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Face au réchauffement climatique, la Cnuced plaide pour des investissements massifs en Afrique

septembre 25, 2019

Une manifestations de militants environnementaux à Johannesburg, le 20 septembre 2019. © Themba Hadebe/AP/SIPA

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l’énergie.

Face aux conséquences du réchauffement climatique, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) reste fidèle à son habitude de prendre à rebrousse-poil le consensus économique planétaire en préconisant un plus grand dirigisme. Dans son Rapport annuel sur le commerce et le développement 2019 publié le 25 septembre, la Cnuced souligne les difficultés qui attendent les pays en développement pour participer à la défense de l’environnement. « La protection du climat exige une nouvelle vague d’investissements massifs devant servir à réformer le secteur de l’énergie et d’autres secteurs émetteurs de carbone », y lit-on.

Des objectifs hors d’atteintes

Le problème est que l’endettement des pays les moins riches a explosé, depuis les annulations de dette des années 2000, et que les capacités de financement de ces pays sont très réduites, malgré le maintien de taux très bas sur les marchés. À titre d’exemple, la dette publique de l’Afrique du Sud est passée de 31 % de son produit intérieur brut (PIB) en 1980 à 53 % en 2017, et sa dette privée (particuliers et entreprises) a bondi dans le même temps de 48 à 71 %.

« S’ils veulent satisfaire les besoins en investissement que demandent la réalisation des quatre Objectifs de développement durable fixés par l’ONU d’ici 2030 (élimination de la pauvreté, promotion de la nutrition, institution d’un vrai système de santé, mise sur pied d’un système éducatif de qualité) leur tâche semble difficile », explique Rachid Bouhia, économiste et co-auteur du rapport.

Par exemple, si l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mali, l’Ouganda et la Tanzanie voulaient y parvenir, « il faudrait soit qu’ils réalisent une croissance de 21 % par an sans augmentation de leur ratio dette/produit intérieur brut actuellement de 47 %, soit qu’ils portent ce ratio à 185 %. Aucun de ces deux scénarios n’est réaliste », constate le rapport.

La Cnuced préconise ainsi cinq solutions pour remédier à cette pénurie de moyens. « Il faudrait d’abord mettre en place un programme mondial de prêts permettant aux pays en développement d’emprunter à des conditions de faveur, détaille Rachid Bouhia. Ce fonds serait alimenté par l’aide au développement des pays donateurs, qui porteraient celle-ci à 0,7 % de leur revenu intérieur brut, comme ils l’ont promis ».

Alléger la dette des pays les moins développés

Deuxième mesure : augmenter les droits de tirage spéciaux (DTS) et les consacrer à la protection de l’environnement. Troisième mesure : « Alléger la dette des pays les moins développés sans conditionnalités ou critères d’admissibilité trop restrictifs, commente Rachid Bouhia. Un tel allègement a déjà amélioré la croissance en Afrique à partir de la fin des années 1990 ».

Quatrième mesure : renforcer la coopération monétaire entre les pays d’une même région afin de refinancer et de promouvoir le commerce intra-régional pour créer des chaînes de valeur et mettre en place de véritables systèmes régionaux de paiement et d’unions de compensation interne.

Cinquième et dernière mesure : « Il faut revoir le cadre législatif du mécanisme de rééchelonnement de la dette en cas de difficultés de remboursement de la dette par un État, conclut Rachid Bouhia, afin que sa restructuration soit ordonnée et équitable ».

Si les États reprennent du poil de la bête face à la finance comme le souhaite la Cnuced, le pari de ces réformes ne sera peut-être pas gagné en 2030, mais l’Afrique aura un peu plus les moyens de participer au sauvetage de la planète, ce dont elle sera la première bénéficiaire.

Jeuneafrique.com par Alain Faujas

Internet : Le Congo classé parmi les pays les moins connectés d’Afrique

août 30, 2019


Qui croire lorsqu’il est question d’accès à Internet en Afrique ? La Banque mondiale évoque une moyenne de 22% d’internautes en Afrique subsaharienne, contre 55% en Afrique du Nord. Le Congo (9%) est classé parmi les pays les moins connectés d’Afrique.

Les 10 pays d’Afrique les plus connectés au 30 juin 2019, selon ce classement, sont le Kenya (83%), le Liberia (80,9%), la Tanzanie (71,6%), les Seychelles (70%), la Tunisie (67%), le Mali (63,4%), Maurice (63,2%), le Cap-Vert (62,8%), le Maroc (61,8%) et le Nigeria (59,5%). Le Liberia doit cette étonnante performance à 4 millions de comptes Facebook pour une population totale de 4,9 millions de personnes.

Ces données reposent sur les statistiques de l’UIT (Union internationale des communications), l’agence des Nations unies dédiée aux technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que sur les enquêtes nationales réalisées auprès des ménages, dont la précision varie en fonction des pays.

Ce rapport, lui aussi de référence, rappelle à quel point les chiffres comptent, dans la bagarre que se livrent les opérateurs autour d’un véritable pactole.

En 2018, les technologies et les services mobiles ont en effet généré 8,6% du PIB de l’Afrique subsaharienne, créant une valeur ajoutée de plus de 144 milliards de dollars. Et les 167 millions de nouveaux abonnés attendus d’ici 2025 vont alimenter la plus forte croissance de la téléphonie mobile dans le monde. Ils viendront principalement de cinq pays : le Nigeria, l’Éthiopie, la RDC, la Tanzanie et le Kenya.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Niger : une compagnie pétrolière chinoise accusée de menacer l’une des plus grandes réserves naturelles d’Afrique

août 9, 2019

Des antilopes addax dans le désert du Tin Toumma, dans le sud-est du Niger, le 6 mai 2016. © Thomas Rabeil/AFP

 

Des défenseurs de l’environnement nigériens et internationaux ont lancé une pétition contre le déclassement de la moitié de la grande réserve naturelle nigérienne de Termit et Tin Toumma au profit de China National Petroleum Corporation (CNPC).

« Nous avons lancé cette pétition mercredi dernier parce que le gouvernement du Niger a adopté en juin un projet de redéfinition de la réserve, qui est vraiment menacée par l’exploitation pétrolière d’une société chinoise », a déclaré vendredi 9 août Hamadou Soumana Oumarou, membre de l’ONG nigérienne Jeunes volontaires pour l’environnement.

Créée en 2012, à cheval entre les régions d’Agadez (nord), de Zinder (centre-sud) et de Diffa (sud-est), Termit et Tin Toumma est considérée comme l’une des plus grandes réserves terrestres d’Afrique. Elle abrite 130 espèces d’oiseaux et 17 espèces de mammifères, dont des espèces protégées et menacées : gazelle dama, addax, guépard saharien, mouflon à manchettes, selon les services nigériens de l’Environnement. Une centaine de variétés de plantes y a également été répertoriée par l’université de Niamey.

Des espaces et des espèces menacées

Selon Hamadou Soumana Oumarou, la pétition, disponible sur internet, « demande le reclassement de la plus grande réserve naturelle d’Afrique », et accuse « la Chine de détruire impunément la biodiversité en Afrique ». Celle-ci a déjà reçu « 24 000 signataires sur un objectif de 50 000 ».

Le 26 juin, un conseil des ministres avait décidé du « déplacement des limites » de la réserve, afin de « se conformer au contrat de partage de production » qui lie depuis 2008 le Niger à la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Néanmoins, le gouvernement a voulu rassurer  : « une partie du périmètre de la réserve empiète sur les blocs pétroliers d’Agadem attribués à CNPC. Ses limites seront déplacées. Mais la réserve conservera la même superficie de 96 560 km2 ».

« Certaines espèces très menacées »

Cette décision « exclut près de 45 000 km2 de l’aire protégée » et « ce déclassement entraînerait la disparition de certaines espèces très menacées, comme l’addax, une espèce d’antilope », s’est alarmée fin juillet l’ONG française Noé, qui avait obtenu en novembre 2018 la gestion de la réserve pour un mandat de vingt ans.

Vingt-et-un puits pétroliers en cours d’exploitation par CNPC cohabitent avec la réserve qui est traversée par un oléoduc sur plus de 100 km, s’inquiète également l’ONG française.

Le ministre nigérien de l’Environnement Almoustapha Garba avait alors estimé que la délégation de gestion à l’ONG Noé permettrait « de pallier les menaces qui compromettent la sauvegarde de la faune » dont « la persistance du braconnage et le sur-pâturage ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Aliko Dangote : enquête sur l’homme d’affaires le plus puissant d’Afrique

juillet 6, 2019

Aliko Dangote, lors du CEO Forum à Abidjan en 2016. © ERIC LARRAYADIEU/AFRICA CEO FORUM/JA

 

Dans son édition du 7 juillet, « Jeune Afrique » s’intéresse au Nigérian Aliko Dangote qui poursuit son irrésistible ascension. L’homme le plus riche du continent est en passe de multiplier ses revenus par cinq à l’horizon 2021 grâce à son double projet de raffinerie de pétrole et d’usine de fertilisants à Lekki.

Aliko Dangote (fortune estimée à 16,7 milliards de dollars – 14,8 milliards d’euros – par Bloomberg, à 10,3 milliards par Forbes) fascine plus que jamais. À 62 ans, son ascension paraît irrésistible. Quasi-inconnu hors du Nigeria il y a dix ans, le Prince de Kano jouit désormais d’un statut digne d’un chef d’État – il dispose d’un passeport estampillé Union africaine –, et son aura dépasse allègrement les frontières du continent.

Personnage complexe et ambivalent. À la fois héros de toute l’Afrique et homme d’affaires impitoyable, « fils de » et self-made-man, grand avocat de l’ouverture des marchés africains à son ciment et opposant inlassable à la concurrence au Nigeria, philanthrope et économe, le Prince de Kano est un stakhanoviste, obnubilé par son business.

Pari fou

Le groupe qui porte son nom est en train de changer de dimension sous l’impulsion d’un double projet pharaonique de raffinerie de pétrole et d’usine de fertilisants à Lekki, près de Lagos, dont l’investissement représente au bas mot 15 milliards de dollars.

Un pari fou quand on connaît les risques économiques encourus dans un pays comme le Nigeria. Mais moins pour lui que pour n’importe qui d’autre. Son importance devenue stratégique, son influence politique comme économique lui confèrent une puissance qui l’empêche de perdre.

Mais cette réussite personnelle profite-t-elle au plus grand nombre ? Quoi qu’il en soit, dans son entourage désormais, beaucoup le poussent à envisager un avenir politique…

Par Jeuneafrique.com

Au Cœur de l’actualité africaine

juin 10, 2019

 

Publiée le 10 juin 2019 par TV5/Afrique

Épisodes de l’actualité africaine

juin 8, 2019

Épisodes de l’actualité africaine

Publiée le 8 Juin 2019 par TV5/Afrique

Regard sur l’actualité africaine

juin 6, 2019

 

Publiée le 6 Juin 2019 par TV5/Afrique

Au cœur de l’actualité africaine

juin 3, 2019

 

Publiée le 3 juin 2019 par TV5/Afrique

Au cœur de l’actualité africaine

juin 1, 2019

 

 

Publiée le 1er juin 2019 par TV5/Afrique

L’Afrique du Sud, premier pollueur du continent

mai 27, 2019

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promulgué une loi imposant une taxe sur les émissions de carbone aux entreprises de son pays, le plus pollueur du continent, une mesure saluée lundi comme «une première étape» par les défenseurs de l’environnement. Le montant de cette taxe, qui entre en vigueur le 1er juin, a été fixé à 120 rands (7,4 euros) par tonne de dioxyde de carbone. «Le changement climatique représente l’un des plus grands défis auquel est confrontée l’espèce humaine et l’objectif premier de la taxe carbone est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une façon viable», a expliqué le ministère du Trésor dans un communiqué dimanche soir.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a «loué» M. Ramaphosa pour avoir promulgué cette loi qui «traînait depuis longtemps». «Quand elle a été la première fois évoquée en 2010, l’idée d’une taxe carbone a rencontré une forte résistance de la part des gros émetteurs» de CO2, a souligné l’ONG. «Même si beaucoup doit encore être fait pour que la taxe devienne plus efficace, nous reconnaissons qu’il s’agit là d’une première étape significative», a-t-elle ajouté, rappelant que son objectif était «d’améliorer la santé (…) et de rendre l’environnement et l’économie résilients». Greenpeace a estimé que la taxe «lançait un signal» aux entreprises polluantes, mais regretté que son montant ne soit pas à ses yeux suffisant pour les convaincre de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone.

«Nous ne pensons pas que la taxe» en l’état actuel «aura un impact», a regretté Melissa Steele auprès de l’AFP. Jusqu’en 2022, la taxe doit être réévaluée chaque année du montant de l’inflation valorisé de deux points, puis à partir de 2023 réévaluée seulement du montant de l’inflation. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est extrêmement dépendante du charbon pour sa production d’électricité. Elle figure au 14e rang des pays pollueurs de la planète, selon Greenpeace. Elle a adopté des objectifs climatiques stricts en 2011 et figure parmi les signataires de l’accord de Paris sur le réchauffement de 2015, mais les mesures d’application traînent en longueur.

Par Le Figaro.fr avec AFP