Archives d’un auteur

RDC: au moins 18 morts dans une attaque attribué aux ADF

septembre 23, 2018

Beni (RD Congo) – Au moins 18 personnes ont été tuées samedi soir à Beni (est de la République démocratique du Congo) dans une attaque attribuée par l’armée au « terrorisme » du groupe Allied Democratic Forces (ADF) d’origine ougandaise.

L’attaque a tué 14 civils et quatre militaires, a indiqué un porte-parole de l’armée dans la région, Mak Hazukai, qui parle également de neuf blessés.

« Le territoire et la ville de Beni font face au terrorisme ADF dont la structure du commandement est tenue par les Ougandais », a-t-il ajouté.

Des humanitaires étrangers se trouvent depuis début août dans cette ville du Nord-Kivu en raison d’une épidémie d’Ebola.

En raison de l’attaque et de manifestations spontanées dimanche à Beni, « les activités de terrain contre l’épidémie d’Ebola ont été suspendues » dans cette zone, selon un communiqué du ministère congolais de la Santé.

Cette mesure sera levée « dès que le calme sera revenu dans la ville » de Beni, poursuit le communiqué.

Mystérieuse nébuleuse, les ADF sont tenus responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

Cette dernière attaque a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, où certains Congolais dénoncent l’impuissance de l’armée et de la force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) qui dispose d’une base à Beni.

« C’est une honte pour le gouvernement. C’est une honte pour la Monusco. lundi, nous avons décidé d’observer une ville morte à Beni. Il n’y aura aucune activité, même les écoles seront fermées pour manifester notre colère », a déclaré à l’AFP, Kizito Bin-Hangi, président de la société civile de Beni.

Des photos de victimes, dont une étudiante toute souriante, circulaient également, en plus de clichés montrant des flaques de sang frais.

« La population du Nord Kivu souffre trop. Ce week-end de nouveau beaucoup d’innocents sont morts », a twitté l’ambassadeur des Pays-Bas, Robert Schuddeboom.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a été lancée à la tombée de la nuit vers 18h30-19h00 (16h30-17h00 GMT) sur un quartier est de Beni, ville commerçante de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

« Les assaillants étaient nombreux, ils ont lancé un cri de joie. Il y avait des femmes et des enfants. On a tiré sur une moto et les enfants des assaillants commençaient à crier. Les rebelles ont découpé les victimes à la machette », a relaté un témoin à l’AFPTV, Kasero Mumbi.

Début septembre après une précédente attaque attribuée aux ADF, un témoin avait déjà raconté à l’AFP que les assaillants venus de la forêt se déplaçaient avec femmes et enfants.

Des armes lourdes et légères ont été entendues jusqu’après minuit, d’après un médecin de l’hôpital général.

L’attaque a visé un quartier proche du centre-ville, contrairement aux autres qui se déroulent d’habitude dans le nord, sur la route de l’aéroport de Mavivi, à 10 km de là.

Les ADF vivent en communauté dans les forêts près de Beni, sans afficher ni leader ni revendication. Leur affiliation à l’islamisme radical n’a jamais été prouvée.

Historiquement, les ADF étaient un groupe d’Ougandais musulmans qui s’est replié à la fin des années 90 dans l’est du Congo pour lutter contre le président Yoweri Museveni.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 20h56)                                                        

Publicités

Burkina: Trois personnes dont un indien et un Sud-Africain, enlevées dans le Nord

septembre 23, 2018

Ouagadougou – Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata au nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Les trois hommes, de nationalité indienne, sud-africaine et burkinabè ont été enlevés par des hommes armés et non identifiés (…) sur l’axe Inata-Djibo », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’enlèvement a été confirmé par un travailleur de la mine qui a raconté sous couvert d’anonymat: « ils ont quitté le site (de la mine), vers 8h et vers 10h (GMT), on n’avait plus de leurs nouvelles. C’est après avoir alerté les forces de défense et de sécurité qu’on a appris qu’il s’agissait d’un enlèvement ».

Une deuxième source de sécurité à Ouagadougou a indiqué que le véhicule a été « retrouvé sur l’axe Inata-Djibo par une patrouille de la gendarmerie qui a essuyé des tirs ennemis ».

Aucun bilan de cet accrochage n’était encore disponible.

Les ravisseurs sont « probablement des membres des groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

La mine d’or d’Inata, qui a produit près de 75 000 onces d’or en 2016, a été reprise en février 2018 par Balaji Group. Basé au Ghana et dirigé par l’influent homme d’affaires indien, Akoliya Patelb, il détient également la mine d’or de Kalsaka, dans le nord du Burkina.

Il s’agit du troisième cas d’enlèvement d’expatriés au Burkina Faso.

En avril 2015, un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord) avait également été enlevé par des jihadistes du groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaida. Il est toujours en captivité.

En janvier 2016, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn qui étaient installés depuis de nombreuses années dans la région et dirigeaient une clinique, avaient été enlevés à Djibo. Mme Elliot avait été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure toujours entre les mains du groupe jihadiste Ansar Dine de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui a revendiqué l’enlèvement.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

L’Est du Burkina est désormais également en proie à des attaques récurrentes. Lundi, des hommes armés, probablement aussi des jihadistes selon des sources sécuritaires, ont enlevé un missionnaire italien Pier Luigi Maccalli, dans le sud-Ouest du Niger. Les ravisseurs étaient venus de l’Est du Burkina, selon une source gouvernementale.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 23h52)                                                        

Ceux qui ne soutiennent pas Trump doivent quitter le gouvernement, dit Pompeo

septembre 23, 2018
Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, à Washington, le 21 septembre 2018 / © AFP/Archives / Jim WATSON

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lancé dimanche une mise en garde à peine voilée au numéro deux du ministère de la Justice, au cœur d’une nouvelle polémique sur l’aptitude de Donald Trump à gouverner: ceux qui ne soutiennent pas le président doivent partir.

« J’ai été assez clair depuis mes débuts dans cette administration: si vous ne pouvez pas faire partie de l’équipe, si vous ne soutenez pas cette mission, alors il faut peut-être songer à faire autre chose », a lancé le chef de la diplomatie américaine dans l’émission télévisée Fox News Sunday.

« On a besoin de tous ceux qui aident à mener à bien la mission du président Trump et j’espère que chacun, dans chaque agence du gouvernement — Justice, FBI, département d’Etat –, participe bien à cette mission », a-t-il ajouté. « Et si ce n’est pas le cas, il vaut mieux aller faire quelque chose de plus utile ailleurs. »

Selon des médias américains, le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein a évoqué au début du mandat du milliardaire républicain la possibilité de le mettre à l’écarte du pouvoir en activant le 25e amendement de la Constitution, une procédure encore jamais utilisée aux Etats-Unis. D’après ces informations, il a suggéré à ce moment-là, devant témoins, qu’il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du « chaos » régnant à la Maison Blanche.

Rod Rosenstein dément fermement ces informations. Mais celui qui supervise l’enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016 est depuis encore un peu plus dans le viseur du président.

Prié de dire s’il était lui-même au courant de ces conversations pour enregistrer voire démettre Donald Trump, Mike Pompeo a répondu: « Ni de près ni de loin ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 17h14)

Italie: l’enregistrement qui embarrasse le gouvernement populiste

septembre 23, 2018

Rocco Casalino, le porte-parole du gouvernement italien Giuseppe Conte le 13 mars 2018 à Rome / © AFP/Archives / Tiziana FABI

Un enregistrement dans lequel le porte-parole du chef du gouvernement italien Giuseppe Conte menace « d’éliminer une marée » de fonctionnaires des finances s’ils empêchent la réalisation des engagements électoraux suscite l’embarras du gouvernement populiste, à quelques jours de la présentation du budget.

Dans cet enregistrement réalisé par deux journalistes de l’édition italienne du Huffington Post – et largement diffusé dimanche dans les médias – Rocco Casalino, porte-parole de Giuseppe Conte, et proche du Mouvement 5 Etoiles (M5S, populiste) annonce « une méga vengeance » sur les fonctionnaires des finances « s’ils ne sortent pas l’argent pour le revenu de citoyenneté ».

« L’année 2019 sera consacrée à éliminer une marée de membres du ministère des Finances, ce sera à couteaux tirés », déclare le porte-parole.

Ce dernier, qui a reçu le soutien et « la confiance » de Giuseppe Conte, s’est défendu dimanche dans la presse, évoquant une « conversation privée » avec deux journalistes et dénonçant une « violation de la confidentialité », ce que conteste la rédaction du Huffington Post.

Si le pouvoir et l’influence de Rocco Casalino étaient minimisés dimanche par l’exécutif, le Corriere della Sera décrit cet homme de l’ombre comme « les yeux et les oreilles du M5S » dans le bureau de Giuseppe Conte. Même si c’est bien le mouvement populiste qui avait proposé M. Conte pour le poste de président du Conseil après les élections de mars dernier.

Le projet de loi de finances qui doit être présenté dans les prochains jours fait l’objet d’âpres débats au sein de la coalition gouvernementale, composée du M5S et de la Ligue (extrême droite).

Le revenu de citoyenneté, sorte de revenu universel destiné aux plus modestes et promesse électorale phare du M5S, est l’un des points de crispation, notamment en raison de son coût – 10 milliards d’euros selon le M5S, beaucoup plus selon d’autres estimations – qui pourrait peser lourdement sur les comptes publics du deuxième pays le plus endetté de l’Union européenne (après la Grèce).

– Irritation –

Or le ministre de l’Économie Giovanni Tria (sans étiquette politique mais proche de la Ligue), très sourcilleux sur la question du déficit, a affirmé qu’il ne souhaitait pas le voir dépasser 1,6% du PIB l’an prochain.

« Il n’y aura pas de financement des mesures promises par la Ligue et le M5S si elles génèrent un déficit supérieur », a-t-il insisté.

Une position intransigeante qui pourrait compromettre certaines promesses électorales comme le revenu de citoyenneté, et suscite l’irritation du ministre du Développement économique Luigi Di Maio, qui n’est autre que le vice-Premier ministre de M. Conte… et le chef de file du M5S.

Si l’agacement est moindre du côté de la Ligue, son chef de file et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini plaide, lui aussi, pour que les cordons de la bourse soient desserrés.

« Les chiffres du déficit après la virgule ne comptent pour rien », a-t-il affirmé, plaidant pour une loi de finances « courageuse, expansive et source de croissance ».

D’autant que l’une des principales promesses de son parti, un taux d’imposition unique de 15% ou 20% pour les familles et les entreprises (« flat tax »), dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros, pourrait elle aussi être concernée par la rigueur budgétaire.

Si elle cristallise les tensions qui se font jour au sein de la coalition gouvernementale (M5S-Ligue), au pouvoir depuis quatre mois en Italie, l’affaire de l’enregistrement n’a pas manqué de faire réagir l’opposition de gauche.

En capilotade depuis la défaite aux législatives de mars, elle a réclamé la démission immédiate de Rocco Casalino. Et l’ancien chef du gouvernement Paolo Gentiloni (Parti démocrate, centre gauche), homme au naturel réservé, a estimé sur Twitter que le porte-parole n’était « plus compatible avec sa fonction ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 15h04)

Iran, la Corée du Nord dans le viseur de Trump à l’ONU

septembre 23, 2018
Le président américain Donald Trump à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le 19 septembre 2017 à New York / © AFP/Archives / TIMOTHY A. CLARY

Main de fer contre l’Iran, gant de velours pour la Corée du Nord: pour sa deuxième Assemblée générale de l’ONU, l’imprévisible président américain Donald Trump est attendu cette semaine à New York avec circonspection par ses adversaires comme ses alliés.

Avec un Conseil de sécurité « plus divisé que jamais », dirigé ce mois-ci, hasard du calendrier, par les Etats-Unis, « on n’a aucune idée » de ce qu’il fera ou dira, confie-t-on au siège de l’ONU.

L’an dernier, Donald Trump avait promis « de détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque de ce pays. Cette année, l’heure est à la détente, avec une nouvelle rencontre envisagée prochainement entre les chefs de la diplomatie américaine et nord-coréenne.

Mais le rapprochement spectaculaire entre les deux adversaires n’a pas donné lieu jusqu’à présent à des avancées vers une dénucléarisation de la péninsule. « Des pas de bébés » sont faits « dans la bonne direction », a résumé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Jeudi, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, présidera une réunion du Conseil de sécurité visant à ressouder la communauté internationale après les accusations de « tricherie » et de « mensonges » échangées entre Américains et Russes dans l’application des sanctions contre Pyongyang.

Sur l’Iran, « on ne s’attend pas à un grand moment de réconciliation entre les deux présidents », américain et iranien, note-t-on dans l’entourage du chef d’Etat français, Emmanuel Macron, qui sera présent à New York. « Tant qu’il n’y a pas de volonté d’engager le dialogue des deux côtés, on ne pourra pas le forcer », relève-t-on.

Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un lors d’un sommet à Singapore, le 11 juin 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Mercredi, le Conseil de sécurité « attirera comme jamais l’attention », selon Nikki Haley. Comme d’autres chefs d’Etat américains en leur temps, Donald Trump présidera, marteau à la main, une réunion de chefs d’Etat ou de gouvernement avec en ligne de mire l’Iran, bête noire de Washington accusée de déstabiliser le Moyen-Orient.

– « Changer le monde » –

Absents de l’Assemblée générale, les présidents russe et chinois n’assisteront pas à cette session sur la non-prolifération des armes de destruction massive qui permettra d’aborder les dossiers syrien, nord-coréen et de l’empoisonnement d’ex-espions russes au Royaume Uni.

Les Etats-Unis exercent une « stratégie de pression maximale » sur l’Iran, « mais avec quel calendrier, quel objectif véritable, à travers quelles incitations? », s’interroge-t-on en Europe.

« Nous ne cherchons pas à obtenir un changement de régime en Iran ou ailleurs », a assuré dimanche sur CNN Nikki Haley. « Nous ne cherchons qu’à protéger les Américains et nos alliés », a-t-elle ajouté, en condamnant « toute attaque terroriste, n’importe où », après l’attaque meurtrière la veille contre un défilé militaire en Iran.

Iran : dates-clés depuis le retrait américain de l’accord nucléaire / © AFP/Archives / Cecilia SANCHEZ

Lors de la réunion mercredi du Conseil de sécurité, l’accord nucléaire avec l’Iran de 2015 dont s’est retiré cette année Washington devrait être évoqué. Les Européens cherchant toujours à le sauver et à préserver leurs intérêts économiques.

Le siège de l’ONU, transformé par la police en camp retranché dans l’est de Manhattan, et son secrétaire général, le Portugais Antonio Guterres, attendent environ 130 chefs d’Etat et de gouvernement — en hausse par rapport à 2017 –, quatre vice-présidents et plus de 40 ministres des Affaires étrangères.

Une semaine de discours — un par pays, 193 nations formant l’ONU –, d’apartés et d’évènements en tous genres sont prévus: défense de l’éducation, lutte contre l’antisémitisme, le plastique qui pollue, la tuberculose, inauguration d’une statue de Nelson Mandela, discours cubain dans une église, show d’un groupe pop…

Le climat, considéré par certains dirigeants comme la menace principale pour la planète, fera l’objet d’une mobilisation particulière. « L’urgence d’agir n’est pas assez prise en compte », déplore l’un d’eux.

Petits et surtout grands conflits, avec ou sans mission de paix de Casques bleus, seront comme chaque année au menu des discussions qui alimenteront la « grand-messe » diplomatique de l’année, du Sahel à la Birmanie, en passant par la Libye, la Centrafrique, la Somalie, le Proche-Orient, le Yémen ou le Venezuela.

« Ce serait une erreur de penser que cette réunion de l’Assemblée générale a pour but de changer le monde », lance toutefois ironiquement sous anonymat un ambassadeur d’un pays membre du Conseil de sécurité, interrogé sur l’abondance des sujets et évènements attendus.

(©AFP / (23 septembre 2018 15h49)

La colère du dieu Outaouais

septembre 23, 2018

 

Du haut de la colline du Parlement

Sur le majestueux firmament

A soufflé un triste vent violent

D’une colère sans précédent

 

Épais était son beau manteau

Dessinant les muscles de sa peau

Quand soudain au soir d’Ottawa

La peur provoquait le branle-bas

 

Voyant à côté les ombres de l’atmosphère

Gatineau tremblait dans toute sa chair

Quand de sa bouche et de sa langue acérée

Il vomissait des vents inouïs et forcenés

 

De son passage d’une rare violence

Il arrachait les toitures des maisons

Emportant des objets des balcons

Qui volaient dans les airs sans grâce

 

L’hébétude était à son comble

Comme une scène de guerre

Dont la désolation décapait la ville

Semant un désastre de grande frayeur

 

Personne ne pouvait lui résister

Le Dieu d’Outaouais déchainé

Qui demande respect et considération

À ses enfants de premières nations

 

Bernard NKOUNKOU

Naufrage sur le lac Victoria: la Tanzanie commence à enterrer ses morts

septembre 23, 2018

Le cercueil d’une victime du naufrage du MV Nyerere est transporté sur la rive du lac Victoria, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

La Tanzanie endeuillée commence dimanche à enterrer ses morts, trois jours après le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria, qui a fait 218 morts selon un bilan encore provisoire.

« Nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », disait samedi le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), John Mongella, à la télévision publique TBC One.

Le travail de recherche des corps devrait se poursuivre dans le même temps.

Samedi soir encore, les plongeurs s’affairaient autour de la coque qui affleurait à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des habitants attendent sur la rive du lac Victoria les sauveteurs qui reviennent avec les corps de victimes du naufrage du ferry MV Nyerere, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

Sur le rivage, des dizaines de cercueils en bois étaient alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes.

Le gouverneur a annoncé qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée », a expliqué M. Mongella.

Le très lourd bilan de 218 morts dépasse largement la capacité théorique du MV Nyerere, qui n’était que de 101 passagers. Sans même compter les 41 rescapés.

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 september 2018. / © AFP / Stringer

L’enquête devra déterminer le nombre exact de personnes à bord du bateau au moment du drame, qui reste flou à ce stade.

Elle devra aussi faire la part entre les témoignages. Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, et ce mouvement a déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

Vendredi soir, le président tanzanien, John Magufuli, avait révélé que le capitaine, absent, avait laissé à la manoeuvre un subordonné sans expérience.

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

La surcharge des embarcations est un facteur récurrent des catastrophes sur le plus grand lac d’Afrique, traversé par des navires vétustes, avec des autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

Pour aggraver les choses, très peu de gens ont l’occasion d’apprendre à nager dans cette région du monde.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasi nul. Contre toute attente cependant, le machiniste a été extrait vivant de l’épave samedi à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Tanzanie: les familles des victimes de l’accident en deuil / © AFP /

« Ce qui s’est passé est horrible », soupire Ahmed Caleb, 27 ans, t-shirt noir sur les épaules. « J’ai perdu mon patron, des amis, des gens avec qui j’ai été à l’école ».

Évoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 13h22)

Mexique: le président élu ne veut pas « se battre » avec Trump à propos du mur

septembre 23, 2018

Le président élu mexicain Andres Manuel Lopez à Guadalajara le 18 septembre 2018 / © AFP/Archives / Ulises Ruiz

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a déclaré samedi qu’il ne voulait pas « se battre » avec Donald Trump à propos du mur que les Etats-Unis construisent à la frontière, mais qu’il était en quête d’un accord sur la question migratoire.

« Je ne veux pas aborder la question (du mur), je ne veux pas l’aborder parce que vous imaginez bien quelle est ma position », a expliqué M. Lopez Obrador à la presse lors d’un déplacement dans l’Etat de Sonora (nord), limitrophe avec les Etats-Unis.

« Nous allons les convaincre que le problème migratoire ne se résout pas en construisant des murs ou en utilisant la force, c’est un travail diplomatique fait de respect, nous n’allons pas nous battre avec le gouvernement des Etats-Unis, nous n’allons pas nous battre avec le président Donald Trump », a-t-il ajouté.

Vétéran de gauche, M. Lopez Obrador a remporté une large victoire lors de l’élection présidentielle du 1er juillet et doit prendre ses fonctions le 1er décembre.

Les autorités américaines ont annoncé samedi le début de la construction à El Paso, au Texas, d’un mur de plus de 5 mètres de haut, qui s’étendra sur une portion de près de 6,5 kilomètres de long.

« Je cherche à obtenir un bon accord, je veux convaincre, je veux expliquer quel est notre plan pour atténuer le phénomène migratoire », a ajouté « AMLO ».

La construction de ce mur le long de la frontière avec le Mexique pour stopper l’immigration illégale est l’une des promesses de campagne les plus controversées de Donald Trump. Au niveau législatif, elle reste pour l’instant au point mort, suscitant l’agacement du président américain.

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 11h11)

Congo: Le ministre Jean Dello s’en est allé

septembre 22, 2018

 

Ministre Jean Dello, député de Mvouti
Ministre des Postes et télécommunications de 1997 à 2003 et ancien député de Mvouti, Jean Dello est décédé dans la nuit de vendredi à samedi 22 septembre.

Chercheur en ethnolinguistique, écrivain et homme politique, Jean Dello est né le 5 avril 1940 dans le canton de Banda, district de Mvouti auquel il est resté très attaché, au point d’y être élu député.

Jean Dello commence sa scolarité par des études primaires, respectivement à Mpounga, Guéna (actuellement Bilala) et à l’école Saint-François de Pointe-Noire.

Il poursuit ses études au collège Chaminade à Brazzaville, puis à l’école normale de Dolisie, dont il en sort instituteur. Ses premiers pas d’enseignant sont effectués à Komono et Sibiti.

Jean Dello se perfectionne ensuite à l’école normale supérieure d’Afrique centrale pour devenir professeur de collège d’enseignement général (CEG). Il obtient ensuite une maîtrise en lettres et civilisations négro-africaines de l’université Paris XIII de Villetaneuse.

Après son DEA à Paris IV La Sorbonne, il obtient, en 1983, un doctorat en ethnolinguistique à l’université de Nice1. Après ses postes d’enseignant, Jean Dello a travaillé pour l’office de gestion des étudiants et stagiaires congolais (OGES) à Paris, puis à l’office de recherche scientifique des territoires d’Outre-Mer (ORSTOM) de Pointe-Noire.

Afin de promouvoir la langue vili sur laquelle il a axé nombre de ses recherches en linguistique, Jean Dello a publié de nombreux contes vili.

En tant que romancier, Jean Dello a publié entre autres ouvrages, Le miroir du vent ; Les dangers du désir ou encore Le pardon.

Il est aussi l’auteur de plusieurs publications scientifiques axées sur la linguistique.

L’homme qui a mené une vie bien remplie quitte la terre des hommes à 78 ans.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Gabon: la CPI n’ouvrira pas d’enquête sur les violences post-électorales de 2016

septembre 22, 2018

La police gabonaise sur les dents, le 1er septembre 2016 à Libreville, suite aux violences post-électorales. © Joel Bouopda/AP/SIPA

Le gouvernement gabonais s’est réjoui samedi de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales de 2016 au Gabon.

« Le gouvernement gabonais se réjouit de cette décision juste et courageuse de la CPI qui confirme la version des faits donnée par le gouvernement dans sa saisine de la CPI », a indiqué le samedi 22 septembre le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou dans un communiqué transmis à l’AFP, ajoutant que le Gabon « réitère sa croyance en l’institution, au moment où elle est bousculée » par l’administration américaine.
Vendredi, la CPI a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté dans le pays en 2016.

La présidentielle avait donné lieu à des violences meurtrières après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, un résultat contesté par son principal adversaire Jean Ping et mis en doute par des observateurs internationaux.

Fin septembre 2016, le gouvernement gabonais avait saisi la CPI pour des « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » de la part de certains opposants.

L’opposition et la société civile avaient également saisi la Cour pour « crimes contre l’humanité », accusant les forces de l’ordre d’exactions lors de la manifestation du 31 août 2016, suivie d’un bombardement du QG de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre, et de plusieurs actes de répression par des milices armées en septembre.

Législatives et locales en ligne de mire

En juin 2017, la CPI avait achevé une mission préliminaire au Gabon, mandatant trois experts à Libreville afin d’examiner des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG.

Par sa décision, la Cour vient aussi de « rejeter toutes ces accusations du gouvernement », note Marc Ona, porte-parole de la société civile gabonaise, joint par l’AFP.

La CPI a expliqué sa décision  de ne pas ouvrir d’enquête vendredi soir, par le fait que les « conditions juridiques » ne sont « pas remplies ».

Dans son communiqué, la CPI note que ses conclusions « ne sauraient en aucun cas masquer la gravité des actes de violence et des violations des droits de l’homme qui semblent avoir été commis au Gabon lors de la crise post-électorale ».

Les autorités gabonaises appellent par ailleurs à des élections « libres, apaisées et démocratiques » pour les législatives et les locales prévues en octobre.

Jeuneafrique.com  par AFP