Archive for the ‘Mode’ Category

Le couturier français d’origine italienne Pierre Cardin est mort mardi à 98 ans

décembre 29, 2020

PARIS — Le célèbre couturier français Pierre Cardin, notamment reconnu pour ses créations de prêt-à-porter, est mort mardi à l’âge de 98 ans.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La nouvelle, annoncée par l’Académie des Beaux-Arts, a été confirmée par des membres de sa famille à divers médias d’information français. Cependant, l’Académie, dont Pierre Cardin était membre, n’a pas révélé la cause de son décès.  

La disparition de Pierre Cardin prive désormais le monde de la mode de l’une de ses figures les plus flamboyantes et les plus prolifiques.   

Son nom a été affiché sur une multitude de créations. Au cours des années 1970 et 1980, ses produits étaient vendus dans une centaine de milliers de boutiques du monde.  

Ce nombre a toutefois grandement diminué au cours des dernières années. De plus en plus de commentateurs ont critiqué ses produits pour leur qualité de fabrication et leurs styles figés dans le temps.  

Pierre Cardin, né Pietro Cardini, avait vu le jour le 7 juillet 1922 dans une petite localité située près de Venise, en Italie, au sein d’une famille ouvrière. Alors qu’il était jeune enfant, sa famille a déménagé à Saint-Étienne, en France, où il a commencé dès l’âge de 14 ans à être l’assistant d’un tailleur.  

Il a commencé à travailler à son compte alors qu’il n’avait pas encore 30 ans.  

Au fil des décennies, Pierre Cardin est aussi devenu un homme d’affaires à succès. Ses griffes ont été apposées sur une multitude d’autres objets que des vêtements, notamment sur des meubles, des bijoux, des produits de salle de bain et d’autres accessoires de toutes sortes.

Avec La Presse Canadienne

Covid-19 : Diaspora congolaise à l’épreuve des mesures sanitaires

décembre 17, 2020

Au rythme des mises sous cloche, du choix des lieux de respiration et du ballet des ambulances, Motse Akanati revient sur l’impact de 2020

Motse Akanati

Photo : Motse Akanati

Alors que les rues étaient devenues quasi-désertes et sinistrement silencieuses, chargées de signaux cliniques rappelant la mort qui y rodait, la styliste devant définir comment recadrer ses priorités, s’est plongée dans la réflexion et l’action. Elle s’est mise à écouter la nature, pratiquer le sport, entretenir un bon voisinage, faire des tris, des rangements, ressortir les vieilles recettes de cuisine.

Rentrée en France, après un périple en Afrique de l’Est et l’Océan Indien, elle pensait réaliser son agenda professionnel sans écueils pour organiser l’élection de Miss humanitaire 2020 avec des stars de la mode et du football, comme durant les précédentes éditions à l’Unesco.

Nous avons dû l’organiser en septembre en comité très restreint, Covid-19 oblige !”, confie la styliste en ayant une pensée spéciale pour le professeur Manda, représentant de la RDC auprès de l’Unesco, fauché par ce virus.

Tout comme les autres membres de la diaspora, la Congolaise a été frappée par la mort en solitaire de nombre de ses amis : Manu Dibango, Cyriaque Bassoka, promoteur artistique, Jean-Marie Adoua, ambassadeur du Congo en Afrique du Sud, professeur Yaï , Béninois, ancien président du conseil exécutif à l’Unesco, Simon N’Sondé, artiste céramiste, sans oublier les sapeurs Dada et Allureux.

La Covid-19 m’a rendue plus humble, rien n’est éternel sur la terre des vivants”, résume Motse Akanati qui affirme avoir adopté la bible pour livre de chevet.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

11ème Concours Lyon Start Up 2020 : la première place pour une entreprise familiale spécialiste des cheveux texturés

décembre 11, 2020

La cérémonie de remise de prix s’est déroulée le 10 décembre,  sur la chaîne YouTube du Centre d’Entrepreneuriat Lyon Saint-Étienne. Elle a distingué la start up de deux sœurs d’origine congolaise « Elle Ebène » spécialisée dans l’entretien des cheveux crépus.

Equipe-projet de Elle Ebène, lauréate du Concours Lyon Start Up 2020 en France

Lyon Start Up s’adresse à tous les porteurs d’idées quels que soient leur âge et leur statut professionnel à la seule condition qu’ils n’aient pas encore immatriculé leur société. Ce dispositif porté par la Fondation pour l’Université de Lyon est soutenu financièrement par la Métropole de Lyon et la Région Auvergne Rhône- Alpes.

De l’avis des participants, la participation à ce programme d’accompagnement complet de start up 2020 a été exceptionnelle du fait de l’obligation du respect du dispositif sanitaire lié à la Covid-19. Certaines étapes du concours en présentiel ont dû contraindre le jury à une sélection amoindrie.

A l’arrivée, c’est l’équipe-projet, Enoline et Nkirandza Opou, diplômées en chimie de formulation cosmétique en laboratoire, passionnées par la mise en valeur des cheveux texturés, qui a remporté le premier prix et le prix spécial de la marraine de l’édition Emilie Legoff, fondatrice de Troops.

Elles ont su convaincre le jury par un projet où, semble-t-il, les critères requis ont été déterminants avec, entre autres, leur volonté de remplir leur mission d’aider à changer le regard sur les cheveux bouclés afro et de faciliter leur transition capillaire.

« Nous baignons dans l’univers du cheveu texturé depuis 1998 », disent-elles en chœur. Entre 1998 et 2006, l’institut Elle Ébène a accompagné des centaines de femmes et d’hommes, les incitant à abandonner les traitements chimiques abrasifs tel que le défrisant pour revenir à un cheveu texturé sain, au naturel.

Pour cette année, les deux sœurs rendent hommage à l’entreprise de leur enfance. Elles ont su y ajouter leur expertise scientifique et technologique. La start up porte désormais un projet beauté et technologie où elles développent le premier bot conversationnel, un logiciel opérant de manière autonome et automatique qui sera un coach capillaire digital, spécialiste des cheveux texturés, capable d’agir et réagir vite en vue d’analyser la fibre capillaire de manière à proposer ensuite le programme de soins adéquat 100% personnalisé.

Pour en savoir pluswww.instagram.com/elleebene

Podium du concours Lyon Start Up 2020

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Mode congolaise : Le manque de formation qualifiante freine le développement de ce secteur

décembre 4, 2020



Le manque de formation qualifiante constitue un frein au développement de la mode congolaise, car c’est en se formant que les jeunes peuvent se perfectionner, a fait savoir, le 2 décembre à Brazzaville, la styliste et fondatrice de la marque ‘’Néné ngala business’’ (NNB), Mme Néné Ngala Mbea Oko.

Outre la formation, le manque d’accompagnement financier et de structures pouvant aider les jeunes stylistes ne favorise pas la mise en valeur du génie des stylistes et designers congolais, a-t-elle dit au cours d’une interview exclusive accordée à l’Agence congolaise d’information (Aci), prélude à la 3ème édition de la ‘’Black fashion night’’.

«Il n’y a pas d’accompagnement au Congo. Si je me suis développée, c’est parce que j’ai évolué dans d’autres pays, et j’ai eu quelques aides qui m’ont permis de me former. Il faut que l’État nous aide», a-t-elle fait savoir. Ainsi, elle a souligné la détermination des jeunes dans la mode, malgré le travail qui reste encore à faire par rapport à l’évolution du métier dans d’autres pays africains. «Je me rends compte que les gens sont fainéants au Congo. Ils se lancent dans la couture juste pour avoir de quoi manger et il leur manque la passion», a fait constater Mme Mbea Oko.

«Il faut qu’on donne à la jeunesse congolaise l’envie d’entreprendre»

Parlant de l’entrepreneuriat, elle a suggéré aux autorités de donner à la jeunesse l’envie d’entreprendre, car ce sont les entreprises privées qui contribuent au développement d’un pays. «Il faut qu’on donne à la jeunesse l’envie d’entreprendre en améliorant les conditions, à savoir l’amélioration du climat des affaires et l’accompagnement financier, parce que les jeunes ont peur d’entreprendre», a signifié la styliste.


Reconnaissant la place du Congo dans la ‘’sapologie’’ au niveau mondial, elle a déploré le fait que les congolais plébiscitent d’autres stylistes qui sont déjà connus. A son avis, pour que les créations locales soient davantage connues au niveau mondial, il est nécessaire que les stylistes congolais améliorent leurs collections pour inciter les ‘’sapeurs’’ du pays à les promouvoir.

«J’ai fait un sondage pour chercher à savoir pourquoi les Européens ne mettent pas souvent le pagne. Ils m’ont fait comprendre que nos pagnes sont souvent trop colorés. Pour eux, ces pagnes sont très jolis pour les Africains. Après cela, j’ai trouvé mon style qui se base sur les mélanges de tissus et de pagnes, car c’est ce qui les intéresse», a-t-elle confié.

De son côté, le responsable de la boutique d’habillement ‘’Homme’’ et créateur de la marque ‘’Mobali’’, M. Olivier Caspar, envisage de faire de sa marque typiquement congolais une référence africaine. A propos de la ‘’Sape’’, il a reconnu la place du Congo au niveau international. «Je trouve que les sapeurs de Brazzaville sont plus classe que ceux de Paris», a-t-il dit.

Les défis à relever

Pour que les stylistes, designers et couturiers congolais parviennent à faire des collections de haute gamme, il est nécessaire que les gouvernants les accompagnent. «Il y a beaucoup de choses à revoir. Il y a un désespoir chez les jeunes. Les gouvernants doivent se rendre compte que la jeunesse est en perte de vitesse», a fait entendre Mme Mbea Oko.

Vue d’un mannequin.

Ainsi, pour permettre le rayonnement de la mode congolaise au niveau international, elle envisage de doter le pays d’un grand centre de formation des métiers de la mode, d’où sortiront des stylistes qualifiés. «J’aimerais avoir un jour une grande structure pour former les jeunes parce que ce sont les enfants qui m’intéressent le plus, car lorsque j’apprenais la couture, il y avait beaucoup d’enfants et j’avais remarqué que ces derniers avaient du génie», a-t-elle dit.

Pour y parvenir, Mme Mbea Oko a appelé les autorités à créer des usines de fabrication de tissus au Congo pour faciliter le travail des artisans de la mode. Selon elle, parmi les obstacles, il y a également le manque d’électricité stable qui ne permet pas à ces stylistes de travailler avec des machines modernes.

«Jusqu’à aujourd’hui, les couturiers utilisent  des machines archaïques. C’est ce qui fait que nos enfants ne décollent pas, alors que de l’autre côté, les choses changent au fil des années», a-t-elle conclu.

Quant au président fondateur de ‘’Lyon Dynasta Agency’’, M. Lionel Djimbi, il a fait savoir que la mission de son agence est d’être, dans les jours à venir, l’une des entreprises qui va redorer la culture locale, en mettant en valeur les stylistes, les mannequins et les designers congolais. «Au Congo, on fera toujours quelque chose de grand», a-t-il souligné.

Avec Sacer-Congo par Stany Fracnk et (ACI/Grace Dinzebi)

Consultations présidentielles : le FCC bat le rappel des troupes

octobre 27, 2020

Le Front commun pour le Congo (FCC) sera bientôt en retraite politique pour définir la nouvelle feuille de route de son engagement politique en rapport avec les enjeux politiques de l’heure.

Depuis l’annonce par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, des consultations avec les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs en vue de créer une union sacrée de la nation, c’est le branle-bas dans les rangs du FCC. Ce regroupement politique ne cesse, en effet, de multiplier des réunions entre ses membres dans l’optique de dégager une position concertée par rapport à la nouvelle donne politique imposée par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Après les premiers conciliabules autour de la speakerine de la chambre basse, Jeanine Mabunda, les chefs des regroupements politiques membres du FCC s’étaient retrouvés le lundi dernier, cette fois-là, autour de leur autorité morale. Rien n’a filtré de ces échanges dont on a dit qu’ils ont gravité autour de l’état des lieux de la coalition, sans en dire plus sur les consultations initiées par le chef de l’Etat.

Comme si cela ne suffisait pas, le FCC projette à nouveau une retraite politique pour, dit-on, définir la nouvelle feuille de route de l’engagement politique de la plate-forme. Sur son compte twitter où il a glissé l’information, le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, parle de la deuxième retraite politique après celle qui, à l’époque, avait évalué la marche de la plate-forme depuis sa création, avec deux points majeurs : relever le défi de la gouvernance et préparer les élections de 2023. Il est à noter que cette retraite interviendra dans un contexte particulier caractérisé notamment par l’aggravation de la crise au sein de la coalition au pouvoir (FCC-Cach ndlr) depuis la nomination, puis la prestation de serment de nouveaux juges constitutionnels nommés en juillet dernier par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En attendant, des indiscrétions font de plus en plus état de la détermination du FCC à conserver sa majorité au Parlement et à consolider la cohésion de ses membres, quel qu’en soit le prix. En effet, il nous revient que l’option d’appliquer la cohabitation en cas de rupture de la coalition avec le Cach est à envisager. Il a été demandé à tous les membres du FCC de rester discrets, « de peur de dévoiler la stratégie » qui doit précéder d’une réflexion plurielle engageant toutes les intelligences de la plate-forme. Dossier à suivre.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Maroc : Brigitte Macron adopte les masques signés Mehdi Qotbi

septembre 27, 2020
Brigitte Macron arbore un masque inspiré d'une toile de Mehdi Qotbi, lors d'un déplacement dans le Gers, le 18 septembre 2020.

La Première dame française s’est affichée avec un masque offert par l’artiste-peintre Mehdi Qotbi, lors d’un déplacement dans le Gers, le 18 septembre.

L’artiste-peintre marocain Mehdi Qotbi a la cote auprès de Brigitte Macron. Le 18 septembre dernier, lors d’un déplacement dans le Gers (sud-ouest de la France) dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, la Première dame de France arborait un masque représentant une de ses toiles.

« Heureux et honoré de voir Madame Brigitte Macron porter le masque représentant l’une de mes toiles », s’est réjoui l’artiste, également président de la Fondation nationale des musées du Maroc, quelques jours plus tard, sur sa page Facebook, où il n’a pas manqué de publier les clichés de l’épouse d’Emmanuel Macron.

Ces masques sont inspirés de son œuvre « Tissage d’écriture », réalisée en 2017 en hommage aux fabricantes de tapis comme sa défunte mère, nous indique l’artiste.

Invitation à l’Élysée

Mais comment ont-ils atterri dans la garde-robe de la Première dame ? « J’ai eu le bonheur et le grand honneur d’être invité à déjeuner, à l’Élysée, en septembre dernier, par Madame Macron, explique Mehdi Qotbi à Jeune Afrique. Elle a beaucoup aimé le foulard que je portais, qui est aussi une création inspirée de mon travail. Elle ne m’a rien demandé mais j’ai tenu à lui envoyer le foulard ainsi que deux masques. »

Et de rappeler que cette même Brigitte Macron lui avait fait l’honneur de porter, en novembre 2017, au sein de la grande mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi, un foulard confectionné par ses soins en collaboration avec la maison Dior.

« C’est une femme passionnée d’art, de culture et qui a beaucoup de goût. Elle est aussi d’une profonde générosité. J’entretiens avec elle une amitié empreinte de respect. Et je lui serai toujours reconnaissant d’avoir permis l’exposition de peintres impressionnistes comme Monet, Van Gogh ou Renoir au Maroc. »

D’ailleurs, c’est dans le cadre d’une session de travail autour d’une exposition consacrée à Eugène Delacroix, qui sera inaugurée le 5 avril 2021 au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, que Mehdi Qotbi s’était rendu à l’Élysée le 8 septembre dernier.

Pièces uniques

Depuis la publication des clichés de Brigitte Macron « masquée en Qotbi », ce dernier affirme avoir reçu une centaine de demandes d’achat, mais assure ne pas avoir pour ambition de se lancer dans la confection de masques et encore moins dans la mode.

« Je ne suis pas un commerçant. Je suis un peintre qui réalise des créations uniques, clame-t-il. J’ai fait ces masques pour Madame Macron et pour aucune autre personnalité. » Il n’existe aujourd’hui qu’une dizaine d’exemplaires de ces pièces, fabriquées pour lui, ses enfants et la Première dame. Privilèges, privilèges…

Avec Jeune Afrique par Katia Dansako Touré

Les vertus uniques de beauté grâce aux substances d’Aloès Vera

août 3, 2020

Aloes

Les produits d’Aloès Vera contiennent des vertus esthétiques, élastiques et uniques – des antioxydants – qui donnent au visage durant le maquillage, souplesse à tout âge.

Le doux massage effectué par les nervures des doigts segmentés de phalanges, grâce à l’agilité de l’esthéticienne, imprègne l’épiderme et revitalise le derme. Ces soins dermiques, à base des produits d’Aloès Vera, vous procurent une sensation de fraîcheur et de candeur toute la journée. Ils vous mettent en santé et en beauté. Ils jouent un rôle protecteur contre les agressions des rayons du soleil qui édulcorent le vernis dermique du visage.

La fidélité et l’étroite complicité tissées par Princia avec les produits d’Aloès Vera la rend plus éclatante et séduisante mais aussi souriante. Elle vous livre ici le secret de son teint naturel d’ébène d’une peau de berceau qui continue à secréter son éclat de naissance et de jeunesse.

Avec Monique de Andre

Congo-diaspora/Coronavirus : La Sape perd son Apôtre parisien

avril 9, 2020

 

Le Sapeur Dada Pouret est décédé à la clinique de l’Europe de Port Marly dans les Yvelines, ce mercredi 8 avril, au milieu de l’après-midi, des suites du Covid-19. Il a rejoint son compère Allureux Miela, décédé l’année dernière, pour une « diatance mémorable au paradis »

 

Lousembo Jean Médard dit Dada Pouret, décédé le 8 avril 2020 à la clinique de l'Europe de Port Marly dans les Yvelines en France

Lousembo Jean Médard dit Dada Pouret était né le 29 mars 1963, connu comme étant l’apôtre dans le milieu de la Sape. Les samedis, à la Goutte d’Or / la rue Panama de Château Rouge, passerelle de la parade des Sapeurs, du fait de la proximité de la boutique Sape & Co de J.A le Bachelor, Dada Pouret, Apôtre, Sapeur dans l’âme, ne passait pas inaperçu.

Ce « Géant-catalogue », amoureux des couleurs et du beau vêtement, est arrivé en France en 2009, « le jour de l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche aux États-Unis », précisait-il. Il avouait être tombé dans la Sape dès l’âge de 12 ans, à Brazzaville. Et de clamer haut et fort que : « C’est dans notre sang. Hors de la Sape, un Congolais perd les pédales ! ».

A propos des origines de la Sape, il était adepte de ceux qui l’attribuent à André Grenard Matsoua, le premier Sapeur, résistant aux colons et arborant ses costumes en rayure tennis.

Son élégante complicité avec J.A. le Bachelor, créateur des vêtements, était devenue une marque de fabrique de l’harmonie des couleurs. Ensemble, ils ont milité pour la Sape combattante et colorée. Celle qui transgresse lentement et assurément les codes vestimentaires existants. Celle qui s’affranchit du diktat de vêtements de couleurs gris anthracite ou bleu marine, imposées par les financiers occidentaux. De fervents convaincus que celui qui porte des habits pour se faire beau s’aime déjà. « Et si tu t’aimes déjà, il y a de fortes probabilités pour que tu aimes l’autre », concédait l’Apôtre.

Sur le mur Facebook de J.A. Bachelor, qui se réjouissait de fêter pour les 80ans de sa maman, il a été contraint d’ajouter, la mort dans l’âme : « On l’appelait Dada Pouret ; je voue une reconnaissance éternelle à l’un de mes premiers mannequins de la marque Connivences l’Art de faire chanter les couleurs …Bon voyage à toi petit frère car grand fut ton cœur… ».

 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Coronavirus/Congo-diaspora: l’ancien sénateur Noël Loutounou s’en est allé

avril 9, 2020

La victimisation du fait du coronavirus auprès des Congolais de France ne faiblit toujours pas : trois décès de plus entre lundi 7 et mardi 8 avril.

 

Noël Loutounou, ancien sénateur, conseiller municipal de l'arrondissement 8 Madibou / Brazzaville , membre du bureau politique et 3ème vice président de L'UDH-YUKI

Noël Loutounou

Noël Loutounou, ancien sénateur, conseiller municipal de l’arrondissement 8 Madibou- Brazzaville, membre du bureau politique et 3e vice-président de L’UDH-YUKI, parti politique dont il fut cofondateur, est décédé à l’âge de 70 ans, des suites du Covid-19 à l’hôpital de Melun en région parisienne. Cadre sportif congolais, le défunt était un grand sportif, ancien joueur de handball.

 

Lousembo Jean Médard, dit Dada Poret, sapeur, fidèle mannequin de J.A. Le Bachelor, décédé le 8 avril à la clinique de l’Europe / Le Port Marly dans les Yvelines en France

Lousembo Jean Médard dit Dada Poret, Sapeur, fidèle mannequin de J.A. Le Bachelor, décédé le 8 avril à la clinique de l'Europe / Le Port Marly dans les Yvelines en France

Lousembo Jean Médard

 

A la veille, la communauté congolaise avait été déjà endeuillée par le décès de Pascale N’Koukou née Mahouata, décédée des suites du Covid-19 à l’hôpital de Gonesse Île-de-France. Elle était l’une des filles de la famille Mahouata ayant donné le nom au Centre de santé intégré de Mahouata à Bacongo Brazzaville.

 

Pascale N’Koukou née Mahouata, décédée des suites du Covid-19 à l’hôpital de Gonesse Île-de-France

Pascale N’Koukou née Mahouata

 

 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

États-Unis: L’école new-yorkaise de mode FIT s’excuse pour un défilé jugé raciste

février 19, 2020

 

Le Fashion Institute of Technology, école de mode new-yorkaise, a présenté ses excuses au sujet d’un défilé jugé raciste par plusieurs observateurs et lors duquel des mannequins ont défilé avec d’immenses fausses lèvres rouges et de grandes oreilles noires. Lors de la Fashion Week de New York, le FIT avait organisé son premier défilé destiné à montrer la production de ses étudiants de master, le 7 février.

Durant cet événement, plusieurs des mannequins portaient de fausses lèvres rouges géantes, de faux sourcils touffus et de fausses oreilles imposantes. L’un des modèles qui devait défiler avec ces accessoires, Amy Lefevre, a révélé qu’elle avait refusé de les porter, se disant «très mal à l’aise», et avait attiré l’attention sur le fait qu’ils étaient «clairement racistes».

Selon le New York Post, les organisateurs lui auraient alors expliqué que «ce n’était pas un problème de se sentir mal à l’aise pendant 45 secondes», le temps du passage sur le podium. Plusieurs observateurs ont vu dans l’aspect des mannequins une ressemblance avec le personnage imaginaire Sambo, petit garçon noir souvent représenté aux Etats-Unis avec des traits caricaturaux, notamment des lèvres très rouges et de très grande taille.

Devant l’émoi qu’a provoqué l’affaire, la présidente du FIT, Joyce Brown, a présenté officiellement ses excuses «à ceux qui ont participé au défilé, aux étudiants et à tous ceux qui ont été choqués par ce qu’ils ont vu», selon une lettre transmise mercredi à l’AFP. La responsable a indiqué que le FIT mettrait en place des «garde-fous» pour éviter qu’une telle situation se reproduise, sans plus de précisions.

Début février, la maison de luxe italienne Prada s’est engagée auprès de la ville de New York à prendre des mesures pour lutter contre le racisme, un peu plus d’un an après une controverse liée à des figurines qu’elle avait mises dans la vitrine de son magasin de Soho. Plusieurs personnes avaient aussi vu dans ces figurines une ressemblance avec Sambo et la maison avait retiré les objets de la vente.

Par Le Figaro avec AFP