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États-Unis: Les démocrates au Congrès pressés d’offrir enfin une victoire à Biden

novembre 4, 2021
Les democrates au Congres presses d'offrir enfin une victoire a Biden
Les démocrates au Congrès pressés d’offrir enfin une victoire à Biden© AFP/Mandel Ngan

Enfin, un vote ? Sous pression après une défaite cuisante à une élection locale, les démocrates au Congrès s’employaient encore et toujours jeudi à accorder leurs violons pour adopter les grands plans d’investissements de Joe Biden, et relancer ainsi sa présidence.

Après des mois d’intenses tractations, les élus à la Chambre des représentants ont ouvert timidement la porte à un vote sur les deux projets d’investissements du dirigeant démocrate, censés « reconstruire » l’Amérique.

« Nous allons adopter ces deux plans », a promis jeudi la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi, sans s’avancer sur un calendrier précis.

Un vote pourrait être organisé à la hâte par la Chambre dans la soirée, mais les experts s’accordaient plutôt à dire que les négociations pourraient encore s’éterniser jusqu’à ce week-end.

Le temps presse pourtant.

Les guerres intestines entre l’aile gauche du parti de Joe Biden et les élus plus modérés privent le président d’une victoire politique dont il a désespérément besoin pour donner un nouveau souffle à sa présidence.

« Il y a urgence », a martelé une porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

Les programmes de dépenses du président sont populaires auprès des Américains, selon les sondages. Et une étude du cabinet Moody’s publiée jeudi estimait à 1,5 million le nombre d’emplois que pourraient créer ces plans en dix ans.

Un an avant des élections

Mais Joe Biden, qui a vanté durant la campagne présidentielle ses talents de négociateur du fait de sa longue carrière de sénateur, bute face aux divisions de son parti et regarde, impuissant, sa cote de popularité dégringoler.

Avant sa tournée aux sommets du G20 et de la COP26, le président s’était déjà rendu deux fois sur la colline du Capitole pour accélérer le passage de ses deux projets phares:

Un plan d’abord pour rénover les routes, ponts et transports vétustes du pays. L’enveloppe de 1.200 milliards de dollars — l’équivalent du PIB de l’Espagne — est soutenue par les démocrates et certains républicains.

Un second, gigantesque volet social et climatique, baptisé « Build Back Better » (« Reconstruire en mieux »), qui prévoit de réduire les frais de garde d’enfants et d’investir 550 milliards de dollars pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Mais ses efforts n’ont pas abouti.

De retour d’Europe, le président, visiblement impatient, a pressé ses troupes de se mettre en ordre de marche.

« Les démocrates n’ont jamais été aussi proches de finaliser et adopter » ces plans, a répondu jeudi le chef démocrate du Sénat, Chuck Schumer.

Mais leur sort est en réalité dans les mains d’un élu qui refuse pour l’instant de les soutenir, le sénateur Joe Manchin, de Virginie-Occidentale.

Au vu de la très fine majorité démocrate au Sénat, cet élu possède virtuellement un droit de veto sur ces projets.

Il a encore douché ce matin les espoirs d’un passage rapide des mesures, réitérant ses inquiétudes quant à leur impact sur la dette publique américaine et l’inflation.

Dans son Etat, l’un des plus pauvres d’Amérique, « les gens sont terrifiés par la hausse du prix de l’essence, de la nourriture, des services publics », a-t-il assuré sur CNN.

Une façon de dénoncer les dépenses jugées excessives de son parti, accusé de n’avoir pas su prendre le pouls du pays, au point d’avoir perdu mardi le contrôle de la Virginie, un Etat qui avait pourtant majoritairement voté pour Joe Biden à la présidentielle de 2020.

Un constat d’autant plus morose que cette élection faisait office de répétition générale avant de prochaines batailles politiques: le pays tout entier sera appelé aux urnes pour les élections législatives de mi-mandat en novembre 2022.

Le parti de Joe Biden pourrait alors perdre le contrôle des deux chambres, ce qui compliquerait bien plus encore le passage de toute réforme d’ampleur.

Par Le Point avec AFP

Corruption au Mozambique : Crédit Suisse devra payer 475 millions de dollars aux États-Unis et au Royaume-Uni

octobre 20, 2021
Entre 2013 et 2016, l’établissement helvétique a organisé une série de transactions, dont une partie a été déboursée sous forme de pots-de-vin. © Plaza Financiera/CC-BY-SA 2.0

Dans le cadre des poursuites liées aux crédits consentis à des entreprises publiques mozambicaines accusées de corruption, l’établissement helvétique et les autorités américaines, britanniques et suisses ont conclu un accord.

Dans le cadre des négociations liées aux poursuites diligentées à son encontre, Crédit Suisse va devoir effectuer un versement de 475 millions de dollars aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Entre 2013 et 2016, l’établissement helvétique a organisé une série de transactions, dont une partie a été déboursée sous forme de pots-de-vin, alors que celles-ci étaient présentées aux investisseurs par les autorités comme un moyen de financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.

En outre, la firme suisse est accusée de ne pas avoir révélé in extenso l’étendue de l’endettement du Mozambique. Ainsi, les informations relatives aux risques de non-remboursement manquaient de transparence. Ce que les autorités considèrent comme des lacunes importantes au niveau des contrôles internes de l’établissement.

Plus grave crise financière de l’histoire du pays

Cette affaire fait partie d’un vaste scandale de crédits accordés à trois entreprises publiques mozambicaines  ProIndicus, Ematum et MAM  par le Crédit Suisse et la banque russe VTB.

MAPUTO A DÛ INTERROMPRE LE REMBOURSEMENT DE SA DETTE

L’affaire avait éclaté en 2016, lorsque le gouvernement du Mozambique avait reconnu « avoir contracté ces prêts sans prévenir le Parlement ni ses bailleurs de fonds ». À la suite de ces révélations, le FMI et la majorité des bailleurs du pays, avaient suspendu leur aide.

En raison de ce désordre dans les comptes publics, Maputo a dû interrompre le remboursement de sa dette. Sa monnaie (le metical) s’est effondrée, et le pays est entré dans la plus grave crise financière depuis son indépendance en 1975.

Succession de scandales

Ce nouveau scandale lié à l’institution helvétique succède à ceux de Greensill et Archegos, pour lesquels l’établissement financier a dû dédommager les États-Unis et le Royaume-Uni à hauteur de 547 millions de dollars d’amendes et de restitution, d’après le ministère américain de la Justice.

Pour cette affaire, Crédit Suisse devra débourser 475 millions de dollars : 200 millions à l’Autorité des services financiers britannique (Financial Conduct Authority : FCA), près de 100 millions au gendarme américain des marchés, la SEC, et 175,5 millions au ministère américain de la Justice. La banque et les autorités britanniques sont également convenues d’annuler 200 millions de dollars dus par le Mozambique.

L’établissement bancaire a parallèlement conclu un accord avec l’Autorité de surveillance du marché financier suisse (Finma), prévoyant la vérification par un tiers des mesures destinées à améliorer ses systèmes de contrôle interne et de gestion des risques à l’échelle du groupe.

Avec Jeune Afrique par Yara Rizk

La Québécoise Leylah Fernandez passe en demi-finale aux Internationaux des États-Unis

septembre 7, 2021

NEW YORK — La Québécoise Leylah Fernandez a brillé à nouveau et elle a atteint les demi-finales des Internationaux des États-Unis, mardi, battant l’Ukrainienne Elina Svitolina, cinquième tête de série, au compte de 6-3, 3-6 et 7-6 (5).

© Fournis par La Presse Canadienne

La Lavalloise qui a eu 19 ans lundi affrontera au tour suivant la deuxième tête Aryna Sabalenka, qui a défait Barbora Krejcikova 6-1 et 6-4.

Ce sera leur premier affrontement.

«Je ne vais pas y penser (dans l’immédiat), a mentionné Fernandez, sur le terrain. Je vais juste apprécier cette victoire et laisser la planification et la stratégie à mon père, qui est chez lui.»

Classée 73e au monde, Fernandez se trouve en demi-finales d’un tournoi majeur pour la première fois de sa carrière.

«Je suis très chanceuse de compter sur l’appui de ma famille qui est ici, a dit Fernandez sur le terrain, après sa victoire. Ils sont à la fois si emballés et si sérieux.

«Après chaque match, ils me disent de savourer ce que je vis, et ensuite de repartir à zéro et de continuer à travailler fort.»

Les coups gagnants ont été répartis 42-32 en faveur de Fernandez.

La Canadienne a converti sa première balle de match et a signé la victoire en deux heures et 27 minutes, quand Svitolina a envoyé une balle trop loin.

Chaque joueuse a récolté quatre bris, tandis que Fernandez a surmonté cinq doubles fautes.

La Québécoise s’est distinguée au filet, y inscrivant le point 19 fois en 24 occasions.

En plus de son talent fulgurant, Fernandez a aussi montré une belle dose d’humour, après la rencontre.

Quand l’intervieweure sur le terrain lui a demandé ce qu’il y avait dans le régime alimentaire canadien qui expliquait tant de succès, en évoquant aussi Félix Auger-Aliassime, Fernandez a répondu:

 «Je dirais que c’est le sirop d’érable, a t-elle dit, avant de rire de bon coeur. Il est très bon au Canada.»

Fernandez a laissé filer un coussin de 5-2 au troisième set, où sa rivale a créé l’égalité 5-5 grâce à un bel amorti.

La joueuse de la rive nord de Montréal a gagné le jeu suivant au service mais Svitolina a fait 6-6, complétant ce 12e jeu peu après avoir réussi un excellent service.

Fernandez a ensuite mené 4-1 au bris d’impasse, avant de perdre trois points d’affilée (un as et deux fautes directes).

À 4-4, l’Ukrainienne a envoyé une balle dans le filet, avant de niveler suite à un bon service.

Fernandez a obtenu une balle de match quand un de ses coups droits a heurté le dessus du filet, pour tomber en sa faveur. Elle n’a pas raté sa chance, ce qui lui permet de prolonger un superbe parcours à New York.

«Elle a bien joué dans plusieurs aspects, a dit de Fernandez Pam Shriver, analyste du tennis à ESPN. (Étant gauchère), son service cause à ses rivales d’être en positions peu commodes pour les retours.

«En plus, elle frappe vraiment la balle tôt en fond de terrain. Aussi bien du coup droit que du revers, elle se crée des angles de très haut niveau.»

Championne junior à Roland-Garros il y a deux ans, Fernandez écartait une autre grosse pointure dans la Grosse pomme.

Plus tôt dans le tournoi, elle a éliminé la championne en titre Naomi Osaka et ensuite Angelique Kerber, grande gagnante de 2016 à Flushing Meadows.

Elle et Svitolina avaient lutté une seule fois et cette dernière avait gagné en 2020, à Monterrey.

Biélorusse, Sabalenka a vaincu sa rivale tchèque en une heure et demie, malgré sept doubles fautes.

Sabalenka a obtenu quatre des cinq bris de la confrontation.

Avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire : 1,2 million de vaccins contre le Covid-19 offerts par les États-Unis

août 21, 2021
Une cargaison de vaccins Covid-19 distribués par le mécanisme COVAX arrive à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le 25 février 2021.

Alors que le nombre de cas positifs ne cesse d’augmenter ces dernières semaines dans le pays, la Côte d’Ivoire a réceptionné vendredi des doses de vaccin Pfizer offertes par Washington.

La Côte d’Ivoire a réceptionné 1,2 million de doses de vaccin Pfizer offertes par les États-Unis pour lutter contre le Covid-19, alors que le pays connait une hausse sensible des contaminations ces dernières semaines, a annoncé samedi le ministère ivoirien de la Santé.

Les doses de vaccin sont arrivées vendredi soir à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, via le système Covax qui vise à fournir des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires participants.

Alassane Ouattara testé négatif

« Les États-Unis sont heureux de soutenir le gouvernement de la Côte d’Ivoire dans sa lutte contre cette pandémie (…) et pour ses grands efforts en vue de freiner la transmission et vacciner les populations » a déclaré son ambassadeur à Abidjan, Richard Bell, dans un communiqué.

Jeudi, le président ivoirien Alassane Ouattara, 79 ans, est sorti d’un confinement de deux semaines au cours duquel il a été testé positif au Covid-19, puis négatif, a annoncé la présidence dans un communiqué.

Au 21 août, 52 615 cas de contamination et 365 décès liés au coronavirus ont été recensés dans le pays depuis le début de l’épidémie.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Joe Biden juge que l’opération d’évacuation en Afghanistan est l’une des « plus difficiles de l’histoire »

août 20, 2021

Tout en promettant aux Américains retenus dans le pays de les « ramener à la maison », le président des Etats-Unis dit ne pas pouvoir garantir « l’issue finale » de l’opération.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul.
Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul. MANUEL BALCE CENETA / AP

Sous le feu des critiques, le président américain, Joe Biden, s’est adressé à la nation américaine, vendredi 20 août, pour la seconde fois en quelques jours, à propos des opérations d’évacuation chaotiques à Kaboul, où des milliers de civils tentent de fuir l’Afghanistan après le retour au pouvoir des talibans.

M. Biden a affirmé qu’il ne pouvait pas garantir « l’issue finale » de l’opération à Kaboul, l’une des « plus difficiles de l’histoire », au terme d’une guerre longue de vingt ans. « Cette mission d’évacuation est dangereuse. Elle implique des risques pour nos forces armées et est menée dans des conditions difficiles », a déclaré le président américain lors d’un discours à la Maison Blanche.

« Je ne peux pas promettre ce qu’en sera l’issue finale », a-t-il reconnu, entouré de la vice-présidente, Kamala Harris, du chef de la diplomatie, Antony Blinken, du secrétaire à la défense, Lloyd Austin, et de son haut conseiller à la sécurité, Jake Sullivan. « Mais en tant que commandant en chef, je peux vous assurer que je mobiliserai tous les moyens possibles », a-t-il promis.

Dix-huit mille Afghans évacués depuis juillet

Seuls les Etats-Unis sont « capables » de mener une telle opération, « à l’autre bout du monde avec une telle précision », a estimé le président américain.about:blankclose

Il a rapporté que les Etats-Unis avaient évacué 13 000 personnes d’Afghanistan depuis le 14 août, et 18 000 depuis juillet. Le président a assuré que son pays s’engageait à évacuer tous les Afghans ayant aidé les Etats-Unis dans leurs opérations en Afghanistan pendant la guerre.

Nous « sommes en contact permanent avec les talibans et nous œuvrons pour nous assurer que les civils aient un accès sûr à l’aéroport », a-t-il déclaré.

La crédibilité des Etats-Unis n’est « pas remise en question »

M. Biden a fait savoir que les conditions difficiles de l’évacuation de milliers de civils à Kaboul et les scènes de chaos à l’aéroport n’affectaient pas la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale.

Nos alliés dans le monde « ne remettent pas en question notre crédibilité », a affirmé le président des Etats-Unis au cours d’une conférence de presse. « J’ai parlé à nos alliés de l’OTAN, a-t-il ajouté. En fait c’est le contraire. »

Lundi, M. Biden avait fait une première courte intervention télévisée, défendant « fermement » sa décision de retirer d’ici au 31 août les troupes américaines d’Afghanistan, où elles combattent depuis vingt ans.

« Je suis le président des Etats-Unis et, à la fin, c’est moi qui assume », avait-il alors assuré. Deux jours plus tard, dans un entretien à la chaîne ABC, M. Biden a expliqué que le retrait américain aurait invariablement provoqué une forme de « chaos » dans le pays.

Par Le Monde avec AFP

États-Unis: un homme tué par une camionnette lors d’une gay pride, un «accident»

juin 20, 2021

Un homme a été tué et un autre blessé lorsque le conducteur d’une camionnette a heurté involontairement des personnes rassemblées pour un défilé de la fierté gay en Floride, un «accident tragique» ont estimé les autorités américaines dimanche 20 juin.

L’incident est survenu samedi au départ du défilé LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers), dans la ville de Wilton Manors (Floride, sud-est), près de Fort Lauderdale, et avait suscité des interrogations sur son caractère intentionnel ou non. «Aujourd’hui (dimanche, ndlr) nous savons que l’incident d’hier était un accident tragique, et non un acte criminel dirigé contre une personne ou un quelconque groupe d’individus», a déclaré la police de Wilton Manors dans un communiqué.

De son côté, la police de Fort Lauderdale a annoncé que le conducteur, âgé de 77 ans, participait aux festivités et avait été choisi pour conduire la camionnette de tête car il souffrait d’ «affections l’empêchant de marcher» pendant la durée du défilé. La camionnette blanche avait démarré avant le départ de la parade et a «accéléré soudainement, heurtant deux piétons» avant de terminer sa course contre la clôture d’un commerce voisin, a précisé la police de Fort Lauderdale dans un communiqué. Le conducteur, qui a été arrêté et placé en garde à vue, coopère avec les autorités, a-t-elle indiqué.

Les deux hommes percutés avaient été transportés dans un centre médical où l’un d’eux est décédé, selon la même source. Le pronostic vital de l’homme blessé, toujours hospitalisé, n’est pas engagé.

Le maire de Fort Lauderdale, Dean Trantalis, qui avait parlé samedi d’un «acte prémédité», a expliqué dimanche avoir craint initialement que «cela puisse être intentionnel, à partir de ce que j’ai vu à quelques mètres de distance».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : au moins huit morts dans une fusillade en Californie

mai 26, 2021

Le tireur présumé, qui est décédé, était un employé de l’entreprise de transports publics, Valley Transportation Authority, a précisé Russell Davis. 

La fusillade a eu lieu mercredi matin autour de 06H45 (13H45 GMT) pres d'un centre de maintenance et de stockage de la VTA a San Jose, ville californienne situee au sud de San Francisco.
La fusillade a eu lieu mercredi matin autour de 06H45 (13H45 GMT) près d’un centre de maintenance et de stockage de la VTA à San José, ville californienne située au sud de San Francisco.© PHILIP PACHECO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Nouvelle fusillade aux États-Unis. Un employé d’une entreprise de transports publics a tué au moins huit personnes mercredi sur le site de la compagnie à San José, en Californie, a indiqué la police, dernier exemple en date de la violence par arme à feu aux États-Unis.

« Je peux confirmer qu’à l’heure actuelle, huit personnes sont décédées », a déclaré Russell Davis, de la police du comté de Santa Clara, tout en prévenant que le bilan pourrait s’alourdir.

Des employés de la Valley Transportation Authority figurent « parmi les victimes »

Le tireur présumé, qui est décédé, était un employé de l’entreprise de transports publics visée, la Valley Transportation Authority (VTA), a précisé Russell Davis, sans donner les circonstances de sa mort. « Nous avons reçu des informations indiquant que des engins explosifs se trouveraient à l’intérieur du bâtiment », a-t-il ajouté, expliquant qu’une équipe de démineurs était sur place pour fouiller les lieux et s’assurer « que la sécurité du public est assurée ».

La fusillade a eu lieu mercredi matin autour de 06H45 (13H45 GMT) près d’un centre de maintenance et de stockage de la VTA à San José, ville californienne située au sud de San Francisco.

Des employés de la VTA figurent « parmi les victimes », selon la police, qui n’a pas précisé leur nombre. Le site a été évacué et la « gravité des blessures » est en train d’être évaluée, a dit l’entreprise sur Twitter. Devant le centre de maintenance, se trouvaient des dizaines de véhicules de police et des secours, ainsi que des agents du FBI.

« C’est une horrible tragédie qui s’est produite »

« Nos pensées vont vers les victimes et leurs familles », a réagi Karine Jean-Pierre, une porte-parole de la Maison Blanche. « Ce qui est clair, comme le président l’a dit, c’est que nous souffrons d’une épidémie de violence par arme à feu dans ce pays. »

« C’est un moment très sombre pour notre ville et sa population, mais nous avons vu comme les gens peuvent se serrer les coudes dans ces moments très difficiles », a déclaré le maire de San José, Sam Liccardo.

« Nos pensées et notre amour vont à la famille VTA, à l’organisation et à ce qu’elles ont dû traverser », a déclaré, très ému, Glenn Hendricks, président du conseil d’administration de la compagnie. « C’est une horrible tragédie qui s’est produite », a-t-il déploré.

La violence par arme à feu est « une honte internationale »

Une série de fusillades ont endeuillé les États-Unis ces derniers mois, notamment dans une installation de FedEx à Indianapolis, dans un immeuble de bureaux en Californie, dans un supermarché à Boulder (Colorado) et dans plusieurs salons de massage à Atlanta. Le week-end dernier, douze personnes ont été tuées par balle et une cinquantaine ont été blessées à travers le pays dans un regain de violence par arme à feu.

Joe Biden a dévoilé début avril des mesures visant à limiter la prolifération des armes à feu aux États-Unis. La violence par arme à feu est « une honte internationale », avait fustigé le président démocrate.

Depuis le début de l’année 2021, les armes à feu ont fait plus de 17 635 morts aux États-Unis, suicides inclus, et 231 fusillades ayant fait plusieurs victimes ont été recensées, selon le site Gun Violence Archive.

Par Le Point avec AFP

États-Unis : 172.000 arrestations de migrants en mars à la frontière sud, plus haut niveau depuis 15 ans

avril 8, 2021

Les arrestations de migrants à la frontière des États-Unis avec le Mexique ont atteint en mars un niveau inédit depuis quinze ans, selon des statistiques publiées jeudi 8 avril qui accentuent la pression sur le président Joe Biden, accusé par l’opposition de minimiser la crise.

Plus de 172.000 personnes ont été appréhendées par les gardes-frontières le mois dernier après être entrées illégalement sur le sol américain, soit 71% de plus qu’en février. Parmi elles, se trouvent toujours plus de mineurs isolés, dont le nombre a doublé pour s’établir à 18.890, selon les données des services des douanes et des gardes-frontières (CPB). La hausse la plus importante concerne toutefois les migrants arrivés en famille, passés d’environ 20.000 en février à 53.823 en mars.

Ces flux, qui avaient commencé à augmenter à la fin 2020, mais ont clairement bondi depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden, posent un défi considérable à l’administration démocrate, qui s’est engagée à ne pas refouler les mineurs non accompagnés. À la date du 6 avril, plus de 20.000 d’entre eux se trouvaient dans des structures d’accueil gouvernementales, dont certaines peu adaptées à la prise en charge d’enfants parfois très jeunes.

«Appel d’air»

L’opposition républicaine accuse le président d’avoir causé un «appel d’air» en assouplissant les politiques migratoires de son prédécesseur Donald Trump. Il a créé «un tsunami humain en puissance», a ainsi récemment tancé le sénateur Lindsey Graham. Dès son arrivée au pouvoir, Joe Biden a suspendu les expulsions de sans-papiers, introduit un projet de loi pour leur offrir un chemin vers la citoyenneté et commencé à admettre une partie des demandeurs d’asile qui patientent depuis des mois dans des camps au Mexique.

Lors de sa première conférence de presse, le 25 mars, le démocrate a défendu son approche. «Je ne vais pas m’excuser d’avoir aboli des politiques qui violaient le droit international et la dignité humaine», a-t-il lancé, tout en relativisant la hausse des arrivées. Dans un communiqué jeudi, les gardes-frontières ont tenu un discours comparable. «Nous faisons face à une augmentation des arrivées et des arrestations, ce n’est pas nouveau», a écrit Troy Miller qui dirige actuellement ces services: «Les arrivées ont commencé à augmenter en avril 2020 et nos expériences passées nous ont préparés aux défis de cette année».

Près de 104.000 migrants ont immédiatement été refoulés en vertu de règles adoptées pour empêcher la propagation du virus Covid-19, ont souligné les gardes-frontières sans préciser ce qu’il était advenu des autres. En théorie, tous les adultes et toutes les familles sont renvoyés de l’autre côté de la frontière, mais les autorités mexicaines n’acceptent pas de reprendre toutes les familles, notamment celles ayant des enfants de moins de six ans.

La moitié de ces migrants sont originaires d’Amérique centrale, notamment du Guatemala, Honduras et El Salvador, d’où ils fuient la pauvreté et la violence des gangs de narcotrafiquants. Plus de 62.000 sont Mexicains, d’après les statistiques des CPB. Le ministre de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas doit se rendre jeudi à la frontière sud pour une visite qui restera fermée à la presse. Dans ce contexte, le gouverneur du Texas Greg Abbott a réclamé mercredi la fermeture d’un centre d’accueil pour jeunes migrants situé à San Antonio, après avoir reçu des informations selon lui «crédibles» d’abus commis dans cette structure.

Par Le Figaro avec AFP

Les Afro-américains, « faiseurs de roi » de l’élection présidentielle ?

octobre 29, 2020

Quel rôle vont jouer les communautés latino et noires américaines dans l’élection présidentielle entre Joe Biden et Donald Trump ?

Olivier Richomme, maître de conférence en civilisation américaine à l’Université Lumière Lyon 2 et spécialiste des questions raciales, d’identités et de politique aux Etats-Unis éclaircit ces questions pour Euronews, en abordant également la problématique de la participation de ces communautés à un scrutin bouleversé par la pandémie de Covid-19.


Euronews : En ce qui concerne les votes des Latinos et des Noirs américains, doit-on parler de bloc monolithique ou au contraire, est ce qu’il y a une vraie diversité politique au sein de ces communautés ?

Olivier Richomme : Si votre question concerne une analyse fine des communautés et des différents positionnements, effectivement il y a une certaine diversité. Il y a une certaine diversité au sein de la communauté africaine-américaine : il y a des conservateurs, ou sur les questions sur le port d’armes ou sur l’homosexualité. Mais dans les faits, les Africains-Américains votent pour le Parti démocrate à 90%. Et ça depuis quasiment les années 1960 ; ils font partie de la coalition démocrate. Je ne veux pas donner l’impression que cette communauté serait monolithique ; il y a des différences, mais d’un point de vue électoral, ils n’ont pas d’autre alternative que de se tourner vers le parti démocrate. Ce qui pose des problèmes puisque le Parti démocrate le sait et a des fois tendance à négliger ces communautés parce qu’il sait que, de toute façon, le Parti républicain n’est pas vraiment une option pour eux. C’est donc la participation qui reste la clé, on essaie de motiver des Africains-Américains à se déplacer.


On a vu qu’Hillary Clinton, par exemple, n’avait pas réussi à convaincre les Africains-Américains de se déplacer en nombre aussi important avec Barack Obama. Et quand l’élection se joue à pas grand-chose, comme en 2016, ça peut faire une différence.

En ce qui concerne les Latinos, ils votent à 70% pour le parti démocrate. Donc, on ne peut pas parler d’un vote monolithique, mais on a quand même une tendance très forte. On voit que le facteur ethno-racial est l’un des facteurs qui surdéterminent la façon dont les électeurs vont voter. Vous ne l’avez pas si vous prenez le sexe, si vous prenez le niveau d’éducation, si vous prenez la religion… Vous n’avez pratiquement aucun autre facteur qui donne des chiffres pareils. 90%, 70%, c’est énorme. L’une des raisons pour lesquelles les Latinos sont à 70/30 et non pas à 90% comme les Africains-Américains, c’est la question religieuse.

En fait, vous avez des catholiques très fervents, soit des évangéliques très fervents qui sont latinos, qui n’apprécient pas forcément la rhétorique de Donald Trump sur la communauté latino, mais qui sont prêts à laisser un peu ça de côté parce que la liberté religieuse, liberté de choisir l’école, le contenu des cours etc. est plus important à cause de la prépondérance de leur choix. Cela crée un plancher, ces chiffres ne descendent pas chez les Latinos.


Euronews : Qu’en est-il de la question cubaine ?

O. Richomme : Bien sûr, il y a plusieurs choses qui entrent en ligne de compte. Les Africains-Américains ont le même taux de participation que les Blancs et donc leur vote a un impact beaucoup plus important. Les Latinos votent moins que les Blancs et les Africains-Américains. Et donc même s’ils sont plus nombreux que les Africains-Américains, parce qui ne votent pas autant, leur vote n’a pas le même impact. Ils sont aussi répartis différemment dans le pays. Les Latinos sont répartis dans certains États plus ou moins clés, tels que Californie, fermement démocrate, ou le Texas que les démocrates ont, à court terme, peu de chance de faire basculer.

La Floride, elle, est l’un des États les plus importants, où il y a une communauté latino ; elle compte beaucoup d’anciens Cubains. Dans cet État, un tiers des Latinos sont cubains, un tiers sont mexicains et le dernier tiers sont d’une autre origine.

Or, la question cubaine était beaucoup plus prégnante avant. Parmi ce tiers de Cubains, l’ancienne génération est beaucoup plus intéressée par la question cubaine que la nouvelle génération, beaucoup plus ouverte au parti démocrate. C’est l’ancienne génération, celle qui est au pouvoir localement, qui a réussi à faire élire des membres du Congrès. Elle est beaucoup plus active sur l’embargo et continue la dynamique de la guerre froide.

Mais on voit qu’il y a une évolution, et c’est pour cela qu’Obama a pu renouer des relations diplomatiques avec Cuba. On voit qu’on peut commencer à parler de ce genre de choses sans avoir un impact trop important en Floride. Jusque-là, ce qui se passait, comme la Floride est un des États-clés pour l’élection présidentielle, on ne voulait pas se mettre l’électorat cubain à dos et on laissait la question cubaine de côté. Maintenant, la question peut être soulevée parce qu’il y a cette évolution démographique et électorale.


Euronews : Outre la Floride, y a-t-il d’autres États-clés où ces votes latinos et africains-américains peuvent peser ?

O. Richomme : Dans tous les États-clés et dans tous les États où la présidentielle se joue à peu de choses. Si vous vous souvenez, ce qui s’est passé en 2016, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin ont été gagnés par Donald Trump par quelques dizaines de milliers de voix. Ça s’est joué vraiment dans un mouchoir de poche.

Et il y a aussi bien sûr la Floride, gagnée en 2016 par 100 000 voix, ce qui est très peu vu la population de l’État. Dans le Michigan vers Détroit, on a vu qu’en 2016 que les Africains-Américains ne s’étaient pas rendus aux urnes de façon aussi massive pour Hillary Clinton qu’ils ne l’avaient fait pour Barack Obama. Par conséquent, il a été dit qu’elle a perdu le Michigan à cause du vote africains-américains.

Cette élection se joue à tellement peu de voix dans certains États, les États-clés, qui concentrent toute l’énergie et tout le financement des campagnes, que n’importe quelle communauté peut prétendre être « king maker », faiseur de roi. Par exemple en Pennsylvanie, il faut absolument pour les démocrates que les Africains-Américains de Philadelphie aillent voter. Des Latinos, il y en a aussi dans le Michigan et aussi dans le Wisconsin. Pas beaucoup mais ça peut faire la différence.

En 2016, on a vu qu’il y avait une vraie baisse de la participation des Latinos, notamment à cause des mesures contraignantes mises en place pour décourager les gens de voter. Et puis la Floride, elle aussi clé, compte beaucoup d’Africains-Américains et beaucoup de Latinos. Les deux communautés sont clés dans cet État car ils font partie de la coalition démocrate.


Euronews : En fait, il s’agit d’une bataille de la mobilisation ?

O. Richomme : Une bataille, exactement, comme toujours. On voit cette année que certains États peuvent basculer : la Caroline du Nord avec un gros bastion d’Africains-Américains que Barack Obama avait gagné ou l’Arizona, qui vote beaucoup républicains d’habitude, mais qui là voit arriver une vague bleue. Et comme il y a beaucoup de Latinos en Arizona, on pense que l’État pourrait basculer. Et à chaque fois, il y a assez de diversité, que ce soit des Africains-Américains ou des Latinos pour qu’ils puissent prétendre, après, dire « C’est grâce à nous, Et donc maintenant, donnez-nous ce que vous nous aviez promis lors de la campagne ».

Euronews : Si la question du taux de participation est aussi centrale, quel poids peuvent avoir les mesures de restrictions à l’accès au vote que vous évoquez?

O. Richomme : C’est la question à un million de dollars à laquelle tout le monde aimerait pouvoir répondre. Parce que le problème, c’est que cette année, on a une situation un peu spéciale : on est en pleine pandémie. Tous les collègues spécialistes du droit électoral regardent ça avec impatience en se disant ‘qu’est ce qui va bien pouvoir se passer’.


En fait on n’a aucune idée. En temps normal, vous avez une élection qui est déjà bizarre, avec Donald Trump et avec des mesures restrictives dans un certain nombre d’États contrôlés par les républicains. Ils sont persuadés que c’est mieux s’il y a moins de monde qui va voter et si ceux qui y vont sont des personnes âgées et des retraités, c’est mieux puisque plus on est vieux plus on est conservateur. Si on peut éviter d’avoir les jeunes, les minorités etc. Donc sont mises en place ce genre de restrictions dans les États contrôlés par les républicains. Ça, c’est la situation en temps normal.

Maintenant en temps de pandémie, je n’en ai aucune idée. Forcément, ça ne va pas aider. Ça serait mieux de faire ce que fait l’Oregon ou la Californie, c’est à dire inscrire les gens directement sur les listes électorales, tout faire à distance, voter par courrier, voter de manière anticipée. Effectivement tout cela serait mieux. Mais est-ce que c’est la pandémie qui va faire que les gens ne vont pas voter et qu’en fait les restrictions électorales seront un détail ? Là, on ne le saura qu’après, une fois que tous les processus se seront passés, quand on aura fait le décompte, qu’on aura les données, c’est-à-dire d’ici un an. Avant, ça va être très difficile de différencier l’effet Covid-19 des autres mesures électorales.

Avec Sacer-infos par Pascal Nguie

Sept pays signent avec les États-Unis un texte régissant la future exploration de la Lune

octobre 13, 2020

À l’approche de la mission Artémis 3, sept pays ont signé un texte visant l’encadrement juridique de l’exploration de la Lune. Certaines puissances spatiales rivales ne font cependant pas partie des signataires.

La Nasa a annoncé mardi 13 octobre que sept pays avaient signé ce qu’elle appelle les «accords d’Artémis», un texte qui veut encadrer juridiquement la nouvelle vague d’exploration de la Lune et d’autres astres et autoriser la création de «zones de sécurité». Les pays signataires sont: Australie, Canada, Italie, Japon, Luxembourg, Émirats arabes unis, Royaume-Uni.

Ni la Chine, ni la Russie n’en font partie à ce jour, faisant craindre l’émergence d’un «Far West» dans l’espace, puisque le grand traité international régissant l’espace, datant de 1967, reste vague sur la question de l’exploitation des ressources extraterrestres ; la Nasa est pressée d’imposer un précédent en façonnant un régime juridique autorisant explicitement les entreprises privées à opérer sur d’autres astres, de façon protégée. Le chef de l’agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, a estimé lundi que le programme Artémis de retour sur la Lune était trop «américano-centrique».

Deux astronautes américains, dont une femme, doivent marcher sur la Lune en 2024 lors de la mission Artémis 3, et la Nasa veut associer d’autres pays à la construction de la mini-station qui sera assemblée en orbite lunaire à partir de 2023. «Artémis sera le programme international d’exploration habitée le plus large et le plus divers de l’histoire, et les accords d’Artémis seront le véhicule pour établir cette coalition mondiale singulière», a déclaré Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa.

Les accords énumèrent dix principes, tels que la transparence des activités, l’interopérabilité des systèmes nationaux, l’obligation de cataloguer tout objet spatial, l’assistance à un astronaute en danger, le partage des données scientifiques et la bonne gestion des débris spatiaux. Mais le texte devient plus controversé en prévoyant la possibilité de créer des «zones de sécurité» par les pays pour protéger leurs activités sur un corps céleste, par exemple l’extraction de ressources, comme de l’eau au pôle sud de la Lune.

Le traité de 1967 interdit toute «appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation, ni par aucun autre moyen». Mais la Nasa se fonde sur un autre article du traité qui proscrit toute activité qui «causerait une gêne potentiellement nuisible» pour justifier de la création de ces zones de sécurité, tout en réaffirmant la primauté du traité de l’espace.

Par Le Figaro avec AFP