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Nigeria: 53 hommes accusés d’avoir organisé un « mariage gay »

avril 20, 2017

Un attroupement devant un tribunal islamique de Bauchi au Nigeria lors du procès de personnes accusées d’homosexualité, le 22 janvier 2014 / © AFP/Archives / AMINU ABUBAKAR

Cinquante-trois Nigérians ont été traduits en justice mercredi dans l’Etat de Kaduna (nord), sous l’accusation d’avoir organisé un mariage gay, l’homosexualité pouvant entrainer 14 ans de prison dans le pays, a indiqué jeudi un greffier à l’AFP.

« Selon le dossier de l’accusation, les suspects ont été arrêtés le 15 avril dans un motel », a expliqué Mahmud Bello. « Ils sont poursuivis pour conspiration, rassemblement illégal, et appartenance à un groupe anti-social. »

Dans le dossier d’accusation, il est indiqué qu’une « équipe de police a arrêté un groupe de personnes qui préparaient la célébration d’un mariage gay dans le motel entre Faruk et Sanusi, tous deux en cavale. »

Les accusés, des hommes âgés de 20 à 30 ans pour la plupart étudiants, sont passés en première audience mercredi devant la Cour de Justice de Zaria. Ils ont été arrêtés après dénonciation, vraisemblable d’un employé de l’hôtel où se tenait le rassemblement.

Les deux « fiancés » sont toujours recherchés par la police.

Les accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés sous caution par le juge Auwal Musa Aliyu, qui a ajourné le procès au 8 mai.

L’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, a fait voter en 2014 une loi qui bannit non seulement le mariage homosexuel, mais aussi la « cohabitation entre même sexe », et condamne de 10 à 14 ans de prison tout témoignage public de « relations amoureuses entre personnes de même sexe ».

Dans ce pays, fortement religieux et au sentiment homophobe exacerbé de la part des chrétiens et des musulmans, personne n’a jamais été condamné pour son homosexualité mais la loi en vigueur a créé « un sentiment de peur et des excès de zèle » des forces de sécurité, selon Wendy Isaack, spécialiste des questions de genre pour Human Rights Watch.

Dans certains Etats du nord musulman où est applicable la charia depuis 2000, la loi fédérale est doublée de la loi islamique, selon laquelle l’acte de sodomie peut être passible de la peine de mort. Une condamnation qui n’a jamais été appliquée jusqu’à présent, malgré de nombreux procès.

En janvier 2014, une douzaine d’hommes suspectés d’homosexualité sont passés devant une cour islamique dans la ville de Bauchi. La population avait manifesté devant le tribunal pour demander l’application de la peine de mort à leur encontre.

Les accusés, certains reconnaissant les faits reprochés, avaient été libérés sous caution, et le dossier étouffé.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 21h22)

Les cinq pays africains où l’emploi est le plus menacé par la robotisation

avril 15, 2017

Un atelier de couture à Maseru, au Lesotho, en 2004. © BEN CURTIS/AP/SIPA

L’automatisation du travail qui devrait remplacer jusqu’à 50% des métiers actuels ne laissera pas le continent africain indemne.

Cinq pays africains sont tout particulièrement concernés par l’essor de la robotisation qui rendra automatisables jusqu’à 50% des métiers actuels, selon une étude du cabinet McKinsey récemment parue dans la revue scientifique Harvard Business Review.

« Aujourd’hui, près de la moitié des activités pour lesquelles des gens sont payés dans l’économie globale ont le potentiel pour être automatisés via une technologie adaptée », écrivent les trois co-auteurs.

Pour réaliser cette étude, le cabinet McKinsey a étudié les 46 pays sur près de 200 qui représentent à eux tous 80% de la main d’œuvre globale. Dans le monde, le pourcentage d’activités automatisables varie de 41,1% pour le Koweït à 55% pour le Japon, pour la projection la plus haute.

Sur le continent africain, cinq pays se détachent des autres : le Kenya (51,9%), suivi du Maroc (50,9%) puis de l’Égypte (48,7%), du Nigeria (45,7%) et de l’Afrique du Sud (41%).

Rester compétitif

Le cabinet McKinsey divise les pays étudiés en trois catégories. Viennent d’abord les économies développées à la population vieillissante, comme la France ou les États-Unis. Dans leur cas, l’automatisation devrait leur fournir la hausse de productivité nécessaire pour tirer leur croissance économique vers le haut.

Dans les pays émergents dont la population est également vieillissante, comme le Brésil, la Chine ou la Russie, l’automatisation doit seulement permettre de maintenir le PIB par tête actuel.

Enfin, arrivent les économies émergentes avec une population jeune, catégorie dans laquelle on retrouve notamment l’Afrique du Sud et le Nigeria. Dans ces derniers pays, la croissance continue de la population en âge de travailler pourrait soutenir le maintien actuel du PIB par tête, selon le cabinet McKinsey.

Cependant, « en raison de leurs attentes élevées en termes de croissance, et afin de rester compétitifs à l’échelle mondiale, l’automatisation ainsi que des mesures d’accroissement de la productivité seront nécessaires pour soutenir leur développement économique », ajoutent les auteurs sans préciser la nature exacte de ces mesures.

Jeuneafrique.com par

Corruption au Nigeria: nouveau rapport accablant contre Shell

avril 10, 2017

Corruption au Nigeria: un rapport accablant contre Shell et Eni / © AFP/Archives / SHAUN CURRY

L’ONG Global Witness et Finance Uncovered ont publié lundi un rapport accablant contre les groupes pétroliers Eni et Shell, accusant ce dernier d’avoir « su » que l’argent versé pour l’acquisition d’un gros contrat pétrolier n’irait pas au gouvernement nigérian, mais à des individus.

« Notre enquête (basée essentiellement sur la fuite d’emails envoyés entre les dirigeants de Shell, ndlr) a réuni les preuves que ses principaux patrons ont participé à une vaste opération de corruption en toute connaissance de cause », dénonce le rapport intitulé « Shell savait ».

Ce rapport, publié par l’ONG britannique Global Witness et Finance Uncovered, un réseau de journalistes d’investigation à travers une soixantaine de pays dans le monde, est un nouvel épisode dans l’une des plus importantes et anciennes affaire de l’histoire du Nigeria.

Elle remonte à 2011, avec l’arrivée au pouvoir au Nigeria de Goodluck Jonathan, qui reprend les négociations pour vendre un bloc de pétrole off-shore extrêmement convoité, OPL 245, d’une capacité de production de plus de 9 milliards de barils (soit une valeur de 500 milliards d’euros environ au prix actuel du baril).

OPL 245 était alors aux mains de l’ancien ministre du Pétrole sous le régime du dictateur Sani Abacha, Dan Etete, qui se l’était attribué à lui-même dans le plus grand secret, en le vendant à la société Malabu Oil & Gas, dont il était le seul actionnaire.

L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, à Abuja le 29 mai 2015 / © AFP / PIUS UTOMI EKPEI

« En 2011, (le britannique) Shell et la société italienne Eni ont payé 1,1 milliard de dollars dans un contrat douteux pour acquérir ce bloc particulièrement lucratif », explique le rapport, faisant référence à une affaire sur laquelle se penche également la justice italienne.

Le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, a toujours affirmé que « Eni n’a rien fait d’illégal », assurant que « Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n’ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d’utiliser cet argent ».

En 2012, Shell assurait également ne pas avoir su que le bloc appartenait à l’ex-ministre du Pétrole, qui aurait reçu une part importante de la commission, selon la justice italienne: près de 800 millions d’euros.

Pourtant, dans les échanges de mails entre deux dirigeants de Shell auxquels le rapport fait référence et que l’AFP a pu consulter, les liens entre le gouvernement nigérian et l’ex-ministre du Pétrole sont identifiés: « Le président (Goodluck Jonathan) veut régler l’affaire 245 rapidement, compte tenu des conséquences pour Malabu et des contributions politiques qui s’en suivront », écrit un conseiller pour Shell International. « +Ete+ sent l’argent venir », ajoute-t-il.

Le patron d’Eni, Claudio Descalzi, le 4 avril 2016, lors d’une journée investisseurs à Milan / © AFP/Archives / GIUSEPPE CACACE

Cité dans le rapport sous le couvert de l’anonymat, un porte-parole de Shell n’a pas souhaité faire de commentaires face à ces nouvelles accusations « étant donné qu’une enquête de justice est en cours ». « Toutefois, si l’on regarde le dossier du procureur de Milan (où l’affaire est portée), nous ne pensons pas qu’il y ait quelconque information ou preuves permettant de poursuivre Shell », estime-t-il.

La Commission nigériane pour les crimes économiques et financiers (EFCC) mène une enquête parallèle sur cette affaire, et a mis en accusation le mois dernier 11 hommes d’affaires et politiciens nigérians, dont Dan Etete.

L’actuel président nigérian, Muhammadu Buhari, a promis de mener un combat sans répit contre la corruption, qui gangrène le principal producteur de pétrole du continent africain avec l’Angola.

Toutefois, malgré de nombreuses enquêtes ouvertes par l’EFCC ces deux dernières années, personne n’a pour l’instant été condamné par la justice.

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2017 15h27)

Nigeria: Buhari officiellement de retour à la présidence

mars 13, 2017

Lagos – Le président nigérian Muhammadu Buhari, rentré la semaine dernière dans son pays après deux mois d’absence, a officiellement repris ses fonctions à la présidence lundi, selon un communiqué officiel.

« Le président Muhammadu Buhari a repris ses fonctions après ses congés », a déclaré un conseiller spécial en communication du président, Femi Adesina.

« Conformément à l’article 145 de la Constitution de 1999 (…), le Président a officiellement transmis des lettres au Sénat et à la Chambre des représentants », affirme-t-il.

« J’ai repris mes fonctions de Président de la République fédérale du Nigeria, qui prennent effet à compter du lundi 13 mars 2017, après mes congés », a ainsi écrit M. Buhari à l’Assemblée nationale, selon le communiqué présidentiel.

Le chef de l’Etat s’est ensuite entretenu durant une heure lors d’un briefing avec le vice-président Yemi Osinbajo, qui a assuré l’intérim à la tête du géant ouest-africain de 190 millions d’habitants depuis le 19 janvier.

« Il a donné quelques directives sur ce que nous devrions faire dans de nombreux domaines, le nord-est (en proie à l’insurrection islamiste de Boko Haram, ndlr), le budget, l’économie, un large éventail de sujets », a déclaré M. Osinbajo aux journalistes après la réunion.

« La fait qu’il soit prêt à se remettre au travail ne fait aucun doute, en fait, il est plus que prêt », a-t-il ajouté pour rassurer.

Un porte-parole du président présidentiel, Garba Shehu, a pour sa part prévenu qu’il faudrait un certain temps pour que M. Buhari se remette complètement au travail après une absence aussi longue et que son retour ne serait pas « spectaculaire ».

« Il sort d’une maladie et comme il l’a dit lui-même, il a besoin de reprendre progressivement », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Arise News dans une interview diffusée dimanche.

Muhammadu Buhari est rentré vendredi de Londres après deux mois d’absence pour des problèmes de santé qui n’ont pas été révélés au grand public.

Son absence prolongée a suscité de vives inquiétudes dans son pays où de nombreuses rumeurs ont circulé sur son sort, le disant mort ou très gravement malade.

Malgré son retour, les interrogations sur l’état de santé réel du président subsistent, alors qu’il est apparu très amaigri et fragile à sa descente d’avion vendredi.

Il a par ailleurs déclaré avoir « besoin d’un suivi (médical) dans les prochaines semaines », sous-entendant qu’il pourrait repartir en Angleterre se faire soigner.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2017 14h41)             

Nigeria: Un professeur forcé par ses étudiants à nettoyer le sol et les toilettes

mars 2, 2017

Un professeur forcé par ses étudiants à nettoyer le sol et les toilettes 

Isiaq Yusu, professeur au département d’anglais de l’Université d’Ibrahim Badamosi Babangida, Lapai, dans l’Etat du Niger au Nigeria a été déshonoré après avoir été surpris nu dans l’appartement de son étudiante du nom de Mercy.

Le fiancé de l’étudiante accompagné d’un ami a surpris  Yusuf alors qu’il était prétendument prêt à avoir des rapports s3xuels avec elle. Il  lui a fait nettoyer le salon, laver les toilettes, et a pris des photos de lui nu, qui sont depuis devenues virales.

Le professeur aurait insisté pour coucher avec l’étudiante afin qu’elle puisse passer son examen.

Selon PUNCH Metro, l’étudiante qui avait déjà échoué une fois à l’examen, était frustrée et craignait que le professeur puisse la faire échouer encore, prolongeant ainsi son année d’étude.

Elle aurait confié ses craintes à son fiancé et un plan a été mis en place pour mettre fin au harcèlement du professeur.

Mercredi dernier, le fiancé et son ami sont allés à la résidence de Mercy à l’extérieur du campus. L’enseignant voulait avoir des rapports s3xuels avec elle avant de pouvoir la faire passer l’examen.

« Ils lui ont dit d’inviter M. Yusuf à venir faire ce qu’il exigeait alors qu’ils étaient cachés dans les toilettes. Pendant que le professeur enlevait ses vêtements pour coucher avec elle, ils sont sortis des toilettes. Ils lui ont donné un balai pour nettoyer les toilettes et le salon », a déclaré un des étudiants, qui a requis l’anonymat.

Un autre étudiant a déclaré que le professeur avait été accusé de harcèlement s3xuel sur des étudiantes.

« Mais il n’y avait aucune preuve pour le clouer jusqu’à présent. Le ministère est au courant de l’incident et il a été pris en charge par la direction de l’école. Selon les informations, il fera face à un panneau mardi », a-t-il ajouté.

Un ancien pensionnaire de l’université a déclaré à PUNCH Metro qu’il avait conseillé au professeur de se marier.

« Il a environ 50 ans et étudie actuellement pour son doctorat. Je lui avais conseillé d’arrêter de poursuivre des étudiantes et de fonder sa propre famille. C’est une grande honte et un embarras à vie », a ajouté l’ex-étudiant.

La direction, sur le site internet de l’institution, a confirmé qu’un comité avait été mis en place pour enquêter sur le cas et a promis de rendre justice.

Toutefois, le professeur a nié l’allégation selon laquelle il aurait tenté d’avoir des rapports s3xuels avec l’élève. Il a déclaré qu’elle a comploté avec certains hommes pour l’enlever en se rendant à la maison vers 22 heures le mardi, ajoutant qu’il a été forcé de retirer ses vêtements.

 

Imatin.net par Christ Boli avec Afrikmag.com

Menace de famine dans la région du lac Tchad

février 22, 2017

Plus de sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad, selon un haut responsable des Nations unies.

Plus de sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad Crédits : © Afolabi Sotunde / Reuters / REUTERS
Le plus important groupe de population au bord de la famine aujourd’hui dans le monde vit dans le nord-est du Nigeria et le bassin du lac Tchad, d’après le coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Sahel, Toby Lanzer. Plus de sept millions de personnes « ont à peine un repas par jour », estime-t-il.

La conférence internationale des donateurs qui doit se tenir vendredi 24 février à Oslo visera à recueillir des fonds afin de trouver les 1,5 milliard de dollars nécessaires, selon les Nations unies, pour faire face aux besoins humanitaires de la région en 2017.

Lire aussi :   La crise humanitaire autour du lac Tchad est “la plus négligée en 2016”

La région est en proie depuis sept ans à une insurrection des islamistes de Boko Haram, qui ont tué environ quinze mille personnes et provoqué l’exode de plus de deux millions d’habitants.

Le Monde.fr avec Reuters

Polygamie : 86 coépouses, un record à battre ?

février 1, 2017

 

L’œil de Glez. © Glez / J.A

Fameux pour le nombre spectaculaire de ses conquêtes officialisées, Muhammadu Bello Masaba vient de décéder au Nigeria. Célèbre, est-il pour autant détenteur d’une performance inégalée ?

Était-il réellement ce qu’on appelle un « mari capable » ? Toujours est-il que l’idole du web africain, cette semaine, est un « Casanova » nigérian qui, s’il n’a pas conquis 1003 femmes comme le Don Juan de Mozart, a passé la bague à 86 doigts féminins. Samedi dernier décédait en effet Muhammadu Bello Masaba à l’âge de 93 ans.

Sa progéniture s’élèverait à 170 rejetons. Le nombre d’unions du défunt est-il un record ? Celui de son compatriote Fela Ransom Kuti est en tout cas battu. Le saxophoniste anticonformiste est fameux, aussi, pour avoir épousé, lors d’une cérémonie vaudou, les vingt-sept membres féminins de son groupe, en même temps qu’il ré-épousait sa première femme. S’il est le plus célèbre des polygames, le musicien ne faisait pas le poids, dans le domaine conjugal, avec les rois successifs du Swaziland. Sobhuza II, monarque de 1968 à 1982, aurait convolé à 70 reprises et aurait eu 210 enfants.

La corde au cou

Mais le champion toute catégorie serait le Kényan Acentus Akuku, décédé en 2010 à l’âge de 94 ans. L’histoire indique qu’il se serait marié à 131 reprises et qu’il aurait eu près de 300 descendants. Le dernier cou auquel il aurait mis une corde était celui de la jeune Joséphine, épousée en 1997 alors qu’elle avait 63 ans de moins que lui. Est-ce pour ses talents de bourreau des cœurs qu’Akuku était surnommé « Danger » ?

Un tribunal islamique chargé de l’application de la charia l’avait interpellé… sans succès

S’il ne manquait guère de masseuses et si la migraine passagère d’une conjointe ne devait que peu compromettre sa libido, le Nigérian Muhammadu Bello Masaba n’a pas eu, pour autant, la tâche facile. Ses cauchemars nocturnes n’étaient pas seulement peuplés de comptables réclamant des frais de scolarité. Ils abritaient les tenants de l’orthodoxie religieuse.

En 2008, un tribunal islamique chargé de l’application de la charia l’avait interpellé pour « union illégale avec 86 épouses » et « mépris ostentatoire des lois religieuses » qui prescrivent un maximum de quatre conjointes. Têtu, Masaba avait refusé de divorcer de 82 épouses. Incarcéré, il avait bénéficié du soutien de son harem, les 86 femmes ayant manifesté devant la cour traditionnelle de justice de Minna. Le polygame prolifique avait été finalement libéré. « Femmes capables »…

Jeuneafrique.com par Damien Glez, dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

Nigeria : une kamikaze portait un bébé sur son dos au moment de se faire exploser

janvier 24, 2017

Après l’attentat-suicide, à Maiguri, le 9 décembre 2016. © Jossy Ola/AP/SIPA

Une femme kamikaze portait un bébé sur son dos lorsqu’elle s’est fait exploser le 13 janvier dans le nord-est du pays, où sévit le groupe islamiste Boko Haram, ont annoncé mardi les autorités nigérianes.

« D’après le rapport que nous avons reçu après l’attentat de Madagali (le 13 janvier), l’une des femmes kamikazes avait un bébé attaché dans le dos », a affirmé à l’AFP le coordinateur de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA), Saad Bello, mardi 24 janvier.

Le responsable faisait référence aux explosions qui ont frappé la périphérie de Madagali, ville reculée de l’État d’Adamawa, faisant au moins deux morts et une quinzaine de blessés.

Nouvelle tactique ? 

Difficile toutefois de dire s’il s’agit d’une nouvelle tactique du Boko Haram pour permettre aux kamikazes de se fondre dans la population. « Il s’agit d’un cas isolé et il serait prématuré d’en tirer des conclusions définitives pour dire que l’utilisation de bébés dans les attaques-suicides est devenue une tendance », a souligné à ce titre le responsable de la NEMA.

Le groupe terroriste utilise régulièrement des filles et des jeunes femmes comme bombes humaines. Le 28 décembre, deux femmes kamikazes s’étaient ainsi fait exploser dans un marché de Madagali, ville reculée de l’État d’Adamawa, dans le nord-est du pays, faisant au moins trente morts. Cette ville est souvent prise pour cible par les insurgés islamistes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Bombardement au Nigeria: le bilan pourrait atteindre 236 morts, selon un responsable local

janvier 21, 2017

Kano (Nigeria) – Jusqu’à 236 personnes auraient été tuées lorsque l’armée de l’air nigériane a bombardé accidentellement dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local.

Un précédent bilan de Médecins sans frontières (MSF) faisait état d’au moins 90 morts. Toutefois, selon MSF, qui opérait depuis peu dans le camp, plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents et de dirigeants des communautés font état de 170 tués.

« D’après ce que les gens qui ont enterré les victimes mortes de leurs propres mains m’ont dit (…) ils ont enterré 234 morts. Plus tard, j’ai été informé que deux des blessés évacués à Maiduguri étaient décédés », a affirmé Babagana Malarima, président du gouvernement local de Kala-Balge.

Le responsable a raconté que mardi vers midi, « l’avion de chasse a tourné au-dessus de la ville puis il est parti. Quand il est revenu, il a largué deux bombes, la première près d’un puits de forage en construction pour les déplacés et la seconde dans un quartier très peuplé ».

« Les gens sont vraiment traumatisés qu’un avion de chasse appartenant à leur pays puisse faire cette erreur et les tuer ainsi dans leur propre pays. C’est vraiment malheureux », a déclaré M. Malarima.

Mardi, le bombardement a eu lieu alors que des humanitaires distribuaient de la nourriture à Rann, localité proche du Cameroun où près de 40.000 personnes ont trouvé refuge après avoir fui les violences du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Au moins six volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont été tués et 13 blessés.

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel.

Aucun bilan officiel n’a jusque-là été avancé, mais le nombre de victimes est fréquemment sous estimé par les autorités au Nigeria, qu’il s’agisse de la guerre contre Boko Haram ou de catastrophes accidentelles.

« C’est malheureux, c’est une erreur (…) Cela n’arrivera plus jamais », a affirmé vendredi le chef d’état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, qui s’est rendu à Rann.

La décision de bombarder « était basée sur des renseignements selon lesquels des Boko Haram étaient arrivés dans la région », a-t-il affirmé.

Après le bombardement, un convoi de combattants de Boko Haram a profité du chaos pour mener un raid en pick-up et motos sur Rann mardi soir.

« Les soldats les ont repoussés, certains ont été tués et vous avez vu les cadavres et les armes récupérées », a commenté le général Buratai.

Cette attaque « montre qu’il y a une crédibilité dans les renseignements que nous recevons » faisant état de mouvements de combattants dans la zone de Kala-Balge, a-t-il ajouté.

L’insurrection menée depuis 2009 par les islamistes a fait 2,6 millions de déplacés à travers le Nigeria et dans les pays de la zone.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 16h44)

Nigeria: un avion de chasse frappe « la mauvaise cible », dizaines de morts dans un camp de déplacés

janvier 17, 2017

Kano (Nigeria) – Des dizaines de personnes ont été tuées mardi lorsqu’un avion de l’armée de l’air nigériane a bombardé par erreur un camp de déplacés dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé l’organisation humanitaire MSF et un habitant.

« Un avion militaire a bombardé par erreur Rann », dans l’Etat de Borno, a affirmé à l’AFP cet habitant, Abba Abiso, précisant qu' »au moins 25 personnes avaient été tuées et beaucoup plus blessées » dans ce bombardement survenu vers 09h00 locales (08h00 GMT).

« Les équipes de MSF ont vu 120 blessés et 50 morts », a pour sa part déclaré l’organisation humanitaire dans un communiqué transmis à l’AFP.

Un officier supérieur nigérian a confirmé sous couvert d’anonymat ce bombardement: « il y a eu un malheur aujourd’hui à Rann, un avion de chasse a frappé la mauvaise cible ».

« Nous avons reçu des informations faisant état de regroupements de terroristes de Boko Haram quelque part dans la région de Kala-Balge », a expliqué de son côté le major général Lucky Irabor, lors d’un point presse à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

« Nous avons obtenu les coordonnées et j’ai ordonné à l’aviation d’intervenir pour résoudre le problème. La frappe a été menée, mais malheureusement il s’est avéré que des habitants ont été touchés », a-t-il ajouté.

Le major général n’était pas en mesure de fournir un bilan précis, affirmant que des civils avaient été tués et d’autres blessés.

Des employés locaux de MSF et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et deux soldats ont également été blessés, a-t-il ajouté.

MSF et le CICR prennent en charge les distributions alimentaires dans les camps de déplacés de Rann. Ces déplacés se sont réfugiés dans ces camps après avoir fui les violences perpétrées par le groupe jihadiste Boko Haram.

L’insurrection de Boko Haram contre le gouvernement nigérian a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés dans ce pays depuis 2009. Les autorités nigérianes affirment que le conflit est entré dans sa phase finale.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2017 18h11)