Archive for the ‘Culture’ Category

Microsoft abandonne la mise à jour graphique de Minecraft

août 13, 2019

 

© Minecraft / YouTube
Une mise à jour visuelle de Minecraft très attendue a été annulée par Microsoft, parce qu’elle était « trop techniquement exigeante », a indiqué l’entreprise lundi.

Annoncée à l’E3 2017, la mise à jour graphique baptisée Super Duper Graphics Pack devait remettre le populaire jeu vidéo au goût du jour. Microsoft prévoyait entre autres ajouter de meilleurs effets d’éclairage, dont du brouillard et des ombres plus réalistes, en plus de revoir les textures des personnages et d’améliorer les mouvements de certains éléments du jeu, tels que l’eau et le feuillage. La possibilité d’afficher le jeu en résolution 4K était aussi prévue.

La nouvelle apparence du jeu devait à l’origine être offerte gratuitement à l’automne 2017, mais cette échéance a finalement été repoussée indéfiniment.

La mise à jour « s’est montrée trop techniquement contraignante à implémenter de la façon que nous avions prévue », a indiqué Microsoft dans un message publié sur son blogue.

« Nous sommes conscients que c’est décevant pour certains d’entre vous […], mais malheureusement, nous ne sommes pas satisfaits de la performance de la mise à jour sur une variété d’appareils », poursuit l’entreprise.

Les concepteurs affirment travailler sur « d’autres manières d’expérimenter Minecraft avec une nouvelle apparence. »

Microsoft a souligné cette année le 10e anniversaire de Minecraft, l’un des jeux vidéo les plus populaires de l’industrie depuis son lancement. Le concepteur indépendant suédois Markus Persson l’a vendu au géant de Redmond en 2014 pour 2,5 milliards de dollars.

CBC/Radio-Canada

Toni Morrison, première femme noire prix Nobel de littérature, est décédée à 88 ans

août 6, 2019

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Romancière, Toni Morrison est également l’auteur de poèmes, d’une comédie musicale, d’une pièce sur Martin Luther King ainsi que d’un essai sur les Noirs dans la littérature américaine. PATRICK KOVARIK/AFP

DISPARITION – Dans son plus célèbre roman, Beloved, elle raconte la tragédie d’une mère qui tue sa fille pour qu’elle échappe à l’esclavage. Dédié aux «soixante millions de victimes de l’esclavage», ce livre lui vaut de recevoir le prix Pulitzer en 1988.

Prix Nobel de littérature en 1993 (le premier remis à une écrivaine noire), prix Pulitzer pour Beloved en 1988, l’auteure américaine Toni Morrison est décédée lundi au Montefiore Medical Center de New York, selon des déclarations de ses proches et de son éditeur Alfred A. Knopf. Elle avait 88 ans.

Sans attendre une réaction de Donald Trump, l’ancien président Barack Obama a salué sur Twitter «un trésor national, aussi bonne conteuse, aussi captivante en tant que personne qu’elle l’était dans son oeuvre». «Son écriture représentait un défi magnifique et plein de sens pour notre conscience morale et notre imaginaire. Quel cadeau d’avoir pu respirer le même air qu’elle, ne serait-ce qu’un moment», a-t-il ajouté.

Tous les prix Nobel de littérature ne sont pas célèbres. Toni Morrison, comme Günter Grass ou Doris Lessing, était connue dans le monde entier. Petite-fille de fermiers de l’Alabama, issue d’une famille noire ouvrière catholique de quatre enfants, née le 18 février 1931, à Lorain dans l’Ohio, Chloe Anthony Wofford se passionne très tôt pour la littérature. Elle suit des études à Howard University (Washington) puis à Cornell University où elle soutient une thèse sur le thème de la folie dans l’œuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf. Elle enseigne ensuite au Texas puis à l’université de Howard, alors réservée aux Noirs. En 1958, elle épouse l’architecte jamaïcain Harold Morrison, avec qui elle a deux fils, Harold et Slade. Le mariage est brisé en 1964. Son emploi du temps de l’époque est bien rempli.

Quand elle ne se consacre pas à l’écriture, elle occupe à New York un poste d’éditrice chez Random House, où elle est en charge de la littérature noire. Elle publiera, par exemple, les autobiographies de Mohammed Ali et d’Angela Davis mais aussi des anthologies comme The Black Book en 1973. Son premier roman, L’Œil le plus bleu (publié en France chez Bourgois, comme tous ses autres titres), touchante histoire d’une petite fille noire qui rêve de ressembler à Shirley Temple, paraît en 1970. Morrison considérera toujours ce premier livre dans lequel l’héroïne sombre dans la folie comme son livre le plus pessimiste. C’est un échec puisque seulement 700 exemplaires du roman sont achetés. Le second, Sula, est sélectionné pour le National Book Award. Ce n’est qu’avec son troisième roman, Le Chant de Salomon (1977), ample saga sur le retour au Sud et aux racines, couronnée par le National Book Critic Circle Award, que Morrison accède à la célébrité.

Le triomphe international arrive dix ans plus tard avec Beloved, l’histoire atroce d’une ancienne esclave qui préfère tuer sa fille plutôt que de la voir subir le même sort qu’elle. Ce roman dédié aux «soixante millions de victimes de l’esclavage» lui vaut de recevoir le prix Pulitzer et une volée de bois vert de certains critiques qui n’y voient qu’une «description outrancière d’un holocauste noir» visant à remporter le «concours de martyrologie».

De cette époque sans doute naîtra sa réputation de femme de caractère, peu commode, idole de la communauté black, n’hésitant pas à affirmer que les Blancs ne sont pas un sujet pour ses livres: «Je n’ai jamais trouvé une histoire impliquant un Blanc qui soit intéressant pour moi.»

« Le bonheur ne m’intéresse pas dans mon travail. Ce qui m’intéresse, c’est la survie»

En 1993, l’année qui suit la publication de Jazz, son sixième roman, sa vie et sa carrière sont bouleversées lorsque l’académie royale de Suède lui décerne le prix Nobel de littérature saluant ainsi une œuvre qui «brosse un tableau vivant d’une face essentielle de la réalité américaine». Morrison devient ainsi le premier écrivain noir récompensé par le Nobel et la huitième femme à obtenir la récompense suprême des lettres en près d’un siècle. L’écrivain devient alors une sorte de monument qu’on visite et interroge avec crainte tant sa silhouette, son regard en imposent. Elle est cet auteur qui déclare: «Le bonheur ne m’intéresse pas dans mon travail. Ce qui m’intéresse, c’est la survie.» Elle ajoute: «J’écris dans ce que l’on pourrait appeler le mode tragique dans lequel apparaît une forme de catharsis et de révélation ; entre les deux, il y a un grand nombre de variations possible.»

Grâce à son amie, la toute-puissante prêtresse de la télévision Oprah Winfrey, qui produit et joue dans l’adaptation de Beloved, le roman se vend à près d’un million d’exemplaires.

Paradis, son septième titre, qui commence par cette phrase choc: «Ils tuent la jeune Blanche d’abord», se vendra à plus de 700.000 exemplaires aux États-Unis mais l’accueil critique sera mitigé. Le New York Times, par exemple, n’hésitera pas à qualifier le roman de «lourd pensum maladroit et schématique totalement dépourvu de magie littéraire… rempli de clichés et de procédés». La rebelle Toni s’en moque bien. Elle est invitée partout dans le monde à donner des lectures de sa voix puissante et n’hésite pas à intervenir sur la scène politique. Lorsque Bill Clinton est la cible des plus virulents des Républicains, Morrison prend sa défense parce qu’il est, à ses yeux, «le premier président noir des États-Unis» et rassemble sur sa personne «tous les traits distinctifs de la “noirceur”: pauvre, milieu ouvrier, famille monoparentale brisée, sudiste, amoureux du saxophone et du McDonald.»

Toni

Toni Morrison et Barack Obama en 2012 à la Maison Blanche. Rue des Archives/©Rue des Archives/BCA/CSU

Elle sera beaucoup plus sévère avec George Bush fils. Après le choc du 11-Septembre, sa colère éclate: «Je n’ai pas entendu un seul responsable politique proposer de réfléchir à la politique américaine. D’essayer de comprendre comment nous en étions arrivés là. Il n’y a eu ni temps de réflexion ni temps de deuil. Non, nous n’avons entendu parler que du krach économique à éviter, du shopping. (…) En fait, nous n’avons pas été traités en êtres humains, en citoyens blessés, mais en agents économiques. Je trouve tout cela obscène», déclare-t-elle dans Le Monde 2 en 2004. Toni Morrison est également l’auteur de poèmes, d’une comédie musicale, d’une pièce sur Martin Luther King (Dreaming Emmet) ainsi que d’un essai sur les Noirs dans la littérature américaine (Playing in the Dark).

En novembre 2006, elle est «conservatrice invitée» au Louvre, où elle ouvre un cycle de manifestations mêlant littérature, peinture, danse et musique autour du thème «Étranger chez soi», sur lequel elle a travaillé deux ans avec les équipes du musée parisien. «Ce thème, je le connais bien pour l’avoir exploré dans mon œuvre et dans mon travail de professeur à Princeton.» En 2008, elle apportera tout naturellement son soutien au candidat démocrate Barack Obama, non pas à cause de la couleur de sa peau mais parce qu’il possède «une imagination créatrice qui, associée au brio, égale la sagesse». Le 3 novembre 2010, la romancière américaine recevait des mains du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand l’insigne d’officier dans l’ordre de la Légion d’honneur

Le Figaro.fr par Bruno Corty

Quand les Européens mangeaient des humains

août 4, 2019

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Alors que les Européens partaient à la conquête de ce qui est aujourd’hui le continent américain, les conquistadors et autres explorateurs revenaient chez eux avec de terribles récits sur le cannibalisme, pratique de certaines tribus en Amazonie par exemple (Tupinamba et Wari). Les choses n’étaient cependant pas très différentes en Europe à l’époque. Les Européens, surtout aux XVIe et XVIIe siècles, avaient également un goût prononcé pour l’Homme, notamment sous forme d’os, de graisse et de sang!

L’Histoire de la médecine est entachée de pratiques bizarres. Par conséquent, bien que cela ne soit pas une surprise, le cannibalisme était en réalité beaucoup plus répandu en Europe que vous ne le pensez. Cela soulève la question: les Européens étaient-ils des cannibales? Au sens strict du terme, oui, semble-t-il.

Médecine et cannibalisme

Le recours aux membres du corps humains en tant que remèdes médicinaux fut particulièrement populaire en Europe durant la période de la Renaissance

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Médecine et cannibalisme

Aux 16e et 17e siècles en particulier, les Européens ont commencé à utiliser le sang humain, les os et les graisses en tant qu’ingrédients essentiels pour la guérison de nombreuses maladies

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Moyen Âge

Mais la relation entre le cannibalisme et l’Europe est ancienne, les famines du Moyen Âge ayant été un facteur déterminant. Les croisés affamés étaient également connus pour manger leurs ennemis une fois morts. Et en Égypte, pour citer un autre exemple, la chair humaine était même marinée et mise en conserve.

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Par Stars Insider

Le cancer colorectal de plus en plus fréquent chez les jeunes adultes

août 2, 2019

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© Raycat

De nouvelles données montrent que l’incidence du cancer colorectal a tendance à augmenter chez les adultes dans la vingtaine et la trentaine. Pourtant, le nombre de cas diminue chez les patients âgés, bien que ces derniers demeurent plus susceptibles d’être atteints que les jeunes.

Ce cancer est généralement considéré comme une maladie du vieillissement, la plupart des nouveaux cas étant diagnostiqués chez les personnes de plus de 50 ans. Néanmoins, les scientifiques ont documenté une tendance inquiétante chez des patients plus jeunes.

Aujourd’hui, les données des registres nationaux du cancer au Canada confirment que les taux de cancer colorectal sont en hausse chez les jeunes adultes. Les augmentations pourraient même s’accélérer.

Chaque année, nous constatons une augmentation du cancer colorectal chez les jeunes, et c’est très alarmant.

Darren Brenner, épidémiologiste du cancer moléculaire à l’Université de Calgary

Nous pensions que cette tendance ralentirait ou se stabiliserait après que les gens l’eurent remarquée pour la première fois il y a quelques années, a déclaré Darren Brenner, épidémiologiste et auteur principal de cette nouvelle étude, publiée mercredi dans JAMA Network Open.

Entre 2006 et 2015, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les taux de cancer colorectal ont augmenté de 3,47 % chez les hommes canadiens de moins de 50 ans, selon le Dr Brenner et ses collègues. De 2010 à 2015, les taux ont augmenté de 4,45 % chez les femmes de moins de 50 ans.

Pourtant, le nombre de cancers du côlon et du rectum ne cesse de diminuer chez les personnes âgées au Canada en raison de la sensibilisation accrue à la maladie et de l’utilisation généralisée de tests de dépistage comme la coloscopie (qui permet d’identifier et d’enlever les polypes du côlon avant l’apparition du cancer).

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin observent une tendance semblable.

Ils ont rapporté la semaine dernière que la proportion de patients colorectaux de moins de 50 ans nouvellement diagnostiqués est passée de 10 % en 2004 à 12,2 % en 2015. Les patients plus jeunes étaient également susceptibles d’avoir des cas avancés plus fréquemment que les plus âgés.

Dans l’ensemble, le risque de cancer colorectal est encore beaucoup plus faible chez les jeunes adultes que chez les plus âgés. Toutefois, la hausse continue signifie que les millénariaux comporteront très probablement un risque élevé à mesure qu’ils vieilliront.

Les jeunes adultes auront un risque beaucoup plus élevé que leurs parents lorsqu’ils atteindront la cinquantaine et la soixantaine.

Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society

Mode de vie

Les changements récents dans le mode de vie sont peut-être en partie responsables de cette situation. L’obésité et les modes de vie sédentaires, par exemple, sont liés au cancer colorectal, tout comme les régimes alimentaires pauvres en fibres.

On a également constaté que les patients atteints d’inflammation chronique ou de diabète de type 2 présentaient un risque accru de développer la maladie.

Cependant, les tendances de l’obésité chez les personnes d’origines ethniques différentes ne correspondent pas toujours à celles du cancer colorectal, selon Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society.

Certaines études ont montré que l’obésité entraîne un risque accru de cancer du côlon, tandis que d’autres, y compris la nouvelle recherche du JAMA, pointent vers une augmentation plus importante des cancers du rectum.

Tant qu’il n’y aura pas plus de recherche sur les causes de l’augmentation du nombre de cancers colorectaux, la Dre Siegel encourage les jeunes à être plus proactifs dans la détection des signes.

La constipation persistante, les crampes, les ballonnements, le sang dans les selles, la perte de poids inexpliquée et la fatigue peuvent tous être des symptômes.

Les jeunes et leurs médecins négligent souvent les signes avant-coureurs parce que le cancer n’est pas sur leur radar, explique Rebecca Siegel.

L’American Cancer Society recommande maintenant le dépistage du cancer colorectal chez les personnes à risque moyen à partir de 45 ans. Les chercheurs au Canada envisagent également d’apporter des changements aux recommandations en matière de dépistage.

Néanmoins, ces révisions sont peu susceptibles d’aider à prévenir les cancers chez les patients encore plus jeunes. Nous devons comprendre pourquoi cette tendance se produit chez les jeunes afin de la prévenir, a ajouté le Dr Brenner.

CBC/Radio-Canada

Afrique du Sud : après la mort du musicien Johnny Clegg, les hommages au « Zoulou blanc » se multiplient

juillet 17, 2019

Johnny Clegg lors d’un concert à Paris le 10 mai 1988. © Bertrand GUAY/AFP

Il avait révolutionné la musique en mêlant rythmes zoulou et pop occidentale : le chanteur sud-africain Johnny Clegg, fervent opposant à l’apartheid, est mort mardi 16 juillet à l’âge de 66 ans.

« Johnny est décédé paisiblement, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer », a annoncé son manager Roddy Quin sur la chaîne de télévision publique SABC.

« Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité (…). Avec son style unique de musique, il a surmonté les barrières culturelles, comme peu l’ont fait », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Chansons et danses zoulou effrénées

Surnommé le « Zoulou blanc », Johnny Clegg a puisé dans la culture zoulou son inspiration pour écrire une musique révolutionnaire où les rythmes africains endiablés cohabitaient avec guitare, clavier électrique et accordéon.

Sur scène, ses concerts relevaient de la prouesse physique, avec chansons et danses zoulou effrénées.

Fervent opposant à l’apartheid

L’artiste, qui a vendu plus de cinq millions d’albums dans le monde, a signé de nombreux tubes dont « Scatterlings of Africa » et « Asimbonanga » (« Nous ne l’avons pas vu », en langue zoulou).

Cette chanson, dédiée à Nelson Mandela, le héros de la lutte contre l’apartheid, a été un temps interdite en Afrique du Sud par le gouvernement raciste blanc, avant de devenir un symbole de la nation arc-en-ciel une fois le régime de l’apartheid tombé en 1994.

« Une perte immense »

Johnny Clegg était le « porte-flambeau » de la lutte contre l’apartheid, a réagi mardi le ministre sud-africain de la Culture, Nathi Mthethwa, sur Twitter. « Avec le décès du chanteur, compositeur et anthropologue Johnny Clegg, c’est un géant immense qui nous quitte ».

Sa musique a « contribué à la cohésion sociale » dans une Afrique du Sud divisée, a encore relevé le gouvernement.

Artiste de « légende », Johnny Clegg a « utilisé la musique pour unir les gens de différentes races » et a « inspiré le changement social, économique, culturel et politique dans le pays », a estimé le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir. « Son décès est une perte immense pour les Sud-Africains. »

« Peu de Blancs auraient fait de même »

Le Soweto Gospel Choir, qui a remporté un Grammy cette année, s’est dit « dévasté » par la nouvelle. « Une icône de la musique et un vrai Sud-Africain. Il va nous manquer. »

« C’est probablement l’un des jours les plus tristes de ce pays », a déclaré pour sa part le musicien Sipho « Hotstix », musicien et ami de Johnny Clegg. « Johnny aurait pu être l’une des personnes les plus privilégiées, comme la plupart des Blancs l’étaient (en Afrique du Sud), mais il a choisi une autre voie, dénonçant avec la musique les atrocités de l’apartheid », a-t-il rappelé.

« Il a immensément contribué à faire de l’Afrique du Sud un État paria » pendant l’apartheid, « il a pris sur lui pour chanter Nelson Mandela quand peu de Blancs auraient fait de même. Aujourd’hui nous sommes un pays différent grâce à ce que des gens comme Johnny ont fait », a-t-il estimé.

Se sachant malade d’un cancer du pancréas,  Johnny Clegg avait récemment fait une longue tournée mondiale d’adieu. « Il s’est battu jusqu’au bout », a expliqué son manager. Les détails de ses obsèques seront communiqués ultérieurement.

Jeuneafrique.com par

France: «Passions», le nouveau livre de Nicolas Sarkozy sort le 27 juin

juin 21, 2019

 

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy publie un ouvrage le 27 juin prochain. Intitulé «Passions», le livre de 360 pages retrace, entre autres, le parcours de Nicolas Sarkozy de ses débuts à l’élection présidentielle de 2007.

Trois ans après La France pour la vie, Nicolas Sarkozy revient non pas en politique mais en librairie. Ce nouvel opus sera tiré à 200 000 exemplaires.

L’ancien président revient sur ses premiers pas au RPR et retrace en toile de fond l’évolution de la droite ces trois dernières décennies. Il y raconte aussi son rapport personnel à la conquête du pouvoir.

L’ouvrage s’achève sur la date du 16 mai 2007, jour de son entrée à l’Élysée. Peut-être réserve-t-il son expérience du quinquennat pour un troisième livre.

Par Le Figaro.fr

Une enquête mondiale révèle une méfiance accrue à l’égard de l’internet

juin 12, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

OTTAWA — Une nouvelle enquête mondiale laisse croire que la méfiance à l’égard de l’internet est alimentée par le scepticisme croissant envers des services de médias sociaux tels que Facebook et Twitter.

Une personne sur quatre ayant participé à l’enquête a dit ne pas faire confiance à internet, cette opinion étant de plus en plus fondée sur la méfiance envers les médias sociaux, les gouvernements et les moteurs de recherche.

L’enquête d’opinion a porté sur plus de 25 000 utilisateurs d’internet de 25 pays d’Amérique du Nord, d’Amérique latine, d’Europe, du Moyen-Orient et de la région Asie-Pacifique.

Elle a été menée par le sondeur Ipsos pour le compte du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI) à Waterloo, en Ontario, en partenariat avec l’association de droit américaine Internet Society et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

Le rapport d’enquête indique que la méfiance croissante à l’égard de l’internet a incité les internautes à divulguer moins d’informations dans le cyberespace, à utiliser internet de manière plus sélective et à acheter moins de choses en ligne.

Ces résultats cadrent dans une inquiétude généralisée concernant les fausses informations en ligne et l’utilisation des médias sociaux pour influencer les processus démocratiques, y compris les élections.

Trois répondants sur quatre étaient au moins quelque peu préoccupés par leur vie privée en ligne. Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées étaient plus préoccupées par la protection de leur vie privée qu’il y a un an.

«Ils font toujours confiance à internet, majoritairement, mais je pense qu’il y a des nuages d’orage à l’horizon», a fait valoir Eric Jardine, professeur adjoint de sciences politiques à Virginia Tech et membre du CIGI.

Le sondage a été mené du 21 décembre 2018 au 10 février de cette année. La marge d’erreur varie de plus ou moins 3,1 à 3,5 pour cent, 19 fois sur 20, selon que l’enquête a été réalisée en ligne ou en personne.

Parmi les personnes qui ne font pas confiance à internet, 81 pour cent ont cité les cybercriminels comme raison. Soixante-quinze pour cent ont mentionné les plateformes de médias sociaux, 66 pour cent, les gouvernements étrangers et le gouvernement en général, et 65 pour cent ont attribué leur méfiance aux moteurs de recherche, tels que Google.

Au Canada, les médias sociaux étaient la principale source de méfiance vis-à-vis de l’internet, cités par 89 pour cent des internautes.

Près de neuf personnes interrogées sur dix ont déclaré avoir été trompées au moins une fois par de fausses nouvelles. Facebook était la source d’informations fausses la plus souvent mentionnée, suivie par Twitter.

Le gouvernement du Canada a maintes fois fait part de ses préoccupations concernant le comportement des services de médias sociaux, en particulier leur rôle dans l’hébergement de contenus dangereux liés à l’extrémisme violent et à l’exploitation des enfants.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a discuté du problème lundi à Washington avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Kevin McAleenan.

«Les Américains et nous-mêmes sommes pleinement d’accord sur le fait que nous devons développer les technologies nécessaires pour éliminer le matériel offensant et, dans la mesure du possible, l’empêcher d’être diffusé en premier lieu», a dit M. Goodale en entrevue après la réunion.

Les entreprises de médias sociaux utilisent des algorithmes sophistiqués pour manipuler et utiliser les informations personnelles de personnes sur leurs plateformes, a-t-il noté.

«Ces algorithmes doivent être plus transparents qu’aujourd’hui», a déclaré M. Goodale. «Ce sont les modèles commerciaux par lesquels les entreprises réalisent leurs bénéfices, mais ce sont également les outils qui permettent d’attirer les gens par des voies très sombres et dangereuses.»

Par Jim Bronskill , La Presse canadienne

France: Le philosophe Michel Serres est décédé à l’âge de 88 ans

juin 1, 2019

Michel Serre est mort samedi 1er juin à 19h à l'âge de 88 ans.

Michel Serres est mort samedi 1er juin à 19h à l’âge de 88 ans. JOEL SAGET / AFP

Michel Serres était membre de l’Académie française depuis 1990.

Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, et membre de l’Académie française depuis 1990, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé à l’AFP sa maison d’édition, Le Pommier. «Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille», a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

L’«immortel» comptait parmi les philosophes les plus influents. Auteur de centaines d’ouvrages, Michel Serres était notamment passionné par l’écologie, l’éducation ou encore l’art. L’académicien s’est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

mai 25, 2019

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

Bong Joon-Ho a été couronné de la prestigieuse récompense pour cette 72e édition sous le regard d’Alejandro Gonzales Inarritu et Catherine Deneuve. STEPHANE MAHE/REUTERS

 

Le film de Bong Joon-Ho, digne représentant de la Nouvelle Vague sud-coréenne, a reçu la prestigieuse récompense à l’issue de la 72e édition du Festival de Cannes. Attribué à l’unanimité par le jury , le prix lui a été remis par Catherine Deneuve.

CocoriCorée! En remettant à l’unanimité la palme d’or à Bong Joon-ho, le Président Alejandro Gonzales Inarritu a mis tout le monde d’accord. Les membres de son jury d’abord, constitués en grande partie de réalisateurs et réalisatrices a priori peu dociles et un peu au parfum en matière de mise en scène: Pawel Pawlikowski, Maïmouna N’Diaye, Yorgos Lanthimos, Kelly Reichardt, Robin Campillo, Alice Rohrwacher, plus le dessinateur Enki Bilal et l’actrice Elle Fanning. On aurait voulu être une petite souris dans ce panier de crabes.

Satire sociale et suspense

La critique et les festivaliers ensuite ne trouveront pas grand-chose à redire à ce lauréat. Parasite , présenté mardi 21 mai, a fait son nid dans les esprits, malgré la concurrence de Tarantino et de son Once Upon a Time présenté le même jour. Les deux réalisateurs ont d’ailleurs fait la même requête à la presse: ne pas divulgâcher l’intrigue de leurs films respectifs. Avec Parasite, Bong Joon-ho, 49 ans, confirme qu’il est un raconteur d’histoire diabolique, un grand metteur en scène et un observateur acéré de son pays, la Corée du Sud, société matérialiste et ultralibérale qui singe les Etats-Unis avec un ridicule et une absence de scrupules terrifiants.

Parasite mêle satire sociale et suspense avec une maestria impressionnante. Dans un appartement en sous-sol, la famille Ki-taek vivote en fabriquant des emballages de carton à pizza. Les parents et les deux grands enfants sont au chômage. Un jour, le fils se fait recommander par un ami pour donner des cours d’anglais à la fille d’une famille riche. Les Park habitent une grande maison d’architecte. L’adolescente tombe amoureuse de son professeur particulier. Son petit frère passe son temps à jouer aux Indiens. Le père est le PDG d’une multinationale. La mère est une desesperate housewife un peu gourde. «Elle n’est pas riche mais gentille, elle est gentille parce qu’elle est riche», dira Madame Ki-taek qui a pris la place de l’ancienne gouvernante, allergique aux pêches – le détail a son importance.

Avant elle, sa fille et son mari ont aussi trouvé du travail chez les Park par des moyens que la morale réprouve. Salauds de pauvre. Ils trimballent une odeur de «vieux radis», de «torchon sale». Ils ne respectent rien. À peine les Park partis en vacances, les Ki-taek prennent leurs aises. Ils se soûlent au whisky sur le canapé douillet. C’est sans compter la gouvernante précédente qui vient sonner à la porte. Voilà, on ne racontera pas plus l’intrigue.

Le retour en force du cinéma de genre

Disons simplement que la belle maison moderne de Parasite est la métaphore d’un pays où les pauvres vivent comme des rats relégués au sous-sol. Quand ils remontent à la surface, ils laissent exploser une colère noire ou jaune, avec ou sans gilet. Cette lutte des classes verticale succède à celle horizontale du train dystopique de Snowpiercer, Le Transperceneige (2013), premier film de Bong Joon-ho, en anglais qui lui vaut un bras de fer avec Harvey Weinstein, distributeur de l’œuvre aux États-Unis, décidé à réduire la parabole à un film d’action bas du front. Le réalisateur sud-coréen se bat pour maintenir sa version mais Weinstein enterre le film avec une sortie confidentielle sur le territoire nord-américain.

Avec Okja , son film suivant, Bong Joon-ho revient à Cannes en 2017. Peut-être le premier et dernier film produit par Netflix en compétition. Cette fable vegan avec un gros cochon suscite la polémique. Le président du jury Pedro Almodovar est le premier à déclarer qu’il ne se voit pas donner la Palme d’or à un film qui ne sortirait pas en salles. Depuis, Netflix est persona non grata à Cannes et Bong Joon-ho est revenu dans le circuit traditionnel et aux racines de son cinéma. Dans Parasite, on retrouve son acteur fétiche, Song Sang, le héros de son premier coup d’éclat en 2003, Memories of Murder, film de serial killer sombre et poisseux. Bong Joon-ho confirme ensuite avec The Host et Mother.

Le triomphe de Parasite symbolise le retour en force du cinéma de genre (fantastique, polar, science-fiction, néo western) cette année à Cannes. Il porte haut les couleurs de la Corée du sud, terre de cinéastes brillants depuis la fin des années 1990. Bong Joon-ho a réussi là où Lee Chang-Dong (Burning) a échoué l’an dernier. Il venge aussi Park Chan-wook, privé de Palme d’or avec Old Boy en 2004. Cette année-là, le jury présidé par Tarantino récompense Fahrenheit 9/11, de Michael Moore… Après le Japonais Hirokazu Kore-Eda, Palme d’or en 2018 avec Une affaire de famille, déjà l’histoire d’une famille de «parasites» dans une maison, la reconnaissance de Bong Joon-ho enfonce le clou: le cinéma venu d’Asie est l’un des plus passionnants du moment. Enfin, dernière bonne nouvelle, Parasite sort dans les salles françaises dès le 5 juin. Que demande le peuple?

Le Figaro.fr par Etienne Sorin

Le déclin des populations d’abeilles menace la sécurité alimentaire mondiale, selon la FAO

mai 20, 2019

Abeilles Apiculteur

Fotolia AFP

PARIS | Le déclin des populations d’abeilles représente une «menace sérieuse» pour les plantes, a averti lundi l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en demandant aux pays «de faire davantage» pour «protéger ces alliés indispensables dans la lutte contre la faim et la malnutrition».

«Les abeilles sont grandement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’usage de pesticides, de la perte en biodiversité et de la pollution», a déclaré lundi M. José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles.

Selon lui, «l’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs» qui participent, avec la pollinisation, à la fécondation et donc à la reproduction des plantes, «reviendrait à anéantir les cultures de café, pommes, amandes, tomates ou cacao» notamment.

Si la tendance au déclin des insectes pollinisateurs comme les abeilles se poursuivait, «les fruits, les noix et autres légumes» pourraient se voir remplacer «par des cultures vivrières comme le riz, le maïs et les pommes de terre» qui sont moins liées à la pollinisation, «favorisant ainsi les régimes alimentaires déséquilibrés», souligne la FAO.

M. Graziano da Silva a appelé les pays membres à «s’orienter vers des politiques alimentaires et des systèmes durables en faveur des pollinisateurs».

«Le fait même de faire pousser des fleurs chez soi contribue à cet effort en donnant à manger aux abeilles», a-t-il expliqué.

La journée mondiale des abeilles, célébrée pour la deuxième fois, a été créée à l’initiative de la Slovénie, petit pays européen où l’apiculture est une activité agricole importante, et de la Fédération internationale de l’association des apiculteurs, dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU en 2017.

La date a été choisie en raison de la date de naissance de Anton Jansa, pionnier de l’apiculture moderne, né le 20 mai 1734 au sein d’une famille d’apiculteurs en Slovénie, et auteur en 1771 d’un livre, Discussion sur l’apiculture, en allemand.

Avec Le Journal de Montréal