Archive for the ‘Mode’ Category

Rwanda : Asantii, vers l’industrialisation de la mode en Afrique

juillet 30, 2022

La marque de prêt-à-porter haut-de-gamme a ouvert une usine au Rwanda. Objectif : devenir une référence de la mode africaine à l’international et créer de l’emploi sur le continent.

Usine de confection textile d’Asantii, au Rwanda. © Serrah Galos/Seraphin Nayituriki

Dans la zone économique spéciale de Kigali, située à 10 minutes de l’aéroport, ce sont quelque 4 500 ouvriers qui s’attèlent à la fabrication des vêtements de la marque panafricaine Asantii, « merci » en swahili. Une nouveauté pour le Rwanda qui accueille, depuis juin 2019, sa toute première usine de confection textile, divisée en quatre unités de 8 000 m2. « Tous ces chiffres paraissent énormes, mais en Égypte les usines emploient 20 000 personnes ! » souligne la très ambitieuse Maryse Mbonyumutwa, 48 ans, tête pensante de ce projet financé, pour l’heure, sur fonds propres, en attendant des investisseurs. Cette Rwandaise installée en Belgique depuis 1994, suite à la guerre, compte répliquer la structure en Tanzanie courant 2023 et inaugurer deux autres bases en Afrique de l’Ouest et en Afrique australe, qui auront également chacune un atelier.

Améliorer les conditions des employés

Un vaste chantier et un pari fou pour celle qui dit vouloir avant tout développer l’industrie textile en Afrique pour réduire le taux de chômage de la jeunesse. Des centaines de personnes se bousculent en effet chaque semaine au portillon pour répondre aux offres d’emploi proposées par l’usine. Seule condition pour l’intégrer, avoir 18 ans et être Rwandais. « Beaucoup de femmes et de filles-mères nous rejoignent », confie Maryse Mbonyumutwa, qui a créé le label RSE Pink Ubuntu, visant à améliorer les conditions de vie des employés.

L’usine offre plusieurs services, comme une crèche, une infirmerie et des repas. De quoi faire rêver. « Au lancement, on pouvait recevoir 60 personnes issues d’une même famille ou d’un même village. Aujourd’hui, on évite tout clientélisme. Notre système, qui rappelle les candidats par ordre d’arrivée, nous permet d’installer une culture de la méritocratie », s’enorgueillit la patronne.

Être visible partout

Cette ancienne employée dans la confection textile, avec plus de vingt ans d’expérience à son actif, a travaillé comme intermédiaire entre les grandes marques de distribution et les fabricants, notamment avec l’Asie. Un continent qui a su prouver la capacité génératrice d’emplois de l’industrie textile. Mais comment suivre le modèle de la concurrence sans tomber dans le piège de la surproduction et de la fast fashion ? C’est là tout l’enjeu d’Asantii, qui ne produit que deux collections par an. Et qui mise sur les matières et modes de fabrication durables. Manteau en faso dan fani tissé et teint à la main (environ 550 euros), large pantalon en denim upcyclé (190 euros), blazer floqué de broderies artisanales… La première ligne a été imaginée par 12 designers venus d’un peu partout en Afrique (RDC, Rwanda, Kenya, Sénégal, Tanzanie, Ghana, Côte d’Ivoire…), « pour une meilleure pénétration sur le continent ».

JAD20220727-CM-Mode-Afrique-Asantii-Photo2 © Collection Asantii
JAD20220727-CM-Mode-Afrique-Asantii-Photo2 © Collection Asantii

Mais l’objectif reste de cibler l’international. « Nous souhaitons être présents partout, non pas en termes de volumes, mais en termes de visibilité », prévient Maryse Mbonyumutwa, qui reconnaît avoir longtemps fermé les yeux sur les pratiques mises en place par les grosses machines de la mode. « Elles sont souvent peu éthiques en raison du manque de transparence dans les usines partenaires », pose celle qui met en avant ses collaborateurs et différents soutiens : de l’entreprise sociale Cabes, basée à Ouagadougou, pour le tissage du faso à Nozala, une organisation d’utilité publique campée en Afrique du Sud qui soutient l’entrepreneuriat au féminin et permet à Asantii de travailler avec deux de ses coopératives rurales pour développer le perlage et la bijouterie, en passant par Ibaba, un atelier de broderie basé à Rutongo.

Installer un écosystème de la mode

Si la mode africaine a jusqu’à présent brillé grâce aux défilés et fashion weeks, ce n’est qu’un premier pas pour la Rwandaise, qui estime que le business ne suit pas. « Il manque des initiatives qui se focalisent sur le financement. L’infrastructure de production est une étape, mais le vrai manque se trouve du côté des compétences, car les gens confondent la créativité d’un designer avec le succès d’un vêtement, observe-t-elle. Or, entre la conception et le produit fini, il existe des dizaines de métiers ». Modéliste, spécialiste en achat de matières, collection merchandising, marketing… autant de métiers intermédiaires qui font partie d’un écosystème de la mode qui n’existe pas en Afrique et qu’il faut créer.

Maryse s’est ainsi entourée de Vanessa Anglin, qui a dirigé des marques de luxe internationales, pour piloter des professionnels depuis son bureau de Londres. Au total, huit personnes ont été recrutées pour occuper chaque métier intermédiaire. « Elles auront pour mission de former sur le continent pour développer les savoir-faire en Afrique et faire rayonner la mode de chez nous partout, espère Maryse Mbonyumutwa. Si le Japon a Uniqlo, la Suède, H&M, l’Espagne, Zara, alors le Rwanda aura Assantii », avance-t-elle. Mais cette avant-gardiste n’en est qu’au premier stade de sa révolution. Pour l’heure, l’e-shop vient fraîchement d’être lancé. Et deux boutiques physiques, l’une à Kigali et l’autre à Londres, ouvriront leurs portes en août.

Avec Jeune Afrique par Eva Sauphie

Canada: Le virage web d’une entreprise de Trois-Rivières fait exploser ses revenus

février 19, 2022
Une femme, à un comptoir d'une boutique de vêtements, prend des notes.

L’entreprise JOELLE a connu une croissance exceptionnelle en 2021 Photo : Radio-Canada

La pandémie a contraint l’entreprise de mode JOELLE à prendre le virage web. Le succès est au rendez-vous, l’entreprise a connu une croissance de 350 % en 2021.

La créatrice Joelle Desaulniers et son associé Billy Lacasse ont fondé leur entreprise de création de vêtements en 2016. Tout est conçu, pensé, dessiné par l’entrepreneure et son équipe. Elle propose pas moins de 12 collections de vêtements par année, ce qui fidélise sa clientèle. Le fait de sortir une collection mensuelle fait rentrer les gens dans un univers. Ce n’est pas un arrivage de nouveautés. Je [lui] propose un look complet, une garde-robe pleine pour un mois. explique la créatrice et entrepreneure.

Chaque année, JOELLE voit sa clientèle s’agrandir et connaît une croissance de 100 %. Les associés ouvrent une boutique physique environ un an avant que la COVID ne vienne chambouler l’économie.

Un virage web nécessaire

Avec les fermetures temporaires, les propriétaires n’ont pas eu le choix de se tourner vers Internet : Il y a eu comme un déblocage au niveau de l’achat en ligne. Puis, nous on était déjà installés en ligne, on était prêts à cette croissance-là.

Le pari est réussi, son chiffre d’affaires s’est élevé à 10 millions de dollars en 2021Une femme tient dans ses mains des échantillons de tissus.

Joelle Desaulniers est copropriétaire et directrice artistique de JOELLE. Photo: Radio-Canada

Pour Madeleine Goubeau, chargée de cours à l’école supérieure de mode de l’ESG UQAM, ceux qui ont su mettre l’accent sur leur stratégie en ligne ont mieux traversé la pandémie. Mais le défi dans cette mer numérique, c’est d’être découvert : Réussir à amener les gens à tomber sur votre marque, ça si on réussit à le faire en ligne, l’endroit où on se situe, que ce soit à Trois-Rivières ou à Paris en réalité, ça ne fait pas une grosse différence.

De 60 000 envois postaux en 2021, l’entrepreneure souhaite grimper à 100 000 cette année.

Des projets d’expansion

Dès le mois d’avril, les entrepreneurs déménageront leur siège social et leur centre de distribution sur la rue Bellefeuille à Trois-Rivières. Pour Joëlle Desaulniers : L’objectif, c’est de centraliser les opérations. Donc d’avoir le centre de distribution et le siège social ensemble, faciliter les communications.

Au cours de la dernière année, le nombre d’employés est passé de 13 à 30. Une dizaine d’autres devraient se joindre à l’équipe en 2022.

Radio-Canada avec les informations de Julie Grenon

Le couturier français d’origine italienne Pierre Cardin est mort mardi à 98 ans

décembre 29, 2020

PARIS — Le célèbre couturier français Pierre Cardin, notamment reconnu pour ses créations de prêt-à-porter, est mort mardi à l’âge de 98 ans.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La nouvelle, annoncée par l’Académie des Beaux-Arts, a été confirmée par des membres de sa famille à divers médias d’information français. Cependant, l’Académie, dont Pierre Cardin était membre, n’a pas révélé la cause de son décès.  

La disparition de Pierre Cardin prive désormais le monde de la mode de l’une de ses figures les plus flamboyantes et les plus prolifiques.   

Son nom a été affiché sur une multitude de créations. Au cours des années 1970 et 1980, ses produits étaient vendus dans une centaine de milliers de boutiques du monde.  

Ce nombre a toutefois grandement diminué au cours des dernières années. De plus en plus de commentateurs ont critiqué ses produits pour leur qualité de fabrication et leurs styles figés dans le temps.  

Pierre Cardin, né Pietro Cardini, avait vu le jour le 7 juillet 1922 dans une petite localité située près de Venise, en Italie, au sein d’une famille ouvrière. Alors qu’il était jeune enfant, sa famille a déménagé à Saint-Étienne, en France, où il a commencé dès l’âge de 14 ans à être l’assistant d’un tailleur.  

Il a commencé à travailler à son compte alors qu’il n’avait pas encore 30 ans.  

Au fil des décennies, Pierre Cardin est aussi devenu un homme d’affaires à succès. Ses griffes ont été apposées sur une multitude d’autres objets que des vêtements, notamment sur des meubles, des bijoux, des produits de salle de bain et d’autres accessoires de toutes sortes.

Avec La Presse Canadienne

Covid-19 : Diaspora congolaise à l’épreuve des mesures sanitaires

décembre 17, 2020

Au rythme des mises sous cloche, du choix des lieux de respiration et du ballet des ambulances, Motse Akanati revient sur l’impact de 2020

Motse Akanati

Photo : Motse Akanati

Alors que les rues étaient devenues quasi-désertes et sinistrement silencieuses, chargées de signaux cliniques rappelant la mort qui y rodait, la styliste devant définir comment recadrer ses priorités, s’est plongée dans la réflexion et l’action. Elle s’est mise à écouter la nature, pratiquer le sport, entretenir un bon voisinage, faire des tris, des rangements, ressortir les vieilles recettes de cuisine.

Rentrée en France, après un périple en Afrique de l’Est et l’Océan Indien, elle pensait réaliser son agenda professionnel sans écueils pour organiser l’élection de Miss humanitaire 2020 avec des stars de la mode et du football, comme durant les précédentes éditions à l’Unesco.

Nous avons dû l’organiser en septembre en comité très restreint, Covid-19 oblige !”, confie la styliste en ayant une pensée spéciale pour le professeur Manda, représentant de la RDC auprès de l’Unesco, fauché par ce virus.

Tout comme les autres membres de la diaspora, la Congolaise a été frappée par la mort en solitaire de nombre de ses amis : Manu Dibango, Cyriaque Bassoka, promoteur artistique, Jean-Marie Adoua, ambassadeur du Congo en Afrique du Sud, professeur Yaï , Béninois, ancien président du conseil exécutif à l’Unesco, Simon N’Sondé, artiste céramiste, sans oublier les sapeurs Dada et Allureux.

La Covid-19 m’a rendue plus humble, rien n’est éternel sur la terre des vivants”, résume Motse Akanati qui affirme avoir adopté la bible pour livre de chevet.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

11ème Concours Lyon Start Up 2020 : la première place pour une entreprise familiale spécialiste des cheveux texturés

décembre 11, 2020

La cérémonie de remise de prix s’est déroulée le 10 décembre,  sur la chaîne YouTube du Centre d’Entrepreneuriat Lyon Saint-Étienne. Elle a distingué la start up de deux sœurs d’origine congolaise « Elle Ebène » spécialisée dans l’entretien des cheveux crépus.

Equipe-projet de Elle Ebène, lauréate du Concours Lyon Start Up 2020 en France

Lyon Start Up s’adresse à tous les porteurs d’idées quels que soient leur âge et leur statut professionnel à la seule condition qu’ils n’aient pas encore immatriculé leur société. Ce dispositif porté par la Fondation pour l’Université de Lyon est soutenu financièrement par la Métropole de Lyon et la Région Auvergne Rhône- Alpes.

De l’avis des participants, la participation à ce programme d’accompagnement complet de start up 2020 a été exceptionnelle du fait de l’obligation du respect du dispositif sanitaire lié à la Covid-19. Certaines étapes du concours en présentiel ont dû contraindre le jury à une sélection amoindrie.

A l’arrivée, c’est l’équipe-projet, Enoline et Nkirandza Opou, diplômées en chimie de formulation cosmétique en laboratoire, passionnées par la mise en valeur des cheveux texturés, qui a remporté le premier prix et le prix spécial de la marraine de l’édition Emilie Legoff, fondatrice de Troops.

Elles ont su convaincre le jury par un projet où, semble-t-il, les critères requis ont été déterminants avec, entre autres, leur volonté de remplir leur mission d’aider à changer le regard sur les cheveux bouclés afro et de faciliter leur transition capillaire.

« Nous baignons dans l’univers du cheveu texturé depuis 1998 », disent-elles en chœur. Entre 1998 et 2006, l’institut Elle Ébène a accompagné des centaines de femmes et d’hommes, les incitant à abandonner les traitements chimiques abrasifs tel que le défrisant pour revenir à un cheveu texturé sain, au naturel.

Pour cette année, les deux sœurs rendent hommage à l’entreprise de leur enfance. Elles ont su y ajouter leur expertise scientifique et technologique. La start up porte désormais un projet beauté et technologie où elles développent le premier bot conversationnel, un logiciel opérant de manière autonome et automatique qui sera un coach capillaire digital, spécialiste des cheveux texturés, capable d’agir et réagir vite en vue d’analyser la fibre capillaire de manière à proposer ensuite le programme de soins adéquat 100% personnalisé.

Pour en savoir pluswww.instagram.com/elleebene

Podium du concours Lyon Start Up 2020

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Mode congolaise : Le manque de formation qualifiante freine le développement de ce secteur

décembre 4, 2020



Le manque de formation qualifiante constitue un frein au développement de la mode congolaise, car c’est en se formant que les jeunes peuvent se perfectionner, a fait savoir, le 2 décembre à Brazzaville, la styliste et fondatrice de la marque ‘’Néné ngala business’’ (NNB), Mme Néné Ngala Mbea Oko.

Outre la formation, le manque d’accompagnement financier et de structures pouvant aider les jeunes stylistes ne favorise pas la mise en valeur du génie des stylistes et designers congolais, a-t-elle dit au cours d’une interview exclusive accordée à l’Agence congolaise d’information (Aci), prélude à la 3ème édition de la ‘’Black fashion night’’.

«Il n’y a pas d’accompagnement au Congo. Si je me suis développée, c’est parce que j’ai évolué dans d’autres pays, et j’ai eu quelques aides qui m’ont permis de me former. Il faut que l’État nous aide», a-t-elle fait savoir. Ainsi, elle a souligné la détermination des jeunes dans la mode, malgré le travail qui reste encore à faire par rapport à l’évolution du métier dans d’autres pays africains. «Je me rends compte que les gens sont fainéants au Congo. Ils se lancent dans la couture juste pour avoir de quoi manger et il leur manque la passion», a fait constater Mme Mbea Oko.

«Il faut qu’on donne à la jeunesse congolaise l’envie d’entreprendre»

Parlant de l’entrepreneuriat, elle a suggéré aux autorités de donner à la jeunesse l’envie d’entreprendre, car ce sont les entreprises privées qui contribuent au développement d’un pays. «Il faut qu’on donne à la jeunesse l’envie d’entreprendre en améliorant les conditions, à savoir l’amélioration du climat des affaires et l’accompagnement financier, parce que les jeunes ont peur d’entreprendre», a signifié la styliste.


Reconnaissant la place du Congo dans la ‘’sapologie’’ au niveau mondial, elle a déploré le fait que les congolais plébiscitent d’autres stylistes qui sont déjà connus. A son avis, pour que les créations locales soient davantage connues au niveau mondial, il est nécessaire que les stylistes congolais améliorent leurs collections pour inciter les ‘’sapeurs’’ du pays à les promouvoir.

«J’ai fait un sondage pour chercher à savoir pourquoi les Européens ne mettent pas souvent le pagne. Ils m’ont fait comprendre que nos pagnes sont souvent trop colorés. Pour eux, ces pagnes sont très jolis pour les Africains. Après cela, j’ai trouvé mon style qui se base sur les mélanges de tissus et de pagnes, car c’est ce qui les intéresse», a-t-elle confié.

De son côté, le responsable de la boutique d’habillement ‘’Homme’’ et créateur de la marque ‘’Mobali’’, M. Olivier Caspar, envisage de faire de sa marque typiquement congolais une référence africaine. A propos de la ‘’Sape’’, il a reconnu la place du Congo au niveau international. «Je trouve que les sapeurs de Brazzaville sont plus classe que ceux de Paris», a-t-il dit.

Les défis à relever

Pour que les stylistes, designers et couturiers congolais parviennent à faire des collections de haute gamme, il est nécessaire que les gouvernants les accompagnent. «Il y a beaucoup de choses à revoir. Il y a un désespoir chez les jeunes. Les gouvernants doivent se rendre compte que la jeunesse est en perte de vitesse», a fait entendre Mme Mbea Oko.

Vue d’un mannequin.

Ainsi, pour permettre le rayonnement de la mode congolaise au niveau international, elle envisage de doter le pays d’un grand centre de formation des métiers de la mode, d’où sortiront des stylistes qualifiés. «J’aimerais avoir un jour une grande structure pour former les jeunes parce que ce sont les enfants qui m’intéressent le plus, car lorsque j’apprenais la couture, il y avait beaucoup d’enfants et j’avais remarqué que ces derniers avaient du génie», a-t-elle dit.

Pour y parvenir, Mme Mbea Oko a appelé les autorités à créer des usines de fabrication de tissus au Congo pour faciliter le travail des artisans de la mode. Selon elle, parmi les obstacles, il y a également le manque d’électricité stable qui ne permet pas à ces stylistes de travailler avec des machines modernes.

«Jusqu’à aujourd’hui, les couturiers utilisent  des machines archaïques. C’est ce qui fait que nos enfants ne décollent pas, alors que de l’autre côté, les choses changent au fil des années», a-t-elle conclu.

Quant au président fondateur de ‘’Lyon Dynasta Agency’’, M. Lionel Djimbi, il a fait savoir que la mission de son agence est d’être, dans les jours à venir, l’une des entreprises qui va redorer la culture locale, en mettant en valeur les stylistes, les mannequins et les designers congolais. «Au Congo, on fera toujours quelque chose de grand», a-t-il souligné.

Avec Sacer-Congo par Stany Fracnk et (ACI/Grace Dinzebi)

Consultations présidentielles : le FCC bat le rappel des troupes

octobre 27, 2020

Le Front commun pour le Congo (FCC) sera bientôt en retraite politique pour définir la nouvelle feuille de route de son engagement politique en rapport avec les enjeux politiques de l’heure.

Depuis l’annonce par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, des consultations avec les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs en vue de créer une union sacrée de la nation, c’est le branle-bas dans les rangs du FCC. Ce regroupement politique ne cesse, en effet, de multiplier des réunions entre ses membres dans l’optique de dégager une position concertée par rapport à la nouvelle donne politique imposée par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Après les premiers conciliabules autour de la speakerine de la chambre basse, Jeanine Mabunda, les chefs des regroupements politiques membres du FCC s’étaient retrouvés le lundi dernier, cette fois-là, autour de leur autorité morale. Rien n’a filtré de ces échanges dont on a dit qu’ils ont gravité autour de l’état des lieux de la coalition, sans en dire plus sur les consultations initiées par le chef de l’Etat.

Comme si cela ne suffisait pas, le FCC projette à nouveau une retraite politique pour, dit-on, définir la nouvelle feuille de route de l’engagement politique de la plate-forme. Sur son compte twitter où il a glissé l’information, le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, parle de la deuxième retraite politique après celle qui, à l’époque, avait évalué la marche de la plate-forme depuis sa création, avec deux points majeurs : relever le défi de la gouvernance et préparer les élections de 2023. Il est à noter que cette retraite interviendra dans un contexte particulier caractérisé notamment par l’aggravation de la crise au sein de la coalition au pouvoir (FCC-Cach ndlr) depuis la nomination, puis la prestation de serment de nouveaux juges constitutionnels nommés en juillet dernier par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En attendant, des indiscrétions font de plus en plus état de la détermination du FCC à conserver sa majorité au Parlement et à consolider la cohésion de ses membres, quel qu’en soit le prix. En effet, il nous revient que l’option d’appliquer la cohabitation en cas de rupture de la coalition avec le Cach est à envisager. Il a été demandé à tous les membres du FCC de rester discrets, « de peur de dévoiler la stratégie » qui doit précéder d’une réflexion plurielle engageant toutes les intelligences de la plate-forme. Dossier à suivre.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Maroc : Brigitte Macron adopte les masques signés Mehdi Qotbi

septembre 27, 2020
Brigitte Macron arbore un masque inspiré d'une toile de Mehdi Qotbi, lors d'un déplacement dans le Gers, le 18 septembre 2020.

La Première dame française s’est affichée avec un masque offert par l’artiste-peintre Mehdi Qotbi, lors d’un déplacement dans le Gers, le 18 septembre.

L’artiste-peintre marocain Mehdi Qotbi a la cote auprès de Brigitte Macron. Le 18 septembre dernier, lors d’un déplacement dans le Gers (sud-ouest de la France) dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, la Première dame de France arborait un masque représentant une de ses toiles.

« Heureux et honoré de voir Madame Brigitte Macron porter le masque représentant l’une de mes toiles », s’est réjoui l’artiste, également président de la Fondation nationale des musées du Maroc, quelques jours plus tard, sur sa page Facebook, où il n’a pas manqué de publier les clichés de l’épouse d’Emmanuel Macron.

Ces masques sont inspirés de son œuvre « Tissage d’écriture », réalisée en 2017 en hommage aux fabricantes de tapis comme sa défunte mère, nous indique l’artiste.

Invitation à l’Élysée

Mais comment ont-ils atterri dans la garde-robe de la Première dame ? « J’ai eu le bonheur et le grand honneur d’être invité à déjeuner, à l’Élysée, en septembre dernier, par Madame Macron, explique Mehdi Qotbi à Jeune Afrique. Elle a beaucoup aimé le foulard que je portais, qui est aussi une création inspirée de mon travail. Elle ne m’a rien demandé mais j’ai tenu à lui envoyer le foulard ainsi que deux masques. »

Et de rappeler que cette même Brigitte Macron lui avait fait l’honneur de porter, en novembre 2017, au sein de la grande mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi, un foulard confectionné par ses soins en collaboration avec la maison Dior.

« C’est une femme passionnée d’art, de culture et qui a beaucoup de goût. Elle est aussi d’une profonde générosité. J’entretiens avec elle une amitié empreinte de respect. Et je lui serai toujours reconnaissant d’avoir permis l’exposition de peintres impressionnistes comme Monet, Van Gogh ou Renoir au Maroc. »

D’ailleurs, c’est dans le cadre d’une session de travail autour d’une exposition consacrée à Eugène Delacroix, qui sera inaugurée le 5 avril 2021 au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, que Mehdi Qotbi s’était rendu à l’Élysée le 8 septembre dernier.

Pièces uniques

Depuis la publication des clichés de Brigitte Macron « masquée en Qotbi », ce dernier affirme avoir reçu une centaine de demandes d’achat, mais assure ne pas avoir pour ambition de se lancer dans la confection de masques et encore moins dans la mode.

« Je ne suis pas un commerçant. Je suis un peintre qui réalise des créations uniques, clame-t-il. J’ai fait ces masques pour Madame Macron et pour aucune autre personnalité. » Il n’existe aujourd’hui qu’une dizaine d’exemplaires de ces pièces, fabriquées pour lui, ses enfants et la Première dame. Privilèges, privilèges…

Avec Jeune Afrique par Katia Dansako Touré

Les vertus uniques de beauté grâce aux substances d’Aloès Vera

août 3, 2020

Aloes

Les produits d’Aloès Vera contiennent des vertus esthétiques, élastiques et uniques – des antioxydants – qui donnent au visage durant le maquillage, souplesse à tout âge.

Le doux massage effectué par les nervures des doigts segmentés de phalanges, grâce à l’agilité de l’esthéticienne, imprègne l’épiderme et revitalise le derme. Ces soins dermiques, à base des produits d’Aloès Vera, vous procurent une sensation de fraîcheur et de candeur toute la journée. Ils vous mettent en santé et en beauté. Ils jouent un rôle protecteur contre les agressions des rayons du soleil qui édulcorent le vernis dermique du visage.

La fidélité et l’étroite complicité tissées par Princia avec les produits d’Aloès Vera la rend plus éclatante et séduisante mais aussi souriante. Elle vous livre ici le secret de son teint naturel d’ébène d’une peau de berceau qui continue à secréter son éclat de naissance et de jeunesse.

Avec Monique de Andre

Congo-diaspora/Coronavirus : La Sape perd son Apôtre parisien

avril 9, 2020

 

Le Sapeur Dada Pouret est décédé à la clinique de l’Europe de Port Marly dans les Yvelines, ce mercredi 8 avril, au milieu de l’après-midi, des suites du Covid-19. Il a rejoint son compère Allureux Miela, décédé l’année dernière, pour une « diatance mémorable au paradis »

 

Lousembo Jean Médard dit Dada Pouret, décédé le 8 avril 2020 à la clinique de l'Europe de Port Marly dans les Yvelines en France

Lousembo Jean Médard dit Dada Pouret était né le 29 mars 1963, connu comme étant l’apôtre dans le milieu de la Sape. Les samedis, à la Goutte d’Or / la rue Panama de Château Rouge, passerelle de la parade des Sapeurs, du fait de la proximité de la boutique Sape & Co de J.A le Bachelor, Dada Pouret, Apôtre, Sapeur dans l’âme, ne passait pas inaperçu.

Ce « Géant-catalogue », amoureux des couleurs et du beau vêtement, est arrivé en France en 2009, « le jour de l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche aux États-Unis », précisait-il. Il avouait être tombé dans la Sape dès l’âge de 12 ans, à Brazzaville. Et de clamer haut et fort que : « C’est dans notre sang. Hors de la Sape, un Congolais perd les pédales ! ».

A propos des origines de la Sape, il était adepte de ceux qui l’attribuent à André Grenard Matsoua, le premier Sapeur, résistant aux colons et arborant ses costumes en rayure tennis.

Son élégante complicité avec J.A. le Bachelor, créateur des vêtements, était devenue une marque de fabrique de l’harmonie des couleurs. Ensemble, ils ont milité pour la Sape combattante et colorée. Celle qui transgresse lentement et assurément les codes vestimentaires existants. Celle qui s’affranchit du diktat de vêtements de couleurs gris anthracite ou bleu marine, imposées par les financiers occidentaux. De fervents convaincus que celui qui porte des habits pour se faire beau s’aime déjà. « Et si tu t’aimes déjà, il y a de fortes probabilités pour que tu aimes l’autre », concédait l’Apôtre.

Sur le mur Facebook de J.A. Bachelor, qui se réjouissait de fêter pour les 80ans de sa maman, il a été contraint d’ajouter, la mort dans l’âme : « On l’appelait Dada Pouret ; je voue une reconnaissance éternelle à l’un de mes premiers mannequins de la marque Connivences l’Art de faire chanter les couleurs …Bon voyage à toi petit frère car grand fut ton cœur… ».

 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma