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France: un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant

juillet 18, 2018

Paris – Un collaborateur d’ Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à la présidence après avoir agressé un manifestant, selon un article du quotidien Le Monde mis en ligne mercredi soir.

Le Monde, dont l’article est accompagné d’une vidéo de l’incident, affirme qu' »Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République (…) équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, s’en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris », à l’occasion du 1er-Mai, jour de la Fête du travail.

« L’homme casqué, visiblement hors de lui, traîne (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par derrière puis le frappe à plusieurs reprises », rapporte Le Monde, qui affirme que « le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé que M. Benalla était bien l’homme de la vidéo ».

« Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui », a déclaré M. Strzoda au quotidien, en précisant qu’il avait autorisé M. Benalla à participer « en observateur » à une intervention policière le 1er-Mai.

Toujours selon le directeur de cabinet cité par Le Monde, M. Benalla a reconnu être l’homme mis en cause.

M. Macron a réclamé « des sanctions », et M. Strzoda lui a infligé « une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai », le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

« M. Benalla reste pourtant chargé de mission à l’Elysée (la présidence française, ndlr), quoique désormais affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés +à l’intérieur du Palais+, comme des rencontres avec des entreprises ou la célébration de la victoire des Bleus au Mondial », conclut l’article.

Mercredi en début de soirée, la présidence française, sollicitée, n’avait pas réagi aux informations du Monde.

Plusieurs responsables politiques ont rapidement demandé que M. Benalla soit démis de ses fonctions ou démissionne et qu’il soit poursuivi.

« Face à cette double faute et à cette agression caractérisée et inacceptable, il doit démissionner », a ainsi commenté le sénateur socialiste Rachid Temal sur Twitter.

« Questions: pourquoi les policiers ont laissé faire Alexandre Benalla? Pourquoi la justice n’a pas été saisie? Pourquoi Emmanuel Macron s’est contenté d’une mise à pied? Que fait ce nervi dans la sécurité à l’Elysée? », a interrogé le député Eric Coquerel, du mouvement La France insoumise (LFI, gauche radicale).

« On attend des réponses de Gérard Collomb », le ministre de l’Intérieur, « et d’Emmanuel Macron », a ajouté M. Coquerel, demandant que « la justice soit saisie pour coups et violences et usurpation de fonction de policier ».

Générations, le parti fondé par l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle Benoît Hamon, a dénoncé, toujours sur Twitter, « l’impunité au sommet ».

Le fondateur du parti souverainiste Les Patriotes, Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, a jugé « incroyable que ce type soit encore au service du président de la République! » « Macron tolère donc cela? », s’est-il étonné.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h01)                                                        

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Polémique après des propos de Trump sur le Monténégro, « petit pays très agressif »

juillet 18, 2018

Washington – Donald Trump faisait face mercredi à une nouvelle polémique pour avoir qualifié le Monténégro de « tout petit pays », dont les habitants sont « très agressifs », et pour avoir semblé remettre en cause le principe de défense mutuelle au sein de l’Otan.

« Si, par exemple, le Monténégro est attaqué, pourquoi mon fils devrait-il aller au Monténégro pour les défendre? », lui a demandé un journaliste de la chaîne américaine Fox News, dans un entretien diffusé mardi soir.

« Je comprends ce que vous dites, j’ai posé la même question », a répondu le président des Etats-Unis. « Le Monténégro est un tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs », a-t-il ajouté, allant jusqu’à laisser entendre que cette agressivité pourrait déclencher « la Troisième Guerre mondiale » si les autres membres de l’Alliance atlantique devaient venir prendre sa défense.

Invité à réagir mercredi soir devant le Parlement, à Podgorica, le Premier ministre monténégrin Dusko Markovic a estimé que les déclarations de M. Trump n’intervenaient « pas dans le contexte de justification de l’existence de l’Otan, mais dans celui du financement de l’Otan ».

« Il a répondu à la question et dit que les Monténégrins étaient courageux et qu’il ne voulait pas que des citoyens américains combattent et soient tués pour d’autres membres de l’Otan », a ajouté M. Markovic.

Les propos de M. Trump ont alimenté le tollé suscité jusque dans son propre camp républicain par sa conférence de presse de lundi à Helsinki avec Vladimir Poutine, au cours de laquelle il a été accusé de s’être totalement aligné sur son homologue russe.

« En attaquant le Monténégro et en mettant en doute nos obligations au sein de l’Otan, le président fait exactement le jeu de Poutine », a déploré sur Twitter le sénateur républicain John McCain. « Le peuple du Monténégro a courageusement résisté à la pression de la Russie de Poutine pour adhérer à la démocratie » et « le Sénat a voté à 97 contre 2 en soutien à son entrée dans l’Otan », a rappelé cet élu respecté, après avoir déjà vivement critiqué l’attitude de Donald Trump à Helsinki.

Les relations de Washington avec les alliés de l’Otan viennent d’être mises à rude épreuve lors d’un sommet extrêmement tendu à Bruxelles. Et le président américain est régulièrement soupçonné de vouloir remettre en cause l’article 5 de la charte de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), sa pierre angulaire, qui stipule que toute attaque contre un pays membre est considérée comme une attaque contre tous.

Cet article n’a été invoqué qu’une fois: après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

« Trump laisse à nouveau planer le doute sur le fait que les Etats-Unis, sous sa présidence, viendraient au secours de nos alliés. Un autre cadeau à Poutine », a commenté sur Twitter l’ex-diplomate Nicholas Burns, qui était ambassadeur américain à l’Otan lors du 11-Septembre.

« J’aime dire que Trump est prévisible, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse présenter le Monténégro comme une menace majeure pour la paix dans le monde », a ironisé pour sa part l’expert Thomas Wright, du think tank Brookings.

La porte-parole du département d’Etat américain Heather Nauert n’a pas souhaité commenter directement les propos de Donald Trump, mais elle a rappelé que le président avait « réitéré la semaine dernière notre engagement à toute épreuve en faveur de la défense collective au sein de l’Otan ».

La déclaration publiée à l’issue du sommet de Bruxelles « affirme clairement que toute attaque contre un allié serait considérée comme une attaque contre tous », a-t-elle insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h39)                                                        

Une délégation palestinienne à l’ONU privée de visa pour les États-Unis

juillet 18, 2018

L’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies Riyad Mansour, à la tribune de l’ONU, le 13 juin 2018 à New York / © AFP/Archives / Don EMMERT

Une délégation palestinienne de six personnes, qui devait participer à une réunion politique de plusieurs jours cette semaine à l’ONU, n’a pas pu obtenir de visa des autorités américaines, a indiqué mercredi l’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour.

Cet incident est survenu alors que les relations entre l’Autorité palestinienne et les Etats-Unis sont à l’arrêt depuis l’annonce fin 2017 par Washington de sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Depuis, les Palestiniens dénient aux Etats-Unis tout rôle impartial dans leur rôle de médiateur pour aboutir à une relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort.

« Le consulat américain leur a refusé un visa et bien sûr la puissance occupante israélienne a compliqué les choses », a affirmé à des journalistes le diplomate palestinien au dernier jour d’une réunion d’examen à New York des Objectifs de développement durable à atteindre en 2030.

A l’instar d’autres membres de l’ONU, la délégation palestinienne devait présenter un rapport sur les efforts des Palestiniens pour atteindre dans 12 ans 17 objectifs décidés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies. Sur fond de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, ces objectifs visent à éradiquer la pauvreté, la faim, à garantir la santé, une éducation pour tous ou une égalité entre les sexes.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu ni auprès des organisateurs de la réunion, ni des Etats-Unis ou de l’ONU. Le représentant palestinien, au statut d’observateur auprès des Nations unies, a précisé qu’il comptait se plaindre formellement auprès de l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h33)

Sommet avec Poutine: les démocrates veulent entendre l’interprète de Trump

juillet 18, 2018

Sur cette photo du 16 juillet 2018, l’interprète Marina Gross se trouve aux côtés des présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine à Helsinki / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Des élus démocrates ont fait pression mercredi pour que l’interprète de Donald Trump témoigne devant le Congrès de la rencontre entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine à Helsinki, un sommet pendant lequel l’attitude jugée trop conciliante de M. Trump a fait scandale.

Lundi dans la capitale finlandaise, les deux présidents se sont entretenus pendant deux heures. Seuls deux interprètes étaient présents à leurs côtés et les démocrates estiment que la femme qui a traduit les propos de M. Poutine pour M. Trump –et a vraisemblablement pris des notes– pourrait détenir des informations cruciales sur ce qui s’est dit entre eux.

« Nous voulons que l’interprète vienne devant la commission. Nous voulons voir les notes », a dit à MSNBC le sénateur démocrate Bob Menendez, membre de la commission des affaires étrangères.

« Nous allons engager d’énormes efforts pour essayer de savoir ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a renchéri, jugeant qu’une audition de l’interprète pourrait aider les élus et les Américains en général à « déterminer ce qui a été spécifiquement discuté et conclu au nom des Etats-Unis ».

La surprenante conférence de presse du président américain avec son homologue russe à Helsinki a suscité un tollé jusque dans son propre camp politique, nombre d’élus exprimant sans retenue leur consternation.

Côté républicain, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Corker a dit qu’il comprenait les appels à entendre l’interprète et qu’il allait voir si des précédents existaient.

Interrogée à ce sujet mercredi, la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert a dit qu' »aucune demande formelle » n’avait été faite en ce sens « jusqu’ici ».

« Y a-t-il des précédents? Nous n’avons pas encore pu le déterminer », a-t-elle ajouté.

La Maison Blanche va probablement tenter d’écarter cette demande en invoquant les prérogatives de l’exécutif et en arguant qu’aucun président ne peut être obligé de révéler des conversations privées, pas plus que son traducteur.

Sa porte-parole Sarah Sanders a botté en touche mercredi, expliquant « ne pas avoir connaissance » d’un potentiel enregistrement de la conversation entre les deux présidents, avant de renvoyer les journalistes vers le département d’Etat.

M. Corker a aussi estimé qu’interroger le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui était à Helsinki avec Donald Trump et qui a sûrement reçu un compte-rendu de la part du président, était une meilleure option.

M. Pompeo doit témoigner devant la commission sénatoriale le 25 juillet.

Le démocrate Richard Blumenthal a de son côté dit vouloir voir « toute l’équipe de la sécurité nationale, à commencer par John Bolton (conseiller à la Maison Blanche) », fournir des détails sur la rencontre Trump-Poutine.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 02h17)

L’arrestation d’une Russe aux USA vise à « minimiser l’effet positif » du sommet Trump-Poutine (Moscou)

juillet 18, 2018

Moscou – L’arrestation aux Etats-Unis de Maria Boutina, une Russe accusée d’avoir tenté d’influencer en secret des organisations politiques américaines au profit de la Russie, vise à « minimiser l’effet positif » du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, a affirmé mercredi la diplomatie russe.

« Cela s’est produit avec l’objectif clair de minimiser l’effet positif » du sommet entre les deux dirigeants qui s’est tenu lundi à Helsinki, a affirmé lors d’une conférence de presse la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

« Cela donne l’impression que quelqu’un, avec sa montre et sa calculatrice, a calculé non seulement la date, mais aussi l’horaire, pour que cette histoire gonfle au maximum », a-t-elle ajouté, estimant qu' »il semble que le FBI obéit ouvertement à un ordre politique ».

Âgée de 29 ans, Maria Boutina a été arrêtée dimanche aux Etats-Unis pour avoir agi « en tant qu’agente d’un responsable d’un gouvernement étranger ». Elle a comparu lundi devant un tribunal de Washington

L’annonce de son arrestation est intervenue quelques heures après le sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump, pendant lequel M. Trump a semblé exonérer son homologue russe des accusations de la justice américaine sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle de 2016.

Selon l’acte d’accusation, Mme Boutina est accusée d’avoir « infiltré des organisations » politiques « en vue de promouvoir les intérêts de la Fédération de Russie », selon l’acte d’accusation qui fait référence à une « organisation militant pour le droit au port d’arme ».

La jeune femme n’aurait pas révélé officiellement, comme le requiert la loi, qu’elle travaillait pour le gouvernement russe.

La Russie a accueilli la nouvelle de cette arrestation avec « inquiétude », a déclaré Maria Zakharova en ajoutant que « ces reproches envers notre compatriotes sont tirés par les cheveux, ils sont étranges »,

La Russie « prend toutes les mesures possibles pour protéger les droits de cette citoyenne russe », a ajouté la porte-parole, indiquant que « l’ambassade de Russie à Washington insiste pour une rencontre consulaire avec Maria Boutina », a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 13h35)                                                        

Les États-Unis, potentiels grands perdants de la guerre commerciale d’après le FMI

juillet 18, 2018

Les Etats-Unis, qui multiplient les mesures protectionnistes contre leurs partenaires, pourraient être les grands perdants de la guerre commerciale, estime le FMI qui a élaboré quatre scénarios pour tenter d’évaluer les conséquences du conflit.

« Alors que tous les pays seront à terme plus affaiblis, l’économie américaine est particulièrement vulnérable parce qu’une grande part de son commerce sera sous le coup de mesures de représailles », a relevé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) dans un blog publié mercredi, dans la perspective de la réunion du G20 Finances en fin de semaine à Buenos Aires.

« Et une réduction du PIB ne sera pas le seul coût », prévient-elle.

Jusqu’alors, la dirigeante de l’institution de Washington martelait qu’une guerre commerciale ne ferait que des perdants. Mi-juin, lors de la présentation de la dernière évaluation de l’économie américaine, elle avait évoqué le conflit nourri des Etats-Unis et la Chine, évoquant des ondes de chocs pour les deux premières puissances mondiales.

Maurice Obstfeld, l’économiste en chef du FMI, s’était lui-même montré plus pessimiste lundi, estimant que les tensions commerciales représentaient « la plus grande menace à court terme pour la croissance mondiale », à l’occasion de la publication des prévisions actualisées pour la croissance mondiale.

Le président américain Donald Trump a pris ces derniers mois un virage résolument protectionniste en imposant tous azimuts des taxes douanières sur des dizaines de milliards de dollars de marchandises, chinoises en particulier.

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont le Canada, la Chine, l’Union européenne et le Mexique, ont répliqué en annonçant des taxes douanières sur des dizaines de milliards de marchandises américaines.

Le FMI a estimé que le PIB mondial pourrait être réduit de 0,5% d’ici 2020, soit plus de 400 milliards de dollars.

– Pic de la croissance? –

Si la prévision de croissance pour l’économie de la planète a été maintenue à 3,9% pour cette année et l’an prochain, « cela pourrait être un sommet », estime Christine Lagarde.

« La croissance a déjà commencé à ralentir dans la zone euro, au Japon et au Royaume-Uni », note-t-elle, soulignant par ailleurs que les effets positifs de la réforme fiscale sur l’économie américaine, adoptée fin 2017, allaient, eux, s’estomper.

« D’une manière générale, les effets négatifs sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres économies », résument les économistes du FMI dans leur « note de surveillance » faisant état de quatre scénarios.

Car, expliquent-ils, les autres économies pourraient réorganiser leurs flux commerciaux entre eux, en excluant les Etats-Unis quand Washington sera l’épicentre des représailles.

Le premier scénario prend en compte les tarifs douaniers américains déjà en oeuvre: 25% sur les importations d’acier, 10% sur l’aluminium (depuis mars), 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises et les représailles contre les marchandises américaines (appliquées en juillet).

Le deuxième scénario ajoute les 10% de taxes américaines supplémentaires sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises additionnelles envisagées pour septembre.

Le troisième scénario incorpore les 25% de tarifs douaniers américains sur les importations de voitures et les représailles éventuelles qui pourraient intervenir à la fin de l’été ou à l’automne.

Le dernier scénario intègre en outre d’autres composantes comme une détérioration de la confiance combinée à une diminution des investissements dans les secteurs manufacturiers notamment.

L’institution souligne que dans les trois premières hypothèses, les Etats-Unis pourraient faire face à des représailles de toutes parts alors que les autres économies pourraient réorganiser leurs flux commerciaux en évitant les Etats-Unis.

Dans le dernier scénario, le plus pessimiste, parmi les économies affectées, le PIB américain pourrait être impacté à hauteur de 0,8% la première année, suivie de celui de l’Asie émergente (-0,7%), de l’Amérique latine et du Japon (-0,6%). La France et le reste du monde pourraient perdre environ 0,3%.

Dans son blog, Christine Lagarde pointe enfin du doigt un autre problème à l’horizon, les répercussions sur les pays émergents. Entre mai et juin, 14 milliards de dollars ont été retirés de ces marchés, engendrant des hausses d’intérêt par les banques centrales.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 15h27)                                                        

La Turquie maintient en détention le pasteur américain Brunson

juillet 18, 2018

Un soldat turc en faction devant l’entrée du tribunal d’Aliaga dans l’ouest de la Turquie, durant le procès du pasteur américain Andrew Brunson le 18 juillet 2018 / © AFP / OZAN KOSE

Un tribunal turc a ordonné mercredi le maintien en détention préventive du pasteur américain Andrew Brunson, jugé pour « terrorisme » dans une affaire qui empoisonne les rapports entre Ankara et Washington.

La décision a été rendue lors de la troisième audience de ce procès qui se déroule à Aliaga, dans la province d’Izmir (ouest de la Turquie), selon une correspondante de l’AFP au tribunal. Le procès a par ailleurs été renvoyé au 12 octobre.

Le procès du pasteur, détenu depuis octobre 2016 sous l’accusation d’activités « terroristes » et d' »espionnage », a contribué à tendre des rapports déjà houleux depuis plus de deux ans entre la Turquie et les Etats-Unis.

« Ils le qualifient d’espion. Mais je suis plus espion que lui », avait même tweeté en avril dernier le président américain Donald Trump, qualifiant M. Brunson d' »homme bon (…) persécuté en Turquie sans raison ».

A l’issue de l’audience mercredi, le pasteur Brunson, qui risque jusqu’à 35 ans de prison dans ce procès qui s’est ouvert le 16 avril, a salué de la main les personnes venues le soutenir à Aliaga.

Son maintien en détention balaie les espoirs de ses partisans, alors que l’avocat du pasteur, Cem Halavurt, avait indiqué mercredi matin qu’il s’attendait à sa libération.

M. Brunson « n’a pas été libéré, donc je peux dire que l’injustice se poursuit », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.

Dénonçant « une vraie honte judiciaire », il a affirmé que les accusations pesant sur son client n’étaient pas étayées par des preuves et s’appuyaient seulement sur « les déclarations de quelques témoins ».

« Nous sommes déçus par l’issue de l’audience qui s’est déroulée aujourd’hui », a réagi le chargé d’affaires américain à Ankara Philip Kosnett, présent au tribunal.

« Nous allons continuer à suivre cette affaire de près et espérons que le pasteur Brunson retrouvera sa famille bientôt », a-t-il ajouté.

– « Pas la moindre indication » –

Lors de la précédente audience, en mai, le pasteur avait déjà été maintenu en détention préventive, le tribunal invoquant un « risque de fuite ».

« J’ai lu l’acte d’accusation, j’ai assisté à trois audiences. Je ne crois pas qu’il y a la moindre indication que le pasteur Brunson est coupable de quelque activité criminelle ou terroriste », a poursuivi M. Kosnett.

La femme du pasteur, Norine Brunson, assistait à l’audience. Quatre nouveaux témoins, deux à charge, et deux de la défense, ont été entendus mercredi.

Avant le début de l’audience, M. Kosnett avait appelé à « résoudre au plus vite ce cas ». Ce « serait bénéfique pour tout le monde », avait-il déclaré.

Selon le chargé d’affaires, le cas du pasteur Brunson a été évoqué lors d’un entretien téléphonique lundi entre les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et américain Donald Trump.

« Les deux présidents se sont engagés à rebâtir la relation (américano-turque) et nous avons beaucoup de travail à faire pour concrétiser cet engagement », a-t-il ajouté.

Les autorités turques accusent M. Brunson d’avoir agi pour le compte du réseau du prédicateur Fethullah Gülen auquel Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016, mais aussi pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces deux organisations sont considérées comme terroristes par la Turquie.

Installé en Turquie depuis une vingtaine d’années, le pasteur est aussi accusé d’espionnage à des fins politiques ou militaires.

Il dément catégoriquement toutes ces accusations.

Cette affaire a contribué à tendre les relations entre Washington et Ankara, déjà houleuses en raison de nombreux différends, notamment au sujet du soutien américain à une milice kurde syrienne et le refus américain d’extrader M. Gülen, installé aux Etats-Unis.

En septembre, M. Erdogan avait ainsi évoqué l’idée d’échanger le pasteur Brunson contre le prédicateur Gülen, une hypothèse balayée par Washington.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 15h49)

Céline Dion, 46e femme la plus riche des États-Unis

juillet 18, 2018

Céline Dion, au lancement de sa ligne de... (Renaud Philippe, archives The New York Times)

Céline Dion, au lancement de sa ligne de sacs à main, à Montréal, en août 2017.

Renaud Philippe, archives The New York Times

La chanteuse québécoise Céline Dion figure à la 46e place du palmarès 2018 des femmes autodidactes les plus riches des États-Unis dressé par le magazine Forbes.

La fortune de Céline Dion est évaluée à 430 millions de dollars US, ce qui équivaut à un peu plus de 565,1 millions de dollars CAD. Elle est sur un pied d’égalité au classement avec une femme d’affaires du domaine du design intérieur de la Californie, Adi Tatarko.

La liste est dominée par une femme d’affaires du Wisconsin, Diane Hendricks, qui possède 4,9 milliards US. L’éditrice et animatrice de télévision californienne Oprah Winfrey est au 6e rang en vertu d’une fortune évaluée à 3,1 milliards US.

La chanteuse Madonna est en 36e position avec ses quelque 590 millions US. Barbra Streisand est en 48e place avec 400 millions US devant Beyoncé Knowles, 53e, avec 355 millions US et Taylor Swift, en 60e place avec 320 millions US.

Céline Dion est considérée dans ce palmarès comme étant une résidante du Nevada.

La Presse Canadienne

Obama dégaine les coups contre Trump… sans le nommer

juillet 17, 2018

L’ancien président Barack Obama prononce un discours à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela le 17 juillet 2018n / © AFP / MARCO LONGARI

L’ancien président américain Barack Obama a multiplié, à mots à peine couverts mardi, les attaques contre son successeur Donald Trump, en s’en prenant aux climatosceptiques, aux leaders « autoritaires » qui « ne cessent de mentir » et aux politiques d’immigration basées « sur la race ».

Dans un discours politique très attendu à Johannesburg à l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, Barack Obama a pris soin de ne jamais nommer l’actuel locataire de la maison Blanche, mais ses nombreuses allusions à Donald Trump ont fait mouche dans le stade Wanderers qui lui était totalement acquis.

« Compte tenu de l’époque incertaine et étrange dans laquelle nous vivons, les informations apportent chaque jour leur lot de titres perturbants qui donnent le tournis », a lancé l’ancien président au début de son intervention devant plus de 10.000 personnes.

La veille, Donald Trump avait consterné l’Amérique en tournant le dos aux alliés des Etats-Unis et en donnant des gages à son homologue russe Vladimir Poutine.

A Johannesburg, Barack Obama s’en est pris aux hommes politiques « autoritaires » qui ont recours à « la politique de la peur » et « ne font que mentir ».

« Les politiques semblent rejeter le concept de vérité objective, des gens inventent », a-t-il lancé, déclenchant des rires nourris. « Nier les faits peut mettre à mal la démocratie », a-t-il mis en garde alors que son successeur dénonce à longueur de journée les « fake news ».

L’ancien président Barack Obama, Graça Machel (à gauche), et le président sud-africain Cyril Ramaphosa (à droite) dansent pendant que la chanteuse Thandiswa Mazwai (2e à droite) chante le 17 juillet 2018n / © AFP / MARCO LONGARI

« Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas, quand tous les scientifiques disent l’inverse », a poursuivi Barack Obama.

Un des premiers gestes de Donald Trump à la Maison Blanche avait été de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, l’estimant « injuste » pour l’industrie de son pays.

– Hommage aux Bleus –

Sur la politique d’immigration là encore, Barack Obama s’en est pris directement à son successeur.

« Il n’est pas faux d’insister sur le fait que les frontières nationales importent (…) mais cela ne peut pas être une excuse pour des politiques d’immigration basées sur la race », a-t-il estimé lors d’une de ses rares interventions publiques depuis son départ de la maison Blanche début 2017.

De jeunes Sud-Africains lèvent le bras en participant à une cérémonie à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela le 17 juillet 2018n / © AFP / MARCO LONGARI

Son discours à Johannesburg a marqué le point d’orgue des célébrations du centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.

Les deux hommes partagent un destin en commun qui les a fait entrer dans l’Histoire: ils sont devenus le premier président noir de leur pays.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela a été élu à la présidence en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999. Barack Obama a lui occupé la fonction suprême aux Etats-Unis de 2009 à 2017.

Mardi, il a salué la mémoire d' »un vrai géant de l’histoire ». « La lumière de +Madiba+ (surnom de Nelson Mandela) brille toujours avec beaucoup d’éclat », a-t-il assuré, défendant la « vision » du prix Nobel de la paix sud-africain.

L’occasion pour Barack Obama de faire une digression pour saluer la victoire de la France au Mondial de football et la diversité identitaire des Bleus.

Obama prend la parole en hommage Nelson Mandela / © AFP / Maryke Vermaak

« Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Ils sont Français », a-t-il lancé sous les applaudissements, regrettant cependant que « le monde n’ait pas tenu les promesses » de Madiba.

« Les discriminations raciales existent toujours en Afrique du Sud et aux Etats-Unis » et « la pauvreté a explosé », a-t-il dénoncé.

Près d’un quart de siècle après la fin officielle de l’apartheid en 1994, le racisme attise les tensions dans la « nation arc-en-ciel » et la pauvreté persiste dans le pays le plus inégalitaire au monde, selon la Banque mondiale.

« Mandela et Obama sont les symboles de la victoire sur l’adversité », a lancé mardi sur le podium la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, vêtue d’une lumineuse robe et coiffe bleu roi.

« Ils ont tous les deux donné de l’espoir à des millions de jeunes qui se sont identifiés avec leur parcours humble », a-t-elle souligné.

Dans la foule, les Sud-Africains étaient aux anges. « Je suis vraiment ravi qu’Obama s’en soit pris à Trump » et à sa politique d’immigration qui « ne respecte pas nos frères et soeurs en quête d’une nouvelle vie aux Etats-Unis », a salué Karabo Tima, un consultant de 25 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 00h04)

Guinée équatoriale: un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

juillet 17, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein « dialogue national » à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

« Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner », a déclaré au deuxième jour du « dialogue national » Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que « treize jours après » un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, « aucun n’a été libéré ».

« Le gouvernement est parfaitement légitime », a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. « Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée ».

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que « le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie ».

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du « dialogue politique », une « amnistie totale » en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

Lundi, un « dialogue national » voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n’étaient présents.

« Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va », avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés « des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme », selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés.

CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants « des suites de tortures ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 21h56)