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Cameroun : décès d’Ibrahim Mbombo Njoya, roi des Bamouns

septembre 27, 2021
Ibrahim Mbombo Njoya

Le sultan s’est éteint ce lundi 27 septembre. Il avait contracté le Covid-19 et avait dû être évacué vers la France, où il avait été hospitalisé. À 83 ans, il demeurait l’une des personnalités les plus influentes du pays.

C’est la fin d’une ère pour les Bamouns, ce peuple installé depuis sept siècles dans les montagnes de l’ouest du Cameroun. Le sultan Ibrahim Mbombo Njoya, 83 ans, est décédé ce lundi, au petit matin, à l’Hôpital américain de Paris. Dix-neuvième sultan des Bamouns, il y avait été admis à la mi-septembre, après avoir contracté le Covid-19.

Né le 27 octobre 1937 à Foumban, Ibrahim Mbombo Njoya en était devenu le sultan le 10 aout 1992, remplaçant à ce poste son père, Seidou Njimouluh Njoya. Diplômé de l’Institut d’études administratives de Dakar, il avait intégré l’administration camerounaise en 1958, soit deux ans avant l’indépendance, en tant que secrétaire du haut-commissaire de la République française au Cameroun. Le début d’une longue carrière publique, au cours de laquelle il aura occupé à sept reprises des fonctions ministérielles et à deux reprises celles d’ambassadeur.

D’Ahmadou Ahidjo à Paul Biya

En 1992, Ibrahim Mbombo Njoya avait mis un terme à sa carrière administrative à la faveur de son intronisation, mais il n’avait pas renoncé à la politique. D’abord membre haut placé de l’Union nationale du Cameroun (UNC) d’Ahmadou Ahidjo, il avait ensuite rejoint, dès sa création en 1985, le comité central et le bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple du Cameroun (RDPC, au pouvoir).

Les 29 années de son règne auront été relativement calmes, mais son parcours politique aura été émaillé de rudes batailles, et ce dès l’avènement du multipartisme. La plus féroce d’entre elles l’a opposé à son cousin, Adamou Ndam Njoya, fondateur de l’Union démocratique du Cameroun (UDC, opposition) : tous deux se battront pour Foumban lors des élections municipales de 1996 et le sultan sera sèchement battu dans son propre royaume. L’opposition entre les deux hommes demeurera vive jusqu’au décès d’Adamou Ndam Njoya, en mars 2020. 

Ce revers n’a pas empêché Ibrahim Mbombo Njoya et le président Paul Biya d’être proches, le sultan des Bamouns étant considéré comme l’un des hommes les plus influents de la République. En 2013, il fut même pressenti pour occuper la présidence du Sénat, ce qui aurait fait de lui la deuxième personnalité du pays. Mais Paul Biya en décida finalement autrement, lui préférant Marcel Niat Njifenji, originaire de l’Ouest bamileke.

Une bataille pour la succession de Mbombo Njoya devrait maintenant s’ouvrir. Monogame pendant la trentaine d’années qui a précédé son accession au trône, le sultan des Bamoun laisse neuf veuves ainsi qu’une trentaine d’enfants. Or selon la tradition bamoun, ne peuvent prétendre au trône que ceux qui sont nés durant son règne. Dans la querelle qui se profile, nul doute que sa dernière épouse, l’influente africaine-américaine Kadidj Jennifer James Mbombo Njoya, devrait jouer les arbitres.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute

Canada/COVID-19 : l’ancien médecin hygiéniste en chef demande plus de restrictions sanitaires

septembre 26, 2021

L’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, appelle le nouveau ministre de la Santé, Jason Copping, à mettre en place davantage de restrictions sanitaires dans la province afin d’alléger la pression sur les hôpitaux.

La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n'ont pas reçu leur deuxième dose.

© Jefferson Bernardes/Associated Press La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n’ont pas reçu leur deuxième dose.

Dans une lettre adressée à la province, l’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, ainsi que le médecin en soins intensifs à la retraite et coprésident du comité stratégique sur la COVID-19 de l’Association du personnel médical de la zone d’Edmonton, Noel Gibney, émettent sept recommandations urgentes» :

  • Le transfert de patients aux soins intensifs vers d’autres provinces dès maintenant.
  • L’obligation de présenter une preuve vaccinale pour accéder à tous les services non essentiels.
  • La mise en place, pendant au moins quatre semaines, d’une série de restrictions visant à freiner la propagation du virus, incluant la fermeture des bars, des salles à manger à l’intérieur et des salles de sport ainsi que l’imposition de limites pour la capacité d’accueil des espaces intérieurs comme les lieux de cultes et les magasins.
  • Rendre le port du couvre-visage obligatoire dans les écoles, incluant lorsque les élèves sont assis en classe.
  • Le traçage des contacts de personnes infectées.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés et les fournisseurs de services du gouvernement et des organismes comme Alberta Blue Cross, le Workers’ Compensation Board (WCB) de l’Alberta, etc.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés de commerces essentiels et non essentiels.

L’impact des non-vaccinés

En Alberta, 73,4 % des personnes âgées de 12 ans et plus sont pleinement vaccinées, ce qui représente 62,4 % de la population totale de la province.

Les deux experts affirment que les personnes non vaccinées sont celles qui créent la pression actuelle sur le système de santé de la province.

Ils ajoutent que les politiques du gouvernement de Jason Kenney ainsi que le plan de réouverture de la province mis en branle en juillet sont à l’origine de la quatrième vague.

[Les gens] ne peuvent pas avoir accès à des traitements de chimiothérapie, à des chirurgies non urgentes et pourraient éventuellement faire face à un protocole de triage qui pourrait engendrer des conséquences encore plus graves en raison de la surcharge du système de santé», déplore James Talbot, en entrevue sur les ondes de CBC.

Dans leur lettre, les deux experts se montrent pessimistes face à l’avenir de l’Alberta.

Même si on mettait en place ces mesures aujourd’hui, il faudrait attendre au moins quatre semaines pour qu’elles aient un impact sur les hospitalisations aux soins intensifs», écrivent-ils. Le temps presse. Les Albertains méritent mieux. »

Déplacement de patients : un dernier recours

Selon eux, le transfert de patients hospitalisés aux soins intensifs vers d’autres provinces est la seule manière d’éviter la mise en place d’un protocole de triage.

Ils précisent toutefois que même si cela permettrait à d’autres personnes d’obtenir les soins dont elles ont besoin, déplacer un patient à des milliers de kilomètres comporte des risques.

James Talbot souligne le décalage entre la vie quotidienne dans la province et la réalité des travailleurs de la santé.

Je ne sais pas comment il est possible de gérer l’impact psychologique du décalage entre la vie qui suit son cours dans la communauté et les hôpitaux qui sont sur le point de s’effondrer», a-t-il déclaré en entrevue.

Avec Associated Press par  Andréane Williams

En Guyane, le Covid-19 est hors de contrôle

septembre 24, 2021

Vingt et une personnes sont mortes ces sept derniers jours, un record, dans une région où le vaccin a toutes les difficultés du monde à s’imposer.

En Guyane francaise, l'epidemie de Covid-19 ne connait pas le reflux qu'on constate en metropole.
En Guyane française, l’épidémie de Covid-19 ne connaît pas le reflux qu’on constate en métropole.© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

La situation est quasi catastrophique. Sur les sept derniers jours, rapporte le bulletin épidémiologique de Santé publique France, 21 personnes sont décédées du Covid-19 en Guyane. « Jamais la Guyane n’avait enregistré autant de décès et d’admissions en réanimation », note l’ARS, qui souligne que les chiffres dépassent déjà largement ceux remontés lors de la première vague de Covid-19.

130 personnes sont actuellement hospitalisées dans un état grave dans l’un des trois hôpitaux de la région. Une surcharge qui fait craindre aux chefs de service la mise en place, dans les jours prochains, d’un « tri des patients ». Une situation d’autant plus révoltante qu’en Guyane, le vaccin rencontre un succès très faible.

« J’essaie de comprendre pourquoi les gens ne veulent pas être vaccinés alors que nous subissons des vagues de plus en plus graves », a exprimé mercredi sur Guyane La 1e Didier Guidoni, directeur de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni. Dans ce territoire de 300 000 habitants, où un habitant sur deux à moins de 25 ans, la vaccination est toujours à la peine avec « 30,5 % » de vaccinés chez les plus de 12 ans, selon les données officielles.

Le ministre des Outre-Mer sur place

C’est la couverture vaccinale la plus basse des régions françaises, avec la Guadeloupe. «  30 % de la population majeure est certaine de ne pas se faire vacciner », indiquait la dernière étude de l’Institut Pasteur de Guyane, expliquant cette situation par le « manque de confiance dans les autorités locales » et dans « le vaccin », et par un sentiment de « protection » acquise au cours des vagues précédentes de Covid-19.

Le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, est attendu ce vendredi et jusqu’au 28 septembre en Guyane. Il se déplacera samedi à l’hôpital de Cayenne afin de constater la situation et d’adresser un message à l’attention des soignants. Les autorités recensent depuis le début de la pandémie plus de 250 décès liés au Covid-19 en Guyane, dont un quart ces 45 derniers jours.

Par Le Point avec AFP

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

septembre 23, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Frederic J. BROWN

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

-3ème dose pour les plus de 65 ans aux Etats-Unis –

Les Etats-Unis ont autorisé mercredi l’injection d’une troisième dose de vaccin anti-Covid de Pfizer à partir de 65 ans et pour les personnes à « risque », a annoncé l’Agence américaine des médicaments.

La dose de rappel pourra être administrée à partir de six mois après la deuxième injection.

Washington veut mener la riposte mondiale contre la pandémie

Les Etats-Unis vont doubler leurs dons de vaccins contre le Covid-19, portant le total de doses promises à des pays pauvres à plus de 1,1 milliard, a annoncé Joe Biden mercredi, affichant clairement son intention de mener la riposte mondiale contre la pandémie.

« J’ai fait la promesse, et je la tiens, que l’Amérique sera l’arsenal de vaccins du monde, tout comme elle a été l’arsenal de la démocratie pendant la Seconde Guerre mondiale », a-t-il dit depuis la Maison Blanche.

Les Etats-Unis vont acheter et distribuer aux pays en développement 500 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech, ce qui porte leurs promesses de dons à 1,1 milliard de doses, en prenant en compte de précédentes annonces.

Pfizer et BioNTech ont précisé que ces doses, fabriquées aux Etats-Unis, seraient distribuées à 92 pays en voie de développement identifiés par le mécanisme international Covax et aux 55 Etats membres de l’Union africaine.

Un ministre brésilien positif à l’ONU

Le ministre brésilien de la Santé, Marcelo Queiroga, a été « testé positif au Covid-19 » après avoir participé mardi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, inaugurée par le président Jair Bolsonaro.

Jair Bolsonaro, qui s’est montré sans masque à plusieurs reprises au cours du voyage, n’a pas été vacciné contre le Covid-19 et a répété qu’il serait « le dernier » Brésilien à recevoir le vaccin.

M. Queiroga était aux côtés de M. Bolsonaro lors de plusieurs événements, dont une rencontre lundi avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a été filmé lui serrant la main.

Plus de 6 milliards de doses de vaccin

Plus de six milliards de doses de vaccins ont été administrées dans le monde, selon un décompte réalisé mercredi par l’AFP à 09H30 GMT à partir de sources officielles.

La vaccination reste très inégalitaire: les pays à « revenu élevé » selon le classement de la Banque mondiale ont administré en moyenne 124 doses pour 100 habitants, les pays à « faible revenu » seulement 4.

Amnesty accuse les labos de délaisser les pays pauvres

Amnesty international a accusé les groupes pharmaceutiques qui produisent les vaccins contre le Covid-19 d’alimenter une « crise des droits humains sans précédent », réclamant l’octroi de deux milliards de doses aux pays pauvres.

Les cas repartent à la hausse à Moscou

La capitale russe est confrontée à une nouvelle hausse des cas, a annoncé la mairie de Moscou, quelques semaines seulement après une vague meurtrière provoquée par le variant Delta.

France: le pass sanitaire maintenu

Le pass sanitaire est maintenu pour l’instant dans tous les départements français malgré la décrue de l’épidémie qui se « confirme jour après jour », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

L’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée à partir du 4 octobre dans les départements les moins touchés.

Le Sri Lanka va demander un prêt à la Banque mondiale

Le Sri Lanka va solliciter un prêt d’urgence de 100 millions de dollars auprès de la Banque mondiale afin de financer sa campagne de vaccination.

Virus proches du SARS-CoV ?2 chez des chauves-souris

Ce pourrait être une « avancée majeure » dans la recherche des origines du Covid-19: des chercheurs de l’Institut Pasteur ont identifié dans le nord du Laos des virus proches du SARS-CoV ?2 chez des chauves-souris, capables d’infecter l’homme.

Les conclusions de ces travaux, en libre accès sur la plateforme scientifique « Research Square », doivent encore faire l’objet d’une évaluation par les pairs en vue d’une publication dans une revue scientifique.

Allemagne: pas de salaire pour les non-vaccinés en quarantaine

Les salaires des personnes non vaccinées ne seront bientôt plus pris en charge en Allemagne durant les périodes de quarantaine, a annoncé le ministre de la Santé.

La décision, négociée avec les régions allemandes, entrera en vigueur le 1er novembre.

Plus de 4,7 millions de morts

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 4.705.691 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (681.067), devant le Brésil (592.316), l’Inde (445.768), le Mexique (272.580) et la Russie (200.625).

L’Organisation mondiale de la santé estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

Avec AFP par burx-dth/roc

Premiers vaccinés, les Israéliens ont l’un des plus hauts taux d’infection du monde

septembre 19, 2021

Qu’ont en commun Israël, le Royaume-Uni et l’Alberta? Des taux de vaccination relativement élevés, mais des hausses importantes dans le nombre de cas et d’hospitalisations liés à la COVID-19. Une levée rapide des mesures et des campagnes de vaccination différentes expliquent en partie cette recrudescence des infections.

Le retour à l'école fait craindre une hausse importante des infections chez les jeunes, qui ne sont pas encore éligibles au vaccin contre la COVID-19.

© AMIR COHEN/Reuters Le retour à l’école fait craindre une hausse importante des infections chez les jeunes, qui ne sont pas encore éligibles au vaccin contre la COVID-19.

Plus de 60 % de la population totale en Israël est vaccinée, 65 % au Royaume-Uni et 54 % aux États-Unis. Cela n’a pas empêché ces pays de connaître des niveaux presque records de nouvelles infections.

Israël a en ce moment le plus haut taux d’infection du monde; le taux dans ce pays est deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et aux États-Unis. Au Royaume-Uni, le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter et aux États-Unis, on dénombre actuellement près de 2000 décès par jour.

Selon le professeur Barry Pakes, certains éléments comme le relâchement précoce des mesures sanitaires et la diminution de l’efficacité du vaccin expliquent pourquoi certains endroits sont frappés plus durement. Mais il ne faut pas oublier les particularités de chaque juridiction, dit-il.

«Les comparaisons internationales sont compliquées parce que la COVID-19 est compliquée», dit Barry Pakes, professeur de santé publique et médecine préventive à l’école de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Il ajoute que le niveau de dépistage et la démographie peuvent avoir un effet sur le contrôle du virus.

Par exemple, un élément qui explique en partie la hausse importante de cas en Israël est le fait que le pays a une population très jeune, dont plusieurs enfants qui ne sont pas encore admissibles au vaccin.

Il faut rappeler qu’au Canada et ailleurs dans le monde, la majorité des infections sont détectées chez les personnes non vaccinées. Les jeunes, qui ne sont pas admissibles au vaccin, sont parmi les plus touchés lors de cette dernière vague.

Un relâchement des mesures trop rapide

De nombreuses restrictions sanitaires ont été abandonnées au Royaume-Uni.

© HENRY NICHOLLS/Reuters De nombreuses restrictions sanitaires ont été abandonnées au Royaume-Uni.

Plusieurs experts croyaient — à tort — qu’Israël — qui a été l’un des premiers pays à vacciner la majorité de sa population — avait atteint une immunité collective. Toutefois, Israël a réussi à vacciner moins de 65 % de la population.

«Nous avons fait des erreurs parce que nous pensions avoir gagné la guerre, mais nous comprenons maintenant que nous n’avons gagné qu’une seule bataille. La guerre est toujours en cours et nous devons vacciner encore plus de personnes», a récemment déclaré le Pr Salman Zarka, qui conseille le gouvernement israélien dans la lutte contre la COVID-19, dans une entrevue avec le journal Times of Israël.

Selon le Pr Pakes, l’arrivée du variant Delta fait en sorte qu’il est nécessaire de vacciner 90 % de la population, y compris les enfants, pour arriver à contrôler la pandémie. Aucun pays dans le monde n’a atteint ce seuil. Seuls le Portugal, l’Islande et les Émirats arabes unis s’en approchent avec 80 % de leur population vaccinée.

Se croyant protégés par la vaccination, Israël et le Royaume-Uni ont abandonné au début de l’été le port du masque en public. Ils ont éliminé presque toutes les mesures sanitaires (y compris l’obligation de s’isoler après avoir été en contact avec une personne infectée) et ont permis l’ouverture de bars, de clubs et la tenue de grands événements sportifs et culturels. Israël a temporairement abandonné son passeport vaccinal; le Royaume-Uni a renoncé à l’idée d’en imposer un.

La situation est la même dans plusieurs États américains – notamment en Floride – où le taux de vaccination est très bas et où l’on a permis une réouverture complète. Le gouverneur a par ailleurs proscrit le port du masque à l’école.

Le variant Delta — qui est beaucoup plus contagieux — est venu leur prouver qu’ils étaient encore loin d’avoir gagné la bataille contre le coronavirus. Israël a réimposé le port du masque à l’intérieur, limité les rassemblements et intensifié les dépistages.

«Ces pays on fait beaucoup moins attention que nous au niveau des mesures autres que la vaccination. Ils sont allés beaucoup trop vite. Tu regardes l’Alberta, c’est la même chose et maintenant les cas et les hospitalisations augmentent en flèche», dit le Dr André Veillette, immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

En Alberta, ainsi qu’en Colombie-Britannique et en Saskatchewan – où les restrictions ont été largement éliminées cet été – voient désormais des records de cas et d’hospitalisations. «Nous avons eu une expérience naturelle avec l’Alberta et nous voyons les résultats catastrophiques», dit le Pr Pakes.

La médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, a d’ailleurs fait son mea culpa cette semaine, disant que la levée précoce des mesures avait propulsé l’Alberta dans une nouvelle vague sans précédent.

De plus en plus de pays commencent à imposer une forme de passeport vaccinal pour accéder à certaines activités et à certains lieux publics. Quel sera l’effet de cette mesure? S’il est encore difficile de le dire avec certitude, on peut déjà voir qu’en France, le taux d’infection vient de tomber sous la barre des 100 cas pour 100 000 habitants, pour la première fois depuis mi-juillet.

Rappelons que la France a imposé un passeport sanitaire le 9 août dernier et que le taux de vaccination a par la suite augmenté. De plus, en août, plusieurs régions en France ont réintroduit le port du masque obligatoire dans les lieux publics.

Le professeur Pakes ajoute que la baisse des cas en France est possiblement en partie due au fait que la population est de plus en plus habituée à vivre en temps de pandémie et qu’elle s’autorégule lorsque nécessaire. «Quand les cas augmentent, les gens paniquent et même s’il n’y a pas de confinement, les gens réduisent leurs contacts et font plus attention.»

Diminution de l’immunité vaccinale

À Tel-Aviv, un homme reçoit sa troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

© / (Oded Balilty/The Associated Press) À Tel-Aviv, un homme reçoit sa troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

En Israël, environ 3 millions de personnes ont déjà reçu une troisième dose du vaccin et le pays parle désormais d’une quatrième dose. Selon les données de ce pays, l’immunité du vaccin diminue après quelques mois et expliquerait en partie l’augmentation des nouvelles infections.

Est-ce que le Canada et les États-Unis, qui ont commencé à vacciner un peu plus tard qu’Israël, pourraient bientôt faire face à une immunité qui diminue avec le temps? Une personne vaccinée en janvier a-t-elle moins de protection qu’une personne vaccinée en juillet?

«Je serais très surpris que les données aux États-Unis [sur la durée de l’immunité] soient différentes de celles provenant d’Israël», a dit le Dr Anthony Fauci en entrevue à Politico.

Il y a toutefois certaines nuances à apporter, précise le Pr Pakes.

D’abord, Israël a adopté une stratégie de vaccination très différente de celle du Canada. En Israël, on a administré la deuxième dose moins d’un mois après la première, le délai d’abord recommandé par les fabricants du vaccin.

Au Canada, les autorités ont opté pour un délai entre les doses entre 8 et 12 semaines. «La décision a été controversée au début au Canada. Mais il semble que cette stratégie était meilleure et offre une meilleure efficacité à long terme et contre le variant Delta», dit le Pr Pakes. La durée exacte de cette immunité n’est toutefois pas connue.

Comme en Israël, les chercheurs britanniques ont également remarqué que l’efficacité du vaccin diminuait avec le temps. Selon des données du Royaume-Uni, le vaccin Pfizer est efficace à 88 %, mais diminue à 74 % après cinq à six mois; le vaccin d’AstraZeneca est d’abord efficace à 77 %, mais diminue à 67 % après quatre à cinq mois.

De plus, au Royaume-Uni, on a majoritairement utilisé le vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca, qui est considéré comme étant un peu moins efficace que les vaccins Comirnaty de Pfizer et Spikevax de Moderna.

C’est pour ces raisons que le Royaume-Uni offre une troisième dose aux personnes de 50 ans et plus, aux résidents de centres de soins de longue durée et à tous les adultes avec des comorbidités. Compte tenu de l’efficacité moins élevée du vaccin Vaxzevria, les personnes qui l’ont reçu auront en troisième dose un vaccin à ARN.

Si Israël croyait voir des effets positifs de l’administration d’une troisième dose, cette dernière vague est loin d’être maîtrisée.

Vendredi, aux États-Unis, un comité d’experts du Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) ont recommandé l’administration d’une troisième dose du vaccin aux aînés et aux personnes plus à risque de complications liées à la COVID-19. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) doivent aussi donner leur recommandation à ce sujet, mais sembleraient plus ouverts à offrir une troisième dose à l’ensemble de la population.

Pour plusieurs experts, l’administration d’une troisième dose en ce moment n’est pas la solution magique pour contenir les nouvelles vagues.

D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de demander de ne pas administrer de troisième dose, jugeant que la priorité devrait être de s’assurer qu’une plus grande partie du monde est vaccinée avec une première dose.

Pour le Pr Pakes, il est clair que le Canada doit continuer de suivre ce qui se passe dans les autres pays, particulièrement en Israël et au Royaume-Uni. «Ces pays ont d’excellents systèmes de collecte de données, contrairement au Canada. C’est difficile d’apprendre de nos erreurs sans avoir les données pour comprendre.» Il ajoute que les experts le répètent : pour venir à bout de ce virus, il faudra vacciner 90 % de la population, y compris les enfants. Sans quoi de nouvelles vagues continueront de surgir.

Par Reuters avec Mélanie Meloche-Holubowski 

Canada: Moins de 3000 anges gardiens régularisés au Québec

septembre 18, 2021

Le programme de régularisation des demandeurs d’asile ayant travaillé au plus fort de la pandémie dans le système de santé a majoritairement profité aux anges gardiens ontariens.

Des gens manifestent.

Différentes manifestations avaient été organisées en 2020 pour pousser Québec et Ottawa à lancer ce programme de régularisation. PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / GRAHAM HUGHES

« On est content d’avoir lancé un mouvement qui a plus profité aux gens de l’Ontario qu’au Québec », confie Marjorie Villefranche, la directrice de la Maison d’Haïti.

Son commentaire, jure-t-elle, est cynique.

Comme d’autres organismes d’aide aux immigrants vulnérables, Marjorie Villefranche n’a pas digéré la décision du gouvernement Legault de restreindre l’accès au programme de régularisation des demandeurs d’asile.

Annoncé l’été 2020 par le gouvernement fédéral, ce programme a permis aux demandeurs d’asile ayant fourni des soins dans les premiers mois de la pandémie d’obtenir une résidence permanente. L’équipe de Justin Trudeau voulait élargir l’accès à ce programme (aux agents de sécurité et aux préposés à l’entretien dans les établissements de santé par exemple), mais François Legault s’y est opposé.

Ce programme a pris fin le 31 août. Au total, selon des données obtenues par Radio-Canada, Québec a finalisé moins de 1500 dossiers, ce qui correspond à environ 2900 certificats de sélection (CSQ) délivrés pour autant de personnes.

Ce chiffre pourrait légèrement grossir dans les prochains jours, puisque la date limite concerne la transmission d’une demande au gouvernement fédéral, précise une porte-parole du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI).

Sur réception de celle-ci, le gouvernement fédéral en détermine l’admissibilité à la politique d’intérêt public. Ensuite, il en informe [Québec] qui poursuit le traitement de la demande, ajoute-t-elle.

L’Ontario en tête des demandes

Combien de ces anges gardiens, tels qu’ils ont été publiquement qualifiés, ont obtenu ou vont recevoir dans l’ensemble du Canada une résidence permanente? Le chiffre final n’est pas encore connu, mais le gouvernement fédéral a reçu 5260 dossiers, pour 11 910 personnes.

Ces demandes proviennent essentiellement de l’Ontario (7085 personnes potentielles) et du Québec (4270 personnes potentielles).

Mais les exigences pour pouvoir postuler à ce programme pancanadien variaient selon les provinces. Contrairement au reste du Canada, le Québec – qui sélectionne ses propres immigrants dans plusieurs programmes d’immigration – avait sa propre liste de documents à fournir.

Si le travailleur n’avait pas le bon titre de poste, il ne pouvait pas être sélectionné par Québec, regrette Marjorie Villefrance. Pourtant, on l’a vu, avec le manque de personnel dans les CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée, tout le monde a mis la main à la pâte et a fait d’autres tâches, même si ce n’était pas l’intitulé du poste.

Aux yeux de la responsable de la Maison d’Haïti, l’un des trois organismes reconnus par Québec pour accompagner ces immigrants dans leurs démarches, les exigences du gouvernement Legault ont privé de nombreux demandeurs d’asile à ce programme.

Marjorie Villefranche.

Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti. PHOTO : RADIO-CANADA

Des gens ont abandonné ou ont été refusés. Je le sais, je le voyais en les aidant à réunir ces documents. C’était la croix et la bannière.Une citation de :Marjorie Villefranche, directrice de la Maison d’Haïti

Selon Marjorie Villefranche, 10 000 personnes, familles comprises, auraient pu revendiquer une résidence permanente, par le biais de ce programme spécial, au Québec.

Aucun élargissement envisagé

C’est très décevant, juge également Stephan Reichhold, le directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

On aurait dû, dès le départ, élargir ce programme, surtout dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre.Une citation de :Stephan Reichhold, directeur de la TCRI

Ce dernier estime que plusieurs candidats ont quitté le Québec, ces derniers mois, pour s’installer en Ontario, afin de profiter de ce programme de régularisation et de démarches simplifiées.

On se complique la vie inutilement [au Québec], clame-t-il.

À l’instar de Marjorie Villefranche, Stephan Reichhold espère encore un élargissement de ce programme, mais aussi un accès à tous ceux qui ont travaillé dans le milieu de la santé depuis la première vague de COVID-19.

Mais le gouvernement Legault ferme définitivement la porte à une telle idée.

Aucune révision, allongement, élargissement ou prolongation du Programme spécial des demandeurs d’asile en période de COVID-19 ne sera fait.Une citation de :Marie-Hélène Blouin, porte-parole du MIFI

C’est un peu mesquin quand on regarde tout ce que ces gens ont fait, assure Marjorie Villefranche. Finalement, ce n’était pas très généreux.

Avec Radio-Canada par Romain Schué

Canada: Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 demeure relativement stable au Québec

septembre 18, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 821 nouveaux cas ont été identifiés depuis le précédent bilan. La veille, il était de 837. On a recensé 402 283 cas depuis le début de la pandémie.

Santé-Québec indique que 629 de ces 821 nouveaux cas n’avaient pas été vaccinés ou avaient reçu une première dose il y a moins de 14 jours. Cent soixante-trois personnes nouvellement infectées, soit 19,8 % des nouveaux cas, avaient reçu deux doses depuis au moins sept jours.

Au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas s’élève à 751.

Trois décès se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore dorénavant 11 321 morts liées à la COVID-19 depuis son apparition au Québec.

La situation est demeurée relativement stable dans les hôpitaux où le nombre de patients est passé de 262 à 264. Vingt-sept personnes ont été admises à l’hôpital, vendredi.

Toutefois, on signale 89 personnes aux soins intensifs, six de moins que la veille.

Le nombre d’éclosions actives a légèrement diminué, passant de 509 à 508.

Un total de 32 195 analyses ont été réalisées le 16 septembre. Le taux de positivité a baissé d’un dixième de point à 2,4.

Les autorités ont aussi indiqué que 19 662 doses de vaccin, dont 12 736 deuxièmes doses, ont été administrées au cours des 24 dernières heures, pour un total de plus de 12,8 millions.

Le pourcentage de personnes âgé de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est toujours d’environ 88 %. On signale aussi qu’environ 82 % de la population québécoise a reçu une deuxième dose.

Le ministre de la Santé Christian Dubé continue la population à se faire vacciner. «Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner, c’est la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec/Manque d’infirmières : « Je suis ouvert à tous les incitatifs », dit Legault

septembre 15, 2021

 

Le premier ministre du Québec est prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

Le premier ministre François Legault.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le premier ministre François Legault.

En conférence de presse mercredi matin, François Legault a rappelé les efforts consentis par son gouvernement afin de mettre plus de ressources dans le secteur, en affichant notamment plus de postes à pourvoir.

Mais, cela n’a pas été suffisant, a-t-il reconnu. Il manque encore 4000 infirmières à travers la province.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu’au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant « étaient fatigués et pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau ».

M. Legaut s’est dit prêt à faire plus d’efforts en matière de salaire, notamment.

Le premier ministre s’est adressé particulièrement aux infirmières parties exercer dans le secteur privé.

« Toutes les infirmières qui sont dans le privé sont les bienvenues », a jouté François Legault.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Hospitalisations en forte augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec

septembre 14, 2021

Dans le bilan de la COVID-19 publié lundi, les hospitalisations liées au virus sont passées de cinq à neuf au cours de la fin de semaine. Parmi ces patients, quatre se retrouvent aux soins intensifs.

Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

© Nathan Denette/The Canadian Press Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

La situation inquiète le président directeur général adjoint du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Gilles Hudon estime que le nombre de nouveaux cas n’est pas une donnée fiable puisque les gens se font moins dépister.

Le nombre d’hospitalisations est un indicateur qui est extrêmement fiable. On commence à avoir une inquiétude, je vous dirais, qui est assez relevée», affirme le directeur en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il répète que la majorité des lits dédiés à la COVID-19 sont occupés par des personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui ne le sont pas adéquatement. Gilles Hudon ajoute que s’il reste un risque d’être infecté malgré la vaccination, le risque d’hospitalisation est 30 fois moins élevé.

On doit encore une fois redoubler d’ardeur dans la vigilance du respect des mesures [sanitaires]», insiste Gilles Hudon.

2000 employés non vaccinés

Alors que tout le personnel du milieu de la santé doit être doublement vacciné d’ici le 15 octobre sous peine d’être suspendu sans solde, il reste toujours environ 2000 employés du CIUSSS MCQ qui ne sont pas inoculés. Gilles Hudon se dit encore confiant que ceux-ci se feront vacciner avant la date limite.

Certains comme Linda, hygiéniste dentaire en Mauricie dont nous avons accepté de taire le nom de famille, affirment qu’ils ne le feront pas. Ça ne me tente pas de subir quelque chose de façon obligée. Je veux décider de façon éclairée», dit-elle au micro de l’émission Toujours le matin.

Cette professionnelle de la santé estime que plusieurs de ses questions demeurent sans réponse concernant le vaccin contre la COVID-19. Linda se questionne également sur son statut d’emploi. Elle se demande entre autres si la suspension sans solde prendra fin avec la levée des mesures sanitaires.

C’est mon employeur qui me suspend, donc moi je suis apte et disponible à travailler. Est-ce qu’à ce moment-là j’ai droit à l’assurance-emploi? Eux autres me mettent à pied parce que je ne réponds pas à leurs critères», ajoute-t-elle.

Linda s’inquiète de l’état du réseau après le 15 octobre alors que la pénurie de main-d’oeuvre se fait de plus en plus sentir. Elle-même songe à quitter sa profession à cause de la vaccination obligatoire.

Gilles Hudon affirme que des mesures sont prises pour que les services essentiels comme les chirurgies urgentes et les services d’obstétrique soient maintenus.

La pénurie existait déjà avant la période de COVID qui a débuté au printemps 2020. Tous les services qu’on a dû ajouter en période de COVID [ont] ajouté une pression très importante sur notre personnel», rappelle le directeur général du CIUSSS MCQ.

Il ajoute que des renforts arrivent par le biais du recrutement international. Gilles Hudon affirme que huit infirmières françaises viennent de s’établir dans la région.

By The Canadian Press 

Russie: Vladimir Poutine en isolement en raison de cas de COVID dans son cercle restreint

septembre 14, 2021

MOSCOU — Le président russe Vladimir Poutine s’est placé en isolement en raison de cas de COVID-19 dans son entourage, a déclaré mardi le Kremlin, ajoutant qu’il avait été testé négatif à la COVID-19.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’annonce a été faite dans un résumé par le Kremlin de l’appel téléphonique de M. Poutine avec le président du Tadjikistan. M. Poutine a été entièrement vacciné avec le vaccin russe contre la COVID-19, le Spoutnik V, recevant sa deuxième dose en avril.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré aux journalistes que Vladimir Poutine était «absolument en bonne santé», mais qu’il s’isolerait après avoir été en contact avec une personne qui a contracté le virus. Il n’a pas précisé pendant combien de temps M. Poutine resterait en isolement, mais a assuré que le président continuerait de travailler comme d’habitude.

Lorsqu’il s’est fait demander si Vladimir Poutine avait été testé négatif à la COVID-19, M. Peskov a répondu «certainement, oui».

M. Peskov n’a pas révélé qui parmi les contacts de M. Poutine était infecté, indiquant seulement qu’il y avait plusieurs cas.

Lundi, le président russe a assisté à plusieurs événements publics. Il a salué les paralympiens russes, assisté à des exercices militaires menés en coordination avec la Biélorussie et a rencontré le président syrien Bachar el-Assad.

Lors de la réunion avec les paralympiens, M. Poutine a mentionné qu’il «devrait peut-être bientôt être mis en quarantaine».

«Même dans mon entourage, des problèmes surviennent avec cette COVID, a déclaré le dirigeant russe cité par l’agence de presse d’État RIA Novosti. Nous devons examiner ce qui se passe réellement là-bas. Je pense que je devrai peut-être bientôt me mettre en quarantaine moi-même. Beaucoup de gens autour de (moi) sont malades.»

Lorsque M. Peskov s’est fait demander pourquoi M. Poutine avait organisé des événements publics lundi, même s’il savait déjà qu’il y avait des cas de COVID-19 dans son entourage, le porte-parole a répondu que la décision de se placer en isolement avait été prise après que «les médecins aient terminé leurs tests, leurs procédures». M. Peskov a assuré que «la santé de personne n’était en danger» lors des événements de lundi.

Les nouvelles infections quotidiennes à la COVID-19 en Russie ces dernières semaines ont plafonné autour de 17 000 à 18 000, le nombre de morts par jour restant légèrement inférieur à 800, le niveau le plus élevé de la pandémie. Néanmoins, pratiquement aucune mesure sanitaire n’est actuellement en vigueur en Russie.

Le groupe de travail de l’État russe sur le coronavirus a enregistré un total de 7,1 millions de cas confirmés de COVID-19 et 194 249 décès. Cependant, les rapports du service statistique du gouvernement Rosstat qui comptabilisent les décès liés à la COVID-19 révèlent rétroactivement des chiffres beaucoup plus élevés.

Avec Daria Litvinova, The Associated Press