Archive for the ‘Culture’ Category

Les Faiseurs d’histoire se mettent à l’ouvrage pour les 400 ans de Trois-Rivières

juillet 5, 2022
La rue des Ursulines.

La rue des Ursulines, dans le quartier historique de Trois-Rivières. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Le collectif Les Faiseurs d’histoire lance un ouvrage historique sur Trois-Rivières, de sa fondation à aujourd’hui. La contribution citoyenne joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de cet ouvrage, faisant du citoyen un conteur de certains pans occultés de l’histoire de Trois-Rivières.

Il s’agit, selon l’historien Yannick Gendron, d’un chantier historique collaboratif, visant à réaliser une synthèse historique de la Ville. Il veut mettre en lumière l’histoire des minorités culturelles ayant nourri le développement de la ville.

L’histoire des villes, de manière générale, dans les années 50, 60, 70 était tenue par les communautés religieuses, de sorte qu’on présente une histoire très masculine qui tourne autour de l’organisation paroissiale, occultant l’histoire des minorités, affirme l’historien, précisant qu’il s’agissait de la morale de l’époque.

Ce chantier historique accouchera d’un classique qu’il faut garder dans sa bibliothèque en 2034 pour marquer les 400 ans de Trois-Rivières, selon Yannick Gendron.

Les Autochtone et les gens de Trois-Rivières ont cohabité pendant longtemps, raconte M. Gendron, soulignant que les peuples autochtones ont transmis leurs savoirs aux Trifluviens en matière de construction de canaux.

« À Trois-Rivières, on était connu pour avoir les meilleurs canaux et c’est un savoir transmis par nos aïeux autochtones. »— Une citation de  Yannick Gendron, historien

Le collectif entend aller chercher ces anecdotes qui ont façonné la ville, mais qui n’ont pas été mises de l’avant. Selon M. Gendron, il s’agit d’un clérico-conservatisme astreignant dont on est libéré aujourd’hui.

L’histoire sera écrite avec nos valeurs en tant que communauté, fait savoir l’historien qui décide de chercher les angles morts afin de les mettre en valeur.

Une initiative qui se veut inclusive

Avec à sa tête René Beaudoin, Nathalie Bouchard, Alexandra Carignan, Jacinthe De Montigny, Yannick Gendron, Alain Gervais, Daniel Robert, Pierre Saint-Yves et Alain Tapps, l’organisme regroupe des historiens et des passionnés d’histoire. Ils projettent de rencontrer les citoyens ainsi que des organismes de Trois-Rivières, témoins d’histoires susceptibles d’enrichir les savoirs en lien avec le passé de la ville.

Il s’agit pour eux de recueillir des informations différentes qui touchent des histoires de familles et de quartiers, peu connues, mais importantes, insiste M. Gendron

En chaque personne, il y a un potentiel historique de connaissances, de savoir qu’on peut partager, croit-il. On réfléchit à une façon de faire pour mettre tout ça en place. On réfléchit à des personnages qui ont coloré notre environnement, mais sont restés dans l’ombre pour toutes sortes de raisons.

Avec Radio-Canada

Anne Merline Eugène

par Anne Merline Eugène

Passi : « Les artistes afro-urbains doivent beaucoup au Bisso Na Bisso »

juillet 3, 2022

À l’affiche du film « Le Prince », un drame social signé Lisa Bierwirth, le rappeur franco-congolais frappe par sa justesse dans le rôle d’un diamantaire sans papiers épris d’une Allemande. En parallèle, il continue de défendre la scène africaine avec ses acolytes Sarkodie et Akwaboah.

Passi, à Paris, le 10 juin 2022. © Nyima Marin pour JA

La silhouette est amaigrie, le visage, sans barbe. Oublions le rappeur à chaînette, casquette vissée sur la tête et baskets aux pieds. Oublions aussi les punchlines hardcore qu’il déversait avec le Ministère AMER, groupe culte des années 1990 fondé à Sarcelles, en banlieue parisienne. Pour ce rôle, Passi Balende a perdu environ 7 kg et enfilé un tout autre costume. Celui d’un acteur qui surprend par sa justesse et sa sobriété dans le film, tout aussi délicat, de la cinéaste allemande Lisa Bierwirth.

« Il fallait que l’on oublie Passi à l’écran », confirme le Franco-Congolais né à Brazzaville il y a quarante-neuf ans. Dans Le Prince, il trouve son premier vrai rôle en incarnant Joseph, un diamantaire congolais en attente de régularisation, embourbé dans des combines pour s’en sortir. Déambulant d’un maquis de Francfort à l’autre, il fait bientôt la rencontre de Monika, une galeriste allemande alors en pleine remise en question, personnelle comme professionnelle. Ils s’éprennent l’un de l’autre, alors que tout les oppose.

Un Congolais en Allemagne

Ce n’est pas la première fois que ce touche-à-tout, à qui l’on doit la réalisation de nombreux clips et documentaires musicaux, passe devant la caméra. Dès 2007, il joue un ex-taulard dans No Way!, un film qu’il coproduit, réalisé par l’Ivoirien Owell Brown. Puis il décroche quelques petits rôles à la télévision. Mais ce projet allemand a de quoi susciter la surprise.

« Cette histoire d’amour entre une Allemande et un Congolais m’a séduit, reconnaît Passi, pas mécontent de jouer dans un “film d’auteur” tandis qu’il sirote un mojito dans un hôtel parisien rococo. Je connaissais l’histoire de l’immigration congolaise en France, c’est la mienne, et en Belgique aussi bien sûr. Mais celle de l’Allemagne est plus confidentielle, je trouvais intéressant de la porter à l’écran à travers ces deux personnages. Et puis, j’aime la géopolitique », glisse ce fils d’une enseignante, arrivé en France à l’âge de 7 ans avec ses six frères et sœurs.

Investi, Passi a fait de nombreux aller-retours à Francfort pour repérer les lieux qui serviraient de décor au film, notamment le maquis dans lequel les deux protagonistes vivent une bonne partie de leur histoire. « C’est drôle car cet endroit s’appelle le Bisso Na Bisso Bar, mais Lisa s’est assurée que le nom n’apparaisse jamais à l’écran pour ne pas créer d’amalgame », insiste le créateur du collectif franco-congolais du même nom, qui signifie « entre nous » en lingala, élu meilleur groupe africain de l’année 1999. Une distinction remise par Nelson Mandela lors de la cérémonie des Kora Awards en Afrique du Sud, à une époque où MHD et son afro-trap n’existaient pas encore.

« On était de jeunes Afros en France, issus de la première génération de rappeurs, et on n’avait pas besoin d’aller chercher une crédibilité, se rappelle-t-il. On a voulu faire une musique qui nous ressemble en évitant de copier les rappeurs américains qui samplaient de vieux titres de soul. On a prouvé qu’on pouvait puiser dans notre patrimoine en samplant Miriam Makeba ou Koffi Olomidé et poser un rap dessus. La vague afro-urbaine française d’aujourd’hui doit beaucoup au Bisso. »

Diversité culturelle et créative

Si la double culture du rappeur nourrit sa musique, la France « black-blanc-beur » des années 1990 et le multiculturalisme de son quartier composé « de plus de 60 ethnies » influence sa manière de concevoir son travail. « Tout le monde arrivait à tirer profit des expériences des uns et des autres. On a grandi avec des Juifs autour de nous qui montaient des structures, des sociétés, et qui se levaient tôt pour aller vendre au marché. Tout le monde se bougeait, donc ça nous a donné envie de nous bouger aussi », décrypte celui qui a monté sa première association, AMER – pour Action, musique et rap –, à 15 ans seulement. Cette envie d’entreprendre et de créer n’a depuis jamais quitté ce bûcheur invétéré.

Plus de vingt ans se sont écoulés depuis Racines – premier album du Bisso vendu à environ 200 000 exemplaires qui fera bientôt l’objet d’une édition numérique. Mais, entre-temps, le boss n’a pas chômé. Il est pendant près de cinq ans directeur de label, développant ainsi le rappeur français ALP et quelques groupes ivoiriens, producteur de sept compilations estampillées Dis l’heure (de Rimes en 2009 à Afro pop en 2019), auxquelles Papa Wemba a plusieurs fois participé. Il réalise aussi une tournée mastodonte dans plusieurs Zénith de France pour les 20 ans du Secteur Ä, son collectif de hip-hop créé avec les anciens membres du Ministère AMER, qui compte son camarade de la première heure, Stomy Bugsy. « Avec le Bisso comme avec le Secteur Ä, on a des liens familiaux, de quartier ou d’amitié. Il n’a jamais été question de business. Quand on décide de faire une tournée ou un nouveau projet ensemble, c’est parce qu’on se voit au baptême de l’un, à l’anniversaire de l’autre ou encore au concert d’un autre. »

Du Congo au Ghana

Passant de l’ombre à la lumière sans jamais perdre son objectif de vue (créer des ponts entre l’Afrique et la France), c’est donc naturellement que Passi collabore aujourd’hui avec des artistes ghanéens comme Sarkodie et Akwaboah en se frottant à la dernière tendance musicale du moment, l’amapiano. Il dévoilera un album de cinq titres sobrement intitulé Afro le 2 septembre – un projet qui s’inscrit dans la continuité du concert donné à Accra à la fin de 2021 qu’il a exporté en France en mars dernier sous la bannière « Accra in Paris » – avant de dévoiler son septième album solo courant 2023.

« Ce sera mon dernier vrai album », avance-t-il, sans doute conscient que l’industrie de la musique a changé. « La génération d’aujourd’hui, c’est le rap d’Instagram, rigole-t-il. Elle veut faire de l’argent. Elle maîtrise les outils, poste des photos et fait des millions de vue, observe celui qui avoue avoir loupé le coche de l’économie du streaming. Cela traduit un grand changement dans la société, qui s’appauvrit en idées et veut juste gagner du blé. L’économie passe avant la culture et le fond », regrette-t-il.

Si Passi compte ralentir le rythme côté musique, le grand frère du rap français a encore de l’endurance. Alors qu’il confiait à Jeune Afrique en 2013 vouloir réaliser un film entre la France et le Congo, il voit enfin son rêve se concrétiser et travaille sur une comédie autour de la sape, avec le producteur Claude Fenioux et le réalisateur Gilles Porte. « Le Congo offre une diversité de paysages incroyable. Tourner là-bas est une façon de faire la promotion du pays », défend celui qui n’est pas près de rompre le lien avec son pays natal.

Avec Jeune Afrique par Eva Sauphie

Bourses internationales de la Nouvelle Académie des beaux-arts en Italie 2022

juillet 1, 2022

Date limite : 30 juillet 2022

Étudier en : Italie

Prestataire : Nouvelle Académie des Beaux-Arts

Niveau d’études : masters, PhD, postgraduate

Sujets : matières offertes par l’université

Types de financement : bourses partielles

Aperçu des bourses d’études

Pour attirer les étudiants internationaux talentueux en Italie, la New Academy of Fine Arts offre les bourses d’études ayant pour base le portefeuille pour les programmes de maîtrise en arts de deux ans pour l’année universitaire 2022-2023. La bourse vise à soutenir les jeunes gens très motivés et innovants qui souhaitent entreprendre un programme de maîtrise des arts et de maîtrise universitaire.

La New Academy of Fine Arts, également connue sous le nom de Naba, est une académie privée de beaux-arts située à Milan, en Lombardie, dans le nord de l’Italie. Elle compte environ 3 000 étudiants, dont certains viennent de l’étranger, et propose divers programmes diplômants.

Avantages de la bourse d’études

La New Academy of Fine Arts fournira des fonds d’éducation aux candidats retenus pour leur permettre de terminer leurs études en Italie.

Admissibilité des bourses d’études

Pays éligibles : toutes les nationalités sont éligibles pour cette bourse d’études internationale de la New Academy of Fine Arts.

Cours ou matières éligibles : programmes de master of arts et de masters académiques offerts par l’université.

Critères d’éligibilité : pour être éligibles, les candidats doivent répondre à tous les critères, à savoir s’inscrire à des programmes de master of arts et de masters académiques ; être des étudiants internationaux.

Comment postuler ?

Pour postuler, les demandeurs doivent s’inscrire via le portail de l’université pour le programme de diplôme de troisième cycle.

Documents justificatifs : les étudiants doivent soumettre un curriculum vitae ; une copie de la page photo de leur passeport ; une copie de leur diplôme de licence/diplôme universitaire (en anglais) ; les relevés de notes complets des études précédentes, traduits en anglais, indiquant les matières et les examens ; le portefeuille de projets ; tâches spécifiques de candidature pour le master en publicité créative ; lettre de motivation.

Conditions d’admission : les étudiants doivent être titulaires d’un certificat d’études antérieures avec des notes pertinentes.

Exigences linguistiques

Les étudiants doivent présenter les résultats des tests de compétence linguistique en anglais suivants : certificat de langue (italien ou anglais, selon le programme choisi : niveau B1 CEFR ou IELTS 5.0 Academic).

Postulez sur le site de l’université dès maintenant !

Avec Adiac-Congo par LDBC

Tintin revient au Congo

juin 28, 2022

Si le Maroc s’est singulièrement modernisé depuis le siècle dernier, il semblerait que les préjugés européens, eux, résistent au temps.

Une vue de la Koutoubia depuis un toit de Marrakech. © Xavier Malafosse/SIPA

« Où sont les lions ? »

Ce fut, paraît-il, la première phrase que prononça une célèbre actrice américaine lorsqu’elle descendit de la passerelle de l’avion qui l’avait amenée à Casablanca, dans les années cinquante du siècle dernier.

« Where are the lions? » L’histoire – la petite – n’a pas retenu ce qu’on lui avait répondu. Ah, si nous avions été là… Les réparties possibles abondent, énoncées avec le plus grand sérieux. « Ils font la sieste, madame. – Really ? – Ils font la grève. – But why? – Tartarin de Tarascon les a tous descendus. – Oh, shocking… – Ils sont chez le dentiste. – Poor little beasts… – Ils sont allés peigner la girafe. » (Celle-là aurait été difficile à traduire en anglais…)

Il est plus probable qu’un officiel marocain bien renseigné lui avait révélé la triste vérité : le dernier lion de l’Atlas fut abattu en 1912, l’année même où la République française imposa son protectorat à un Empire chérifien mal en point. On peut voir dans cette frappante concomitance une sorte d’image ou de métaphore. Mais c’était dans les années cinquante. Aujourd’hui, les voyageurs sont plus avertis, n’est-ce pas ? Tintin au Congo, c’est fini, n’est-ce pas ? Les préjugés, les caricatures, les appréciations condescendantes, voire injurieuses, tout cela n’est plus de mise ?

Je l’ai longtemps cru. Et puis, un samedi de ce joli mois de juin, j’ai été rappelé à une déconcertante réalité : l’éternel jeune homme à la houppette blonde n’a jamais quitté notre continent. Ou plutôt, il y revient de temps à autre, sous des guises différentes. Ce samedi de juin, donc, à Marrakech. Il fait beau – c’est presque un pléonasme dans cette ville – et je me trouve avec un groupe d’auteurs européens de passage dans le royaume. Ils sont tous de bonne compagnie, respectueux du local, curieux, amicaux.

Où sont les voleurs ?

Sauf un. Dès notre arrivée dans la médina, il demande, à la cantonade :

« Où sont les voleurs ? »

Je ne plaisante pas – ce serait de mauvais goût –, je n’invente rien. Sur le coup, je suis choqué mais je ne dis rien. Peut-être ai-je mal entendu ? Mais non. Nous visitons la splendide medersa Ben Youssef, puis le fameux « jardin secret », puis le riad Kniza, où nous déjeunons – et l’homme, aveugle à toutes ces merveilles, ne cesse de marmonner : « Où sont les voleurs ? Je n’en ai encore vu aucun… Lui, là-bas, c’en est un ? »

Je sais : si on m’avait raconté cette anecdote, je l’aurais trouvée difficile à croire. On est en 2022 quand même. Marrakech est superbe avec ses larges avenues, ses hôtels de luxe, ses parcs et ses jardins, ses monuments. Le pays est moderne avec ses autoroutes, son TGV, son industrie, ses universités – mais non : Tintin n’a d’yeux que pour ces voleurs invisibles qui semblent l’obséder.

Et puis, mille sabords ! Il y avait des Marocains dans le groupe, c’était d’une monstrueuse indélicatesse de clamer sous leur nez « Où sont les voleurs ? » comme si c’était tout ce que leur pays avait à offrir. L’actrice américaine, tout aussi cruche, avait au moins le bon goût de réclamer des lions…

Je me suis efforcé de rester près d’autres membres du groupe – un Canadien, un Allemand, quelques Français, un Chinois de Singapour – qui semblaient vraiment apprécier la promenade dans Marrakech. Tintin revient toujours au Congo mais il n’est plus le seul visiteur. Heureusement !

Fouad Laroui

Avec Jeune Afrique par Fouad Laroui

Ecrivain

Exposition : « Femmes peintres de l’AIAP avec Rhode Bath-Schéba Makoumbou »

juin 27, 2022

L’AIAP (Atelier international d’artistes plasticiens) présente cet été une exposition rassemblant les femmes peintres de par le monde, autour de Rhode Bath-Schéba Makoumbou, femme peintre et sculptrice d’Afrique.

Exposition  Femmes peintres de l’AIAP avec Rhode Makoumbou, juillet-août 2022, France

L’ exposition « Femmes peintres de l’AIAP » avec Rhode Makoumbou, juillet-août 2022, France

Autour de Rhode Bath-Schéba Makoumbou, du 12 juillet, jour du vernissage à 19h, au 15 août, à Gentioux-Pigerolles, dans le département de la Creuse, en France, seront exposées les œuvres de la Bulgare Miriam Savora; l’Iranienne Rada Rainyar; les Françaises Martine Biasotto, Martine Brodzki, Hélène Daguano, Irène Morgadinho, Véronique Pastor, Hélène Ségard, Jackie Soloy-Guiet, Xuan Vo, Catherine Zgoreeki; les Polonaises Jana Jaronim, Kinga Piwowarczyk; les Roumaines Timéa Don, Alexandra Gutu, Georgiana Ianeu, Liliana Mereioiu, Mina Miranda et Pusha Petrov.

Pour Richard Marcziniak, président de l’AIAP, en invitant Rhode Bath-Schéba Makoumbou à exposer avec l’AIAP, il s’agit d’élargir l’horizon vers le continent africain. « Cet été, nous innovons donc doublement, d’une part en mettant en avant les femmes peintres et sculptrices avec lesquelles l’AIAP a travaillé ces quatorze dernières années et, d’autre part, en honorant une artiste africaine reconnue internationalement », a-t-il expliqué.

L’AIAP poursuit un travail engagé depuis 2009 à Gentioux-Pigerolles, dans la région du Limousin, en France, où les échanges humains et artistiques prédominent. L’atelier d’artistes a comme objectif la rencontre de l’art et l’art de la rencontre, faire que les citoyens puissent découvrir et aimer l’art des artistes des différents pays qui sont invités, au point de les mettre en relation et en situation de partager, estime Richard Marcziniak.

Rhode Bath-Schéba Makoumbou est originaire de la République du Congo. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur. Certaines ont plus de trois mètres de haut ! Sa dernière œuvre importante en 2018 a été la réalisation de la sculpture de Patrice Lumumba qui a été présentée à Bozar et au Kaaitheater, à Bruxelles. Elle a un atelier dans cette ville, en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.

Au mois d’août 2021, elle a ouvert un nouveau lieu culturel à Brazzaville. C’est une galerie-bar qui s’intitule « l’Espace-Mak ».

Informations pratiques :

Gentioux-Pigerolles :

Préau de l’école, bibliothèque municipale

lundi 16h45-18h et mercredi 14h30-17h, la Renouée

Heures d’ouverture de ces lieux et/ou sur réservation à la Mairie

Tél : 05 55 67 90 14

Infos : 00 33 674 64 05 58

Mail ; r.marcziniak@laposte.net

Site web : www.rhodemakoumbou.eu

Adresse : Belgique : Rue d’Alsace-Lorraine, 14. 1050 Bruxelles.

Congo : 1, rue Moundossa Tsiolo (Mansimou – OMS). Brazzaville.

Tél. : +32 (0)477.35.18.14

Email : rhodemakoumbou.eu@skynet.be

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Côte d’Ivoire : Abobo à l’heure de l’art pour tous

juin 25, 2022

Unique en son genre dans le pays, le Musée des cultures contemporaines Adama Toungara, MuCAT, met en lumière les artistes ivoiriens. Et réussit son pari : les habitants de la commune abidjanaise se le sont approprié.

« Cercles de vies », de l’artiste Jems Robert Koko Bi, est la première acquisition du musée. © Issam Zejly pour JA

La cohue du rond-point de la Mairie-d’Abobo, l’une des communes les plus peuplées du district d’Abidjan, a fait place depuis la mi-janvier à un énorme chantier. Des ouvriers s’activent à construire un échangeur, qui fait partie du Plan d’urgence pour la commune d’Abobo (Puca), engagé en 2017 par l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Depuis, plusieurs projets d’infrastructures, d’aménagement et de sécurisation ont été programmés pour redynamiser la commune et redorer son image.

Autour du même rond-point, en face de la mairie, un bâtiment gris foncé tranche avec les lieux. Sur sa façade, une inscription en lettres blanches : Musée des cultures contemporaines Adama-Toungara (MuCAT). Bâti sur une superficie de 3 500 met imaginé par l’architecte ivoirien Issa Diabaté, le MuCAT porte bien la marque de fabrique de son concepteur : un intérieur épuré, une lumière et une aération naturelles – grâce à des ouvertures et de grandes surfaces vitrées –, et de la verdure.

Tordre le cou aux préjugés

Dès le hall d’entrée, le visiteur est accueilli par l’imposante sculpture Les Trois Âges de la Côte d’Ivoire, créée en 1972 par le plasticien Christian Lattier. C’est tout un symbole. Après avoir été retirée de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny en 2001, au moment de ses travaux de rénovation, cette œuvre ne sera installée au MuCAT qu’en 2021, après sa restauration, à laquelle a contribué la fondation Toungara pour l’art et la culture.À LIREEn Côte d’Ivoire, une nouvelle génération d’artistes contemporains

Ouvert en mars 2020, le Mucat est un établissement privé, membre du Conseil international des musées. C’est aussi le premier établissement entièrement consacré à l’art contemporain en Côte d’Ivoire. Son fondateur, Adama Toungara, est un collectionneur d’art et un poids lourd de la scène politique. Conseiller spécial de Félix Houphouët-Boigny entre 1981 et 1993, il a également avisé Alassane Ouattara. Premier patron de Petroci et de la Société ivoirienne de raffinage, puis ministre du Pétrole et de l’Énergie (2011-2017), il est le médiateur de la République depuis avril 2018. Surtout, il a été le maire de la commune d’Abobo pendant plus de quinze ans, de 2001 à 2017, et dit avoir créé le MuCAT pour permettre à la population de la commune d’accéder à la culture et pour tordre le cou aux préjugés. Pour donner une meilleure image d’Abobo.

« Quand les gens n’y sont pas entrés, ils s’interrogent sur l’utilité d’un musée à Abobo et se demandent s’il ne fallait pas plutôt mettre en place une activité industrielle, raconte Fodé Sylla, le directeur adjoint des services culturels et artistiques du MuCAT. Mais dès qu’ils franchissent la barrière, ils se rendent compte de l’importance d’avoir ce bâtiment dans la commune, car, en plus du musée, il y a une bibliothèque, une médiathèque et une salle de conférence, qui accueille des formations et des assemblées générales d’associations. »

La sculpture "Ethiopian", de Carine Mansan, est exposée dans le cadre de "Memoria : récits d’une autre histoire". © Issam Zejly pour JA
La sculpture « Ethiopian », de Carine Mansan, est exposée dans le cadre de « Memoria : récits d’une autre histoire ». © Issam Zejly pour JA

Depuis son ouverture, avec l’exposition itinérante panafricaine « Prête-moi ton rêve », le MuCAT a fait des Abobolais sa cible de prédilection en mettant en place des activités autour des expositions (théâtre, lectures de contes, performances d’artistes…) avec des établissements scolaires et les associations locales. « L’idée est de faciliter la compréhension de l’art contemporain par le grand public et d’essayer de lui transmettre certains codes », poursuit Fodé Sylla. Résultat : 60 % des visiteurs sont des habitants de la commune, et les riverains se sont, eux aussi, appropriés le musée – leur association a organisé une activité au cours de laquelle ils ont nettoyé le bâtiment et ses alentours.

18 000 visiteurs en 2021

S’il a dû fermer quelques jours après son inauguration à cause de la pandémie de Covid-19, depuis sa réouverture, en août 2020, le Mucat propose des expositions variées. Du 10 juillet au 5 septembre 2021, il a organisé l’exposition « Abidjan Street Act, de la rue au MuCAT », qui mettait en lumière une quinzaine de graffeurs, peintres et plasticiens abidjanais. On pouvait y voir notamment des œuvres de l’artiste Obou Gbais, dont certaines fresques ornent des façades de bâtiments d’Abobo dans le cadre de l’opération Abobo ê zo (« Abobo est beau »), lancée en juillet 2020 par Hamed Bakayoko, alors maire de la commune. En 2021, le musée a accueilli près de 18 000 visiteurs.À LIRECôte d’Ivoire : Cécile Fakhoury, l’art et la méthode

Depuis le début d’avril et jusqu’au 21 août prochain, les visiteurs peuvent voir gratuitement « Memoria : récits d’une autre Histoire » dans la grande salle d’exposition du musée. Initialement présentée à Bordeaux de février à novembre 2021, l’exposition faisait partie du « focus femmes » de la saison culturelle Africa2020. Au MuCAT, elle s’est enrichie du travail de six artistes ivoiriennes : Joana Choumali, Lafalaise Dion, Carine Mansan, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Rachel Marsil et Valérie Oka. Elles s’expriment à travers des performances vidéo, sculptures, peintures, broderies, dessins, etc.

La médiathèque du MuCAT, en mai 2022. © Issam Zejly pour JA.
La médiathèque du MuCAT, en mai 2022. © Issam Zejly pour JA.

Pour l’heure, le musée n’a pas de collection permanente. Mais il vient de faire sa première acquisition : un ensemble de sculptures de l’artiste gouro Jems Robert Koko Bi a été installé dans l’un des jardins. Également placé dans la cour, en face de la cafétéria, un gbaka (« minibus ») sert de lieux d’expression pour les graffeurs, régulièrement invités pour des performances.

Avec jeune Afrique par Aïssatou Diallo – À Abidjan

Canada-Québec: Karim Ouellet est mort d’un diabète non traité, deux mois avant la découverte de son corps

juin 22, 2022
Un homme est sur scène avec une guitare.

Karim Ouellet sur scène à Québec en 2016 Photo : AFP via Getty Images/Florence Cassisi

L’artiste Karim Ouellet, dont le corps a été trouvé dans un studio de musique de Québec le 17 janvier dernier, est décédé d’une acidocétose diabétique « dans un contexte de consommation de méthamphétamine », selon le rapport d’investigation de la coroner dévoilé mercredi, qui établit au 15 novembre 2021 la date de sa mort présumée.

Dans son rapport, la coroner Sophie Régnière explique que Karim Ouellet, qui avait été vu la dernière fois en novembre par des locataires de l’immeuble où se trouvait son studio de musique, a été découvert en début de momification le 17 janvier en soirée à la suite de plaintes pour une odeur nauséabonde émanant du studio dont la porte n’était pas verrouillée.

Aucune trace de violence ou d’effraction n’a été constatée par la police et la coroner conclut à une mort naturelle.

Un diabète depuis longtemps mal accepté

Karim Ouellet était atteint du diabète de type 1 et la concentration élevée de corps cétoniques dans son sang suggère la survenue d’une acidocétose diabétique. Cette complication survient quand le diabète est mal ou non contrôlé.

Selon le rapport, l’artiste avait déjà été hospitalisé à 17 ans, car il refusait de prendre de l’insuline pour traiter son diabète. Il acceptait mal sa maladie.

En mai 2020, il a été hospitalisé deux fois pour une acidocétose diabétique, car il ne traitait pas son diabète pour des raisons qu’il peinait à expliquer aux médecins.

Le 31 octobre 2021, soit une quinzaine de jours avant sa mort, il avait été de nouveau hospitalisé à Québec en état d’hyperglycémie sévère et d’intoxication après avoir été trouvé inconscient. Malgré l’insistance de l’équipe médicale, il a quitté l’hôpital après avoir signé un refus de traitement.

L'auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet, au micro de René Homier-Roy.

L’auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet serait mort autour du 15 novembre 2021, selon les estimations de la coroner. Photo : Gabrielle Thibault-Delorme

Consommation de cocaïne et de méthamphétamine

Le rapport précise également que la police a trouvé, le 17 janvier dernier, de la cocaïne dans le studio de musique, mais les analyses effectuées n’ont décelé aucune trace de cette drogue dans l’organisme de Karim Ouellet. Toutefois, les analyses ont révélé la présence de méthamphétamine.

La coroner indique que Karim Ouellet avait commencé à consommer de la cocaïne en 2019 et qu’il était rapidement devenu dépendant à cette drogue, ce qui l’amenait à négliger sa prise régulière d’insuline.

Lors de son hospitalisation en mai 2020, un diagnostic de troubles de comportement sévère en lien avec son trouble de l’usage de substance avait été posé ainsi que de psychose toxique probable, ce qui désigne une psychose induite par la consommation de drogues.

Avec Radio-Canada

Québec: Inspiré par David Goudreault, un jeune poète de 13 ans lance son premier recueil

juin 19, 2022

David Goudreault se tourne vers Micheal en lui souriant.

David Goudreault est venu au lancement du recueil de poésie de Micheal Angel Photo : Radio-Canada

Il y a de ces rencontres qui peuvent changer le cours d’une vie. C’est grâce à une animation de David Goudreault dans sa classe que Micheal Angel de Shawinigan a eu un coup de cœur pour la poésie. Jusqu’à ce moment, le français était la bête noire de l’élève.

Il y a à peine six mois, l’élève de 6e année à l’école Sainte-Flore ignorait tout de l’art poétique. Son enseignant, Dominic Boisvert raconte que David Goudreault a fait un petit spectacle aux élèves, il est monté sur son bureau et leur a fait une démonstration de poésie. Ç’a été un déclic pour Micheal Angel. Dans les jours qui ont suivi la rencontre avec David, il a écrit quelques poèmes dans son petit calepin […]. Puis, il m’a montré ça le lundi suivant.

Prenant la pleine mesure de son talent, l’enseignant et l’écrivain l’ont encouragé à en faire un recueil.

« Écoute, Michael c’est un talent incroyable. C’est le petit Rimbaud de la Mauricie. Passer d’un élève qui déteste le français, avec des difficultés, à un élève qui rayonne, qui mobilise la classe autour de ses textes, qui sort un livre, c’est énorme. »— Une citation de  David Goudreault, écrivain, poète et slameur

Pour le jeune poète, écrire est un geste libérateur. Il y raconte les difficultés qu’il éprouve et il y trouve une manière de se défaire de sa colère. Ça me fait beaucoup de plaisir parce qu’après je sens que je n’ai plus cette colère en moi.

Couverture du recueil intitulé Sortir de sa caverne

Le recueil intitulé Sortir de sa caverne compte une vingtaine de poèmes. Photo : Radio-Canada

Pour David Goudreault, l’histoire de Michael est une manifestation poignante du pouvoir de la poésie. En fait, la poésie et même l’art de façon plus large, c’est parfois un élément qui va raccrocher des jeunes à l’école, notamment les p’tits gars. Donc, quand on invite des poètes en classe, quand on invite des artistes même en art visuel, on ouvre des portes dans l’esprit des jeunes.

L’enseignant promet que la poésie demeurera présente tout au long de la prochaine année scolaire. Parce que c’est facile. Ça peut prendre cinq minutes sur le coin d’une feuille, sur ton bureau, dans le coin de ton cahier de mathématiques.

À l’heure des vacances scolaires, Micheal Angel conservera tout de même son calepin tout près au cas où frapperait l’inspiration. Il y a des fois où je fais des poèmes dans ma tête, mais je n’ai pas mon carnet. Je me dis que je suis toujours un peu en train d’écrire.

Par Radio-Canada avec les informations de Jacob Côté

Publication de mon livre: La Princesse, le Papillon, l’Abeille et autres contes

juin 17, 2022

Chers Amis et Lecteurs de mon Blog, je vous annonce l’heureuse nouvelle de la publication – au cours de ce deuxième trimestre – de mon livre des contes: La Princesse, le Papillon, l’Abeille et autres contes aux Éditions Cécile Langlois à Paris, le lundi 13 juin 2022.

Vous pouvez l’acheter en ligne, en cliquant sur le lien Les Libraires de France:

https://www.leslibraires.fr/livre/21395639-la-princesse-le-papillon-l-abeille-et-autres-co–bernard-nkounkou-bouesso-editions-lc

Le livre est vendu dans un réseau de 149 Librairies en France au prix de 14 euros.

Les parents et les grands-parents peuvent aussi lire ces contes en compagnie de leurs enfants et petits-enfants comme le fait l’un de mes amis de l’Ontario, au Canada, qui affectionne ces belles histoires très didactiques et pédagogiques.

Bernard NKOUNKOU BOUESSO

Canicule : les fortes chaleurs impactent-elles la libido ?

juin 17, 2022

Les périodes de fortes chaleurs jouent-elles un rôle sur notre désir sexuel ? Alexia Bacouël, sexothérapeute, analyse l’effet du mercure sur les relations sexuelles.

La deshydratation peut entrainer des troubles de l'erection.
La déshydratation peut entraîner des troubles de l’érection. © CAIA IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / NEW / Science Photo Library/AFP

Le thermomètre avoisine les 40 degrés partout en France. Alors que pour certains, la hausse du mercure booste la libido, pour d’autres elle freine l’envie d’avoir des relations sexuelles. Dans un récent rapport consulté par Libérationl’Institut national d’études démographiques (INED) révélait que neuf mois après chaque canicule il y avait de 5 à 6 % moins de naissances. « Parmi les décrochages, certains paraissent directement reliés à des événements conjoncturels spécifiques. L’année 2004 présente ainsi un profil saisonnier caractérisé par un creux de naissances au printemps, soit 9 à 10 mois après l’épisode caniculaire de 2003 », pointe le rapport. Et d’ajouter également : « On peut donc faire l’hypothèse qu’un événement caniculaire soudain pourrait avoir des conséquences sur la fertilité de certains couples exposés au risque de conception. La soudaine augmentation des températures pourrait occasionner aussi une diminution de l’activité sexuelle des conjoints (ces deux hypothèses n’étant pas exclusives). »

Mais alors, la chaleur agit-elle directement sur la fréquence des rapports sexuels ? Alexia Bacouël, sexothérapeute, thérapeute de couple, fondatrice du Cabinet de curiosité féminine et auteure du livre Les Dessous du plaisir, revient sur cette idée reçue.

Le Point : Comment les très fortes chaleurs actuelles impactent-elles le désir ?
Alexia Bacouël : Quand il fait très chaud, on a le corps moite, qui transpire. Pour certains, la transpiration représente quelque chose de très sensuel alors que pour d’autres c’est assez repoussant. Cela peut même les bloquer dans leur envie d’avoir des relations sexuelles. Comme pour tout, il n’existe pas de règle. Le ressenti face à la chaleur reste quelque chose de personnel.

Les variations de chaleur provoquent des variations de lumière. Ce sont ces changements qui influent sur le moral. Par exemple, quand l’hiver la lumière baisse, le moral peut s’en ressentir. La baisse d’une hormone, la sérotonine, peut causer une légère dépression et freiner la libido. À l’inverse, les fortes chaleurs et la luminosité boostent la production de sérotonine et peuvent donc augmenter le désir.

Comment répond le corps au moment de la canicule ?
De très importantes chaleurs font aussi que l’on est plus fatigué, plus lent. Nous avons souvent moins d’énergie et nos activités quotidiennes sont moins frénétiques. Alors certaines personnes ont aussi moins envie de faire l’amour. En effet, les relations sexuelles nécessitent un travail cognitif et physique que tout le monde ne veut pas accomplir.

Par ailleurs, le manque d’eau affecte également le fonctionnement de l’organisme. Par exemple, la déshydratation peut entraîner des troubles de l’érection. Le manque d’eau ne permet alors pas au pénis d’avoir suffisamment de sang riche en oxygène et en nutriments pour conserver une érection. Le meilleur conseil que l’on puisse donner aux gens est donc de boire assez pour garder une bonne hydratation.

L’été est-il une période davantage propice aux rapprochements physiques ?
Les couples ont souvent plus de rapports sexuels pendant l’été. Pendant cette période, les personnes sont plus disponibles mentalement. Elles ont davantage de temps, elles sont moins prises par la frénésie du quotidien, moins stressées, elles sont dans de nouveaux espaces. Les tenues plus légères, la peau halée et les épaules dénudées participent également à raviver la flamme du désir qui a pu s’affaiblir pendant l’année.

Avec Le Point avec Johanna Amselem