Archive for the ‘Société’ Category

Canada-Québec/Préparez vos pelles : l’hiver sera rude et riche en tempêtes

novembre 29, 2022
Un homme déblaie la neige autour d'une voiture.

La deuxième moitié de l’hiver au Québec devrait être plus clémente et ponctuée de redoux, selon MétéoMédia. Photo : La Presse Canadienne/Graham Hughes

Préparez vos pelles à neige, car un hiver « coriace, tenace et riche en tempêtes » est en train de s’installer au Québec.

Les saisons se suivent, mais ne se ressemblent pas, car si l’automne a été marqué par la douceur du soleil et des températures au-dessus des normales, l’hiver sera rude, selon les prévisions de MétéoMédia.

En raison du corridor actif bien présent dans la vallée du Saint-Laurent, plusieurs tempêtes sont attendues, a indiqué le chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

« Ça risque d’être le froid qui va dominer avec beaucoup de systèmes, beaucoup de dépression, de tempêtes qui vont toucher le Québec. »— Une citation de  André Monette, chef de service météorologie à MétéoMédia

En mentionnant le corridor bien actif, André Monette fait référence à la zone située entre deux masses d’air : le dôme d’air froid qui sera présent dans l’ouest du pays et la douceur prévue sur la côte est des États-Unis.

Cette situation favorisera le passage de nombreux systèmes apportant beaucoup de neige, mais peut-être aussi des précipitations de pluies abondantes.

C’est là que les dépressions vont se passer. Donc c’est vraiment comme l’autoroute des dépressions, on risque d’avoir plus de dépressions qu’à l’habitude dans le corridor de la vallée du Saint-Laurent, a indiqué André Monette en précisant qu’il faut être prêt à pelleter cette année, et que dans certaines régions, c’est déjà commencé.

Le chef de service de la météorologie à MétéoMédia estime que les chances sont bonnes d’avoir un Noël blanc, à moins que la pluie décide de gâcher les festivités.

Si la première moitié de l’hiver s’annonce froide et enneigée, la deuxième moitié devrait être plus clémente et ponctuée de redoux.

Ailleurs au pays

Comme le Québec, l’Ontario se retrouvera dans l’axe d’un corridor actif en précipitations et des périodes de froid intense.

Les Prairies auront également droit à des températures sous les normales dans les prochains mois, avec la présence répétée du vortex polaire.

Dans les Rocheuses, plusieurs tempêtes de neige sont attendues.

Les provinces de l’Atlantique seront toutefois favorisées par une douceur prononcée grâce aux températures anormalement douces de l’océan Atlantique, selon MétéoMédia.

« La Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard , les Îles-de-la-Madeleine, Terre-Neuve-et-Labrador, on prévoit un hiver au-dessus des normales, plus doux. »— Une citation de  André Monette, chef de service météorologie à MétéoMédia

M. Monette a souligné toutefois que plus on s’en va vers le Nouveau-Brunswick et le nord du Nouveau-Brunswick, plus on est dans le corridor avec plus de précipitations que la normale.

MétéoMédia invite les Canadiens à porter une attention particulière aux prévisions quotidiennes dans les prochaines semaines, où la météo et les conditions routières seront amenées à changer rapidement et subitement.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Sénégal : prison ferme pour trois proches d’Ousmane Sonko

novembre 29, 2022

La justice sénégalaise a condamné ce mardi trois membres de la garde rapprochée de l’opposant politique pour « coups et blessures volontaires », après des heurts avec des partisans du pouvoir.

Devant le palais de justice de Dakar, lors de l’audition d’Ousmane Sonko, le 3 novembre 2022. © John Wessels / AFP

Le mardi 29 novembre, trois membres de la garde rapprochée de l’opposant Ousmane Sonko ont été condamnés à un mois de prison ferme pour « coups et blessures volontaires », après des affrontements avec des partisans du pouvoir. Le tribunal de grande instance de Mbour (ouest) a également condamné les trois prévenus à payer une amende de 50 000 francs CFA (76 euros), a déclaré leur avocat, Abdoulaye Tall.

L’un des partisans du pouvoir a été condamné à deux mois ferme pour les mêmes raisons, a-t-il ajouté. Deux autres membres de la garde d’Ousmane Sonko, sur les cinq qui étaient poursuivis, ont été relaxés. « Nous allons nous réunir et voir si nous ferons un appel » du jugement, a précisé Me Tall.

Deux ans requis

Les cinq proches de l’opposant politique avaient été arrêtés le 3 novembre lors d’une audience judiciaire de leur chef, pour des violences survenues fin octobre près de Mbour, où Ousmane Sonko était en tournée. Des partisans du pouvoir avaient été blessés lors de ces heurts.

Le 15 novembre, le procureur avait requis deux ans dont un an ferme à l’encontre de quatre d’entre eux.

Ousmane Sonko, 48 ans, s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2024. Il a été inculpé pour viols et menaces de mort et placé sous contrôle judiciaire en mars 2021, après une plainte en février 2021 d’une employée d’un salon de beauté où il allait se faire masser. Il accuse de complot le pouvoir, qui s’en défend.

Le président Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, reste muet sur ses intentions de se représenter pour la présidentielle de 2024.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

France: En ville ou à la campagne, l’étonnant succès de la collecte nationale d’armes non déclarées

novembre 29, 2022
En ville ou a la campagne, l'etonnant succes de la collecte nationale d'armes non declarees
En ville ou à la campagne, l’étonnant succès de la collecte nationale d’armes non déclarées© AFP/Valentine CHAPUIS

« Cette opération, c’est idéal »: dans son appartement parisien, Nicolas a posé en évidence sur la table du salon un vieux pistolet de la Seconde guerre mondiale retrouvé au fond d’un placard, que la police est venue chercher après un simple coup de fil.

Sa grand-mère avait découvert l’arme, rouillée et manifestement inutilisable, « en creusant un trou dans son jardin des Landes (sud-ouest) il y a une dizaine ou une quinzaine d’années », raconte Nicolas, 36 ans, qui souhaite conserver l’anonymat.

Elle n’en avait jamais reparlé et c’est en rangeant ses affaires après son décès, il y a quelques mois, que Nicolas était tombé dessus. Sans savoir quoi en faire.

L’opération nationale d’abandon – ou d’enregistrement – d’armes illégales, coordonnée par le ministère de l’Intérieur jusqu’au 2 décembre, est tombée à point nommée. Sans elle, se débarrasser du pistolet « n’aurait pas fait partie des priorités », reconnaît le jeune homme.

D’autant qu’à Paris ou dans sa petite couronne, pas besoin de se déplacer. Pour éviter que trop d’armes circulent en ville, ce sont les policiers qui le font. En l’occurrence, chez la défunte grand-mère de Nicolas, deux fonctionnaires de l’unité de police administrative (UPA) du commissariat du 20ème arrondissement.

Les vérifications d’usage faites, ils remettent au jeune homme un « formulaire simplifié d’abandon d’arme » puis repartent avec le pistolet. Il rejoindra une armoire sécurisée du commissariat avant d’être détruit.

« Cinq à six millions d’armes »

L’enjeu est de taille. En France, cinq millions de particuliers possèdent légalement des armes à feu mais il existerait « cinq à six millions d’armes non déclarées », explique Jean-Simon Merandat, chef du Service central des armes et explosifs (SCAE) du ministère de l’Intérieur.

Le plus souvent, ce sont des armes héritées. Entreposées « à la cave, dans le grenier ou un placard », elles sont « souvent non sécurisées », donc dangereuses et sources d’accidents domestiques.

« Le deuxième enjeu (de cette opération), ce sont les vols. Huit mille armes sont volées chaque année dans des cambriolages », reprend Jean-Simon Merandat, qui évoque aussi la lutte contre les violences intra-familiales.

Première en France, la campagne a surpris par son succès. Comme l’ avait été une campagne similaire ciblée en martinique en 2014.

Pour son premier jour, vendredi, la minuscule salle de la préfecture de police centralisant les appels parisiens résonnait du bruit ininterrompu des sonneries de téléphones, au point qu’une troisième opératrice a dû être ajoutée à la hâte.

Même constat en province. « C’est un succès auquel on ne s’attendait pas. On a doublé, puis triplé les effectifs », a assuré mardi le préfet délégué pour la défense et la sécurité dans le Rhône, Ivan Bouchier, durant un déplacement au commissariat central de Lyon.

Dans les locaux lyonnais, une quarantaine de personnes patientent, majoritairement des hommes âgés. Parmi eux Eric Jarillot, 62 ans, déjà venu samedi mais qui avait alors fait demi-tour: « Trop de monde ».

Il sort de son sac un antique fusil qui tient du mousquet… « Il doit dater au moins de la guerre de Sécession, je n’étais pas né la dernière fois qu’on a tiré avec, c’est sûr ! Il était dans la maison de campagne de mes beaux-parents », rigole-t-il.

« Raisons sentimentales »

Dans les zones rurales, la campagne est menée avec plus de souplesse: chacun peut se déplacer avec son arme, direction les commissariats ou un des 300 sites ouverts en France pour l’opération.

Au commissariat de Cahors (Lot), Julien Ilbert, vigneron de 42 ans, est venu déclarer son fusil de chasse. « Je le tiens de mon grand-père. Il me l’a offert, avec mon père, quand j’avais 16 ans. Jusqu’à présent, il était dans un angle de la maison à prendre la poussière. Je ne m’en sers pas mais voudrais le garder pour des raisons sentimentales », explique-t-il.

Jean Sablayrolles, un retraité de 74 ans, est lui resté quelques minutes dans le sas du commissariat avec un fusil de chasse dont il souhaitait se débarrasser, enroulé dans une couverture.

« Le fusil était à mon grand-père. Il n’a pas servi depuis 50 ans. Je l’ai récupéré lors d’un déménagement. Depuis, il m’encombrait plus qu’autre chose », déclare-t-il après avoir déposé l’arme.

Une centaine de kilomètres à l’est, au commissariat de Rodez (Aveyron), les fonctionnaires de police pensaient « récupérer beaucoup de vieux fusils » mais avaient, dès le premier jour de l’opération, « enregistré plusieurs armes de poing », selon Lilian Kinache, commandant en charge de la communication.

Lundi, Jean-Simon Mérandat avançait le chiffre de 21.000 armes abandonnées et 600.000 munitions récupérées après trois jours d’opération, auxquelles s’ajoutent plus de 6.000 armes mises en règle.

Par Le Point

France: un congolais de 52 ans tente d’hériter en vain la Range Rover de son défunt frère

novembre 29, 2022
 France: un congolais de 52 ans tente d’hériter en vain la Range Rover de son défunt frère

Les choses d’Afrique qu’il a voulu ramener en France et qui n’a pas du tout marché suite à la farouche opposition de l’épouse de son défunt frère de lui céder son véhicule de marque Range Rover. Un congolais a tenté en vain de s’accaparer de force des biens de son frère cadet décédé par une crise cardiaque.

Tous les proches de cette famille sont convaincus que ce frère aîné enviait son petit de son vivant. Comment peut-on vivre en France dans un monde où l’on peut tout s’offrir et vouloir hériter les biens d’autrui en excluant sa femme et enfants ? C’est ce qu’un Congolais de 52 ans a tenté de faire sur son défunt jeune frère de 33 ans.

Dans le 92, la mort de Ralph, un Congolais de 33 ans par AVC a attristé ses proches, mais surtout son épouse Patricia de 28 ans et sa fille de 11 ans. Le Congolais a été victime d’un malaise à son lieu de travail et a succombé lors de son transfèrement à l’hôpital.

Après les obsèques, son frère aîné, sa sœur cadette et un oncle ont tenu une réunion de famille en présence de la veuve comme il est de coutume au Congo. Seulement les conclusions ont étonné plus d’un de leurs proches.

Son frère aîné a insisté et décidé d’hériter du véhicule Range Rover en dehors de ses habits et son ordinateur portable Mac. Une décision à laquelle, la veuve s’est farouchement opposée poussant la police à intervenir.

Il a été reproché à ce frère aîné son comportement alors que selon la coutume il devrait plutôt prendre ses responsabilités dans l’éducation de la fille de son défunt frère et surtout l’accompagnement de la veuve.

Avec Le Congolais.fr

Chine : cap sur la vaccination après la grogne anti « zéro COVID »

novembre 29, 2022
Un homme reçoit une dose de vaccin inhalable contre la COVID-19.

Un homme reçoit une dose de vaccin inhalable contre la COVID-19 à Haikou, dans la province chinoise de Hainan. Photo : Getty Images

La Chine a décidé mardi d’accélérer la vaccination des personnes âgées contre la COVID-19, deux jours après des manifestations historiques contre les restrictions sanitaires et pour plus de libertés, la présence policière dans les rues empêchant pour l’instant tout nouveau rassemblement.

La Commission nationale de la santé, qui fait office de ministère, s’est engagée à accélérer la hausse du taux de vaccination des personnes âgées de plus de 80 ans et à continuer d’augmenter le taux de vaccination des personnes âgées de 60 à 79 ans.

Seuls 65,8 % des habitants de plus de 80 ans sont pleinement vaccinés, ont indiqué des responsables de cette Commission lors d’une conférence de presse, alors que Pékin n’a toujours pas approuvé les vaccins à ARN, réputés plus efficaces.

Le taux insuffisant de vaccination en Chine, particulièrement chez les plus âgés, est l’un des arguments mis en avant par le gouvernement pour justifier sa stricte politique sanitaire, avec confinements à répétition, quarantaines à l’arrivée de l’étranger et tests quasi quotidiens pour la population.

Y remédier pourrait justement offrir à la Chine une porte de sortie au zéro COVID.

 Arrestation d'un manifestant en Chine.

Un homme est arrêté à Shanghai lors d’un rassemblement. Photo : Getty Images/Hector Retamal

En vigueur depuis bientôt trois ans, cette politique a été la cible des manifestations survenues ce week-end dans plusieurs villes, le mouvement de contestation le plus étendu depuis les mobilisations pro-démocratie de 1989.

En toile de fond également, de profondes frustrations vis-à-vis du système politique chinois, comme l’ont montré les slogans scandés par la foule, certains exigeant la démission du président Xi Jinping et le départ du Parti communiste au pouvoir.

Londres convoque l’ambassadeur de Chine

L’ambassadeur de Chine au Royaume-Uni a été convoqué au ministère des Affaires étrangères après l’arrestation d’un journaliste de la BBC qui couvrait les manifestations contre la politique zéro COVID à Shanghai, a annoncé le chef de la diplomatie britannique. Selon la BBC, son journaliste Edward Lawrence a été battu et frappé à coups de pied par la police à Shanghai avant d’être libéré.

L’élément déclencheur : un incendie mortel la semaine dernière à Urumqi, capitale de la région du Xinjiang (Nord-Ouest). Les restrictions sanitaires sont accusées d’avoir empêché le travail des secours, des arguments balayés lundi par le gouvernement.

Après un week-end agité dans de nombreuses villes du pays, plusieurs manifestations étaient prévues lundi soir, mais elles n’ont pas eu lieu, des journalistes de l’AFP à Pékin et Shanghai observant une forte présence policière.

Manifestation en Chine.

Des manifestants tiennent des feuilles de papier blanc pour protester contre les restrictions sanitaires imposées par les autorités chinoises. Photo: Reuters/Thomas Peter

À Shanghai, près de l’endroit où la foule s’était réunie dimanche, les employés de bars du quartier ont confié à l’AFP avoir reçu l’ordre de fermer à 22 h en raison d’un contrôle de l’épidémie. Des groupes d’agents se tenaient aux abords de chaque sortie de métro.

Lundi, pendant la journée, des journalistes de l’AFP ont vu l’arrestation de quatre personnes, dont une a été relâchée ensuite.

La politique (zéro COVID), c’est vraiment trop strict, a confié à l’AFP un jeune homme de 17 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom. Elle tue plus de gens que la COVID, a-t-il ajouté, reflétant la lassitude d’une grande partie de la population.

Importante présence policière

Lundi à Pékin, le déploiement de policiers en voiture et à pied, avec l’aide d’un réseau de caméras de surveillance, mais aussi du froid ambiant, a également découragé tout nouveau rassemblement.

Certains ont toutefois réussi à se réunir, notamment à Hong Kong – secoué en 2019 par des manifestations pro-démocratie – où des dizaines de personnes ont rendu hommage, à l’Université chinoise, aux victimes de l’incendie d’Urumqi, a constaté l’AFP.

Ne détournez pas le regard, n’oubliez pas! ont-elles scandé.

Et à Hangzhou, ville située à 170 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, les forces de sécurité étaient également visibles, tandis que de petites manifestations ont éclaté, selon des images circulant sur les réseaux sociaux et dont certaines ont été géolocalisées par l’AFP.

C’était vraiment le désordre, a témoigné à l’AFP une participante, qui a assuré que 10 personnes avaient été arrêtées. Il y avait beaucoup de présence policière, c’était le chaos.

Déploiement de policiers à Shanghai.

Des policiers bloquent la rue Wulumuqi, qui porte le nom d’Urumqi en mandarin, à Shanghai, le 27 novembre 2022, dans le quartier où se sont déroulées la veille des manifestations contre la politique chinoise du « zéro COVID », après un incendie meurtrier à Urumqi, la capitale de la région du Xinjiang. Photo : Getty Images/Hector Retamal

Le contrôle strict des autorités sur l’information et les restrictions sanitaires sur les voyages à l’intérieur du pays compliquent la vérification du nombre total de manifestants durant le week-end.

Mais un soulèvement aussi étendu est rarissime en Chine, compte tenu de la répression contre toute forme d’opposition au gouvernement. Il a immédiatement suscité l’attention de la communauté internationale.

Le président américain Joe Biden a dit se tenir informé de ce qui se passe de près.

Aux États-Unis, les communautés chinoise et ouïghoure (de la région du Xinjiang) ont tenu des veillées en hommage aux victimes des excès de la politique zéro COVID.

Les autorités utilisent le prétexte de la COVID, mais se servent des confinements stricts pour contrôler la population chinoise, a commenté à l’AFP une participante chinoise de 21 ans, qui a seulement donné son nom de famille, Chen.

Si Pékin maintient pour l’instant sa stricte politique anti-COVID, quelques gestes d’assouplissement sont apparus ces derniers jours.

À Urumqi, dès mardi, les habitants pouvaient à nouveau se déplacer en bus pour faire leurs courses, après des semaines de confinement dans cette ville de 4 millions d’habitants.

La ville de Pékin a interdit la pratique consistant à bloquer les portes des bâtiments dans les complexes résidentiels fermés, a indiqué l’agence Chine Nouvelle, un procédé qui a alimenté la colère populaire.

Un commentateur influent d’un média d’État a lui laissé entendre que les contrôles pourraient être bientôt allégés à la suite des manifestations.

La Chine pourrait sortir de l’ombre de la COVID-19 plus tôt que prévu, a assuré Hu Xijin, chroniqueur et ex-rédacteur en chef du tabloïd nationaliste Global Times, via Twitter, une plateforme interdite en Chine.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Centrafrique : un avion étranger aurait bombardé un camp militaire et des mercenaires de Wagner

novembre 29, 2022

D’après Bangui, l’aéronef aurait franchi les frontières du pays, au Nord, et aurait bombardé la ville de Bossangoa. L’appareil aurait pris pour cible les bases militaires centrafricaine et russe, ainsi qu’une usine de coton.

Des soldats centrafricains sur la route entre Boali et Bangui. © FLORENT VERGNES/AFP.

Le gouvernement centrafricain a affirmé que, le 28 novembre, un avion reparti dans un pays voisin « a largué des explosifs dans la ville » de Bossangoa (Nord-Ouest) sur des militaires centrafricains et des mercenaires russes du groupe Wagner, menaçant de représailles. L’attaque a été perpétrée en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi, peu avant 3 h du matin, selon Bangui.

« L’appareil [a pris] pour cible la base de nos forces de Défense, celle de nos Alliés ainsi que l’usine de coton », assure dans un communiqué le gouvernement. C’est la première fois qu’une attaque présumée par un avion hostile survient au moins depuis le début de la guerre civile, en 2013.

Venu du Nord

Un aéronef « a bombardé la base des Russes à 2h50 du matin, nous avons entendu au moins quatre bombes mais comme il faisait nuit, nous n’avons pas vu l’avion qui était sans phares et faisait peu de bruit », a affirmé par téléphone Étienne Ngueretoum, directeur régional des Eaux et Forêts à Bossangoa. Deux bombes ont explosé selon lui dans son jardin, qui jouxte une usine de coton occupée par les Russes.À LIRERussie-Afrique : les mercenaires de Wagner sont-ils vraiment efficaces ?

Le maire de Bossangoa, Pierre Denamguere, a confirmé aussi l’attaque par téléphone. « C’est un avion sans lumières et que l’on n’a pu identifier, la cible était l’usine de coton que les Russes et les forces armées utilisent comme base, il n’y a pas trop de dégâts », a-t-il commenté.

« Cet aéronef, après avoir commis ces forfaits […] a pris la direction du nord […] avant de traverser nos frontières », assure le gouvernement. Encore il y a peu aux mains des rebelles, Bossangoa est située au nord de Bangui et à environ 150 kilomètres au sud du Tchad.  Une enquête a été ouverte pour « situer les responsabilités » de « cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix [qui] ne saurait rester impuni » et « toutes les dispositions ont déjà été prises pour faire face à toute éventualité », conclut le communiqué.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

Cocaïne : vaste coup de filet contre le « supercartel »

novembre 28, 2022

Europol a annoncé l’arrestation à Dubai de plusieurs « cibles de haute valeur » soupçonnées d’être à la tête du trafic de cocaïne en Europe.

L’agence européenne de sécurité Europol a annoncé lundi avoir démantelé un « supercartel » européen de la cocaïne, grâce à des opérations coordonnées menées ces derniers jours dans plusieurs pays européens et à des arrestations de plusieurs narcotrafiquants à Dubai, plaque tournante du blanchiment de l’argent de la drogue.

« Un total de 49 suspects a été arrêté au cours de l’enquête. Ceux considérés comme des « cibles de haute valeur » s’étaient réunis pour former ce que l’on appelait le « supercartel », qui contrôlait un tiers du commerce de cocaïne en Europe », déclare l’agence Europol dans son communiqué. Menée courant novembre en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en France, l’opération Lumière du désert a conduit à la saisie de biens immobiliers et financiers et à l’identification de filières d’importation de drogue.

Six arrestations de cibles prioritaires

Elle a surtout permis l’appréhension à Dubai de six cibles prioritaires des polices européennes. Certains de ces malfrats pourraient être de hauts responsables du fameux supercartel constitué en 2017. L’un des suspects liés au dossier néerlandais serait un « très gros poisson », selon une source d’Europol citée par l’Agence France-Presse. En Bosnie, la presse fait état de l’arrestation de son compatriote Gacanin, le chef du puissant gang « Tito et Dino ».

Deux des chefs du cartel, l’Irlandais Daniel Kinahan et le Bosnien Edin Gacanin, étaient toujours en cavale à Dubai jusqu’à ces derniers jours, tandis que deux autres, le Néerlandais Ridouan Taghi et l’Italien Imperiale, ont été arrêtés par la police de l’Émirat en 2019 et en 2021 et extradés vers leur pays respectif.

Les interpellations viendraient couronner des enquêtes menées ces dernières années notamment grâce au décryptage du réseau de messagerie Sky ECC, utilisé par les narcotrafiquants. Le démantèlement de ces réseaux a conduit, au total, à la confiscation de près de 30 tonnes de cocaïne en deux ans, annonce triomphalement Europol. Aux Pays-Bas, en Belgique et en France, la police visait principalement des complices de Ridouan Taghi impliqués dans des cargaisons de drogue entre les ports sud-américains et ceux de Rotterdam, Anvers et Rouen. Environ deux tonnes avaient été saisies en 2021. Deux Marocains de Belgique et un Français, originaire du Val-de-Marne, figureraient parmi les personnes arrêtées le 8 novembre à Dubai, selon des sources proches de l’enquête.

En Espagne, le coup de filet lancé à Barcelone, Madrid et Marbella a permis la saisie de nombreuses propriétés et voitures de luxe, notamment sur la Costa del Sol, où sont installés des membres du cartel.

En Belgique, les enquêteurs ont aussi révélé avoir identifié les auteurs d’un enlèvement lié à un règlement de comptes entre gangs rivaux sur le port d’Anvers. En France, trois personnes ont été mises en examen, le 11 novembre 2022, pour importation de stupéfiants en bande organisée, association de malfaiteurs, enlèvement et séquestration avec acte de torture et de barbarie en bande organisée et placées en détention provisoire. Un quatrième homme de nationalité française et interpellé en Espagne a été remis à la France, puis mis en examen et incarcéré.

Avec Le Point par Guillaume Perrier

France-Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement

novembre 28, 2022

Declaration de patrimoine contestee: Caroline Cayeux quitte le gouvernement
Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement© AFP/Archives/Ludovic MARIN

En délicatesse avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Caroline Cayeux a démissionné lundi de son poste de ministre déléguée aux Collectivités territoriales, pour une déclaration de patrimoine jugée « sous-évaluée ».

« Suite à ma déclaration de patrimoine, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique m’a indiqué qu’elle l’estimait sous-évaluée », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Elle y affirme avoir « tenu compte de ses observations » et s’être « alignée » mais, « en dépit de cela, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique persiste à mettre en doute ma sincérité ».

L’ancienne maire de Beauvais, âgée de 74 ans, explique donc avoir décidé de démissionner « afin de ne pas gêner l’action du gouvernement ».

L’Élysée avait annoncé auparavant avoir mis fin aux fonctions de Mme Cayeux « à sa demande », et précisé que ses attributions seraient reprises par sa collègue chargée de la Ruralité, Dominique Faure. Cette dernière passe du rang de secrétaire d’État à celui de ministre déléguée.

La HATVP, contactée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne communiquerait pas dans l’immédiat, dans l’attente de la réunion de son collège mardi.

Ex-figure du RPR, de l’UMP puis de LR, cette représentante selon ses dires de la « droite sociale » avait fait l’objet d’une polémique dès son arrivée au gouvernement, en raison de propos datant de 2013. Elle avait alors qualifié le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, de « réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».

Interrogée sur cette déclaration, Mme Cayeux avait répondu en juillet dernier: « Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ». Puis avait ajouté: « Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».

L’utilisation du terme « ces gens-là », en référence aux couples de même sexe, avait provoqué un tollé. Mme Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos passés « stupides et maladroits ».

Soutien de Fillon

Les oppositions n’ont pas tardé à ironiser sur ces nouveaux déboires du gouvernement.

« Rapide comme l’éclair ce passage au gouvernement ! Décidément le fric et la Macronie, c’est une histoire sans fin ? », a raillé le vice-président RN de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu.

« Caroline Cayeux démissionne. Non pas pour ses propos LGBT-phobes, qui ne dérangeaient pas Macron, mais suite à un désaccord avec la HATVP sur sa déclaration de patrimoine. Décidément, la Macronie est engluée dans les affaires d’argent, de conflit d’intérêt et d’opacité… « , a déploré le député LFI Bastien Lachaud, tout comme sa collègue Clémence Guetté, pour qui « on ne voit plus la fin des scandales macronistes ».

« La vraie question est : qui n’a pas de démêlé avec la justice ou la HATVP dans ce gouvernement ? », a tweeté pour sa part le patron du PS Olivier Faure.

Elle devait son portefeuille aux Collectivités à une bonne connaissance de leurs arcanes. A son arrivée au gouvernement en juillet 2022, elle était à la tête de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), un établissement public voulu par Emmanuel Macron pour assurer la coordination entre l’État et les collectivités territoriales.

Maire de Beauvais depuis 2001, elle présidait depuis 2014 « Villes de France », une association qui regroupe les localités de 20.000 à 100.000 habitants.

Politiquement, Mme Cayeux s’est affichée comme un soutien sans faille de François Fillon lors de la primaire de l’UMP en 2012, puis à la présidentielle de 2017. Elle ne l’a pas lâché, malgré les affaires.

C’est en 2018 qu’elle a claqué la porte des Républicains, en désaccord avec Laurent Wauquiez. Rupture partisane qui ne l’avait pas empêchée d’être réélue dès le premier tour des municipales en 2020 à Beauvais, sous l’étiquette divers droite mais soutenue par la République en Marche. Elle a été une active supportrice d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.

D’abord enseignante, puis responsable d’un organisme de formation professionnelle, cette licenciée d’anglais, titulaire d’un diplôme supérieur de droit international privé, est née à Paris le 1er novembre 1948.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Un couple retrouve sa fille, 51 ans après son enlèvement

novembre 28, 2022

Melissa Highsmith a retrouvé sa famille biologique, plus d’un demi-siècle après avoir été kidnappée par sa baby-sitter au Texas, rapporte CBS.

C’est un miracle que la famille Highsmith n’attendait plus. En 1971, Alta et Jeffrie, un couple d’Américains vivant à Fort Worth (Texas), perdent la trace de leur fille Melissa. Elle n’avait que 22 mois quand elle a été kidnappée par sa baby-sitter. Plus d’un demi-siècle plus tard (51 ans exactement), ils l’ont retrouvée grâce à un test ADN et… Facebook. Selon CBS, qui relate cette belle histoire, le Centre national des enfants disparus (NCMEC) a eu un signalement laissant entendre que Melissa se trouvait à Charleston, en Caroline du Sud. Après vérification, ce n’était pas elle. Mais, à la suite de cela, les Highsmith ont repris espoir et le miracle a eu lieu.

Un test ADN de 23andMe, une société qui propose des séquençages ADN permettant de retrouver des proches, découvrir ses origines ethniques ou connaître les antécédents médicaux génétiques, a relié les enfants de Melissa à ceux de la famille Highsmith. Jeffrie, le père, grâce à ses deux autres enfants, Jeff et Victoria, a ensuite pu entrer en contact avec elle sur Facebook.

Un miracle pour Thanksgiving

Melissa, qui a vécu pendant cinquante et un ans sous le nom de Melanie Walden, a confié à CBS qu’elle a d’abord cru qu’il « s’agissait d’une arnaque ». Puis elle a interrogé la femme qui l’a élevée et a tout découvert. « Elle m’a confirmé que j’étais bien bébé Melissa. » Un test ADN plus poussé a ensuite établi officiellement qu’Alta et Jeffrie étaient bien les parents biologiques de Melissa. La vérité a éclaté à Thanksgiving.

Melissa a d’abord rencontré son frère Jeff, avant de retrouver ses parents, et sa petite sœur, Victoria, qu’elle n’avait donc jamais connue. « Je suis reconnaissante qu’elle soit avec nous. Bon retour dans la famille Sissy. Bienvenue dans la famille », lui a déclamé Victoria devant les caméras de CBS.

Tous les membres de la famille, enfants de Melissa compris, vont maintenant pouvoir passer les fêtes ensemble. À noter qu’aucune information n’a fuité sur la ravisseuse qui s’est fait passer pour la mère de Melissa toutes ces années.

Avec Le Point

Congo-Loandjili: un vieux Mbochis en colère après la disparition de son chat

novembre 28, 2022
 Loandjili: un vieux Mbochis en colère après la disparition de son chat

Dans la capitale économique du Congo, Pointe-Noire, plus précisément au quartier Loandjili, Albert Oko, un sexagénaire est dans tous ses états depuis de la disparition de son chat très potelé. Il soupçonne les jeunes de l’avoir kidnappé à des fins culinaires. Il a fait l’aller -retour de sa rue pour exprimer sa colère criant seul.

Ce phénomène prend de plus en plus à Pointe-Noire et les propriétaires des chats ne savent plus à quel saint se vouer. Un habitant de la ville parle de la forte demande de cet animal domestique sur le marché. Depuis que manger de la viande de chat n’est plus un tabou grâce aux Béembés, cet animal est en danger permanent.

Faute de se lancer dans son élevage, les restaurateurs se dirigent auprès des vendeurs occasionnels lesquels se ravitaillent directement dans les cités. Ils volent sans scrupule les chats des citoyens qu’ils revendent à 10.000 frs.

De nombreux voisins en sont arrivés à la main à cause de ce phénomène. Avec raison que le doyen Albert Oko soupçonne son voisinage de la disparition de son chat. Malgré toute la vigilance et sécurité, on a réussi quand-même à lui voler son animal et il n’est pas prêt à s’avouer vaincu.

Albert Oko a promis à se rendre à Sibiti pour se venger de ses voleurs. Selon son témoignage, ce chat était devenu comme un membre de plus de la famille et ce depuis six ans.

Mais certains de ses voisins disent que le vieux Mbochis pleure autant pour un simple chat, c’est que l’animal était composé. Au Congo, les gens n’ont pas encore assimilé l’importance d’un animal domestique au sein d’une famille.

Avec Le Congolais.fr