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Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Paul Niamazok

juin 20, 2022

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien secrétaire d’Etat, le 20 juin à Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux.

Hommage de la République à Paul Niamazok

Paul Niamazok a assumé de hautes responsabilités administratives. Conseiller économique à l’ambassade du Congo en URSS ; secrétaire d’État chargé de la biotechnologie et des industries agroalimentaires (1996/1997) ; secrétaire général au ministère du Développement rural (1987/1993) ; ministre résident, préfet du département de la Sangha (1993/1995), entre autres.

Né en 1942 à Souanké, fils de cultivateur, Paul Niamazok a entamé ses études à l’école officielle de sa localité de naissance, où il obtient le CEPE en 1957. La même année, il est admis au concours d’entrée à l’école militaire préparatoire général Leclerc, où il obtient le BEPC en 1961. Il poursuit son cursus scolaire dans le domaine de l’agronomie, notamment en République centrafricaine, en Algérie puis en géographie humaine en France.

Décédé le 28 mai dernier, à Niort, en France, l’illustre disparu a été inhumé le 20 juin à Brazzaville, au terme de la cérémonie d’adieu ayant permis au président de la République de s’incliner devant sa mémoire après le dépôt de gerbes de fleurs.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

RDC-Derniers hommages : Philippe Masegabio inhumé ce mercredi à la Nécropole 1

juin 7, 2022

Une décoration à titre posthume du poète, Philippe Masegabio, est prévue par le chancelier des Ordres nationaux lors de la cérémonie funéraire à l’Hôpital du cinquantenaire, en matinée du 8 juin, à la suite de la veillée mortuaire organisée à sa résidence, la nuit du 7 au 8 juin.

Philippe Masegabio Nzanzu intervenant lors de la présentation du roman Gahi ou l'affaire autochtone (Adiac)

1 -Philippe Masegabio Nzanzu intervenant lors de la présentation du roman Gahi ou l’affaire autochtone / Adiac

Le Pr Philippe Masegabio Nzanzu est passé de vie à trépas, le 16 mai dernier, soit un mois jour pour jour après sa dernière apparition publique à l’occasion de la présentation du roman « Gahi ou l’affaire autochtone » d’Henri Djombo, le 16 avril. Intervenant à cette occasion, le critique littéraire avait alors salué l’initiative de l’auteur qui contribuait à renforcer le rapprochement des écrivains des deux rives du fleuve Congo à la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles.

Docteur en lettres et civilisation françaises formé à l’université Lovanium, l’actuelle Université de Kinshasa (Unikin), enseignant à l’Université pédagogique nationale jusqu’à sa mort, feu Philippe Masegabio était essentiellement poète et critique littéraire. Le monde littéraire congolais en deuil a perdu une de ses ferventes plumes mais aussi un brillant critique littéraire comme en a témoigné le nouvelliste Yoka Lye Mudaba. Il l’avait relevé haut et fort à la présentation du dernier essai critique du défunt, « Tchicaya U Tam’si, le feu et le chant. Une poétique de la dérision », qu’il s’était donné le plaisir de réaliser à sa demande, le 11 février 2020. Il en ressort notamment que le poète disparu a guidé ses « premiers pas de critique littéraire en herbe ». Ce, alors qu’il dirigeait la revue « Dombi » qu’il avait créée au sein de l’Office national de recherche et de développement.

Homme politique

Le Pr Yoka se souvient qu’en sa qualité de tout premier président de l’Union des écrivains zaïrois à sa création, en 1972, Masegabio l’a embarqué « dans le tout premier comité comme membre effectif », en dépit de sa fougue de « jeune Turc piaffant d’impatience et d’impertinence ». Et, vice-ministre, ministre de l’Information, puis ministre de la Culture sous le règne du maréchal Mobutu, en 1985-1986, il le «  prépare à rempiler à la tête de la Compagnie du théâtre national, afin d’y ramener la paix et une certaine rationalité managériale ». En tant qu’homme politique, il exerça également les fonctions de député, puis sénateur.Dernier essai critique de Philippe Masegabio, Tchicaya U Tam’si, le feu et le chant. Une poétique de la dérision (DR)

2 : Dernier essai critique de Philippe Masegabio, « Tchicaya U Tam’si, le feu et le chant. Une poétique de la dérision » / DR

Engagés dans un projet marquant leur engagement littéraire dans les années 2000, Yoka Lye a renseigné sur le fait qu’il avait été pensé un moyen d’unir les Congo. « Avec Masegabio ainsi que d’autres collègues et amis, nous nourrissions le vœu de construire le pont symbolique sur le Congo à partir de la littérature, et une synergie interactive, avec le pôle artistique et culturel de Lubumbashi, singulièrement de l’Unilu », a-t-il indiqué.

Spécialiste de la sémiologie littéraire et de Tchicaya U Tam’si, c’est dès lors grâce à sa thèse de doctorat défendue en 2014 à l’Unikin, qu’il confie: « j’ai pu, pour ainsi dire, faire davantage la connaissance de Tchicaya U Tam’si et me réconcilier avec sa poésie ».

Masegabio Nzanzu fut lauréat de quelques prix littéraires locaux, notamment la Médaille d’or du Mérite congolais des lettres,  deuxième prix de poésie Sébastien-Ngonso pour « Somme première » (1967), puis premier prix du concours de poésie organisé par le Goethe Institut et la Faculté des lettres de l’université Lovanium pour « Le temps des noces » (1968). Par ailleurs, l’Association internationale des parlements de langue française l’avait fait Commandeur de l’Ordre de la pléiade. La bibliographie de feu Philippe Masegabio, disparu à 77 ans, est essentiellement composée de recueils de poèmes. Parmi ses principales œuvres figurent « Somme première » (Poèmes 1967), « Le Zaïre Ecrit-Anthologie de la poésie zaïroise de langue française« (Horst Erdmann Verlag, 1976), « La Cendre Demeure« (Ed. Lokolé Dombi-Diffusion, 1983), « Fais-moi passer le lac des caïmans » (Dombi-Diffusion, 2006), « Le jour de l’Eternel : chants et méditations » (L’Harmattan, 2009), « Tchicaya U Tam’si : le feu et le chant, une poétique de la dérision » (L’Harmattan, 2017).

Avec Adiac Congo par Nioni Masela

Picasso à Dakar : entre hommage, relecture et découverte

mai 28, 2022

REPORTAGE. Alors que l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 » bat son plein, la galerie Le Manège propose un dialogue inédit entre artistes africains contemporains et Picasso.

Alors que le musée des Civilisations noires de Dakar propose depuis le 1er avril l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 », cinquante ans après l’exposition des œuvres de l’artiste espagnol au Musée dynamique de Dakar, la galerie de l’institut français Le Manège offre une inversion des paradigmes à travers les œuvres de seize artistes originaires ou liés au continent africain.

Découverte des liens entre Picasso et l’Afrique

En cette matinée de début mai, les 28 élèves de cm2 de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Dakar attendent, alignés en file indienne dans le hall du musée des Civilisations noires (MCN), de pouvoir assister à la visite guidée de l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 ». « L’artiste s’appelle Pablo Ruiz Picasso et il a exposé à Dakar en 1972 au Musée dynamique après avoir rencontré Senghor à Paris », renseigne Youssou, 11 ans, prouvant au passage qu’il a bien fait les recherches recommandées par son enseignante en amont de la visite. Sa camarade Khadija, âgée de 10 ans, ajoute : « Il faisait des sculptures d’animaux, peignait des tableaux et aimait les masques africains. » C’est sa tante qui lui en a parlé. En dehors de ces informations glanées sur le Web, ce jeune public connaît peu l’artiste, et notamment ses œuvres. Ce qui est encore moins connu de ces préadolescents, comme de nombreux adultes, c’est l’attrait de Picasso pour le continent africain, lui qui vivait entouré d’œuvres et d’objets africains. Cinquante ans après la première exposition de Picasso au Musée dynamique de Dakar, sous l’impulsion de Léopold Sédar Senghor, c’est cette « parenté » que l’exposition actuelle souhaite mettre en avant. Celle-ci a été réalisée en collaboration entre quatre musées, deux français et deux sénégalais : le musée Picasso-Paris, le musée du Quai Branly-Jacques-Chirac, le musée Théodore-Monod ainsi que le musée des Civilisations noires qui l’accueille.

Au centre de l’exposition, les portes cuuray réalisés en céramique par le Collectif Ban.© Clémence Cluzel

Studieux, les élèves écoutent la médiatrice culturelle leur détailler cette filiation artistique, ou tout du moins ces jeux de miroirs constants. Munis d’une feuille de papier, ils ne ratent rien des informations récoltées : « négritude », « portrait d’un homme noir représenté comme un empereur », « cubisme », « art figuratif », etc. Arrivée devant un masque baoulé positionné à côté d’un tableau de Picasso (celui de l’affiche de l’exposition), Asmaou Manga les interroge : « Quelles sont les ressemblances que vous pouvez noter ? » Les doigts se lèvent : « La forme du visage allongée », dit l’une ; « le nez », ajoute un autre ; « la forme des yeux », analyse encore un élève. S’arrêtant devant une immense photo de l’artiste drapé dans un tissu orange au milieu de son atelier, la médiatrice culturelle, qui a suivi une formation d’une semaine pour approfondir ses connaissances sur l’artiste, continue de renseigner son auditoire qui l’interroge sur la vie privée de l’artiste : « Avait-il des enfants ? » Même jeu de miroirs quelques mètres plus loin entre la toile La Femme dans un fauteuil et un masque bedu : couleurs similaires, même forme… L’origine africaine de l’inspiration du catalan est visible. De toute l’exposition, Amsatou a jeté son dévolu sur le tableau La Femme couchée lisant, car elle aussi « adore lire ». Khadija en passant devant la toile s’interroge : « Qui est cette dame ? Ce ne serait pas Olga, la femme de Picasso ? », se rappelant que Mme Manga l’avait évoquée quelques minutes plus tôt. Au sortir de cette visite d’une trentaine de minutes, Émilie Sarr, l’enseignante de la classe, est très satisfaite : « Au départ, j’étais réticente, mais je trouve que c’est vraiment très intéressant. J’ai appris plein d’informations, notamment les correspondances entre les œuvres de l’artiste et l’Afrique, le lien avec les arts nègres… Les enfants ont besoin de s’ouvrir au monde, peut-être même qu’il y a des futurs peintres dans la classe ! » Elle compte d’ailleurs revenir avec ses enfants. Les visites scolaires s’enchaînent chaque jour au musée des Civilisations noires. « On a beaucoup de demandes ! » affirme Asamou Manga. « Cette exposition est un moyen de montrer que l’art rassemble, que le musée est ouvert à toutes les cultures tout en sauvegardant la nôtre. Pour les écoles, c’est aussi un moyen de faire connaître l’art aux enfants sénégalais, beaucoup ne connaissent pas ce milieu, et de susciter un intérêt », détaille-t-elle.

« Picasso Remix » : inverser et émanciper les regards

En résonance à l’exposition du MCN, la galerie de l’institut français Le Manège propose de changer de paradigmes à travers son exposition « Picasso Remix »*. « Nous avons monté cette exposition avec Olivia Marsaud, directrice du Manège, à la demande de Hamady Bocoum, le directeur du MCN », explique Mohamed Amine Cissé, cocommissaire de « Picasso Remix ». Cette fois-ci, ce sont les œuvres de seize artistes**, issus de la diaspora, résidant ou ayant un lien fort avec le continent africain, qui s’emparent des œuvres de Picasso pour les revisiter et inverser les regards : les œuvres sont vues depuis le continent. « On sait que Picasso s’est inspiré de l’Afrique. On a voulu changer de paradigme, en donnant carte blanche aux artistes pour qu’ils expriment leur rapport à l’artiste, à son style, à ses réalisations. Les œuvres exposées ont été produites entre 2000 et 2022. Certaines étaient déjà existantes et rentraient en résonance, tandis que d’autres ont été créées pour l’occasion », ajoute Mohamed Amine Cissé avant de préciser que le but était également de multiplier les supports : peinture, toile, photocollage, sculpture, céramique… « Peu de gens savent que, vers la fin de sa vie, Picasso a produit environ 3 500 pièces en céramique », rapporte-t-il.

Les portes cuuray réalisés en céramique par le Collectif Ban.© Clémence Cluzel

« Certaines des œuvres sont des réponses, d’autres des hommages avec la revendication d’un héritage et une filiation assumée », raconte le commissaire. La toile hors norme du Guernicaest ici revisitée par le Béninois Roméo Mivekannin, qui insère dans la toile ses portraits, pour mieux se l’approprier et placer l’homme africain au cœur de l’œuvre. Elle apparaît plus que jamais actuelle, car elle fait écho aux conflits qui agitent notre siècle : SyrieAfghanistan et, dernièrement, la guerre en Ukraine. Sandra Seghir offre une relecture du célèbre tableau du peintre catalan Les Demoiselles d’Avignon avec sa peinture Les Primitifordiales, qui conserve le format original. S’il représente toujours le corps féminin, l’artiste y réinvente les codes esthétiques et la diversité en représentant des femmes fortes, aux différentes carnations. Une réappropriation plus féminine et féministe de l’œuvre qui brise les codes de l’art classique. Cette volonté de replacer la femme comme créatrice, et non plus comme simple muse, se retrouve également dans les peintures de Marianne Collin Sané et dans l’autoportrait réalisé par Audrey d’Erneville qui représente une femme à la taille démesurée pour illustrer la force et le pouvoir de la femme africaine. Un peu plus loin, la fameuse Tête de taureau de Picasso est revisitée par Meissa Fall qui l’a reconstituée avec des pièces de vélo, en l’occurrence une selle. « Il a créé cette œuvre pour permettre à tout le monde de la voir. L’originale est dans un musée, donc tout le monde n’y a pas accès », développe Mohamed Amine Cissé.

Les Primitifordiales, oeuvre de Sandra Seghir inspirée de la toile Les demoiselles d’Avignon.© Clémence Cluzel

« Picasso ne m’a rien appris. C’est lui qui s’est inspiré de moi. Et quand je dis moi, je parle de nous, les Africains », revendique l’artiste Moussa Traoré. Souvent appelée la « Picasso africaine », Kiné Aw s’en agace, arguant que le cubisme n’a pourtant pas été inventé par Picasso, bien qu’en Europe on le désigne largement comme le précurseur de ce style artistique.

Oeuvre de Thierry Fontaine qui aborde le colonialisme.© Clémence Cluzel

Les masques africains de Thierry Fontaine, dont les yeux ont été remplacés par des bougies, la cire perlant, telles des larmes, évoquent l’attrait pour les masques de Picasso. Mais derrière l’œuvre, l’artiste évoque la colonisation, l’interdiction de l’animisme pendant cette période et la douleur vécue par les populations. Le discours se fait plus politique avec le photocollage de Vincent Michéa qui évoque à travers la photo d’œuvres africaines encadrées, « enfermées », la question du retour des œuvres en Afrique. Un questionnement soulevé également par la réalisation du collectif Ban qui a réalisé des encensoirs traditionnels sénégalais (cuuray) en céramique qui « interrogent le sens que conserve un objet lorsqu’il est enfermé dans un musée et qu’il perd la raison de sa création. Il devient un objet mort ». Alors que la question de la restitution des œuvres d’art africaines au continent est plus que jamais actuelle, l’émancipation des regards s’impose. Ainsi, cette exposition en donnant la parole à ces artistes leur offre l’occasion de donner leur point de vue et de mettre en lumière l’apport des créateurs africains dans l’histoire de l’art mondiale. Une réappropriation salutaire et nécessaire avec une confrontation des esthétiques, des techniques, des inspirations qui vise au-delà de multiplier les regards sur l’histoire de l’art, à affirmer la place des artistes africains contemporains face aux critères de l’art moderne occidental. Le titre de l’exposition « Picasso Remix » est ainsi un hommage à « Africa Remix », l’une des plus grandes expositions d’art contemporain africain qui a permis de mettre celui-ci sur l’échiquier mondial et contribué à une meilleure reconnaissance des arts contemporains hors de l’Occident », souligne Mohamed Amine Cissé.

* « Picasso Remix », une exposition à voir à la galerie Le Manège de l’Institut français de Dakar, jusqu’au 30 juin.

**16 artistes de 7 pays = Meissa Fall, Thierry Fontaine, Collectif Ban, Camara Gueye, Kiné Aw, Noumouke Camara, Audrey d’Erneville, Dimitri Fagbohoun, Marianne Collin Sané, Sandra Seghir, Moussa Traoré, Hervé Yamguen, Carl-Edouard Keïta, Koko Komegne, Vincent Michéa, Roméo Mivékannin.

Avec Le Point par Clémence Cluzel à Dakar

RDC-Célébration : Félix Tshisekedi a rendu hommage à son défunt père

février 2, 2022

Le président de la République a rendu hommage, le 1er février, au fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le Dr Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, disparu le 1er février 2017. 

Peut être une image de 6 personnes et personnes debout 1- Félix Tshisekedi au culte d’action de grâce

La commémoration du  cinquième anniversaire du décès d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a donné l’occasion au chef de l’État de se rendre à Nsele, dans la périphérie Est de Kinshasa, au mausolée où il repose. A cette occasion, une imposante statue de 8,50 m de haut représentant le Dr Etienne Tshisekedi, le bras levé et faisant un signe de victoire, a été dévoilée au public. Ce monument a été érigé en hommage à celui qui a été élevé au rang de héros national, en reconnaissance de son noble combat politique visant l’établissement d’un État de droit  en République démocratique du Congo. Le président Félix Tshisekedi a procédé aussi au dépôt d’une couronne de fleurs au mausolée, entouré de sa famille et de certains dirigeants de l’UDPS.

Quelques heures plus tôt, le chef de l’Etat avait pris part, à la paroisse catholique Sainte Anne, dans la commune de la Gombe, à une messe d ‘actions de grâce et de suffrages en la mémoire de feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette messe de requiem, à laquelle plusieurs personnalités politiques y ont été conviées, entrait dans le cadre des différentes activités programmées par  la Maison civile du président de la République pour commémorer le cinquième anniversaire de la mort de l’illustre disparu.Peut être une image de debout, monument et plein air

2 -Dévoilement du monument en mémoire d’Etienne Tshisekedi

Prenant la parole en premier lieu, le chef de la maison civile a d’abord circonscrit le cadre de la cérémonie avant de souligner le caractère précoce de la mort du « Sphinx de Limete », eu égard aux espoirs qu’il suscitait au sein de la population congolaise. Il a présenté Étienne Tshisekedi comme un héros de la lutte pacifique désintéressée pour le bien du Congo. Le chef de la maison civile du chef de l ‘État a mis à profit l’occasion lui offerte pour  annoncer  l’instauration, à l’Unikin, du Prix « Excellence Étienne Tshisekedi »  qui récompensera chaque  année les meilleurs étudiants de cette Alma  mater, une façon de récompenser la jeunesse estudiantine de cette université.

Dans son homélie, l’officiant du jour,  Mgr Félicien Mwanana, évêque de Luiza, dans la province du Kasaï central, a présenté Étienne Tshisekedi pour quelqu’un qui a fait la politique comme un apostolat, mieux, comme une charge, celle d’appliquer sa propre vision politique telle que résumée dans le slogan de « Le peuple d’abord ».

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Emmanuel Macron et les dirigeants de l’UE rendent hommage à Giscard d’Estaing

décembre 2, 2021

Un an jour pour jour après sa disparition, le « grand capitaine » de l’Europe est mis à l’honneur au Parlement européen, à Strasbourg.

Emmanuel Macron a rendu hommage a l'ancien president mort le 2 decembre 2020.
Emmanuel Macron a rendu hommage à l’ancien président mort le 2 décembre 2020.© FREDERICK FLORIN / POOL / AFP

Le président français Emmanuel Macron, aux côtés des dirigeants de l’UE, a rendu jeudi hommage, au premier anniversaire de sa mort, à l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, « grand capitaine du projet européen ». « Valéry Giscard d’Estaing rendit notre Union plus démocratique », « plus solide et plus solidaire » et « plus étroite », a souligné le président français dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, précédé à la tribune des dirigeants des trois institutions européennes, le président du Parlement David Sassoli, celui du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Pour Valéry Giscard d’Estaing, « l’Europe était plus qu’une utopie pour un avenir lointain et certainement plus qu’un vague paquet d’opportunités économiques sur le plus petit dénominateur commun politique », a insisté le président allemand Frank-Walter Steinmeier. Mais il était aussi l’« ami de l’Allemagne et des Allemands », et particulièrement du chancelier de l’époque, Helmut Schmidt, a-t-il rappelé devant l’épouse de l’ancien président, Anne-Aymone Giscard d’Estaing, ses enfants et petits-enfants.

Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin sur place

La cérémonie, initialement prévue le jour anniversaire de la naissance de VGE, le 2 février, a été retardée de dix mois en raison de la situation sanitaire. Elle a donc finalement eu lieu un an jour pour jour après son décès des suites du Covid-19, le 2 décembre 2020, à l’âge de 94 ans. Parmi les quelques centaines d’invités présents figuraient l’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. La présidente grecque, Katerina Sakellaropoulou, et les présidents portugais, Marcela Rebelo de Sousa, bulgare, Roumen Radev, et slovène, Borut Pahor, sont également venus à Strasbourg célébrer la mémoire de VGE.

« Homme d’exception à qui notre Europe doit tant » et « Européen aux mille facettes », selon les mots de David Sassoli, Valéry Giscard d’Estaing « a été architecte et artisan de l’intégration européenne tout au long de sa vie », a souligné Ursula von der Leyen. « Il est frappant aujourd’hui de constater combien les lignes de crête de son action dessinent les défis d’aujourd’hui et inspirent notre génération pour les relever », a considéré Charles Michel à la tribune du Parlement européen, au côté d’un grand portrait de l’ancien président.

Giscard d’Estaing « a fait progresser la démocratie française »

Député européen de 1989 à 1993, après son mandat présidentiel, Valéry Giscard d’Estaing est considéré comme l’un des bâtisseurs de l’Europe, ayant œuvré pour des étapes essentielles de sa construction telles la création du Conseil européen, l’élection du Parlement européen au suffrage universel direct, les prémices de l’union monétaire ou encore la fondation de l’Agence spatiale européenne, comme l’avait rappelé l’Élysée en amont de la cérémonie. Des actions rappelées par des images d’archives lors de la cérémonie. À partir de 2001, VGE présida la Convention sur l’avenir de l’Europe, engageant débats et réflexions sur l’évolution de l’Union.

Les dirigeants de l’UE ont aussi souligné à plusieurs reprises son action qui « a fait progresser la démocratie française », avec l’abaissement de la majorité à 18 ans, la dépénalisation de l’avortement ou le divorce par consentement mutuel.

« Nous vous demandons de réussir »

À moins d’un mois du début de la présidence française du Conseil de l’UE, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, profite de cette visite à Strasbourg pour rencontrer, à l’issue de la cérémonie, les responsables des groupes politiques du Parlement européen afin d’évoquer ses priorités pour ce semestre de présidence tournante.

À cinq mois aussi de l’élection présidentielle, le chef de l’État entend faire de cette présidence française un moment de promotion de l’Europe et d’accélération des décisions des 27 sur plusieurs sujets, comme la politique migratoire, la taxation carbone aux frontières européennes ou encore l’instauration d’un salaire minimum dans toute l’UE alors que six pays n’en disposent pas. Citant les ultimes volontés de VGE pour l’Europe, son « cri du cœur : « nous vous demandons de réussir » », Emmanuel Macron a enchaîné : « Nous n’avons pas le choix et nous y sommes prêts. » Une messe, ouverte au public, en mémoire de Valéry Giscard d’Estaing doit avoir lieu en la cathédrale de Strasbourg à 15 heures.

Par Le Point avec AFP

Congo: Hommage en chanson à Lekoundzou Ithi Ossetoumba

novembre 26, 2021

Avec Jules Olea Lebathos (Musique de Boudji)

Funérailles nationales pour Colin Powell, premier secrétaire d’Etat afro-américain

novembre 5, 2021

Les Etats-Unis ont rendu vendredi hommage au « général-diplomate » Colin Powell, premier secrétaire d’Etat afro-américain décédé le 18 octobre, au cours d’obsèques nationales à la cathédrale de Washington.

Le président américain Joe Biden salue Alma Powell à l'issue des obsèques de son mari Colin Powell à la cathéxdrale de Washington

© Brendan SMIALOWSKI Le président américain Joe Biden salue Alma Powell à l’issue des obsèques de son mari Colin Powell à la cathédrale de Washington

Le cercueil de Colin Powell arrive à la Cathédrale de Washington pour ses funérailles

© Bastien INZAURRALDE Le cercueil de Colin Powell arrive à la Cathédrale de Washington pour ses funérailles

En présence du président Joe Biden et son épouse Jill et des principaux dirigeants du Pentagone, l’ancienne cheffe de la diplomatie Madeleine Albright a évoqué « un personnage qui transcendait presque l’histoire, tant ses vertus étaient homériques: honnêteté, dignité, loyauté et un engagement inébranlable envers son métier et à tenir sa parole ».

Le cercueil de l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell porté par une garde d'honneur lors de ses obsèques nationales à la cathédrale de Washington, le 5 novembre 2021

© ROBERTO SCHMIDT Le cercueil de l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell porté par une garde d’honneur lors de ses obsèques nationales à la cathédrale de Washington, le 5 novembre 2021

« L’armée l’adorait, ses adversaires le respectaient, et au département d’Etat, il était bien plus populaire que son prédécesseur », a plaisanté celle à qui Colin Powell avait succédé à la tête du département d’Etat.

A côté du couple présidentiel, se trouvaient l’ancien président Barack Obama et son épouse Michelle, son prédécesseur George W. Bush et son épouse Laura, ainsi que l’ancienne première dame et ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Son époux Bill Clinton, qui a été hospitalisé récemment pour une infection, était absent.

Décédé à l’âge de 84 ans de complications liées au Covid-19, Colin Powell a été le premier Afro-Américain et l’homme le plus jeune à occuper le poste de chef d’état-major des armées, de 1989 à 1993, avant de devenir le premier secrétaire d’Etat noir sous la présidence républicaine de George W. Bush.

Son fils Michael Powell a rendu hommage à son engagement militaire. « Il aimait les soldats, de tout son coeur », a-t-il dit. « Il savait qu’on ne peut demander aux soldats ce qu’on n’est pas prêt à faire soi-même ».

Fils d’immigrés jamaïcains né à Harlem, Colin Powell s’est engagé en 1958 dans l’armée américaine dont il a gravi tous les échelons avant d’en devenir chef d’état-major, se faisant connaître pour sa gestion de la première guerre du Golfe contre l’Irak en 1991.

Connu pour ses positions modérées, il a vu sa carrière ternie lorsqu’il a incarné le soutien indéfectible à la guerre en Irak, alors qu’il était chef de la diplomatie de George W. Bush.

Il avait fait, le 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, une longue allocution sur les armes de destruction massives prétendument détenues par l’Irak, des arguments qui ont servi à justifier l’invasion du pays. Il avait notamment agité une fiole contre Saddam Hussein.

Il a admis par la suite que cette prestation était une « tache » sur sa réputation.

Il avait épousé sa femme Alma en 1962, et eu trois enfants: Michael, Linda et Annemarie.

Avec sl/iba

Congo-Disparition: la nation rend un dernier hommage à Justin Koumba

septembre 14, 2021

Décédé le 26 août à Brazzaville à l’âge de 74 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale sera inhumé le 16 septembre à Banda, dans le département du Niari. Les corps constitués nationaux lui ont rendu un dernier hommage le 14 septembre au Palais des congrès, en présence du couple présidentiel.

Le couple présidentiel se recueillant devant la dépouille de Justin Koumba/DR

Né le 5 avril 1947 à Gango, dans le district de Kibangou, Justin Koumba a commencé ses études en 1956 à l’école primaire de Mossendjo où il a obtenu son Certificat d’études primaires élémentaires en 1962. Après son Brevet d’études du premier cycle au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire en 1966, il est admis au lycée technique de Brazzaville où il passe avec succès le baccalauréat, série B-Economie en 1969.

Comme la plupart des cadres de son époque, Justin Koumba poursuivra ses études universitaires à l’étranger, notamment à Paris, en France. Titulaire d’une maîtrise en Droit public en 1976 à l’Université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris II-ASSAS, il obtint trois diplômes d’études approfondies (DEA) à Paris V Sorbonne dont un en études politiques entre 1976 et 1980. En 1981, Justin Koumba obtient un doctorat en Economie du développement et un autre en droit public à l’université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris V Sorbonne.

Inspecteur d’Etat en 1980, il a eu une longue carrière professionnelle, administrative et politique. De 1976 à 1987, administrateur puis directeur de division au siège de l’Unesco, à Paris, en France, avant d’être nommé représentant de cette agence onusienne dans les pays des Grands lacs de 1987 à 1991. Député de la circonscription électorale de Banda, dans le département du Niari, depuis 2002, il était membre de la Commission économie et finances de l’Assemblée nationale pendant la 14e législature. Justin Koumba a dirigé la chambre basse du Parlement du 4 septembre 2007 au 19 août 2017, le Conseil national de transition de 1998 à 2002 et la Commission nationale des droits de l’homme de 2003 à 2007.

« Le monde est obscur mais non absurde »

Il fut également ministre de l’Education nationale, de la Science et de la Technologie, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et des Arts de 1992 à 1993 sous la transition, ainsi que maître-assistant à l’université Marien-Ngouabi. Après le recueillement devant la dépouille de l’illustre disparu, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a signé le livre de condoléances et visité l’exposition photos organisée pour la circonstance.

Grand officier dans l’ordre du mérite congolais, Justin Koumba était également Commandeur dans l’ordre de la paix. « … Très regretté camarade et frère Justin Koumba, le monde est obscur mais non absurde. Toute ténèbre a sa part de lumière, tout fini à son déchiffrage, pourtant il n’est pas donné aux finis de comprendre, d’embrasser l’infini. Alors, il ne nous reste plus qu’à proclamer avec Lesage notre éternel avec impuissance. Oh vie tu n’aurais pas dû commencer mais puisque tu as commencé, tu ne devrais jamais finir. Repose en paix Justin Koumba », a écrit le président de la République.

Dans son oraison funèbre, le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi, a rappelé que Justin Koumba était un grand homme d’Etat qui a servi le Congo avec dévouement. Selon lui, l’ancien président de la chambre basse du Parlement rentrera « à jamais au panthéon de notre mémoire collective, comme une lueur qui, à n’en point douter, ensemencera les générations d’après »« L’homme a rejoint la divine providence, mais l’homme restera toujours parmi nous, irradiant de son exemple de bravoure, de fidélité et d’exhortation au combat, notre volonté d’aller plus loin toujours », a-t-il évoqué, précisant que le travail et l’abnégation étaient ses grandes vertus en sus de sa capacité d’écoute.

Avant les adieux de la République, le Parti congolais du travail a aussi rendu un dernier hommage à ce membre du comité d’honneur, en présence de son secrétaire général, Pierre Moussa. Notons qu’après les hommages de la nation, le cortège funèbre s’est ébranlé vers l’aéroport Maya-Maya pour Dolisie, capitale du département du Niari, où deux cérémonies dont un rituel traditionnel des sages et notables de Loango sont prévues ce 15 septembre.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Le Portugal rend un dernier hommage à l’ancien président Jorge Sampaio

septembre 12, 2021

Le Portugal a rendu dimanche un dernier hommage à l’ancien président socialiste Jorge Sampaio décédé vendredi à 81 ans, salué comme l’un des hommes politiques ayant marqué l’histoire démocratique du pays, avant d’être inhumé dans un cimetière de la capitale.

Les funérailles de l'ancien président socialiste portugais Jorge Sampaio, le 12 septembre 2021 à Lisbonne

© PATRICIA DE MELO MOREIRA Les funérailles de l’ancien président socialiste portugais Jorge Sampaio, le 12 septembre 2021 à Lisbonne

Les funérailles de l'ancien président socialiste portugais Jorge Sampaio au monastère des Hiéronymites, le 12 septembre 2021 à Lisbonne

© PATRICIA DE MELO MOREIRA Les funérailles de l’ancien président socialiste portugais Jorge Sampaio au monastère des Hiéronymites, le 12 septembre 2021 à Lisbonne

Jorge Sampaio « a contribué de manière importante à la dignité de notre démocratie et au prestige du Portugal », a souligné le Premier ministre socialiste Antonio Costa lors d’une cérémonie solennelle.

De son côté, l’actuel président de la République, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, a loué la carrière d’un homme qui a aimé le Portugal sans « chercher à devenir un héros ».

Secrétaire général du Parti socialiste, maire de Lisbonne puis chef de l’État entre 1996 et 2006, Jorge Sampaio a marqué la vie politique portugaise dans la période qui a suivi l’avènement de la démocratie en 1974.

Plusieurs personnalités internationales, dont le roi d’Espagne Felipe VI et le secrétaire général de l’Onu, le Portugais Antonio Guterres, ont participé à ce dernier hommage organisée au monastère des Hiéronymites à Lisbonne.

A l’issue de cette cérémonie, le cercueil de l’ancien président, recouvert du drapeau national rouge et vert, a été applaudi dans les rues de la capitale par de nombreux Lisboètes.

L’ancien président a ensuite inhumé dans le cimetière Alto Sao Joao, sur les hauteurs de Lisbonne.

Avec AFP par lf/mr 

France: « Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »

septembre 9, 2021

"Magnifique" hommage de la France a Bebel, son "As des as"
« Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »© AFP/Ludovic MARIN

« Adieu Bébel »: après l’hommage national rendu aux Invalides à Jean-Paul Belmondo, place à son public, venu parfois de loin, pour saluer l’acteur de légende qui a traversé « six décennies de vie française », selon les mots du président Macron.

Les portes des Invalides doivent s’ouvrir à partir de 19H30 à ceux qui souhaitent se recueillir devant le cercueil. Un dispositif exceptionnel qui avait déjà été mis en oeuvre après le décès de Jacques Chirac en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien Président.

Cet honneur fait suite à une cérémonie un peu plus solennelle, mais forte en émotion, avec personnalités du 7e art, membres du gouvernement et la famille de l’artiste.

Marseillaise jouée par la garde Républicaine, revue des troupes par Emmanuel Macron et fans émus étaient au rendez-vous pour saluer l’acteur de « Pierrot le fou ».

« Il n’a cessé de chercher le bonheur mais aussi de le donner »: tels furent les mots de Victor Belmondo, petit-fils de l’acteur, comédien lui aussi, qui a pris la parole, accompagné des autres petits-enfants de l’acteur et de sa petite dernière, Stella.

« Nous aimons Belmondo parce qu’il nous ressemblait », a salué le président Macron dans son éloge funèbre. « Flic, voyou, toujours magnifique », a-t-il poursuivi, en clin d’oeil à sa filmographie, avant de conclure « Adieu Bébel ».

Dans la cour des Invalides, près de 1.000 personnes du public ont pu assister à l’hommage, munies de leur pass sanitaire. « On t’aime Bébel », a crié a plusieurs reprises Denis Vandevyvere, 52 ans, fonctionnaire venu dès le matin de Belgique.

Grand admirateur de l’acteur, il a accumulé depuis ses 12 ans 2.500 pièces (posters, cassettes, DVD), à l’effigie de l’acteur. « C’était un grand Monsieur ».

« Il est immortel »

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants étaient installés sur l’esplanade où la foule s’était massée. « C’était un bel hommage. Les mots étaient justes, bien choisis. C’est une page qui se tourne en espérant que celle à venir soit meilleure », a déclaré Bernadette Vincent, 64 ans, fonctionnaire à la retraite, la voix étranglée par l’émotion.

Le cercueil de l’acteur est ensuite sorti au son de « Chi Mai », musique d’Ennio Morricone dans « Le Professionnel », jouée par l’orchestre de la Garde républicaine.

Cette cérémonie avait réuni de nombreuses stars, telles Patrick Bruel, Gilles Lellouche, le couple Guillaume Canet et Marion Cotillard, le DJ Bob Sinclar, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, ou encore Cyril Hanouna.

« Il est unique, personne ne remplacera Jean-Paul Belmondo. Comme acteur, on a tous Jean-Paul Belmondo en nous », a déclaré à la presse Jean Dujardin, peut-être un des héritiers à l’écran de Belmondo.

« Saint-Augustin disait, les morts sont des invisibles, pas des absents. Pour moi Jean-Paul, il n’est pas absent. Jean-Paul c’est comme Johnny il est là. Il n’aurait pas voulu qu’on fasse la gueule. Il est immortel, Jean-Paul, il partira jamais », a soufflé Michel Drucker, au micro de BFMTV.

« Belmondo transpirait boxe, (…) il aimait les boxeurs », a glissé de son côté Brahim Asloum, champion du noble art. Le monde sportif était aussi représenté par Luis Fernandez, ancien joueur et entraîneur du PSG.

Vendredi matin, les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans le centre de Paris, dans l’intimité de la famille.

Figure de proue de la Nouvelle Vague (« A bout de souffle », « Pierrot le fou »), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action (comme « Le Marginal »), il a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

Avec Le Point par bur-adm-ram-pgr/may/fmp/cbn