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Trump s’en prend avec virulence à la France et à Macron

novembre 13, 2018

Montage photo réalisé le 13 novembre 2018 des présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM, Etienne LAURENT

Le président américain Donald Trump a raillé sur Twitter mardi la « très faible cote de popularité » de son homologue français, dans une série de messages assez agressifs contre son allié, deux jours après son retour de Paris pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

« Le problème est qu’Emmanuel Macron souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10% », a écrit le locataire de la Maison Blanche.

« Il n’y a aucun pays plus nationaliste que la France, des personnes très fières-à juste titre », a-t-il poursuivi avant d’écrire, dans un autre tweet et en lettres capitales, « MAKE FRANCE GREAT AGAIN », en écho à son slogan de campagne, « Rendre à l’Amérique sa grandeur ».

La présidence française s’est refusée à commenter cette série de tweets.

Le président américain a tweeté à cinq reprises mardi à propos de la France et d’Emmanuel Macron, ironisant sur l’occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale pour justifier son opposition à la création d’une armée européenne et s’en prenant aux pratiques commerciales de son allié historique.

Une série de tweets acerbes, en contraste avec la proximité affichée autrefois par les deux hommes, notamment au cours de la visite d’Etat de M. Macron à Washington en avril.

« Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l’Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Mais c’était l’Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale », a écrit le président américain après avoir passé le weekend en France pour commémorer, avec de nombreux chefs d’Etat, le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

« Comment ça a marché pour la France? Ils commençaient à apprendre l’allemand à Paris avant que les Etats-Unis n’arrivent », a-t-il ironisé, faisant référence, sur un ton moqueur, à l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le président Macron a proposé la semaine dernière la création d’une « véritable armée européenne » pour protéger le Vieux Continent. Il a également évoqué la nécessité de se « protéger de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d’Amérique » dans le domaine du cyberespace.

Vendredi, à peine arrivé à Paris pour ces commémorations, il avait déjà dénoncé, avec virulence sur Twitter, cette idée du président français.

Dans sa série de message, M. Trump a également tenu à justifier l’annulation samedi d’un déplacement prévu au cimetière américain de Bois Belleau, dans le nord de la France en raison du mauvais temps, une décision qui avait suscité interrogations et critiques.

« Quand l’hélicoptère ne pouvait pas voler pour le premier cimetière en France à cause d’une visibilité proche de zéro, j’ai suggéré la voiture. Le Secret Service (le service de protection de la Maison Blanche) a répondu NON », a écrit M. Trump.

Le dirigeant américain s’en est aussi pris, sur le terrain commercial, à la France.

« Le problème est que la France rend la tâche très difficile aux Etats-Unis de vendre son vin en France et applique des tarifs élevés alors que les Etats-Unis rendent ça facile pour les vins français et appliquent de très bas tarifs », a-t-il accusé, appelant au changement.

Romandie.com avec(©AFP / (13 novembre 2018 15h20)

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Déclarations de Michaëlle Jean sur le procès de Diane Rwigara : « Notre système judiciaire opère librement », répond Kagame

novembre 12, 2018

Le président rwandais Paul Kagame, lors des commémorations du génocide des Tutsis au Rwanda, en 2014 à Kigali. © Ben Curtis/AP/SIPA

Le président rwandais Paul Kagame a répondu ce dimanche 11 novembre à Paris à de récentes déclarations de la secrétaire générale sortante de l’OIF, Michaëlle Jean, commentant le procès d’une opposante rwandaise, Diane Rwigara.

Le 8 novembre, la Canadienne Michaëlle Jean, encore en fonctions mais bientôt remplacée à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) par la Rwandaise Louise Mushikiwabo, a tweeté : « Suivons avec la plus grande attention le procès intenté au #Rwanda contre l’activiste en faveur de la liberté d’expression #DianeRwigara et de sa mère libérées provisoirement début octobre, accusées devant un tribunal de Kigali d’incitation à l’insurrection ».

Elle faisait référence au fait que le parquet rwandais avait le 7 novembre requis 22 ans de prison contre Diane Rwigara, 37 ans, opposante et critique du président Kagame accusée d’incitation à l’insurrection et de falsification de documents, des charges qu’elle conteste vigoureusement.

Le tweet avait déjà été commenté depuis Kigali comme un acte opportuniste – notamment par Olivier Nduhungirehe, le secrétaire d’État au ministère rwandais des Affaires étrangères en charge de l’East African Community -.

Réaction de Kagame

Le parquet rwandais a également demandé 22 ans de réclusion contre sa mère, Adeline Rwigara, « pour incitation à l’insurrection et promotion du sectarisme ». « Notre système judiciaire opère librement, tout le monde devrait le savoir (…) Cette question n’a rien à voir avec la Francophonie », a déclaré le président rwandais Paul Kagame à un journaliste de l’AFP qui l’interrogeait à propos du tweet de Jean.

Kagame s’exprimait en marge du Forum de Paris sur la paix, organisé dimanche 11 novembre après la cérémonie de commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale qui s’est tenue dimanche matin dans la capitale française et à laquelle le président rwandais a participé aux côtés de plus de 70 chefs d’État et de gouvernement.

La candidature à l’élection présidentielle de 2017 de Diane Rwigara avait été invalidée par la commission électorale. Elle a à plusieurs reprises accusé le gouvernement rwandais de maquiller les chiffres de l’économie pour les enjoliver. Kagamé a été réélu le 4 août 2017 pour un nouveau mandat de sept ans avec près de 99% des voix. Une réforme de la Constitution adoptée par référendum fin 2015 lui permet de potentiellement diriger le pays jusqu’en 2034.

Le français dans les écoles rwandaises

La candidature du Rwanda à la tête de l’OIF – dont l’une des missions est de contribuer au renforcement de la gouvernance démocratique, de l’État de droit et du rôle de la société civile – avait suscité des critiques. Kigali avait aussi donné l’impression de s’éloigner de la France en remplaçant en 2008 le français par l’anglais comme langue d’enseignement obligatoire à l’école, puis en rejoignant le Commonwealth en 2009. Interrogé à ce sujet, le président Kagame a déclaré dimanche à l’AFP que « le français n’avait jamais disparu des écoles rwandaises et que son enseignement continuerait. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo-Brazzaville: un taximan retrouvé mort

novembre 12, 2018
Un taximan a été retrouvé mort dans son véhicule vers la corniche de la cité scientifique ( ex Orostom).

La crise que traverse le CONGO n’arrange pas les populations.

 

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Avec Brazzanews.fr

Bijoux et cheveux de Marie-Antoinette aux enchères à Genève

novembre 12, 2018

Un collier de perles et de diamants, des boucles d’oreille et une broche de diamants ayant appartenu à la Reine de France Marie-Antoinette, lors d’une présentation le 19 octobre 2018 de bijoux vendus aux enchères par Sotheby’s à Londres / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

De fabuleux bijoux de Marie-Antoinette dont une bague en diamants renfermant une mèche des cheveux de la reine seront mis aux enchères mercredi à Genève par Sotheby’s, après avoir été gardés loin des yeux du public depuis deux siècles.

Ces dix bijoux qui proviennent d’une collection de la famille Bourbon-Parme ont fait le tour du monde au cours de ces dernières semaines, à l’occasion d’expositions publiques ayant permis aux amoureux de la haute-joaillerie d’admirer pour la première fois ces bijoux historiques.

Le clou de la vente pourrait être un superbe pendentif en diamants avec une perle naturelle d’une taille exceptionnelle en forme de poire (26 mm x 18 mm), estimé entre 1 et 2 millions de dollars (entre 888.380 euros et 1,78 millions d’euros).

Parmi les autres lots phares de la collection de la reine figurent aussi de superbes boucles d’oreilles ornées de perles fines estimées entre 200.000 et 300.000 dollars et un collier de perles fines, dont le prix estimé va jusqu’à 70.000 dollars.

« C’est la vente du XXIe siècle », a déclaré à l’AFP Andres White Correal, le directeur des bijoux de Sotheby’s, lors de leur présentation à Londres. « Car comment faire mieux que Marie-Antoinette? et aussi parce qu’il ne reste plus beaucoup de ses bijoux ».

Si certaines reines ont eu davantage de poids politique et historique, Marie-Antoinette avait « de l’allure », selon lui.

L’épouse de Louis XVI possédait de nombreux bijoux en diamants et la vente en compte plusieurs.

Un diadème en diamants Hubner datant de 1912, avec une valeur estimée entre 305.000 et 479.000 euros, lors d’une présentation le 19 octobre 2018 de bijoux de la famille Bourbon Parme vendus aux enchères par Sotheby’s à Londres / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

Parmi ceux-ci se trouve une ravissante broche datant de la fin du XVIIIème siècle, agrémentée d’un magnifique diamant jaune. Le noeud en diamants appartenait à Marie-Antoinette, le diamant jaune ayant été ajouté plus tard. Le bijou est évalué entre 50.000 et 80.000 dollars.

Une bague en diamants contenant une mèche des cheveux de la reine sera aussi proposée à la vente, évaluée entre 8.000 et 10.000 dollars.

Marie-Antoinette appréciait également la haute horlogerie, comme en témoigne une montre de poche dont le boîtier est gravé des initiales MA et de trois fleurs de lys (estimation entre 1.000 et 2.000 dollars).

– Habsbourg et Ducs de Parme –

Avant de tenter de fuir la France avec Louis XVI et ses enfants, Marie-Antoinette avait envoyé ses bijoux à Bruxelles, puis ceux-ci avaient été transmis à des proches en Autriche, sa patrie d’origine.

Arrêtés à Varennes, Louis XVI et Marie-Antoinette ont été guillotinés en octobre 1793 et leur fils Louis XVII est mort en captivité. Seule rescapée de la Révolution française, leur fille, Marie-Thérèse de France, a été libérée en décembre 1795. A son arrivée à Vienne, l’empereur d’Autriche lui avait remis les bijoux de sa mère, précieusement conservés.

Un diadème en diamants Hubner datant de 1912, avec une valeur estimée entre 305.000 et 479.000 euros, lors d’une présentation le 19 octobre 2018 de bijoux de la famille Bourbon Parme vendus aux enchères par Sotheby’s à Londres / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

Sans enfant, elle léguera une partie de ses bijoux à sa nièce et fille adoptive Louise de France, Duchesse de Parme et petite-fille du roi Charles X, qui à son tour, les transmettra à son fils, Robert I, dernier Duc de Parme régnant.

La collection de bijoux proposés aux enchères mercredi par Sotheby’s, tous ayant appartenu à la famille Bourbon-Parme, comprend aussi des pièces ayant appartenu au Roi Charles X, aux Archiducs d’Autriche et aux Ducs de Parme.

La vente comprend ainsi des décorations ayant appartenu au fils de Charles X (le dernier des Bourbons à avoir régné sur la France), Louis Antoine de Bourbon, Duc d’Angoulême qui épousa sa cousine « Madame Royale », surnom donné à Marie-Thérèse, seule fille survivante de la reine.

Véritable chef-d’œuvre de joaillerie, sa décoration de l’Ordre de la Toison d’Or, composée d’or et de diamants, comprend un gros diamant blanc ainsi qu’un saphir entouré de rubis. Elle est estimée entre 300.000 et 400.000 dollars.

Issus d’une autre branche de cette famille d’Europe, de somptueux bijoux ayant appartenu aux Bourbon-Parme d’Autriche seront également à l’honneur, dont un ensemble composé d’une broche et d’une paire de boucles d’oreilles ornées de rubis birmans (estimé entre 150.000 et 250.000 dollars).

Romandie.com avec(©AFP / (12 novembre 2018 13h01)

Présidentielle en RDC: la majorité « prend note » du choix du candidat d’opposition

novembre 12, 2018

Kinshasa – La majorité au pouvoir a pris « note » lundi du choix du député Martin Fayulu comme candidat unique de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre pour succéder au président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.

« La majorité du président Kabila prend note de la désignation du député Martin Fayulu comme candidat commun par une frange de l’opposition », a déclaré à l’AFP Me Tunda ya Kasende, secrétaire général adjoint du parti présidentiel PPRD (parti du peuple pour la reconstruction et le développement).

« Ce choix ne nous inquiète pas, je me demande s’ils auront le temps de se préparer conséquemment face à notre candidat qui dispose d’une équipe qui travaille depuis plusieurs mois », a ajouté Me Tunda.

« L’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) se réserve de tout commentaire à ce stade. Je vais faire une grande déclaration politique au siège du parti aujourd’hui » lundi, a déclaré pour sa part Jean-Marc Kabund secrétaire général du parti historique d’opposition.

De leur côté, des militants mécontents du choix de Martin Fayulu ont manifesté lundi devant les sièges de deux partis d’opposition.

Sous la pluie, des militants de l’UDPS « ont brûlé les effigies et portraits de Félix Tshisekedi ne laissant que ceux du défunt Étienne Tshisekedi. La police est sur place. Toutefois, sur la voie publique, il n’y a eu aucun incident, la circulation est fluide », a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police.

Plusieurs témoins interrogés par l’AFP ont déclaré avoir vu des pneus brûlés devant les sièges de l’UDPS et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de l’ancien président de l’assemblée nationale passé à l’opposition Vital Kamerhe.

A la tête d’un parti qui compte trois députés à l’assemblée nationale, M. Fayulu a toujours refusé la « machine à voter » que l’opposition qualifie invariablement de « machines à tricher, à frauder, à voler ». A la surprise générale, plusieurs responsables de l’UDPS avaient déclaré que leur parti irait aux élections « avec ou sans machine à voter ».

M. Fayulu devrait affronter le 23 décembre Emmanuel Ramazani Shadary, candidat de la majorité, sous le label d’une nouvelle coalition électorale d’opposition mise en place à Genève dénommée Lamuka (Réveille-toi, en lingala et swahili).

Deux fois reportée depuis 2016, la présidentielle de décembre est censée organiser la succession du président Joseph Kabila après 18 ans d’exercice du pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2018 13h26)

Khashoggi: colère de la Turquie accusée de « jeu politique » par la France

novembre 12, 2018

Un homme passe devant un écran projetant le portrait de Jamal Khashoggi lors d’un rassemblement en mémoire du journaliste saoudien assassiné, le 11 novembre 2018 à Istanbul / © AFP / OZAN KOSE

La Turquie a laissé éclater sa colère lundi après que la France eut évoqué un « jeu politique » du président Recep Tayyip Erdogan à propos du meurtre de Jamal Khashoggi et démenti avoir reçu des informations de la part d’Ankara.

Dans une interview à la chaîne de télévision France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a dit ne « pas avoir connaissance » d’un partage d’informations turques, contredisant des déclarations de M. Erdogan.

Interrogé sur l’éventualité d’un mensonge du président turc sur ce point, le ministre français a observé que ce dernier avait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ».

Cette accusation est « inacceptable », a vivement réagi auprès de l’AFP le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun, ajoutant qu’un responsable français avait notamment eut accès à un « enregistrement audio » portant sur le meurtre de Khashoggi.

Le président Erdogan a pour la première fois confirmé officiellement samedi l’existence d' »enregistrements » portant sur le meurtre de Khashoggi, ajoutant qu’Ankara avait partagé ces documents avec plusieurs alliés, dont Washington, Berlin, Paris et Londres.

Si Paris a démenti, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a pour sa part confirmé lundi que les services canadiens avaient écouté les enregistrements en question et avaient été « pleinement informées de ce que la Turquie avait à partager ».

Le ministre des Affaires Etrangères français Jean-Yves Le Drian à Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018 / © AFP/Archives / Ludovic MARIN

L’Allemagne a de son côté évoqué un « échange entre services secrets » allemand et turc, se refusant toutefois à fournir davantage de précisions.

Si M. Erdogan n’a pas donné de détails sur le contenu des enregistrements samedi, la presse proche du pouvoir à Ankara évoque depuis plusieurs semaines un enregistrement audio du meurtre de Khashoggi.

Cette affaire a provoqué un tollé dans le monde entier et terni l’image de l’Arabie saoudite, en particulier du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS ».

– « Renseignement français » informé –

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien critique du pouvoir à Ryad, en particulier de « MBS », a été tué le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul où il s’était rendu pour effectuer des démarches administratives.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit « MBS », lors d’une conférence économique à Ryad, le 23 octobre 2018 / © AFP/Archives / FAYEZ NURELDINE

Plus d’un mois après la mort du journaliste à l’âge de 59 ans, son corps n’a toujours pas été retrouvés. Selon la presse turque, les enquêteurs estiment que les meurtriers ont démembré puis dissous son corps à l’acide.

Depuis le début de l’affaire, le pouvoir turc, qui décrit un « meurtre prémédité » commis par une équipe de 15 agents saoudiens, s’est efforcé de maintenir la pression sur Ryad grâce à des « fuites » dans la presse locale largement reprises par les médias internationaux.

Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Ryad.

« N’oublions pas que cette affaire aurait été totalement étouffée sans les efforts de la Turquie », a déclaré lundi M. Altun.

M. Altun a affimé que « des preuves » avaient été « partagées avec les institutions concernées du gouvernement français », ajoutant que « le 24 octobre, un représentant des services de renseignement français a écouté l’enregistrement audio ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères a rencontré le roi Salmane d’Arabie saoudite, le 12 novembre 2018 à Ryad. Photo de l’Agence saoudienne de presse (SPA). AFP PHOTO / HO / SPA / © SPA/AFP / STRINGER

« S’il y a un problème de communication entre les différentes institutions au sein du gouvernement français, il appartient aux autorités françaises et non à la Turquie de régler ce problème », a-t-il lâché.

L’onde de choc provoquée par le meurtre de Khashoggi a par ailleurs braqué les projecteurs sur la guerre que livre une coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen, au prix d’une catastrophe humanitaire majeure.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a rencontré lundi le roi Salmane à Ryad lundi lors d’un déplacement visant à accentuer la pression internationale sur la monarchie pétrolière.

La veille, le ministre américain Mike Pompeo avait appelé à la « fin des hostilités » au Yémen lors d’un entretien téléphonique avec « MBS ».

Selon la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert, M. Pompeo a également indiqué que son pays allait « demander des comptes à toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Khashoggi », estimant « que l’Arabie saoudite (devait) faire de même ».

Romandie.com avec(©AFP / (12 novembre 2018 15h38)

Canada: Une sénatrice métisse appelle à l’action contre la stérilisation forcée de femmes autochtones

novembre 12, 2018

Yvonne Boyer debout, l'air confiant, dans le bâtiment du Parlement.

Yvonne Boyer, avocate métisse et ancienne infirmière, aujourd’hui sénatrice de l’Ontario. Photo : La Presse canadienne/Adrian Wyld

Meurtre de Khashoggi: Washington demandera des comptes aux responsables, dit Pompeo

novembre 11, 2018

Washington – Les Etats-Unis vont « demander des comptes à toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Khashoggi », a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo au prince héritier saoudien, estimant « que l’Arabie saoudite (devait) faire de même ».

Dans un entretien téléphonique avec Mohammed ben Salmane, dit « MBS », M. Pompeo a également appelé à la « fin des hostilités » au Yémen, a indiqué la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

Il a aussi demandé que « toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit ».

La guerre au Yémen oppose des forces pro-gouvernementales aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa.

En mars 2015, une coalition sous commandement saoudien est intervenue militairement au Yémen en soutien aux forces pro-gouvernementales.

L’Arabie saoudite a été accusée, à plusieurs reprises, de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils.

Vendredi, le Washington Post avait rapporté que les Etats-Unis avaient décidé de cesser de ravitailler les avions de la coalition militaire sous commandement saoudien, mettant ainsi fin à leur soutien le plus concret en trois ans de conflit.

Cette aide est devenue encore plus controversée depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, imputé à de hauts responsables du royaume et qui a terni l’image de Ryad.

Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul. Après avoir d’abord affirmé que le journaliste avait rapidement quitté le consulat, puis soutenu qu’il était mort dans une rixe, Ryad a fini par évoquer une « opération non autorisée » par le pouvoir.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a récemment appelé les belligérants au Yémen à cesser les hostilités, tandis que M. Pompeo a demandé que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par Ryad « dans toutes les zones habitées du Yémen », une reconnaissance en creux des pertes civiles causées par ces bombardements.

Romandie.com avec(©AFP / 11 novembre 2018 21h25)                                                        

RDC: Fayulu candidat-surprise de l’opposition, tensions pré-électorales en vue

novembre 11, 2018

Le candidat commun de l’opposition de RDCongo à la présidentielle, Martin Fayulu (à gauche), le 11 novembre 2018 à Genèven / © AFP / Fabrice COFFRINI

Nouvelles zones de tensions avant les élections prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo, déjà deux fois reportées: l’opposition s’est choisi un candidat unique, Martin Fayulu, en lui demandant de refuser au préalable l’utilisation des « machines à voter » que les autorités commencent déjà à déployer dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, à six semaines jour pour jour des trois scrutins.

« Le combat se poursuit, nous voulons une élection sans machine à voter »: tels ont été les premiers mots après la désignation de l’outsider Martin Fayulu, 62 ans, prétendant à la succession du président Joseph Kabila, qui a renoncé à modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat.

Originaire de l’Ouest, l’ex-cadre du privé passé sous les feux de la rampe pour instaurer un rapport de forces avec le candidat du pouvoir, le très discret ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.

Issu d’un petit parti d’opposition, M. Fayulu a été préféré à Félix Tshisekedi, président du parti historique UDPS et fils de son fondateur Étienne Tshisekedi, lors d’un vote des sept ténors de l’opposition réunis pendant 48 heures à Genève.

Trois autres candidats – M. Tshisekedi, l’ex-président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, et l’ancien ministre, Freddy Matungulu – se déclarent « prêts » à se retirer au profit de M. Fayulu.

(A partir de la gauche): Les dirigeants d’opposition de RDC Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, le président de la Fondation Kofi Annan Alan Doss, Martin Fayulu, Freddy Matungulu, Felix Tshisekedi, Moise Katumbi et Vital Kamerhe tiennent une conférence de presse le 11 novembre 2018 à Genèven / © AFP / Fabrice COFFRINI

Le natif du Bandundu (centre-ouest, dans sa partie lingalophone) a aussi le soutien de l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, dont la candidature a été invalidée, et de l’opposant en exil Moïse Katumbi, qui affirme avoir été empêché de rentrer à Kinshasa pour déposer sa candidature. L’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, a participé également à la réunion de Genève.

Les sept de Genève ont délivré une feuille de route à leur candidat commun, en réaffirmant d’abord leur « détermination » « à participer, dans le cadre de la coalition Lamuka (Se réveiller, en lingala), aux élections prévues le 23 décembre 2018 ».

Cependant, cette coalition « poursuivra sans relâche le combat pour l’abandon de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral et la décrispation politique pour des élections libres, transparentes, inclusives, crédibles et apaisées ».

Dans les six semaines, l’opposition demande donc aussi à la commission électorale de radier plusieurs millions d’électeurs sans empreintes digitales du fichier électoral.

Le candidat de l’opposition de RDC Martin Fayulu parle à la presse le 11 novembre 2018 à Genèven / © AFP / Fabrice COFFRINI

– Et sinon, le boycottage? –
Un paragraphe d’un communiqué de l’opposition va sans doute susciter bien des interprétations dans les prochains jours : « A défaut de l’organisation des élections dans les conditions précitées à la date du 23 décembre, la coalition en appelle au peuple congolais à s’assumer dans le cadre de l’article 64 de la Constitution pour éviter toute parodie d’élections ».

Régulièrement invoqué par l’opposition et la « société civile », cet article prévoit que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». Bref un appel à la désobéissance civile, qui n’a rencontré que peu d’écho ces dernières années.

Dans son communiqué, l’opposition annonce des « manifestations politiques à travers tout le pays » pour des élections sans machine à voter, ainsi qu’un prochain meeting à Kinshasa pour « présenter au peuple congolais le candidat commun de l’opposition ».

RDCongo: Martin Fayulu candidat unique de l’opposition / © AFP / Eloi Rouyer

M. Fayulu a toujours refusé la « machine à voter » que l’opposition qualifie invariablement de « machines à tricher, à frauder, à voler ».

Inversement, des cadres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de M. Tshisekedi s’étaient déclarés prêts à aller aux élections « avec ou sans » la machine qui sert à choisir les candidats et imprimer les bulletins de vote.

Depuis des mois, cette procédure de vote monopolise le débat pré-électoral en RDC, éclipsant des questions de fond sécuritaires, économiques et sociales (pauvreté, éducation, santé…) à la dimension du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2, neuf frontières).

« Dans l’arrière-pays, des gens n’ont jamais vu d’écrans tactiles ni manipulé un smartphone. Comment vont-ils voter? », s’interrogeait récemment M. Fayulu dans un entretien à Jeune Afrique.

Romandie.com avec(©AFP / (11 novembre 2018 22h04)

France: Angela Merkel prise pour l’épouse du président Macron

novembre 11, 2018

Angela Merkel prise pour l'épouse du président Macron

Angela Merkel prise pour l’épouse du président Macron – © Tous droits réservés

Au terme des commémorations de l’armistice de 1918, le président Macron et la chancelière Merkel ont longuement discuté avec le public, français et allemand. Et notamment avec une petite dame âgée dont on apprend très vite qu’elle aura 101 ans dans deux jours. La discussion se prolonge, et se termine par une photo souvenir avec le Président, la chancelière et la centenaire. La dame en bonnet blanc se dit émue et, se tournant vers Angela Merkel, l’appelle « Madame Macron ». Sans se montrer plus étonnée que cela, la Chancelière se penche vers la dame et lui glisse à l’oreille dans un français approximatif: «  je suis chancelière Allemagne « . Et tout le monde se sépare avec un large sourire. « Je serai là l’an prochain » dit la dame au bonnet blanc. « Moi aussi », répond le président.

Rtbf.be