Archive for the ‘Société’ Category

Burkina: 11 personnes en garde à vue décédées à l’unité antidrogue en une nuit

juillet 15, 2019

 

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l’Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

«Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l’Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019», a écrit Maiza Sérémé dans un communiqué. Une «enquête a été ouverte», a indiqué la procureure qui s’est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques. «Des médecins légistes ont été requis» pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné. La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l’Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d’Afrique de l’Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire. En juin dernier, les autorités ont procédé à l’incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l’année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Québec/Disparition du président de Savoura et de son fils : la zone de recherche réduite de 44 %

juillet 14, 2019

Sav

Les Forces armées canadiennes (FAC) ont réduit d’environ 44 % la zone de recherche pour retrouver le président de Savoura, Stéphane Roy, et son fils qui manquent à l’appel depuis jeudi.

Stéphane Roy et son fils devaient rentrer mercredi de leur chalet situé à Parent, en Mauricie, mais ils ne sont jamais arrivés à destination.

La zone de recherche, qui couvrait à l’origine 20 000 kilomètres carrés, a pu être grandement réduite grâce à des informations reçues par les FAC.

Les militaires travaillent de concert avec la famille de M. Roy afin d’établir différents scénarios possibles, souligne le major Christian Labbé. On s’informe sur ses habitudes, ses horaires, et une fois l’ensemble des informations réunies, les différentes possibilités se réduisent.

Ce travail a permis de réduire la zone de recherche d’environ 44 %. Elle s’étend désormais du chalet familial dans les Laurentides à la résidence de Stéphane Roy, dans la région de Saint-Jérôme.

On met désormais nos ressources dans une zone qui est beaucoup plus petite. La température est aussi de notre côté, alors on espère avoir de meilleurs résultats dès aujourd’hui.

Major Christian Labbé

L’opération de recherche, de niveau majeur, a permis le déploiement de nombreux autres appareils dont un avion Aurora CP-140 qui a permis à prendre des images thermiques de la zone de recherche. Plusieurs propriétaires de petits appareils quadrillent également le terrain.

L’hélicoptère du président de Savoura est un Robinson R44 blanc avec des lignes rouges.

Aucun signal de détresse n’a été reçu depuis la disparation du président de Savoura et de son fils. Un échec de l’équipement, ou une absence de balise à bord pourrait expliquer la situation, selon les FAC.

Radio-canada.ca par Sarah Molkhou

L’Église anglicane du Canada rejette une motion approuvant le mariage gay

juillet 14, 2019

 

Le synode général de l’Eglise anglicane du Canada a rejeté une motion visant à modifier sa définition du mariage pour reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, légalisé au Canada en 2005. La motion proposait de supprimer la définition du mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme».

Pour être adoptée, elle devait recueillir les deux tiers des votes des trois ordres de délégués au synode, évêques, prêtres et laïcs. Lors d’un vote vendredi soir à Vancouver (ouest) où se tient le synode jusqu’à mardi, prêtres et laïcs ont voté largement en faveur de la motion mais elle n’a pas obtenu la majorité des deux tiers requise dans le groupe des évêques.

La motion avait été adoptée de justesse lors du précédent synode général mais elle devait être validée lors de deux synodes successifs pour entrer en vigueur. Le synode général, assemblée gouvernante de l’église anglicane du Canada, se réunit tous les trois ans.

Certains diocèses continueront à célébrer des mariages homosexuels

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

Certains diocèses permettent la célébration de ces unions depuis le premier vote sur la motion de 2016 et plusieurs d’entre eux entendent bien continuer, a indiqué Meghan Kilty, directrice des communications de l’Eglise, à la chaîne publique CBC. L’Eglise anglicane du Canada compte plus de 500.000 membres regroupés dans 1700 paroisses, selon son site internet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Crise anglophone au Cameroun : le cardinal Christian Tumi se confie à Jeune Afrique

juillet 14, 2019

Le cardinal Christian Tumi, à Douala. © Max Mbakop pour JA

 

Le cardinal Christian Tumi tente depuis des mois d’organiser une conférence générale des anglophones pour mettre un terme à la crise qui secoue le Cameroun depuis plus de deux ans. Malgré la méfiance du président Paul Biya, il reste déterminé à mener à bien la mission qu’il s’est assignée.

C’est peut-être le dernier combat de sa vie. Âgé de 88 ans, le cardinal Christian Tumi s’est assigné la mission de ramener la paix au Cameroun anglophone. Il veut organiser une réunion consultative pour savoir ce que veulent les anglophones. Un défi difficile à relever d’autant que le gouvernement n’est pas favorable à cette initiative.

Le président Paul Biya se méfie de ce prélat dont les opinions tranchées ont souvent critiqué la gouvernance et tancé la longévité du chef de l’État au pouvoir. Les séparatistes ne veulent pas non plus en entendre parler. À leurs yeux, le fédéralisme dont Tumi est un adepte est une fausse bonne idée. L’homme de foi se retrouve ainsi pris entre deux camps antagonistes qui ont choisi l’escalade. « Nous n’avons pas renoncé », certifie-t-il dans son interview à Jeune Afrique.

Crise sociopolitique

Pendant ce temps, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des affrontements opposent les militaires aux bandes armées séparatistes. Plus de 1 800 civils et combattants anglophones ont été tués en plus de deux ans de conflit, tandis que 302 militaires et forces de l’ordre y ont perdu la vie. Plus de 560 000 personnes ont dû se réfugier au Nigeria voisin ou se déplacer dans d’autres régions du pays.

Dans cette interview, le cardinal Tumi se prononce également sur les autres médiations qui tentent de stopper la spirale meurtrière. Il parle également de la crise sociopolitique consécutive à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, du sort des prisonniers de l’opération anticorruption Épervier et de la modernisation du Cameroun avec ou sans… Paul Biya.

Par Jeune Afrique

Canada: graves intoxications au monoxyde de carbone dans un motel

juillet 9, 2019

 

Quarante-six personnes séjournant dans un hôtel de Winnipeg, dans le centre du Canada, ont été hospitalisées, dont 15 dans un état critique, après avoir été intoxiquées au monoxyde de carbone, ont annoncé mardi les pompiers canadiens.

«Je ne peux pas faire de pronostic» sur l’évolution de l’état de santé de ces blessés, a déclaré aux médias locaux un porte-parole des pompiers de Winnipeg. L’accident a eu lieu mardi matin au motel Super 8 et 52 clients s’y trouvaient lorsque l’alerte a été donnée, a-t-il indiqué.

Les secours ont relevé des niveaux de monoxyde de carbone de 385 parties par million, alors que ce gaz inodore, provenant d’une combustion incomplète, est dangereux à partir de 10 à 20 parties par million, a précisé la télévision publique CBC.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Québec/Vol d’identité: près de 15 ans à devoir prouver qui elle est

juillet 8, 2019

Se remettre d’un vol d’identité peut prendre des années. Il faut affronter une panoplie d’embûches, encaisser de durs coups et faire face à de mauvaises surprises. Mais la guerre ne semble jamais vouloir se terminer.

Les données personnelles sont précieuses. Parlez-en à Marie-Ève Aubry qui a été victime d’un vol d’identité et qui vit encore avec les conséquences, près de 15 ans plus tard. Un cas parmi d’autres qui met en lumière les limites de la lutte contre ce genre de fraude.

En 2006, Marie-Ève Aubry tente de contracter une assurance pour sa voiture. Or, elle se fait répondre qu’elle en possède déjà une et qu’elle a même fait une réclamation.

Elle réalise alors qu’elle s’est fait usurper son identité après s’être fait voler son numéro d’assurance sociale des années auparavant. Débute alors un cauchemar interminable.

« J’ai fait le saut. C’est là que je me suis rendu compte que mon permis de conduire avait été usurpé, vraiment à plein d’endroits », se souvient-elle.

Vol

Marie-Ève Aubry a réalisé en 2006 qu’elle s’est fait usurper son identité.

Depuis, elle ne compte plus les problèmes qu’elle a rencontrés : des centaines de dollars en contraventions pour des infractions au Code de la sécurité routière, l’interruption de ses prestations familiales et même un mandat d’arrestation à son endroit.

Je me disais : je peux me faire arrêter n’importe quand, ça n’a aucun bon sens! – Marie-Ève Aubry, victime de vol d’identité

Aujourd’hui, elle se promène toujours avec ses empreintes digitales sur elle. Elle n’a pas le choix d’être vigilante, assure-t-elle.

« C’est vraiment débilitant parce qu’à un moment donné, on ne sait plus vers où et qui se tourner, par quel bout le prendre. On entre dans la bureaucratie. C’est les 12 travaux d’Astérix! », admet-elle.

Elle mène depuis près de 15 ans un combat juridique et administratif pour prouver qui est « la vraie Marie-Ève Aubry ». Encore la semaine dernière, elle dit avoir reçu un appel d’un cabinet d’avocats à propos d’une carte de crédit qu’elle n’a jamais détenue.

Des histoires d’horreur de la sorte, le président du Bureau canadien du crédit Sylvain Paquette en voit chaque jour.

« Ce n’est pas rare un cas comme ça. Moi-même j’ai été victime d’un vol d’identité en 2006. Ça m’a pris trois ans, malgré l’expérience que j’avais, pour réhabiliter mon crédit. Pour le simple citoyen, ça peut prendre 10 ans, 15 ans. Ce n’est pas évident, surtout si les fraudeurs s’échangent les données personnelles sur des forums de fraude entre eux », explique-t-il.

Le phénomène serait en pleine expansion, selon l’analyste en fraude. Il rapporte que la Sûreté du Québec aurait constaté une augmentation d’environ 80 % du nombre de fraudes depuis 2013.

Les stratagèmes des fraudeurs sont multiples, les techniques se raffinent et les outils aussi.

Vol1

Sylvain Paquette a démontré à Radio-Canada comment les malfaiteurs s’y prennent pour arnaquer les gens. Il a utilisé une application mobile pour faire un appel qui permet de masquer son numéro de téléphone et d’afficher celui de la banque de son choix.

« Les fraudeurs vont vous appeler avec le numéro d’une institution financière. Si vous regardez sur votre afficheur, vous allez voir un numéro qui va apparaître. Si vous rappelez, vous allez tomber sur quelqu’un qui représente vraiment l’institution financière en question. C’est donc une façon pour les fraudeurs de recueillir vos données personnelles », indique-t-il.

Changer de numéro d’assurance sociale

Les vols d’identité seraient en forte hausse au Québec.

Si les fraudeurs cherchent absolument à mettre la main sur le numéro d’assurance sociale, c’est qu’il est la clef dans le cas d’un vol d’identité.

Pour Sylvain Paquette, une partie du problème réside dans le fait que les gens ne protègent pas suffisamment leurs données personnelles.

De son côté, Marie-Ève Aubry tente toujours de faire changer ce précieux numéro, mais le processus est très complexe, notamment parce que le fardeau de la preuve incombe aux victimes.

« C’est interminable prouver que tu as été victime d’un vol d’identité auprès des institutions. […] Tant que je n’ai pas un nouveau numéro d’assurance sociale, mon crédit est nul », affirme-t-elle.

Elle exhorte les hauts dirigeants à se pencher sur ce dossier problématique et surtout à s’attaquer au manque de ressources pour les victimes de vol d’identité.

« J’aimerais bien rencontrer la ministre de la Justice pour lui dire : « Écoutez, je ne suis pas seule. Qu’est-ce qui va arriver? Qu’est-ce qui va être fait? » », déclare-t-elle.

Le président du Bureau canadien du crédit croit également qu’une réforme législative s’impose pour punir davantage les fraudeurs.

Il estime que seulement une victime sur 20 en matière de vol d’identité porterait plainte, ce qui signifie que les escrocs ont amplement le temps de faire de nombreuses victimes et beaucoup d’argent.

Par Jacaudrey Charbonneau

RDC : les bars de Kinshasa ciblés par une campagne d’assainissement des mœurs

juillet 7, 2019

Une rue du quartier de Bandal, à Kinshasa, le 7 janvier 2019. © John WESSELS/AFP

 

Les nuits bruyantes et festives de Kinshasa sont-elles en sursis ? Les bars ne pourront plus ouvrir que de 18h à 23h en semaine, ont tranché les autorités de la capitale congolaise, parties en croisade contre « l’insalubrité » sous toutes ses formes.

Tout juste les bars auront-ils la permission de minuit le samedi, dimanche et les jours fériés. Ils pourront ouvrir dès 11h les dimanches et jours fériés, selon l’opération « Kin bopeto » (Kin propre) annoncée le 4 juillet par le nouveau gouverneur, Gentiny Ngobila.

La vente de boissons doit prendre fin une heure avant la fermeture, insiste l’autorité locale, qui dénonce les partisans du laissez-faire actuel dans la troisième plus grande ville d’Afrique.

Dans ses quartiers chauds (Huilerie, Matonge, Bandal), bien des terrasses servent des bières et des brochettes tant qu’il y a du monde, sur fond de sono saturée qui crache de la rumba.

Des « brigades d’assainissement »

« Parfois vous trouvez une personne à dix heures du matin qui prend de la bière. À midi elle sera dans quel état ? », s’est indigné le ministre provincial de l’Environnement, Didier Tenge Litho. Il a exhumé l’«ordonnance-loi du 31 mai 1975 qui réglemente les heures d’ouverture et des fermetures des débits de boissons ».

De manière plus large, l’opération « Kin bopeto » vise un « changement de mentalité et de comportements » pour « refuser l’insalubrité », a-t-il expliqué sur plusieurs radios après l’annonce de la campagne qui doit commencer en août.

C’est un autre refrain bien connu : autrefois appelée « Kin-la-belle », la capitale est devenue « Kin-la-poubelle » en raison des sacs plastiques qui jonchent ses « avenues » en terre battue et étouffent ses cours d’eau.

Le nouveau gouverneur annonce des moyens pour des résultats dans six mois : de l’argent pour chacune des 24 communes, et dans chaque commune des « brigades d’assainissement » d’au moins 40 agents…

Assainir les mœurs

Il s’agit aussi d’assainir les mœurs. Les autorités veulent lutter contre les habituels boucs émissaires de l’insécurité présumée dans la capitale : les « shégué » et les « kuluna » (enfants des rues et petits délinquants) et les « ujana » (des gamines soupçonnées – parfois voire souvent à tort – de se prostituer parce qu’elles ne portent pas de soutien-gorge).

Les autorités veulent aussi combattre le commerce informel « le long de grandes artères à moins d’un mètre de la route », pour que personne ne tombe malade « dans les endroits insalubres ».

Personne ne sait au juste combien de millions d’habitants vivent dans la capitale de la RDC, faute de recensement depuis 1984. L’estimation de dix millions revient fréquemment.

Une chose est sûre : l’immense majorité survit dans le secteur informel, dont les petits commerces de rue. Et les débits de boissons.

Par Jeune Afrique avec AFP

Aliko Dangote : enquête sur l’homme d’affaires le plus puissant d’Afrique

juillet 6, 2019

Aliko Dangote, lors du CEO Forum à Abidjan en 2016. © ERIC LARRAYADIEU/AFRICA CEO FORUM/JA

 

Dans son édition du 7 juillet, « Jeune Afrique » s’intéresse au Nigérian Aliko Dangote qui poursuit son irrésistible ascension. L’homme le plus riche du continent est en passe de multiplier ses revenus par cinq à l’horizon 2021 grâce à son double projet de raffinerie de pétrole et d’usine de fertilisants à Lekki.

Aliko Dangote (fortune estimée à 16,7 milliards de dollars – 14,8 milliards d’euros – par Bloomberg, à 10,3 milliards par Forbes) fascine plus que jamais. À 62 ans, son ascension paraît irrésistible. Quasi-inconnu hors du Nigeria il y a dix ans, le Prince de Kano jouit désormais d’un statut digne d’un chef d’État – il dispose d’un passeport estampillé Union africaine –, et son aura dépasse allègrement les frontières du continent.

Personnage complexe et ambivalent. À la fois héros de toute l’Afrique et homme d’affaires impitoyable, « fils de » et self-made-man, grand avocat de l’ouverture des marchés africains à son ciment et opposant inlassable à la concurrence au Nigeria, philanthrope et économe, le Prince de Kano est un stakhanoviste, obnubilé par son business.

Pari fou

Le groupe qui porte son nom est en train de changer de dimension sous l’impulsion d’un double projet pharaonique de raffinerie de pétrole et d’usine de fertilisants à Lekki, près de Lagos, dont l’investissement représente au bas mot 15 milliards de dollars.

Un pari fou quand on connaît les risques économiques encourus dans un pays comme le Nigeria. Mais moins pour lui que pour n’importe qui d’autre. Son importance devenue stratégique, son influence politique comme économique lui confèrent une puissance qui l’empêche de perdre.

Mais cette réussite personnelle profite-t-elle au plus grand nombre ? Quoi qu’il en soit, dans son entourage désormais, beaucoup le poussent à envisager un avenir politique…

Par Jeuneafrique.com

Libye: le Conseil de sécurité condamne le bombardement d’un camp de migrants

juillet 5, 2019

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné vendredi le raid aérien qui a fait 53 morts au début de la semaine dans un centre libyen de détention pour migrants, près de Tripoli, et a réclamé l’instauration d’un cessez-le-feu.

Le conseil s’était déjà réuni mercredi, au lendemain du raid, mais les Etats-Unis se sont opposés à la publication de la déclaration qui avait été rédigée, rapportent des diplomates. Les déclarations du Conseil sont adoptées par consensus. Le texte approuvé vendredi serait toutefois pratiquement similaire à celui de mercredi.

«Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité pour toutes les parties de désamorcer de toute urgence la situation et de s’engager en faveur d’un cessez-le-feu», peut-on y lire. «La paix et la stabilité durables en Libye ne seront possibles que grâce à une solution politique.» Les forces fidèles au maréchal Khalifa Haftar, qui tiennent l’est du pays, ont lancé fin avril une offensive à Tripoli, où siège le gouvernement d’union reconnu internationalement. Le bombardement du centre pour migrants est le plus meurtrier depuis le début de ce siège. Haftar et ses hommes sont soutenus depuis des années par les Emirats arabes unis et l’Egypte, tandis que la Turquie a récemment expédié des armes à Tripoli pour aider les forces fidèles au gouvernement à se défendre, dit-on de sources diplomatiques.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité exige «un respect absolu de l’embargo sur les armes de la part de tous les Etats membres» et les invite «à ne pas intervenir dans le conflit ni à prendre des mesures susceptibles de l’exacerber». Il exprime en outre «sa profonde préoccupation face à l’aggravation de la situation humanitaire» et «appelle les parties à autoriser les agences humanitaires à exercer pleinement leurs activités». Il se dit enfin «préoccupé par les conditions de vie dans les centres de détention relevant de la responsabilité du gouvernement libyen». Six mille personnes y sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, selon les mouvements de défense des droits de l’homme.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: l’invalidation de l’élection de députés de l’opposition annulée

juillet 5, 2019

Une audience de la Cour constitutionnelle de la RDC, le 27 juillet 2015 à Kinshasa (archives). © Ph. John Bompengo/Monusco

 

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est partiellement revenue mercredi et jeudi sur sa décision d’invalider l’élection de plusieurs députés d’opposition, une mesure qui avait ravivé les tensions politiques à Kinshasa.

La Cour a réhabilité dix-neuf des 23 députés de la coalition d’opposition Lamuka invalidés, après examen d’ « erreurs matérielles » par une chambre spéciale de cette instance judiciaire, selon un décompte de l’AFP auprès des formations politiques. Parmi les députés de l’opposition dont la victoire a finalement été confirmée par la Cour : Raphael Kibuka, Daniel Mbayo du MLC, Chérubin Okende, Daniel Safu et Mutombo Kasongo Germain  de l’AMK, Jean Claude Kibala (MS) ou encore Amato Bayubasire (UNC).

Au total les juges se sont prononcés sur 178 dossiers de contestation des résultats des législatives nationales du 30 décembre rendus par la Commission électorale et leur validation par la Cour constitutionnelle. La liste définitive des députés nationaux devait être connue jeudi, selon le greffe de cette instance judiciaire congolaise.

Parmi les parlementaires de Lamuka, au moins quatre députés proches de l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, ont été réhabilités par ces arrêts. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba a reconnu que trois de ses élus invalidés avaient été réhabilités, dans un communiqué.

« J’ai un sentiment de satisfaction, teinté de regret étant données les péripéties qu’a connue ma validation définitive, alors que j’ai obtenu plus de 26 000 voix. L’invalidation de mes camarades de l’opposition pour des raisons inavouées me laissent aussi un goût amer » a réagit Raphael Kibuka, contacté par Jeune Afrique. « Les autorités politiques et judiciaires doivent désormais tout mettre en œuvre pour que nous ayons une justice véritable, gage de tout développement. L’appareil judiciaire devra écarter les brebis galeuses », a-t-il ajouté.

Au moins deux députés du parti de l’ancien président Joseph Kabila, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) précédemment validés, ont été écartés par ces décisions définitives de la Cour constitutionnelle.

Le FCC toujours majoritaire

La Cour constitutionnelle avait invalidé le 11 juin l’élection de 23 députés d’opposition, dans la plupart des cas au bénéfice de la majorité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs ministres et gouverneurs de provinces ont vu leurs mandats validés, alors que la Commission électorale ne les avait pas proclamés élus. Le président Félix Tshisekedi avait lui-même estimé que certains arrêt de la Cour étaient « scandaleux ». L’ex-candidat Martin Fayulu avait participé dimanche à une manifestation interdite, en partie contre ces décisions.

Les décisions de la Cour constitutionnelle en RDC ne donnent normalement pas lieu à des recours. En dépit de ces annulations d’invalidations, le Front commun pour le Congo (FCC), coalition des partisans de l’ex-président Kabila, dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.