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Maître Gims sauvé d’un bateau en flammes à Bonifacio

août 25, 2019

Gims

La rappeur français a échappé à l’incendie du bateau qu’il louait au large de Bonifacio (corse-du-sud) avec des amis et deux membres de l’équipage.

D’après les informations de France Bleu RCFM et Corse-Matin, le navire de 24 mètres que le rappeur Maître Gims et ses amis louaient a pris feu alors qu’ils étaient en mer, au large de Bonifacio (corse-du-sud).

La rappeur, trois amis et deux membres de l’équipage ont dû abandonner la vedette par leurs propres moyens, d’après la Préfecture Maritime. A l’aide d’un semi-rigide, ils ont rejoint le rivage.

L’incendie aurait été causé par une avarie du moteur. 3000 litres de carburants se trouvaient dans les cuves. «Le risque de pollution est important», précise Corse-Matin.

«Le patrouilleur 617 de la SNSM ainsi que la vedette de la Gendarmerie départementale 2A G109» ont pu rejoindre la zone rapidement et la sécuriser. La SNSM a mis en place un barrage flottant anti-pollution de 150 mètres «afin d’écarter le risque d’une atteinte à l’environnement».

Par Le Figaro

La RDC face au défi du coût de la gratuité scolaire

août 25, 2019

Une élève dans une salle de classe le 7 septembre 2016 à Kinshasa. © AFP

 

Les autorités congolaises se retrouvent face au défi écrasant du coût de la gratuité de l’école primaire publique, après l’avoir promise pour la rentrée du 2 septembre.

« Le coût gobal de la gratuité pour l’année budgétaire 2020 est estimé à 4 225,346 milliards de francs congolais (2,64 milliards de dollars) », indique le rapport des experts qui ont bouclé samedi à Kinshasa une deuxième « table ronde sur la gratuité dans l’enseignement de base ».

À elle seule, cette somme représente plus de 40% du budget de l’État pour l’année en cours, chiffré à un peu moins de six milliards de dollars pour 80 millions d’habitants. Ce budget 2019 ne prévoit pas de financer la gratuité de l’enseignement primaire public pour les quatre derniers mois de l’année.

Le rapport suggère une mise en oeuvre « de manière progressive » de la gratuité des frais scolaires dans le primaire.

Mais à dix jours de la rentrée, les autorités congolaises veulent vite matérialiser une mesure prévue par la Constitution, et reprise par le nouveau président de la République Félix Tshisekedi lors de son discours d’investiture le 24 janvier.

« Cette gratuité commence avec l’année scolaire 2019-2020. Je vous le confirme, c’est la volonté du président de la République et cela va se faire. Toutes les dispositions sont prises », a dit à l’AFP le ministre par intérim de l’Enseignement primaire, Emery Okundji.

Pour le financement, le rapport suggère « l’instauration d’une taxe sur les ressources naturelles » en RDC, producteur de cobalt, de cuivre, de coltan…

« Il y a des pistes des solutions que nous allons exploiter », a dit le ministre par intérim (dont nul ne sait s’il figurera dans le gouvernement que le nouveau président Tshisekedi prépare depuis sept mois).

Sur le terrain, les parents sont partagés entre l’espoir et la prudence. En août 2016, la première « table ronde » sur la gratuité de l’enseignement primaire dans les écoles publiques n’avait rien donné.

À Kinshasa, les parents ont reçu pendant les vacances scolaires une demande d’acompte allant de 100 000 à 150 000 francs congolais (62,5 à 90 dollars) pour inscrire leur enfant à l’école primaire du quartier résidentiel de la Gombe, a constaté l’AFP.

Le montant total des frais scolaires demandés s’élève à 220 000 fc (137,5 dollars).

Les experts de la table-ronde demandent aux gestionnaires des écoles publiques de « rembourser immédiatement les frais d’acompte et autres frais perçus auprès des élèves dans les établissements publics d’enseignements concernés par la gratuité ».

« Je doute fort pour cette année »

« Je ne veux pas être pessimiste, mais je doute fort pour cette année », assure Patrick Matebeka, grand frère de deux soeurs inscrites à l’école primaire EP1 Gombe, interrogé sur la gratuité de l’enseignement primaire dans le public.

« Si la décision n’est pas respecté, cela me fait mal », poursuit Matthieu Zola, père de quatre enfants dont un inscrit à l’EP1 Gombe. « On me paye 150 dollars: comment je peux faire étudier les enfants ? ».

Les parents doivent aussi payer les fournitures scolaires. Dans son discours d’investiture du 24 janvier, le président avait dénoncé le fait que les parents d’élèves doivent « payer le salaire des enseignants ».

La RDC « reste l’un des pays avec le plus grand nombre d’enfants non scolarisés », notait en mai le Partenariat mondial de l’éducation (PME).

« On estime que 3,5 millions, soit 26,7 % des enfants en âge de fréquenter le primaire, ne sont pas scolarisés », ajoute cette structure d’aide à l’éducation dans les pays pauvres.

La RDC a tout de même progressé, avec 70% d’élèves achevant le primaire en 2014 contre 29% en 2002, d’après le PME

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo-Diaspora: Programme des obsèques de l’Artiste Musicien Fernand MABALA, décédé le 4 Août 2019

août 25, 2019

Lundi 26 août 2019 :
*17h45 : Arrivée de la dépouille mortelle à l’aéroport international de Maya Maya ;
* 19h00 : Départ du cortège funèbre pour la Morgue Municipale de Brazzaville ;

Mardi 27 août 2019 :
* 14h00 : levée de corps à la Morgue Municipale de Brazzaville ;
* 14h30 : Départ du cortège funèbre pour le domicile familiale, sise Rue Mbochi N.11 Moungali ;
* 15h00 -18h00 : receuillement familial;
* 18h30 : Départ du cortège funèbre pour l’École de Peinture de Potopoto ;
* 18h30 jusqu’à l’Aube : Veillée culturelle pour un dernier hommage à Fernand Mabala. animée par les artistes musiciens et les sapeurs.
NB: Tous les artistes et les mélomanes de la musique congolaise y sont massivement conviés.
Mercredi 28 août 2019 :
* 10h00 : Début de la cérémonie officielle ; recueillement des officiels, des artistes, des amis et connaissances ;
* 12h00 : Célébration de la messe sur place ;
* 14h00 : Départ du cortège funèbre pour l’inhumation au CIMETIÈRE MA CAMPAGNE VIP ;
*16h30 : Fin de programme officiel.

LE COMITÉ DES OBSÈQUES

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

La Chine va taxer 75 milliards de dollars de produits américains

août 24, 2019

CHINA-COLOMBIA-DIPLOMACY

Le président chinois Xi Jinping à réagi aux nouvelles taxes douanières du président américain Donald Trump ce vendredi 23 août. WANG ZHAO / AFP

Pékin riposte aux taxes douanières américaines sur les produits d’importation chinois décidées par Donald Trump.

La Chine a annoncé ce vendredi son intention de relever les droits de douane à l’importation sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d’euros) de produits américains, amorçant une nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les deux premières économies du monde.

Le ministère du Commerce chinois a déclaré dans un communiqué qu’il imposerait des droits de douane supplémentaires de 5% ou 10% sur un total de 5078 produits provenant des États-Unis, parmi lesquels des produits agricoles, le pétrole brut, les petits avions et les voitures.

Les droits sur certains produits prendront effet dès le 1er septembre, les autres le 15 décembre. Des mesures qui répondent aux taxes américaines : alors que 250 milliards de dollars de bien chinois sont déjà taxés à 25%, 112 autres milliards le seront à 10% le 1er septembre, et encore 160 milliards le 15 décembre.

La Chine n’en est pas à ses premières mesures de riposte : le pays a cessé d’acheter des produits agricoles américains depuis le 3 août, ciblant ainsi les agriculteurs, et donc un électorat important pour Donald Trump à l’approche de la nouvelle campagne présidentielle. Pékin applique également depuis le 1er juin des droits de douane plus élevés sur 5400 produits américains.

Marchés en baisse

La plupart des grands marchés boursiers européens reculaient en début d’après-midi après l’annonce chinoise. Vers 12h35 GMT, l’indice large européen Stoxx 600, qui était orienté à la hausse à mi-séance, abandonne 0,31%. A Paris, le CAC 40 cède 0,51% et à Francfort, le Dax recule de 0,65%.

L’indice Stoxx du secteur automobile, l’un des plus exposés aux tensions commerciales internationales, perd 1,68% et celui des matières premières 1,12%.

La décision chinoise se traduit aussi par une baisse des rendements obligataires, les investisseurs se reportant sur les actifs jugés les plus sûrs: celui du Bund allemand à dix ans est retombé sous -0,65% contre -0,638% environ avant l’annonce de Pékin.

Enfin, le pétrole, qui évoluait en légère baisse, a brusquement chuté quand la Chine a annoncé son intention d’imposer de nouveaux droits de douane. Vers 13H10 GMT (15H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 58,97 dollars à Londres, en nette baisse de 1,59% par rapport à la clôture de jeudi. Sur la semaine, il a gagné 0,53%. À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance s’échangeait à 54,07 dollars, 2,31% de moins que la veille. Sur la semaine, il a perdu 1,35%.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Un homme détenu pour avoir ramené du miel aux États-Unis

août 24, 2019

 

 «Ils ont ruiné ma vie» a expliqué Leon Haughton au Washington Post. Le services des douanes le soupçonnaient de transporter de la drogue de synthèse.

Un homme a été détenu près de trois mois aux Etats-Unis après avoir ramené de Jamaïque trois bouteilles de miel artisanal que les douanes américaines ont pensé être, à tort, de la méthamphétamine liquide.

Comme chaque Noël depuis qu’il s’est installé dans l’Etat du Maryland, il y a une dizaine d’années, Leon Haughton est allé rendre visite l’hiver dernier à sa famille jamaïcaine, rapportait vendredi 23 août le Washington Post dans un long article retraçant ses improbables démêlés juridico-administratifs.

Son calvaire kafkaïen commence le 29 décembre, à l’aéroport de Baltimore, lorsqu’un chien des douanes se met à renifler son sac. A l’intérieur: trois grandes bouteilles dûment étiquetées de miel artisanal, avec lequel le père de famille de 45 ans aime aromatiser son thé. Mais les douaniers le soupçonnent, selon l’acte d’inculpation, de transporter de la méthamphétamine liquide, et le placent en détention.

Les résultats d’un laboratoire du Maryland mettent plus de deux semaines à arriver: ils sont négatifs. Leon Haughton se pense tiré d’affaire. Il a tort.

D’abord, le laboratoire utilisé pour les premiers tests n’est pas suffisamment équipé pour analyser des liquides. Il faut donc envoyer les bouteilles à un deuxième laboratoire, dans l’Etat de Géorgie.

L’arrestation du Jamaïcain, détenteur d’une carte verte lui permettant de résider légalement aux Etats-Unis, a ensuite déclenché une procédure auprès des services de l’immigration, que son avocat a toutes les peines du monde à contacter.

Et pour cause: l’administration américaine est alors affectée par le «shutdown» – paralysie des services publics – causé par le bras de fer entre Donald Trump et l’opposition démocrate sur le financement du mur que le président souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Les analyses effectuées en Géorgie confirment finalement que Leon Haughton transportait bien du miel. Il est libéré le 21 mars, 82 jours après son retour de vacances.

Près de trois mois derrière les barreaux, éloigné de sa compagne et de ses enfants, qui lui ont fait perdre ses deux emplois dans le nettoyage et le bâtiment.

«Ils ont ruiné ma vie», a confié au Washington Post le quadragénaire, pour qui la pilule est forcément difficile à avaler. Même avec du miel.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Sommet du G7 à Biarritz : le point sur le programme des présidents africains invités

août 23, 2019

Le G7 se déroulera du 24 au 26 août 2019 en France, à Biarritz. © Markus Schreiber/AP/SIPA 

Cinq pays africains participeront, au titre d’invités, au sommet du G7 qui s’ouvre samedi à Biarritz. Un tête à tête entre Emmanuel Macron et Paul Kagame y est notamment prévu, alors que le rapprochement entre les deux pays se poursuit.

Pour ce sommet du G7 au format remanié, Emmanuel Macron a choisi de convier huit pays non-membres dont cinq africains. L’Afrique du Sud a, selon le site de l’Élysée, été conviée au côté de l’Inde, de l’Australie et du Chili en tant que « grands partenaires engagés dans la protection et la promotion des libertés démocratiques ».

Le Burkina Faso et son président Roch Marc Christian Kaboré, en sa qualité de président du G5 Sahel, Abdel Fattah al-Sissi, actuellement président de l’Union africaine, Macky Sall, en tant que président du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et Paul Kagame, qui a exercé en 2018 la présidence de l’Union africaine (UA) seront également présents. Moussa Faki, président de la commission de l’Union africaine est également présent.

À Biarritz, les chefs d’État seront pour la plupart logés à l’hôtel du Palais.

Bilatérales avec Kagame et Ramaphosa

Au programme des bilatérales, le président Emmanuel Macron doit s’entretenir avec son homologue rwandais Paul Kagame avec qui le rapprochement se poursuit. Un nouvel ambassadeur rwandais, François-Xavier Ngarambe doit arriver prochainement pour prendre le relais de Jacques Kabale, en poste depuis dix ans. Le dossier d’un ambassadeur au Rwanda, où la France n’est plus représentée depuis 2015, est toujours en attente. Côté rwandais on se veut optimiste à ce sujet. « Après l’agrément de notre Ambassadeur, la France ne restera pas longtemps sans en nommer un », glissait une source diplomatique rwandaise après la nomination du nouveau représentant de Kigali à Paris.

Le président français doit aussi échanger en tête à tête avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Après une visite de Jean-Yves Le Drian en Afrique du Sud début mars, le président français prépare lui-même une visite officielle en Afrique du Sud au début de l’année 2020. La date précise n’a pas encore été fixée.
Situation au Sahel
Un point presse sur la situation au Sahel est notamment prévu. Les participants doivent aussi échanger sur le soutien financier à plusieurs initiatives (entrepreneuriat féminin avec la Banque africaine de développement, Fondation Denis Mukwege, etc). Les sherpas, qui ont participé aux réunions de préparation au niveau ministériel, sont arrivés à Biarritz jeudi pour négocier les derniers textes. À l’ordre du jour, transformation numérique, transparence dans les marchés publics et lutte contre la corruption.

Le Gabon suspend l’accréditation du journaliste de RFI

août 23, 2019

 

L’autorité de régulation des médias au Gabon a suspendu pour deux mois l’accréditation du journaliste de Radio France internationale (RFI) jugeant «mensonger» un article mettant, selon elle, «en cause l’intégrité physique» du président Ali Bongo Ondimba.

La Haute autorité de la communication (HAC) a signifié cette suspension jeudi soir dans une décision lue à l’antenne de la télévision nationale. En cause, un reportage publié samedi sur le site internet de la radio française sur la cérémonie de la fête de l’indépendance à Libreville, en présence du chef de l’Etat, dix mois après son accident vasculaire cérébral (AVC). «Le président de la République ne s’est à aucun moment levé comme autrefois pour saluer les troupes de l’armée» lors du défilé militaire, avait notamment écrit le journaliste gabonais de RFI sur le site de la radio, Yves-Laurent Goma.

Pour la HAC l’article utilise des «informations inexactes avec insinuation malveillant (…) mettant en cause l’intégrité physique» du président Bongo. Le président, «conformément aux directives du protocole d’Etat, s’est levé chaque fois que nécessaire», poursuit le texte de la décision. La HAC a donc suspendu deux mois l’accréditation de Yves-Laurent Goma, lui interdisant de facto d’exercer son métier de journaliste au Gabon. Outre RFI, Yves-Laurent Goma dirige également un site d’information, Gabonactu.com. «La direction de RFI déplore le retrait par la HAC de l’accréditation de son correspondant pour une durée de deux mois», lit-on vendredi sur le site internet de la radio française.

«RFI est attachée à la liberté de l’information et souhaite que son correspondant retrouve au plus vite son autorisation de travail afin qu’il continue de couvrir l’actualité gabonaise, comme il le fait sans discontinuer depuis 17 ans», poursuit le texte. La HAC a également suspendu jeudi pour trois mois l’un des principaux sites privés d’information en ligne du pays, Gabon Review. En cause, un article publié début août ayant nui «à l’image de la HAC par des insinuations malveillantes», selon elle.

Depuis le début de l’année, la HAC a multiplié les suspensions de médias pour non respect de la loi. «Les médias qui osent critiquer le président ou ses proches s’exposent à des sanctions presque systématiques», avait estimé fin juin l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF). Créée en 2018, la HAC est présidée par Raphaël Ntoutoume Nkoghe, ancien conseiller chargé des relations avec la presse à la présidence de la République. Pays pétrolier d’Afrique centrale, le Gabon est dirigé par Ali Bongo Ondimba, qui a succédé en 2009 à son père Omar Bongo, arrivé au pouvoir en 1967.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: une dizaine de personnes enlevées en Ituri par des miliciens ADF présumés

août 23, 2019

 

Une dizaine de personnes ont été enlevées et des magasins pillés en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP vendredi de sources concordantes, dont l’une pointe la responsabilité des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

Les faits se sont déroulés dans le territoire d’Irumu, dans le sud de l’Ituri près du Nord-Kivu, où sévissent les miliciens ougandais. «Le bilan provisoire fait état de deux rebelles et un militaire blessés pendant les combats et de dizaines de personnes prises en otages», a indiqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région. Les assaillants voulaient «piller l’hôpital général de Boga», a-t-il ajouté. Pour sa part, un chef local, Lorima Pay-Paul, a affirmé que les agresseurs étaient des miliciens ADF. «Un rebelle ADF a été capturé avec son arme par la population et remis aux autorités militaires», a-t-il assuré.

Historiquement opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les rebelles musulmans ougandais des ADF, réfugiés dans l’est de la RDC depuis les années 1990, sont les responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Centrafrique: l’ONU durcit le ton contre les groupes armés

août 23, 2019

 

Le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique a menacé ce vendredi de sanctionner «strictement» les violations de l’accord de paix signé en février entre le gouvernement et 14 groupes armés pour mettre fin à la guerre qui déchire ce pays depuis 2013.

La Centrafrique connait une relative accalmie sécuritaire depuis la signature de cet accord le 6 février, mais les populations sont toujours victimes de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.

«Des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l’accord», a déclaré l’émissaire de l’ONU, Mankeur N’Diaye devant plusieurs leaders et représentants des groupes armés invités à Bangui par le gouvernement centrafricain pour une réunion de suivi de l’accord de paix. «Il y a eu un après 6 février. Il y aura un après 23 août. Tout ce qui a été toléré ne le sera plus à partir d’aujourd’hui» a-t-il averti. Entre 10 et 70 violations de l’accord sont enregistrées chaque semaine par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a privilégié jusqu’ici une stratégie de dialogue avec les groupes rebelles.

Plusieurs chefs de groupes rebelles importants étaient présents à l’ouverture de cette réunion: notamment Abdoulaye Hissène, le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Les représentants de l’ONU, de l’Union Africaine et du gouvernement centrafricain, participaient également à cette réunion. Les discussions, qui doivent se poursuivre jusque dans la journée de samedi, visent à accélérer la mise en œuvre de plusieurs dossiers sensibles.

Parmi les questions prioritaires, figurent le programme de désarmement et de démobilisation des combattants des 14 groupes armés signataires de l’accord, et la levée des barrières de taxations illégale érigées sur les routes par les milices rebelles. Des chantiers qui se heurtent à la mauvaise volonté présumée de certains groupes armés, selon la Minusca. La Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde, est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka. Les combats ont forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de ce pays à fuir leurs domiciles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Zimbabwe: un responsable de l’opposition arrêté après des manifestations interdites

août 23, 2019

 

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition au Zimbabwe, a annoncé ce vendredi qu’un de ses responsables avait été arrêté pour ne pas avoir empêché une manifestation interdite par les autorités.

Amos Chibaya, secrétaire chargé de l’organisation, a été arrêté jeudi. Il doit comparaître lundi devant un juge qui décidera de son éventuelle remise en liberté sous caution. «Le maintien en détention de Chibaya témoigne d’un programme brutal de persécution que poursuit le régime», a condamné le MDC sur Twitter.

La police a précisé que cette arrestation était liée aux manifestations du 16 août à Harare. La police anti-émeutes avait violemment dispersé des sympathisants de l’opposition descendus dans les rues d’Harare contre la dégradation de la situation économique, en dépit d’une interdiction de manifester. Une centaine de personnes avaient été arrêtées. Par ailleurs, neuf membres d’un syndicat d’enseignants et leur avocat ont été arrêtés vendredi à Harare pour avoir manifesté pour une hausse de leur salaire et une amélioration de leurs conditions de travail, selon le MDC.

Le président Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, aux commandes du pays pendant trente-sept ans, s’est engagé à relancer l’économie, jusqu’à présent en vain. Le Zimbabwe est confronté à des pénuries régulières de denrées de première nécessité, comme la farine, le pain, l’huile, mais aussi les carburants. Les Zimbabwéens sont aussi soumis à de très longues coupures d’électricité.

Par Le Figaro.fr avec AFP