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Développement de l’Afrique : « Comment l’argent de la diaspora peut soutenir le budget de l’État » au centre d’une réflexion

août 11, 2020

 

L’Association de développement de relations Nord Sud, ADRNS, analyse, au cours d’un séminaire, l’impact de l’argent de la diaspora dans ses pays d’origine respectifs. Dimitri M’Foumou-Titi, président de ADRNS et promoteur de African Valey, reprend les grandes lignes de cette réflexion menée  le 8 août à Paris.

 

 Dimitri m'Foumou-Titi,  président de ADRNS et promoteur de African Valey

Dimitri M’Foumou-Titi, président de ADRNS et promoteur de African Valey Crédit photo : Hady Photo

« En priorité, il faudrait transformer l’argent de la diaspora congolaise en investissement productif », rapporte Dimitri M’Foumou-Titi, par ailleurs diplômé de l’ESSEC Paris Business School. « Cette priorité a été élaborée en appui des données économiques OCDE, UA qui font état qu’en 2019 ce sont 72 Milliards $ qui ont été envoyés par la diaspora sur le continent africain. De ce fait, pour les pays africains, l’option demeure l’investissement productif, contrairement à l’investissement non-productif qui est une somme d’argent qui ne permet pas d’accroître un volume ou une capacité de production et n’a pas pour but le développement économique », a-t-il laissé entendre.

Et de poursuivre : « Par la suite, les pays doivent définir les secteurs à cibler en priorité et, dans ce cas, recenser les initiatives sur le continent qui pourraient être accompagnées par la diaspora. Avec, par exemple, 10% des sommes envoyées par la diaspora (environ 7milliards $), en appui avec le concept African Valley, les Etats pourraient investir dans : l’acquisition des équipements informatiques ou matériels de production ; le développement des filières et des chaînes de valeur dans le secteur agricole pour créer des entreprises de transformations en vue de créer des emplois ; dans les infrastructures de transport, pour accompagner la transition urbaine du projet de l’Agenda 2063. Il serait judicieux de prévoir également d’investir dans le capital humain et de créer des centres de formations, des écoles, des universités et des centres de recherche ».

Dans la foulée, il estime qu’il appartient aux entrepreneurs de la diaspora de reprendre le contrôle du marché des transferts détenu jusqu’alors par les Western Union et autres parce qu’il est tout à fait indispensable de restaurer la confiance et surtout de proposer aux membres de la diaspora des services performants qui puissent faire l’unanimité. « La clé réside dans la création d’entreprises concurrentes avec une vraie proposition de valeur, qui se distingueraient de celles déjà existantes, a-t-il ajouté. Ensuite, il y a l’innovation avec les solutions de FINTECH, à savoir avec « les money transfert », les cartes à débits immédiats, même si la réglementation des marchés financiers doit accompagner ces outils ; et enfin, si c’est faisable, la possibilité pour la diaspora de créer une banque car cela aurait plus de pertinence et d’acceptabilité.

African Valley propose que la diaspora dispose d’une crypto monnaie pour permettre d’avoir une alternative aux sociétés existantes ; « la cryptodiaspora currency ». »

Enfin, pour terminer, « les Etats africains devraient considérer la diaspora africaine comme des agents économiques et des partenaires extérieurs de premier plan en tant qu’alliés objectifs. Cela passerait par la création d’un dispositif ou un véhicule permettant de suivre l’apport de cet argent au développement du pays : ils pourront l’inscrire au budget national. C’est l’une des pistes proposées par African Valley en mettant en place un mécanisme pour le suivi de l’apport de la diaspora et d’en faire une donnée mesurable, acceptable et fiable, en toute confiance. Dans le cadre des investissements, pour les entreprises étatiques, un produit ou un instrument financier peut également être créé. Il permettra de négocier les contrats à propos des marchés des capitaux à court, moyen ou long terme ».

Durant cet été, malgré les mesures sanitaires du moment, ADRNS en appui des experts et les membres de la communauté des Congolais de l’étranger, mèneront d’autres séminaires de réflexion.

 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo: Guy Brice Parfait Kolelas sort de sa léthargie.

août 11, 2020

 

Après une longue période d’hibernation, il sort de son silence pour un baroud d’honneur qui le mènera à sa perte définitive, à juste raison.

Député de Kinkala maintenu en place par le système sans que personne ne s’en offusque, monsieur Guy Brice Parfait Kolelas n’a jamais durant cette mandature parlementaire fait une intervention au niveau de l’Assemblée nationale afin d’éclairer la nation sur le mauvais fonctionnement de notre pays le Congo-Brazzaville.

Il s’est tu depuis lors, tout en profitant des avantages dus à sa fonction et de sa position d’opposant de façade qui permet à monsieur Sassou Nguesso d’avoir l’impression de vivre dans une démocratie.

Pourtant les problèmes n’ont pas manqué depuis l’élection de monsieur Sassou Nguesso suite à la violation de la constitution de 2002. Et voilà comme par enchantement que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas fait une conférence de presse le 09 août 2020 pour enfoncer des portes ouvertes et nous asséner des vérités de La Palice.

Oui monsieur Guy Brice Parfait Kolelas, le Congo-Brazzaville va mal depuis la guerre civile du 05 juin 1997 qui a mis fin à notre démocratie naissante. Cela n’empêche qu’à la suite des accords entre le MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) et le PCT (Parti congolais du travail), vous aviez été nommé directeur adjoint de la campagne du candidat Sassou Nguesso  à l’élection présidentielle de 2009. Vous aviez été récompensé et nommé Ministre durant son septennat jusqu’à ce que l’on vous débarque du gouvernement pour une crise d’adolescence. L’on ne coupe pas impunément la main qui vous nourrit. Il eut été plus élégant que vous démissionniez. Mais pour l’appât du gain, vous êtes resté cramponné à votre poste ministériel jusqu’à ce que votre boss, comme vous l’appeliez, siffle la fin de la récréation en vous renvoyant du gouvernement tel un malpropre.

Il est évident que vous rêviez depuis votre tendre enfance d’accéder à la magistrature suprême. Mais en tant qu’adulte, vos actes ont toujours été à l’opposé de vos désirs d’enfant. La politique ne forge pas le caractère, elle élimine celui des faibles.

Durant ce quinquennat de monsieur Sassou Nguesso, il y a eu beaucoup de scandales qui auraient mérités votre désapprobation. En tant que soi-disant opposant, ce que l’on ne peut vous renier, il eut fallu que l’on entendit votre voix dénoncer ce que tous les Congolais savaient et que vous semblez découvrir lors de votre dernière conférence de presse. Le Congo-Brazzaville n’est pas un État de droit. C’est une dictature donnant l’apparence d’une démocratie. En participant comme vous le faites à cette mascarade, vous mettez dans l’embarras et le désarroi le nombre non négligeable des militants qui vous suivent. Vous trahissez sans sourciller leur confiance par des basses manœuvres de politique politicienne. Le rôle d’un opposant c’est de croiser le fer pour défendre les intérêts de la nation. Nous avons cru un moment que vous étiez devenu boulanger tant vous rouliez tout votre monde dans la farine.

Un député de la nation participe à l’élaboration des lois de son pays et au contrôle de l’action gouvernementale. Sur ces deux points ça été le silence total de votre part. Aviez-vous pris ne fusse qu’une fois durant cette mandature la parole à l’Assemblée nationale pour défendre le peuple qui vous y a envoyé siéger et non faire la sieste ? Il serait temps que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas ait une pensée pour la jeunesse congolaise qui désespère au lieu d’avoir tout le temps les yeux rivés sur l’élection présidentielle.

La politique ne se résume pas qu’à l’élection présidentielle. Cette élection consacre le parcours politique d’une femme ou d’un homme engagé qui durant son service s’est mis à la disposition de ses concitoyens afin de les entendre et de réaliser leurs doléances. En dehors des dons alimentaires et du rafistolage de quelques bâtisses dans votre fief, comme tout député congolais, aucun acte d’envergure de votre part n’a attiré notre attention. Vous avez tant rabaissé le niveau du débat politique qu’il en devient affligeant de vous écouter. Épargnez-nous vos jérémiades.

La manipulation de la loi électorale par le Ministre de l’Intérieur dans une dictature est un fait banal. Y accorder de l’importance c’est nous faire croire que le Congo-Brazzaville est une démocratie. C’est un jeu malsain que vous jouez à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2021, la seule qui sied à votre plumage. Dans la configuration politique actuelle, même sans élection, monsieur Sassou Nguesso sera réélu dictateur en chef du Congo-Brazzaville.

Durant ce quinquennat, il y a eu les affaires de malversations financières des enfants Sassou Nguesso. De votre part, l’on a noté une solidarité familiale. La dissimulation de la dette nationale auprès des organismes internationaux n’a pas semblé vous ébranler. La vie misérable des Congolais qui triment tous les jours à cause de la brutalité de ce régime est le dernier de vos soucis. La disparition des 14 000 milliards de francs CFA du Fonds des générations futures est un songe pour vous. Le sort du Général Jean-Marie Michel Mokoko n’a pas semblé atteindre votre sensibilité. Quant à votre ami d’hier André Okombi Salissa c’est le silence complet. La pandémie du COVID-19, vous ne savez même pas si elle existe tant vous êtes dans votre bulle. Au niveau de l’horreur, la mort en prison du Colonel Marcel Tsourou n’a été pour vous qu’un épiphénomène. Aucun Congolais ne doit mourir pour ses opinions politiques. Aujourd’hui c’est eux, demain ce sera nous car le loup attaque toutes les brebis surtout galeuses.

Dans la vie, il y a des moments où le silence est plus important que la politique du coup de menton à l’approche de l’échéance présidentielle. Chaque opposant déploie sa plus belle parure pour plaire au maître des lieux afin de continuer à gérer le Congo-Brazzaville comme une épicerie familiale.

Pour paraphraser cette citation apocryphe, attribuée à Voltaire, je dirais « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » C’est aussi ça l’État de droit incluant la liberté d’expression pour lequel nous nous battons. Il n’en demeure pas moins que la cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique.

Nous non plus ne sommes pas parfaits et nous l’acceptons. Mais des fois, la valeur inestimable d’une pièce dépend de son imperfection. L’on ne peut se contenter d’avoir de l’or en barre dans les mains et le transformer en barre de chocolat.

C’est Martin Luther King qui disait : « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; C’est l’indifférence des bons.»

Avec Congo-liberty.com par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Une femme bras droit de Biden? De quoi «offenser» des hommes, selon Trump

août 11, 2020
Donald Trump, le 10 août.
Donald Trump, le 10 août. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Donald Trump a dit mardi 11 août que certains hommes pourraient se sentir «offensés» par l’engagement de son rival démocrate Joe Biden à choisir une femme comme colistière pour la présidentielle de novembre. «Il s’est borné à un certain groupe de personnes», a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique à la radio Fox Sports. «Certains diront que c’est une offense faite aux hommes, et d’autres diront que c’est OK».

Joe Biden, qui le défiera dans les urnes le 3 novembre, s’est engagé dès le début de sa campagne, au printemps, à choisir une femme comme numéro 2. Il doit annoncer son choix cette semaine. Seules deux femmes dans l’histoire politique américaine ont jusqu’ici été désignées comme colistières: Sarah Palin en 2008 aux côtés du candidat républicain John McCain, et Geraldine Ferraro en 1984 avec le démocrate Walter Mondale. Aucune n’est devenue vice-présidente.

Donald Trump a salué mardi dans son entretien radio le travail de son propre vice-président, Mike Pence, tout en minimisant l’importance du choix du colistier. «Les gens ne votent pas pour le colistier, pas du tout», a-t-il avancé. «Vous pouvez choisir un George Washington comme colistier. Ou Abraham Lincoln, revenu d’entre les morts. Ils ne votent tout simplement pas pour le colistier».

Par Le Figaro avec AFP

Les importations depuis Hongkong vers les États-Unis devront être étiquetées «made in China»

août 11, 2020

 

Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hongkong après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome.

Hong Kong a réagi en affirmant que l'application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). ANTHONY WALLACE / AFP

Les douanes américaines vont annoncer ce mardi que les marchandises importées de Hong Kong devront porter la mention «fabriqué en Chine» pour pouvoir être vendues aux États-Unis, selon un projet de document de ces services consulté par l’AFP. Le président américain Donald Trump avait annoncé le 14 juillet la fin du régime préférentiel accordé par Washington à Hong Kong, après l’imposition par Pékin d’une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire semi-autonome. En 2018, Hong Kong a vendu sous ce régime pour 6,3 milliards de dollars de marchandises aux États-Unis, en particulier des équipements électriques, des métaux précieux et des gemmes ainsi que des plastiques.

«En ce qui concerne les marchandises importées produites à Hong Kong, ces marchandises ne peuvent plus être identifiées comme provenant de l’origine ‘Hong Kong’ mais doivent être marquées comme provenant de ‘Chine’», selon le projet de document qui doit être publié mardi par les douanes américaines. Hong Kong a réagi en affirmant que l’application de cette mesure se ferait au mépris du statut de la ville, qui est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et violerait les règles du commerce international. «Hong Kong jouit d’un statut unique en tant que territoire douanier distinct … qui n’est pas accordé et ne peut être révoqué par aucun autre pays», a déclaré le gouvernement de la région semi-autonome dans un communiqué.

Cette décision intervient alors que les tensions s’accroissent entre les États-Unis et la Chine. Elle est en conformité avec le décret signé en juillet par Donald Trump après avoir conclu «que Hong Kong n’est plus suffisamment autonome pour justifier un traitement différentiel par rapport à la Chine», selon le projet de document. Un délai de 45 jours sera octroyé aux importateurs après l’annonce de cette mesure pour leur donner le temps de s’adapter. Le décret présidentiel du 14 juillet a également mis fin au traitement préférentiel dans le domaine des passeports et aux exportations de technologies sensibles, suspendant également l’accord d’extradition de Washington avec Hong Kong et les entraînements conjoints de la police.

Les États-Unis ont également imposé vendredi des sanctions à un groupe de 11 responsables chinois et hongkongais accusés de saper l’autonomie de Hong Kong, dont la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, en réponse à l’imposition de la loi sur la sécurité. La Chine a condamné ces sanctions «barbares» et pris des mesures à l’encontre de 11 responsables américains en représailles, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruiz ainsi que le dirigeant de l’association de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), Kenneth Roth.

Par Le Figaro avec AFP

Fête de l’indépendance du Tchad : le président Idriss Déby reçoit le titre de maréchal

août 11, 2020

 

Idriss Déby Itno, à l'Assemblée nationale le 11 août, lors de la cérémonie l'élevant au grade de Maréchal du Tchad, organisée à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du pays.

Idriss Déby Itno, à l’Assemblée nationale le 11 août, lors de la cérémonie l’élevant au grade de Maréchal du Tchad, organisée à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du pays. © DR / Présidence tchadienne

 

 

Le Tchad a célébré le 11 août 2020 ses 60 ans d’indépendance. En raison du coronavirus, la journée a été marquée par une cérémonie à l’Assemblée nationale pour élever le chef de l’Etat Idriss Déby Itno au grade de maréchal.

Les députés tchadiens viennent d’élever à l’ultime niveau de la hiérarchie militaire, le rang de maréchal, le président Idriss Déby Itno. Cette élévation a été approuvée par la majorité parlementaire et une partie de l’opposition.

Maître Jean-Bernard Padaré, porte-parole du MPS (Mouvement patriotique du salut), le parti au pouvoir, estime qu’il est tout à fait normal que le président soit honoré le jour de la fête de l’indépendance.

« Les députés, élus du peuple, jettent un regard rétrospectif sur ce qui a été accompli en 60 ans et ils ont identifié un des enfants du pays qui a consacré le plus clair de son temps à défendre l’intégrité du Tchad, la sécurité de nos concitoyens, donc ils ont décidé de l’élever à la dignité de maréchal le jour des 60 ans de notre pays. C’est symbolique, pour lui dire : nous sommes fiers de votre engagement pour assurer l’intégrité de notre territoire et la défense de nos concitoyens », a déclaré Jean-Bernard.

Toutefois, certains estiment que cette cérémonie d’élévation au rang de maréchal ne devrait pas avoir lieu le jour de la commémoration de l’indépendance du pays.

« C’est un crime national que de faire coïncider cet événement avec l’anniversaire de notre indépendance. Le mode de fonctionnement que nous connaissons va faire en sorte que chaque année, on va plutôt privilégier le maréchalat et donc on va reléguer le 11 août 1960 aux calendes grecques. C’est irresponsable et personne ne peut l’accepter », s’est insurgé l’opposant Saleh Kebzabo, président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

 

Mali : qui est Amadou Ousmane Touré, le nouveau président de la Cour constitutionnelle ?

août 11, 2020

Amadou Ousmane Touré, le nouveau président de la Cour constitutionnelle du Mali, a pris ses fonctions le 10 août 2020.

Amadou Ousmane Touré, le nouveau président de la Cour constitutionnelle du Mali, a pris ses fonctions le 10 août 2020. © EMMANUEL DAOU BAKARY

 

Élu à l’unanimité par les autres juges dimanche 9 août, le nouveau président de la Cour constitutionnelle s’est notamment illustré dans la lutte contre la corruption, lorsqu’il était à la tête du bureau du Vérificateur général.

Le nouveau président de la Cour constitutionnelle, qui prête serment ce 10 août devant l’Assemblée nationale, est loin d’être un inconnu sur la scène politique malienne. Jusqu’à sa élection dimanche, Amadou Ousmane Touré occupait le poste de directeur de cabinet du Premier ministre, Boubou Cissé, avec rang de ministre. Il a également été ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire de 2008 à 2011.

Figure de la lutte anticorruption

Mais c’est surtout son rôle en tant que Vérificateur général, de 2011 à 2018, qui a fait de lui une personnalité de premier plan, en le plaçant au cœur de l’un des sujets les plus épineux, et qui concentre les attentes de ses concitoyens : la lutte contre la corruption.

Ses rapports lors des premières années du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta ont soulevé de nombreux scandales de détournement de fonds publics et de corruption. Les deux plus emblématiques sont ceux portant sur l’achat de l’avion présidentiel et celui concernant la surfacturation du matériel militaire, en 2014.

Fin mars, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako, Mahamadou Kassogué, avait d’ailleurs annoncé la réouverture de ces deux dossiers, dans lesquels des proches du président étaient cités.

Le bâtiment de la Cour constitutionnelle, à Bamako, en 2018.
Le bâtiment de la Cour constitutionnelle, à Bamako, en 2018. © Luc Gnago/REUTERS

« Amadou Ousmane Touré est vu comme un homme honnête et travailleur », confie un ancien haut fonctionnaire malien qui a travaillé en lien avec bureau du Vérificateur général. « C’est un homme de dossiers », ajoute Brehima Mamadou Koné, chercheur à l’Institut de recherche et de promotion des alternatives de développement en Afrique.

Âgé de 63 ans, ce magistrat de formation a traité des dossiers de délinquance financière en tant que procureur de la République près le tribunal de première instance de la Commune III du district de Bamako, puis, à partir de 2004, en tant que procureur général de la Cour d’appel de Bamako, jusqu’à son départ pour Abidjan en 2008.

Courrier confidentiel

Plus récemment, Amadou Ousmane Touré a été au centre de l’attention médiatique, le 14 juillet dernier. Quelques jours après la répression des manifestations à Bamako, il a adressé un courrier confidentiel au ministre de la Sécurité intérieure, Salif Traoré – démissionnaire depuis le 11 juin – lui demandant des explications sur l’engagement de la la Force spéciale antiterroriste. Au moins onze personnes ont été tuées, selon les décomptes officiels, et au moins 22, selon le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).

Mais pour Clément Dembélé, président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage et membre du M5-RFP, « c’est aussi lui le signataire du déblocage de 200 millions de francs CFA qui ont permis de renforcer la sécurité lors des manifestations ».

« Il a joué un rôle dans la lutte contre la corruption. Mais il a aussi été directeur de cabinet du Premier ministre. Sera-t-il du côté du peuple ou à la solde du régime ? », s’interroge l’activiste.

La mise en place de la nouvelle Cour constitutionnelle était l’une des recommandations de la Cedeao afin de résoudre la crise socio-politique qui secoue le pays.

Dans sa nouvelle composition, elle comprend Amadou Ousmane Touré – qui en prend donc la présidence – , Asser Kamate, et Doucourou Kadidia Traoré, tous trois désignés par le président de la République ; Maliki Ibrahim, Ba Haoua Toumagnon et Beyla Ba, désignés, eux, par le bureau de l’Assemblée nationale ; Demba Tall, Mohammed Abdourahamane Maïga et Djénéba Karabenta, désignés par le Conseil supérieur de la magistrature. Ils prêtent serment ce 10 août devant l’Assemblée nationale, en présence du président Ibrahim Boubacar Keïta et de l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur de la Cedeao.

Contentieux électoral

Leur première mission sera de plancher sur le contentieux électoral qui a éclaté après les législatives de mars et d’avril. Alors que les résultats provisoires annonçaient 43 députés pour le Rassemblement pour le Mali (RPM, au pouvoir), la Cour constitutionnelle avait annoncé, après examen des recours, que le parti présidentiel avait emporté 51 des 147 sièges que compte l’Assemblée nationale. Des manifestants étaient alors descendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour exprimer leur mécontentement.

« La Cour pourrait reprendre les résultats du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation dans les circonscriptions contestées. L’autre possibilité est que le président décide de dissoudre l’Assemblée nationale. Pour cela il fallait d’abord mettre en place une Cour », analyse Brehima Mamadou Koné.

« La meilleure option reste la dissolution de l’Assemblée, juge le chercheur. Mais le Mali n’est pas en capacité financière et technique d’organiser des élections dans les délais impartis par la loi. De plus, nous faisons face à une crise sécuritaire, qui touche désormais également l’ouest du pays, à quoi il faut ajouter l’épidémie de coronavirus ».

La prestation de serment des magistrats formant la nouvelle Cour constitutionnelle se tient à la veille de l’appel à une nouvelle grande manifestation du M5-RFP, qui continue de réclamer le départ du président.

« La nouvelle Cour va certes permettre de trouver une solution au contentieux électoral, mais elle n’est pas la solution pour le Mali », prévient d’ores et déjà Clément Dembélé, également membre d’Espoir Mali Koura (EMK), un mouvement de la société civile dirigé par le cinéaste et ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko. « Le problème du Mali n’est pas politique, il est social. Les Maliens ne mangent pas à leur faim, l’école est en crise depuis des années, nous faisons face à une crise sécuritaire, à des détournement de fonds, et à une défiance à l’égard des gouvernants… Tout cela, ni un gouvernement d’union nationale, ni le départ de Boubou Cissé ne pourra le changer ».

 Avec Jeune Afrique par Aîssatou Diallo

Covid-19: les masques chirurgicaux très efficaces, les bandanas beaucoup moins, selon une étude

août 10, 2020

Les bandanas réduisent les gouttelettes de 50%, contre plus de 90% pour les masques chirurgicaux, selon une étude publiée par Science Advances.

Une femme porte un bandana au Zimbabwe pour se protéger contre le Covid-19.
Une femme porte un bandana au Zimbabwe pour se protéger contre le Covid-19. ZINYANGE AUNTONY / AFP

Les masques chirurgicaux stoppent plus de 90% des gouttelettes émises par la parole, selon une étude comparative de 14 types de masques qui conclut que les bandanas et les cache-cols en polaire sont les moins efficaces. Pour cette expérience publiée par Science Advances le 7 août, les chercheurs de l’université américaine de Duke ont fait parler plusieurs participants masqués dans une pièce noire vers un rayon laser, la scène étant filmée (les gens répétaient: «Stay healthy, people», «prenez soin de vous»). Le nombre de postillons et gouttelettes traversant le rayon a été analysé par ordinateur.

Sans surprise, les masques réservés au personnel hospitalier N95 (la norme américaine, équivalente aux FFP2 en Europe) sont les plus efficaces, réduisant la transmission de gouttelettes de plus de 99,9%, par rapport à une personne parlant sans masque. Suivent les masques médicaux à trois couches, qui la réduisent de plus de 90%, et juste derrière les masques en polypropylène et coton/polypropylène. Pour les masques faits maison en coton, la réduction oscillait entre 70 et 90%, selon le nombre de couches et le plissage. Les bandanas réduisaient les gouttelettes de 50%.

Le pire des 14 masques testés était un cache-col en laine polaire, du type de ceux qu’utilisent les coureurs: ce tissu a en fait augmenté le nombre de gouttelettes expulsées, probablement parce que le matériau divisait les grosses gouttelettes en plus petites. Les masques médicaux professionnels N95 équipés d’une valve ronde étaient enfin bien plus mauvais que les N95 sans valve et comparables aux masques en coton, car la valve aide précisément à évacuer l’air expiré; ces masques sont vendus comme «respirables», mais les autorités et experts les déconseillent car, s’ils protègent le porteur, ils propagent plus facilement l’air contaminé expiré par une personne.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

États-Unis: Donald Trump brièvement exfiltré de la Maison-Blanche, un suspect neutralisé

août 10, 2020

La police a tiré lundi sur un suspect armé à proximité de la Maison-Blanche. Le président américain a été placé en confinement pendant quelques minutes.

Donald Trump a été mis à l'abri par son service de sécurité.
Donald Trump a été mis à l’abri par son service de sécurité. Brendan Smialowski / AFP

Donald Trump a brusquement interrompu lundi une conférence de presse à la Maison-Blanche, brièvement placée en confinement, avant de revenir expliquer que le «Secret Service», chargé de protéger le président des États-Unis, venait de tirer sur une personne «à l’extérieur de la Maison-Blanche». «La police a tiré sur quelqu’un», a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes. «Et le suspect est en route pour l’hôpital», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: «D’après ce que je comprends, oui». «C’était à l’extérieur» de la barrière de la Maison-Blanche, a-t-il ajouté. «Cela n’a peut-être rien eu à voir avec moi». Le président des Etats-Unis donnait son point presse quotidien lorsqu’un agent chargé de sa sécurité s’est approché. «Excusez-moi?» lui a demandé Donald Trump en s’interrompant, avant de quitter calmement la salle une fois que l’agent lui a glissé des explications à l’oreille, suivi par son équipe.

«Secoué? (…) Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n’est pas quelque chose de spécial», a répondu le républicain à une question de journaliste, à son retour après plusieurs minutes. «Je me sens en sécurité avec le Secret Service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs», a-t-il dit de cette agence fédérale assurant la protection rapprochée du dirigeant des État-Unis et d’autres personnalités politiques américaines. Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l’économie américaine.

Par Le Figaro avec AFP

Trois-Rivières(Québec)/Jean Lamarche sera de la prochaine campagne à la mairie: «J’ai besoin d’un autre mandat»

août 10, 2020

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

© FRANÇOIS GERVAIS Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.
Trois-Rivières — Élu à la suite du départ précipité d’Yves Lévesque à la mairie de Trois-Rivières, Jean Lamarche ne compte pas être une étoile filante à l’hôtel de ville. Il entend briguer un second mandat pour poursuivre, dit-il, tous les chantiers entrepris depuis son élection en mai 2019.«Dès que je me suis présenté pour un mandat de deux ans, je savais que je voulais poursuivre pour réaliser ce que je voulais faire d’un mandat de plus», affirme le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, dont le court mandat se déroule lors d’une pandémie aux impacts multiples.

«Jusqu’à ce jour, je suis bien content de ce que j’ai fait. On est en train d’instaurer de nouvelles pratiques, une façon de faire et une nouvelle vision. Et ça, je veux l’amener plus loin et j’ai besoin d’un autre mandat.»

Les Trifluviens devraient donc voir le nom de Jean Lamarche sur les bulletins de votes lors des prochaines élections municipales, le 7 novembre 2021. Et ce, même si l’ancien maire Yves Lévesque décide de faire un retour en politique après avoir quitté son poste de maire à mi-mandat pour des raisons de santé.

«M. Lévesque, s’il souhaite venir dans la course, il sera un candidat. Si je veux briguer la mairie, je le fais selon mes convictions, je le fais parce que je pense que je suis la bonne personne», mentionne M. Lamarche qui se dissocie de l’étiquette de dauphin d’Yves Lévesque qu’on lui accole souvent.

L’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

© STÉPHANE LESSARD L’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.
Joint brièvement samedi à la suite de la publication de la chronique de Jean-Marc Beaudoin «Yves Lévesque reluquerait la mairie?», l’ancien maire de Trois-Rivières et candidat conservateur défait aux dernières élections fédérales n’a pas nié un possible retour en politique. Il n’a toutefois pas évoqué la volonté de briguer à nouveau la mairie de Trois-Rivières. Yves Lévesque disait être amusé, car cette chronique avait fait «sonner le téléphone». Malgré quelques tentatives, il a été impossible de s’entretenir avec Yves Lévesque lundi.Ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières à deux reprises, Jean-François Aubin n’envisage aucunement une troisième campagne électorale. Celui qui a obtenu 33,5 % des voix contre 56 % pour Jean Lamarche lors des dernières élections ferme définitivement la porte pour les prochaines élections.

L’ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.

© FRANÇOIS GERVAIS L’ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.
Sa récente sortie publique concernant la gestion de l’alerte d’urgence lors de l’incendie du groupe Somavrac pourrait laisser croire qu’il prépare un retour, Jean-François Aubin assure qu’il n’en est rien.«En 2021, je ne suis pas là. Je ne suis même pas en réflexion là-dessus», soutient-il.

«Je m’intéresse toujours à l’actualité et à la politique municipale, ça va toujours rester, et je ne me gêne pas pour dire des opinions quand j’ai à les dire. Mais ce n’est pas en vue d’une relance pour la mairie 2021.»

En ce qui concerne une candidature au conseil municipal, Jean-François Aubin n’exclut par cette possibilité aussi catégoriquement. Il précise toutefois ne pas avoir réfléchi à ce sujet.

Avec Le Nouvelliste par Gabriel Delisle