Archive for the ‘Insolite’ Category

Gabon-Magie noire en milieu judiciaire : Olivier N’zahou, le charlatanisme et les magistrats

octobre 9, 2021

S’en prenant, sur Facebook, à ses collègues sans les citer nommément, l’ancien procureur de la République de Libreville, rencontré dernièrement, assure être l’objet d’attaques mystiques depuis quelques années.

Marquées de son nom, ces statuettes auraient été fabriquées pour préparer la mort de l’ancien procureur. © Facebook/Montage Gabonreview

Olivier N’zahou serait-il mystiquement en danger de mort ? Est-il réellement l’objet d’attaques en sorcellerie ? Qui lui en voudrait autant, au point de vouloir le voir mort ? Serait-il gênant ? Y aurait-il quelques motifs de vengeance à son encontre ? Tels sont, pour l’essentiel, les questions que l’on se pose au sein de l’opinion, suite aux récentes dénonciations de l’ancien procureur de la République de Libreville après la découverte présumée de deux statuettes avec son nom gravé sur l’une d’elles.

Sur Facebook, l’actuel avocat général à la Cour d’appel judiciaire de Franceville écrit : «Après les excréments et la tortue avec une patte coupée, c’est maintenant au niveau de ma représentation en statuette». Aussi, en attribue-t-il la manigance à ses collègues magistrats, sans les citer nommément : «Je vous rappelle, chers collègues, que vous n’êtes pas Dieu, d’une part et, nous sommes tous de passage sur terre, d’autre part. (…) Que je ne suis pas un obstacle pour ton ascension dans la Magistrature. C’est indigne pour des Magistrats d’utiliser des pratiques d’un autre âge

Rencontré jeudi dernier, l’ancien patron du parquet de la capitale gabonaise assure avoir été victime, à plusieurs reprises, de fusils nocturnes et bien d’autres pratiques de charlatanisme, alors qu’il était en fonction à Libreville en 2018. «Et récemment, il a été découvert deux statuettes au palais de justice dont l’une était sculptée à mon image, avec mon nom écrit dessus», dit-il.

Mais pourquoi donc un acteur de la scène judiciaire ne porterait-il pas plainte ? «Contrairement aux pays comme le Sénégal, dans le droit positif gabonais, il faut la preuve matérielle de ce que l’on avance. Nous avons déterré des statuettes à mon image, mais nous ne savons pas qui les a enterrées. Du coup, il devient impossible d’ester quelqu’un en justice pour ne pas être attaquer en diffamation», explique celui qui fut convoqué, en novembre 2019, à la Direction générale des recherches (DGR) sitôt démis de sa fonction de procureur de la république de Libreville.

Bien qu’il ne soit pas assez précis sur le sujet, le législateur prévoit des peines à l’encontre des personnes s’adonnant à des pratiques de charlatanisme. «Quiconque a participé à une transaction portant sur les restes ou ossements humains, ou s’est livré à la pratique de la sorcellerie, de la magie ou du charlatanisme susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes ou à la propriété, est puni d’un emprisonnement de 10 ans au plus et d’une amende de 5 millions de francs au plus, ou à l’une de ce deux peines seulement», dispose l’article 210 du nouveau Code pénal.

Objets réputés magiques, les poupées d’envoûtement ou poupées vaudou sont des stéréotypes bien connus de la sorcellerie en Afrique. Elles servent à jeter des sorts. Dans la sorcellerie occidentale, selon Wikipédia, «la poupée (souvent de cire, parfois de bois ou de chiffons) est appelée dagyde». Représentant une personne, les actions maléfiques menées sur elle «sont supposées avoir des effets» sur cette personne.

Mais comment prouver un acte de sorcellerie à la barre ? Là est la grande interrogation. Visiblement dépité, l’actuel avocat général à la Cour d’appel de Franceville a également écrit, dans le même post sur Facebook : «C’est vrai vous ne dormez pas tout comme il est aussi vrai que je ne suis pas immortel mais c’est indigne de vouloir absolument anticiper mon départ sur terre….. Je vous rappelle, cher collègue, que tu n’es pas Dieu d’une part et, nous sommes tous de passage sur terre, d’autre part.»

Avec GabonReview par Michel Ndong

Canada-Québec: Tentative de livraison par drone interceptée à la prison de Trois-Rivières

septembre 29, 2021

Deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone. C’est une opération de filature qui a mené à leur arrestation, peu avant qu’ils ne mettent leur plan à exécution, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières.

La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

© André Dumont La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

Les suspects, Guy Pellerin, 61 ans, et Samuel Dumont-Grenier, 29 ans, font face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants et demeurent détenus jusqu’à leur enquête sur détention, annonce la Direction de la police de Trois-Rivières.

Les deux individus avaient été pris en filature par les enquêteurs de la police de Trois-Rivières. Ces derniers avaient été mis sur leur piste par un renseignement qui leur avait été transmis quant aux plans des deux suspects d’introduire des stupéfiants dans l’établissement de détention du boulevard Parent au moyen d’un drone, indique-t-on.

La livraison devait avoir lieu le vendredi 24 septembre dernier. Or, une équipe de surveillance physique de la Sûreté du Québec a interpellé les individus aux abords de la prison en début d’après-midi avant qu’ils ne commettent leur méfait.

Les suspects ont été arrêtés sur-le-champ. Les enquêteurs ont saisi le drone qui se trouvait dans le véhicule, 200 grammes de haschich, 25 grammes de cannabis, une dizaine de comprimés de métamphétamine, des timbres de nicotine, ainsi qu’un mini téléphone cellulaire, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières. On souligne que le plus jeune des deux suspects, Samuel Dumont-Grenier, était également recherché pour liberté illégale dans un autre dossier.

Avec Sébastien Houle – Le Nouvelliste

Québec-RDC: Fuyant la justice, Mukendi dit avoir quitté Québec pour la République démocratique du Congo

septembre 18, 2021

En fuite depuis la fin août, le pasteur Paul Mukendi annonce avoir quitté le pays. «Face à une telle injustice, j’ai décidé de quitter ces terres québécoises que j’aime tant pour sauver ma vie.» Il dit poursuivre la «bataille» en direct de son pays, la République démocratique du Congo. La police de Québec est aux aguets.

Cela fait presque un mois jour pour jour que Paul Mukendi devait se traduire en prisonnier. Sa cavale perdure depuis le 20 août, jour où il s’est soustrait à la justice. Paul Mukendi s’est adressé virtuellement samedi, pour la première fois, à presque 2000 fidèles des «quatre coins du globe».

Jusqu’ici, la question demeurait entière: où est passé le pasteur Mukendi?

Caché en RDC?

Après avoir reçu «beaucoup de propositions d’asile», a-t-il dit vêtu de jaune et devant un écran bleu, le révérend mentionne «j’ai choisi de retourner dans mon pays, la RDC [République démocratique du Congo] où je suis présentement pour continuer à mener cette bataille que je gagnerai haut la main.»

Dans une longue déclaration de plus de trente minutes, celui que ses fidèles du Centre évangélique Parole de vie surnomment  l’«homme de Dieu» a répété qu’il ne fuyait pas la justice, mais plutôt «l’injustice» dont il clame être victime. Une fois de plus, il soutient un «salissage» médiatique ayant influencé le Tribunal.

Le pasteur Paul Mukendi annonce avoir quitté le pays, il dit se trouver en République démocratique du Congo.Le pasteur Paul Mukendi annonce avoir quitté le pays, il dit se trouver en République démocratique du Congo.CAPTURE D’ÉCRAN

Reconnu coupable d’agression sexuelle sur une mineure, Paul Mukendi a été condamné à huit ans de prison. Il a vu ses procédures d’appel échouer le 16 août dernier et devait commencer à purger sa peine quelques jours plus tard, le 20 août. Il ne s’est jamais présenté en détention.

«Je ne suis pas un homme qui fuit les conséquences de ces actes», a-t-il soutenu dans sa vidéo, «mais je ne suis pas prêt à faire huit ans de prison pour des crimes que je n’ai pas commis».

«Du jour au lendemain on a fait de moi, légalement, un paria dans la ville de Québec», a-t-il ajouté.

Celui qui fait désormais face à de nouvelles accusations de liberté illégale et de désobéissance à une ordonnance du tribunal martèle toutefois que sa fuite n’est pas un «abandon». Il affirme avoir mandaté un collectif d’avocats pour mener sa cause devant d’autres instances, lui qui compte se «battre» pour sa femme et ses enfants, devant un tribunal «impartial à l’extérieur du Canada».

Au Québec, les avocates du pasteur, Me Dominique Bertrand et Me Myriam Tabet, ont déjà obtenu une ordonnance de la cour pour cesser de représenter leur client en fuite. «Personne n’est disposé au Québec, à m’entendre, à me croire et à me rendre justice», défend Mukendi.

La police de Québec attentive

Pour l’instant, dans sa ville, la police de Québec poursuit son enquête.En prenant la parole samedi, le révérend Mukendi a affirmé poursuivre la «bataille» en direct de son pays, la République démocratique du Congo.En prenant la parole samedi, le révérend Mukendi a affirmé poursuivre la «bataille» en direct de son pays, la République démocratique du Congo.CAPTURE D’ÉCRAN

«Depuis le 20 août, journée où il devait se constituer en prisonnier, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est très attentif aux faits et gestes de M. Mukendi», assure le porte-parole David Poitras.

Le fugitif a-t-il tenté de les mettre sur une fausse piste avec sa récente déclaration? Se trouve-t-il réellement à l’extérieur du pays?

À la veille de la publication vidéo du fugitif, le corps policier ne souhaitait pas confirmer ou infirmer d’informations à l’effet que M. Mukendi se trouverait ailleurs dans le monde, le dossier étant sous enquête.

«Advenant que ce soit le cas, on a toujours la possibilité de le localiser et de la rapatrier à l’aide de nos partenaires à l’international», poursuit M. Poitras. En octobre 2018, le SPVQ s’était rendu jusqu’à Bogota, en Colombie, pour procéder à l’arrestation d’un homme ayant perpétré des crimes sexuels trois ans auparavant, avec l’aide d’organisations comme la GRC et Interpol.

«La police de Québec a la capacité de rapatrier partout dans le monde», confirme le porte-parole du SPVQ. Il dévoile cependant peu des méthodes employées pour tenter de le retrouver.

«Les enquêteurs déploient des ressources pour tenter de le localiser et faire exécuter le mandat d’arrestation […] Pour offrir un sentiment de justice à la victime, M. Mukendi doit débuter à purger sa sentence», soutient David Poitras.

Avec La Tribune et Le Soleil par Émilie Pelletier

France: Vanhoenaker dessine des moustaches à Zemmour et provoque un tollé

septembre 17, 2021

L’humoriste de France Inter a affublé le polémiste de la moustache de Hitler sur une affiche, s’attirant les commentaires outrés de nombreux internautes.

Charline Vanhoencher a suscite la polemique, jeudi 16 septembre, en grimant Eric Zemmour de moustaches hitleriennes.
Charline Vanhoencher a suscité la polémique, jeudi 16 septembre, en grimant Éric Zemmour de moustaches hitlériennes. © /NCY / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN

Charline Vanhoenacker espérait marquer les esprits en s’opposant jeudi 16 septembre, à la potentielle candidature d’Éric Zemmour. Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, l’humoriste se montre en train de Dégrader des affiches du putatif candidat lui appliquant notamment une moustache « hitlérienne » et écrivant le mot « Zob » sur les visuels présentant un grand « Z ». Une initiative qui a immédiatement fait polémique. Florian Philipptot, président fondateur des Patriotes, a été l’un des premiers à réagir, dénonçant « la nazification cool, chic, autorisée car payée par vos impôts sur le service public audiovisuel ».

Un dérapage antisémite

De nombreux internautes ont été choqués par la chroniqueuse de France Inter, ne goûtant pas le grimage hitlérien du polémiste. C’est ce qu’a fait remarquer Pascal Praud au moment d’ouvrir L’Heure des pros du vendredi 17 septembre : « Hier, jour de Kippour, sur les réseaux, elle a cru bon dessiner les moustaches d’Adolf Hitler sur le visage d’Éric Zemmour qui, comme chacun sait, est de confession juive », explique le journaliste de CNews, confiant « rester sans voix devant tant de bêtise ». Une attaque contre Éric Zemmour qui, selon Pascal Praud, illustre l’ambiance qui animera la campagne présidentielle de 2022 : « Elle sera violente, brutale, agressive. 

Par Le Point avec AFP

Incroyable, il neige au Cameroun, la joie des populations du Haut-Nkam dans la neige

septembre 11, 2021

Avec INFOS RAPIDE

L’affaire du viol mimé à la télé va-t-elle permettre un #MeToo ivoirien ?

septembre 7, 2021
Une militante féministe lors d’une manifestation contre la chaîne de télévision Nouvelle Chaine Ivorienne (NCI) au siège de la NCI à Abidjan le 1er septembre 2021.

La séquence a provoqué une vague d’indignation que les peines prononcées par la justice n’ont pas fait retomber. Elle a aussi mis en lumière l’activisme d’une nouvelle génération de féministes. Entretien avec Désirée Dénéo, secrétaire générale de la Ligue ivoirienne des droits des femmes.

Désirée Dénéo est la secrétaire générale de la Ligue ivoirienne des droits des femmes, une association créée l’année dernière qui multiplie les actions sur le terrain et les campagnes de sensibilisation aux violences faites aux femmes. Elle revient pour Jeune Afrique sur le scandale provoqué par l’affaire de la « démonstration » de viol retransmise sur les antennes de la NCI et sur la difficulté qu’il y a à faire bouger les mentalités.

Jeune Afrique : Comment expliquez-vous la mobilisation inédite qu’a connue la Côte d’Ivoire après la diffusion de cette séquence où l’on voit un invité, présenté comme un violeur repenti, mimer une scène de viol sur un mannequin en plastique ?

Désirée Dénéo : La scène dont vous parlez a d’abord choqué pour des questions de pudeur. Nous sommes dans une société qui reste attachée à un certain puritanisme. Mais les féministes ivoiriennes ont aussi joué un rôle dans l’expression de cette indignation collective. Nous sommes de plus en plus nombreuses, nous sommes aussi mieux organisées, et nous savons donner de la voix sur les réseaux sociaux.

L’animateur de l’émission en question, Yves de Mbella, a été condamné à un an de prison avec sursis ; son invité a écopé de deux ans de prison ferme. Êtes-vous satisfaite ?

Je ne le suis qu’à moitié puisque la chaine, la NCI, n’a pas été condamnée. Nous sommes encore en train de travailler sur cet aspect avec notre avocate. Il y aura une suite. C’est pour cela que nous avons refusé de participer à l’émission d’excuses de la NCI.

Une nouvelle génération de féministes, dont vous faites partie, a émergé en Côte d’Ivoire. Quelles sont vos revendications les plus urgentes ?

Nos revendications sont multiples, mais l’urgence aujourd’hui, c’est de mettre en place un arsenal législatif pour lutter contre les violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire ainsi que le prévoit la Convention sur l’élimination des violences faites aux femmes que ce pays a ratifiée. Nous demandons notamment la gratuité du certificat médical pour les femmes victimes de viol et de violences. Un décret de 2016 rend ce certificat non-obligatoire pour déposer une plainte en cas de viol, mais sans ce document, la plainte n’aboutit que très rarement à une condamnation. Ce certificat est donc indispensable.

JE DIS TRÈS SOUVENT QUE JE SUIS FÉMINISTE POUR LA GÉNÉRATION À VENIR

Par ailleurs, nos forces de défense et de sécurité ne sont pas suffisamment formées et il faut les sensibiliser sur cette question. Nous réclamons aussi avec insistance un véritable centre d’accueil pour les femmes victimes de violences. Le seul qui existe en Côte d’Ivoire se trouve à Abidjan : il a une capacité de sept places et ne peut accueillir les victimes que pendant trois jours. C’est très insuffisant.

Sommes-nous à l’aube d’un mouvement #Metoo en Côte d’Ivoire et plus généralement en Afrique de l’Ouest ?

Je dirais que oui, même si l’on aurait tort de penser que tout cela est nouveau et que les féministes ouest-africaines étaient jusqu’à présent restées en marge du mouvement. En Côte d’Ivoire, la question des violences faites aux femmes est revenue sur la table et dans les médias grâce aux réseaux sociaux. Des femmes telles que Lamazone Wassawaney, avec la campagne #Brisonslesilenceduviol lancée il y a quelques années, ont participé à la libération de la parole des victimes.

Et il y a donc cette nouvelle génération de féministes à laquelle j’appartiens. Nous sommes blogueuses, web-activistes et nous avons une certaine maîtrise des médias qui nous permet de monter au créneau quand il le faut. Nous agissons collectivement. Nous avons par exemple en Côte d’Ivoire un collectif d’activistes féministes qui est accompagné par l’ONG américaine EngenderHealth. Dans la sous-région, nous avons aussi un réseau et des groupes Facebook créés pour mettre en commun nos revendications. Il y a une réelle sororité entre nous.

Se dire féministe est-il toujours aussi difficile ou bien observez-vous une évolution des mentalités ?

C’est un mouvement qui est toujours mal compris ici. Peut-être parce que les hommes sont attachés à leurs privilèges. Les petites filles sont éduquées selon la vision patriarcale et l’on apprend à tout accepter en tant que femme, à être soumise. Et dès lors que l’on s’oppose à un système qui fonctionne depuis des siècles, c’est tout à fait logique que cela dérange. Je dis très souvent que je suis féministe pour la génération à venir. J’espère que le combat que mène ma génération leur permettra de vivre dans une société juste et égalitaire.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard

Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël

septembre 6, 2021
Evasion de six Palestiniens d'une prison de haute securite en Israel
Evasion de six Palestiniens d’une prison de haute sécurité en Israël© AFP/Jalaa MAREY

Dans un scénario rappelant le film hollywoodien « Shawshank redemption », six Palestiniens, dont un ex-leader d’un groupe armé, se sont évadés lundi d’une prison en Israël via un tunnel sous un évier, déclenchant une vaste chasse à l’homme.

Avant l’aube, les services carcéraux israéliens ont indiqué qu’une première alarme avait été déclenchée vers 03H00 (minuit GMT) lorsque des résidents ont affirmé avoir vu des « personnes suspectes » aux alentours de la prison de Gilboa (nord), où sont incarcérés des centaines de Palestiniens.

Des images des services carcéraux montrent un tunnel sous une large céramique de salle de bain, au pied d’un évier, par lequel les détenus se sont évadés de cette prison de haute sécurité. A l’extérieur de la prison, les policiers ont localisé un trou creusé dans le sol.

Les services pénitenciers ont indiqué être en train de relocaliser les quelque 400 prisonniers de Gilboa détenus pour des « crimes liés à la sécurité » afin d’éviter qu’ils s’évadent par d’autres tunnels qui auraient pu être creusés.

Cette rare évasion n’est pas sans rappeler le film américain réalisé par Frank Darabont, « Shawshank redemption » (Les Evadés ou à l’Ombre de Shawshank, 1994), dans lequel un homme s’évade de prison via un tunnel qu’il a mis des années à creuser en secret.

Cette évasion, qui a pris Israël de surprise, intervient au moment où le pays entame la saison des fêtes juives, à commencer par le Nouvel an, Rosh Hashana.

Le Premier ministre Naftali Bennett, qualifiant l’évasion « de très grave », a assuré suivre en temps réel la traque des fugitifs.

Traque

La police israélienne a lancé une vaste chasse à l’homme et indiqué en fin de journée toujours tenter de localiser les fugitifs, tandis que les rumeurs fusent sur les réseaux sociaux et les messageries WhatsApp quant à l’évolution des recherches.

Des chiens renifleurs sont aussi à l’oeuvre et des points de contrôle ont été mis en place dans les environs de la prison.

Selon des médias israéliens, les évadés pourraient déjà avoir regagné la Cisjordanie occupée où, dans certains secteurs, la sécurité est contrôlée en théorie par des unités palestiniennes.

L’armée israélienne a mis à la disposition de la police des moyens d’observation aériens et dit avoir préparé ses troupes à intervenir au besoin en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Elle s’est d’ailleurs déployée aux alentours de Jénine (nord de la Cisjordanie), d’où sont originaires de nombreux évadés, a constaté un journaliste de l’AFP faisant état de coups de feu dans les airs en soutien aux fugitifs.

« Pour l’instant la situation est calme, mais la surveillance est sans précédent », a indiqué à l’AFP Akram Rajoub, le gouverneur de la région de Jénine où certains anticipent une offensive de l’armée israélienne.

Le camp de réfugiés de Jénine, qui jouxte la ville éponyme, est « habitué aux incursions » de l’armée israélienne, même s’il est situé dans une zone sous contrôle palestinien, a indiqué à l’AFP Hassan al-Amouri, chef du comité populaire local. « Tout est possible », a-t-il ajouté à propos d’une possible offensive israélienne dans ce camp lourdement armé.

Les évadés ont été écroués pour avoir, selon Israël, préparé ou mené des attaques contre des Israéliens, à l’instar de Mahmoud Abdullah Ardah, écroué depuis 1996 et condamné à perpétuité.

Ce vétéran des prisons israéliennes est un membre connu du Jihad islamique — un des principaux mouvements armés palestiniens — qui avait été placé en isolement il y a quelques années après la découverte de tunnels creusés dans un pénitencier israélien, selon le Jihad islamique.

Des factions jubilent

L’un des fugitifs, Zakaria al-Zoubeidi, était chef des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas. Il s’était engagé en 2007 à déposer les armes en échange d’un accord avec Israël visant à le retirer de sa liste des Palestiniens recherchés.

Mais les autorités israéliennes ont ensuite renoncé à cet accord, le service de sécurité intérieure israélien affirmant qu’il avait été impliqué dans « différentes attaques ». L’homme avait été arrêté et écroué en 2019.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza palestinienne, et le Jihad islamique ont salué cette évasion.

« C’est un acte héroïque et courageux, une victoire pour la volonté et la détermination de nos prisonniers héroïques, un réel revers pour le système de sécurité sioniste, que l’occupation présente comme le meilleur au monde », a déclaré Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas cité dans un communiqué.

Selon l’armée, la police avait aussi déployé lundi des checkpoints autour de la bande de Gaza pour éviter que les fugitifs tentent de pénétrer dans ce territoire sous blocus israélien mais sous contrôle du Hamas.

Dans différentes villes de l’enclave, des supporters du Jihad islamiques distribuaient des bonbons pour célébrer l’évasion, ont constaté des photographes de l’AFP.

Par Le Point avec AFP

Vaccin Moderna : l’agent contaminant serait une particule métallique

août 29, 2021

Officiellement, la source de contamination des lots de vaccins Moderna livrés au Japon et suspendus par précaution reste inconnue. Mais des informations dans les médias japonais témoignent que le ministère de la Santé japonais est sur une piste et progresse dans l’identification de la substance étrangère.

La découverte de ces lots contaminés est un nouveau revers dans la campagne de vaccination pour le Japon alors qu'il lutte pour persuader de nombreuses personnes - en particulier les plus jeunes - de se faire vacciner.
La découverte de ces lots contaminés est un nouveau revers dans la campagne de vaccination pour le Japon alors qu’il lutte pour persuader de nombreuses personnes – en particulier les plus jeunes – de se faire vacciner. (Crédits : Reuters)

Selon la chaîne télévision japonaise NHK citant des sources du ministère de la Santé, la substance étrangère découverte dans des lots de vaccins Covid-19 de Moderna livrés au Japon et qui a justifié la suspension par les autorités de la vaccination avec les doses suspectes, serait une particule métallique.

Jeudi dernier, les responsables du ministère ont prévenu les 863 sites de vaccination répartis dans tout le pays de cesser l’utilisation des quelque 1,63 million de doses en provenance du sous-traitant européen Rovi, dont l’usine est située en Espagne.

Cette décision est intervenue plus d’une semaine après que le distributeur national, Takeda Pharmaceutical, ait reçu des informations faisant état d’une contamination de certains flacons.

La substance étrangère serait une particule métallique

Un responsable du ministère de la Santé a déclaré que l’identité de l’agent contaminant n’avait pas été confirmée. Mais la NHK a rapporté que selon ses sources du ministère de Santé, la particule avait réagi à la présence d’aimants et était donc soupçonnée d’être un métal.

La nouvelle pourrait constituer un nouveau revers pour la campagne de vaccination -très en retard- du Japon alors qu’il lutte pour persuader de nombreuses personnes – en particulier les plus jeunes – de se faire vacciner.

Le ministère avait déclaré que la suspension des lots Moderna était une précaution. Le ministère de la Santé affirmait que ces substances étrangères n’ont été découvertes pour l’instant que dans des flacons faisant partie du lot 3004667, mais les flacons de deux autres lots provenant de la même chaîne de production et fabriqués à la même période ont par précaution également été mis de côté.

Annulations de vaccinations et retard accru du programme

Cependant, cette décision a incité plusieurs entreprises japonaises à annuler les vaccinations des travailleurs et le régulateur européen des médicaments, l’EMA, à lancer une enquête.

Il était prévisible que l’affaire n’en reste pas là car, dimanche, deux préfectures japonaises ont déclaré avoir découvert de nouveaux lots contaminés et suspendu la vaccination avec les doses suspectes.

Le sous-traitant espagnol Rovi enquête dans son usine

La société pharmaceutique espagnole Rovi, qui embouteille les vaccins Moderna pour des marchés autres que les États-Unis, a déclaré que la contamination pourrait être due à un problème de fabrication dans une de ses lignes de production.

Un autre responsable a déclaré qu’il faudrait un certain temps pour confirmer combien d’injections du lot contaminé avaient déjà été administrées au Japon.

Jusqu’à présent, environ 54% de la population japonaise a reçu au moins une dose, selon un traqueur de vaccins de Reuters.

Pas de particules aimantées dans les vaccins ?

L’affaire est intéressante à plus d’un titre et s’il y a un enjeu sanitaire, il semble qu’il y ait aussi l’enjeu d’une curiosité scientifique à élucider car elle fait courir bien des imaginations sur les réseaux sociaux (TikTok et Instagram notamment), à en croire le quotidien français Le Figaro qui titrait le 1er juin dernier: « Non, les vaccins anti-covid ne contiennent pas de particules aimantées ». Dans cet article, Julien Bobroff, physicien et professeur des universités à Paris-Saclay, un physicien appelé à la rescousse, explique que les vaccins ne peuvent contenir des particules aimantées. Le Figaro cite aussi un autre physicien, Eric Palm, qui explique dans une animation vidéo sur le site de la BBC: « Non, votre injection n’est pas magnétique ».

Dans le même ordre d’idées (ou de « théories »), LCI explique qu’on ne trouve pas plus de nanoparticules dans les vaccins (en l’occurrence Pfizer). 

L’aluminium ne réagit pas à un aimant

En revanche, depuis près d’un siècle, certains vaccins contiennent des sels d’aluminium (hydroxyde d’aluminium, phosphate d’aluminium, et sulfate de potassium et d’aluminium), utilisés comme adjuvants afin d’améliorer la réponse immunitaire. L’aluminium suscite bien des polémiques depuis des années, mais il n’est semble-t-il pas en cause dans cette affaire semble-t-il puisque jusqu’à plus ample informé, l’aluminium ne réagit pas à un aimant. 
De fait, il faut attendre les résultats de l’EMA et de l’enquête japonaise sur cet agent contaminant métallique.

Avec Reuters par

Jérôme Cristiani

Jérôme Cristiani

France: Ivre, il tente de s’enfuir avec la voiture des gendarmes

août 22, 2021

L’homme alcoolisé a été placé en garde à vue par la gendarmerie de Gironde : il a tenté de dérober la voiture mais a calé, rapporte France Bleu.

Les gendarmes ont d'abord ete appeles pour tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin. (Photo d'illustration)
Les gendarmes ont d’abord été appelés pour tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin. (Photo d’illustration)© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

À Saint-Maixant, dans le département de la Gironde, un homme âgé d’une vingtaine d’années a cumulé les méfaits dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 août. Les gendarmes ont d’abord été alertés pour des problèmes de tapage nocturne, aux alentours de quatre heures du matin, rapporte France Bleu Gironde.

Arrivés sur place, les agents ont dans un premier temps contrôlé un autre individu, près de la mairie de la ville. L’homme se trouvait à bord d’une Peugeot 206. Mais à la vue des forces de l’ordre, l’individu a, semble-t-il, préféré prendre la fuite. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter le fait que, quelques instants plus tard, l’homme en question est revenu de lui-même en arrière. Il a alors fait gronder le moteur de son véhicule près des gendarmes. Visiblement très en forme, l’individu a tenu à les injurier avant de repartir, probablement un brin content de sa performance.

L’homme, alcoolisé, a été placé en garde à vue

Une performance qui n’aura sans doute pas été du goût de tous. Les gendarmes ont finalement retrouvé le fugitif dans un parking. Après avoir garé leur véhicule derrière celui de l’individu, afin de l’empêcher de s’enfuir, les gendarmes sont sortis et se sont approchés pour procéder à un contrôle. Mais l’homme a alors tenté à plusieurs reprises de rentrer dans le véhicule… des agents, avant d’y parvenir. En toute hâte, l’individu, qui avait quelques grammes d’alcool dans le sang au moment des faits, a réussi à démarrer le moteur, avant de… caler. Les gendarmes ont fini par interpeller ce téméraire aventurier de la nuit. L’homme a depuis été placé en garde à vue.

Par Le Point

Royaume-Uni : un homme condamné après avoir égorgé plusieurs chats

juillet 30, 2021

L’homme de 54 ans a été condamné à cinq ans et trois mois de prison par la justice britannique. Il était jugé pour la mort de neuf chats.

Lors du proces a la Hove Crown Court, pres de Brighton, les proprietaires des animaux domestiques tues avaient raconte leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantes sur le pas de leur porte.
Lors du procès à la Hove Crown Court, près de Brighton, les propriétaires des animaux domestiques tués avaient raconté leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantés sur le pas de leur porte. © Ludovic Maillard / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Il a égorgé neuf chats en l’espace de quelques mois à Brighton, au sud de l’Angleterre, semant la terreur parmi les propriétaires de félins. Steve Bouquet a été condamné, vendredi 30 juillet, à cinq ans et trois mois de prison par la justice britannique. Cet agent de sécurité de 54 ans était jugé pour la mort de neuf chats et des blessures infligées à sept autres en octobre 2018 et juillet 2019, ainsi que pour possession illégale d’une arme blanche. Il avait plaidé non coupable.

Lors du procès à la Hove Crown Court, près de Brighton, les propriétaires des animaux domestiques tués (Hendrix, Tommy, Hannah, Alan, Nancy, Gizmo, Kyo, Ollie et Cosmo) avaient raconté leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantés sur le pas de leur porte. Steve Bouquet avait affirmé à la police ne constituer « aucune menace pour les animaux » et avait assuré avoir entendu parler des meurtres de chats dans la presse locale. Une photo de chat mort avait cependant été retrouvée sur son téléphone portable.

Le juge Jeremy Gold a qualifié son attitude de « cruelle »

Pendant des mois, la police n’est pas parvenue à lever le mystère de ces attaques, menées surtout la nuit, avant que l’auteur ne soit pris sur le fait grâce à une caméra de surveillance installée par le propriétaire d’un des chats morts. Après son arrestation, les forces de l’ordre ont pu utiliser les données de son téléphone portable pour tracer ses déplacements sur les lieux de plusieurs méfaits. Lors du prononcé de la peine, le juge Jeremy Gold a qualifié son attitude de « cruelle » et souligné qu’il s’en prenait « au cœur de la vie familiale ».

Le propriétaire de Nancy avait expliqué à l’audience avoir retrouvé son animal sous son lit, avec des taches de sang menant au pas de sa porte. Emmenée chez le vétérinaire et placée sous respirateur artificiel, la chatte était morte d’une crise cardiaque. Un témoin avait indiqué avoir aperçu Steve Bouquet, agissant « bizarrement », sur les lieux.

« C’est un délit tellement inhabituel et extrêmement traumatisant »

Les motivations de Steve Bouquet restent mystérieuses. « C’est dommage que les propriétaires des chats ne sachent pas pourquoi il a fait cela », a reconnu la procureure Sally Lakin, interrogée par l’agence PA. « C’est un délit tellement inhabituel et extrêmement traumatisant. »

En 2015, des signalements par les habitants de chats mutilés à Croydon, district du sud de Londres, avaient entraîné l’ouverture d’une enquête par Scotland Yard et suscité la crainte d’un tueur en série d’animaux visant principalement les félins de la capitale britannique.

Mais après trois ans d’enquête et le recensement de 400 victimes, la police avait conclu qu’il s’agissait en réalité de l’œuvre de renards, que l’on peut régulièrement croiser jusque dans le centre de Londres.

Par Le Point avec AFP