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Canada: Des vaccins contre la COVID-19 produits à Montréal à partir de 2022

juin 22, 2021

Le tout premier laboratoire canadien qui fabriquera des vaccins contre la COVID-19 est inauguré aujourd’hui à Montréal. La nouvelle usine ne fabriquera pas de vaccins avant le printemps 2022, mais le gouvernement fédéral tenait à souligner l’occasion, pour célébrer cette avancée scientifique, mais aussi pour des raisons politiques.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l'Industrie François-Philippe Champagne salue des employés de Novavax

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie François-Philippe Champagne salue des employés de Novavax

Le libéral François-Philippe Champagne salue tous les ouvriers sur son passage, lors de notre visite exclusive du nouveau laboratoire du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Montréal. Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie s’émerveille devant les fioles incassables pour les vaccins. Il s’est presque gelé les doigts dans le congélateur à -80 degrés Celsius où ils seront entreposés.

Il souligne que les investissements de 126 millions de dollars de son gouvernement permettront de fabriquer 24 millions de doses de vaccins par année. C’est ça qu’on n’avait pas au Canada en début de pandémie», lance-t-il. Se tourner vers d’autres pays comportait son lot de problèmes. Vous vous souvenez? Il y a eu des questions de qualité, d’approvisionnement, des questions de délais, certains [observateurs] qui parlaient du nationalisme des vaccins», soutient le ministre.

Le Canada est quatre fois plus dépendant de l’étranger aujourd’hui qu’il y a 40 ans pour ses produits pharmaceutiques comme les vaccins. Le nouveau laboratoire du CNRC à Montréal est censé être un premier pas afin de corriger la situation.

Le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, François-Philippe Champagne

© /Radio-Canada Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne

Le laboratoire a été construit en un temps record, affirme le directeur de projet, André-Pierre Ghys. En général, ça prend entre 30 et 36 mois à construire ce genre de laboratoire, et on l’a fait en 10 mois.»

La production réelle de vaccin ne commencera pas avant le printemps prochain, soit bien après la fin de la vaccination de masse. Les doses de Novavax serviront donc pour les doses de rappel, les variants qui vont être différents qui vont demander un vaccin différent», explique M. Ghys.

Le gouvernement enverra également une partie des vaccins de Novavax dans les pays plus pauvres par l’entremise de l’initiative COVAX.

Bémols de l’opposition

C’est beaucoup d’argent dans un laboratoire pour une technologie qui est déjà dépassée», lance le député bloquiste Mario Simard. Ça me laisse l’impression que c’est une réaction politique et ce n’est jamais bon si on veut en avoir pour notre argent.»

L’autre point de critique pour l’opposition est le fait que le Canada a déjà acheté 52 millions de doses à Novavax, même si les essais cliniques ne sont pas encore terminés.

Est-ce que Novavax va avoir un vaccin qui va être accepté par Santé Canada? demande le député conservateur Pierre Paul-Hus. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Donc, à court et moyen terme, on ne peut pas savoir s’il va y avoir une efficacité directe pour les Canadiens.»

Ottawa assure que la nouvelle usine viendra combler un vide dans la production locale de vaccin. Mais à elle seule, ce ne sera pas suffisant pour repositionner le Canada sur la scène internationale, selon le professeur Alain Lamarre, titulaire de la Chaire de recherche Jeanne et J.-Louis Lévesque en immunovirologie.

Ça prend tout l’écosystème autour de l’usine, précise-t-il. Ça passe par de la main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures, les investissements pour la recherche pure, les études cliniques. Il y a tout ça à rebâtir.»

Atout électoral?

Ottawa a également investi des centaines de millions de dollars dans d’autres projets de production de vaccins au Canada, comme celui de Medicago à Québec, de Precision NanoSystems à Vancouver et de VIDO-InterVac en Saskatchewan. Mais la plupart d’entre eux ne seront pas opérationnels avant encore deux ans.

D’où le désir d’Ottawa, et du ministre François-Philippe Champagne, de souligner à grand trait la construction du laboratoire du CNRC de Montréal. Même si l’édifice doit encore obtenir sa certification scientifique, même si le vaccin de Novavax n’est pas encore homologué par Santé Canada et même si la qualité du produit qui se retrouvera dans les fioles doit encore être testée et approuvée.

Le gouvernement a été critiqué pour ses ratés en début de crise sanitaire. Avec cette nouvelle usine, il veut montrer qu’il est mieux préparé à protéger les Canadiens contre une prochaine pandémie. Et c’est également une façon pour les libéraux de se protéger eux-mêmes des attaques de ses adversaires en campagne électorale.

Avec Radio-Canada par Christian Noël 

Égypte, Sénégal, Guinée… Où vont les investissements de l’ère post-Covid ?

juin 21, 2021
Le mégaprojet de « nouvelle capitale administrative du Caire », en Égypte, le 7 mars 2021.

Si les investissements étrangers en Afrique ont dégringolé en 2020 sur le continent, plusieurs secteurs (énergie, mines…) et un certain nombre de pays ont su tirer leur épingle du jeu.

On se doutait que le millésime 2020 des investissements étrangers serait plus que médiocre en raison de la pandémie et de la chute des prix des produits de base.

Pourtant, avec une baisse de 16 % (40 milliards de dollars en 2020 contre 47 en 2019), l’Afrique semble faire en la matière moins mal que l’Europe (- 80 %) ou l’Amérique du Nord (- 40%), si l’on en croit le Rapport 2021 sur l’investissement dans le monde publié ce 21 juin par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Les énergies renouvelables résistent

« Oui, l’Afrique fait moins mal que d’autres continents, mais il faut regarder plus en détail ces flux, relativise Alexandre Dabou, spécialiste de la division investissement et entreprises de la Cnuced. La forte baisse des pays développés est due à la chute des flux de transit ou des prêts interentreprises. Alors qu’en Afrique, la baisse concerne les projets nouveaux et les fusions-acquisitions ».

En effet, les annonces de nouveaux projets y ont chuté de 62 % (22 milliards de dollars en 2020 contre 77 en 2019). Les fusions-acquisitions transfrontalières, elles, ont reculé de 45 % (3,2 milliards contre 5,8).

Bonne nouvelle, les projets d’investissements dans les énergies renouvelables font exception à ce recul généralisé puisqu’ils ont augmenté de 28 % pour atteindre 11 milliards de dollars contre 9,1 milliards en 2019.

Progression de l’Afrique centrale

Si l’on fait le tour du continent, on remarque que l’Afrique du Nord est la région la plus pénalisée (- 25 %) bien que l’Égypte demeure la première destinations du continent pour les investissements étrangers et que les investissements au Maroc demeurent en croissance (+3 %).

Viennent ensuite l’Afrique de l’Ouest (-18 %), où se distinguent le Sénégal (+39 %), en raison de sa politique énergétique notamment dans le solaire, la Guinée, où le flux d’investissement dans le secteur minier a été multiplié par six, et dans une moindre mesure le Nigeria (+ 3 %), l’Afrique de l’Est (-16 %), l’Afrique australe (-12 %).

Ce sont également les projets énergétiques qui ont permis à l’Afrique centrale – pourtant mal en point au plan macroéconomique – de bénéficier d’une progression de ses investissements étrangers (+3,3%).

Faibles budgets de relance

Les cinq principaux bénéficiaires des investissements étrangers sur le continent sont l’Égypte, le Congo, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et le Nigeria. Les cinq pays qui ont connu la plus forte chute des investissements sont le Malawi (-88 %), la Guinée Bissau (-72 %), le Swaziland (-69 %), le Rwanda (-62 %) et le Mali (-52 %).

Les cinq pays qui les ont vu le plus progresser sont Sao Tomé (+95 %), le Togo (+85 %), la République centrafricaine (+36 %), le Congo (+19 %) et la Guinée équatoriale (+17 %).

Les perspectives de reprise semblent modestes, soit +5 % en moyenne en 2021, selon le rapport de la Cnuced. « Les investissements en Afrique ne vont pas revenir rapidement à leur croissance antérieure, prédit Alexandre Dabou. Beaucoup de ses pays connaissent des faiblesses structurelles qui freinent les investisseurs et ils n’ont guère de marge budgétaire pour relancer leur économie ».

Zlecaf, entraînement… Les raisons d’y croire

Plusieurs facteurs font tout de même espérer une embellie. « La reprise mondiale générera une augmentation de la demande de métaux et d’énergie dont l’Afrique est productrice et donc des investissements dans ces secteurs », assure l’analyste qui compte aussi sur une reconfiguration des chaînes de valeur mondiales qui « prendront une dimension plus régionale ».

En ce sens, « l’adoption du protocole d’investissement de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) donnera un élan aux investissements intercontinentaux », estime-t-il.

Sans oublier que les milliers de milliards de dollars qui vont être injectés par les pays riches dans la relance de leur économie auront forcément un effet d’entraînement sur l’Afrique. Celle-ci pourrait ainsi bénéficier d’une hausse des investissements industriels de groupes tentés par la proximité du continent avec l’Europe ou avec l’Asie.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas

Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère

juin 21, 2021
Covid-19: l'Indonesie passe le cap des 2 millions de cas, l'epidemie accelere
Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère© AFP/BAY ISMOYO

L’Indonésie a dépassé lundi le cap des deux millions de cas de coronavirus alors que le pays d’Asie du Sud-Est voit une nouvelle vague de contaminations accélérer et que les hôpitaux sont proches de la saturation, laissant craindre une flambée incontrôlable de l’épidémie.

Le nombre de nouveaux cas journaliers a doublé ces dernières semaines dans l’archipel où la présence du variant Delta apparu en Inde a été confirmée.

Le pays a enregistré 14.536 cas de Covid-19 lundi, un nouveau record par rapport au précédent plus haut enregistré fin janvier. Au total, l’Indonésie affiche plus de 2 millions de cas et près de 55.000 morts pour près de 270 millions d’habitants.

Ces chiffres sont considérés comme largement sous-estimés et certains experts ont calculé que le nombre de cas officiels représentait environ 10 % des chiffres réels.

« Ce n’est que le début. Et selon la façon dont les choses sont gérées, nous pourrions avoir une explosion majeure comme en Inde », a noté Windhu Purnomo, un épidémiologiste de l’Université indonésienne Airlangga.

La nouvelle vague de contaminations a été mise sur le compte du voyage de millions d’Indonésiens dans le pays pour rejoindre leurs proches à la fin du ramadan, malgré l’interdiction de cette grande migration annuelle.

Dans la capitale Jakarta et dans les zones les plus affectées, le taux d’occupation des hôpitaux a dépassé 75 %, tandis que le nombre des enterrements est en forte hausse.

« C’est inquiétant », a résumé Rahmani, un habitant de Jakarta interrogé dans un cimetière où il a assisté aux funérailles d’un proche décédé du Covid-19.

« En tant que bons citoyens nous devons suivre les instructions du gouvernement pour respecter les protocoles sanitaires », note-t-il. Mais les autorités ont toujours du mal à faire respecter le port du masque, la distanciation et à convaincre une partie des Indonésiens réticents à se faire vacciner.

L’Organisation mondiale de la Santé a appelé le gouvernement indonésien à renforcer les restrictions sanitaires dans son dernier rapport dédié à l’Indonésie la semaine dernière.

Patients plus jeunes

La capitale encourage les salariés à travailler à domicile et a réduit les heures d’ouverture des commerces mais les autorités n’ont pas pris à ce stade de mesures strictes à l’échelle nationale.

L’association des médecins indonésiens a indiqué que les nouvelles formes du virus paraissaient plus toucher les jeunes.

« Précédemment, les patients du Covid-19 étaient des personnes âgées et avec d’autres maladies », a noté la porte-parole de l’association Erlina Burhan.

« Mais depuis que les variants du virus ont été détectés, beaucoup de patients sont plus jeunes » et sans facteurs de risques.

De nombreux cas d’infections parmi des soignants qui avaient été vaccinés ont suscité des interrogations sur l’efficacité du vaccin Sinovac produit en Chine, dont l’Indonésie est très dépendante pour sa campagne.

L’Indonésie, qui veut vacciner plus de 180 millions d’adultes cette année, tente d’accélérer le rythme alors que seuls 7 % de la population ont reçu au moins une dose, selon les dernières données officielles.

Mais la désinformation sur le vaccin prolifère et provoque des hésitations chez beaucoup d’Indonésiens.

« Je suis convaincu que l’on ne doit pas réagir de façon excessive », remarque un habitant de la région de Jakarta, Rateka Winner Lee.

« Ma femme et moi-même avons déjà eu le Covid-19, et donc nous sommes naturellement vaccinés », assure-t-il.

Avec Le Point avec AFP

L’Afrique face au Covid-19 : la troisième vague accélère

juin 19, 2021

FLAMBÉE. L’OMS a confirmé le 17 juin qu’une troisième vague de Covid-19 était en train de frapper le continent.

L'Ouganda avait impose l'annee derniere des mesures drastiques alors qu'il n'avait enregistre qu'une poignee de cas.
L’Ouganda avait imposé l’année dernière des mesures drastiques alors qu’il n’avait enregistré qu’une poignée de cas. © BADRU KATUMBA / AFP

Àcontre-courant d’une tendance mondiale à la baisse depuis début mai, la pandémie de Covid-19 a accéléré en Afrique pour la cinquième semaine d’affilée. La trajectoire des cas de Covid en Afrique est « très, très inquiétante », a estimé vendredi le responsable des situations d’urgence à l’OMS, le docteur Michael Ryan, avec la diffusion de variants plus contagieux et un taux de vaccination dangereusement bas. Selon les données collectées par l’OMS, il y a eu en Afrique 116 500 nouvelles infections la semaine dernière, soit 25 500 de plus que la semaine précédente.

Le docteur Ryan a souligné que, vu dans son ensemble, le continent ne semblait pas si mal loti, ne comptant que pour un peu plus de 5 % des nouveaux cas enregistrés dans le monde la semaine dernière et pour 2,2 % des décès. Mais dans certains pays les infections ont doublé et elles s’affichent en hausse de plus de 50 % dans d’autres, s’approchant du pic atteint pendant la première vague à l’été 2020. La troisième vague des cas de Covid-19 « s’amplifie et s’accélère » en Afrique avec les variants, avait déjà alerté jeudi le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le continent, en réclamant une augmentation de l’approvisionnement en vaccins.

Des variants plus contagieux

Comme la Dre Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique, le docteur Ryan a souligné que le continent est beaucoup plus vulnérable parce qu’il a reçu si peu de vaccins anti-Covid, quand l’Europe ou les États-Unis ont des taux de vaccination qui leur permettent de revenir à une vie plus normale avec une baisse spectaculaire des infections et des décès. « La réalité crue c’est que, dans une zone avec de multiples variants plus contagieux et qui ont potentiellement un impact plus fort, nous avons laissé de larges parts de la population et les populations vulnérables en Afrique privées de la protection des vaccins, alors que les systèmes de santé sont déjà fragiles », s’est indigné le docteur Ryan.

La République démocratique du Congo (RDC), la Namibie et l’Ouganda ont enregistré leur plus haut nombre de cas hebdomadaires depuis le début de la pandémie, souligne l’OMS. Selon l’OMS, cette hausse s’explique en grande partie par une météorologie saisonnière plus froide en Afrique australe et la propagation de variants plus contagieux. Le variant Delta, détecté en Inde, a été signalé dans 14 pays africains et les variants Beta et Alpha – identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud – ont été trouvés dans plus de 25 pays africains.

L’Ouganda et l’Afrique du Sud prennent des mesures

Le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé vendredi de nouvelles mesures de restriction contre l’épidémie de Covid-19, dont la suspension des déplacements à l’intérieur du pays pendant au moins six semaines, alors que le taux de contamination a atteint un niveau record dans ce pays d’Afrique de l’Est. Les pénuries d’oxygène et de médicaments affectaient les hôpitaux alors que les cas quotidiens ont augmenté au cours des trois dernières semaines, passant de 100 à plus de 1 700. « Les hôpitaux sont pleins », a martelé le chef de l’État.

Officiellement pays du continent le plus touché par le virus, l’Afrique du Sud, durement frappée par une deuxième vague fin 2020, redoute depuis plusieurs semaines cette annonce. Quatre des neuf provinces du pays, dont celle du Gauteng, qui englobe Johannesburg ainsi que la capitale Pretoria, étaient déjà considérées fin mai comme touchées par la troisième vague. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé fin mai un retour à des mesures plus strictes alors que les admissions à l’hôpital ont augmenté de près de 60 % au cours des deux dernières semaines. L’armée a été envoyée en renfort dans la province de Gauteng, province la plus peuplée – qui abrite la capitale administrative Pretoria et le centre financier de Johannesburg — et actuel l’épicentre de l’épidémie, représentant environ 60 % de la dernière augmentation quotidienne des cas.

La seule solution : vacciner

« C’est le résultat d’une distribution inique des vaccins », a-t-il martelé. C’est particulièrement vrai pour l’Afrique où seulement 1 % de la population est pleinement vaccinée.

L’Afrique avait jusque-là été frappée moins durement par la pandémie que d’autres régions, mais cela ne veut pas dire que cela restera le cas. « Il est totalement prématuré de penser que la prochaine vague en Afrique sera juste une courte pluie et pas une tempête », a dit le médecin. Et d’ajouter : « Je pense qu’il nous faut prendre ce qui se passe en Afrique très, très au sérieux. »

En retard par rapport au reste du monde, l’Afrique du Sud n’a vacciné qu’un peu plus de 1 % de sa population, alors que l’objectif fixé par l’OMS est de vacciner 10 % de la population de chaque pays d’ici à septembre. Largement critiqué pour avoir tardé à se lancer dans la course mondiale à l’acquisition des précieux vaccins, le gouvernement affirme avoir acheté assez de doses pour au moins 45 des quelque 59 millions de Sud-Africains. Cyril Ramaphosa a plusieurs fois dénoncé un « apartheid vaccinal » favorisant les pays riches pour l’accès aux vaccins. L’Afrique du Sud et l’Inde mènent une campagne pour une renonciation aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre le coronavirus, afin que chaque pays puisse produire des doses.

Signe que l’heure est grave, la Tanzanie s’est finalement résolue à rejoindre l’initiative Covax. Depuis le début de la pandémie en effet, le président John Magufuli, décédé le 17 mars dernier, avait adopté une position de défiance face à la pandémie et aux institutions comme l’OMS. Le chef d’État tanzanien minimisait l’impact du Covid-19, affirmant que son pays s’était « libéré du Covid » par la prière, il avait rejeté tout confinement ou mesure, comme le port du masque. Cette situation a entraîné l’augmentation du nombre de cas de contamination. Avec l’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu Hassan, le pays a changé de stratégie et veut réagir.

Par Le Point Afrique

Covid-19 : des dizaines de pays incapables de poursuivre la vaccination

juin 18, 2021

Faute de doses suffisantes, ces pays se retrouvent dans l’incapacité d’administrer la seconde dose de vaccins, alerte l’OMS ce vendredi.

Dans la course à la vaccination, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Des dizaines d’entre eux sont incapables d’administrer la seconde dose de vaccins contre le Covid-19, faute de doses suffisantes. Une pénurie qui risque de déstabiliser durablement les campagnes vaccinales, a mis en garde l’OMS vendredi 18 juin. « Nous avons un grand nombre de pays qui ont dû suspendre leur campagne de vaccination pour la seconde dose – 30 ou 40 pays », a affirmé le docteur Bruce Aylward, chargé à l’OMS de superviser le système de distribution international Covax.

« L’intervalle (entre les deux injections) est maintenant plus long que ce que nous aimerions », a-t-il mis en garde, expliquant que Covax était en négociations directes avec AstraZeneca, mais aussi le Serum Institute of India, qui doit fabriquer l’essentiel des doses pour Covax, mais dont la production est interdite d’exportation face à l’urgence des besoins en Inde. Un intervalle trop long entre deux doses peut faciliter l’émergence de variants plus dangereux ou contagieux.

« Les dons sont une solution à court terme »

Selon Bruce Aylward, ces pays se trouvent particulièrement en Afrique sub-saharienne, mais aussi en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie du Sud, notamment les voisins de l’Inde, comme le Népal ou encore le Sri Lanka, qui doivent affronter une sévère vague d’infections. Pour l’instant, les partenaires de Covax essayent d’accéder à un maximum de doses qui sont cruciales pour la période de juin à septembre.

Il a noté que les États-Unis avaient promis 80 millions de doses pour la période juin-juillet, mais l’essentiel du milliard de doses promis par le G7 ne seront disponibles que plus tard dans l’année et surtout en 2022. « Les dons sont une solution à court terme face à un marché très imparfait où seuls les pays qui ont les moyens ou produisent des vaccins y ont accès », a-t-il rappelé.

Le docteur Aylward a tenu à souligner l’effet délétère de ces à-coups sur la confiance des populations dans la vaccination. « Quand on force des pays avec des systèmes moins robustes d’interrompre, de réorganiser, de rediriger leur programme », on rend « très difficile la mobilisation de la population », a souligné le docteur Aylward. « Nous l’entendons souvent de la part des responsables politiques qui souhaitent vivement mobiliser leur population mais qui craignent de le faire prématurément parce que les doses n’ont pas été livrées », a-t-il insisté. Au 17 juin, le système Covax avait fourni seulement 88 millions de doses dans 131 pays, bien en deçà de ce qui était initialement prévu.

Par Le Point avec AFP

Trois-Rivières: Marie-Josée Godi seule devant la pandémie

juin 18, 2021

Faute de main-d’œuvre, la directrice de la Santé publique régionale, Marie-Josée Godi, a affronté la pandémie seule.

Marie-Josée Godi est directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec depuis 2017.

© Raphaël Poliquin/Radio-Canada Marie-Josée Godi est directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec depuis 2017.

L’équipe de la docteure Godi devrait être composée de neuf personnes. Pourtant, à l’heure actuelle, cinq de ces postes sont vacants alors que les trois autres sont absents.

Toutefois, pour pallier ce manque d’effectif, le CIUSSS confirme que la Dre Godi est actuellement soutenue par quatre omnipraticiens et des médecins affectés à de nouvelles tâches dans le contexte de la pandémie.

Si la pénurie de main-d’œuvre dans le milieu de la santé n’étonne personne, la situation de la Mauricie et du Centre-du-Québec, elle, surprend notamment l’Estrie.

Dans cette région voisine, la problématique est loin d’être la même alors qu’il y a sept postes occupés et seulement trois à combler.

C’est pas toujours facile de recruter des médecins spécialistes. Il en manque dans toute la province, mais je ne connaissais pas, je dirais, le degré de la pénurie dans votre région », a admis le directeur de la Santé publique de l’Estrie, Alain Poirier.

Aucun bris de services, assure les omnipraticiens de la région

Malgré ce manque de personnel au sein de la garde rapprochée de la Santé publique de la région, aucun ralentissement dans les processus décisionnels et dans la campagne vaccinale n’a été observé par l’Association des médecins omnipraticiens de la Mauricie.

Je peux comprendre que des gens qui ont des enjeux économiques, dans une situation de pandémie, trouvent toujours que les délais sont trop longs. Mais je pense que les délais ont été raisonnables, dans un contexte où la science était à faire. Et fallait prendre des décisions avec une certaine méconnaissance de l’entièreté des enjeux », soutient le président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Mauricie, Pierre Martin.

Lors des enquêtes épidémiologiques, cependant, l’association avoue avoir senti l’effet de ces absences.

Le docteur Martin salue tout de même la sagesse des décisions prises par Marie-Josée Godi et avoue être optimiste pour la suite des choses.

Le CIUSSS a décliné notre demande d’entrevue avec la docteure Marie-Josée Godi, mais précise mettre en place des stratégies afin de remédier à la situation.

Par  CBC/Radio-Canada par la collaboration de Magalie Masson

Russie: Un variant agressif du coronavirus sévit à Moscou, dit le maire

juin 17, 2021

RUSSIE: UN VARIANT AGRESSIF DU CORONAVIRUS SÉVIT À MOSCOU, DIT LE MAIRE© Reuters/RUSSIAN EMERGENCIES MINISTRY 

MOSCOU (Reuters) – Moscou fait face à un variant du coronavirus plus agressif et plus contagieux, a déclaré jeudi le maire de la capitale russe, où la situation sanitaire, a-t-il ajouté, se dégrade rapidement.

Dimanche dernier, 7.704 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés à Moscou, soit un pic quotidien depuis le 24 décembre dernier, et le nombre de nouveaux cas est resté élevé durant la semaine.

Le maire Sergueï Sobianine a dit s’attendre à ce que le seuil des 9.000 nouvelles infections soit franchi vendredi, ce qui serait un record pour Moscou depuis le début de l’épidémie.

Jusqu’à début juin, le nombre quotidien de nouveaux cas dans la métropole était globalement resté sous les 3.000 pendant plusieurs mois.

« Une nouvelle mutation est arrivée, une nouvelle souche est active. Elle est plus agressive, il est plus dur d’en guérir, elle se propage plus rapidement », a-t-il détaillé lors d’une réunion avec des propriétaires de restaurants moscovites, selon des propos rapportés par l’agence de presse RIA.

Dans des commentaires distincts effectués lors d’une réunion gouvernementale retransmise à la télévision, Sergueï Sobianine a déclaré que la ville mettait rapidement à disposition un nombre accru de lits d’hôpital en vue d’un éventuel afflux de patients atteints du COVID-19. Il y a pour le moment suffisamment de lits disponibles, a ajouté le maire de Moscou.

Sergueï Sobianine n’a pas précisé le variant auquel il faisait référence. Il n’a pas annoncé de nouvelles restrictions sanitaires mais n’a pas exclu d’en imposer à court terme.

Par Tom Balmforth et Andrey avec (Andrey Ostroukh et Anton Zverev; version française Jean Terzian)

Covid-19 : « La Tunisie peut être un pays producteur de vaccins »

juin 16, 2021
Dépistage du coronavirus à l’Institut Pasteur de Tunis, en avril 2020

En répondant à un appel de l’OMS pour évaluer son potentiel de production de vaccins, la Tunisie se positionne sur ce marché prometteur. Entretien avec Hechmi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur de Tunis et président du comité opérationnel de vaccination.

La pandémie de Covid-19 était au cœur de la visite de travail d’Hichem Mechichi à Genève, les 8 et 9 juin. Le chef du gouvernement tunisien a plaidé la cause de son pays auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin d’obtenir des doses de vaccins anti-Covid mais aussi d’accéder au marché prometteur de leur fabrication. Il s’est ainsi entretenu avec la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, qui s’est engagée à aider la Tunisie.

La Tunisie a par ailleurs sollicité l’appui de l’OMS afin de bénéficier d’une assistance pour l’autorité nationale de réglementation du secteur, de projets de répartition aseptique de vaccins ou encore d’une plateforme de production de vaccins à ARN messager, comme l’explique Hechmi Louzir. Le directeur de l’Institut Pasteur de Tunis et président du comité opérationnel de vaccination était en effet membre de la délégation. Entretien.

Jeune Afrique : À défaut d’avoir une agence nationale du médicament, la Tunisie a demandé l’assistance de l’OMS pour évaluer le fonctionnement de son autorité nationale de réglementation du secteur. Dans quel but ?

Hechmi Louzir : Dans le contexte actuel, une autorité efficace est nécessaire pour fabriquer ou importer des vaccins de manière saine et sécurisée. Actuellement, la mission de réglementation est fragmentée : elle est assurée par différentes structures liées au ministère de la Santé. La direction de l’inspection pharmaceutique donne son accord pour la mise en place de structures de production. La direction de la pharmacie et du médicament se charge de l’enregistrement et de l’obtention d’autorisations de mises sur le marché. L’Agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental (ANCSEP) gère la libération des vaccins. Le Laboratoire national de contrôle du médicament et le Centre national de pharmacovigilance entrent aussi en jeu… L’assistance de l’OMS servira donc à vérifier le fonctionnement de l’autorité de réglementation du secteur et à émettre des recommandations pour l’améliorer.

Hechmi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur de Tunis pose dans son bureau, le 7 avril 2020

La Tunisie sollicite également une assistance pour évaluer la faisabilité d’un projet de production en fill and finish (répartition aseptique) et même de production de vaccins à ARN messager. Le pays est-il prêt à accueillir ces technologies ?

La Tunisie peut être un pays producteur de vaccins contre le coronavirus, pour ses habitants comme pour ceux de la région, mais aussi d’autres vaccins. Il existe en effet un risque que la stratégie de production de vaccins anti-covid prenne un peu de temps et ne représente plus une urgence lorsqu’elle sera opérationnelle.

NOUS DISPOSONS D’INGÉNIEURS ET DE TECHNICIENS EN BIOLOGIE TRÈS BIEN FORMÉS

Les capacités du pays sont indéniables étant donné son historique. L’Institut Pasteur produit déjà le vaccin BCG ainsi que des sérums. L’industrie pharmaceutique du pays est bien organisée et prête à accepter le développement de ce genre de technologies. Nous disposons également d’un environnement scientifique favorable avec des ingénieurs et techniciens en biologie très bien formés, mais aussi un système législatif et des réglementations idoines. Nous pouvons aussi envisager de travailler en recherche et développement sur des maladies pour lesquelles il n’existe pas encore de vaccination.

L’OMS a évoqué l’identification de cinq ou six hubs régionaux pour la production de vaccins en Afrique. Est-ce une manière pour Tunis de se positionner dans cette course ?

L’OMS a lancé en avril un appel à expression d’intérêt pour identifier de tels hubs, notamment dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. Elle se chargera dans un premier temps d’identifier le potentiel de production pour faciliter les échanges, la mise en place de structures, le transfert de technologies ou l’envoi d’experts.

La Tunisie a fait une demande via l’Institut Pasteur et a ainsi affirmé à l’OMS qu’elle pouvait accueillir ces technologies. Cela pourrait se faire dans le cadre de partenariats et très probablement d’un transfert de technologie avec un ou plusieurs partenaires industriels ou entité européennes ou internationales, comme des instituts de recherche, des start-up, ou des entreprises pharmaceutiques mondialement connues.

Le Technopole de Sidi Thabet (au Nord-Ouest de Tunis) pourrait-il participer de ce processus ?

Le technopole de Sidi Thabet comprend déjà un certain nombre d’entités : une école vétérinaire, un centre de recherche en énergie nucléaire, un centre de formation en biotechnologies, mais aussi une pépinière d’entreprises. Un centre de ressources technologiques est également en cours de mise en œuvre. Cet espace d’un peu plus de 100 hectares est fait pour héberger des biotech appliquées à la santé.

LA LEVÉE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE DES VACCINS NE SUFFIRA PAS. IL FAUT UNE STRATÉGIE DE TRANSFERT DE TECHNOLOGIES

On peut imaginer qu’en cas de transfert de technologie ou de partenariat avec des structures qui maitrisent différents aspects de la fabrication de vaccins à ARN messager, celles-ci soient invitées à s’installer sur ce technopole pour profiter de ce terrain mais aussi de facilités pour lancer des partenariats avec des entreprises pharmaceutiques tunisiennes privées ou publiques.

De quelle manière l’OMC peut-elle vous appuyer dans ces démarches ?

L’OMC se coordonne avec l’OMS et est assez impliquée dans ces problématiques d’appui au transfert de technologies et de levée des brevets. Lors de sa rencontre avec Ngozi Okonjo-Iweala, le chef du gouvernement tunisien a évoqué la levée de la propriété intellectuelle pour les vaccins anti Covid-19. Ce serait une bonne chose, mais cela ne suffit pas. Il faudrait dans tous les cas accompagner cette mesure grâce à une stratégie de transfert de technologie afin d’optimiser les chances de développement de ces projets.

Ave Jeune Afrique par Camille Lafrance

France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche

juin 16, 2021
France: plus de masque en exterieur des jeudi, levee du couvre feu dimanche
France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche© AFP/Thomas COEX

Le port du masque à l’extérieur ne sera plus obligatoire dès jeudi 17 juin en France, sauf certaines exceptions, et le couvre-feu sera levé dès dimanche, a annoncé Jean Castex mecredi, au vu de la baisse des contaminations.

Le masque en extérieur ne restera de rigueur que dans des situations de promiscuité (file d’attente, transports, lieux bondés, tribune de stade), a-t-il précisé.

La levée du couvre-feu n’empêchera pas le maintien des protocoles sanitaires pour les lieux publics et la fête de la musique du 21 juin et autres événements jusqu’au 30 juin (organisation de concerts seulement en extérieur avec gestes barrière et pas sur la voie publique, règles de jauges pour les bars restaurants et lieux de spectacles…), a-t-il ajouté à l’issue du Conseil de ministres et du conseil de défense présidé par Emmanuel Macron.

Les supporteurs du match France-Portugal de l’Euro de football pourront également profiter de cette levée le 23 juin.

L’objectif a été fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août, a-t-il poursuivi, en se félicitant que les contaminations aient baissé à 3.200 cas quotidiens en moyenne sur 7 jours.

La France était l’un des trois derniers pays en Europe à imposer un couvre-feu. Il était entré en vigueur le 30 octobre à 21H00 dans toute la métropole, puis avait été avancé à 20H00 pour la période des fêtes de fin d’année avec dérogation pour Noël. Il avait ensuite été avancé à 18H00 pour toute la métropole le 16 janvier, puis repoussé à 19H00 le 20 mars, puis à 21H00 le 19 mai et enfin à 23H00 le 9 juin.

Cet allègement est le plus important depuis le 2e confinement.

Par Le Point avec AFP

Canada/Mauricie et Centre-du-Québec: en zone verte lundi prochain

juin 15, 2021

Les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne seront finalement pas restées bien longtemps au palier d’alerte jaune puisque les deux régions passeront au palier vert dès lundi le 21 juin. C’est du moins ce qui est possible de lire sur le  site du gouvernement du Québec. L’information a également été confirmée mardi lors du point de presse de 13h par le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Après une semaine en zone jaune, la Mauricie et le Centre-du-Québec passeront en zone verte.

© Olivier Croteau Après une semaine en zone jaune, la Mauricie et le Centre-du-Québec passeront en zone verte.

Il s’agit encore une fois d’une bonne nouvelle que tout le monde espérait depuis quelques semaines puisque le nombre de nouveaux cas quotidiens reste stable dans la région.  En effet, le nombre de cas quotidien a poursuivi sa baisse, passant d’une moyenne de 7 cas par jour à 3 cas par jour. Les éclosions sont aussi à la baisse alors que 7 éclosions sont en cours, comparativement à 12 la semaine dernière. De plus, en date de lundi, la région recensait seulement 53 cas actifs sur son territoire. 

«Les efforts soutenus de la population de notre région nous ont une nouvelle fois permis de devancer le calendrier de déconfinement qui avait été proposé par le gouvernement, ce qui constitue une excellente nouvelle. Néanmoins, il faut se rappeler que le virus circule toujours. Il est donc important que les gens continuent d’appliquer les mesures préventives de base même si nous pourrons profiter d’un allègement des mesures avec le passage au palier vert dès la semaine prochaine», souligne Dre Marie Josée Godi, directrice régionale de santé publique.

Ainsi, un retour en zone verte signifie entre autres que les rassemblements d’un maximum de 10 personnes ou des occupants de trois résidences seront permis dans les domiciles privés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Du côté de la restauration, un maximum de 10 personnes par table ou les occupants de 3 résidences seront désormais permis dans les restaurants et bars en zone verte.

De plus, un maximum de 250 personnes pourra se rassembler dans les lieux de culte.

Concernant les funérailles et les mariages, un maximum de 50 personnes, excluant les travailleurs de l’entreprise de services funéraires et les bénévoles dans le bâtiment ou à l’extérieur de celui-ci peuvent se rassembler simultanément. 

Rappelons que dans son plan de déconfinement, le gouvernement du Québec avait prévu que la majorité des régions passent en zone verte d’ici le 28 juin.

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste