Archive for the ‘Insolite’ Category

Italie/Femme découpée en morceaux à Rome: son frère avoue

août 16, 2017

Rome – La macabre découverte de deux jambes de femme dans une benne à ordures de Rome a été rapidement éclaircie mercredi avec les aveux du frère de la victime, ont rapporté les médias italiens.

Maurizio, 62 ans, est soupçonné d’avoir tué lundi soir sa sœur Nicoletta, 59 ans, puis d’avoir dispersé son cadavre découpé en morceaux. Tous deux vivaient ensemble dans un appartement du quartier Flaminio, dans le nord de Rome, juste en face d’une école de police.

Le meurtrier présumé a été incarcéré mercredi après ses aveux à la police, selon les médias, qui évoquent de possibles querelles pour motifs économiques entre le frère et la sœur.

Une jeune femme qui fouillait les poubelles avait découvert mardi soir, dans la benne d’un quartier résidentiel du nord de Rome, deux jambes de femme sectionnées à la hauteur de l’aine et attachées ensemble avec du ruban adhésif. Elle avait donné l’alerte.

Mercredi, la tête et le tronc de la victime ont été extraits d’une autre benne, à 2,5 kilomètres de là, tout près de l’appartement où vivaient le frère et la sœur.

Les enquêteurs ont reconnu Maurizio sur des images de vidéo-surveillance, où on le voit selon la presse en train de jeter quelque chose dans la première benne.

En 2015, les Romains avaient été horrifiés par la mystérieuse découverte d’une jambe coupée portant le tatouage « aujourd’hui est un beau jour pour mourir », retrouvée par un passant à proximité d’une digue d’un affluent du Tibre. Les enquêteurs avaient rapidement identifié la personne décédée: un ultra du club de football de la Lazio, drogué et braqueur récidiviste.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 17h45)                                            

États-Unis: la famille d’Africain-américain mort de soif en prison exige justice

août 15, 2017

Une plainte a été déposée contre le sherif David Clarke, ici le 23 février 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

La famille de Terrill Thomas, un Noir américain mort de déshydratation en prison, exige justice dans une plainte déposée lundi qui vise notamment le shérif David Clarke, proche du président Donald Trump.

Pour être trop bruyant en détention, Terrill Thomas, 38 ans, avait eu l’eau coupée durant sept jours dans sa cellule d’une prison du comté de Milwaukee, la principale ville de l’Etat septentrional du Wisconsin.

L’homme souffrant de troubles bipolaires avait sombré dans une profonde faiblesse et expiré finalement sur le sol bétonné, après avoir perdu 16 kilos.

« Durant sept jours d’affilée, du 17 avril 2016 jusqu’à son décès le 24 avril 2016, M. Thomas est resté bouclé dans sa cellule, 24 heures par jour, tandis qu’il mourait littéralement de soif », accuse le texte de la plainte consultée par l’AFP.

L’assignation en justice vise plusieurs agents pénitentiaires mais surtout un de leurs responsables hiérarchiques, le shérif de Milwaukee, David Clarke.

Selon les avocats de M. Thomas, la mesure de rétorsion consistant à couper l’eau aux prisonniers « était une pratique fréquente et répandue, approuvée en pleine connaissance par le shérif Clarke et d’autres responsables de la prison ».

Le calvaire de Terrill Thomas, dans un pays à la politique carcérale très controversée, n’a été révélé que récemment, grâce à l’enquête d’un jury indépendant.

David Clarke, un Noir ultra-conservateur au chapeau de cow-boy vissé sur le crâne, est connu pour ses interventions sur Fox News ou à la tribune de la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes américain.

Il avait ardemment soutenu Donald Trump durant sa campagne présidentielle, recevant l’honneur de s’exprimer à la tribune de la convention d’investiture républicaine.

M. Trump l’avait remercié en lui proposant en mai dernier un poste clé du ministère de la Sécurité intérieure, que David clarke avait finalement refusé.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: l’animateur Samuel Etienne s’est cassé deux côtes en participant à Fort Boyard

août 14, 2017
Le présentateur de Questions pour un champion s'est blessé lors d'un saut à ski.

Le présentateur de Questions pour un champion s’est blessé lors d’un saut à ski. REUTERS/ Gonzalo Fuentes

Une chute en ski, survenue alors que Samuel Etienne participait au jeu télévisé, est à l’origine de cette blessure.

En combinaison intégrale, casque et masque, Samuel Etienne avait une certaine allure au moment de débuter son épreuve dans Fort Boyardsamedi. L’objectif initial était de récupérer une étoile accrochée au plafond, tout en descendant une petite piste à ski. Pour cela, il fallait se baisser, puis sauter… Ce que n’est pas parvenu à faire le journaliste et animateur, qui a plutôt enchaîné les grosses chutes, sous l’oeil hilare de ses acolytes.

Le présentateur du jeu télévisé Questions pour un champion s’est finalement sorti de cette épreuve avec une bonne blessure. Au Parisien, il a confié qu’il trouvait globalement « que les épreuves étaient plus dures physiquement » qu’avant. « En tout cas celles sur lesquelles je suis tombé », a-t-il dit, avant de raconter: « Littéralement, je suis tombé, je me suis cogné, je me suis même cassé deux côtes. »

Samuel Etienne se dit malgré tout prêt à revenir

Lui qui venait pour récolter des fonds pour une association nommée Les Petits Princes n’a pas été dégoûté du jeu pour autant. Il prévoit d’ailleurs d’y revenir une quatrième fois. « J’irai autant de fois qu’on m’invitera, a-t-il expliqué. La première fois que j’ai participé à Fort Boyard, je suis devenu un héros. J’ai alors compris la puissance de ce divertissement familial comme il n’y en a plus beaucoup. » Il souhaiterait notamment avoir le rôle du capitaine d’équipe et jouer pour l’association dont il est le parrain, Pompier Raid Aventure.

Samuel Etienne a malgré tout reconnu qu’il espérait, la prochaine fois, être « un peu plus affûté physiquement », pour se rattraper de ce qu’il juge être « de piètres performances ». Ne reste qu’à espérer que cela suffise à sauver ses côtes.

Lexpress.fr

Inde: 60 enfants meurent par manque d’oxygène dans un hôpital

août 12, 2017

Les autorités nient que le manque de réserves de bonbonnes d’oxygène soit à l’origine de la mort de dizaines d’enfants dans un hôpital de l’Uttar Pradesh en Inde. / © AFP/Archives / –

Au moins 60 enfants sont morts en cinq jours dans un hôpital public du nord de l’Inde, ont déclaré samedi des responsables locaux, les médias mettant en cause la pénurie de bonbonnes d’oxygène dans l’établissement.

« Nous avons ouvert une enquête et un rapport préliminaire devrait être publié aujourd’hui. Oui, 60 patients sont morts à l’hôpital ces cinq derniers jours, mais nous ne pensons pas que ce soit lié aux informations faisant état d’un pénurie d’oxygène », a déclaré à l’AFP Anil Kumar, un responsable de la police de Gorakhpur.

Selon des médias indiens, des dizaines d’enfants sont morts jeudi et vendredi en raison d’une rupture d’approvisionnement en oxygène, après que la société fournissant les bonbonnes eut mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies.

Une enquête a été ouverte sur les dysfonctionnements de l’hôpital Baba Raghav Das, dans le district de Gorakhpur, dans l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé du pays, gouverné par le parti de droite Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi. Le bureau de M. Modi a indiqué sur Twitter que celui-ci « suivait la situation à Gorakhpur » et était en contact avec les autorités locales.

Selon un communiqué publié par le bureau du ministre en chef de l’Uttar Pradesh Yogi Adityanath, qui a ordonné l’enquête, les 60 décès sont intervenus sur une période de cinq jours à partir de lundi.

Selon ce communiqué, 23 enfants sont morts jeudi quand « la pression de l’alimentation en oxygène est devenue basse ».

– ‘Un massacre’ –

Le ministre de la Santé de l’Uttar Pradesh, Sidharth Nath Singh, a suspendu le directeur de l’hôpital dans l’attente des résultats de l’enquête. « Il y a eu de multiples causes dans la perturbation de l’approvisionnement en oxygène, mais notre enquête montre qu’il n’y a pas eu de morts à cause de cela », a-t-il cependant affirmé à des journalistes après une visite à l’hôpital.

Le journal The Hindustan Times a décrit dans son édition de samedi des scènes de chaos dans l’établissement de santé lorsque l’alimentation en oxygène a été perturbée.

« Même lorsque 90 grosses bonbonnes ont été mises en service vendredi, l’hôpital s’est retrouvé à court d’oxygène vers une heure », a rapporté le journal. « Ce qui a provoqué un chaos complet, avec des parents de patients qui couraient pour obtenir de l’aide et le personnel de l’hôpital qui essayait de maintenir l’alimentation en oxygène avec des sacs manuels de respiration ».

Le prix Nobel de la Paix indien et défenseur des droits des enfants Kailash Satyarthi a dénoncé sur Twitter « un massacre ». « Ce n’est pas une tragédie. C’est un massacre. Est-ce cela que signifient 70 années de liberté pour nos enfants? » a-t-il tweeté.

Les hôpitaux publics indiens sont souvent débordés et au bord du point de rupture : les patients doivent faire face à de longues listes d’attente, même pour des interventions simples, et sont contraints à partager des lits.

De ce fait, ceux qui le peuvent évitent les hôpitaux publics et se tournent vers les clinique privées, même si une consultation privée coûte ne moyenne 1.000 roupies (plus de 13 euros), une somme énorme pour les millions d’Indiens qui vivent avec moins de deux euros par jour.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 14h47)                

Mystérieuse perte d’ouïe chez un diplomate canadien en poste à Cuba

août 11, 2017
Mystérieuse perte d’ouïe chez un diplomate canadien en poste à Cuba
© Fournis par Radio Canada Mystérieuse perte d’ouïe chez un diplomate canadien en poste à Cuba
Au moins un diplomate canadien en mission à Cuba a dû être soigné pour une perte d’ouïe, a reconnu le gouvernement fédéral, jeudi.

Des diplomates américains en poste à La Havane auraient souffert des mêmes problèmes qui seraient attribuables, selon les autorités, à un dispositif acoustique sophistiqué.

Les autorités canadiennes « sont au courant des symptômes inhabituels affectant le personnel diplomatique canadien et américain et leur famille à La Havane », a déclaré une porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Brianne Maxwell.

Le gouvernement canadien affirme qu’il « travaille avec les autorités américaines et cubaines pour en déterminer les causes. »

Pas de crainte pour les touristes

Les autorités estiment qu’il n’y a aucune raison de croire que les touristes canadiens ou d’autres pays pourraient être affectés par ce problème, a ajouté Mme Maxwell.

L’automne dernier, plusieurs diplomates américains en poste à Cuba avaient souffert d’une perte d’ouïe, selon des sources proches de l’enquête.

Plusieurs d’entre eux venaient d’arriver à l’ambassade des États-Unis, qui avait rouvert ses portes en 2015, lorsque l’ancien président Barack Obama avait rétabli les relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba.

Certains diplomates ont dû écourter leur séjour à La Havane et retourner aux États-Unis, ont indiqué d’autres sources. Les autorités auraient conclu que ces diplomates avaient subi les effets d’une arme acoustique dont les fréquences seraient hors de la portée de l’oreille humaine et qui aurait été déployée à l’intérieur ou à l’extérieur de leur résidence.

On ignore s’il se serait agi d’une attaque délibérée ou des effets secondaires d’un dispositif ayant un autre objectif.

Diplomates cubains expulsés des États-Unis

Une porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert, a indiqué que les États-Unis avaient expulsé deux diplomates cubains en représailles, le 23 mai.

Elle n’a pas révélé le nombre de diplomates américains affectés par ce problème ni confirmé qu’ils souffraient de perte d’ouïe, se contentant de dire qu’ils ressentaient « une variété de symptômes ».

Le ministère cubain des Affaires étrangères indique avoir été informé de ce problème le 17 février. Il assure avoir lancé une « enquête exhaustive, prioritaire et urgente à la demande des représentants du plus haut niveau du gouvernement cubain ».

Selon le ministère, la décision d’expulser ses deux diplomates était « injustifiée et infondée ».

Radio-canada.ca

300 migrants jetés à la mer en 24h près du Yémen, des dizaines de morts

août 10, 2017

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus / © AFP/Archives / ANDREAS SOLARO

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus, illustrant le traitement inhumain dont sont victimes des migrants à la recherche d’une vie meilleure.

Jeudi, au moins six migrants sont morts et 13 portés disparus au large de la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le deuxième drame du genre depuis mercredi, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Yémen.

Selon l’OIM, au total 180 personnes en provenance d’Ethiopie ont été jetées à la mer jeudi par des passeurs. Les migrants étaient en majorité des adolescents et de jeunes adultes.

« Nous avons envoyé nos équipes dans la zone. Vingt-cinq passagers (blessés) du bateau sont actuellement soignés sur la côte du Yémen », a déclaré la porte-parole de l’OIM.

La veille, 120 migrants en provenance d’Ethiopie et de Somalie ont été jetés à la mer délibérément à l’approche également de la côte de Chabwa, a rappelé l’OIM, en estimant à environ 50 le nombre de victimes dont 29 corps ont été découverts dans des tombes creusées à la hâte sur la plage.

L’organisation a dit travailler étroitement avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour donner une sépulture aux morts et soigner les survivants.

Les migrants en provenance de la Corne de l’Afrique continuent d’affluer au Yémen, qui est pourtant un pays pauvre déchiré par la guerre, avec l’espoir d’atteindre les pays du Golfe plus riches, selon l’OIM.

– ‘Choquant et inhumain’ –

« Les survivants ont dit à nos collègues sur la plage que les passeurs leur avaient demandé de se jeter à la mer après avoir vu ce qui semblait être des représentants des autorités », a indiqué Laurent de Boeck, chef de mission de l’OIM, en parlant de l’incident de jeudi.

« Ils nous ont également raconté que les passeurs avaient repris la route de la Somalie pour continuer le même trafic et emmener plus de migrants au Yémen », a-t-il ajouté.

« C’est choquant et inhumain. La souffrance des migrants sur cette route est immense. Beaucoup de jeunes gens paient les passeurs avec l’espoir d’avoir une vie meilleure », a encore dit le responsable, en estimant à 16 ans la moyenne d’âge des migrants.

Le trafic d’être humains entre la Somalie, où l’autorité de l’Etat est quasi-nulle, et le Yémen, qui connaît le même phénomène, n’a jamais cessé.

L’OIM estime à 55.000 le nombre de migrants -dont un tiers de femmes- arrivés au Yémen en provenance de la Corne de l’Afrique depuis le début de l’année.

Plus de 30.000 de ces nouveaux migrants ont moins de 18 ans.

– Victimes directes du conflit –

L’OIM s’est étonnée du fait que le trafic d’être humains se poursuivait alors que la saison connaît des vents violents dans l’océan Indien.

Déchiré depuis trois ans par une guerre opposant des rebelles accusés de liens avec l’Iran à des forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite, le Yémen, pays sans ressources, compte de nombreux camps où s’entassent des milliers de migrants africains.

La guerre a fait près de 8.400 morts et quelque 48.000 blessés depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, en soutien aux forces gouvernementales, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

L’ONU estime que le Yémen –où une épidémie de choléra a déjà fait plus de 1.900 morts– est le théâtre de « la plus grave crise humanitaire dans le monde ».

Certains des migrants africains ont été même des victimes directes du conflit.

En mars dernier, un hélicoptère a tiré sur un bateau de Somaliens au large du Yémen, faisant 42 morts et selon un rapport confidentiel des Nations unies, l’appareil appartenait à la coalition sous commandement saoudien.

L’embarcation transportait 140 personnes, avait précisé l’ONU en dénonçant une violation du droit humanitaire international.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 20h08)                

RDC/ « Ndika bombe » de Ne Mwanda Nsemi: mythe ou réalité ?

août 9, 2017

« Ndika bombe » une arme redoutable des ancêtres utilisée par les adeptes de Ne Mwanda Nsemi, le lundi 7 août à Kinshasa.

 

Avec Congomikili.com

Syrie: Rosaire et perroquets à la main, une chrétienne fuit Raqa avec ses proches

août 9, 2017

Une famille chrétienne arménienne qui a fui Raqa à Jazra, en Syrie, le 8 août 2017 / © AFP / Delil souleiman

Un rosaire dans une main et une cage avec deux perroquets dans l’autre, Sawsan Karapetyan et sa famille ont fui Raqa, aidés par des combattants chrétiens engagés dans la bataille pour chasser les jihadistes de leur grand fief en Syrie.

Après avoir vécu pendant des années dans la peur, cette Arménienne de 45 ans, son mari et cinq de leurs proches, qui font partie des rares chrétiens restés dans Raqa (nord), l’ont finalement quittée mardi à pied sous le couvert de la nuit.

Ils ont emprunté une route ouverte et sécurisée par des combattants syriens chrétiens du Conseil militaire syriaque (CMS), qui les ont ensuite transportés dans l’arrière d’un camion jusqu’à la banlieue de Jazra, à l’ouest de Raqa.

« Je ne voulais pas partir, mais les bombardements étaient si forts que nous avons fui », dit cette femme toujours couverte du manteau noir imposé par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui s’étaient emparés de Raqa en 2014.

Comme les milliers d’autres qui ont échappé à l’EI, ils sont partis en n’emmenant pratiquement rien.

Mais Mme Karapetyan ne pouvait se séparer de son rosaire et de ses perroquets, appelés « les inséparables ».

« J’ai tout laissé sauf eux », dit-elle, en sirotant du thé offert par les membres du CMS, une unité chrétienne engagée au côté de l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui ont pu déloger l’EI de la moitié de Raqa.

– ‘Célébrer dans le secret’ –

Soutenue par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, l’offensive antijihadiste des FDS a ravagé Raqa, où les civils sont pris sous le feu: tirs d’obus, franc-tireurs ou raids aériens de la coalition.

« Quand Raqa était bombardée, nous nous rassemblions pour prier Dieu que cela s’arrête », dit Mme Karapetyan, en égrainant son chapelet gris-vert. « Nous avons vécu les plus durs moments ces derniers jours en raison des bombardements intensifs. J’avais peur pour mon mari et ma famille ».

Des milliers d’Arméniens et de chrétiens syriaques vivaient à Raqa, où ils constituaient environ 1% de la population en majorité arabe sunnite.

Les Arméniens présents en Syrie sont les descendants de ceux qui ont fui les massacres en Anatolie durant la Première guerre mondiale. Ces massacres sont dénoncés comme un génocide par les Arméniens, un terme rejeté par la Turquie.

Quand l’EI s’est emparé de Raqa, la plupart des chrétiens et des kurdes ont fui la ville. Sous le joug des jihadistes, les chrétiens devaient soit se convertir à l’islam, soit payer « une taxe » pour rester chrétiens. Ou alors ils fuyaient sous les menaces de mort.

« Lorsque l’EI est entré, ses combattants ont brûlé les églises, les livres de prière, les anges, la statue de la Vierge Marie et de Jésus », se rappelle Alexey, 50 ans, une des proches qui a fui avec Mme Karapetyan.

L’église arménienne catholique des Martyrs et celle grecque catholique de Notre Dame de l’Annonciation ont été détruites par l’EI.

« Nous célébrions nos fêtes en secret à la maison », ajoute Alexey, habillée elle aussi du foulard et de la robe imposés par l’EI. « Nous faisions brûler juste un peu d’encens pour sentir que c’était une fête religieuse ».

– ‘Prier de nouveau à Raqa’ –

« Nous avons tout laissé à Raqa. C’est pénible. Nous avons essayé de rester mais nous ne pouvions plus supporter la situation », dit-elle en couvrant son visage de ses mains, l’air épuisée.

De Jazra, les sept proches entendent se rendre à Alep, plus à l’ouest, afin d’être réunis avec des membres de leurs familles avec lesquels ils ont perdu le contact depuis un mois. Une grande communauté arménienne réside à Alep.

En raison des combats acharnés, des dizaines de milliers de personnes ont fui Raqa.

Matay, un combattant chrétien de 22 ans, a affirmé à l’AFP que le CMS avait sécurisé une route pour aider les civils dans leur fuite.

Kardij Kirdian, 50 ans, a fui mardi par cette route, au lendemain de la sortie de son frère.

« Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti quand nous avons vu les combattants chrétiens », dit M. Kirdian, habillé d’un long vêtement ample gris.

Il a finalement décidé de partir après avoir initialement choisi de rester dans sa ville natale et de payer aux jihadistes des dizaines de milliers de livres syriennes en « taxes », ou « jizia ».

L’EI « a fait exploser les églises, je n’ai pas prié dans une église depuis 2013 », se lamente cet homme à la barbe poivre et sel et aux épais sourcils noirs.

Mais il garde l’espoir. « Si nous les reconstruisons, nous prierons de nouveau à Raqa ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2017 13h37)

Congo: Le Professeur Jean Bernard NKoua MBon redresse les contre-vérités du Conseil des ministres

août 9, 2017

Bonjour à tous,


Mesdames et messieurs, j’ai suivi comme la plupart d’entre nous, avec intérêt le compte rendu du conseil des ministres.

A propos du CHU de Brazzaville, 2 chiffres ont retenu mon attention. 3000 agents et une masse salariale de 7 milliards par trimestre.

NON. Ces chiffres sont erronés. Ils sont faux. Je suis étonné que l’on nous les communique avec autant de légèreté alors que ministère de la santé aurait pu tout simplement se rapprocher de cette structure pour en recueillir les vrais.

Mesdames et messieurs, le CHU est certes un mammouth mais il demeure une institution qui nous est commune. Cet hôpital est malade depuis près de 20 ans. Son cancer est connu et les solutions existent. Il a tout simplement manquer un peu de courage pour le soigner.

Le CHU compte un peu plus de 650 lits pour 2300 agents environ et non 3000. Sa masse salariale trimestrielle est de 3.450.000.000 de f CFA et non 7 milliards.

Monsieur le président voilà les vrais chiffres.

Depuis 1 semaine le CHU est entré en grève. Le salaire du mois de juin a été payé et le travail n’a pas repris.

Quelle a été le plan de communication du ministère de la santé? Silence!

Pourquoi la ministre n’est pas descendue sur le terrain pour rencontrer les agents et faire un peu de pédagogie? Cela aurait pu decrisper l’atmosphère et créer les conditions permissives pour désamorcer cette grève. Il me semble que l’on a choisi le mépris au lieu  du courage et du bon sens pour traiter ce problème.

Quand le CHU ne fonctionne pas, les autres hôpitaux crèvent. Le moment est venu pour que l’on se saisisse serieusement du cas CHU. Ne nous leurrons pas;  que l’on soit empereur, roi, Ministre,  parlementaire, médecin, ouvrier et que sais-je encore, nous aurons tous un jour besoin de cet hôpital.


Pr Jean Bernard Nkoua Mbon
Chef de Service de carcinologie et radiothérapie
Professeur Titulaire des UniversitésCHIU

Côte d’Ivoire: 20 personnes s’évadent du palais de justice d’Abidjan

août 8, 2017

Abidjan – Vingt personnes se sont évadées mardi du palais de justice d’Abidjan, en plein centre-ville de la capitale économique ivoirienne, après avoir agressé des policiers, a annoncé le procureur de la république.

« Dix (personnes) détenues et dix déférées » se sont évadées « aux environs de 11 heures » du matin, a déclaré le procureur Richard Christophe Adou dans un communiqué.

« Des détenus, extraits de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan », qui étaient déferrés au palais de justice, « ont agressé des agents de police (…) occasionnant ainsi l’évasion de 20 personnes », précise le communiqué.

« Il s’agit bel et bien d’une évasion et non d’une attaque », ajoute le procureur.

Sept agents (d’encadrement des établissements pénitentiaires) dont « le commandant du palais (de justice) ont été relevés de leur fonction et arrêtés », a annoncé le procureur Richard Christophe Adou, sur la télévision nationale.

Selon un communiqué du directeur de l’administration pénitentiaire, les sept agents « ont manqué à leurs obligations », d’après les « premiers éléments de l’enquête ».

Mais selon une source judiciaire, l’évasion a été organisée par un commando d’hommes armés qui s’est introduit dans le palais de justice.

La question de la sécurité est brûlante en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée et une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie.

Dimanche, cinq prisonniers s’étaient évadés de la prison de Gagnoa (centre de la Côte d’Ivoire). Quatre gardes pénitentiaires et un civil ont été arrêtés, soupçonnés de complicité, selon le maire de la ville, Bamba Medji.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2017 00h26)