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Covid-19: la situation se dégrade encore en France

juillet 31, 2020

Tous les indicateurs de suivi de l’épidémie montrent une accélération de la circulation du virus dans l’hexagone.

Santé publique France (SpF) n’y va pas par quatre chemins dans son bulletin hebdomadaire: les chiffres sont mauvais. Pour la semaine du 20 au 26 juillet, les indicateurs de reprise épidémique se sont encore dégradés: augmentation de 54 % du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en métropole avec un taux d’incidence (nombre de cas positifs sur 100 000 habitants) en hausse pour toutes les tranches d’âge. Il passe globalement à 9,5 au niveau national et frôle même les 230 en Guyane (voir carte).

On constate aussi une multiplication du nombre de clusters, avec 65 nouveaux en une semaine. «Nous observons actuellement une accélération du nombre de nouveaux cas, du nombre de nouveaux clusters identifiés, ce qui en soit est un signal inquiétant. Tous cela montre que la circulation du virus s’intensifie», explique le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, épidémiologiste à SpF. Jeudi soir déjà, la Direction générale de la santé annonçait un «nombre de cas quotidiens en augmentation et supérieur à 1 000», ainsi qu’une hausse du nombre de patients en réanimation, pour la première fois depuis le 8 avril!

En France métropolitaine, c’est sans doute en Mayenne, département placé en « vulnérabilité élevée » que la situation reste la plus préoccupante

En France métropolitaine, c’est sans doute en Mayenne, département placé en «vulnérabilité élevée», que la situation reste la plus préoccupante: l’incidence a doublé en une semaine pour passer à 143/100 000 habitants, explosant ainsi le seuil d’alerte fixé à 50. Mais surtout, pour la première fois depuis la fin du confinement, deux clusters – l’un dans une usine de traitement de viande, l’autre impliquant plusieurs structures dont un foyer de jeunes travailleurs – donnent lieu à ce que SpF appelle pudiquement une «diffusion communautaire». Autrement dit, la situation n’est plus vraiment sous contrôle. «Nous n’arrivons plus à retracer systématiquement les chaînes de transmission dans le cadre des investigations de ces deux clusters, ce qui est un signe de diffusion du virus au sein de la population générale», précise l’épidémiologiste.

Effet vacances

Sur l’ensemble du territoire, l’accélération de la propagation du Sars-CoV-2 est «d’autant plus inquiétante qu’elle concerne surtout les jeunes adultes, notamment les 20-30 ans, ajoute-t-elle. Or on sait que chez eux la fréquence des formes bénignes ou asymptomatiques est élevée, ce qui augmente le risque de transmission à l’entourage. Car n’étant pas malade, on ne soupçonne pas que l’on est contagieux, ce qui risque de diminuer la pratique des gestes barrières et de la distanciation sociale», et donc de contaminer les personnes à risques, plus âgées ou souffrant de pathologies chroniques. SpF constate ainsi une hausse de 69 % du nombre de cas chez les 15-44 ans par rapport à la semaine précédente. Le taux d’incidence atteint même 19,5 chez les 20-29 ans. En outre, parmi les cas diagnostiqués, plus de la moitié sont asymptomatiques.

Il y a l’effet vacances et postconfinement, les retrouvailles en famille et entre amis, en particulier dans les régions plus touristiques. En Nouvelle-Aquitaine par exemple, le nombre d’actes médicaux pour suspicion de Covid-19 a augmenté de 16 %. Les clusters se développent dans les stations balnéaires, contraintes de prendre des mesures pour endiguer la propagation du virus (voir plus bas).

«Il est évident que cette période de congés estivaux, avec les migrations de personnes dans leurs familles ou chez des amis, favorise ces regroupements. Cela s’accompagne d’un relâchement dans les gestes barrières. Et là encore, les jeunes adultes sont particulièrement concernés», note le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin. Les clusters dus à des regroupements familiaux ou à des rassemblements temporaires publics et privés «comme les mariages» représentent ainsi 21 % des foyers de contamination, contre 14,5 % au début du mois. La vigilance décroît, et trop de personnes qui ont des symptômes, même légers, ne se font pas tester, ce qui constitue un risque majeur de diffusion du virus, rappelle l’épidémiologiste de SpF. «Car sans la triade tester/isoler/tracer, nous ne pouvons pas contrôler l’épidémie.»

Les nouvelles ne sont donc pas bonnes. Mais peut-on d’ores et déjà parler de deuxième vague? Nous n’en sommes pas là, assure l’experte. «Nous sommes en capacité de réagir. Le virus ne circule pas tout seul. En portant le masque, en respectant les mesures barrières et la distanciation sociale, le risque est minimisé. Ce n’est pas une fatalité, en reprenant les bonnes habitudes et en allant se faire tester systématiquement même lors de symptômes légers, nous pouvons collectivement inverser la tendance.»

Le masque s’impose peu à peu à l’extérieur

L’idée d’imposer le port du masque en extérieur fait son chemin en France. «Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a en effet indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, vendredi sur Twitter. Dans la foulée, le préfet du Nord a annoncé que le masque serait obligatoire dans plusieurs secteurs de la métropole de Lille à compter de lundi.

En Mayenne, département placé «en vulnérabilité élevée» où le virus circule activement, quatre communes, dont Laval, l’imposent déjà. Quiberon, Saint-Malo, Bayonne, Biarritz, Orléans… De plus en plus de villes, notamment des stations balnéaires, font également ce choix, que ce soit partout ou seulement dans leurs rues les plus fréquentées. L’utilité de l’extension de cette mesure à tous les lieux publics ouverts fait toutefois débat chez les scientifiques.

Avec Le Figaro par Anne-laure Frémont

 

Italie: un «flux exceptionnel de migrants économiques» avec le Covid-19

juillet 29, 2020

Le gouvernement italien a fait état mercredi d’une hausse des débarquements sur les côtes ces derniers jours, notamment sur l’île touristique de Lampedusa.

La crise sanitaire et économique liée au nouveau coronavirus «engendre un flux exceptionnel de migrants économiques», a estimé mercredi le ministère italien de l’Intérieur dans un communiqué. Nombre d’entre eux débarquent sur l’île touristique de Lampedusa, sous les yeux des baigneurs en vacances. «Les débarquements autonomes sur les côtes italiennes se sont plus que multipliés en très peu de temps», note le ministère, en faisant référence aux petits bateaux qui traversent la Méditerranée depuis les côtes d’Afrique du Nord sans être interceptés.

Près de la moitié des quelque 11.000 migrants qui ont débarqué en Italie la semaine dernière étaient partis de Tunisie, et la plupart d’entre eux étaient des citoyens tunisiens, selon les chiffres officiels. Les autres avaient embarqué, dans leur majorité, de Libye. «L’UE doit se saisir de cette question immédiatement» et opérer une répartition des nouveaux arrivants, «en particulier durant cette phase de risque sanitaire élevé», a déclaré mercredi le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, sur son compte Facebook.

300 nouvelles arrivées à Lampedusa

Plus de 300 personnes, essentiellement des Tunisiens, sont arrivées à Lampedusa au cours de la nuit de mardi à mercredi à bord de 13 embarcations, portant à plus de 1000 le total des migrants dans le centre d’accueil dont la capacité théorique est de 95 personnes. Elles sont restées un temps placées en rang sur le port – une femme tenant un enfant en bas âge, une autre serrant un chaton – avant qu’une grande partie d’entre elles ne prennent place à bord d’un ferry en direction de la Sicile, a constaté un photographe de l’AFP.

Les gardes-côtes italiens ont par ailleurs annoncé mercredi avoir secouru une centaine de migrants en détresse sur un canot qui se dégonflait au large de la Libye, aucune autorité compétente n’ayant voulu intervenir. La ministre italienne de l’Intérieur Luciana Lamorgese a rencontré lundi le président tunisien Kais Saied et son ministre de l’Intérieur à Carthage (Tunisie) pour exprimer sa «vive inquiétude» face à l’afflux récent de migrants en provenance de Tunisie. Les vols de rapatriement vers la Tunisie ont repris le 16 juillet, 80 citoyens tunisiens ayant été renvoyés depuis la fin du confinement, a indiqué mercredi le ministère, précisant qu’il entendait «augmenter le nombre de retours hebdomadaires».

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid: Macron demande aux ministres de rester «en état de veille permanent»

juillet 29, 2020

 

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux ministres d’être «en état de veille permanent» pendant les vacances et a décrété une «mobilisation absolue du gouvernement» sur la crise sanitaire, a rapporté mercredi 29 juillet le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

«La crise sanitaire ne s’éloigne pas, il y a une mobilisation absolue du gouvernement dans les jours et les semaines à venir pour évidemment continuer à surveiller et à prendre les mesures nécessaires face à cette crise», a averti Gabriel Attal lors du compte-rendu du dernier Conseil des ministres avant les congés d’été. «Il y a un état de veille et de vigilance permanente pour y faire face, il pourra y avoir un ou plusieurs conseils de défense qui pourront se tenir pendant cette trêve» «en fonction de l’évolution de l’épidémie», a-t-il précisé.

«Nous sommes proches du seuil de vigilance au niveau national avec un R0 à 1,3 alors qu’il était à 1 il y a quelques semaines, et un taux de positivité des tests qui est aujourd’hui de 1,4 % alors qu’il était à 1% il y a quelques semaines, 14 nouveaux clusters qui ont été identifiés hier, ce qui porte à 142 le nombre de clusters au niveau national», a souligné le porte-parole.

Réquisition des laboratoires d’analyses

Face aux embouteillages pour se faire tester dans certaines régions, notamment en Ile-de-France, le gouvernement envisage entre autres de réquisitionner les laboratoires d’analyses qui ne «jouent pas le jeu». Concernant les consignes données aux ministres pour les vacances, Gabriel Attal a souligné que «le président de la République a bien indiqué que c’était un temps qui permettait du recul en famille, avec ses proches, mais qu’évidemment ça restait un moment de mobilisation totale».

«Etat de veille permanent, ça vaut pour tous les ministres, et évidemment chacun sera en veille permanente sur les sujets dont il a la responsabilité, chacun sera joignable, sera mobilisable pour revenir à Paris si nécessaire», a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le prochain Conseil des ministres se réunirait à la rentrée le 25 août et qu’il y aurait un séminaire gouvernemental autour du président de la République à l’Élysée le 2 septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique du Sud: hospitalisation de deux ministres ayant contracté le Covid-19

juillet 21, 2020

Deux ministres sud-africains qui ont contracté le Covid-19 ont été hospitalisés, a annoncé mardi le gouvernement alors que l’Afrique du Sud est le cinquième pays au monde le plus touché par la pandémie en terme de cas confirmés.

«Le ministre de l’Emploi et du Travail, M. Thembelani Thulas Nxesi, a été admis à l’hôpital la nuit dernière (lundi) à cause du Covid-19. Le ministre avait été testé positif il y a environ une semaine et était jusqu’à hier soir (lundi) en quarantaine à domicile», selon un communiqué du gouvernement publié mardi. «Il a été admis à l’hôpital sur les conseils de ses médecins afin d’avoir accès à (…) un suivi approprié», a ajouté le gouvernement, précisant que le ministre, âgé de 61 ans, «est le second membre du gouvernement à être admis à l’hôpital».

Le ministre de l’Energie, Gwede Mantashe, âgé de 65 ans, a également été hospitalisé lundi «sur les conseils de (son) médecin de famille pour être mieux suivi», selon un autre communiqué du gouvernement. Lui et son épouse avaient été «testés positifs au Covid-19 il y a environ une semaine». Cette dernière continuera sa quarantaine à domicile, a précisé le gouvernement qui a souhaité aux deux ministres «un prompt rétablissement».

373.000 cas confirmés

L’Afrique du Sud compte à ce jour plus de 373.000 cas confirmés de Covid-19, dont 5173 décès, selon le ministre de la Santé. Elle est le cinquième pays au monde le plus touché en terme de cas confirmés de Covid-19, après les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde et la Russie, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le pic de la pandémie y est attendu dans les semaines qui viennent. Les autorités avaient imposé fin mars un confinement très strict, qui a depuis été assoupli pour éviter un effondrement de l’économie de la première puissance industrielle du continent.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : les hôpitaux congolais bientôt jumelés à ceux de la Chine

juillet 18, 2020

 

Le processus de jumelage débutera à partir du mois d’août entre l’hôpital d’amitié sino-congolaise de Mfilou et celui de Beijing, en Chine, dans le contexte de lutte contre la Covid-19.

L’annonce a été faite, le 17 juillet à Brazzaville, à l’issue de l’entrevue entre la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, et l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin.

L’entretien a porté sur la mise en œuvre d’une série des mesures annoncées par le président chinois concernant la création d’une trentaine d’hôpitaux africains, dont ceux du Congo-Brazzaville, qui seront jumelés aux hôpitaux chinois, dans la lutte contre la pandémie liée au coronavirus (Covid-19), pour un premier temps.

Pour le compte du Congo, la partie chinoise a désigné l’hôpital d’amitié sino-congolaise de Brazzaville. Cet hôpital sera ainsi jumelé à celui se trouvant près de Beijing. « Ce partenariat se fera sous forme de téléconsultation, de téléformation, ainsi que de la fourniture des équipements et matériels médicaux, sans oublier l’organisation des visites entre les médecins évoluant dans ces hôpitaux », a expliqué Ma Fulin.

La première phase de cette coopération débutera dès le mois prochain, à travers le programme basé sur la prise en charge des malades de Covid-19.

A partir de 2021, la coopération pourrait être élargie dans d’autres domaines de santé publique, en prenant en charge des patients souffrant des maladies comme le paludisme et bien d’autres. Concernant l’ouverture des frontières entre les deux pays, le diplomate chinois a indiqué que la question est en étude, puisque les experts et autres personnalités continuent d’effectuer les missions d’Etat entre les deux pays. « Nous n’avons pas des vols directs entre le Congo et la Chine. Je pense que la dynamique actuelle fait un bon chemin et nous sommes en train de bien étudier la question », a-t-il rassuré.

Notons qu’en date du 17 juillet, le Congo comptait 2 358 cas confirmés de Covid-19 pour 589 guéris et 48 décès. Pour stopper la chaîne de contamination, les experts des comités de riposte ont réactualisé le plan de riposte à la Covid-19. Celui-ci sera soumis aux autorités compétentes pour validation.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Distinction: un Congolais parmi les lauréats du concours d’écriture sur la Covid-19

juillet 16, 2020

 

Rosin Francis Emerson Loemba, doctorant en lettres à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines à l’Université Marien-Ngouabi a occupé le deuxième rang au concours d’écriture organisé en ligne en mai, sur le thème: « Covid-19 : nouvelle de chez moi ».

 

Le lauréat Rosin Francis Emerson Loemba(DR)

Les résultats ont été donnés par visioconférence, explique le communiqué de presse de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Le concours consistait à présenter des nouvelles ou des poèmes sur le thème choisi en dix ou quinze pages maximum.

Au total, cinquante-six étudiants ont pris part à ce test, dont l’unique Congolais a occupé la deuxième place, après avoir présenté un poème qui lui a valu la moyenne de 72,7%.

L’initiative, poursuit le communiqué, était de  la direction Afrique centrale et Grands lacs de l’AUF et le bureau régional multisectoriel de l’Unesco. L’objectif avait été  de donner l’opportunité aux étudiants d’exprimer leur perception de la pandémie et d’explorer divers aspects dans le vécu de la population autour d’eux,

Joint au téléphone, Rosin Francis Emerson Loemba a expliqué qu’il n’a su qu’évoquer la douleur et la déchirure du cœur causées par la pandémie. Selon lui, le monde connaît un désastre dans tous les secteurs où rien ne marche en terme d’activités et de  bien d’autres services.

En tant que poète, poursuit le jeune doctorant, il a exprimé sa douleur tout en gardant haut le rêve parce qu’il faut rester toujours optimiste pour l’avenir. A cet effet, le lauréat a émis le souhait de voir d’autres organisations encourager les jeunes écrivains dans ce genre d’initiatives, afin de les pousser à l’imagination.

Et d’ajouter:  « Je suis très ravi d’occuper la deuxième place parmi les cinquante-six étudiants africains. Ce genre d’activités permet de susciter de nouvelles plumes. La pandémie du coronavirus permet à toute personne de s’exprimer par  écrit pour nourrir ses rêves. Elle a servi à quelque chose, bien qu’étant une réalité macabre mais aussi un miroir qui permet de se regarder pour s’améliorer », a-t-il dit.

Le lauréat recevra son prix par le biais de la  représentation de l’Unesco au Congo. Il sera composé d’un ordinateur complet et d’une attestation de participation.

 

Avec Adiac-Congo par LGO

Covid-19: plus de 4 millions d’habitants de France métropolitaine déjà infectés

juillet 10, 2020

 

La tendance est à la hausse, avec un taux de reproduction du virus («R») supérieur à 1.

Près de 7% de la population de France métropolitaine (6,7% exactement) a été infecté par le SARS-CoV-2 avant mi-avril, soit 4.368.000 personnes, selon l’agence sanitaire Santé publique France (SpF) qui alerte sur l’augmentation de la circulation du virus.

En France, – à l’exception de la Mayenne où sont apparus plusieurs clusters, de la Guyane et de Mayotte, toutes deux actuellement très touchées par l’épidémie – on observe une «nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-COV-2», même si c’est «à un niveau bas», note SpF.

La semaine dernière, le nombre de cas d’infection confirmés (+14%), le taux de nouveaux cas et le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de Covid-19 étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente. En outre, le nombre de reproduction effectif («R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) en métropole était supérieur à 1.

«Augmentation de la circulation du virus»

Si en moyenne une personne infectée en infecte moins d’une, l’épidémie régresse, si elle en infecte deux autres (R=2), l’épidémie se diffuse, si elle en infecte une (R=1), l’épidémie se maintient, explique Sophie Vaux de SpF. «La semaine dernière, en métropole, ce R était de 1,05, légèrement supérieur à 1, et en hausse par rapport à la semaine précédente; ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus», ajoute-t-elle.

De plus, «on a une tendance à l’augmentation des nombres de nouveaux cas confirmés, mais qui reste modérée», ajoute-t-elle. «On ne parle pas d’explosion de cas, mais il y a un frémissement qui appelle à la vigilance». D’autant que la prévention diminue dans la population et que les vacances d’été sont susceptibles de favoriser les comportements à risque et les regroupements familiaux et amicaux. Parmi les 68 clusters (foyers de Covid-19) en cours d’investigation le 8 juillet, 20% concernaient la famille élargie (plusieurs foyers familiaux).

La Mayenne particulièrement touchée

«On est vraiment à un moment où on a des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l’épidémie et c’est absolument ce qu’on doit éviter», poursuit-elle citant l’exemple de la Mayenne, où il y a eu en quelques semaines une très forte augmentation des cas.

Dans ce département (région pays de la Loire), un dépistage massif est en cours après l’apparition de six clusters dont un qui diffuse dans la population. En revanche, dans les deux autres régions avec R supérieur à 1, Nouvelle Aquitaine et PACA, il n’y pas d’alerte après analyse, d’après l’agence sanitaire.

Par Le Figaro avec AFP

COVID-19 : la Californie, le Texas et la Floride enregistrent des taux de mortalité record

juillet 10, 2020
Le personnel médical s'occupe d'un patient souffrant de la COVID-19 dans l'unité de soins intensifs du Scripps Mercy Hospital à Chula Vista, en Californie.
© Lucy Nicholson/Reuters Le personnel médical s’occupe d’un patient souffrant de la COVID-19 dans l’unité de soins intensifs du Scripps Mercy Hospital à Chula Vista, en Californie.
Trois des États du sud du pays qui forment le nouvel épicentre de la pandémie ont chacun fait état, jeudi, d’une centaine de décès dus à la COVID-19 en une seule journée, atteignant de nouveaux sommets.

Les autorités de la santé publique du Texas ont ainsi recensé 105 morts, celles de la Floride 120 et celles de la Californie 149. Avec ce nouveau bilan quotidien, le Texas totalise près de 3000 morts, la Floride plus de 4000 et la Californie plus de 6700.

Depuis quelques semaines, ces États, mais aussi l’Arizona, ont vu bondir le nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 rapportés.

À l’échelle nationale, les États-Unis ont enregistré quelque 60 000 nouveaux cas jeudi, leur deuxième bilan le plus important après leur sommet avoisinant les 62 000 cas, la veille, selon les données recensées par le site Worldometers.

La hausse du nombre de cas quotidien se répercute par ailleurs sur les hospitalisations. Selon le COVID Tracking Project de la revue The Atlantic, il y avait jeudi sur le territoire américain près de 44 000 personnes hospitalisées en raison du coronavirus. Un chiffre loin du sommet de quelque 60 000 hospitalisations atteint à la mi-avril, mais en hausse constante depuis environ trois semaines.

Au premier rang des cas recensés, le pays, qui déplore désormais près de 136 000 morts, a franchi le cap des 3 millions de cas recensés plus tôt cette semaine.

En entrevue au site FiveThirtyEight, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, a convenu que la situation des États-Unis n’était pas enviable.

«Quand on se compare à d’autres pays, je ne pense pas qu’on puisse dire que nous nous en sortons merveilleusement bien. Je veux dire, ce n’est tout simplement pas le cas», a-t-il admis.

En début de semaine, la porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany, avait pourtant érigé les États-Unis en modèle. «Je pense que le monde nous voit comme un leader sur la question de la COVID-19», avait-elle soutenu.

Une ouverture trop rapide

Le Dr Anthony Fauci, qui avait multiplié les mises en garde contre une levée prématurée des restrictions, a par ailleurs affirmé que certains États avaient procédé trop rapidement à la réouverture de l’économie.

«Il y a des gouverneurs et des maires qui l’ont fait parfaitement correctement, a soutenu le scientifique. Ils voulaient ouvrir, alors ils ont suivi les recommandations pour l’ouverture de leur État.»

Certains États ont toutefois sauté des étapes, a-t-il ajouté, évoquant la Floride.

Une compilation du New York Times indique que la nouvelle flambée épidémique à laquelle assistent les États-Unis est largement attribuable à des États ayant amorcé leur processus de déconfinement les premiers.

Selon le quotidien, la Floride a vu sa moyenne de nouveaux cas quotidiens plus que décupler depuis sa réouverture, au début mai. Le nombre de cas en Arizona a augmenté de 858 % depuis le début du déconfinement, alors qu’il a connu une hausse de 680 % au Texas.

L’Arizona, la Floride et le Texas ont d’ailleurs tous fait marche arrière en imposant des restrictions qui avaient été levées.

La Caroline du Sud, qui a pour sa part mis en veilleuse son processus de déconfinement, a vu le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens exploser de 999 % depuis la fin avril.

La Californie fait figure d’exception. Malgré la mise en place de restrictions sévères, l’État a connu une hausse de 275 % depuis la fin mai, d’après le New York Times.

Le président Donald Trump et le Dr Anthony Fauci en conférence de presse

© Tom Brenner/Reuters Le président Donald Trump et le Dr Anthony Fauci en conférence de presse
Un débat partisan qui nuit
Interrogé sur la partisanerie qui entoure le débat sur la COVID-19, le Dr Fauci a reconnu qu’elle nuit à la gestion de la pandémie.
«Il faut avoir les yeux bandés et se couvrir les oreilles pour penser que nous ne vivons pas dans une société très divisée aujourd’hui, d’un point de vue politique», a souligné l’immunologiste en chef de la Maison-Blanche, toujours à FiveThirtyEight.

Les gouverneurs s’étant montrés les plus empressés de rouvrir les commerces sont républicains. Les sondages montrent d’ailleurs un clivage important au sein de l’électorat, les démocrates s’affichant davantage du côté d’une plus grande prudence. Invoquant leurs libertés individuelles, plusieurs électeurs républicains ont pour leur part affiché avec véhémence leur opposition au port du masque et négligé certaines recommandations.

Faisant fi de l’avis des experts gouvernementaux en santé publique, le président Trump a lui-même tenu des rassemblements partisans où le port du masque et la distanciation n’étaient pas requis, par exemple à Tulsa, en Oklahoma, le mois dernier, ou encore lors de son discours au mont Rushmore, la veille de la fête nationale du 4 juillet.

Il a rabroué les experts de son administration à quelques reprises, notamment, en mai dernier, le Dr Fauci, quand celui-ci a mis en garde contre une levée trop rapide des restrictions et une réouverture prématurée des écoles.

Mercredi, il a en outre ouvertement exprimé son désaccord, sur Twitter, quant aux «recommandations très strictes et coûteuses» des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à l’endroit des établissements scolaires, les jugeant «très peu pratiques».

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf

États-Unis/Covid-19: nouveau record au Texas avec plus de 10.000 cas en 24 heures

juillet 7, 2020

 

Le Texas, en proie à une flambée des infections au coronavirus sur son territoire, est devenu mardi le troisième Etat américain à dépasser les 10.000 nouveaux cas en 24 heures. Le grand Etat du Sud des Etats-Unis a enregistré 10.028 tests positifs mardi, un seuil quotidien que seuls New York et la Floride ont rapporté avant lui.

Le Texas est l’un des premiers Etats américains à avoir relancé son économie, en mai, quand les restaurants, centres commerciaux et magasins avaient pu rouvrir à capacité réduite. Les bars, salons de coiffure et d’esthétique leur avaient emboîté le pas dans les semaines suivantes.

Un processus de réouverture jugé prématuré par certains et mis en «pause» le 25 juin par le gouverneur républicain Greg Abbott, qui a fait fermer les bars le lendemain. La semaine dernière, le responsable a également ordonné le port du masque dans les lieux publics.

Le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 a plus que doublé en deux semaines, passant de 4.092 à 9.286. Au total, le Texas a recensé 210.585 cas depuis le début de la pandémie, et 2.715 décès.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

juillet 7, 2020

Refuser de porter un masque pour aider à lutter contre l’épidémie de Covid-19, c’est aussi antisocial que de conduire après avoir bu de l’alcool, selon le président de la Royal Society de Londres et prix Nobel de chimie.

Les propos de Venki Ramakrishnan interviennent alors que deux nouveaux rapports soulignent que le port du masque peut contribuer à réduire considérablement la propagation de virus comme celui du Covid-19.

«Avant, il était tout à fait normal de prendre quelques verres et de rentrer à la maison, et il était également normal de conduire sans ceinture de sécurité», rappelle-t-il mardi dans un communiqué. «Aujourd’hui, ces deux comportements seraient considérés comme antisociaux et le fait de ne pas porter de masque en public devrait être considéré de la même manière». «Si nous en portons tous un, nous nous protégeons les uns les autres et ainsi nous-mêmes», a-t-il poursuivi, rappelant que «le virus n’a pas été éliminé».

L’adoption du port du masque très faible en Grande-Bretagne, très forte en Italie

Le masque a un rôle à jouer, avec le fréquent lavage des mains et la distance physique, car il n’y a pas de «solution miracle» contre ce virus, selon lui. Les masques en tissu réduisent de 50 à 100% la dispersion des particules orales, en fonction d’un certain nombre de facteurs, relèvent des chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Cambridge, rédacteurs d’un des deux rapports. «Il y a même aujourd’hui des preuves que les masques pourraient bénéficier directement au porteur», assure Paul Edelstein, professeur émérite de pathologie et de médecine de laboratoire de l’université de Pennsylvanie.

Le deuxième rapport publiée par la Royal Society relève de grandes différences dans les taux de port du masque parmi les pays riches: fin avril, l’adoption du port du masque était de 25% en Grande-Bretagne contre 83,4% en Italie, 65,8% aux États-Unis et 63,8% en Espagne. «Dans des pays comme l’Italie, les États-Unis et l’Espagne, les gens ont rapidement adopté des masques faciaux», notamment car «les autorités leur ont fourni des directives claires», estime Melinda Mills de l’Université d’Oxford, principal auteur de ce document.

Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis ont publié des directives actualisées recommandant à tout le monde de porter des masques dans les zones publiques où existe un risque de transmission du Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP