Posts Tagged ‘Mauricie’

Canada-Québec: Le long combat d’une jeune femme de la Mauricie dont l’enfant est né d’un viol

août 23, 2022

Les avocats et la tante de la jeune mère ont accepté de s’entretenir avec Radio-Canada.

Une personne vêtu d'un kangouru tourne le dos à la caméra.

L’agresseur réclame la paternité de l’enfant. (Archives) Photo : Radio-Canada

L’histoire de celle qu’on nomme Océane, pour protéger son identité, continue de faire réagir. La jeune femme de la Mauricie poursuit son combat pour protéger son garçon quant à la volonté de son agresseur d’obtenir certains droits sur l’enfant.

Les événements se sont rendu jusqu’aux oreilles de l’avocat Jean-Maxime Lebrun, du cabinet Dunton Rainville.

Me Lebrun a été profondément touché par ce qu’a vécu Océane. C’est pour cette raison qu’il a décidé d’offrir ses services de manière pro bono à la jeune femme.

L’homme est conscient que la bataille d’Océane s’annonce longue, mais a quand même souhaité offrir son aide gratuitement. Il y a de quoi à vous glacer le sang […]. Ça a une tout autre résonance quand on est nous-mêmes parent, a confié l’avocat en entrevue à l’émission En direct.

Sa collègue, l’avocate Marie-Annik Walsh, l’accompagne dans le processus. Les circonstances particulières de ce dossier-là et de ce que Océane a vécu, non, on ne voit pas ça souvent, a-t-elle mentionné au micro de Julie Grenon.

Les avocats n’ont pas dévoilé les stratégies qu’ils utiliseront pour obtenir gain de cause. Me Walsh a toutefois expliqué que des recours existent en ce qui concerne notamment l’autorité parentale et le droit d’accès.

Il y a quand même certains recours dont Océane dispose qui pourrait […] arrêter […] les démarches de monsieur.

Sa tante se confie

La dernière semaine a été difficile pour Océane et ses proches. Ç’a été une semaine lourde en émotions pour la famille également, a déclaré sa tante en entrevue à l’émission En direct.

Celle qui souhaite conserver l’anonymat souhaite toujours que la prise de parole de sa nièce mène à des changements à la loi sur le droit de la famille. J’espérais que ça fasse brasser les choses.

Le tourbillon médiatique concernant la situation d’Océane a été éprouvant. Elle reste forte, comme elle l’a toujours été.

De son côté, l’aide inattendu du cabinet d’avocats Dunton 

Avec Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger

Canada: Les urgences débordent en Mauricie et au Centre-du-Québec

juillet 7, 2022
L'entrée du CHAUR à Trois-Rivières.

Les patients des urgences sont souvent confrontés à de longues heures d’attente. (Archives) Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

La situation dans les urgences est difficile un peu partout dans la province, et la Mauricie et le Centre-du-Québec n’y échappent pas. La nouvelle vague de COVID-19 et les vacances estivales du personnel viennent compliquer la situation dans les hôpitaux.

Le taux d’occupation dépasse les 100 % dans la majorité des urgences. Le taux à l’hôpital de Trois-Rivières frôle les 150 % alors que celui de Drummondville s’établit à 153 %.

La moyenne québécoise est de 128 %, c’est donc dire qu’il y a en ce moment plus de personnes que de lits disponibles dans les hôpitaux. Au total, 65 hôpitaux ont des taux supérieurs à 100 %.

L’attente peut prendre de longues heures. Des gens rencontrés par Radio-Canada mercredi ont confié avoir attendu plus de douze heures sur place. Certains affirment même avoir pris l’initiative de quitter la salle d’attente sans avoir consulté de médecin en raison du délai.

Shawinigan n’est pas épargnée

L’achalandage est aussi important à l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie. Les employés absents en raison de la COVID-19 s’ajoutent aux vacances et à l’augmentation du nombre de patients orphelins, sans médecin de famille, constate le Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan.

On a un plus grand volume de patients dans les urgences cette année. Il y a aussi à cause des congés COVID et des vacances, des délais d’attente sur civière qui sont plus longs. Avant que le patient qui vient d’être hospitalisé puisse monter à l’étage c’est plus long, ça met plus de pression sur les gens à l’urgence, explique-t-il.

« Il faut essayer d’être diligent, il faut être compréhensif. Ce n’est pas toutes les années qu’on a les vacances, une [pandémie] de COVID, puis une crise en ressources humaines. »— Une citation de  Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan

Une situation difficile, selon le syndicat

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Patricia Mailhot, constate que la situation est pénible sur le terrain.

« C’est très difficile, on sent l’inquiétude des professionnels en soins, on sent la fatigue, ils font énormément de temps supplémentaire pour venir combler les besoins, malgré qu’il y a eu quelques fermetures de lits ici et là. »— Une citation de  Patricia Mailhot, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Elle affirme que la COVID-19 explique en partie le manque de main-d’oeuvre, mais qu’il y a aussi des congés maladie et des mamans incapables de revenir au travail en raison du manque de garderie, sans compter la période des vacances estivales.

Les autorités de la santé ont repensé l’offre de service en prévision de l’été, mais Patricia Mailhot juge qu’elles devront en faire davantage.

L’organisation du CIUSSS devra prendre, au niveau des services, des décisions, parce qu’il faut faire avec le personnel qu’on a. On ne peut pas demander aux professionnelles de faire du temps supplémentaire à raison de 20, 30 heures et plus par semaine, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais

COVID-19 : 300 travailleurs de la santé absents et hospitalisations en hausse en Mauricie et au Centre-du-Québec

juillet 5, 2022
Un lit dans un couloir d'hôpital. On distingue un travailleur de la santé à l'arrière-plan de la photo, qui a été floutée.

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID-19 dans la région. (Archives) Photo: Getty Images/Istockphoto

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID en Mauricie et au Centre-du-Québec. La directrice de la santé publique du territoire, Marie-Josée Godi, assure que les services essentiels sont maintenus.

Le manque de personnel, dû au virus et aux vacances estivales, a tout de même un impact dans certains secteurs. Au niveau de la capacité hospitalière, au bloc opératoire, nous fonctionnons avec 70 % de la capacité actuelle, précise la Dre Godi.

« Nous recommandons, pour les personnes qui ont besoin de soins mineurs, d’aller voir leur médecin de famille au lieu de se rendre à l’urgence. »— Une citation de  Dre Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec

La Dre Marie-Josée Godi conseille aussi à la population de tout faire pour éviter d’attraper et de transmettre la COVID-19. C’est que le nombre d’hospitalisations liées au virus est en augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Lundi, 70 personnes hospitalisées étaient atteintes de la COVID-19.

Compte tenu de la transmission de la COVID qui est très importante dans la communauté, il y a des personnes qui sont hospitalisées pour d’autres motifs, mais, lorsqu’on les dépiste, [on découvre qu’]elles sont aussi porteuses de la COVID, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Cas de COVID-19 dans les hôpitaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec

HôpitauxNombre de cas
Centre hospitalier affilié universitaire régional (Trois-Rivières)21
Hôpital Sainte-Croix (Drummondville)23
Hôtel-Dieu d’Arthabaska (Victoriaville)7
Hôpital du Centre-de-la-Mauricie (Shawinigan)19
CMSSS Haut-Saint-Maurice (La Tuque)0
TOTAL70

En date du 4 juillet 2022

Source : CIUSSS MCQ

Une vingtaine d’éclosions

La directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec soutient qu’il y a une vingtaine d’éclosions de COVID-19 actuellement sur le territoire.

La Dre Marie-Josée Godi affirme qu’elles se trouvent dans les milieux hospitaliers, les résidences privées pour aînés (RPA) et dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), sans préciser dans quels établissements.

Avec Radio-Canada par Marilyn Marceau

Canada-Québec: L’écrivain François Blais est mort

mai 15, 2022
François Blais, signant un livre.

François Blais a signé son premier roman «Iphigénie en Haute-Ville» en 2006. Photo : Soumise par L’Instant Mêmée

L’écrivain François Blais est décédé, a annoncé dimanche la maison d’édition L’instant même. Il avait 49 ans.

Né à Grand-Mère, en Mauricie, l’auteur a été remarqué dès son premier roman, Iphigénie en Haute-Ville, publié en 2006 alors qu’il habitait à Québec. Celui-ci a été finaliste pour le Prix des libraires du Québec, le Prix France-Québec et le Prix Senghor de la création littéraire.

Son roman Document 1 (2012), également finaliste aux Prix des libraires du Québec, a lui aussi marqué les esprits, cristallisant son style décapant et sa tendance à mettre en scène des personnages non conformistes.

Dans une certaine mesure, nous avons un peu l’impression d’avoir grandi avec lui, invités à partager son univers à la fois cynique et tendre, a écrit L’instant même sur Facebook, qui a publié une dizaine de livres de François Blais, dont son tout premier roman.

« Le monde des lettres québécois est plus riche, plus vibrant et plus beau parce que François a osé en ébranler quelques fondations. »— Une citation de  La maison d’édition l’Instant même, sur Facebook

Le comédien Rémi-Pierre Paquin a lui aussi rendu hommage à son ami sur les réseaux sociaux.

Tu me faisais vraiment rire. Peut-être que la façon dont les fils étaient branchés dans ta tête t’amenait un peu de misère à supporter tout ça, mais ben égoïstement, ça faisait de toi un être vraiment le fun à côtoyer. Un être fascinant, brillant, lucide et crissement drôle, a-t-il écrit.Montage photo du portrait de l'auteur avec la couverture du livre.

Dans les dernières années, François Blais avait développé un goût pour la littérature jeunesse. « Lac Adélard », publié en 2019, a notamment remporté un Prix des libraires du Québec dans la catégorie 12-17 ans. Photo: La Courte Échelle, Marie Blais

Inspiré par sa région natale

François Blais, qui a également jonglé avec les métiers de traducteur et de concierge, a ancré plusieurs de ses histoires dans sa Mauricie natale, où il était retourné habiter il y a quelques années.

Mentionnons son roman La classe de madame Valérie, publié en 2013, qui raconte l’histoire d’un groupe d’élèves de l’école primaire Laflèche à Grand-mère, et qui a été finaliste au Prix des libraires du Québec.

Séduit par la littérature jeunesse en 2016, le discret romancier a aussi publié quatre livres pour enfants aux éditions Les 400 coups.

Son Livre où la poule meurt à la fin (2017), dont Valérie Boivin signe les illustrations, a d’ailleurs remporté un Prix des libraires du Québec dans la catégorie 6-11 ans. Lac Adélard (2019), illustré par Iris, a gagné le même prix, catégorie 12-17 ans, en 2021.

Au cours de sa carrière, François Blais a publié une quinzaine de livres

Avec Radio-Canada

Canada: Le « Convoi de la liberté » rallie des centaines de manifestants de la Mauricie

janvier 29, 2022

Des camionneurs et manifestants de la région ont quitté Trois-Rivières tôt samedi matin pour se joindre au « Convoi de la liberté » qui converge vers Ottawa.Des centaines de véhicule ont quitté Trois-Rivières, tôt samedi matin, pour se rendre à Ottawa.© Raphaël Poliquin/Radio-Canada Des centaines de véhicule ont quitté Trois-Rivières, tôt samedi matin, pour se rendre à Ottawa.

Selon la Police de Trois-Rivières, un peu plus de 400 véhicules, dont une quinzaine de camions étaient rassemblés pour le départ au Centre commercial les Rivières. Des véhicules en provenance de Québec se sont même arrêtés en chemin pour se joindre au groupe de la Mauricie.

Les policiers de Trois-Rivières ont encadré le convoi en sécurisant les intersections.

Le groupe de participants rencontrés sur place au petit matin était composé de simples citoyens contre les mesures sanitaires en général. Quelques-uns seulement étaient des camionneurs.

Ceux et celles qui se déplacent à Ottawa sont prêts à y rester des jours, des semaines s’il faut.

L’organisateur du convoi, Dominique Lockhead était heureux de voir autant de manifestants se rendre au point de rendez-vous. Les viaducs sont pleins. Le monde arrive, je capote.»

Son objectif est clair. 

Il faut faire un choix de nos vies un moment donné. C’est assez! Il faut que ça s’arrête. Que tu sois vacciné ou non. Ça, je respecte ça, c’est les choix de chacun, mais on veut la liberté de pouvoir faire respirer nos enfants », indique ce citoyen venu encourager ceux qui prennent la route pour Ottawa.

On veut retrouver notre vie normale. On veut aller au restaurant. On veut vivre notre vie comme tout le monde. On n’est pas pire que les autres, que l’on soit vaccinés ou pas. Dans la vie il faut laisser les gens libres», clame une manifestante.

Une mère de famille affirme que son garçon ne va pas bien depuis le début des mesures de confinement. Je ne me bats pas parce que je suis antivax, je ne me bats pas parce que je suis complotiste et non je ne crois pas que la terre est plate comme plusieurs journalistes le disent. Je suis vraiment ici pour les bonnes raisons et pour aider le peuple.»

Avec  CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Raphaëlle Drouin.

COVID-19 : la tendance à la hausse se poursuit en Mauricie et au Centre-du-Québec

décembre 7, 2021

La Mauricie et le Centre-du-Québec n’échappent pas à l’augmentation du nombre de nouveaux cas de COVID-19 dans la province. Au cours des trois derniers jours, la santé publique régionale a rapporté 226 nouvelles infections et un décès supplémentaire.

La clinique de dépistage de la COVID-19 à Trois-Rivières est située sur le boulevard Gene-H.-Kruger.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada La clinique de dépistage de la COVID-19 à Trois-Rivières est située sur le boulevard Gene-H.-Kruger.

Cette hausse se chiffre à environ 75 nouveaux cas par jour.

Répartition des nouveaux cas de COVID-19

  • Ville de Trois-Rivières : 69
  • MRC d’Arthabaska : 58
  • MRC de Drummond : 31
  • MRC de Nicolet-Yamaska : 16
  • Ville de Shawinigan : 13
  • MRC de Maskinongé : 12
  • MRC des Chenaux : 8
  • Agglomération de La Tuque : 8
  • MRC de Bécancour : 6
  • MRC de l’Érable : 5
  • MRC de Mékinac : 0

Source :CIUSSS MCQ

Les cas actifs sont également en forte hausse, avec 91 de plus que lors du dernier bilan. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) en recense maintenant 564 sur l’ensemble du territoire.

Si les hospitalisations demeurent stables, avec neuf personnes hospitalisées, dont deux aux soins intensifs, un décès s’est ajouté. Celui-ci est survenu à domicile. C’est le 11e décès attribuable à la maladie qui est répertorié dans la région depuis le début de la quatrième vague de COVID-19.

En ce qui concerne la couverture vaccinale, 79,1 % des personnes admissibles ont reçu une première dose de vaccin et 76,3 % sont adéquatement vaccinées. Tous les groupes d’âge, sauf les 5 à 11 ans, ont dépassé le seuil de 75 % qui ont reçu deux doses du vaccin ou une dose, en plus d’avoir contracté la COVID-19.

En date de lundi, le CIUSSS MCQ indiquait que 9551 enfants avaient reçu une première dose, soir près du quart des jeunes visés par l’opération.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge 

Canada-Hôtel Shawinigan Power : des plaintes à l’Office québécois de la langue française

novembre 17, 2021

Une affiche dont les panneaux ont été retirés.

L’Hôtel Shawinigan Power Photo : Radio-Canada

Le changement de nom de l’Auberge Gouverneur de Shawinigan pour l’Hôtel Shawinigan Power a mené au dépôt de deux plaintes formelles à l’Office québécois de la langue française (OQLF) par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de la Mauricie.

Ces plaintes, concernant le site Internet et le nom de commerce, ont été retenues par l’organisme qui a fait parvenir un avis pour signaler qu’elle allait en faire l’évaluation.

Le directeur général de la SSJB de la Mauricie, Guy Rousseau, indique que de nombreux appels de la population ont été reçus depuis la médiatisation de ce changement annoncé pour se plaindre du nouveau nom de l’établissement ou pour demander qu’une plainte soit faite à l’OQLF.

Selon lui, l’attitude du gouvernement envers l’enjeu de la langue française a motivé l’organisme à se pencher rapidement sur le dossier.

Ils ont consolidé le budget au niveau de l’Office, il y a l’attitude avec la loi 96 qui s’en vient. Ça fait que les gens sont plus attentifs à ce qui se passe. Et à l’Office, nous on a des excellentes communications avec l’Office de la langue française, et on sent leur bienveillance. Ils sont pas mal plus rapides qu’avant.

Guy Rousseau affirme que l’Office évaluera les plaintes en fonction de la nette prédominance du français. Ils vont évaluer si, l’Hôtel Shawinigan Power, il y a une nette prédominance et après ça, ça va faire de la jurisprudence. Donc, il y a une évaluation qui est faite.

À la suite de cet examen, l’OQLF pourrait demander au commerce de modifier son nom pour s’ajuster à la loi, le cas échéant.

S’il y avait un comité [de la Ville] au préalable qui pouvait dire au commerce : « ton nom est acceptable ou il ne l’est pas », le commerce probablement qu’il s’ajusterait. Mais là, on est comme obligé de fonctionner à l’inverse et le commerce met son nom et après ça, ça fonctionne par plainte, croit le directeur général de la SSJB de la Mauricie.

De son côté, l’historien Mario Lachance estime que le choix de Shawinigan Power rate la cible.

Je sais qu’ils voulaient faire un rappel historique, mais le nom de l’entreprise, c’est Shawinigan Water and Power. Cette entreprise-là a joué un rôle très important dans la naissance et l’évolution de la ville de Shawinigan également. […] C’étaient des Américains de la région de Boston, ils ont choisi plusieurs noms anglais pour désigner, d’ailleurs, les rues de la ville.

Un autre changement de nom?

La controverse pourrait-elle avoir eu raison du nom Hôtel Shawinigan Power avant même que l’enseigne ait été apposée devant l’établissement ?

Au cours de la journée, le nom de domaine utilisé sur Internet pour accéder au site est passé de hotelpower.ca à hotelenergie.com. Une recherche sur certains sites de réservation renvoie également au nom Hôtel Énergie Shawinigan.

Des mentions de Hôtel Shawinigan Power se retrouvent toutefois encore sur la page web.

À la réception, on répond aux appels en disant Hôtel Shawinigan, mais la direction a refusé de confirmer un deuxième changement de nom.

Il y a un peu plus d’un an, un consortium d’entrepreneurs chinois a fait l’acquisition de l’Auberge Gouverneur.

Par Radio-Canada avec les informations de Flavie Sauvageau

Canada-Québec-Mauricie: La TREM lance un concours favorisant la conciliation études-travail

septembre 16, 2021

Alors que la pénurie de main-d’oeuvre peut amener des employeurs à solliciter davantage les étudiants durant l’année scolaire, un concours vient d’être lancé par la Table régionale de l’éducation de la Mauricie qui vise à favoriser la conciliation études-travail.

undefined

© undefined undefined

La première édition du concours Mon Boss, c’est le meilleur a donc pour but de mettre en lumière les employeurs qui ont à coeur la réussite éducative des jeunes et qui le démontrent en étant à leur écoute et en facilitant leur conciliation études-travail.

«C’est une belle façon de donner une petite tape dans le dos à ceux et celles qui pensent à nos jeunes, les soutiennent et les encouragent. Aussi, cela donnera peut-être le goût à d’autres gens du milieu des affaires d’emboîter le pas et d’encourager la conciliation études-travail au sein de leur entreprise», a déclaré la directrice générale de la TREM, Mélanie Chandonnet.

Bien que le but premier du concours soit de mettre en valeur les employeurs engagés pour la réussite éducative, il permettra également, dit-on, de faire de la sensibilisation auprès des élèves et étudiants au sujet de la conciliation études-travail, de même que les qualités d’un bon patron.

D’ailleurs, une équipe formée d’une agente de développement de la TREM et d’un conseiller des Carrefours Jeunesse Emploi (CJE) de la Mauricie effectuera une tournée des différents établissements d’enseignement.

«Avec cette tournée, nous pourrons sensibiliser les étudiants à ce qu’est réellement un bon employeur. Un bon boss n’est pas un ami, c’est un mentor, un adulte responsable qui devrait être là pour t’appuyer dans ton cheminement et respecter ta réalité étudiante», explique Félix Dupont, chef d’équipe et responsable des communications du CJE Trois-Rivières/MRC des Chenaux.

Puisque bon nombre d’élèves et d’étudiants travaillent durant l’été, l’idée de lancer le concours en début d’année scolaire se voulait un bon moment pour leur rappeler l’importance d’ajuster leur horaire afin que leurs études demeurent leur priorité, a-t-on fait valoir.

«Actuellement, il y a une importante pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs et il peut être tentant pour les employeurs de sursolliciter les jeunes. Le retour en classe venant de s’effectuer il y a à peine quelques semaines, c’est un bon moment pour s’adresser aux élèves et aux étudiants afin de les mettre en garde concernant les dangers de vouloir en faire trop», ajoute Mme Chandonnet.

Les étudiants qui inscrivent leur patron au concours courent la chance de gagner l’une des six cartes-cadeaux d’une valeur de 100 dollars chacune. Quant à eux, les patrons gagnants se verront remettre un certificat de reconnaissance afin de souligner leurs bonnes pratiques en matière de conciliation études-travail.

Les étudiants ont jusqu’au 17 octobre 2021 pour participer au concours en se rendant sur le site de la TREM.

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste 

Mauricie et Centre-du-Québec: Le nombre de cas quotidiens dans la région préoccupe à l’approche de la rentrée

août 24, 2021

Bien que la situation semble se stabiliser dans la région, la rentrée inquiète tout de même les autorités de la Santé publique au point où les élèves devront porter le masque en classe et qu’il n’y aura pas d’allègements malgré l’imposition du passeport vaccinal avant que la situation sanitaire ne soit réévaluée.

Le nombre de cas actifs se maintient en Mauricie-Centre-du-Québec.

© STÉPHANE LESSARD Le nombre de cas actifs se maintient en Mauricie-Centre-du-Québec.

Le nombre de nouveaux cas par jour serait trois fois plus élevé au Québec qu’à pareille date l’an dernier, et ce, avant la rentrée qui engendrera un nombre très élevé de contacts, a fait valoir le ministre Dubé durant son point de presse de mardi après-midi en présence du Dr Horacio Arruda.

Dans la région de la Mauricie-Centre-du-Québec, les éclosions qui ont touché la région au cours des dernières semaines ont fait en sorte que le nombre de cas a été beaucoup plus élevé qu’à la même période l’an dernier. Ce sont en effet près de 15 fois plus de nouveaux cas qui ont été rapportés entre le 18 juillet et le 23 août.

Selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), 44 infections avaient été rapportées dans la région durant cette période, en 2020, contre 651, en 2021. Le nombre de cas par jour s’est également élevé entre 3 et 46 cette année, contre 0 à 13, l’an dernier.[object Object]

Pour ce qui est des variants, le nombre de cas de Delta confirmés par séquençage s’élève présentement à un cumulatif de 41, contre 117 pour le variant britannique (Alpha).

La situation semble tout de même se stabiliser en Mauricie-Centre-du-Québec, en comparaison des dernières semaines, alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 et le nombre de personnes rétablies de la maladie étaient à peu près équivalents dans le bilan rendu public par le CIUSSS, mardi après-midi.

Seize nouveaux cas se sont déclarés, dont sept en Mauricie et neuf au Centre-du-Québec. La majorité de ceux-ci proviennent de la MRC de Drummond (7) et de la ville de Trois-Rivières (5) qui sont toujours les points chauds dans la région.

Depuis le début de la quatrième vague, Trois-Rivières, avec 363 cas, et Drummondville, avec 67, sont les deux endroits les plus touchés dans la région, suivis de Shawinigan (55) et de Bécancour (24).

Les 15 personnes considérées comme étant «rétablies» compensent toutefois pour les nouvelles infections. Le nombre de cas actifs n’a donc augmenté que d’une personne. On en compte actuellement 183 dans la région, soit 96 en Mauricie et 87 au Centre-du-Québec.

Lors de son point de presse, le ministre Dubé a indiqué que la capacité d’hospitalisation réelle au Québec était de 800 lits pour ne pas qu’il y ait de délestage. En Mauricie-Centre-du-Québec, on indique que 67 lits sont présentement réservés à des patients atteints de la COVID-19, dont 56 en médecine générale et 11 aux soins intensifs.

Une nouvelle hospitalisation a été enregistrée, portant le nombre de patients alités en raison de la COVID-19 à deux dans la région et il n’y a plus personne aux soins intensifs, ce qui porte le taux d’occupation de l’unité à moins de 3%.

En ce qui concerne la vaccination, le dernier bilan du CIUSSS MCQ fait état d’une augmentation de 348 premières doses administrées pour porter le total à 75,4 % de la population. Pour ce qui est des 12 ans et plus, la proportion de gens ayant reçu une dose dans la région s’élevait à 83 % en date du 23 août, soit un peu moins que la moyenne provinciale de 86,2%.

Les 18-29 ans (69,7 %) et les 30-39 ans (71,1 %) n’ont pas encore atteint la cible minimale de 75 % dans la région. Les 12-17 ans, avec une proportion de 79 %, sont légèrement au-dessus de la moyenne provinciale.

Pour ce qui est du pourcentage de la population adéquatement vaccinée (deux doses), elle s’élève à 65 % avec les 984 nouvelles doses administrées selon le dernier bilan. En date du 23 août, la proportion des 12 ans et plus ayant reçu les deux doses dans la région était de 75,7% contre 78,2% au Québec.

Selon ce qui a été dit lors du point de presse de mardi après-midi, il est prévu de poursuivre la vaccination au Québec jusqu’à Noël, s’il le faut. Aucune décision n’a encore été prise concernant une troisième dose.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Canada-Québec: L’agriculture urbaine gagne du terrain en Mauricie

juillet 24, 2021

L’agriculture urbaine gagne du terrain en Mauricie et cette fois, des jardins prennent d’assaut les terrains d’organismes et d’entreprises de Trois-Rivières.

Des jardins ont vu le jour sur le terrain de certains organismes à Trois-Rivières.

© /iStock Des jardins ont vu le jour sur le terrain de certains organismes à Trois-Rivières.

Ce sont trois projets qui ont reçu un soutien financier de la part d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières. La Maison des familles du Rivage a implanté un potager près de son bâtiment, la Maison des jeunes Le Chakado a mis sur pied un jardin collectif alors que la microbrasserie Le Temps d’une pinte a décidé d’installer sur son toit un jardin de fleurs comestibles.

Au cœur de ces projets se trouvent des jeunes et leurs parents. Rapidement, ces jardins se sont avérés être des lieux de rencontres intergénérationnels pour les gens qui les animent.

Mes grands-parents faisaient des jardins, d’énormes jardins et j’ai toujours trouvé ça extraordinaire. Alors de partager, de transmettre les traditions à nos enfants et nos petits enfants je trouve ça valorisant pour eux», explique Sylvie Sicard, une bénévole qui s’occupe du jardin de la Maison des familles du Rivage.

Pour Sylvie Sicard, c’est donc l’occasion de passer du temps avec sa petite fille Maëlle et de lui transmettre certaines connaissances. Pour Maëlle cependant, c’est le désir de prendre soin de l’environnement qui la pousse à s’impliquer.

Je trouve que c’est vraiment important. L’environnement, il ne faudrait pas le polluer. Même pour des voisines d’expérience, c’est l’occasion de partager des conseils aux plus jeunes», explique-t-elle.

À la Maison des jeunes Le Chakado, ce sont les adolescents qui la fréquentent qui ont fait la demande pour un jardin, ce qui réjouit l’une des coordonnatrices

Les jeunes, c’est les acteurs qui sont le plus impliqués dans le projet. On a environ une vingtaine de jeunes différents qui se sont impliqués jusqu’à maintenant. Ils sont vraiment persévérants, déterminés. Ils aiment apprendre de nouvelles choses et ils sont contents quand ils voient ce qui pousse et ce qu’ils sont capables de récolter. C’est vraiment une belle réussite pour eux», explique Audrey Charron, coordonnatrice, la Maison des jeunes Le Chakado.

Détermination, c’est le mot tout désigné, selon Audrey Charron. Motivation aussi, car la coordonnatrice n’a pas besoin de tordre un bras à qui que ce soit pour venir arroser le jardin ou arracher les mauvaises herbes.

D’ailleurs, les surplus des récoltes seront offerts à des banques alimentaires, a fait savoir Mme Charron.

Par  CBC/Radio-Canada d’après le reportage de Magalie Masson