Posts Tagged ‘Xi Jinping’

Présidentielle américaine: la Chine félicite Joe Biden avec près d’une semaine de retard

novembre 13, 2020

Pékin a adressé ce vendredi ses félicitations à Joe Biden, après que des autorités électorales américaines ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage de la présidentielle américaine.

Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.

Avec une semaine de retard, la Chine a fini par féliciter Joe Biden pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine. Cette réaction intervient après que des agences américaines chargées de la sécurité des élections ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage du scrutin, contredisant ainsi Donald Trump, qui refuse de reconnaître sa défaite.

« Nous respectons le choix du peuple américain », a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. « Nous adressons nos félicitations à M. Biden et à (la vice-présidente élue Kamala) Harris. »

Biden avait traité de « voyou » le président chinois

La lenteur de la réaction chinoise peut laisser supposer que Pékin misait sur une réélection de Donald Trump, largement perçu en Chine comme ayant affaibli son pays et l’Occident, même s’il a gravement contribué à détériorer les relations sino-américaines en déclenchant notamment une guerre commerciale transpacifique. Le régime communiste pourrait redouter de la part de Joe Biden d’une pression accrue de Washington sur les questions de droits de l’Homme, selon des experts. Durant la campagne électorale, le démocrate avait traité de « voyou » le président chinois Xi Jinping. « C’est un type qui n’a pas le moindre ossement de démocratie dans son squelette », avait-il déclaré. Ce dernier n’a pas pour l’heure félicité personnellement le président élu.

Trump refuse toujours de jeter l’éponge

Joe Biden qui a rassemblé cinq millions de suffrages de plus que le président sortant au niveau national, a consolidé sa victoire jeudi en remportant l’Arizona, que les démocrates n’avaient pas gagné depuis 1996. Avec cet État du Sud-Ouest, il rassemble 290 grands électeurs, contre 217 pour Donald Trump, alors que 270 sont nécessaires pour remporter la Maison Blanche.

Refusant toujours de jeter l’éponge, l’actuel locataire de la Maison Blanche a relayé jeudi sur Twitter des informations infondées selon lesquelles un système électoral, appelé Dominion, avait « effacé » 2,7 millions de votes en sa faveur à travers le pays et en avait réattribué des centaines de milliers à son rival démocrate en Pennsylvanie et dans d’autres États. Et ce alors que plusieurs autorités électorales locales et nationales ont rejeté les assertions de fraude, affirmant que « l’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Avec BMTV par S.B.-E.

Chine-Coronavirus : l’épidémie reste «très grave» selon Xi Jinping, qui veut «des mesures plus fortes»

février 10, 2020

 

Xi Jinping, le 10 février 2020.

Xi Jinping, le 10 février 2020. Reuters

Le président Xi Jinping est apparu lundi pour la première fois avec le visage recouvert d’un masque de protection. L’homme fort du régime communiste s’était gardé jusqu’à présent d’imiter ses compatriotes en public. Selon des images diffusées par la télévision nationale sur les réseaux sociaux, M. Xi apparaît avec un masque bleu clair sur le visage et se laisse prendre la température de l’avant-bras à l’aide d’un thermomètre électronique, un rituel désormais courant dans le pays à l’entrée des lieux publics.

Alors que le congé du Nouvel an chinois s’achève ce lundi 10 février, malgré l’épidémie de coronavirus, les salariés sont censés reprendre le travail. Mais le pays reste largement paralysé et le peu de courageux qui se rendent sur leur lieu de travail semblent le faire la peur au ventre, en témoigne la fréquentation du métro pékinois.

27 étrangers infectés en Chine, dont deux morts

27 étrangers ont été infectés par le coronavirus en Chine au 10 février 2020, parmi lesquels deux sont décédés, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères à Reuters ce lundi. Un Américain est mort le 6 février et un Japonais est décédé le 8 février, a précisé un porte-parole du ministère lors d’un point presse à Pékin lundi

Airbnb suspend ses réservations pour Pékin jusqu’à fin février

Airbnb a annoncé ce lundi avoir suspendu toutes ses réservations pour Pékin jusqu’au 29 février, alors que l’épidémie de nouveau coronavirus a atteint le nombre de 910 morts. «En raison de l’épidémie du nouveau coronavirus et sur les conseils des autorités locales pour la rentabilité à court terme de l’industrie pendant cette urgence de santé publique, toutes les réservations à Pékin du 7 février au 29 février 2020 ont été suspendues», a annoncé la plateforme de locations de logements touristiques dans une déclaration par email.

La décision ne concerne que Pékin, a précisé à Reuters un porte-parole de Airbnb en Chine, ajoutant que l’entreprise évaluait la situation conjointement avec les autorités locales.

Une Fondation de Hongkong envoie 12,9 millions de dollars à Wuhan

La Li Ka-Shing Foundation, une organisation caritative fondée par l’homme d’affaires milliardaire hongkongais Li Ka-Shing, a fait une donation de 12,9 millions de dollars à la ville de Wuhan, épicentre chinois du nouveau coronavirus, rapporte Reuters ce lundi matin.

Le bilan grimpe à 910 morts

Le coronavirus a fait 910 victimes depuis le début de l’épidémie, dont 908 en Chine continentale, où le nombre de personnes infectées dépasse les 40.000. Ce bilan dépasse celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde en 2002-2003.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de contaminations relevées quotidiennement en Chine se stabilise, mais il est trop tôt pour conclure que l’épidémie a dépassé son pic.

Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud

Chine/ «Soyez sans pitié» : les directives de Xi Jinping contre les Ouïghours révélées

novembre 17, 2019

Ces instructions, consignées dans 403 pages fournies par «un membre de l’élite politique chinoise» au New York Times, précisent la politique répressive menée par la Chine à l’encontre des Ouïghours.

Des documents officiels chinois dévoilés samedi 16 novembre par le New York Times détaillent le haut degré de coordination par Pékin de la répression des Ouïghours et autres minorités musulmanes dans la région du Xinjiang.

Ces documents, totalisant 403 pages, ont été fournis par «un membre de l’élite politique chinoise» au quotidien américain, qui dit ignorer comment ils ont été rassemblés et sélectionnés.

«Lutte totale»

On y trouve notamment des extraits de discours de Xi Jinping à des responsables du Xinjiang en 2014, après l’attaque d’une gare par des militants ouïghours qui avait fait 31 morts.

Le président chinois appelle alors à une «lutte totale «contre le terrorisme, l’infiltration et le séparatisme» en utilisant les «organes de la dictature» et en ne montrant «absolument aucune pitié», rapporte le New York Times.

Pékin nie tout mauvais traitement à l’encontre de ses minorités

Selon les experts des Nations unies, au moins un million de Ouïghours et membres d’autres minorités musulmanes sont détenus dans des camps au Xinjiang. Pékin nie tout mauvais traitement à l’encontre de ses minorités. Le ministère chinois des Affaires étrangères n’a fait aucun commentaire sur les révélations du New York Times.

Les documents détaillent les instructions données aux autorités locales pour expliquer à des étudiants de retour au Xinjiang que leurs proches ont été emmenés dans des camps pour être «formés», et décrit les réticences de certains responsables à appliquer ce programme.

Ils montrent également comment les camps d’internement se sont rapidement développés après la nomination, en août 2016, de Chen Quanguo, un haut fonctionnaire ayant déjà servi au Tibet, à la tête du Parti communiste régional.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Le président catalan propose Poutine, Trump ou Xi Jinping comme médiateurs

octobre 4, 2018

Le président indépendantiste catalan Quim Torra a demandé au chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez d’accepter une médiation internationale, dans une lettre révélée jeudi et envoyée en copie notamment aux présidents américain, russe et chinois mais pas au Français Emmanuel Macron.

« Je vous écris formellement pour vous demander d’autoriser votre gouvernement à entrer dans une médiation le plus tôt possible », écrit en anglais Quim Torra au socialiste espagnol.

La missive, datée du 26 septembre, a été rendue publique jeudi par des médias espagnols et son authenticité confirmée par une porte-parole du gouvernement régional catalan.

« Pour que le processus de dialogue puisse être le plus transparent possible », Torra a mis plus de 40 dirigeants internationaux en copie de cette lettre dans laquelle il « suggère » à Pedro Sanchez de désigner « un ou plusieurs médiateurs institutionnels ou observateurs ».

Parmi ces dirigeants figurent notamment l’Américain Donald Trump, le Russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.

Des sources au sein du gouvernement catalan ont expliqué que ces dirigeants avaient été mis en copie car leurs pays étaient « membres permanents (du Conseil de sécurité) des Nations unies ».

Le président français Emmanuel Macron ne figure pourtant pas parmi les destinataires de cette lettre, alors que la France est elle aussi membre permanent. La France est aussi la seule absente de cette lettre parmi tous les États membres de l’UE.En 2017, les indépendantistes catalans ont cherché, en vain, des soutiens internationaux à leur cause mais la République proclamée de façon unilatérale le 27 octobre n’a été reconnue par aucun pays.

Dans la lettre, Quim Torra demande également à Pedro Sanchez de faire en sorte que le parquet renonce aux charges pour rébellion – passible de 25 ans de prison – pesant sur neuf dirigeants séparatistes qui attendent en prison d’être jugés pour leur rôle dans les évènements d’octobre 2017.

« Nous vous demanderions, comme geste significatif envers la société catalane, d’inviter le parquet à retirer les charges ou, au moins et pour l’heure, de lever les objections à leur libération en attente du procès », écrit Quim Torra.

Romandie.com avec(©AFP / (04 octobre 2018 14h05)                                                        

Chine-Afrique: affluence record de chefs d’État et de gouvernement au sommet de Pékin

septembre 2, 2018

Le président chinois Xi Jinping avec son homologue Paul Kagame, à Kigali, le 23 juillet 2018. © Stringer/AP/SIPA

Le 7e Forum sur la coopération sino-africaine s’ouvre ce lundi 3 septembre, à Pékin, sur fond de crise de la dette. Pendant deux jours, les dirigeants de 53 pays africains tenteront, entre autres, de renégocier les conditions de financement de leurs projets.

Sommet Chine-Afrique, les 3 et 4 septembre à Pékin

Seul le Swaziland manquera à l’appel. Dernière alliée de Taïwan en Afrique, la petite monarchie sera l’unique État africain à ne pas être représenté à Pékin lors de l’ouverture, le 3 septembre, du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui aura, pour la troisième fois de son histoire depuis 2001, valeur de sommet.

En présence du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement diplomatique de l’année dans l’Empire du Milieu. Un millier de participants sont en effet attendus pendant deux jours.

Premier arrivé, dès le 28 août, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a, depuis, été rejoint par le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Macky Sall (coprésident du sommet), le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Rwandais Paul Kagame, le Camerounais Paul Biya, le Guinéen Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Le Maroc est représenté par son Premier ministre, Saadeddine El Othmani, l’Algérie ayant, elle, délégué son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Entretiens avec Xi Jinping

La plupart des chefs d’État ont pu s’entretenir ce week-end avec leur homologue Xi Jinping et signer des mémorandums. Neuf accords de coopération ont été ainsi paraphés le 31 août, au Grand palais du peuple, par le président ivoirien pour la création du port sec de Ferkessedougou, l’extension de l’aéroport d’Abidjan ou la conception et la construction de la centrale thermique de San Pedro.

Scellant le rétablissement des liens diplomatiques avec Pékin, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a également échangé avec les dirigeants d’entreprises de construction (China Harbour Engineering Company – CHEC -, China Three Gorges Corporation et CGCOC) et d’institutions de financement (China Development Bank et Eximbank), faisant le point sur les projets d’infrastructures comme le chemin de fer vers le Ghana. CHEC négocie actuellement un prêt avec l’Eximbank chinoise pour la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso (1,3 milliard de dollars). Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a annoncé que les dons seraient « trois fois supérieurs à ceux qui étaient alloués par Taïwan » d’ici à la fin 2018.

Parmi les contrats signés, on peut aussi mentionner trois projets autoroutiers au Cameroun, un investissement de 180 millions d’euros dans une centrale hydro-électrique de 70 MW au nord du Gabon, des projets d’infrastructures télécom – pour 328 millions de dollars – au Nigeria… D’autres accords pourraient être bouclés d’ici à mardi 4 septembre.

Le Sénégal espère, par exemple, obtenir 500 milliards de francs CFA de financements pour des infrastructures autoroutières et pour le lancement de la deuxième phase du pôle urbain de Diamniadio. La RD Congo souhaite, quant à elle, solliciter Pékin pour le financement du barrage du Grand Inga.

Nouvelles routes de la Soie

Dans le cadre de l’initiative des nouvelles routes de la Soie, grand dessein du président Xi, entamé en 2013, la Chine a multiplié les investissements sur le continent, dans les infrastructures et les parcs industriels, au cours des dernières années. Selon le Mofcom, le ministère du Commerce chinois, 3 milliards de dollars ont ainsi été investis annuellement en Afrique par Pékin depuis 2015. Une politique destinée à mieux sécuriser son approvisionnement en ressources naturelle et à développer ses échanges, quitte à délocaliser une partie de sa chaîne de production, comme la Chine a commencé à le faire en créant des zones économiques spéciales en Éthiopie, dans le but de mieux servir les consommateurs africains et européens.

Mais au-delà du financement de projets, des questions d’industrialisation et de transferts de compétences, plusieurs chefs d’État du continent sont aussi venus au Focac pour y solliciter de l’aide afin de les aider à maintenir l’équilibre de leurs finances publiques.

Car c’est près de 132 milliards de dollars de dettes que l’Afrique a contractées depuis vingt ans auprès de Pékin, selon les dernières évaluations de l’institut américain The China Africa Research Initiative (CARI), obligeant certains pays comme l’Éthiopie, la Zambie ou le Cameroun à restructurer une partie des créances détenues par la Chine.

Si le président congolais Denis Sassou Nguesso sollicitera la coopération de son plus grand créancier, dans ses négociations pour obtenir des fonds du FMI, son homologue camerounais Paul Biya espère, lui, rééchelonner ses engagements auprès d’un partenaire qui lui a octroyé 3 000 milliards de francs CFA – mobilisés depuis 2007.

Critiques occidentales

L’hôte du sommet a tenu, cette semaine, à balayer les critiques occidentales. « Les projets de développement chinois ne représentent pas la majorité de la dette des pays africains », a ainsi déclaré mardi le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, ajoutant que le fardeau de la dette avait été aggravé par la crise financière mondiale et la chute des prix des matières premières.

Reste que face à l’augmentation de la dette publique des États africains, la Chine a réduit récemment ses investissements sur le continent (si on fait exception des fonds débloqués pour l’Angola) et devrait, en dépit des annonces attendues lors du Focac, continuer à être plus regardante sur les conditions d’attribution de ses financements.

Elle a jusqu’à mardi pour définir avec ses partenaires africains un nouveau cadre de coopération pour les trois ans à venir. En 2021, le Focac se déroulera à Dakar.

Jeuneafrique.com  par

Le président chinois au Sénégal pour renforcer les échanges avec l’Afrique

juillet 21, 2018

Dakar – La Chine et le Sénégal ont signé samedi soir de nouveaux accords pour renforcer leurs liens économiques, à l’occasion de la visite d’Etat à Dakar du président Xi Jinping, la première à ce niveau en près de dix ans.

Arrivé samedi en fin d’après-midi à Dakar, le dirigeant chinois a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall, première étape d’une tournée africaine qui doit le mener ensuite au Rwanda et en Afrique du Sud.

Les deux chefs d’Etat ont eu des entretiens sur « la coopération bilatérale, les relations sino-africaines et l’actualité internationale », a déclaré le président Sall, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue chinois.

Il a salué la Chine comme « une des grandes économies de l’ère moderne », un peuple dont « le parcours est un message d’espoir » montrant « que le sous-développement n’est pas une fatalité et que la bataille pour le progrès se gagne d’abord par un esprit combatif ».

« Chaque fois que je viens en Afrique, je peux mesurer le grand dynamisme de ce continent, promis à un avenir radieux », a indiqué le président chinois qui s’est dit « pleinement confiant en l’avenir de la coopération sino-africaine ».

Les deux dirigeants avaient auparavant signé dix accords dans des domaines liés à la justice, la coopération économique et technique, les infrastructures, la valorisation du capital humain et l’aviation civile.

Le président chinois a eu droit à un accueil populaire à Dakar où de nombreuses artères étaient pavoisées aux couleurs des drapeaux des deux pays. Des dizaines de cars ayant servi au transport de partisans du président Sall pour cet accueil étaient stationnés près du palais présidentiel.

M. Xi doit remettre dimanche à Macky Sall les clés d’une enceinte de lutte, le sport le plus populaire au Sénégal, construite par des entreprises chinoises.

– 2e partenaire du Sénégal –

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d’échanges de deux milliards de dollars en 2016, incluant des projets d’infrastructure, selon des chiffres officiels sénégalais.

Les exportations du Sénégal vers la Chine se chiffraient à plus de 115 millions d’euros en 2017, les principaux produits exportés vers la Chine étant des minerais (zircon et titane) et les arachides. La Chine est le premier pays importateur d’arachides sénégalaises, dont les ventes ont atteint 45 milliards de FCFA (68,6 millions d’euros) en 2017 contre 24 milliards de FCFA (36,5 millions d’euros) en 2016.

La Chine est aussi le deuxième fournisseur du Sénégal après la France. Les importations de la Chine sont passées de 227 milliards FCFA (plus de 346 millions d’euros) en 2013 à 367 milliards FCFA (plus de 559 millions d’euros) en 2017.

Cette évolution est expliquée par l’accroissement des importations des produits tels que les appareils de réception, les compteurs d’électricité et les matériaux de construction (tubes, tuyaux et matériel en fer).

La hausse des importations des matériaux de construction est due à la présence des entreprises chinoises au Sénégal pour l’exécution des chantiers de l’Etat.

De nombreuses infrastructures au Sénégal, dont des stades, des routes et autoroutes, un hôpital, un Grand-théâtre, une arène nationale de lutte et un musée des civilisations noires, ont été construites par la Chine.

Globalement, les financements accordés par la Chine au Sénégal depuis 2005, année du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, dépassent 1,8 milliard d’euros.

La visite de Xi Jinping, qui doit quitter dimanche le Sénégal, est la deuxième d’un dirigeant chinois dans ce pays après celle de Hu Jintao en février 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2018 21h33)                                                        

Commerce: escalade Chine-États-Unis après de nouvelles menaces de Trump

juin 19, 2018

Les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping, le 9 novembre 2017 à Pékin / © AFP/Archives / Nicolas ASFOURI

La Chine et les États-Unis étaient mardi plus proches que jamais d’une guerre commerciale, Pékin promettant des « représailles » après des menaces la veille de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes prohibitives sur les produits chinois importés.

La tension commerciale inquiétait les places boursières mondiales, particulièrement en Chine, où Shanghai a clôturé en repli de près de 4%, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale a chuté de 5,77%.

M. Trump a demandé lundi au représentant américain au commerce Robert Lighthizer « d’identifier 200 milliards de dollars de biens chinois en vue de tarifs supplémentaires de 10% ». Il entend ainsi compenser les mesures de rétorsion « inacceptables » prises par Pékin face à une première série de taxes américaines décidées vendredi.

Et le président américain pourrait aller encore plus loin: il taxera 200 milliards de dollars de biens supplémentaires « si la Chine augmente à nouveau ses tarifs douaniers » en réaction. Ces mesures pourraient porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés — soit la grande majorité des importations venues de Chine.

« Ces pratiques de pression extrême et de chantage s’écartent du consensus auquel les deux parties sont parvenues à maintes reprises durant leurs consultations » ces dernières semaines, a dénoncé le ministère chinois du Commerce mardi, dans un communiqué.

« Si les Etats-Unis perdent le sens commun et publient une liste (de produits visés), la Chine se verra dans l’obligation d’adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques », a-t-il mis en garde.

En annonçant vendredi des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, pour compenser selon lui le vol par la Chine de technologies et de propriété intellectuelle américaines, Donald Trump avait déjà prévenu: si Pékin venait à répliquer, il imposerait des droits de douanes additionnels.

Une menace à laquelle le géant asiatique était resté sourd puisqu’il avait annoncé dans la foulée qu’il imposerait des taxes à l’identique sur des marchandises américaines.

– ‘Pas énormément d’options’ –

« Des mesures supplémentaires doivent être prises pour encourager la Chine à changer ses pratiques déloyales et à ouvrir son marché aux biens américains », a justifié lundi soir Donald Trump dans un communiqué.

« Cette escalade dangereuse est l’ultime rappel que le Congrès doit intervenir et exercer son autorité sur la politique commerciale », a fustigé dans un communiqué la National Retail Federation, un lobby américain de la distribution.

Environ 455.000 emplois américains sont menacés par les dernières mesures punitives contre la Chine, a calculé la NRF, qui estime qu’une autre conséquence va être une hausse du prix des produits de base.

Les liens économiques entre la Chine et les Etats-Unis, entre 2007 et 2017 / © AFP / Gal ROMA

En 2017, les Etats-Unis ont exporté pour 130,4 milliards de dollars de marchandises vers le géant asiatique, deuxième puissance économique mondiale. Ils ont importé dans le même temps 505,6 milliards de biens chinois, selon les statistiques du département du Commerce. Soit un déficit de plus de 375 milliards.

Donald Trump entend forcer Pékin à réduire le déficit commercial des Etats-Unis de 200 milliards de dollars.

« La Chine n’a pas énormément d’options. Car elle importe peu des États-Unis et n’a pas davantage de marchandises à taxer », estime Christopher Balding, économiste à l’Ecole de commerce HSBC à Shenzhen (sud de la Chine).

« Elle peut lancer des enquêtes sur toutes les entreprises liées aux États-Unis, mais cela ne ferait que donner raison à Trump. A bien des égards, la Chine n’a pas beaucoup de force de frappe en matière de représailles ».

– Inquiétudes aux Etats-Unis –

« Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine doivent être bien plus équitables », a martelé lundi Donald Trump, qui a imposé dès fin mars des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium chinois, également au nom de la défense de la sécurité nationale.

Les annonces de vendredi ont mis fin à une trêve entre les deux premières puissances mondiales, qui avait été annoncée le 19 mai à la suite d’âpres discussions entre de hauts responsables chinois et américains, d’abord à Pékin puis dans la capitale américaine.

L’administration Trump doit en outre publier d’ici le 30 juin des mesures de restrictions aux investissements chinois.

Aux Etats-Unis, la politique commerciale américaine suscite des inquiétudes chez les agriculteurs susceptibles d’être les plus durement touchés par les mesures chinoises. Les secteurs automobile et aéronautique redoutent eux aussi les conséquences de ce conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 14h48)

Kim Jong Un reçu Xi Jinping à Pékin, après son sommet avec Trump

juin 19, 2018

Photo fournie le 13 juin 2018 par l’agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un à son arrivée à l’aéroport de Pyongyang après le sommet avec le président américain Donald Trump à Singapour / © KCNA VIA KNS/AFP/Archives / KCNA VIA KNS

Kim Jong a été reçu mardi à Pékin par le président chinois Xi Jinping, une semaine après la rencontre historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump.

La télévision chinoise a diffusé des images de la rencontre entre les deux dirigeants accompagnés de leurs épouses lors d’une cérémonie d’accueil au rituel immuable dans le cadre solennel du Palais du peuple.

Cette visite non annoncée à l’avance survient alors que Pékin est engagé dans une vive escalade avec le même Donald Trump à propos du différend commercial sino-américain, escalade qui a fait baisser mardi les places boursières mondiales.

Alors que le gouvernement chinois attendait habituellement que M. Kim soit rentré dans son pays pour officialiser sa visite, Pékin a cette fois annoncé sa présence mardi — sans pour autant en révéler le programme.

Il s’agit de la troisième visite en Chine du dirigeant nord-coréen en moins de trois mois. Fin mars, il avait effectué dans la capitale chinoise son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, avant un deuxième voyage en mai dans la ville portuaire de Dalian, dans le nord-est de la Chine.

Les voyages de Kim Jong Un en Chine / © AFP / Gal ROMA

Il s’était à cette occasion entretenu avec Xi Jinping. Les deux hommes ne s’étaient auparavant jamais rencontrés depuis leurs arrivées au pouvoir respectives au début de la décennie. Pyongyang reprochait à son allié d’appliquer les sanctions internationales destinées à convaincre la Corée du Nord d’abandonner son programme nucléaire.

L’homme fort de Pyongyang cherche à obtenir un assouplissement des sanctions économiques en échange de ses promesses de dénucléarisation et espère le soutien de la Chine dans cette démarche.

– ‘Le moment venu’ –

La diplomatie chinoise, à l’instar de la Russie, avait suggéré la semaine dernière que les Nations unies pourraient envisager d’alléger les sanctions si Pyongyang se conformait à ses obligations.

Photo fournie le 9 mai 2018 par l’agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un (g) et du président chinois Xi Jinping, lors d’une rencontre à Dalian le 8 mai 2018, en Chine / © KCNA VIA KNS/AFP/Archives / KCNA VIA KNS

La Chine, principale alliée de la Corée du Nord depuis la guerre de Corée (1950-53), a fait clairement savoir qu’elle voulait un rôle prépondérant dans les négociations, présentant avec insistance ses offres de services diplomatiques. Comme un symbole de l’influence de Pékin, M. Kim est même arrivé au sommet de Singapour à bord d’un avion d’Air China.

Cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong Un a débouché sur une déclaration dans laquelle le dirigeant nord-coréen réaffirmait « son engagement ferme et inébranlable envers la dénucléarisation de la péninsule » coréenne.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a exclu cependant qu’en échange les sanctions économiques drastiques imposées au Nord au fil de ses essais nucléaires et balistiques soient levées avant une dénucléarisation complète.

Depuis son arrivée au pouvoir début 2017, Donald Trump a appelé la Chine à appliquer les sanctions de l’ONU pour faire plier Pyongyang, mais les deux pays sont à présent au bord de la guerre commerciale, Pékin ayant dénoncé mardi le « chantage » de Washington, qui a menacé de taxer des dizaines de milliards de dollars d’importations chinoises.

Installation de barrières à Pékin pour réserver une voie d’autoroute en prévision de la visite en Chine du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, le 19 juin 2018 / © AFP / FRED DUFOUR

– Marche à suivre –

La priorité de Xi Jinping et de Kim Jong Un est désormais de décider de la marche à suivre, estime Hua Po, un analyste politique indépendant basé dans la capitale chinoise.

« Il peut y avoir des divergences entre la Corée du Nord et les États-Unis sur le processus de dénucléarisation, car les États-Unis veulent une dénucléarisation irréversible et vérifiable. Il est difficile pour Kim Jong Un d’accepter cela », a déclaré M. Hua à l’AFP.

« Par conséquent, la Chine et la Corée du Nord veulent renforcer leur communication et élaborer une stratégie globale dans leur relation avec les États-Unis », a-t-il ajouté.

Si la Chine a constamment appelé son petit voisin à abandonner ses projets nucléaires et balistiques, elle a aussi appelé au dialogue à l’époque où Nord-Coréens et Américains échangeaient des menaces d’anéantissement mutuelles.

Pékin avait proposé l’an dernier la suspension du programme nucléaire nord-coréen en échange de la fin des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes, une concession que Donald Trump a finalement accordée la semaine dernière, ajoutant même que les troupes américaines présentes en Corée du Sud pourraient à terme quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 13h29)

Sommet Chine-Iran-Russie: XI prône « l’unité » face aux tensions avec les États-Unis

juin 9, 2018

Qingdao (Chine) – Le président chinois Xi Jinping a inauguré samedi sous le signe de « l’unité » un sommet réunissant en Chine les chefs d’État russe et iranien, sur fond de tensions commerciales et diplomatiques avec les États-Unis et au moment où le G7 affiche les profondes divisions entre Washington et ses alliés.

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui outre la Chine et la Russie réunit l’Inde, le Pakistan et plusieurs pays d’Asie centrale, a entamé samedi soir son sommet annuel dans la ville côtière de Qingdao (est de la Chine).

D’importantes forces de sécurité quadrillaient cette cité portuaire connue pour ses collines de pins et villas de style allemand, dont commerçants et touristes avaient été évacués pour l’occasion de quartiers entiers.

M. Xi a vanté lors d’un banquet inaugural « l’unité et l’harmonie » confucéennes et « l’esprit de Shanghai », qui « se concentre sur la recherche d’un terrain d’entente commun » entre les membres de l’OCS, un bloc sécuritaire régional lancé en 2001.

Le président russe Vladimir Poutine, son homologue pakistanais Mamnoon Hussain ou encore le Premier ministre indien Narendra Modi -en dépit de la rivalité entre New Delhi et Islamabad- participaient à cette démonstration d' »unité ».

Par un saisissant contraste, elle démarrait alors que, de l’autre côté du Pacifique, les dirigeants des pays du G7 -qui n’est plus le G8 depuis que la Russie a été exclue du club en 2014- affichent leurs profondes divisions.

Réunis en sommet au Canada, ils tentaient samedi d’ultimes tractations pour réduire les fractures ouvertes par le président américain Donald Trump, notamment sur les taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium, ainsi que sur le nucléaire iranien.

– L’Iran, membre de l’OCS? –

Si Téhéran n’a qu’un statut d’observateur au sein de l’OCS, le président iranien Hassan Rohani est présent au sommet de Qingdao: une façon de jauger l’appui russe et chinois à l’accord de 2015. Ce texte, par lequel Téhéran acceptait de limiter ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions internationales, est sur la sellette après la décision de Donald Trump d’en retirer les Etats-Unis.

Sous la menace de nouvelles sanctions américaines contre les entreprises étrangères actives dans le pays, l’Iran cherche à s’assurer le soutien des autres signataires -Européens, Russie mais surtout la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien- pour maintenir à flot son économie.

M. Rohani s’est entretenu samedi avec Vladimir Poutine: il a appelé à un « dialogue plus important et sérieux » entre Moscou et Téhéran après le « retrait illégal » de Washington, selon une retranscription diffusée par le Kremlin.

En retour, le président russe a exprimé son soutien pour que l’Iran devienne membre à part entière de l’Organisation de Shanghai.

« Les dirigeants (réunis à Qingdao) pourraient accorder un statut de membre à l’Iran pour témoigner leur attachement à l’accord nucléaire », observe Dawn Murphy, professeur de relations internationales à l’US Air War College.

« L’Iran ne peut pas attendre indéfiniment. Nous avons été un acteur fidèle à nos engagements et nous faisons face à une région extrêmement instable », a pour sa part affirmé à l’AFP la vice-présidente iranienne Masoumeh Ebtekar, vendredi en Lituanie.

– « Routes de la Soie » –

L’OCS compte actuellement quatre ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Ouzbékistan, Kazakhstan, Tadjikistan, Kirghizstan) et deux nouveaux-venus: l’Inde et le Pakistan.

Leur sommet annuel intervient par ailleurs juste avant la rencontre historique, mardi à Singapour, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Xi Jinping a rencontré M. Kim à deux reprises ces dernières semaines en Chine, alors que Pékin entend ne pas se laisser marginaliser par les pourparlers entre Washington et Pyongyang.

Officiellement cependant, la Chine devrait surtout pousser à Qingdao ses « Nouvelles routes de la soie », colossal projet d’infrastructures à travers l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

Le géant asiatique reste sous la menace de tarifs douaniers américains punitifs, et Washington vient d’imposer à ses propres alliés des taxes sur l’aluminium et l’acier: autant de préludes d’une possible guerre commerciale planétaire, sur fond de pressions protectionnistes endémiques.

Dans ce contexte, les pays de l’OSC discuteront en priorité de coopérations commerciales et même d’une éventuelle zone de libre-échange, estime Mme Murphy.

Enfin, pour Moscou comme pour Pékin, l’Organisation de Shanghai -qui abordera également à Qingdao la lutte contre le terrorisme et le piratage informatique- peut être un outil pour contrecarrer l’influence des Etats-Unis et de l’Otan.

L’OCS ne fait plus profil bas, a déclaré Vladimir Poutine à la télévision chinoise CGTN: « Nous avons pris conscience que nous pouvions faire de grandes choses ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2018 15h25)                                                        

Kim Jong Un et Xi Jinping affichent leur entente retrouvée

mai 8, 2018

Le numéro un nord-coréen Kim Jong Un et le président chinois Xi Jinping s’étaient déjà rencontrés le 27 mars dernier à Pékin. AFP PHOTO/KCNA VIA KNS / © KCNA VIA KNS/AFP / –

Le numéro un nord-coréen Kim Jong Un a effectué lundi et mardi sa deuxième visite en Chine en moins d’un mois et demi, les deux pays cherchant à afficher leur rapprochement avant le sommet attendu entre l’homme fort de Pyongyang et le président américain Donald Trump.

A Dalian, ville portuaire du nord-est de la Chine, le dirigeant nord-coréen et le président chinois Xi Jinping ont tenu leur deuxième sommet depuis celui de Pékin, fin mars. Divisés au sujet du programme nucléaire nord-coréen, ils ne s’étaient jusqu’alors pas vus depuis leur arrivée au pouvoir, au début de la décennie.

Kim a réitéré son engagement pour une dénucléarisation de la péninsule coréenne au cours de sa rencontre avec M. Xi et quelques heures plus tard, le président chinois a, lors d’une conversation téléphonique avec Donald Trump, demandé au président américain de prendre en compte les « préoccupations de sécurité raisonnables » de Pyongyang.

La télévision publique CCTV a montré les deux hommes marchant côte à côte dans un parc en bord de mer et discutant autour d’une table.

Mais les premiers compte-rendus de la rencontre diffusés par les médias chinois ne révélaient aucune avancée significative dans le dossier nucléaire nord-coréen.

« Après ma première rencontre avec le camarade président (Kim), les relations entre la Chine et la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) ont connu des avancées positives, tout comme la situation dans la péninsule coréenne. J’en suis heureux », s’est félicité Xi Jinping, selon des propos rapportés par l’agence Chine nouvelle.

L’agence nord-coréenne KCNA a de son côté affirmé: « Les deux dirigeants ont échangé de chaleureuses salutations, incapables de contrôler leur joie de se revoir après un mois environ! »

– Détente spectaculaire –

La visite de Kim Jong Un à Pékin en mars était sa première à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir en 2011. Venu en train, il s’était alors entretenu pour la première fois avec Xi Jinping.

La Chine et la Corée du Nord, ex-alliés communistes de la guerre de Corée (1950-53), étaient en froid ces dernières années, Pékin ayant décidé d’appliquer les sanctions internationales destinées à convaincre Pyongyang de mettre fin à son programme nucléaire.

La Corée du Nord a toutefois amorcé une détente spectaculaire depuis le début de l’année à la faveur des jeux Olympiques d’hiver organisés en Corée du Sud.

Avec l’annonce de la suspension de ses essais nucléaires et balistiques, l’opération de charme de Pyongyang a culminé fin avril avec un premier sommet intercoréen organisé, à leur frontière commune, entre M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Un sommet historique entre MM. Kim et Trump est en préparation pour fin mai ou début juin dans un lieu qui sera annoncé « bientôt », a révélé vendredi l’hôte de la Maison Blanche. Donald Trump, depuis son arrivée au pouvoir début 2017, avait enchaîné pourtant les diatribes contre M. Kim et envisagé de recourir à la guerre.

« Tant que les différentes parties abandonnent leur politique hostile et les menaces à l’encontre (de Pyongyang), il n’y a aucune raison pour la Corée du Nord d’être un Etat nucléaire et la dénucléarisation peut se concrétiser », a déclaré Kim Jong Un à Xi Jinping, d’après Chine nouvelle.

– Pas d’aversion pour l’avion –

Selon la même source, le dirigeant nord-coréen a également « exprimé son espoir que les Etats-Unis et la Corée du Nord renforcent leur confiance mutuelle par le dialogue, et que les parties concernées adoptent des mesures synchronisées et progressives de manière responsable » pour « parvenir à la résolution politique du problème de la péninsule coréenne et, finalement, à sa dénucléarisation ».

La nature des mesures souhaitées n’était pas précisée dans les propos rapportés par Chine nouvelle.

Lors de sa conversation téléphonique avec M. Trump, le président chinois a dit espérer « que les Etats-Unis et la Corée du Nord peuvent travailler ensemble, construire la confiance mutuelle » et tenir compte des « préoccupations de sécurité raisonnables » de Pyongyang, selon la télévision d’Etat chinoise.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, les deux dirigeants « sont tombés d’accord sur l’importance de la poursuite de l’application des sanctions contre la Corée du Nord jusqu’au démantèlement permanent de ses programmes nucléaire et balistique ».

Comme fin mars, les médias chinois ont attendu que M. Kim soit rentré dans son pays pour faire état officiellement de la visite.

Dans la journée, des médias japonais et sud-coréens avaient révélé qu’un haut responsable nord-coréen avait été reçu à Dalian, à quelques centaines de kilomètres de Pyongyang, mais sans pouvoir affirmer avec certitude qu’il s’agissait bien du jeune dirigeant nord-coréen.

La chaîne de télévision japonaise NHK avait diffusé des images de deux avions nord-coréens décollant de l’aéroport, dont un du même type que celui habituellement utilisé par Kim Jong Un.

Une nouvelle confirmation que le jeune dirigeant, éduqué en Suisse, ne partage pas l’aversion de son grand-père Kim Il Sung et de son père Kim Jong Il pour le transport aérien — ce qui les contraignait à ne se déplacer qu’en train.
Romandie.com avec (©AFP / 08 mai 2018 21h32)