Posts Tagged ‘Nigeria’

États-Unis: Donald Trump recevra le président du Nigeria le 30 avril (Maison Blanche)

avril 15, 2018

Washington (Etats-Unis) – Le président du Nigeria Muhammadu Buhari rencontrera Donald Trump à Washington le 30 avril pour notamment évoquer avec lui la « lutte contre le terrorisme », a annoncé dimanche la Maison Blanche.

« Le président Trump a hâte de discuter des moyens d’accroître notre partenariat stratégique et de faire avancer nos priorités partagées : promouvoir la croissance économique et les réformes, lutter contre le terrorisme et d’autres menaces (pesant sur) la paix et la sécurité et s’appuyer sur le rôle du Nigeria en tant que leader démocratique dans la région », a souligné la présidence américaine dans un communiqué.

« Les relations entre les Etats-Unis et le Nigeria sont profondes et fortes et la croissance économique du Nigeria, sa sécurité, son leadership en Afrique profiteront à notre prospérité mutuelle », a encore écrit la Maison Blanche.

Le Nigeria, la plus grande puissance économique d’Afrique de l’Ouest, fait partie des pays combattant l’islamisme avec l’aide des Etats-Unis.

L’annonce de cette visite intervient à cet égard au lendemain du quatrième anniversaire de l’enlèvement par Boko Haram des lycéennes de Chibok (nord-est du Nigeria, le 14 avril 2014).

Cet enlèvement de masse était devenu le symbole des exactions commises par ce groupe jihadiste, qui ont fait 20.000 morts et entraîné le déplacement de 2,6 millions de personnes dans le nord-est depuis 2009. La tragédie avait déclenché une vague d’émotion mondiale avec le mouvement « Bring Back Our Girls » relayée jusqu’à la Maison Blanche par Michelle Obama, l’épouse de l’ex-président Barack Obama.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 21h34)                                            

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Nigeria: second mandat en vue en 2019 pour le président Buhari

avril 9, 2018

Abuja – Le président nigérian Muhammadu Buhari a officiellement annoncé lundi son intention de se présenter pour un second mandat lors des élections générales prévues en février 2019, mettant un terme à des mois de spéculations dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

« Le président Buhari vient d’annoncer son intention d’obtenir l’investiture du All progressive Congress (APC) et de concourir pour un second mandat aux élections de 2019 », a annoncé le compte officiel Twitter de la présidence.

Le chef de l’Etat, âgé de 75 ans, a fait cette annonce lors d’une réunion du Comité exécutif national du parti au pouvoir, après avoir laissé planer le suspense durant plusieurs mois et alors que de nombreux gouverneurs d’Etats, membres de l’APC, lui ont publiquement affirmé leur soutien récemment.

« La victoire est assurée par la grâce de Dieu, et ensemble nous devons continuer à assainir l’environnement politique du Nigeria », a ensuite déclaré Muhammadu Buhari, cité dans un communiqué de la présidence.

M. Buhari, un Peul originaire du nord musulman du Nigeria, avait effectué fin mars sa première visite officielle à Lagos, poumon économique du Nigeria, une visite aux accents de pré-campagne électorale. S’il espère gagner, le chef de l’Etat, populaire dans le nord, aura besoin du soutien du sud-ouest, dominé par le groupe ethnique yorouba.

De nombreuses spéculations couraient au Nigeria sur sa volonté de briguer ou non un second mandat. Le président a passé de longs mois à Londres pour se faire soigner d’une maladie non révélée au public l’an dernier. Il voyage rarement à l’extérieur d’Abuja, la capitale fédérale, et n’a visité que quelques uns des 36 Etats du Nigeria ces trois dernières années.

Alors que le premier producteur de pétrole africain a traversé l’an dernier une récession économique aggravée par la chute des cours du baril, le chef de l’Etat a été largement critiqué – jusque dans son propre parti – pour sa passivité et la rigidité de sa politique monétaire, qui a découragé les investisseurs étrangers.

L’APC devrait officiellement désigner son candidat aux primaires du parti dans la seconde partie de l’année 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 12h33)                                            

Nigeria: 15 morts dans des attaques de banques et d’un commissariat

avril 6, 2018

Kano (Nigeria) – Des braqueurs ont attaqué deux banques et un commissariat de police, tuant quinze personnes dont neuf policiers à Offa, dans le centre du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police.

Jeudi en fin d’après-midi, « un gang de braqueurs a envahi le quartier général de la police et des banques à Offa », a déclaré à l’AFP Ajayi Okasanmi, porte-parole de la police dans l’Etat de Kwara.

« Nous avons perdu neuf policiers et six civils. Nous avons des blessés qui sont actuellement soignés à l’hôpital », a-t-il affirmé, précisant qu’il s’agissait d' »opérations simultanées ».

Il a ajouté que les policiers avaient été attaqués par surprise, sans toutefois détailler dans quelles circonstances précises les victimes avaient été tuées.

« Cela aurait été pire si la police avait riposté avec force, mais nous aurions mis en danger la vie des civils » présents sur les lieux des attaques, a ajouté le porte-parole.

Le commissariat et les banques visés par les assaillants armés sont situés dans le quartier commerçant d’Offa, une localité d’environ 100.000 habitants dans l’Etat de Kwara.

Les autorités de Kwara ont ordonné l’ouverture d’une « enquête minutieuse » afin de permettre l’arrestation des braqueurs.

« C’est purement un acte criminel, nous ne l’attribuons à aucun groupe en particulier », a-t-il dit.

La police n’a toutefois pas pu indiquer dans l’immédiat quels montants ont été dérobés dans les banques attaquées.

Selon un témoin joint par l’AFP qui a souhaité garder l’anonymat, les braqueurs, lourdement armés, sont arrivés à une quinzaine et se sont divisés en deux groupes, l’un attaquant les banques et l’autre le commissariat, « où ils ont ouvert le feu de manière aveugle, tuant plusieurs policiers ».

Dans les banques, ils « tiraient sur les gens qu’ils croisaient à l’intérieur, dont beaucoup dans la tête », a-t-il raconté. « Ils ont emporté l’argent des banques dans des sacs avant de fuir sur des moto-taxi arrachées à leurs conducteurs ».

Braquages et enlèvements contre rançons sont très fréquents au Nigeria, géant de 180 millions d’habitants par ailleurs touché par plusieurs conflits armés, notamment l’insurrection jihadiste de Boko Haram dans le nord-est.

L’administration du président Muhammadu Buhari, élu en 2015, a déployé ces derniers mois l’armée dans de nombreux Etats à travers le pays pour endiguer les violences et pallier l’absence de réactivité des forces de police et d’un système judiciaire efficace.

Vendredi, l’armée a affirmé dans un communiqué avoir mené plusieurs opérations pour « neutraliser des bandits armés et récupérer des armes » dans le nord du pays. Ces informations n’ont pas pu être confirmées de source indépendante.

Des soldats en patrouille ont ainsi tué « 21 bandits » dans la localité de Tunga Daji (Etat de Zamfara) mercredi, récupérant plusieurs fusils d’assaut de type kalachnikov, selon un porte-parole militaire, Texas Chukwu.

De même, l’armée déployée à Bena (Etat de Kebbi) a mené une opération « coup de poing » contre un campement cette semaine, tuant l’un d’entre eux. Les soldats sont toujours à la recherche de « nombreux bandits » en fuite dans la zone, a affirmé M. Chukwu.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 14h02)                                            

Nigeria: Boko Haram rend à leurs parents une centaine d’écoliers enlevées en février

mars 21, 2018

Une écolière libérée par Boko Haram est accompagnée par son père à Dapchi, le 21 mars 2018 / © AFP / STRINGER

Une centaine d’écolières enlevées le 19 février par des militants islamistes de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont été ramenées mercredi matin à leur école par leurs ravisseurs.

Les autorités nigérianes ont recensé 101 enfants, des filles en immense majorité, ramenés par des membres de Boko Haram. « Le processus d’enregistrement est en cours », a expliqué le ministre de l’Information Lai Mohamed.

Les adolescentes – parmi lesquelles se trouvait au moins un garçon – ont été « déposées sur la route, d’où elles ont naturellement rejoint leur foyer », a ajouté le ministre.

« Nous étions gardés dans une pièce et ils nous apportaient des ingrédients pour que l’on puisse cuisiner », a raconté à l’AFP Fatima Gremah, 13 ans.

« Ils nous ont dit samedi de monter dans des bateaux. Nous avons passé trois jours sur l’eau et ensuite ils nous ont rassemblées sur des véhicules et nous ont dit qu’on rentrait à la maison », a expliqué la jeune fille.

Selon des sources contactées par l’AFP avant leur libération, les captives auraient été gardées sur des îles du lac Tchad, zone contrôlée par la faction reconnue par le groupe de l’Etat islamique à qui Boko Haram a prêté allégeance en 2015.

– Jeunes et musulmanes –

« Nous avons de la chance parce que nous sommes jeunes et musulmanes », confie Fatima. « Une d’entre nous, qui est chrétienne, est toujours avec eux. Ils ont dit qu’ils la libéreraient si elle se convertissait à l’Islam ».

Deux autres jeunes filles, Amira Adamu Mohammed et Aisha Alhaji Deri, 16 ans, ont expliqué à l’AFP qu’elles n’avaient « jamais été maltraitées. »

Toutefois, « cinq d’entre nous sommes mortes le jour de l’enlèvement », a rappelé Aisha.

« Quand ils nous ont relâchées, ils nous ont dit d’aller directement à la maison et pas chez les militaires, parce qu’ils diraient que ce sont eux qui nous ont sauvées », a ajouté la jeune fille avant d’être récupérée par l’agence de renseignements nigériane.

Des combattants présumés de la faction de Boko Haram affiliée au groupe de l’Etat Islamique avaient mené le 19 février un raid sur le pensionnat de l’école pour filles de Dapchi (Etat de Yobe) et étaient repartis avec 110 jeunes filles âgées de 10 à 18 ans.

– Le spectre de Chibok –

Cet enlèvement de masse, qualifié de « désastre national » par le président Muhammadu Buhari, s’est déroulé dans des circonstances quasi identiques au kidnapping de Chibok, en avril 2014, où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées, déclenchant une vague d’émotion mondiale.

Depuis, une centaine d’entre elles se sont échappées ou ont été libérées aux termes de négociations avec le gouvernement et d’échange avec des prisonniers. Quatre ans après leur kidnapping, plus d’une centaine d’entre elles, restent introuvables.

« Les efforts du président Muhammadu Buhari épaulé par les services de sécurité pour ramener les filles enlevées à Dapchi ont porté leurs fruits », selon un communiqué du ministère de l’Information.

Le président Buhari avait déclaré la semaine dernière que le gouvernement préférait la solution d’une négociation avec les insurgés plutôt qu’une opération militaire.

« La violence et la confrontation n’auraient pas été la solution car cela aurait pu mettre en danger la vie des captives », a indiqué le ministre de l’Information Lai Mohamed, soulignant que les négociations avaient été facilitées par des « pays amis » et que leur libération avait été « inconditionnelle ».

Sur son compte Twitter, la présidence nigériane a souligné qu' »aucune rançon n’a été versée ».

Bien que l’armée et les autorités nigérianes ne cessent de répéter que Boko Haram est « techniquement vaincu », ce tragique épisode a mis en lumière les graves manquements sécuritaires dans le nord-est du pays.

Le groupe islamiste armé ne contrôle plus de larges parties du territoire nigérian, comme ce fut le cas entre 2014 et 2015, mais il mène régulièrement des attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils.

Le conflit dans le nord-est a fait plus de 20.000 morts depuis 2009 et 1,6 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mars 2018 18h57)                

Nigeria: le patron d’Eni accusé de corruption se dit « serein »

mars 16, 2018

Rome – Claudio Descalzi, le patron du géant pétrolier et gazier italien Eni, s’est déclaré « serein » vendredi face à des accusations de corruption au Nigeria qui seront jugées le 14 mai par un tribunal de Milan (nord).

« Je suis aussi serein parce que je sais ce que nous avons fait. Maintenant nous avons la possibilité de l’expliquer car il y a un procès », a déclaré M. Descalzi lors de la présentation du nouveau plan stratégique 2018-2021 à Londres.

Quinze personnes physiques et morales figurent parmi les prévenus dans ce procès, dont le groupe italien Eni et son homologue anglo-néerlandais Shell.

Seront également jugés, outre l’actuel patron d’Eni, son prédécesseur Paolo Scaroni, d’autres dirigeants et cadres des deux groupes, ainsi que l’ex-ministre nigérian du Pétrole, Dan Etete.

La justice italienne soupçonne le versement de pots-de-vins lors de l’attribution en 2011, pour 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), d’une licence pour l’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245.

Le groupe italien avait récemment exprimé « sa pleine confiance » dans le fait que le procès « confirmera la justesse et l’intégrité de sa conduite ».

« Eni et Shell ont conclu la transaction avec le gouvernement sans l’implication d’intermédiaire. L’argent (…) a été déposé sur un compte possédé par le gouvernement nigérian », avait assuré le groupe, qui a régulièrement réaffirmé sa confiance à M. Descalzi.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mars 2018 13h18)                                            

Des dizaines de personnes tuées par des « bandits » dans le nord du Nigeria

février 16, 2018

Kano (Nigeria) – Des dizaines de personnes ont été tuées dans une attaque menée par des « bandits » dans un village de l’Etat de Zamfara, dans le nord du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police et des habitants.

La police a évoqué un premier bilan de 18 morts dans l’attaque qui s’est déroulée dans la nuit de mercredi à jeudi à Birani, mais deux habitants affirment que 41 corps ont été récupérés avant d’être enterrés.

« Nous avons enterré 41 personnes hier suite à l’attaque de bandits venus en moto », a affirmé Lawwali Bube, un habitant joint par téléphone.

« Ils ont commencé par attaquer un camion transportant des demoiselles d’honneur et des commerçants. Ils les ont arrêtés, ils ont sorti le conducteur et lui ont tranché la gorge, puis ils ont ouvert le feu sur le camion, tuant tout le monde », avant de se rendre au marché où ils ont également tiré sur la foule, a-t-il poursuivi.

Hussaini Abdu, un autre habitant, a donné un bilan similaire: « Nous sommes en deuil parce qu’hier, nous avons recueilli 41 cadavres ».

« Nous sommes assiégés par ces bandits qui vivent dans les zones isolées de la forêt qui nous entoure », a-t-il ajouté.

« Ils viennent, attaquent nos villages, volent nos vaches, enlèvent nos femmes (…) Nous n’avons pas d’autre choix que de former des groupes d’autodéfense », a-t-il dit, précisant que les miliciens avaient ensuite lancé des « attaques de représailles » contre les assaillants.

L’armée a été déployée en 2016 dans l’Etat de Zamfara, où les enlèvements contre rançon et les vols de bétails à grande échelle étaient devenus courants dans les communautés rurales, l’essentiel de la population, majoritairement musulmane, vivant de l’élevage, de la chasse et de l’agriculture.

Selon un porte-parole de la police de Zamfara, Mohammed Shehu, des chasseurs de Birani avaient tenter d’intercepter la veille un voleur présumé de bétail en brousse.

« L’éleveur avait alors abandonné ses animaux avant de s’enfuir en brousse (…) et de mobiliser des bandits pour venir attaquer les chasseurs », a-t-il expliqué.

« Les bandits ont alors tendu une embuscade aux chasseurs dans la brousse et il y a eu un affrontement qui a fait des morts des deux côtés », a-t-il dit, affirmant que les forces de l’ordre avaient « découvert 18 cadavres ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 14h21)                                            

Cameroun: un dirigeant séparatiste anglophone détenu au Nigeria extradé

janvier 29, 2018

Yaoundé – Le président du mouvement séparatiste anglophone au Cameroun, Sisiku Ayuk Tabe, détenu au Nigeria depuis le 5 janvier, a été extradé lundi à Yaoundé avec 46 de ses partisans, a affirmé le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

« Un groupe de 47 terroristes, (parmi lesquels se trouve) M. Ayuk Tabe, se trouve depuis quelques heures entre les mains de la justice camerounaise », a indiqué M. Tchiroma dans une déclaration à la presse. Les 47 séparatistes étaient détenus au Nigeria, a précisé le ministre à l’AFP.

« Ils répondront de leurs crimes » devant la justice camerounaise, a souligné le ministre, réaffirmant la « détermination » du Nigeria et du Cameroun « à ne jamais tolérer que leurs territoires servent de base à des activités de déstabilisation dirigées contre l’un d’entre eux ».

Début janvier, le leader des indépendantistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans avaient été arrêtés au Nigeria, où ils étaient depuis « détenus au secret », selon leur avocat et l’ONG Amnesty International.

Il n’était pas possible lundi de déterminer quand ont été arrêtés les autres séparatistes extradés depuis le Nigeria vers le Cameroun.

Mi-janvier, Amnesty International s’était inquiétée du sort des séparatistes détenus au Nigeria, estimant qu’ils « pourraient être menacés de torture et (s’exposer à un) procès inéquitable » s’ils étaient extradés du Nigeria.

Sisiku Ayuk Tabe milite pour que les deux régions anglophones du Cameroun se séparent de la partie francophone du pays. Le 1er octobre 2017, le mouvement avait publié un déclaration symbolique d’indépendance de l’Ambazonie, nom donné par les séparatistes à leur projet de pays.

Depuis plusieurs mois, l’armée a déployé des forces dans les deux régions anglophones pour contrecarrer des attaques de séparatistes présumés, de plus en plus nombreuses, faisant craindre l’émergence d’une « insurrection armée » dans la région.

Dans le même temps, le président Paul Biya et les autorités camerounaises ont accru la pression sécuritaire dans les régions anglophones du sud-ouest et du nord-ouest.

« Depuis l’arrestation des leaders séparatistes au Nigeria, il y a une dégradation sécuritaire et une multiplication des fronts entre séparatistes et l’armée camerounaise », expliquait fin janvier à l’AFP Hans De Marie Heungoup, chercheur au centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

Selon un décompte de l’AFP, établi sur la base des déclarations officielles, 19 militaires et policiers ont été tués depuis novembre, tandis que les réseaux sociaux pro-anglophones diffusent des photos de civils tués et de villages mis à sac par l’armée – sans qu’il soit possible d’en vérifier l’authenticité.

Fin janvier, une bombe artisanale a explosé au passage d’un véhicule de l’armée camerounaise à Ekok, non loin de la frontière nigériane, faisant deux blessés. C’était la première fois qu’un tel mode opératoire était utilisé sur une route des régions anglophones camerounaises.

Nombre d’hommes politiques anglophones dénoncent depuis début 2018 des « actes arbitraires (tueries, destructions de maison) » de l’armée camerounaise en zones anglophones.

Le Cameroun se prépare à des élections – dont la présidentielle – fin 2018. Selon les observateurs, la profonde crise socio-politique que Yaoundé traverse dans ses régions anglophones pourrait perturber ces scrutins.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 18h52)                                            

Libération des quatre Canadiens et Américains enlevés au Nigeria

janvier 20, 2018

Lagos – Deux Américains et deux Canadiens enlevés cette semaine après être tombés dans une embuscade sur une route du nord du Nigeria ont été libérés samedi, a annoncé la police.

Les quatre Nord-Américains kidnappés mardi soir par des hommes armés non identifiés « sont tous en bon état de santé » et ont été pris en charge par leur ambassade respective après leur libération vers 05h00 (04H00 GMT) du matin, a expliqué à l’AFP Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat du Kaduna.

Une personne soupçonnée d’être liée à leur enlèvement a été arrêtée, a-t-il précisé.

« Ils ont été libérés grâce aux efforts de la police » qui avait déployé plusieurs unités spéciales à leurs recherche dans la brousse entourant le lieu de leur enlèvement, a ajouté le porte-parole.

Le responsable a toutefois refusé de révéler les circonstances exactes de leur libération, évoquant des « informations classifiées ».

« Je ne suis pas en mesure de confirmer s’il y a eu des négociations (en amont) ou une rançon de payée », a-t-il répondu à l’AFP.

Les deux Canadiens et deux Américains avaient été kidnappés alors qu’ils étaient en route vers la capitale fédérale Abuja, depuis Kafanchan, dans l’Etat du Kaduna, sur un axe où les enlèvements sont fréquents. Des inconnus armés les avaient enlevés lors d’une embuscade après avoir tué leur escorte policière.

Les quatre personnes – dont les identités n’ont pas été dévoilées – étaient en voyage d’affaires et les autorités américaines et canadiennes avaient indiqué travailler avec les autorités nigérianes pour les retrouver.

Le Département d’Etat américain a demandé à ses ressortissants de « reconsidérer » leurs déplacements au Nigeria, mettant en garde contre « les crimes violents », tels que les « attaques à main armée, carjackings, kidnappings » qui sont « communs à travers le pays ».

Le phénomène du kidnapping contre rançon est particulièrement répandu au Nigeria (4e pays au monde en 2016 selon Control Risks, organisation internationale de surveillance des risques) depuis une dizaine d’années.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Les enlèvements étaient d’abord ciblés contre des expatriés dans le sud-est du pays, région pétrolière, mais peu à peu, les riches Nigérians sont devenus les premières victimes de ces « kidnappings express ».

Les personnes enlevées sont souvent libérées après quelques jours, une fois effectué le versement d’une rançon.

Dix des 36 Etats formant le Nigeria appliquent la peine de mort pour les auteurs de kidnappings.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 13h52)

Nigeria: deux Américains et deux Canadiens enlevés dans le nord du Nigeria (police)

janvier 17, 2018

Kano (Nigeria) – Deux Américains et deux Canadiens ont été enlevés lors d’une « embuscade » tendue par des hommes armés dans le nord du Nigeria, a déclaré mercredi à l’AFP un porte-parole de la police.

Les quatre expatriés étaient en route mardi soir vers la capitale fédérale, Abuja, depuis la ville de Kaduna, lorsque des « hommes armés non identifiés » leur ont tendu une « embuscade », tuant leur escorte policière, a expliqué Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat de Kaduna.

Vers 19H00 locales (18H00 GMT), les ravisseurs « ont engagé d’intenses échanges de tirs avec les deux policiers qui escortaient les expatriés et qui ont malheureusement perdu la vie », a-t-il précisé.

M. Aliyu a affirmé que « la police fait tout son possible pour les secourir » et a déployé « tous les moyens à notre disposition (dont des unités spéciales anti-kidnapping) pour les retrouver vivants et arrêter les ravisseurs ».

Il n’a toutefois pas fourni davantage de détails sur l’identité des quatre otages.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis n’a pas souhaité commenter ces informations. L’ambassade canadienne n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le Nigeria est en proie depuis 2009 à l’insurrection sanglante du groupe jihadiste Boko Haram.

Mais les enlèvements pour rançon sont aussi très fréquents au Nigeria, où des personnalités fortunées et leurs familles sont généralement ciblées par des gangs criminels. Les victimes sont souvent libérées après quelques jours, une fois le versement de la somme effectué.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Mi-octobre, un prêtre italien, Maurizio Pallu, avait également été enlevé près de la ville de Benin, dans l’Etat d’Edo, voisin du Delta, par un groupe de miliciens armés. Il avait été libéré cinq jours plus tard.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 18h26)                   

Le Nigeria paralysé par une pénurie d’essence à la pompe

décembre 26, 2017

File d’attente dans une station-service de Lagos, au Nigeria, le 21 décembre 2017 / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Les files d’attente ne diminuent pas au Nigeria où les automobilistes attendent parfois plus de 24 heures avant de remplir leur réservoir, alors que le premier producteur d’or noir d’Afrique traverse une grave crise de pénurie d’essence raffinée.

« Je voulais aller passer Noël en famille dans l’Etat d’Osun (au nord de Lagos), mais j’ai dû annuler », raconte à l’AFP Tope Alake, un automobiliste devant l’une des quelques pompes encore actives à Lagos, la capitale économique du Nigeria.

« Je devrais être avec ma famille », se désespère quant à lui Alex Ogunsola, en ce jour de Boxing Day, férié au Nigeria. « Je voulais emmener mes enfants à la plage, mais je suis encore dans la file d’attente, et je ne suis même pas sûr de voir de l’essence aujourd’hui », regrette-t-il.

Des embouteillages monstre ont gâché les fêtes de Noël au Nigeria, qui se réjouissait pourtant de passer de meilleures fêtes que l’année dernière, lorsque le pays était en pleine récession économique.

Les causes de cette nouvelle pénurie de pétrole restent incertaines, chacun se renvoyant la faute. Les distributeurs affirment que la NNPC (Nigerian National Petroleum Company), responsable de la distribution de pétrole dans le pays, n’a pas assez de ressources pour faire face à la demande de ce géant de 190 millions d’habitants.

Sur ordre d’Abuja, Maikanti Baru, directeur général de la NNPC, a annoncé lundi qu’un plan national avait été mis en place pour livrer « 300 millions de litres » d’essence supplémentaire, pour « soutenir la consommation actuelle de 45 millions de litres par jour », bien plus élévée en cette période de fêtes que les « 27 à 28 millions » de litres habituels.

Il a également fait savoir que les raffineries nationales de Port Harcourt et Kaduna produisent 3,8 millions de litres de pétrole raffiné par jour, un chiffre bien maigre pour le premier exportateur de brut du continent africain (près de 2 millions de barils par jour).

M. Baru a toutefois accusé les vendeurs d’essence au marché noir de paralyser volontairement les stations essence pour faire monter les prix de vente parallèle à 400 nairas le litre, contre 120 nairas en période normale.

Du côté des consommateurs, on suspecte le gouvernement de créer ce chaos pour justifier une augmentation de l’essence et du diesel à la pompe l’année prochaine.

La crise est particulièrement grave dans ce pays, où l’électricité publique reste défaillante, et que les entreprises et les particuliers dépendent de leur générateur à diesel pour s’éclairer.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 20h31)