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États-Unis: Donald Trump revient à la charge : « nous avons besoin de ces masques »

avril 4, 2020
Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
© Patrick Semansky/Associated Press Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
Le président des États-Unis Donald Trump a réitéré son intention de tout faire pour fournir en masques les Américains, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche samedi.

Vendredi, Donald Trump a imposé le « Defense Production Act » au fabricant 3M pour l’empêcher d’exporter ses masques au Canada ou dans d’autres pays pour les réserver aux États-Unis.

Samedi matin, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que son gouvernement ne songe pas pour le moment à empêcher les exportations de biens et de services vers les États-Unis en manière de rétorsion. Il a ajouté que des discussions sont en cours pour régler le problème et qu’il mise plutôt sur la coopération entre les deux pays.

M. Trump a indiqué que l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a ordonné la production de 180 millions de masques de type N95, incluant le fabricant 3M.

«Ceci est un effort de guerre», a-t-il soutenu, poursuivant en disant que le pays n’avait « rien vu de tel depuis 1917 ».

Le président a également annoncé que le pays détient actuellement une réserve de 10 000 respirateurs et qu’il en aura besoin davantage. Il a précisé que les États de New York et du New Jersey seront bientôt approvisionnés.

Il a souligné que du matériel médical est réaffecté aux États-Unis. Par exemple, l’État de Washington a libéré 300 lits qui seront transférés ailleurs et l’Oregon va envoyer 140 respirateurs à New York.

Cependant, le président a vivement critiqué les autorités sanitaires de certains États qui surestiment les besoins en matériel médical, alors qu’elles ne prévoient pas une vaste éclosion du virus. Il a dit que son administration entendait prioriser les demandes.

Des militaires en renfort

De plus, il a mentionné que 1000 militaires spécialisés en médecine seront déployés dans l’État de New York pour aider les équipes locales.

Un soldat du corps médical de l'armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.

© Andrew Kelly/Reuters Un soldat du corps médical de l’armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.
Donald Trump, qui minimisait la gravité de la pandémie jusqu’à récemment, a déclaré qu’il voulait tout faire pour sauver des vies et avoir le moins de morts possible : On va remuer le ciel et la terre pour protéger notre population.

Il a néanmoins admis que le coronavirus s’était répandu dans des régions du pays qu’il n’aurait jamais soupçonnées.

Donald Trump, qui refuse de décréter un ordre de confinement national, s’est fait questionner sur le fait que huit gouverneurs républicains n’ont pas encore obligé leurs concitoyens à adopter des mesures de distanciation sociale et à rester chez eux.

Il a répondu qu’il respectait le vœu des États tel que prescrit par la Constitution et que, selon lui, les gouverneurs en question font un « travail extraordinaire » et qu’ils ont la situation sous contrôle, citant entre autres la Caroline du Nord.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller du président Trump et membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche, plaide pour sa part pour la mise en place de plus de mesures de distanciation sociale pour freiner la propagation du virus. Il dit se préparer en vue d’une deuxième vague de la COVID-19.

Selon lui, il ne fait plus guère de doute que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand « les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent ».

Le président a déclaré vendredi que les autorités sanitaires conseillent désormais aux Américains de se couvrir le visage hors de chez eux, pour aider à freiner la propagation du coronavirus.

Cette décision des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’autorité de santé nationale aux États-Unis, est « seulement une recommandation, et non une obligation », a-t-il dit.Le président américain n’a pour sa part pas l’intention de suivre cette consigne.

Les experts scientifiques de la Maison-Blanche s’attendent à ce que la maladie tue entre 100 000 et 240 000 Américains même si les ordres de confinement sont respectés.

La propagation s’accélère

Les États-Unis ont franchi samedi la barre des 300 000 cas recensés de coronavirus, selon le plus récent bilan de l’Université Johns Hopkins.

Le cap des 200 000 cas recensés dans le pays avait été franchi mercredi, une accélération rendue visible par la plus grande disponibilité des tests de dépistage aux États-Unis.

La pandémie a fait au moins 8162 morts dans le pays.

Le New York Times rapporte que 3565 personnes sont décédées de la COVID-19 dans l’État de New York, qui demeure l’épicentre du nouveau coronavirus sur le territoire américain. La ville de New York a enregistré 1905 décès à elle seule.

«Les experts ne s’attendent pas à ce que le pic de l’épidémie soit atteint avant au moins une semaine. Le premier cas a été détecté il y a seulement 30 jours. On a l’impression que c’est une vie entière», a dit le gouverneur Andrew Cuomo.

De son côté, la Louisiane a fait état d’une forte hausse du nombre de décès liés au COVID-19 samedi avec 409 morts.

Avec Radio-Canada par Yannick Donahue

Canada: L’ensemble du Québec frappé par une transmission communautaire, annonce Arruda

avril 4, 2020
© THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
QUÉBEC — La transmission communautaire de la COVID-19 s’est désormais installée partout au Québec, a annoncé samedi le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Le nouveau coronavirus n’affecte plus principalement les personnes qui reviennent d’un voyage à l’étranger et quiconque peut être considéré comme porteur.

«On passe dans une autre phase, a-t-il déclaré lors de la mise à jour quotidienne sur la crise sanitaire. Aujourd’hui, j’annonce que nous recommandons de considérer l’ensemble du Québec comme ayant de la transmission communautaire.»

© Fournis par La Presse canadienne
«Il y a encore des gens qui peuvent l’introduire par le voyage, mais le facteur principal d’acquisition de la maladie est au Québec actuellement», a-t-il ajouté.

L’expert en santé publique a indiqué que cette nouvelle «phase» entraînera des changements au niveau de la gestion des patients.

Toute personne ayant des symptômes respiratoires sera dorénavant considérée par le personnel soignant comme étant potentiellement atteinte de la COVID-19 et devra porter un masque.

De nouveaux barrages policiers

Samedi, en remplacement du premier ministre François Legault, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a aussi annoncé que la région de Charlevoix et la ville de Rouyn-Noranda s’ajoutent à la liste de territoires frappés d’une interdiction des déplacements non essentiels.

Des policiers doivent mettre en place de nouveaux points de contrôle routiers à partir de 16 h 00, samedi, pour faire appliquer ces nouvelles directives.

Appelée à commenter le cas d’une personne à qui on a interdit d’aller porter de la nourriture à un proche âgé, Mme Guilbault, qui est également ministre de la Sécurité publique, a dit se fier au jugement des policiers.

«Un des trucs que je peux peut-être donner, (…) si une personne veut simplement aller porter de l’épicerie à un proche, peut-être s’assurer d’avoir déjà l’épicerie dans la voiture et démontrer qu’on s’en va vraiment porter du ravitaillement pour quelqu’un», a-t-elle dit en évoquant des cas exceptionnels «humanitaires».

Il n’empêche que Mme Guilbault demande aux Québécois de limiter au maximum leurs déplacements.

Elle a saisi l’occasion, samedi, pour livrer un plaidoyer sur l’importance de se conformer aux consignes de santé publique en matière de distanciation sociale, rappelant que celles-ci ont «force de loi».

«Ce n’est pas le temps en ce moment d’être égoïste, de penser à sa petite personne, de vouloir défier les lois, les directives de santé publique», a-t-elle déclaré.

«On peut encore moins accepter à ce stade-ci que des personnes et des groupes de personnes continuent de miner les efforts collectifs. (…) J’en appelle au sens des responsabilités et au civisme de tous les Québécois», a-t-elle ajouté.

Elle exhorte les personnes présentant des symptômes à faire preuve de transparence et invite les citoyens  à signaler toute infraction aux forces de l’ordre.

La vice-première ministre approuve par ailleurs l’idée que les corps policiers puissent délivrer des contraventions sur-le-champ aux contrevenants.

Jusqu’ici, un policier devait rédiger un rapport d’infraction générale, qui était ensuite transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et qui pouvait mener à une amende de 1000 $ à 6000 $.

Vendredi, le DPCP a autorisé les policiers de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Montréal à délivrer des constats d’infraction dits abrégés — avec une amende prévue de 1000 $.

Il n’écarte pas la possiblité d’élargir cette autorisation à d’autres services de police.

Tous les cas urgents de cancer sont traités, dit McCann

Par ailleurs, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a assuré samedi que tous les cas graves de cancer étaient traités.

Dans les dernières semaines, plusieurs exemples de patients atteints d’un cancer, à qui on a refusé une chirurgie ou un traitement le temps de gérer la crise de la COVID-19, ont fait surface dans les médias.

«Les cas urgents sont traités, ça c’est clair, a déclaré Mme McCann. Tous les cas urgents en cancer et même dans n’importe quel domaine sont traités. (…) Ça n’a jamais jamais cessé dans tous les domaines.»

La ministre a répété son annonce de la veille, selon laquelle des Québécois en attente d’un traitement semi-urgent contre le cancer pourront bientôt être rappelés à l’hôpital.

Elle a décidé de jeter du lest et de permettre plus d’actes, après avoir constaté que suffisamment de lits (7000) avaient été libérés pour les patients atteints de la COVID-19.

Le réseau compte en outre assez de masques N95 pour l’instant et la banque de sang est relativement bien garnie, a-t-elle expliqué.

Lundi dernier, la Société canadienne du cancer avait sonné l’alarme, disant observer que de nombreux Québécois atteints d’un cancer vivaient dans la peur que leur maladie progresse pendant la crise sanitaire.

Avec Caroline Plante, La Presse canadienne

Célébrités ayant succombé du covid-19

avril 4, 2020

 

Floyd Cardoz (1960-2020)

Le chef et restaurateur Floyd Cardoz, connu pour ses participations aux concours culinaires «Top Chef» et «Top Chef Masters», est décédé le 25 mars.

Mark Blum (1950-2020)

L’acteur Mark Blum, connu pour ses rôles dans «Crocodile Dundee» et «Desperately Seeking Susan» est décédé à New York le 25 mars du coronavirus.

Manu Dibango (1933-2020)

Le saxophoniste de jazz Manu Dibango, originaire du Cameron, est décédé de complications liées au virus le 24 mars.

Joe Diffie (1958-2020)

La star du country Joe Diffie (Home, If the Devil Danced (in Empty Pockets), Third Rock From the Sun) est décédée le 29 mars de la maladie.

Lorenzo Sanz (1943-2020)

L’ancien président du Real Madrid, Lorenzo Sanz, est décédé du coronavirus le 21 mars. Sous son règne, le club madrilène a remporté deux Ligues des champions.

Alan Merrill (1951-2020)

Le musicien et auteur Alan Merrill, membre du groupe The Arrows, et auteur de la chanson «I Love Rock ‘n’ Roll», est décédé le 29 mars de la COVID-19.

Princesse Maria Teresa de Bourbon-Parma (1933-2020)

La princesse Maria Teresa d’Espagne devient la première personnalité royale à décéder du coronavirus. Elle a rendu l’âme le 26 mars.

Jacques Joachim Yombi Opango (1939-2020)

Ancien président de la république du Congo entre 1977-1979. Il fonde alors le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD). Candidat malheureux à la présidentielle de 1992, il s’allie au président élu Pascal Lissouba dont il devient le Premier ministre entre 1994 et 1996.

Lucia Bosè (1931-2020)

L’actrice italienne Lucia Bosè, très populaire au millieu des années 1950, est morte du virus le 23 mars.

Ken Shimura (1950-2020)

Le comédien japonais Ken Shimura est décédé le 29 mars. Il est la première vedette japonaise à mourir des suites du coronavirus.

Terrence McNally (1938-2020)

Terrence McNally, une légendre du théâtre américain, s’est éteint le 24 mars. Il a remporté quatre Tony Awards, les Oscars du théâtre, en carrière.

Andrew Jack (1944-2020)

L’acteur Andrew Jack, qui était des films de Star Wars «The Last Jedi» et «The Force Awakens» est décédé du coronavirus le 26 mars.

Ellis Marsalis (1934-2020)

Le pianiste et jazzman Ellis Marsalis est décédé à 85 ans de la COVID-19, le 1er avril. Il était le père du trompettiste Wynton et du saxophoniste Branford Marsalis.

Wallace Roney (1960-2020)

Le trompetiste de jazz gagnant d’un Grammy Award Wallace Roney est décédé au New Jersey le 1er avril.

Adam Schlesinger (1967-2020)

Adam Schlesinger, chanteur, guitariste et compositeur du groupe Fountains of Wayne est décédé le 1er avril de la COVID-19. Il avait remporté un Grammy Award et trois Emmys en carrière.

Aurlus Mabélé (1953-2020)

Le roi du soukous et chef du Groupe Loketo Aurlus Mabélé est né à Brazzaville-Congo dans le quartier cosmopolite et muticulturel de Poto-Poto. Dans les années 70, excellent chanteur, il fonde avec des amis à Brazzaville le groupe Ndima. Décédé en France le 19 mars 2020.

Avec Buzznews

Célébrités affectées au covid-19 en date du 4 avril

avril 4, 2020

 

Brian Stokes Mitchell

La star de Broadway Brian Stokes Mitchell a annoncé le 1er avril souffrir de la COVID-19.

Ray Benson

Le chanteur country et acteur Ray Benson est atteint du coronavirus depuis le 31 mars dernier.

Christian Essiambre

Le comédien acadien Christian Essiambre (Les Newbies) a annoncé le 30 mars avoir attrapé le virus lors d’un voyage à Londres.

Charlélie Couture

Le chanteur français Charlélie Couture a annoncé le 2 avril avoir été atteint de la COVID-19, mais assure maintenant en être guéri.

Pink

La chanteuse Pink a annoncé le 3 avril qu’elle et son fils de trois ans, Jamason, avaient été infectés au coronavirus, mais qu’ils étaient maintenant guéris.

Brooke Baldwin

La présentatrice de l’émission «CNN Newsroom» depuis 2008, Brooke Baldwin, a annoncé le 3 avril être porteuse du virus.

Avec Buzzanews

 

Congo: Jean-Paul Matsima n’est plus !

avril 4, 2020

 

Nous avons la tristesse d’annoncer aux compatriotes, le décès ce jour, du grand commerçant et ancien député du district de Vinza, M. Jean-Paul Matsima ( Bouké Bouké).

NB: L’homme d’affaires est mort d’une crise cardiaque.

A toute sa famille et à ses enfants, nous adressons nos très sincères condoléances.

Que son âme repose en paix.

 

Photo de BrazzaNews.
Jean-Paul Matsima
Avec Brazzanews

L’OMS déplore « un énorme écart » entre les besoins et le matériel disponible en Afrique

avril 3, 2020

Matshidiso Moeti, directrice Afrique de l'OMS, à Genève, le 1er février 2019.

Matshidiso Moeti, directrice Afrique de l’OMS, à Genève, le 1er février 2019. © Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

 

Alors que la pandémie de coronavirus prend une nouvelle dimension en Afrique, les experts de l’OMS et du Programme alimentaire mondial s’inquiètent de la pénurie d’équipements médicaux adaptés.

La pandémie en Afrique est à un tournant. C’est le message principal que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a voulu faire passer lors d’une communication organisée le 2 avril, conjointement avec le Programme alimentaire mondial (PAM). Alors que le cap du million de malades est sur le point d’être franchi au plan mondial, le continent n’en compte encore que quelques milliers.

Mais le nombre augmente vite, comme il l’a fait dans d’autres régions du monde touchées plus tôt par le coronavirus. Cette situation nouvelle soulève de nouvelles questions, l’une des principales étant le sous-équipement chronique du continent en respirateurs, nécessaires pour maintenir en vie les personnes les plus sévèrement atteintes par la maladie.

Voici les principaux sujets de préoccupation identifiés par les experts de ces organisations.

  • Une progression de l’épidémie en Afrique « comparable à celle d’autres régions »

Selon Michel Yao, le responsable des opérations d’urgence de l’OMS en Afrique, le continent a mis longtemps à atteindre les 1 000 cas mais, ces dix derniers jours, ce nombre a été multiplié par quatre (et même plus de six à ce jour, ndlr). C’est une progression rapide, « qui correspond à ce qui a été observé en Chine et en Europe ». L’augmentation est liée à la fois au plus grand nombre de tests effectués et à la propagation de la maladie et, bien sûr, elle est « préoccupante ».

Quant à savoir si ce nombre de cas est sous-estimé et si certains malades échappent à la détection, Matshidiso Moeti, la directrice régionale de l’OMS en Afrique, ne le croit pas : « Nous n’identifions pas 100 % des cas, mais je ne crois pas que nous en rations beaucoup. Même si bien sûr nous aimerions tester beaucoup plus de personnes, comme cela a été fait en Corée ».

  • Le confinement, une solution plus difficile à mettre en œuvre

Le Dr Matshidiso Moeti observe qu’un nombre croissant de pays imposent des mesures de confinement total ou partiel : Afrique du Sud, Botswana, Nigeria, Congo… Mais elle reconnaît que la question de la faisabilité se pose, notamment pour les familles vivant dans de petits espaces ou les personnes dont la survie dépend d’une activité quotidienne. Elle plaide donc pour des mesures adaptées susceptibles, au moins, de limiter la propagation : garder ses distances, fournir aux populations de quoi se laver les mains…

Quant à l’idée selon laquelle le confinement porterait déjà ses fruits en Afrique du Sud, où certains notent un ralentissement de la propagation, le Dr Moeti estime qu’il est « bien trop tôt pour le dire ».

Pulvérisation de désinfectant devant une école de Dakar, le 1er avril 2020.
Pulvérisation de désinfectant devant une école de Dakar, le 1er avril 2020. © Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA

  • Permettre la circulation des denrées alimentaires

Lola Castro, directrice régionale du PAM pour l’Afrique australe, travaille sur les questions alimentaires au sud du continent et souligne deux catégories de problèmes. D’abord, le fait que le virus frappe des régions et des populations déjà en état d’insécurité alimentaire. Ensuite, les difficultés rencontrées par les agriculteurs et les producteurs de produits alimentaires. Son équipe est basée en Afrique du Sud et, grâce aux autorités qui ont ouvert des corridors humanitaires depuis l’aéroport de Durban, le PAM parvient à fournir le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique, le Malawi ou la Zambie.

Pour elle, le plus important est de permettre la circulation des semences et des produits agricoles, de laisser certains marchés ouverts, de ne fermer ni les ports ni les frontières… Les populations urbaines sont souvent les plus touchées, comme à Brazzaville où le PAM a identifié 20 000 personnes à qui fournir une aide alimentaire dès qu’il sera possible de l’acheminer.

  • Pas de respirateurs made in Africa

La question du nombre de respirateurs et de lits de réanimation disponibles est cruciale, car ces équipements permettent de limiter la mortalité des patients atteints de formes sévères du coronavirus. Mais Matshidiso Moeti est franche : il est très difficile d’obtenir des données fiables : « Nous y travaillons. Ce qui est sûr c’est qu’il y a un écart énorme entre les besoins et ce dont nous disposons, d’autant que la demande est mondiale et que les transports sont perturbés ».

Le problème, ajoute Michel Yao, c’est que l’Afrique ne fabrique pas de respirateurs : « Nous sommes en relation avec les pays et les entreprises qui en produisent, mais il faut que la répartition mondiale se fasse de façon solidaire. Ce qui est très difficile quand certains pays comptent actuellement plus de 3 000 patients en soins intensifs. »

  • Quand la rumeur prend le pas sur l’information

À chaque jour sa rumeur : ici, on dit que les personnes vaccinées contre la tuberculose avec le BCG se montreraient résistantes au Covid-19, là on répète que des premiers cas de réinfection auraient été observées, ou encore que les pays très touchés par le paludisme seraient mystérieusement moins victimes du virus…

Réponse commune à toutes ces questions : rien ne vient confirmer ces rumeurs pour le moment. Pour ce qui est du paludisme, le Dr Moeti souligne que « certains pays comme le Nigeria, le Sénégal ou le Burkina Faso ont beaucoup de cas de paludisme, et les cas de coronavirus s’y développent malheureusement comme ailleurs ».

Avec Jeuneafrique par Olivier Marbot

En Côte d’Ivoire, Assoa Adou (FPI) à nouveau dans le collimateur de la justice

avril 3, 2020

Assoa Adou, Abidjan le 15 janvier 2019© ISSAM ZEJLY pour JA

Assoa Adou, Abidjan le 15 janvier 2019© ISSAM ZEJLY pour JA © ISSAM ZEJLY pour JA

 

Convoqué par le préfet de police d’Abidjan à la suite de « propos séditieux » prononcés lors d’un meeting à Yamoussoukro, le secrétaire général de la branche dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), ne s’est pas présenté.

Assoa Adou, le secrétaire général de la branche dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, est dans le viseur de la justice ivoirienne, qui lui reproche d’avoir tenu des « propos séditieux » lors d’un meeting de la plateforme de l’opposition tenu à Yamoussoukro le 15 mars.

Assoa Adou avait invité les militants du FPI à « envahir les centres d’enrôlement » afin de s’inscrire sur les listes électorales, confient ses avocats, qui disent « ne pas comprendre le harcèlement du pouvoir ». « Assoa Adou a tenu des propos graves qui ont entraîné des violences, notamment la destruction du matériel d’enrôlement dans les centres d’enregistrement des cartes d’identités », révèle de son côté un proche du chef de l’État, qui confie la détermination de son camp « à ne pas [se] laisser déstabiliser ».

Deuxième convocation en deux semaines

Le 21 mars, le préfet de police d’Abidjan Siaka Dosso a fait transmettre à Assoa Adou une première convocation pour une audition prévue le surlendemain. Mais l’homme politique ne s’y est pas présenté. Il suivait en cela les recommandations de ses avocats, qui ont soulevé un vice de procédure et « exigé un respect de la loi » : en Côte d’Ivoire, un décret datant de juin 2005 exige en effet que seule la Cour de cassation peut autoriser des poursuites contre les anciens ministres et hautes personnalités de l’État. Une procédure que n’avait pas observée la police.

Les avocats de Assoa Adou ont donc déposé un recours devant la Cour de Cassation, qui s’est réunie le 31 mars à Abidjan. Chantal Camara, la présidente de la haute juridiction, a autorisé Richard Adou, le procureur de la république près le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, à diligenter des poursuites.

Le préfet de police est revenu à la charge après la décision de la Cour de cassation en convoquant à nouveau Assoa Adou pour le 2 avril. Mais là encore, le concerné ne s’est pas présenté. Ses avocats dénoncent en effet un « acharnement de la police » et précisent que le procureur est le seul habilité par la Cour de cassation à faire ce type de convocations. « Assoa Adou est la disposition de la justice », ajoutent-ils.

« Les propos d’Assoa Adou étaient publics et sont disponibles. Il invitait simplement les militants du FPI à envahir les centres d’enrôlement afin de poursuivre la lutte en faveur de la gratuité des cartes d’identité », explique un cadre du parti d’opposition.

Avec Jeuneafrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Canada-Québec/COVID-19 : le magnat de l’immobilier Michael Rosenberg entre la vie et la mort

avril 3, 2020

L’homme d’affaires montréalais aurait contracté le virus lors d’un mariage qui s’est tenu le 16 mars dernier dans un de ses établissements.

 

Michael Rosenberg.

Michael Rosenberg, président de la compagnie immobilière RosdevPhoto : La Presse canadienne / Tom Hanson

Atteint de la COVID-19, l’influent homme d’affaires Michael Rosenberg se trouve depuis plusieurs jours aux soins intensifs. Selon Alain Picard, porte-parole du Conseil hassidique juif du Québec, les médecins estiment qu’il a autant de chances de mourir que de s’en sortir.

 

Tout porte à croire que le magnat de l’immobilier aurait contracté le virus lors d’un mariage qui s’est tenu le 16 mars au Crowne Plaza, à Dorval, dont Michael Rosenberg est le premier actionnaire et président.

L’événement s’est tenu quatre jours après le décret gouvernemental interdisant les rassemblements. Des membres de la famille de la mariée étaient porteurs du virus et de nombreux convives auraient, depuis, été déclarés positifs à la COVID-19.

Grand patron de la compagnie Rosdev, Rosenberg est un personnage énigmatique qui s’exprime rarement en public. Mais son influence politique est sans conteste. L’homme est à la tête d’un empire fondé par son père en 1950. Le Groupe Rosdev comprend de nombreuses filiales (les investissements Rosdev, les Immeubles Rosdev, Construction Rosdev, Gestion Rosdev, etc.).

Rosdev et ses affiliés possèdent plus de 10 millions de pieds carrés de superficie locative et comptent plus de 1500 employés.

L’homme d’affaires, membre du groupe hassidique Satmar, est un personnage de premier plan dans l’organisation de la vie hassidique à Montréal. C’est un philanthrope important des organisations juives orthodoxes, auxquelles il verse des millions de dollars par année à travers sa fondation.

L’homme d’affaires est aussi lié à de nombreux litiges judiciaires ainsi qu’à de nombreuses controverses médiatisées, particulièrement dans l’arrondissement d’Outremont.

Rosenberg possède notamment des édifices à Ottawa où logent des ministères fédéraux. Il est aussi propriétaire de l’immeuble accueillant la Cour fédérale du Canada à Montréal. Ses relations avec les conservateurs de Stephen Harper ont fait couler beaucoup d’encre. En 2008, Radio-Canada et le Globe and Mail révélaient que le secrétaire de presse du premier ministre Stephen Harper, Dimitri Soudas, serait intervenu en faveur de M. Rosenberg dans un litige opposant ce dernier au gouvernement fédéral pour s’assurer de l’appui politique des hassidim d’Outremont.

Rosenberg a aussi eu un retentissant contentieux avec la CSN à la fin des années 2000 relativement à une affaire de négociations collectives.

En 2019, l’autorisation par l’administration de Philippe Tomlinson de construire une synagogue dans un édifice de la rue Bernard appartenant à l’homme d’affaires, malgré un règlement municipal interdisant les nouveaux lieux de culte sur cette artère commerciale, avait enflammé les esprits à Outremont.

Première victime de la COVID-19 à Montréal

Les hassidim d’Outremont déplorent déjà la mort d’un des leurs.

Un homme de 67 ans qui fréquentait la synagogue au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur est mort le 26 mars après avoir présenté des symptômes apparentés au coronavirus.

Avec Radio-Canada par

Des célébrités infectées au covid-19 en date du 3 avril

avril 3, 2020

 

Patrick Bruel

Patrick Bruel a confirmé le 2 avril avoir contracté la COVID-19.

Paulina Bugembe

L’actrice Paulina Bugembe, interprète de Valerie dans le feuilleton «General Hospital», a annoncé sur Instagram le 2 avril être atteinte de la COVID-19.

Sara Bareilles

La chanteuse Sara Bareilles (Love Song) a annoncé le 2 avril qu’elle avait été infectée du coronavirus, mais qu’elle était maintenant rétablie de la maladie.

Brian Stokes Mitchell

La star de Broadway Brian Stokes Mitchell a annoncé le 1er avril souffrir de la COVID-19.

Ray Benson

Le chanteur country et acteur Ray Benson est atteint du coronavirus depuis le 31 mars dernier.

Jim Edmonds

L’ancien joueur de baseball Jim Edmonds des Angels, Cardinals, Padres, Cubs, Brewers, et Reds a annoncé le 2 avril qu’il avait contracté le virus et qu’il en était maintenant guéri.

Le Prince Charles

Le Prince Charles, 1er successeur au trône d’Angleterre, était atteint du coronavirus. L’homme de 71 ans a confirmé être guéri en date du 31 mars.

Avec Buzznes

 

 

Congo: 4e décès de covid-19

avril 3, 2020

URGENT : Congo-covid-19: un quatrième cas de décès à Brazzaville 🇨🇬.

Il s’agit de monsieur Auguste NAKOUBAYOULA, cadre au Ministère de l’Éducation Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, en qualité de CEF (Conseiller Économique et Financier).
Il est décédé ce vendredi 3 mars 2020 vers 12h au Centre médico-social SECUREX.

La dépouille de Monsieur Auguste NAKOUBAYOULA, a été vite récupérée et mise dans un cercueil apprêté pour des raisons de sécurité sanitaire comme le montre la vidéo publiée dans Brazzanews.

Les faits : Monsieur Auguste NAKOUBAYOULA fut l’argentier du MEPSA du ministre Collinet MAKOSSO. Il a souffert quelques jours entre domicile et modestes soins médicaux. Il a fini par être conduit à Sécurex, clinique ayant pignon sur rue où l’examen de ses poumons montrera des graves lésions. Il n’a pas pu résister au virus ayant exercé un assaut contraignant sur lui jusqu’à en mourir.

Cette mort soulève une série d’inquiétudes :
1– En sa qualité de financier du ministère, il avait un bureau d’affluence, gérant jusqu’aux besoins de la DEC (quel potentiel-Contacts, surtout que ce type de responsabilité vous oblige à gérer aussi une petite caisse-espèces pour des urgences).
2– Les examens à Sécurex ont du prendre un certain temps. Le personnel de cette clinique, les membres de sa familles, ses autres contacts…
3– Chacune des personne ayant été en contact avec lui, a aussi eu des contacts secondaires, tertiaires etc.

Implication :
1– Collinet MAKOSSO doit mettre tout son ministère en quarantaine, lui-même inclus
Cette quarantaine doit s’étendre aux personnels des services affiliés comme la DEC.
2– Lydia MIKOLO doit communiquer avec transparence sur ce cas et gérer rapidement la chaine de contamination (il va falloir trouver le moyen de violer le confinement en allant prendre les personnes contacts chez elles)
3– La clinique SÉCUREX doit tester tout son personnel au bout d’une période de quarantaine. Et retrouver la liste des gens consultés durant le séjour du disparu dans ses lieux.

 

Photo de BrazzaNews.
Auguste NAKOUBAYOULA
Avec Brazzanews