Archive for the ‘Insolite’ Category

Congo: trois policiers écroués pour avoir « liker » une publication de Brazzanews

février 4, 2018

On leur reproche avoir liké une publication critiquant la police et attrait à l’insécurité à Brazzaville. Les trois policiers ont passé cinq jours au cachot avant d’être remis en liberté et invité à la solidarité avec leur corporation.

Ces trois policiers évoluant au commissariat de Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville ont été dénoncés par l’un de leurs collègues, qui parcourant la page Facebook du média Brazzanews s’est rendu compte de leurs likes sur une publication fustigeant le laxisme de la police face à la recrudescence des agressions dans certains quartiers de la capitale.

De façon unilatérale, leur supérieur a décidé de leur incarcération pendant cinq jours pour manque de solidarité avec le corps et complaisance avec les ennemis de la république. Des accusations fantaisistes qui ont fait rire le reste des policiers.

Dans sa plaidoirie, le commissaire a rappelé à la troupe la liberté de s’informer sur les réseaux sociaux, mais l’interdiction formelle de commenter et de liker les publications contre la police et la république. «  Nous tous, lisons Brazzanews, mais ne sommes pas obligés d’interagir » .

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

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Italie/Sardaigne: des maisons en vente à 1 euro pour repeupler un petit village

février 2, 2018
Ollolai se trouve dans la province sarde de Nuoro, qui abrite de nombreux bâtiments médiévaux et de belles vallées.
© ElfQrin/Wikimedia Commons Ollolai se trouve dans la province sarde de Nuoro, qui abrite de nombreux bâtiments médiévaux et de belles vallées.
 

SOLDES – Avec cette offre, le maire d’Ollolai veut lutter contre le dépeuplement de sa commune…

Depuis 50 ans, la population d’Ollolai, un petit village au centre de la Sardaigne, est passée de 2.250 à 1.300 âmes.

Pour tenter d’enrayer ce dépeuplement, le maire de la commune, Efisio Arbau, a décidé mettre en vente 200 maisons anciennes au prix imbattable d’un euro, relate CNN.

Une tradition en Italie

En 2014, le bourg médiéval italien de Gangi, en Sicile, avait fait de même. Face au dépeuplement et à la ruine, la commune avait réussi à attirer de nouveaux habitants en vendant les bâtiments pour 1 euro. Aujourd’hui, certaines sont devenues des gîtes, d’autres ont été achetées comme résidences principales ou secondaires par des familles.

Ces dernières années, d’autres villes siciliennes ont à leur tour sauté le pas pour renaître : Nissena, Mussomeli, Aquaviva Platani… Le procédé a été une réussite à chaque fois, et le maire d’Ollolai a décidé de faire de même.

S’engager à rénover

« Nous avons des origines préhistoriques, explique-t-il. Le but de ma croisade est de sauver nos traditions avant qu’elles ne tombent dans l’oubli. La fierté de notre passé est notre force. Nous avons toujours été des gens durs et ne permettrons pas à notre ville de mourir ».

En échange de ce prix d’achat très attractif, les futurs propriétaires doivent toutefois s’engager à remettre le bâtiment à neuf dans les trois ans suivant l’achat. Le coût des travaux est généralement estimé à 30.000 euros mais les pouvoirs publics locaux peuvent aider les propriétaires à hauteur de 60 %. L’opération est, d’après le maire, un franc succès, qui s’est vu obligé de poser une date butoir à la réception des candidatures : le 7 février 2018.

20 Minutes avec agence

Liberia: George Weah et le manoir hanté

février 2, 2018

 

George Weah ©

Le nouveau président du Liberia a décidé de ne pas s’installer dans le palais présidentiel. Il faut dire qu’une superstition veut que le lieu soit hanté…

Investi à la tête du Liberia le 22 janvier, George Weah ne s’est pas installé au palais présidentiel. Il partagera son temps entre sa résidence privée de Rehab Junction, où il a fait construire une annexe, et le ministère des Affaires étrangères, où Ellen Johnson-Sirleaf, son prédécesseur, avait déjà installé son bureau. Il a d’ailleurs engagé plusieurs milliers de dollars de frais de rénovation.

Le nouveau chef de l’État n’est pas insensible à la superstition qui veut qu’Executive Mansion soit hanté. Tous les présidents y ayant élu domicile ont connu une fin tragique. William Tubman y a succombé à une maladie (attribuée à une prophétie macabre). L’idée de malédiction s’est enracinée avec l’assassinat de William Tolbert, éventré par les soldats de Samuel Doe. Ce dernier y est mort en 1990, torturé par Prince Johnson. Et si Charles Taylor est toujours en vie, il a été condamné à cinquante ans de prison.

À son arrivée au pouvoir, en 2006, Ellen Johnson-Sirleaf a travaillé quelques mois à Mansion avant de profiter d’un incendie pour fuir les lieux. Depuis, une rénovation est en cours. Elle a été retirée au chinois CNQC en 2014 après que 10,5 millions de dollars se sont évaporés. L’italien Cesaf a pris le relais.

Jeuneafrique.com

Congo: Mission ratée: Jean-Jacques Bouya a voulu sacrifier son neveu

février 2, 2018

 

C’est la joie et le réconfort dans la famille du neveu du ministre « Grands travaux » après que la puissance de Dieu par des prières intenses chez un prêtre catholique ait empêché que leur fils laisse de façon mystique la terre des hommes. Cette famille a juré de couper définitivement les ponts avec Bouya.

« Comment Jean jacques pouvait nous faire ça ? » s’est interrogée et continue à le faire cette famille dont le fils et neveu du ministre était sur le point d’être sacrifié dans ce qu’on appelle à Brazzaville crime maçonnique.

Nul n’ignore que ces derniers temps Jean Jacques Bouya est devenu la cible de tous les Congolais lesquels à cause de la crise semblent retrouver la mémoire et courage de pointer du doigt les voleurs de la république. Presque tout le monde demande la tête de Jean Jacques Bouya.

Sans doute pour se protéger et faire passer ce mauvais vent en influençant les décisions du chef de l’État, le seul habilité à le sacrifier, Jean Jacques Bouya aurait été instruis par le grand maître de lui offrir du sang humain familial. Et le malchanceux était son neveu.

Comme tout bon stratège, Bouya a mis en avant sa fortune et son esprit philanthropique pour attirer son neveu. Assoiffé d’argent, le Congolais n’hésite jamais à prendre même celui du diable.

A la surprise de la famille, Jean Jacques Bouya qui partage rarement sa vraie famille, aurait remis selon les témoignages proches de la victime une somme assez considérable et des vêtements fraîchement ramenés d’Europe à son neveu, un brillant étudiant.

Quelques semaines après, le calvaire du neveu a commencé par des crises d’épilepsie, perte de vue et mémoire avant une paralysie partielle de ses membres. La médecine n’ayant rien apporté de positif, c’est vers un prêtre catholique vivant à Mayanga après le pont du Djoué et réputé que la famille s’est confiée.

Après une semaine de jeûne et prières, le prêtre a révélé à la famille la dure vérité, et sauvé leur fils. Les parents ont décidé de prendre leurs distances avec Jean Jacques Bouya et s’est réfugiée dans la prière.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

En Chine, des poupées sexuelles parlantes contre la solitude

février 2, 2018

Dalian (Chine) – En Chine, où les hommes sont bien plus nombreux que les femmes, une entreprise veut charmer les coeurs solitaires avec des poupées sexuelles « nouvelle génération »: elles peuvent parler, diffuser de la musique ou encore activer un lave-vaisselle.

Dans l’atelier de la firme spécialisée Exdoll, située dans la métropole portuaire de Dalian (nord-est), les corps dénudés de demoiselles en silicone sont alignés comme des carcasses de bétail.

« Quel est ton nom? », demande un programmeur en blouse blanche à un spécimen de blonde aguicheuse vêtue d’une combinaison transparente. « Je m’appelle Xiaodie, mais tu peux aussi m’appeler bébé », répond la tentatrice en mandarin d’une voix robotique.

Puis l’ingénieur lui demande de jouer de la musique. Aussitôt dit, aussitôt fait: elle diffuse une ballade traditionnelle chinoise.

Exdoll mise sur les progrès de l’intelligence artificielle pour créer des poupées ultra-réalistes capables de s’exprimer. Avec l’ambition de combler la solitude des célibataires, mais également des personnes âgées et handicapées.

Le sujet est sérieux en Chine, où sévit un important déséquilibre hommes-femmes: les Chinois sont 33,6 millions plus nombreux que les Chinoises sur une population totale de 1,4 million d’habitants. Un tel écart s’explique par la politique de limitation des naissances qui, de la fin des années 1970 à 2015, interdisait à la majorité des couples d’avoir plus d’un enfant.

– Mini-jupe et silicone –

En raison d’une tendance à préférer les bébés garçons — qui transmettent le nom de famille et apportent une force de travail une fois adultes –, certains couples pratiquaient notamment des avortements sélectifs.

Actuellement, il naît toujours 114 garçons pour 100 filles en Chine, un décalage bien plus élevé que la moyenne mondiale. Le vieillissement rapide de la population implique également une augmentation du nombre de seniors qui se retrouvent seuls.

« La Chine a une pénurie de femmes, c’est un facteur qui alimente la demande pour nos produits. Mais nos poupées ne proposent pas que du sexe », explique à l’AFP Wu Xingliang, le directeur marketing d’Exdoll. Assis entre deux demoiselles en silicone, l’une vêtue d’une mini-jupe noire et l’autre d’un uniforme d’écolière japonaise, M. Wu s’en dit persuadé: sa firme peut résoudre certains problèmes de société.

Les poupées intelligentes « peuvent avoir des conversations profondes et aider à réaliser des tâches ménagères. Elles pourront même à l’avenir faire de l’assistance médicale », affirme-t-il.

Xiaodie est équipée d’une fonction Wi-Fi similaire au système Siri présent dans les iPhones. Elle peut naviguer sur internet, être contrôlée via smartphone et répondre aux commandes vocales. La demoiselle virtuelle peut aussi allumer et éteindre des appareils électroménagers connectés, comme des lave-vaisselle. Son coût: 25.000 yuans (3.200 euros).

Le plus excitant

L’entreprise, qui emploie 120 personnes, a débuté le développement de poupées-robots en 2016, et celles-ci seront disponibles à la vente dans les prochains mois.

Mais le groupe fabrique également chaque mois 400 poupées « traditionnelles » sur mesure, pour lesquelles les clients peuvent choisir taille, grosseur des seins, quantité de poils pubiens, ou encore couleur de la peau, des yeux et des cheveux.

Cependant, Exdoll vise plus haut et veut intégrer davantage d’intelligence artificielle, de reconnaissance vocale, d’expressions faciales complexes, ou encore des yeux capables de suivre l’utilisateur du regard.

« Nous voulons le robot au visage le plus beau possible et au corps le plus excitant possible », résume Qiao Wu, le directeur du développement. Selon lui, les premières poupées à intelligence artificielle pouvant constituer des compagnes parfaitement réalistes seront disponibles d’ici 10 ans.

La Chine fabrique plus de 80% des jouets sexuels produits dans le monde: le secteur emploie un million de personnes dans le pays et y représente 6,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Paradoxe: l’essor de ces poupées-robots ne déplaît pas nécessairement aux défenseurs chinois des droits des femmes.

« Un grand nombre d’hommes attendent les mêmes choses des femmes: sexe, tâches ménagères, enfant… Ils ne les considèrent pas comme des individus », confie ainsi à l’AFP la militante féministe Xiao Meili. « Si tous ces minables s’achètent une poupée, cela libérera un tas de femmes de l’emprise de ce genre de mecs ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 10h44)                                            

Au Bangladesh, cruelle rechute pour Abul, l' »homme arbre »

février 2, 2018

Abul Bajandar, dans un hôpital de Dacca, au Bangladesh, le 31 janvier 2018 / © AFP/Archives / Sam JAHAN

Après 24 opérations chirurgicales, le Bangladais Abul Bajandar avait été déclaré guéri des verrues impressionnantes à l’allure d’écorce sur sa peau. Mais la maladie de « l’homme arbre » ne s’est pas laissée faire: elle a ressurgi, pour son plus grand malheur.

Le cas de ce conducteur de rickshaw qui souffre d’épidermodysplasie verruciforme, une maladie génétique rarissime, avait fait le tour du monde lors de son admission à l’hôpital au Bangladesh en 2016. Si l’année dernière ses soignants criaient victoire et disaient avoir marqué l’histoire de la médecine, ils reconnaissent désormais que son cas est plus compliqué qu’ils ne l’anticipaient.

Âgé de 27 ans, Abul est incapable de travailler depuis des années en raison de sa condition. Avec sa famille, il vit dans une petite chambre de l’hôpital et perd l’espoir d’être jamais guéri.

« J’ai peur d’avoir encore des opérations. Je ne pense pas que mes pieds et mains se rétabliront un jour », confie-t-il à l’AFP dans un hôpital de la capitale Dacca où il est entré en janvier 2016.

Fasciné par sa condition, l’hôpital universitaire de Dacca a accepté de le traiter gratuitement. Au total, les médecins lui ont déjà retiré près de cinq kilogrammes d’excroissances.

« Nous pensions que nous avions réussi. Mais il semble maintenant que ce sera un patient qui prendra du temps », reconnaît Samanta Lal Sen, son chirugien plastique.

– Vie en suspens –

Cette semaine, Abul a subi sa 25e opération pour enlever quelques-unes des nouvelles verrues sur ses mains. Pour son épouse Halima Khatun et leur fille de quatre ans, la vie est en suspens.

« Nous sommes reconnaissants pour la gratuité du traitement, nous n’aurions pas eu les moyens de le payer », dit la jeune femme, qui s’occupe à l’hôpital en fabriquant des bijoux pour gagner un peu d’argent.

Seules quelque cinq personnes sont touchées par ce syndrome à travers le monde, selon M. Sen. L’année dernière, l’établissement avait également recueilli une fille de dix ans affligée de la même maladie, premier cas mondial de « femme-arbre ».

L’équipe soignante avait déclaré l’opération sur Sahana Khatun réussie, mais les écorces sont depuis revenues sur son visage selon son père. Ne voulant pas la voir grandir à l’hôpital, ce dernier l’a ramenée chez elle.

« Personne ne mérite d’être dans un hôpital pour toujours », lâche une infirmière de l’unité de chirurgie plastique.

Dans l’attente interminable des journées à l’hôpital, Abul Bajandar s’inquiète lui pour l’avenir de sa fille. « Elle grandit tellement vite », reconnait-il.

« J’ai toujours voulu qu’elle devienne docteur. Mais si mon état empire, comment puis-je l’envoyer à l’école primaire, encore moins faire des études de médecine ? »

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 12h58)                

Sénégal: Rihanna déclarée « persona non grata » par des associations religieuses

février 1, 2018

 

La chanteuse Rihanna à Londres, en septembre 2017. © Vianney Le Caer/AP/SIPA

Annoncée vendredi au Sénégal, la chanteuse n’est pas la bienvenue aux yeux d’une trentaine d’organisations religieuses réunies au sein du collectif « Non à la franc-maçonnerie et à l’homosexualité ». Certains de ses membres la soupçonnent en effet d’appartenance maçonnique…

Rihanna persona non grata au Sénégal ? C’est en tout cas la revendication du Collectif « Non à la franc-maçonnerie et à l’homosexualité », qui a appelé les autorités à annuler la visite de la star. La chanteuse originaire de la Barbade est attendue vendredi dans la capitale sénégalaise pour la conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (PME), selon les médias locaux. Une conférence qui sera coprésidée par le président Macky Sall et son homologue français Emmanuel Macron.

Nous manifesterons dès sa sortie de l’avion. Et s’il le faut, nous irons devant l’Assemblée, le ministère de l’Intérieur ou la présidence

Cet événement, auquel Rihanna est associée en tant qu’ambassadrice mondiale du PME, doit permettre de réunir des fonds en vue d’investir dans l’éducation dans les pays en développement. A priori consensuelle, l’arrivée de la star a toutefois fait bondir la trentaine d’associations religieuses, essentiellement islamiques, réunies au sein du collectif « Non à la franc-maçonnerie et à l’homosexualité ». Dans son communiqué diffusé dimanche, le collectif a estimé que Rihanna était « porteuse de plusieurs dangers socio-culturels ».

Rihanna, une Illuminati ?

Comment Rihanna s’est-elle ainsi retrouvée sous le feu des critiques, dans le supposé très tolérant pays de la Teranga ? Diffusée depuis quelques jours sur la Toile, une vidéo promet de dévoiler le « complot » autour de sa visite au Sénégal. Celle-ci prétend expliquer comment « son voyage a été orchestré en complicité avec le gouvernement pour dérouler un programme éducatif qui vise à faire des futures générations de fidèles disciples de Satan ».

L’accusation pourrait prêter à sourire si elle ne trouvait un certain écho auprès d’organisations religieuses dont certaines, comme Jamra, se livrent régulièrement à un lobbying efficace auprès des autorités. »

« Rihanna ne s’en cache pas : elle fait partie des Illuminati, qui est une branche de la franc-maçonnerie, estime Cheikh Oumar Diagne, en charge de la communication du collectif. D’ailleurs, sa venue coïncide étrangement avec la date initialement prévue des Rencontres humanistes et franc-maçonniques africaines et malgaches (Rehfram) [qui devaient se tenir à Dakar]. À nos yeux, il s’agissait d’une tentative de diversion destinée à cacher à l’opinion publique la tenue de cette rencontre de francs-maçons. »

« Le hub de la perversion universelle »

La 26e édition des Rehfram était effectivement prévue les 2 et 3 février dans un grand hôtel la capitale sénégalaise. Mais l’événement a finalement été annulé, mi-janvier, sous la pression du collectif. La direction du King Fahd Palace, qui devait accueillir le grand raout annuel de la franc-maçonnerie africaine, n’avait eu d’autre choix que de jeter l’éponge, « en raison des menaces de troubles à l’ordre public ».

A LIRE – Sénégal : une rencontre maçonnique annulée sous la pression d’organisations religieuses

Loin de se contenter de cette victoire, le collectif a organisé le 28 janvier une réunion publique à la mosquée de l’aéroport de Dakar-Yoff. Objectif : « Échanger sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de faire face aux agressions terroristes que les francs-maçons et leurs acolytes homosexuels ont déclenchée depuis un certain temps contre le Sénégal, dans le but inique et sournois de faire de notre cher pays un hub de la perversion universelle. »

Une surenchère verbale à laquelle s’est associée Serigne Mame Doudou Sy, le propre fils du khalife général des Tidianes, l’une des deux principales confréries religieuses au Sénégal. Dans une interview filmée par le collectif d’associations religieuses anti-maçonniques, il déclare : « Si j’en avais le pouvoir, je financerais des jeunes pour traquer les homosexuels, les découper et les enterrer. » Idem pour les francs-maçons.

Le silence prudent des organisateurs

Du côté de la Conférence des puissances maçonniques africaines et malgaches (CPMAM), qui organise les Rehfram, on observe un silence prudent. « Nous nous exprimerons bientôt », assure une source interne qui préfère conserver l’anonymat. Pour l’instant, seul le Grand Orient de France a choisi de réagir, dénonçant, le 26 janvier, les « menaces proférées par des groupes extrémistes ».

« Des forces obscurantistes, dévoyant les principes mêmes qui sont au cœur de toute démarche spirituelle et prétendant parler au nom de la majorité du peuple sénégalais, ont empêché la tenue à Dakar des Rehfram 2018 », indique le communiqué. « Nous ne céderons ni à l’intimidation, ni aux mensonges, ni aux menaces. »

Il est temps que les agitateurs et « néo-croisés », qui se veulent cavaliers sur les sentiers d’une foi à protéger de tout vice, se terrent

Les agitateurs et « néo-croisés »

Au Sénégal, peu de voix se sont élevées face à la déferlante hostile qui vise depuis quelques jours francs-maçons et homosexuels de manière indiscriminée. Parmi les rares à s’y être risqué, le journaliste Madiambal Diagne, directeur général du groupe Avenir Communication (Le Quotidien) et président de l’Union internationale de la presse francophone. Dans un éditorial énergique, publié le 22 janvier, celui-ci s’en est pris  « aux dictateurs de la bonne conscience et censeurs d’un ordre puritain ».

« Le Sénégal est une République laïque, garantissant les libertés de culte et de conscience, écrivait-il. Des groupes n’ayant montré aucune velléité hostile à l’intégrité nationale ont tout droit de se rassembler. Il est temps que les agitateurs et “néo-croisés”, qui se veulent cavaliers sur les sentiers d’une foi à protéger de tout vice, se terrent. »

Une recommandation qui risque de rester lettre morte, ce vendredi, lors de la venue à Dakar de Rihanna. « Nous manifesterons dès sa sortie de l’avion, avertit Cheikh Oumar Diagne. Et s’il le faut, nous irons devant l’Assemblée, le ministère de l’Intérieur ou la présidence. »

Contacté par Jeune Afrique, le ministère sénégalais de l’Intérieur promet « d’assurer la sécurité de toutes les personnes invitées lors de la conférence ».

Jeuneafrique.com par

Crue de la Seine à Paris: pic attendu ce week-end

janvier 25, 2018

Le zouave du pont de l’Alma le 25 janvier 2018 à Paris, de l’eau jusqu’à mi-cuisses / © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

De l’eau jusqu’a mi-cuisse, le Zouave du pont de l’Alma à Paris témoignait de la poursuite de la crue de la Seine, dont le pic est attendu ce week-end, qui a déjà provoqué des évacuations et des coupures d’électricité.

Au niveau national, 13 départements français étaient encore dans la nuit de jeudi à vendredi en vigilance orange, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.

Face à la poursuite de la lente montée des eaux à Paris où la Seine atteignait près de 5,6 mètres jeudi matin, les ministères ont été placés en phase d’alerte pour qu’ils se préparent notamment à un repli éventuel vers des sites de secours.

La navigation a été interdite, les péniches et musées étaient sous surveillance dans la région parisienne où 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le sud. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité.

Dans la capitale, « on attend le maximum ce week-end, avec une hauteur entre 5,80 m et 6,20 m », a annoncé Bruno Janet, expert de l’organisme de surveillance des crues. Un niveau comparable à la crue de juin 2016 (6,10 m) mais très loin de celle, historique, de 1910 (8,62 m).

Selon lui, il est « probable que le niveau de la Seine reste assez haut pendant encore plusieurs jours la semaine prochaine ».

Dans un quartier de Villeneuve-Saint-Georges, au sud-est de Paris, la rivière de l’Yerres débordait toujours jeudi. Des habitants se déplaçaient en barque dans des rues où les voitures étaient en partie immergées. En bateau à moteur, la brigade fluviale aidait les habitants à récupérer des affaires chez eux.

« Après les inondations de 2016, on a mis presque deux ans à faire les travaux. On vient de finir. Là, on va devoir tout recommencer », se désolait Akca, 31 ans, même si l’eau n’a pas encore atteint sa maison. Un peu plus bas, le sous-sol de Carlos, 21 ans, est déjà « complètement rempli, c’est une vraie piscine ».

Quelque 150 habitants de cette zone sont hébergés dans un gymnase, selon la préfecture.

La pluie a repris jeudi après une accalmie, mais cela ne devrait pas changer les prévisions de crue de la Seine, selon Vigicrues.

– Jusqu’à la semaine prochaine –

Dans les musées parisiens du Louvre, d’Orsay et de l’Orangerie, aucune fermeture n’était programmée mais le Plan de protection contre les inondations (PPCI) a été déclenché.

« Le musée est ouvert, il n’y a pas de mouvement d’œuvres », soulignait la direction du Louvre. Seul le niveau bas du département des Arts de l’Islam est interdit à la visite « à titre préventif ».

La direction du musée le plus fréquenté au monde (8,1 millions de visiteurs en 2017) a aussi indiqué que « des mesures de protection du Palais sont mises en œuvre ».

Même vigilance aux musées d’Orsay et de l’Orangerie (plus de 4 millions de visiteurs cumulés en 2017) où, selon la direction, du matériel a été acheminé et des zones de repli aménagées.

En juin 2016, le Louvre et Orsay avaient dû fermer pendant plusieurs jours. Au Louvre, 35.000 œuvres, soit 25% des 152.000 pièces conservées dans des zones inondables, avaient été mises à l’abri en 48 heures.

Sur la Seine, les propriétaires des péniches sont inquiets. « On surveille le bateau pour s’assurer qu’il reste bien sur le lit du fleuve. Le danger principal c’est qu’il se pose sur les quais », explique Eric Merour, responsable d’une péniche-restaurant.

Les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur certains cours d’eau, notamment la Seine en amont, jusqu’à Paris, laissant les bateaux-mouches de la capitale au chômage technique.

La situation s’améliorait malgré tout sur la partie amont du bassin de la Seine, selon Vigicrues.

Autre point d’attention: la Saône, dans l’est de la France, qui voit arriver la crue du Doubs.

A l’origine de ce phénomène national, des précipitations importantes, sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 04h17)                

L’inventeur danois Peter Madsen a torturé la journaliste suédoise avant de la tuer (parquet)

janvier 24, 2018

Madsen has admitted cutting up Wall’s body and dumping it at sea but has denied intentionally killing her. / © Scanpix Denmark/AFP/Archives / Bax Lindhardt

L’inventeur danois Peter Madsen a infligé de multiples sévices à la journaliste suédoise Kim Wall avant de la tuer à bord de son sous-marin en août 2017, affirme le parquet danois dans l’acte d’accusation remis mercredi à l’AFP.

Peter Madsen a été inculpé le 16 janvier de meurtre avec préméditation, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et agression sexuelle.

M. Madsen, 47 ans, a attaché Kim Wall au niveau de la tête, des bras et des jambes, puis lui a porté des coups, l’a « poignardée et coupée ». L’autopsie a révélé 14 plaies internes et externes au niveau du sexe de la victime, dues à un objet coupant et infligées alors qu’elle était encore vivante.

Si l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes de la mort, le parquet pense que M. Madsen l’a égorgée ou étouffée.

Les enquêteurs sont convaincus que Peter Madsen avait préparé son acte en apportant à bord du sous-marin scie, couteau, tournevis affutés, sangles et colliers de serrage notamment.

Kim Wall, une journaliste indépendante de 30 ans qui avait exercé sur tous les continents et collaboré avec The Guardian et le New York Times, avait embarqué le soir du 10 août près de Copenhague à bord du Nautilus avec Peter Madsen, le concepteur et propriétaire du submersible.

Elle souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l’espace, dont l’enquête a aussi révélé la part d’ombre : son inclination pour les vidéos mettant en scène des décapitations de femmes et ses accès de violence.

L’accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu’il nie. Aucun mobile n’apparaît cependant clairement dans l’acte d’accusation.

M. Madsen, 47 ans, a été secouru le 11 août dans la matinée, avant le naufrage de son bâtiment, qu’il admettra plus tard avoir sabordé. Affirmant avoir débarqué la jeune femme la veille au soir, il a rapidement été soupçonné par les enquêteurs, arrêté et écroué.

Le tronc décapité et amputé de Kim Wall, sa tête et ses jambes, et enfin ses bras, la plupart lestés au moyen de pièces métalliques, ont été repêchés dans la baie de Køge séparant le Danemark de la Suède.

Le Danois a fini par avouer avoir démembré et jeté le corps à la mer, mais il dément avoir intentionnellement tué la jeune femme et avoir eu des rapports sexuels avec elle.

Il affirme qu’elle est morte à la suite d’un accident, mais dans des circonstances dont la nature a varié au fil des interrogatoires.

Son procès s’ouvrira le 8 mars à Copenhague. Il encourt la prison à vie.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 13h41)                

Congo: des ossements humains découverts chez Claudia Sassou à Ngamakosso

janvier 23, 2018

Deux ex travailleurs de la député de Talangai, et fille du chef de l’État Claudia Sassou Nguesso sont activement recherchés pour avoir fuité une information relative à la découverte des ossements humains au domicile de cette dernière à Ngamakosso.

Cette seconde résidence appartenant à Claudia Sassou Nguesso qui se trouve à Ngamakosso,juste au bord de la voie menant à Kintélé a été construite alors que l’actuelle député de cette circonscription briguait son premier mandat parlementaire.
Claudia y passe peu de temps, préférant sa résidence de Mpila Gallieni, plus proche du centre-ville. Sans doute profitant de son isolement du fait que la zone est peu habituée, la résidence de Ngamakosso aurait servi de centre des pratiques obscures.

Deux des ex travailleurs chargés de maintenir et surveiller cette résidence auraient découvert dans leur curiosité des ossements humains bien gardés dans une chambre cadenassée.

Après avoir pris la fuite de peur d’être aussi de probables victimes de Claudia Sassou, ces deux travailleurs ont fuité l’information avant de vivre dans la clandestinité.

Sacer-infos.com par Stany Franck