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Juncker craint une « réaction forte » des marchés après les élections en Italie

février 22, 2018

Bruxelles – Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde jeudi contre une « réaction forte » des marchés après les élections en Italie, appelant « à se préparer au pire scénario ».

« Début mars sera une semaine très importante dans l’Union européenne », avec le référendum interne des sociaux-démocrates allemands sur l’accord de coalition avec les chrétiens-démocrates et les élections italiennes, a souligné le Luxembourgeois lors d’une conférence à Bruxelles.

« Je suis davantage inquiet du résultat des élections italiennes que de celui du référendum interne du SPD », a-t-il ajouté. « Nous devons nous préparer au pire scénario », a-t-il lancé, « qui pourrait être de ne pas avoir de gouvernement opérationnel en Italie ».

« Si l’on combine toutes ces incertitudes, le SPD, les élections italiennes, les gouvernements minoritaires ici et là (l’Espagne n’est pas le seul pays à être dans cette situation), nous pourrions avoir une réaction forte des marchés financiers dans la seconde semaine de mars », a-t-il prévenu. Et par conséquent, nous nous y préparons, a-t-il poursuivi.

Les Italiens votent le 4 mars pour élire députés et sénateurs dans une grande incertitude, en dépit de l’avance dans les sondages de la coalition de droite menée par Silvio Berlusconi et Matteo Salvini, déjà en proie aux divisions.

Après le référendum sur le Brexit en 2016 et la montée de l’extrême droite en France, en Allemagne ou encore en Autriche, Bruxelles et les capitales européennes s’inquiètent désormais de la poussée des populistes et eurosceptiques dans la troisième économie de la zone euro.

Le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, s’est employé à rassurer Bruxelles après les propos de M. Juncker qui ont impressionné la Bourse de Milan.

« Je tranquilliserai M. Juncker, les gouvernements sont tous opérationnels. Il n’y a pas de gouvernement plus opérationnel et moins opérationnel. Les gouvernements gouvernent », a-t-il déclaré lors d’une émission télévisée à diffuser dans la soirée et dont des extraits sont cités par les agences.

Les deux hommes doivent se voir dans la soirée à Bruxelles, avant un sommet de l’UE vendredi.

Après les propos de M. Junckr, l’indice FTSE Mib de la Bourse de Milan perdait 1,27% vers 15H50 GMT, alors que quelques heures plus tôt la baisse n’était que de 0,7%.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 16h31)                                            

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Démission du numéro 2 d’Unicef, accusé de comportement inapproprié envers des femmes

février 22, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Le numéro deux d’Unicef, le Britannique Justin Forsyth, a démissionné de ses fonctions après avoir été accusé de comportement inapproprié envers des femmes alors qu’il travaillait pour l’organisation Save the Children, a annoncé jeudi l’Unicef.

La directrice d’Unicef, « Henrietta Fore, a accepté aujourd’hui la démission de son adjoint Justin Forsyth », indique un communiqué. Ce dernier travaillait depuis deux ans à Unicef.

« Nous sommes reconnaissants envers M. Forsyth pour son travail au cours des deux dernières années pour défendre les enfants les plus vulnérables et aider la mission de l’Unicef à sauver des vies d’enfants. Cette mission est désormais plus importante que jamais », ajoute le communiqué de la patronne du Fonds des Nations unies pour l’enfance.

L’Unicef a assuré n’avoir pas été au courant des accusations de comportement inapproprié qui avaient été portées contre Justin Forsyth avant qu’il ne soit engagé au Fonds.

Trois employées de Save the Children ont accusé Justin Forsyth alors qu’il dirigeait cette ONG britannique d’avoir eu à leur égard un comportement déplacé. Ce dernier leur aurait envoyé des messages inappropriés et aurait fait des commentaires sur leur tenue vestimentaire.

Ces accusations sont survenues dans le sillage du vaste scandale touchant l’organisation britannique Oxfam, incluant des faits de prostitution en Haiti.

Oxfam est une confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires qui emploie 10.000 personnes à travers le monde et plusieurs dizaines de milliers de volontaires.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a édicté une règle de tolérance zéro pour tout comportement sexuel inapproprié qui serait commis au sein de l’organisation ou de ses agences.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 17h46)                                            

RDC – Recul du Droit ou acharnement ? : Un député jugé dans sa chambre d’hôpital pour « offense au chef de l’État Joseph Kabila »

février 22, 2018

 

Jugement dans sa chambre d’hôpital pour «offense au chef de l’État Joseph Kabila»
Un tribunal au grand complet s’est rendu mardi 20 février 2018 dans la chambre d’hôpital du député de l’opposition Gérard «Gecoco» Mulumba, poursuivi par la justice congolaise pour «offense au chef de l’État Joseph Kabila».

Le député provincial de Kinshasa Gérard Mulumba a comparu mardi « devant un tribunal qui a siégé dans son lieu d’hospitalisation », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Léon Ngombwa.

«C’est un acharnement du pouvoir qui veut le faire condamner par tous les moyens à travers un procès qui n’en est pas un », a-t-il ajouté.

Membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique de l’opposition en RDC, Gecoco Mulumba « souffre de complications rénales ».

«Lors de cette audience, il n’a pu ni parler ni bouger de son lit d’hôpital », a-t-il ajouté.

Gérard Mulumba a été arrêté le 10 novembre à l’aéroport de Kinshasa, détenu au secret puis transféré le 19 janvier dans une clinique de Kinshasa à cause de la dégradation de son état de santé. Il risque au maximum une peine de deux années de prison, selon son avocat.

Le tribunal a promis de se prononcer ce jeudi.

Edwige KISSINGER / Les Echos du Congo Brazzaville

Attaque à la grenade contre l’ambassade des États-Unis au Monténégro

février 22, 2018

Un policier garde l’entrée de l’ambassade des Etats-Unis à Podgorica, au Monténégro, le 22 février 2018 / © AFP / SAVO PRELEVIC

Un Monténégrin de 43 ans s’est fait exploser dans la nuit de jeudi à vendredi devant l’ambassade des Etats-Unis à Podgorica après avoir jeté une grenade à l’intérieur de l’enceinte du bâtiment.

« A l’heure actuelle, nous n’avons pas trouvé d’éléments nous permettant de parler de terrorisme », a commenté la procureure Lepa Medenica, sans plus de précisions sur le mobile de cet homme.

Petit pays balkanique de 660.000 habitants, le Monténégro a rejoint l’Otan au printemps, malgré l’opposition d’une grande partie de sa population, majoritairement orthodoxe. Selon des chiffres récents, 23 de ses ressortissants ont par ailleurs rejoint les rangs jihadistes en Syrie et en Irak.

L’auteur de l’attaque n’a a priori pas le profil d’un militant islamiste. Inconnu de la justice, il n’a été identifié par les enquêteurs que par ses initiales, D.J. Il est né en Serbie.

– Réseaux sociaux –

Les enquêteurs, « en coopération avec le FBI, examinent les activités sur les réseaux sociaux » de l’assaillant afin de déterminer « ses motivations et s’il a agi seul ou avec des complices », a précisé un haut responsable du ministère de l’Intérieur, Enis Bakovi?.

Le principal quotidien du pays, Vijesti, a diffusé des éléments de sa page Facebook, notamment la photo d’un diplôme, signé de l’ancien président de la Serbie Slobodan Milosevic : celui-ci fait état d’une décoration que cet homme avait obtenue pour son engagement au sein de l’armée yougoslave en 1999, année des frappes de l’Otan sur la Serbie pour mettre un terme à la guerre du Kosovo.

A cette époque, le Monténégro et la Serbie étaient unis au sein de ce qui restait de la République fédérale de Yougoslavie. Le Monténégro a proclamé son indépendance en 2006 et suit depuis résolument une politique pro-occidentale.

« L’assaillant a jeté une grenade de type M-75 dans la cour de l’ambassade et s’est fait exploser avec un engin du même type », a déclaré Mme Medenica. A l’exception d’un petit cratère dans une cour de l’ambassade, l’explosion n’a pas fait d’autres dégâts.

« J’ai entendu deux explosions, l’une après l’autre. La police est arrivée très vite et a emporté le corps d’un homme », a raconté à l’AFP sous couvert d’anonymat le gardien de nuit d’un centre sportif proche de l’ambassade.

Très sécurisé, le bâtiment est en proche périphérie de Podgorica, près du bâtiment de la police secrète et de la rivière Moraca. Un témoin a raconté que l’homme était arrivé à pied par un pont.

L’ambassade des Etats-Unis à Podgorica a quant à elle confirmé « une petite explosion près de l’ambassade ».

La mission diplomatique américaine, qui restera fermée jeudi, a demandé aux ressortissants américains d' »éviter jusqu’à nouvel ordre l’ambassade à Podgorica », tout en précisant que l’ensemble de son personnel était indemne.

– Opposition à l’Otan –

L’annonce de l’adhésion à l’Otan du Monténégro avait entraîné de violentes manifestations en 2015.

En octobre 2016, les autorités monténégrines avaient dit avoir empêché un putsch préparé par un groupe de militants prorusses, dont une majorité de Serbes, qui auraient projeté de renverser le gouvernement le soir des législatives.

Selon le parquet, les putschistes avaient prévu d’envahir le Parlement pour y proclamer leur victoire. Le but aurait été de faire pièce à l’intégration à l’Otan.

Pendant l’enquête, les autorités ont également évoqué un projet d’assassinat du Premier ministre de l’époque, Milo Djukanovic.

Quinze personnes sont jugées pour cette tentative, parmi lesquelles deux Russes et deux Serbes qui sont en fuite.

L’opposition prorusse avait dénoncé un « procès politique monté de toutes pièces » par le pouvoir.

A la suite de cette attaque, les autorités ont renforcé la sécurité autour de l’ensemble des représentations diplomatiques du Monténégro.

Dans la région des Balkans, l’ambassade des Etats-Unis à Sarajevo avait été visée en octobre 2011 par une attaque, cette fois de nature islamiste. Mevlid Jasarevic avait tiré à l’arme automatique sur le bâtiment pendant près d’une heure. Il avait blessé un policier, avant d’être lui-même blessé par un tireur d’élite et arrêté. Il a été condamné à 15 ans de prison.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 16h40)                

Ce jour-là: le 22 février 2002, mort du chef rebelle angolais Jonas Savimbi

février 22, 2018
Jonas Savimbi, leader de l’Unita, tué le 22 février 2002. © SASA KRALJ/AP/SIPA

Vendredi 22 février 2002. Depuis l’aube, la 20e brigade de l’armée angolaise, conduite par le général Simão Carlitos Wala, traque trois colonnes de combattants de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), le mouvement rebelle de Jonas Savimbi.

L’opération, baptisée Kissonde, se déroule sur les rives du fleuve Luvuei, dans la province de Moxico, à l’est de l’Angola. Elle entre dans le cadre de la « guerre totale » déclenchée depuis 1998 par le président José Eduardo dos Santos contre la rébellion.

Quatorze jours auparavant, les forces gouvernementales ont réussi à localiser, grâce aux informations fournies par des experts en télécommunications américains et israéliens, les positions de l’Unita. Savimbi a commis l’erreur d’appeler à partir de son téléphone satellitaire. Le général Wala peut dès lors préparer une embuscade.

Les combats engagés à l’aube prennent de l’ampleur. Le leader de l’Unita tente une manœuvre de diversion. Il ordonne à la première colonne de se diriger vers la confluence des fleuves Luvuei et Luoli. La deuxième, elle, gagne l’intérieur des terres. Vraisemblablement, Savimbi n’a plus qu’une option : prendre le chemin de la Zambie. La frontière est à une centaine de kilomètres. Mais l’armée gouvernementale ne cesse de progresser, imposant à l’ennemi un corps à corps insoutenable. Les cordons de sécurité disposés autour du quartier général du chef de l’Unita ne résistent pas longtemps au feu nourri des forces loyales.

La réplique des assaillants est terrible : Jonas Savimbi reçoit 15 balles dans le corps. C’est la fin. Il est près de 15 heures

Savimbi n’a plus qu’une vingtaine de gardes du corps autour de lui. L’un après l’autre, ils sont abattus. Le piège se referme. Dans un dernier sursaut, le chef rebelle, armé d’un revolver, tire quelques coups de feu en direction des assaillants. Mais la réplique est terrible : quinze balles dans son corps. C’est la fin. Il est près de 15 heures.

27 ans de guerre civile, 500 000 morts, 4 millions de déplacés

Jonas Malheiro Savimbi, mort à l’âge de 67 ans, a écrit, avec ses frères ennemis du pouvoir, l’une des pages les plus sanglantes de l’histoire angolaise du XXe siècle : vingt-sept ans de guerre civile, 500 000 morts, 4 millions de déplacés et 100 000 mutilés. Fils d’un chef de gare, il est parmi les rares Angolais à obtenir, dans les années 1950, une bourse lui permettant de suivre des études au Portugal. Il rêve de devenir médecin. Mais il n’ira pas jusqu’au bout.

Engagé dans la lutte pour l’indépendance de son pays, Savimbi rejoint dans un premier temps le Front national de libération de l’Angola (FNLA) de Holden Roberto, qu’il quittera en 1966 pour fonder l’Unita.

Après l’indépendance du pays, en 1975, et la défaite militaire du FNLA face au Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), soutenu par l’intervention de l’armée cubaine, l’Unita s’impose comme la seule opposition armée. Et devient pendant la guerre froide une pièce maîtresse dans le jeu des grandes puissances. L’ancien maoïste, qui entend contrer l’avancée communiste symbolisée par la présence de troupes cubaines en Angola, est reçu, en 1986, avec tous les honneurs à la Maison Blanche par le président Ronald Reagan et plus tard par son successeur George H. Bush.

Chassé du pouvoir en 1997

Pendant toutes ces années, Savimbi n’a qu’une ambition : prendre le pouvoir à Luanda. Chef charismatique, lourdement armé par ses alliés occidentaux, il parvient à contrôler une grande partie du territoire angolais et installe son quartier général à Huambo, au centre du pays.

Seul Mobutu Sese Seko, le président du Zaïre, dont il utilisait le pays comme base arrière, lui était resté fidèle

En 1991, un accord de paix est signé à Bicesse (Portugal). Le chef rebelle regagne la capitale angolaise et participe à l’élection présidentielle de 1992. Il conteste la victoire de José Eduardo dos Santos (MPLA) et reprend les armes. Mais au fil des années, Savimbi perd, au nom de la Realpolitik, tous ses soutiens.

Seul Mobutu Sese Seko, le président du Zaïre, dont il utilise le pays comme base arrière, lui reste fidèle. Le « Grand Léopard » est chassé du pouvoir en 1997. Le numéro un de l’Unita ne s’en remettra jamais.

La mort de Jonas Savimbi opère toutefois un miracle en Angola : ses partisans, à bout de forces, acceptent la main tendue par le pouvoir. S’ensuit un processus de réconciliation nationale, suivi de l’intégration d’une bonne partie des anciens rebelles dans l’armée gouvernementale. L’Unita, sans leader emblématique, n’a plus qu’un faible poids politique. Mais les élections promises par le MPLA au pouvoir pour renforcer la démocratie se font toujours attendre. Les armes, elles, semblent s’être définitivement tues.

Jeuneafrique.com par Tshitenge Lubabu M.K.

Congo: Isidore Mvouba dans le coma après s’être fait volé 500 millions de FCFA chez lui

février 22, 2018

 

Le président de l’assemblée nationale congolaise, Isidore Mvouba serait mort pendant près d’une heure après avoir appris le vol dans sa cachette de plus de 500 millions de francs cfa. Le coup était trop fort et Mvouba a craqué.

«  Tala zoba ya Mvouba alingi a boma nzoto po na 500 millions ».c’est par ce commentaire moqueur du boss du trésor public Albert Ngondo que la nouvelle sur le coma d’isidore Mvouba s’est répandue dans les sphères du pouvoir.

Le président de l’assemblé nationale Isidore Mvouba qui venait de faire voter une loi contre la corruption et la moralisation de la vie publique a passé pourtant quelques heures dans le coma suite à la perte d’un butin évalué à 500 millions.

Cet argent devrait selon son entourage être acheminé au Maroc où vit son fils pour l’acquisition des biens immobiliers.

Selon le songui songui,Isidore Mvouba aurait crié «  Ah mama, mfwiri ngela yi jibankané…Ah Ngela zani » attirant l’attention de la garde qui l’a trouvé allongé sur le sol présentant des signes inquiétants.

C’est dans un véhicule de son parking, que le président de l’assemblée a été conduit d’urgence dans une clinique de la ville où il a repris connaissance. Pour 500 millions Mvouba a failli laisser sa vie, alors que jean Didier Elongo qui a perdu 700 millions et en prison est zen.

Isidore Mvouba serait dans tous ses états et à la recherche de son voleur dont le mystère s’agrandit au vu de la qualité avec laquelle ils ont opéré.

 

Sacer-infos.com par Stany Franck

États-Unis: face aux larmes des rescapés de Floride, Trump promet des mesures fortes

février 21, 2018

Donald Trump reçoit des rescapés de la tuerie de Parkland à la Maison Blanche le 21 février 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Des voix brisées, des larmes, de la colère aussi: face aux témoignages des rescapés de la fusillade de Floride, Donald Trump a promis mercredi des mesures « fortes », évoquant la possibilité, extrêmement controversée, d’autoriser le port d’armes pour certains enseignants.

Une semaine après le carnage perpétré dans un lycée de Parkland, où 17 personnes ont perdu la vie, le président américain s’est posé en homme à l’écoute de toutes les suggestions. Mais celui qui a promis aux membres de la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes, qu’ils avaient « un vrai ami à la Maison Blanche » joue une partition délicate.

Tour à tour, des étudiants de différentes écoles endeuillées par les armes et des parents de victimes, assis en cercle autour de lui dans un vaste salon de la Maison Blanche, ont dit leur douleur, raconté leur détresse. Mais aussi avancé des propositions, très variées. La plus polémique d’entre toutes? Armer une partie du corps enseignant.

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, sans annoncer de décision tranchée mais indiquant que cette piste méritait véritablement d’être étudiée.

« Evidemment, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme », a-t-il concédé, en suggérant d’armer 20% des effectifs des équipes pédagogiques.

« Beaucoup de gens ne vont pas aimer », a-t-il reconnu, après avoir organisé un rapide vote à mains levées. Environ une moitié des personnes présentes étaient pour, l’autre contre.

– ‘Combien d’enfants doivent tomber?’ –

Le locataire de la Maison Blanche a critiqué le concept de lieux sanctuaires où aucune arme n’est tolérée, en estimant que de tels sites jouaient un rôle d’aimant pour les « maniaques », qu’il a assimilés à des « lâches » qui privilégieraient les cibles où ils risquent de ne pas se faire tirer dessus en réponse.

M. Trump a par ailleurs promis de prendre des mesures « fortes » sur les vérifications des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d’armes.

Le président septuagénaire a aussi promis, sans autres précisions, la « fermeté » sur l’âge légal pour acheter une arme à feu.

De nombreuses personnes ont relevé que Nikolas Cruz, le tueur de Floride, avait pu acquérir à 18 ans un fusil semi-automatique, alors qu’il faut avoir au moins 21 ans pour acheter de l’alcool ou des cigarettes.

« S’il vous plait M. Trump, il faut du bon sens », avait plaidé peu avant le père d’une victime, appelant à imposer sans tarder cette limite des 21 ans.

Le long témoignage d’Andrew Pollack, dont la fille de 18 ans, Meadow, a été tuée au lycée Marjory Stoneman Douglas il y a une semaine, a plongé la salle dans un silence total.

« Je ne reverrai jamais ma magnifique fille », a-t-il lancé, les mâchoires serrées de douleur, entourés de ses fils retenant leurs larmes. « Elle n’est pas là. Elle est à North Lauderdale, au cimetière King David, c’est là qu’aujourd’hui je vais pour voir mon enfant ».

« Combien d’écoles? Combien d’enfants doivent-ils tomber sous les balles? », a-t-il tonné, élevant la voix. « En tant que pays, nous avons échoué à protéger nos enfants. Cela ne devrait pas se produire. Je suis très en colère ».

Quelques heures plus tôt, beaucoup plus au sud, des jeunes de Parkland avaient investi mercredi la petite capitale de la Floride, Tallahassee, pour tenter d’arracher un durcissement de la législation sur les armes aux élus de Floride au son de « Plus jamais ça », mot d’ordre répercuté sur les réseaux sociaux.

« Que ces vies puissent être volées sans changement serait un acte de trahison à l’égard de notre grand pays », a déclaré Lorenzo Prado, un des nombreux orateurs à lancer des appels poignants au micro.

– ‘Cela ne va pas faiblir’ –

Sweat-shirt de son école et cheveux joliment tressés, Rachel Catania assurait sur CNN que le mouvement était solide. « Cela ne va pas faiblir, pas cette fois. Il va y avoir un changement », a-t-elle dit.

M. Trump a demandé mardi à son administration de prendre des mesures pour interdire la vente de dispositifs permettant de transformer des fusils semi-automatiques en mitraillettes. Ces « bump stocks » sont des systèmes amovibles fixés à la crosse d’un fusil et qui avaient été utilisés par le tueur de Las Vegas. Cinquante-huit personnes ont péri le 1er octobre 2017.

Ces évolutions potentielles de la règlementation sont très modestes à l’échelle d’un pays où environ 300 millions d’armes à feu sont disséminées dans la population. Mais elles témoignent d’une inflexion pour un président qui a juré fidélité à la NRA.

La fusillade de Parkland est la pire dans un établissement scolaire aux Etats-Unis depuis la tuerie de Sandy Hook, qui a fait 26 morts fin 2012.

Les lycéens de Stoneman Douglas, qui prévoient un grand rassemblement le 24 mars à Washington, devaient participer mercredi soir à un débat organisé par CNN. Ils doivent notamment y retrouver une représentante de la NRA, la très médiatique militante Dana Loesch.

Ce groupe de jeunes gens, qui vient d’acquérir une soudaine notoriété, est aussi confronté à des théories conspirationnistes, notamment sur les réseaux sociaux. Le collaborateur d’un élu de Floride a dû quitter son emploi après avoir qualifié certains d’entre eux de comédiens.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 01h22)                

Au Venezuela, Nicolas Maduro sans opposition à la présidentielle

février 21, 2018

Angel Oropeza, le coordinateur du principal parti de l’opposition vénézuélienne, la MUD, lors d’une conférence de presse, le 21 février 2018 à Caracas / © AFP / FEDERICO PARRA

L’opposition vénézuélienne a exclu de participer au scrutin présidentiel du 22 avril en dénonçant un « simulacre d’élection », laissant la voie libre à une réélection du chef de l’Etat socialiste Nicolas Maduro, à la tête d’un pays au bord de l’implosion.

« Ne comptez pas sur l’Unité démocratique ni sur le peuple pour valider ce qui, jusqu’à présent, n’est qu’un simulacre frauduleux et illégitime d’élection présidentielle », a annoncé dans un communiqué la MUD, la principale coalition opposition.

Le scrutin du 22 avril « n’est qu’un show du gouvernement pour simuler une légitimité dont il ne dispose pas, tandis que les Vénézuéliens souffrent et agonisent », a ajouté Angel Oropeza, le coordinateur de la MUD au cours d’une conférence de presse.

Parmi les principales exigences des adversaires du gouvernement figurent la présence d’observateurs internationaux « indépendants », la tenue du scrutin au « deuxième semestre 2018 », la désignation d’un Conseil national électoral « équilibré « , le vote des Vénézuéliens de l’extérieur et un égal accès aux médias, selon le texte.

La MUD laisse la porte ouverte à une participation si ces conditions venaient à être acceptées par le camp présidentiel.

Nicolas Maduro, élu en 2013, fait face à un taux d’impopularité de 75%, en raison notamment de l’effondrement économique du Venezuela, un pays pétrolier frappé par de graves pénuries de médicaments et d’aliments.

Mais en avançant la date de l’élection présidentielle, qui s’était tenue jusqu’ici en fin d’année, le chef de l’Etat a réussi à déstabiliser l’opposition, déjà affaiblie et divisée. Désormais sans adversaire de poids, il semble assuré de décrocher un second mandat, jusqu’en 2025, selon les analystes.

Sous son air bonhomme et son imposante moustache brune, cet ancien chauffeur d’autobus de 55 ans, moqué et critiqué à ses débuts, tient fermement depuis 2013 les rênes de ce qui fut un riche pays pétrolier.

– ‘Coup de grâce’ –

L’héritier politique du défunt Hugo Chavez a réaffirmé mercredi qu’il cherchera la réélection avec ou sans opposition. Pour l’heure, il n’a face à lui que deux « petits » candidats déclarés: le pasteur évangélique Javier Bertucci et l’opposant Claudio Fermin, qui ne fait pas partie de la MUD.

« Maduro se trouve sans doute au moment où il est le plus faible, mais il puise sa force dans l’affaiblissement, les erreurs et le manque de cohésion et de cohérence de l’opposition. C’est ce qui lui donne de l’oxygène », déclare à l’AFP Félix Seijas, directeur de l’institut de sondage Delphos.

La décision de la coalition d’opposition de boycotter l’élection présidentielle intervient après deux semaines de débats et de consultations entre la vingtaine de partis qui la composent.

Une partie de la communauté internationale, notamment l’Union européenne et la Colombie, a prévenu qu’elle ne reconnaîtrait pas les résultats de cette élection, que Washington juge « ni libre, ni juste ».

Mais l’unité qui avait fait la force de la MUD aux législatives de fin 2015, lui permettant de remporter une victoire historique qui avait mis fin à une hégémonie chaviste de près de vingt ans, n’est plus.

Certaines figures de l’opposition, comme l’ex-président du Parlement Henry Ramos Allup, ne cachent pas leurs ambitions présidentielles, tandis qu’un dissident du chavisme, Henri Falcon, semble décidé à participer au scrutin. Aucun des deux n’était présent mercredi à la conférence de presse.

« Si la MUD n’a pas de plan, si dans les deux prochains mois elle échoue à mobiliser la société civile, je pense qu’elle va disparaître », tranche M. Seijas.

Le camp présidentiel pourrait porter le « coup de grâce » à l’opposition, selon l’expression de Félix Seijas. Le chef de l’Etat a en effet appelé mercredi à avancer les législatives de 2020 au 22 avril prochain, alors que le Parlement est le seul organe de pouvoir contrôlé par l’opposition dans ce pays en crise.

Ce nouveau bouleversement du calendrier électoral devrait être proposé prochainement à l’Assemblée constituante, institution dotée de pouvoirs élargis et uniquement composée de fidèles du président.

Depuis l’arrivée de l’opposition aux manettes de l’Assemblée nationale, en janvier 2016, les chocs avec les autres pouvoirs – de l’exécutif au judiciaire en passant par l’autorité électorale – ce sont multipliés, accentuant la crise politico-économique dans ce pays au bord du gouffre. Une vague de manifestations quasi-quotidiennes entre avril et juillet s’est soldée par plus de 125 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 22h31)                

France: Marion Maréchal Le Pen fait un retour remarqué

février 21, 2018

Paris – Moins d’un an après avoir quitté la politique, Marion Maréchal Le Pen, nièce de Marine Le Pen, la présidente du parti d’extrême droite français Front national, revient sur le devant de la scène cette semaine en participant à une réunion à Washington et en annonçant la création d’une « académie de sciences politiques » pour « former les dirigeants de demain ».

Dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles à paraître jeudi, l’ancienne députée (2012-2017), qui fut benjamine de l’Assemblée nationale en y entrant à 22 ans, annonce avoir « décidé de (s)’associer à la création d’une académie de sciences politiques, à côté d’autres activités professionnelles », une « école libre et indépendante ».

« Il ne s’agit pas d’un projet partisan », affirme-t-elle, en assurant que son projet « ne sert aucun » parti politique mais a vocation à « détecter et former les dirigeants de demain », « ceux qui auront le courage, l’intelligence, le discernement et les compétences pour agir efficacement dans la société et au service de la société ».

« En revanche, il est bien un projet politique. Nous souhaitons être le terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s’épanouir », poursuit-elle.

Marion Maréchal Le Pen doit aussi intervenir jeudi lors de la « Conservative Political Action Conference », important rendez-vous annuel des conservateurs à Washington. Elle sera la deuxième à prendre la parole au premier jour de la conférence, juste après le vice-président des États-Unis Mike Pence, le président Donald Trump étant lui annoncé pour le vendredi, selon le programme officiel.

La garde rapprochée de Marine Le Pen s’est voulue sereine face à la soudaine activité de celle qui fut une étoile montante du FN, où elle avançait souvent des positions plus radicales que sa tante sur les sujets de société (immigration, IVG, Islam…).

Elle « ne revient pas en politique », a assuré mercredi un porte-parole du FN, Sébastien Chenu. « Marion a eu la délicatesse de prévenir Marine Le Pen de tout cela et de lui dire précisément qu’elle ne souhaitait pas que son initiative personnelle et d’ordre professionnel soit vue comme un retour en politique », a-t-il affirmé.

Concernant son intervention à Washington, M. Chenu a laissé entendre qu’il s’agissait d’une conférence « payante »: « vous payez pour pouvoir vous exprimer et pour ensuite pouvoir lever des fonds, c’est le système américain », a-t-il dit.

« On est plutôt fier qu’elle (…) fasse connaître notre message à des Américains », a de son côté déclaré le vice-président du FN Louis Aliot, compagon de Marine Le Pen. « On verra la suite, si elle veut revenir, de toute façon elle sait très bien que le mouvement est ouvert, il n’y a pas de souci », a-t-il ajouté.

Marion Maréchal Le Pen est la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, leader historique du FN, cinq fois candidat à la présidentielle dont il avait franchi le premier tour en 2002, avant d’être battu par Jacques Chirac (droite).

Sa fille Marine Le Pen a elle aussi atteint le second tour de la présidentielle en 2017, mais a fini battue par le centriste Emmanuel Macron (66%-33%).

Fragilisée par cette défaite, en butte aux attaques de son ancien bras droit Florian Philippot, Marine Le Pen est lancée dans une opération de refondation du parti d’extrême droite.

Seulement 20% des Français jugent favorablement son action, contre 22% pour sa nièce, selon un baromètre Ipsos réalisé au début du mois.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 17h53)                                            

Pérou: un autocar chute dans un ravin, le bilan passe à 44 morts

février 21, 2018

Le bus accidenté dans lequel 35 personnes ont été tuées, dans le sud du Pérou, le 21 février 2018 / © Arequipa Fire Department/ANDINA/AFP / HO

Au moins 44 personnes sont mortes mercredi au Pérou dans la chute d’un autocar dans un ravin profond d’environ 80 mètres depuis une route sur la côte Pacifique, ont annoncé les autorités.

Le général Walter Ortiz, chef de la police de la région d’Arequipa, où s’est produit l’accident, « confirme 44 décès », selon un tweet du ministère de l’Intérieur.

Onze blessés ont été transférés en hélicoptère vers la ville d’Arequipa, capitale de la région éponyme, pour être soignés, a ajouté le général Ortiz. Le nombre total de blessés n’a pas été précisé par les autorités.

L’accident est survenu vers 01H30 locales (06H30 GMT) au kilomètre 780 de la route Panaméricaine dans la région d’Arequipa, dans le sud du Pérou.

Des images diffusées par l’agence Andina montraient la carcasse de l’autocar de deux étages en contrebas de la route, l’habitacle enfoncé par la violence de l’impact, entourée de vêtements et effets personnels des voyageurs.

L’autocar était parti de la ville côtière de Chala, au bord du Pacifique, et se dirigeait vers Arequipa, selon les médias péruviens.

Il s’agit du second accident majeur cette année sur les routes péruviennes. Le 2 janvier, un autocar avait chuté du haut d’une falaise haute d’une centaine de mètres après avoir été percuté par un camion sur la route Panaméricaine, à 45 km au nord de Lima. L’accident avait fait 52 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2018 22h31)