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Québec/COVID-19 : le nombre de cas repart à la hausse en Mauricie

mai 9, 2021

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est reparti quelque peu à la hausse en Mauricie, dimanche. Contrairement aux dernières semaines, la différence était effectivement moins importante qu’avec le Centre-du-Québec.

La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

Sur les 44 nouveaux cas confirmés par le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, dimanche, la Mauricie en comptait effectivement 18 contre 26 pour le Centre-du-Québec.

Une tendance qui s’observe depuis quelques jours en Mauricie, avec 11 cas samedi et 15 vendredi, alors que la région avait été sous-représentée pendant plusieurs jours dans les bilans de la santé publique.

C’est tout de même la MRC de Drummond qui était la plus problématique, dimanche, avec 15 nouvelles infections. Dans les MRC d’Arthabaska et de l’Érable, où la situation est considérée comme étant «préoccupante», le CIUSSS MCQ a recensé respectivement sept et trois nouveaux cas.

Les autres nouveaux cas de COVID-19 confirmés dimanche étaient répartis à Trois-Rivières (10), dans la MRC de Maskinongé (6), des Chenaux (2) et de Bécancour (1).

Avec 55 nouvelles guérisons, le nombre de cas actifs est reparti à la baisse dans la région et s’établissait à 357, dimanche. Le nombre de cas actifs en Mauricie a toutefois continué de grimper (+14) et il était de 76, dimanche. Au Centre-du-Québec, le nombre de cas actifs a diminué de 25 pour un total de 281.

La différence est toujours importante entre les deux, mais l’écart est moins grand qu’il y a environ une semaine alors qu’il y avait près de six fois plus de cas actifs au Centre-du-Québec qu’en Mauricie. On en compte désormais 3,7 fois plus au sud de la région.

La région n’a pas enregistré de nouveaux cas de variants sous surveillance rehaussée par séquençage. On en comptait toujours 39 de souche britannique en Mauricie-Centre-du-Québec selon les données rendues publiques par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dimanche avant-midi. Le taux de positivité au criblage indique que plus de 9 cas sur 10 ont été des variants au cours des sept derniers jours.

Le nombre d’hospitalisations a été légèrement en hausse, dimanche, alors que le CIUSSS MCQ rapportait trois patients de plus à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Il y avait effectivement douze patients pris en charge, dont quatre aux soins intensifs.

Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, la police de Trois-Rivières indique avoir remis 18 constats d’infraction en lien avec les restrictions liées à la COVID-19, dont cinq pour le non-respect du couvre-feu. Les policiers sont aussi intervenus à deux endroits pour des rassemblements. À l’un d’entre eux, il y avait huit mineurs qui s’étaient réunis et à l’autre il y avait cinq adultes.

Près de 10 000 doses en deux jours

La vaccination a continué de s’accélérer en fin de semaine. Le nombre de doses administrées en Mauricie-Centre-du-Québec s’élevait à 235 979, dimanche en fin d’avant-midi, selon les données publiées par le gouvernement du Québec.

Ce sont 9855 doses de plus que dans le dernier bilan rendu public par le CIUSSS MCQ, vendredi, qui comprend le nombre de deuxièmes doses qui ont été administrées et le pourcentage de la population de la région qui a reçu au moins une dose. Ces données ne sont pas mises à jour durant la fin de semaine.

Rappelons que depuis vendredi, les 35-39 ans peuvent d’inscrire pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Au cours de la prochaine semaine, trois nouveaux groupes d’âge vont s’ajouter. Il s’agit de 30-34 ans, lundi, des 25-29 ans, mercredi, et de 18-24 ans, vendredi.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Les vignobles d’ici s’épanouissent malgré le gel et la pandémie

avril 24, 2021

Le gel et la neige qui se sont abattus sur la région, au cours des derniers jours, n’ont pas eu d’effet dramatique sur les vignobles de la Mauricie et du Centre-du-Québec comme ce fut récemment le cas en Estrie et en France.

Les ventes des vins régionaux ont connu du succès depuis le début de la pandémie.

© LA PRESSE Les ventes des vins régionaux ont connu du succès depuis le début de la pandémie.

Comme l’explique Dany Bergeron du Vignoble Prémont, à Sainte-Angèle-de-Prémont, c’est que les vignes «n’ont pas encore débourré. Elles sont encore en dormance.» Elles en sont toujours à un stade de développement qui leur permet de tolérer environ — 6⁰C, ajoute Luc Beauchemin du Vignoble et Domaine Beauchemin de Yamachiche.

Dany Bergeron estime que le coup de chaleur inhabituel qui est survenu il y a environ deux semaines a eu quelque chose de positif. «On a pu démarrer plut tôt les travaux de viticulture. On aime ça», dit-il.

Luc Beauchemin était toutefois soulagé, lui, de voir les conditions plus normales du mois d’avril revenir à la charge, dans les derniers jours. «Ça allait trop vite», dit-il en parlant de la hausse précédente des températures parce qu’en mai, «on a souvent un gel», rappelle-t-il. «Ça, ça me fait beaucoup plus peur que des –3⁰C, ou –4⁰C à ce temps-ci», assure-t-il.

Si pareil gel était survenu en mai, ça aurait été une tout autre chose pour les vignes. Et ça arrive, malheureusement. Au mois de mai, durant la période de la peine lune, «si le ciel est découvert, on a des risques de gel au sol», indique M. Beauchemin.

Les vignobles de la région n’ont pas souffert non plus de la pandémie si l’on en croit Daniel Harrisson du Vignoble du Clos de l’Isle, à Bécancour. La dernière année a été une bonne année, affirme celui qui prévoit encore une saison fructueuse. «On est en train de faire la taille. Le bois est très, très beau. On prévoit une grosse saison, cette année. Le vin sera au rendez-vous. Il n’y a pas de problème», assure celui qui a gagné de nombreux prix à la Coupe des Nations.

À cause de la pandémie, «les gens voyagent au Québec», rappelle-t-il. «Nous avons eu une excellente année», dit-il.

Le Vignoble Prémont et le Clos de l’Isle sont tous deux membres de Terego (anciennement Terroir en VR). L’organisme recrute des emplacements exceptionnels, comme les vignobles par exemple, afin de permettre à ses membres d’aller y faire du camping. Du même coup, «ils sont invités à acheter nos produits», raconte M. Harrisson.

«L’an passé, on a eu des campeurs presque tous les soirs», dit-il en précisant que trois emplacements, dans son domaine, ont été réservés à cette fin. «La première année, ça a été assez tranquille, mais l’an dernier, avec la COVID, les gens ont acheté des campeurs et voyagent beaucoup au Québec», constate-t-il.

Les voyageurs en VR qui ont visité le Domaine du Clos de l’Isle ont confié qu’ils étaient portés à aller aux États-Unis, habituellement, mais qu’ils se réjouissaient maintenant de découvrir le Québec.

Le Domaine Beauchemin, lui, n’est pas ouvert au public. Toutes ses bouteilles sont vendues dans les restaurants et dans les épiceries spécialisées. Dans son cas, les périodes de confinement qui ont forcé la fermeture des restaurants ont affecté un peu plus son entreprise par rapport à d’autres vignobles. «Toutefois, nous sommes dans des épiceries spécialisées et ça continue de bien fonctionner. En 2019, on avait fini les ventes à la mi-octobre. Nous produisons à peu près 10 000 bouteilles. En 2020, ça a été au 1er novembre», précise-t-il.

L’autorisation gouvernementale, en 2016, de vendre leurs vins produits au Québec dans les épiceries avait déjà été bénéfique pour les vignobles. La pandémie, elle, semble avoir donné un coup de pouce supplémentaire, selon Daniel Harrisson. «Depuis l’an passé, on a vu une augmentation d’environ 70 % des ventes en épicerie», constate-t-il. «On n’a pas besoin d’aller vers les épiceries, c’est elles qui nous contactent pour pouvoir vendre notre vin.»

On ne parle pas d’une bouteille de temps en temps, précise-t-il. Certains de ces commerces, notamment à Trois-Rivières, «répètent de grosses commandes de vin aux 4 à 6 semaines», constate-t-il.

Selon lui, la pandémie a «beaucoup aidé» à faire connaître au Québec les vins produits ici.

Le Vignoble Prémont écoule également une partie de sa production dans les épiceries de la région. Récemment, M. Bergeron a été approché par des commerces d’alimentation des Laurentides. Chez lui aussi, la pandémie a créé un accroissement des ventes surtout parce que les vignobles, classés parmi les commerces essentiels, faisaient partie des très rares endroits agrotouristiques encore accessibles.

M. Harrisson rappelle que «sur la scène internationale, les vins du Québec compétitionnent avec les plus grands vins de partout sur la planète.» C’est le cas tout particulièrement du côté des vins blancs, précise-t-il. Du côté des vins rouges, «il ne faut pas s’attendre à des vins extrêmement corsés, mais dans les vins semi-corsés et corsés, on a des produits excellents», assure-t-il.

Luc Beauchemin s’est fait lui aussi dire par des connaisseurs européens que les vins québécois se sont énormément améliorés depuis dix ans. «Des Suisses ont comparé, dans le blanc, les vins que je fais ici à ce qu’ils font là-bas», souligne-t-il.

Avec  Brigitte Trahan – Le Nouvelliste 

Mauricie et au Centre-du-Québec: Une semaine déterminante pour éviter de basculer en zone rouge

avril 18, 2021

La région reviendra-t-elle en zone rouge? La question est sur toutes les lèvres depuis que le nombre de cas est reparti à la hausse au cours des derniers jours en Mauricie et au Centre-du-Québec atteignant la moyenne des 50 cas quotidiens. Pendant ce temps, le casse-tête se poursuit dans les écoles qui doivent composer avec des cas de variants.

 Ce sont 31 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été enregistrés, dimanche, en Mauricie et au Centre-du-Québec.

© undefined Ce sont 31 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été enregistrés, dimanche, en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le nombre d’hospitalisations sera également à surveiller, alors que celui-ci a doublé au cours des derniers jours, passant d’une dizaine à une vingtaine de patients traités pour la COVID-19. Avec les nouveaux cas qui se sont ajoutés au cours de la dernière semaine, les prochains jours devraient être déterminants à ce chapitre puisqu’il faut généralement un certain temps avant que les gens se retrouvent à l’hôpital.

«Si ça continue comme ça, on n’aura pas le choix, mais si les gens font attention et que le nombre de cas freine, on devrait être correct», croit le Dr Frédéric Picotte, un médecin de famille qui fait également de l’urgence, à Shawinigan, et qui fait partie des personnalités et des experts de la région qui se sont joints à la campagne «Comptez-sur moi» pour encourager la vaccination.

«Par contre, si on continue de se voir et qu’on suit plus ou moins les mesures parce qu’on est fatigué, on risque de voir le nombre d’hospitalisations augmenter de manière proportionnelle, c’est mathématique, continue-t-il. C’est vraiment au cours de la prochaine semaine que l’on va voir si ça augmente encore. Elle sera déterminante pour savoir si on se ramasse en zone rouge.»

«On voit ce qui se passe en Ontario et à Québec. On sait que quand le nombre de variants prédomine, le nombre de cas augmente. C’est un signe pour nous en Mauricie qu’il faut continuer d’appuyer les mesures, le temps qu’on vaccine le plus grand nombre de personnes, poursuit-il. Notre meilleure protection pour prévenir un nouveau variant encore plus contagieux, c’est la vaccination.»

Celui-ci se réjouit d’ailleurs de l’engouement que l’on a pu observer au cours des dernières semaines pour la vaccination, notamment avec les files d’attente que l’on a pu voir un peu partout dans la région pour recevoir une première dose d’AstraZeneca.

«Ce qui me motive beaucoup, ce sont les données scientifiques. C’est de voir que les pays qui ont mis ça à l’avant-plan et qui ont réussi à vacciner massivement leur population, ils n’ont pas eu de troisième vague. Si on regarde l’Angleterre, on voit dans les chiffres que ça fait une grosse différence, rappelle-t-il. C’est la meilleure façon de retrouver notre liberté et j’ai bien hâte que l’on retrouve une vie normale. Oui c’est important de continuer d’appliquer les mesures en attendant, mais c’est le vaccin qui va faire une différence.»

Deux fois moins de cas que la veille dans la région

Il y avait d’ailleurs quelques nouvelles encourageantes en ce qui concerne le portrait de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec, dimanche, alors que le nombre de nouveaux cas déclarés était deux fois moins élevé que la veille et que les hospitalisations étaient reparties à la baisse. 

Après plusieurs journées avec un nombre de cas qui demeurait élevé, le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a en effet déclaré 31 nouveaux cas, dimanche, soit 17 en Mauricie et 14 au Centre-du-Québec. Les nouveaux cas étaient répartis entre Drummond (5), Arthabaska (5), Shawinigan (5), Trois-Rivières (4), Maskinongé (3), Mékinac (3), des Chenaux (2), Nicolet-Yamaska (2), Bécancour (1) et L’Érable (1).[object Object]

Avec 30 nouvelles personnes qui se sont rétablies de la maladie, c’est seulement un cas actif de plus qui s’est ajouté pour un total de 370, soit 161 en Mauricie et 209 au Centre-du-Québec. La tendance de la dernière semaine avait tout de même eu une incidence sur le taux de cas actifs qui s’élève à 70,9 par 100 000 habitants. Ce qui se rapproche de l’Estrie (75,9) et du Saguenay-Lac-Saint-Jean (79,0).

Pour ce qui est des hospitalisations, on comptait 17 personnes hospitalisées, dont seulement deux se trouvaient aux soins intensifs. C’est une baisse marquée par rapport à vendredi, alors que sept patients occupaient l’un des dix lits disponibles aux soins intensifs du CHAUR de Trois-Rivières.

Le nombre de variants est toutefois beaucoup plus élevé que la veille. Ce sont en effet 404 cas présomptifs qui avaient été déclarés positifs au criblage dans la région, dimanche, ce qui représente une augmentation de 60 par rapport à samedi. Le nombre de cas confirmés comme étant de la souche britannique demeurait toutefois toujours à six, selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Pour ce qui est de la vaccination, ce sont 141 499 doses qui ont été administrées en Mauricie et au Centre-du-Québec. C’est 3517 de plus que ce qui avait été déclaré, la veille, sur le site du gouvernement du Québec.

Rappelons qu’après une pause, en fin de semaine, la vaccination sans rendez-vous avec les doses d’AstraZeneca reprendra lundi. Des cliniques auront lieu à Sainte-Tite, de 8h30 à 16h, et à Nicolet, de 12h à 19h.

Par ailleurs, pour une deuxième nuit consécutive, la police de Trois-Rivières indiquait ne pas avoir remis de constat d’infraction en lien avec le non-respect du couvre-feu, dans la nuit de samedi à dimanche.

Des cas de variants à la Riveraine

Le centre de services scolaire de la Riveraine a également fait savoir, dimanche, que des cas de variants dans certains établissements entraînent la rupture de certains parcours du transport scolaire pour une période indéterminée.

Le CSS rapporte un cas de variant à l’école primaire Jean-XXIII, à Saint-Wenceslas, ce qui implique l’isolement à la maison d’un groupe classe et de plusieurs membres du personnel jusqu’au 28 avril. Cela occasionne aussi la fermeture du service de garde pour une période indéterminée en raison d’un manque de personnel.

Un cas de variant à l’école secondaire la Découverte, à Saint-Léonard-d’Aston, oblige aussi la fermeture de tous les groupes du premier cycle (1re et 2e secondaire) du 19 au 30 avril inclusivement. 

Il y a aussi les élèves de 5e secondaire du Séminaire Saint-Joseph qui devront faire l’école à distance jusqu’au 30 avril. Selon ce qu’indiquait Radio-Canada Mauricie, dimanche, neuf enseignants doivent se placer en isolement après avoir été en contact avec un élève ayant contracté la COVID-19.

Avec  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: Une 4e école ferme ses portes en raison des variants en Mauricie

avril 12, 2021

L’École secondaire des Chutes, à Shawinigan, sera fermée jusqu’au 22 avril en raison de la présence de deux cas de variants. Les élèves devront donc suivre tous leurs cours en ligne.

Archives

© /iStock Archives

Environ 750 élèves fréquentent cet établissement, selon le site Internet du Centre de services scolaire de l’Énergie.

«Nous savons maintenant que 2 cas positifs du COVID reliés à un variant ont été identifiés à notre école», a indiqué dimanche la direction de l’école sur sa page Facebook. Il s’agit d’un élève et d’un membre du personnel.

Comme il y a présence d’un variant, 40 élèves et 14 membres du personnel, majoritairement des enseignants, sont donc en isolement préventif.

160 périodes d’enseignement et de surveillance auraient été à combler en l’absence d’autant d’employés. La direction n’a donc eu d’autre choix que de suspendre l’enseignement en présentiel.

Les élèves peuvent aller récupérer leurs effets personnels lundi, à l’exception de ceux qui se trouvent dans les groupes visés par les cas et qui seront contactés par la direction à ce sujet.

Trois autres écoles du Centre de services scolaire de l’Énergie sont déjà fermées en raison du grand nombre de personnes en retrait préventif, ce qui nuit au fonctionnement des établissements scolaires.

Il s’agit de l’École secondaire Paul-Le Jeune et de l’École primaire La Providence, toutes deux situées à Saint-Tite, ainsi que de l’École du Rocher à Shawinigan où les élèves font l’école à distance.

Au Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, neuf classes sont fermées dans six écoles différentes.

Par  CBC/Radio-Canada avec des informations de Jacob Côté

Mauricie/Trois-Rivières: Malgré une hausse du dépistage, le nombre de cas demeure bas dans la région

mars 29, 2021

Malgré les augmentations de cas un peu partout dans la province et les déclarations du ministre de la Santé à l’effet que la troisième vague est bel et bien commencée, la Mauricie et le Centre-du-Québec affichent encore un bon bilan lundi, et ce, malgré le fait qu’on enregistre une recrudescence du dépistage.

Environ 1600 à 1700 tests de dépistage se font chaque jour dans la région depuis environ deux semaines.

© FRANÇOIS GERVAIS Environ 1600 à 1700 tests de dépistage se font chaque jour dans la région depuis environ deux semaines.

Ce sont en effet seulement 11 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été déclarés par la Santé publique dans la région. De ce nombre, on en compte neuf au Centre-du-Québec, dont cinq dans la MRC d’Arthabaska, et seulement deux en Mauricie.

Avec huit personnes qui se sont rétablies dans la région, le nombre de cas actifs est toujours quelque peu à la hausse (+3). On en compte 60 en Mauricie et 112 au Centre-du-Québec, selon le dernier bilan du CIUSSS MCQ. Le taux de cas actifs par 100 000 habitants de la région (28,2) est toujours l’un des plus bas parmi celles qui sont en zone orange.

Pour ce qui est des variants, se sont six autres cas présomptifs qui se sont ajoutés en Mauricie-Centre-du-Québec, lundi, pour un total de 63 qui ont été positifs au criblage. Un seul est toujours confirmé comme étant de souche britannique. «La menace est réelle. C’est quelque chose qui pourrait faire rapidement changer le portrait de notre région», rappelle l’agente d’information du CIUSSS MCQ, Kellie Forand.

La région est toutefois l’une des moins touchées par les variants actuellement avec un taux de 12,0 par 100 000 habitants. Une situation qui peut s’expliquer par le fait qu’au moment où ils sont apparus, la transmission communautaire avait diminué dans la région.

Celle-ci est toujours faible dans la région, puisque le taux de positivité des tests de dépistage se situe à environ 1%. Ce qui est très bas par rapport à ce qui avait été enregistré au cours des derniers mois, alors qu’il avait monté jusqu’à 9%, en janvier, avant de redescendre autour de 3% à 4% dans les semaines précédent le passage en zone orange.

La menace des variants a possiblement fait en sorte d’inciter les gens à se faire dépister dans la région puisque le CIUSSS observe une hausse du nombre de tests au cours des derniers jours. Lundi, ce sont 100% des rendez-vous disponibles qui avaient d’ailleurs été comblés à la clinique de Trois-Rivières. Depuis environ deux semaines, il se fait environ 1600 à 1700 tests par jour dans la région, alors que le nombre avait redescendu à environ 1200.

Pour ce qui est du nombre d’hospitalisations, il demeure toujours bas dans la région. On comptait sept patients, lundi, soit une hausse de deux personnes qui ont été admises à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Une seule se trouvait aux soins intensifs.

Vaccination: encore un bon rythme

D’ici dimanche prochain, ce sont plus de 15 000 personnes qui auront été vaccinées en Mauricie et au Centre-du-Québec. De lundi à dimanche, ce sont en effet 15 663 rendez-vous qui ont été donnés dans les différents sites de vaccination de la région. Selon les dernières données, 67 395 doses ont été administrées dans la région.

Pour le moment, le CIUSSS MCQ n’avait toujours pas eu de nouvelles concernant des arrivages additionnels en lien avec les 3,3 millions de doses supplémentaires qui sont attendues au Canada cette semaine, ce qui pourrait permettre d’ajouter des plages de rendez-vous.

Pour ce qui est de la consigne concernant le fait que le vaccin d’AstraZeneca ne devra pas être administré aux personnes de moins de 55 ans, ça ne devrait pas poser trop de problèmes pour le moment. Quelques plages de rendez-vous pourraient être touchées chez les travailleurs du réseau la santé et des résidences privées pour aînés. «L’attention sera surtout portée sur ceux qui l’ont déjà reçu», nous a fait savoir Kellie Forand.

Avec  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Pluie : l’eau monte dans le sous-sol de résidents du Cap-de-la-Madeleine

mars 28, 2021

D’ici lundi matin, jusqu’à 40 millimètres de pluie seront tombés sur la Mauricie. Bien que les impacts sur les cours d’eau ne se fassent pas encore beaucoup sentir, des résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, ont vu l’eau monter dans leur sous-sol.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

© /Radio-Canada Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

Ces résidents de la rue Beauchemin vivent cette situation depuis le mois de décembre. Ils estiment que la Ville en est responsable après avoir effectué des travaux. Mais depuis vendredi, la situation s’est aggravée.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol. Elle a passé la fin de semaine à déplacer ses meubles et ses biens.

«On est pas mal inquiété par ça. On va voir ça en allant se coucher, en se levant le matin, la nuit des fois on se réveille on va voir de quoi ça a l’air et on ne peut pas laisser fonctionner la pompe parce que le moteur va brûler. Ce n’est pas une sump pump, c’est une pompe de surface», dit-elle.

Son propriétaire lui fournira un petit entrepôt temporaire pour s’assurer que ses effets personnels puissent rester au sec. Cependant, elle sent que la situation commence à inquiéter les parents des enfants de sa garderie en milieu familial.Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

Pour sa part, le voisin immédiat d’Andréanne Deslauriers, Maxime Bouchard, craint pour la santé de ses enfants, notamment de sa fille de 4 ans qui est asthmatique, puisqu’il dit que des odeurs commencent à émaner dans son sous-sol.

Il précise qu’en quatre ans dans ce logement, il n’avait jamais vu une goutte d’eau, avant les travaux de la Ville. Maxime Bouchard craint que la situation ne soit pas réglée avant la fin de l’été.

Selon des résidents, c'est à la suite de travaux effectués sur le réseau d'égouts de la Ville que de l'eau a commencé à s'infiltrer dans leur sous-sol.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Selon des résidents, c’est à la suite de travaux effectués sur le réseau d’égouts de la Ville que de l’eau a commencé à s’infiltrer dans leur sous-sol.

Ils estiment être huit familles touchées par ce problème. Les locataires et les propriétaires sont toujours en attente d’une réponse de la Ville. Pour le moment, les autorités municipales n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

La sécurité civile aux aguets

Le niveau de plusieurs cours d’eau et du fleuve Saint-Laurent continue de monter, alors que le plus fort des précipitations est toujours à venir. La sécurité civile s’attend à ce que le niveau de l’eau grimpe au cours des 24 à 48 prochaines heures.

«On n’est pas vraiment en alerte, on a connu pire vraiment en 2017 et 2019. Mais quand même, il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas dire qu’il n’y aura rien. Il faut vraiment vérifier et vraiment être vigilants et vérifier à l’heure près, si on peut dire. Mais pour ce soir et cette nuit, on n’est pas vraiment inquiets», indique le conseiller en sécurité civile, Bernard Létourneau.

Le lac Saint-Pierre a dépassé 2,4 mètres en fin de journée dimanche, ce qui représente le seuil de surveillance du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier prévoit que le niveau de l’eau franchira le seuil d’inondation mineure entre lundi et mardi.

Il est toujours possible de suivre le niveau des différents cours d’eau de la région sur le site du ministère.

Par Radio-Canada avec les informations de Pascale Langlois

Place aux Journées internationales de la Francophonie en Mauricie

mars 19, 2021

 

Trois-Rivières — Le coup d’envoi des Journées internationales de la Francophonie (JIF) en Mauricie a été donné, jeudi, avec le gala d’ouverture virtuel sous le thème «Fiers au cœur de la francophonie». L’événement a réuni des dizaines de personnes d’un peu partout dans le monde, dont les artistes Fred Pellerin, David Goudreault et Zachary Richard à titre d’invités d’honneur.undefined

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«Au-delà de la langue partagée par 300 millions de francophones, la francophonie c’est un partage de valeur humaniste, de paix, de solidarité, d’inclusion, d’équité et de promotion de la diversité dans tous les sens du terme», a souligné Sylvain Benoît, président du comité JIF en Mauricie.

Poésie, chants et témoignages de francophones d’un peu partout dans le monde étaient au programme de ce gala virtuel. Le conteur, écrivain et chanteur de Saint-Élie-de-Caxton, Fred Pellerin, a profité de l’occasion pour partager son amour de la langue française.

«C’est une belle occasion de se rappeler la fierté et le plaisir qu’il peut y avoir à la parler et à partager cette langue-là», a affirmé Fred Pellerin.

«Cette langue-là s’est moulé sur notre réalité, nos façons de faire, nos manières de voir le paysage qu’on regarde, c’est encore la meilleure langue pour dire ce que l’on est», a-t-il ajouté.

L’auteur, slameur et poète, David Goudreault, figurait également au tableau des invités d’honneur avec le chanteur Zachary Richard.

«Moi je l’aime mon français d’ici, mon français d’icitte, qu’il soit pur ou joual qu’il flirte avec le chiac ou qu’il soit soutenu dans nos grandes œuvres. On a un beau français. On a des choses à se dire, des choses à s’écrire, des choses à partager en performance scénique, cinéma, littérature… Alors, mangez-en du français», a lancé David Goudreault.

D’ailleurs, la trentaine de témoignages vidéo présentés sont disponibles sur le site web des Journées internationales de la Francophonie(JIF) en Mauricie.

«Ce sont plus de 35 vidéos provenant de 10 pays que nous avons reçus pour souligner les célébrations de la francophonie. La Mauricie rayonne à travers le monde», a dévoilé Sylvain Benoît.

En 2019, plus d’une trentaine d’activités avaient eu lieu dans huit municipalités de la région.

«L’année dernière, nous avons été freinés in extremis dans un élan créatif avec une programmation remarquable que nous avons dû annuler. Qu’à cela ne tienne, cette année comme vous tous, nous avons dû nous réinventer pour tout faire à distance et nous avons choisi de relever le défi», a indiqué Sylvain Benoît.

Au total 18 événements à distance sont prévus jusqu’au 28 mars.

Avec Audrey Tremblay – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: 17 refus du vaccin d’AstraZeneca en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 16, 2021

Alors que plusieurs pays européens ont suspendu la distribution du vaccin d’AstraZeneca après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, 17 Mauriciens et Centricois ont refusé de le recevoir.

Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas le plus populaire. Mais pour l'instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

© Jens Schlueter/Getty Images Le vaccin d’AstraZeneca n’est pas le plus populaire. Mais pour l’instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

C’est ce qu’a dévoilé le président-directeur général du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (MCQ), Gilles Hudon, au micro de Marie-Claude Julien à l’émission Toujours le matin. Il précise toutefois que ce nombre correspond à moins de 5 % des personnes vaccinées, une proportion moins élevée que ce qui a été observé ailleurs au Québec.

Gilles Hudon rappelle que nos deux paliers de gouvernement ont réitéré leur confiance envers le vaccin d’AstraZeneca. Il indique d’ailleurs que ceux qui le refusent sont priés de reprendre rendez-vous, puisqu’ils ne peuvent demander un vaccin d’une autre compagnie à moins d’une contre-indication médicale, par exemple.

Lors de l’entrevue, Gilles Hudon a également annoncé que les personnes de 65 ans et plus de la Mauricie et du Centre-du-Québec devraient pouvoir s’inscrire sur la liste de vaccination dès la semaine prochaine.

File d’attente devant la clinique vaccination

Le président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ a tenu à rappeler à la population l’importance de se présenter à la clinique de vaccination seulement cinq minutes avant l’heure d’un rendez-vous.

Une longue file d’attente a notamment été constatée lundi à Trois-Rivières.

Pour remédier à la situation, des infirmières ont été ajoutées au niveau de l’évaluation clinique.

Déplacement de la clinique de vaccination pour le GP3R?

Questionné sur la possibilité de déménager la clinique de vaccination, qui occupe actuellement la bâtisse industrielle utilisée l’été par le Grand Prix de Trois-Rivières, Gilles Hudon a souligné que la vaccination était une priorité nationale et québécoise. En principe, les lieux seront occupés pour vacciner la population jusqu’en octobre 2021.

Toutefois, il a précisé que si les locaux étaient requis, le CIUSSS MCQ pourrait envisager d’autres emplacements, décision qui doit être d’abord entérinée par la direction de la santé publique.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada: Commémorations des victimes de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 10, 2021

Des cérémonies auront lieu le jeudi 11 mars dans la région pour souligner la Journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19.

516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

© Yoann Dénécé/Radio-Canada 516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Cérémonie à l’hôtel de ville de Shawinigan

Le conseil municipal de Shawinigan tiendra une courte cérémonie en mémoire des victimes de la COVID-19.

Le public est invité à se rendre à 12 h 30 devant l’hôtel de ville, jeudi. Le port du couvre-visage est demandé.

«Les familles et les proches des victimes sont tout particulièrement invitées à y participer», indique la Ville par voie de communiqué.

Les conseillers municipaux souhaitent aussi saisir l’occasion pour rendre hommage «à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont conjugué leurs efforts pour lutter contre cette pandémie».

Minute de silence à Drummondville et Nicolet

Les élus de Drummondville ont prévu tenir une minute de silence devant l’hôtel de ville à 13 h le 11 mars. Ils invitent le public à se joindre à eux.

À Nicolet, les citoyens sont conviés à une cérémonie des roses qui aura lieu à 12 h 50 devant l’oeuvre CovidArt dans le parc Marguerite-d’Youville.

Les villes de Bécancour et de Trois-Rivières mettront quant à elles leurs drapeaux en berne.

Commémorations religieuses

Les églises du diocèse de Trois-Rivières et du reste du Québec feront sonner leurs cloches à 13 h 02 le jeudi 11 mars.

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine ouvrira ses portes de 10 h 30 à 18 h et les gens sont invités à déposer des fleurs ou une rose blanche à la basilique. Un organiste sera sur place pour accompagner les gens qui iront se recueillir.

À Shawinigan, la paroisse regroupée Notre-Dame-de-la-Joie dévoilera quant à elle une plaque en souvenir des personnes décédées de la Covid-19, à 13 h 15, à la croix du Calvaire au coin de la 105e avenue et de la 125e rue dans le secteur Shawinigan-Sud.

Une cérémonie se tiendra aussi à l’église Saint-Paul dans le secteur Grand-Mère entre 12 h 30 et 13 h 30. Les clochers et les églises du secteur de Shawinigan-Sud seront aussi illuminés entre 19 h et 19 h 30.

Avec CBC/Radio-Canada

Québec/COVID-19: une première éclosion dans un CHSLD de la Mauricie

décembre 14, 2020

Trois-Rivières — Le bilan de la Santé publique fait état de 57 nouveaux cas en Mauricie-Centre-du-Québec ainsi que deux décès supplémentaires liés aux éclosions dans les résidences privées pour aînés. La région retient également son souffle alors qu’une première éclosion en Maurice depuis le début de la deuxième vague s’est déclarée en fin de semaine au CHSLD Saint-Maurice de Shawinigan.Une éclosion s’est déclarée au CHSLD Saint-Maurice, à Shawinigan.

© SYLVAIN MAYER Une éclosion s’est déclarée au CHSLD Saint-Maurice, à Shawinigan.

Les secteurs les plus touchés sont encore une fois la MRC d’Arthabaska, qui a enregistré une augmentation de 20 nouveaux cas, et la MRC de Drummond, en hausse de 15. Trois-Rivières suit avec 10, l’agglomération de La Tuque avec trois, les MRC de Mékinac et de Nicolet-Yamaska avec deux et la MRC de Bécancour avec une nouvelle personne infectée.

On note également 53 nouvelles guérisons dans la région. Le nombre de cas actifs a quant à lui augmenté de trois et se situe actuellement à 779 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

La pression sur les hospitalisations est une fois de plus à la baisse, alors que cinq places se sont libérées dans les unités COVID de Trois-Rivières et de Drummondville. Il y a également deux personnes qui ont quitté les soins intensifs. Lundi, 46 personnes atteintes du coronavirus étaient hospitalisées dans la région. Ce qui représente un taux d’occupation de 67%.

Des éclosions à surveiller

La Mauricie a enregistré sa première éclosion en CHSLD, en fin de semaine, alors qu’un employé et deux usagers du Centre d’hébergement Saint-Maurice ont été déclarés positifs à la suite d’un dépistage massif.

Du côté du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, on assure qu’on a appris des leçons du printemps dernier, où plusieurs personnes avaient perdu la vie à la suite d’éclosions dans les CHSLD.

«Au cours de l’été, il y a eu beaucoup de formations. Le personnel est beaucoup plus au courant. L’équipement de protection est complètement différent de ce qu’on avait connu au printemps. Toutes les précautions sont prises au niveau de la protection de contrôle des infections. On avait fait aussi l’élaboration de plans pour l’élaboration de zones chaudes en centre d’hébergement. On avait fait des simulations», énumère Guillaume Cliche, agent d’information du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec.

La zone chaude a donc été déployée très rapidement, autant au CHSLD Saint-Maurice qu’au CHSLD Frederic-George-Heriot, de Drummondville, où une éclosion s’est déclarée la semaine dernière. Une zone qui est plus efficiente que celle qui avait été implantée au printemps, assure l’agent d’information du CIUSSS.

La situation est un peu différente au CHSLD Saint-Maurice, puisque l’éclosion s’est produite dans une unité prothétique où se trouvent des personnes qui peuvent présenter des problématiques d’errance et qui ne comprennent pas les règles à suivre.

L’aile prothétique, où se trouvaient sept résidents, a donc été circonscrite du reste du CHSLD. Une surveillance plus importante y est apportée pour éviter les contacts avec les autres usagers. Les deux personnes infectées ont quant à elle été transférées dans la zone chaude.

Advenant que des cas se déclarent au sein du reste des usagers, une autre zone chaude devrait être implantée pour éviter le contact avec les personnes qui peuvent faire de l’errance.

De son côté, l’éclosion au CHSLD Frederic-George-Heriot a causé huit nouveaux cas, lundi, dont sept résidents et un employé. Il y a actuellement 19 personnes infectées par la COVID-19, dont 16 résidents.

Dans les résidences privées pour aînés, deux autres résidences se sont ajoutées du côté de Victoriaville pour porter le nombre de milieux en éclosion à 14 dans la région.

À Trois-Rivières, on rapporte six nouveaux cas, dont cinq à la Résidence Laliberté (4 employés, 1 résident) et un résident de la résidence Myosotis. La situation est toujours stable au Centre l’Assomption de Saint-Léonard-d’Aston, à la résidence Laveault de Louiseville, chez Johanne et Gilles, à Shawinigan, et aux Jardins les Becquets de Saint-Pierre-les-Becquets.

Pour ce qui est des éclosions au CHAUR, trois employés de l’unité COVID de Trois-Rivières ont été déclarés positifs, tout comme un usager de l’unité de neurologie (2J).

Dans les écoles, le dernier bilan publié vendredi fait état de nouveaux cas qui ont été rapportés dans une quinzaine d’établissements de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Une manifestation contre le recours à l’arrêté ministériel

Par ailleurs, une manifestation s’est produite du côté de Victoriaville, lundi midi, afin de dénoncer l’utilisation abusive des arrêtés ministériels du gouvernement Legault. Ce qui permet notamment aux gestionnaires d’imposer des horaires de travail sans le consentement des salariés, et ce, sans aucune justification. Ce qui a mené des milliers de travailleuses et de travailleurs à démissionner au cours des derniers mois, fait valoir le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Pascal Bastarache.

«Monsieur Legault doit revoir ses priorités, il doit arrêter de miser sur l’imposition et les menaces pour arriver à ses fins», a-t-il fait valoir.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste