Archive for the ‘Insolite’ Category

France/ Découverte d’un bébé mort dans le Rhône: la mère identifiée par la recherche de parentalité

novembre 28, 2019

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme âgée de 25 ans était présentée jeudi au juge d’instruction.

La mère d’un nouveau-né retrouvé mort dans un sac poubelle jeté dans le Rhône en juin a pu être identifiée par un portrait-robot génétique et une recherche de parentalité, a appris l’AFP jeudi auprès de la police de Lyon.

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme âgée de 25 ans était présentée jeudi au juge d’instruction en vue d’une mise en examen. L’enquête, qui avait débuté le 10 juin avec la découverte du corps d’un nouveau-né dans un sac poubelle jeté dans le Rhône à Lyon, a été «minutieuse et longue», a expliqué à l’AFP Jean-Daniel Dorent, adjoint au chef de la sûreté départementale de Lyon.

L’autopsie avait révélé que le nourrisson était né à terme et vivant – il avait de l’air dans les poumons -, mais n’avait apporté aucune réponse sur les causes de la mort, a-t-il ajouté, en soulignant qu’il n’y avait «pas de trace de violence». Le 20 juin, le parquet de Lyon avait ouvert une information judiciaire pour «homicide volontaire». Les enquêteurs ont travaillé sur l’ADN de la mère, retrouvé dans le sac contenant le nourrisson, pour tenter d’identifier celle-ci. «C’était un fil à tirer».

Un portrait robot génétique dressé

Grâce à l’INPS (Institut national de la police scientifique), «un portrait-robot génétique a été dressé déterminant que la mère était partiellement d’origine africaine avec des yeux marrons. Ensuite avec la recherche de parentalité, il a été établi un lien avec un homme résidant en Guyane et originaire de Guadeloupe, dont nous avions l’ADN dans notre base», a poursuivi Jean-Daniel Dorent.

Il s’est avéré que cet homme avait une demi-sœur de 25 ans vivant à Lyon. Les enquêteurs ont pu par la suite par diverses investigations découvrir qu’elle avait été enceinte fin 2018 et que son téléphone portable avait borné près du lieu où le sac contenant le nourrisson avait été découvert. Placée en garde à vue mardi, la jeune femme a déclaré, selon les enquêteurs, avoir accouché seule et que l’enfant était décédé peu après sa naissance sans qu’elle s’en explique la raison.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un homme d’affaires libanais va donner le chapeau d’Hitler à une fondation juive

novembre 24, 2019

 

Un homme d’affaires libanais installé en Suisse a décidé d’offrir à une fondation israélienne un chapeau haut de forme et d’autres objets ayant appartenu à Adolf Hitler remportés lors d’une vente aux enchères controversée à Munich. Abdallah Chatila, qui a fait fortune dans les diamants et l’immobilier à Genève, a déclaré à l’hebdomadaire Le Matin Dimanche qu’il avait «souhaité acheter ces objets pour qu’ils ne soient pas utilisés à des fins de propagande néonazie. Ma démarche est totalement apolitique et neutre».

Le président de l’Association juive européenne, le rabbin Menachem Margolin, s’est dit «bouleversé» par le geste du riche homme d’affaires. «Dans un monde cynique, un tel acte de gentillesse, de générosité et de solidarité nous a bouleversés», a-t-il dit. Le rabbin a ajouté que Abdallah Chatila avait accepté une invitation à se joindre à une visite d’une centaine de parlementaires européens à Auschwitz en janvier pour y recevoir un prix.

Lors de la vente organisée mercredi par la maison d’enchères allemande Hermann Historica, l’homme d’affaires a déboursé quelque 545.000 euros pour acquérir 10 lots, dont un chapeau haut de forme porté par Hitler, sa boîte à cigares, sa machine à écrire, ainsi qu’une édition de luxe de son livre Mein Kampf frappée d’un aigle et d’une svastika, ayant appartenu au dirigeant nazi Hermann Goering.

«Le populisme d’extrême droite et l’antisémitisme sont en train d’avancer dans toute l’Europe et dans le monde. Je ne voulais pas que ces objets tombent en de mauvaises mains et soient utilisés par des personnes aux intentions malhonnêtes», a-t-il dit à l’hebdomadaire suisse. La vente aux enchères avait suscité un tollé en Allemagne, notamment dans la communauté juive.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Blessée aux cordes vocales, Shakira s’est rendue à Lourdes

novembre 23, 2019

SHAKIRA

Shakira lors d’un concert à New York (États-Unis) le 10 août 2018.
Victime d’une grave blessure aux cordes vocales, la chanteuse colombienne Shakira avait dû mettre sa carrière entre parenthèses durant plusieurs mois en 2017. Quelques mois plus tard, elle avait recouvré la santé et avait alors pu reprendre sa tournée internationale. Une guérison qu’elle avait qualifié de « miracle ».

Une « expérience religieuse »

Dans une interview donnée au quotidien anglais The Guardian, la vedette est revenue sur cette période sombre de sa vie. Alors que les médecins tentaient de la convaincre d’accepter une opération chirurgicale, la star sud-américaine a préféré avoir recours à l’hypnose et à la méditation et elle s’est même rendue à Lourdes en novembre 2017, où elle a bu l’eau de la source. « J’avais besoin soit d’une intervention chirurgicale, soit d’une intervention divine », a-t-elle raconté. Sa voix est finalement revenue « naturellement ». « J’avais l’impression de vivre une expérience religieuse », assure-t-elle.

L’eau de Lourdes est une eau totalement normale qui n’a ni vertu thermale ni propriété spécifique, ainsi qu’on peut le lire sur le site du sanctuaire. Elle n’est qu’un moyen de grandir dans la foi et s’inscrit dans une démarche plus vaste. On peut donc se réjouir de la démarche de la chanteuse qui semble avoir fait là une expérience forte. Elle a sûrement beaucoup à partager avec Madonna dont la fille aînée s’appelle… Lourdes.

Aleteia,com par Rachel Molinatti

 

Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins

novembre 22, 2019
Cette Américaine doit une fière chandelle à son chien ! Ce dernier lui a détecté un cancer de l’ovaire à trois reprises…bien avant que la tumeur soit visible au scanner. Voici son histoire.
 

Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins

© Medisite Son chien lui détecte un cancer des ovaires…avant le scanner des médecins
En 2013, Stephanie Herfel, domiciliée à Madison, dans le Wisconsin (USA) a commencé à ressentir des douleurs abdominales, suivies de ballonnements. Lorsqu’elle se rend aux Urgences, les médecins lui diagnostiquent un kyste ovarien bénin et lui prescrivent des analgésiques (médicaments anti-douleurs).

Mais son compagnon à quatre pattes n’avait pas l’air convaincu par les conclusions des médecins. Appelé Sierra, son husky, a alors commencé à se comporter de manière inhabituelle.

« Elle a mis son nez sur mon ventre », témoigne Stephanie, interviewé par le média américain 24 News. D’après son récit, l’animal a eu ce geste à plusieurs reprises. C’est seulement le jour où elle découvre Sierra caché dans un placard qu’elle commence à s’inquiéter. « Elle était enroulée comme une petite boule, décrit l’Américaine. Son petit visage était complètement humide et ses sourcils froncés ».

Si elle s’est d’abord inquiétée pour son chien, elle fait rapidement le lien avec sa propre santé : Stéphanie décide de consulter un autre médecin pour avoir un deuxième avis. Le diagnostic est sans appel : elle souffre d’un cancer de l’ovaire de stade 3. Cela signifie que la tumeur s’est déjà propagée à l’extérieur du bassin.

Après sa rémission, son chien décèle sa récidive

La prochaine étape pour Stéphanie ? Une intervention chirurgicale avant de subir six mois de traitement. Les efforts portent leurs fruits : Stéphanie est en rémission jusqu’en 2015.

Coup de théâtre : son chien recommence soudainement à renifler son ventre et à se cacher dans le placard. « Je savais que quelque chose n’allait pas dans mon intestin« , a déclaré Stephanie. Alors qu’elle se rend à l’hôpital, elle découvre l’impensable : son cancer de l’ovaire est revenu et s’est développé dans le foie.

Désormais, elle ne pouvait plus nier l’évidence : Stephanie décide de parler de Sierra à son oncologue, le Dr David Kushner basé au Carbone Cancer Centre (Madison).

L’odorat d’un chien est 10 000 fois plus précise que celle de l’Homme

« Nous avons déjà entendu des patients raconter ce genre d’histoires, partage de son côté le Dr Kushner. Mais je pense que Sierra est vraiment unique, parce qu’elle a agi de manière réellement différente et s’est concentrée directement sur le ventre de Stephanie Herfel et a donc ciblé le bon diagnostic« .

En effet, selon une étude parue cette année, menée par des chercheurs américains, l’odorat d’un chien est 10 000 fois plus précise que celle de l’Homme. D’après les tests, les chiens peuvent se servir de leur odorat pour déceler des cancers avec une précision de près de 97%.

« Faites attention à votre animal et soyez réceptif s’il communique avec vous »

En tout, Sierra a été capable de détecter le cancer de Stephanie à trois reprises. « Même si Stephanie se sent parfaitement bien, Sierre le sait [que quelque chose ne va pas, ndlr], poursuit le Dr Kushner.

L’animal a pu déceler la maladie bien avant le corps médical : il a compris que le cancer récidivait bien avant le scanner.

« Je crois qu’elle m’a sauvé la vie », clame Stephanie. Six ans après son diagnostic, elle encourage tous les propriétaires d’animaux d’être attentifs à leurs capacités.

Avec Medisite

France: une femme meurt happée par son robot multi-cuiseur

novembre 10, 2019

Une femme de 58 ans qui confectionnait un gâteau avec son fils, est morte étranglée dimanche en France lorsque son foulard s’est coincé dans son robot multi-cuiseur électrique, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police.

Vers 10 heures locales, les secours ont été appelés par le fils de la victime, âgé de 15 ans, qui se trouvait à ses côtés dans l’appartement au moment de l’accident domestique. Les secours ont vainement tenté de ranimer la quinquagénaire. Avant leur arrivée, l’adolescent avait, sur les conseils des secours, coupé l’alimentation électrique du robot ménager et tranché le foulard porté par sa mère, a-t-on précisé de mêmes sources.

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’accident est survenu alors que la quinquagénaire confectionnait dans sa cuisine un gâteau avec son fils, à l’aide d’un robot multi-cuiseur électrique, dont la marque n’a pas été précisée.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un célèbre historien russe avoue avoir tué une ancienne étudiante

novembre 10, 2019

 

Oleg Sokolov, spécialiste de Napoléon, intervenait dans l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal.

L’histoire est à frémir. Tôt samedi matin 9 novembre, les secours ont repêché un homme tombé dans le canal de la Moïka, au centre de Saint-Pétersbourg. Dans son sac à dos, on a retrouvé deux bras de femme, sectionnés au niveau des coudes, et un pistolet d’alarme. Lorsque la police s’est rendu à son appartement, non loin de là, elle a découvert le corps décapité d’une jeune femme.

Le meurtrier présumé, qui serait tombé à l’eau alors qu’en état d’ivresse il tentait de faire disparaître les restes de sa victime, n’est autre qu’un historien internationalement reconnu, Oleg Sokolov, 63 ans, spécialiste de Napoléon et professeur de la chaire d’histoire moderne à l’université de Saint-Pétersbourg. Ce parfait francophone, décoré de la Légion d’honneur en 2003, est aussi le fondateur d’une association organisant des reconstitutions des grandes batailles napoléoniennes en Russie, – en costumes avec des milliers de figurants-, comme celle de Borodino (1812).

Selon les médias russes, le corps décapité serait celui d’Anastasia Echtchenko, 24 ans, l’une de ses anciennes étudiantes avec lequel il entretenait une liaison. Oleg Sokolov aurait avoué à la police l’avoir tué, deux jours plus tôt, avec un fusil à canon scié, à la suite d’une dispute.

«Il se prenait pour Napoléon»

Le fait divers a largement été « couvert » par la presse russe qui a publié des photos du couple en tenue d’époque, lui en maréchal d’empire, elle en robe à crinoline. D’autres clichés le représentent menant la charge à la tête d’un régiment de cavaliers de hussards… Divers témoignages composent le portrait d’un homme à la personnalité quelque peu inquiétante, voire mégalomaniaque, et parfois brutale.

« Il se prenait vraiment pour Napoléon, au point qu’il se faisait appeler « Sire » ou « Majesté », écrit le journal Novaya Gazeta. En 2018, Oleg Sokolov s’était vu accusé de plagiat pour l’un de ses derniers ouvrages. Interrogé à ce propos par un étudiant lors d’un cours en amphithéâtre, Sokolov avait fait brutalement expulser l’impétrant par des nervis, comme le montre une séquence visible sur YouTube. Blanchi par la justice en première instance dans cette affaire de plagiat, l’historien se disait néanmoins lui-même objet de menaces.

Plus grave, en 2008, Oleg Sokolov aurait tenté d’étrangler une jeune femme, après avoir voulu lui appliquer un fer à repasser sur le visage, selon le journal Moskovski Komsomolets. L’universitaire aurait toutefois réussi à échapper aux poursuites pénales.

Respecté pour ses travaux, auteurs d’innombrables livres et articles, conseiller historique pour des films et documentaires, Oleg Sokolov était aussi membre du conseil scientifique de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep), l’« université » fondée par Marion Maréchal à Lyon.

«Nous apprenons avec horreur par la presse le crime atroce dont se serait rendu coupable Oleg Sokolov. Etant professeur de la chaire d’histoire moderne à l’université de Saint-Pétersbourg, intervenu comme directeur d’études invité à l’Ecole pratique des hautes études à la Sorbonne, décoré de la Légion d’honneur française, nous n’imaginions pas qu’il puisse commettre cet acte odieux», expliquait samedi dans un communiqué l’Issep.

À Saint-Pétersbourg, Oleg Sokolov, hospitalisé pour hypothermie, a été placé en garde à vue et l’enquête se poursuivait dimanche. Selon le site 47news.ru, l’éminent professeur aurait indiqué lors de son premier interrogatoire avoir envisagé de se suicider après son crime, dans son uniforme de Napoléon, sur le site de la forteresse Pierre-et-Paul, devant les touristes.

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet, correspondant à Moscou

France: Fétichiste de l’urine, un haut fonctionnaire du ministère de la Culture mis en examen

novembre 8, 2019

Pendant dix ans, un ex-responsable des ressources humaines du ministère de la Culture a administré des diurétiques à des femmes pour les voir uriner devant lui. Il a été mis en examen fin octobre.

 

L’affaire est des plus glauques. Pendant une décennie, un ancien responsable des ressources humaines du ministère de la Culture s’est ingénié à glisser des diurétiques dans les boissons des femmes qu’il recevait en entretien d’embauche afin de les voir uriner devant lui. Révoqué de la fonction publique en janvier 2019, Christian N. a été mis en examen le 24 octobre, selon une information de Libération confirmée par le Figaro. Une information judiciaire a été ouverte le même jour par le parquet de Paris.

Selon un mode opératoire presque immuable, Christian N. proposait à ses victimes un thé ou un café au début de l’entretien, s’en allait quelques instants puis revenait avec la boisson dans laquelle il avait dilué une dose de Furosémide, un médicament diurétique. S’ensuivait une brève discussion au cours de laquelle le fonctionnaire prenait discrètement des photos des jambes des candidates, avant de leur proposer d’aller visiter le quartier du ministère de la Culture, rue de Valois. Le parcours était savamment conçu afin d’éviter toilettes publiques et cafés, le plus souvent vers les quais de Seine. N’y tenant plus, les femmes intoxiquées étaient contraintes d’uriner devant lui, ou de faire sous elles, relate Libération, qui a recueilli les témoignages de cinq femmes intoxiquées.

«Je sentais mon ventre gonfler, j’étais au bord du malaise», raconte Karine (prénom modifié). Sous un pont, j’ai baissé mon pantalon et ma culotte, et j’ai uriné. Pendant ce temps, il tenait son manteau devant moi pour me cacher et regardait mon visage.» Une autre, présentée comme Élise, refuse d’uriner devant Christian N. malgré son insistance, et s’écroule de douleur. Elle sera hospitalisée pendant quatre jours après ce rendez-vous pour une infection urinaire «à la limite de la péritonite», relate le quotidien.

Christian N. a été mis en examen pour administration de substance nuisible, agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction, atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image, violence par une personne chargée de mission de service public et d’infractions à la législation sur les médicaments.

«C’est une affaire complètement folle d’un pervers» a réagi vendredi le ministre de la Culture Franck Riester sur Europe 1, se disant «atterré». Et pour cause. Le cas a été révélé le 15 juin 2018 à la Drac Grand Est, où l’homme a été pris sur le vif en train de photographier «discrètement» les jambes d’une sous-préfète de Moselle. Pris sur le fait par un collègue, Christian N. est mis à pied. C’est à ce moment que les enquêteurs font la découverte dans son bureau d’un fichier Excel intitulé «Expériences», dans lequel le fonctionnaire tenait un inventaire détaillé de ses victimes. Y figurent les circonstances des faits, avec l’heure de la prise des diurétiques, et l’endroit où se déclenchait l’envie d’uriner. Plus de 200 noms de personnes ayant été photographiées à leur insu ou intoxiquées y sont compilés. Interrogé par Libération, Christian N. affirme pour sa part n’avoir administré du Furosémide qu’à «dix ou vingt» femmes.

D’après l’enquête du quotidien de gauche, le haut fonctionnaire traînait depuis plusieurs années une réputation de «pervers» au ministère de la Culture, où sa manie de prendre des clichés de femmes à leur insu lui avait valu le surnom de «photographe». Plusieurs personnes avaient tenté d’alerter leur hiérarchie et la police, sans succès. En 2015, une femme tente de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N., mais se serait vue «éconduite» par les policiers. En 2016, une des victimes adresse des courriers à Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, ministres de la Culture, pour dénoncer la «situation à caractère sexuel et humiliant» qu’elle a vécu. La même année, le «comportement suspect» du fonctionnaire est de nouveau rapporté, cette fois-ci à la médecine du travail, sans suite. «Dès que le ministère a eu connaissance de signalements de ses agents, il a engagé des actions auprès du procureur de la République», a défendu auprès de l’AFP le ministre de la Culture.

Le Figaro.fr par Pierre Sautreuil

L’Angleterre sous le choc après la mort tragique de 39 migrants clandestins

octobre 23, 2019

 

Les corps des victimes ont été découverts, mercredi dans l’Essex, dans la remorque d’un poids lourd réfrigéré.

The scene where bodies were discovered in a lorry container, in Grays, Essex

La police scientifique s’affaire, mercredi, à Grays, autour du funèbre poids lourd venant de Bulgarie et qui serait entré sur le territoire britannique le 19 octobre. PETER NICHOLLS/REUTERS

Ce sont les services de secours qui ont fait la découverte macabre mercredi à 1 h 40 heure locale sur une zone industrielle de l’Essex, dans le Sud-Est de l’Angleterre. Trente-neuf personnes, dont un adolescent, ont été retrouvées mortes à l’intérieur de la remorque réfrigérée d’un poids lourd stationné à Grays, à une heure environ à l’est de Londres. Au volant du véhicule se trouvait Mo Robinson, un homme de 25 ans originaire d’Irlande du Nord, qui a été placé en garde à vue par la police.

Les enquêteurs tentent depuis hier d’établir l’identité des victimes, une procédure qui prendra du temps, a expliqué l’inspectrice en chef Pippa Mills. Pour l’instant, il a été établi que le camion était arrivé à 00 h 30 mercredi à Purfleet, un port situé sur l’estuaire de la Tamise, en provenance de Zeebrugge en Belgique. Selon la police, il aurait quitté le port 35 minutes plus tard.

Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu leur vie et leurs proches

Boris ­Johnson

La remorque frigorifique était immatriculée en Bulgarie, a confirmé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères bulgares, qui a précisé qu’elle appartenait à une entreprise située à Varna, sur la côte est du pays. Cette entreprise est détenue par un citoyen irlandais, a-t-il précisé. Selon ce même officiel, cité de manière anonyme par la BBC, «la police dit qu’il est fort probable que (les victimes) soient bulgares».

Le gouvernement interpellé

La tragédie a provoqué l’émoi dans la classe politique britannique. Boris Johnson s’est dit «horrifié» par ce «tragique incident dans l’Essex (…). Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu leur vie et leurs proches», a tweeté le premier ministre britannique.

La députée de la circonscription où a été retrouvé le camion, Jackie Doyle-Price, s’est dite «écœurée». «Enfermer trente-neuf personnes dans un container démontre un profond mépris pour la vie humaine», a déclaré l’élue conservatrice de Thurrock à la Chambre des Communes.

La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a assuré que plusieurs agences gouvernementales travaillaient main dans la main pour établir la nationalité et l’identité des 39 victimes. À Dublin, le premier ministre Leo Varadkar a promis qu’une enquête serait ouverte s’il était établi que le camion avait transité par l’Irlande.

Il faut que le gouvernement s’engage à créer des procédures sûres et légales d’entrée sur le territoire britannique

Satbir ­Singh, du Joint Council for the Welfare of Immigrants

Hier après-midi alors que le trajet du camion était encore flou et que l’hypothèse prévalente était que le véhicule était passé par le nord de la France, les associations de défense de réfugiés ont interpellé le gouvernement britannique. «Cette terrible tragédie prouve la nécessité pour le gouvernement de donner la possibilité aux personnes qui fuient les zones de guerre et les persécutions de rejoindre le Royaume-Uni de manière sûre», a réagi Stephen Hale, le directeur de Refugee Action.

S’il se confirme que les victimes étaient originaires de Bulgarie, un pays membre de l’Union européenne, l’enquête pourrait s’orienter vers la piste d’un trafic d’esclaves. En juillet dernier, 8 membres d’un gang polonais ont été condamnés collectivement à 55 ans de prison pour avoir exploité environ 400 ex-criminels et alcooliques polonais au Royaume-Uni pour 50 pence par jour.

Le trafic d’êtres humains entre les deux rives de la Manche n’est malheureusement pas un phénomène nouveau. En 2000, les corps de 58 Chinois avaient été découverts à Douvres dans un camion lui aussi en provenance du port belge de Zeebrugge. Le chauffeur du camion avait été condamné à 14 ans de prison pour trafic organisé de clandestins. Neuf membres d’un gang chinois avaient été condamnés au Pays-Bas dans cette même affaire criminelle.

Le Figaro.fr par Amandine Alexandre

La naissance d’un bébé sans visage bouleverse le Portugal

octobre 23, 2019

 

Sous pression de l’opinion publique, l’Ordre des médecins du Portugal a suspendu un obstétricien soupçonné de négligence pour n’avoir pas détecté les malformations d’un bébé dont la naissance sans visage bouleverse le Portugal.

Le médecin, suspendu pour six mois mardi soir à l’unanimité par le conseil de discipline de l’Ordre des médecins, était déjà visé par six autres plaintes dont la plus ancienne remonte à 2013. Le conseil de discipline a décidé d’ouvrir une enquête après que cette naissance a fait la une des journaux. La justice enquête également sur cette affaire suite à une plainte déposée par les parents contre le médecin. «Il y a de forts indices» de négligence de la part du docteur Artur Carvalho, qui «pourront conduire à une sanction disciplinaire», a déclaré mercredi Alexandre Valentim Lourenço, président du conseil de l’Ordre des médecins pour la région Sud.

Face à l’impact de cette affaire qui «a des répercussions sur la réputation des médecins» et «pour rassurer les femmes enceintes» cette suspension était nécessaire pour évaluer les plaintes dont certaines «sont longues car très complexes», a-t-il expliqué à la télévision publique RTP. Le 7 octobre dernier, les parents de Rodrigo, un bébé né sans nez, sans yeux et à qui il manque une partie du crâne, découvrent les malformations de leur enfant lors de l’accouchement à l’hôpital Sao Bernardo à Setubal, à une quarantaine de kilomètres au sud de Lisbonne.

Le docteur Artur Caravalho avait suivi la grossesse de la maman du petit Rodrigo dans une clinique privée à Setubal où il a réalisé les trois échographies obligatoires sans déceler le moindre problème. Alerté une première fois sur une possible anomalie du fœtus au sixième mois de la grossesse lors d’une échographie plus poussée, réalisée à l’initiative des parents, l’obstétricien les rassure.

«Il a expliqué que parfois certaines parties du visage ne sont pas visibles» lors des échographies «lorsque le bébé a le visage collé contre le ventre de la mère», a raconté Joana Simao, soeur de la mère, à la chaîne de télévision TVI 24. Le petit Rodrigo est toujours hospitalisé à Setubal dans le service de pédiatrie de l’hôpital où il est né.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Xavier Dupont de Ligonnès: chronique de 20 heures d’emballement, de doutes et de rebondissements

octobre 12, 2019

L’homme arrêté à Glasgow vendredi 11 octobre n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès. Passeport, empreintes, apparence physique et témoignage d’un voisin: plusieurs éléments ont semé le trouble.

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Une voiture de police est garée, le 12 octobre 2019, devant l’ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assasssiné sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans.

La veille au soir, la police écossaise a arrêté un homme à l’aéroport de Glasgow, dont les empreintes correspondaient partiellement à celle du suspect. SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP

Dans la soirée du 11 octobre 2019, le site du journal Le Parisien, suivi de l’AFP et de nombreux médias français (dont Le Figaro), ont annoncé l’arrestation, à l’aéroport de Glasgow en Écosse, de l’un des hommes les plus recherchés de France : Xavier Dupont de Ligonnès. Cet homme est suspecté d’avoir assassiné sa femme Agnès et leurs quatre enfants à Nantes en avril 2011. L’information émane de la police écossaise ou de sources policières françaises proches de l’enquête.

Dans la nuit qui suivra, puis dans la matinée du 12 octobre, plusieurs éléments vont toutefois semer le trouble sur cette information et la démentir. Retour sur 12 heures de rebondissements.

  • 11 octobre à 20h40: Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès

Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès à l’aéroport de Glasgow, en provenance de Roissy Charles de Gaulle. Le quotidien affirme que ce dernier voyageait sous une fausse identité grâce à un passeport volé en 2014 – cette dernière information a été démentie depuis -, qu’il a changé d’apparence et qu’il a été identifié par ses empreintes digitales. L’information est rapidement «confirmée» dans la soirée par des sources proches du dossier à de nombreux médias. L’AFP, à laquelle de nombreux sites et journaux sont abonnés, donne également l’information:

  • 11 octobre, 22h10: «dénonciation anonyme»

Un peu après 22h, une source proche de l’enquête indique à l’AFP que l’arrestation a été permise grâce à une «dénonciation anonyme». Le Figaro apprend qu’il s’agirait d’une source anglaise.

  • 11 octobre, 23h15: une perquisition en cours à Limay

Une perquisition est en cours tard dans la soirée à Limay dans les Yvelines. On apprendra plus tard que le suspect arrêté à Glasgow voyageait avec un passeport sous le nom de G. J., domicilié dans cette commune des Yvelines.

  • 11 octobre, 23h30: les premiers doutes

Le Figaro emploie désormais le conditionnel dans ses informations.

Ress

L’article du Figaro bouclé vendredi à 23h30 LE FIGARO

  • 12 octobre, 00h26: le procureur de la République de Nantes appelle à la «prudence»

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, appelle à la prudence quant à l’identité de l’homme interpellé à Glasgow.

«Demain (samedi NDLR) il y a des équipes d’enquêteurs du service national de recherche des fugitifs et de la police judiciaire de Nantes qui vont se rendre en Écosse», précise-t-il à l’AFP. «Ils vont donc faire des vérifications en Écosse auprès de la personne qui a été arrêtée à l’aéroport de Glasgow pour s’assurer que c’est bien M. Dupont de Ligonnès (…). Donc il convient en l’attente de ces vérifications d’être prudents».

  • 12 octobre, 00h30: l’avocat de la famille reste prudent

Interrogé par Le Parisien, Presse Océan et RTL, Me Stéphane Goldenstein, l’avocat de la mère et de l’une des sœurs (Christine) de Xavier Dupont de Ligonnès, reste prudent. Il attend «d’avoir la confirmation scientifique qu’il s’agit bien de Xavier Dupont de Ligonnès». «Si oui, est-il l’auteur du quintuple meurtre ou ne l’est-il pas? Là encore, j’attendrai de connaître ses explications», confie-t-il notamment au Parisien.

  • 12 octobre, 6h15: un témoignage sème le trouble

Tôt dans la matinée de samedi, un témoignage vient semer le doute sur l’identité réelle de l’homme arrêté à Glasgow. Interrogé par Europe 1 et France inter, Jacques, un voisin du domicile perquisitionné, qui se dit proche de l’homme y vivant, ne croit pas que le suspect interpellé en Écosse puisse être Xavier Dupont de Ligonnès: «Vendredi matin il a pris l’avion, comme il fait d’habitude. Il rentrait en Écosse, sa femme l’attendait à Glasgow. On l’a eue tout à l’heure au téléphone, et elle dit ‘voilà, ils l’ont arrêté, je n’ai pas plus de nouvelles’. Elle est effarée. Il n’a rien à voir! Même s’il a pris X années de plus, il n’a rien à voir avec cette tronche-là! C’est un homme qui est grand, visage rond, rien à voir!», a estimé Jacques. «Même avec de la chirurgie esthétique, c’est pas possible», avait-il poursuivi. «Ça fait 30 ans que je le connais ce mec-là, c’était un ami. J’ai été à son mariage en Écosse. Je leur dis (aux policiers, NDLR) ‘mais arrêtez, vous faites une boulette monstrueuse’.»

  • 12 octobre, 10h10: les empreintes digitales de l’homme arrêté à Glasgow ne correspondent que partiellement

Selon la police écossaise, la comparaison des empreintes de l’homme interpellé à Glasgow avec les deux empreintes de la fiche Interpol correspond sur 5 points avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, sur les 12 nécessaires selon la loi française pour établir une convergence entre les deux profils. Selon les critères écossais, toutefois, cela est suffisant pour que les deux identités correspondent.

Par ailleurs une source proche du dossier ayant vu la photo envoyée par les policiers écossais indique que le suspect ne ressemble pas au meurtrier présumé, mais à un homme âgé, au crâne dégarni portant des lunettes. D’autres détails ajoutent à la confusion: l’écart des yeux ne correspondrait pas et il manquerait un doigt à l’une des mains de l’homme interpellé.

Les deux identités ne correspondent donc que partiellement. Pour en savoir plus, il faut donc attendre les résultats des tests ADN.

  • 12 octobre, 11h20: les enquêteurs ont des doutes sur l’identité de l’homme arrêté à Glasgow

Selon les informations du Figaro, deux policiers français sont arrivés à Glasgow. Ces deux fonctionnaires sont membres de la Brigade nationale des fugitifs et procèdent à des vérifications. Ils sont munis d’un jeu d’empreintes du principal suspect dans le meurtre de la famille Dupont de Ligonnès. Les premiers relevés effectués sur place sur l’homme arrêté semblent imprécis et nécessitent des expertises supplémentaires.

  • 12 octobre, 12h: les perquisitions à Limay n’ont rien donné et l’homme interpellé nie être Dupont de Ligonnès

Selon nos informations, les perquisitions et les relevés scientifiques effectués vendredi 11 octobre à Limay ne peuvent à ce stade permettent d’identifier Xavier Dupont de Ligonnès comment étant «l’occupant des lieux».

Notre journaliste sur place, Aude Bariéty, a rencontré Marie, une riveraine. Cette dernière a cru «qu’ils tournaient un film» quand elle est passée devant les médias rassemblés sur le lieu de la perquisition. Elle «espère que c’est bien Dupont de Ligonnès qui a été arrêté» à Glasgow. «C’est horrible ce qu’il a fait», ajoute-t-elle.

Depuis le début de son audition, l’homme interpellé à Glasgow affirme habiter à Limay et ne pas connaître Xavier Dupont de Ligonnès.

Le passeport avec lequel le passager a embarqué à Roissy à destination de Glasgow était valide. L’homme avait bien déclaré la perte de ses papiers dont son passeport en 2014. Ces documents avaient donc été annulés avant qu’il en obtienne de nouveaux.

  • 12 octobre, 12h45: l’homme arrêté n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès

Une source policière indique au Figaro samedi 12 octobre en milieu de journée que l’homme arrêté à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

Les policiers ont établi cet élément de manière formelle grâce à une comparaison génétique entre l’homme arrêté et le fugitif.

À son arrivée en Écosse, cet homme avait été contrôlé et ses empreintes correspondaient partiellement à une notice rouge d’Interpol.

On apprendra ensuite que l’homme arrêté a 70 ans, qu’il est marié à une Ecossaise, quand Xavier Dupont de Ligonnès a 58 ans. Si toutefois il était toujours en vie. Ce que nous ne savons pas.

  • 12 octobre, 16h30: Le Parisien s’explique et s’excuse

Le journal publie sur son site un article dans lequel il indique avoir obtenu la veille 5 sources, «de niveaux hiérarchiques différents dont certaines au cœur de l’enquête». Mais qui se révèleront être «une fausse piste». Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos – Le Parisien, présente ses excuses aux lecteurs et aux familles.

  • 12 octobre, 18h20: l’homme arrêté est relâché

La police écossaise indique avoir relâché l’homme arrêté la veille à l’aéroport de Glasgow. Le communiqué indique qu’il n’est pas l’homme «suspecté de crimes en France». Et que pour l’heure, il ne souhaitait pas s’exprimer.

Pour le moment, aucune explication de sources françaises ou écossaises n’a été fournie sur l’origine exacte de l’erreur.

Par Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud et Cristophe Cornevin