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Japon-JO: Tokyo prépare davantage de lits d’hôpital, record de cas de COVID

juillet 27, 2021

JO: TOKYO PRÉPARE DAVANTAGE DE LITS D'HÔPITAL, RECORD DE CAS DE COVID

© Reuters/MAXIM SHEMETOV 

TOKYO (Reuters) – Tokyo a enregistré mardi 2.848 nouvelles infections au coronavirus depuis la veille, le bilan journalier le plus élevé depuis le début de la pandémie dans la ville hôte des Jeux olympiques, qui prépare davantage de lits d’hôpital pour les patients atteints du COVID-19, ont rapporté mardi les médias.

Le Japon a évité les précédentes vagues dévastatrices de la pandémie dont ont souffert d’autres pays comme l’Inde, l’Indonésie et les États-Unis, mais la cinquième vague, alimentée par le variant Delta du coronavirus, se fait sentir dans les hôpitaux de Tokyo.

Dimanche, 20,8% des 12.635 patients de la capitale japonaise atteints du COVID-19 avaient été hospitalisés. Un groupe consultatif conseillant le gouvernement considère qu’un taux inférieur à 25% est un élément déclencheur de l’état d’urgence.

La capitale japonaise a déclaré son quatrième état d’urgence ce mois-ci, qui durera jusqu’après la fin des Jeux olympiques, reportés d’un an en 2020 et célébrés finalement en 2021 sans spectateurs afin d’endiguer la propagation du virus.

En admettant davantage de patients, les hôpitaux de Tokyo ont pour objectif de porter le nombre de lits à 6.406 d’ici le début d’août, contre une capacité actuelle de 5.967, selon la chaîne TBS.

Les hôpitaux envisageraient également de reporter des opérations chirurgicales non urgentes et des soins pour des motifs autres que le coronavirus, a indiqué la chaîne, citant un avis des autorités municipales aux institutions médicales.

Les experts sanitaires avaient prévenu que les facteurs saisonniers, la mobilité accrue et la propagation des variants du virus entraînerait un rebond de la pandémie cet été.

Seule 36% de la population japonaise a reçu au moins une dose du vaccin contre le COVID-19, selon un décompte réalisé par Reuters.

La campagne de vaccination, initialement lente, a finalement pris de l’ampleur en juin mais elle s’est ensuite ralentie en raison de problèmes logistiques.

Nombreux sont les Japonais à estimer que les Jeux auraient dû être à nouveau repoussés ou annulés pour éviter une résurgence de la crise sanitaire.

Avec Reuters (Reportage Sam Nussey, Ami Miyazaki, Antoni Slodkowski et Kiyoshi Takenaka; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

Bénin : décès de Rosine Soglo, ex-première dame devenue femme politique de premier plan

juillet 26, 2021
Rosine Soglo, ex-première dame du Bénin, est décédée le 25 juillet 2021 à l’âge de 87 ans.

L’ancienne épouse de Nicéphore Soglo, qui a présidé le Bénin de 1991 à 1996, est décédée ce 25 juillet à Cotonou. Elle avait 87 ans.

Rosine Soglo, de son vrai nom Rose-Marie Honorine Vieyra, est décédée ce dimanche 25 juillet à l’âge de 87 ans dans sa résidence de Cotonou.

L’ancienne première dame avait été admise dans une clinique de Cotonou spécialisée dans les soins cardiovasculaires il y a plusieurs jours. Son état de santé s’était stabilisé, et même amélioré en fin de semaine, avant de se dégrader rapidement dans la matinée ce dimanche, selon une source proche de la famille contactée par Jeune Afrique. Elle a alors souhaité être ramenée chez elle, où elle s’est éteinte.

« Le Bénin perd une femme battante et combattante », a réagi le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léonce Houngbedji. « Nous garderons d’elle l’image d’une femme brave et exceptionnelle », a déclaré pour sa part Patrice Talon, dans la soirée, qui a présenté ses « condoléances attristées » à la famille Soglo, avec laquelle il entretient pourtant des relations politiques pour le moins tendues. À maintes reprises depuis l’élection de ce dernier à la présidence de la République, Rosine Soglo avait en effet tenu des propos très durs envers le chef de l’État.

Voix forte

Épouse de président, Rosine Soglo aura été beaucoup plus que cela. Avant que son mari n’accède à la magistrature suprême, pendant son mandat et longtemps après la fin de celui-ci, elle a, plusieurs décennies durant, été l’une des voix les plus fortes de la scène politique béninoise. Elle en aura aussi été l’une des principales actrices, tant son poids politique était important.

ELLE SE FORGE UNE IMAGE DE STRATÈGE POLITIQUE DE HAUT VOL

Issue d’une famille aisée de la communauté afro-brésilienne installée à Ouidah, elle a rencontré son époux en France, à l’adolescence. Ils se marient en 1958. Tandis que Nicéphore Soglo intègre l’École nationale d’administration (ENA), Rosine Soglo suit des études de droit.

Au début des années 1960, Nicéphore Soglo est nommé ministre de l’Économie du général Christophe Soglo, qui dirige alors le pays. Mais le coup d’État de 1972 mené par Mathieu Kerekou pousse le couple à l’exil. Ils ne reviendront à Cotonou qu’à la faveur de la conférence nationale de 1990.

De g. à dr. : Léhady Soglo, alors président de la Renaissance du Bénin, sa mère Rosine et son père, Nicéphore, à Abomey en 2010.

Quand Nicéphore Soglo est élu président, en 1991, son épouse, alors âgée de 58 ans, n’a aucun passé militant. Mais au cours de la campagne présidentielle, la santé fragile de son mari la pousse à monter en première ligne.

Celui-ci élu, elle prendra une place prépondérante et ne se cantonnera pas au seul rôle de représentation traditionnellement dévolu aux femmes de chefs d’État. Sur le plan international, d’abord, où elle accompagne le président dans tous ses voyages officiels. Sur le plan de la politique intérieure, aussi, où elle se forge une image de stratège politique de haut vol.

Patronne incontestée

C’est elle qui, en mars 1992, portera sur les fonts baptismaux la Renaissance du Bénin (RB), dont elle devient la patronne incontestée. Le parti, créé pour soutenir son mari qui manque cruellement d’appuis au sein de la classe politique béninoise, remportera 20 des 83 sièges de l’Assemblée lors des législatives de 1995. Un chiffre qui peut sembler faible mais qui, à une époque où le nombre de formations était pléthorique, en fait le premier parti au Parlement.

Après la cinglante défaite de Nicéphore Soglo à la présidentielle de 1996, et le retour au pouvoir par les urnes de l’ancien président marxiste Mathieu Kerekou, le RB restera l’une des principales forces politiques du pays. En 1999, le parti, qu’elle dirige d’une main de fer avec son mari, parviendra même à rafler un tiers des sièges à l’Assemblée.

Élue député, Rosine Soglo ne manquera pas une occasion de faire entendre sa voix au sein du vieux bâtiment colonial qui héberge le Parlement. Elle y siégera jusqu’en 2019.

« Entreprise politique familiale »

Rosine Soglo, ex-première dame et députée, et son fils cadet, Ganiou, ancien ministre, dans leur résidence de Cotonou, en juin.

« La politique a été pour moi un hasard, une nécessité, un mode de vie pour mettre à distance la vraie vie, pour donner un peu de bonheur individuel aussi », glissait-elle en 2003 dans un discours prononcé en marge de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Une humilité affichée qui cache mal la femme politique sans complexe qu’elle pouvait être.

Depuis la résidence familiale de la Haie Vive, à Cotonou, ville dont son mari est devenu le maire après avoir quitté le palais de la Marina, Rosine Soglo est à la manœuvre sur le champ de bataille politique. Au service de son ancien président d’époux, mais aussi de ses fils : Léhady, qui succèdera à son père à la mairie de Cotonou en 2015, et Ganiou, qui sera député et ministre.

Cette « entreprise politique familiale » vaut de nombreuses critiques à la famille Soglo, régulièrement accusée de vouloir fonder une dynastie. Au sein de la famille, cependant, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe. Nicéphore Soglo aura par exemple des mots très durs à l’encontre de son fils Léhady.

Ce dernier, étoile montante de la politique béninoise sous Thomas Boni Yayi, connaît une chute brutale après l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon. Accusé d’abus de fonction, il perdra son poste de maire de Cotonou sur décision du conseil des ministres en 2017.

Depuis, il vit en exil en France, et a été condamné par contumace à dix ans de prison ferme par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il n’a pu être au chevet de sa mère dans ses derniers instants.

Ganiou Soglo, en revanche, était bien à Cotonou. Candidat à la présidentielle d’avril dernier, il avait été la cible d’une attaque par balles, début février, alors qu’il revenait d’un meeting. Touché au torse, il avait été évacué en France pour y être soigné. Il était, depuis, revenu dans son pays. Pendant toute la semaine qui a précédé le décès de sa mère, il a pu être à ses côtés.

Quant à l’ancien président Nicéphore Soglo, âgé de 87 ans, il est actuellement en France, à Paris, pour raisons médicales.

Avec Jeune Afrique par Matthieu Millecamps

Canada-Québec: Deux ouvriers agricoles guatémaltèques fuient leur employeur à Bécancour

juillet 26, 2021

Deux travailleurs agricoles guatémaltèques embauchés par une ferme de Bécancour ont fui leur employeur, il y a quelques jours, sans demander leur reste. L’un des propriétaires, Jocelyn Hébert, ne s’explique toujours pas pourquoi les deux frères, qui travaillaient pour l’entreprise depuis quatre ans, ont pris la poudre d’escampette. Il assure que les hommes étaient bien traités et souligne qu’ils faisaient pratiquement partie de la famille.

Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

© LA PRESSE Certains ouvriers agricoles étrangers profitent de leur emploi au Québec pour traverser illégalement vers les États-Unis.

«J’ai dormi trois ou quatre heures la nuit dernière [dimanche à lundi] en me posant des questions. Ce sont les questionnements qui font mal parce qu’ils étaient bien traités, on les gâtait», confie M. Hébert.

Le principal intéressant avoue qu’il avait développé une relation de confiance avec ses travailleurs et que le désistement s’avère particulièrement blessant.

«On leur prêtait notre camion pour qu’ils puissent se déplacer, on payait leur essence, on les emmenait au restaurant. On leur achetait des cadeaux. On leur a même prêté de l’argent avant qu’ils arrivent pour la saison. Tout le monde les aimait beaucoup, ils nous disaient qu’ils étaient bien. Ils travaillaient bien.»

Ce dernier est presque convaincu que les frères guatémaltèques se sont laissés séduire par des passeurs.

«Je suis déçu, c’est certain. J’espère qu’il ne leur arrivera rien. Oui, il faut combler leur perte, mais ce n’est pas ça qui m’embête présentement», a-t-il précisé.

Des conditions parfois précaires

Pour Michel Pilon, directeur général du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec, il n’y a rien de surprenant. Ce genre de phénomène se multiplie au Québec à cause des mauvais traitements infligés à ces travailleurs par certains entrepreneurs agricoles qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux, selon lui.

«Il y a des abus», affirme Michel Pilon en donnant l’exemple d’un salaire de 345 $ par semaine versé à des travailleurs pour 56 à 70 heures de travail par semaine, sans congés fériés et sans vacances, illustre-t-il. Ça, c’est en plus des conditions souvent indécentes dans lesquelles ces ouvriers migrants sont parfois contraints à vivre, dit-il, car le cas des serres Demers n’est pas le seul, affirme Michel Pilon. En mars dernier, rappelons-le, Radio-Canada dévoilait que cette entreprise logeait ses travailleurs de Drummondville dans des logements insalubres infestés de moisissure.

Des fuites d’ouvriers agricoles comme celle qui vient de survenir à Bécancour, «on en voit de plus en plus. J’interviens aussi auprès de travailleurs qui ont été arrêtés à la frontière», dit-il en donnant l’exemple de trois ouvriers étrangers arrêtés récemment du côté de Québec puis ramenés à Montréal. On s’occupe d’eux actuellement, car ils sont 14 jours en quarantaine», dit-il.

Michel Pilon apprenait lundi matin la fuite des deux employés guatémaltèques d’une ferme de Bécancour. Pour l’instant, personne ne sait où ils sont passés, mais à la lumière d’autres cas identiques, le directeur du RATTMAQ est certain qu’ils ont tenté et peut-être réussi à traverser la frontière en direction des États-Unis sans se faire prendre. «Beaucoup réussissent à traverser et à aller du côté américain», affirme-t-il.

«Ces travailleurs-là trouvent qu’aux États-Unis, c’est plus facile de travailler bien qu’ils soient sans papier. C’est moins lourd que ce qu’ils font ici et souvent, du côté américain, et ils ont des familles. Il y a une grosse communauté latino-américaine aux États-Unis. Au lieu de passer par la frontière du Mexique, ils viennent ici; ils s’enregistrent et décident de traverser la frontière», raconte M. Pilon.

Pour y arriver, «ils utilisent des passeurs», explique-t-il. Dans le cas de trois ouvriers agricoles de Québec, des passeurs ont exigé 5000 $ à chacun d’entre eux pour traverser. Quelqu’un de l’autre côté de la frontière devait venir les chercher, mais n’est jamais venu.

«Ils se sont retrouvés dans un petit village américain où ils pouvaient difficilement passer inaperçus et ils se sont fait arrêter par la police», raconte-t-il.

Denis Roy, consultant en immigration pour l’Union des producteurs agricoles, assure que les cas comme ceux de Bécancour et de Québec sont rarissimes et que «dans 99,9 % des cas», l’apport de la main-d’oeuvre étrangère sur les fermes du Québec est un succès, assure-t-il.

Si certains fuient vers les États-Unis, dit-il, c’est que notre voisin du sud détient encore la réputation d’être un Eldorado. Le rêve américain attire encore, analyse-t-il.

«Il n’y a pas une semaine où je ne sors pas des travailleurs à cause d’abus épouvantables», maintient toutefois M. Pilon. «Les employeurs savent que ces travailleurs-là ne connaissent pas leurs droits», explique-t-il. «Ils abusent d’eux au niveau salarial. C’est sans compter la question d’hébergement», renchérit-il.

C’est d’ailleurs le RATTMAQ qui avait dénoncé la situation aux serres Demers. «Il n’y a pas juste Demers. Je peux vous en donner plein. Il y en a partout», dit-il, fort d’un sondage réalisé en janvier dernier auprès des travailleurs et auquel 632 travailleurs ont répondu.

Denis Roy, de son côté, affirme au contraire que les employeurs doivent se conformer aux normes, car ils s’exposent à des amendes très salées en cas contraire. «Ça ne vaut pas la peine pour eux d’essayer», affirme-t-il, d’autant plus que des inspecteurs en bâtiment visitent aux huit mois les fermes qui logent ces travailleurs. «On veut que ce soit un succès pour les employeurs, un succès pour les travailleurs, un succès pour leur famille dans leur pays.»

Quant aux abus en matière salariale, il faudrait faire des vérifications avant de juger, selon lui, car il arrive que les entrepreneurs agricoles avancent de l’argent à leur main-d’oeuvre étrangère, pour faciliter leurs premières journées au Québec.

Denis Roy invite d’ailleurs Michel Pilon et le RATTMAQ à soumettre le nom des endroits où les normes ne sont pas respectées.

Le RATTMAQ assure également une présence à l’aéroport de Montréal où il a pu croiser 18 000 ouvriers agricoles étrangers dans le but de faire connaître ses services. Le RATTMAQ a également réalisé de nombreuses vidéos en espagnol sur sa chaîne YouTube afin de faire connaître aux travailleurs leurs droits.

«On a été consulté sur la question de l’hébergement. On est membre d’une table de concertation avec l’UPA, avec FERME, avec sept ministères, la Commission des droits de la personne, le TUAC. Nous sommes 22 qui y siégeons et on discute de ça», résume-t-il. La CNESST et Immigration Canada en font également partie.

Un règlement sur l’hébergement devrait être adopté d’ici l’automne «qui va nettement améliorer les conditions de vie et d’hébergement des travailleurs agricoles», souligne le directeur général du RATTMAQ.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste, Marc-André Pelletier – Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste

Canada: Des feux de forêt causent du smog dans plusieurs régions du Québec

juillet 26, 2021

Des alertes de smog sont en vigueur lundi dans plusieurs régions du Québec à cause de la fumée des feux de forêt qui ont cours dans le nord-ouest de l’Ontario et au Manitoba.

À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air lundi.

© Guillaume Levasseur Le Devoir À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air lundi.

Des incendies sont encore actifs à l’ouest du Québec et les panaches de fumée peuvent voyager sur plusieurs milliers de kilomètres. À Montréal, une odeur de fumée flottait dans l’air dans la journée de lundi.

En plus de la région montréalaise, Environnement Canada a également émis des alertes pour plusieurs secteurs, dont Québec, l’Estrie, la Beauce, les Laurentides, Gatineau et l’Abitibi.

La mauvaise qualité de l’air affecte les enfants asthmatiques et les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques. Il leur est recommandé d’éviter les activités physiques intenses à l’extérieur.

Environnement Canada s’attend à ce que les conditions s’améliorent graduellement mardi dans la plupart des régions.

Dans le nord de l’Ontario, le nombre et l’ampleur des incendies de forêt cette année sont beaucoup plus importants que la moyenne. Il y a eu jusqu’ici 902 incendies de forêt cette année, alors que la moyenne sur 10 ans est de 520. Plus de 520 000 hectares ont été brûlés cette année ; la moyenne est de plus de 153 000 hectares.

Par  Anne-Marie Provost avec La Presse canadienne

États-Unis: Les pompiers de Californie face à un incendie qui génère son propre climat

juillet 26, 2021
Les pompiers de Californie face a un incendie qui genere son propre climat
Les pompiers de Californie face à un incendie qui génère son propre climat© AFP/JOSH EDELSON

Le plus gros incendie de Californie, qui a déjà dévoré l’équivalent de la ville de Chicago en végétation, est si volumineux qu’il génère désormais son propre climat, au risque de rendre la tâche des pompiers qui le combattent encore plus ardue lundi.

5.400 soldats du feu sont mobilisés face aux flammes du Dixie Fire dans les forêts du nord de la Californie.

Ce brasier n’a fait que grossir depuis la mi-juillet, attisé par une chaleur étouffante, une sécheresse alarmante et des vents continus.

Le Dixie Fire est si gros qu’il a déjà créé ces derniers jours des nuages appelés pyrocumulus qui provoquent foudre, vents violents et alimentent en retour l’incendie.

« La journée de demain pourrait être très difficile: si ces nuages sont assez hauts, ils ont le potentiel de produire des éclairs », a alerté Julia Ruthford, la météorologue affectée à ce brasier.

Des secouristes ont été dépêchés d’aussi loin que la Floride pour prêter main forte.

Malgré sa superficie, le Dixie Fire a pour l’instant surtout progressé dans des zones extrêmement recluses, ce qui explique que seulement des dizaines de structures (des maisons et d’autres bâtiments) n’aient jusqu’ici été détruites.

Très douloureux

Progressant sur des sentiers extrêmements escarpés, les pompiers sont parfois aidés d’un train, depuis lequel ils peuvent copieusement arroser les zones autrement inaccessibles.

Mais dans ces conditions météorologiques, « les braises peuvent facilement voler à plus d’un kilomètre du feu » explique à l’AFP Rick Carhart, porte-parole des pompiers, et les lieux qui accueillent les personnes évacuées comme le village de Quincy, se retrouvent eux-mêmes menacés.

« C’est très douloureux de le voir progresser sans relâche et se rapprocher de nos terres », s’inquiète auprès de l’AFP Peggy Moak, résidente d’un bourg voisin.

Les feux de forêt sont courants en Californie — tellement que les habitants se demandent parfois ce qu’il reste à brûler. Mais en raison du changement climatique, cet été est particulièrement violent.

Un golf à l’herbe jaunie, des plaisanciers qui se baignent dans un lac qui n’est que l’ombre de lui-même… Dans la région, les signes de la sécheresse qui nourrit les brasiers sont partout.

Les feux ont déjà ravagé 3 fois plus de végétation cette année qu’ils ne l’avaient à cette époque en 2020, pourtant la pire année de l’histoire de Californie en termes d’incendies.

Selon une enquête préliminaire, la chute d’un arbre sur un des milliers de câbles électriques qui dessinent le paysage américain est à l’origine du Dixie Fire. Cette ligne électrique est celle de Pacific Gas & Company (PG&E), un opérateur privé déjà coupable d’avoir provoqué le Camp Fire, un incendie qui avait quasiment rayé la ville de Paradise de la carte et tué 86 personnes en 2018, à seulement quelques kilomètres d’ici.

Par Le oint avec AFP

Najib Mikati, un milliardaire honni par la rue pour diriger un Liban en crise

juillet 26, 2021
Najib Mikati, un milliardaire honni par la rue pour diriger un Liban en crise
Najib Mikati, un milliardaire honni par la rue pour diriger un Liban en crise© AFP/Archives/Alberto PIZZOLI

Homme le plus fortuné du LibanNajib Mikati, désigné lundi pour former un gouvernement de sauvetage dans un pays en plein effondrement, fait partie d’une classe politique inamovible depuis plusieurs décennies, accusée par la rue d’être corrompue et d’avoir laissé couler le pays.

Grand et chauve, l’homme d’affaires sunnite de 65 ans est originaire de Tripoli, l’une des villes les plus pauvres du Liban, dont la population estime souvent être oubliée par l’Etat.

Engagé en politique depuis plus de deux décennies, ce parlementaire a occupé le poste de Premier ministre à deux reprises.

Dans un Liban multiconfessionnel, régi par un laborieux système de partage du pouvoir entre communautés religieuses, il reste un des chefs de file de la communauté sunnite. Le magazine Forbes estime sa fortune à 2,7 milliards de dollars.

Pour une partie de l’opinion publique, M. Mikati –dont le frère Taha est également milliardaire– est l’incarnation de ce système politique libanais gangréné par le clientélisme, l’affairisme, la corruption et les conflits d’intérêts.

Il a été nommé une première fois chef de gouvernement pendant trois mois dans la foulée de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri en 2005.

En 2011, il a dirigé une équipe ministérielle dominée par le Hezbollah chiite et ses alliés jusqu’à sa démission en mars 2013, sur fond de profondes divergences internes exacerbées par le conflit en Syrie voisine.

Auparavant, il avait occupé le portefeuille des Travaux publics entre 1998 et 2004, qu’il avait réussi à moderniser.

Ami personnel du président syrien Bachar al-Assad, il a souvent été accusé de proximité avec le Hezbollah, une étiquette dont il a toujours cherché à s’affranchir.

Télécoms et immobilier

Marié et père de trois enfants, l’homme d’affaires est à la tête d’un petit empire international, avec des investissements dans les télécoms mais aussi dans l’immobilier, notamment à Londres, New York et Monaco.

Son groupe M1, une holding familiale qu’il a cofondée, est un des principaux actionnaires de l’opérateur sud-africain de télécommunications MTN, propriétaire de la marque de prêt-à-porter haut de gamme « Façonnable », et investisseur dans le transport, le gaz et le pétrole.

En juillet, M1 a repris un des plus gros opérateurs téléphoniques de Birmanie, les détracteurs dénonçant alors des proximités avec la junte birmane.

Najib et son frère Taha s’étaient lancés dans le monde des affaires dans les années 1980 en vendant des téléphones satellites pendant la guerre civile au Liban (1975-1990), indique Forbes.

Ils ont ensuite étendu leurs activités au continent africain avec la construction de tours de téléphonie mobile, notamment au Ghana, au Libéria et au Bénin.

Diplômé en gestion des entreprises de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), M. Mikati a étudié à l’institut d’administration des affaires Insead à Fontainebleau, près de Paris, puis à l’université de Harvard aux Etats-Unis.

En octobre 2019, alors qu’un mouvement de contestation inédit réclamait le départ de l’ensemble de la classe dirigeante, la colère des manifestants à Tripoli s’est aussi dirigée contre M. Mikati.

Ses portraits dans la ville ont alors été arrachés et des manifestants ont tenté d’attaquer sa résidence.

Plusieurs enquêtes étaient alors en cours pour des faits de corruption: M. Mikati faisait partie des responsables visés par des soupçons d' »enrichissement illicite ».

Mais depuis, les enquêtes piétinent et la contestation populaire s’est essoufflée.

Par Le Point avec AFP

La situation demeure tendue en Tunisie après le congédiement du premier ministre

juillet 26, 2021

TUNIS, Tunisie — La situation était très tendue en Tunisie lundi, après le congédiement du premier ministre et la suspension du Parlement par le président.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le président a annoncé ces mesures en réponse à des manifestations nationales contre les problèmes économiques du pays et la gestion de la pandémie par le gouvernement

Des militaires ont encerclé le parlement lundi pour empêcher le président d’entrer.

Des manifestants sont descendus dans les rues pour célébrer la décision du président Kaïs Saïed, tard dimanche. Ses détracteurs lui reprochent toutefois de tenter d’accaparer le pouvoir, et les alliés étrangers de la Tunisie se sont inquiétés de voir la jeune démocratie de nouveau dériver vers l’autoritarisme. Les policiers ont d’ailleurs perquisitionné les bureaux de la chaîne Al-Jazira et ordonné sa fermeture.

C’est en Tunisie qu’est né le «printemps arabe» de 2011, ce qui a mené à la chute de son leader de longue date, et on considère habituellement que c’est le seul pays où la transition vers la démocratie a été réussie.

Mais la prospérité n’était pas au rendez-vous: l’économie tunisienne périclitait avant même la pandémie, avec un taux de chômage de 18 %. De jeunes manifestants ont réclamé des emplois et la fin de la brutalité policière en grands nombres plus tôt cette année. Le gouvernement a récemment annoncé la fin des subventions au carburant et aux aliments, quand il a demandé un quatrième prêt au Fonds monétaire international en dix ans, suscitant la colère des régions pauvres.

La pandémie n’a fait qu’aggraver ces problèmes. La Tunisie est le site d’une des pires éclosions de coronavirus en Afrique, et le gouvernement a récemment réimposé des confinements et d’autres mesures.

Enragés par les problèmes économiques et la mauvaise gestion de la pandémie, des milliers de manifestants ont fait fi des restrictions et d’une chaleur accablante pour descendre dans les rues de plusieurs villes du pays dimanche pour réclamer la dissolution du parlement.

La foule, essentiellement composée de jeunes, criait «Dehors!» et réclamait des élections anticipées et des réformes économiques. Des échauffourées ont éclaté en plusieurs endroits.

Le président a utilisé cette violence publique pour justifier sa décision de congédier le premier ministre et de suspendre le Parlement. Le président assure avoir respecté la loi, mais le président du parlement, Rached Ghannouchi, qui dirige le parti islamiste qui compte le plus grand nombre de députés, assure que le président ne les a pas consultés, le premier ministre et lui, tel que requis. Les trois hommes sont en conflit.

Le président Saïed a prévenu que des pénalités sévères seront imposées en cas d’atteinte à l’ordre public.

La police est intervenue lundi pour empêcher des affrontements entre les partisans du président et ceux du parti le plus important, Ennahdha. Les deux camps se sont échangés des insultes et des jets de pierres, selon un journaliste de l’Associated Press et des images partagées en ligne.

M. Ghannouchi a été intercepté par les forces de l’ordre quand il a voulu entrer dans le parlement pendant la nuit. Il patientait dans une voiture devant l’immeuble lundi. On ne sait pas ce qu’il compte faire maintenant.

Il a qualifié la décision du président de «coup contre la Constitution et la révolution (du printemps arabe)» et assuré que le Parlement continuera à fonctionner.

La rivalité entre le premier ministre et le président est notamment tenue pour responsable de la mauvaise gestion de la pandémie. Une campagne de vaccination bâclée a mené au congédiement du ministre de la Santé plus tôt ce mois-ci.

Seulement 7 % de la population tunisienne a été entièrement vaccinée jusqu’à présent et 90 % des lits disponibles aux soins intensifs sont occupés, selon les données du ministère de la Santé. Des images qui circulent en ligne montrent des corps abandonnés dans les hôpitaux, alors que les morgues débordent.

Le parti Ennahda a été sévèrement critiqué, plusieurs lui reprochant de s’être davantage préoccupé de ses problèmes internes que de la gestion du virus.

Selon Al-Jazira, dix «policiers lourdement armés» sont entrés dans ses bureaux sans mandat et ont demandé à tout le monde de sortir. Les téléphones et équipements des journalistes auraient été confisqués et on ne leur aurait pas permis de rentrer chercher leurs effets personnels.

Plusieurs pays du Moyen-Orient reprochent au Qatar et à Al-Jazira de faire la promotion de groupes islamistes comme les Frères musulmans. Ses bureaux ont été fermés dans d’autres pays pour cette raison, notamment en Égypte après le coup d’État qui a porté au pouvoir le président actuel, Abdel-Fattah el-Sissi.

Quelques pays étrangers, comme l’Allemagne et la Turquie, ont dit être «très préoccupés» par la situation en Tunisie. L’Allemagne a estimé que le président semble justifier son intervention avec une interprétation très libérale de la Constitution.

Par La Presse canadienne avec Bouazza Ben Bouazza, The Associated Press

Congo-Musique: Clément Ossinondé en séjour à Brazzaville

juillet 26, 2021

Depuis début juillet, c’est de Brazzaville que Clément Ossinonde publie ses chroniques sur la musique congolaise. En tant que membre du comité scientifique national du Congo, il participe aux travaux de l’inscription de la rumba sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité de l’Unesco.

Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l'UMC

Photo : Clément Ossinonde et Marie Coco Demba, membre de l’UMC

Aux côtés de ses pairs, Honoré Mobonda, Ghislain Amédée Moussoungou, Jean Omer Ntady, Charles Bouetoumoussa-Bouetoum-Kiyindou, Romain Pindou et du Pr Joachim Ngomathéthé, pour ne citer que ces membres, Clément Ossinonde met à profit ses connaissances dans le domaine musical. Il participe également à la réflexion de la relance des activités de l’orchestre les Bantous de la Capitale.

Par la fréquence soutenue de ses chroniques sur les réseaux sociaux, Clément Ossinonde se trouve, pour ses « suiveurs », toujours à Lyon. Pourtant, c’est de Brazzaville qu’il les distille depuis le début du mois de juillet.

Un peu comme le journaliste destiné à raviver la mémoire des mélomanes, avec une précision dans le temps et l’espace, il porte un éclairage, tantôt sur les chansons qui ont fait le Congo et demeurent tant savoureuses que ludiques à travers les générations, tantôt sur leurs auteurs mythiques, et évoque en même temps le rôle pionnier des maisons d’éditions.

À chaque description, il illustre son récit par une photo et une bande sonore. C’est un passionné portant une pédagogie preuve à l’appui.

« Une volonté de garder la mémoire musicale pour mieux la connaître et assurer la survie de la musique des deux Congo« , pourrait résumer ce travail de mémoire sans répit.

Extrait de la chronique sur l’orchestre les Bantous de la Capitale :

(Nouvelle appellation de l’orchestre Bantous, adoptée en 1962 à Bruxelles)

1962 – L’ orchestre Bantous fait sa première tournée outre-atlantique. Il est d’ailleurs le premier orchestre congolais de Brazzaville à se rendre en Europe, précisément à Bruxelles et à Paris.

Une tournée fructueuse car 50 disques CD, soit 100 chansons, vont être enregistrés dans un temps record sous la marque CEFA. Mais au terme de l’enregistrement de 99 chansons, une va manquer pour parvenir à réunir 100 chansons. C’est à ce moment que Célestin Kouka va entonner « Orchestre Bantous de la capitale  » et le coup était joué.

Ce titre « Orchestre Bantous de la capitale » sera plébiscité comme celui qui devait donner au groupe un attribut. Célestin Kouka peut donc se révéler légitimement en étant l’auteur.

Tel est le devoir de mémoire poursuivi régulièrement par Clément Ossinonde.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Bénin – Décès de Rosine Soglo : hommages unanimes de la classe politique

juillet 26, 2021
Rosine Soglo, grande figure de la vie politique béninoise et femme de l’ex-président, est décédée le 25 juillet 2021, à son domicile.

L’épouse de Nicéphore Soglo, ex-président du Bénin, est décédée dimanche 25 juillet 2021, à 87 ans. La « dame de fer » laisse derrière elle une forte empreinte politique.

« C’est cette femme-là qui m’a permis d’être aussi solide », a confié Nicéphore Soglo, actuellement à Paris pour raison de santé. Terrassé, l’ancien président a tenu à saluer la mémoire de sa femme qu’il a rencontrée en 1947 en France, avant que les deux ne convolent en justes noces le 2 juillet 1958.

« Nous garderons d’elle l’image d’une femme brave et exceptionnelle », a déclaré sur sa page Facebook le président Patrice Talon dont elle avait soutenu la candidature en 2016, avant d’exprimer de fortes réserves sur sa gouvernance actuelle du pays.

Le président du parlement béninois, Louis Vlavonou se souvient également « d’une femme d’exception et de conviction dont la participation à six législatures successives laisse inéluctablement une empreinte indélébile à l’institution parlementaire et au pays tout entier ».

UNE GRANDE PERTE POUR NOTRE PAYS ET NOTRE DÉMOCRATIE

Pour Paul Hounkpè, responsable du parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et chef désigné de l’opposition, « le décès de madame Rosine Soglo, figure emblématique de la politique du Bénin depuis l’historique conférence nationale de février 1990, est une grande perte pour notre pays et notre démocratie ». « C’est une combattante intrépide pour la paix, la liberté et la démocratie au Bénin », peut-on lire dans le communiqué des FCBE. Celui-ci a été rendu public dimanche 25 juillet 2021, après le décès de l’ex-première dame à son domicile, aux environs de 16 heures. Elle avait insisté pour rentrer chez elle après trois jours d’hospitalisation à la clinique Mahouena de Cotonou – où la famille Soglo se fait habituellement soigner.

Femme courageuse, audacieuse et engagée

À Cotonou ce matin, la plupart des Béninois affichent leur « admiration » pour Rosine, « une femme courageuse », « audacieuse », « engagée », « un exemple à suivre pour les femmes en matière d’engagement politique ». De son vivant, elle a été parfois critiquée pour être restée « trop visible » dans l’entourage politique de son mari, d’avoir « trop pesée » sur les décisions de celui-ci et sur la vie de la nation pendant le quinquennat 1991-1996.

Les Béninois se demandent également si son fils aîné, Lehady Soglo, en exil en France depuis sa révocation comme maire de Cotonou le 2 août 2017, rentrera au pays pour les obsèques de sa mère. Le cadet Ganiou, qui sort de soins après avoir été blessé par balles lors d’une embuscade en février dernier, a conduit le corps de Maman à la morgue Proci de Cotonou. La date des obsèques n’est pas encore fixée.

Son parti et son association

Première femme à avoir fondé un parti politique (la Renaissance du Bénin) en 1992 à l’ère du Parti du renouveau démocratique, elle a été régulièrement députée de la 16circonscription de Cotonou, de 1999 à 2019. Plusieurs fois doyenne de l’Assemblée nationale, elle a marqué l’institution parlementaire avec ses envolées contre les régimes successifs de ces vingt dernières années : Mathieu Kérékou (1996-2006), Boni Yayi (2016) et Patrice Talon.

Parallèlement à ses activités politiques, elle a créé l’association Vidolé, pour le bien-être des enfants et des femmes. Elle a apporté, pendant des années, son appui aux familles de jumeaux, de triplets ou de quadruplets. Un sens maternel qui lui vaut sans doute d’être appelée « maman » par tous, y compris par les plus grands du pays. « Intrépide patriote, Maman a été de tous les combats… », écrit l’ancien président Boni Yayi sur sa page Facebook.

CETTE ICÔNE DE LA POLITIQUE BÉNINOISE EST NOTRE MAMAN NATIONALE

Lors d’une cérémonie d’hommage à l’ex-première dame en 2019, Célestine Zanou, candidate à la dernière présidentielle, disait alors que cette « icône de la politique béninoise » est « notre maman nationale ».

Avec Jeuen Afrique par Fiacre Vidjingninou à Cotonou

Mali – Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : le suspect meurt en détention

juillet 26, 2021
Assimi Goïta, le chef de l’État malien, arrive à la Grande Mosquée de Bamako pour la prière, quelques instants avant d’être la cible d’une tentative d’assassinat, le 20 juillet 2021.

L’homme qui a tenté de poignarder le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, le 20 juillet dernier, est décédé en détention dimanche. Son identité n’a pas été dévoilée.

L’homme, qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, est « décédé », a indiqué dimanche soir le gouvernement malien. « Au cours des investigations […], son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako, NDLR), il est malheureusement décédé », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. « Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès », selon le communiqué.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière de l’Aïd al-Adha dans la Grande mosquée de Bamako et avait tenté de lui asséner un coup de couteau au niveau du cou.

Pas présenté aux autorités judiciaires

Le colonel Goïta, auteur de deux putschs en moins d’un an, dont celui qui a renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps qui avaient maîtrisé l’agresseur. Il était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, avait été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

Une enquête a été ouverte « pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État », selon les autorités. Les investigations « ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées », a souligné dimanche le gouvernement.

Le suspect n’a été présenté à aucun moment aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir une source judiciaire ayant requis l’anonymat.

« Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du Parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé », a relevé le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse.

Par Jeune Jeune Afrique avec AFP