Posts Tagged ‘Emmanuel Macron’

France: suspense maintenu sur le remaniement gouvernemental

octobre 9, 2018

Paris – Le Premier ministre français Edouard Philippe s’est entretenu mardi matin avec le président français Emmanuel Macron, selon la présidence, mais sans présenter la démission de son gouvernement, faisant ainsi durer le suspense sur un remaniement gouvernemental.

Édouard Philippe n’a pas présenté sa démission ni celle de son gouvernement lors de son entrevue d’1H30 au palais présidentiel de l’Élysée, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP.

Les questions au gouvernement sont maintenues comme prévu à 15H00 à l’assemblée nationale, a précisé cette source, qui n’a toutefois pas pu dire si l’hypothèse d’une démission du gouvernement était abandonnée ou simplement retardée.

Des consultations sont menées depuis plusieurs jours en vue de former une nouvelle équipe, une semaine après la spectaculaire démission du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon.

Son départ précipité a plongé Emmanuel Macron dans une nouvelle crise, M. Collomb représentant un allié de taille, tandis qu’il n’est pas encore sorti des secousses provoquées par l’affaire Benalla, du nom de l’ancien collaborateur de M. Macron poursuivi pour des violences sur des manifestants.

Un nouveau gouvernement pourrait être en place mercredi pour le Conseil des ministres et avant le départ d’Emmanuel Macron pour l’Arménie jusqu’à vendredi, où il doit participer au sommet de la Francophonie.

Le remplacement de M. Collomb pourrait être l’occasion de donner une nouveau souffle à la politique de l’exécutif, en butte à de nombreuses critiques et très bas dans les sondages, tandis qu’une nouvelle manifestation sé déroule ce mardi dans toute la France contre les réformes tous azimuts du président, en particulier celles de la retraite et de l’assurance chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 10h55)                                                        

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France: Benalla entendu par les juges

octobre 5, 2018

Paris – Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, a été entendu vendredi par les juges dans le cadre de son inculpation pour violences contre des manifestants, un incident qui a provoqué cet été la plus grave crise politique qu’ait connue le président français.

Alexandre Benalla n’a fait aucune déclaration à sa sortie en milieu d’après-midi du tribunal de Paris, où il était arrivé cinq heures plus tôt, en compagnie de ses nouveaux avocats Jacqueline Laffont et Pierre Haïk, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mais selon la chaîne d’information en continu BFMTV, citant son entourage, Alexandre Benalla a été entendu pendant près de 10 heures, ce qui implique que l’audition ait repris un peu plus tard dans la journée.

Le 22 juillet, Alexandre Benalla n’avait fait qu’une brève déclaration lors de son passage devant les magistrats qui l’ont inculpé pour des soupçons de violences et d’ingérence dans l’action de la police en marge d’une manifestation du 1er-Mai à Paris.

L’homme âgé de 27 ans était ressorti du bureau des juges avec des inculpations pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Le 10 août, l’information judiciaire a été étendue à d’autres possibles violences de M. Benalla, un peu plus tôt dans la journée du 1er mai, des faits sur lesquels il n’a pas encore été interrogé et pour lesquels il n’est pas inculpé à ce stade.

Pour sa part, l’enquête des juges se concentre sur les violences du 1er-Mai et sur la fuite d’images de vidéosurveillance de la préfecture de police, dans la foulée des révélations du quotidien Le Monde le 18 juillet.

Ce jour-là, le journal avait publié des images montrant M. Benalla et un employé du parti présidentiel LREM, Vincent Crase, en train de brutaliser un couple lors d’un rassemblement de manifestants du 1er-Mai qui avait dégénéré.

Les deux hommes, qui participaient en tant qu' »observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, avaient ensuite remis le couple à la police pour interpellation.

Sur les images, M. Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Il a minimisé la violence de ses gestes et a affirmé avoir agi par « devoir citoyen » pour aider à arrêter « les deux personnes les plus virulentes » du groupe de manifestants.

Le couple, qui avait reconnu des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, a été placé en garde à vue mardi et convoqué pour son procès au tribunal correctionnel de Paris à une date ultérieure.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 22h50)                                                        

France: Gérard Collomb réaffirme sa volonté de démissionner

octobre 2, 2018

Lundi, Emmanuel Macron a rejeté sa démission. Le ministre de l’intérieur a réaffirmé mardi son intention de quitter le gouvernement en mai pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon.

Gérard Collomb a affirmé mardi 2 octobre « maintenir » sa proposition de démission, vingt-quatre heures après que le président Emmanuel Macron a refusé une première fois de voir le ministre de l’intérieur quitter son poste. « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré M. Collomb dans une interview au Figaro.

 

Emmanuel Macron « attend désormais les propositions du premier ministre » Edouard Philippe après la décision de Gérard Collomb de maintenir sa proposition de démissionner du gouvernement, a indiqué l’Elysée à l’AFP.

Interpellé plus tôt à ce sujet, Edouard Philippe, avait déclaré : « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche ». « Quand il s’agit de la sécurité des Français, jamais il n’y aura d’hésitation de la part du gouvernement », avait-il insisté devant l’Assemblée nationale.

Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.

Dans son interview au Figaro, le ministre de l’Intérieur dit avoir mis en place « beaucoup de choses » depuis son arrivée place Beauvau en mai 2017, « mais aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’Intérieur ».

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », dit-il, dans cette interview à paraître dans son intégralité dans la soirée sur le site du journal.

Lemonde.fr

France/Macron conseille à un chômeur de se réorienter dans la restauration du travail: « je vous en trouve »

septembre 16, 2018

Emmanuel Macron fait un selfie samedi 15 septembre 2018 à l’Elysée / © POOL/AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Du travail dans la restauration, « je traverse la rue, je vous en trouve »: la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage a suscité de nombreux commentaires dimanche.

« J’ai 25 ans, j’ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien », avait confié samedi au président ce jeune homme, venu au palais de l’Elysée à l’occasion des journées du patrimoine.

« Vous voulez travailler dans quel secteur ? », l’interroge le président dans un bref échange capté par les caméras. « A la base, je suis en horticole », répond le jeune homme.

Le président lui suggère alors de changer de secteur. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! », poursuit le président de la République en désignant d’un geste les rues alentour.

Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration connaît une pénurie aiguë de main d’oeuvre. En août, Roland Héguy, président de la principale organisation du secteur hôtelier, l’Umih, avait affirmé à l’AFP que le secteur était « en capacité de signer 100.000 embauches tout de suite », dont la moitié en CDI.

Le jeune homme se dit d’accord avec l’idée, et le président insiste: « Vous faites une rue, vous allez à Montparnasse, vous faites la rue avec tous les cafés et les restaurants… Franchement, je suis sûr qu’il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. Allez-y ! »

« Entendu, merci », dit le jeune horticulteur, avant que les deux hommes ne se serrent la main. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat répond à des chômeurs qui l’interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d’œuvre dans certaines filières.

Son échange a suscité dimanche de nombreux commentaires acerbes, d’abord sur les réseaux sociaux, puis de la part des oppositions.

Depuis son élection, le président s’est vu accuser à plusieurs reprises de tenir des propos hautains sur la question sociale, notamment quand il a évoqué le « pognon de dingue » des aides sociales, ou les « Gaulois réfractaires ».

« Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a ainsi asséné sur Twitter Jean-Luc Mélenchon.

Consacré « méprisant de la République » par le communiste Ian Brossat, le chef de l’Etat s’est vu également accusé de « mépris permanent » par la députée LR Valérie Boyer.

Des accusations vivement récusées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

« Est-ce que ce que dit le président de la République est faux ? », a-t-il interrogé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: « Vous préférez la langue de bois ? (…) Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 19h48)

France: Macron endosse le rôle d' »opposant principal » à Orban et Salvini

août 29, 2018

Le président Emmmanuel Macron participe au Forum économique franco-danois à Copenhague, le 29 août 2018 / © AFP / LUDOVIC MARIN

A l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron assume mercredi le rôle d' »opposant principal » aux « nationalistes », que lui a décerné le Premier ministre hongrois Viktor Orban, pour qui le président français est le chef de file des « partis pro-migrants ».

Après plusieurs mois de critiques indirectes, les accusations se font désormais frontales entre dirigeants de l’Union européenne.

Emmanuel Macron a été clairement pris pour cible mardi par les deux principaux partisans de la ligne dure contre les migrants: Viktor Orban et Matteo Salvini, l’homme fort du gouvernement italien, réunis à Milan.

« Il y a actuellement deux camps en Europe et l’un est dirigé par Macron », a affirmé le Premier ministre hongrois. « Il est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration », a-t-il lancé. « De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a-t-il ajouté.

Interrogé sur ces propos, Emmanuel Macron a répliqué mercredi: « s’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison ».

Car « je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine », a-t-il ajouté à Copenhague, au second jour de sa visite au Danemark.

Pour le président français, « il se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes » en Europe.

A neuf mois des élections européennes, celle-ci se cristallise actuellement sur le dossier des migrants, devenu le principal cheval de bataille de Matteo Salvini depuis l’arrivée au pouvoir du premier gouvernement populiste en Italie, l’un des pays fondateurs de l’Union européenne.

La rencontre Orban-Salvini est « fondatrice » pour Marine Le Pen. « Le choix des européennes 2019 sera bien celui entre l’UE de Macron, en marche vers le fédéralisme et l’immigration de masse, et l’Europe des Nations libres, des identités et des protections que nous représentons », juge la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), idéologiquement proche des deux dirigeants.

Le président français devra aussi faire face à la volonté de l’un de ses principaux opposants, le leader de la France Insoumise (extrême gauche) Jean-Luc Mélenchon, de transformer ce scrutin en « référendum anti-Macron ».

– « arc progressiste » –

Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini (D) à côté du Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d’une conférence de presse à Milan le 28 août 2018. / © AFP / MARCO BERTORELLO

Le ministre de l’Intérieur italien, martelant que son pays ne sera pas le « camp de réfugiés » de l’Europe, fait front commun avec Viktor Orban en vue du scrutin. « Nous misons sur un axe, nous verrons ce qu’il sera possible de faire ensemble. Nous travaillons tous à la construction d’une autre Europe », a-t-il déclaré mardi.

Dans le même temps, Emmanuel Macron recherche des alliés au sein de l’UE afin de constituer un « arc progressiste », l’un des objectifs de sa visite au Danemark et en Finlande jusqu’à jeudi.

« Les extrêmes ont progressé et les nationalismes se sont réveillés. Est-ce une raison pour abandonner? Certainement pas (…). Il faut en réalité redoubler nos efforts », a-t-il lancé lundi en présentant sa feuille de route diplomatique aux ambassadeurs français. En avertissant que ce combat, qui « ne fait que commencer », sera « long » et « difficile ».

A Copenhague, le chef de l’Etat français a insisté sur le « sérieux » et « l’esprit de responsabilité » nécessaires « pour traiter » le sujet des migrations « en profondeur » et « en restant attaché à nos valeurs ». Or, « ce n’est pas ce que proposent MM. Orban et Salvini ».

Pour lui, ces derniers sont « des « opportunistes » de l’Europe qui profitent de ses subventions mais en refusent les contraintes. Les « xénophobes n’apportent aucune solution au mal qu’ils dénoncent », a-t-il accusé lundi.

Les échanges s’annoncent tendus au prochain rendez-vous des dirigeants européens, qui se retrouveront le 20 septembre à Salzbourg (Autriche) pour un conseil informel consacré en partie au dossier des migrants.

Lors de leur dernier sommet, en juin, ils s’étaient entendus pour promouvoir des « centres contrôlés » sur le territoire de l’UE et des « plateformes régionales de débarquement » dans le bassin méditerranéen. Les discussions doivent reprendre en septembre, mais elles s’annoncent difficiles.

Rome a haussé le ton la semaine dernière en menaçant de cesser de contribuer au budget de l’UE si une solution n’était pas trouvée pour régler la situation du Diciotti, un navire bloqué dans le port de Catane (Sicile) avec environ 150 personnes secourues en mer à son bord.

Ces dernières ont finalement débarqué dans la nuit de samedi à dimanche à la suite d’un accord entre l’Eglise italienne, l’Albanie et de l’Irlande pour se répartir leur prise en charge.

Romandie.com avec(©AFP / (29 août 2018 19h08)

Turquie-France: Erdogan et Macron soulignent l' »importance de renforcer » les liens économiques (Ankara)

août 16, 2018

Ankara – Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et français Emmanuel Macron ont souligné au cours d’un échange téléphonique jeudi « l’importance de renforcer » leurs liens économiques, a indiqué la présidence turque, au moment où Ankara traverse une crise diplomatique avec Washington.

« Les deux dirigeants ont souligné l’importance de renforcer davantage les relations économiques et commerciales, et les investissements réciproques entre la France et la Turquie », a déclaré une source de la présidence turque.

Lors de leur conversation téléphonique, MM. Macron et Erdogan ont également décidé que le ministre turc des Finances, Berat Albayrak, s’entretiendrait « au plus vite » avec son homologue français, Bruno le Maire.

Cet échange survient alors que la Turquie fait face à une forte dépréciation de sa monnaie et à l’inquiétude des marchés sur fond de tensions et sanctions prises réciproquement par Ankara et Washington.

Les relations entre les deux pays, alliés au sein de l’Otan, se sont nettement détériorées ces dernières semaines en raison de la détention puis de l’assignation à résidence d’un pasteur américain, accusé d’activités « terroristes ».

La Turquie a réagi en assurant qu’elle trouverait « de nouveaux amis et de nouveaux alliés ».

Elle semble ainsi tenter de renouer avec l’Europe, avec laquelle les relations s’étaient aussi dégradées au cours des deux dernières années.

Avant son entretien avec M. Macron, M. Erdogan avait eu mercredi un entretien similaire avec la chancelière allemande Angela Merkel, qu’il doit rencontrer fin septembre à Berlin.

Dans la foulée de cet appel, M. Albayrak s’est entretenu jeudi avec son homologue allemand des Finances, Olaf Scholz, selon un communiqué du ministère turc.

Lors de leur entretien, les deux ministres ont convenu de se rencontrer le 21 septembre à Berlin et « de commencer à travailler en vue de renforcer la coopération économique » entre la Turquie et l’Allemagne, selon le communiqué publié par Ankara.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2018 12h56)                                                        

« C’est l’Élysée qui lui a permis de jouer au con »: Gérard Collomb est-il entrain de lâcher Emmanuel Macron dans l’affaire Benalla ?

juillet 28, 2018

Collomb

Emmanuel Macron contre Gérard Collomb

Le Canard Enchaîné dévoile dans son édition du 25 juillet des déclarations surprenantes de Gérard Collomb sur l’affaire Benalla.

Gérard Collomb serait-il en train de lâcher Emmanuel Macron dans l’affaire Benalla ? Si le ministre de l’Intérieur n’a pas mis en cause le gouvernement devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale ce lundi 23 juillet, il n’en est visiblement pas de même en privé.

Dans son édition du 25 juillet, le Canard Enchaîné avance que le ministre ne voudrait surtout pas servir de « fusible » dans cette affaire de plus en plus embarrassante pour l’exécutif. Il se serait même récemment défaussé dans une réunion tenue « en petit comité », précise l’hebdo satirique.

« On peut toujours élaborer une stratégie pour que machin ou bidule apparaisse comme le grand responsable. Ça ne fonctionne pas », aurait-il notamment lâché, avant de pointer directement du doigt l’Elysée. « Tout le monde comprend que c’est à l’Elysée que se situe le problème. C’est l’Elysée qui a embauché Benalla ; c’est l’Elysée qui lui a permis de jouer au con ; c’est encore l’Elysée qui dit qu’il n’est plus actif dans la sécurité alors qu’il l’est toujours. »

Gentside.com

France/Affaire Benalla: Macron toujours silencieux, la pression monte

juillet 21, 2018

Depuis le début de l’affaire Benalla, plus grave crise politique qu’il traverse depuis son élection en mai 2017, le président français Emmanuel Macron garde le silence, mais les appels se multiplient pour qu’il s’explique.

La crise est née de la divulgation mercredi de vidéos montrant un proche du chef de l’Etat, Alexandre Benalla, frapper des manifestants pendant la Fête du travail, en arborant des insignes de police, alors qu’il n’était que simple observateur auprès des forces de l’ordre.

L’Élysée n’a donné aucune indication sur une éventuelle prise de parole du président qui devait passer le week-end à travailler à Paris ou à La Lanterne, résidence d’État à Versailles, en région parisienne.

Pour une source proche de l’exécutif, avec les différentes enquêtes lancées par la justice, le Parlement ou la police des polices, « tous les leviers ont été actionnés » et il n’est donc « pas nécessaire » que le président s’exprime « dans l’immédiat » au sujet de son ex-collaborateur, en garde à vue pour ces violences le 1er mai.

Mais une source dans la majorité estime qu' »il aurait fallu communiquer vite et clairement pour tenter au moins d’enrayer l’affaire », jugeant le silence au sommet de l’État d’autant plus dommageable que « les télés en continu tournent en boucle avec ça ».

« Plus longtemps il se tait, plus cela alimente les interrogations », pressait un député d’opposition. « En gestion de crise, ils ont coché toutes les cases » pour un ratage, jugeait un autre.

Les ténors ont accru samedi la pression sur le chef de l’État. Pour le président du parti Les Républicains (LR, opposition de droite) Laurent Wauquiez, Alexandre Benalla « rendra des comptes à la justice, mais Emmanuel Macron, lui, va devoir rendre des comptes aux Français ».

« Qui était au courant? Quand? Pourquoi la justice n’a-t-elle pas été saisie? Pourquoi a-t-on été jusqu’à instrumentaliser la police pour étouffer l’affaire? De quels secrets Benalla est-il le détenteur pour avoir été ainsi protégé? » s’interroge Laurent Wauqiez dans les colonnes du quotidien Le Figaro.

– « Watergate » –

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (gauche radicale), a jugé l’affaire « du niveau du Watergate » qui avait conduit à la démission du président américain Richard Nixon, quand la présidente du Rassemblement national (extrême droite) Marine Le Pen a prévenu que « si Macron ne s’explique pas, l’affaire Benalla deviendra l’affaire Macron ».

« Le président de la République devra obligatoirement parler aux Français, à la télévision », a assuré devant la presse Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste), constatant que la majorité « ne sait pas quoi répondre » car M. Macron « a agi seul » selon lui.

Face à ce qui est déjà dénoncé par certains comme un « scandale d’État », Gilles Le Gendre, porte-parole des députés LREM (majorité présidentielle), accuse les oppositions d' »instrumentaliser » l’affaire parce qu’elles « n’ont toujours pas digéré la défaite cuisante » dans les urnes il y a un an, selon lui.

« Rien ne sera étouffé », a-t-il affirmé sur la radio France Inter. La veille, le Premier ministre Édouard Philippe avait assuré que « l’ensemble des questions trouver(aient) leurs réponses », qui seront « claires » et « transparentes ».

Pour l’exécutif, il s’agit dans l’immédiat de préparer les auditions très attendues des prochains jours, en premier lieu celle du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb devant la commission des Lois de l’Assemblée lundi.

Pour M. Mélenchon, « le ministre de l’Intérieur est déjà disqualifié » et « bien sûr qu’il va démissionner et il ne sera pas le seul ». « Aucun fusible ne fera oublier que tout a été piloté depuis l’Élysée », tonne M. Wauquiez.

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a montré à plusieurs reprises qu’il n’aimait pas réagir sous la pression, notamment médiatique ou partisane.

Mais il a aussi fait évoluer sa communication ces derniers mois, passant d’une parole rare à une expression beaucoup plus fréquente, notamment lors de ses déplacements.

Lors d’une visite jeudi en Dordogne (sud-ouest), il a refusé de répondre aux nombreuses questions des journalistes lui demandant de réagir aux révélations du quotidien Le Monde.

« La République est inaltérable! », a-t-il seulement lâché en réponse à un journaliste qui lui demandait si la République n’était pas « entachée » par cette affaire.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 18h30)                                                        

France: Alexandre Benalla, un collaborateur de Macron filmé entrain de frapper des manifestants

juillet 19, 2018

 

Les faits se sont déroulés le 1er mai 2018, lors d’un « apéro militant » organisé place de la Contrescarpe à Paris. Repéré par Le Monde, Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper un homme au sol et de malmener une jeune fille, alors qu’il n’avait aucune autorisation légale d’intervenir…

France: un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant

juillet 18, 2018

Paris – Un collaborateur d’ Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à la présidence après avoir agressé un manifestant, selon un article du quotidien Le Monde mis en ligne mercredi soir.

Le Monde, dont l’article est accompagné d’une vidéo de l’incident, affirme qu' »Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République (…) équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, s’en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris », à l’occasion du 1er-Mai, jour de la Fête du travail.

« L’homme casqué, visiblement hors de lui, traîne (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par derrière puis le frappe à plusieurs reprises », rapporte Le Monde, qui affirme que « le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé que M. Benalla était bien l’homme de la vidéo ».

« Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui », a déclaré M. Strzoda au quotidien, en précisant qu’il avait autorisé M. Benalla à participer « en observateur » à une intervention policière le 1er-Mai.

Toujours selon le directeur de cabinet cité par Le Monde, M. Benalla a reconnu être l’homme mis en cause.

M. Macron a réclamé « des sanctions », et M. Strzoda lui a infligé « une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai », le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

« M. Benalla reste pourtant chargé de mission à l’Elysée (la présidence française, ndlr), quoique désormais affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés +à l’intérieur du Palais+, comme des rencontres avec des entreprises ou la célébration de la victoire des Bleus au Mondial », conclut l’article.

Mercredi en début de soirée, la présidence française, sollicitée, n’avait pas réagi aux informations du Monde.

Plusieurs responsables politiques ont rapidement demandé que M. Benalla soit démis de ses fonctions ou démissionne et qu’il soit poursuivi.

« Face à cette double faute et à cette agression caractérisée et inacceptable, il doit démissionner », a ainsi commenté le sénateur socialiste Rachid Temal sur Twitter.

« Questions: pourquoi les policiers ont laissé faire Alexandre Benalla? Pourquoi la justice n’a pas été saisie? Pourquoi Emmanuel Macron s’est contenté d’une mise à pied? Que fait ce nervi dans la sécurité à l’Elysée? », a interrogé le député Eric Coquerel, du mouvement La France insoumise (LFI, gauche radicale).

« On attend des réponses de Gérard Collomb », le ministre de l’Intérieur, « et d’Emmanuel Macron », a ajouté M. Coquerel, demandant que « la justice soit saisie pour coups et violences et usurpation de fonction de policier ».

Générations, le parti fondé par l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle Benoît Hamon, a dénoncé, toujours sur Twitter, « l’impunité au sommet ».

Le fondateur du parti souverainiste Les Patriotes, Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, a jugé « incroyable que ce type soit encore au service du président de la République! » « Macron tolère donc cela? », s’est-il étonné.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h01)