Archive for the ‘Société’ Category

Le Chili ouvre la porte à l’avortement après 28 ans d’interdiction

août 21, 2017

Des militants pro-avortement manifestent leur joie devant le tribunal Constitutionnel, le 21 août 2017 à Santiago au Chili / © AFP / CLAUDIO REYES

Le Tribunal constitutionnel du Chili a donné lundi son feu vert à la loi dépénalisant l’avortement thérapeutique, ultime étape mettant fin à près de 30 ans d’interdiction totale de l’IVG, comme c’est encore le cas dans 18 pays à travers le monde.

La loi, fruit d’intenses débats durant deux ans et demi, avait déjà été approuvée début août par la Chambre des députés puis par le Sénat, mais la droite conservatrice avait saisi le Tribunal constitutionnel en invoquant une atteinte au principe du droit à la vie figurant dans la Constitution.

Le Tribunal constitutionnel a rejeté « les deux recours (déposés par la droite, ndlr) par six votes contre quatre », a déclaré son secrétaire général Rodrigo Pica lors d’une conférence de presse.

Jusqu’ici, l’avortement n’était autorisé au Chili dans aucune circonstance. Après ce feu vert, il reste selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) 18 pays dans le monde interdisant totalement l’avortement, parmi lesquels Haïti, le Congo et le Vatican.

Une fois que la loi sera promulguée par la présidente Michelle Bachelet, sa principale promotrice, l’avortement sera possible dans trois cas précis: pour les femmes dont la vie est en danger, pour les victimes de viols, et pour les femmes dont le foetus est jugé non viable.

Cette annonce a déclenché des cris de joie parmi les dizaines de militants rassemblés devant l’institution à Santiago.

La Corporation pour les droits sexuels et reproductifs (Miles) a qualifié cette décision d' »historique » car elle « marque un avant et un après pour les femmes chiliennes ».

« Aujourd’hui, nous les femmes conquérons de nouveaux espaces de dignité, de liberté, d’autonomie et d’égalité, car on a mis fin définitivement à l’interdiction totale de l’avortement, à la stigmatisation et aux sanctions injustes et inhumaines qui pesaient sur les personnes cherchant à interrompre leur grossesse », a-t-elle souligné dans un communiqué.

La semaine dernière, Mme Bachelet avait affirmé que cette loi était « le minimum dû par le Chili à ses femmes ».

– 70% des Chiliens favorables –

Egalement rassemblés devant le Tribunal constitutionnel, des opposants à la loi ont réagi en traitant d' »assassins » ses promoteurs. « Ils s’unissent contre la vie du juste et condamnent le sang innocent », ont repris en choeur les manifestants.

La semaine dernière, les dix juges du Tribunal constitutionnel ont entendu 135 organisations et personnalités exposer leurs arguments pour et contre cette loi, tandis que devant l’institution les anti-avortement manifestaient avec des berceaux vides ou en diffusant sur des haut-parleurs les battements de coeur d’un foetus.

Cette dépénalisation, soutenue selon des sondages par 70% de la population, marque un changement de société majeur au Chili, l’un des derniers pays développés à avoir reconnu le divorce en 2004. L’Eglise catholique y est très présente.

Jusqu’en 1989 et pendant plus de 50 ans, l’avortement était permis en cas de risque pour la mère et de foetus non viable, mais avant de quitter le pouvoir le dictateur Augusto Pinochet (1973-1990) l’avait totalement interdit.

Officiellement, le Chili enregistre chaque année quelque 30.000 avortements provoqués ou spontanés, mais les interruptions clandestines pourraient être de l’ordre de 160.000.

La dépénalisation de l’avortement thérapeutique s’inscrit dans une série de réformes sociales voulues par la présidente Bachelet pendant son second mandat, qui s’achève à la fin de l’année.

Il y a deux ans, la dirigeante socialiste, pédiatre de formation, avait obtenu que le Parlement – où elle a la majorité, mais avec des secteurs très conservateurs au sein de son parti – vote l’union civile de couples du même sexe. D’ici quelques jours, elle lancera un nouveau projet, cette fois pour légaliser le mariage homosexuel.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2017 22h24)                

Congo-Hommage: inhumation du général Raymond Damase Ngolo ce lundi à Ngabé

août 21, 2017

 

Sur la terre de Ngabé où il naquit un 25 mars 1936, le général Raymond Damase Ngolo reposera désormais pour l’éternité. Ses obsèques y ont lieu dans les pures traditions et rites tékés.

Après l’hommage national en présence du président Denis Sassou N’Guesso et de son épouse, au Palais des congrès samedi, la dépouille du général Raymond Damase Ngolo a aussitôt quitté Brazzaville pour Ngabé.

Dans cette Bourgade du département du Pool, arrière cour du roi Makoko, le monde a afflué de partout, pour les cérémonies funèbres qui y sont organisées pour celui qui dans la contrée est rehaussé de la dignité de patriarche.

Avec l’arrivée du cercueil samedi en fin d’après-midi à Ngabé, la ville a revêtu les habits de deuil pour un dernier hommage à « l’enfant du pays ».

Chants et danses rituelles ont marqué deux nuits de veillées, jusqu’à lundi matin, avant la mise en terre de l’illustre disparu qui interviendra dans l’après midi.

Le général Raymond Damase Ngolo qui reposera désormais parmi les siens aura marqué les Forces Armées congolaises en « homme de passion, partagé entre l’art militaire qu’il vivait comme un sacerdoce et l’art politique qu’il n’aura jamais cessé de pratiquer » a dit de lui le ministre de la Défense, le général Charles Richard Mondjo, dans son oraison funèbre au Palais des congrès, samedi.

De nombreux militaires qui lui vouaient admiration et respect, relevaient en Raymond Damase Ngolo cet « officier sac-au-dos » qui aura pris du galon en gravissant une à une les étapes de l’avancement au grade.

Lesechos-congobrazza.com par Bertrand BOUKAKA

La Colombie offre protection et asile à l’ex-procureure du Venezuela

août 21, 2017

L’ex-procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, le 6 août 2017 à Caracas / © AFP/Archives / Federico PARRA

L’ex-procureure générale du Venezuela et opposante Luisa Ortega, qui a fui en Colombie, est « sous la protection » de ce pays, et l’asile lui sera octroyé si elle le souhaite, a déclaré lundi le président colombien Juan Manuel Santos.

« La procureure Luisa Ortega se trouve sous la protection du gouvernement colombien. Si elle demande l’asile, nous le lui accorderons », a annoncé le président sur son compte Twitter à propos de cette opposante au président Nicolas Maduro.

Chaviste (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013 et mentor de Nicolas Maduro) devenue dissidente, Mme Ortega, 59 ans, avait été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au chef de l’Etat vénézuélien.

Accompagnée de son époux, le député chaviste German Ferrer, elle est arrivée vendredi à Bogota dans un vol privé après avoir transité par l’île caribéenne d’Aruba.

Luisa Ortega, qui a vivement dénoncé la radicalisation du gouvernement vénézuélien ces derniers mois, était aussi interdite de sortie du territoire et avait vu ses comptes bancaires gelés.

Sur son compte Twitter, elle avait révélé vendredi que des agents du service de renseignement avaient perquisitionné deux jours plus tôt son domicile, après une demande d’arrestation de son mari, accusé de corruption.

Le nouveau procureur général, Tarek William Saab, avait annoncé le même jour qu’il allait demander à l’Assemblée constituante d’entamer le processus pour priver M. Ferrer de son immunité parlementaire.

L’annonce de l’arrivée du couple en Colombie a été faite peu après que le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l’opposition, eut été privé de la majorité de ses pouvoirs par la Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro.

Elue fin juillet dans le sang et contestée par une grande partie de la communauté internationale, la Constituante, assemblée de 545 membres tous issus du chavisme, s’est attribuée l’essentiel des pouvoirs du Parlement.

Son initiative marque un nouvel épisode dans la grave crise politique secouant le Venezuela, où les manifestations exigeant le départ du chef de l’Etat élu en 2013, sur fond de naufrage économique, ont fait 125 morts depuis le 1er avril.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2017 19h09)                

10 marins d’un destroyer américain portés disparus

août 21, 2017

 10 marins d'un destroyer américain portés disparus

 

Dix marins américains sont portés disparus et cinq ont été blessés dans une collision lundi entre leur destroyer et un pétrolier au large de Singapour, le deuxième accident impliquant un navire de guerre américain en deux mois.

 

Le destroyer lance-missiles USS John S. McCain est entré en collision avec le navire marchand Alnic MC près du détroit de Malacca aux premières heures de la matinée, a précisé l’US Navy dans un communiqué.

« Les premiers rapports indiquent que le USS John S. McCain a subi des dommages à bâbord arrière. Il y a actuellement 10 marins portés disparus et cinq ont été blessés. Des opérations de recherches sont en cours en coordination avec les autorités locales », précisé le communiqué, tandis que le navire de guerre se dirigeait vers le port de Singapour.

« L’étendue des dommages et les blessures des personnels sont en train d’être examinées. L’incident va faire l’objet d’investigations », précise encore le communiqué.

Le destroyer se dirigeait vers le port de Singapour au moment de la collision qui s’est produite lundi dans les eaux malaisiennes, selon l’US Navy.

Des remorqueurs, un hélicoptère et des bateaux de garde-côtes participent aux opérations de secours, tandis que des avions américains sont aussi impliqués, selon la même source.

En outre, huit bateaux de différentes agences malaisiennes ont été déployés pour ces recherches, et un avion ainsi qu’un hélicoptère sont sur le point d’être dépêchés sur place, a déclaré à l’AFP le directeur des autorités maritimes malaisiennes, Zulkifli Abu Bakar, précisant que l’accident s’était produit au large de l’Etat de Johor, dans le sud de la Malaisie.

« C’est regrettable », a déclaré le président américain, Donald Trump, dans une première réaction à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette collision, à son retour de vacances à la Maison Blanche à Washington. « Pensées et prières pour nos marins de l’US Navy à bord du John S. McCain où des efforts de sauvetage sont en cours », a ensuite ajouté Trump dans un tweet.

France: David Pujadas remplace Yves Calvi sur LCI

août 21, 2017

 

Après une seule saison sur LCI, le journaliste Yves Calvi, ex-présentateur de « C dans l’air » sur France 5, animera à la rentrée sur Canal+ une émission de décryptage en direct et en clair sur la tranche horaire occupée jusqu’en mars par le Grand Journal.

L’ex-présentateur du JT de France 2 David Pujadas va remplacer Yves Calvi en début de soirée sur LCI, après avoir été écarté du journal en mai, a annoncé le groupe TF1 aujourd’hui dans un communiqué.

La première émission est annoncée le 28 août.

David Pujadas, 52 ans, arrive sur LCI « en tant que producteur (via la société Particules Productions) et présentateur de l’émission « 24h Pujadas : l’info en questions », du lundi au vendredi de 18h à 20h », a indiqué la maison-mère de la chaîne d’information en continu.

« Avec ce nouveau visage, LCI confirme son ambition d’être la chaîne d’information de référence du décryptage et du débat d’idées », a souligné Thierry Thuillier, ancien directeur de l’information de France Télévisions devenu directeur de LCI. « Je suis très heureux que David Pujadas rejoigne LCI pour prendre en charge le 18h-20h et poursuivre le développement de cette case stratégique ».

David Pujadas avait appris fin mai son prochain remplacement par Anne-Sophie Lapix, animatrice de « C à Vous » sur France 5, au nom de la politique de renouvellement impulsée par la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte.

 

 

Mort de la journaliste suédoise portée disparue à bord d’un sous-marin au Danemark

août 21, 2017

La journaliste suédoise Kim Wall, dans une photo diffusée le 12 août 2017 par sa famillenn / © TT News Agency/AFP/Archives / Tom WALL

L’inventeur danois d’un sous-marin artisanal a révélé que la journaliste suédoise portée disparue depuis le 11 août était morte accidentellement à bord de son navire et qu’il avait jeté son corps à la mer, a annoncé la police danoise lundi.

L’inventeur Peter Madsen avait dans un premier temps affirmé avoir laissé la journaliste Kim Wall, qui réalisait un reportage à bord de l’appareil, sur la pointe de l’île de Refshaleøen, à Copenhague, dans la soirée du 10 août.

Mais Peter Madsen, accusé d’homicide involontaire par négligence, a finalement « déclaré à la police et au tribunal qu’il y a eu un accident à bord du sous-marin qui a conduit à la mort de Kim Wall et qu’il l’a ensuite jetée à la mer dans un lieu encore indéterminé dans la baie de Køge », à environ 50 kilomètres au sud de Copenhague, a indiqué la police dans un communiqué.

Peter Madsen, 46 ans, avait été présenté devant un juge le 12 août, au lendemain de la disparition de la journaliste de 30 ans. Les audiences se sont depuis déroulées à huit clos et la date de ses révélations reste inconnue.

Le 11 août, la défense danoise avait annoncé chercher le sous-marin Nautilus (18 m). L’appareil avait disparu la veille au soir dans le détroit d’Öresund, entre Danemark et Suède, avec les deux personnes à son bord.

Le propriétaire M. Madsen avait été secouru, mais les autorités étaient à la recherche de Kim Wall.

Le sous-marin avait été localisé dans la journée du 11 août dans la baie de Køge. Il avait été renfloué et fouillé, sans que les autorités parviennent à trouver la trace de la journaliste.

Pour la police danoise, le sous-marin a été délibérément coulé.

Peter Madsen avait alors été soupçonné d’homicide involontaire par la police.

– Journaliste indépendante –

Le quotidien suédois Aftonbladet a cité vendredi une lettre de la famille de la journaliste qui « en appelait à l’aide du public » sur son sort.

« Nous n’espérons rien que le retour en vie de notre fille, mais nous réalisons que les chances sont extrêmement minces », poursuit la famille.

Kim Wall, journaliste indépendante, avait collaboré avec les titres The Guardian et le New York Times. Diplômée de l’Ecole supérieure de journalisme de Columbia, elle était basée à New York et en Chine.

Ses amis la décrivent comme « invincible », « ambitieuse » et « voyant toujours quelque chose de bon chez une personne », d’après les médias suédois.

Peter Madsen et Kim Wall avaient été aperçus par plusieurs personnes à bord du sous-marin, le soir du 10 août.

Des photos d’eux, où ils apparaissent debout, Kim Wall souriante, en haut de la tour du sous-marin, ont circulé sur internet.

La chaîne danoise TV2 a diffusé des images de Peter Madsen, interrogé par la police, après son sauvetage. Lorsque le journaliste lui avait demandé des renseignements sur la journaliste disparue, il avait répondu: « Je sais juste que son prénom est Kim ».

« Je ne regarde pas les antécédents des journalistes qui m’appellent et me demandent +est-ce que je peux vous interviewer+ », avait ajouté Peter Madsen, alors qu’il entrait dans une voiture de police.

Le sous-marin Nautilus était le plus grand submersible artisanal du monde (18 m) au moment de son lancement, il y a neuf ans.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2017 13h55)                

L’éclipse solaire, expliquée en cinq points

août 21, 2017

Une éclipse solaire.... (Photo Archives AFP)

Une éclipse solaire. Photo Archives AFP

Le Canada et les États-Unis pourront profiter lundi d’une éclipse solaire qui sera totale ou partielle selon le lieu où l’on se trouve. La Presse canadienne s’est entretenue avec Sébastien Giguère, coordonnateur scientifique et responsable de l’éducation à l’ASTROlab du Mont-Mégantic pour en savoir davantage sur l’un des phénomènes «les plus bouleversants et grandioses» à observer sur Terre, selon plusieurs experts.

Voici ses explications résumées en cinq points:

– Un phénomène relativement fréquent

«Du point de vue global, de la Terre, ce n’est pas quelque chose qui est extrêmement rare, il y en a chaque six mois environ», a expliqué M. Giguère. Cependant, il faut remonter à 1979 pour retrouver la dernière éclipse totale en Amérique du Nord. Les experts jugent qu’un endroit précis est touché par une éclipse totale environ tous les 400 ans. Mais cette fois-ci, par une «coïncidence incroyable», la ville de Carbondale, en Illinois, pourra voir une éclipse totale cette année et en 2014. «Cette ville-là va vivre deux éclipses totales en moins de sept ans, ce qui est fabuleux. On dit 400 ans en moyenne, mais ça peut être 1000 ans sans avoir d’éclipse à un endroit donné», a ajouté M. Giguère.

– Une éclipse partielle au Québec et au Canada

Les Québécois et Canadiens ne pourront pas voir d’éclipse solaire totale lundi; le Soleil ne sera que partiellement caché. Selon les régions du pays, d’est en ouest, la Lune couvrira entre 31 et 89 % du Soleil. Au Québec, où 40 à 50 % du Soleil sera caché, le phénomène pourra être observé en après-midi, alors que dans l’Ouest, ce sera plutôt en matinée. À Montréal, vers 13 h 21, la Lune commencera à cacher le Soleil et atteindra son point maximal à 14 h 38, pour se tasser complètement à 15 h 50. Pour les villes situées plus vers l’Est, le spectacle commencera quelques minutes plus tard. Il faut toutefois espérer que le ciel soit dégagé pour que le phénomène soit bien visible.

– Rendez-vous en 2024

Le 8 avril 2024, en après-midi, le Québec aura sa première éclipse totale depuis le 10 juillet 1972. L’éclipse totale pourra alors être observée à Montréal, Sherbrooke et au Mont-Mégantic. «Quand on se dit que ça arrive une fois à tous les 400 ans en moyenne, et qu’on en a une dans moins de sept ans, on est privilégiés», a soutenu M. Giguère. Les Québécois devront profiter de cette occasion, puisque rien d’autre n’est prévu dans l’horizon 2100, selon l’ASTROlab.

– Un phénomène spectaculaire

Les Américains de plusieurs États où l’éclipse solaire se manifestera auront tout un spectacle lundi matin. Lorsque la Lune cache complètement le Soleil, de multiples phénomènes se produisent: les étoiles les plus brillantes peuvent être visibles dans le ciel, les oiseaux ont tendance à retourner à leur nid, les insectes nocturnes se font entendre et la température peut chuter d’environ 15 degrés Celcius. «Le noir de la Lune devant le Soleil, c’est le noir le plus noir que l’on puisse apercevoir, à tel point qu’il y a des instruments scientifiques qui sont calibrés avec ce noir-là», a expliqué M. Giguère. La durée du phénomène dépend du lieu où l’on est, mais l’éclipse totale peut s’étaler sur un maximum de 2 minutes et 40 secondes.

– La protection essentielle

Il est extrêmement dangereux de regarder directement une éclipse solaire partielle sans avoir la protection en conséquence. «Même si le Soleil sera caché jusqu’à 50 %, sa luminosité est amplement suffisante pour endommager notre rétine. Et notre rétine n’est pas munie de terminaisons nerveuses, donc on ne peut pas ressentir la douleur», a fait remarquer l’expert. L’option la plus facile pour se protéger est de se procurer des lunettes d’éclipses – et non pas des lunettes fumées normales – ou de se fabriquer une boîte de carton spéciale qui projettera la réflexion du Soleil. «Le Soleil pendant une éclipse solaire n’est pas plus dangereux qu’en temps normal, mais en temps normal, on n’a pas l’idée de le regarder directement», a-t-il résumé. Dans le cas d’une éclipse totale, il est cependant possible de la regarder directement pendant les secondes ou minutes que le Soleil sera entièrement dissimulé.

Lapresse.ca

Congo: Les nouveaux membres du Bureau de l’Assemblée nationale

août 20, 2017

 

 

Assemblée nationale : Justin KOUMBA viré par Denis Sassou Nguesso.

Isidore MVOUMBA devient le nouveau président de l’Assemblée nationale.

Bouity VIAUDO ne sera plus maire de la ville de POINTE-NOIRE, Léon Alfred OPIMBA et Leonidas MOTTOM ne seront plus ministres.

Voici la composition du bureau de l’Assemblée Nationale de la 14ème législature:

1- président de l’Assemblée Nationale : Isidore Mvouba ( PCT)

2- 1er vice-président : León Alfred Opimbat (PCT)

3- 2ème vice-président : Roland Bouity Viaudo (MAR: parti de la majorité présidentielle)

4- 1er secrétaire : Paul Obambi ( PCT)

5- 2ème secrétaire : Kignoumbi Kia Mboungou (fausse opposition fabriquée par Denis Sassou Nguesso )

6- 1er questeur : Virginie Dolama ( PCT)

7- 2ème questeur : Léonidas Mottom. ( PCT)

Avec Brazzanews.fr

Pretoria a accordé l’immunité diplomatique à Grace Mugabe

août 20, 2017

 

Robert Mugabe et son épouse, Grace, à Chinhoyi, le 29 juillet 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, soupçonnée d’agression à Johannesburg, a obtenu l’immunité diplomatique auprès des autorités sud-africaines et pu rentrer dimanche à Harare.

Grace Mugabe, qui figure parmi les favoris pour succéder à son mari âgé de 93 ans, est sous le coup d’une plainte pour coups et blessures contre une mannequin.

Gabriella Engels, 20 ans, affirme avoir été agressée violemment, avec un câble et une prise, par la première dame dans un hôtel d’un quartier huppé de Johannesburg le 13 août. Selon les médias sud-africains, deux fils de Grace Mugabe se trouvaient dans le même établissement.

A la suite de cet incident, les autorités zimbabwéennes ont demandé mercredi à Pretoria l’immunité diplomatique pour Grace Mugabe, un privilège qui lui a finalement été accordé.

La chef de la diplomatie sud-africaine Maite Nkoana-Mashabane « a décidé que l’immunité diplomatique était justifiée dans ce cas particulier », a annoncé son ministère dans un communiqué dimanche.

La décision a été prise samedi et, quelques heures plus tard, Grace Mugabe quittait l’Afrique du Sud pour le Zimbabwe. « Le président Robert Mugabe, qui était accompagné de la première dame, (…) est arrivé à bord d’un vol Air Zimbabwe dimanche très tôt » à Harare, a annoncé la radio zimbabwéenne nationale.

L’affaire Grace Mugabe s’est dénouée en marge d’un sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), à Pretoria ce week-end, auquel participaient le président zimbabwéen et son homologue sud-africain Jacob Zuma.

L’organisation sud-africaine qui défend la top model Gabriella Engels, AfriForum, a dénoncé le départ « en secret » de Grace Mugabe et la « culture de l’impunité » de la part de « dirigeants corrompus qui se protègent mutuellement ».

AfriForum entend désormais saisir la justice pour obtenir une annulation de la décision d’accorder l’immunité diplomatique à la première dame du Zimbabwe. « Dans le cas où notre requête serait acceptée, la balle sera dans le camp du parquet pour poursuivre Mme Mugabe », a expliqué AfriForum dans un communiqué.

Le principal parti de l’opposition sud-africaine, l’Alliance démocratique (DA), a lui dénoncé « la complicité du gouvernement qui a permis » à Grace Mugabe « de fuir le pays, en pleine nuit, pour éviter des poursuites ».

« Voleuse »

Au Zimbabwe, la principale formation d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a demandé que tout soit fait pour que Grace Mugabe réponde de ses actes devant la justice.

« Il ne devrait pas y avoir d’impunité » pour la première dame, « une voleuse et une femme violente qui a agressé de façon abominable une jeune personne innocente », a déclaré à l’AFP le porte-parole du MDC, Obert Gutu.

« Elle est une honte et elle nous doit des excuses pour avoir sali l’image de notre pays », a-t-il ajouté.

Le gouvernement zimbabwéen n’a fait aucun commentaire sur les derniers déboires de Grace Mugabe, 52 ans, connue pour ses accès de colère. Mais pour la première fois dimanche, la presse d’État a mentionné l’incident, dénonçant « l’emballement des médias locaux et étrangers » qui « n’ont rien d’important à dire ».

« Les propos du ministre sud-africain de la Police Fikile Mbalula (NDLR, qui avait notamment affirmé que la police était en « alerte rouge » pour éviter le départ de Grace Mugabe) ne sont que spéculation et désinformation », a affirmé le Sunday Mail dans un éditorial.

L’affaire Grace Mugabe a testé les relations entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, qui entretiennent des liens diplomatiques et économiques étroits.

Concomitamment à ce mini scandale, un conflit a opposé les compagnies aériennes des deux pays, Air Zimbabwe et South African Airways (SAA), au sujet d’un permis de vol.

Un avion d’Air Zimbabwe s’est vu refuser l’autorisation de décoller de Johannesburg vendredi soir faute d’avoir produit le document, et tous les vols de SAA entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe ont été annulés samedi.

Dans la soirée de samedi, le conflit a toutefois été réglé, selon le ministère sud-africain des Transports. Quelques heures plus tard, Robert Mugabe rentrait avec son épouse à Harare, à bord d’un vol Air Zimbabwe. Et SAA a repris dimanche ses liaisons entre les deux pays.

Jeuneafrique.com

Attentats: Barcelone pleure ses morts, qui auraient pu être bien plus nombreux

août 20, 2017

Hommage aux victimes des attentats en Catalogne, le 20 août 2017 à Barcelone / © AFP / JAVIER SORIANO

Barcelone a rendu hommage dimanche, dans sa célèbre cathédrale de la Sagrada Familia, aux victimes des attentats en Catalogne, pendant que la police révélait des détails glaçants sur les assaillants, qui disposaient de 120 bonbonnes de butane.

Les auteurs des attentats de jeudi et de vendredi en Espagne s’apprêtaient à commettre « un ou plusieurs attentats » de « manière imminente », quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques, a déclaré le chef de la police catalane Josep Lluis Trapero.

Dans cette maison d’Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu’ils occupaient depuis environ six mois, les jihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté à l’AFP avoir vu depuis avril quatre hommes « qui parlaient tous français », aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

Selon cette femme qui regrette de ne pas avoir signalé leurs activités, ils faisaient des allers-retours à deux, pendant que les deux autres restaient, soit à pied avec des sacs à dos, soit dans une camionnette blanche ou sur deux motos « puissantes » et « s’arrangeaient toujours pour que je ne voie pas ce qu’ils déchargeaient ».

L’inspection de leur repaire a aussi permis de découvrir des substances explosives, y compris des traces de TATP, explosif prisé des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats, car il se fabrique avec des ingrédients en vente libre.

Moins de 24 heures après la déflagration qui s’est produite mercredi soir, la cellule a perpétré un double attentat au véhicule-bélier à Barcelone et à Cambrils.

– Un imam sorti de prison ? –

Parmi les suspects, un seul était encore en fuite dimanche, mais la police ignorait s’il se trouvait encore en Espagne. « Nous ne savons pas où il est », a admis Josep Lluis Trapero.

La cellule en tant que telle est « neutralisée », a cependant souligné le responsable des affaires intérieures de la région Joaquim Forn.

Le groupe comprenait 12 personnes dont un imam, a ajouté Josep Lluis Trapero, sans donner son nom.

L’imam Abdelbaki Es Satty, âgé d’une quarantaine d’années, aurait pu radicaliser la douzaine de jeunes qui auraient intégré la cellule avec lui.

« Il était très solitaire, se joignait plus à des jeunes qu’à des personnes de son âge », a déclaré à l’AFP à Ripoll un Marocain de 43 ans ayant souhaité rester anonyme.

D’après des médias espagnols, Abdelbaki Es Satty avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

– Recueillement à la Sagrada Familia –

Pendant que l’enquête avançait, Barcelone a rendu dimanche hommage aux victimes.

Près de 2.000 personnes ont assisté à la « messe pour la paix et la concorde » organisée dans l’emblématique basilique de la Sagrada Familia.

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, était assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec lequel les différends se multiplient autour de ses projets indépendantistes. « L’union nous rend fort, la division nous ronge et nous détruit », a curieusement dit dans son homélie l’archevêque de Barcelone Juan-Jose Omella.

A l’extérieur s’étaient massées des centaines de personnes, sous le regard de tireurs d’élite postés sur les toits environnants.

Douze des 14 personnes tuées dans les attentats ont été formellement identifiées. Parmi elles, un petit garçon de sept ans australo-britannique dont la famille avait diffusé un avis de recherche déchirant, et un autre enfant, espagnol, de trois ans.

Dimanche après-midi dix personnes étaient encore entre la vie et la mort.

Camp Nou

Dans la soirée, les Barcelonais ont vécu un autre moment de communion, très spécial, dans leur cher Camp Nou, où le Barça a remporté un succès poignant face au Betis Séville (2-0) pour la reprise du Championnat de football d’Espagne.

Les joueurs arboraient un brassard noir et leurs noms sur les maillots avaient disparu pour laisser place à un sombre « Barcelone ».

Maarten Demunster, un spectateur Belge, de 44 ans a refusé d’annuler son billet contrairement à ce que d’autres avaient fait.

« J’ai eu peur. Forcément. (…) mais ne pas venir, c’est exactement ce qu’ils veulent », a-t-il confié à l’AFP.

« La reconquête de la normalité représente la plus grande des défaites pour ceux qui veulent porter atteinte à notre style de vie… dont fait partie le football », avait aussi déclaré le président catalan.

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2017 23h23)