 552 215, sur 2 127 605 reçues.

Le ministère de la Santé précise que 135 100 doses du vaccin de Moderna et 339 600 doses de celui d’AstraZeneca ont été reçues et sont actuellement en transit dans le réseau.

Au Canada

À l’échelle du Canada, 1 008 930 cas de COVID-19 et 23 085 décès ont été rapportés depuis l’apparition du virus au pays.

Voici la distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

— 364 537 cas en Ontario, dont 7450 décès;

— 317 364 cas au Québec, dont 10 697 décès;

— 150 307 cas en Alberta, dont 1994 décès;

— 102 970 cas en Colombie-Britannique, dont 1463 décès;

— 34 352 cas au Manitoba, dont 938 décès;

— 34 323 cas en Saskatchewan, dont 436 décès;

— 1732 cas en Nouvelle-Écosse, dont 66 décès;

— 1641 cas au Nouveau-Brunswick, dont 30 décès;

— 1020 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont six décès;

— 395 cas au Nunavut, dont quatre décès;

— 160 cas à l’Île-du-Prince-Édouard;

— 74 cas au Yukon, dont un décès;

— 42 cas dans les Territoires du Nord-Ouest.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars 2020.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: Une bordée généralisée est en route pour le Québec

mars 30, 2021

Le printemps s’installe tranquillement, surtout dans le sud de la province où la pluie s’est invitée au cours des derniers jours et où les bourgeons ont commencé à sortir. Toutefois, l’hiver revient force : une bordée de neige est en route.

Preuve que le printemps est à nos portes : la très grande majorité du territoire québécois est en déficit de neige au sol comparativement à sa normale. Seule la ville de Sept-Îles peut se réjouir d’avoir plus de neige que lors d’une fin mars typique. La neige reçue au cours du dernier week-end a ramené le décor hivernal en Abitibi-Témiscamingue et pour certaines municipalités de l’est du Québec. Dans le sud, la pluie a lessivé le peu de neige qu’il restait pour laisser place à la pelouse. Présentement, c’est presque tout le sud du Québec qui est dénué d’un tapis nival.

© Fournis par MétéoMédia

Un système dépressionnaire en approche devrait venir changer la donne et retarder l’installation définitive du printemps : une bordée est à prévoir de mercredi à jeudi.

Avec la montée du mercure prévue dès mardi, les températures devraient avoisiner la quinzaine de degrés sur le sud à l’arrivée de ce système majeur le lendemain. Ces températures douces, au-delà du point de congélation, sont prévues pour toute la province. C’est pourquoi les premières précipitations à recevoir devraient être sous forme de pluie. Exception à la règle : les régions nordiques pourraient voir quelques flocons avant les gouttes. Les secteurs longeant le fleuve Saint-Laurent doivent s’attendre à recevoir le plus de précipitations liquides. Les quantités définitives sont toujours à confirmer, mais certaines municipalités pourraient recevoir 20 mm d’eau.

© Fournis par MétéoMédia

Attention à ne pas vous laisser berner par la pluie puisqu’elle est loin de venir seule ! En effet, le front froid devrait contribuer à faire chuter le mercure alors que des précipitations sont toujours à recevoir. Les vents aussi devraient changer de direction et souffler du nord. Ainsi, les températures devraient être assez faibles pour occasionner un changement de type de précipitations. Dans la transition, plusieurs secteurs sont à risque de voir tomber des mélanges pluie – neige. Le verglas est aussi possible.

© Fournis par MétéoMédia

La troisième et dernière étape de ce système est, bien entendu, la neige. Une fois le mercure bien installé sous ou près du point de congélation, les précipitations solides devraient se mettre de la partie, et ce, pour tout le monde en province, majoritairement jeudi. Pour l’instant, on est loin de parler d’une petite floconnade. Au contraire, une bordée est sur les radars, notamment pour le sud du Québec. À cet endroit, l’Estrie et la Montérégie devraient être les plus gâtées. Les accumulations les plus importantes devraient toutefois se faire en terrains montagneux, dans la réserve faunique des Laurentides par exemple.

© Fournis par MétéoMédia

C’est ainsi que le décor hivernal devrait faire son retour au Québec. Cette neige a le pouvoir de s’accumuler, d’autant plus qu’aucune pluie n’est prévue derrière elle pour l’aider à fondre. Pour les autres régions, ces précipitations solides devraient contribuer à retrouver la moyenne de neige au sol ou même la dépasser.

Ce système devrait poursuivre sa course sur le Québec jeudi. Ce sont donc deux jours de précipitations à prévoir. Si le mercredi est marqué par la pluie, les précipitations glacées et solides se concentrent pour jeudi. Tout cela à temps pour commencer le mois d’avril… Et non ! Ce n’est pas un poisson d’avril !

Avec  MétéoMédia

Canada: Une 2e vague aussi difficile que la 1re dans les centres de soins de longue durée au pays

mars 30, 2021

Après l’hécatombe de la première vague dans les centres de soins de longue durée (SLD) du Canada, la situation ne s’est guère améliorée cet automne. Il y a eu plus d’éclosions, de cas et de décès dans ces établissements pendant la deuxième vague, selon de récentes données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Certains centres de soins de longue durée ont connu plus d'une éclosion depuis le début de la pandémie.

© Ryan Remiorz/La Presse canadienne Certains centres de soins de longue durée ont connu plus d’une éclosion depuis le début de la pandémie.

Depuis le début de la pandémie, les maisons de retraite et les établissements de SLD ont été touchés de façon disproportionnée par la COVID-19.

Selon l’ICIS, entre le 1er mars 2020 et le 15 février 2021, plus de 2500 établissements de soins canadiens ont été touchés par une éclosion de COVID-19, ce qui a causé le décès de plus de 14 000 résidents et de près de 30 membres du personnel.

Si la première vague avait frappé l’imaginaire en raison du nombre élevé de décès, la situation ne s’est pas améliorée dans ces établissements cet automne.

Lors de la deuxième vague, le nombre d’éclosions, ainsi que le nombre de résidents infectés et décédés de la COVID-19 étaient supérieurs à celui de la première vague.

Le nombre de cas de COVID-19 a augmenté de plus de 60 % pendant la deuxième vague; 21 140 aînés ont été infectés au printemps; 34 270 l’ont été cet automne et au début de l’hiver.

On compte par ailleurs plus de 23 000 infections et 28 décès parmi les travailleurs de ces centres de SLD.

Au total, environ 80 000 résidents et membres du personnel des établissements de SLD et des maisons de retraite ont été infectés, ce qui représente 10 % de tous les cas de COVID-19 au Canada.

Davantage d’éclosions cet automne

Le nombre d’établissements ayant eu une éclosion (touchant des résidents ou des travailleurs) est passé de 1171 lors de la première vague à 1389 lors de la deuxième vague, une augmentation de 20 %. Ainsi, durant la deuxième vague, plus de la moitié des établissements de SLD au Canada ont été aux prises avec une éclosion.

Parmi les établissements qui ont connu une éclosion, 20 % en ont eu plus d’une depuis le début de la pandémie.

Le quart des établissements ont signalé des infections seulement parmi les membres de leur personnel. Cela «suggère que les mesures de dépistage et les protocoles de prévention en place étaient suffisants pour prévenir la propagation aux résidents», indique le rapport.

Des éclosions avec plus de 100 cas chez les résidents ont eu lieu dans 30 établissements au pays. Un peu plus de 30 % avaient plus de 25 cas, 20 % avaient de 5 à 25 cas; 49 % avaient moins de 5 cas.

Durant la première vague, 34 % des établissements de SLD en Ontario et 44 % de tous les établissements de SLD au Québec ont connu une éclosion, comparativement à 17 % en Alberta et à 8 % en Colombie-Britannique.

Un lourd bilan des décès

Lors de la deuxième vague, on compte 7479 décès parmi les résidents des SLD, soit environ le même nombre que lors de la première vague (7260).

Toutefois, le pourcentage de résidents infectés par la COVID-19 qui sont morts est passé de 34 % à 22 % à la deuxième vague. «Cette baisse peut être attribuable à des différences dans l’âge et l’état de santé des personnes infectées ou à la disponibilité de meilleurs traitements durant la deuxième vague», peut-on lire dans le rapport.

Durant la première vague de la pandémie, 37 % des résidents en SLD infectés par la COVID-19 au Canada sont décédés du virus, ce qui représente plus de 6000 décès. La majorité de ces décès sont survenus au Québec (3950).

Durant la deuxième vague, le Québec et la Nouvelle-Écosse ont réussi à réduire le nombre de décès dans les établissements de SLD et les maisons de retraite. Plusieurs autres provinces ont vu les décès augmenter.

La proportion de décès liés à la COVID-19 dans les établissements de SLD au Canada (69 %) est beaucoup plus élevée que la moyenne internationale (41 %).

Beaucoup moins de soins, des aînés mal en point

La COVID-19 a frappé durement dans les centres de soins de longue durée partout au Canada.

© Ben Nelms/Radio-Canada La COVID-19 a frappé durement dans les centres de soins de longue durée partout au Canada.

Les aînés ont non seulement été parmi les plus touchés par la COVID-19, mais ils ont aussi souffert d’une réduction des soins médicaux offerts, rapporte l’ICIS.

Les résidents en Ontario, au Manitoba, en Colombie-Britannique, en Alberta, à Terre-Neuve-Labrador et au Yukon ont bénéficié de moins de visites de médecins et ont été moins souvent transférés à l’hôpital pour le traitement d’états et d’infections chroniques.

Dans ces provinces, la proportion de résidents en SLD qui ont reçu la visite d’un médecin a baissé de 16 % entre le 1er mars et le 31 août 2020 par rapport à la même période en 2019. Les plus fortes baisses ont été enregistrées en avril (24 %) et en mai (20 %).

Selon l’ICIS, le nombre d’ordonnances délivrées a également baissé, ce qui laisse croire que ces visites n’ont pas été remplacées par des consultations virtuelles.

Pendant la première vague, le nombre de résidents transférés à l’hôpital pour y recevoir des soins a baissé de 27 %. Les diminutions les plus marquées ont été observées au Nouveau-Brunswick et en Ontario (30 %), tandis que les diminutions les plus faibles ont été enregistrées à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta (13 %).

De plus, l’ICIS note qu’après la première vague, les transferts à l’hôpital des aînés en SLD ne sont pas revenus à leurs niveaux précédents, contrairement aux activités hospitalières dans la population générale. «Cette différence pourrait en partie s’expliquer par la baisse du nombre de résidents dans les établissements de SLD à la suite des décès et de la diminution des nouvelles admissions», écrivent les auteurs du rapport. Ils ajoutent que certaines provinces ont aussi formulé des recommandations pour privilégier les soins sur place.

De plus, les raisons pour les hospitalisations des aînés ont changé. En 2020, la COVID-19 a été la deuxième cause en importance des hospitalisations des résidents en SLD, après les fractures de la hanche.

Le nombre de résidents transférés en raison d’une infection des voies urinaires, une affection chronique, une pneumonie ou un delirium a diminué de plus de 30 %. Les hospitalisations pour l’insuffisance cardiaque et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ont quant à elles diminué de près de 60 %.

De plus, en raison des mesures sanitaires, entre le 1er mars et le 31 août 2020, 11 % des résidents disent ne pas avoir eu de contacts personnels avec des membres de leur famille ou des amis au cours de la dernière semaine — y compris les contacts virtuels ou téléphoniques. C’est trois fois plus que ce qu’on signalait en 2019.

Cette diminution de soins et de visites n’est pas sans conséquence. Ainsi, les symptômes de dépression modérés à graves touchent plus de résidents et le nombre d’ordonnances d’antipsychotiques augmente légèrement pendant la première vague, soit un taux de 34,5 % à 36,4 %. Les augmentations les plus élevées ont été observées en Ontario (de 32,5 % à 34,5 %) et en Colombie-Britannique (de 42,0 % à 44,4 %).

L’ICIS note également que le nombre de nouvelles admissions dans les établissements de SLD a baissé de 40 % pendant la première vague par rapport à la même période en 2019. La plus forte baisse (58 %) a été observée relativement aux admissions de personnes venant de leur résidence personnelle.

Au début de la pandémie, les transferts d’aînés hospitalisés dans un établissement de SLD a toutefois augmenté de 20 %, une conséquence du fait que les hôpitaux essayaient de libérer les lits en prévision de l’afflux des patients atteints de la COVID-19.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski 

Canada: 40 cm de neige, rafales à 90+km/h, verglas : un système frappera le Québec

mars 28, 2021

Après une semaine ensoleillée, voilà que les systèmes dépressionnaires reprennent leurs droits.

Une dépression fera effectivement son entrée sur le Québec par la porte du nord-ouest, au cours de la matinée. Il poursuivra ensuite sa course le long du fleuve Saint-Laurent, atteignant le sud et le centre du Québec au cours de la journée. Fidèle à son habitude, l’est sera le dernier secteur touché. Les précipitations pourraient y étirer leur visite jusqu’à lundi.

© Fournis par MétéoMédia

Neige pour les uns, pluie pour les autres

La nature des précipitations variera en fonction des régions. L’est du Québec risque d’être particulièrement gâtée en termes de neige. Les berges de la Côte-Nord risquent d’être carrément ensevelies sous des accumulations allant jusqu’à 40 centimètres de neige, de même que les montagnes du Parc national de la Gaspésie. Un avertissement de tempête hivernale est d’ailleurs en vigueur pour Sept-Îles et ses environs.

Ailleurs dans l’est du Québec, notamment en Gaspésie, près de 25 centimètres de neige sont attendus. Des alertes de neige ont été émises pour la Basse-Côte-Nord, la pointe gaspésienne, la Réserve faunique des Laurentides, Saguenay et Charlevoix.

Comme les températures seront relativement douces, soit autour des 0 °C, la neige qui tombera sur ces régions sera gorgée d’eau – et, par conséquent, sera particulièrement lourde. Des accumulations importantes pourraient donc de causer des dommages aux arbres et aux fils électriques, ce qui pourrait engendrer des pannes d’électricité.

© Fournis par MétéoMédia

Dans le sud du Québec, la pluie est au menu. Certaines portions de la vallée du Saint-Laurent, des Laurentides, de l’Outaouais et de Lanaudière – essentiellement sur la rive-nord – pourraient obtenir jusqu’à 40 millimètres d’eau d’ici lundi, et seraient donc les plus arrosées. La pluie soutenue risque de tomber jusqu’à dimanche soir dans ce secteur. Une finale en neige, au cours de la nuit de dimanche à lundi, est d’ailleurs prévue.

Les Laurentides, l’Estrie, la Capitale-Nationale, la Mauricie, l’Outaouais, Chaudières-Appalaches et le Centre-du-Québec sont sous avertissement de pluie.

© Fournis par MétéoMédia

Le centre, étant à la jonction des deux types de précipitations, pourrait obtenir un peu des deux. Un peu de pluie verglaçante est possible dans la région de Montmagny.

De violentes rafales

À l’image du système dépressionnaire qui a frappé le Québec vendredi, les rafales seront encore une fois de la partie. De violentes pointes allant jusqu’à 90 km/h sont possibles dans le sud du Québec en deuxième portion de week-end. La vallée du Richelieu sera particulièrement touchée, et la prudence sera de mise dans ce secteur.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, de forts vents allant jusqu’à 80 km/h sont aussi possibles.

© Fournis par MétéoMédia

La situation montera d’un cran lundi matin dans l’est de la province. Des rafales allant jusqu’à 100 km/h sont possibles en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

De tels vents peuvent emporter des objets non-fixés au sol, endommager des structures matérielles et briser des branches, voire déraciner des arbres. Des pannes d’électricité sont donc possibles.

Avec  MétéoMédia