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COVID-19 : 300 travailleurs de la santé absents et hospitalisations en hausse en Mauricie et au Centre-du-Québec

juillet 5, 2022
Un lit dans un couloir d'hôpital. On distingue un travailleur de la santé à l'arrière-plan de la photo, qui a été floutée.

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID-19 dans la région. (Archives) Photo: Getty Images/Istockphoto

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID en Mauricie et au Centre-du-Québec. La directrice de la santé publique du territoire, Marie-Josée Godi, assure que les services essentiels sont maintenus.

Le manque de personnel, dû au virus et aux vacances estivales, a tout de même un impact dans certains secteurs. Au niveau de la capacité hospitalière, au bloc opératoire, nous fonctionnons avec 70 % de la capacité actuelle, précise la Dre Godi.

« Nous recommandons, pour les personnes qui ont besoin de soins mineurs, d’aller voir leur médecin de famille au lieu de se rendre à l’urgence. »— Une citation de  Dre Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec

La Dre Marie-Josée Godi conseille aussi à la population de tout faire pour éviter d’attraper et de transmettre la COVID-19. C’est que le nombre d’hospitalisations liées au virus est en augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Lundi, 70 personnes hospitalisées étaient atteintes de la COVID-19.

Compte tenu de la transmission de la COVID qui est très importante dans la communauté, il y a des personnes qui sont hospitalisées pour d’autres motifs, mais, lorsqu’on les dépiste, [on découvre qu’]elles sont aussi porteuses de la COVID, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Cas de COVID-19 dans les hôpitaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec

HôpitauxNombre de cas
Centre hospitalier affilié universitaire régional (Trois-Rivières)21
Hôpital Sainte-Croix (Drummondville)23
Hôtel-Dieu d’Arthabaska (Victoriaville)7
Hôpital du Centre-de-la-Mauricie (Shawinigan)19
CMSSS Haut-Saint-Maurice (La Tuque)0
TOTAL70

En date du 4 juillet 2022

Source : CIUSSS MCQ

Une vingtaine d’éclosions

La directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec soutient qu’il y a une vingtaine d’éclosions de COVID-19 actuellement sur le territoire.

La Dre Marie-Josée Godi affirme qu’elles se trouvent dans les milieux hospitaliers, les résidences privées pour aînés (RPA) et dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), sans préciser dans quels établissements.

Avec Radio-Canada par Marilyn Marceau

Canada: Des camps de vacances ferment au Québec à cause de la hausse des cas de COVID-19

juillet 5, 2022

L’association des camps s’inquiète et demande une rencontre avec la santé publique pour clarifier les règles.

Des enfants dans un camp de vacances d'activités nautiques apprennent comment tenir leur pagaie, sous les conseils d'une monitrice.

L’été à peine commencé, au moins trois camps de vacances sont déjà fermés au Québec en raison d’éclosions. Les animateurs sont particulièrement touchés par la remontée des cas de COVID-19(Nouvelle fenêtre), ce qui donne des maux de tête aux gestionnaires des autres camps.

Le Camp Ouareau, qui accueille plus de 150 campeuses, dans Lanaudière, doit renvoyer toutes les filles chez elles, au grand dam de sa directrice, Jacqui Raill, dans un courriel aux parents envoyé lundi.

Elle leur demande de venir chercher les jeunes mardi. Le camp rouvrira le 13 juillet.

Nous sommes extrêmement tristes d’en arriver là. Cette décision n’a pas été prise à la légère, écrit-elle après la découverte de sept cas de COVID-19 au camp.

« Nous prévoyons que d’autres cas pourraient être détectés dans les prochains jours. »— Une citation de  Jacqui Raill, propriétaire du Camp Ouareau

La saison venait tout juste de débuter, la semaine dernière, et des parents avaient planifié leur été en fonction du séjour de leur enfant au camp de vacances.

« Déraisonnable », selon une mère

Sept cas, ça me paraît peu pour fermer un camp, déplore Emmanuelle, qui doit réorganiser sa journée pour aller chercher ses filles à Notre-Dame-de-la-Merci.

Je trouve ça super dommage. Ça leur permet de quitter la ville. Elles sont obligées de revenir cinq jours plus tôt que prévu, ajoute-t-elle.

« Mes filles gèrent déjà la COVID depuis deux ans. Elles ont porté le masque en classe, fait l’école à la maison, mis de côté leur vie sociale et leurs activités parascolaires. Elles avaient enfin la possibilité de prendre l’air et s’amuser avec des amies. »— Une citation de  Emmanuelle, mère dont les filles fréquentent le Camp Ouareau

Durant la pandémie, les camps de vacances ont été fermés à l’été 2020 et certains n’ont pas ouvert leurs portes à l’été 2021.

Trois jeunes filles font un feu de camp.

Le Camp Ouareau propose plusieurs activités de plein air à de jeunes filles francophones et anglophones, dans un environnement bilingue. Photo : Camp Oouareau

La mère rappelle que, pendant ce temps, il y a des personnes qui s’entassent dans les restaurants et dans les salles de spectacle.

Elle juge la situation complètement ridicule et la décision déraisonnable, alors que la quasi-totalité des mesures sanitaires est levée au Québec. En ce qui concerne les camps, les règles ne sont pas claires, dit-elle.

Flou autour des recommandations de la santé publique

Dans son courriel aux parents, la propriétaire écrit que la décision de fermer le camp a été prise suite aux conseils de notre direction locale de la santé publique. Or, la santé publique de Lanaudière affirme qu’elle n’a pas fait cette recommandation.

Nous avons été informés de la fermeture du camp, indique la porte-parole du CISSS de Lanaudière, Pascale Lamy. La fermeture complète du Camp Ouareau demeure une décision qui revient à l’administration du camp.

Éric Beauchemin est assis dans son bureau.

Éric Beauchemin est directeur général de l’Association des camps du Québec. Photo : Radio-Canada

Il n’y a pas de règle clairement établie pour décider d’une fermeture à cause d’une éclosion, constate le directeur général de l’Association des camps du Québec, Éric Beauchemin.

La santé publique nationale interpellée

L’Association des camps du Québec déplore au moins deux autres fermetures, mais ne veut pas révéler les endroits. Un recensement est en cours pour savoir s’il y a d’autres situations semblables.

Lundi, Éric Beauchemin a sollicité une rencontre avec la santé publique nationale pour clarifier les règles.

« On a déjà vécu les éclosions de gastro-entérite, avant que la COVID existe. C’est possible de maintenir les opérations dans un contexte comme celui-là. Il faut voir avec la santé publique jusqu’à quel point et quelle est la marge de manœuvre. »— Une citation de  Éric Beauchemin, directeur général de l’Association des camps du Québec

Les camps suivent déjà des règles comme la distanciation, la limitation à 10 des personnes par unité d’hébergement. Ils privilégient aussi les activités en extérieur.

Les règles à suivre avec un cas de COVID-19 dans un camp :

  • l’enfant ou l’animateur doit s’isoler et porter un masque;
  • si le cas est un enfant, ses tuteurs sont appelés pour venir le chercher;
  • si le cas est un employé, il rentre chez lui le temps requis.
Des enfants se baignent dans un lac, surveillés par un moniteur du camp d'été.

Les camps suivent déjà des règles comme la distanciation et privilégient aussi les activités en extérieur. Photo : Fournie à La Presse Canadienne par Brigadoon Village

Les moniteurs plus touchés par la COVID-19 que les campeurs

Selon les échos du terrain qui arrivent à l’Association des camps, c’est beaucoup le personnel d’animation qui est frappé. Or, un animateur absent peut priver une dizaine de jeunes d’encadrement.

« C’est un casse-tête pour les organisations. Si on n’est pas en mesure de maintenir les ratios prescrits [moniteur/enfants], on est dans une situation où on doit cesser les opérations du camp. »— Une citation de  Éric Beauchemin, directeur général de l’Association des camps du Québec

La pénurie de main-d’œuvrequi touche les camps, comme bien d’autres domaines, complexifie encore plus la situation. Les remplaçants se font rares.

Il y a 110 camps de vacances au Québec. Du côté des camps de jour, on ne déplore au moins une fermeture, celle du camp de jour de la ville de Sept-Îles, toute cette semaine, toujours à cause d’une éclosion de COVID-19.

Avec Radio-Canada

Thomas Gerbet

par Thomas Gerbet

Québec-Mauricie/COVID-19 : la hausse des hospitalisations inquiète la santé publique régionale

juin 30, 2022
À l'avant-plan, deux professionnels de la santé manipulent des fournitures médicales. Derrière eux, d'autres s'occupent d'un patient dans un lit d'hôpital. Tous portent des vêtements protecteurs.

La direction de la santé publique souhaite éviter de rappeler du personnel déjà épuisé au travail, mais si la hausse se poursuit, ce n’est pas exclu. Photo : Getty Images/Morsa Images

Comme ailleurs au Québec, la hausse des cas de COVID-19 se fait sentir en Mauricie et au Centre-du-Québec. Plus d’une cinquantaine de personnes sont hospitalisées dans la région à cause de la COVID-19, ce qui inquiète la santé publique régionale.

Dans les dernières semaines, les hospitalisations pour le virus se tenaient sous la barre de la vingtaine.

Ce qui est rassurant, c’est que seulement 24 % des personnes hospitalisées le sont pour la COVID-19., a indiqué la directrice du CIUSSS MCQ, Marie-Josée Godi, en entrevue avec Sophie Bernier.

Dre Marie-Josée Godi est la directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle au CIUSSS MCQ. (Archives)

La Dre Marie-Josée Godi est la directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle au CIUSSS MCQ. (Archives) Photo: Radio-Canada/José Ducharme

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de vacances estivales, les hôpitaux ont une moins grande capacité d’accueil dans la région.

« Le personnel a besoin de répit après avoir travaillé d’arrache-pied dans les derniers mois, donc si la tendance se poursuit, on pourrait arriver à une période critique.  »— Une citation de  Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec

La direction de la santé publique souhaite éviter de rappeler du personnel déjà épuisé au travail, mais si la hausse se poursuit, ce n’est pas exclu.

Il est certain que ça fait partie des priorités de pouvoir traiter toute la population. On a une certaine capacité à avoir des lits. On espère qu’on n’atteindra pas la barre des 100 personnes qui vont être admises dans les unités COVID d’ici les prochaines semaines  a avoué Marie-Josée Godi.

Avec Radio-Canada par Radio-Canada

Canada-Québec: Les innombrables et difficiles retours au travail après la COVID-19

juin 29, 2022
Une femme se repose dans un fauteuil à l'extérieur.

Geneviève Marcotte, 36 ans, est incapable de retourner travailler plus d’un an après avoir contracté la COVID-19. Photo : Radio-Canada/Alexandre Duval

Ils sont vraisemblablement des milliers, au Québec, à ne pas avoir pleinement récupéré leurs capacités après avoir contracté la COVID-19. Même un an après l’infection, certains sont encore très loin d’un retour au boulot. Et la science commence à comprendre que leur réadaptation est beaucoup plus complexe et plus parsemée d’embûches qu’on le croyait.

À 36 ans, Geneviève Marcotte a dû retourner vivre chez ses parents. Jadis active et amoureuse des voyages, elle peine aujourd’hui à se tenir debout plus d’une dizaine de minutes, à cuisiner, à faire le ménage. Bref, à s’occuper d’elle-même.

Tout ça à cause de la COVID-19, qu’elle a contractée il y a 13 mois, précisément. Ma vie a changé en 24 heures. La veille du jour où j’ai attrapé la COVID, je faisais une randonnée avec des amis, j’étais engagée, j’aimais mon travail. Et 24 heures plus tard, j’ai la COVID et je ne reviens jamais à cet état-là, raconte-t-elle.

Geneviève Marcotte dans la nature, devant une chute d'eau.

Geneviève Marcotte était une femme active, amoureuse des voyages et des randonnées, avant de contracter la COVID-19. Photo : Geneviève Marcotte

Geneviève n’est en effet jamais retournée travailler à son poste de directrice des missions commerciales à l’Université Laval. Elle est étroitement suivie par une équipe de professionnels de la santé, car ses symptômes sont encore nombreux et, surtout, incapacitants.

Ma limite d’énergie est très, très basse. Je dirais que ma batterie est peut-être à 10 %. Si je dépense 12 % d’énergie, j’éprouve un malaise post-effort. C’est là que tous mes symptômes réapparaissent, mais de façon vraiment exagérée, dit-elle.

« Je vais avoir des douleurs musculaires, des sensations de brûlure, de gros maux de tête, un épuisement qui me laisse alitée […] Ce malaise-là peut durer quelques heures, quelques jours, quelques semaines, selon ma dépense énergétique excédentaire. »— Une citation de  Geneviève Marcotte, absente du travail depuis 13 mois

Pour bien se faire comprendre, elle donne l’exemple d’une séance de magasinage qui a duré moins de deux heures, récemment.

Même si elle était accompagnée d’une personne qui la poussait en fauteuil roulant, l’exposition au bruit, à la lumière et à l’ambiance des magasins lui a fait vivre une rechute. Ça m’a pris une semaine à m’en remettre, raconte-t-elle, précisant qu’elle dû être alitée pendant quelques jours.

Geneviève Marcotte regarde un ordinateur et s'adresse à quelqu'un.

Geneviève Marcotte, au cours d’un rendez-vous avec son ergothérapeute par visioconférence Photo : Radio-Canada/Alexandre Duval

Un nouveau paradigme

Des cas comme celui de Geneviève Marcotte, son ergothérapeute de la clinique Iso-Santé Réadaptation en voit beaucoup. Caroline Théberge est visiblement inquiète pour certains, qui stagnent dans leur réadaptation après la maladie.

C’est certain qu’il y en a [pour qui] c’est très dur d’améliorer leur état et […] même, des fois, après un an de suivi en réadaptation, avec tous les outils, le retour au travail est très difficile, indique-t-elle.

Pourquoi est-ce si dur? Parce que les pratiques habituelles de réadaptation ne fonctionnent pas avec les personnes qui ont des symptômes persistants de COVID-19. Les amener à se dépasser est une grave erreur, indique Mme Théberge.

« On se dit bon bien, en se réactivant, ça va aller mieux, on va remonter. Mais avec la COVID longue, c’est l’inverse qui se produit. Dès que les gens repoussent un peu trop leurs limites, ils retombent, ils empirent leurs symptômes. Les gens vivent de l’incompréhension, beaucoup de détresse, du stress. »— Une citation de  Caroline Théberge, ergothérapeute à la clinique Iso-Santé Réadaptation

Caroline Théberge en entrevue vidéo.

Caroline Théberge, ergothérapeute à la clinique Iso-Santé Réadaptation Photo: Zoom/Capture d’Écran

Les services commencent à se développer et à être plus efficaces, mais au début, les gens ne savaient pas! Il y a des endroits pleins de bonne volonté où on proposait des réadaptations plus classiques et où on empirait les cas! dit-elle.

Le professeur Simon Décary, de l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke, explique que la science montre désormais toute la complexité de ces cas, qui sont encore parfois incompris.

Dans nos études cliniques, c’est la chose la plus complexe à réussir avec les patients, le retour au travail, parce qu’il y a cette balance-là entre le besoin de temps pour la récupération et l’action. Si j’essaie d’accélérer, je sais que je crée des rechutes. Et chaque rechute retarde [le retour au travail], dit-il.

Des milliers de personnes

Le phénomène des patients n’ayant pas retrouvé leur pleine capacité de travail, visiblement répandu, est toutefois difficile à quantifier.

Selon des chiffres obtenus auprès de la CNESST, 501 Québécois reçoivent une indemnisation de revenu depuis plus de six mois en raison de la COVID-19. De ce nombre, presque 80 % sont des travailleurs de la santé.

D’ailleurs, une étude de l’Institut national de santé publique du Québec s’inquiétait récemment de ces absences prolongées dans le réseau de la santé, craignant que cela finisse même par nuire aux soins offerts à la population.

Or, les chiffres de la CNESST ne sont que la pointe de l’iceberg, car ils ne concernent que les personnes ayant contracté la maladie sur leur lieu de travail.

Celles qui ont été infectées ailleurs, comme Geneviève Marcotte, sont généralement indemnisées par une compagnie d’assurances privée et ne sont pas recensées dans les statistiques.

Radio-Canada a tenté d’obtenir des estimations auprès de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, mais ces données n’existent pas, nous a-t-on répondu.

Le professeur Décary est cependant catégorique : les gens qui sont complètement ou partiellement absents du travail en raison de symptômes persistants de COVID-19 au Québec sont très nombreux.

« Est-ce que je crois qu’il y a des milliers de personnes qui n’ont pas retrouvé leur pleine capacité de travail depuis l’infection? Oui, ça, j’en suis assez certain. »— Une citation de  Simon Décary, professeur à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke

Même les données de la CNESST lui paraissent sous-estimer la gravité de la situation. Quand je vois le nombre de cas qui restent [absents du travail] à six mois, d’après ce que je connais des impacts fonctionnels de cette maladie-là, je me dis qu’il y a des gens qui sont retournés au travail et qui n’étaient pas prêts.

Le jugement facile

Nathalie Belleau fait partie des cas indemnisés par la CNESST. Infirmière dans le réseau public, elle a contracté la COVID-19 en décembre 2021. Pendant trois mois, elle n’a pas pu retourner travailler du tout.

Depuis mars, elle est en retour progressif, à raison de trois demi-journées de quatre heures chacune par semaine. Difficulté à suivre les conversations, diminution de l’endurance, maux de tête, maladresse, douleurs au thorax : sa liste de symptômes est longue.

Heureusement, elle se dit bien épaulée par son équipe de professionnels de la santé, mais elle admet que, pour les gens auxquels la COVID longue n’est pas familière, tout cela peut sembler exagéré. Je pense que les gens, quand ils voient ça, ils posent rapidement un jugement, dit-elle.

Nathalie Belleau, portant son uniforme et un masque.

Nathalie Belleau, infirmière, ne peut travailler que 12 heures par semaine, divisées en trois quarts de travail. Photo : Nathalie Belleau

À titre d’ergothérapeute, Caroline Théberge est à même de témoigner de ce scepticisme, car elle l’a observé au sein même du réseau de la santé. Or, le soutien des patients est crucial, selon elle.

[Au début de la pandémie], j’avais beaucoup de clients pour lesquels il fallait écrire de longues lettres aux médecins afin d’expliquer la problématique, l’approche de réadaptation, [parce] que les gens nous disaient : « Je ne me sens pas cru, mon médecin ne me backe pas là-dedans. »

La collaboration des employeurs est aussi importante, selon Mme Théberge, parce que les modalités de retour au travail pour les personnes atteintes de la COVID longue sont parfois inhabituelles.

Quand […] on arrive avec des retours au travail de deux fois quatre heures par semaine, même si l’employeur comprend que ça peut être thérapeutique à ce stade-là de réintégrer le travail, il ne sait pas trop quoi donner comme tâches. Des fois, même la personne ne se sent pas si utile que ça, illustre-t-elle.

Un cas historique

Le professeur Simon Décary croit quant à lui que les assureurs devront aussi faire preuve de compréhension, car ils auront sans doute à verser des indemnités plus longtemps.

Cette avenue reste cependant la meilleure, selon lui, parce que si on essaie d’aller trop rapidement et qu’on transforme cette personne-là en un cas avec un handicap permanent […] ça va coûter énormément plus cher à long terme, incluant le coût sociétal, dit-il.

D’ailleurs, M. Décary croit qu’on est collectivement face à un cas historique pour ce qui est des assurances et du retour au travail et qu’on a sous-estimé les effets de la COVID-19 sur le marché de l’emploi.

« Ce n’est pas terminé. Les données scientifiques nous montrent qu’on peut avoir un cas de COVID longue à trois mois malgré une triple vaccination et une infection à Omicron. »— Une citation de  Simon Décary, professeur à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke

Un homme porte un veston et des lunettes.

Simon Décary, professeur à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke Photo : Simon Décary

En décembre dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux estimait qu’environ 23 000 Québécois pourraient avoir besoin de ses services dans les cliniques consacrées à la COVID longue.

Geneviève Marcotte, elle, espère qu’elle pourra reprendre le travail. Mais devant le temps qui s’étire, les questions fusent et les réponses manquent encore.

Quand je vais arriver au bout de toutes ces ressources-là, si je ne suis pas encore capable de travailler, qu’est-ce qui va se passer? Est-ce que je vais avoir du soutien? Est-ce que la société va s’occuper de moi? Ça va être quoi, mon filet?

Depuis le début de la pandémie, la CNESST a offert des indemnisations de revenu totalisant 94 millions de dollars à plus de 55 000 personnes ayant contracté la COVID sur leur lieu de travail.

Il n’a cependant pas été possible de savoir quel montant a été versé uniquement aux travailleurs qui éprouvent des symptômes persistants de COVID-19 et dont le retour au travail est partiellement ou complètement compromis.

Avec Radio-Canada par Alexandre Duval

La Chine réduit de moitié la quarantaine pour les arrivées de l’étranger

juin 28, 2022
La Chine reduit de moitie la quarantaine pour les arrivees de l'etranger
La Chine réduit de moitié la quarantaine pour les arrivées de l’étranger© AFP/Archives/Leo RAMIREZ

La Chine a réduit mardi de moitié la durée de la quarantaine obligatoire pour les voyageurs arrivant en Chine, un assouplissement majeur des restrictions d’entrée imposées par ce pays qui suit depuis le début de la pandémie une stricte politique sanitaire, que Pékin a toutefois minimisé en évoquant un simple « ajustement ».

Première touchée par le Covid-19, la Chine a fermé dès mars 2020 ses frontières aux voyageurs étrangers pour se prémunir contre de nouvelles infections, au moment où le virus se propageait dans le reste du monde. La Chine avait parallèlement fortement réduit le nombre de vols en provenance de l’étranger.

Pour décourager le retour de ses ressortissants, Pékin imposait depuis plus de deux ans une quarantaine longue et coûteuse à l’hôtel ou dans un centre dédié.

En vertu d’une nouvelle directive dévoilée mardi, la quarantaine à l’arrivée en Chine est réduite à 10 jours, contre 21 initialement.

Les passagers arrivant en Chine devront rester sept jours à l’hôtel puis respecter trois jours d’observation à domicile, a précisé le ministère de la Santé.

Il ne s’agit « absolument pas d’un assouplissement » de la politique sanitaire dite de zéro Covid mais d’un « ajustement », a averti un responsable, Lei Zhenglong.

Fermement défendue par le président chinois Xi Jinping, la stratégie zéro Covid consiste en des confinements, des quarantaines à l’arrivée sur le territoire, l’isolement des personnes contaminées et à la quasi-fermeture des frontières.

Assouplissement très progressif

Les nouvelles mesures ont été perçues par les marchés comme un signal positif pour une économie éprouvée par les mesures sanitaires qui pénalise échanges humains et chaîne d’approvisionnement.

Les Bourses de Hong Kong et Shanghai ont terminé mardi en hausse de près de 1 %.

Les autorités sanitaires locales de Pékin et Canton ont toutefois indiqué à l’AFP n’avoir reçu pour l’heure aucune instruction pour réduire la durée des quarantaines pour les vols internationaux.

Depuis avril, un nombre croissant de villes pilotes avait déjà réduit à dix jours la quarantaine pour les arrivées de l’étranger.

« De longues quarantaines ne sont plus nécessaires », la période d’incubation pour la souche Omicron du coronavirus étant plus courte, relève Yanzhong Huang, spécialiste de santé publique au Council on Foreign Relations, un cercle de réflexion américain.

L’essentiel des retours en Chine concerne des ressortissants chinois.

Mais ces derniers mois, le pays autorise de nouveau au compte-goutte un certain nombre d’étrangers à revenir en Chine, à l’exception notable des touristes.

Les étudiants en provenance de plusieurs pays, dont l’Inde et le Pakistan, peuvent ainsi prétendre à un visa pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Crainte d’un rebond

Mais les vols internationaux restent rares, très onéreux et sont fréquemment annulés, Pékin appliquant des pénalités lorsqu’un certain nombre de passagers sont testés positifs sur des liaisons.

Vendredi, l’aviation civile chinoise a indiqué être en discussion avec un certain nombre de pays pour augmenter progressivement les liaisons avec la Chine.

La plupart des analystes doutent cependant que des changements majeurs surviennent à court terme.

En fin d’année doit en effet se tenir en Chine le 20e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), au cours duquel le président Xi Jinping devrait obtenir un troisième mandat à la tête du pays.

A l’approche de cet événement considéré comme sensible pour le pouvoir, les autorités veulent éviter tout regain épidémique.

Pour prévenir tout risque, la Chine a déjà fortement restreint les départs à l’étranger de ses ressortissants. Les voyages non essentiels ne sont pas autorisés et la plupart des renouvellements de passeport pour les Chinois ont été suspendus.

Alors que des voix plaident ces derniers mois pour un assouplissement des restrictions sanitaires, le président Xi Jinping insiste pour poursuivre la politique zéro Covid.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: La santé publique n’écarte pas une recrudescence des cas de COVID-19 cet été

juin 17, 2022
Une femme tient un vaccin entre ses mains avec des gants et porte un masque.

Les nouveaux variants BA.4 et BA.5 de la famille Omicron pourraient relancer la contagion au pays cet été, selon la santé publique. Photo : AP/Matt Rourke

Les indicateurs de transmission de la COVID-19 se stabilisent ou diminuent un peu partout au pays, mais une recrudescence est « possible » au cours de l’été avec l’arrivée des nouveaux variants BA.4 et BA.5 de la famille Omicron, prévient la santé publique fédérale.

Ces variants ont un avantage de croissance par rapport aux autres et semblent avoir un échappement immunitaire, a indiqué l’administrateur adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, en point de presse vendredi, alors qu’il faisait le point sur la situation de la COVID-19 et de la variole simienne.

L’agence fédérale a observé que les BA.4 et BA.5 ont gagné du terrain dans les dernières semaines. Cette tendance se constate aussi en Europe, notamment au Portugal, où le BA.5 est devenu dominant, causant une montée des infections.

Même si l’été est habituellement synonyme de ralentissement pour le virus, c’est possible qu’on ait une recrudescence ici au Canada, a affirmé le Dr Njoo, accompagné de l’administratrice en chef de la santé publique fédérale, la Dre Theresa Tam.

On commence à voir une augmentation du pourcentage des variants BA.4 et BA.5. C’est à suivre, a-t-il ajouté, sans toutefois préciser les régions qui connaissent en ce moment une activité accrue de la COVID-19 au pays.

Les Drs Tam et Njoo ont invité les gens à rester préparés à une résurgence et à prendre des mesures de protection individuelle, comme la vaccination, alors que les occasions de se rassembler seront plus nombreuses pendant la saison estivale.

Par ailleurs, le Dr Njoo a confirmé que Santé Canada analyse actuellement une demande de Moderna pour administrer le vaccin contre la COVID-19 aux enfants de moins de cinq ans. Une réponse devrait venir dans les prochaines semaines.

Les États-Unis ont autorisé vendredi les vaccins de Pfizer et de Moderna chez les tout-petits dès l’âge de six mois.

168 cas de variole simienne

Sur le plan de la variole simienne, le Canada compte en date du 17 juin 168 cas, dont la grande majorité sont au Québec avec 141 infections rapportées. L’Ontario suit avec 21 cas; viennent ensuite l’Alberta et la Colombie-Britannique, avec respectivement quatre et deux cas, ont indiqué les deux médecins en chef.

« Les autorités locales de santé publique nous disent que le taux de croissance semble être en voie de ralentir, mais nous devons surveiller la situation dans les prochaines semaines. »— Une citation de  Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Tous les cas dont des renseignements ont été fournis à l’Agence de la santé publique du Canada sont des hommes âgés de 20 à 69 ans, et plusieurs se rapportent à des contacts sexuels avec d’autres hommes.

Néanmoins, toute personne, quels que soient son orientation sexuelle et son sexe, peut être infectée par le virus ou le propager, ont rappelé les autorités fédérales.

Theresa Tam à Ottawa.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam Photo: La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

La tenue de nombreux événements et festivals, notamment en lien avec le mois des Fiertés, sera une occasion de sensibiliser la population à la maladie pour briser la chaîne de propagation.

Nous examinons toutes les façons dont on peut freiner la transmission. L’une des choses importantes que l’on fait, c’est d’augmenter la sensibilisation tant dans les communautés touchées que parmi les travailleurs de la santé, a affirmé la Dre Tam.

Les messages pour éviter la stigmatisation d’une communauté seront également importants, a-t-elle précisé.

La transmission peut survenir lors de contacts étroits avec une personne atteinte ou avec des objets personnels qu’elle a utilisés comme de la literie.

Montréal, épicentre de l’épidémie

Au Québec, la santé publique a élargi cette semaine la vaccination aux hommes qui comptent avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Elle était auparavant réservée aux personnes ayant eu des contacts avec des personnes infectées par le virus.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a mentionné mardi que la métropole québécoise était l’épicentre de la variole simienne en Amérique, alors qu’elle comptait 126 cas.

L’Organisation mondiale de la santé doit convoquer la semaine prochaine un comité d’urgence d’experts pour déterminer si cette épidémie croissante doit être considérée comme une urgence sanitaire mondiale.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Canada: Justin Trudeau infecté par la COVID-19 pour une deuxième fois

juin 13, 2022
Portrait du premier ministre Justin Trudeau, la main au visage.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (archives) Photo : La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

Justin Trudeau a annoncé lundi qu’il a été infecté par la COVID-19, mais qu’il se porte bien. C’est la deuxième fois depuis le début de l’année que le premier ministre du Canada est contaminé par le coronavirus.

J’ai un résultat positif à la COVID-19. Je vais suivre les consignes de santé publique et m’isoler. Je vais bien, et c’est grâce à mes vaccins, a écrit M. Trudeau sur Twitter lundi avant-midi.

Si ce n’est déjà fait, obtenez vos vaccins ou doses de rappel. Protégeons notre système de santé et protégeons-nous les uns les autres, a-t-il ajouté par la même occasion.

La semaine dernière, le premier ministre canadien était à Los Angeles, en Californie, à l’occasion du Sommet des Amériques.

Il y a rencontré le président américain, mais la Maison-Blanche a affirmé lundi que M. Biden n’était pas considéré comme un contact étroit de M. Trudeau.

Selon son itinéraire officiel, M. Trudeau a aussi rencontré lors du sommet la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le premier ministre jamaïcain Andrew Holness et le président dominicain Luis Abinader.

M. Trudeau a été contaminé à la COVID-19 une première fois à la fin du mois de janvier, trois semaines après avoir reçu sa troisième dose d’un vaccin contre la maladie.

Sa femme, Sophie Grégoire, a contracté le coronavirus en mars 2020, au début de la pandémie, après un voyage au Royaume-Uni.

Radio-Canada avec les informations de Reuters

États-Unis : fini, les tests Covid-19 pour les voyageurs arrivant en avion

juin 10, 2022

Dès dimanche, les tests de dépistage contre le Covid-19 ne seront plus nécessaires pour se rendre aux États-Unis, a annoncé Washington.

L'O'Hare International Airport, a Chicago, aux Etats-Unis
L’O’Hare International Airport, à Chicago, aux États-Unis© KAMIL KRZACZYNSKI / AFP

La Maison-Blanche a annoncé, ce vendredi, la levée de l’obligation de test de dépistage du Covid-19 pour les voyageurs arrivant dans le pays par avion. En décembre 2021, alors que le pays était confronté à l’arrivée du variant Omicron, les autorités sanitaires avaient durci les procédures de test pour entrer aux États-Unis. Tous les voyageurs âgés de plus de 2 ans, embarquant dans un vol depuis l’étranger à destination des États-Unis, devaient présenter un test négatif de moins d’un jour avant le décollage, et ce, quel que soit leur statut vaccinal.

Selon un porte-parole de la présidence, Kevin Munoz, qui a annoncé sur Twitter la levée de cette exigence, les autorités sanitaires vont continuer « à évaluer les besoins en fonction de la science et du contexte de la circulation des variants ». La fin de l’obligation entrera en vigueur dimanche, selon des médias américains.

Plusieurs autres pays, notamment en Europe, avaient déjà cessé d’exiger un test pré-embarquement de la part des voyageurs internationaux. À la suite d’une décision de justice, le port obligatoire du masque a aussi été levé aux États-Unis en avril dans les transports publics, et notamment dans les avions.

100 000 nouveaux cas quotidiens

Les États-Unis enregistrent actuellement plus de 100 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs largement sous-estimé selon les experts. La hausse récente a été liée aux sous-variants d’Omicron.

Environ 300 personnes meurent toujours de la maladie dans le pays quotidiennement, mais les autorités sanitaires soulignent désormais les nombreux remèdes disponibles, dont les vaccins, mais aussi l’antiviral Paxlovid en cas d’infection.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Fini la vaccination à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières

juin 7, 2022
L'affiche indiquant l'entrée du centre de vaccination à la bâtisse industrielle.

L’engouement pour la vaccination contre la COVID-19 a baissé dans les dernières semaines (Archives). Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Le centre de vaccination contre la COVID-19 à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières fermera ses portes à la fin du mois. Les Trifluviens qui souhaitent se faire vacciner devront maintenant se rendre dans les locaux de l’ancien concessionnaire KIA, au 3790, boulevard Gene H.-Kruger à partir du 1er juillet prochain.

L’engouement a un peu baissé pour la vaccination. Nous, on s’ajuste aux besoins de la population, explique Philippe Lehoux, agent d’information au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Le déménagement vise aussi à faire de la place à l’Exposition agricole de Trois-Rivières. Lors de sa prochaine édition en juillet, l’Expo pourra réintégrer les locaux qu’elle avait l’habitude d’utiliser.

Le CIUSSS assure que l’offre vaccinale dans la région ne changera pas. À Trois-Rivières, la vaccination restera offerte les vendredis et les samedis avec et sans rendez-vous. Il n’y a rien qui change, c’est seulement le local, maintient M. Lehoux.

Le CIUSSS ne prévoit pas de réintégrer la Bâtisse industrielle pour le moment.Des bureaux à cloisons à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Le centre de vaccination à la Bâtisse industrielle a accueilli de nombreuses personnes. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Signe que l’engouement diminue, 4617 doses ont été administrées dans la semaine du 9 mai 2022, alors que 1452 l’ont été dans la semaine du 30 mai.

Au plus fort de la pandémie, seulement à Trois-Rivières, 14 889 doses avaient été distribuées dans la semaine du 9 janvier.

La clinique de Saint-Tite déménage aussi

De son côté, la clinique de vaccination de Saint-Tite, actuellement située au 375, rue Adrien-Bélisle, déménagera temporairement pour la saison estivale.

À partir du 16 juin et jusqu’au 29 septembre inclusivement, la vaccination sera offerte sans rendez-vous, tous les jeudis de 11 h à 17 h au CLSC de Saint-Tite, situé au 750, rue du Couvent.

Le déménagement libérera le local actuel pour permettre notamment la tenue des camps de jour de la Ville.

Le centre de vaccination sera de retour au Centre communautaire Armand-Marchand au début du mois d’octobre.

Toujours temps de se faire vacciner

Le CIUSSS continue d’encourager la population à se faire vacciner. Les derniers chiffres pour la Mauricie et le Centre-du-Québec indiquent que 64 % de la population a reçu sa 3e dose de vaccin alors que 17 % a obtenu sa 4e dose.

Avec Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger

Canada: Terminé le port du masque obligatoire au Québec à compter de minuit

mai 13, 2022
Une femme porte le masque avec son enfant dans un commerce.

À compter de minuit, la nuit prochaine, il ne sera plus obligatoire de porter un couvre-visage dans les commerces, les restaurants, les bars, les lieux de culte, les salles de sport, les salles de spectacles etc. Photo : Getty Images/Armarie

Après avoir dû porter le masque dans les lieux publics intérieurs pendant près de deux ans, les Québécois n’y seront plus tenus à compter de minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, sauf dans les transports en commun et les établissements de soins de santé.

Il ne sera plus nécessaire de porter le couvre-visage dans les restaurants, dans les salles de spectacle, dans les bars, dans les lieux de culte, dans les centres sportifs, dans les salles d’entraînement, mais aussi dans les écoles, dans les centres de la petite enfance ainsi que dans les transports scolaires.

Tous les indicateurs suivis par les autorités sanitaires étant à la baisse (décès, infections, hospitalisations, taux de positivité, absentéisme dans le réseau de la santé et les écoles), le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, a confirmé mercredi que la sixième vague de COVID-19 tirait bel et bien à sa fin au Québec.Une infirmière masquée parle à un patient alité dans une chambre d'hôpital.

Le masque demeure obligatoire dans tous les établissements de santé ainsi que dans les transports en commun. Photo : Getty Images/Tempura

Pas la fin du masque pour autant

La santé publique continue néanmoins de recommander le port du masque pour se prémunir contre la COVID-19 et les autres virus respiratoires.

En conférence de presse, mercredi, le Dr Luc Boileau a réitéré à plusieurs reprises que la levée de l’obligation ne signifie pas pour autant son abolition. Et encore moins que la pandémie est finie, a-t-il martelé.

C’est pourquoi le port du masque demeurera obligatoire jusqu’à nouvel ordre dans les transports en commun ainsi que dans tous les établissements de santé, y compris les cliniques médicales, les RPArésidence privée pour aînés et les CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée.

Également, toutes les personnes qui désirent continuer de porter le couvre-visage pour se protéger et protéger les autres sont invitées à le faire, à commencer par les personnes âgées, malades, immunosupprimées ou dont l’état de santé les expose davantage à des complications médicales.

Le port du masque pourrait aussi être maintenu par certains employeurs pour des raisons de santé et de sécurité dans certaines usines ou dans des commerces où on offre des services personnels, comme les salons de coiffure ou les cliniques de soins esthétiques, par exemple.

Les Québécois sont par conséquent invités à respecter ceux et celles qui choisiront de continuer de porter le masque, tout comme ceux qui décideront de ne plus le faire.

Des milliers de Québécois demeurent à risque

À ce chapitre, l’Association des Patients Immunodéficients du Québec (APIQ), rappelle que les personnes qui souffrent de problèmes immunitaires devront continuer de porter le masque et prendre les précautions nécessaires pour éviter le risque de conséquences graves, voire fatales, sur leur santé.

C’est pourquoi l’association demande à la population de rester accommodante envers ces personnes.

Le lourd fardeau sur des millions de Québécois qui ont eu à adopter le port du masque régulier depuis deux ans demeure une lutte quotidienne pour les Québécois immunosupprimés et immunodéficients qui le portaient déjà couramment avant la pandémie, ajoute l’APIQ.Un Immunoclip sur un masque.

Les personnes immunodéficientes sont invitées à porter l’«Immunoclip» pour indiquer aux gens leur condition de santé particulière. Photo : Radio-Canada/Pierre-Alexandre Bolduc

Les personnes immunodéficientes sont par ailleurs incitées à porter « l’Immunoclip » sur leur masque – un indicateur arborant un i rouge qui s’attache au masque – pour indiquer aux gens leur condition de santé fragile.

665 jours plus tard…

Mine de rien, les Québécois sont tenus de porter le couvre-visage en public à l’intérieur depuis près de 22 mois.

Le décret, assorti d’amendes allant de 400 $ à 6000 $ pour les contrevenants, était entrée en vigueur le 18 juillet 2020, sur ordre du gouvernement Legault qui subissait alors d’importantes pressions médiatiques et politiques.

Le port obligatoire du masque avait été maintenu, depuis, au Québec, en dépit de son abandon dans la majorité des provinces du pays, ces derniers mois.

L’annonce de sa levée était fort attendue au Québec, d’autant plus qu’elle avait a été repoussée à deux reprises en raison du nombre élevé d’hospitalisations et de cas d’infection dans la population au sortir de l’hiver. Elle devait d’abord entrer en vigueur le 5 avril, avant d’être reportée par les autorités au 21 avril et finalement au 14 mai.

Cette fois semble la bonne

Radio-Canada par Stéphane Bordeleau