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Mali : l’ancien président Amadou Toumani Touré est décédé

novembre 10, 2020
Amadou Toumani Touré, ici en 2010 au Parlement européen, est décédé le 10 novembre 2020.

L’ancien président malien Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d’État en 2012, est décédé dans la nuit de lundi à mardi en Turquie, où il avait été évacué pour raisons sanitaires.

Amadou Toumani Touré (ATT) est décédé dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 72 ans, selon plusieurs proches de la famille. L’ancien président malien avait subi une opération du cœur à Bamako avant d’être évacué en Turquie.

« Il avait récemment été opéré à l’hôpital du Luxembourg de Bamako, qu’il a créé, a précisé un médecin de cet établissement sous couvert d’anonymat. Tout semblait aller bien. On a décidé ensuite de l’évacuer sanitairement. Il a voyagé [vers] la Turquie très récemment par un vol régulier. Malheureusement, il est décédé dans la nuit de lundi à mardi. »

Renversé par un coup d’État en 2012, ATT a longtemps vécu en exil au Sénégal. Il était rentré définitivement au Mali en décembre 2019.

D’un coup d’État l’autre

Né le 4 novembre 1948 à Mopti, dans le centre du Mali, ATT fait irruption sur le devant de la scène le 26 mars 1991, lors du coup d’État mené par un groupe d’officiers pour renverser Moussa Traoré, qui tenait le pays d’une main de fer depuis le putsch mené contre le socialiste Modibo Keïta, en 1968.

Alors lieutenant-colonel, ATT est porté à la tête du Comité de transition pour le salut du peuple et assure les fonctions de chef de l’État durant la transition.

En 1992, Alpha Oumar Konaré est élu à la présidence du Mali. ATT est nommé général et acquiert à cette époque le surnom de « soldat de la démocratie », pour avoir accepté de remettre le pouvoir aux civils.

Il n’accède lui-même à la magistrature suprême qu’en 2002 : candidat, il démissionne de l’armée afin de pouvoir se présenter et est élu à l’issue du second tour face à Soumaïla Cissé.

Il est réélu en 2007 pour un second mandat, mais celui-ci sera brutalement interrompu par le coup d’État du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE), dirigé par Amadou Haya Sanogo. ATT doit fuir dans des conditions rocambolesques et prend le chemin de Dakar, où il vivra durant sept longues années.

Discret, l’ancien président malien y nouera des liens privilégiés avec Macky Sall. Le chef de l’État sénégalais a d’ailleurs été l’un des premiers à saluer la mémoire d’ATT et à présenter ses « condoléances émues à sa famille et au peuple malien », regrettant la disparition d’une « ami et frère ».

Retour à Mopti

Le 28 décembre 2019, quelques jours après son retour au Mali, ATT avait participé aux célébrations du 100ème anniversaire de la création de Mopti. Dans cette région en proie à la violence jihadiste et aux conflits intercommunautaires, il avait promis de s’investir pour ramener la paix.

« Je ferai tout ce qui est possible [en me basant] sur l’expérience que j’ai acquise, parce que je suis avant tout un soldat, lançait-il ce jour-là face à une foule enthousiaste. Pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre ensemble, je ferai tout pour Mopti, mais je ne le ferai pas seul, nous le ferons ensemble. »

Sa dernière apparition publique remontait au 18 septembre dernier à Bamako. Amadou Toumani Touré avait participé aux obsèques de l’ancien président Moussa Traoré, celui-là même qu’il avait contribué à chasser du pouvoir en 1991.

Il y avait ce jour-là tout ce que Bamako comptait d’anciens dirigeants, à l’exception d’Alpha Oumar Konaré et d’Ibrahim Boubacar Keïta, en séjour médical aux Émirats arabes unis : ATT donc, mais aussi son tombeur, Amadou Haya Sanogo, ainsi que Dioncounda Traoré, qui fut propulsé à la tête de la transition en 2012, et Assimi Goïta, chef du Comité national de salut public (CNSP), qui avait mené quelques jours plus tôt le coup d’État qui a conduit à la chute d’IBK. Un échantillonnage tristement représentatif du tumulte de la scène politique malienne.

Par Jeune Afrique

Le président turc Erdogan appelle de nouveau Macron à faire examiner sa «santé mentale»

octobre 25, 2020

Le président turc avait déjà appelé son homologue français a «se faire soigner», condamnant son attitude à l’encontre des musulmans. L’Élysée avait alors dénoncé des propos «inacceptables», tandis que Jean-Yves Le Drian a relevé une «volonté d’attiser la haine» de la part de la Turquie.

Nouvelle surenchère dans les tensions diplomatiques entre Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron. Le président turc a une nouvelle fois, ce dimanche 25 octobre, appelé son homologue français à faire examiner sa santé mentale. Erdogan a accusé Emmanuel Macron d’être «obsédé» par lui «jour et nuit», ajoutant : «C’est un cas, et en conséquence, il a vraiment besoin de subir des examens (mentaux)».

Samedi, lors d’un discours télévisé, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait critiqué avec virulence les décisions de son homologue français envers la communauté musulmane. «Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’État qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est : allez d’abord faire des examens de santé mentale», avait-il déclaré. L’Elysée avait alors réagi en dénonçant, en fin d’après-midi samedi, les propos «inacceptables» du président turc. «Les propos du président Erdogan sont inacceptables. L’outrance et la grossièreté ne sont pas une méthode. Nous exigeons d’Erdogan qu’il change le cours de sa politique car elle est dangereuse à tous points de vue. Nous n’entrons pas dans des polémiques inutiles et n’acceptons pas les insultes.»

Puis, ce dimanche 25 octobre, ce fut au tour du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, de dénoncer, de la part de la Turquie, «une volonté d’attiser la haine» contre la France et son président Emmanuel Macron. Le ministre des Affaires étrangères, depuis l’avion qui l’emmenait vers le Mali, a ainsi fustigé «un comportement inadmissible, à fortiori de la part d’un pays allié», tout en soulignant que l’ambassadeur serait de retour à Paris «pour consultation», dès ce dimanche.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a également appelé Ankara à «cesser cette spirale dangereuse de confrontation». «Les propos du président Recep Tayyip Erdogan à l’égard du président Emmanuel Macron sont inacceptables. Appel à la Turquie à cesser cette spirale dangereuse de confrontation», a-t-il tweeté.

«Caricatures offensantes»

La surenchère ne s’est pas faite attendre : en fin de matinée ce dimanche 25 octobre, Fahrettin Altun, directeur de communications à la présidence turque, a affirmé que les «caricatures offensantes» du prophète Mahomet étaient utilisées pour intimider les musulmans en Europe sous le prétexte de la liberté d’expression.

«La politique insidieuse des caricatures offensantes, des accusations de séparatisme contre les musulmans et des perquisitions de mosquées ne sont pas liées à la liberté d’expression», a affirmé Fahrettin Altun en anglais sur Twitter. «Il s’agit d’intimider les musulmans et de leur rappeler qu’ils sont les bienvenus pour continuer à faire fonctionner l’économie de l’Europe, mais qu’ils n’en feront jamais partie – sur fond de de discours sur l’intégration», a-t-il ajouté. Il a également soutenu que cette attitude à l’égard des musulmans était «étrangement familière» et ressemblait à «la diabolisation des juifs européens dans les années 1920»

Ces commentaires interviennent après la réponse de la France au président turc dans laquelle l’Elysée avait notamment relevé «l’absence de messages de condoléances et de soutien du président turc après l’assassinat de Samuel Paty», l’enseignant décapité il y a une semaine après avoir montré des caricatures de Mahommet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Un avis partagé par Jean-Yves Le Drian qui a déclaré, dans son communiqué : «A l’absence de toute marque officielle de condamnation ou de solidarité des autorités turques après l’attentat terroriste de Conflans Sainte-Honorine, s’ajoutent désormais depuis quelques jours une propagande haineuse et calomnieuse contre la France.»

Il y a deux semaines, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé comme une provocation les déclarations du président français sur le «séparatisme islamiste» et la nécessité de «structurer l’islam» en France. Un projet de loi sur la lutte contre «les séparatismes» en France, qui vise l’islam radical, doit être présenté début décembre. Il vise à renforcer la laïcité et à consolider les principes républicains en France et comporte plusieurs points susceptibles de provoquer des tensions avec la Turquie, comme le contrôle renforcé des financements des mosquées ou l’interdiction de la formation des imams à l’étranger.

Ce contentieux vient s’ajouter à une longue liste de désaccords entre Emmanuel Macron et son homologue turc, qui prend régulièrement la défense des minorités musulmanes dans le monde. Des tensions en Méditerranée au conflit en Libye, en passant par les affrontements au Karabakh, de nombreux dossiers opposent actuellement Paris et Ankara.

Par Le Figaro avec AFP

Turquie: des milliers de femmes manifestent contre les violences

août 5, 2020
L'on peut lire «Prostituée» et «Girl Power» sur les pancartes tenues par les manifestantes.
L’on peut lire «Prostituée» et «Girl Power» sur les pancartes tenues par les manifestantes. YASIN AKGUL / AFP

Plusieurs milliers de femmes ont manifesté mercredi 5 août à travers la Turquie pour demander au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan de ne pas se retirer d’un traité international visant à mieux lutter contre les violences domestiques.

A Istanbul, elles étaient plusieurs centaines à s’être rassemblées en brandissant des pancartes proclamant que «les femmes ne pardonneront aucune violence», ou d’autres sur lesquelles étaient inscrits les noms de femmes tuées par des hommes, selon des correspondants de l’AFP. «Ils sont en train d’attaquer les droits que les femmes ont gagnés en luttant. Mais nous sommes dans la rue, sur les places pour défendre nos droits. Nous ne lâcherons rien», a déclaré à l’AFP une manifestante, Sinem Ozkan, 31 ans.

Interpellations par la police

D’autres rassemblements ont eu lieu dans les principales villes du pays, comme Ankara et Izmir (ouest), où une dizaine de manifestantes ont été interpellées par la police, selon l’association Femmes solidaires NAR. Cette mobilisation vise à soutenir la Convention d’Istanbul, un traité adopté en 2011 par le Conseil de l’Europe (qui rassemble 47 pays dont la Turquie) qui fixe des normes juridiquement contraignantes en vue de prévenir la violence sexiste.

Depuis plusieurs semaines, des associations et médias conservateurs exhortent Erdogan à retirer la Turquie de ce traité, estimant notamment qu’il «nuit aux valeurs familiales» et «banalise l’homosexualité». Des responsables du parti islamo-conservateur d’Erdogan, l’AKP, ont évoqué la possibilité d’un retrait, suscitant l’inquiétude de nombreuses associations. L’AKP doit prendre une décision la semaine prochaine, selon les médias.

Elles étaient plusieurs centaines.
Elles étaient plusieurs centaines. YASIN AKGUL / AFP

Pour les militants des droits des femmes, un retrait de la Convention d’Istanbul affaiblirait la lutte contre les violences domestiques. Ils accusent en outre les autorités de ne pas appliquer avec assez de fermeté les lois votées après la ratification du traité en 2012, ce qui explique selon elles la hausse du nombre de féminicides ces dernières années.

Selon la plateforme «Nous mettrons fin aux féminicides», 474 femmes ont été tuées en Turquie en 2019, contre 440 en 2018 et 180 en 2010. «Toutes les femmes turques, sans distinction politique, ont besoin de cette convention», estime Benazir Coskun, 31 ans, venue manifester à Istanbul. «Nous sommes convaincues que si les femmes sont unies, nous parviendrons à empêcher ce retrait».

Par Le Figaro avec AFP

Congo: La messe noire pour la chute du Baobab

juillet 31, 2020

 

Clap de fin, la messe est dite avec le baiser de la mort !

Il reste le maître des horloges et jette le discrédit sur l’opposition congolaise qui doit se contenter d’une victoire à la Pyrrhus.

Après un suspens qui n’en était pas un, l’aigle est sorti de sa cage pour s’envoler loin de son nid.

Tel Ponce Pilate, la France se lave les mains et livre le prisonnier à la Turquie. Elle a peur de voir dégénérer sur son territoire des manifestations en faveur de l’illustre personnage et d’être en porte-à-faux avec la dictature congolaise. Aucun nuage ne plane sur les relations diplomatiques entre le Congo-Brazzaville et la France car cette dernière continue à recevoir les malades privilégiés congolais du clan présidentiel. C’est un jeu de dupes dont nous nous souviendrons le moment venu.

Prisonnier politique, il quitte la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville, dans un avion militaire turc, pour séjourner dans un hôpital militaire turc en tant que malade privé de sa liberté. Les Turcs jouent maintenant le jeu de la dictature congolaise en contrepartie de l’achat d’armes. La Turquie est un pays peu regardant sur les droits de l’Homme notamment à l’endroit des Kurdes comme l’est ce pouvoir pour les ressortissants du Pool.

Il a finalement bénéficié d’une évacuation sanitaire qui s’apparente à un exil forcé en Turquie par la seule volonté du Prince après une négociation familiale. Il rejoint le club très sélect des privilégiés de la famille régnante. Ainsi le retour de l’entre-soi fait surface et le peuple congolais est désabusé de nouveau. L’opposition congolaise en pâtit sur le plan de sa crédibilité car nous ne savons pas la contrepartie obtenue pour pareil deal quand on voit les soi-disant multiples interdictions prononcées.

Nous tenons ces vérités comme une évidence : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Mais dans le monde dans lequel nous vivons ce n’est pas le cas. Au Congo-Brazzaville tout se négocie en famille, au mépris des lois qui fondent une république. C’est la démocratie à l’africaine. Après l’histoire de la cassette du vrai-faux coup d’état, voilà que l’expulsion de la scène politique congolaise se négocie encore en famille. Le linge sale ne se lave en famille que dans des clans mafieux. Une évacuation sanitaire ne se négocie pas de la sorte après des jours et des jours. C’est un impératif décidé par des médecins, ce qui en l’espèce n’est pas le cas. Comment se fait-il que les évacuations sanitaires soient devenues une norme sanitaire des privilégiés au Congo-Brazzaville?

L’État de droit pour lequel nous nous battons suppose l’égalité des droits pour tout citoyen congolais en matière de justice sociale, de santé et tout autre domaine de notre vie. Tout Congolais a droit à des soins de qualité. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas.

Les nouveaux partenaires économiques du Congo-Brazzaville font maintenant la loi. Hier c’était Asperbras avec le Brésil, aujourd’hui c’est la Turquie. Récemment la Turquie a fourni du matériel de guerre au Congo-Brazzaville, pays en paix. Ceci n’est pas sans nous rappeler la guerre dans le Pool qui s’éternise et sert de prétexte afin de mieux rallier les extrémistes à sa cause. Maintenant, ce pays « ami » s’apprête à donner des soins de qualité à celui qui a incarné à un moment l’espoir du peuple congolais.

Cet espoir vient d’être tué dans l’œuf et nous voilà repartis dans l’ancien monde des combines. Une première mondiale, que ce soit un Président de la république qui choisisse la destination d’un malade pour ses soins. Cela nous rappelle le film « Midnight express » dans lequel l’enfer carcéral turc n’est pas loin de celui du Congo-Brazzaville. Quid en matière de santé ? La Turquie apparait dorénavant comme une prison médicale dans laquelle les faits et gestes du malade seront surveillés et scrutés afin d’un hypothétique retour au bercail encadré par des hommes en armes.

Tout ceci montre que le pouvoir en place au Congo-Brazzaville reconnait ouvertement que notre pays est un mouroir à ciel ouvert, avec un système de santé incapable de prendre en charge un homme fut-il emblématique. Dans ce cas, nous avons beaucoup à craindre pour le peuple congolais qui d’année en année vit des projets de société qui ne sont en fait que des gouffres financiers au service de la famille princière. Un seul homme décide dans ce pays car il incarne à lui tout seul les pouvoirs judiciaire, législatif, exécutif et militaire ; C’est la définition de la dictature dans toute sa splendeur.

Tout homme a droit à la rédemption. La politique plus dangereuse que la guerre est le seul métier au monde où l’on peut être tué et ressuscité autant de fois. Mais, dans pareilles circonstances cela devient pratiquement impossible tant la fibre clanique et régionaliste a pris le dessus sur des considérations politiques.

La libération du Congo-Brazzaville n’est en aucune question une lutte Nord-Sud comme le distillent certains dans le subconscient collectif pour s’attirer les bonnes grâces de nos frères et sœurs du Nord. Nul ne doute que toutes et tous ne sont pas acquis à sa cause et ne profitent pas des privilèges de ce pouvoir.

Il est plus que temps que l’opposition congolaise se trouve un autre champion qui va incarner le renouveau politique congolais. Nous avons longtemps cru pouvoir faire du neuf avec du vieux ; Hélas, les habitudes ont la vie dure.

Nous exprimons nos regrets sincères à toutes ces Congolaises et tous ces Congolais en souffrance qui n’ont pas de famille pour aller négocier leur sort avec celui qui règne en maître absolu dans notre pays. Il est bien dommage que les familles de nos morts politiques inutiles, dont la plus récente celle d’un Colonel, n’aient pu aller négocier pour épargner leurs vies. Comme disait le Cardinal de Retz : « L’on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens. » Dans ce clair-obscur où l’ambigüité protège et la contradiction mine, risque de surgir les démons du passé.

 

L’illusion n’aura duré qu’un temps et nous avons espéré. La lutte doit continuer avec d’autres. Au jour le jour nous sommes édifiés sur la nature difficile de notre combat politique et de ses acteurs. À nous de nous adapter pour ne pas perdre le sens de nos valeurs.

Il est évident que l’on nous opposera l’état de santé d’un individu. Mais qu’en est-il de l’état de santé du peuple congolais dont les seuls indicateurs plausibles sont l’augmentation galopante du taux de mortalité et la construction de nouvelles morgues. C’est l’état morbide et moribond dans lequel se trouve notre pays qui dorénavant se résume en une chefferie.

Nous sommes tous rattrapés par nos actes du passé pour avoir géré le pays sans nous préoccuper de son avenir. Au pied de mur, ils manquent d’initiatives pour les bâtisseurs ou les maçons qu’ils sont. Et voilà que nos étoiles d’hier commencent à pâlir et à se dissiper dans le trou noir.

Nous n’avons pas pour mission de sauver un homme, mais tout le peuple congolais dépourvu de tout soutien familial pour négocier son avenir. Seule la loi nous rendra égaux dans notre pays, d’où cet État démocratique que nous nous évertuons à bâtir. La chute d’une dictature ne mène pas vers l’utopie. Elle ouvre la voie à l’éradication de toute forme d’injustice et d’oppression nécessaire à l’édification d’une nouvelle société plus juste et plus équitable.

Prompte guérison pour toutes et tous ceux qui bénéficient de la magnanimité du maitre de céans car la santé est un bien précieux. Le repos est bien mérité. Le peuple congolais est reconnaissant, et un grand merci pour la contribution à la lutte de libération du Congo-Brazzaville.

Le peuple congolais qui à juste titre peut se sentir frustré, floué par ce qu’il voit, ne doit pas désespérer. C’est la continuation du vieux monde avec ses codes dignes de cette entreprise mafieuse qui gère notre pays.

Nos actes d’aujourd’hui conditionnent nos vies de demain. C’est en connaissance de cause que nous mordons à l’appât du diable. Ceux qui sont pris au piège resteront prisonniers à vie de ce pacte. La politique dans sa dimension suprême n’est-elle pas aussi le don de soi afin de permettre l’ouverture d’une ère nouvelle

Nous ne sommes pas dans le secret des Dieux. Mais ce que nous voyons n’augure rien de bon. Une fois de plus notre pays vient de se ridiculiser aux yeux du monde.

Les mains souillées du sang des Congolais et l’enrichissement illicite sur les deniers publics sont deux critères de disqualification à prendre en compte pour le choix de celui qui fera triompher notre cause. Il y va de notre responsabilité en tant qu’opposition.

Notre grand défi c’est de passer d’une culture de la guerre à une culture de paix, d’une culture de la violence à une culture du dialogue et de conciliation, d’une dictature à une démocratie dans un pays en eaux troubles.

C’est Confucius qui écrivait : « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Avec Congonewsbzv par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

Congo: Jean-Marie Michel Mokoko évacué à l’étranger pour des soins

juillet 30, 2020

Turquie

Avion médicalisé

L’avion médicalisé apprêté pour le général Jean-Marie Michel Mokoko a décollé de l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, jeudi 30 juillet, peu avant midi pour des soins à l’étranger, probablement en Turquie pays d’immatriculation de l’aéronef. Il est accompagné de son médecin et de gardes.

« L’avion [médicalisé] transportant le général, son médecin et trois agents de sécurité a décollé de l’aéroport international de Brazzaville à 11h28 (10h28 GMT) à destination d’Ankara en Turquie », a déclaré à l’AFP Yvon Éric Ibouanga, avocat du général Mokoko. L’information a été confirmée par une source de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), qui a requis l’anonymat: « Le général a bien embarqué et l’avion a bien décollé ».

Cette évacuation est l’aboutissement d’un processus enclenché suite à la dégradation en détention de la santé de l’ex-chef d’état-major général des Forces armées congolaises, condamné à vingt ans de réclusion pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes de guerre, au terme de son procès en 2018. Il avait été admis à l’hôpital militaire de Brazzaville le 2 juillet pour « fatigue générale et manque d’appétit », selon son avocat.

Cela a été aussi le sens des appels entendus de certains acteurs politiques locaux qui demandaient qu’une solution soit trouvée à la situation de ce dernier, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 et ancien conseiller du président de la République, le général Mokoko, qui avait contesté la réélection de Denis Sassou Nguesso.

Lundi, un proche de l’intéressé indiquait que sa famille avait été reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour discuter des modalités d’évacuation de ce dernier. Il soulignait que le chef de l’Etat n’y était pas opposé. Il semble donc que les raisons humanitaires aient été privilégiées par les plus hautes autorités pour acter cette décision.

Selon les informations de Jeune Afrique, le chef de l’État a finalement autorisé cette évacuation après qu’une délégation composée de membres de la famille du détenu et de plusieurs personnalités, dont Pierre Moussa, le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) et l’archevêque d’Owando, Victor Abagna, soit venue, le 27 juillet, solliciter son intervention.

Toutefois, Trésor Nzila de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) demande aux autorités turques de bien prendre soin du malade pour cette évacuation effective. « Puisqu’il s’agit de la Turquie, nous formulons le vœu que les autorités turques puissent lui offrir des soins appropriés. Le plus important pour nous est qu’il recouvre sa santé et nous verrons par la suite ce qui adviendra ».

Les Dépêches de Brazzaville avec Jeune Afrique et AFP

 

 

Turquie: visite symbolique d’Erdogan à Sainte-Sophie

juillet 19, 2020

 

La visite surprise du chef de l’Etat turc intervient à quelques jours de la première prière musulmane à Sainte-Sophie depuis sa reconversion, prévue vendredi.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a effectué dimanche une visite symbolique dans l’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, la première depuis la reconversion controversée de cet édifice en mosquée la semaine dernière.

Lors de cette brève inspection, Erdogan a observé les travaux de reconversion à l’intérieur du bâtiment, a indiqué la présidence, qui a publié des photos sur lesquelles on voit des échafaudages.

La semaine dernière, le plus haut tribunal administratif de Turquie a révoqué une décision gouvernementale datant de 1934 conférant à Sainte-Sophie le statut de musée. Aussitôt cette décision rendue publique, le président Erdogan a annoncé la transformation de Sainte-Sophie en mosquée.

La visite surprise du chef de l’Etat turc intervient à quelques jours de la première prière musulmane à Sainte-Sophie depuis sa reconversion, prévue vendredi. Il n’est pas encore clair si Erdogan y prendra part. Selon l’Autorité des Affaires religieuses (Diyanet), 500 personnes participeront à la première prière collective vendredi à l’intérieur de Sainte-Sophie. Les icônes chrétiennes qui ornent l’intérieur de l’ancienne basilique byzantine seront dissimulées le temps de la prière, selon la Diyanet.

Oeuvre architecturale majeure construite au VIe siècle, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et l’une des principales attractions touristiques d’Istanbul. Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, qui voulait «l’offrir à l’humanité».

La décision de la restituer au culte musulman a suscité des critiques à l’étranger, notamment en Grèce, pays qui suit de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie. Le pape François s’est dit «très affligé» par cette reconversion.

Par Le Figaro avec AFP

 

Conversion en mosquée de Sainte-Sophie : le pape François se dit «très affligé»

juillet 12, 2020

 

«Ma pensée va à Istanbul, je pense à Sainte-Sophie», a-t-il dit brièvement, sortant du discours prévu.

Le pape François s’est dit «très affligé» dimanche par la conversion décidée par la Turquie de l’ex-basilique Sainte-Sophie en mosquée, à l’issue de la prière de l’Angélus. «Ma pensée va à Istanbul, je pense à Sainte-Sophie. Je suis très affligé», a dit brièvement le pape argentin, sortant du discours prévu.

Les paroles du pape représentent le premier commentaire du Vatican à la décision turque. L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, avait rapporté la veille de manière factuelle les événements, citant les principales réactions internationales, mais sans commenter.

Oeuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et l’une des principales attractions touristiques d’Istanbul avec quelque 3,8 millions de visiteurs en 2019.

Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de «l’offrir à l’humanité».

Plusieurs pays, notamment la Russie et la Grèce, qui suivent de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie, ainsi que les États-Unis et la France, avaient notamment mis en garde Ankara contre la transformation de Sainte-Sophie en lieu de culte musulman, une mesure pour laquelle le président turc Recep Tayyip Erdogan, issu d’un parti islamo-conservateur, milite depuis des années.

Par Le Figaro avec AFP

Sainte-Sophie: Erdogan rejette en bloc les condamnations internationales

juillet 11, 2020

 

Vendredi, Erdogan a annoncé que l’ex-basilique byzantine de l’ancienne Constantinople serait ouverte aux prières musulmanes en tant que mosquée le vendredi 24 juillet.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté en bloc samedi les condamnations internationales de la transformation de la basilique Sainte-Sophie d’Istanbul en mosquée, arguant que cela relevait des «droits souverains» de son pays.

«Ceux qui ne bronchent pas contre l’islamophobie dans leurs propres pays (…) attaquent la volonté de la Turquie d’user de ses droits souverains», a déclaré Erdogan au cours d’une cérémonie en visio-conférence. «Nous avons pris cette décision non pas par rapport à ce que les autres disent mais par rapport à nos droits, comme nous l’avons fait en Syrie, en Libye et ailleurs», a-t-il ajouté.

Le Conseil d’Etat, le plus haut tribunal administratif de Turquie, a accédé vendredi à la requête de plusieurs associations en révoquant une mesure gouvernementale de 1934 conférant à Sainte-Sophie le statut de musée. Peu après, Erdogan a annoncé que l’ex-basilique byzantine de l’ancienne Constantinople serait ouverte aux prières musulmanes en tant que mosquée le vendredi 24 juillet.

Oeuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et l’une des principales attractions touristiques d’Istanbul avec quelque 3,8 millions de visiteurs en 2019. Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de «l’offrir à l’humanité».

Plusieurs pays, notamment la Russie et la Grèce, qui suivent de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie, ainsi que les Etats-Unis et la France, avaient notamment mis en garde Ankara contre la transformation de Sainte-Sophie en lieu de culte musulman, une mesure pour laquelle M. Erdogan, issu d’un parti islamo-conservateur, milite depuis des années.

«Provocation»

Les réactions n’ont pas tardé: Athènes a condamné «avec la plus grande fermeté» la décision, Washington s’en est dit «déçu» et Paris la «déplore». La Grèce, par la voix de sa ministre de la Culture Lina Mendoni, a estimé qu’il s’agissait d’une «provocation envers le monde civilisé»: «Le nationalisme dont fait preuve le président Erdogan ramène son pays six siècles en arrière».

L’Eglise orthodoxe russe a regretté que l’«inquiétude» de «millions de Chrétiens» n’ait pas été entendue par le tribunal turc. Le Conseil oecuménique des Eglises, qui réunit environ 350 églises chrétiennes, notamment protestantes et orthodoxes, a quant à lui fait part de son «chagrin» et de sa «consternation».

Depuis l’ arrivée au pouvoir en 2003 d’Erdogan, les activités liées à l’islam se sont multipliées à l’intérieur de Sainte-Sophie, avec notamment des séances de lecture du Coran ou des prières collectives sur le parvis du monument.

Samedi, la basilique était fermée, la police ayant installée des barrières autour du monument. «Nous voulions (…) visiter le musée Sainte-Sophie, malheureusement nous avons réalisé qu’il est fermé à partir d’aujourd’hui», a réagi Renato Daeo, un touriste italien.

Accompagnée de sa fille de 16 mois et de son mari, Ksennia Bessonova, Russe vivant en Turquie, a subi la même déconvenue: «c’était notre petit rêve car depuis la naissance de notre fille, nous n’avions pu venir (visiter la basilique), en un sens je me sens triste».

Même si une reconversion de Sainte-Sophie en mosquée n’empêchera pas les touristes de toutes les croyances de s’y rendre –ils sont nombreux à visiter chaque jour la Mosquée bleue voisine–, il était prévisible que modifier le statut d’un lieu aussi emblématique dans l’histoire du christianisme suscite des tensions à l’étranger.

Mais Erdogan, un nostalgique de l’Empire ottoman, cherche aujourd’hui à rallier l’électorat conservateur sur fond de crise économique due à la pandémie de nouveau coronavirus et un contexte régional difficile. «C’est une décision que j’attends depuis des années. C’est une honte qu’elle ne soit pas intervenue auparavant, c’est pour cela que je suis très heureux», assurait ainsi dès vendredi soit Umut Cagri, un habitant d’Istanbul.

Ozgur Unluhisarcikli, directeur du bureau d’Ankara de l’organisme German Marshall Fund, relevait d’ailleurs samedi auprès de l’AFP que cette décision pourrait valoir à M. Erdogan le soutien de bon nombre de ses compatriotes «pour des sentiments religieux et nationalistes (…) C’est un débat que le président Erdogan ne peut pas perdre et que l’opposition ne peut pas gagner».

Par Le Figaro avec AFP

 

Carlos Ghosn avait un passeport français sur lui, sept personnes interpellées en Turquie

janvier 2, 2020
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019
Carlos Ghosn arrive au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019 afp.com/Kazuhiro NOGI

 

Des arrestations ont eu lieu ce jeudi en Turquie après la fuite de l’ex-PDG de Renault-Nissan et une enquête a été ouverte par le pays.

 

Une perquisition a eu lieu jeudi au domicile provisoire de Carlos Ghosn à Tokyo et plusieurs personnes ont été interpellées en Turquie, où une enquête est ouverte pour comprendre comment l’ex-patron a réussi à s’enfuir au Liban en passant par Istanbul, a rapporté la chaîne d’information NTV.

Selon l’agence de presse DHA, la police turque a interpellé et placé en garde à vue sept personnes, dont quatre pilotes, soupçonnées d’avoir aidé l’ex-patron à se rendre au Liban depuis un aéroport d’Istanbul, où il avait atterri en provenance du Japon.

Pour sa fuite, il est en effet soupçonné d’avoir emprunté un jet privé parti de l’aéroport du Kansai, dans l’ouest du pays. Or un avion de ce type a décollé le 29 décembre vers 23h de cette infrastructure en direction d’Istanbul, ont indiqué des médias japonais.

D’après le quotidien turc Hürriyet, Carlos Ghosn aurait ensuite atterri à l’aéroport Atatürk, aujourd’hui fermé aux vols commerciaux mais encore utilisé par des appareils privés, et d’en être reparti vers le Liban peu de temps après à bord d’un autre jet privé

Deux passeports français, dont un sur lui

Et Carlos Ghosn est soupçonné par les procureurs japonais d’avoir utilisé à son arrivée un deuxième passeport français en sa possession. L’homme d’affaires avait en effet deux passeports français, dont un sur lui dans une sacoche fermée à clef, a affirmé ce jeudi à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de la chaîne publique japonaise NHK.

Une autorisation exceptionnelle du tribunal lui permettait d’en avoir un sur lui, enfermé dans une sorte d’étui (boîte ou sacoche, le type n’est pas précisé] qui restait en sa possession mais dont la clef (un code secret) était également détenu par ses avocats, a expliqué la même source.

Ce document lui tenait lieu de visa de court séjour dans l’archipel et il devait donc l’avoir à portée de main pour ses déplacements internes, a expliqué la même source.

En cas de contrôle, il devait contacter l’avocat détenteur du code pour que celui-ci se déplace [il ne pouvait se contenter de donner le code par téléphone à un policier], a précisé la source, indiquant que de telles dispositions ne concernaient pas que Carlos Ghosn, mais aussi d’autres personnes libérées sous caution.

Les circonstances de son départ du Japon toujours obscures

Ce passeport, Carlos Ghosn ne l’a pas utilisé pour partir, car les autorités japonaises n’ont pas de données informatiques indiquant qu’il se serait présenté sous sa réelle identité aux contrôles aux frontières du Japon avant son départ, dans aucun des aéroports du pays. Et au Japon, les contrôles d’entrée et sortie du territoire sont toutes enregistrées dans un système informatique, avec qui plus est prise de photo et empreintes digitales pour les étrangers.

Il est donc soupçonné d’avoir employé un « moyen illégal » de sortie du territoire [sous une autre identité ou en échappant aux contrôles], souligne la chaîne publique de télévision NHK citant des sources proches des enquêteurs.

Par hypothèse, il aurait pu se trouver dans des bagages non passés aux rayons X, ce qui est possible dans le cas d’un avion privé, ou avoir bénéficié d’une aide diplomatique pour éviter les contrôles habituels, expliquent des médias nippons.

En revanche, ce deuxième passeport français aurait pu être sorti de force de son étui et présenté à son arrivée pour les formalités habituelles.

Car le patron déchu est bien entré au Liban avec un passeport français, selon des documents des autorités aéroportuaires que l’AFP a pu voir.

L’un des avocats de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, avait assuré mardi que son équipe de défense possédait bien les trois passeports (français, brésilien et libanais) de leur client, mais n’avait alors pas évoqué de deuxième passeport français. On ignorait à ce stade quand et selon quelles modalités ce passeport lui avait été délivré.

Pas extradé s’il vient en France

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès devant débuter dans l’année au Japon, a confirmé mardi se trouver au Liban d’où il promet de parler « librement » aux médias prochainement, provoquant la consternation à Tokyo.

La secrétaire d’État française à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé ce jeudi matin sur BFMTV que Carlos Ghosn ne serait pas extradé s’il venait en France : « Si M. Ghosn venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux ; donc nous appliquons à M. Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser qu’il n’a pas à se soustraire à la justice japonaise », a-t-elle dit à propos de l’ex-patron de Renault-Nissan.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

La Turquie a expulsé cinq djihadistes présumés allemands

décembre 3, 2019

 

La Turquie a expulsé ce mardi vers l’Allemagne cinq membres présumés de l’organisation Etat islamique (EI) de nationalité allemande, qu’elle détenait, a annoncé le ministère de l’Intérieur cité par l’agence officielle Anadolu.

«Cinq combattants terroristes étrangers de nationalité allemande ont été expulsés vers leur pays d’origine aujourd’hui (mardi)», a précisé le ministère en faisant référence aux djihadistes de l’EI. Ankara exhorte régulièrement les pays occidentaux à rapatrier leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l’EI en Syrie et en Irak, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et d’impopularité d’une telle mesure. Le mois dernier, le président Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que quelque 1200 membres de l’EI étaient actuellement incarcérés dans des prisons turques.

Il avait précisé que la Turquie avait capturé 287 djihadistes de l’EI qui s’étaient évadés de prison après le déclenchement d’une offensive d’Ankara début octobre contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l’EI, dans le nord de la Syrie.

Par Le Figaro.fr avec AFP