Archive for the ‘Insolite’ Category

Côte d’Ivoire-Mondoukou : Mystères autour d’un corps « blanc » rejeté par la mer

novembre 4, 2018

Un corps sans vie, d’un homme à la peau blanche a été rejeté, le samedi 3 novembre 2018, au large des côtes de (Grand-Bassam). Le mystère plane autour de cette découverte macabre.

Selon les témoins, le cadavre d’un homme à la peau blanche a été découvert tôt de bonheur le samedi 3 novembre 2018 sur les côtes de Mondoukou situé dans la commune de Grand-Bassam. A les en croire, « il était vêtu d’un pantalon noir et chaussé d’une paire de baskets ». L’homme aurait reçu un coup à la tête.

Cette dernière allégation étant difficile à prouver. Cette blessure est-elle due à un coup à la tête ou alors est-ce un objet dans la mer qui en serait à la base ? De même, l’on se pose des questions sur la nature de la couleur de la peau de l’homme. Est-ce la présence prolongée dans l’eau, du corps, qui lui a donné cet aspect ou alors la victime aurait une peau de type européen ou arabe ?

Enfin, l’homme est-il mort par noyade ou a-t-il été tué avant d’être jeté dans l’eau ? On n’en sait pas davantage. L’enquête de la police n’ayant pas encore donné de résultats, le corps a été évacué par les services des pompes funèbres.

Ivoiresoir.net par Karina Fofana

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Khashoggi étranglé et démembré d’une manière préméditée, selon Ankara

octobre 31, 2018

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Manama au Bahreïn, le 15 décembre 2014 / © AFP/Archives / MOHAMMED AL-SHAIKH

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par « strangulation » et son corps « démembré » au consulat de son pays à Istanbul d’une manière préméditée, a affirmé le parquet turc mercredi, Ankara regrettant un manque de coopération de Ryad dans l’enquête.

Parallèlement, le parti au pouvoir en Turquie, l’AKP, a estimé que le meurtre n’aurait pu être mené sans instructions de « haut niveau » de Ryad, qui a cherché à se dédouaner en affirmant que Khashoggi avait été tué lors d’une opération « non autorisée ».

Le parquet d’Istanbul a révélé des détails sur le meurtre, perpétré le 2 octobre, dans un communiqué publié quelques heures après le départ du procureur saoudien Saoud ben Abdallah Al-Muajab à l’issue d’une visite entamée dimanche en Turquie et qui n’a permis aucune avancée sur deux points clés de l’enquête: identifier les commanditaires du meurtre et ce qu’il est advenu du corps.

En annonçant que Khashoggi a été tué par strangulation et son corps démembré, le procureur d’Istanbul a confirmé pour la première fois des informations publiées depuis plusieurs semaines dans la presse turque sur les détails macabres du meurtre.

« Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat », a affirmé le procureur.

« Le corps de la victime a été démembré et on s’en est débarrassé suite à sa mort par strangulation, là encore conformément à un plan préparé d’avance », a-t-il ajouté.

– « Instructions de haut niveau » –

En insistant sur le caractère prémédité du meurtre et de la façon dont les tueurs se sont débarrassés du corps, le procureur démonte la version initiale des autorités saoudiennes selon laquelle Khashoggi a été tué lors d’un interrogatoire qui a mal tourné. Ryad a fini par admettre du bout des lèvres que le meurtre était prémédité mais seulement en se basant sur les éléments d’enquête fournis par les Turcs.

Avant la publication du communiqué du procureur, un haut responsable turc parlant sous couvert d’anonymat avait affirmé à l’AFP que les responsables saoudiens ne coopéraient pas « sincèrement » dans l’enquête.

L’affaire Khashoggi / © AFP / John SAEKI

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien collaborant notamment avec le Washington Post, a été tué par un commando saoudien dans le consulat de son pays à Istanbul après s’y être rendu pour des démarches administratives.

Son corps n’a pas été retrouvé depuis.

Le parquet s’est dit dans son communiqué « obligé » de révéler des éléments de l’enquête après avoir fait le constat que la visite à Istanbul du procureur général saoudien « n’a pas donné de résultat concret ».

Sous la pression internationale, Ryad avait reconnu, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme.

Plusieurs responsables et médias turcs ont directement incriminé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit MBS, dans ce meurtre alors que Ryad s’efforce de le dédouaner en insistant sur le caractère « non autorisé » de l’opération.

« Qui a donné l’ordre? Il ne s’agit pas là d’une action qui aurait pu être menée sans des instructions de haut niveau », a martelé mercredi Omer Celik porte-parole de l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie lors d’une conférence de presse à Ankara.

« Nous n’accusons personne mais nous ne tolérerons aucune opération de dissimulation et cela doit être clair », a-t-il ajouté.

– « Sauver MBS » –

Khashoggi: le procureur saoudien quitte le consulat d’Istanbul / © AFP / Celine Jankowiak

M. Celik en outre mis en doute les déclarations de Ryad affirmant ignorer où se trouve le corps du journaliste.

« Il est hors de question qu’ils n’en aient pas été informés », a-t-il dit, estimant que le consul saoudien à Istanbul, qui a regagné Ryad quelques jours après le meurtre, avait sans doute partagé cette information avec les autorités saoudiennes.

Des observateurs ont jugé les explications saoudiennes peu crédibles notamment en raison de la présence au sein du commando saoudien envoyé à Istanbul de plusieurs membres de services de sécurité directement rattachés au prince ben Salmane.

L’éditorialiste turc proche du pouvoir Abdülkadir Selvi a accusé mercredi dans le quotidien Hürriyet le procureur saoudien de travailler « pour sauver le prince héritier (saoudien) en manipulant cette enquête au lieu de faire la lumière sur ce meurtre ».

Commentant le déroulement de l’enquête, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que « le compte n’y est pas ».

« Aujourd’hui, même si les autorités saoudiennes ont reconnu qu’il y avait un meurtre, le compte n’y est pas. La vérité n’est pas au rendez-vous », a-t-il déclaré sur la radio RTL.

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 18h14)

Des ossements relancent l’une des plus mystérieuses disparitions d’Italie

octobre 31, 2018

Le drapeau du Vatican flotte sur l’ambassade du Saint-Siège en Italie le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

La famille d’une jeune fille disparue mystérieusement voici 35 ans a réclamé mercredi des clarifications au Vatican après la découverte d’ossements humains dans l’une de ses propriétés.

Ces restes ont été trouvés lundi par des ouvriers effectuant des travaux de terrassement dans un petit bâtiment d’accueil situé dans l’immense parc de l’ambassade du Saint-Siège auprès de l’Italie.

La macabre découverte a immédiatement relancé les enquêtes sur Emanuela Orlandi et Mirella Gregori, deux mineures disparues séparément à Rome en 1983. Ces faits divers non résolus défraient régulièrement la chronique italienne, sur fond de théories du complot impliquant parfois la pègre et le Vatican.

« Au cours de travaux de restauration dans une annexe de la nonciature apostolique des fragments d’ossements humains ont été retrouvés », a précisé mardi soir le Vatican dans un communiqué, sans toutefois faire de lien avec les disparues.

La somptueuse ambassade, entourée d’un grand parc, fut donnée au Saint-Siège en 1949 par un industriel et sénateur juif, qui s’était inscrit au parti national fasciste (PNF) en 1925 avant la promulgation de lois raciales en Italie, puis s’était converti au catholicisme.

Un ouvrier travaille dans l’enceinte de l’ambassade du Saint-Siège en Italie à Rome, le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

La police italienne tente actuellement d’établir l’âge et le sexe des ossements retrouvés, ainsi que la date du décès. Et elle vérifiera si l’ADN correspond à celui de l’une des deux mineures.

« Nous allons demander aux enquêteurs et au Saint-Siège comment ces ossements ont été trouvés et pourquoi leur découverte a été liée à la disparition d’Emanuela Orlandi ou Mirella Gregori, » a commenté devant la presse Laura Sgro, l’avocate de la famille Orlandi, se plaignant d’informations succinctes du Vatican.

Emanuela Orlandi, fille d’un employé de la Préfecture de la maison pontificale, vivant dans la Cité du Vatican, avait été vue la dernière fois le 22 juin 1983 alors qu’elle sortait d’un cours de musique.

– Thèses multiples –

Vue de l’ambassade du Vatican en Italie à Rome le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

Selon certains, la jeune fille de 15 ans aurait été enlevée par un groupe criminel pour faire pression en vue de recouvrer un prêt auprès de l’ancien président américain de la banque du Vatican (IOR), Paul Marcinkus.

D’autres affirment qu’elle aurait été kidnappée pour arracher la libération de Mehmet Ali Agca, le Turc qui avait tenté d’assassiner le pape Jean Paul II en 1981. L’implication de services secrets a aussi été mentionnée. Mais rien n’a jamais été prouvé.

Son frère Pietro, qui mène depuis des décennies une campagne pour résoudre le mystère, a régulièrement dénoncé le silence du Vatican et même sa complicité.

Mirella Gregori avait pour sa part disparue 40 jours exactement avant Emanuela Orlandi. Selon sa mère, la jeune fille avait répondu à l’interphone, affirmant à ses parents qu’il s’agissait d’un camarade d’école et qu’elle allait lui parler brièvement avant de remonter chez elle. Elle n’est jamais réapparue.

Vue de l’ambassade du Vatican en Italie à Rome, le 31 octobre 2018 / © AFP / Alberto PIZZOLI

Ce n’est pas la première fois que la police italienne suit une piste pour retrouver le corps d’Emanuela Orlandi, qui aurait aujourd’hui 50 ans.

En 2012, le parquet de Rome avait ainsi donné son feu vert à l’ouverture de la tombe d’un criminel italien, Enrico de Pedis. La tombe de cet ancien chef de la bande de la Magliana, qui a terrorisé Rome dans les années 1970 et 1980, avait été ouverte dans la basilique Saint-Apollinaire à Rome. Elle ne contenait toutefois que la dépouille de l’homme tué en 1990 dans un règlement de comptes.

Pour des raisons inexpliquées, la sépulture de ce « boss », soupçonné d’être lié à la fois à la mafia, la loge maçonnique P2 et des secteurs de la finance du Vatican, avait été transférée la même année dans la basilique, un privilège rare.

Une ex-maîtresse du malfrat avait notamment affirmé aux enquêteurs qu’il avait enlevé la jeune fille et que le corps aurait été coulé dans du béton.

Enième rebondissement en septembre 2017, un journaliste d’investigation italien avait rendu public un document signé par un cardinal pouvant accréditer la thèse que le Saint-Siège avait dépensé des millions pour cacher la jeune fille dans des instituts religieux à Londres jusqu’en 1997… Le Vatican avait démenti.

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 15h50)

Canada: Un chien tue sa maîtresse en Alberta

septembre 16, 2018
© Getty/Holly Hildreth/Catalyst Images ROCKYVIEW, Alb. –
 

Une femme a été tuée par son propre chien samedi soir, à Rocky View, près de Calgary, en Alberta.

Le chien, un mélange de pitbull et boxer, a d’abord attaqué une petite fille de trois ans. Il lui a infligé des blessures sérieuses, mais qui ne menaçent pas sa vie.

Puis, il s’est dirigé vers sa maitresse, une femme de 49 ans, qu’il a mordue à plusieurs reprises. La dame a succombé à ses blessures.

Le drame s’est déroulé dans la résidence de la victime.

Selon des proches, le chien n’avait jamais démontré de comportements agressifs auparavant.

Lapressecanadienne.ca

Cuba: 15.000 pommes vendues à un seul client, un super marché sanctionné

septembre 14, 2018

Un marché à La Havane, Cuba, le 13 septembre 2018 / © AFP / YAMIL LAGE

Plusieurs employés d’un supermarché cubain ont été licenciés pour avoir vendu 15.000 pommes à un seul client, dans un pays frappé régulièrement par les pénuries d’aliments.

La vente a été révélée la semaine dernière par le blog d’un journaliste cubain, qui en a été témoin dans un supermarché de La Havane. L’information n’a pas été reprise dans la presse officielle mais la sanction contre les salariés impliqués a été publiée vendredi par le journal officiel Granma.

« Organisés de façon quasi-militaire et dans l’indifférence complice des employés, un peloton de jeunes costauds a fait son apparition (…) et, en quelques minutes à peine, ils ont acheté 15.000 pommes (150 caisses de 100) », racontait le blog, tenu par le journaliste Iroel Sanchez, qui a précisé que toute cette cargaison était destinée à un seul client.

L’acheteur a payé l’équivalent de 45 centimes de dollars par pomme, selon les reçus accompagnant le texte du blog.

Dans un contexte de pénuries récurrentes de certains produits à Cuba – des fruits aux bières en passant par le lait ou le beurre – il n’est pas rare qu’un commerçant achète un gros stock de denrées pour les revendre ensuite au détail, plus chères.

« Ce n’est pas parce que c’est fréquent que cela doit nous sembler normal que des ressources soient ainsi accaparées, alors qu’il y a pénurie de produits », souligne le quotidien Granma vendredi, qui indique que huit employés du supermarché ont été licenciés.

Le magasin appartient à la corporation Cimex, de capitaux publics cubains mais soumise à la législation des activités privées.

Cuba importe la quasi-totalité des aliments consommés par ses 11 millions d’habitants, dont les pommes, selon le site officiel Cubadebate.

« Pour beaucoup, le manque d’approvisionnement des magasins et l’absence de marché de gros favorisent l’apparition de ce genre de phénomène », souligne Granma.

L’île cherche à réformer son modèle économique, d’inspiration soviétique, et s’apprête à reconnaître, dans sa nouvelle Constitution, le marché, la propriété privée et l’investissement étranger comme complément à son système d’Etat.

Et pour tenter d’améliorer l’offre en produits alimentaires, le gouvernement a récemment allongé la surface et le délai d’exploitation des terres octroyées aux agriculteurs cubains.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 00h00)

Un Chinois arrêté pour avoir comparé le président kényan à un « singe »

septembre 6, 2018

Nairobi – Un homme d’affaires chinois a été arrêté au Kenya après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo où il compare les Kenyans et leur président Uhuru Kenyatta à des « singes », a déclaré jeudi le service de l’immigration de Nairobi.

Le ressortissant chinois, identifié comme Liu Jiaqi, va être expulsé. « Son permis de travail a été annulé et il va être expulsé pour racisme », a précisé l’immigration kényane sur son compte Twitter.

Dans une vidéo de deux minutes et demi partagée sur Twitter et ailleurs, l’homme, qui semble se disputer avec un de ses employés, profère une série d’insultes racistes.

« Tous, tous les Kényans… comme un singe, même Uhuru Kenyatta. Tous », l’entend-on dire.

Après la suggestion d’un employé de « rentrer en Chine », l’homme d’affaires réplique de plus belle en (mauvais) anglais: « Ce n’est pas ma place ici. Je n’aime pas cet endroit, des gens comme des singes, je n’aime pas leur parler, ça sent mauvais, et pauvres et stupides, et noirs. Je ne les aime pas. Pourquoi pas (comme) les Blancs, comme les Américains »?

Il ajoute ne rester au Kenya que parce que « l’argent est important ».

Des internautes ont réclamé qu’il soit poursuivi et pas seulement expulsé du Kenya.

Un porte-parole de l’ambassade de Chine au Kenya, Zhang Gang, a assuré à l’AFP que l’extrait vidéo date de juin. L’homme filmé « a déjà fait l’objet d’une sanction par sa société et s’est excusé auprès de son collègue kényan ». Les propos de cet homme « ne représentent pas l’opinion de la vaste majorité des Chinois », a tenu à ajouter la même source.

Ce n’est pas la première fois que des Chinois travaillant au Kenya sont accusés de racisme.

Il y a trois ans, un petit restaurant chinois de Nairobi avait été fermé par les autorités et son propriétaire poursuivi pour refuser de servir les Noirs après 17H00.

Cette année, ce sont des Kényans travaillant sur une nouvelle voie de chemin de fer construite par la Chine entre la ville côtière de Mombasa et Nairobi qui ont accusé du personnel et des cadres chinois de racisme et discrimination. Le gouvernement a toutefois rejeté les accusations dans le cadre de cet important projet d’infrastructure de 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros).

Le président Kenyatta a participé cette semaine à une grande conférence sino-africaine à Pékin où la Chine a promis d’investir 60 milliards de dollars de plus sur le continent.

L’incident impliquant l’homme d’affaires chinois survient au lendemain d’une descente de police au siège africain, situé à Nairobi, de la chaîne de télévision chinoise CGTN dans le cadre d’une opération visant les étrangers en situation irrégulière.

Plusieurs journalistes ont été brièvement interpellés. L’ambassade de Chine a exprimé sa « préoccupation » après une série d’incidents où des Chinois en situation régulière ont été emmenés au poste de police pour des vérifications.

« L’ambassade de Chine au Kenya a protesté officiellement auprès des responsables kényans, et les personnes concernées ont toutes été libérées le jour-même », a déclaré jeudi Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Le Kenya a reconnu des manières inadaptées en matière d’application de la loi et s’est excusé. Il a promis d’améliorer le comportement de ses agents de police sur le terrain afin d’éviter la répétition de ce genre de cas », a-t-elle ajouté au cours d’une conférence de presse à Pékin.

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2018 10h36)                                                        

L’ex-avocat de Trump soupçonné de fraudes sur 20 millions de dollars

août 20, 2018

Michael Cohen, l’ancien avocat personnel de Donald Trump, à New York le 27 juillet 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

La justice américaine enquête pour établir si Michael Cohen, l’ancien avocat personnel du président Donald Trump, a commis des fraudes bancaires et fiscales sur un montant de 20 millions de dollars dans le cadre de prêts obtenus par une société familiale, a rapporté le New York Times.

Les enquêteurs tentent aussi de déterminer si M. Cohen a violé la législation sur le financement des campagnes électorales ou d’autres lois lorsqu’il a mis en place des accords prévoyant le versement d’argent pour obtenir le silence de femmes qui prétendaient avoir eu une liaison avec Donald Trump, selon cet article paru tard dimanche soir.

Les procureurs pourraient lancer des inculpations d’ici la fin du mois, selon le journal, qui cite deux personnes proches du dossier.

Une condamnation pour fraude fiscale ou bancaire peut donner lieu à de lourdes peines de prison, ce qui pourrait accroître la pression exercée sur Michael Cohen pour coopérer avec les procureurs.

L’avocat a longtemps affiché une indéfectible fidélité à Donald Trump au point de se déclarer prêt « à prendre une balle pour le président », avant de prendre récemment ses distances avec lui.

Michael Cohen avait reconnu avoir versé 130.000 dollars à l’actrice porno Stormy Daniels pour acheter son silence au sujet d’une relation sexuelle qu’elle aurait eue avec Donald Trump en 2006.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 13h46)

États-Unis: l’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

juillet 26, 2018
Le président américain Donald Trump a encore perdu son étoile sur le boulevard Hollywood après qu’un homme l’a détruite à coup de pioche tôt mercredi, rapporte Ray Brown, policier de Los Angeles.

 

L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche© Lucy Nicholson L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

Les autorités ont répondu à un appel à 3 h 33 sur le lieu mythique du show-business américain. Une femme a raconté à CNN avoir vu un homme qui piochait le trottoir « comme si c’était son affaire de creuser le sol ». « Je pensais qu’il y avait des travaux », a-t-elle ajouté.

Un suspect de 24 ans se trouve en détention, mais il n’a pas encore révélé ce qui a motivé cet acte de vandalisme.

Il n’est toutefois pas le premier à s’en prendre ainsi à l’étoile de l’ex-vedette de la télé-réalité The Apprentice .

En octobre 2016, James Otis a raconté au site Deadline Hollywood qu’il souhaitait retirer l’étoile du candidat républicain à la présidence pour ensuite la vendre aux enchères et remettre les fonds recueillis aux 11 femmes qui ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle.

Un autre a joué d’humour pour critiquer le mur que Donald Trump projetait de construire, une fois élu, entre les États-Unis et le Mexique. Il a avait façonné une version minuscule pour entourer la fameuse étoile.

Radio-canada avec CNN

Allemagne: prison pour un Vietnamien après un enlèvement digne de la Guerre froide

juillet 25, 2018

Berlin – Un Vietnamien a été condamné mercredi à près de quatre ans de prison en Allemagne pour avoir participé à un enlèvement digne de la Guerre froide orchestré par le régime de Hanoï, selon un communiqué du tribunal qui l’a jugé.

Identifié comme étant Long N. H., cet homme de 47 ans qui a également la nationalité tchèque, a été reconnu coupable d’avoir participé à une opération des services secrets vietnamiens ayant conduit à l’enlèvement à Berlin de deux Vietnamiens dans des conditions rocambolesques. Il devra purger une peine de trois ans et dix mois de détention.

Un tribunal de Berlin a jugé qu’il était au courant des intentions des services vietnamiens, mais qu’il n’appartenait pas au commandement de l’opération, selon la même source.

Cité dans le communiqué, le président du tribunal a estimé que cet enlèvement constituait « une atteinte éclatante à la souveraineté de la République fédérale d’Allemagne » et était unique dans l’histoire récente.

Long N. H. avait loué à Prague le 20 juillet 2017 le véhicule qui avait servi au kidnapping, l’avait conduit jusqu’à Berlin le même jour avant de repartir en direction de la capitale tchèque.

Unique membre présumé du groupe à avoir été interpellé, Long N. H. était seul sur le banc des accusés et a rejeté les accusations dès l’ouverture de son procès en avril.

Il avait été arrêté le 12 août 2017 en République tchèque où il tenait un bureau de change, puis remis aux autorités allemandes.

Trinh Xuan Thanh, 52 ans, un ancien membre du parti communiste vietnamien et ex-dirigeant d’une filiale d’une compagnie pétrolière publique vietnamienne, avait été enlevé avec sa maîtresse le 23 juillet 2017 en plein jour dans un célèbre parc berlinois.

Il avait été transporté à l’ambassade du Vietnam à Berlin après son enlèvement avant de quitter l’Allemagne vers Brastilava puis Moscou et enfin Hanoï.

Accusé par le Vietnam d’avoir détourné 120 millions d’euros, M. Thanh était alors en fuite et cherchait asile en Allemagne. L’ex-apparatchik a depuis été condamné à la prison à vie dans son pays.

L’enlèvement avait provoqué une crise diplomatique entre l’Allemagne et le Vietnam. Berlin avait dénoncé une « violation scandaleuse » de sa souveraineté et, en représailles, avait expulsé deux diplomates et plusieurs fois convoqué l’ambassadeur vietnamien.

Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Sigmar Gabriel, avait fustigé des méthodes dignes des « films noirs sur la Guerre Froide ».

Les enquêteurs avaient pu analyser le contenu du téléphone de M. Thanh, abandonné sur les lieux de l’enlèvement qui s’était produit au moment où la maîtresse de M. Thanh venait d’arriver de Paris pour retrouver son amant à Berlin, où il menait depuis mi-2016 une vie discrète, avec femme et enfants.

Le condamné peut faire appel du jugement.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 15h44)                                                        

A Manille, des seniors gays se mettent en drag pour survivre

juillet 22, 2018

An Enriquez, vendeur de rue de 82 ans, se produit dans un drag show avec les membres du collectif « Golden Gays », le 16 juin 2018 à Manille, aux Philippinesn / © AFP / NOEL CELIS

Al Enriquez se débarrasse de ses loques de vendeur de rue pour arborer une robe de gala, une perruque de boucles blondes et un air malicieux. A 82 ans, c’est l’une des stars d’un drag show présenté par des homosexuels pauvres et âgés de Manille.

Le spectacle organisé dans une salle de banquet dans une rue décrépie de la capitale philippine est loin d’être une performance tapageuse de travestis qui serait destinée aux touristes. C’est l’un des fruits de décennies de labeur d’un collectif d’hommes comme Al Enriquez qui veulent se prendre en mains.

Ils s’appellent les « Golden Gays », en référence à l’expression anglaise « Golden Years » qui signifie l’âge de la retraite.

« Quand je m’habille comme ça, c’est l’extase, je n’ai plus de tristesse en moi », dit Al Enriquez à l’AFP. « Je suis gay et je n’ai pas honte de l’être ».

L’archipel a la réputation d’avoir l’esprit ouvert envers les homosexuels mais d’après les spécialistes, ils ne sont guère protégés par la loi. De même, le système de protection sociale défaillant l’est d’autant plus pour les gays du troisième âge.

C’est pourquoi les « Golden Gays » ont recruté des sponsors parmi les entreprises et les particuliers. Grâce aux drag shows qui ont lieu au moins une fois par mois, les membres de la troupe se voient offrir un bon repas et de quoi faire les courses pendant quelques jours.

« Le spectacle, c’est juste notre façon de dire merci », dit l’organisateur du collectif, Ramon Busa, 68 ans, qui, une fois maquillé et en talons hauts, s’appelle Monique de La Rue.

Al Enriquez, 82 ans, star d’un drag show et vendeur de rue à Manille, le 2 juin 2018 / © AFP / NOEL CELIS

La majorité des 48 membres du collectif ont une soixantaine d’années. Ils font partie des millions de Philippins qui survivent avec moins de cinq dollars par jour.

Dans la vie, ils sont plongeurs, vendeurs de rue ou chiffonniers. Mais le temps de ces après-midi, la dure réalité disparaît.

– « Ma mère était furieuse » –

A quelques heures du début de la représentation, les odeurs de parfum et des mets frits qu’ils mangeront pour le déjeuner imprègnent les lieux. Les participants ajustent leur robe, leur maquillage et leurs longs faux-cils.

La musique pop jaillit d’enceintes qui ont connu des jours meilleurs. Dix-huit artistes défilent sur le podium, prennent la pose, chantent, atterrissent parfois sur les genoux des spectateurs, amis ou supporters.

Ces spectacles ont lieu depuis des années mais les racines des « Golden Gays » sont encore plus anciennes. Une « Maison des Golden Gays » avait été ouverte par Justo Justo, le fondateur du collectif, au milieu des années 1970. Les homosexuels pauvres ou sans abri pouvaient y passer la nuit.

Les gagnants du concours de beauté organisé par les Golden Gays de Manille, le 16 juin 2018 / © AFP / NOEL CELIS

Mais en 2012, à peine quelques jours après le décès de Justo Justo, ils furent expulsés par la famille de ce militant des droits LGBT, également éditorialiste.

Cependant, même sans maison, le collectif sert toujours de famille à des membres qui bien souvent n’en ont pas.

Federico Ramasamy, 60 ans, a été rejeté par ses parents lorsqu’ils ont appris son homosexualité. Il a gagné la capitale et n’est jamais retourné en arrière.

« Je suis né à la fin des années 1950, quand les valeurs de la famille étaient très importantes », explique-t-il. « Ma mère était furieuse contre moi quand elle a appris que j’étais gay. Elle m’a chassé ».

Les « Golden Gays » sont devenus sa famille et c’est son refuge quand il a fini de travailler ses 15 heures quotidiennes comme plongeur, pour deux dollars par jour.

– « Au jour le jour » –

Frederico Ramasamy, 60 ans, membre des Golden Gays, se fait maquiller avant de participer à un concours de beauté, le 16 juin 2018 à Manille, aux Philippines / © AFP / NOEL CELIS

« Je me sens bien, surtout pendant ces événements, où on se rassemble tous ensemble », poursuit le sexagénaire.

Des liens forts qui durent jusqu’à la fin. Au fil du temps, le groupe a pleuré nombre de ses membres, le dernier en date, George Fernandez, 71 ans, est mort en juin des suites d’une infection sanguine.

De manière générale, explique l’anthropologue Michael Tan, les conditions de vie des seniors philippins sont très difficiles car les filets de protection comme la sécurité sociale et les pensions de retraite laissent à désirer.

« Mais c’est pire pour les hommes gays à cause de vulnérabilités exacerbées. Ils n’ont pas d’enfants vers lesquels se tourner même si certains d’entre eux soutiennent des neveux et nièces, et sont vulnérables à la violence », dit-il.

L’Eglise catholique, qui compte une large majorité de fidèles parmi les 105 millions de Philippins, conserve une grande influence sur la société et résiste des quatre fers à tous les projets de loi contre les discriminations, ajoute-t-il.

Ramon Busa hausse les épaules en évoquant les difficultés du quotidien et juge que ce dont le groupe a vraiment besoin, c’est d’un domicile fixe et permanent qui serait financé par un généreux donateur.

Mais avec ou sans maison, les « Golden Gays » survivront, souligne-t-il. « On vit comme ça, au jour le jour. Mais on garde la tête haute, notre volonté de vivre. C’est vraiment difficile mais on n’a pas d’autre choix ».

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2018 15h35)