Archive for the ‘Insolite’ Category

États-Unis : elle se découvre riche en consultant ses spams

janvier 24, 2022

Laura Spears, 55 ans, est tombée sur un mail lui annonçant qu’elle avait remporté 3 millions de dollars à la loterie, rapporte CNN.

L'Americaine prevoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tot que prevu.
L’Américaine prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu.© SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Promotions de marques inconnues, newsletters insipides, arnaques en tous genres… La rubrique des « mails indésirables » ou spams, pour les anglophones est un véritable cloaque numérique que peu d’internautes daignent consulter. À tort ! Car il peut aussi s’y glisser un mail capable de changer un destin. Laura Spears, une Américaine de 55 ans, peut en témoigner. La quinquagénaire originaire du Michigan a en effet découvert un message lui indiquant qu’elle avait gagné la somme rondelette de 3 millions de dollars à la loterie du 31 décembre 2021, comme l’ont relaté nos confrères de CNN, dimanche 23 janvier.

« Je suis tombée sur une publicité sur Facebook indiquant que le jackpot du Mega Millions devenait assez élevé, donc j’ai aussitôt acheté un ticket », se souvient l’Américaine. Mais les journées passent, l’espoir d’un gain s’amenuise et la routine reprend le dessus. « Quelques jours plus tard, je cherchais un mail introuvable, j’ai donc vérifié le dossier spams dans ma boîte e-mail », poursuit sur CNN Laura Spears. C’est à ce moment-là que le miracle se produit : « C’est alors que j’ai vu un courriel de la loterie m’informant que j’avais gagné le gros lot. »

Retraite anticipée

Laura Spears, qui a réclamé son prix au siège de la loterie la semaine dernière, prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu. Une chose est sûre : elle consultera plus fréquemment ses courriers indésirables.

Par Le Point avec AFP

France -Vidéo: Cocufié par sa femme, un Congolais, Téké de Djambala, voyage nu dans un Tram

janvier 22, 2022

C’est l’histoire d’un Congolais de Djambala qui a été trahi par sa femme qu’il aimait tant. Fatigué d’apprendre ses infidélités, le quinquagénaire est sorti en tenue d’Adam dans la rue et a emprunté les transports publics au grand étonnement des passants. Les choses de l’amour.

La vie en Europe apporte son quotidien de désagréments à plusieurs Congolais dont les couples qui subissent de plein fouet la liberté sentimentale. Les femmes ne sont pas soumises aux lois des hommes comme en Afrique avec surtout la certitude de ne jamais quitter le foyer.

Victime à plusieurs reprises de l’infidélité de son épouse , un Congolais a tenté en vain de la ramener à la raison. Il semblerait qu’elle aurait trouvé un blanc qui la donnerait tout d’où ses manques de respect à son époux.

L’homme s’est réveillé un bon matin et a décidé de se mettre à poils après une dispute avec son épouse. Devant ses enfants, il est sorti de la maison et a emprunté les transports publics expliquant à tout le monde ses déboires matrimoniales.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

France-Melun : son épouse Congolaise au nom de Nadège le trompe en pleine fête dans les toilettes

janvier 20, 2022

C’est l’une des conséquences des couples mixtes en France, la femme africaine est parfois tentée de chercher le plaisir sexuel chez un autre black. Mariée à un blanc comme c’était son rêve en arrivant en France, une Congolaise a été surprise entrain de s’envoyer en l’air avec un Congolais dans les toilettes d’une salle de fête à Melun.

Le pauvre blanc au nom de Frédéric n’en revenait pas et a promis de se suicider avant que d’autres Congolais ne le tranquillisent. Sa femme Congolaise lui a fait cocu avec un black dans un milieu Congolais! Quelle humiliation !

Il y a six ans que Frédéric est Nadège la congolaise se sont croisés dans la société où une agence d’intérim les avait envoyé travailler. La Congolaise qui rêvait toujours avoir un mari blanc n’a pas hésité à dire oui et trois jours après, elle était déjà dans le lit de Frédéric à Yerres.

Le couple qui a deux enfants se marient officiellement et on peut voir comment Nadège se vante de son blanc et ses enfants métis. Son rêve du Congo s’est réalisé en France. Mais très vite, parait-il la faiblesse sexuelle s’installe dans leur chambre et Nadège fait des virées chez des Blacks.

On apprend qu’avant de se faire surprendre avec ce Congolais à cette fête, elle est passée dans les mains d’un Camerounais et un Kinois. Mais quel est ce degré de pitainqui peut pousser une femme mariée à se faire enculer dans les toilettes d’une fête?

En pleurs, Frédéric s’est néanmoins tranquillisé en demandant à son épouse de rentrer ensemble à la maison. Bien que les Congolais aient conseillé à leur sœur Nadège de ne pas le suivre au risque de sa vie, elle était confiante. A en croire certains témoins, le blanc serait habitué à l’infidélité de son épouse et qu’une fois à la maison Nadège sait comment le maîtriser.

Avec Sa er-infos par Stany Frank

États-Unis: Nouvelle greffe d’un rein de porc chez un humain

janvier 20, 2022
Les chirurgiens procèdent à l'installation du rein à l'intérieur du patient.

Il s’agit de la deuxième opération de ce type et la première menée à l’intérieur du corps d’un patient, qui était en état de mort cérébrale. Photo: École Heersink de Médecine de l’Université de l’Alabama à Birmingham/Alicia Rohan

Un rein de porc a été greffé à un corps humain, a annoncé jeudi une équipe médicale basée aux États-Unis; c’est la deuxième opération de ce type et la première menée à l’intérieur du corps d’un patient, qui était en état de mort cérébrale.

L’annonce intervient peu après la première greffe d’un cœur porcin chez un patient, cette fois conscient.

Ces percées dans le domaine des transplantations d’organes d’animaux chez des humains, aussi appelées xénogreffes, laissent entrevoir une possible solution à la pénurie chronique de dons d’organes.

Les résultats d’aujourd’hui sont un accomplissement remarquable pour l’humanité et font entrer les xénogreffes dans le domaine clinique, s’est félicité Selwyn Vickers, doyen de l’école Heersink de médecine de l’Université de l’Alabama à Birmingham (UAB), où l’opération a eu lieu.

Un rein de porc avait déjà été greffé sur un humain en état de mort cérébrale par une équipe de l’Université de New York, à deux reprises, le 25 septembre et le 22 novembre 2021, mais les greffons avaient été placés à l’extérieur du corps, connectés à une jambe, afin de pouvoir les observer et effectuer des prélèvements.

L’opération dévoilée jeudi a eu lieu le 30 septembre 2021. Deux reins d’un porc génétiquement modifié ont été placés dans le corps d’un homme de 57 ans dont les organes ne pouvaient être donnés à une autre personne, bien qu’il en ait fait le vœu.

Les reins transplantés ont filtré le sang, produit de l’urine et, chose importante, n’ont pas été immédiatement rejetés, a indiqué l’université dans un communiqué.

Les deux organes sont restés viables jusqu’à ce que l’expérience soit arrêtée, 77 heures plus tard, et les résultats ont été publiés dans l’American Journal of Transplantation.

Puisque les reins étaient complètement connectés à l’intérieur du corps, l’équipe assure que cette opération chirurgicale se rapproche de la réalité clinique. Ils comptent effectuer bientôt des essais sur des patients humains et demander ensuite le feu vert des autorités de régulation.

Le porc dont les reins ont été utilisés avait subi 10 modifications génétiques importantes pour rendre ses organes compatibles avec un humain.

Selon les autorités américaines, près de 107 000 personnes attendent un don d’organe aux États-Unis, dont 90 000 ont besoin d’un rein. Chaque jour, en moyenne, 17 Américains meurent faute de greffe.

La recherche médicale s’était d’abord tournée vers les primates : le cœur d’un babouin a par exemple été greffé à un nourrisson en 1984, mais il n’a survécu que 20 jours.

De nos jours, les valves cardiaques de porcs sont largement utilisées chez les humains, ainsi que la peau porcine chez les grands brûlés.

Les porcs constituent de parfaits donneurs du fait de la taille de leurs organes, de leur croissance rapide et de leur nombreuse progéniture, et parce qu’ils sont déjà élevés comme une source de nourriture.

Par Radio-Canada avec AFP

CAN : stades déserts, bagarre, mauvais hymne… Les petites et grosses polémiques de la compétition

janvier 19, 2022
La sélection mauritanienne, au stade de Limbe, le 12 janvier 2022. © Issouf Sanogo/AFP

Comme chaque grande compétition, la CAN connaît quelques couacs. Alors que la première phase ne touche à sa fin, retour sur les principaux « bad buzz » de cette 33e édition, qui se tient au Cameroun.

Hormis l’affaire de l’arbitre zambien Janny Sikazwe, déjà évoquée dans ces colonnes, d’autres couacs ont émaillé la compétition phare du football africain. Des stades longtemps vides, des pelouses qui se dégradent rapidement, l’hymne mauritanien diffusé lors d’un match qui n’était pas le bon, des échauffourées à l’issue de la rencontre entre le Ghana et le Gabon (1-1)… Retour sur les quelques incidents qui ont marqué le premier tour de la compétition.

Mauritanie : l’hymne n’était pas le bon

Était-ce un signe ? La deuxième participation de la Mauritanie à une phase finale de la CAN risque, comme en 2019, de s’achever au premier tour après les deux défaites du pays face à la Gambie (0-1) et à la Tunisie (0-4). Avant leur premier match face aux Scorpions gambiens à Limbe, le 12 janvier, les Mourabitounes n’ont jamais pu entendre leur hymne national. Quelques notes de musique ont retenti pendant quelques secondes, avant d’être brutalement interrompues. Les joueurs mauritaniens, d’abord perplexes, n’ont pas eu plus de chance lors de la deuxième tentative.

Le speaker du stade s’est alors excusé platement, promettant la diffusion rapide de l’hymne. Après une longue minute d’attente, les mêmes notes de l’ancien hymne mauritanien (en vigueur de 1960 à 2017) ont résonné brièvement avant que les organisateurs, sans doute par souci d’éviter le running-gag, ont renoncé, et diffusé le (bon) hymne gambien. La CAF a ensuite expliqué qu’« un problème technique avait empêché l’ingénieur du son d’accéder au fichier audio correspondant. »

Stades désertés

En 2019, lors de la CAN en Égypte, trop de matchs s’étaient déroulés devant des tribunes largement dégarnies. Le problème s’est répété au Cameroun, au moins durant les premiers jours. Aucun stade n’a fait le plein, pas même celui d’Olembé pour le match d’ouverture opposant le Cameroun au Burkina Faso (2-1), le 9 janvier. Celui entre le Maroc et le Ghana, programmé le 10 janvier au stade Amadou-Ahidjo, à Yaoundé, n’a attiré tout au plus que 1 500 spectateurs, alors qu’il peut en accueillir 42 500.

Les raisons de cette désaffection massive sont multiples. Le prix des places (de 4 à 31 euros) est jugé trop élevé. Par ailleurs, le protocole sanitaire très strict qu’ont imposé la Confédération africaine de football (CAF) et l’État camerounais pour lutter contre les risques de propagation du Covid-19, dans un pays où environ 6% de la population serait vaccinée, n’a pas favorisé la fréquentation des stades, puisque toute personne souhaitant assister à un match doit présenter un passe vaccinal et un test PCR datant de moins de 48 heures.

Le gouvernement a donc décidé, non pas d’assouplir les règles, mais de modifier les horaires des activités scolaires, académiques et professionnelles, qui s’achèveront au plus tard à 14 heures. Une décision prise par Paul Biya, le chef de l’État, « pour permettre aux Camerounais de prendre une part active à cet événement continental d’envergure. » Depuis, les enceintes sont beaucoup plus garnies et vivantes…

À Douala, gazon pourri

Le stade Japoma de Douala est récent, sa pelouse est toute fraîche, mais elle ne ressemble déjà à plus grand-chose, alors que seulement quatre matchs y ont été disputés. De la teinture verte a beau avoir été appliquée sur l’aire de jeu pour cacher la misère, le résultat est là : la pelouse se détériore à vue d’œil, ce qui ne favorise pas les équipes qui essaient de développer un beau jeu.

Djamel Belmadi, le sélectionneur de l’Algérie, y a fait allusion, mais sans pour autant en faire une circonstance atténuante expliquant les piètres performances de ses joueurs face à la Sierra Leone (0-0) et la Guinée Équatoriale (0-1). Son équipe devait affronter les Équato-Guinéens sur un terrain déjà bien abimé après la rencontre entre la Côte d’Ivoire et la Sierra Leone (2-2), qui s’était achevée une heure plus tôt.

C’est dans le Stade Japoma qu’aura lieu le choc décisif entre les Fennecs et les Éléphants, le 20 janvier. Patrice Beaumelle, le coach français des Ivoiriens, a bien tenté de nuancer les nombreuses critiques, en affirmant que la pelouse « est plus que correcte » et qu’ « on a vu pire lors de certaines CAN ». Certes, mais pas sûr que cet argument suffise à atténuer un sentiment quasi-général…

Bagarre générale entre le Gabon et le Ghana

Le match entre le Ghana et le Gabon, le 14 janvier à Yaoundé, s’est terminé par une bagarre générale. Les Black Stars, qui menaient depuis la 18e minute grâce à un but d’André Ayew, ont été rejoints au score dans les dernières secondes après l’égalisation de Jim Allevinah. Alors que les Gabonais manifestaient leur joie, certains joueurs ghanéens ont disjoncté, notamment Benjamin Tetteh, auteur de plusieurs coups.

Le Ghana n’a pas digéré l’attitude des Gabonais, qui n’avaient pas rendu à leurs adversaires un ballon que ceux-ci avaient mis en touche volontairement après la blessure de l’un des leurs. André Ayew a parlé d’un comportement « très petit, une marque de petits joueurs ». La CAF, de son côté, a décidé de suspendre Tetteh pour trois matchs, et d’adresser un avertissement aux deux équipes pour « comportement antisportif. »

Avec l’élimination du Ghana et la qualification du Gabon, il n’y a heureusement plus aucun risque pour que les deux équipes se retrouvent lors des tours à élimination directe.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Le destin tragique du premier transgenre de l’histoire de France

janvier 19, 2022

Née femme en 1838, Herculine Barbin a été la première personne à voir son identité de genre modifiée à l’état civil. Un spectacle raconte sa courte vie.

Son nom est aujourd’hui oublié, mais son histoire a inspiré de nombreux écrivains. À commencer par Hervé Guibert et Michel Foucault. La figure d’Herculine Barbin, premier transgenre de l’histoire de France, sort aujourd’hui de l’ombre grâce à la metteuse en scène Catherine Marnas, qui porte sur les planches une adaptation de ses écrits intimes. La directrice du Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TNBA) confie avoir eu envie de consacrer un spectacle au destin tragique d’Herculine après avoir pris conscience des tourments des étudiants et étudiantes « intersexes » [naissant avec des attributs génitaux et/ou chromosomiques et/ou hormonaux appartenant aux deux sexes, NDLR] de son école de théâtre. « Je n’avais pas réalisé l’ampleur du sujet avant de voir de plus en plus de jeunes confier leurs troubles à notre jury. Je me suis demandé ce que cela racontait de notre monde », confie la dramaturge.

La vie d’Herculine Barbin a tout du drame. Elle voit le jour le 8 novembre 1838 à Saint-Jean-d’Angély, près de La Rochelle, en Charente-Maritime, et est enregistrée comme « fille » à l’état civil. Mais, à la puberté, son développement sexuel ne correspond pas à celui d’une jeune femme. Ses seins ne poussent pas. « À cet âge, où se développent toutes les grâces de la femme, je n’avais ni cette allure pleine d’abandon ni cette rondeur de membres qui révèlent la jeunesse dans toute sa fleur. […] Mes traits avaient une certaine dureté qu’on ne pouvait s’empêcher de remarquer. Un léger duvet qui s’accroissait tous les jours couvrait ma lèvre supérieure et une partie de mes joues », écrit-elle dans le carnet secret où elle note ses états d’âme.

Scandale au pensionnat

Herculine poursuit sa scolarité au couvent des ursulines de Chavagnes, dans ce pensionnat féminin qui destine ses élèves à un institut de formation pour institutrices. Là, l’héroïne tombe amoureuse de la fille de la directrice. La découverte de leur passion sera à l’origine d’un scandale qui l’obligera à quitter la région. Et c’est à Paris qu’elle mettra fin à ses jours, au printemps 1868.

Si la figure de l’hermaphrodite est connue depuis l’Antiquité, le sort des individus que l’on qualifie aujourd’hui de « non binaires » est peu abordé en littérature ou au théâtre. Dans une société où les standards sexués répondent à une assignation fondée sur le genre, la difficulté qui est la leur à s’accepter, mais aussi à trouver leur place, ne peut qu’être aggravée par ce manque de visibilité.

Une vie d’exclue

La fin tragique du mythique enfant d’Hermès et d’Aphrodite qui se vit « voler » ses attributs masculins par la naïade Salmacis dans le conte d’Ovide fait écho à la douloureuse vie d’Herculine. Réassignée « homme » en 1860 après des examens médicaux qui ont révélé chez la jeune Barbin l’existence d’un micropénis et de testicules sous-cutanés, elle sera exclue du jour au lendemain du monde féminin dans lequel elle a grandi. Deux jugements du tribunal civil de Saint-Jean-d’Angély rectifieront d’un simple trait de plume son état civil. Herculine deviendra alors Abel.

La violence de cette expérience est particulièrement destructrice. D’autant que, soupçonnée d’avoir dissimulé sa vraie identité pour « corrompre » les jeunes filles parmi lesquelles elle évoluait jusque-là, Herculine-Abel est envoyée à Paris. C’est en tant qu’employé(e) de bureau dans la Compagnie du chemin de fer d’Orléans qu’il (elle) gagnera sa vie avant d’être renvoyé(e) de ce poste et de vivre misérablement durant le reste de son existence, les places de domestique lui étant refusées.

Embauché(e), un temps, dans une institution financière, Herculine-Abel envisage de partir en Amérique. Avant de finir par se suicider dans une chambre de bonne du Quartier latin, à 29 ans… laissant sur sa table de chevet des « confessions » qui seront publiées dès 1872.

Un journal intime captivant

Si le milieu scientifique se passionne pour le dossier médical hors norme d’Herculine, la postérité n’a retenu de ce drame que son aspect graveleux. Oskar Panizza en a fait le ressort de l’intrigue d’une nouvelle sulfureuse, intitulée Un scandale au couvent, écrite en 1893 et publiée en 1914. Il faudra attendre 1978 et la création par Michel Foucault de la collection « Vies parallèles » chez Gallimard pour que le texte autobiographique rédigé par Herculine entre 1863 et 1868 fasse l’objet d’un traitement sérieux.

Les confessions d’Herculine ont inspiré à Hervé Guibert un texte (inédit), conservé aujourd’hui à l’Institut mémoires de l’édition contemporaine. Le journal intime de l’hermaphrodite a été adapté au cinéma en 1985 par le réalisateur René Féret sous le titre Mystère Alexina. Le rôle principal était tenu par l’auteur de bande dessinée Philippe Vuillemin. La même année, ce texte était porté sur scène par Alain Françon au Festival d’Avignon. Lara Bruhl y a consacré une lecture-spectacle en 2001. Anne-Sophie Juvénal a également mis en scène ce texte, en 2016.

Mais la vie de cette transgenre avant l’heure restait malgré tout confidentielle. Largement documenté par Gabrielle Houbre, historienne spécialiste en études du genre, qui a publié aux Presses universitaires de France, l’an dernier, une impressionnante biographie intitulée Les Deux Vies d’Abel Barbin, né Adélaïde Herculine (1838-1868),le tragique destin d’Herculine résonne aujourd’hui étrangement avec les préoccupations d’une certaine jeunesse.

Un rôle sur mesure pour Yuming Hey

Le spectacle que nous propose Catherine Marnas rend à l’ouvrage d’Herculine toute sa modernité. Mettant en exergue les jeux de représentation faussés par l’indétermination sexuelle d’Herculine, des projections d’images, sur un grand mur blanc, font apparaître les motifs emmêlés et difficilement déchiffrables de gravures en noir et blanc du XIXe siècle. On croit apercevoir des jeunes filles sous des motifs floraux, mais rien n’est moins sûr.

C’est au milieu de lits alignés comme dans un dortoir et recouverts de tissus blancs faisant irrésistiblement penser à des linceuls que le chanteur et comédien Nicolas Martel et l’extraordinaire Yuming Hey restituent le calvaire que fut la vie d’Herculine. Ils entrecoupent ce texte âpre de chansons contemporaines (d’Indochine, notamment) qui offrent autant d’heureuses respirations. Le résultat est d’autant plus troublant que Yuming, qui prête ses traits à l’héroïne, se déclare lui-même non binaire.

« Si j’ai monté ce texte, c’est parce que l’irruption du genre sur l’avant-scène de la société fait que ce qui était souterrain jusque-là s’affiche dorénavant comme une question essentielle », explique Catherine Marnas, qui a emprunté à Éric Fassin le sous-titre de sa pièce : Archéologie d’une révolution.

Michel Foucault disait que le destin d’Herculine Barbin l’avait aidé à comprendre « les théories biologiques de la sexualité, les conditions juridiques de l’individu, les formes de contrôle administratif dans les États modernes (qui) ont conduit peu à peu à refuser l’idée d’un mélange des deux sexes en un seul corps ». C’est dans cette perspective qu’il faut écouter ce témoignage « avec son style élégant, apprêté, allusif, un peu emphatique et désuet qui était pour les pensionnats d’alors non seulement une façon d’écrire mais une manière de vivre », conclut le philosophe.

Herculine Barbin : archéologie d’une révolution, adaptation par Catherine Marnas et Procuste Oblomov, avec Yuming Hey et Nicolas Martel, coproduction Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TNBA) et Comédie de Caen (CDN de Normandie). Jusqu’au 22 janvier. Tarif plein : 15 € ; tarif réduit : 8 €. Du mardi au vendredi à 20 heures. Samedi à 19 heures. Puis en tournée. Durée : 1 h 25.

Avec Le Point par Baudoin Eschapasse

Congo: Pourquoi Claudia Sassou aurait giflé la ministre Arlette Soudan? Jalousie ou quoi ?

janvier 17, 2022

Plusieurs fois il a été rapporté l’animosité entre Claudia Sassou et Arlette Soudan, mais personne ne pouvait s’imaginer que le fille de son père pouvait gifler toute une ministre. Trop imbue de sa personne et matalana professionnelle, la ministre Arlette Nonault Soudan a reçu des gifles bien appliquées de Claudia Sassou qui ne supporte pas son arrogance. Mais en réalité, on raconte que les virées sexuelles entre Sassou et Arlette ne plaisent pas aux enfants.

Déjà à Madrid, les deux avaient eu une forte dispute après qu’Arlette Soudan ait passé quelques heures nocturnes dans la chambre de Denis Sassou Nguesso. Claudia l’a bien insulté ce jour.

Mariée pourtant au blanc de son rêve qu’est le journaliste de JeuneAfrique, François Soudan, la ministre Arlette Nonault est soupçonnée aussi d’être l’une des nombreuses filles de joie de son oncle Denis Sassou Nguesso. Elle aurait même été interdite d’accès à la résidence présidentielle d’Edou par Antoinette qui ne la supporte pas du tout. Une incestueuse selon les enfants du chef de l’État.

Claudia Sassou Nguesso qui vit les moments les plus heureux de sa vie amoureuse avec Willy Etoka la tiendrait néanmoins à l’œil et n’aurait pas apprécié quelques commentaires déplacés à son égard tenus par Arlette Soudan. Mais quelques sources proches parlent plutôt d’une scène de jalousie d’une fille pour son père.

C’est au cours d’une rencontre du clan que Claudia Sassou Nguesso qui n’aime pas la bêtise aurait donné quelques gifles à Arlette Soudan qui est restée silencieuse. Dans le milieu on raconte que son arrogance est inexistante devant les enfants de son oncle.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Novak Djokovic expulsé : la Cour australienne rejette son recours

janvier 16, 2022

La Cour fédérale d’Australie a décidé l’expulsion du numéro un mondial du tennis. Le joueur a réagi à la suite de cette injonction irrévocable.

Le joueur de tennis s'essuie le front sur le court.
Novak Djokovic

La Cour fédérale australienne a rejeté le recours intenté par le numéro un mondial du tennis contre l’annulation de son visa et son expulsion du pays, dimanche 16 janvier. « La Cour ordonne que le recours soit rejeté aux frais du demandeur », affirme la décision approuvée à l’unanimité par les trois juges, à la veille du début de l’Open d’Australie au cours duquel le Serbe, non-vacciné contre le Covid-19, comptait briguer un 21e titre record en grand chelem.

Dans un communiqué de presse, Novak Djokovic s’est déclaré « extrêmement déçu » par la décision de la Cour au sujet de son expulsion, mais dit respecter le verdict et s’apprêter à quitter l’Australie. Le sportif a émis le souhait de prendre le temps pour se reposer et récupérer, et a demandé que l’attention se focalise désormais sur le tournoi de l’Open d’Australie. Le président serbe Aleksandar Vucic s’est emporté, dimanche, contre les autorités australiennes. « Ils pensent qu’avec ces dix jours de mauvais traitements, ils ont humilié Djokovic », a lancé le président serbe à la presse locale. « Ils se sont humiliés eux-mêmes, Djokovic peut revenir dans son pays la tête haute et regarder tout le monde droit dans les yeux. » L’avion retour de Novak Djokovic a décollé quelques minutes avant midi, heure française.

« La politique ferme de protection des frontières de l’Australie nous a maintenus en sécurité pendant la pandémie » de Covid-19, a affirmé le ministre australien de l’Immigration, Alex Hawke, dans un communiqué. « Les Australiens ont fait de grands sacrifices pour en arriver là et le gouvernement Morrison est fermement décidé à protéger cette position », a-t-il ajouté. L’ATP, qui gère le circuit professionnel masculin de tennis, a estimé dimanche que l’expulsion de Novak Djokovic d’Australie « mettait un terme à une série d’événements profondément regrettables » et que « l’absence [de Djokovic] à l’Open d’Australie est une perte pour le tennis ».

« Troubles civils »

À la veille des premiers coups de raquette de l’Open d’Australie, où « Nole » espérait remporter un 21e titre du grand chelem record, l’audience en référé devait décider si le joueur doit être immédiatement renvoyé chez lui et interdit de territoire australien pendant trois ans ou si, au contraire, il peut disputer le tournoi. Dans ses conclusions déposées samedi devant la Cour, le ministre de l’Immigration, Alex Hawke, a soutenu que la présence de Djokovic dans le pays « est susceptible de représenter un risque sanitaire ». Selon lui, elle encourage « le sentiment antivaccination » et pourrait dissuader les Australiens de se faire injecter leurs doses de rappel, alors que le variant Omicron se répand à grande vitesse dans le pays.

La présence en Australie du champion pourrait même « entraîner une recrudescence des troubles civils », a ajouté le ministre. Même s’il a qualifié le risque que Djokovic contamine lui-même des Australiens de « négligeable », le ministre a estimé que son « mépris » passé des règles sanitaires contre le Covid constitue un mauvais exemple. Dimanche, devant la Cour, les avocats de « Djoko » ont qualifié le placement en rétention de leur client et sa possible expulsion d’« illogique », « irrationnel » et « déraisonnable ». Le gouvernement « ne sait pas quelles sont les opinions de M. Djokovic actuellement », a plaidé l’avocat Nick Wood, affirmant que son client n’a jamais soutenu publiquement le mouvement antivaccination.

L’avocat du gouvernement, Stephen Lloyd, a répondu que le fait que le champion ne soit pas vacciné près de deux ans après le début de la pandémie et qu’il ait ignoré de façon répétée les règles sanitaires, notamment en omettant de s’isoler alors qu’il se savait infecté, constituait des preuves suffisantes de sa position. La décision prise par les trois juges de la Cour fédérale est pratiquement impossible à contester tant par le gouvernement australien que par Djokovic. C’est la deuxième fois que le Serbe est visé par une procédure d’expulsion.

« Incompétence »

Il avait été bloqué à son arrivée en Australie le 5 janvier et placé une première fois en rétention administrative. Le joueur, qui a contracté le Covid-19 en décembre, espérait bénéficier d’une exemption pour entrer dans le pays sans être vacciné, mais les autorités n’ont pas accepté cette explication. Le gouvernement australien a subi un humiliant revers le 10 janvier quand un juge a bloqué l’expulsion de Djokovic, rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate.

Le ministre de l’Immigration a toutefois annulé son visa pour la deuxième fois vendredi en vertu de ses pouvoirs discrétionnaires, invoquant « des raisons sanitaires et d’ordre public ». Et Djokovic est retourné samedi au Park Hotel, l’austère centre de rétention pour étrangers en situation irrégulière désormais mondialement célèbre. Dans un communiqué publié mercredi, le tennisman avait admis avoir rempli de manière incorrecte sa déclaration d’entrée en Australie.

Le joueur aux 86 titres ATP, vu en Serbie et en Espagne dans les deux semaines précédant son arrivée, contrairement à ce qu’il a déclaré dans le formulaire d’immigration à son arrivée, a plaidé « l’erreur humaine ». Ce feuilleton à rebondissements se déroule dans un pays dont les habitants ont enduré pendant près de deux ans des restrictions anti-Covid parmi les plus strictes au monde, et où des élections sont prévues d’ici mai.

D’où un contexte politique chargé. La pression s’est intensifiée autour du Premier ministre conservateur, Scott Morrison, accusé d’« incompétence » par l’opposition travailliste. L’affaire Djokovic est aussi suivie assidûment en Serbie, où « Nole » est considéré comme en héros national. Vendredi, le président Aleksandar Vucic a accusé l’Australie de le « maltraiter ».

Par Le Point avec AFP

RDC: Jean Marc Kabund démissionne de ses fonctions du premier vice-président de l’Assemblée nationale

janvier 14, 2022
Jean Marc Kabund/Ph ACTUALITE.CD

Jean Marc Kabund a annoncé ce vendredi 14 janvier sa démission de ses fonctions de premier vice-président de l’Assemblée nationale. C’est une forte décision qui fait suite à une expédition punitive menée en sa résidence par les militaires de la Garde Républicaine (GR) chargée de la sécurité du Président de la République et de sa famille. 

M. Kabund, président a.i de l’UDPS, parti au pouvoir est au cœur d’une altercation entre les policiers commis à sa garde et un militaire de la GR. Ce dernier, assis sur le siège de devant d’une voiture roulant à contresens s’opposait à l’interpellation des occupants dedit engin. Paroles contre paroles, muscles contre muscles, le bras de fer n’a pas été long. Son arme lui a été ravie et il a été extirpé du véhicule par les gardes de Kabund. Le militaire a été embarqué et déporté à l’auditorat. 

Dans la soirée, ses compagnons d’armes sont allés à la résidence de Kabund pour venger le leurs. Ils ont cassé, chamboulé les biens dans la maison du président ad interim du parti présidentiel. Ils ont aussi arrêté tous les policiers commis à la résidence de Kabund. 

Aux dernières nouvelles, et le militaire GR et les policiers arrêtés au domicile de Kabund ont été libérés. Cette situation n’a pas visiblement plu à Jean Marc Kabund, bras droit du Chef de l’Etat. 

Avec RDC Presse

La clé de la cellule de Mandela bientôt restituée à l’Afrique du Sud ?

janvier 14, 2022
Damien Glez © Damien Glez

Pause ou conclusion dans la polémique qui a suivi la programmation de la vente aux enchères de la clé de la prison de Madiba ? La séance new-yorkaise prévue le 28 janvier est ajournée…

Peut-on faire feu de tout bois ? Peut-on de feu Madiba faire objet de tout marchandage ? À l’heure où son Congrès national africain (ANC) préparait un 110e anniversaire aux flagrances de corruption, de dissidence et d’échec électoral, les Sud-Africains se désolaient que la clé de sa cellule à la prison de Robben Island soit programmée à la vente, le 28 janvier prochain, à New York. Dans le même lot aux enchères, figuraient une chemise ayant appartenu à Nelson Mandela, des lunettes de soleil, des stylos protocolaires, un vélo d’appartement et une copie de la Constitution signée par l’ancien président sud-africain.

C’est le tabloïd britannique The Daily Mail qui avait annoncé, dès la semaine de Noël, que la clé aurait été cédée par Christo Brand, un ancien gardien du prisonnier politique devenu son ami. Sans se poser plus de questions, la salle des ventes Guernsey’s avait annoncé un prix de réserve de 250 000 dollars et son président, Arlan Ettinger, avait anticipé une liquidation potentielle à plus d’un million de dollars…

Indignation populaire

Le scoop britannique avait provoqué une indignation populaire en Afrique du Sud, la condamnation du gouvernement et la menace d’une plainte contre Christo Brand par l’association sud-africaine des anciens prisonniers politiques. Ironiquement, pour le secrétaire adjoint de l’association, Mpho Masemola, l’objet qui servait à séquestrer est devenu « le symbole de la liberté », associé qu’il est à la libération des détenus politiques de Robben Island, l’île prison où vécut Mandela durant 18 de ses 27 ans d’incarcération par le régime d’apartheid. Un communiqué du gouvernement explique, lui, que « la clé (…) représente le triomphe de l’esprit humain sur le mal ».

L’événement du 28 janvier s’inscrivait-il dans une saine « mandelamania » ou dans une dérive mercantile si souvent redoutée, au regard du merchandising parfois macabre et incongru élaboré depuis la mort du premier président noir d’Afrique du Sud ? Selon la salle des ventes, l’ancien geôlier aurait accepté de renoncer à la quasi-relique – que les autorités lui avaient cédée il y a 30 ans – pour permettre à l’une des filles de Mandela de financer, avec le fruit de la vente, un jardin commémoratif consacré à Mandela, dans son village natal, non loin de sa sépulture.

Le 7 janvier, Guernsey’s annonçait que la vente était « ajournée sine die », « en attendant des vérifications » de l’Agence du patrimoine d’Afrique du Sud (Sahra) quant aux autorisations nécessaires à la sortie de la clé du pays. Le même jour, plus catégorique, le ministre sud-africain de la Culture Nathi Mthethwa affirmait que le passe-partout carcéral serait restitué au pays de Madiba. Un front commun autour d’une vieille clé serait-il la clé d’une réconciliation nationale enfin aboutie ?

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.