Posts Tagged ‘Emmanuel Macron’

France/Immigration: comment Macron a durci son discours

septembre 17, 2019

FILE PHOTO: French President Emmanuel Macron delivers a speech at the Elysee Palace in Paris

POOL New/REUTERS

– La position de fermeté adoptée par le chef de l’État contraste avec la bienveillance affichée sur le sujet pendant la campagne présidentielle.

S’agit-il vraiment de la même personne? Alors qu’Emmanuel Macron a lancé lundi soir un appel à la fermeté sur l’immigration, une plongée rapide dans les archives permet de constater le changement de ton du chef de l’État sur cette question sensible. Pour en saisir l’ampleur, il faut remonter à septembre 2015, lorsqu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie de François Hollande, aborde publiquement le sujet pour la première fois. Alors que le flux de migrants entrant sur le sol européen est en sensible augmentation, il déclare à la chaîne israélienne i24 : «Je crois que si cela est fait dans le bon ordre, de manière intelligente, c’est une opportunité pour nous. (…) C’est d’abord notre dignité mais c’est aussi une opportunité économique, car ce sont ces hommes et des femmes qui ont des qualifications remarquables.»

Pour le candidat Macron, «l’immigration est une chance»

Pour Emmanuel Macron, le contexte politique est évidemment différent d’aujourd’hui: il s’agit alors pour lui de se distinguer de Manuel Valls, autre challenger de François Hollande au sein du gouvernement en vue de la présidentielle de 2017. Le premier ministre multiplie alors les messages de fermeté sur la question migratoire: début 2016, alors que la crise des migrants bat son plein, il s’oppose à Angela Merkel et son accueil inconditionnel des migrants. «Les réfugiés sont une force», réplique Emmanuel Macron en avril 2016, dans un entretien au quotidien belge Le Soir . Puis, en janvier 2017, le candidat enfonce le clou dans une tribune au Monde : «La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes (…) en accueillant des réfugiés en détresse» , assure-t-il, dénonçant l’«abjecte simplification» de ceux qui affirment qu’«en ouvrant ses frontières aux migrants, la chancelière aurait exposé l’Europe aux pires dangers».

C’est probablement dans son interview à l’hebdomadaire protestant Réforme , le 2 mars 2017, que le candidat Macron est le plus clair. «Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas confrontés à une vague d’immigration. (…) Le sujet de l’immigration ne devrait pas inquiéter la population française. […] L’immigration fait partie du monde dans lequel nous vivons.(…) De surcroît, l’immigration se révèle être une chance d’un point de vue économique, culturel, social», juge-t-il.

Un changement de ton amorcé dès le début du quinquennat

Une position bien éloignée de celle défendue ce lundi soir par le président de la République devant les parlementaires de la majorité. «En prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste», a averti le chef de l’État. «Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder le sujet (de l’immigration) en face». «Les bourgeois n’ont pas de problème avec (l’immigration): ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec. La gauche n’a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies», a-t-il poursuivi. Avec ce virage rhétorique, le président, qui se place déjà dans la perspective de la présidentielle de 2022, espère fracturer un peu plus la droite et endiguer l’essor du Rassemblement national.

Si la volte-face est spectaculaire par rapport à la campagne présidentielle, elle est en réalité l’aboutissement d’un changement de ton amorcé dès les premiers mois du quinquennat. Début 2018, le président défend avec la loi Collomb une refonte de la politique d’immigration. En visite à Calais, en janvier, il prononce un discours de fermeté, chargeant les associations qui «encouragent les migrants à l’installer dans l’illégalité» et les «contrevérités» des «commentateurs». Le même mois, à Rome, il assure que sur la question migratoire, il «faut se garder des faux bons sentiments».

L’année sera ensuite marquée par l’épisode de l’Aquarius, puis par la crise des «gilets jaunes», au cours de laquelle Emmanuel Macron a identifié un besoin de clarification sur le sujet de l’immigration. «Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter», avait-il assuré le 10 décembre dans une allocution destinée à présenter le grand débat national. À l’époque, l’idée avait provoqué des crispations à Matignon, et le thème de l’immigration avait supprimé de la consultation. C’était sans compter la volonté du chef de l’État de replacer ce sujet au cœur des débats, à l’occasion, notamment, d’un débat organisé le 30 septembre prochain à l’Assemblée

Par Le Figaro.fr par Jim Jarrassé

Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso à l’Élysée pour parler climat

août 30, 2019

Emmanuel Macron avec Denis Sassou Nguesso et Jean-Yves Le Drian, durant leur rencontre du sommet de l’OIF à Erevan, le 12 octobre 2018. © DR

 

Denis Sassou Nguesso et Emmanuel Macron tiendront le 3 septembre leur premier tête-à-tête à Paris. À l’heure où l’Amazonie brûle, l’environnement et le climat seront au cœur des discussions entre les deux chefs d’État.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso sera reçu le 3 septembre à Paris par Emmanuel Macron, dans le cadre d’une visite de travail de trois jours, à l’invitation de son homologue français.

Les deux chefs d’État, qui s’étaient déjà entretenu en marge du sommet de la Francophonie à Erevan, en octobre 2018, et se parlent régulièrement au téléphone, se retrouveront pour la première fois à l’Élysée – et cette fois en tête-à-tête. La signature le 11 juillet d’un accord entre le Congo et le FMI, en faveur duquel la France a œuvré, a sans nul doute favorisé ce rendez-vous, mais c’est un autre dossier auquel Emmanuel Macron tient particulièrement qui s’invitera en priorité et à sa demande à la table des discussions : l’environnement et le climat.

Poumon écologique

En tant que président de la Commission Climat du bassin du Congo et du Fonds bleu pour le bassin du Congo, Denis Sassou Nguesso joue le rôle de porte-parole du « deuxième poumon écologique du monde » – ce qui, à l’heure où les forêts d’Amazonie brûlent, est loin de laisser indifférente la partie française.

En marge de cette visite, outre des accords bilatéraux concernant la santé et l’éducation, un protocole de coopération devrait donc être signé entre les ministres de l’Environnement des deux pays sur le renforcement de la capacité des cadres, le développement durable, la gestion des aires protégées, l’écotourisme et la protection de cet immense réservoir de carbone que sont les tourbières du Nord-Congo.

La Libye au menu

Autres sujets vraisemblablement abordés entre Emmanuel Macron et Denis Sassou Nguesso : la situation en Libye (DSN préside le comité de haut niveau de l’Union africaine sur ce pays) et en Centrafrique, ainsi que l’état des lieux politique du Congo, à l’avant-veille de l’élection présidentielle de mars 2021.

Jeuneafrique.com

Avant le G7, Macron donne sa vision du monde

août 21, 2019

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ERIC GAILLARD/AFP

Pour sa rentrée politique et à deux jours de l’ouverture officielle du G7, le chef de l’État s’est longuement exprimé mercredi sur les sujets nationaux et internationaux en cours lors d’une conférence de presse.

Emmanuel Macron soigne sa rentrée. Surpris en 2017 par une baisse brutale de sa popularité, désarçonné en 2018 par les démissions successives de ses ministres Nicolas Hulot et Gérard Colomb, le président de la République prend cette fois les choses en main. À deux jours de l’ouverture officielle du G7 de Biarritz et après avoir présidé un conseil des ministres de rentrée consacré aux réformes à venir, le chef de l’État a répondu pendant plus de deux heures aux questions des journalistes de l’Association de la presse présidentielle. Pas d’enregistrement, pas de photos, pas de vidéos, interdiction de twitter durant l’échange pour faciliter la fluidité des échanges initialement consacrés au G7 et aux questions internationales. Mais Emmanuel Macron s’est aussi longuement exprimé sur les sujets nationaux, de la crise des «Gilets jaunes» à l’état de sa majorité en passant par les accusations de violences adressées aux forces de l’ordre. Revue de détail des déclarations du chef de l’État.

La toile de fond du G7

«Nous vivons une période absolument historique de l’ordre international qui est le nôtre. Nous vivons une crise très profonde des démocraties qui est une crise à la fois de représentativité, d’efficacité face aux grandes peurs contemporaines: peur climatique, peur technologique, peur migratoire. Ce sont ces grands phénomènes contemporains qui dépassent largement le cadre national. Ils supposent de nouveaux modes de coopération mais aussi une réponse efficace que l’on a parfois du mal aujourd’hui à apporter (…) Le moment que nous vivons, sans doute depuis le XVIIIe siècle, est peut-être en train de s’effacer. L’ordre international, c’était l’occident qui le décidait. (…) Cette hégémonie occidentale est profondément remise en cause.»

Concernant l’issue du sommet du G7 à Biarritz, le chef de l’État a précisé qu’il n’y aurait pas de communiqué final «pré-négocié» afin d’éviter des «zooms» sur les désaccords: «Personne ne lit les communiqués, il faut être honnête (…) Les communiqués, aucun des dirigeants ne les discute avant. Ce sont des chicaillas de bureaucrates. Les communiqués reflètent les positions profondes de la bureaucratie française face à la bureaucratie américaine et autres… Le rôle des dirigeants, c’est de prendre des risques par rapport à leurs positions historiques, de prendre des libertés, de décider et de donner des instructions à leurs administrations. Je ne veux pas être l’otage de gens qui négocient des communiqués pour moi.»

La France dans le monde

«La France a un rôle dans ce cadre qui est lié à son histoire, à son statut, qui est celui d’être cette puissance d’équilibre. Nous ne sommes pas un pays aligné. Ça n’est pas notre tempérament. Quand bien même nous avons des alliés, nous devons préserver et redéfinir notre capacité à parler à tout le monde (…)»

«En Europe, on repèse depuis deux ans. On repèse dans les choix qui sont faits. On repèse dans les orientations qui sont données. Parce qu’on a aussi montré qu’on bougeait les choses sur nous-mêmes. Que des choses qui paraissaient impensables dans le secteur des transports, du travail… on savait les bouger. On retrouve du crédit. Et moi je peux demander à l’Europe qu’elle bouge, sur les travailleurs détachés, sur un budget de la zone euro, sur la défense…»

Le Brexit

Emmanuel Macron a indiqué qu’il allait demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des «clarifications» concernant la renégociation voulue par le Premier ministre britannique: «S’il n’y a aucun fait nouveau politique, je ne vois pas pourquoi on donnerait des délais. Des délais ne sauraient être accordés que si les Britanniques reviennent en disant: «Nous allons faire de nouvelles élections générales» (…) ou «On fait un référendum sur cet accord négocié». Il y a une deuxième possibilité qui n’a pas ma préférence: un Brexit dur. Il n’y aurait pas d’accord sur un texte qui a été négocié et porté par le gouvernement britannique pendant deux ans (…) Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique. Il y a une troisième option qui est proposée par les Britanniques et que nous ne saurions accepter qui est de renégocier l’accord de séparation (…) Cette renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n’est pas une option qui existe.»

«J’attends des clarifications de la part du gouvernement britannique et de Monsieur Johnson. Même si on allait vers un Brexit dur, il y a des fondamentaux qui avaient été négociés sur la liberté de circulation des personnes et des garanties apportées qui ne permettent pas de mettre en œuvre ce qu’a annoncé Boris Johnson (…) L’esprit de sérieux doit prédominer et il suppose des clarifications».

La crise politique en Italie

«L’Italie est un pays ami et un grand peuple dont le destin est profondément européen. Il mérite un gouvernement et des dirigeants qui sont à cette hauteur (…) La leçon italienne c’est que quand on s’allie à l’extrême droite, à la fin c’est toujours l’extrême droite qui gagne».

La Russie

«le dialogue stratégique avec la Russie est fondamental (…) Ne pas parler à la Russie c’est une erreur. C’est un membre permanent du conseil de sécurité. C’est un acteur incontournable des grandes crises (Syrie, iran). C’est une puissance géographique avec laquelle nous devons faire (…) La Russie est en Europe. Si on ne sait pas s’entendre avec la Russie, comment bâtir une vraie souveraineté européenne?»

«Il est pertinent qu’à terme la Russie puisse rejoindre le G8» dont elle a été exclue en 2014 après l’invasion de la Crimée, a estimé Emmanuel Macron. «Le divorce a été acté au moment de l’invasion de l’Ukraine. La condition préalable indispensable» à une réadmission de Moscou «est qu’une solution soit trouvée en lien avec l’Ukraine sur la base des accords de Minsk», a-t-il ajouté. Concernant l’Ukraine, «je souhaite que nous puissions avancer sur une réunion des chefs d’État et de gouvernement en format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne, France) dans les prochaines semaines (…) Ma volonté c’est de pouvoir réunir un nouveau sommet à Paris dans les prochaines semaines. Les conditions sont prêtes.»

La crise iranienne

«On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7: trois puissances européennes et le Japon qui ont une position assez claire, un rapport avec l’Iran totalement assumé, et les Américains (…) qui ont décidé de changer totalement de ligne» et ont dénoncé l’accord de 2015 sur le nucléaire. Emmanuel Macron a précisé qu’il aurait «avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses», sans plus détails. Il va s’entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Relance budgétaire et politique monétaire

Emmanuel Macron souhaite que les dirigeants du G7 discutent d’une relance budgétaire pour soutenir l’économie fragilisée, notamment en Allemagne, où le sujet est un tabou politique. «On doit se poser la question pour les pays qui en ont la capacité, de la pertinence d’une relance budgétaire, c’est un sujet qui est posé à l’Europe, à la France (…), à l’Allemagne», a déclaré M. Macron, en référence aux réticences de Berlin à utiliser ses excédents budgétaires, alors même que son économie risque la récession.

Il a également estimé que les politiques de baisse des taux des grandes banques centrales avaient atteint leurs limites, en référence à Donald Trump qui souhaite que la Fed baisse ses taux directeurs.

La taxe Gafa

Le président français, qui compte défendre au G7 une taxation mondiale des géants du numérique (GAFA), a dénoncé un système «fou» qui laisse des acteurs mondiaux avoir «un statut de paradis fiscal permanent». «Il y a déjà dix États européens qui l’ont fait. Il se trouve que cela se voit peut-être plus en France et que beaucoup de mes camarades renvoient vers moi. En tout cas c’est ce que m’a dit le président Trump: «Ils me disent tous que c’est toi». J’assume. Quand on a un acteur numérique qui est dans l’hôtellerie et qui ne paye ni la TVA ni quelque impôt que ce soit et qui vient concurrencer un hôtelier qui paye l’impôt sur les sociétés, la TVA et les différentes taxes locales, ce n’est pas juste et ce n’est pas soutenable.»

Le gouvernement

Arrivé au mitan de son quinquennat, Emmanuel Macron a dit mercredi son souhait de changer de méthode pour être mieux compris des Français, sans forcément changer la composition du gouvernement. «Si je pensais qu’il fallait réorganiser le gouvernement pour porter cet agenda (l’Acte II), je l’aurais fait en avril.»

Il a dit sa «confiance» dans le gouvernement et la majorité: «Ils ont une action responsable, efficace. Ils font des erreurs, on en fait comme tout le monde», a-t-il dit. «Mais ce n’est pas parce qu’on fait des erreurs qu’on a tout mal fait et qu’ensuite il faut changer de stratégie au bout de deux ans.»

«Avoir une majorité claire ne nuit pas pour mener les réformes importantes. Et le gouvernement, de par la Constitution, c’est moi qui le choisis. Les conditions institutionnelles pour mener des réformes ambitieuses en France, comme nous avons à faire en matière de retraites, de PMA… sont réunies.»

La sécurité intérieure

Emmanuel Macron a jugé mercredi qu’il faudrait probablement revoir les méthodes des forces de l’ordre afin de tirer les leçons notamment du mouvement des «Gilets jaunes», qui a donné lieu selon lui à des «blessures inacceptables» tant chez les policiers que chez les manifestants.

«Notre pays a vécu des moments de violence inédits ces derniers mois. Nous avons mobilisé les forces de l’ordre de manière inédite, mais de manière assumée. Elles sont intervenues avec un professionnalisme que je veux saluer. Face à ce degré de violence, nous n’avons pas de victimes à déplorer des forces de l’ordre dans le cadre des «Gilets jaunes». Il y a ce sujet de Nantes où une enquête est menée par la justice en toute indépendance (…) Je me dois aussi de regarder les blessures inacceptables qu’il y a eues, les mutilations, du côté des forces de l’ordre comme du côté de nos concitoyens. Là-dessus, j’ai demandé qu’un bilan soit fait. J’ai entendu aussi le compte rendu fait par le défenseur des droits. Je recevrai les spécialistes et médecins qui ont lancé un appel et m’ont contacté sur ce point.»

Le Figaro.fr par François -Xavier Bourmaud

Conseil européen suspendu: «un échec», affirme Macron

juillet 1, 2019

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Emmanuel Macron reviendra à Bruxelles ce mardi 2 juillet pour la suite du Conseil européen. JOHN THYS / AFP

Le chef de l’Etat a indiqué que la journée de lundi s’était conclue sur «un échec» et qu’il s’agit d’une «très mauvaise image pour le Conseil et l’Europe». Il se rendra à Bruxelles ce mardi.

Emmanuel Macron va rentrer à Paris ce lundi et reviendra mardi matin 2 juillet à Bruxelles pour la suite du Conseil européen. Preben Aamann, porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk, avait annoncé quelques minutes auparavant que le Conseil était suspendu et reprendrait mardi à 11h00. «Nous avons terminé cette journée sur un échec, c’est une très mauvaise image pour le Conseil et l’Europe», a affirmé Emmanuel Macron.

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens sont réunis à Bruxelles depuis dimanche après-midi pour tenter de décider, au moins, qui seront les prochains présidents de la Commission européenne, du Conseil européen et Haut représentant pour les affaires étrangères. Les dirigeants avaient repris lundi matin leur réunion plénière après une nuit de discussions en petits groupes. Emmanuel Macron s’est dit confiant qu’un accord sera trouvé mardi.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré toujours espérer un compromis sur les nominations des postes clés de l’Union européenne. Les discussions sont «compliquées», a-t-elle reconnu, mais elle a dit «espérer qu’avec de la bonne volonté, un compromis sera faisable».

Pour la présidence du Conseil, « il y a un fort consensus sur le social-démocrate Frans Timmermans mais la situation est très volatile », a déclaré à l’AFP un diplomate européen. Il était également envisagé de nommer un libéral comme chef de la diplomatie européenne, qui pourrait soit être le Belge Charles Michel soit la Danoise Margrethe Vestager.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Le petit chêne planté par Macron et Trump à la Maison-Blanche est mort

juin 8, 2019

Chene

Donald Trump et Emmanuel Macron, et leurs épouses respectives Brigitte Macron et Melania Trump, le 23 avril 2018. JIM WATSON / AFP

 

L’arbre n’a pas supporté la quarantaine imposée par les Etats-Unis pour éviter de propager maladies.

Le petit chêne planté dans les jardins de la Maison-Blanche le 23 avril 2018 par Donald Trump et Emmanuel Macron est mort, a-t-on appris samedi 8 juin confirmant une information du Monde. Le journal, citant des sources françaises, indique que l’herbe a repris ses droits sur la pelouse à l’endroit où l’arbre avait été planté.

Issu d’une forêt dans l’Aisne où sont morts 2000 marines américains pendant la Première Guerre mondiale, l’arbuste qui devait symboliser les liens entre la France et les Etats-Unis n’a pas supporté la quarantaine phytosanitaire qui lui avait été imposée après sa plantation.

Les douanes américaines (US Customs, qui dépendent du ministère de l’Agriculture) impose en effet une quarantaine concernant toute importation de plantes, de graines et même de terre pour éviter de propager maladies ou d’importer des espèces d’insectes invasives.

L’installation de l’arbrisseau avait donné lieu à une mise en scène des deux présidents entourés de leurs épouses respectives.

Par Le Figaro.fr

RDC: Emmanuel Macron et Charles Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

mai 23, 2019

 

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi leur intention d’ inviter le président français Emmanuel Macron et le premier ministre belge Charles Michel aux funérailles du père de l’actuel président Tshisekedi prévues de jeudi à samedi prochains à Kinshasa.

«Le directeur de cabinet du président de la République m’a confirmé qu’une invitation sera envoyée au président Macron et au premier ministre Charles Michel», a déclaré à l’AFP le coordonnateur général du comité d’organisation des obsèques, Lucien Lundula. Ce dernier a détaillé devant la presse le programme des obsèques de l’ex-opposant et premier ministre Étienne Tshisekedi. Décédé à Bruxelles le 1er février 2017, son corps n’avait pas été rapatrié faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime Kabila.

«Nous célébrons le père de la démocratie congolaise», a déclaré Lundula. «Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l’accomplissement du rêve d’Étienne Tshisekedi, désormais incarné par l’avènement de son fils au sommet de l’État», détaille-t-il dans un communiqué de presse.

La dépouille d’Étienne Tshisekedi doit arriver jeudi matin 30 mai à l’aéroport de Ndjili en présence de son fils et chef de l’État, et de toutes les autorités de la RDC. Un cortège funéraire doit ensuite traverser Kinshasa pendant toute la journée jusqu’à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, en passant par la résidence du défunt et sa famille à Limete. Vendredi 31 mai, le corps doit être conduit en procession au stade des Martyrs pour un recueillement populaire, une messe et une veillée mortuaire ouverte au public. Samedi, une cérémonie officielle et une messe seront célébrées au stade des Martyrs, avant la procession vers l’endroit de l’inhumation au monument funéraire de N’Sele.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Étienne Tshisekedi est passé dans l’opposition et a fondé l’UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois premier ministre pendant la transition multipartite des années 90, avant de s’opposer au régime des Kabila père et fils.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: suspense maintenu sur le remaniement gouvernemental

octobre 9, 2018

Paris – Le Premier ministre français Edouard Philippe s’est entretenu mardi matin avec le président français Emmanuel Macron, selon la présidence, mais sans présenter la démission de son gouvernement, faisant ainsi durer le suspense sur un remaniement gouvernemental.

Édouard Philippe n’a pas présenté sa démission ni celle de son gouvernement lors de son entrevue d’1H30 au palais présidentiel de l’Élysée, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP.

Les questions au gouvernement sont maintenues comme prévu à 15H00 à l’assemblée nationale, a précisé cette source, qui n’a toutefois pas pu dire si l’hypothèse d’une démission du gouvernement était abandonnée ou simplement retardée.

Des consultations sont menées depuis plusieurs jours en vue de former une nouvelle équipe, une semaine après la spectaculaire démission du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon.

Son départ précipité a plongé Emmanuel Macron dans une nouvelle crise, M. Collomb représentant un allié de taille, tandis qu’il n’est pas encore sorti des secousses provoquées par l’affaire Benalla, du nom de l’ancien collaborateur de M. Macron poursuivi pour des violences sur des manifestants.

Un nouveau gouvernement pourrait être en place mercredi pour le Conseil des ministres et avant le départ d’Emmanuel Macron pour l’Arménie jusqu’à vendredi, où il doit participer au sommet de la Francophonie.

Le remplacement de M. Collomb pourrait être l’occasion de donner une nouveau souffle à la politique de l’exécutif, en butte à de nombreuses critiques et très bas dans les sondages, tandis qu’une nouvelle manifestation sé déroule ce mardi dans toute la France contre les réformes tous azimuts du président, en particulier celles de la retraite et de l’assurance chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 10h55)                                                        

France: Benalla entendu par les juges

octobre 5, 2018

Paris – Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, a été entendu vendredi par les juges dans le cadre de son inculpation pour violences contre des manifestants, un incident qui a provoqué cet été la plus grave crise politique qu’ait connue le président français.

Alexandre Benalla n’a fait aucune déclaration à sa sortie en milieu d’après-midi du tribunal de Paris, où il était arrivé cinq heures plus tôt, en compagnie de ses nouveaux avocats Jacqueline Laffont et Pierre Haïk, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mais selon la chaîne d’information en continu BFMTV, citant son entourage, Alexandre Benalla a été entendu pendant près de 10 heures, ce qui implique que l’audition ait repris un peu plus tard dans la journée.

Le 22 juillet, Alexandre Benalla n’avait fait qu’une brève déclaration lors de son passage devant les magistrats qui l’ont inculpé pour des soupçons de violences et d’ingérence dans l’action de la police en marge d’une manifestation du 1er-Mai à Paris.

L’homme âgé de 27 ans était ressorti du bureau des juges avec des inculpations pour « violences en réunion », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Le 10 août, l’information judiciaire a été étendue à d’autres possibles violences de M. Benalla, un peu plus tôt dans la journée du 1er mai, des faits sur lesquels il n’a pas encore été interrogé et pour lesquels il n’est pas inculpé à ce stade.

Pour sa part, l’enquête des juges se concentre sur les violences du 1er-Mai et sur la fuite d’images de vidéosurveillance de la préfecture de police, dans la foulée des révélations du quotidien Le Monde le 18 juillet.

Ce jour-là, le journal avait publié des images montrant M. Benalla et un employé du parti présidentiel LREM, Vincent Crase, en train de brutaliser un couple lors d’un rassemblement de manifestants du 1er-Mai qui avait dégénéré.

Les deux hommes, qui participaient en tant qu' »observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, avaient ensuite remis le couple à la police pour interpellation.

Sur les images, M. Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Il a minimisé la violence de ses gestes et a affirmé avoir agi par « devoir citoyen » pour aider à arrêter « les deux personnes les plus virulentes » du groupe de manifestants.

Le couple, qui avait reconnu des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, a été placé en garde à vue mardi et convoqué pour son procès au tribunal correctionnel de Paris à une date ultérieure.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 22h50)                                                        

France: Gérard Collomb réaffirme sa volonté de démissionner

octobre 2, 2018

Lundi, Emmanuel Macron a rejeté sa démission. Le ministre de l’intérieur a réaffirmé mardi son intention de quitter le gouvernement en mai pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon.

Gérard Collomb a affirmé mardi 2 octobre « maintenir » sa proposition de démission, vingt-quatre heures après que le président Emmanuel Macron a refusé une première fois de voir le ministre de l’intérieur quitter son poste. « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré M. Collomb dans une interview au Figaro.

 

Emmanuel Macron « attend désormais les propositions du premier ministre » Edouard Philippe après la décision de Gérard Collomb de maintenir sa proposition de démissionner du gouvernement, a indiqué l’Elysée à l’AFP.

Interpellé plus tôt à ce sujet, Edouard Philippe, avait déclaré : « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche ». « Quand il s’agit de la sécurité des Français, jamais il n’y aura d’hésitation de la part du gouvernement », avait-il insisté devant l’Assemblée nationale.

Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.

Dans son interview au Figaro, le ministre de l’Intérieur dit avoir mis en place « beaucoup de choses » depuis son arrivée place Beauvau en mai 2017, « mais aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’Intérieur ».

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », dit-il, dans cette interview à paraître dans son intégralité dans la soirée sur le site du journal.

Lemonde.fr

France/Macron conseille à un chômeur de se réorienter dans la restauration du travail: « je vous en trouve »

septembre 16, 2018

Emmanuel Macron fait un selfie samedi 15 septembre 2018 à l’Elysée / © POOL/AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Du travail dans la restauration, « je traverse la rue, je vous en trouve »: la suggestion de se réorienter lancée par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage a suscité de nombreux commentaires dimanche.

« J’ai 25 ans, j’ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien », avait confié samedi au président ce jeune homme, venu au palais de l’Elysée à l’occasion des journées du patrimoine.

« Vous voulez travailler dans quel secteur ? », l’interroge le président dans un bref échange capté par les caméras. « A la base, je suis en horticole », répond le jeune homme.

Le président lui suggère alors de changer de secteur. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! », poursuit le président de la République en désignant d’un geste les rues alentour.

Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration connaît une pénurie aiguë de main d’oeuvre. En août, Roland Héguy, président de la principale organisation du secteur hôtelier, l’Umih, avait affirmé à l’AFP que le secteur était « en capacité de signer 100.000 embauches tout de suite », dont la moitié en CDI.

Le jeune homme se dit d’accord avec l’idée, et le président insiste: « Vous faites une rue, vous allez à Montparnasse, vous faites la rue avec tous les cafés et les restaurants… Franchement, je suis sûr qu’il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. Allez-y ! »

« Entendu, merci », dit le jeune horticulteur, avant que les deux hommes ne se serrent la main. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat répond à des chômeurs qui l’interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d’œuvre dans certaines filières.

Son échange a suscité dimanche de nombreux commentaires acerbes, d’abord sur les réseaux sociaux, puis de la part des oppositions.

Depuis son élection, le président s’est vu accuser à plusieurs reprises de tenir des propos hautains sur la question sociale, notamment quand il a évoqué le « pognon de dingue » des aides sociales, ou les « Gaulois réfractaires ».

« Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a ainsi asséné sur Twitter Jean-Luc Mélenchon.

Consacré « méprisant de la République » par le communiste Ian Brossat, le chef de l’Etat s’est vu également accusé de « mépris permanent » par la députée LR Valérie Boyer.

Des accusations vivement récusées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

« Est-ce que ce que dit le président de la République est faux ? », a-t-il interrogé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: « Vous préférez la langue de bois ? (…) Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 19h48)