Posts Tagged ‘Emmanuel Macron’

France: Macron reçoit le président togolais Faure Gnassingbé

avril 9, 2021
Macron recoit le president togolais Faure Gnassingbe
Macron reçoit le président togolais Faure Gnassingbé© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron reçoit vendredi pour un déjeuner de travail le président togolais Faure Gnassingbé, qui effectue sa première visite en France depuis sa réélection pour un quatrième mandat en 2020, a-t-on appris auprès de l’Elysée.

La crise au Sahel, la lutte contre la menace jihadiste mais aussi « le renforcement de la relation bilatérale dans un contexte d’efforts appuyés du Togo en matière de gouvernance pour renforcer son attractivité économique », seront au menu de cette rencontre à l’Elysée, où le président togolais avait déjà été reçu en 2019.closevolume_off

Les deux chefs d’Etat aborderont aussi l’initiative « Talents en commun », qui vise à « permettre à des personnes de la diaspora de mettre leur expertise au profit de l’administration d’un pays africain », a précisé l’Elysée.

Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d’habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé après son décès à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans.

Sa victoire a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d’être de nouveau candidat.

En décembre, Amnesty international avait dénoncé la « répression croissante des voix dissidentes par les autorités togolaises », à la suite de l’arrestation de deux représentants d’un important mouvement de l’opposition qui continue de mettre en cause les résultats de la présidentielle de l’an dernier.

Avec Le Point avec AFP

France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

France: Quatre députés français interpellent Emmanuel Macron sur la mort suspecte, à l’aéroport du Bourget, d’un opposant, Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de la République du Congo

avril 4, 2021
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Covid-19 en France: la pression s’accentue sur l’exécutif face à la flambée épidémique

mars 28, 2021
Covid-19 en France: la pression s'accentue sur l'executif face a la flambee epidemique
Covid-19 en France: la pression s’accentue sur l’exécutif face à la flambée épidémique© AFP/Archives/Christophe ARCHAMBAULT

La France échappera-t-elle à un confinement dur, avec écoles fermées ? Si Emmanuel Macron, assure que « rien n’est décidé », la semaine qui arrive s’annonce décisive pour sortir le pays de la troisième vague de l’épidémie de Covid-19.

Saturation des hôpitaux, établissements scolaires dépassés: y-aura-t-il un tour de vis supplémentaire cette semaine ? « Rien n’est décidé », répond Emmanuel Macron dans le Journal du dimanche.closevolume_off

« Pour les jours qui viennent, nous allons regarder l’efficacité des mesures de freinage et nous prendrons si nécessaire celles qui s’imposent », souligne le chef de l’Etat dans cet entretien réalisé vendredi soir, alors que la situation sanitaire est de nouveau qualifiée de « critique » par l’exécutif.

Un conseil de défense doit se tenir mercredi pour décider d’un éventuel durcissement des mesures.

Car le scénario anticipé dès janvier par les épidémiologistes s’est révélé exact: l’épidémie a progressé quasiment partout en France en mars, poussée par le variant anglais, jugé plus contagieux et plus virulent.

Le nombre de malades en réanimation s’élevait dimanche en fin de journée à 4.872, frisant le pic de la deuxième vague à l’automne (4.903). Au total, 94.492 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie.

Gestion « hypocrite »

Depuis vendredi minuit, trois départements — le Rhône, l’Aube et la Nièvre — se sont ajoutés aux 16 autres, dont Paris et sa région, soumis à des mesures de restrictions plus sévères: pas de déplacements à plus de 10 km sans dérogation, pas de sortie du territoire sans motif impérieux, commerces fermés et demi-classes en lycée.

Parallèlement, 24 autres départements sont sous vigilance renforcée. Dans le reste du pays, un couvre-feu est en vigueur de 19H00 à 06H00. Partout, bars, restaurants, lieux culturels restent fermés.

« La bataille des prochains jours est simple. Du pragmatisme et une réponse adaptée face au virus, des mesures de freinage en particulier destinées à préserver les soignants et les personnes vulnérables et une mobilisation générale pour dérouler notre plan d’attaque sur le vaccin », a résumé Emmanuel Macron.

Même tonalité chez son ex-ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui a jugé sur BFM TV qu’il faudra parvenir à trouver un « point d’équilibre » entre les mesures de restrictions sanitaires et « la vie des enfants à l’école, la vie des salariés, des femmes et des hommes ».

Car sur le terrain les signaux d’alarmes se multiplient.

En Ile-de-France, 41 directeurs médicaux de crise de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) évoquent une « situation de médecine de catastrophe », disant se préparer à devoir « faire un tri des patients afin de sauver le plus de vies possibles », dans une tribune publiée par le JDD.

« Dans les quinze prochains jours », estiment les signataires, « nous savons d’ores et déjà que nos capacités de prise en charge seront dépassées ».

Dans une autre tribune dans Le Monde, neuf médecins de l’AP-HP étrillent la gestion de crise de l’exécutif, estimant qu' »en imposant aux soignants de décider quel patient doit vivre, le gouvernement se déresponsabilise de façon hypocrite ».

« Lumière au bout du tunnel »

Dans l’Éducation nationale, les témoignages s’enchaînent pour relater les difficultés grandissantes à faire fonctionner les établissements, les personnels enseignants et administratifs étant eux-mêmes touchés par l’épidémie.

En Seine-Saint-Denis, département francilien particulièrement frappé, des élus ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme.

« Depuis plusieurs semaines et chaque jour davantage, la situation sanitaire dans les écoles (du département) se dégrade. Élèves, enseignants, personnels communaux (…) sont de plus en plus nombreux contaminés par le virus. Ils ne peuvent plus assurer leurs missions », avertissaient samedi cinq maires du département dans Le Parisien.

Chez les 0-14 ans le taux d’incidence a augmenté de 31 % du 15 au 21 mars par rapport à la semaine précédente, selon le point épidémiologique publié vendredi par l’agence sanitaire.

Contrairement à nombre de ses voisins européens, la France refuse de fermer ses écoles même si désormais l’apparition d’un malade dans une classe entraîne sa fermeture dans les 19 départements les plus touchés.

Pour le chef de l’Etat, « la fermeture complète des écoles ne saurait être un tabou, mais elle doit demeurer un dernier recours et une mesure limitée au maximum dans le temps ».

Nombre d’épidémiologistes recommandent un durcissement des restrictions. Et des élus demandent l’extension de la vaccination, ouverte samedi aux plus de 70 ans sans comorbidités.

« Ce serait un mauvais choix politique et sanitaire », pour Emmanuel Macron. « Si j’ouvrais à toutes les tranches d’âge d’un coup, il y aurait des inégalités sociales et territoriales dans l’accès au vaccin », assure-t-il.

Alors que près de 3 millions de doses supplémentaires sont attendues cette semaine, le président mise sur le déploiement de « mégacentres » de vaccination pour tenir son engagement de « proposer un vaccin à tous les adultes qui le souhaitent avant la fin de l’été ».

Une accélération de la production et de la livraison des vaccins qui va permettre à l’Europe de voir « la lumière au bout du tunnel », assure le commissaire européen en charge des vaccins, Thierry Breton, alors que l’Union Européenne a été vivement critiquée pour sa gestion du dossier.

Par Le Point avec AFP

France/Covid-19 : Emmanuel Macron estime que le mot «confinement» n’est «pas adapté»

mars 19, 2021

Le chef de l’Etat veut «freiner le virus», mais «sans nous enfermer». «Ce n’est pas être confiné», a-t-il expliqué.

«Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier», a déclaré Emmanuel macron à des journalistes, en marge d’une rencontre à l’Élysée à l’occasion de la Journée de la francophonie. «Ce qu’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité», a-t-il ajouté.

«Ce qu’on a appris en un an, c’est qu’il ne faut pas multiplier les interactions. Il y a une part de responsabilité individuelle. Le seul moyen, c’est de freiner ses contacts pour éviter que le virus ne se diffuse. Mais se promener dehors n’est pas mauvais», a poursuivi Emmanuel Macron.

Dans sa conférence de presse, le premier ministre Jean Castex a expliqué que le gouvernement avait choisi une «troisième voie» avec «de nouvelles mesures de freinage massives» de l’épidémie imposées dans 16 départements. Il n’a cité qu’à une seule reprise le mot «confinement» pour les qualifier, mais ce terme était largement repris dans les médias vendredi.

À ses côtés, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est interrogé : «Est-ce qu’on peut parler d’un troisième confinement? Je ne sais pas quel nom il faut donner à ces mesures fortes qui sont prises. Mais il y a une différence qui est notable, qui est que nous nous tournons davantage vers l’extérieur»

Par Le Figaro avec AFP

Facebook contraint par son conseil de surveillance de remettre en ligne une publication comparant Macron au diable

février 12, 2021

Le conseil estime que Facebook n’aurait pas dû modérer ce message pour incitation à la violence, et ce au nom de la liberté d’expression.

Une image extraite d’une série turque montrant un homme en armure, épée à la main, avec un texte en hindi disant : «si la langue du mécréant parle contre le prophète, alors l’épée doit être retirée du fourreau». En dessous, une série de hashtags appelant au boycott des produits français, et comparant le président Emmanuel Macron au diable. Ce message a été publié en octobre dans un groupe Facebook dédié aux musulmans indiens. La modération de Facebook a décidé de l’effacer, au motif que la publication appelait implicitement à la violence contre les non-musulmans. Son conseil de surveillance lui a donné tort, dans une décision publiée ce vendredi.

Tech & WebNewsletter

Tous les mercredis

Chaque mercredi, recevez le meilleur de l’actualité des nouvelles technologies, des tests produits, nos conseils pratiques et la vie des start-up.

Le conseil de surveillance de Facebook est une entité indépendante composée de 40 personnalités spécialistes de la liberté d’expression et des droits de l’homme. Cette structure a été voulue par le réseau social pour lui prodiguer des conseils sur sa modération, et pour trancher certains cas litigieux. Les internautes ayant vu une de leur publication être dépubliée par Facebook peuvent saisir le Conseil en dernier recours. Ce dernier sélectionne les dossiers les plus emblématiques et ses décisions doivent être appliquées par le réseau social sous sept jours.

Le conseil se penchera sur le cas Trump

Le conseil a commencé à rendre ses premières décisions fin janvier. Sur les sept dossiers étudiés, il n’a donné raison à Facebook qu’une seule fois.

Dans le cas de la publication indienne, «la majorité du conseil ne pense pas que le message allait causer du mal». «Si une minorité du conseil a interprété la publication comme une menace de violence en réponse au blasphème, la majorité a considéré que les références au président Macron et au boycott des produits français sont des appels à l’action qui ne sont pas nécessairement violents.»

Cette même majorité des membres du conseil «a considéré qu’au même motif que les individus ont le droit de critiquer les religions, les personnes religieuses ont le droit d’exprimer leur offense.» Facebook doit donc remettre en ligne le message incriminé. Le réseau social a répondu qu’il s’exécuterait sous sept jours.

Le conseil de surveillance a été mandaté par Facebook pour déterminer s’il doit ou non autoriser Donald Trump à publier à nouveau sur Facebook et Instagram. La décision est attendue pour fin mars.

Avec Le Figaro par Chloé Woitier

France: Emmanuel Macron vendredi à Jarnac pour le 25e anniversaire de la mort de François Mitterrand

janvier 4, 2021

Le chef de l’Etat se recueillera en fin de matinée sur la tombe de son prédécesseur, décédé le 8 janvier 1996 à 79 ans.

Emmanuel Macron se rendra vendredi 8 janvier à Jarnac (Charente) pour le 25e anniversaire de la mort de François Mitterrand, le premier président de gauche de la Ve République, a indiqué l’Elysée.

Le chef de l’Etat se recueillera en fin de matinée sur la tombe de son prédécesseur, décédé le 8 janvier 1996 à 79 ans, avant de visiter sa maison natale, devenue un musée dans la petite ville située entre Angoulême et Cognac. Il sera accompagné par des membres de la famille Mitterrand et par des proches de l’ancien chef d’Etat socialiste, dont l’ex-président François Hollande et Hubert Védrine, ancien ministre et actuel président de l’Institut François Mitterrand.

Cette célébration marque le début d’une série d’anniversaires, dont ceux du 40e anniversaire de l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981 et de l’abolition de la peine de mort le 9 octobre de la même année.

François Mitterrand est resté deux septennats complets à l’Elysée, de 1981 à 1995, avant de décéder dans son appartement parisien des suites d’un cancer longtemps tenu secret.

Emmanuel Macron marquera cet anniversaire quelques semaines après avoir célébré le 50e anniversaire du décès du général de Gaulle le 9 novembre à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne). Depuis son arrivée à l’Elysée, il a rarement fait référence à l’ancien président socialiste.

Par Le Figaro avec AFP

France: Emmanuel Macron a contracté la COVID-19

décembre 17, 2020

Le président français Emmanuel Macron a été déclaré positif à la COVID-19 et est en isolement, a annoncé jeudi l’Élysée.

Le président français a attrapé la COVID-19.

© Thomas Coex/afp via getty images Le président français a attrapé la COVID-19.

Ce diagnostic a été établi suite à un test réalisé dès l’apparition de premiers symptômes, a précisé la présidence dans un communiqué.

Conformément aux consignes sanitaires en vigueur, le président s’isolera pendant sept jours. Il continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance.

Tous les déplacements du président prévus dans les jours prochains sont donc annulés. Emmanuel Macron était notamment attendu en début de semaine prochaine au Liban.

Les circonstances dans lesquelles M. Macron a contracté le coronavirus sont pour l’heure inconnues.

Quant à Brigitte Macron, l’épouse du président français, qui a 67 ans, elle s’est placée également en isolement, mais ne présente pas de symptômes.

La première dame a été testée mardi avant une visite à l’hôpital Saint-Louis.

Plusieurs autres hommes politiques en isolement

Susceptible d’être un cas contact, le premier ministre français, Jean Castex, s’est lui aussi placé en isolement et a dû annuler le discours qu’il devait faire pour présenter la stratégie de vaccination de la France. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prononcé le discours à sa place.

M. Castex a été déclaré négatif, jeudi. Il sera testé de nouveau dans sept jours.

Le président de l’Assemblée nationale française, Richard Ferrand, s’est aussi isolé.

Par ailleurs, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s’est mis en quarantaine jusqu’au 24 décembre après avoir rencontré le président français à l’occasion du 60e anniversaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pedro Sanchez a ensuite été reçu à dîner par M. Macron en compagnie du président du Conseil européen, Charles Michel, lui aussi maintenant en isolement par mesure de précaution, bien qu’il ait été déclaré négatif mardi aux fréquents tests qu’il passe.

Ayant rencontré le président français à Paris mercredi, le premier ministre portugais, Antonio Costa, est dans la même situation. En isolement, il a annulé le voyage qu’il devait faire à São-Tomé-et-Príncipe et en Guinée-Bissau du 18 au 20 décembre.

 Avec CBC/Radio-Canada 

[Tribune] Achille Mbembe : « Emmanuel Macron a-t-il mesuré la perte d’influence de la France en Afrique ? »

novembre 28, 2020
Le président français Emmanuel Macron, lors du sommet du G5 Sahel à Nouakchott, en Mauritanie, le 30 juin 2020.

Des intellectuels africains répondent à Emmanuel Macron (1/3). Suite à l’interview accordée par le chef de l’État français à Jeune Afrique, le 20 novembre, plusieurs intellectuels ont souhaité lui répondre. Jeune Afrique a choisi de publier trois de leurs contributions.

Celles et ceux qui ont eu l’opportunité d’échanger avec le président Emmanuel Macron au sujet de la politique française en Afrique auront été frappés par sa pugnacité et sa vivacité d’esprit. Sa longue interview accordée à Jeune Afrique en aura cependant laissé perplexe plus d’un, en particulier celles et ceux qui étaient disposés à lui accorder le bénéfice du doute. Les sceptiques, en revanche, crient victoire. Dès le début, ils ont dénoncé l’effort consistant à faire passer une révision en profondeur des rapports franco-africains ce qui, à leurs yeux, n’était qu’une simple opération marketing.

Comment leur donner entièrement tort ? Flagrante absence d’imagination historique en effet. Aucune parole politique de poids. Pas un seul concept. À parcourir rapidement ces pages, l’on en ressort avec la ferme impression que la France n’aspire qu’à une chose, sur un continent dont elle s’accorde pourtant à reconnaître le rôle vital au cours de ce siècle. Faire de l’argent.

Cynisme et raison d’État

Mieux, faire de l’argent à la manière de la Chine et de son impérialisme froidement prédateur. La Chine, ce nouveau venu que l’on présente volontiers comme un repoussoir de jour, mais que l’on ne peut s’empêcher d’admirer à la nuit tombée, le dragon qui pille gaiement, et qui, sans s’encombrer d’on ne sait quelle mission civilisatrice, oblige les Africains à gager leurs sols, sous-sol et autres biens et à tout vendre, dans l’espoir de s’acquitter de colossales dettes dont le gros des montants aura été détourné par des élites vénales.

Caricature ? À peine. Étonnement? Pas davantage. En maints endroits du monde, le libéralisme se conjugue désormais au nationalisme et à l’autoritarisme. Très peu d’États ou de régimes peuvent aujourd’hui mettre le poids d’une conduite exemplaire dans les remontrances qu’aux autres ils veulent faire. Pourquoi, dans la nouvelle course pour le continent, la France se priverait-elle d’avantages auxquels ses concurrents n’ont guère renoncé ?

IL SOUHAITE QUE SON PAYS FASSE PREUVE DU MÊME VIRILISME SANS QUE NE LUI SOIT RENVOYÉ À LA FIGURE SON PASSÉ COLONIAL

Emmanuel Macron souhaite que le France fasse preuve du même virilisme sans qu’à tout bout de champ ne lui soit renvoyé à la figure son passé colonial. Ou que lui soient chaque fois rappelés ses hypothétiques devoirs en matière de défense de la démocratie, des droits humains et des libertés fondamentales. Après tout, si les Africains veulent la démocratie, pourquoi n’en paient-ils pas eux-mêmes le prix ?

Prenons donc acte du fait que, constamment, le rapport des chefs d’État de la Ve République avec l’Afrique aura été avant tout motivé par des intérêts militaro-commerciaux. Dans ce domaine, ni l’âge ni l’écart générationnel ne jouent aucun rôle, sauf peut-être idéologique, comme aujourd’hui. Les sentiments non plus, qu’ils soient d’amour, de haine ou de mépris. Seule compte la raison d’État, c’est-à-dire un ou deux juteux contrats grappillés ici et là.

Vertigineuse perte d’influence

Si, dans ce monde de larcins, calcul froid et cynisme prévalent, qu’est-ce qui distingue donc Emmanuel Macron de ses prédécesseurs ? A-t-il, mieux qu’eux, pris l’exacte mesure de ce qui se joue effectivement, à savoir la vertigineuse perte d’influence de la France en Afrique depuis le milieu des années 1990 ? Que certains s’en désolent tandis que d’autres s’en réjouissent importe peu. Dans un cas comme dans l’autre, l’on a bel et bien atteint la fin d’un cycle historique.

La France ne dispose plus des moyens de ses ambitions africaines, à supposer qu’elle sache encore clairement en quoi celles-ci consistent. Étrangement, tant du côté africain que du côté français, le fantasme de la puissance persiste. Les uns et les autres continuent de penser et d’agir comme si la France pouvait encore tout se permettre sur un continent lui-même affaibli par plus d’un demi-siècle de gérontocratie et de tyrannie.

LE FRANC CFA N’EST TOUJOURS PAS ABOLI. LES RÉGIMES CORROMPUS NE CESSENT D’ÊTRE PLACÉS SOUS RESPIRATION ARTIFICIELLE

À sa manière, le président français a tenté d’infléchir le cours des choses. Mais il s’est bien gardé de débusquer le fantasme alors que c’est le fantasme qu’il faut liquider. Cherchant à relever le niveau d’attractivité de son pays, il s’est attaqué en priorité aux perceptions et a ouvert quelques chantiers peu coûteux, mais susceptibles de rapporter de beaux dividendes symboliques. Ainsi du projet de restitution des objets d’art conservés dans les musées français. Ainsi également de la Saison Africa 2020, dont plus de 50 % du budget provient de fonds publics, mais qu’il se gardera curieusement d’inaugurer lui-même tel que l’aurait voulu la tradition.

Entretemps, le Franc CFA n’est toujours pas aboli. Bien qu’usés, les régimes violents et corrompus ne cessent d’être placés sous respiration artificielle. Les opérations militaires se succèdent, même si, pour l’heure, elles se soldent surtout par une interminable métastase des groupes jihadistes et autres cartels de trafiquants et caravaniers.

Avec ses milliers de soldats présents sur divers théâtres africains, l’armée est devenue, avec l’Agence française de développement, le principal pourvoyeur et consommateur de discours et de récits que des représentations françaises concernant le continent. Pour le reste, gestion des risques, notamment migratoires, et management à distance suffiront, pense-t-on.

A-t-on véritablement pris la mesure des contradictions qui ne cessent de s’accumuler ? Comment peut-on vider un contentieux dont on s’évertue à nier l’existence ou à minimiser l’importance ? A-t-on compris que loin d’être transitoire, le discrédit dans lequel la France est tombée est un phénomène structurel et multi-générationnel et non point le résultat de l’envoûtement victimaire de quelques ex-colonisés ?

Emmanuel Macron, le 16 novembre 2020, dans le Salon doré du palais de l'Élysée

Thèses anti-décoloniales

Aucun de ces défis n’étant pris à bras le corps, il n’est guère surprenant que les gestes qu’Emmanuel Macron prend pour de franches ouvertures dans un débat qu’il voudrait dénué de tabous, ouvert et « décomplexé » ne suscitent que peu d’intérêt chez celles et ceux auxquels il aimerait s’adresser.

Que sur des questions pourtant essentielles il se trompe souvent de diagnostic ne fait qu’aggraver les incompréhensions. Que gagne-t-on, par exemple, à plaquer des querelles franco-turco-russes sur le différend franco-africain ? Que dire des propos concernant la colonisation, cet autre aspect du litige ? Se méprendrait-on tant sur la nature exacte des rapports entre l’histoire et la mémoire, au point de prendre l’une pour l’autre, si le nécessaire travail de réflexion en amont avait été accompli et l’expertise en la matière mise à contribution ? Affirmer au Nord que la colonisation fut un « crime contre l’humanité » et au Sud qu’il s’agissait avant tout d’une « faute », c’est faire un pas en avant afin de mieux en faire deux en arrière.

ON PRÉFÈRE S’APPUYER SUR UNE MOUVANCE IDÉOLOGIQUE QUI A FAIT DE LA PEUR DE L’ISLAM SON FONDS DE COMMERCE

L’on serait tenté de passer outre de telles vétilles si elles ne révélaient pas la structure d’une pensée de l’Afrique dont les ressorts profonds sont à chercher du côté des thèses anti-décoloniales en vogue dans les milieux laïcistes et de la droite conservatrice. Alors que la France compte des experts de l’Afrique parmi les plus réputés au monde, l’on préfère s’appuyer sur une mouvance idéologique qui a fait de la peur de l’islam son fonds de commerce et du spectre du « communautarisme » sa vache à lait.

Comment comprendre autrement la démarche qui consiste à rabattre tous les déboires de la France en Afrique sur un prétendu panafricanisme de mauvais aloi dont on ne nous explique pas pourquoi il serait davantage dirigé contre cet ancien colonisateur plutôt que contre tous les autres ?

Prétendre en outre que la critique du racisme fait le lit du « séparatisme » vise peut-être à donner quelques gages aux idéologues de la droite conservatrice, voire de l’extrême-droite et aux nationalistes de tous bords. Mais hors-l’Hexagone, de telles affirmations ne sont pas seulement incompréhensibles. Elles font fi de l’apport intellectuel des Africains et de leurs diasporas au discours universel sur l’émancipation humaine et n’aident en rien à l’analyse et la compréhension des enjeux franco-africains contemporains.

Une parole à peine audible

En réalité, la France et les tyrans africains qu’elle aura soutenu à bout de bras depuis 1960 sont les premiers responsables de son discrédit auprès des nouvelles générations. Le cycle néocolonial ouvert par le Général de Gaulle lors de la Conférence de Brazzaville en 1944 aura fait long feu. Mis en pratique dans la foulée des décolonisations formelles, il est à bout de course. Il a perdu ses principaux ressorts au sortir de la guerre froide, lorsque la France a livré ses « provinces africaines » pieds et poings liés aux diktats des institutions de Bretton-Woods et a entamé son propre tournant néolibéral.

Sans nécessairement brûler les vaisseaux, l’ancienne puissance tutrice n’a eu de cesse, depuis lors, de se dessaisir elle-même de ses principaux atouts sur le continent, libérant au passage des dynamiques de désapparentement qu’elle ne parvient plus à juguler. La hausse des frais universitaires pour les étudiants étrangers, dont près de 45 % venaient d’Afrique, en est une frappante illustration. Au même moment, la Chine en accueille près de 80 000.

Rien, pour le moment, n’indique que l’hémorragie ait été stoppée au cours des quatre dernières années. Au contraire, le tableau est plus que jamais contrasté. Si parole politique il y a, elle est à peine audible. Analyse et prévision sont tombées dans la besace des corps expéditionnaires. Le Conseil présidentiel pour l’Afrique agit davantage comme une organisation non gouvernementale que comme un foyer de réflexion prospective.

Le choix des diasporas comme bras civil d’une croisade pro-entreprise ne semble reposer sur aucune réalité sociologique avérée. Au contraire, il risque d’aviver la course aux rentes et les penchants affairistes là où la priorité devrait être au renforcement des capacités culturelles et sociales des communautés et à la protection des libertés fondamentales.

Transformer l’imaginaire africain

Il se pourrait qu’aux générations d’aujourd’hui et de demain, la France n’ait finalement rien d’autre à proposer qu’un bon vieux pacte. Les Africains s’engageraient à oublier volontairement le passé colonial. À la place, ils cultiveraient assidûment un nouvel ethos, l’amour des affaires et une passion du lucre prestement rebaptisées au fronton de l’« entreprenariat » et du militarisme.

LE CAPITAL SOCIAL, INTELLECTUEL ET ÉCONOMIQUE DE LA FRANCE EN MATIÈRE AFRICAINE EST EN PASSE D’ÊTRE DILAPIDÉ

Tel n’est toutefois pas le seul chemin possible. Emmanuel Macron en est lui-même persuadé, pour que change le paradigme, il ne suffit pas de modifier le style. Il faudra reconstituer de véritables capacités d’analyse historique et prospective. Il faudra surtout, alors qu’ils sont tentés de se recroqueviller sur eux-mêmes, transformer en profondeur l’imaginaire africain des Français. Un tel travail politique et culturel de long terme ne peut se faire qu’indépendamment des contraintes du calendrier électoral.

De tous les pays européens, la France dispose du capital social, diplomatique, intellectuel, artistique, économique et scientifique le plus riche en matière africaine. De mille et une bonnes volontés également. Que l’on en arrive à un point où le mirage chinois, affairisme mâtiné d’autoritarisme et de militarisme, constitue la seule alternative offerte aux générations africaines montantes montre avec quelle force ce capital multiforme est en passe d’être dilapidé, et l’imagination historique émasculée.

Par  Achille Mbembe

Historien et politologue camerounais.