Posts Tagged ‘Afrique’

Au Cœur de l’actualité africaine

juin 10, 2019

 

Publiée le 10 juin 2019 par TV5/Afrique

Épisodes de l’actualité africaine

juin 8, 2019

Épisodes de l’actualité africaine

Publiée le 8 Juin 2019 par TV5/Afrique

Regard sur l’actualité africaine

juin 6, 2019

 

Publiée le 6 Juin 2019 par TV5/Afrique

Au cœur de l’actualité africaine

juin 3, 2019

 

Publiée le 3 juin 2019 par TV5/Afrique

Au cœur de l’actualité africaine

juin 1, 2019

 

 

Publiée le 1er juin 2019 par TV5/Afrique

L’Afrique du Sud, premier pollueur du continent

mai 27, 2019

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promulgué une loi imposant une taxe sur les émissions de carbone aux entreprises de son pays, le plus pollueur du continent, une mesure saluée lundi comme «une première étape» par les défenseurs de l’environnement. Le montant de cette taxe, qui entre en vigueur le 1er juin, a été fixé à 120 rands (7,4 euros) par tonne de dioxyde de carbone. «Le changement climatique représente l’un des plus grands défis auquel est confrontée l’espèce humaine et l’objectif premier de la taxe carbone est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une façon viable», a expliqué le ministère du Trésor dans un communiqué dimanche soir.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a «loué» M. Ramaphosa pour avoir promulgué cette loi qui «traînait depuis longtemps». «Quand elle a été la première fois évoquée en 2010, l’idée d’une taxe carbone a rencontré une forte résistance de la part des gros émetteurs» de CO2, a souligné l’ONG. «Même si beaucoup doit encore être fait pour que la taxe devienne plus efficace, nous reconnaissons qu’il s’agit là d’une première étape significative», a-t-elle ajouté, rappelant que son objectif était «d’améliorer la santé (…) et de rendre l’environnement et l’économie résilients». Greenpeace a estimé que la taxe «lançait un signal» aux entreprises polluantes, mais regretté que son montant ne soit pas à ses yeux suffisant pour les convaincre de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone.

«Nous ne pensons pas que la taxe» en l’état actuel «aura un impact», a regretté Melissa Steele auprès de l’AFP. Jusqu’en 2022, la taxe doit être réévaluée chaque année du montant de l’inflation valorisé de deux points, puis à partir de 2023 réévaluée seulement du montant de l’inflation. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est extrêmement dépendante du charbon pour sa production d’électricité. Elle figure au 14e rang des pays pollueurs de la planète, selon Greenpeace. Elle a adopté des objectifs climatiques stricts en 2011 et figure parmi les signataires de l’accord de Paris sur le réchauffement de 2015, mais les mesures d’application traînent en longueur.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Rendez-vous de l’actualité africaine

mai 25, 2019

 

 

Publiée le 25 mai 2019 par TV5/Afrique

Un tour de l’actualité africaine

mai 24, 2019

 

 

Publiée le 24 mai 2019 par TV5/Afrique

France-Afrique : Christophe Castaner à Abidjan et Dakar pour parler sécurité et migrations

mai 17, 2019

 

Christophe Castaner, le ministre français de l’Intérieur, le 28 avril 2019. © Jean-Francois Badias/AP/SIPA

 

Le ministre français de l’Intérieur se rendra à Abidjan puis à Dakar, lors d’une mini tournée en Afrique de l’Ouest du 19 au 21 mai. Objectif : renforcer la coopération bilatérale avec ces deux partenaires phares de la France dans la région.

Son déplacement a été tenu confidentiel le plus longtemps possible par les autorités françaises. Alors que les Gilets jaunes poursuivent leur mobilisation à travers l’Hexagone – avec un 27ème samedi de mobilisation consécutif le 18 mai – et que les élections européennes se tiendront le 26 mai, Christophe Castaner se rendra à Abidjan et Dakar du dimanche 19 au mardi 21 mai.

Objectif affiché de ce premier déplacement du ministre français de l’Intérieur sur le continent : renforcer la coopération avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine.

Reçu par Alassane Ouattara et Macky Sall

À Abidjan, où il arrivera le 19 mai, Christophe Castaner sera reçu par Alassane Ouattara. Il s’entretiendra ensuite avec son homologue ivoirien, Sidiki Diakité, et avec Hamed Bakayoko, le ministre de la Défense. Une dizaine de jours après la libération au Burkina Faso des deux otages français enlevés au Bénin, nul doute qu’il sera question, lors de tous ces entretiens, de la coopération régionale en matière de lutte contre le terrorisme.

Comme l’explique une source à l’Élysée, les autorités françaises nourrissent « une inquiétude particulière » pour leurs partenaires ivoiriens, voisins du Burkina Faso, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée. Après celui de Grand Bassam en 2016, Paris redoute qu’un nouvel attentat frappe la Côte d’Ivoire, pays stratégique où il compte d’importants intérêts économiques et de nombreux ressortissants. Avant de quitter la lagune Ébrié, Christophe Castaner assistera à une démonstration à l’École nationale de police.

Lutte contre la menace terroriste au niveau régional

D’Abidjan, le ministre français de l’Intérieur s’envolera pour Dakar, où il est attendu lundi 20 mai en fin d’après-midi. Il sera reçu par le président Macky Sall, rentré deux jours plus tôt de Paris, puis par son homologue sénégalais, Aly Ngouille Ndiaye.

Là encore, il sera question de lutte contre la menace terroriste au niveau régional. Castaner rencontrera notamment le commandement du nouveau Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi) de la gendarmerie nationale sénégalaise, chargé de renforcer le contrôle des frontières et mis en place avec l’appui de la France. Dakar se montre particulièrement vigilant le long de ses plus de 400 kilomètres de frontières avec le Mali, où les groupes jihadistes sahéliens ont établis leurs bases arrières.

Au Sénégal, Christophe Castaner abordera aussi la coopération en matière de lutte contre l’immigration clandestine. Il visitera ainsi la nouvelle Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), en charge de la judiciarisation des réseaux de passeurs, avant de reprendre le chemin de Paris, mardi 21 mai.

Jeuneafrique.com  Par Benjamin Roger

Le rôle des multinationales dans les violences en Afrique

mai 10, 2019

Dans une mine de coltan, à Birambo, dans le Nord-Kivu en RDC, en décembre 2018. © REUTERS/Goran Tomasevic

 

Qui fait quoi dans les conflits miniers en Afrique ? Traquer l’origine des minerais n’est pas chose aisée pour les multinationales. Pourtant, face à l’ampleur des dégâts humains et sociaux, leur responsabilité est fortement engagée.

Cette tribune a initialement été publiée sur le site de The Conversation.

Par  Chercheur en économie, CNRS, Aix-Marseille School of Economics (AMSE), Aix-Marseille Université (AMU), coauteur, avec Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig d’un article scientifique montrant que la présence de firmes étrangères en Afrique augmente la violence des territoires miniers.

En février 2019, Apple s’est engagé à améliorer la traçabilité de ses matières premières. Dès 2017, la firme avait été saluée par l’ONG Amnesty International pour avoir publié les noms de ses fournisseurs de cobalt afin d’éviter d’alimenter le travail des enfants en République démocratique du Congo (RDC). La firme est membre de l’initiative RMI(Responsible minerals initiative), un organisme visant à faire respecter les droits de l’Homme dans la chaîne d’approvisionnement.

Ces initiatives contrastent avec les pratiques actuelles de la plupart des entreprises. Souvent implantées en Afrique, là où les sous-sols regorgent de matières premières, elles contribuent à alimenter un terrain déjà très conflictuel. Leur rôle dans l’augmentation de la violence en Afrique a été détaillé par un article scientifique des économistes Nicolas Berman, Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig.

Les auteurs s’appuient sur une étude géolocalisée mettant en parallèle la présence des firmes et l’occurrence des conflits miniers. Ils ont quadrillé l’Afrique par zones de 55 sur 55 kilomètres pour analyser l’impact de l’augmentation du prix de 14 minerais. Leurs résultats suggèrent qu’une hausse des prix des matières premières augmente la violence uniquement dans les zones exploitées par des firmes étrangères.

Des pratiques douteuses

Un militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). © MONUSCO

Là où règne le non-droit, les multinationales s’adaptent

Pourquoi une telle différence entre les entreprises domestiques et étrangères ? Une des explications avancées est celle de leur vulnérabilité par rapport aux extorsions rebelles. Alors que les entreprises domestiques disposent généralement de la protection de l’armée ou de l’État, les multinationales étrangères doivent faire sans.

Si elles s’implantent dans des zones instables, comme c’est le cas dans beaucoup de territoires miniers, elles doivent composer avec les pratiques des groupes en place. Là où règne le non-droit, elles s’adaptent.

C’est exactement ce qui s’est passé pour la firme chinoise Kun Hou Mining, de 2013 à 2015, selon un rapport de l’ONG Global Witness. Pour extraire l’or de la rivière Ulindi, située au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, elle a su jouer du droit coutumier en place. Elle s’est appuyée sur la corruption des autorités locales et le soutien de milices opérant sur le territoire pour avoir accès aux mines.

En échange, elle leur a envoyé des liasses de billets, des armes et des rations alimentaires. Le butin récolté a pris le large vers Dubaï. Résultat : dans la province du Sud-Kivu, l’extraction de l’or n’a officiellement généré aucun revenu fiscal. Une histoire parmi tant d’autres pour ce pays de la région des Grands Lacs.

La richesse de son sous-sol et la faiblesse de ses institutions se conjuguent pour en faire un terrain d’affrontement où les droits de l’Homme sont bafoués. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Seconde Guerre du Congo (1998-2003) a été le conflit le plus meurtrier et ses répercussions n’ont pas cessé de secouer le pays.

L’influence des entreprises étrangères sur le sol africain est loin d’être négligeable quand on sait qu’elles représentent 60 % du total des firmes. Si elles ne sont pas tenues de rendre des comptes, elles deviennent des facteurs d’instabilité majeurs pour le continent. Mais toutes n’ont pas le même profil. Pour les firmes implantées dans les ex-colonies, les comportements sont différents.

Qui paye un tribut aux milices sur place ?

Certaines multinationales jouissent de la protection des États africains grâce aux liens historiques qui les unissent. Ici, le passé colonial imprègne encore le tissu économique. De nombreuses recherches scientifiques ont souligné la proximité qui persiste entre les firmes des anciens colons et les gouvernements des anciennes colonies.

Les entreprises reçoivent une attention toute particulière de la part de l’État et sont plus facilement protégées par l’armée. Cela leur offre une marge de manœuvre plus importante dans l’exploitation des ressources.

Les quatre économistes rejoignent ce consensus. Leurs estimations suggèrent que ces multinationales n’ont pas d’incidence significative sur l’augmentation de la violence. Toutefois, comme elles ne représentent qu’un cinquième de l’échantillon de firmes étrangères qu’ils étudient, ils invitent à continuer les analyses.

Les entreprises nord-américaines ou chinoises par exemple, doivent généralement faire face à l’insécurité sans bénéficier de protection externe. Pour l’obtenir, elles sont prêtes à payer le prix. Bien souvent, la rançon qu’elles payent alimente les activités rebelles et les trafics illégaux. Cet argent permet aux milices de se maintenir en place et d’étendre leur zone d’influence.

Les mesures de transparence sont-elles efficaces en pratique ?

Des initiatives visant à modifier les pratiques des entreprises se sont peu à peu mises en place. Parmi elles, la section 1502 de la loi Dodd-Franck de 2010 qui visait principalement le commerce avec la République démocratique du Congo. Bien que menacée par l’administration Trump, elle impose aux entreprises américaines de révéler l’origine des minerais qu’elles utilisent.

De telles mesures de transparence sont-elles efficaces en pratique ? Les auteurs se sont penchés sur les multinationales qui ont signé l’ICMN(International Council on Mining and Metals), pour promouvoir la responsabilité sociale des entreprises.

Pour vérifier l’efficacité de telles mesures, les quatre économistes localisent les entreprises signataires et étudient leur correspondance avec les conflits. Le résultat semble encourageant puisque les signataires n’ont aucun effet sur la violence. Une bonne nouvelle pour ces régions où de nombreuses initiatives fleurissent depuis quelques années. Mais les entreprises ne sont pas les seuls leviers.

De nouvelles initiatives de la part des États

Le 9 avril, le gouvernement nigérian a décidé de bannir toute activité minière dans la région de Zamfara, pour restaurer la paix. Le ministre des Mines et du Développement sidérurgique, Abubakar Bwari, a précisé « Lorsque nous visons le développement d’activités économiques, nous devons aussi penser aux aspects humains et aux pertes humaines dont nous sommes témoins ».

Pour ce faire, le gouvernement a donné 48 heures aux étrangers impliqués dans les activités minières pour quitter son territoire.

Comme le Nigeria, les États africains ont un rôle de premier plan dans la stabilisation de leur territoire. Ils doivent lutter contre la corruption qui gangrène leurs institutions et sert de caution aux activités illégales. Une Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), s’est créée en 2003 avec l’objectif de créer une norme pour respecter la traçabilité en matière de ressources pétrolières, gazières et minérales.

Elle s’applique aujourd’hui à 52 pays à travers le monde. Selon l’étude des auteurs, la participation des États africains à cette ITIE a des répercussions positives sur l’incidence des conflits (même si leur adhésion est relativement récente et que les calculs nécessiteraient davantage de données). L’exacerbation de la violence due à une hausse des prix en est amoindrie.

À travers la traçabilité des minerais, les États reprennent aussi la main sur leurs ressources. Le Niger et le Nigeria ont signé le 26 mars 2019 un mémorandum d’entente afin de mutualiser leurs efforts dans le secteur minier et ainsi augmenter sa contribution au PIB. De nouveaux codes miniers ont éclos pour renégocier la position des compagnies étrangères dans l’industrie minière.

Le dernier en date est celui de la République démocratique du Congo qui a imposé de nouvelles taxes en mars 2018. Le nouveau Président Félix Tshisekedi pourrait désormais aller plus loin, toujours avec le même objectif : permettre au pays de générer plus de revenus grâce à ces ressources.

La RDC ne fait que suivre une dynamique entamée par bien d’autres pays depuis déjà une dizaine d’années (l’Afrique du Sud, le Maroc, le Mali, le Sénégal, le Niger, la Guinée ou encore le Burkina Faso par exemple).

L’effet de telles mesures de traçabilité et de transparence est complexe : certaines recherches montrent par exemple que le Dodd-Frank Act, au lieu de réduire l’insécurité, a notamment incité les groupes armés à réorienter leurs actions vers des actes plus violents, comme le pillage des populations locales. Selon le contexte et l’application qui est faite de la mesure, les effets peuvent varier.

Ces mécanismes sont récents et encore peu étudiés, c’est pourquoi les auteurs appellent à de nouvelles analyses. Toutefois, ces premiers résultats encouragent les États à mettre en place des mesures pour contrer ces pratiques illicites. Surtout, ils intiment aux entreprises d’assumer leurs responsabilités lorsqu’elles s’installent dans un territoire minier.

Jeuneafrique.com par Nicolas Berman, Chercheur en économie, CNRS, Aix-Marseille School of Economics (AMSE), Aix-Marseille Université (AMU)