Archives d’Auteur

Venezuela: Maduro accuse l’opposition de refuser le dialogue

avril 30, 2017

Le 29 avril 2017 à Caracas, marche en hommage à un étudiant tué par une grenade lacrymogène le 26 avril / © AFP / JUAN BARRETO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé dimanche l’opposition de refuser le dialogue, tout en se félicitant de la proposition du pape François, qui s’est dit la veille disposé à intervenir dans la crise qui secoue le pays sud-américain.

« Si je dis +dialogue+, ils (l’opposition) partent en courant, ils ne veulent pas de dialogue. Hier, ils s’en sont pris au pape François. Moi, je respecte les déclarations du pape François », a déclaré le chef de l’Etat lors de son émission hebdomadaire.

Dans l’avion qui le ramenait d’Egypte samedi soir, le pape a assuré que le Vatican était disposé à intervenir comme « facilitateur » au Venezuela.

« Je crois que cela doit se faire avec des conditions. Des conditions très claires », a déclaré le pape, sans pour autant les préciser. Il a estimé que l’opposition était « divisée » sur cette possibilité de reprendre les négociations avec le gouvernement chaviste, du nom du défunt président vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013).

En décembre, la coalition d’opposition de la MUD (Table pour l’unité démocratique, centre droit) avait gelé les négociations entre le gouvernement et les antichavistes, organisées depuis octobre sous l’égide du Vatican et de l’Union des nations sud-américaines (Unasur).

La vague de manifestations hostiles à M. Maduro entre lundi dans son deuxième mois et les violences autour de ces rassemblements ont fait déjà une trentaine de morts. Pour marquer le premier mois de sa mobilisation, l’opposition a appelé à de nouvelles manifestations au coeur de Caracas et dans tout le pays lundi.

M. Maduro a aussi annoncé dimanche une nouvelle hausse du salaire minimum de 60%: « J’ai décidé cette troisième hausse salariale de 2017 en raison du 1er mai ».

Le salaire minimum s’élèvera désormais à un peu plus de 65.000 bolivars, soit 90 dollars au taux de change officiel le plus élevé, ou 15 dollars au marché noir.

L’aide alimentaire, versée avec le salaire, passe elle à 135.000 bolivars (188 dollars au taux officiel et 31 au marché noir).

Le Venezuela traverse une grave crise économique, liée à la chute des cours du pétrole – son unique richesse -, qui a fait exploser l’inflation (720% en 2016 selon le FMI) et vidé supermarchés et pharmacies.

Le chef de l’Etat accuse l’opposition de droite d’aggraver la situation en déclarant une guerre économique au gouvernement avec le soutien des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2017 00h05)

Mali: l’armée française a tué ou capturé une vingtaine de jihadistes

avril 30, 2017

Des militaires maliens lors d’une visite du président français François Hollande à Gao, le 13 janvier 2017 / © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de jihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l’état-major dans un communiqué.

« Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d’une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao », a-t-il indiqué.

Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d’abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d’une récente opération dans la forêt, considérée comme une refuge de groupes terroristes armés.

C’est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d’Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs.

Deux hélicoptères d’attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser de commandos montagne par hélicoptère Caïman.

« Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d’opération », a ajouté l’état-major.

« De l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d’engins explosifs ont été découverts en quantités importantes » et détuits, a-t-il poursuivi.

La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie).

Elle a pour mission « d’appuyer les forces armées des pays partenaires » dans leur lutte contreterroriste et de « favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises », souligne le communiqué.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l’intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d’une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux jihadistes ont été tués, huit capturés et « plusieurs dizaines de suspects » remis aux autorités burkinabés, selon l’état-major français.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2017 23h58)

RDC : à Lusanga, les fantômes d’Unilever au Congo-Zaïre

avril 30, 2017

Dans le camp de Kigangu à Lusanga, l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, pris en photo le 22 avril 2017, subsistent des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruines. © Junior D. KANNAH/AFP

Souvenirs douloureux des travaux forcés et des brimades, mais aussi nostalgie d’une prospérité perdue s’entrechoquent à Lusanga, ancien foyer de l’empire disparu de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever en République démocratique du Congo.

De l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, subsistent aujourd’hui des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruine.

La cité est apparue après l’attribution, en 1911, dans ce qui était alors le Congo belge, d’immenses concessions de forêts de palmiers sauvages Elaeis à l’entrepreneur anglais William Lever, dont la société Lever Brothers donnera naissance moins de deux décennies plus tard à Unilever, aujourd’hui mastodonte international de l’industrie agroalimentaire et cosmétique.

Si l’entreprise qui « commença à fabriquer du savon à échelle industrielle (…) a pu se développer pour devenir la multinationale Unilever, elle le doit en partie au Congo », rappelle l’historien belge David van Reybrouck dans son livre « Congo, une histoire », mais ce pan du développement de la société est totalement occulté sur les pages du site internet Unilever consacrées à l’histoire de la firme.

Est-ce parce que les Huileries du Congo belge (HCB) – Plantations Lever au Congo (PLC) après l’indépendance de 1960, puis Plantations Lever au Zaïre (PLZ) lorsque le pays changera de nom sous l’impulsion du dictateur Mobutu en 1971 – n’ont pas laissé qu’un bon souvenir ?

Dans cette localité d’environ 15.000 habitants, aujourd’hui dépourvue de la moindre infrastructure, sans électricité ni eau potable, on s’approprie le récit des générations précédentes et de leurs souffrances sous le joug colonial.

Car si William Lever « était réputé pour ses réalisations sociales en Angleterre », écrit le professeur Henri Nicolaï dans la revue géographique belge Belgeo en 2013, le « système huilier » du Congo belge fut « un système de contraintes » qui s’écroulera après l’indépendance, « lorsque l’économie huilière (sera) débarrassée des abus qui l’avaient entachée ».

Révolte 

À l’époque coloniale, « on nous recrutait de force en complicité avec le chef du village pour venir couper les noix de palme », raconte à l’AFP comme s’il l’avait vécu, Séverin Mabanga, ancien des PLZ recruté en 1974. « On mettait le feu au pied du palmier pour que l’apprenti-coupeur ne tente pas de descendre de l’arbre » avant d’avoir achevé sa tâche, ajoute ce chef de quartier de 65 ans reconverti dans la vannerie.

Les ouvriers agricoles, souvent déplacés de leurs villages du fait d’un manque de main-d??uvre sur place, étaient contraints à un travail risqué (grimper sans assurance sur des troncs lisses dépassant dix mètres de haut pour y cueillir de lourds régimes de noix de palme) pour un salaire de misère.

En 1929, la crise économique mondiale fait chuter les cours de l’huile de palme. Unilever répercute une partie des pertes induites sur les salaires. Combinée à un fort ressentiment contre l’administration coloniale, la colère suscitée par cette mesure va donner lieu localement en 1931 à la plus grosse révolte de l’histoire du Congo belge, matée par une répression impitoyable ayant fait des centaines de morts.

Après l’indépendance, les plantations industrielles de Lusanga et de sa région s?essoufflent, du fait d’une baisse de rendement des palmiers, de la concurrence de la production d’Asie du Sud-Est, et surtout de la « zaïrianisation », la politique de confiscation des entreprises étrangères décidée par Mobutu en 1973, relève le Pr. Nicolaï.

À la suite de négociations, Unilever recouvre l’intégralité de son outil de production en 1977. La multinationale décide alors de se concentrer sur le marché intérieur (tant pour l’alimentation que pour la fabrication de savon), mais la concurrence d’une huile artisanale de moins bonne qualité vendue bien moins chère dans un environnement de déliquescence économique finissent par avoir raison de la rentabilité.

Unilever se désengage progressivement et cède l’intégralité de ses actifs restants dans le pays en 2009 après les deux guerres ayant ravagé le Congo entre 1996 et 2003.

« Soins gratuits » 

« À l’époque des PLZ on était très bien, il n’y avait pas autant de souffrance » qu’aujourd’hui, témoigne Nzuzi Mafola, 41 ans, reconverti en agriculteur après 15 ans de salaires impayés comme enseignant.

« Il y avait beaucoup d’activités économiques, la population s’y retrouvait », reconnaît Thomas-Michel Mondenge, responsable administratif de la région.

Le chef Mabanga se souvient que « les soins médicaux étaient gratuits » et qu’on « avait de quoi payer les études des enfants ».

Dans les décennies 1970-1980, les enfants des employés des PLZ envoyés en colonies de vacances à Kinshasa suscitaient la convoitise des habitants de la capitale, mais aujourd’hui, à Lusanga, on construit davantage en torchis qu’en dur.

Certains anciens des PLZ veulent encore croire au miracle. « Nous sommes restés pour faire le gardiennage des biens de la société », dit ainsi Mboma Manzanza, qui s’accroche à une promesse de relance des activités par un énième repreneur, une entreprise colombienne selon M. Mondenge.

À l’absence de boutiques, les habitants de Lusanga doivent se rendre à Kikwit, la grande ville à quelque 45 km pour s’approvisionner en produit de première nécessité… pendant que le Congo importe massivement de l’huile de palme.

Jeuneafrique.com

Tunisie: deux jihadistes liés à Al-Qaïda tués lors d’une opération antiterroriste

avril 30, 2017

Sidi Bouzid (Tunisie) – Un jihadiste lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s’est fait exploser dimanche et un autre a été tué par les forces de l’ordre lors d’une opération antiterroriste en Tunisie, a annoncé la Garde nationale.

Il s’agit de « deux éléments terroristes » dont l’un, « probablement étranger », était un dirigeant de la Phalange Okba Ibn Nafaa, en lien avec Aqmi, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Garde nationale (gendarmerie), Khalifa Chibani.

Un assaut a été lancé plus tôt dans la journée contre une maison à Sidi Bouzid (centre), après « des semaines » de surveillance, a-t-il dit.

Selon M. Chibani, « les unités de la Garde nationale avaient capté des contacts entre la phalange Okba Ibn Nafaa et des personnes à l’intérieur de la ville de Sidi Bouzid. »

Pendant l’assaut, l’un des jihadistes « a été touché (par balle) et s’est fait exploser », a-t-il poursuivi.

L’autre portait également une ceinture d’explosifs mais a été abattu avant de pouvoir l’actionner, après un échange de tirs avec les forces de sécurité.

Comme souvent pendant ce genre d’opérations, des habitants du quartier se sont rassemblés près du cordon policier pendant l’assaut, criant des encouragements aux forces de l’ordre, selon un journaliste de l’AFP sur place. Des femmes ont lancé des youyous après la fin des échanges de tirs.

Le groupe « planifiait des opérations terroristes pendant le ramadan », mois de jeûne sacré musulman qui commence fin mai, selon M. Chibani.

« Ces deux terroristes étaient recherchés », a indiqué le chef du gouvernement Youssef Chahed à des journalistes.

Trois personnes soupçonnées de liens avec le groupe ont été arrêtées et les recherches d’autres éventuels complices se poursuivent.

La Phalange Okba Ibn Nafaa, active dans les montagnes du centre-ouest tunisien, à la frontière avec l’Algérie, a revendiqué plusieurs attaques meurtrières contre les forces armées tunisiennes.

Depuis sa révolution en 2011, la Tunisie fait face à l’essor d’une mouvance jihadiste responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats, de policiers, de touristes mais aussi des civils.

Le pays a été le théâtre en 2015 et 2016 d’attentats majeurs revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), comme celui qui a tué 38 touristes à Sousse (est) en juin 2015.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme » mais appellent toujours à la vigilance, et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

« La lutte contre le terrorisme reste une priorité nationale et une priorité pour le gouvernement d’union nationale », a affirmé le chef du gouvernement. « La situation sécuritaire est sous contrôle mais les menaces existent toujours. »

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2017 20h35)

France/Cent ans le 1er mai: Danielle Darrieux, la légende d’un siècle

avril 30, 2017

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l'actrice française fête ses 100 ans.

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l’actrice française fête ses 100 ans. Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Lundi, la plus ravissante, la plus émouvante, la plus spirituelle des comédiennes françaises fête son centième anniversaire. Que dire d’une femme éblouissante qui a débuté à 14 ans et peut s’enorgueillir d’une carrière de plus de quatre-vingt ans ? Que dire ? Sinon, lui souhaiter un très bel anniversaire !

Il faudrait être Ronsard et Mallarmé et composer un poème tout en cristal et en légèreté. Il faudrait s’élever très loin dans le ciel pour être à la hauteur de cette femme merveilleuse au sourire toujours radieux qui s’est toujours amusée d’être née le jour où l’on offre du muguet, le 1er mai 1917.

Danielle Darrieux. L’ovale parfait d’un visage, des lèvres charnues et finement ourlées -elle fut boudeuse avant Bardot- un nez droit et fin, des yeux délicatement dessinés sous des sourcils parfaits, un front haut, des cheveux chatains, une voix mélodieuse et ferme. Un rire unique, clair et musical. Et ce sourire, toujours, éclatant, fraternel. Une perfection de beauté classique pimentée d’une espièglerie jamais éteinte. Une beauté accomplie, mais jamais froide.

Pourtant, et c’est l’un des traits les plus impressionnants de la personnalité de cette artiste exceptionnelle, par-delà les fins sourires, les grands rires, les éclats de rire, la joie de vivre apparente, on ne sait quelle gravité a toujours palpité au plus secret de son coeur. Henri Decoin, Max Ophüls, Paul Vecchiali ou Anne Fontaine, pour ne citer ici que quatre cinéastes l’ont parfaitement compris qui savaient que, par-delà la grâce, la vitalité, le bonheur qu’elle dispense de rôle en rôle, il y a, parfois, le voile d’angoisse d’un être qui aura glissé sur les ailes du temps, sans jamais peser. Sans jamais faire reproche à qui que ce soit des blessures infligées -et elle en a reçues, très injustes parfois.

Darrieux joue, Darrieux danse, Darrieux chante. Darrieux illumine les films, les pièces, dans lesquelles elle incarne de très jolies évaporées comme des femmes graves, douloureuses, amoureuses, criminelles. Darrieux est miraculeuse et libre. La petite bordelaise a été très bien élevée et vécu dans un univers où la musique comptait plus que tout. Son père, ophtalmologiste, est mort alors que la petite fille n’avait que sept ans. L’âge de raison, l’âge du chagrin. À Paris, elle étudie le violoncelle et le piano. Le hasard la conduit aux Studios d’Epinay où l’on recherche une jeune adolescente. Elle a quatorze ans. Elle tourne Le Bal avec Wilhelm Thiele. On est en 1931. Elle n’arrêtera plus jusqu’à Pièce montée en 2010 sous la direction de Denys Granier-Deferre pour le cinéma et C’est toi, c’est tout de Jacques Santamaria, pour la télévision.

Cette même année Henry-Jean Servat et Pierrick Bequet tournent un film document exceptionnel, Les Trois glorieuses et réunit Michèle Morgan, Micheline Presle, Danielle Darrieux.

Darrieux, cheveux blancs mi-longs, regard pétillant, sourire ravageur, dans la «splendeur de l’âge», comme disait Duras, est la féminité même. Elle est sexy. Elle a 93 ans alors. Elle irradie. Elle réchauffe. Elle fait rire. Elle est naturelle, directe, simple. Et pas simple du tout! Cette grande dame là, cette fée, cette gamine, cette femme fatale, cette coquine, cette légende, cette star, fête donc ses cent ans lundi. Jean-Claude Brialy n’est plus là qui aimait tant la célébrer et concoctait des soirées brillantissimes dans son théâtre des Bouffes Parisiens pour célébrer la merveilleuse qui accueillait hommage et compliments avec un étonnement jamais feint.

Audrey Hepburn, son alter ego

Que dire d’une carrière si longue, si contrastée, si audacieuse aussi? Que dire qui n’appauvrisse pas ce parcours, qui n’assèche pas les eaux cascadantes d’un trajet hors norme? Où qu’on la saisisse elle est séduisante, bouleversante, inattendue, puissante. Danielle Darrieux n’appartient à aucune école, à aucune mode. Elle est Darrieux.

S’il ne fallait retenir qu’un épisode ou deux dans cette vie incroyable, ce serait, en 1932-33, le tournage, sous la direction d’un jeune scénariste de 26 ans, issu d’une grande famille juive autrichienne et qui fuit el’Allemagne nazie, d’un film intitulé Mauvaise graine. Le jeune homme s’est arrêté à Paris sur la route des États-Unis. Le film est tourné à Marseille et sort en 1933. Il est signé Billy Wilder….

Le deuxième épisode serait celui d’une rencontre avec une femme qu’elle admire profondément. En 1970, Danielle Darrieux joue, chante, danse à Broadway . Elle est Coco Chanel dans Coco. Les producteurs ont pensé à Darrieux, star internationale pour reprendre le rôle que Katherine Hepburn a tenu sept mois durant. Darrieux connaît l’Amérique. Elle a séduit Hollywood dès les années trente -un contrat de sept ans avec Universal, qu’elle rompra. Elle est revenue y tourner dans les années cinquante. La voici à Broadway. Hepburn lui passe le flambeau. Darrieux rencontre un alter ego en la personne de Katherine. Elles se reconnaissent, s’entendent. Danielle Darrieux sur Broadway. «Hepburn, c’est mon modèle, mon idole» dit-elle souvent. La critique new yorkaise, l’une des plus vachardes du monde, manque de superlatifs et le public est au rendez-vous. Magistral.

Que dire de plus! Bon anniversaire! Bel anniversaire!

Lefigaro.fr par Armelle Heliot

Turquie: Le propriétaire d’une chaîne en persan tué par balle à Istanbul (presse)

avril 30, 2017

 

Istanbul – Le propriétaire d’une chaîne de télévision en langue persane par satellite a été tué par balle par des inconnus à Istanbul, ont rapporté les médias turcs dimanche.

Le Britannique d’origine iranienne Saïd Karimian, propriétaire du groupe GEM TV, et l’un de ses associés, un Koweïtien, ont été abattus samedi soir dans le quartier huppé de Maslak, a expliqué le quotidien Hurriyet.

Quelques heures après le double assassinat, les médias locaux avaient d’abord indiqué que les victimes étaient « deux Iraniens ».

Dans un communiqué publié sur son compte Facebook, GEM TV a confirmé la mort de M. Karimian sans préciser les circonstances de son décès. « C’est avec un immense chagrin que nous annonçons la mort de Saïd Karimian », ont écrit les responsables de la chaîne.

L’agence koweïtienne officielle Kuna, citant le consul général du Koweït à Istanbul, a de son côté indiqué qu’un Koweïtien avait été tué par balle dans la métropole samedi.

Selon l’agence de presse turque Dogan, les deux hommes se trouvaient à bord d’une voiture de luxe à Maslak, sur la rive européenne de la ville, quand une jeep leur a bloqué la route.

Les agresseurs sont sortis de leur véhicule et ont ouvert le feu. Ils ont ensuite pris la fuite et leur voiture a été retrouvée calcinée dans un autre quartier.

GEM TV est basée à Dubaï et propose à un public persanophone des émissions occidentales qui ne sont pas visibles en Iran.

Le groupe est en plein essor. Il a ouvert de nouvelles chaînes et a récemment recruté de nombreux artistes iraniens.

Téhéran accuse les chaînes par satellite qui diffusent des émissions américaines et des feuilletons turcs de tenter d’occidentaliser le mode de vie des Iraniens.

D’après des médias iraniens conservateurs, M. Karimian aurait été lié par le passé au Moudjahidine du peuple, une organisation d’opposition au pouvoir iranien considérée comme « terroriste » par l’Union européenne jusqu’en 2008 et par les Etats-Unis jusqu’en 2012.

Selon l’agence Mizanonline, M. Karimian aurait été avec les Moudjahidine du peuple dans le camp d’Achraf, au nord de Bagdad, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

De son côté, l’agence iranienne Fars indique qu’il aurait passé huit ans à Achraf avant d’aller en Suisse en 1996.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), dont les Moudjahidine du peuple sont la principale composante, a rejeté ces allégations et accusé les médias iraniens de retoucher les photos qu’ils les diffusent.

Le CNRI a attribué l' »assassinat » de M. Karimian au régime iranien qui, affirme-t-il, essaie d’en faire porter la responsabilité aux Moudjahidine du peuple.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2017 16h31)

Congo/Pool: désastre humain et gouffre financier

avril 30, 2017

 

En plus d’être un désastre humain à cause de nombreuses vies innocentes décimées et la perte inutile d’officiers des FAC et de soldats, le conflit au Pool est un gouffre financier.

95 millions de FCFA par jour. Cela représente le coût de déploiement des hélicoptères dans le pool (carburant, munitions, primes des pilotes).

Pendant ce temps les militaires au sol dont la prime quotidienne est de 1000 FCFA par jour ne la perçoive pas tous les jours. Il leur arrive de passer une semaine sans toucher les fameux 1000 FCFA. Sans le sou, ils vivent alors de vol, racket et pillage…

– 1000 FCFA par jour pour nos soldats. C’est le prix de la mort. Voilà comment sont rémunérés les hommes de rang qui sont tombés récemment.

– 1000 FCFA pour tomber sous les balles des résistants ninjas pendant que le colonel Edgar Nguesso et les nombreux rejetons Nguesso se la coulent douce à Brazzaville ou dans les salons feutrés en Europe.

– 1000 FCFA pour ces pères de famille qui rentreront estropiés dans leur foyer. Que ce pauvre soldat aille expliquer à son fils qu’il a perdu une jambe, une main, un œil au combat, non pas pour protéger le pays mais pour servir le viol de la constitution et la fraude électorale de Sassou.

– 1000 FCFA. Les veuves et parents de militaires doivent savoir que leurs époux et enfants sont, disons-le et ne nous voilons pas la face, de pauvres types et des traîtres à la Nation qui les ont abandonnés pour le tarif d’une course de taxi.

Allez leur dire!

Ci-dessous photo authentique de soldats tombés dans le Pool obtenue de source militaire.

Des officiers des FAC sont avec BrazzaNews.

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr

La tontine, ou le micro-crédit au féminin, fait recette au Sénégal

avril 30, 2017

 

La Sénégalaise Ndèye Khari Pouye et son élevage de poulets, le 16 mars 2017 à Grand-Mbao / © AFP / SEYLLOU

Après des mois d’attente, la Sénégalaise Ndèye Khari Pouye touche la cagnotte de la tontine, qui lui permettra de nourrir son élevage de poulets. Assise sur une natte à même le sol, l’heureuse élue cache mal son sourire.

Le bonheur de cette quinquagénaire, entourée par des femmes en boubou, est partagé par l’assistance, des habitantes de Médina, un quartier de la commune de Grand-Mbao à la périphérie de Dakar.

« C’est mon tour. Je viens de remporter les 300.000 FCFA de la tontine », précise Ndèye Khari Pouye, soit un peu plus de 450 euros.

Comme dans beaucoup d’autres pays africains, de très nombreuses Sénégalaises participent à une tontine pour financer leurs projets. Ce système d’épargne collective tournante, où chacun cotise et reçoit à tour de rôle, permet de surmonter les difficultés d’accès au crédit ou de taux d’intérêt dissuasifs. Ancré de longue date dans la culture africaine, il est largement le fait des femmes, mais des tontines mixtes existent aussi.

« La tontine est la seule façon d’économiser mon argent. Les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés », confie Ndèye Binta Ndoye, qui participe à quatre tontines en même temps, dont celle de « tante Fatou », dans un autre quartier de Grand-Mbao.

De plus, « les institutions financières te font signer des tonnes de papiers, même des choses que tu ignores. Pour une analphabète comme moi, c’est trop compliqué », ajoute cette coiffeuse de profession, qui confie n’avoir « pas fait l’école ».

Femmes plus ambitieuses

Toutes les générations se côtoient et l’ambiance est bon enfant. Sur des chaises ou à même le sol avec des nourrissons dans les bras pour certaines, à tour de rôle, les femmes plongent leurs billets d’argent dans une calebasse.

« Chaque membre cotise 2.000 FCFA (environ 3 euros). On réunit la somme de la cagnotte qui est de 500.000 FCFA (environ 760 euros) et on la remet » à un gagnant chaque jeudi, explique « tante Fatou », de son vrai nom Fatou Cissé, gérante de cette tontine qui compte 250 membres et dure cinq ans.

Si dans certaines tontines l’argent est remis en mains propres, dans d’autres il peut être versé par un système de paiement par téléphone mobile, d’un usage devenu courant au Sénégal.

« Du temps de nos mères et grand-mères, les personnes du même âge se réunissaient pour former une tontine. L’argent qu’elles gagnaient servait aux fêtes familiales, comme les baptêmes », indique Fatou Cissé, une institutrice à la retraite.

« Maintenant, les femmes sont plus ambitieuses. Nous avons pris conscience que le gaspillage dans des cérémonies ne servait à rien et qu’il fallait investir (l’argent de la tontine) dans une entreprise durable », souligne Ndèye Binta Ndoye.

« Je suis la première femme d’un foyer polygame. Mon mari a entamé la construction de la maison et a eu des difficultés financières. Il nous a demandé, à ma coépouse et moi, de terminer » les travaux, dit-elle.

« Grâce à la tontine, j’ai construit trois chambres et un salon. J’attends de remporter encore une cagnotte pour construire le reste. Si les tontines n’existaient pas, je serais contrainte de contracter un crédit à la banque », poursuit la coiffeuse.

A Grand-Mbao, la seule autre solution de crédit est un réseau mutualiste qui exigerait une caution représentant 20% du prêt et un taux d’intérêt de 1,77%, avec un délai de remboursement de dix mois, selon une source proche du dossier.

Système de discipline collective

La tontine sert non seulement à lancer des projets, mais aussi à maintenir à flot des entreprises en difficulté, comme l’activité d’aviculture de Mame Ngoné Cissé.

« J’ai subi des pertes énormes au début de mon projet. Mais grâce à l’argent de la tontine, j’ai pu redémarrer mon activité. Dieu merci, mon business se porte bien », témoigne-t-elle.

Les tontines ont des comités de gestion, formés de cinq à huit personnes sachant lire et écrire, parmi de nombreuses partenaires illettrées.

Elle a beau n’avoir jamais étudié la comptabilité, c’est à Mané Niang, qui a arrêté ses études en première année de collège, que revient la lourde tâche de compter et recompter les billets de la tontine du quartier de la Médina.

« Je ne me trompe presque jamais dans le comptage de l’argent (…) J’appelle le nom d’une personne et elle vient déposer l’argent dans la calebasse. On calcule ensuite ensemble la somme. Nous vérifions toujours à l’aide d’une calculette », rassure-t-elle.

Pour renforcer la confiance et la transparence, des mesures sont prises. Par exemple, celle qui garde la caisse de la tontine ne réside pas dans le même domicile que celle qui en a la clef.

Des systèmes d’amende et de punitions symboliques sont également prévus pour pousser les membres à cotiser régulièrement.

« Une membre qui accuse un retard paie une amende de 200 FCFA. Et si elle persiste dans son retard, on la rétrograde sur la liste des prochaines gagnantes de la cagnotte. Il arrive même qu’on ne lui accorde pas de prêt jusqu’à ce que sa cotisation à la tontine redevienne normale », explique la gestionnaire du quartier de Médina, Mané Niang.

Mais la sanction de tout manquement aux obligations collectives est surtout d’ordre social.

« Culturellement, nous les femmes accordons beaucoup d’importance à la dignité et notre image face à la société », souligne Awa Cissé, à la tontine de « tante Fatou ». « On n’ose pas +manger l’argent+ des tontines sans payer: sinon tu vas en entendre parler jusqu’à tes petits-enfants… »

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2017 12h25)

Colombie : 20 morts dans l’effondrement d’un immeuble en construction

avril 29, 2017

Bogota – Au moins 20 personnes sont mortes après l’effondrement d’un immeuble en construction dans le nord de la Colombie, ont annoncé samedi les autorités locales.

Un précédent bilan faisait état d’au moins 17 morts.

Jusqu’à présent, les secouristes sont parvenus à dégager 41 personnes des décombres du bâtiment situé à Carthagène-des-Indes. L’accident, qui s’est produit jeudi, a également fait au moins 23 blessés, dont 16 sont hospitalisés, selon la mairie de cette ville de la côte caribéenne.

Selon le maire Manolo Duque, les exploitants avaient un « faux permis de construire ».

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête vendredi pour déterminer les causes de l’effondrement de cette structure de six étages, dont les deux premiers étaient habités, a indiqué à l’AFP le chef des secours de la Croix-Rouge colombienne, César Uruena.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 20h43)

Venezuela: le pape pose des conditions pour intervenir

avril 29, 2017

A bord de l’avion papal – Le pape François a assuré samedi, dans l’avion qui le ramenait d’Egypte, que le Saint-Siège était disposé à intervenir comme « facilitateur » face à la crise au Venezuela, mais « avec des conditions claires ».

« Je crois que cela doit se faire avec des conditions. Des conditions très claires », a déclaré le pape, interrogé sur la manière dont le Vatican pourrait aider à faire cesser les violences qui ont fait déjà une trentaine de morts en un mois de manifestations hostiles au président socialiste Nicolas Maduro.

« Il y a eu une intervention du Saint-Siège à la demande forte des quatre présidents (quatre anciens dirigeants espagnol, dominicain, panaméen et colombien) qui travaillaient comme facilitateurs. Cela n’a pas marché. Car les propositions n’étaient pas acceptées, elles se diluaient, c’était un +oui, oui mais non, non+ », a-t-il rappelé.

« Je sais qu’en ce moment, ils insistent, je ne sais pas bien d’où, je crois que ce sont les quatre présidents, pour relancer la facilitation. Ils cherchent l’endroit », a-t-il ajouté, relevant qu’une partie de l’opposition n’en voulait pas.

« Tout ce qui peut être fait pour le Venezuela, il faut le faire, avec les garanties nécessaires », a-t-il expliqué.

Il n’a pas précisé quelles étaient selon lui ces conditions, mais son secrétaire d’Etat, Pietro Parolin, ancien nonce apostolique au Venezuela, en avait évoqué quatre en décembre: établissement d’un calendrier électoral, libération des opposants détenus, ouverture à l’aide sanitaire étrangère et rétablissement des prérogatives du Parlement.

Dans ce pays pétrolier en profonde crise économique, où sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de M. Maduro, l’opposition multiplie depuis un mois les manifestations pour obtenir des élections générales anticipées.

Interrogé sur les tensions autour des ambitions nucléaires de la Corée du Nord, le pape a insisté sur la nécessité « d’une négociation en vue d’une solution diplomatique ». « Il y a tant de médiateurs dans le monde qui se proposent. La Norvège, par exemple qui est toujours prête à aider », a-t-il relevé.

Reprenant son thème habituel de la « guerre mondiale par morceaux », il a estimé que ces morceaux étaient « concentrés en des points qui déjà étaient chauds. En Corée aujourd’hui, il semble que cela se soit trop réchauffé ».

Jorge Bergoglio s’est également dit prêt à rencontrer Donald Trump à l’occasion du passage du nouveau président américain fin mai en Italie pour le G7 de Taormina (Sicile).

« Je n’ai pas encore été informé par la secrétairerie d’Etat qu’il y ait eu une demande. Je reçois tous les chefs d’Etat qui en font la demande », a déclaré le pontife argentin, qui avait assuré lors d’un autre vol l’année dernière qu’un homme promettant de bâtir un mur contre les migrants n’était « pas chrétien ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 22h31)