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Attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria: 28 morts, plus de 80 blessés

août 15, 2017

Une victime des attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria arrive en ambulance à l’hôpital de Maiduguri, le 15 août 2017 / © AFP / STRINGER, STRINGER

Trois femmes kamikazes se sont fait exploser mardi dans une ville à 25 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, faisant 28 morts et plus de 80 blessés, selon des sources locales.

« Trois femmes ont déclenché leur ceintures explosives juste à l’entrée d’un camp de déplacés (dans la ville de Mandarari) faisant 28 morts et 82 blessés », a rapporté Baba Kura, membre des milices civiles qui lutte contre le groupe jihadiste de Boko Haram.

« La première femme a déclenché sa ceinture vers 18 heures (17h00 GMT) dans le marché qui se trouve à l’entrée du camp », raconte ce témoin de la scène.

« Cela a créé de la panique, et les commerçants étaient en train de fermer leur boutique quand deux autres femmes se sont fait exploser, causant la majeure partie des morts et des blessés », poursuit M. Kura.

Ibrahim Liman, l’un des chef des milices civiles engagées dans le combat contre les jihadistes, a confirmé le triple attentat, ajoutant que « plus de 80 blessés ont été conduits à l’hôpital de Maiduguri », grande ville du nord-est du Nigeria.

Des sources à l’intérieur de l’hôpital ont fait part « d’un grand nombre de personnes qui sont arrivées » mardi en fin de journée.

Mandarari se trouve dans le district de Konduga, à quelques kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, district qui a été la cible récente de nombreuses attaques du groupe de Boko Haram.

Des hommes armés ont envahi le village d’Amarwa, proche de Mandarari, dans la nuit de samedi à dimanche, tirant au hasard sur les villageois et mettant le feu à toutes les habitations.

Le district de Konduga est l’un des épicentres des violences commises par le groupe jihadiste depuis que l’armée a forcé les combattants islamistes à décrocher de leur base de la forêt de Sambisa, en décembre dernier.

Il y a deux semaines, trois vendeurs de bois ont été décapités non loin de là, accusés par les combattants d’être des espions au service des forces de sécurité.

Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 03h23)

Nigeria: 69 mors dans l’attaque d’une mission pétrolière par Boko-Haram

juillet 29, 2017

Plus de 50 personnes ont été tuées dans l’attaque menée cette semaine par Boko Haram contre une mission pétrolière dans le nord-est du Nigeria / © AFP/Archives /

Au moins 69 personnes ont trouvé la mort dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, qui a diffusé pendant le week-end une vidéo de trois membres de la mission pétrolière enlevés.

« Jusqu’à présent, le bilan s’élève à 69 morts », a déclaré un travailleur humanitaire qui a pris part à la recherche des corps après l’attaque de mardi, la plus sanglante cette année.

Ce travailleur a assuré sous couvert de l’anonymat que 19 soldats, 33 membres de milices civiles et 17 civils avaient été tués.

« Le dernier corps a été retrouvé hier (vendredi) dans la brousse du district de Geidam, dans l’Etat voisin de Yobe, à plusieurs kilomètres des lieux de l’embuscade », a-t-il dit à l’AFP. « La victime, blessée par balle, est visiblement morte après avoir marché pendant longtemps. Il pourrait y avoir davantage de personnes dans le même cas retrouvées dans la brousse ».

Selon une autre source proche de l’opération de secours, « 70 personnes ou plus » sont mortes, et il n’est pas sûr que toutes les victimes aient été retrouvées.

Les circonstances de l’embuscade tendue mardi aux gardes et à l’équipe de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), accompagnés de géologues de l’Université de Maiduguri, de retour d’une mission d’exploration pétrolière, n’ont pas encore été éclaircies en raison du strict contrôle de l’armée sur les accès au Borno, épicentre des violences de Boko Haram.

Aucun nouveau bilan n’a été fourni par l’armée, qui avait reconnu mercredi la mort de dix personnes – neuf militaires et un civil – dans l’attaque près de Magumeri, à 50 km au nord-ouest de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est). Vendredi, des sources médicales et humanitaires avaient déclaré que l’embuscade avait fait au moins une cinquantaine de morts, essentiellement parmi les soldats et miliciens escortant le convoi.

Ce bilan, particulièrement lourd, vient contredire les affirmations du gouvernement donnant Boko Haram comme très affaibli.

– Regain d’assurance de Boko Haram –

Dans la vidéo de quatre minutes diffusée par le jihadistes, trois hommes de l’Université de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, appellent le gouvernement à accéder aux exigences des jihadistes afin qu’ils soient libérés.

« Il s’agit bien de nos employés », a confirmé le porte-parole de l’Université de Maiduguri, Danjuma Gambo, tout en annonçant à l’AFP qu’une personne « manque encore à l’appel ».

« Je demande au président par intérim Yemi Osinbajo de nous venir en aide et d’accéder à leurs demandes », a déclaré l’un des hommes dans la vidéo, précisant qu’elle avait été tournée vendredi. Il a attribué l’embuscade à la faction de Boko Haram dirigée par Abou Mosab Al Barnaoui, fils du fondateur du groupe, qui a promis d’attaquer l’armée et le gouvernement.

La spectaculaire attaque « est une confirmation de l’audace et de l’assurance que Boko Haram a réussi à reprendre au cours des six dernières semaines », a commenté Yan St-Pierre, du centre de recherches Modern Security Consulting Group à Berlin. « Ils attaquent de plus en plus d’avant-postes et de convois militaires. Le fait qu’ils s’en prennent à du personnel de la NNPC montre qu’ils n’ont pas peur de représailles de l’armée ».

« Au fond, ils ont réussi à réunir assez de ressources, assez de matériel, pour planifier des embuscades visant des cibles de choix ».

Le groupe mène une insurrection sanglante depuis 2009, qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de réfugiés et déplacés. Des milliers de femmes et de filles ont été enlevées pour être mariées de force ou commettre des attentats-suicides. Les hommes et les garçons ont été forcés à se battre.

Vendredi, huit personnes ont ainsi trouvé la mort quand deux kamikazes se sont fait exploser dans un camp de déplacés à Dikwa, à 90 km à l’est de Maiduguri.

Selon Babakura Kolo, membre d’une milice civile, les hommes se sont fait passer pour des marchands venus acheter des céréales. A Bama, à 70 km au sud-est de Maiduguri, trois jeunes femmes sont mortes alors que leurs explosifs ont été déclenchés prématurément, a-t-il raconté. « Une quatrième kamikaze, une fillette de onze ans, a eu trop peur de déclencher son explosif. Elle a réussi à enlever sa veste et à pénétrer dans la ville. Elle a été trouvée et mise en détention ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2017 18h47)                

Boko Haram a exécuté publiquement huit villageois qui s’opposaient à l’application rigoriste de l’islam dans le nord-est du Nigeria

juillet 11, 2017

Plus de 2,1 millions de personnes ont fui Boko Haram, comme cet enfant du camp de déplacés Bakassi, dans le nord-est du Nigeria, le 7 juillet 2017 / © AFP / STEFAN HEUNIS

Boko Haram a exécuté publiquement huit villageois qui s’opposaient à l’application rigoriste de l’islam dans le nord-est du Nigeria, selon une vidéo très violente visionnée par l’AFP.

Les victimes, les yeux bandés, sont allongées face vers le sol lorsqu’elles sont abattues à bout portant par quatre hommes armés et masqués. Les images montrent une foule qui exulte en assistant à cette scène.

Juste avant l’exécution, un homme portant un turban blanc affirme à la foule que les villageois condamnés sont des « apostats (qui) ont abandonné l’islam ».

« Ces personnes ne sont pas différentes des miliciens qui nous combattent, des espions et des soldats nigérians », poursuit l’homme non identifié en haoussa, une des langues les plus parlées dans le nord du Nigeria et dans la région du lac Tchad.

Les villageois ont défié la « police de la charia » – les membres de Boko Haram qui assurent l’application d’une interprétation stricte de la loi islamique – et ont menacés de se battre, affirme l’homme au turban, avertissant que quiconque osant défier les jihadistes connaitrait un sort semblable.

Aucun indice ne permet de savoir quand ni où ces images insoutenables ont été tournées, mais la végétation luxuriante semble indiquer que c’était durant la saison des pluies en cours.

La vidéo montre d’autres violentes punitions dont une lapidation à mort pour adultère, une décapitation pour trafic de drogue, des amputations pour vol et une flagellation pour consommation d’alcool.

Le message de Boko Haram semble être conçu pour contredire les revendications de l’armée nigériane selon laquelle les jihadistes sont sur le point d’être vaincus.

Le groupe, qui a prêté allégeance à l’État islamique, avait annoncé la création d’un califat à l’apogée de sa puissance en août 2014, après s’être emparé de larges pans de territoires dans le nord-est du Nigeria.

En octobre 2014, une vidéo similaire montrait un homme condamné à mort pour adultère, une amputation pour vol et un couple fouetté pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage.

Une autre vidéo diffusée le même mois affirmait montrer la décapitation d’un pilote de l’armée de l’air capturé après que son avion de combat ait été abattu.

Depuis le début de 2015, des opérations de contre-insurrection impliquant des troupes du Nigeria et de ses voisins (Cameroun, Tchad, Niger) ont largement affaibli le groupe jihadiste, mais le groupe reste actif, multipliant les attentat-suicides et les attaques contre les populations civiles et les positions de l’armée.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 16h35)                

Nigeria : absent depuis deux mois, Buhari à nouveau appelé à la démission

juillet 6, 2017

Muhammadu Buhari, le président du Nigeria, lors d’une visite officielle en Allemagne, en octobre 2016. © Markus Schreiber/AP/SIPA

Peter Ayodele Fayose, le gouverneur de l’État d’Ekiti, dans le sud-ouest du pays, a appelé, pour la deuxième fois, à la démission du président nigérian mercredi 5 juillet.

L’absence du président Muhammadu Buhari, en traitement médical à Londres depuis début mai, inquiète au Nigeria. L’intérim est actuellement assuré par Yemi Osinbajo, le vice-président du Nigeria, mais l’absence prolongée du président Buhari attise toutes sortes de rumeurs. Fin juin, Peter Ayodele Fayose, le gouverneur de l’État d’Ekiti, dans le sud-ouest du pays, avait affirmé à des journalistes que le président était en phase terminale, sans toutefois en apporter la preuve. Il avait alors, déjà, réclamé sa démission. Mercredi 5 juillet, Ayodele Fayose a réitéré cette demande sur Twitter. 

« Buhari doit se mettre de côté pour que le Nigeria et son peuple puissent être sauvés de cet état d’incertitude », a-t-il écrit sur le réseau social. « Le Nigeria nous appartient à tous et son intérêt collectif est supérieur à celui d’un individu ou d’un groupe. Ensemble, nous devons sauver le pays », soutien encore le gouverneur dans un message diffusé par le même canal. Et Peter Ayodele Fayose de conclure : « Tout comme Buhari a réclamé la destitution de Yar’Adua en 2010, j’insiste également sur le fait que le président doit désormais quitter son bureau. »

Avant son décès en 2010, plusieurs dirigeants de l’opposition, dont l’actuel chef de l’État, avaient en effet demandé la destitution de l’ancien président Umaru Yar’Adua. Hospitalisé pendant des semaines à l’étranger, sa maladie avait longtemps été cachée au grand public.

 Il n’est pas possible que notre président soit absent plus de cinquante jours et que personne ne sache ce qui ne va pas.

En début de semaine, l’épouse de Muhammadu Buhari a quitté le Nigeria pour rendre visite à son mari, en traitement médical à Londres. Les causes de sa maladie n’ont pour lors pas été dévoilées. Et ses proches alimentent la confusion. De janvier à février dernier, le président avait déjà passé deux mois à Londres pour des raisons de santé. À son retour, il avait confié « n’avoir jamais été aussi malade », alors que ses proches et ses porte-paroles n’avaient cessé de dire qu’il était « en pleine forme ». 

Cent jour au Nigeria depuis début 2017

À l’heure actuelle, aucune date de retour n’a été donnée. « Il n’est pas possible que notre président soit absent plus de cinquante jours et que personne ne sache ce qui ne va pas. Au total, il a passé plus de cent jours hors du Nigeria [depuis le début 2017] », s’est étonnée Idayat Hassan, directrice du Centre pour la démocratie et le développement d’Abuja auprès de l’AFP. « Le vice-président assure ses fonctions en tant que président en exercice. Ce n’est pas une raison pour que nous ne sachions pas ce que devient le président. Nous avons le droit de savoir », a-t-elle ajouté.

Pour Clement Nwankwo, chef d’une organisation de la société civile d’Abuja, le Centre de conseil juridique et politique, la maladie du président a tué toute chance de véritable changement avant la prochaine présidentielle de 2019. « Les deux dernières années ont représenté une perte de temps totale et les deux prochaines ne laissent pas espérer grand chose en terme de réalisations », a-t-il confié.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nigeria : des combattants de Boko Haram se font passer pour des réfugiés

juillet 2, 2017

Des soldats nigérians patrouillent à Banki. © Florian Plaucheur/AFP

Des combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont été découverts parmi des réfugiés qui venaient de passer du Cameroun au Nigeria, a annoncé samedi à l’AFP le responsable d’un organisme officiel de l’Etat du Borno (nord-est).

Selon Ahmed Satomi, chef du Borno State Emergency Management Agency, « au moins neuf insurgés de Boko Haram et 100 complices ont été trouvés parmi 920 réfugiés nigérians qui sont revenus mercredi de Marwa (Cameroun) ».

« Ils ont été arrêtés pendant des vérifications par le personnel de sécurité sur les personnes qui revenaient à la ville-frontière (nigériane) de Banki. »

Bien que les violences n’ont jamais cessé, le président nigérian Muhammadu Buhari et son administration ont régulièrement affirmé que Boko Haram était « techniquement vaincu ».

Depuis le début de l’année, le groupe islamiste a attaqué des soldats, pris d’assaut des bases militaires, tué des dizaines de civils dans des attentats-suicides et, depuis début juin, ciblé à plusieurs reprises Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

Le conflit dans le Nord-Est a tué 20.000 personnes et a forcé 2,6 millions de personnes à quitter leurs domiciles. La plupart sont resté au pays chez des proches ou dans des camps de déplacés. D’autres sont parties au Niger, au Tchad et au Cameroun près du lac Tchad.

La recrudescence des attaques de Boko Haram et l’afflux de Nigérians de retour du Cameroun augmentent la pression sur les camps de déplacés déjà surchargés dans le nord-est du Nigeria, a estimé samedi l’ONU, qui met en garde contre les retours forcés de civils dans leur pays.

Jeudi, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a affirmé que ces derniers jours 887 Nigérians avaient été « regroupés » dans six camions et renvoyés de force par le Cameroun « dans des conditions dangereusement non préparées pour les accueillir ».

Comme d’autres camps, Banki reste vulnérable aux attaques de Boko Haram et a été visé à plusieurs reprises par des kamikazes. Le camp se trouve à l’intérieur des murs de la ville détruite, et les gens, dans l’impossibilité de sortir en raison des insurgés actifs dans les environs, dépendent quasi entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

« Au cours du mois dernier, nous avons eu un retour précipité de réfugiés nigérians du Cameroun qui n’était pas nécessairement prévu », a affirmé vendredi le représentant du HCR au Nigeria, Jose Antonio Canhandula.

« Ils ont apparemment reçu des informations comme quoi la situation était bonne au Nigeria et qu’ils pouvaient rentrer ».

« Nous avons immédiatement commencé une campagne pour les informer de la situation réelle. Ce n’est pas le moment de revenir, car lorsque vous rentrez, vous vous retrouvez dans un camp avec beaucoup moins de services ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Depuis Londres, Buhari envoie un message vocal aux Nigérians pour l’Aid

juin 26, 2017

Un homme lit un journal dont la Une est consacrée au départ du président Muhammadu Buhari à Londres pour raisons médicales, le 8 mai 2017. / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Malade et absent de son pays depuis des semaines, le président nigérian Muhammadu Buhari, a envoyé un message vocal pour souhaiter à ses compatriotes une joyeuse Aïd El-Fitr qui marque lundi la fin du ramadan au Nigeria, selon la présidence.

Dans le message vocal attribué au président et diffusé sur les radios nigérianes durant le week-end, une voix qui semble être la sienne, très fatiguée et hésitante, s’exprime en haoussa.

« Je suis immensément reconnaissant à Dieu pour sa miséricorde à nous guider avec succès pour achever un autre Ramadan. Mes salutations à tous les musulmans nigérians et à nos frères chrétiens à l’occasion de l’Aïd El-Fitr », affirme le message traduit en anglais par la présidence.

« Je demande encore une fois à tous les Nigérians d’éviter des déclarations ou des actions irresponsables à l’encontre de nos compatriotes », a-t-il ajouté faisant allusion aux tensions ethniques et religieuses qui ont récemment refait surface dans le pays. Le Nigeria compte près de 200 millions d’habitants avec des centaines de groupes ethniques.

« Nous devrions nous résoudre à vivre dans la paix et l’unité dans notre grand pays », a-t-il dit.

Les plus grands doutes planent sur l’état de santé de Muhammadu Buhari (74 ans), dont le Nigeria reste sans nouvelles depuis son départ à Londres début mai pour raisons médicales, même si son entourage tente de rassurer l’opinion, affirmant régulièrement qu’il n’y a pas à s’inquiéter.

Des médias locaux et les réseaux sociaux ont relayé ces derniers des rumeurs selon lesquelles le chef de l’Etat avait des diffucultés d’élocution et des trous de mémoire.

En début d’année, M. Buhari, avait déjà passé près de deux mois à Londres pour des raisons de santé. A son retour il avait confié « n’avoir jamais été aussi malade », alors que ses proches et ses porte-parole n’avaient cessé de dire qu’il était « en pleine forme ».

Les causes de sa maladie n’ont pas été dévoilées, mais il a semblé extrêmement affaibli lors de ses dernières apparitions publiques.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h52)                

ONU: Mort subite du directeur exécutif de l’Unfpa, le Dr Babatunde Osotimehin

juin 8, 2017

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Dr Babatunde Osotimehin

Le directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), le Nigérian Dr Babatunde Osotimehin, est décédé subitement à son domicile, dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 juin 2017, à l’âge de 68 ans (il naquit le 6 février 1949 dans l’Etat d’Ogun / Sud-Ouest du Nigéria).

Ce décès a provoqué un choc au bureau de l’Unfpa en Haïti, où les activités ont été suspendues tout de suite après l’annonce de la nouvelle, indique à AlterPresse une source de l’institution.

Osotimehin était très respecté au niveau du système de l’Unfpa, poursuit-elle.

« La disparition du Dr Osotimehin est une terrible nouvelle pour l’Unfpa et pour l’ensemble des personnes, en particulier les femmes, les filles et les jeunes, auxquelles il a consacré sa vie sans relâche, depuis ses premières années comme médecin au Nigéria », indique un communiqué des Nations unies, transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

Homme de courage et de détermination, il a mis son leadership exceptionnel au service de la santé et des droits des femmes et des filles du monde entier, et a toujours veillé à porter leurs intérêts aux plus hauts niveaux, ajoute-t-il.

Le Dr Osotimehin estimait que les 1,8 milliard de jeunes de notre planète sont le plus grand espoir de notre avenir commun, rappelle-t-il.

L’Unfpa appelle chacune et chacun à se rallier aux causes chères au Dr Osotimehin, comme l’éradication des décès maternels évitables, des pratiques néfastes envers les femmes et les filles, ainsi que la prise en charge intégrale des besoins de planification familiale, dans le but de poursuivre son œuvre.

Elle en profite pour adresser ses plus sincères condoléances aux proches d’Osotimehin, en espérant qu’ils trouvent la force de traverser cette épreuve.

« Le monde a perdu un grand champion de la santé et du bien-être pour tous », déclare, dans la presse, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), le Portugais Antonio Guterres.

Médecin et spécialiste de santé publique, également secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations unies, Osotimehin était, depuis le 1er janvier 2011, le quatrième directeur exécutif de l’Unfpa.

Avant de devenir ministre de la santé, il était directeur général de l’Agence nationale du Nigéria pour la lutte contre le Vih/Sida, chargée de coordonner les interventions de prévention et de lutte contre le Vih/Sida dans le pays.

Après avoir achevé, en 1972, ses études de médecine à l’université d’Ibadan, au Nigéria, le Dr Osotimehin a obtenu en 1979 un doctorat en médecine à l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni.

Nommé professeur à l’université d’Ibadan en 1980, il a dirigé le département de pathologie clinique, avant d’être élu doyen de la Faculté de médecine en 1990.

En décembre 2005, il a été élevé au grade d’officier de l’Ordre du Niger, l’une des plus hautes distinctions nationales nigériennes.

Marié, père de cinq enfants et grand-père de plusieurs petits-enfants, il a également présidé plusieurs conseils, notamment au sein du Forum économique mondial.

Avec Alterpresse.org

 

 

Nord-est du Nigeria: onze morts dans une attaque de Boko Haram

juin 8, 2017

Maiduguri (Nigeria) – Onze personnes ont été tuées lors d’une attaque sur la grande ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lancée mercredi soir vraisemblablement par le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé la police locale.

Dix civils ont été tués dans trois attentats suicide coordonnés et un autre dans le quartier de Jiddari Polo, alors que les habitants tentaient de fuir les assaillants, a expliqué le commissaire de police pour l’Etat de Borno, Damian Chukwu.

Un des trois kamikazes s’est fait exploser dans le quartier de Goni-Kachallari alors que des fidèles musulmans sortaient de la mosquée. « Le kamikaze est mort, de même que six autres personnes », a-t-il indiqué.

« Le second a fait détoner sa ceinture explosive dans les locaux des Autorités pour le Développement du lac Tchad à 21H20 (20H20 GMT), faisant trois morts en plus du kamikaze », a-t-il poursuivi M. Chukwu.

Le troisième attentat suicide a fait un mort supplémentaire. En tout, 24 personnes ont été blessées.

Cette attaque sur la capitale de l’Etat du Borno intervient alors que le président par intérim Yemi Osinbajo devait inaugurer jeudi un important projet humanitaire.

Selon des témoignages d’habitants, un groupe de combattants a commencé l’attaque sur le campement d’Aridawari, dans la périphérie de Maiduguri, berceau de Boko Haram, vers 17H00.

« Les attaquants sont arrivés dans le village, ils portaient des armes lourdes et ont tiré sur les maisons », a raconté Musa Umara, un habitant d’Aridawari. Tout le monde a « pris la fuite dans toutes les directions », a-t-il ajouté.

Les insurgés se sont ensuite rendus sur une base militaire, traversant le quartier de Jiddari-Polo, tirant au hasard, selon un habitant, Salihu Abdallah. « Les soldats les ont stoppés au niveau de la caserne militaire de Giwa vers 18H30 », a-t-il expliqué.

Le mois dernier, un des cinq combattants libérés en échange de 82 lycéennes de Chibok, avait menacé de mener une attaque de grande envergure sur Maiduguri dans une vidéo.

La libération des filles de Chibok, enlevées il y a plus de trois ans par Boko Haram, ainsi que le rétablissement de la paix sur les pourtours du lac Tchad étaient les priorités du président Muhammadu Buhari élu en 2015, mais actuellement en congé maladie à Londres.

La rébellion de Boko Haram, qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique en 2015, et sa répression par les autorités ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis le début de cette insurrection en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2017 14h11)                                            

Nigeria: Nnamdi Kanu, la nouvelle voix de l’indépendantisme pro-Biafra

mai 29, 2017

Des membres du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob)portant le Talit (châle de prières juif) devant la maison de leur chef Nmandi Kanu, à Umuahai, le 27 mai 2017 / © AFP / STEFAN HEUNIS

La prison n’a entamé en rien son combat au Nigeria. Elle a plutôt donné un nom au jeune leader indépendantiste biafrais Nnamdi Kanu, longtemps méconnu. Et l’a propulsé sur le devant de la scène politique.

Le pas lent, il s’avance dans la cour familiale de sa ville natale, Umuahia (sud-est du Nigeria), acclamé en « sauveur » par une foule de partisans aux couleurs rouge-noir-vert du drapeau biafrais. Lui a revêtu les oripeaux d’un chef traditionnel.

« Je suis plus déterminé que jamais », annonce tranquillement à l’AFP le chef de file du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), libéré sous caution fin avril après dix-mois derrière les barreaux.

Encore sous le coup d’accusations de « trahison », il semble n’avoir que faire des conditions qui lui ont été imposées par la justice à sa sortie : interdiction formelle de parler à la presse et de participer à des rassemblements de plus de 10 personnes.

Pas question pour lui de rester silencieux à l’approche de la date clé: le cinquantenaire mardi de la proclamation de l’indépendance du Biafra, région déshéritée du sud-est du Nigeria qui fut le théâtre d’une sanglante guerre civile entre 1967 et 1970.

Son objectif ? La « désobéissance civile » jusqu’à l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour la région. Il appelle pour cela au « boycott absolu » de toutes les élections.

Après la mort de plus d’un million de personnes et l’échec d’une rébellion à bout de souffle, le Biafra avait fini par réintégrer le Nigeria, mosaïque ethnique et religieuse de près de 200 millions d’habitants régulièrement secouée par des tensions intercommunautaires.

Mais en territoire igbo, le rêve d’indépendance ne s’est jamais vraiment dissipé, alimenté par le sentiment d’abandon du pouvoir nigérian.

A tour de rôle, vétérans et jeunes militants se pressent pour écouter les talents d’orateur du quadragénaire aux lunettes rondes qui a ressuscité la cause. Dans le salon où il reçoit, une peinture grandeur nature recouvrant tout un mur représente le fils prodigue dans une posture martiale.

Le leader dénonce pêle-mêle les « tueries » et les « viols » dont sont victimes les Igbos de la part des forces de sécurité, la « politique délibérée » menée par le président musulman Muhammadu Buhari « pour appauvrir » son peuple.

Son enfance passée à Umuahia, ancienne capitale du Biafra indépendant, à quelques mètres de l’ancien bunker des forces armées biafraises, n’est sans doute pas étrangère à son engagement politique.

Il était à peine né durant la guerre – il refuse de donner son âge – mais l’aîné d’une fratrie de cinq enfants est bercé très jeune par les récits de son père, qui a soutenu logistiquement la résistance.

– Tribu perdue d’Israël –

Inconnu de la plupart des Nigérians il y a encore deux ans, le militant indépendantiste a longtemps lancé ses diatribes virulentes à l’encontre du pouvoir central depuis Londres, où il s’installe à la fin de ses études, et crée la station pirate Radio Biafra en 2009.

Il travaille dans l’immobilier et milite la nuit sur les ondes de sa radio. Il rejoint pour un temps un autre groupe indépendantiste, le Mouvement pour la réalisation de l’Etat souverain du Biafra (Massob), dont il claquera la porte pour fonder l’Ipob en 2013.

Kanu franchit la ligne rouge lorsqu’il appelle ouvertement à prendre les armes deux ans plus tard, au Congrès mondial Igbo à Los Angeles: « Nous avons besoin d’armes et nous avons besoin de balles (…) Si nous n’obtenons pas (la création du) Biafra, tout le monde devra mourir ».

Il est arrêté à son hôtel en octobre 2015, lors d’une visite au Nigeria.

Cette arrestation était « inappropriée et injustifiée », estime le politologue et universitaire nigérian Fred Anibeze. « Il utilisait la cause du Biafra pour se faire de la publicité facile via la diffusion de Radio Biafra et ça a renforcé le demi-dieu qu’il est devenu depuis sa sortie », affirme-t-il à l’AFP.

Son incarcération provoquent la colère des Igbos et plusieurs manifestations organisées pour réclamer sa libération tournent au bain de sang.

Selon Amnesty International, les forces de sécurité nigérianes ont tué « au moins 150 membres et partisans de l’organisation pro-Biafra Ipob » au cours de l’année 2016, ce qu’Abuja nie en bloc.

Kanu incarne « les aspirations d’une nouvelle génération plus militante, plus radicale » que ses aînés qui ont déjà connu la guerre, assure Don Okereke, analyste en sécurité. « Il dit aux gens exactement ce qu’ils ont envie d’entendre ».

S’il est difficile de connaitre avec précision sa capacité de mobilisation dans le sud-est du pays, ses fidèles vouent quasiment un culte à sa personne depuis sa sortie. Il faut dire que Kanu entretient la légende, en permanence protégé par un impressionnant service de sécurité, qui fouille minutieusement chacun de ses visiteurs.

La religion est omniprésente dans les discours de celui qui porte désormais le talit (le châle de prière juif) et observe le shabbat. Tout est parti d’une « vision révélatrice » lors d’un voyage à Jérusalem: les Igbo – dont l’immense majorité sont chrétiens – descendent en fait d’une tribu perdue d’Israël.

Le Biafra est la « terre promise » qu’il s’est donné pour mission de rétablir. Et à l’Ipob, on porte désormais la kippa.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2017 13h13)                

Nigeria: une autre adolescente de Chibok kidnappée par Boko Haram retrouvée

mai 17, 2017

Abuja – Le gouvernement nigérian a annoncé mercredi qu’une autre écolière de Chibok, kidnappée il y a plus de trois ans par le groupe jihadiste Boko Haram, avait été retrouvée par l’armée nigériane alors qu’elle fuyait ses ravisseurs.

Elle a été « retrouvée par des soldats de l’armée nigériane alors qu’elle s’échappait », a précisé un responsable gouvernemental.

Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, a informé de cette nouvelle des ministres lors d’une réunion mercredi, selon le porte-parole de la présidence, Femi Adesina.

« Nous n’avons pas encore tous les détails, mais je peux vous garantir que c’est vrai », assuré M. Adesina.

« J’ai appris qu’elle était déjà à Abuja, mais je ne l’ai pas encore vue », a-t-il ajouté.

Bashir Ahmad, le secrétaire général de la Présidence a également confirmé la nouvelle sur son compte Twitter, déclarant: « Une #Chibokgirl qui avait pris la fuite de ses ravisseurs, a été retrouvée par les troupes nigérianes ».

Aucun détail n’a été donné sur le lieu où elle a été retrouvée, mais désormais 107 des 219 lycéennes kidnappées par Boko Haram en avril 2014 sont libres.

Début mai, 82 d’entre elles ont été libérées dans un échange avec des prisonniers suite à des négociations entre le gouvernement d’Abuja et les jihadistes. 21 autres ont été échangées de la même manière en octobre. Trois ont été retrouvées également par l’armée, aux abords de la forêt de Sambisa, le fief du groupe.

Le gouvernement a assuré récemment que des négociations étaient en cours pour libérer les 112 jeunes filles toujours détenues, l’une des promesses électorales du président Muhammadu Buhari.

Dans une vidéo publiée par le groupe la semaine dernière, l’une d’elles assure ne pas vouloir rentrer chez elle.

Le conflit entre l’armée nigériane et Boko Haram a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés en huit ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2017 22h40)