Archive for the ‘Société’ Category

L’ONU « débordée » en Centrafrique où les menaces augmentent

juin 21, 2018

 

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, auprès de Parfait Onanga-Anyanga, l’émissaire de l’organisation pour la Centrafrique, à l’aéroport de Bangassou en Centrafrique, le 25 octobre 2017 / © AFP/Archives / ALEXIS HUGUET

La mission des Casques bleus de l’ONU en Centrafrique « est débordée » et « les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s’accroître », a affirmé jeudi au Conseil de sécurité l’émissaire onusien pour ce pays.

Parfait Onanga-Anyanga a ajouté que le personnel de la Minusca, « militaire, policier et civil constituait des cibles pour les groupes armés et les gangs criminels aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

« Les groupes armés et les factions continuent d’exercer une influence négative sur de vastes parties du territoire national, notamment à l’est, au centre et au nord-ouest du pays », a confirmé Parfait Onanga-Anyanga.

Face à la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité avait approuvé fin 2017 un renforcement de 900 hommes de la Minusca mais les effectifs ne sont toujours pas au complet. La Minusca est autorisée à comprendre jusqu’à 12.000 militaires et policiers mais la réalité est en deçà de ce nombre, l’ONU peinant à trouver des contingents pour ce pays.

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, souligne que la Minusca ne peut à elle seule assurer le fardeau de la sécurité en Centrafrique. La responsabilité première en revient au gouvernement, a-t-il ajouté en réclamant à Bangui d’accélérer la mise sur pied de forces nationales armées.

« La situation sécuritaire volatile et les affrontements récurrents entre les groupes armés continuent d’affecter négativement le processus politique », a aussi relevé l’émissaire de l’ONU.

Une tentative de médiation est en cours sous l’égide de l’Union africaine. Des facilitateurs ont aussi rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces du pays.

Ces groupes « doivent déposer les armes et s’engager sans délai et sans condition dans le processus de paix », a réclamé parmi les intervenants l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre. Il a rappelé que le Conseil de sécurité avait à sa disposition « l’outil des sanctions » contre ceux qui contreviennent au processus de paix.

Le représentant américain adjoint à l’ONU, Jonathan Cohen, a reconnu lui aussi que la Minusca était sous tensions, et « peinait à mettre pleinement en oeuvre son mandat ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 22h13)

Publicités

Nicaragua: nouvel assaut contre Masaya, l’Église craint « un massacre »

juin 21, 2018

Des manifestants contre le gouvernement brandissent leurs armes artisanales derrière une barricade à Managua, le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

Les forces de l’ordre du Nicaragua ont lancé jeudi un nouvel assaut contre la ville de Masaya, déclarée en rébellion par ses habitants, et les évêques catholiques ont décidé de se rendre sur place « pour éviter un nouveau massacre ».

Alors que l’Église avait l’espoir de voir repartir le dialogue national, suspendu depuis lundi, l’annonce de cette offensive, qualifiée de « disproportionnée » par le secrétaire de l’Association nicaraguayenne (pour les) droits de l’homme (ANPD), Alvaro Leiva, a ravivé les craintes de violences.

« C’est incohérent de parler de dialogue et d’être en train d’assassiner le peuple à tour de bras », a dénoncé M. Leiva. « Je lance un appel au président (Daniel) Ortega pour qu’il arrête la tuerie contre le peuple de Monimbo », quartier indigène de Masaya ciblé selon lui par l’intervention.

Inquiète, l’Eglise catholique, qui avait appelé à une journée de prières, a annoncé qu’elle envoyait ses évêques sur place.

« Nous, les évêques de Managua, avons décidé d’aller ce matin par bus, avec tout le clergé, depuis Managua et jusqu’à Masaya et Monimbo, pour éviter un nouveau massacre, consoler et prier avec notre peuple », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« Nous allons dans une mission de paix pour apporter du réconfort et arrêter la violence », a déclaré l’archevêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baez.

Depuis le 18 avril, quand ont éclaté les premières manifestations, le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh) a dénombré 187 morts et plus de 1.000 blessés.

– « Peur » –

Les violences sont quotidiennes dans le pays, le plus pauvre d’Amérique centrale, alors que les forces du gouvernement tentent de reprendre le contrôle des villes auto-déclarées en rébellion, notamment Masaya, commune de 100.000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale Managua et devenue l’épicentre des protestations.

Un homme passe à bicyclette devant des inscriptions « Ortega assassin » et « Notre lutte est juste », dans la ville de Masaya, le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

« Nous vivons dans la peur. J’ai vu passer des camionnettes avec des civils armés de fusils AK-47 », a raconté à l’AFP Ivania Miranda, une habitante de 53 ans, alors que les violences ont provoqué ces derniers jours au moins 23 morts à Masaya, ainsi que des pillages et incendies.

Selon le leader étudiant Cristian Fajardo, des détonations ont été entendues dans le nord de la ville où « environ 500 hommes encagoulés et fortement armés sont en train d’avancer ».

Les habitants restaient enfermés chez eux pendant que des agents anti-émeutes et des hommes masqués et armés parcouraient les rues en tirant et en enlevant les barricades érigées par les riverains, selon des images diffusées par la télévision.

« La douleur au Nicaragua est grande, un peuple désarmé est en train d’être massacré. Les villes sont aux mains de bandits », a dénoncé Mgr Baez dans son homélie de jeudi.

Ailleurs dans le pays, d’autres offensives ont été signalées: ainsi, les cloches des églises ont sonné dans la nuit dans plusieurs villes comme Diriamba (ouest), pour alerter de la présence d’hommes armés tentant de démonter les barricades.

– Vers une guerre civile? –

Suspendu depuis lundi, le dialogue entre gouvernement et opposition semblait pourtant sur le point de reprendre, alors que l’exécutif a finalement invité, comme il l’avait promis, des organismes internationaux comme l’Union européenne ou le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à venir enquêter sur les violences commises.

L’Eglise comme l’opposition appellent le président Ortega – un ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après l’avoir déjà été de 1979 à 1990 – à permettre l’organisation d’élections générales anticipées en mars 2019 (au lieu de fin 2021). Ce dernier reste muet sur ce point.

Un couple de manifestants s’embrasse, sur une barricade à Mangua le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l’Etat et son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo: le couple est accusé de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

« Le peuple ne se rend pas », « Dehors Ortega », « Non à la dictature orteguiste », pouvait-on lire jeudi sur les murs de Masaya.

Le couple Ortega-Murillo accuse les rebelles d’être des « délinquants » et « vandales », coupables de « terrorisme » et de mettre à mal l’économie du pays.

De nombreux commerces sont fermés et des milliers de camions de marchandises restent bloqués sur les routes du Nicaragua.

« Nous allons vaincre le mal, la perversité, l’ignominie et l’abomination », a lancé Rosario Murillo, surnommée « La sorcière » par ses détracteurs.

« Nous voyons qu’il y a une volonté politique de l’Etat de pousser vers une guerre civile », s’inquiète Marlin Sierra, directrice exécutive du Cenidh.

Le département d’Etat américain a appelé à organiser des élections anticipées et dénoncé la répression par les forces de l’ordre, de même que l’ONU, le Parlement européen ou encore Amnesty international.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 19h45)

États-Unis: Melania Trump, émissaire à la rencontre d’enfants sans-papiers

juin 21, 2018

La Première Dame américaine Melania Trump visite le centre pour enfants « Upbring New Hope Children Center » à McAllen, au Texas, le 21 juin 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Dans un nouveau coup de théâtre, Melania Trump s’est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, en émissaire d’un président américain qui tente de regagner l’opinion publique profondément choquée par sa politique de séparation des familles de clandestins.

« Nous savons tous qu’ils sont là sans leurs familles et je veux vous remercier pour votre dur travail, votre compassion et la gentillesse que vous leur offrez en ces temps difficiles », a déclaré la Première dame aux professionnels d’un centre d’hébergement de McCallen, grande ville texane.

Elle s’exprimait quelques heures seulement après la volte-face spectaculaire de Donald Trump qui a mis fin mercredi, par décret, aux séparations polémiques.

De l’aveu même du milliardaire, Melania Trump a joué un rôle dans cette décision, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2.300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en oeuvre de sa politique de « tolérance zéro », début mai.

Quand retrouveront-ils leurs familles, demandent depuis mercredi ONG et opposition démocrate.

La Première Dame américaine Melania Trump a rendu visite à des gardes-frontières lors de son passage à McAllen au Texas, le 21 juin 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

« Je voudrais aussi vous demander comment je peux aider à réunir ces enfants avec leurs familles aussi vite que possible », a demandé Melania Trump, dans un développement quasi-surréaliste de cette controverse.

Ce centre, Upbringing New hope Children’s Shelter, accueille actuellement une soixantaine de mineurs âgés de 5 à 17 ans, originaires du Honduras et du Salvador. Selon un haut responsable, la plupart sont des adolescents arrivés aux Etats-Unis sans être accompagnés d’adultes. Seuls six ont été séparés de leurs parents.

La Première dame doit aussi se rendre sur un site des garde-frontières.

L’idée du voyage est venue de Melania Trump, a précisé sa porte-parole, affirmant que son époux l' »a soutenue ». C’est d’ailleurs lui qui a annoncé aux médias son arrivée au Texas.

Un camp où sont retenus des mineurs par les autorités américaines après avoir franchi illégalement la frontière avec le Mexique, le 19 juin 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a profité de l’occasion pour exhorter de nouveau le Congrès à agir pour réformer les lois sur l’immigration.

« Il faut qu’ils se mettent d’accord et fassent quelque chose », s’est-il exaspéré, rejetant encore une fois la faute de l’inaction sur l’opposition démocrate, qu’il accuse de vouloir « ouvrir les frontières ».

« C’est une honte », a-t-il martelé.

– Votes au Congrès –

La ministre à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et le vice-président Mike Pence regardent le président Donald Trump signant le décret qui met fin à la séparation des familles à la frontière avec le Mexique / © AFP / Mandel Ngan

Sous la pression du président et poussés par la crise des familles de migrants, le chef des républicain à la Chambre des représentants Paul Ryan s’est vu forcé de soumettre au vote jeudi deux réformes de l’immigration.

Sans trop y croire lui-même, tant le consensus entre aile dure et droite modérée paraît lointain malgré leur majorité au Congrès. « Nous tentons de résoudre ces problèmes tous seuls », a ainsi déploré M. Ryan.

Les plans républicains collent au décret Trump: si les enfants ne seront plus séparés de leur famille, c’est parce qu’ils resteront désormais en centre de rétention avec leurs parents pendant les poursuites pénales.

Mais ils vont bien au-delà du sort de ces familles déchirées.

Des manifestants déploient le drapeau américain lors d’un rassemblement près d’un poste-frontière avec le Mexique, au Texas, pour protester contre les séparations de familles de migrants, le 21 juin 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Au menu: financement du mur à la frontière mexicaine, statut des jeunes dits « Rêveurs » –arrivés sans papiers aux Etats-Unis lorsqu’ils étaient enfants– et nette réduction de l’immigration légale, avec notamment de strictes limites au regroupement familial et un changement des critères d’attribution des visas de travail.

Un sujet explosif qui divise d’autant plus profondément le parti que les élections parlementaires de novembre approchent.

Deux votes sont prévus.

D’abord, encore en cours vers 14H00 (18H00 GMT), sur un texte très restrictif qui circule depuis janvier et dont les partisans eux-mêmes reconnaissent qu’il n’aboutira certainement pas.

Migrants: Melania Trump à la frontière avec le Mexique / © AFP / –

Puis à partir de 17H00 (21H00 GMT), sur un projet présenté cette semaine et se voulant plus ouvert à la frange modérée, même si cette étiquette fait rire les démocrates. Il prévoit un permis de travail et de résidence pour les « Rêveurs », renouvelable tous les six ans et qui les autorise à tenter de décrocher ensuite un statut de résident permanent.

Dans une curieuse façon d’encourager un vote qu’il réclame depuis des mois, le président républicain a signalé dès le début de matinée que cette réforme semblait de toutes façons promise à l’échec au Sénat, où son parti n’a qu’un mince majorité.

Pas de suspense du côté démocrate, ils voteront contre. « Les républicains continuent d’être complices des atrocités de » Donald Trump », a asséné leur cheffe à la Chambre, Nancy Pelosi.

– « Bienvenue en Amérique » –

Au-delà des clivages partisans, le décret Trump ne satisfait pas non plus les associations de défense des droits de l’homme qui s’inquiètent de voir les familles détenues.

Et alors qu’il a souvent vanté par le passé ses nombreuses apparitions en Une du Time, Donald Trump ne devrait pas afficher celle du prochain numéro, révélée jeudi et qui le montre dominant une fillette en larmes, dont la photo a largement contribué à alerter l’opinion, avec le simple titre: « Bienvenue en Amérique ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 20h35)

Migrants: le Pentagone chargé d’héberger 20.000 enfants non-accompagnés

juin 21, 2018

Washington – Le ministère américain de la Santé (HHS) a demandé au Pentagone de se préparer à héberger sur des bases militaires 20.000 enfants migrants entrés sur le territoire américain non-accompagnés par des adultes, a indiqué à l’AFP un responsable américain.

« Il a été demandé au ministère de la Défense d’apporter son soutien au HHS qui a requis 20.000 lits », a indiqué ce responsable ayant requis l’anonymat.

Ces lits sont destinés aux enfants non-accompagnés, a-t-il précisé.

Dans son décret signé mercredi pour mettre un terme à la séparation à la frontière des familles de migrants clandestins, Donald Trump avait donné l’ordre au ministère de la Défense de mettre, si nécessaire, à disposition tout bâtiment pouvant être utilisé pour loger des migrants, voire de construire de nouvelles installations.

Le ministère de la Santé envisageait depuis plusieurs semaines d’utiliser certaines des nombreuses bases militaires américaines dans le sud des Etats-Unis pour y loger les migrants mineurs arrivant seuls aux Etats-Unis pour y retrouver des proches.

Quatre bases avaient été sélectionnées, dont trois au Texas et une en Arkansas.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 19h24)                                                        

Merkel arrive au Liban, sur fond de polémique en Allemagne sur l’immigration

juin 21, 2018

Le Premier ministre libanais Saad Hariri et la chancelière allemande Angela Merkel, à Beyrouth, le 21 juin 2018 / © DALATI AND NOHRA/AFP / STRINGER

La chancelière allemande Angela Merkel est arrivée jeudi à Beyrouth dans le cadre d’une tournée au Moyen-Orient, sur fond de polémique en Allemagne sur sa politique migratoire.

Mme Merkel a rencontré le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui l’a accueilli à l’aéroport. Les deux responsables se sont ensuite rendus au Grand Sérail, le siège du gouvernement dans la capitale libanaise.

Selon le bureau de presse de M. Hariri, les discussions ont porté sur les derniers développements au Liban et dans la région.

La chancelière allemande doit rencontrer vendredi le président Michel Aoun et tenir une conférence de presse avant de retourner en Allemagne, où elle fait face à une pression croissante pour freiner l’afflux des migrants.

Avant le Liban, Mme Merkel était en Jordanie, où elle a rencontré le roi Abdallah II.

Les deux pays du Proche-Orient accueillent le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde.

Alors que le sentiment anti-immigration se répand à travers toute l’Europe, Mme Merkel a été critiquée dans sa propre coalition gouvernementale pour avoir accepté d’accueillir plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015.

Beaucoup d’entre eux venaient de Syrie, dont le conflit vieux de sept ans est également responsable de l’afflux massif de réfugiés en Jordanie et au Liban.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 19h49)

La journaliste Emmanuelle Latraverse quitte Radio-Canada

juin 21, 2018

 

Emmanuelle Latraverse

Emmanuelle Latraverse a travaillé à Radio-Canada pendant 13 ans. Photo : Radio-Canada

Brexit: Londres veut mettre en place un enregistrement « simple » pour les européens

juin 21, 2018

Londres – Les citoyens européens résidant au Royaume-Uni pourront commencer à s’enregistrer dès l’automne pour obtenir un titre de séjour permanent après le Brexit, a annoncé jeudi le gouvernement britannique, s’engageant à rendre la procédure « aussi simple que possible ».

Près de quatre millions de ressortissants européens vivent au Royaume-Uni, où ils bénéficient actuellement d’une liberté de mouvement qui prendra fin à l’issue d’une période de transition de 21 mois après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Ces citoyens pourront commencer à s’enregistrer « dès l’automne de cette année », avec l’objectif que la procédure soit totalement opérationnelle d’ici à fin mars 2019, a déclaré le ministre de l’Intérieur Sajid Javid, devant la chambre des Lords. Il a assuré que la procédure sera « aussi simple que possible ».

En décembre 2017, Londres et Bruxelles avaient conclu un accord pour garantir, après le Brexit, le maintien des droits de ces citoyens ainsi que ceux des Britanniques vivant dans le reste de l’UE. Mais les uns comme les autres avaient exprimé de fortes inquiétudes quant au flou entourant la mise en oeuvre effective de ces garanties.

Les demandes de titre de séjour pourront être introduites en ligne ou via une application sur téléphone portable, a détaillé Sajid Javid.

Il a toutefois reconnu que cette application n’est pas totalement opérationnelle sur les iPhone, en raison d’une incompatibilité technologique ne permettant pas de lire la puce du passeport. Il a indiqué que les autorités travaillaient avec le géant américain pour résoudre le problème.

Les candidats devront prouver leur identité, fournir une preuve de résidence au Royaume-Uni et ne pas avoir commis d’infraction grave. Aucun revenu minimum ne sera exigé tandis que le droit au regroupement familial est garanti.

« Nous ne chercherons pas du tout de raisons, d’excuses pour ne pas accorder le statut », a assuré Sajid Javid.

Les Européens résidant au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition, qui s’achèvera le 31 décembre 2020, auront jusqu’au 30 juin 2021 pour introduire une demande.

Ceux s’y trouvant depuis au moins cinq ans à cette date pourront prétendre à un titre de séjour permanent. Les autres pourront obtenir un statut leur permettant de séjourner cinq ans supplémentaires et d’introduire une demande pour un statut permanent.

« Les citoyens européens contribuent grandement à notre économie et à notre société », a déclaré la secrétaire d’Etat à l’Immigration Caroline Nokes, devant la chambre des Communes. « Ils sont nos amis, notre famille et nos collègues et nous voulons qu’ils restent ».

Le coût sera de 65 livres (74 euros), similaire à celui d’une demande de passeport britannique, et de 32,50 livres pour les moins de 16 ans.

Les Irlandais ne devront pas s’enregistrer tandis que Londres entend également ouvrir la procédure d’enregistrement aux citoyens de la Norvège, de l’Islande, du Liechtenstein (trois pays membres de l’Espace économique européen) et de la Suisse.

Sajid Javid a reconnu que l’enregistrement de toutes ces personnes constituerait un « défi » pour le ministère de l’Intérieur, dont le personnel dédié va passer de 700 à 1.500, probablement d’ici à la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 14h15)                                                        

Inde: des rats grignotent plus d’un million de roupies dans un distributeur

juin 21, 2018

Inde: des rats grignotent plus d’un million de roupies dans un distributeur / © AFP / NARINDER NANU

Des rats qui se sont introduits dans un distributeur de billets de banque dans l’Etat de l’Assam, dans le nord-est de l’Inde, ont grignoté des billets d’une valeur totale de 1,2 millions de roupies (18.000 dollars), a annoncé jeudi la police.

Ce cas inhabituel a été découvert après que des usagers se furent plaints que le distributeur était hors service et qu’il ne délivrait plus de billets, a indiqué à l’AFP la police du district de Tinkusia.

Les employés de la banque « sont venus contrôler le distributeur de billets la semaine dernière et ont découvert un rat mort et des billets de banque déchiquetés lorsqu’ils l’ont ouvert », a déclaré le commissaire de police Mugdhajyoti Dev Mahanta.

La police a procédé à des vérifications et n’a pas trouvé d’indices suggérant « un délit ou un complot ». « Il semble que des rats se soient introduits dans l’appareil par une petite ouverture où passent des cables », a-t-il dit.

Les rats ont grignoté une somme d’un montant total de 1,2 million de roupies (18.000 dollars), ont rapporté des medias. Des images montraient un distributeur rempli de billets de 500 et 2.000 roupies déchiquetés.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 16h33)

Le pape François au pays de Calvin pour revigorer l’unité des chrétiens

juin 21, 2018

Le pape François est accueilli le 21 juin 2018 à Genève par le président de la Confédération helvétique Alain Berset pour sa visite d’une journée dans le pays de Calvin. / © POOL/AFP / PETER KLAUNZER

Le pape François a prôné jeudi à Genève « l’unité » des chrétiens opposée aux « guerres et aux divisions » qui affectent les plus faibles dans le monde, après une prière commune au côté de protestants et d’orthodoxes.

Le chef des 1,3 milliard de catholiques, plus célèbre porte-voix des chrétiens, a accepté une invitation du Conseil œcuménique des Eglises (COE), qui fête ses 70 ans et représente avec 350 églises membres quelque 500 millions de protestants et d’orthodoxes.

A Genève, terre du théologien et réformateur français Jean Calvin, le pape embrasse au sein du COE la galaxie mondiale chrétienne actuelle, dont des luthériens, des anglicans ou encore l’importante mouvance évangélique.

« Au cours de l’histoire, les divisions entre chrétiens sont souvent advenues parce qu’à la racine, dans la vie des communautés, s’est infiltrée une mentalité mondaine: on défendait d’abord ses intérêts propres », a jugé le pape François.

Accompagné dans la chapelle du Centre œcuménique de Genève par une femme, l’évêque méthodiste américaine Mary Ann Swenson, il a participé jeudi matin à son arrivée à une « prière œcuménique » aux côtés de 230 participants.

« Comme il est difficile de calmer les animosités » et de « sortir des contrastes et des refus réciproques alimentés par des siècles! », a-t-il admis, en estimant que les chrétiens devaient aujourd’hui « marcher ensemble ».

Le pape François à son arrivée à l’aéroport de Genève, le 21 juin 2018 / © AFP / Tiziana FABI

Le pape a souligné que trop souvent « sur les routes du monde règne une grande indifférence » tandis que les hommes se transforment en « esclaves du consumérisme effréné », loin de la spiritualité.

Utilisant une autre image qui lui est chère, François a déploré une planète où « les enfants et les personnes âgées deviennent des déchets dérangeants ».

Pour Olav Fykse Tveit, pasteur luthérien norvégien qui préside le COE, « il n’est pas difficile de trouver des sujets qui divisent toujours les chrétiens », comme des questions sur la sexualité, a-t-il confié à l’AFP avant l’arrivée du pape.

Mais « beaucoup de chrétiens, qu’ils soient catholiques ou non, le voient comme une voix forte qui exprime ce que nous voulons dire », a-t-il souligné.

Le pape François a incontestablement voulu focaliser son 23ème voyage à l’étranger sur l’unité des chrétiens, même s’il se trouvera non loin d’organisations dédiées à certains de ses thèmes phares, tel le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ou encore l’Organisation internationale du travail.

Le pape François lors d’une messe privée le 21 juin 2018 au Conseil ?cuménique des Eglises à Genève. / © AFP / Tiziana FABI

Le rapprochement entre chrétiens est inscrit dans les préoccupations de l’Église catholique depuis seulement une soixantaine d’années et son concile Vatican II (1962-1965), qui avait appelé au respect mutuel entre religions et renoncé à proclamer l’Église catholique comme seule détentrice de la façon de vivre le christianisme.

Une goutte d’eau dans une histoire bi-millénaire marquée par des schismes, de sanglantes guerres de religions en Europe et des haines tenaces.

– Rapports apaisés –

Les rapports désormais plus apaisés avec les orthodoxes et les protestants s’inscrivent dans le contexte d’une déchristianisation galopante en Europe ainsi que des persécutions ou attaques terroristes à l’encontre des chrétiens notamment au Moyen-Orient.

Le pape François a employé à plusieurs reprises l’expression « œcuménisme du sang », en déplorant l’assassinat sans distinction de catholiques, orthodoxes ou protestants.

Le pape François est accueilli par le président suisse / © VTV/AFP / –

« Si l’ennemi nous unit dans la mort, qui sommes-nous pour nous diviser dans la vie? », a-t-il dit.

L’Église catholique-romaine ne souhaite pas être adhérente du COE, qui représente des églises nationales parfois très locales ne reconnaissant pas la primauté du pape et aux visions doctrinales très différentes. Elle a néanmoins entamé avec l’organisation une collaboration depuis une cinquantaine d’années, dans l’aide humanitaire ou l’éducation.

Clin d’œil à la Suisse, le pape a été accueilli à sa descente d’avion par deux anciens gardes suisses, les stoïques soldats du pape qui jurent de se sacrifier si besoin pour leur souverain pontife.

La plus ancienne armée du monde – née en 1506 avec le recrutement de mercenaires helvètes, réputés invincibles, par Jules II, le pape de Michel-Ange – exige encore aujourd’hui d’être suisse, catholique-romain pratiquant et jeune célibataire.

Le souverain pontife terminera son voyage-éclair en célébrant, dans le gigantesque centre d’exposition de Genève, une messe, en français et latin, devant 41.000 catholiques majoritairement francophones dont des frontaliers français.

Sur environ huit millions d’habitants de la Suisse, 41% se disent catholiques et un quart protestants.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 12h12)

Mondial-2018: des « supporters » tentent d’entrer illégalement dans l’UE

juin 21, 2018

Saint-Pétersbourg – Des supporters venus officiellement en Russie pour assister au Mondial-2018 de foot, ont tenté sans succès ces derniers jours d’entrer illégalement dans l’UE, a-t-on appris jeudi auprès des autorités russes, bélarusses et finlandaises.

Quatre Marocains ont été arrêtés par les gardes-frontières russes près du petit village russe de Ketrovaara, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Finlande, dans la région russe de Carélie, ont indiqué les autorités russes.

Les quatre hommes étaient entrés en Russie munis du « Fan ID », un document qui permet d’accéder sans visa au territoire russe du 4 juin au 15 juillet, et avec des billets pour le match Iran-Maroc qui a eu lieu le 15 juin, d’après un communiqué du service des huissiers de Carélie.

« Les Marocains ont expliqué que leur but véritable était non pas de voir la Coupe du Monde mais de traverser la frontière et d’aller en Finlande », est-il précisé.

Les quatre hommes ont été condamnés à être expulsés du territoire russe et à des amendes de 2.000 roubles (27 euros).

Depuis le début du Mondial-2018, cinq personnes — trois Marocains, un Nigérian et un Chinois — ont traversé la frontière russo-finnoise illégalement pour demander l’asile en Finlande, a déclaré à l’AFP Marko Saareks, à la tête d’une unité des gardes-frontières finnois.

Ces cinq personnes étaient arrivées en Russie munies d’un « Fan ID », a-t-il précisé. « Ce genre de franchissement illégal (de frontière) peut continuer jusqu’à la fin » de la Coupe du Monde, a-t-il ajouté.

Le site d’informations russe Fontanka a lui fait état d’au moins dix personnes ayant tenté de franchir illégalement la frontière de la Finlande à partir de la Russie.

De leur côté, les gardes-frontières bélarusses ont dit avoir arrêté quatre autres Marocains qui tentaient d’entrer en Lituanie illégalement, selon un communiqué du Comité des gardes-frontière bélarusses.

« Ils ont tous reconnu qu’ils avaient l’intention d’entrer illégalement sur le territoire des pays européens », a-t-il indiqué.

Des Pakistanais ont aussi été arrêtés par les gardes-frontières bélarusses près de la frontière polonaise et ont été placés en centre de rétention, d’après la même source.

Des candidats à l’immigration en Union européenne « se trouvent dans des zones frontalières (…). Nous savons quels trains ils vont prendre et nous nous préparons à ce que l’Europe les refuse et qu’ils fassent le chemin inverse », a déclaré un haut responsable des gardes-frontières bélarusses, Alexeï Sitenkov.

Le « Fan ID », ou passeport du supporter, a été mis en place par la Russie pour la Coupe du Monde, permettant à ses détenteurs de quitter le pays dix jours après la finale, soit le 25 juillet.

Ce document, une grande première en Russie, est gratuit et donne aussi de nombreux avantages, comme la possibilité d’utiliser gratuitement les trains entre les 11 villes hôtes, ou encore le métro et le bus les jours de match.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 12h30)