Archive for the ‘Transport’ Category

Canada: Une famille de Québec jette l’ancre après quatre ans en mer

juillet 2, 2022
Julie Savard et Jean Legault sont debout dans le voilier, accompagnés de leurs trois enfants.

La famille Savard-Legault s’est rendue aux îles Marquises à l’hiver 2020. Photo : Facebook : Caractère

C’est la fin d’un périple autour du monde qui aura duré plus de quatre ans pour une famille de Québec. À bord de leur voilier, Julie Savard et Jean Legault ont visité plus d’une vingtaine de pays avec leurs trois filles âgées de huit à dix ans. Un voyage qu’ils ont pris plaisir à documenter sur les médias sociaux.

Une dizaine de proches attendaient avec impatience vendredi matin au Yacht-Club de Québec l’arrivée du voilier nommé Caractère avec, à son bord, la famille Savard-Legault.

Parti en mer il y a quatre ans dans le but de réaliser son rêve, le couple de parents était très heureux d’être de retour. Oui, c’est la fin de quelque chose, mais c’est la fébrilité de revoir nos proches et de revenir habiter dans notre belle ville de Québec, mentionne d’entrée de jeu Julie Savard.

À part un court séjour au Québec en décembre 2019, la famille de cinq a vécu les quatre dernières années sur le bateau. Cinq sur un 41 pieds, c’est limité comme espace, mais on était conscients de ça au départ, ajoute Mme Savard, qui s’occupait aussi de l’enseignement scolaire de leurs trois filles.

Les trois enfants de Julie Savard et Jean Legault pêchent depuis leur voilier.

Les enfants de Julie Savard et Jean Legault ont pu apprendre à pêcher au fil de leur aventure. Photo : Facebook : Caractère

Si vivre la pandémie confiné sur un bateau a été un moindre mal, la fermeture de frontières a forcé la famille à tracer un trait sur certaines destinations comme l’Océanie et de demeurer plus longtemps en Polynésie française. On a été accueillis là-bas au début de la pandémie de façon incroyable, raconte le père de famille, Jean Legault.

Le bateau sans mât est accosté aux îles Caïmans.

Le bateau sans mât est accosté aux îles Caïmans. Photo : Facebook : Caractère

Périodes plus difficiles

L’aventure ne s’est pas déroulée sans quelques périodes plus difficiles. À l’automne 2020, en pleine pandémie, Mme Savard a pris d’urgence un vol vers le Québec pour être au chevet de son père, qui est mort peu de temps après. Perdre un proche alors qu’on était à l’étranger, ça n’a pas été facile, assure-t-elle.

Puis, en mai dernier, à plus de 300 milles nautiques au large, entre le Panama et les Îles Caïmans, le voilier a perdu son mât. Il y a quelque chose qui a cassé, ç’a été très stressant et très dangereux, avoue le père, Jean Legault, qui a piloté le navire. Heureusement, personne ne s’est blessé et la famille avait assez d’essence en réserve pour se rendre au port le plus proche.

Un voilier dans la baie de New York.

Le Caractère lors de son passage à New York Photo : Facebook : Caractère

Changement de plan

Cette dernière mésaventure a modifié les plans de la famille, car il était impossible de se procurer un nouveau mât en chemin. Alors qu’ils devaient initialement revenir à la mi-juillet par le golfe du Saint-Laurent, les Savard-Legault ont plutôt opté pour un retour devancé, par le lac Champlain. Sans mât ni voile, c’est très désagréable en mer de n’utiliser que le moteur, raconte M. Legault.

Un dizaine de personnes près de la rive qui attendent la famille Savard-Legault. Au loin se trouve le voilier des Savard-Legault.

Des proches attendaient la famille Savard-Legault impatiemment au Yatch-Club de Québec vendredi midi. Photo : Radio-Canada

Maintenant de retour, les membres de la famille Savard-Legault ont bien l’intention de retourner vivre dans leur maison, sans toutefois se départir de leur voilier. On n’a pas de projet de voyage à court ou à moyen terme, mais qui sait, peut-être à la retraite, conclut la mère de famille.

Avec Radio-Canada

Près de 30 disparus dans un naufrage en mer de Chine méridionale

juillet 2, 2022
Un bateau en train de couler.

Le navire est en train de couler après s’être cassé en deux. Photo: Reuters/Service Aérien du Gouvernement de Hong Kong

Vingt-sept personnes sont portées disparues après que leur navire eut été coupé en deux par un typhon, samedi, en mer de Chine méridionale, a annoncé le gouvernement de Hong Kong.

Le navire d’ingénierie se trouvait à 160 milles marins au sud-ouest de Hong Kong lorsqu’il a été pris dans la tempête Chaba; il a subi des dommages importants et s’est brisé en deux morceaux, a précisé le Service aérien du gouvernement de Hong Kong.

Les secours ont été dépêchés sur place après avoir été notifiés vers 7 h 25 (heure locale).

Trois des 30 membres de l’équipage ont pu être secourus à 15 h et ont été emmenés à l’hôpital, ont indiqué les autorités.

Des images fournies par les autorités de Hong Kong montrent une personne en train d’être hélitreuillée tandis que des vagues s’écrasent sur le pont du navire à moitié submergé.

Un membre d’équipage est hélitreuillé tandis que des vagues s'écrasent sur le pont du navire à moitié submergé.

Des sauveteurs hissent dans un hélicoptère un membre d’équipage du navire en train de couler.

Photo: Reuters/Service Aérien du Gouvernement de Hong Kong

Selon les trois survivants, d’autres membres de l’équipage ont pu être emportés par les vagues avant l’arrivée du premier hélicoptère, a rapporté un communiqué du gouvernement hongkongais.

Le typhon Chaba s’est formé au centre de la mer de Chine méridionale et a touché terre samedi après-midi dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.

L’endroit où se trouvait le navire a enregistré des vents de 144 kilomètres à l’heure et des vagues atteignant 10 mètres de haut, ont indiqué les autorités.

Les secouristes vont élargir la zone de recherche en raison du grand nombre de personnes disparues et prolonger l’opération dans la nuit si les conditions le permettent.

Avec Agence France-Presse

Canada: Comment éviter de se faire saisir de la nourriture aux douanes?

juin 29, 2022

Qu’est-ce qu’il est possible de rapporter, ou pas, au pays? Répondre à cette question n’est pas si simple : les règles et les exceptions sont multiples et complexes, et peuvent varier dans le temps. L’épicerie vous aide à y voir plus clair.

Un douanier tient dans ses mains des saucissons qu'il a sortis d'une valise.

Les règles sur les aliments qu’il est possible de rapporter ou non au pays sont complexes. Photo : Radio-Canada/L’Épicerie

Chaque année, plus de 40 000 aliments sont saisis au Canada. « Ça peut sembler bénin de rapporter un fruit ou un restant de lunch qu’on a pris en France ou ailleurs. Mais les conséquences peuvent être désastreuses rapidement », prévient Maxime Sauriol, maître-chien à l’Agence des services frontaliers du Canada.

Les aliments, qu’ils soient importés par voie maritime, terrestre, aérienne ou ferroviaire, doivent être vérifiés. La surveillance des produits alimentaires s’avère primordiale pour protéger les écosystèmes de maladies, de parasites ou d’espèces envahissantes qui pourraient s’immiscer au pays.

Des chiens pour détecter les aliments interdits

Les chiens ne sont pas uniquement utiles pour détecter des drogues cachées dans des bagages. Une trentaine de chiens travaillent un peu partout au Canada afin de détecter les aliments interdits d’entrée au pays.

Un homme et un chien dans un aéroport

Maxime Sauriol, maître-chien à l’Agence des services frontaliers du Canada, en compagnie de Gonzo Photo : Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC)

Le chien de Maxime Sauriol, Gonzo, est entraîné pour détecter les odeurs d’aliments qui présentent un risque plus élevé : le porc, le poulet, le bœuf, les pommes, les prunes, les bulbes et la terre.

Les 10 aliments les plus saisis au pays

  1. Porc
  2. Bovin
  3. Volaille
  4. Végétaux
  5. Autres produits à base de viande
  6. Lait en poudre
  7. Beurre
  8. Autres produits animaliers
  9. Graisse de lard
  10. Viande de mouton

Des règles complexes

Les règles et les exceptions sont multiples et complexes, et elles peuvent varier dans le temps. Impossible pour les voyageurs de bien les connaître.

Ça dépend ça arrive d’où, ça va où. Ça dépend même s’il y a un transit qui est fait dans une autre province, explique l’agent des services frontaliers.

Même pour moi et pour les agents, c’est un travail de tous les jours. C’est en constante évolution, au gré des éclosions de maladies, des pandémies. C’est assez complexe.

Les éléments à retenir

De manière générale, les aliments transformés commercialement comme les bonbons, les chips, les mélanges montagnards sont sujets à moins de restrictions.

Mais quand on parle d’aliments frais en général, il y a des restrictions qui vont s’appliquer, ou à tout le moins une surveillance est faite. Les viandes fraîches, les viandes qui n’ont pas subi de transformation ou de cuisson ou qui ne sont pas stériles… Ces produits sont habituellement soumis à plus de restrictions, dit Maxime Sauriol.

Les agents vont aussi vérifier la présence de terre sur les légumes, puisque la terre est un vecteur important de maladies.

Pour les fruits, la règle est un peu contre-intuitive : si ces fruits poussent aussi au Canada, des restrictions y sont associées. La raison derrière ça, c’est qu’on ne veut pas apporter des espèces ou des insectes qui pourraient parasiter le même aliment au Canada, explique l’agent.

« Des fruits frais qui ne poussent pas au Canada, comme des papayes, des mangues, des clémentines, des dattes, ce sont des articles qui seraient admissibles sans problème. »— Une citation de  Maxime Sauriol, maître-chien, Agence des services frontaliers du Canada

Il est recommandé de garder les emballages d’origine des aliments et les factures afin de faciliter la confirmation de la provenance.

Des restrictions reliées à la grippe aviaire

En raison des foyers d’éclosion actuelle de la grippe aviaire, le poulet provenant de plusieurs États des États-Unis, qu’il soit frais, cuit, en sandwich ou sous vide est interdit. La même restriction s’applique actuellement pour les œufs des États-Unis.

Les voyageurs et les voyageuses peuvent aussi consulter le site de l’Agence des services frontaliers du Canada(Nouvelle fenêtre) pour plus d’informations.

Une personne tend son passeport aux douanes.

Dans le doute, il vaut mieux déclarer tous les aliments que l’on rapporte au pays. Photo : Getty Images/Istockphoto/Peopleimages

Une seule règle pour le voyageur : déclarer

Qu’on arrive des États-Unis ou d’ailleurs dans le monde, il y a une règle simple à suivre : déclarer. Nous, tout ce qu’on demande aux voyageurs, c’est qu’ils fassent une déclaration qui est exacte, véridique et complète, dit Maxime Sauriol.

Ne pas déclarer les produits alimentaires à votre retour au Canada peut entraîner la confiscation de l’aliment, un avertissement ou une sanction pouvant aller jusqu’à 1300 $ accompagnée ou non d’une poursuite judiciaire.

On est conscients que les voyageurs ne sont pas au courant de toutes les exigences sanitaires. Ça, c’est le travail de l’agent frontalier qui va faire la vérification par la suite, conclut l’agent.

Le reportage « Des aliments confisqués aux douanes » de Barbara Ann Gauthier et Caroline Gagnon est diffusé ce mercredi à l’émission L’épicerie, 19h30 à ICI Télé.

Par Élise Madé avec les informations de Barbara Ann Gauthier

États-Unis: Au moins 46 migrants périssent dans une remorque au Texas

juin 27, 2022

Trois personnes sont détenues par les autorités relativement à cette tragédie.

Une scène de crime est délimitée sur une route du Texas.

La police a établi une scène de crime après la découverte de plusieurs corps inanimés dans une semi-remorque à San Antonio, au Texas, le 27 juin 2022. Photo : AP/Eric Gay

Au moins 46 personnes soupçonnées d’être des migrants ont été trouvées mortes à l’intérieur d’une remorque, lundi, à San Antonio, au Texas.

Le chef du service des incendies de San Antonio, Charles Hood, ajoute que 16 personnes ont été transportées dans des hôpitaux du secteur, soit 12 adultes et 4 enfants.

Le chef a indiqué que les personnes traitées dans les hôpitaux étaient chaudes au toucher et souffraient d’épuisement attribuable à des coups de chaleur.

En point de presse, le chef du service de police de San Antonio a affirmé qu’il s’agissait du plus important événement du genre dans sa ville.

Ce sont maintenant les autorités fédérales américaines qui s’occupent de l’enquête, a ajouté le chef du service de police. Trois personnes sont détenues par les autorités relativement à cette tragédie.

Un appel de détresse au 911 d’un travailleur à proximité du camion et de la remorque a conduit les autorités à faire la macabre découverte.

Les camions tels que celui retrouvé à San Antonio, à environ 240 km de la frontière avec le Mexique, sont un moyen de transport fréquemment utilisé par des migrants souhaitant entrer aux États-Unis.

Un tel voyage est extrêmement dangereux, d’autant que ces véhicules sont rarement climatisés et que leurs occupants en viennent rapidement à manquer d’eau. Les autorités n’ont pas retrouvé d’eau dans la remorque.

Il fait chaud ces jours-ci dans le sud du Texas. Lundi, à San Antonio, il a fait 39,4 degrés Celsius avec un taux d’humidité élevé.

Le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, Marcelo Ebrard, a déclaré sur Twitter que le consul général du Mexique était en direction de San Antonio. Après avoir offert ses condoléances aux victimes et à leurs familles, il a ajouté que la nationalité des victimes était pour le moment inconnue.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a blâmé le président Joe Biden pour cette tragédie. Ces morts sont une conséquence de sa politique d’ouverture des frontières. Cette tragédie montre les conséquences mortelles de son refus de faire respecter la loi.

En 2017, une tragédie similaire avait marqué les esprits : dix migrants avaient trouvé la mort dans une remorque surchauffée garée sur un stationnement près de San Antonio.

Radio-Canada avec les informations de Reuters et Agence France-Presse

Canada-Québec/Troisième lien : Lévis accusée de faire une lecture tendancieuse de son étude économique

juin 27, 2022
Maquette de deux tunnels côte à côte sous le fleuve Saint-Laurent en face de la ville de Québec.

L’étude économique présentée jeudi dernier par la Ville de Lévis n’est pas crédible, selon un expert. Photo : Site du Réseau Express de la Capitale

En dévoilant une étude économique sur le troisième lien jeudi dernier, le maire de Lévis n’a pas donné l’heure juste à propos des véritables avantages du projet, dénonce un expert. Le professeur Jean-Philippe Meloche affirme même que les gains de productivité anticipés ont une « faible crédibilité » et relèvent d’une erreur méthodologique.

Selon le professeur Meloche, dont les recherches portent notamment sur les finances publiques et sur le transport urbain au Québec, présenter une étude d’impacts économiques n’est tout simplement pas pertinent pour déterminer si le tunnel Québec-Lévis constitue un bon ou un mauvais projet.

Il faut faire des études comparatives, dit-il. Mettre l’accent sur le fait que le tunnel pourrait faire croître le produit intérieur brut (PIB) de 630 millions de dollars par année dès son entrée en service, en 2032, ne nous renseigne pas adéquatement sur la valeur du projet, selon lui.

« Comme on n’a aucune étude comparative, on nous dit : « Mettre 6,5 milliards de dollars à Lévis, ça génère de l’activité économique. » C’est certain! Ça génère de l’activité économique, peu importe où on va le mettre, de n’importe quelle façon, dans n’importe quel secteur! L’étude, en soi, n’est pas pertinente. »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

Jean-Philippe Meloche.

Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal Photo: Jean-Philippe Meloche

Le professeur Meloche estime donc que le maire Gilles Lehouillier a offert une lecture biaisée lors de la présentation de cette étude réalisée par la firme WSP à la demande de la Ville de Lévis au coût de 65 000 $ avant taxes.

D’ailleurs, dans le sommaire de l’étude, on constate que le mandat donné à la firme WSP consistait à faire ressortir les impacts positifs du tunnel dans un contexte où le projet […] a suscité plusieurs critiques et des débats sur les effets négatifs qu’il pourrait créer.

Des avantages économiques insuffisants

Une section de l’étude sur les avantages économiques du futur troisième lien pour la société dans son ensemble a cependant retenu l’attention du professeur Meloche. On y calcule les montants que les automobilistes pourraient épargner en carburant et en entretien de leur véhicule, par exemple.

On y calcule aussi les avantages économiques du troisième lien en ce qui a trait à la diminution des accidents routiers ainsi que les bienfaits environnementaux liés à la réduction des émissions de certains polluants dans l’air.

En additionnant tous ces avantages économiques, l’étude conclut que les gains s’élèveraient à un peu moins de 550 000 $ par année aux heures de pointe.

C’est encore pire que ce que je pensais, s’exclame Jean-Philippe Meloche. Même en doublant ces gains économiques pour tenir compte de l’ensemble de la journée, le total serait très loin d’égaler les sommes nécessaires à l’exploitation et à l’entretien du troisième lien, évaluées à 25,6 millions de dollars par année.

« C’est comme si je vous demandais d’investir dans un projet qui va coûter 25 fois plus cher que ce qu’il pourrait générer comme bénéfices en vous disant : « C’est un super bon projet pour notre région! » »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

C’est sans compter les coûts d’amortissement de l’infrastructure, ajoute le professeur. Sous l’angle d’un gestionnaire de fonds publics, il n’y a personne qui devrait trouver que c’est un bon investissement, analyse-t-il.

Invité à commenter, le directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis rappelle que les gains du tunnel ont été calculés uniquement pour quatre secteurs, c’est-à-dire l’approche des ponts de Québec et Pierre-Laporte dans les deux directions.

C’est uniquement ça. On n’a pas extrapolé à l’ensemble de la région, soutient M. Meurant, parce que les données fournies par le Bureau de projet du troisième lien ne permettaient pas de calculer au-delà de ces secteurs précis.

« Ce sont des gains significatifs pour quatre petits secteurs, géographiquement très limités, aux abords des ponts de Québec et Laporte. »— Une citation de  Philippe Meurant, directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis

Tirée par les cheveux

Lors de sa conférence de presse, le maire Gilles Lehouillier avait aussi souligné que le troisième lien entraînerait une hausse de la productivité des travailleurs de 0,62 $ de l’heure.

Les trois politiciens prennent la pose devant la salle de la conférence de presse.

Le préfet de la MRC de Bellechasse, Yvon Dumont, la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, lors de la conférence de presse sur l’étude des impacts économiques du tunnel Québec-Lévis. Photo : Radio-Canada/Louise Boisvert

C’est notamment ce gain de productivité qui permet d’affirmer que le PIB de la grande région de Québec augmenterait avec l’entrée en service du tunnel.

La firme WSP s’est notamment basée sur une étude américaine qui démontre que les efforts d’aménagement destinés à réduire les distances parcourues en voiture peuvent avoir des effets positifs sur les économies locales.

Or, le professeur Meloche rappelle que cette étude s’applique non pas aux projets autoroutiers mais plutôt aux projets d’aménagement qui favorisent les déplacements non motorisés, notamment le vélo et la marche.

De plus, la firme WSP semble avoir calculé les gains de productivité pour Lévis en les appliquant à l’ensemble des emplois sur le territoire de la ville. C’est une autre erreur, selon le professeur Meloche, car tous les travailleurs ne verront pas leur temps de déplacement réduit par l’avènement du troisième lien.

Il donne l’exemple des cyclistes, des piétons et des automobilistes qui n’ont pas à emprunter les ponts ou qui ne circulent pas à leurs abords.

« Non seulement on cite une étude hors contexte – on reprend un résultat d’étude dans un contexte qui n’est pas approprié – mais on l’extrapole ensuite à une population qui n’est pas touchée par l’infrastructure. »— Une citation de  Jean-Philippe Meloche, professeur et directeur de l’École d’urbanisme et d’aménagement du paysage de l’Université de Montréal

L’augmentation projetée du PIB est donc tirée par les cheveux, déplore le professeur Meloche. Ce n’est pas intellectuellement très rigoureux.

Là aussi, Philippe Meurant affiche son désaccord. Selon lui, la congestion routière actuelle déborde sur les réseaux routiers municipaux des deux côtés du fleuve, ce qui justifie qu’on extrapole les gains de productivité à tous les travailleurs.

C’est évident que ça affecte les conditions de circulation, la mobilité de l’ensemble du territoire de Lévis, soutient le directeur du développement économique et de la promotion de la Ville.

« L’étude, ce qu’elle confirme, c’est que les employeurs et les employés vont bénéficier de la réalisation de ce projet parce que le temps de déplacement va être raccourci, [non seulement] la durée mais également la distance de déplacement. »— Une citation de  Philippe Meurant, directeur du développement économique et de la promotion à la Ville de Lévis

Selon lui, l’étude est même conservatrice dans son évaluation de l’augmentation de la productivité et du PIB.

Infrastructures vieillissantes

M. Meurant ajoute que l’actualité des dernières semaines avec les craintes liées à l’état des suspentes du pont Pierre-Laporte est un autre argument qui rend nécessaire le tunnel Québec-Lévis.

On ne peut pas être tributaire de deux ponts qui sont menacés pour l’un ou pour l’autre de graves conséquences étant donné l’état dans lequel ils se trouvent. On n’a pas le choix. C’est vraiment une nécessité, dit-il.

Jeudi dernier, après le dévoilement de l’étude, la Coalition Non au troisième lien avait publié un communiqué pour dénoncer les incohérences contenues dans le document.

L’analyse des retombées économiques perd en crédibilité de par l’absence de comparatif et l’inexistence d’une étude d’opportunité sur le projet de troisième lien Québec-Lévis, écrivait la Coalition.

Aux détracteurs du projet, Philippe Meurant réplique que contrairement à la Ville de Lévis, ils n’ont produit aucune étude sur le troisième lien.

Avec Radio-Canada par Alexandre Duval

Congo-Madingou : 1 mort et 43 blessés dans un accident d’Océan du Nord, le chauffeur dormait et ronflait

juin 26, 2022

Un bus de la société Ocean du Nord qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire a été victime d’un accident vers minuit entre Bouansa et Madingou. Le chauffeur qui s’est endormi au volant est l’auteur de ce grave accident qui a coûté la vie à un passager et causé 43 blessés dont 2 dans un état critique. Les blessés ont été acheminés aux hôpitaux de Madingou et Nkayi.

Après des mois de repos et respect à la vie de ses passagers, Océan du Nord a repris le chemin des accidents mortels sur la RN1. Un bus de cette société qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire est sorti de la voie entre Bouansa et Madingou à cause du chauffeur du dormait au volant.

On compte 43 blessés graves et 1 mort. La fatigue du chauffeur est la cause de cet accident qui vient une fois endeuillé les familles ayant fait confiance à cette société maléfique. Comment peut-on laisser un chauffeur conduire pendant plus de 12 heures sans le remplacer ?

36 des blessés ont été admis à l’hôpital de Nkayi et les 7 autres à celui de base de Madingou qui sont d’ailleurs très mal équipés. Des pertes tristes pour ces passagers qui comme toujours ne seront jamais dédommagés par Océan du Nord qui semble avoir fait de la mort son fond de commerce.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Art : Baudoin Mouanda invente « la ligne 242 » du métro parisien !

juin 23, 2022

Ce serait dommage que le ministère de la Culture et des Arts rate le dernier métro car il faudra bien un jour qu’on élève Baudouin Mouanda au rang d’ambassadeur du 242, tant le photographe répand l’image de son pays natal aux quatre coins du globe. 

Baudoin Mouanda

Le Congo ainsi que la Société des ambianceurs et  des personnes élégantes (Sape) s’affichent en grand dans les couloirs du métropolitain parisien ! Dans les stations de métro  Hôtel de ville, La Chapelle, Saint Denis, Gare de Lyon, Pyramides, Madeleine  ou encore dans celles du RER A, à Nation et Nogent sur Marne,  Baudoin Mouanda « Rêve aller et retour », sur plusieurs dizaines de mètres,  en réponse d’un appel lancé en 2017 par les Ateliers Médicis,  le ministère français de la Culture  et le Centre national des arts plastiques, dans le cadre du projet « Regard du Grand Paris » et c’est grandiose !  Vraiment ! Fruit d’un travail, « Le sapeur de Bacongo », déjà amorcé à Brazzaville,  « Rêve aller et retour » met en lumière souterraine  la Sape du 242 hissant le drapeau vert, jaune, rouge au plus haut.  Ici c’est Paris, Ici c’est Brazza, ici c’est Mouanda !

«  Signe du destin, c’est justement à Paris, en 2007, en croisant quatre jeunes sapeurs qui faisaient le show dans le métro sous les applaudissements de toute la rame, que j’ai mesuré le fort impact de la sapologie à Paris. De là  est venu  mon concept  « Rêve aller retour « , parce que lorsque tu rentres au pays, il y a toujours cette même idée de paraître.   Je me suis imprégné bien plus tard de leur univers en y ajoutant une touche décalée dans la mise en scène de mes clichés »,  nous dit Baudoin qui aura donc sillonné l’Ile de France avec son objectif pour y saisir de somptueux clichés.

Coup gagnant, comme à son habitude, pourrait-on  dire!  Le photographe brazzavillois figure, en effet, parmi les trente-huit artistes retenus pour l’exposition « Regards du Grand Paris », du 24 juin au 23 octobre 2022, aux Magasins généraux. Une exposition unique en son genre qui se prolongera au Musée du Carnavalet – Histoire de Paris. Les photographies apparaîtront également  dans de très nombreux endroits franciliens – la liste est longue – allant du Centre Pompidou  au Centre national de la danse  en passant par les aéroports Charles-de-Gaulle-Paris et Orly.  Et, comme si cela ne suffisait pas, on notera que Baudouin Mouanda recevra, par ailleurs, le prix Roger-Pic, créé en 1993 par le grand reporter et militant du droit d’auteur Roger Pic, du concours national de photographie organisé par la Société civile des auteurs multimédia.  

Avec Adiac-Congo par Philippe Edouard

Canada: Ottawa s’inquiète pour un équipage canadien retenu en République dominicaine

juin 18, 2022
Omar Alghabra.

Omar Alghabra, ministre canadien des Transports Photo: La Presse Canadienne/Patrick Doyle

Les représentants du gouvernement fédéral se disent préoccupés par la sécurité des membres d’un équipage canadien coincés en République dominicaine depuis avril après avoir signalé la présence de cocaïne à bord de leur avion.

Les cinq membres d’équipage n’ont toujours pas été inculpés et le gouvernement fédéral tente d’obtenir une enquête accélérée et leur retour rapide à la maison si aucune accusation n’est portée.

Le 5 avril, les autorités dominicaines ont arrêté deux pilotes, deux agents de bord et un ingénieur de maintenance après que ceux-ci eurent déclaré avoir trouvé un sac caché dans un appareil de Pivot Airlines.

L'équipage de Pivot Airlines.

L’équipage de Pivot Airlines a été arrêté en République dominicaine en avril après avoir signalé aux autorités que des millions de dollars de cocaïne avaient été trouvés à bord de leur avion. Photo: CBC/Unifor/Youtube

Les responsables dominicains du contrôle des drogues ont ensuite mis en ligne une vidéo affirmant avoir trouvé à bord de l’avion huit sacs de sport noirs remplis de plus de 200 kilogrammes de cocaïne.

Le premier ministre du Canada et la ministre des Affaires étrangères ont déjà soulevé la question avec leurs homologues au Sommet des Amériques la semaine dernière. Ils ont alors reçu l’assurance que l’affaire serait traitée conformément à l’État de droit.

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré à CBC News que le gouvernement continuait de faire pression auprès des autorités dominicaines.

« Nous ferons tout ce qu’il faut pour trouver un moyen, premièrement, de nous assurer qu’ils bénéficient d’une procédure régulière et que leurs droits sont protégés, deuxièmement, de les voir revenir chez eux en toute sécurité. »— Une citation de  Omar Alghabra, ministre canadien des Transports

L’un des pilotes, le capitaine Robert Di Venanzo, a déclaré à CBC News qu’il était reconnaissant de l’aide gouvernementale apportée, mais qu’il s’attendait à ce qu’on en fasse plus.

Nous pensions être des héros

M. Di Venanzo dit que ses collègues et lui vivent un cauchemar depuis six semaines parce qu’ils ont fait ce qu’il fallait.

Nous avons pensé que nous étions des héros, vu ce que nous avons trouvé et ce que nous avons signalé, a déclaré M. Di Venanzo lors d’un appel Zoom depuis un lieu non divulgué dans le pays.

« Nous pensions avoir fait une chose extraordinaire en ne permettant pas à ces produits de revenir au Canada. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

M. Di Venanzo a déclaré que les événements se sont enchaînés rapidement. Les cinq membres d’équipage ont été menottés avant même que les autorités dominicaines les transportent vers un centre de détention local.

Pendant les premiers neuf jours en prison, des détenus leur ont dit à plusieurs reprises que, s’ils n’appelaient pas chez eux pour demander de l’argent à leur famille, ils seraient tués, a ajouté M. Di Venanzo.

Nous avons été menacés de mort par des narcocriminels, extorqués par des détenus, et avons vécu dans des conditions inhumaines et humiliantes, a déclaré Robert Di Venanzo dans une vidéo mise en ligne avec son équipe la semaine dernière, suppliant le gouvernement canadien de leur venir en aide.

« En prison, un cadavre a été placé devant notre cellule et on nous a dit que nous serions les prochains. Nous vivons un cauchemar. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

La version des détenus et de Pivot Airlines

La compagnie, qui se spécialise dans le transport aérien régional, affirme que le calvaire a commencé lorsque l’équipage s’est rendu à Punta Cana dans la soirée du 4 avril avec une autre compagnie aérienne commerciale.

Le travail de l’équipage consistait à ramener à Toronto un jet de 50 places de Pivot qui avait été affrété par une société d’investissement immobilier de l’Alberta. L’avion avait atterri à Punta Cana le 31 mars et était resté stationné pendant cinq jours dans un endroit sécurisé, gardé par une société américaine. L’équipage initial de Pivot est rentré au Canada par avion.

Le 5 avril, un ingénieur en mécanique était en train de résoudre un problème sur l’avion avant le décollage pour Toronto lorsqu’il a repéré un sac noir dans un compartiment sous l’avant de l’appareil, rempli d’ordinateurs, de câbles et de ventilateurs.

L’équipage a immédiatement appelé la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la police dominicaine, a déclaré M. Di Venanzo.

Nous ignorions à ce moment-là s’il s’agissait d’un engin explosif ou d’un produit de contrebande, a-t-il précisé.

Plusieurs sacs en plastique sur la piste non loin d'un avion.

La cocaïne trouvée dans l’avion de Pivot Airlines. PHOTO : CBC

Quelques heures plus tard, les autorités dominicaines ont fait sortir l’équipage. Elles avaient étalé sur le tarmac tous les sacs de voyage contenant de la drogue qui, selon elles, avaient été récupérés dans l’avion.

L’équipage a ensuite été placé en détention et entassé dans une cellule avec 26 autres détenus, selon M. Di Venanzo. Ils n’ont pas été nourris pendant trois jours et ont dû dormir sur le sol ou debout.

Dans un communiqué transmis à CBC News, un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a déclaré que les agents consulaires fournissent de l’aide et sont en contact avec les familles des citoyens canadiens.

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères est également directement engagé dans ce dossier, a indiqué le bureau de Mme Joly. Il s’agit d’une priorité. Pour des raisons de protection de la vie privée, nous ne pouvons pas discuter d’autres détails.

Appel pour remettre les Canadiens en prison

Depuis leur libération en avril, les membres de l’équipage n’ont pas encore été interrogés par les enquêteurs et n’ont pas été inculpés, a déclaré M. Di Venanzo.

Les autorités dominicaines ont cependant dit à l’équipage qu’il ne pourrait pas quitter le pays avant la fin de l’enquête, ce qui pourrait prendre encore 10 mois.

Le 21 juillet, le procureur de la République dominicaine fera appel de la décision d’autoriser la libération sous caution des Canadiens.

S’adressant directement au premier ministre dans une vidéo, l’agente de bord Christina Carello a supplié elle aussi les autorités canadiennes de lui venir en aide.

« Monsieur le premier ministre, si nous retournons en prison ici, nous pourrions ne jamais rentrer chez nous. »— Une citation de  Christina Carello, agente de bord

La compagnie aérienne a déclaré qu’elle logeait désormais ses employés dans des lieux non divulgués avec une sécurité privée. M. Di Venanzo a décrit les conditions de libération sous caution des membres de l’équipage comme une assignation à résidence, ajoutant qu’ils n’ont pas accès à leurs passeports ou à leurs propres téléphones et qu’ils sont sous la surveillance constante du personnel de sécurité.

Le PDG de Pivot Airlines, Eric Edmondson, se dit très reconnaissant de l’aide apportée jusqu’à présent par le ministre fédéral, mais il souhaite le rapatriement de l’équipage.

Ces gens doivent être protégés, a déclaré M. Edmondson, qui désire que l’équipage revienne au pays rapidement. Ils ont donné de l’information sur les narcocriminels, c’est public, et ils sont maintenant en danger.

Il demande également aux autorités internationales de l’aviation de les aider à obtenir des images de surveillance.

La société américaine engagée pour surveiller l’avion pendant les cinq jours ne coopère pas avec les enquêteurs de la compagnie aérienne, a déclaré M. Edmondson.

L’ambassade de la République dominicaine a déclaré à CBC News qu’elle avait besoin de plus de temps pour répondre à des questions spécifiques, mais a déclaré de manière générale que le pays est un État de droit social et démocratique, où la règle de droit prévaut.

Personne n’est au-dessus de la loi. En ce sens, ces garanties seront données à tous les citoyens en toutes circonstances, a écrit l’ambassade dans un communiqué.

Avec Radio-Canada d‘après les informations d’Ashley Burke et de Richard Raycraft, de CBC News

Annulation du vol britannique de migrants vers le Rwanda : Londres et Kigali inflexibles

juin 15, 2022

Avec son projet controversé d’envoyer au Rwanda des demandeurs d’asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni, Londres prétend freiner les traversées illégales de la Manche. Mais le premier vol n’a pas décollé.

Le Boeing 767 qui était censé emmener des migrants expulsés du Royaume-Uni vers le Rwanda, à la base militaire d’Amesbury, le 14 juin 2022. © AFP

C’est un revers majeur pour le pacte migratoire qui unit Londres à Kigali. Après l’annulation, en raison de recours judiciaires, du premier vol censé expulser mardi 14 juin des migrants du Royaume-Uni vers le Rwanda, le gouvernement rwandais a affirmé mercredi qu’il n’était « pas découragé » et qu’il restait « engagé » dans ce partenariat.

« Le Rwanda reste pleinement engagé à œuvrer pour que ce partenariat fonctionne, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo. La situation actuelle, dans laquelle des personnes effectuent des voyages dangereux, ne peut plus durer car elle cause des souffrances indicibles à tant de personnes. Le Rwanda se tient prêt à accueillir les migrants lorsqu’ils arriveront et à leur offrir sécurité et opportunités dans notre pays. »

Politique « immorale »

Ce premier vol, qui devait décoller du Royaume-Uni à destination du Rwanda mardi soir, a été annulé à la suite d’une décision de dernière minute de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Avec son projet d’envoyer des demandeurs d’asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni à plus de 6 000 km de Londres, le gouvernement entend freiner les traversées illégales de la Manche, qui ne cessent d’augmenter malgré ses promesses répétées de contrôler l’immigration depuis le Brexit.

Cette politique a été qualifiée d’« immorale » par les responsables de l’église anglicane et a suscité de fortes critiques de l’agence des Nations unies pour les réfugiés jusqu’au prince Charles, qui juge le projet « consternant », selon le Times.

« On ne nous découragera pas »

Face à ce revers cinglant, le gouvernement britannique s’est montré inflexible, envisageant même, selon le quotidien conservateur The Telegraph, de reconsidérer son adhésion à la Convention européenne des droits de l’homme. « On ne nous découragera pas de faire ce qu’il faut et de mettre en œuvre nos plans pour contrôler les frontières de notre pays », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, ajoutant que l’équipe juridique du gouvernement « examine chaque décision prise sur ce vol ». « La préparation du prochain vol commence maintenant », a-t-elle ajouté.

En vertu de son accord avec Kigali, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de quelque 140 millions d’euros. La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a déclaré qu’elle ne pouvait pas chiffrer le coût du vol charter – estimé à plus de 288 000 euros – mais a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un « bon rapport qualité-prix » pour réduire le coût à long terme de la migration irrégulière.

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada-Québec: Uber fera son arrivée avec quelques jours de retard à Trois-Rivières

juin 14, 2022
Une femme tient un téléphone intelligent sur lequel l'application d'Uber est en marche.

Le déploiement d’Uber est retardé de deux jours dans la région.(Archives) Photo : CBC/Julia Page

Le lancement du service de transport Uber est retardé de deux jours en Mauricie. Déjà présente dans le Grand Montréal, à Québec et Gatineau, le déploiement de l’application était prévu mardi à Trois-Rivières, mais a été reporté à jeudi. L’entreprise évoque une question technique pour expliquer ce retard.

On prépare un concours pour les nouveaux chauffeurs. Ça a engendré quelques délais, a expliqué Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques d’Uber au Québec, en entrevue à l’émission Toujours le matin. Les détails de ce concours devraient être dévoilés jeudi. « Je pense que ça va faire parler », croit M. Hamel.

Le représentant d’Uber n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de chauffeurs qui seront en service à partir de jeudi. Pour Trois-Rivières, il s’est contenté de dire que quelques dizaines de personnes ont levé la main pour être chauffeurs.

Un homme pose devant une affiche d'Uber.

Le gestionnaire des affaires publiques d’Uber au Québec, Jonathan Hamel. (Archives) Photo : Radio-Canada

Un recrutement difficile?

Depuis les dernières semaines, Uber multiplie les démarches pour recruter le plus de chauffeurs possible. On met beaucoup d’efforts pour faire en sorte que les gens s’inscrivent sur l’application.

Il y a deux semaines, une opération charme s’est tenue à Trois-Rivières. L’entreprise prévoit aussi des incitatifs financiers pour ses recrues. Elle compte offrir un montant de 1000 $ aux 100 premiers chauffeurs qui vont compléter au moins 20 courses au cours des trois prochaines semaines.

Difficile de dire si ces initiatives pourront faire la différence. M. Hamel a rappelé que les chauffeurs ne sont pas des employés d’Uber. Ce sont donc eux qui décident quand ils souhaitent travailler. Jeudi, je n’ai aucune idée de combien il y aura de chauffeurs sur la route.

Ce sont les premières journées d’opération qui risque d’être les plus difficiles. M. Hamel a mentionné que le nombre de chauffeurs dans une région augmente généralement au fil des mois. Cette semaine, il y aura probablement moins de chauffeurs qu’il va sûrement en avoir pendant les fêtes, s’est-il permis d’ajouter.

Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger