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Macron en Mauritanie où l’UA a achevé un sommet assombri par des attaques au Sahel

juillet 2, 2018

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu lundi à Nouakchott avec les dirigeants de la force conjointe du G5 Sahel, en marge du sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est achevé le même jour, assombri par des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

« Notre souhait est d’éradiquer dans toute la région le terrorisme » par « la coordination sécuritaire » entre la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie), l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, a déclaré M. Macron.

Ces entretiens ont eu lieu après plusieurs attaques meurtrières, qui ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi faisant 25 victimes.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait promis samedi de « traquer les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements », a déclaré lundi sur France 24 que les « forces armées (maliennes) ont repris du poil de la bête ».

« Nous n’allons pas laisser le Mali aller à vau-l’eau (…). Face à la menace jihadiste, si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées », a-t-il dit.

Le président français Emmanuel Macron s’exprime devant ses homologues du G5 Sahel le 2 juillet 2018 à Nouakchott. / © POOL/AFP / Ludovic MARIN

Ce combat est « militaire sur le court terme » mais « à long terme c’est le développement économique et social qui est essentiel car c’est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme », a ajouté Mahamadou Issoufou, le président du Niger.

Le mini-sommet de la force conjointe du G5 Sahel s’est tenu dans le nouveau collège de défense du G5 Sahel, situé aux portes de Nouakchott.

« C’est la première fois au monde que des pays mettent en commun leurs responsabilités régaliennes de formation de leur élite militaire », a souligné le colonel Charles Michel, qui représente l’armée française.

– « Ne pas baisser les armes » –

Des badauds devant une attaque contre des soldats français revendiquée par des jihadistes, à Gao, dans le nord-ouest du Mali, le 1er juillet 2018.n / © AFP / STRINGER

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l’AFP Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron, qui devait se rendre mardi au Nigeria, s’est entretenu avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place pour lutter contre les jihadistes et appelée à terme à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (c) et le président du Rwanda (d), Paul Kagame assistent avec des délégués àà une session de travail lors du sommet de l’Union africaine, le 1er juillet 2018 à Nouakchott / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Avant l’ouverture du sommet dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste: « Il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

– Zlec et francophonie –

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en RDCongo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants de l’UA ont discuté de la zone de libre-échange continentale (Zlec) qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes.

44 pays sur 55 avaient signé en mars à Kigali l’accord sur la Zlec. Cinq nouveaux pays ont signé dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi. Six pays ont ratifié l’accord, qui entrera en vigueur quand 22 l’auront fait.

Le président rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’Union africaine, le 26 juin 2018 à Nairobi / © AFP / SIMON MAINA

« C’est un progrès significatif. Il faut relever des progrès notables vers l’Afrique que nous appelons de nos voeux », a déclaré le président exercice de l’UA, Paul Kagamé, à l’issue du sommet.

En outre, les dirigeants de l’UA ont officiellement décidé de soutenir la candidature du Rwanda pour diriger la Francophonie.

« Nous avons adopté la candidature (….) de Louise Mushikiwabo (chef de la diplomatie rwandaise) au poste de secrétaire général » de la Francophonie », a déclaré le président namibien, Hage Geingob.

La Francophonie s’était invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’organisation, après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

Les dirigeants africains veulent également mieux « coordonner » avec l’Europe au sujet des migrants, a déclaré le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, faisant allusion à la mise en place d’un Observatoire sur la migration basé à Rabat, décidée par le sommet.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h29)

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Macron en Mauritanie où l’UA poursuit un sommet assombri par des attaques au Sahel

juillet 2, 2018

Photo de famille des dirigeants africains lors du 31e sommet de l’Union africaine, le 1er juillet à Nouakchott, en Mauritanien / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Le président français Emmanuel Macron est arrivé lundi à Nouakchott où les dirigeants africains poursuivent leurs réunions au dernier jour du sommet de l’Union africaine (UA) dans une atmosphère assombrie par une multiplication des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

Le président Macron a atterri lundi après-midi dans la capitale mauritanienne. « Nous avons une pensée pour nos amis maliens suite aux attaques lâches et odieuses » à Gao (nord) et Sévaré (centre). « Plusieurs soldats français ont été blessés et sont en cours d’évacuation. Ce sont les civils maliens qui sont les premières victimes », a-t-il déclaré.

En marge du sommet de l’UA, M. Macron doit s’entretenir avec les dirigeants des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad, Mali), alors que plusieurs attaques meurtrières ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi.

Dix soldats nigériens ont été tués et quatre sont portés disparus dans une attaque attribuée au groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger.

Quelques heures plus tôt, au Mali voisin, des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés par une opération « terroriste » à Gao (nord), qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, selon les autorités maliennes. L’armée française a fait état à Paris de quatre blessés dans ses rangs. Un autre attentat perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force antijihadiste du G5 Sahel avait fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

– « Ne pas baisser les armes  » –

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (c) et le président du Rwanda (d), Paul Kagame assistent avec des délégués àà une session de travail lors du sommet de l’Union africaine, le 1er juillet 2018 à Nouakchott / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l’AFP le président du Niger, Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron doit s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Avant l’ouverture du sommet dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste. « Il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

Des badauds devant une attaque contre des soldats français revendiquée par des jihadistes, à Gao, dans le nord-ouest du Mali, le 1er juillet 2018.n / © AFP / STRINGER

– « La Zlec, grand pas pour l’Afrique » –

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en République démocratique du Congo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants africains parlent de la zone de libre-échange continentale (Zlec).

La création d’une Zlec pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes.

44 pays sur 55 avaient en mars à Kigali signé l’accord. « Cinq nouveaux pays ont signé hier » dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi.

En plus des quatre pays qui ont déjà ratifié l’accord sur la Zlec (Ghana, Kenya, Rwanda et Niger), deux autres ont déposé leurs instruments de ratification auprès de l’UA, le Tchad et Eswatini (ex-Swaziland). Vingt-deux ratifications sont nécessaires pour l’entrée en vigueur de la Zlec.

Mali / © AFP / AFP

« C’est un grand pas pour l’Afrique, vers l’intégration du continent, le développement économique et social. La Zlec va unifier le marché africain qui est actuellement un marché fragmenté », a souligné dimanche auprès de l’AFP le président du Niger.

– Francophonie-

La Francophonie s’est invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

Avant l’ouverture, le président du Rwanda Paul Kagame avait fait savoir qu’il tenterait de s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

Paris appuie cette démarche, qui permettrait de ramener la direction de l’OIF en Afrique.

« Nous allons nous aligner sur la position de l’Union africaine », a déclaré à l’AFP un responsable d’une délégation ouest-africaine.

En plus de la lutte contre la corruption, thème principal du sommet, la réforme institutionnelle de l’UA, qui vise notamment à garantir son autonomie financière, est également au menu des chefs d’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 16h18)

Emmanuel Macron pour la première fois chez le pape François

juin 26, 2018

Le président français Emmanuel Macron et le pape François s’embrassent à l’issue d’une entretien de près d’une heure au Vatican, le 26 juin 2018 / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président français Emmanuel Macron a rencontré mardi matin pour la première fois le pape François, une rencontre à l’apparence très chaleureuse, centrée notamment sur la question des migrants à l’heure où ce dossier déchire les Européens.

Les deux hommes ont parlé de la laïcité, du dialogue interreligieux, de l’Europe, du climat et des migrants, ainsi que de « sujets sociétaux », a précisé l’Elysée, parlant d’un « échange très libre et très intense ».

M. Macron est ressorti de son tête-à-tête dans la bibliothèque du somptueux palais pontifical au bout de 57 minutes, le plus long entretien jamais accordé par le pape argentin à un chef d’Etat ou de gouvernement.

Le président français n’a toutefois pas battu le record absolu de son prédécesseur François Mitterrand, qui était resté une heure et quart en tête-à-tête avec Jean Paul II. Il est en revanche resté plus longtemps que son prédécesseur français François Hollande (35 minutes). Et il aura dépassé par exemple les présidents américains Barack Obama (50 mn) et Donald Trump (30 mn).

Il a été rejoint à la fin de son entretien privé par son épouse Brigitte, en tailleur noir, ainsi que par une délégation d’une douzaine de personnes dont son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le président français a offert au pape une édition en italien de 1949 du « Journal d’un curé de campagne » de Georges Bernanos, écrivain catholique fervent, que son hôte apprécie beaucoup.

Emmanuel Macron accueilli par le pape François au Vatican, le 26 juin 2018 / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le pape lui a remis une médaille en bronze de Saint Martin, symbole de générosité du IVè siècle, qui selon la tradition chrétienne a partagé son manteau avec un deshérité. « C’est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres… e tutti siamo poveri » (et nous sommes tous des pauvres) , lui a fait remarquer avec un regard appuyé François, mélangeant français et italien.

Fidèle à son image d’homme appréciant les contacts physiques, le président français à posé la main sur l’épaule du pape dans un geste étonnamment complice et les deux hommes se sont embrassés sur la joue avant de se quitter.

Avant cette rencontre, Emmanuel Macron avait pris son petit-déjeuner avec la communauté de laïcs catholiques Sant’Egidio, très impliquée dans l’accueil de migrants et organisatrice de « couloirs humanitaires » acheminant des réfugiés syriens en Europe dont la France.

« Le président Macron a mentionné les corridors humanitaires comme modèle de politique d’immigration légale, surtout pour les personnes qui ont besoin de protection humanitaire », a commenté après sa rencontre Andrea Riccardi, fondateur de Sant’ Egidio et ex-ministre italien.

Un temps envisagés, des contacts avec les autorités italiennes ne sont finalement pas au programme de cette visite au Vatican.

Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont rencontré le pape François le 26 juin 2018 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Emmanuel Macron est à couteaux tirés avec le gouvernement italien, notamment avec son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini qui ne cesse de fustiger son « arrogance » et sur le dossier des migrants. Le nouveau pouvoir a déclaré la guerre aux ONG positionnant leurs bateaux au large des côtes libyennes.

Le pape interpelle régulièrement les dirigeants de l’UE pour qu’ils maintiennent des idéaux fondateurs comme « la solidarité ».

– Laïcité à la française –

La laïcité à la française a aussi comme prévu fait partie des thèmes abordés durant l’entretien.

Dans un long discours lyrique devant la Conférence des évêques de France (CEF) début avril, Emmanuel Macron avait dit vouloir « réparer » le « lien » entre l’Église catholique et la République française, « abîmé » notamment depuis l’adoption du mariage homosexuel en 2013.

Le président français Emmanuel Macron (C) arrive au Vatican avec son épouse Brigitte (3eD), accueilli par l’archevêque Georg Gaenswein, préfet de la maison pontificale (D), le 26 juin 2018 / © AFP / Tiziana FABI

Ce discours du président avait suscité les critiques de la gauche et du Rassemblement national (extrême droite), dans un pays où le respect de la laïcité fait l’objet de débats épidermiques. L’épiscopat français avait pour sa part salué un discours refondateur des relations entre les catholiques et la République.

« La France devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture », plaide le pape.

Baptisé à 12 ans dans la foi catholique, ancien élève d’un collège jésuite où il a rencontré son épouse Brigitte, son ancien professeur alors femme mariée, Emmanuel Macron se définit aujourd’hui comme « agnostique ».

Le président Macron est venu aussi à Rome chercher son titre de « premier et unique chanoine d’honneur » de la cathédrale du pape, une tradition remontant au 17e siècle et au roi Henri IV. Mais il devrait s’abstenir prudemment mardi après-midi de tout discours sur le terrain miné de la laïcité.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 14h15)

France/Campagne de Macron: enquête sur des soupçons de financement irrégulier par la métropole de Lyon (source proche)

juin 25, 2018

Lyon – Une enquête préliminaire a été ouverte en France pour des faits présumés de financement irrégulier après une plainte d’élus de droite dénonçant le rôle joué par la ville et la métropole de Lyon (est) en faveur de la campagne électorale du président Emmanuel Macron, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

Cette enquête, ordonnée vendredi par le parquet et confiée à la police judiciaire, vise des faits présumés de détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel, évoqués dans une plainte contre X déposée par Philippe Cochet, président du groupe Les Républicains (droite) à la métropole de Lyon, et son homologue pour la ville, Stéphane Guilland.

Tous deux avaient annoncé la semaine dernière avoir saisi le procureur de la République après plusieurs mois d’opposition sur le sujet avec l’exécutif local de La République en Marche, le parti de M. Macron.

Selon leur plainte, « des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon », que dirigeait l’actuel ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, auraient été « indûment détournés et mis à disposition » du futur président de la République qui sera élu en mai 2017.

« Il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit. La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises », avait-on rétorqué dans l’entourage du ministre la semaine dernière.

L’enquête devrait notamment se pencher sur une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon, où M. Collomb avait reçu le ministre de l’Économie d’alors, Emmanuel Macron, deux mois après le lancement d’En Marche!. La plainte concerne également Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de M. Collomb à la métropole de Lyon, qui a joué un rôle actif dans la campagne de M. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2018 13h42)                                                        

Migrants: la France « n’a pas de leçons à recevoir de personnes », réplique Macron à l’Italie

juin 24, 2018

Le président français Emmanuel Macron, le 24 juin 2018 à Bruxelles / © AFP / Aris Oikonomou

Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France « n’a de leçons à recevoir de personne » sur le dossier des migrants car elle est « le deuxième pays d’accueil des demandeurs d’asile cette année », en réplique aux critiques de Rome sur la position française.

« N’oublions jamais nos valeurs, je serai intraitable sur ce point », a ajouté le président français, en arrivant au mini-sommet européen sur la question migratoire qui déchire l’Union.

« Nous avons des valeurs, c’est ce qui nous a fait. Chaque fois que nous les avons trahies nous avons créé le pire », a-t-il martelé. « C’est le respect des droits de l’homme, de l’individu, des autres Etats et de leur intégrité et cette solidarité qui nous lie ».

Les dirigeants italiens se sont indignés des déclarations du président français, vendredi, selon lesquelles l’Italie « ne vit pas une crise migratoire mais une crise politique » alimentée par « des extrêmes qui jouent sur les peurs ».

Paris a aussi fait valoir que depuis le début de l’année la France a reçu davantage de demandes d’asile que l’Italie et dénoncé l’esprit de « manipulation et d’hypersimplication ».

Migration: les dirigeants européens réunis à Bruxelles / © EBS/AFP / ed

« 650.000 débarquements en 4 ans, 430.000 demandes, 170.000 présumés réfugiés », lui a répliqué le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

« Si pour l’arrogant président Macron cela n’est pas un problème, nous l’invitons à cesser ses insultes et à prouver sa générosité par les faits en ouvrant les nombreux ports français et en cessant de refouler hommes, femmes et enfants à Vintimille », à la frontière franco-italienne ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 16h59)

Merkel et Macron pressés d’agir face à une Europe en « décomposition »

juin 19, 2018

La chancelière allemande Angela Merkel embrasse le président français Emmanuel Macron à son arrivée au palais Meseberg, au nord de Berlin, le 19 juin 2018 / © AFP / John MACDOUGALL

La chancelière allemande Angela Merkel, politiquement fragilisée, et le président français Emmanuel Macron se retrouvent mardi, en pleine crise migratoire, pour tenter d’accorder leurs violons sur la réforme d’une Europe menacée de « décomposition ».

« L’Europe est dans un processus de décomposition », a mis en garde Bruno Le Maire, ministre français des Finances avant un conseil des ministres franco-allemand dans l’après-midi à Meseberg, au nord de Berlin.

Dans une Europe post-Brexit divisée, prise de surcroît en étau entre le protectionnisme des Etats-Unis de Donald Trump et les ambitions de la Chine, il juge « indispensable de proposer un nouveau projet européen », sur l’immigration ou les questions économiques et financières, a-t-il déclaré à BFM TV.

Et alors qu’une nouvelle crise migratoire menace le continent, il appartient plus que jamais « à la France, à l’Allemagne d’être moteur pour trouver des solutions concrètes », a renchérit le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne à RFI et France 24.

Les dirigeants des deux plus grands pays de l’Union européenne doivent tenir une conférence de presse vers 14H00 GMT, avant de s’entretenir dans la soirée avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

– Eviter l’échec à Bruxelles –

Les demandes d’asile en Allemagne / © AFP / Thorsten EBERDING

Si les partenaires devraient s’accorder sur « une feuille de route » pour une réforme de la zone euro, ils seront surtout attendus sur la question brûlante de l’accueil des migrants, qui met non seulement l’Europe mais aussi la coalition gouvernementale de la chancelière à rude épreuve.

« C’est seulement si l’Allemagne et la France se mettent d’accord sur les questions migratoires et le disent avec force à Meseberg, que l’on pourra éviter que le sommet de l’UE à la fin du mois soit ce que tout le monde redoute actuellement: un échec annoncé », avertit le quotidien allemand Die Welt de mardi.

L’Italie, en première ligne depuis des années face à l’afflux des demandeurs d’asile, a déclenché une nouvelle crise dans l’UE après son refus d’accueillir un bateau chargé de migrants venus d’Afrique. Ils sont finalement arrivés dimanche en Espagne après une semaine d’odyssée.

Pour Angela Merkel et Emmanuel Macron: la gestion des migrants doit être européenne, alors que d’autres, comme la Pologne et la Hongrie, refusent d’ouvrir leurs frontières.

La chancelière, qui dirige l’Allemagne depuis près de 13 ans, a désespérément besoin d’une avancée.

Des migrants sur le pont de l’Aquarius qui entre dans le port de Valence, le 17 juin 2018 en Espagne / © AFP / JOSE JORDAN

Son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, représentant l’aile droite de sa coalition gouvernementale, lui a donné deux semaines pour réduire encore le flux de migrants au niveau européen, faute de quoi il ordonnera début juillet de « refouler immédiatement » les demandeurs d’asile arrivant aux frontières allemandes en provenance d’un autre pays européen. Cela pourrait conduire à la chute de son gouvernement.

Personne n’escompte un accord des Européens fin juin sur une réforme du règlement de Dublin, qui stipule que les demandeurs d’asile seront renvoyés dans leur pays d’arrivée.

Mais Paris et Berlin pourraient s’accorder sur un renforcement massif de Frontex, l’agence qui patrouille les côtes européennes, sur la création de « centres de tri » de migrants en Afrique et sur l’harmonisation du droit d’asile. La chancelière veut aussi nouer des accords bilatéraux de reconduite des migrants avec l’Italie ou encore la Grèce.

– « Accord substantiel » –

La réforme de la zone euro et sa mesure phare, la création d’un budget autonome lui donnant une capacité d’investir, grande ambition du président français, devrait aussi faire l’objet d’un compromis mardi avec Berlin. Paris a dit lundi espérer un accord « qui doit être substantiel ».

Emmanuel Macron accueilli par Angela Merkel à Meseberg / © AFP / Julien Sengel

Il s’annonce pourtant modeste face aux attentes françaises. Angela Merkel a déjà averti qu’elle accepterait un budget de seulement quelques dizaines de milliards d’euros, quand la France plaidait pour plusieurs centaines.

La chancelière est tiraillée entre son aile droite, qui redoute de voir l’Allemagne payer pour les pays trop dépensiers d’Europe du Sud, et son aile gauche, les sociaux-démocrates, qui lui demandent de ne plus faire preuve d' »avarice » et de soutenir les positions françaises.

Les deux pays devraient plus modestement s’accorder aussi sur une base commune pour l’impôt sur les sociétés.

Dernier sujet phare de la rencontre, le renforcement de l’Europe de la défense, alors que Donald Trump menace de moins financer l’Otan. Angela Merkel s’est dite « favorable » à la proposition française d’une « initiative européenne d’intervention (IEI) », sorte d’état-major de crise regroupant une dizaine de pays et devant conduire à une force commune.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 13h59)

Migrants: si la France ne s’excuse pas, mieux vaut annuler la rencontre Conte-Macron (Salvini)

juin 13, 2018

Rome – Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini a estimé mercredi que sans « excuses officielles » de la France il valait mieux annuler la rencontre prévue vendredi entre le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

« Si les excuses officielles n’arrivent pas, le Premier ministre Conte fera une bonne chose en n’allant pas en France » pour ce sommet, a déclaré à des journalistes M. Salvini, qui est aussi le patron de la Ligue (extrême droite) .

M. Macron avait dénoncé mardi la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien », qui a refusé d’accueillir le navire Aquarius avec plus de 600 migrants à son bord tandis que le porte-parole de son parti La République en marche, Gabriel Attal, a déclaré que la position de l’Italie était « à vomir ».

« Le gouvernement italien considère inacceptables les paroles utilisées dans des déclarations publiques hier à Paris », ajoute mercredi un communiqué du ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi, qui avait convoqué dans la matinée l’ambassadeur de France en Italie.

C’est finalement la numéro deux de l’ambassade, Claire Anne Raulin, qui s’est rendue à cette convocation, l’ambassadeur ne se trouvant pas à Rome.

Selon M. Moavero, « de telles déclarations compromettent les relations entre l’Italie et la France ».

« Les tons utilisés sont injustifiables » et même si M. Moavero « comprend qu’un Etat ami et allié puisse être en désaccord avec les positions d’un autre Etat, le désaccord doit être exprimé d’une manière et dans des formes cohérentes avec un tel rapport d’amitié ».

Dans un ton très diplomatique, M. Moavero réclame lui aussi des excuses de la part de la France.

« Le gouvernement italien souhaite que les autorités françaises, une fois faites les réflexions opportunes, assument rapidement des initiatives de nature à réparer la situation qui s’est créée », a conclu M. Moavero.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 11h19)                                                        

France: le « héros » malien Mamoudou Gassama a été régularisé

mai 29, 2018

Paris – Mamoudou Gassama, le jeune Malien sans-papiers devenu célèbre en sauvant la vie d’un enfant à Paris, a reçu mardi le récépissé régularisant sa situation, première étape avant d’obtenir la nationalité française promise par Emmanuel Macron, a constaté une journaliste de l’AFP.

Casquette et sweat noirs, jogging gris, le jeune homme de 22 ans, a également signé mardi un contrat de 10 mois pour effectuer un service civique au sein de la Brigade des Sapeurs pompiers de Paris, a indiqué Pierre-André Durand, le préfet de Seine-Saint-Denis, département au nord de la capitale.

Après avoir reçu le récépissé à la préfecture de Bobigny actant le dépôt de sa demande de titre de séjour, Mamoudou Gassama a quitté les lieux sans s’exprimer face aux nombreuses caméras, à bord d’une voiture de pompiers.

« Il était ému, c’est bien normal », a commenté le préfet, saluant une nouvelle fois le geste de ce jeune sans-papiers reçu lundi par Emmanuel Macron.

Mamoudou Gassama devrait recevoir d’ici un mois une carte de séjour de dix ans avant d’être naturalisé français, d’ici trois mois environ.

Arrivé en France en septembre au terme d’une migration périlleuse, le jeune Malien avait escaladé samedi un immeuble parisien pour sauver un enfant de 4 ans suspendu au 4ème étage.

Son geste spectaculaire a été visionné des millions de fois sur les réseaux sociaux. « J’ai pensé à le sauver et Dieu merci, je l’ai sauvé », a-t-il résumé lundi.

L’enfant s’était retrouvé seul sur le balcon en l’absence de son père qui sera jugé en septembre pour « soustraction des obligations parentales ».

Interrogée lundi par Antenne Réunion, la mère de l’enfant, qui se trouvait sur l’île de l’océan Indien quand l’incident s’est déroulé, a estimé qu’il « aurait pu arriver bien pire, donc je suis soulagée aujourd’hui ».

« Je ne justifie pas le geste de mon mari. Cela aurait pu arriver à d’autres personnes (…). Mon fils a eu de la chance », a-t-elle poursuivi, indiquant qu’elle dirait « merci » à M. Gassama.

Son acte de bravoure lui a valu d’être reçu par le président Macron qui lui a proposé d’être naturalisé français. « Vous êtes devenu un exemple, il est normal que la nation soit reconnaissante », a affirmé le chef de l’Etat.

Les associations d’aide aux migrants ont dénoncé l' »hypocrisie » et la « récupération politique éhontée » de cette naturalisation, qui masque mal selon elles « la dureté de la politique » migratoire du gouvernement.

Il y aurait en France quelque 300.000 personnes sans-papiers, selon le gouvernement, davantage selon les associations.

L’an dernier, 30.000 ont été régularisées.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2018 10h47)                                                        

Congo-France: l’agenda officiel de la semaine d’Emmanuel Macron

mai 28, 2018

 

 Lundi 28 mai :
– Entretien avec M. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur.
– Entretien avec le Premier ministre, Édouard Philippe.
– Déjeuner suivi d’une déclaration à la presse avec M. João LOURENÇO, Président de la République d’Angola.
– Entretien avec M. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

Mardi 29 mai :
– Conférence internationale sur la Libye, suivie d’une conférence de presse.
– Entretien avec M. Didier MIGAUD, Président de la Cour des comptes.
– Entretien avec M. Bechara RAHI, Patriarche maronite.
– Réception à l’occasion de la semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Mercredi 30 mai :
– Entretien avec le Premier ministre, Édouard Philippe.
– Conseil restreint de défense.
– Séminaire gouvernemental.
–  Ouverture de la session ministérielle présidée par la France, OCDE.
– Entretien avec M. Stéphane TRAVERT, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Jeudi 31 mai :
– Inauguration du château de Voltaire, après sa restauration, à l’occasion du 240ème anniversaire de la mort de Voltaire, Ferney-Voltaire (Ain).
– Réception en l’honneur des personnalités engagées pour le patrimoine.

Vendredi 1 juin :
– Remise de son rapport annuel par M. Jacques TOUBON, défenseur des droits.
– Entretien avec M. Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics.
– Entretien avec Mme Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

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Mamoudou Gassama, le sauveur de l’enfant suspendu à un balcon, va être naturalisé français

mai 28, 2018

Mamoudou Gassama, le jeune Malien de 22 ans qui a sauvé un enfant suspendu dans le vide, a été reçu à l’Élysée ce lundi. Emmanuel Macron a annoncé qu’il serait naturalisé français et qu’il allait intégrer les sapeurs pompiers.

Son acte spontané, filmé samedi, a été vu des millions de fois sur les réseaux sociaux. En quelques secondes, Mamoudou Gassama a escaladé la façade d’un immeuble parisien du XVIIIe arrondissement afin de sauver un enfant suspendu dans le vide au 4e étage. Le jeune homme de 22 ans a été reçu ce lundi par le président de la République à l’Élysée. À l’issue de cette rencontre, Emmanuel Macron a annoncé sa naturalisation et qu’il intégrerait les sapeurs pompiers. «Tous les papiers vont être régularisés», a assuré le chef de l’État lors de l’échange, diffusé sur sa page Facebook. Emmanuel Macron lui a également proposé d’entamer les démarches en vue d’une naturalisation, ce que Mamoudou Gassama a accepté.

Dès dimanche, plusieurs personnalités politiques s’étaient déclarées favorables à la naturalisation de Mamoudou Gassama. C’est notamment le cas de Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, qui a écrit sur Twitter: «cet acte d’une immense bravoure, fidèle aux valeurs de solidarité de notre République, doit lui ouvrir les portes de notre communauté nationale».

 

L’association SOS Racisme avait également réagi dans un communiqué dimanche: «Mamoudou Gassama nous rappelle utilement que les personnes en situation irrégulière sont des êtres humains, avec l’immense courage dont beaucoup ont fait preuve dans leur périlleux voyage vers l’Europe. Un courage qu’ils continuent souvent à manifester ici». Dans ce communiqué, l’association demandait au ministre de l’Intérieur «de régulariser la situation de Monsieur Gassama, qui a su faire preuve d’un courage aussi rare qu’admirable».

«Dieu merci, je l’ai sauvé»

Il est environ 20 heures samedi lorsque les pompiers sont alertés par des passants ayant vu un enfant suspendu dans le vide au quatrième étage d’un immeuble du nord de la capitale. Sur place, ils découvrent qu’un jeune homme a porté secours à l’enfant, âgé de quatre ans. «Par chance, il y avait quelqu’un qui avait une bonne condition physique et qui a eu le courage d’aller chercher l’enfant», ont indiqué les pompiers. La scène, spectaculaire, a été filmée par des passants ébahis qui s’étaient regroupés en bas de l’immeuble. Sur la vidéo, on voit l’homme escalader à mains nues et en 30 secondes environ quatre balcons de la façade de l’immeuble, pour récupérer l’enfant qui se trouvait suspendu par une main, dans le vide, à l’extérieur du balcon, et le mettre en sécurité.

Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo est rapidement devenue virale, avec déjà plus de quatre millions de vues dimanche en fin de journée. Retrouvé après son geste qualifié d’«héroïque», Mamoudou Gassama, a alors raconté alors son aventure. «J’ai vu beaucoup de monde en train de crier, et des voitures qui klaxonnaient», a-t-il expliqué. «Je suis monté comme ça et, Dieu merci, je l’ai sauvé». «J’ai eu peur quand j’ai sauvé l’enfant et puis on est allés dans le salon, je me suis mis à trembler, je n’arrivais plus à tenir sur mes pieds, j’ai dû m’asseoir», a-t-il ajouté. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’enfant s’est retrouvé seul sur le balcon en l’absence des parents à leur domicile.

L’enfant placé en centre d’accueil

Les réactions politiques louant le courage du jeune sauveteur n’ont pas tardé dimanche. «Un grand bravo à Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure», a réagi sur Twitter la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui s’est entretenue avec lui au téléphone «afin de le remercier chaleureusement». «Il m’a expliqué être arrivé du Mali il y a quelques mois en rêvant de construire sa vie ici. Je lui ai répondu que son geste héroïque est un exemple pour tous les citoyens et que la Ville de Paris aura évidemment à coeur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France», a-t-elle ajouté.

La présidente Les Républicains de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a également réagi sur Twitter: «Hommage et reconnaissance au sauveteur du jeune enfant qui n’a écouté que son courage». Une pétition avait d’ailleurs été créée en ligne pour demander la régularisation de Mamoudou Gassama. Lundi matin, elle comptait plus de 4000 signatures. Peu après les faits, le père de l’enfant, né en 1981 et sans antécédent judiciaire, a été placé en garde à vue pour avoir laissé son enfant sans surveillance, selon une source judiciaire. Il devait être déféré au tribunal de Paris dimanche dans la soirée en vue de poursuites judiciaires. L’enfant a été placé dans une structure d’accueil. Sa mère n’était pas à Paris au moment des faits

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