Sarkozy reçoit le numéro 2 de la rébellion libyenne

Une réunion est prévue en fin d’après-midi à l’Elysée. Le QG du colonel Kadhafi est aux mains des rebelles mais le dirigeant libyen reste introuvable.

• Sarkozy reçoit le numéro 2 de la rébellion

Le chef de l’Etat français s’entretiendra à l’Elysée à 17h45 avec Mahmoud Jibril, le premier ministre du Conseil national de transition, l’organe politique de la rébellion libyenne. Les deux hommes vont discuter de «la situation en Libye et de l’action de la communauté internationale pour soutenir la transition politique». La conférence de presse qui s’en suivra constituera pour Nicolas Sarkozy la première occasion de commenter publiquement la chute annoncée du régime. La France avait été la première puissance à avoir reconnu le CNT.

• Les rebelles contrôlent le quartier général de Kadhafi

Les rebelles libyens ont pris mardi le contrôle du quartier général de Mouammar Kadhafi à Tripoli, en défonçant les murailles en béton de l’enceinte. A l’intérieur de Bab al-Aziziya, immense complexe dont la plupart des bâtiments ont été touchés par les frappes de l’Otan, des centaines de rebelles ont crié victoire en déchirant allègrement les portraits du colonel Kadhafi et en s’emparant d’un stock d’armes. Mais ils n’y ont trouvé aucune trace du colonel.

Un peu plus de six mois après le début de la révolte en Libye, toute la ville a explosé de joie à l’annonce de la prise de la résidence de Kadhafi, des familles entières sillonant les rues en voiture et créant d’énormes embouteillages dans un vacarme de klaxons et de tirs.

• Des poches de résistance pro-Kadhafi se maintiennent

La nuit tombée, au moins cinq obus de mortier sont tombés sur le complexe de Bab al-Aziziya, obligeant les rebelles à fuir dans le dédale de ruines. L’attaque viendrait du quartier d’Abou Slim, l’un des derniers fidèles au colonel Kadhafi. Des tirs et des explosions sporadiques ont retenti quasiment toute la nuit dans Tripoli. Des snipers sont notamment embusqués sur la route de l’aéroport.

Deux puissantes explosions, vraisemblablement dues à un bombardement aérien, ont par ailleurs secoué la capitale libyenne mercredi à l’aube alors qu’un avion de l’OTAN survolait la ville.

• Des journalistes toujours assiégiés

Après quatre jours de siège (photos), 35 journalistes étrangers, dont celui de l’AFP et de la BBC, et un ancien parlementaire américain, ne peuvent toujours pas quitter leur hôtel, situé à un kilomètre du QG de Mouammar Kadhafi. La grande partie des soldats armés qui surveillaient les journalistes à l’hôtel Rixos ont disparu, les reporters sont désormais surveillés par une poignée d’hommes habillés en civil et armés de kalachnikov, qui patrouillent dans les couloirs. Des snipers seraient également postés sur les toits.

Portant gilets pare-balles et casques, les journalistes résident au premier étage de l’établissement. L’électricité, coupée depuis deux jours, a été rétablie mais pas l’eau.

• Deux messages de Kadhafi dans la nuit

«Bab el-Aziziya n’était plus qu’un tas de décombres (…) et nous nous en sommes retirés pour des raisons tactiques», a déclaré le «Guide» libyen dans un premier message sonore.«Je suis un peu sorti discrètement dans Tripoli, sans être vu, et (…) je n’ai pas eu le sentiment que Tripoli était en danger», a-t-il ajouté dans un deuxième message. Le dirigeant libyen a appelé les habitants de Tripoli à «nettoyer» la ville de la présence des insurgés.

Le mystère reste entier quant à la localisation du dirigeant libyen. «Dieu seul sait [où il se trouve]. J’imagine qu’il a quitté Tripoli», a confié à France 24 le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

• Un lourd bilan humain

La bataille a coûté cher: selon le CNT, organe politique des rebelles, les combats ont fait plus de 400 morts et 2.000 blessés depuis trois jours à Tripoli. Près de 600 soldats partisans de Kadhafi ont été capturés.

• Des élections dans huit mois

Des élections législatives et présidentielle seront organisées en Libye dans huit mois, promet le CNT dans une interview au quotidien italien La Repubblica. «Nous voulons un gouvernement démocratique et une Constitution juste. Nous ne voulons plus être isolés du monde comme nous l’avons été jusqu’à maintenant». Concernant le sort de Mouammar Kadhafi, «l’opinion dominante est de juger le raïs et sa bande dans le cadre d’un procès équitable, qui doit se dérouler en Libye», indique le CNT. «Pour cela, nous voulons qu’ils soient pris vivants et traités différemment de la façon dont le colonel traitait ses adversaires».

• Les combats se poursuivent dans le reste du pays
Plus à l’est, les rebelles libyens ont resserré mardi
leur étau sur Syrte, région d’origine et bastion du colonel Kadhafi, où des négociations ont été entamées avec les tribus locales pour obtenir une reddition pacifique de la ville.

Par l’ouest, des rebelles venus de l’enclave de Misrata ont annoncé se trouver à une centaine de kilomètres de Syrte. Par l’est, les rebelles qui avaient pris Brega ont fait un bond de 80 km et se sont emparés du port pétrolier de Ras Lanouf, à 130 kilomètres à l’est.

Les pro-Kadhafi ont tiré mardi soir plusieurs missiles Scuds depuis les environs de Syrte en direction de Misrata, où de puissantes explosions ont été entendues, selon les rebelles de cette ville.

Lefigaro.fr

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