Ouganda : Janet Museveni, première dame, nouveau ministre de l’Education

Ce n’est pas le premier exemple du genre dans cette sous-région. Après l’accession à l’indépendance du Mozambique, en 1975, le président, Samora Machel, nomma, son épouse, Graça Machel, ministre de la Culture et de l’Éducation nationale. Une responsabilité qu’elle assura, de 1975 à 1989, avec beaucoup de compétence, étant, par ailleurs, régulièrement, sollicitée par l’Unesco, dans des conférences internationales. Son époux décéda en 1986. C’est en 1998 qu’elle devint, officiellement, Madame Mandela.

L’Ouganda prend la même trajectoire. Réélu en février dernier, pour un cinquième mandat, Yoweri Kaguta Museveni a nommé son épouse ministre de l’Éducation et des Sports dans le nouveau gouvernement.

Ancienne députée, Janet Museveni, 67 ans, n’est pas une inconnue sur la scène politique ougandaise. Elle occupait, depuis 2011, le poste de ministre en charge du Karamoja, une région peu développée du Nord-Est de l’Ouganda.

Sa nomination a été annoncée dans un communiqué de la présidence détaillant des remaniements mineurs au sein du gouvernement, fort de 80 ministres et secrétaires d’Etat.

Titulaire d’une licence en sciences de l’éducation de l’Université de Makerere, Janet Museveni a poursuivi ses études en Suède avant de décrocher, en octobre dernier, un master en gestion des organisations au Uganda Christian University de Mukono (notre photo avec Yoweri Museveni au sortir de la cérémonie de délivrance des diplômes). Mais, même si, sur le plan de la compétence individuelle, Janet Museveni est bien apte à occuper cette fonction, cette nomination n’est pas toujours bien acceptée : « Cette nouvelle nomination était attendue, Museveni met en place un agenda familial au sein de la politique ougandaise », a, par exemple, accusé Ken Lukyamuzi, ancien député de l’opposition, ayant siégé avec Janet Museveni au parlement. Et de cogner dur sur le président : « Il a récemment promu son fils au rang de général de division et maintenant sa femme est à nouveau nommée ministre ».

C’est une ancienne pratique sur le continent. On se souvient que, Nicéphore Soglo, président du Bénin de 1991 à 1996, faisant l’objet de beaucoup de critiques parce qu’il veillait à la promotion de ses deux fils, avait demandé s’ils devaient être, injustement, pénalisés sous le prétexte qu’il est leur père ? Pour revenir à Museveni, devrait-il désavantager les membres de sa famille qui affichent des compétences parce qu’il veut éviter les critiques des Ougandais ? En réalité, on ne voit pas pourquoi il pénaliserait son fils s’il est capable de produire un bon travail à un poste qu’il lui confierait. Il en est de même pour sa femme.

Le 25 mai, Muhoozi Kainerugaba, fils de Yoweri Museveni, avait été promu au rang de général de division en charge du commandement des forces spéciales. Ce dernier avait, alors, démenti vouloir succéder à son père à la tête du pays alors que l’opposition avait affirmé que Yoweri Museveni le préparait à prendre sa relève.

Afriqueeducation.com

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