Archive for the ‘Culture’ Category

Une enquête mondiale révèle une méfiance accrue à l’égard de l’internet

juin 12, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

OTTAWA — Une nouvelle enquête mondiale laisse croire que la méfiance à l’égard de l’internet est alimentée par le scepticisme croissant envers des services de médias sociaux tels que Facebook et Twitter.

Une personne sur quatre ayant participé à l’enquête a dit ne pas faire confiance à internet, cette opinion étant de plus en plus fondée sur la méfiance envers les médias sociaux, les gouvernements et les moteurs de recherche.

L’enquête d’opinion a porté sur plus de 25 000 utilisateurs d’internet de 25 pays d’Amérique du Nord, d’Amérique latine, d’Europe, du Moyen-Orient et de la région Asie-Pacifique.

Elle a été menée par le sondeur Ipsos pour le compte du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI) à Waterloo, en Ontario, en partenariat avec l’association de droit américaine Internet Society et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

Le rapport d’enquête indique que la méfiance croissante à l’égard de l’internet a incité les internautes à divulguer moins d’informations dans le cyberespace, à utiliser internet de manière plus sélective et à acheter moins de choses en ligne.

Ces résultats cadrent dans une inquiétude généralisée concernant les fausses informations en ligne et l’utilisation des médias sociaux pour influencer les processus démocratiques, y compris les élections.

Trois répondants sur quatre étaient au moins quelque peu préoccupés par leur vie privée en ligne. Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées étaient plus préoccupées par la protection de leur vie privée qu’il y a un an.

«Ils font toujours confiance à internet, majoritairement, mais je pense qu’il y a des nuages d’orage à l’horizon», a fait valoir Eric Jardine, professeur adjoint de sciences politiques à Virginia Tech et membre du CIGI.

Le sondage a été mené du 21 décembre 2018 au 10 février de cette année. La marge d’erreur varie de plus ou moins 3,1 à 3,5 pour cent, 19 fois sur 20, selon que l’enquête a été réalisée en ligne ou en personne.

Parmi les personnes qui ne font pas confiance à internet, 81 pour cent ont cité les cybercriminels comme raison. Soixante-quinze pour cent ont mentionné les plateformes de médias sociaux, 66 pour cent, les gouvernements étrangers et le gouvernement en général, et 65 pour cent ont attribué leur méfiance aux moteurs de recherche, tels que Google.

Au Canada, les médias sociaux étaient la principale source de méfiance vis-à-vis de l’internet, cités par 89 pour cent des internautes.

Près de neuf personnes interrogées sur dix ont déclaré avoir été trompées au moins une fois par de fausses nouvelles. Facebook était la source d’informations fausses la plus souvent mentionnée, suivie par Twitter.

Le gouvernement du Canada a maintes fois fait part de ses préoccupations concernant le comportement des services de médias sociaux, en particulier leur rôle dans l’hébergement de contenus dangereux liés à l’extrémisme violent et à l’exploitation des enfants.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a discuté du problème lundi à Washington avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Kevin McAleenan.

«Les Américains et nous-mêmes sommes pleinement d’accord sur le fait que nous devons développer les technologies nécessaires pour éliminer le matériel offensant et, dans la mesure du possible, l’empêcher d’être diffusé en premier lieu», a dit M. Goodale en entrevue après la réunion.

Les entreprises de médias sociaux utilisent des algorithmes sophistiqués pour manipuler et utiliser les informations personnelles de personnes sur leurs plateformes, a-t-il noté.

«Ces algorithmes doivent être plus transparents qu’aujourd’hui», a déclaré M. Goodale. «Ce sont les modèles commerciaux par lesquels les entreprises réalisent leurs bénéfices, mais ce sont également les outils qui permettent d’attirer les gens par des voies très sombres et dangereuses.»

Par Jim Bronskill , La Presse canadienne

France: Le philosophe Michel Serres est décédé à l’âge de 88 ans

juin 1, 2019

Michel Serre est mort samedi 1er juin à 19h à l'âge de 88 ans.

Michel Serres est mort samedi 1er juin à 19h à l’âge de 88 ans. JOEL SAGET / AFP

Michel Serres était membre de l’Académie française depuis 1990.

Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, et membre de l’Académie française depuis 1990, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé à l’AFP sa maison d’édition, Le Pommier. «Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille», a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

L’«immortel» comptait parmi les philosophes les plus influents. Auteur de centaines d’ouvrages, Michel Serres était notamment passionné par l’écologie, l’éducation ou encore l’art. L’académicien s’est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

mai 25, 2019

Parasite de Bong Joon-Ho remporte la palme d’or du 72e Festival de Cannes

Bong Joon-Ho a été couronné de la prestigieuse récompense pour cette 72e édition sous le regard d’Alejandro Gonzales Inarritu et Catherine Deneuve. STEPHANE MAHE/REUTERS

 

Le film de Bong Joon-Ho, digne représentant de la Nouvelle Vague sud-coréenne, a reçu la prestigieuse récompense à l’issue de la 72e édition du Festival de Cannes. Attribué à l’unanimité par le jury , le prix lui a été remis par Catherine Deneuve.

CocoriCorée! En remettant à l’unanimité la palme d’or à Bong Joon-ho, le Président Alejandro Gonzales Inarritu a mis tout le monde d’accord. Les membres de son jury d’abord, constitués en grande partie de réalisateurs et réalisatrices a priori peu dociles et un peu au parfum en matière de mise en scène: Pawel Pawlikowski, Maïmouna N’Diaye, Yorgos Lanthimos, Kelly Reichardt, Robin Campillo, Alice Rohrwacher, plus le dessinateur Enki Bilal et l’actrice Elle Fanning. On aurait voulu être une petite souris dans ce panier de crabes.

Satire sociale et suspense

La critique et les festivaliers ensuite ne trouveront pas grand-chose à redire à ce lauréat. Parasite , présenté mardi 21 mai, a fait son nid dans les esprits, malgré la concurrence de Tarantino et de son Once Upon a Time présenté le même jour. Les deux réalisateurs ont d’ailleurs fait la même requête à la presse: ne pas divulgâcher l’intrigue de leurs films respectifs. Avec Parasite, Bong Joon-ho, 49 ans, confirme qu’il est un raconteur d’histoire diabolique, un grand metteur en scène et un observateur acéré de son pays, la Corée du Sud, société matérialiste et ultralibérale qui singe les Etats-Unis avec un ridicule et une absence de scrupules terrifiants.

Parasite mêle satire sociale et suspense avec une maestria impressionnante. Dans un appartement en sous-sol, la famille Ki-taek vivote en fabriquant des emballages de carton à pizza. Les parents et les deux grands enfants sont au chômage. Un jour, le fils se fait recommander par un ami pour donner des cours d’anglais à la fille d’une famille riche. Les Park habitent une grande maison d’architecte. L’adolescente tombe amoureuse de son professeur particulier. Son petit frère passe son temps à jouer aux Indiens. Le père est le PDG d’une multinationale. La mère est une desesperate housewife un peu gourde. «Elle n’est pas riche mais gentille, elle est gentille parce qu’elle est riche», dira Madame Ki-taek qui a pris la place de l’ancienne gouvernante, allergique aux pêches – le détail a son importance.

Avant elle, sa fille et son mari ont aussi trouvé du travail chez les Park par des moyens que la morale réprouve. Salauds de pauvre. Ils trimballent une odeur de «vieux radis», de «torchon sale». Ils ne respectent rien. À peine les Park partis en vacances, les Ki-taek prennent leurs aises. Ils se soûlent au whisky sur le canapé douillet. C’est sans compter la gouvernante précédente qui vient sonner à la porte. Voilà, on ne racontera pas plus l’intrigue.

Le retour en force du cinéma de genre

Disons simplement que la belle maison moderne de Parasite est la métaphore d’un pays où les pauvres vivent comme des rats relégués au sous-sol. Quand ils remontent à la surface, ils laissent exploser une colère noire ou jaune, avec ou sans gilet. Cette lutte des classes verticale succède à celle horizontale du train dystopique de Snowpiercer, Le Transperceneige (2013), premier film de Bong Joon-ho, en anglais qui lui vaut un bras de fer avec Harvey Weinstein, distributeur de l’œuvre aux États-Unis, décidé à réduire la parabole à un film d’action bas du front. Le réalisateur sud-coréen se bat pour maintenir sa version mais Weinstein enterre le film avec une sortie confidentielle sur le territoire nord-américain.

Avec Okja , son film suivant, Bong Joon-ho revient à Cannes en 2017. Peut-être le premier et dernier film produit par Netflix en compétition. Cette fable vegan avec un gros cochon suscite la polémique. Le président du jury Pedro Almodovar est le premier à déclarer qu’il ne se voit pas donner la Palme d’or à un film qui ne sortirait pas en salles. Depuis, Netflix est persona non grata à Cannes et Bong Joon-ho est revenu dans le circuit traditionnel et aux racines de son cinéma. Dans Parasite, on retrouve son acteur fétiche, Song Sang, le héros de son premier coup d’éclat en 2003, Memories of Murder, film de serial killer sombre et poisseux. Bong Joon-ho confirme ensuite avec The Host et Mother.

Le triomphe de Parasite symbolise le retour en force du cinéma de genre (fantastique, polar, science-fiction, néo western) cette année à Cannes. Il porte haut les couleurs de la Corée du sud, terre de cinéastes brillants depuis la fin des années 1990. Bong Joon-ho a réussi là où Lee Chang-Dong (Burning) a échoué l’an dernier. Il venge aussi Park Chan-wook, privé de Palme d’or avec Old Boy en 2004. Cette année-là, le jury présidé par Tarantino récompense Fahrenheit 9/11, de Michael Moore… Après le Japonais Hirokazu Kore-Eda, Palme d’or en 2018 avec Une affaire de famille, déjà l’histoire d’une famille de «parasites» dans une maison, la reconnaissance de Bong Joon-ho enfonce le clou: le cinéma venu d’Asie est l’un des plus passionnants du moment. Enfin, dernière bonne nouvelle, Parasite sort dans les salles françaises dès le 5 juin. Que demande le peuple?

Le Figaro.fr par Etienne Sorin

Le déclin des populations d’abeilles menace la sécurité alimentaire mondiale, selon la FAO

mai 20, 2019

Abeilles Apiculteur

Fotolia AFP

PARIS | Le déclin des populations d’abeilles représente une «menace sérieuse» pour les plantes, a averti lundi l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en demandant aux pays «de faire davantage» pour «protéger ces alliés indispensables dans la lutte contre la faim et la malnutrition».

«Les abeilles sont grandement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’usage de pesticides, de la perte en biodiversité et de la pollution», a déclaré lundi M. José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles.

Selon lui, «l’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs» qui participent, avec la pollinisation, à la fécondation et donc à la reproduction des plantes, «reviendrait à anéantir les cultures de café, pommes, amandes, tomates ou cacao» notamment.

Si la tendance au déclin des insectes pollinisateurs comme les abeilles se poursuivait, «les fruits, les noix et autres légumes» pourraient se voir remplacer «par des cultures vivrières comme le riz, le maïs et les pommes de terre» qui sont moins liées à la pollinisation, «favorisant ainsi les régimes alimentaires déséquilibrés», souligne la FAO.

M. Graziano da Silva a appelé les pays membres à «s’orienter vers des politiques alimentaires et des systèmes durables en faveur des pollinisateurs».

«Le fait même de faire pousser des fleurs chez soi contribue à cet effort en donnant à manger aux abeilles», a-t-il expliqué.

La journée mondiale des abeilles, célébrée pour la deuxième fois, a été créée à l’initiative de la Slovénie, petit pays européen où l’apiculture est une activité agricole importante, et de la Fédération internationale de l’association des apiculteurs, dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU en 2017.

La date a été choisie en raison de la date de naissance de Anton Jansa, pionnier de l’apiculture moderne, né le 20 mai 1734 au sein d’une famille d’apiculteurs en Slovénie, et auteur en 1771 d’un livre, Discussion sur l’apiculture, en allemand.

Avec Le Journal de Montréal

Mort du franco-espagnol Nilda Fernández, le chanteur de Nos fiançailles

mai 19, 2019

FRANCE-SPAIN-HIDALGO-POLITICS-BADGE-CEREMONY

Le chanteur est décédé à l’âge de 61 ans. En 2010, il avait été invité à l’ambassade d’Espagne, à Paris, lors de la remise des insignes de Commandeur de l’Ordre d’Isabelle la Catholique à Anne Hidalgo. MIGUEL MEDINA/AFP

DISPARITION – Le musicien, qui avait accédé à la célébrité avec son titre Madrid Madrid en 1987, est décédé ce dimanche à l’âge de 61 ans d’une insuffisance cardiaque. Écrivant ses paroles autant en français qu’en espagnol, ce natif de Barcelone avait été élu «révélation masculine» aux Victoires de la musique en 1992.

Ses «sourds mots d’amours» ne résonneront plus. Nilda Fernández, le chanteur franco-espagnol à la voix si particulière, aiguë et suave à la fois, est décédé dimanche d’une insuffisance cardiaque dans le sud de la France, à l’âge de 61 ans. «Auteur, compositeur, interprète, Nilda a consacré toute sa vie à la création. Musicien, écrivain, il incarnait jusqu’au plus profond de son être la figure de l’artiste», indique sa famille dans un communiqué.

Né à Barcelone dans une famille andalouse en 1957, il grandit à Lyon puis à Toulouse. Il enseigne deux ans l’espagnol puis voyage avec sa guitare, «jouant dans les bars, les clubs et autres petites salles, au hasard des rencontres et des opportunités», peut-on lire sur son site internet. En 1981, il enregistre Le Bonheur comptant, son premier album. Après six années passées loin de la musique, durant lesquels il enchaîne des métiers multiples, Nilda Fernández revient en 1987 avec Madrid Madrid, qui lui fait accéder à la célébrité. En 1991 suit l’album Nilda Fernández, avec le titre Nos fiançailles. Il n’en faut pas plus que pour, l’année suivante, le chanteur et guitariste soit sacré «révélation masculine» aux Victoires de la musique et joue en première partie du concert de Sting à Paris, devant un public de 15.000 personnes.

En 1993, pour défendre son album 500 años, entièrement enregistré en espagnol, le chanteur traverse l’Atlantique. Les États-Unis, le Mexique, le Chili et l’Argentine lui réservent un accueil chaleureux. L’année suivante, en Argentine, il chante en duo avec Mercedes Sosa, figure incontournable de la musique latino-américaine. De retour en France, Nilda Fernández publie un roman, Ça repart pour un soliloque chez Stock. Il part alors en tournée dans une roulotte, pendant deux mois, de Barcelone à Paris. Le musicien remonte plus de mille cinq cents kilomètres, repasse par les lieux marquants de son existence. Avec Mes Hommages, en reprenant les plus célèbres titres de Barbara, Charles Aznavour, Léo Ferré ou Claude François, il dit son amour de la chanson française. Pourtant, celui qui a exercé le plus d’influence sur Nilda Fernández n’est pas un musicien, mais un homme de lettres: Federico García Lorca. En 1999, il met en musique certains de ses poèmes dans un disque intitulé Castelar 704.

En 2001, Nilda Fernández gagne la Russie et disparaît presque complètement de la scène française. Là-bas, il enregistre des duos avec le chanteur et homme de spectacle Boris Moïsseev. Après cinq années passées à Moscou et un passage à Cuba, où il crée un spectacle d’art circassien, le guitartiste revient en France et continue à produire des albums: Ti Amo et Basta Ya. En 2014, Nilda Fernández entame sa dernière tournée, jouant alors avec ses musiciens dans les bistrots de Paris, comme un retour à ses jeunes années.

Par AFP agence avec Benjamin Puech

« 100 ans sera bientôt la nouvelle norme »

mai 17, 2019
Le visage d'une vieille femme
© Fournis par GMGroup Le visage d’une vieille femme
Les développements technologiques devraient permettre de réaliser de gros progrès dans le secteur de la santé dans les prochaines années. En conséquence, l’espérance de vie humaine pourrait bientôt atteindre la limite de 100 ans. C’est ce qu’affirme Felix Tran et  Haim Israel, analystes chez Bank of America Merrill Lynch. Ils expliquent que ces perspectives présentent des opportunités intéressantes pour les investisseurs.

Selon Tran et Israël, les acteurs séquenceurs du génome tels qu’Illumina, les firmes très impliquées dans le domaine du big data et de l’intelligence artificielle telles qu’Alphabet et les sociétés de biotechnologie comme Novartis, toutes impliquées dans la recherche pour repousser les limites de notre espérance de vie, sont sur le point d’aboutir à des innovations. Celles-ci auront pour effet d’améliorer la qualité et la durée de la vie humaine. Notre espérance de vie pourra alors dépasser la centaine d’année.

Des conditions réunies pour l’accélération des progrès

Au début de cette décennie, il fallait trois ans et demi pour que les connaissances médicales mondiales doubles. Mais la fin de la présente décennie, ce délai sera réduit à 73 jours seulement. De plus, le coût des analyses génétiques a diminué de 99,999 % en 15 ans. Ces évolutions ont été décisives pour la recherche médicale dans le domaine de l’extension de la vie. On a assisté à l’éclosion d’une véritable révolution de la « techmanité » (la rencontre de la technologie et de l’humanité).

5 sous-secteurs cruciaux

Tran et Israël identifient cinq sous-segments importants dans ce secteur :

  • La génomique (c’est à dire l’étude du génome humain). Les firmes Illumina, Agilent et Danaher, sont les fers de lance de ce segment de secteur, qui devrait peser 41 milliards de dollars d’ici 2025. Ces activités permettront de réaliser des avancées spectaculaires dans la prévention et le traitement de diverses maladies au cours des prochaines années, grâce au développement de nouveaux médicaments et la création de tests moléculaires.
  • Le big data et l’intelligence artificielle. Ces technologioes permettront aux chercheurs de progresser dans l’analyse des causes et des effets des maladies. Ces applications offriront la possibilité de réduire les coûts médicaux et de renforcer la médecine de précision. Les grands noms de ce secteur incluent Alphabet, Amazon et Apple.
  • L’agro-alimentaire du futur. Les entreprises de ce secteur (dont Dow DuPont et WW International) créeront des aliments du futur : des produits sains, s’inscrivant dans une démarche de consommation durable.
  • L’ »ammortalité ». Elle regroupe les activités destinées à améliorer la santé et l’espérance de vie pour augmenter la vitalité humaine. Ces technologies ne confèreront peut-être pas la vie éternelle aux humains, mais elles leur permettront de maintenir leur bonne santé jusqu’à un âge bien plus avancé. Les grands acteurs de cette spécialité se nomment Intuitive Surgical et Zimmer. Ces sociétés ont déjà commencé une étude clinique en collaboration avec Apple sur les prothèses du genou et de la hanche. On s’attend à ce que la valeur de ce secteur dépasse les 500 milliards de dollars au milieu de la prochaine décennie.
  • La « Moonshot medicine ». Il s’agit d’un secteur qui se concentre sur des traitements révolutionnaires, en général concernant Les maladies les plus difficiles à contrôler, telles que la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer ou la mucoviscidose. On y retrouve les sociétés Sangamo, Vertex Pharma et Neurocrine.

Les technologies de la santé innovantes créeront des opportunités remarquables pour les investisseurs au cours de la prochaine décennie, affirment Tran et Israël. Actuellement, ce secteur pèse 110 milliards de dollars au total, mais d’ici le milieu de la prochaine décennie, sa valeur devrait atteindre 600 milliards de dollars.

Lexpress.be par Audrey Duperron

Eurovision: la retransmission piratée par une fausse alerte à la roquette

mai 15, 2019

 

Des pirates informatiques ont brièvement interrompu la retransmission en ligne de l’Eurovision dans la nuit de mardi à mercredi avec une fausse alerte à l’attaque à la roquette imputée par la télévision israélienne au mouvement islamiste Hamas

Cette alerte est un rappel de la menace qu’un éventuel accès de violence fait peser sur la compétition, une dizaine de jours après une confrontation entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, dont le Hamas.

La diffusion en ligne de la première demi-finale de l’Eurovision à Tel-Aviv par la télévision publique israélienne Kan a été brusquement coupée par ce qui semble être des images satellite de la ville israélienne surmontée d’un nuage de fumée suggérant l’explosion d’un engin. La séquence s’achève sur le bruit d’une sirène et d’un message en anglais. Ce dernier est similaire à ceux utilisés par l’armée israélienne pour prévenir d’une attaque.

La retransmission sur les écrans de télévision traditionnels n’a pas été affectée.

«A un moment donné, quelqu’un -apparemment le Hamas- a pris le contrôle de la retransmission numérique», a dit mercredi le patron de Kan, Eldad Koblenz. «Je suis heureux de pouvoir dire que nous avons réussi à surmonter l’attaque en quelques minutes», a-t-il commenté sur la radio militaire. «Je crois que c’est la victoire la plus rapide de l’histoire d’Israël sur le Hamas», a-t-il plaisanté.

Israël a livré trois guerres au Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, environ 70 km au sud de Tel-Aviv, et à ses alliés depuis 2008.

Par Le Figaro.fr avec AFP

A chaque hiver, ses amis et ses ennemis

février 24, 2019

La grisaille pèse sur la toiture déjà envahie par un large manteau de neige, qui presse la charpente, au point de la faire craquer. Tandis qu’à l’horizon, aucun rayon d’espérance de la lumière du soleil ne pointe son nez.

Silencieuse est la journée. Personne n’ose braver les picotements incisifs et corrosifs de l’hiver, facteurs de la porosité et la densité de l’ossature. Quand va-t-il finir et cesser de nous fouetter la peau déjà frileuse et malheureuse?

Car ceux qui ont fui l’hiver puis sont partis au soleil des Caraïbes et de la Floride, comptent les jours pour revenir. La vie est rose dans cette destination ensoleillée mais très coûteuse en couverture sanitaire.

Bref! Face aux choix de la vie, il faut savoir supporter les conséquences.

Quant aux Tout-petits, ils sont très fiers de s’amuser sur la neige tombante et abondante vêtus comme des oursons avec de bons capuchons.

Par ailleurs, les chants des oiseaux avec leurs refrains arrivent à bercer l’atmosphère. Car avec leurs plumes, ils testent le souffle de l’air du froid glacial.

Très tôt le matin la porte coince, un coup de serrure arrive de l’ouvrir. Une bouffée de fraicheur agresse mon corps. Le regard heurte les murs des bâtiments, se lève en flèche et découvre sur les branches lointaines des érables effeuillés qui ont bravé la férocité et l’âpreté du froid, quelques familles de mésanges qui exercent leur gosier pour voir si elles peuvent déjà faire passer de la nourriture sous leur cou plumé dans le repos allègre de leur jabot.

Un corbeau noir, cousin des corneilles, scrute le sol et les pieds des poubelles dans l’espoir de trouver une pitance. Car il a promis à sa colonie de ramener même un beignet jeté par un bambin en colère, capricieux devant sa maman qui lui prie de ne point pleurer. Un peu, à sa droite, il voit un écureuil qui passe avec une coque d’arachide, pris sur la véranda où des habitants lui servent sa subsistance pour l’hiver.

Furieux de l’heureux constat de la quête de l’écureuil, le corbeau essaie de l’effrayer pour qu’il laisse tomber sur le fil son gain. Mais le petit animal poilu – sûr de sa défense – a réussi d’opposer une résistance au corbeau qui a ensuite sollicité les services du chat errant, pour attraper l’écureuil afin qu’il lui facilite la chasse et de se partager sa chair.

L’entente complice du corbeau et du chat n’a pas donné des résultats de satisfaction aux deux forfaitaires.

Hélas! Le corbeau dans sa randonnée enneigée et le chat dans l’ingratitude de sa solitude sont rentrés bredouille, l’un dans sa corbeautière située sous le plafond du vieux château, et, l’autre son compère dans l’entrepôt de ferraille du garage.

Bernard NKOUNKOU

Corps purifié dans le Gange

février 24, 2019

Nage joyeusement dans le Gange

Dans la beauté épurée de ton âge

Comme le poisson luisant de ses écailles

Tu brilles sans fard à merveille avec tes ailes

Grâce est le canon secret de ton joli bassin

Aux contours flexibles accrochant le cristallin

Car à chaque immersion dans le Gange

Tu y ressors avec une nouvelle image 

Bernard NKOUNKOU

L’Élysée annonce le décès d’Alain Chevalier, l’un des fondateurs de LVMH

novembre 4, 2018

Alain Chevalier, l’un des fondateurs du numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy), est décédé, a annoncé l’Élysée dimanche dans un communiqué, en saluant un « homme visionnaire ».

« Il a mis son intelligence et son talent au service de la politique et de l’industrie, contribuant par sa vision et sa détermination à installer la France à la première place dans le domaine du luxe », souligne la présidence de la République, sans préciser la date du décès ni l’âge de M. Chevalier.

M. Chevalier, un « pied-noir d’Algérie, resté jusqu’au bout fidèle au souvenir de sa terre natale » selon l’Élysée, est à la tête de Moët Hennessy quand il réunit en 1987 son entreprise avec le groupe Louis Vuitton, alors présidé par Henry Racamier.

Le nouveau groupe, baptisé LVMH, passe deux ans plus tard aux mains de Bernard Arnault, qui en est toujours le premier actionnaire.

Les sociétés Moët Hennessy et Louis Vuitton, « qui rassemblaient déjà sous sa direction certaines des marques les plus prestigieuses dans les domaines des vins et spiritueux, de la mode, de la parfumerie et des cosmétiques, constituent de merveilleuses ambassadrices de l’élégance et du raffinement français », souligne l’Élysée.

Mais, affirme le communiqué de la présidence de la République, « il était surtout un homme de culture et de liberté, fidèle non à un homme ou à un parti, mais à ce qu’il croyait juste et vrai ».

Henry Racamier est décédé quant à lui en mars 2003, à l’âge de 91 ans.

Romandie.com avec(©AFP / (04 novembre 2018 17h10)