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Turquie: Erdogan inaugure à Istanbul le futur « plus grand aéroport du monde »

octobre 29, 2018

Le président Recep Tayyip Erdogan inaugure à Istanbul le futur « plus grand aéroport du monde », le 29 octobre 2018 / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Handout

Le président Recep Tayyip Erdogan a inauguré en grande pompe lundi à Istanbul un nouvel aéroport destiné à devenir « le plus grand du monde » et une vitrine des méga-projets d’infrastructures qui ont transformé la Turquie depuis son arrivée au pouvoir.

« Ce nouvel aéroport fera la fierté de notre pays et sera un modèle pour le monde », a déclaré M. Erdogan lors d’une cérémonie officielle, avant de révéler le nom du nouvel édifice: « Istanbul ».

« Istanbul n’est pas seulement la plus grande ville de notre pays, c’est aussi sa plus grande marque(…). C’est pour cette raison que nous avons donné le nom d’Istanbul à ce grand ouvrage », a indiqué M. Erdogan.

Des dirigeants des pays des Balkans et d’Asie centrale, ainsi que l’émir de Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani ou encore le controversé président du Soudan Omar el-Béchir, recherché pour génocide par la Cour pénale internationale, étaient présents à la cérémonie.

M. Erdogan a suivi de près la construction de cet aéroport sur la rive européenne d’Istanbul, près de la mer Noire, qui a été marquée par des retards et par une grève d’ouvriers demandant l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le nouvel aéroport d’Istanbul / © AFP / Sophie RAMIS

Ce projet s’inscrit dans la volonté du président turc de faire de l’ex-capitale de l’Empire ottoman un carrefour mondial entre trois continents, l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

Mais l’inauguration lundi de cette infrastructure qui doit remplacer l’aéroport international Atatürk est avant tout symbolique et coïncide avec le 95e anniversaire de la République turque.

La construction, qui s’est faite à marche forcée, a en effet pris du retard et ce nouvel aéroport ne tournera à plein régime qu’à partir du 29 décembre. Jusqu’à cette date, seulement cinq vols quotidiens y seront assurés, les autres seront desservis par l’aéroport Atatürk.

– Polémiques –

Des hôtesses de l’air dans le nouvel aéroport « Istanbul » lors de son inauguration, le 29 octobre 2018. / © AFP / BULENT KILIC

Avec une capacité initiale de 90 millions de passagers par an, le nouvel aéroport intégrera le top 5 au niveau mondial.

Mais son opérateur, l’IGA, ne compte pas s’arrêter là et vise, d’ici 2028, à atteindre une capacité de 200 millions de passagers par an, soit près du double de l’aéroport américain d’Atlanta, qui occupe actuellement la première place.

« Plus de 80 Tours Eiffel pourraient être bâties avec les 640.000 tonnes d’acier utilisées pour sa construction », s’est rengorgé le président Erdogan, qui a précisé qu’une partie de l’aéroport Atatürk resterait en service, sous son nom actuel, notamment pour des meetings aériens, et que le reste serait transformé en parc national.

Lorsque les quatre phases de construction et d’expansion seront terminées, le nouvel aéroport « Istanbul’ comptera six pistes et deux terminaux répartis sur un gigantesque site de 76 kilomètres carrés, selon l’IGA.

Vue du nouvel aéroport d’Istanbul, lors de son inauguration le 29 octobre 2018. / © AFP / BULENT KILIC

L’édifice, d’une valeur de 10,5 milliards d’euros, présente un visage futuriste avec de nombreuses ouvertures vitrées, des lignes courbes et des équipements dernier cri.

Un défi de taille sera le transfert des équipements de l’aéroport Atatürk au nouveau site lors d’une opération délicate fin décembre qui durera 45 heures.

Turkish Airlines, fleuron de l’économie turque, qui assurera mercredi le premier vol commercial du nouvel aéroport à destination d’Ankara, compte tirer parti des dimensions du nouvel aéroport pour élargir son offre.

« L’an prochain, nous allons ajouter 40 appareils à notre flotte. D’ici 2023, nous transporterons 120 millions de passagers par an », explique un cadre de la compagnie ayant requis l’anonymat.

Erdogan inaugure le nouvel aéroport d’Istanbul / © Turkish presidency/AFP / –

Cet aéroport fait partie, avec le troisième pont sur le Bosphore et le tunnel sous ce même détroit inaugurés en 2016, des grands projets d’infrastructures ardemment défendus par M. Erdogan, qui veut transformer la Turquie à temps pour le centenaire de la République, en 2023.

« Cet ouvrage va marquer l’histoire », a assuré M. Erdogan dans son discours lundi.

Mais à quel prix ? La construction de l’aéroport a en effet été accompagnée de polémiques, concernant notamment son impact sur l’environnement.

Le mois dernier, c’est la situation des quelque 34.000 ouvriers travaillant d’arrache-pied pour tenir les délais qui a suscité des critiques.

Plusieurs centaines d’entre eux ont été arrêtés après avoir manifesté pour demander l’amélioration de leurs conditions et dénoncer des retards dans le versement des salaires. La plupart ont été relâchés, mais une vingtaine sont encore écroués.

D’après l’IGA, 30 ouvriers sont morts sur le chantier depuis le début des travaux. Un chiffre largement sous-estimé selon des syndicats.

Romandie.com avec(©AFP / (29 octobre 2018 23h27)

Journaliste disparu: des enquêteurs américains travaillent avec Ankara et Ryad (Trump)

octobre 11, 2018

Washington – Donald Trump a indiqué jeudi que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l’Arabie saoudite afin de faire la lumière sur la disparition du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul.

« On ne peut pas laisser cela arriver. Nous sommes très durs et nous avons des enquêteurs là-bas, et nous travaillons avec la Turquie et franchement nous travaillons avec l’Arabie saoudite », a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique avec Fox.

« Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. Il n’y a pas de citoyens américains (impliqués), mais cela n’a pas d’importance dans ce cas. C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait de savoir si la disparition suspecte de M. Khashoggi –exilé aux Etats-Unis depuis 2017 après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane– pouvait mettre à mal les relations entre Washington et Ryad, Donald Trump a répondu qu’il fallait d’abord « trouver ce qui s'(était) passé ».

« Nous y sommes probablement plus proches que ce que vous pouvez penser », a-t-il précisé.

Le président américain avait déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste saoudien, collaborateur du Washington Post.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h26)                                                        

Journaliste saoudien disparu à Istanbul: une télévision diffuse des images de vidéosurveillance

octobre 10, 2018

Manifestation en faveur du journaliste saoudien Jamal Hashoggi, devant le consulat saoudien à Istanbul, le 5 octobre 2018. / © AFP/Archives / OZAN KOSE

Des éléments accréditant la thèse de la disparition forcée ou de l’assassinat d’un journaliste saoudien à Istanbul par des agents de son pays ont été révélés par les médias turcs mercredi, alors que sa fiancée demande l’aide de Donald Trump.

Des télévisions turques ont diffusé des images de vidéosurveillance montrant notamment l’entrée au consulat saoudien d’Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi et de l’équipe soupçonnée d’être responsable de sa disparition.

M. Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat le 2 octobre, sur rendez-vous, pour des démarches administratives.

Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti, mais Ryad affirme le contraire.

Sur les images, M. Khashoggi apparaît, entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité.

D’autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Des sources turques, citant l’enquête en cours, ont affirmé durant le weekend que M. Khashoggi avait été assassiné dans le consulat. Mais certains médias ont évoqué mardi la possibilité qu’il ait été enlevé et emmené en Arabie saoudite.

Ryad a fermement démenti la thèse de l’assassinat.

Le Washington Post a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition de M. Khashoggi des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement.

Journaliste saoudien disparu / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ

– « Equipe d’assassinat » –

La police turque avait révélé samedi qu’un groupe de 15 Saoudiens avait fait l’aller et retour à Istanbul et au consulat le jour de la disparition du journaliste.

24 TV et d’autres chaînes ont aussi diffusé des images qu’elles affirment être celles des membres de ce groupe arrivant à l’aéroport d’Istanbul puis à leur hôtel. Selon ces sources, ils ont quitté l’hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée.

Le quotidien progouvernemental Sabah avait révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d’Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu’ils n’y avaient pas passé la nuit.

Mercredi, le même journal a publié les noms, l’âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l' »équipe d’assassinat » dépêchée par Ryad.

Le nom de l’une de ces personnes, Salah Muhammed Al-Tubaigy, correspond à celui d’un lieutenant-colonel du département de la médecine légale saoudien.

Les autorités turques ont obtenu mardi l’autorisation de fouiller le consulat saoudien, mais cette fouille n’a pas encore eu lieu.

La fiancée du journaliste a demandé mardi dans le Washington Post l’aide du président américain Donald Trump pour « faire la lumière » sur cette affaire.

L’opposition exhorte Ankara à élucider l’affaire Khashoggi / © AFP / Kadir Demir

« J’implore le président Trump et la Première dame Melania Trump d’aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal », a écrit Hatice Cengiz dans une tribune publiée par le quotidien auquel collabore M. Khashoggi.

– « Moi, je parle » –

Le Saoudien s’était exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Dans une interview réalisée par la BBC trois jours avant sa disparition, M. Khashoggi a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir dans son pays.

« Lorsque j’entends parler de l’arrestation d’un ami qui n’a rien fait qui mérite une arrestation, cela me fait penser que je ne dois pas y aller. Moi, je parle, cet ami à moi ne parlait même pas », a-t-il dit pour expliquer sa décision.

Au moment où la pression monte sur l’administration américaine pour intervenir sur ce dossier auprès de son allié saoudien, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a assuré mardi que les Etats-Unis « suivent de très près la situation ».

M. Trump s’était dit « préoccupé » lundi par le sort de M. Khashoggi en relevant que « de mauvaises histoires circulent » à son sujet.

Déplorant une réaction américaine tardive et timorée, Sarah Margon, de l’organisation Human Rights Watch, estime que Washington « dispose des outils pour répondre rapidement, c’est une question de volonté politique ».

Romandie.com avec(©AFP / (10 octobre 2018 13h14)

Journaliste saoudien disparu en Turquie: la police évoque un assassinat, Erdogan attend l’enquête

octobre 7, 2018

Le portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche attendre toujours les résultats de l’enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, après que plusieurs sources ont affirmé qu’il avait été tué au consulat de son pays à Istanbul, ce que Ryad a démenti.

La police turque estime que Jamal Khashoggi, porté disparu depuis mardi, a été tué au consulat saoudien à Istanbul, ont affirmé samedi soir des responsables turcs parlant sous couvert d’anonymat.

Mais M. Erdogan s’est gardé de donner du crédit aux informations sur l’assassinat de ce journaliste de renom, critique du pouvoir de Ryad et qui travaillait notamment pour le quotidien américain Washington Post.

Commentant pour la première fois sa disparition, le président turc a affirmé attendre le résultat de l’enquête en cours avant de se prononcer.

« Je suis le sujet et quel que soit le résultat (de l’enquête), nous le communiquerons au monde », a déclaré M. Erdogan à des journalistes. « Nous espérons avoir des résultats très rapidement ». « J’attends encore avec bon espoir », a-t-il poursuivi. « Si Dieu le veut, nous ne serons pas confrontés à ce que nous ne souhaitons pas ».

Les sources turques ayant rapporté la thèse de l’assassinat privilégiée par la police ont affirmé que l’opération avait été menée par un groupe composé de 15 personnes qui se sont rendues au consulat après être arrivées à Istanbul le même jour.

Istanbul / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ

Jamal Khashoggi, qui avait pris un rendez-vous, s’y trouvait alors pour effectuer une démarche administrative en vue de son prochain mariage avec une Turque.

Il n’a jamais quitté le consulat, ont affirmé samedi soir des sources policières turques.

– « Ils savaient quand il serait » au consulat –

Le consulat saoudien a démenti sur son compte Twitter les informations « dénuées de fondement » selon lesquelles le journaliste y aurait été tué.

La Yéménite Tawakkol Karman, Prix Nobel de la Paix en 2011, tient un portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

Il a affirmé qu’une équipe d’enquêteurs saoudiens se trouvait depuis samedi soir en Turquie pour participer à l’enquête.

« J’attends une confirmation officielle du gouvernement turc pour y croire », a réagi sur Twitter la fiancée du journaliste, Hatice Cengiz.

Ryad assure que Jamal Khashoggi a quitté le consulat après y avoir effectué des démarches mardi.

Dans un entretien vendredi à l’agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement « entré » au consulat mais qu’il en était sorti peu après. Il a invité les autorités turques à « fouiller » le consulat. « Nous n’avons rien à cacher », a-t-il dit.

M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière, redoutant une arrestation après avoir critiqué certaines décisions de Mohammed ben Salmane et l’intervention militaire de Ryad au Yémen.

Le portrait du journaliste disparu Jamal Khashoggi lors d’une manifestation devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, 5 octobre 2018 en Turquie / © AFP / OZAN KOSE

« Il est allé au consulat avec un rendez-vous, donc ils savaient quand il y serait », explique à l’AFP un proche du journaliste, Yasin Aktay, également une figure du Parti de la Justice et du Développement (AKP, au pouvoir).

« Il avait appelé le consulat un peu avant d’y aller pour voir si ses documents étaient prêts, ils lui ont dit +oui, c’est prêt, vous pouvez venir+ », poursuit-il.

– « Acte monstrueux » –

« Si les informations sur l’assassinat de Jamal sont vraies, c’est un acte monstrueux et incompréhensible », a déclaré dans un communiqué Fred Hiatt, directeur de la rubrique opinion du Washington Post.

« Jamal était – ou, comme nous l’espérons, est – un journaliste courageux et engagé. Il écrit par amour pour son pays, et une foi profonde dans la dignité humaine et la liberté », poursuit M. Hiatt.

Turquie: le journaliste Khashoggi a été tué au consulat (police) / © AFP / Clotilde Gourlet

Le département d’Etat américain a indiqué samedi n’être « pas en mesure de confirmer » le sort de Jamal Khashoggi mais suivre « la situation de près ».

« Comme d’autres membres de la communauté internationale, nous avons demandé et nous attendons des éclaircissements des autorités saoudiennes sur le sort de M. Khashoggi », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne.

Paris « suit la situation avec la plus grande attention », souligne-t-on au ministère français des Affaires étrangères, sans autre commentaire.

Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017. Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes féministes s’est accentuée depuis.

M. Khashoggi, 59 ans, est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression.

En septembre 2017, il avait annoncé avoir été interdit de contribution dans le quotidien Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud. M. Khashoggi avait alors reconnu avoir défendu les Frères musulmans, classés par Ryad comme « organisation terroriste ». La Turquie, elle, est considérée comme l’un de leurs principaux soutiens.

Romandie.com avec(©AFP / (07 octobre 2018 18h22)

Turquie: saisie d’une cargaison de 50 millions d’euros en faux billets à destination de Pointe-Noire

octobre 4, 2018


Les autorités douanières du port turque d’Izmir, ont saisi une importante cargaison à destination du port de Pointe-Noire au Congo -Brazzaville, contenant de faux billets d’euros et dollars. Selon une source portuaire, il s’agirait de la plus grande saisie jamais réalisée par la douane de ce port, non loin de la Bulgarie, d’où, provenait le contenu frauduleux. On parle de plus 50 millions en monnaie européenne et américaine, et une enquête a été ouverte par les turques.

Les propriétaires de la cargaison avait déclaré transporté de la friperie et tapis de luxe à destination de Pointe-Noire au Congo Brazzaville. Mais, une fouille minutieuse, a permis aux douaniers de découvrir une marchandise beaucoup plus importante. Plus de 40 millions de faux dollars et 10 millions d’euros étaient enfuis dans les ballons de friperie.

Un turque et un bulgare ont été interpellés par la police, qui déjà soupçonne la mafia bulgare de tirer les ficelles de cette fraude. Selon les premiers éléments de l’enquête, les détenus auraient des complices au sein du pouvoir de cet État pétrolier, lesquels auraient facilité la transaction.

Le 25 septembre dernier, les deux détenus ont été transférés vers Ankara pour être entendus par les services intelligence turque. La Bulgarie qui fait frontière avec la Turquie est réputée abriter des meilleurs falsificateurs de monnaie qui circule dans l’UE.

Les enquêteurs turques, croient être en face d’un grand trafic de ce genre entre la Bulgarie et le Congo-Brazzaville. Le 3 juillet dernier un bateau a quitté le même port d’Izmir à destination de Pointe-Noire, transportant officiellement de la friperie. Mais pour les turques, il est évident que la marchandise déclarée cachait bien de la fausse monnaie.

Pour le moment, les turques refusent l’injonction de l’UE dans l’enquête et entendent bien percer l’abcès et traquer les véritables bénéficiaires de ce trafic.

Le Congo traverse actuellement une crise financière qui lui a jeté dans les mains du FMI. Des rumeurs ont toujours circulé sur la présence des faux billets dans le pays, parrainée par les autorités.

Sacer-infos.com par Stany Franck

États-Unis, Turquie et France doivent quitter « immédiatement » la Syrie

septembre 29, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Les forces militaires des Etats-Unis, de la Turquie et de la France doivent quitter « immédiatement » la Syrie, a réclamé samedi à l’ONU le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Moualem, en appelant aussi les réfugiés syriens à regagner leurs lieux d’origine dans le pays.

« Elles doivent se retirer immédiatement et sans aucune condition », a-t-il affirmé devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, en dénonçant une « coalition internationale illégitime dirigée par les Etats-Unis », déployée en Syrie « sous prétexte de combattre le terrorisme ».

« La bataille contre le terrorisme est presque terminée », a d’autre part déclaré le ministre syrien, en précisant que Damas n’en aura vraiment fini qu’après avoir « purgé (la Syrie) des terroristes et des présences étrangères illégales ».

Pour Damas, « la situation aujourd’hui sur le terrain est plus stable et sûre » et « toutes les conditions sont réunies pour permettre le retour volontaire des réfugiés », a poursuivi Walid al-Moualem.

« La porte leur est grande ouverte » et « tous les Syriens à l’étranger peuvent revenir », a insisté le ministre, en affirmant que « des milliers de réfugiés syriens à l’étranger avaient déjà entrepris ce retour ».

« Le gouvernement syrien fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter ce retour. Un comité spécial a été récemment créé pour les aider à revenir dans leurs lieux d’origine », a-t-il dit.

La Syrie a demandé « une aide internationale » pour ce retour, mais « certains pays propagent des peurs irrationnelles, politisent une question qui ne devrait être qu’humanitaire », a déploré Walid al-Moualem, sans donner de noms.

Pour la reconstruction du pays, « la priorité sera accordée à nos amis ». Les autres « ne sont ni conviés ni les bienvenus », a-t-il martelé, alors que la Russie avait réclamé la veille à la même tribune de l’ONU une aide internationale pour contribuer à cette reconstruction.

Les Occidentaux, Etats-Unis, France et Allemagne notamment, refusent toutefois toute aide notamment de l’Union européenne sans visibilité et réel engagement sur une solution politique.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2018 15h28)                                                        

Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

Turquie-France: Erdogan et Macron soulignent l' »importance de renforcer » les liens économiques (Ankara)

août 16, 2018

Ankara – Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et français Emmanuel Macron ont souligné au cours d’un échange téléphonique jeudi « l’importance de renforcer » leurs liens économiques, a indiqué la présidence turque, au moment où Ankara traverse une crise diplomatique avec Washington.

« Les deux dirigeants ont souligné l’importance de renforcer davantage les relations économiques et commerciales, et les investissements réciproques entre la France et la Turquie », a déclaré une source de la présidence turque.

Lors de leur conversation téléphonique, MM. Macron et Erdogan ont également décidé que le ministre turc des Finances, Berat Albayrak, s’entretiendrait « au plus vite » avec son homologue français, Bruno le Maire.

Cet échange survient alors que la Turquie fait face à une forte dépréciation de sa monnaie et à l’inquiétude des marchés sur fond de tensions et sanctions prises réciproquement par Ankara et Washington.

Les relations entre les deux pays, alliés au sein de l’Otan, se sont nettement détériorées ces dernières semaines en raison de la détention puis de l’assignation à résidence d’un pasteur américain, accusé d’activités « terroristes ».

La Turquie a réagi en assurant qu’elle trouverait « de nouveaux amis et de nouveaux alliés ».

Elle semble ainsi tenter de renouer avec l’Europe, avec laquelle les relations s’étaient aussi dégradées au cours des deux dernières années.

Avant son entretien avec M. Macron, M. Erdogan avait eu mercredi un entretien similaire avec la chancelière allemande Angela Merkel, qu’il doit rencontrer fin septembre à Berlin.

Dans la foulée de cet appel, M. Albayrak s’est entretenu jeudi avec son homologue allemand des Finances, Olaf Scholz, selon un communiqué du ministère turc.

Lors de leur entretien, les deux ministres ont convenu de se rencontrer le 21 septembre à Berlin et « de commencer à travailler en vue de renforcer la coopération économique » entre la Turquie et l’Allemagne, selon le communiqué publié par Ankara.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2018 12h56)                                                        

La Turquie jure d’émerger « plus forte », écarte toute aide du FMI

août 16, 2018

Le ministre turc des Finances et gendre de Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, à Istanbul le 10 août 2018. / © AFP / Yasin AKGUL

Le puissant ministre turc des Finances s’est efforcé jeudi de rassurer les investisseurs étrangers, assurant que la Turquie n’avait pas besoin de l’aide du Fonds monétaire international pour émerger « encore plus forte » de la crise monétaire qu’elle traverse.

Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, s’est adressé dans l’après-midi à quelques milliers d’investisseurs originaires des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie au cours d’une téléconférence inédite qui s’annonçait comme un test de crédibilité.

« Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat TRT.

Affirmant que la Turquie ne planifiait pas d’avoir recours au FMI, il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’attirer des investissements étrangers directs.

La livre turque, qui s’est effondrée la semaine dernière sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis, a réagi positivement à ces déclarations, rebondissant jeudi pour le troisième jour de suite. Elle gagnait ainsi environ 3,9% face à la devise américaine à 14H10 GMT par rapport à la précédente séance, s’échangeant à 5,72 pour un dollar, même si cela était loin d’effacer l’importante perte de ces derniers jours.

La livre semble stabilisée depuis mardi sous l’effet de mesures prises par la banque centrale et de nouvelles barrières dressées par le régulateur turc des banques (BDDK) pour limiter la spéculation sur la monnaie turque.

– Risque de contraction –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un rassemblement public dans la région d’Unye. Le 11 août 2018. / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Cem OKSUZ

Cette dernière, qui a perdu 40% de sa valeur cette année, a connu la semaine dernière une spectaculaire débâcle qui a fait souffler un vent de panique sur les places boursières mondiales, celles-ci ayant alors redouté un effet de contagion.

Cet effondrement a été accéléré par l’aggravation des tensions entre la Turquie et les Etats-Unis qui se sont mutuellement imposés des sanctions et des augmentations de droits des douane sur certains produits.

Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d’un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l’économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d’intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la monnaie nationale et d’une inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s’y oppose fermement.

M. Albayrak a promis jeudi que son gouvernement aurait deux priorités : combattre l’inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et la discipline budgétaire.

– Entretien avec Macron –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçoit l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Kayhan OZER

Dans la tourmente financière, la Turquie a reçu un soutien de poids mercredi : l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a promis au cours d’un entretien avec M. Erdogan à Ankara que son pays y investirait 15 milliards de dollars.

Signe que la crise avec Washington incite par ailleurs la Turquie à renouer avec l’Europe, M. Erdogan s’est entretenu au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et jeudi avec son homologue français Emmanuel Macron.

Selon Ankara, MM. Erdogan et Macron ont souligné, au cours de cet échange, « l’importance de renforcer davantage les relations économiques » entre leurs deux pays.

M. Albayrak s’est quant à lui entretenu jeudi avec son homologue allemand, Olaf Scholz, et les deux ministres sont convenus de se rencontrer le 21 septembre à Berlin, selon la Turquie.

Par ailleurs, la justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d’Amnesty International en Turquie, des décisions inattendues dans deux affaires qui ont contribué à tendre les rapports entre ce pays et les Etats européens.

« Ces libérations ne sont évidemment pas une coïncidence », remarque une source diplomatique européenne.

« Mais les causes sous-jacentes (de la défiance) sont toujours là : on n’a toujours pas de garantie sur l’indépendance de la banque centrale ou de la justice », poursuit cette source. « Cela montre juste qu’Erdogan est très pragmatique quand il est sous pression économique ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 17h10)

Wall Street rattrapée par la crise turque

août 13, 2018

La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi, rattrapée en cours de séance par les inquiétudes liées à l’effondrement de la livre turque et à un éventuel effet de contagion sur d’autres économies.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,50% à 25.187,70 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,25% à 7.819,71 points.

L’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,40% à 2.821,93 points.

Les trois indices avaient débuté la journée dans le vert avant d’hésiter sur la direction à suivre.

« Le marché a été sans aucun doute guidé par la situation en Turquie et toutes les craintes sur les conséquences qu’elle pourrait déclencher, même si au final la réaction est plutôt contenue », a remarqué Karl Haeling de LBBW en mettant en avant les faibles volumes d’échanges.

Sur fond de tensions diplomatiques entre Ankara et Washington, la livre turque a de nouveau chuté lundi à son plus bas niveau historique.

Dans l’espoir de rassurer les marchés, la Banque centrale de Turquie a bien assuré qu’elle prendrait les « mesures nécessaires » pour assurer la stabilité financière mais cela n’a pas suffi à enrayer l’effondrement de la devise, jetant un froid sur les marchés mondiaux.

Certains observateurs craignent en particulier l’exposition de quelques grandes banques européennes à ces risques.

A Wall Street les valeurs financières ont été particulièrement affectées, à l’instar de JPMorgan Chase (-1,59%), Citigroup (-1,57%) ou Bank of America (-2,28%).

Le repli de la place new-yorkaise dans ce contexte « correspond peut-être juste à un nouvel accès de nervosité du marché, qui va se stabiliser et rapidement remonter à des niveaux record. Mais on ne peut pas non plus écarter tout risque et les comparaisons avec la crise asiatique de 1997, déclenchée par la chute de la monnaie thaïlandaise, ne doivent pas être complètement négligées », a relevé M. Haeling.

« De nombreux pays ont emprunté beaucoup d’argent en dollar, qui grimpe fortement, ce qui va rendre les remboursements plus chers », a-t-il souligné. Dans le même temps, « la liste des pays confrontés à des problèmes économiques ne s’amoindrit pas, qu’il s’agisse de la Chine, de la Russie, de l’Argentine, de la Turquie ou de l’Italie », a-t-il ajouté.

Le marché obligataire se tendait un peu: le rendement sur la dette américaine à dix ans montait vers 20H15 GMT à 2,875% contre 2,873% à la clôture vendredi, et celui à 30 ans à 3,044% contre 3,030% en fin de semaine dernière.

– Trump s’en prend à Harley –

Tesla a pris 0,26% alors que son PDG Elon Musk a indiqué être en discussion avec le fonds souverain saoudien (PIF) et d’autres investisseurs dont il ne dévoile pas l’identité pour financer le possible retrait de la Bourse du constructeur de véhicules électriques haut de gamme.

Harley-Davidson a lâché 4,32% alors que le président américain s’en est de nouveau pris dimanche au groupe, qu’il a conseillé de boycotter si le constructeur de motos déplaçait une partie de sa production en Europe comme il l’a annoncé.

Nielsen, le groupe spécialisé dans la mesure d’audience, a bondi de 12,06% alors que la société d’investissement Elliott Management a pris une participation de 8% et souhaite, selon le Wall Street Journal, pousser la société à se vendre.

Netflix a reculé de 1,32% après l’annonce du départ de son directeur financier, à ce poste depuis huit ans.

Le géant des semi-conducteurs Qualcomm, qui a accepté vendredi de payer à Taïwan une amende largement revue à la baisse pour abus de position dominante, s’est apprécié de 0,03%.

La société VF Corp, propriétaire des marques de jeans emblématiques Wrangler et Lee, a perdu 3,60% après avoir confirmé qu’elle avait l’intention de scinder ses activités en deux sociétés indépendantes, avec d’un côté les vêtements et chaussures et de l’autre les jeans et les magasins d’usines.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 22h49)