France: La forte consommation de cuisses de grenouille met les amphibiens en péril

Les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois pointent du doigt le risque d’extinction de certaines espèces de grenouilles, dont raffolent les Européens.

La disparition des grenouilles serait en marche (photo d'illustration).
La disparition des grenouilles serait en marche (photo d’illustration).© BENOIT PERSONNAZ / Biosphoto / Biosphoto via AFP

Le coassement des grenouilles pourrait venir à manquer si les humains poursuivent leurs habitudes de consommation. Dans leur dernier rapport, relayé par Courrier International lundi 27 juin, les ONG Pro Wildlife et Robin des Bois tirent la sonnette d’alarme à propos des amphibiens. À force de finir dans les assiettes, principalement celles des Européens, certaines espèces de quadrupèdes pourraient être amenées à disparaître. « L’Union européenne est responsable de l’extinction en cascade des populations de grenouilles » en Europe de l’Est et dans certains territoires d’Asie, fustigent les deux organisations. Ainsi, la grenouille des marais d’Anatolie (Turquie), surexploitée, pourrait s’éteindre d’ici 2032.

Jusqu’alors, aucune restriction n’a été ordonnée par les Vingt-Sept quant à ce commerce. Les chiffres officiels évoquent une importation annuelle d’environ 4 070 tonnes de cuisses de grenouille à travers le continent. L’équivalent de 81 à 200 millions d’anoures. En Europe, les pays friands de ce mets raffiné se renvoient la balle. The Telegraph, média britannique, affirme que « les coupables sont les Allemands », mais son confrère The Guardian désigne plutôt comme coupable« l’appétit pour les cuisses de grenouille en France et en Belgique ».

Sans grenouilles, la fragilisation des écosystèmes

« La faim de viande de grenouille semble plus grande en Belgique, destinataire de 70 % des importations, mais, selon l’organisation Pro Wildlife, la plus grande partie est ensuite envoyée en France, qui en importe directement 16,7 % », argue The Guardian dans ses colonnes. En 2020, l’Allemagne « a déboursé 73 millions de livres (près de 85 millions d’euros) pour ce plat, contre une addition de 33 millions de livres (38 millions d’euros) côté français », renchérit The Telegraph.

Au-delà de ces accusations pouvant prêter à sourire, une menace réelle plane sur les grenouilles et les différents écosystèmes dont elles font partie à travers le globe. Un seul déséquilibre peut y avoir des conséquences multiples.

Par Le Point

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