Archive for the ‘Société’ Category

Le Congo arrête le chef de l’opposition Kabund

août 9, 2022
Jean-Marc Kabund, secrétaire général du principal parti d'opposition congolais l'Union pour la démocratie et le progrès social s'exprime lors d'une conférence de presse à Kinshasa

Jean-Marc Kabund, secrétaire général du principal parti d’opposition congolais, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), prend la parole lors d’une conférence de presse à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 8 janvier 2019. REUTERS/Baz Ratner/File Photo

KINSHASA, 9 août (Reuters) – Jean-Marc Kabund, ancien bras droit du président de la République démocratique du Congo et aujourd’hui chef de l’opposition, a été arrêté mardi, a déclaré son avocat, lors d’une polémique sur une remarque à propos de son ancien patron.

L’ancien vice-président du parlement et actuel législateur s’est disputé avec le président Félix Tshisekedi plus tôt cette année, après quoi il a lancé son propre parti politique.

Il a fait l’objet d’une enquête ces dernières semaines sur des accusations que les autorités n’ont pas précisées.

Ses avocats disent qu’il est accusé d’outrage au chef de l’Etat après un discours le qualifiant de « dangereux ».

L’avocate de Kabund, Henriette Bongwalanga, a déclaré qu’il avait été arrêté mardi après une audience au bureau du procureur général.

« Ils n’ont pas respecté la procédure. Aujourd’hui, ils sont venus après l’audience et l’ont (arrêté) malgré son immunité (parlementaire) », a-t-elle déclaré.

Le ministère de la Justice n’a pas pu être joint pour commenter et un porte-parole du gouvernement a refusé de commenter.

Une source policière a déclaré que Kabund avait été emmené à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, la capitale du Congo.

Kabund était une figure de proue derrière la montée au pouvoir de Tshisekedi et leurs retombées ont mis en évidence les lignes de faille émergentes dans la direction du pays. Cela pourrait être synonyme d’incertitude pour l’avenir de la coalition au pouvoir de l’Union sacrée à l’approche de l’élection présidentielle de 2023, ont déclaré des analystes politiques. 

Dans une déclaration sur la procédure la semaine dernière, Kabund a déclaré que l’enquête contre lui était la preuve que les institutions congolaises étaient exploitées pour servir des intérêts politiques.

« Lutter contre le régime Tshisekedi est pour moi une nécessité absolue, peu importe le prix à payer », a-t-il écrit sur Twitter.

Avec Reuters reportage de Stanis Bujakera; Écrit par Nellie Peyton; Montage par Andrew Cawthorne

Tempête politique aux Etats-Unis après la perquisition du domicile de Trump

août 9, 2022
Tempete politique aux Etats-Unis apres la perquisition du domicile de Trump
Tempête politique aux Etats-Unis après la perquisition du domicile de Trump© AFP/Giorgio Viera

Une première étape vers un procès pour les uns, « une persécution politique » pour les autres: la perquisition spectaculaire du domicile de Donald Trump par le FBI jetait mardi une nouvelle lumière sur les profondes fractures de l’Amérique, à l’heure où l’ancien président flirte ostensiblement avec une nouvelle candidature.

Jamais un ancien locataire de la Maison Blanche n’avait été inquiété par la justice de cette façon.

La perquisition de la police fédérale a-t-elle à voir avec les nombreux cartons que Donald Trump a emportés avec lui en quittant la Maison Blanche en janvier 2021 ? Est-elle liée à l’enquête sur sa responsabilité dans l’assaut du Capitole ? Concerne-t-elle plutôt les soupçons de fraude financière dont la Trump Organization fait l’objet à New York ?

Contacté par l’AFP, le FBI n’a pas souhaité faire de commentaire.

Donald Trump, qui clame son innocence dans chacune de ces affaires et prétend faire l’objet d’une chasse aux sorcières, a vivement dénoncé la perquisition de la police fédérale, à laquelle il n’a pas assisté, dans un communiqué.

« Notre nation vit des jours sombres », a-t-il fustigé, assurant que « cette perquisition non annoncée de mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée ».

« Personne n’est au-dessus des lois (…) pas même un ancien président », a rétorqué mardi sur NBC la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi — qui, comme la plupart des autres ténors de son camp, appelle depuis des années à ce que l’ex-magnat de l’immobilier rende des comptes.

Cette escalade judiciaire semble avoir dans le même temps cimenté l’emprise de Donald Trump sur le parti républicain, qui a fait bloc autour de l’ancien homme d’affaires — au point de l’ériger en martyr.

« Guerre civile »

Dès l’annonce de la perquisition, un groupe de partisans de Donald Trump s’est rendu devant la luxueuse résidence de l’ancien homme d’affaires pour crier leur colère.

Plusieurs d’entre eux agitaient des drapeaux « Biden n’est pas mon président », énième rappel que plus d’un an et demi après la défaite de Donald Trump à l’élection, des dizaines de millions d’Américains restent fermement convaincus que la présidentielle de 2020 lui a été « volée ».

Sur les réseaux sociaux, certains trumpistes appelaient purement et simplement mardi au « divorce », dans ce pays aux divisions si béantes qu’elles peuvent sembler irréconciliables.

« Voilà le genre de choses qui se produisent dans des pays en guerre civile », a tancé Marjorie Taylor Greene, élue de Géorgie connue pour ses outrances, appelant même à un démantèlement du FBI. « La persécution politique DOIT CESSER ! ! ! »

Tremplin pour 2024 ?

Dénonçant une « intolérable instrumentalisation à but politique » du ministère de la Justice, le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a promis une enquête sur son fonctionnement quand les républicains reviendraient au pouvoir.

Son camp pourrait reprendre le contrôle du Congrès lors des élections législatives de novembre, qui s’annoncent périlleuses pour le camp de Joe Biden.

Sur la chaîne préférée des conservateurs, Fox News, les bandeaux étaient eux aussi très critiques concernant la perquisition: « Les tactiques de plus en plus radicales du ministère de la Justice sont un danger pour la république », « Le FBI de Biden saccage le domicile d’un de ses adversaires potentiels pour l’élection de 2024 », était-il écrit.

Donald Trump, qui dispose déjà d’un trésor de guerre de plus de 100 millions de dollars (un montant sans précédent pour un ancien président) et pourrait à tout moment se déclarer candidat à un nouveau mandat, a sauté sur l’occasion pour lancer un appel à la générosité de ses partisans.

« Ce n’est pas juste ma maison qui a été attaquée – c’est le domicile de chacun des Américains patriotes pour lequel je me suis battu », a-t-il plaidé dans un e-mail à ses militants, leur suggérant un don de 5 à 5.000 dollars pour combattre une « chasse aux sorcières ».

Par Le Point avec AFP

Congo: Le poids du pain considérablement réduit à Brazzaville et Pointe-Noire

août 9, 2022

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs fustige le non-respect de la règlementation du prix et du poids du pain par les patrons des boulangeries à Brazzaville et Pointe-Noire.

Pour le secrétaire exécutif de l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, Mermans Babounga, le pain vendu à 50fcfa ne représente que 60g, celui de 100fcfa pèse à peine 120g et la baguette de 150fcfa un poids moins que celui qui est homologué.

Il en appelle à la responsabilité des autorités du ministère du Commerce pour faire respecter les mesures édictées par le gouvernement dans son Plan de résilience sur la crise alimentaire 2022-2023.

En raison de la volatilité du marché de la farine de blé observée depuis le début de l’année, le gouvernement congolais a décidé de renforcer la règlementation des prix et poids du pain qui figure parmi les produits de grande consommation au Congo.

Par exemple, la baguette de 90g est fixée à 50fcfa, celle de 110g est à 75fcfa, celle de 180g est à 100fcfa et celle de 220g coûte 150fcfa.

Sur le terrain le rapport prix/poids du pain n’est toujours pas respecté par les boulangeries. Pour contourner la règlementation en vigueur, les boulangeries se sont lancées dans la fabrication de différentes formes de pain, on y trouve des pains à 300fcfa ou 400fcfa.

Le gouvernement a accepté de rembourser aux minotiers le montant au-dessus du prix d’achat. La somme correspondant au dernier stock s’élève à 2 204 000 000 FCFA.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Youtube : Fally Ipupa atteint trois millions d’abonnés

août 9, 2022

Le chanteur RD-congolais Fally Ipupa « Dicap la Merveille » est certainement en train d’écrire une nouvelle histoire de la musique congolaise moderne, avec ses records sur Youtube.

L’ancien chanteur du groupe Quartier Latin International de Koffi Olomide et de Talents Latents de Ngaliema à Kinshasa a atteint la barre de trois millions d’abonnés sur Youtube, la plus grande plateforme mondiale de vidéos. Il est à ce jour le premier artiste musicien congolais à disposer d’autant d’abonnés sur sa chaîne Youtube. Mais ce n’est pas tout. Son single « Bloqué » a totalisé trois millions de vues sur Youtube, le 5 août, en seulement huit jours après son lancement sur les plateformes de téléchargement (streaming).

Fally Ipupa affiché sur les écrans de Times Square à New York

Lancé le 31 juillet 2022, « Bloqué » est un air improvisé au départ, métissé avec un rythme de folklore et extrait de son prochain album rumba, le cinquième de la carrière du chanteur. Le morceau a accroché à travers le monde, récoltant un succès énorme au point de figurer dans le hit de platine de la semaine d’Afro-Club diffusé sur Radio France Internationale. Notons aussi dans ce hit de platine, il y a eu la chanson « Laisser tomber », une mélodie mélancolique du chanteur congolais Ya Levis Le Maya Lova.

Signalons que la chaîne Youtube de Fally Ipupa existe depuis janvier 2007 et compte actuellement plus de 1milliard 179 millions de vues. On y retrouve tous les albums studios du chanteur en version audio et vidéos, et d’autres œuvres. Fally Ipupa va effectuer en septembre 2022 une tournée américaine baptisée « Golden World Tour ». Les affiches de l’artiste sont visibles à Times Square à New York, surnommé « Crossroads of the world » (croisées des chemins du monde), annonçant la production du 11 septembre prochain au Palladium Times Square. Quartier de New York dans l’arrondissement de Manahatan, Times Square tient son nom de l’ancien siège de prestigieux journal américain, New York Times. C’est donc l’un des endroits les plus célèbres et animés au monde, comme Shibuya à Tokyo, Champs-Elysées à Paris, Piccadilly Circus à Londres, etc.

Avec Adiac-Congo par Martin Enyimo

Canada-Québec: Un agresseur sexuel en cavale

août 9, 2022
Portrait de Vincent Daigle, un homme dans la fin vingtaine ou au début de la trentaine aux cheveux bruns rasés, yeux bleus et boucles d'oreilles de type élargisseur.

Vincent Daigle a pris la fuite après sa remise en liberté conditionnelle. Photo : Courtoisie/Service de Police de la Ville de Lévis

Vincent Daigle, un résident de Lévis ayant reconnu lundi être coupable d’agressions sexuelles, a pris la fuite après sa remise en liberté conditionnelle.

L’homme de 31 ans se serait enfui de la maison de thérapie de Longueuil où il résidait tout de suite après avoir plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation au palais de justice de Québec.

Mardi matin, le procureur au dossier, Louis-Philippe Desjardins, a obtenu un mandat d’arrêt contre lui parce qu’il n’aurait pas respecté ses conditions de remise en liberté.

Plusieurs victimes

Daigle a reconnu avoir agressé sexuellement deux hommes de 18 et 19 ans qui offraient des services sexuels sur Internet en échange d’argent.

À la fin de la soirée, il a reconduit les deux jeunes hommes à leur domicile, sans payer à chacun les 100 $ promis.

Il a aussi reconnu avoir harcelé et menacé des membres de sa famille au mois d’avril. Il a notamment envoyé de nombreux messages textes menaçants à ses parents.

Le Lévisien a également plaidé coupable de conduite dangereuse après avoir roulé à haute vitesse sur l’autoroute, multipliant les manœuvres pour tenter d’échapper aux autopatrouilles qui le pourchassaient.

Vincent Daigle était détenu depuis son arrestation. Le juge lui avait ordonné lundi de séjourner dans une maison de thérapie en attendant l’audience visant à déterminer sa peine, prévue pour le mois de novembre.

Radio-Canada par Marie Maude Pontbriand avec la collaboration d’Audrey Paris

Mali : ces Russes qui piratent la direction des impôts

août 9, 2022

Quand des hackers s’introduisent dans les données d’une institution malienne sensible, leur nationalité russe trouble les tenants de l’amitié russo-malienne.

© Glez

En s’infiltrant, au mois de juin, dans les données numériques de la Direction générale malienne des impôts, des pirates informatiques russes ont organisé la fuite de documents qui concernent plus de 312 000 contribuables. La démarche est clairement crapuleuse. Une demande de rançon est formulée, un compte-à-rebours de « cinq jours et douze heures avant la publication des documents » est mis en ligne et des dizaines de fichiers sont divulgués, sur le dark web –le web clandestin–, avant même que le décompte ne soit écoulé. Peut-être pour sanctionner une mauvaise réaction de la victime de chantage, peut-être pour démontrer la détermination des criminels et leur force de nuisance.

La méthode est devenue aussi banale que la menace est inquiétante, lorsqu’il s’agit d’institutions publiques et de sujets de nature à dévoiler des malversations d’hommes influents. Et si ce type de chantage est bien connu, ses auteurs sont tout aussi fameux : les hackers du groupe Lockbit 2.0, l’une des franchises de cyber-extorsion les plus actives au monde. La nationalité russe de beaucoup de membres de cette entité n’aurait que peu d’importance, si le rapprochement de deux faits ne la rendait pas contre-intuitive, dans ce cas malien particulier

Proches du Kremlin

Primo, les spécialistes de la sécurité informatique affirment que le groupe spécialisé dans le rançongiciel est proche du Kremlin, épargne les ordinateurs situés en Russie et opère librement à l’intérieur des frontières des anciens pays soviétiques. Secundo, le Mali et la Russie semblent, officieusement et officiellement, en plein rapprochement diplomatique depuis quelques mois…

Extorque-t-on ses alliés ? Les différents canaux de communication employés par Moscou –là aussi, officiels ou officieux– donneront certainement leur version des faits. Ou pas, le mutisme étant aussi un ressort communicationnel du pays de Vladimir Poutine et les réseaux sociaux africains – vrais comptes ou faux comptes – se chargeant de la besogne.

Il n’en reste pas moins qu’au-delà de la dimension géopolitique, ce piratage laisse craindre des répliques telluriques dans quelques pays africains aux systèmes numériques mal protégés. En s’infiltrant par un compte défaillant, sorte de cheval de Troie inconscient, les hackers se baladent non seulement à souhait dans les arcanes institutionnels, mais laissent aussi la porte entrouverte à tout autre courant d’air malveillant. Le risque est qu’ils donnent des idées à d’autres pirates par l’odeur de la fragilité numérique malienne alléchés. Pour les moins gourmands qui n’ont pas l’envergure pour « dealer » avec des grosses institutions, l’infiltration, par d’autres, de ces sites sensibles donne accès à des chantages individuels sans fin. Peut-être l’agression par Lockbit 2.0 poussera-t-elle les Maliens à payer leurs impôts. Ou pas…

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

États-Unis: Donald Trump affirme avoir reçu la visite du FBI

août 8, 2022
Les bâtiments principaux du club Mar-a-Lago, entourés de palmiers.

Les bâtiments principaux de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, résidence de Donald Trump Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

L’ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été « perquisitionnée » par la police fédérale (FBI).

Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI, a-t-il déclaré dans un communiqué, se disant victime d’une persécution politique.

Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, [je trouve que] cette perquisition non annoncée de mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée, a-t-il affirmé.

« Ils ont même forcé mon coffre-fort. »

Contacté par l’AFP, le FBI, qui n’a pas encore confirmé la perquisition, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le républicain n’a pas indiqué les raisons de cette opération policière. Il est lié, de près ou de loin, à plusieurs dossiers judiciaires en cours.

Parti avec 15 boîtes d’archives

L’intervention concernerait la potentielle mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago, a déclaré une source proche du dossier au Washington Post.

La façon dont le milliardaire gérait ses documents officiels lorsqu’il se trouvait à la Maison-Blanche est au cœur de plusieurs enquêtes. L’ancien président est accusé d’avoir délibérément négligé certains de ses dossiers avant leur transmission pourtant obligatoire aux Archives nationales américaines.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d’ouvrir une enquête sur ces faits, selon plusieurs médias américains. Elle avait dû récupérer en Floride 15 cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong-un, une carte des États-Unis qui avait fait l’objet d’échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués secret défense.

Les Archives nationales assurent que le républicain n’avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons. En vertu d’une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l’ensemble de ses courriels, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

Le personnel de la Maison-Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, selon un livre à paraître d’une journaliste vedette du New York Times.

L’assaut du Capitole

Les sympathisants de l'ancien président voulaient empêcher la certification des résultats de l'élection présidentielle.

Les partisans de Donald Trump à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Photo : AFP via Getty Images/Alex Edelman

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l’intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le département de la Justice enquête sur cette attaque, mais n’a pour l’heure pas engagé de poursuites contre l’ancien président. À la fin de juillet, le secrétaire à la Justice Merrick Garland n’avait toutefois pas écarté cette possibilité.

« Nous avons l’intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour [son rôle dans] les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre. »

Enfin, deux enquêtes, l’une civile et l’autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières au sein de la Trump Organization.

Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l’idée de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada-Arrestation d’une diplomate sénégalaise : elle devait plus de 45 000 $ à son locateur

août 8, 2022
L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau sur l'uniforme d'un policier.

Le SPVG soutient que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance dans le conflit diplomatique impliquant une diplomate sénégalaise (archives). Photo : Radio-Canada

Une ordonnance du Tribunal administratif du logement, dont Radio-Canada a obtenu copie, explique la raison de la visite d’un huissier à la résidence d’une diplomate sénégalaise le 2 août. Cette visite a dégénéré et des policiers se sont rendus sur les lieux. Il s’en est suivi une intervention musclée, qui s’est transformée en incident diplomatique.

C’est après cette décision qu’un huissier s’est rendu chez la dame qui a été arrêtée, puis relâchée par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Elle devait plus de 45 000 $ en dommage à son locateur, selon les documents judiciaires.

La décision a été rendue le 2 juin, mais la dame était absente lors de l’audience.

Dans le document, on y apprend que le locateur demande le recouvrement du loyer non payé au moment du départ du locataire, des dommages-intérêts pour dommages au logement, plus les intérêts et l’indemnité additionnelle prévue au Code civil du Québec et les frais.

La diplomate aurait occupé un bungalow à Gatineau pendant deux ans, soit de novembre 2018 à octobre 2020, et aurait laissé derrière elle des dégâts et dommages considérables.

De la moisissure sur les murs, des planchers imbibés et des infestations de coquerelles en font partie.

Des meubles auraient été endommagés et certains sont manquants, toujours selon le document rendu par la cour.

Le fil des événements, selon le gouvernement sénégalais

La République du Sénégal a affirmé, vendredi, qu’une de ses diplomates en service à Ottawa aurait été battue à son domicile par la police le 2 août.

L’ambassade du Sénégal avait publié un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sur sa page Facebook au sujet de l’incident.

Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé sur la diplomate une violence physique et morale humiliante devant témoins et en présence de ses enfants mineurs, selon le communiqué.

Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à une évacuation par ambulance à l’hôpital, peut-on lire dans la version officielle du gouvernement sénégalais.

Une personne violente envers des policiers, soutient le SPVG

De son côté, le SPVG soutient plutôt que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne qui s’était montrée violente envers les agents.

La police raconte, par voie de communiqué, que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance.

Le corps policier maintient avoir fait face à une personne agressive [qui refusait] de collaborer et que les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme.

Une policière aurait reçu un coup de poing au visage pendant l’intervention, ce qui a incité ses collègues à arrêter cette personne pour la sécurité des personnes présentes.

La personne a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier. La personne a alors été amenée au sol pour être maîtrisée, a expliqué la police. La personne a été détenue à l’arrière du véhicule de patrouille, sous supervision d’une policière, le temps que l’huissier exécute son ordonnance et que la situation soit revenue au calme. En aucun temps la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsque questionnée.

Les ambulanciers auraient ensuite appelé le SPVG en assistance plus tard dans la journée, peu après 15 h, pour intervenir auprès de cette personne.

Le statut diplomatique en cause

Le gouvernement sénégalais a qualifié l’incident de violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Il dit aussi avoir demandé qu’une enquête soit ouverte et que des poursuites soient menées contre les auteurs de cette agression inadmissible, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à la dignité humaine.

Affaires mondiales Canada assure prendre très au sérieux ses obligations quant aux relations diplomatiques.

Nous sommes extrêmement préoccupés par le traitement allégué d’une diplomate sénégalaise par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Ce qui s’est passé est tout simplement inacceptable, a déclaré le ministère samedi.

En raison de l’immunité diplomatique, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a fermé le dossier concernant la plainte des policiers, a indiqué le ministère de la Sécurité publique du Québec.

Le ministère a aussi confirmé que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a été mandaté pour enquêter sur les événements.

L’ambassade sénégalaise a refusé les demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Avec Radio-Canada

Canada: Ottawa va verser 200 millions $ par année en cannabis pour les anciens combattants

août 7, 2022
Des militaires canadiens alignés en uniforme de combat.

De plus en plus de militaires déposent des demandes de remboursement de leur traitement au cannabis médical, dont la facture pourrait atteindre 200 millions $ en 2022-2023. Photo : Combat Camera/DND

Ottawa rembourse un nombre record d’anciens combattants pour leur consommation de cannabis thérapeutique, alors que de nouvelles données révèlent que le gouvernement fédéral a payé plus de 150 millions $ lors de la dernière année financière.

Cette somme représente plus de deux fois le montant payé il y a à peine trois ans.

Et il ne s’agit que d’un début, selon les prévisions d’Anciens Combattants Canada qui estiment que le gouvernement est en voie de dépenser près de 200 millions $ en cannabis cette année, alors que de plus en plus de militaires soumettent des demandes de remboursement pour leur traitement.

Si les experts et les groupes de défense admettent être incertains des raisons qui expliquent cette forte hausse de la demande, ils s’entendent pour dire qu’il y a un besoin pour approfondir la connaissance concernant les avantages réels et les risques possibles de la consommation de marijuana par les anciens combattants, surtout parce que ce sont les contribuables qui payent la note.

Nous avons désespérément besoin de plus d’études pour savoir si ces politiques et la consommation actuelle sont susceptibles de faire plus de bien ou plus de mal, observe le directeur adjoint du Centre de recherche sur le cannabis médical Michael G. DeGroote de l’Université McMaster, Jason Busse.

« On ne le sait pas pour le moment. »

Anciens Combattants Canada a commencé à rembourser un petit nombre d’ex-militaires pour leur consommation de cannabis en 2008. À ce moment, les approbations étaient accordées de manière extrêmement limitée et seulement sur recommandation d’un médecin.

Exceptions légales

Cette décision faisait suite à une série de jugements des tribunaux, remontant à plus de 20 ans, qui ouvraient la porte aux premières exceptions légales permettant la consommation de cannabis pour des raisons médicales et protégeant les patients de poursuites criminelles.

Puis, en 2014, Santé Canada a assoupli ses règles concernant l’autorité pour accorder la permission de consommer du cannabis à des fins médicales ainsi que les motifs pour en consommer. Ces nouvelles consignes n’imposaient pas de limite sur la quantité de cannabis consommée ni sur le coût.

À l’époque, Anciens Combattants Canada remboursait 112 ex-militaires pour une facture annuelle de 409 000 $. Dès l’année suivante, les chiffres avaient bondi à 600 consommateurs, pour une facture totale de plus de 1,7 million $.

D’après les données fournies par le ministère au ministre Lawrence MacAulay en juin dernier, le gouvernement a remboursé plus de 18 000 anciens militaires pour un total de 153 millions $ en cannabis en 2021-2022.

Pour l’année financière 2022-2023, les dépenses du programme sont estimées à 195,2 millions $, peut-on lire dans la note.

Cette explosion des coûts se poursuit malgré une décision du gouvernement libéral en 2016 de limiter les demandes à trois grammes par jour et à une valeur de 8,50 $ par gramme. Une permission spéciale sur recommandation d’un médecin peut permettre d’obtenir un maximum de dix grammes par jour.

L’imposition de ces limites avait soulevé l’ire des anciens combattants et des groupes de défense qui plaidaient que cette mesure aurait des conséquences néfastes. Selon la note préparée pour le ministre, un ancien militaire sur cinq a droit à plus de trois grammes par jour.

À titre comparatif, Santé Canada indique que le nombre de Canadiens enregistrés comme consommateurs de cannabis pour des raisons médicales, dont les dépenses sont normalement remboursées par des assureurs privés, est passé de 345 000 en octobre 2018 à 257 000 en décembre dernier.

Explosion de la consommation

Des responsables du Réseau de transition des vétérans, un organisme établi en Colombie-Britannique qui fournit des services de soutien et de conseil auprès des anciens membres des Forces armées canadiennes, ont été témoins de l’explosion de la consommation au cours des dernières années.

« Voir ces chiffres de la croissance d’année en année, pour moi, ça correspond à ce qu’on observe dans la manière dont c’est devenu commun dans le milieu des anciens combattants. »

Le directeur de la clinique nationale du réseau, le Dr Paul Whitehead, estime qu’environ la moitié des anciens combattants qui participent aux programmes de l’organisme consomment une forme ou une autre de cannabis pour des raisons médicales. Toutefois, les raisons exactes, la fréquence et le dosage varient largement d’une personne à l’autre.

Des experts citent un grand nombre de raisons pour expliquer la hausse de la consommation, incluant la pandémie de COVID-19, une plus grande sensibilisation, une moins grande stigmatisation, ainsi que l’émergence d’une industrie de plusieurs millions de dollars.

Certains anciens combattants et des groupes de défense plaident que la consommation de cannabis a permis de réduire le recours aux opioïdes et autres narcotiques.

Sans pouvoir confirmer si cette affirmation est juste, le Dr Whitehead rapporte une baisse de la consommation d’alcool chez les clients de son organisation.

Impacts difficiles à mesurer

Malgré tout, il souligne comme bien d’autres que des interrogations demeurent au sujet des réels effets du cannabis sur les anciens combattants.

« Nous avons la conviction qu’il y a des effets positifs parce que c’est ce que les anciens combattants nous disent et ils nous le disent souvent. Mais on ne sait pas de quelle façon. Je crois que c’est ce que l’on doit réellement comprendre : comment ça fonctionne? Pourquoi ça fonctionne? »

Le chercheur Jason Busse a tenté de répondre à ces questions à l’Université McMaster. Ce qu’il a découvert jusqu’ici est la rareté des données sur les effets du cannabis médical. Les rares informations disponibles parlent d’un impact inexistant ou limité sur la majorité des sujets souffrants de douleurs chroniques ou de troubles du sommeil.

Le manque d’informations valables perdure malgré les promesses répétées du gouvernement fédéral d’investir dans la recherche sur cet enjeu. Jason Busse blâme d’ailleurs Santé Canada, dont la réglementation et les obstacles bureaucratiques ont empêché la mise sur pied d’études cliniques à grande échelle.

Bien qu’ils aient entendu les témoignages des anciens combattants qui vantent les bienfaits de la marijuana, Oliver Thorne et le Dr Whitehead se disent inquiets de voir des ex-militaires consommer de la drogue pour fuir leurs traumatismes psychologiques plutôt que de les affronter.

On adorerait voir les budgets des programmes de consultation, que ce soit les nôtres ou d’autres, augmenter de manière aussi importante chaque année, note M. Thorne.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Chine : 80 000 touristes coincés sur une île après des cas de COVID-19

août 7, 2022
Un agent de santé prélève un échantillon par écouvillonnage sur un homme afin de le tester pour le coronavirus COVID-19.

Dimanche, 483 cas de coronavirus ont été signalés dans la cité balnéaire de Sanya, qui compte plus d’un million d’habitants, sur l’île de Hainan (archives). Photo : Getty Images

Plus de 80 000 touristes sont coincés sur l’île de Hainan, dans le sud de la Chine, après la détection de cas de COVID-19 qui ont poussé les autorités à annuler tous les vols et trains desservant la cité balnéaire de Sanya.

Dimanche, 483 cas de coronavirus ont été signalés dans la cité balnéaire de Sanya, qui compte plus d’un million d’habitants, sur l’île de Hainan, surnommée le Hawaï chinois.

Tous les vols au départ de Sanya, un endroit prisé notamment des surfeurs, ont été annulés durant le week-end, et la vente de billets de train a été suspendue.

Les touristes souhaitant en partir doivent avoir eu cinq tests PCR négatifs au cours des sept derniers jours, ont indiqué les autorités sanitaires.

Les hôtels de la ville doivent offrir à leurs clients une réduction de 50 % jusqu’à la levée des restrictions de voyage, a indiqué un représentant des autorités lors d’un point presse samedi.

À Sanya, les lieux publics de divertissement comme les spas, les bars karaoké et les bars sont fermés depuis la semaine dernière, mais les services essentiels comme les supermarchés et les pharmacies restent ouverts.

La Chine est la seule grande économie qui continue d’appliquer une stratégie zéro COVID, imposant des confinements et de longues quarantaines qui pénalisent le tourisme local.

Les frontières du pays sont presque totalement fermées depuis début 2020, empêchant l’entrée de visiteurs étrangers.

Par Radio-Canada avec AFP