Archive for the ‘Insolite’ Category

Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)

juillet 18, 2021
Un logiciel israelien utilise pour espionner journalistes et militants dans le monde (medias)
Un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde (médias)© AFP/JACK GUEZ

Des militants des droits humains, des journalistes et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel mis au point par une société israélienne, selon une enquête publiée dimanche dans plusieurs médias.

Le logiciel espion Pegasus de la société NSO Group, s’il est introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

L’entreprise, fondée en 2011 et qui a régulièrement été accusée de faire le jeu de régimes autoritaires, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Mais les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50.000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle. Elle inclut les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains, ou encore 65 chefs d’entreprise… selon une analyse menée par 17 rédactions.

Sur cette liste, figure notamment le numéro d’un journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document. Des correspondants étrangers de plusieurs grands médias, dont le Wall Street JournalCNNFrance 24Mediapart, El País, ou l’AFP en font aussi partie.

D’autres noms de personnalités figurant sur la liste seront divulgués dans les prochains jours par le consortium de médias qui ont mené l’enquête, dont font notamment partie Le Monde, The Guardian, et The Washington Post.

Leurs journalistes ont rencontré une partie des personnes visées et ont récupéré 67 téléphones, qui ont fait l’objet d’une expertise technique dans un laboratoire d’Amnesty International.

Elle a confirmé une infection ou une tentative d’infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, selon les compte-rendus publiés dimanche.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite.

Pour les 30 autres, les résultats ne sont pas probants, souvent car les propriétaires des numéros ont changé de téléphone.

« Il y a une forte corrélation temporelle entre le moment où les numéros sont apparus sur la liste et leur mise sous surveillance », précise le Washington Post.

Cette analyse, qui met à mal la communication de la société, s’ajoute à une étude, menée en 2020, par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones de dizaines d’employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

Par Le Point avec AFP

France: Eric Dupond-Moretti mis en examen, une première pour un ministre de la Justice en exercice

juillet 16, 2021
Eric Dupond-Moretti mis en examen, une premiere pour un ministre de la Justice en exercice
Eric Dupond-Moretti mis en examen, une première pour un ministre de la Justice en exercice© AFP/Guillaume BERTRAND

Eric Dupond-Moretti a été mis en examen vendredi dans l’enquête sur de possibles conflits d’intérêts avec ses anciennes activités d’avocat, une première pour un ministre de la Justice en exercice, auquel Jean Castex a renouvelé « toute sa confiance ».

Tout en « (prenant) acte » de la mise en examen inédite du garde des Sceaux, « le Premier ministre lui renouvelle toute sa confiance et lui demande de poursuivre l’action de réforme et de confortement des moyens accordés au service public de la Justice », a écrit Matignon dans un communiqué.

A l’issue de près de six heures d’interrogatoire par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République – seule juridiction habilitée à poursuivre et juger des ministres pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions – Eric Dupond-Moretti a été mis en examen pour prise illégale d’intérêts, sans contrôle judiciaire.

Le ministre s’était dit « serein », et « particulièrement déterminé », affichant un grand sourire à son arrivée à la CJR, dont il est sorti sans faire de déclaration.

« Cette mise en examen était clairement annoncée. (…) Ses explications n’ont malheureusement pas suffi à renverser cette décision prise avant l’audition. Nous allons évidemment désormais contester cette mise en examen », a déclaré l’un des trois avocats du garde des Sceaux, Me Christophe Ingrain, qui a annoncé qu’il déposerait « une requête en nullité ».

Ni le procureur général près la Cour de cassation François Molins – qui représente l’accusation dans cette procédure-, ni aucun autre représentant du parquet n’ont assisté à l’interrogatoire, a indiqué une source judiciaire.

La convocation d’Eric Dupond-Moretti pour cet interrogatoire de première comparution lui avait été remise lors d’une rarissime perquisition de 15 heures à la Chancellerie le 1er juillet.

Dans cette affaire, il est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute.

« Méthodes de barbouzes »

La CJR a ouvert en janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts » après les plaintes des trois syndicats de magistrats et de l’association Anticor dénonçant des situations de conflits d’intérêts dans deux dossiers.

Le premier concerne l’enquête administrative ordonnée en septembre par le garde des Sceaux contre trois magistrats du parquet national financier (PNF) qui ont fait éplucher ses relevés téléphoniques détaillés (« fadettes ») quand il était encore une star des prétoires.

Le PNF cherchait alors à débusquer une « taupe » ayant pu informer Nicolas Sarkozy et son conseil Thierry Herzog – un ami d’Eric Dupond-Moretti – qu’ils étaient sur écoute dans l’affaire de corruption dite « Bismuth », qui a valu en mars une condamnation historique à l’ex-chef de l’Etat.

Vilipendant les « méthodes de barbouzes » du parquet anticorruption, Eric Dupond-Moretti avait déposé une plainte, avant de la retirer au soir de sa nomination comme garde des Sceaux, le 6 juillet 2020.

Dans le second dossier, il lui est reproché d’avoir diligenté des poursuites administratives contre un ancien juge d’instruction détaché à Monaco, Edouard Levrault, qui avait mis en examen un de ses ex-clients et dont il avait critiqué les méthodes de « cow-boy » après que ce magistrat a pris la parole dans un reportage.

Eric Dupond-Moretti s’est toujours défendu de toute prise illégale d’intérêts, martelant qu’il n’a fait que « suivre les recommandations » de son administration.

Appels à la démission

Les potentiels conflits d’intérêts du nouveau garde des Sceaux, soulevés dès son arrivée à la Chancellerie par les syndicats de magistrats, avaient finalement conduit fin octobre à l’écarter du suivi de ses anciennes affaires, désormais sous le contrôle de Matignon.

Eric Dupond-Moretti accuse ces mêmes syndicats de « manoeuvres politiques » afin « d’obtenir un nouveau garde des Sceaux ».

« On ne fait pas de politique. A aucun moment, d’aucune manière nous n’avons demandé la démission du ministre », avait rétorqué Céline Parisot, présidente de l’USM, syndicat majoritaire dans la magistrature.

« L’infraction de prise illégale d’intérêts est très grave dès lors qu’elle implique que des intérêts personnels du ministre auraient guidé l’action du ministère et non les intérêts de la Nation », a réagi auprès de l’AFP la présidente d’Anticor, Elise Van Beneden, jugeant que « la question du maintien de M. Dupond-Moretti au gouvernement mérite d’être posée » après cette mise en examen.

Le garde des Sceaux « ne peut tout simplement pas rester au gouvernement », a tweeté le secrétaire national d’EELV Julien Bayou. Les sénateurs PS ont également appelé à sa démission sur le réseau social.

« Malgré mon inimitié et le sentiment qu’il (Eric Dupond-Moretti) nuit à la Justice, il n’en est pas moins présumé innocent comme n’importe quel justiciable devrait l’être », a estimé de son côté l’eurodéputé RN Gilbert Collard.

Emmanuel Macron, qui l’avait longuement soutenu mardi en conseil des ministres, a défendu jeudi en marge du Tour de France la « présomption d’innocence » du ministre et s’est posé en « garant de l’indépendance de la justice ».

asl-mk-lpb-nk-mdh/pga/bow

Pensionnats pour Autochtones : le drame canadien laisse présager le pire aux États-Unis

juin 27, 2021

 

Il n’aura fallu que deux semaines pour que Deb Haaland exprime publiquement sa profonde consternation devant les centaines de sépultures anonymes découvertes près de sites d’anciens pensionnats pour Autochtones au Canada.

Quelque 715 tombes anonymes ont été découvertes près de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, en Saskatchewan.

© /Radio-Canada Quelque 715 tombes anonymes ont été découvertes près de l’ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, en Saskatchewan.

Et il n’aura fallu que 11 jours supplémentaires pour que Mme Haaland, l’une des premières élues autochtones au Congrès américain et la nouvelle secrétaire à l’Intérieur du président Joe Biden, prenne les choses en main.

Le département entreprendra une enquête sur les décès survenus dans les pensionnats pour les Autochtones et les conséquences durables de ces établissements», a écrit la secrétaire d’État à l’Intérieur dans une note mardi dernier.

Ce n’est qu’en reconnaissant le passé que nous pourrons travailler vers un futur dont nous serons tous fiers», a-t-elle ajouté.

Deb Haaland, secrétaire d'État à l'Intérieur

© Evan Vucci/Associated Press Deb Haaland, secrétaire d’État à l’Intérieur

Moins d’un mois s’est écoulé entre la publication de ce mémo par Mme Haaland et l’annonce de la découverte de 215 sépultures anonymes à Kamloops, en Colombie-Britannique. En termes géopolitiques, moins d’un mois équivaut à un clin d’œil.

De plus, il est rare que des nouvelles en provenance du Canada aient un impact aussi drastique et rapide sur les affaires politiques des États-Unis, un pays où les Autochtones font d’ailleurs rarement les manchettes.

Or, l’ampleur de cette enquête à venir pourrait toutefois être révélatrice de l’ampleur des découvertes à faire en sol américain.

Il y a une prise de conscience», a affirmé Chase Iron Eyes, un avocat et activiste autochtone de longue date qui s’implique auprès du People’s Law Project, basé dans le Dakota du Nord.

Et maintenant, on ne peut plus se fermer les yeux sur ces vérités.»

Deux pays distincts, un système similaire

Les similarités entre les pensionnats pour Autochtones canadiens et américains ne s’arrêtent pas là. Je pense qu’en termes d’ampleur, c’est assez comparable», a indiqué Circe Sturm, professeure en anthropologie et spécialiste des questions autochtones à l’Université du Texas à Austin.

Au tournant du siècle, après que le Bureau des affaires indiennes des États-Unis eut pris le relais des missionnaires chrétiens, 147 écoles de jour et 106 pensionnats étaient en fonction, selon Mme Sturm.

En comparaison, au Canada, on estime que jusqu’à 130 pensionnats ont été en fonction de 1831 à 1996, et c’est sans compter les centaines d’écoles de jour.

Dans les deux cas, des centaines de milliers d’enfants sont passés par ces institutions.

Au Canada, la Commission de vérité et réconciliation évalue à au moins 3200 le nombre d’enfants qui y sont morts. De l’aveu même du ministre canadien des Services aux Autochtones, ça pourrait même être le double».

Ligne bilingue d’appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones au Canada : 1 866 925-4419

L'école de jour catholique Kateri Tekakwitha, à Kahnawake, au Québec

© /Kateri Center L’école de jour catholique Kateri Tekakwitha, à Kahnawake, au Québec

L’enquête lancée aux États-Unis par Deb Haaland tentera de recenser toutes les écoles qui faisaient partie du programme, en mettant l’accent sur toutes archives en lien avec des cimetières ou de potentiels sites d’enterrement qui pourraient ensuite être utilisées pour localiser des restes humains non identifiés».

Le Département assurera également la liaison avec les communautés autochtones des États-Unis, y compris en Alaska et à Hawaï, concernant la gestion de telles sépultures et la production d’un rapport final d’ici avril prochain.

Un drame de plus en plus difficile à ignorer

Au Canada, la situation a pris encore plus d’ampleur mercredi avec l’annonce de la découverte de 751 tombes non marquées en Saskatchewan, près du site de l’ancien pensionnat de Marieval.

La nouvelle a généré un intérêt médiatique hors du commun aux États-Unis, faisant notamment la une du Washington Post vendredi et décrochant une page complète dans le New York Times.

S’il fallait découvrir ces tombes pour que les Canadiens se rendent compte à quel point nous avons du travail à faire, ce sera peut-être un point de départ pour en accomplir encore davantage», a notamment déclaré Justin Trudeau lors d’une conférence de presse vendredi matin.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a répondu aux questions concernant la découverte de 751 tombes non marquées vendredi en conférence de presse.

© Sean Kilpatrick/La Presse canadienne Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a répondu aux questions concernant la découverte de 751 tombes non marquées vendredi en conférence de presse.

Des leaders autochtones pressent le premier ministre canadien d’obtenir des excuses de l’Église catholique formulées par le pape François lui-même en sol canadien, ce qu’il a déjà réclamé à plusieurs reprises, sans toutefois obtenir de réponse.

Si le président américain Joe Biden se joignait à lui, la demande pourrait toutefois être plus difficile à ignorer.

Avec CBC/Radio-Canada 

France : deux fois divorcée, une Congolaise épouse leur ancien taximan du pays

juin 26, 2021

Une déception amoureuse peut pousser une femme à embrasser parfois l’impossible. Une Congolaise, résidente en France depuis plus de 15 ans a porté le dernier choix de sa vie amoureuse sur leur ancien taximan au pays. Après deux divorces tumultueux, elle a cru bon trouver enfin le bonheur en Frédéric S, lui aussi installé en France et père de deux enfants. Le couple vit dans le 93 malgré les protestations de la famille de la femme.

Pour la famille et ses proches, c’est une relation contre nature dans laquelle elle s’est lancée ! Pourquoi avoir porté son choix sur l’ancien employé de ses parents au pays ? Une vie au rabais pour ses proches…Mais ne dit-on pas que le cœur a ses raisons que la raison ignore  et que l’amour est aveugle ?

Il y a quelques années au pays, dans sa jeunesse, Flore B voyait comment Frédéric S venait chaque matin prendre le taxi et le ramener chaque soir avec la recette qu’il remettait à ses parents. A l’époque, il était quasiment impossible que Flore B s’imagine dans les bras de leur chauffeur. Mais on France, tout le monde est égal.

Alors que que Flore B est envoyé en France par ses parents poursuivre ses études, Frédéric S lui rejoindra Paris grâce aux économies sur le salaire du Taxi des parents de Flore B.

La rencontre fortuite a eu lieu au Château Rouge où les deux faisaient leurs courses. Dans leurs échanges, ils se sont rendu compte avoir les deux, échoué en amour. Une relation amoureuse va naître de ces retrouvailles. Flore B justifie son choix sur la sincérité de Frédéric S qu’elle connaît du reste depuis son enfance.

« J’ai connu deux hommes totalement malhonnêtes et méchants qui m’ont utilisé, Frédéric m’a vu grandir et je ne suis pas sûre qu’il me fasse du mal. Il connaît toute ma famille et la famille le connaît aussi..» ne cesse de répéter Flore aux douteux.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Royaume-Uni: une jeune femme qui avait rejoint l’EI victime de trafic d’êtres humains, selon ses avocats

juin 18, 2021

Shamima Begum, qui avait rejoint adolescente le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie à partir du Royaume-Uni et a été déchue de sa nationalité britannique, est une victime de la traite d’être humains, ont plaidé ses avocats lors d’une audience à Londres.

Alors âgée de 15 ans, Shamima Begum avait quitté en 2015 avec deux amies le Royaume-Uni, où elle est née et a grandi, pour la Syrie. Sur place, elle a épousé un djihadiste de l’organisation Etat islamique d’origine néerlandaise, de huit ans son aîné. Détenue par une milice kurde dans le camp de Roj, dans le nord de la Syrie, elle veut revenir dans son pays pour demander à récupérer sa nationalité britannique. Elle en avait été déchue en 2019 pour des raisons de sécurité nationale, un cas devenu emblématique de la situation des «revenants». Mais en février, la Cour suprême britannique a refusé son retour.

Les avocats de la jeune femme âgée aujourd’hui de 21 ans ont déclaré vendredi à un tribunal spécialisé, la Commission spéciale des recours en matière d’immigration (SIAC) que le ministère de l’Intérieur avait l’obligation légale de déterminer si elle avait été victime de trafic d’être humains. «L’unité antiterroriste avait des soupçons de coercition et de contrôle» à l’époque où Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni, a déclaré son avocate, Samantha Knights.

Des conditions de détention «catastrophiques»

Les avocats de Shamima Begum ont souligné que le ministère de l’Intérieur n’avait pas examiné si elle était «une enfant qui a été victime de la traite et qui est restée en Syrie à des fins d’exploitation sexuelle et de mariage forcé». La défense du ministère a relevé que, dans ses interviews, Shamima Begum n’avait jamais déclaré avoir «été victime de traite». Shamima Begum souhaite également contester la déchéance de sa citoyenneté britannique au motif qu’elle l’a rendue «apatride de facto» et que la décision était inéquitable sur le plan procédural.

Son avocate, Samantha Knights a qualifié de «catastrophiques» ses conditions de détention dans le camp de Roj et demandé à la SIAC d’examiner de nouveaux motifs d’appel de sa déchéance de nationalité.

En avril, l’ONG de défense des droits Reprieve avait estimé que près des deux tiers des femmes et enfants britanniques détenus dans des camps dans le Nord-Est de la Syrie étaient des victimes de la traite d’êtres humains, et avait dénoncé leur «abandon» par Londres. L’ONG estimait qu’il restait 25 adultes et 34 enfants britanniques dans la région.

Par Le Figaro avec AFP

Brésil : Jair Bolsonaro condamné pour non-port du masque

juin 13, 2021

Samedi, le président brésilien a participé à une manifestation de motards et il ne portait pas le masque. La police lui a infligé une amende.

Cent huit dollars, c’est le montant de l’amende qui a été infligée à Jair Bolsonaro pour non-port du masque. Le président brésilien a participé samedi à une manifestation de motards – baptisée « Accélérons pour le Christ » – dans l’État de Sao Paulo et n’a respecté aucune mesure sanitaire. Il a même pris la tête du cortège, le casque ouvert et, donc, sans masque.

Les autorités de l’État de São Paulo ont indiqué qu’elles avaient infligé une amende de 552 reais (environ 108 dollars) à Jair Bolsonaro, à son fils Eduardo, membre du Congrès, et au ministre des Infrastructures, Tarcisio Gomes, pour ne pas avoir porté de masque et ne pas avoir respecté les mesures de distanciation sociale lors du rassemblement. La présidence brésilienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le Covid-19 a tué près de 485 000 personnes au Brésil

Jair Bolsonaro, qui a appelé à des rassemblements dans tout le Brésil en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine, n’a pas tenu compte des avertissements du gouverneur de São Paulo, João Doria, un rival politique, qui avait déclaré que le président serait condamné à une amende s’il ne respectait pas les lois de l’État.

Jair Bolsonaro s’est opposé à plusieurs reprises à João Doria et à d’autres gouverneurs au sujet des mesures imposées pour lutter contre la pandémie du Covid-19, qui a fait près de 485 000 morts au Brésil.

Le président critique régulièrement les mesures de confinement et le port du masque, et fait la promotion de médicaments tels que la chloroquine, alors que des études montrent qu’ils sont inefficaces. S’adressant à une foule de partisans brandissant des drapeaux, Jair Bolsonaro s’est à nouveau élevé contre le port du masque.

Le président a estimé que les personnes vaccinées ne devraient pas avoir à porter le masque. « Il est impossible pour une personne vaccinée de transmettre le virus », a-t-il déclaré. Il n’y a pas de consensus scientifique sur la question de savoir si les personnes vaccinées peuvent être contagieuses.

Par Le Point avec AFP

France: Jean-Luc Mélanchon et sa part de farine au visage

juin 12, 2021

Avec Les News 2

France: Emmanuel Macron giflé par un homme lors d’un déplacement dans la Drôme

juin 8, 2021

Avec France24

France: Emmanuel Macron giflé dans le Drôme

juin 8, 2021

Avec Le Parisien

France: Macron giflé par un homme, la classe politique s’indigne

juin 8, 2021

Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint Denis! » lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage (Drôme) mardi, une première pendant son quinquennat, condamnée par l’ensemble de la classe politique.

Emmanuel Macron à Tain-l'Hermitage, le 8 juin 2021

© PHILIPPE DESMAZES Emmanuel Macron à Tain-l’Hermitage, le 8 juin 2021

Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l’entourage du chef de l’Etat, M. Macron est vu se dirigeant rapidement d’un groupe de personnes massées derrière des barrières pour les saluer, avant de s’approcher d’un homme portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une chevelure longue. 

Saisissant l’avant-bras du président, l’individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l’entourage de M. Macron évoquant une « tentative de gifle ». 

Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint Denis! », ainsi que « A bas la macronie ».

Deux personnes, dont l’auteur de la gifle, ont immédiatement été interpellées et étaient entendues « par la brigade de gendarmerie de Tain-L’Hermitage », a indiqué la préfecture de la Drôme.

Le Premier ministre Jean Castex en appelle devant les députés "à un sursaut républicain", après la gifle reçue par le chef de l'Etat Emmanuel Macron, lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme).

© Fournis par AFP Le Premier ministre Jean Castex en appelle devant les députés « à un sursaut républicain », après la gifle reçue par le chef de l’Etat Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage (Drôme).

Selon cette source, l’incident s’est produit « vers 13h15 » après que M. Macron a visité le lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage, où il a échangé avec des acteurs de la restauration sur le grave manque de main d’œuvre dans le secteur, à la veille de la réouverture des restaurants en salle.

Dès le début des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. « La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie », a déclaré Jean Castex.

Le chef de l’Etat a poursuivi sa visite, serrant les mains des personnes présentes pendant une dizaine de minutes, a indiqué l’Elysée.

S’il est parfois pris à partie verbalement durant ses sorties, voire hué et insulté avec virulence comme en 2018 par des Gilets jaunes au Puy-en-Velay, M. Macron n’avait jamais été agressé physiquement depuis son arrivée à l’Elysée.

– « Solidarité » –

Quelques minutes auparavant, le président avait appelé « tout le monde au respect et au calme » pour ne pas fragiliser la démocratie. Cette exhortation intervenait après la polémique déclenchée dimanche par des propos de Jean-Luc Mélenchon, prédisant « un grave incident ou un meurtre » dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, mais

« Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l’acte ? Je suis solidaire du Président », a réagi sur Twitter M. Mélenchon.

« J’exprime toute ma solidarité avec le président de la République », a poursuivi le député Insoumis Eric Coquerel, rappelant avoir « été agressé en 2018 par des gens qui disaient +Montjoie Saint-Denis+, de l’Action française ».

A l’image des Insoumis, l’ensemble de la classe politique a immédiatement condamné le geste.

« Je considère ce genre de comportement comme inadmissible », et « profondément condamnable dans une démocratie », a ainsi déclaré la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen.

« Il est inadmissible de s’attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président qui est le Président », a insisté Mme Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

« Gifler le Président, c’est gifler la République. Intolérable, inacceptable », a de son côté estimé le patron des députés LR Damien Abad, quand Xavier Bertrand, président (ex-LR) des Hauts-de-France a rappelé que « le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de notre vie démocratique ».

« C’est très tendu partout », a déploré le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal, en se projetant sur les prochaines échéances électorales. « Je pense que cette campagne pue. Et c’est à cause aussi du personnel politique. Personne n’en sortira gagnant », a-t-il regretté.

Avec AFP par pol-jri-jmt/jk/sr