Archive for the ‘Transport’ Category

Le Portugal lève la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil

avril 16, 2021

Le Portugal a décidé de lever la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil qui était en vigueur depuis la fin janvier, mais les voyages touristiques restent interdits, a annoncé vendredi le gouvernement de Lisbonne.

La suspension des vols en provenance ou à destination du Brésil ou du Royaume-Uni est levée, uniquement pour les voyages essentiels«, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Sont considérés comme voyages essentiels les déplacements réalisés »pour motifs professionnels, d’études, de réunion familiale, pour des raisons de santé ou pour des raisons humanitaires », a-t-il précisé.

Après avoir été frappé par une violente vague de l’épidémie de coronavirus en début d’année, le Portugal entrera lundi dans la troisième étape d’un plan de déconfinement graduel, a confirmé jeudi soir le Premier ministre Antonio Costa.

Une quarantaine de 14 jours pour les Français

Le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole sera maintenu pour au moins 15 jours supplémentaires, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine, avait-il déjà expliqué.

Le Portugal continuera donc à exiger aux voyageurs en provenance des pays présentant un taux d’incidence du coronavirus supérieur à 500 cas pour 100.000 habitants qu’ils observent une quarantaine de 14 jours. Parmi ces pays se trouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, mais aussi la France ou les Pays-Bas.

Les voyages en provenance de pays avec une incidence supérieure à 150 cas pour 100.000 habitants – tels que l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie – sont également limités aux déplacements jugés essentiels, a détaillé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Par ailleurs, tous les passagers arrivant au Portugal par avion, devront toujours présenter un test PCR négatif au coronavirus. A l’exception d’une dizaine de municipalités, le Portugal poursuivra son plan de déconfinement comme prévu, avec la réouverture lundi des restaurants, des centres commerciaux, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

Il s’agit de la troisième étape sur quatre d’une levée progressive des restrictions sanitaires entamée à la mi-mars, après deux mois de confinement général pour endiguer la troisième vague de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés chaque jour au Portugal s’est stabilisé autour des 500 contagions quotidiennes, contre un pic de près de 13.000 à la fin janvier, et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est retombé sous les 500 patients pour la première fois depuis septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : Paris suspend «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France

avril 13, 2021

Les craintes liées aux variants brésiliens ont amené la France à suspendre les vols entre les deux pays.

Paris a décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

«Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

La situation sanitaire n’a cessé de s’aggraver au Brésil depuis février en raison de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme plus contagieux et plus mortel, mais encore très minoritaire en France.

Craintes dues au variant P1

Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Cela impacte la contagion et la résistance à l’immunité de cette nouvelle variante. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%.

Plusieurs indices laissent également croire que P1 touche des patients bien plus jeunes que les autres variants. L’Association brésilienne des soins intensifs(AMIB) a révélé dimanche 11 avril que plus de la moitié des quelque 11.000 malades en réanimation dans le pays avaient moins de 50 ans.

Lundi, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait expliqué que la France avait «gardé quelques lignes» avec le Brésil, en justifiant le maintien des liaisons aériennes par le respect du droit, le Conseil d’Etat ayant disposé que les ressortissants français «au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir».

Critiques de l’opposition

De nombreux responsables de l’opposition, surtout à droite, ont réclamé mardi la suspension des vols avec le Brésil ou une mise en quarantaine plus stricte.

«Nous sommes gouvernés par des irresponsables qui, depuis un an, n’ont rien compris et rien appris. Qu’attendent-ils pour suspendre TOUS les vols en provenance du #Brésil où l’épidémie est hors de contrôle ?», s’est ainsi offusquée la patronne du Rassemblement national sur Twitter. «La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne », a affirmé sur la radio RFI le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Damien Abad, quand le communiste Alain Roussel a appelé à «prendre des mesures de fermeture des frontières ou d’isolement strict des personnes qui viennent des pays où il y a un variant dangereux».

Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella a lui estimé que «le gouvernement laisse entrer 1.000 passagers par semaine en provenance du Brésil, où l’épidémie est hors de contrôle avec un variant résistant». «Après tout ce que notre pays a subi, et alors qu’on continue d’enfermer les Français, comment cette dinguerie est-elle encore possible ?», s’est-il demandé.

Mesures mises en place

En France, les mesures prises avant la suspension des vols étaient un peu moins restrictives. Dans le cas du Brésil, les voyages touristiques étaient interdits dans les deux sens, «y compris via un autre pays». Les voyageurs depuis le Brésil devaient présenter un test PCR négatif de moins de 72h et les passagers non-résidents européens ou non européens devaient présenter «une preuve d’un motif impérieux nécessitant une venue en France». À l’arrivée en France, les passagers présentant un «test douteux» étaient testés, et, «dans la majorité des cas, l’ensemble des passagers des vols venant du Brésil sont resoumis à un test antigénique», moins fiable mais plus rapide, précise le ministère de la Transition écologique. Si le test s’avérait positif, la personne devait obligatoirement se placer en quatorzaine et «réaliser au plus vite un test PCR» pour confirmer le résultat.

Face aux critiques de l’opposition, le Premier ministre s’est donc défendu de toute inaction.

Par Le Figaro avec AFPP

France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

Plus de 100 navires ont déjà traversé le canal de Suez, 140 autres attendus mardi

mars 30, 2021

PLUS DE 100 NAVIRES ONT DÉJÀ TRAVERSÉ LE CANAL DE SUEZ, 140 AUTRES ATTENDUS MARDI© Reuters/AHMED FAHMY PLUS DE 100 NAVIRES ONT DÉJÀ TRAVERSÉ LE CANAL DE SUEZ, 140 AUTRES ATTENDUS MARDI

LE CAIRE (Reuters) – Plus de 100 navires ont traversé le canal de Suez dans les deux sens depuis que le porte-conteneurs géant qui entravait la navigation depuis près d’une semaine a été remis à flot, a rapporté mardi la télévision publique égyptienne.

Près de 113 navires avaient transité par le canal à 6 heures GMT mardi matin, conformément aux plans annoncés précédemment par l’Autorité du canal de Suez (ACS).

Osama Rabie, le président de l’ASC, a expliqué que 140 autres navires devraient également traverser le canal ce mardi : 95 navires avant 19 heures, heure locale, et 45 autres avant minuit.

Il a également réaffirmé qu’il faudrait trois à quatre jours pour rattraper les retards provoqués par l’incident.

Le trafic a repris lundi en fin de journée sur le canal de Suez, après que l’Ever Given, un navire de 400 mètres de long qui s’était échoué mardi dernier au milieu d’une section du canal, a été remis à flot plus tôt dans la journée.

Cet échouement avait provoqué un gigantesque embouteillage maritime de plus de 400 navires qui attendaient de pouvoir traverser le canal de Suez.

Avec Reuters par (Mahmoud Mourad, version française Laura Marchioro, édité par Blandine Hénault)

Québec/Trois-Rivières: Les disponibilités des déménageurs se font rares pour le 1er juillet

mars 21, 2021

Trois-Rivières — Trouver un déménageur pour le 1er juillet est une épreuve que peu de gens pourront réussir dans les prochaines semaines. La majorité des entreprises de déménagement affiche déjà complet pour cette date, certains mêmes depuis plusieurs mois.

Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

© ARCHIVES: SYLVAIN MAYER Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

«Ça fait longtemps que c’est complet pour le 1er juillet. On a commencé à prendre les réservations au mois d’octobre, alors c’est complet!», indique Dominique Pilotte, adjointe administrative chez Bel-Mar Express.

Au moment d’écrire ces lignes, il fallait choisir entre le 21 juin ou le 6 juillet. Ce sont les deux dates les plus proches de la grande journée du déménagement chez Bel-Mar Express. Le constat est le même chez déménagement Valois et déménagement Martel Express.

«On a commencé les réservations le 8 mars, et on a tout rempli la journée même», confirme Audrey Diamond, adjointe administrative chez Martel Express. Encore là, les prochaines disponibilités sont le 5 juillet.

On constate également que cette année est particulièrement occupée et on se dit même «surpris» à certains égards de la vitesse à laquelle se remplit l’agenda.

Dans certains cas, la pandémie de COVID-19 a obligé les entreprises de déménagement à revoir leurs plages horaires à la baisse, en raison des mesures sanitaires.

Il y a également tout le défi de recrutement qui représente des embûches. Il faut des bras, certes, mais également des conducteurs pour les camions.

«En raison du manque de personnel, on a un peu moins de camions sur la route. C’est vraiment au niveau des conducteurs que c’est difficile à recruter. Pour les aides-déménageurs, ça va quand même bien», souligne Dominique Pilotte de Bel-Mar Express.

L’Office de la protection du consommateur propose sur son site web une série de mesures à prendre concernant le déménagement: comment choisir son déménageur, l’évaluation des coûts, les assurances, le contrat, quoi faire en cas de bris… (https://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/habitation-renovation/demenagement/). On propose même une liste de vérification pour bien se préparer au jour J.

Si les déménageurs sont déjà complets pour le 1er juillet, il est encore possible actuellement de louer des camions de déménagement sur différents sites de location.

Si vous comptez entreposer vos meubles, il faudra également faire vite, car les places s’envolent rapidement. Chez Hop! Entrepôt mobile, déjà 95% des espaces disponibles sont remplis, mais on pourrait rapidement augmenter l’offre s’il y a une forte demande.

«Il nous reste quelques places, mais je dirais que l’entreposage et le déménagement c’est pas mal booké. On essaie de trouver des trous, mais ça devient de plus en plus difficile», souligne Alexia Bédard, copropriétaire de l’entreprise qui compte plus de 250 entrepôts.

«On a eu plus d’achalandage qu’à l’habitude à cause de la COVID», note-t-elle.

Un casse-tête de plus

Déménager sera un véritable casse-tête pour plusieurs et des craintes se manifestent déjà dans des organismes comme InfoLogis Mauricie, un organisme communautaire de défense des droits des locataires et de promotion du logement social.

«C’est compliqué. La problématique est assez répandue, ne serait-ce que de trouver un logement c’est problématique. La situation est assez préoccupante, malheureusement, il n’y a pas vraiment de service qui existe en ce sens. […] Il n’y a pas d’organismes communautaires qui offrent de l’aide au déménagement, surtout pas en temps de pandémie», souligne Carol-Ann Côté, coordonnatrice d’InfoLogis Mauricie.

Chez InfoLogis Mauricie, il n’y a pas de ressource disponible pour permettre ce genre de service d’aide au déménagement. Par contre, on est en mesure de constater que le besoin est tangible.

«C’est clairement un problème. Ce que l’on dénote, c’est que les compagnies de déménagement sont bookées. Il n’y a plus vraiment de disponibilité pour le 1er juillet et les tarifs ont explosé. On parle même jusqu’à 450 $ de l’heure pour déménager!»

Avant de déménager, il faudrait toutefois être en mesure de trouver un logement.

«La situation actuelle en fait de logement est préoccupante au niveau de la disponibilité. On a hâte de voir ce que ça va donner le 1er juillet, mais j’ai quelques inquiétudes par rapport à ça. J’ai l’impression que ça va être chaotique. Ça l’avait été l’an passé et j’ai l’impression de ça va être encore pire cette année», a conclu Carol-Ann Côté

Avec  Audrey Tremblay – Le Nouvelliste .

Les voyageurs devront présenter un test de dépistage négatif pour entrer au Canada

décembre 30, 2020

Le Canada obligera les voyageurs à passer un test de dépistage de la COVID-19 trois jours ou moins avant d’entrer ou de revenir au pays.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, en conférence de presse mercredi midi.

Ce test devra être négatif pour que ces voyageurs puissent prendre leur vol ou passer la frontière, dans le cas où ils arriveraient au pays par la route ou par la mer.

Cette nouvelle mesure sera implantée rapidement, a mentionné le ministre, sans donner d’échéancier.

Mardi, le ministre de la Santé québécois Christian Dubé avait déclaré que Québec voulait que la mesure soit en vigueur cette semaine alors qu’Ottawa misait plutôt sur la semaine prochaine.

«Les règles ne nous protègent que si nous les suivons tous», a souligné M. Leblanc avant d’ajouter qu’un contrôle accru serait effectué aux frontières.

Avec CBC/Radio-Canada 

Plusieurs Canadiens se retrouvent bloqués au Royaume-Uni, avec la variante du virus

décembre 22, 2020

MONTRÉAL — Mark Sultana a accueilli comme «une bombe» la décision d’Ottawa, dimanche, de suspendre la plupart des vols en provenance du Royaume-Uni, où une variante du virus de la COVID-19 a été découverte.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’entrepreneur canadien de 52 ans, qui vit la plupart du temps à Londres depuis près de vingt ans, indique que l’annonce de dimanche soir a particulièrement étonné les Canadiens qui prévoyaient rendre visite à leur famille et leurs amis pendant les vacances des Fêtes.

«Nous ne pouvons aller nulle part — aucun d’entre nous», a déclaré en entrevue lundi celui qui est aussi administrateur du groupe «Canadiens à Londres» sur Facebook. «Nous sommes tous confinés sur cette île — et beaucoup de Canadiens sont touchés.» 

Originaire de la région de Toronto, M. Sultana soutient que plusieurs membres du groupe Facebook, qui compte 6800 abonnés, ont signalé que leur vol avait été annulé. «Ils étaient prêts à se mettre en quarantaine et à faire ce qu’il fallait pour rentrer chez eux, mais là, ils sont complètement bloqués.»

À la suite d’autres pays, le Canada a annoncé dimanche soir la suspension pendant trois jours — pour l’instant du moins — des vols de passagers en provenance du Royaume-Uni, afin d’empêcher l’importation d’une variante du virus SRAS-CoV-2 découverte par les responsables britanniques, qui pourrait être 70 % plus contagieuse que la première. 

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a aussi annoncé samedi que Londres et le sud-est de l’Angleterre seraient soumis à des restrictions plus strictes, de «niveau 4», en raison d’une augmentation des cas et des préoccupations concernant la variante du SRAS-CoV-2. 

Et le Brexit avec ça!

Mais ce n’est pas la première fois que Londres est «confinée», rappelle Julien Gagnon, originaire de Saint-Lambert, qui vit au Royaume-Uni depuis 10 ans, dont près de cinq dans la capitale. Le Québécois de 32 ans précise qu’après des semaines de semi-confinement à Londres, le plus grand impact des restrictions de «niveau 4» se fera sentir dans les prochains jours, alors que les rassemblements des Fêtes entre des personnes de ménages différents sont désormais interdits.

«Nous ne pouvons rien faire. Nous devons rester à l’intérieur. Nous ne pouvons pas voir d’amis, nous ne pouvons pas voir la famille, nous ne pouvons pas fêter Noël», déplore M. Gagnon, qui sait pertinemment, toutefois, que la situation sera identique au Québec. 

Le Torontois d’origine Bobby Demers, qui vit au Royaume-Uni depuis 1988, a indiqué que beaucoup de gens ont envahi les magasins à Londres lundi, craignant notamment une pénurie de produits frais à cause de la fermeture des frontières. «Je suis allé au supermarché local ce matin (…) et la file de voitures débordait du stationnement du centre commercial», dit-il.

Pour ne rien arranger, le Royaume-Uni est à moins de deux semaines de la dernière étape de sa sortie de l’Union européenne, et le gouvernement britannique n’a pas encore conclu d’accord commercial avec le bloc de 27 pays membres.

«Ce qu’on vit, c’est presque comme un précurseur de ce qui va se passer dans deux semaines, lorsque les camions et les avions ne pourront plus faire des allers-retours très facilement entre l’Angleterre et l’Europe», laisse tomber M. Demers.

Administrateur d’un autre groupe Facebook, «Canadiens au Royaume-Uni», qui compte 5300 abonnés, M. Demers explique que dans cette période d’incertitude, les gens se regroupent et offrent des mots de soutien. «L’empathie que les Canadiens ont les uns pour les autres s’est vraiment manifestée», a-t-il déclaré. «Les gens ont cette vision de Londres comme (un endroit où) les gens ne se parlent pas, les gens évitent le contact visuel, mais quand les choses se compliquent et en cas d’urgence, les gens ici ont tendance à se rassembler.»

Avec Jillian Kestler-D’Amours, La Presse Canadienne

Canada-Québec: Le Port de Trois-Rivières se porte acquéreur de la collection de peintures Hommage au Saint-Laurent

novembre 20, 2020

Trois-Rivières – Le grand projet pictural Hommage au Saint-Laurent a connu une nouvelle étape dans son long développement cette semaine quand on a annoncé que le Port de Trois-Rivières avait fait l’acquisition de la collection.

On a officialisé cette semaine l’acquisition par le Port de Trois-Rivières de la collection d’œuvres d’art Hommage au Saint-Laurent. La photo réunit, assis, et de gauche à droite, Raymond Quenneville, peintre de même que le pdg du Port de Trois-Rivières Gaétan Boivin. Derrière, les peintres Gérard Boulanger, Yvon Saint-Aubin, Robert Roy et Yvon Lemieux.© undefined On a officialisé cette semaine l’acquisition par le Port de Trois-Rivières de la collection d’œuvres d’art Hommage au Saint-Laurent. La photo réunit, assis, et de gauche à droite, Raymond Quenneville, peintre de même que le pdg du Port de Trois-Rivières Gaétan Boivin. Derrière, les peintres Gérard Boulanger, Yvon Saint-Aubin, Robert Roy et Yvon Lemieux.

Le projet, entrepris il y a cinq ans, a réuni cinq peintres québécois bien connus dont deux de la région : Raymond Quenneville, de Champlain, et Robert Roy, de Sainte-Perpétue qui sont associés à Yvon Lemieux, Yvon Saint-Aubin et Gérard Boulanger. Les cinq artistes ont effectué autant de voyages ensemble au cours des cinq dernières années pour découvrir différentes portions du fleuve et s’en servir comme inspiration pour témoigner de sa constante beauté depuis le lac Ontario jusqu’au golfe.

De cette exploration sont nées 100 toiles à l’huile et à l’acrylique de même que des croquis et pochades réalisés sur le terrain et réunis dans la collection que vient d’acquérir l’entreprise trifluvienne. Un livre, reproduisant non seulement les œuvres mais qui est enrichi des récits des voyages et rencontres qui ont inspiré les peintres, a également été réalisé et est présentement en vente auprès des artistes participants. On peut d’ailleurs en connaître davantage autant sur cet ouvrage que sur le projet et les artistes qui y ont participé en visitant la page Facebook du projet sur laquelle on peut notamment voir des reproductions de certaines œuvres.

Pour le Port de Trois-Rivières, cette acquisition s’inscrit dans une volonté continue de soutenir le développement et la diffusion de la richesse artistique régionale, une volonté qui s’est manifestée dans plusieurs investissements communautaires au centre desquels la culture trouve une place prépondérante. «La collection Hommage au Saint-Laurent est un projet de grande envergure qui vise à mettre en valeur notre précieux fleuve, celui-là même grâce auquel le Port de Trois-Rivières existe. Ces œuvres de grande qualité s’inscrivent dans notre patrimoine maritime et témoignent de la richesse de ce majestueux cours d’eau», a indiqué Gaétan Boivin, président-directeur général du Port trifluvien par voie de communiqué.

On travaille présentement à planifier une exposition de l’ensemble des œuvres acquises pour favoriser l’accès du public à cette collection, un projet dont les paramètres ne pourront se préciser que quand les restrictions sanitaires auxquelles nous sommes présentement soumis auront été levées sinon, assouplies.

Avec François Houde – Le Nouvelliste

Une agence américaine autorise la reprise des vols des 737 MAX de Boeing

novembre 18, 2020

L’Autorité fédérale américaine de l’aviation (FAA) a annoncé mercredi la levée de l’interdiction de vol du 737 MAX de Boeing, un avion cloué au sol dans le monde entier depuis mars 2019, à la suite de deux accidents en Indonésie et en Éthiopie qui ont fait 346 morts en l’espace de cinq mois.

American Airlines prévoit un premier vol avec le 737 MAX en décembre.© Mike Siegel/Reuters American Airlines prévoit un premier vol avec le 737 MAX en décembre.

L’administrateur de la FAA, Steve Dickson, s’est dit confiant à 100 % dans la sécurité de cet appareil, mais a souligné que l’avionneur américain devrait faire davantage pour améliorer ses procédures en matière de sécurité.

Cette levée met fin à la plus longue immobilisation de l’histoire de l’aviation civile et permettra à Boeing de reprendre les livraisons et les vols commerciaux de cet appareil aux États-Unis d’ici la fin de l’année.

La compagnie a perdu 393 commandes depuis les 10 derniers mois.

Nous avons fait tout ce qui est humainement possible pour nous assurer que ces types d’accidents ne se reproduisent plus, a déclaré à Reuters Steve Dickson. Il a ajouté que des modifications au niveau de la conception avaient supprimé ce qui avait causé ces accidents spécifiques.

La FAA exige une nouvelle formation des pilotes pour gérer le système MCAS anti-décrochage de l’appareil, mis en cause dans les deux accidents mortels, ainsi que de nouvelles mesures de sécurité et d’autres changements au niveau des logiciels.

Les compagnies devront également procéder à des travaux de maintenance sur les avions cantonnés au tarmac des aéroports depuis plus de 20 mois. Quant aux avions entreposés chez Boeing, ils devront être examinés par un inspecteur de la FAA avant d’être envoyés chez les clients.

Boeing de son côté s’est dit déterminé à tirer les leçons de [ses] erreurs pour bâtir un avenir plus sûr afin que de tels accidents ne se reproduisent plus.

Ces événements et les leçons que nous en avons tirées ont remodelé notre entreprise et concentré davantage notre attention sur nos valeurs fondamentales de sécurité, de qualité et d’intégrité.David Calhoun, PDG de Boeing

Transports Canada poursuit son évaluation

Dans un communiqué publié mercredi matin, le ministre canadien des Transports, Marc Garneau, a indiqué que les experts en matière de sécurité de Transports Canada poursuivent leur processus de validation indépendant afin de déterminer s’il convient d’approuver les modifications proposées pour l’aéronef. Nous nous attendons à ce que ce processus se termine très bientôt.

Cependant, il y aura des différences entre ce que la FAA a approuvé aujourd’hui et ce que le Canada exigera de ses exploitants. Ces différences comprendront des procédures supplémentaires pour le poste de pilotage et avant le vol, ainsi que des distinctions dans la formation, ajoute M. Garneau.

Les restrictions imposées à l’appareil de Boeing sont donc maintenues pour l’instant au Canada, précise encore le communiqué.

Une reprise en pleine pandémie

Les deux catastrophes aériennes d’octobre 2018 et mars 2019 ont plongé l’avionneur américain dans la plus importante crise de son histoire, avec une multitude d’enquêtes ouvertes à son encontre, un remaniement interne et de lourdes pertes financières.

Boeing va remettre en service son modèle phare dans un contexte délicat, sur fond de crise sanitaire mondiale du coronavirus, de nouvelles taxes douanières imposées par l’Union européenne et de défiance à l’égard de la compagnie.

Avant la décision de la FAA, American Airlines a fait part de son intention d’utiliser à nouveau le 737 MAX le 29 décembre. Southwest Airlines, qui dispose de la plus grande flotte de 737 MAX au monde, n’envisage pas de remettre l’appareil en service avant le deuxième trimestre 2021.

À Wall Street, le titre Boeing prenait 6,33 % à 223,35 $ dans les transactions d’avant séance, s’acheminant vers son niveau le plus élevé depuis le mois juin.

Avec CBC/Radio-Canada 

Mauritanie : les naufrages de migrants se multiplient

novembre 10, 2020
Des migrants arrivent au port d'Arguineguin, dans les îles Canaries, après avoir été secourus par l'Espagnol Salvamento Maritimo alors qu'ils contournaient l'île à bord de pirogues, le 7 novembre 2020.

Malgré l’épidémie et les risques encourus, pas une semaine ne passe sans que des Subsahariens ne trouvent la mort en tentant de rejoindre les îles Canaries depuis le continent.

Selon le collectif Caminando Fronteras, quelque 92 migrants qui avaient pris place à bord d’une pirogue partie du Sénégal avec 119 passagers sont morts noyés, le 3 novembre, dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie. Quelques jours plus tôt, 36 migrants avaient disparu en face de Nouadhibou.

Aucune semaine ne passe sans de telles macabres informations, comme le confirme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM, de l’ONU). Dans un communiqué daté du 6 novembre, elle estime à « environ 400 » le nombre de migrants « interceptés ou secourus au large des côtes mauritaniennes depuis la mi-octobre ».

Flux important

Ces chiffres confirment la reprise d’un flux important de migrations subsahariennes en direction des îles Canaries (Espagne), situées à la hauteur du Sahara occidental, d’où les Subsahariens espèrent pouvoir gagner l’Europe.

Ils sont très jeunes, ces candidats à un voyage risqué parce qu’entrepris sur des embarcations de fortune surchargées et dotées de moteurs au fonctionnement aléatoire. Ils viennent du Mali, de Gambie, de Guinée, du Sénégal ou de Mauritanie, où ils estiment n’avoir aucun avenir.

ILS ONT PAYÉ LES PASSEURS MOINS CHER QU’AVANT L’ÉPIDÉMIE

Ils ont payé les passeurs moins cher (700 euros) qu’avant l’épidémie (1 500 euros), car celle-ci a réduit provisoirement la demande. Partis des plages de Mbour (Sénégal), de Nouakchott ou de Nouadhibou, ils ont affronté un océan aux courants puissants. À la moindre panne, ils se sont retrouvés dans la situation des naufragés du radeau de La Méduse, qui ont connu le même sort dans les parages, au XIXe siècle.

Dénutris et déshydratés

Depuis fin septembre, 200 bateaux ont débarqué 5 000 migrants aux Canaries, soit dix fois plus que durant la même période en 2019. 

Dénutris et déshydratés après des jours de dérive, ils peuvent s’estimer chanceux de se retrouver dans un hôpital de Nouadhibou après avoir été récupérés par les gardes-côtes mauritaniens et pris en charge par l’OIM et le Croissant rouge.

PLUS DE 400 MORTS LORS DE LA TRAVERSÉE VERS L’ARCHIPEL ESPAGNOL

Selon l’OIM, 14 bateaux transportant 663 migrants ont quitté le seul Sénégal pour les Canaries au mois de septembre. Un quart d’entre eux ne sont pas arrivés à bon port parce qu’ils ont coulé ou sont tombés en panne.

Depuis le début de l’année, on déplore plus de 400 personnes mortes dans la traversée vers l’archipel espagnol.

Cette poussée migratoire (11 000 arrivées aux Canaries en dix mois) dépasse le niveau de l’an dernier (2 557 arrivées), mais elle est encore loin des chiffres de 2006 (32 000 arrivées). Elle inquiète pourtant les autorités espagnoles et européennes, car elle s’aggrave : depuis fin septembre, 200 bateaux ont débarqué 5 000 migrants aux Canaries, soit dix fois plus que durant la même période en 2019. 

La Guardia Civile à Nouakchott

Un avion C-235 de la Guardia Civile espagnole équipé de radars et de caméras est désormais positionné à l’aéroport de Nouakchott. En collaboration avec l’armée de l’air et la marine mauritaniennes, il patrouille chaque jour au-dessus de l’océan pour détecter les migrations illégales. Il a déjà permis d’arraisonner un bateau parti de Nouakchott qui naviguait plein nord avec 50 personnes à son bord.

DES CENTAINES DE CLANDESTINS RENVOYÉS

Car le voyage vers l’eldorado européen se conclut souvent par un retour à la case départ. Le ministère de l’Intérieur espagnol s’apprête ainsi à renvoyer des centaines de clandestins vers la Mauritanie, avec laquelle il a noué un partenariat dans la lutte contre l’immigration illégale en 2003.

De son côté, la Mauritanie a expulsé le 7 novembre, vers le Sénégal et le Mali, 210 migrants arrêtés la semaine dernière en mer ou sur une plage de Nouadhibou.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas