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Pakistan: le ministre de l’Intérieur blessé dans une tentative présumée d’assassinat

mai 6, 2018

Islamabad – Le ministre de l’Intérieur du Pakistan Ahsan Iqbal a été blessé par balles dimanche mais sa vie n’est pas en danger, a indiqué son assistant à l’AFP, alors que des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.

« Ahsan Iqbal a été visé et blessé à un bras », a déclaré Asim Khan, un assistant du ministre. « Il est hors de danger mais il a été transporté dans un centre médical à Lahore », a-t-il poursuivi, ajoutant que son assaillant avait été arrêté.

Aucun autre détail n’est pour l’instant disponible, a indiqué M. Khan.

Le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi a condamné l’attaque, qui s’est produite alors que le Pakistan se prépare à des élections législatives dans les mois à venir, même si leur date définitive n’est pas encore fixée.

D’après Malik Ahmed Khan, un porte-parole du gouvernement du Penjab, où la tentative d’assassinat présumée s’est tenue, Ahsan Iqbal assistait à un meeting électoral dans sa circonscription du district de Narowal quand on lui a tiré dans le bras droit.

« L’assaillant allait tirer une seconde fois quand la police et les participants au meeting l’ont neutralisé », a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministre était en train d’être opéré et confirmant que sa vie n’était pas en danger.

L’attaque survient alors que le parti au pouvoir, la Ligue musulmane pakistanaise (PMLN), a fait face à de lourdes déconvenues.

La Cour suprême a destitué en juillet dernier pour corruption de l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, depuis lors interdit de diriger le PMLN, qu’il a créé, puis de participer à vie à tout scrutin.

La justice pakistanaise a ensuite démis en avril l’un de ses proches, le ministre des Affaires étrangères Khawaja Asif, pour violation des règles électorales.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2018 14h53)                                                        

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Attentats en Afghanistan: des dizaines de morts dont 10 journalistes

avril 30, 2018

Des membres de forces de sécurité afghanes sur les lieux d’un attentat à Kaboul, le 29 janvier 2018 / © AFP / Wakil KOHSAR

Au moins 37 personnes, dont un photographe de l’AFP et neuf autres journalistes, sont mortes lundi en Afghanistan dans une série d’attentats meurtriers à Kaboul et dans le sud du pays.

Un double attentat suicide a frappé la capitale tôt lundi, faisant au moins 25 morts dont le chef photographe de l’AFP à Kaboul, Shah Marai. Huit autres journalistes ont également été tués lors de la deuxième déflagration au milieu des reporters.

Il a été suivi par un autre attentat suicide à Kandahar (sud) qui a tué onze enfants, et par le meurtre par balles d’un reporter afghan de la BBC en langue pachtoue à Khost, dans le sud-est de l’Afghanistan.

Le double attentat de Kaboul a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui a dénoncé dans un communiqué les « apostats des forces de sécurité et des médias ». Les deux explosions ont fait au moins 25 morts et 49 blessés selon le ministère de l’Intérieur.

L’organisation Reporters sans Frontières (RSF) et le Centre des journalistes d’Afghanistan (AJC) ont recensé neuf journalistes tués, dont Shah Marai, chef photographe du bureau de l’AFP à Kaboul.

« Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière (contre des journalistes, ndlr) depuis la chute des talibans en décembre 2001 », souligne RSF dans un communiqué. Il « visait sciemment la presse », estime l’ONG.

La première attaque visait apparemment le siège des services de renseignements afghans, le NDS, cible récurrente des insurgés.

Arrivé rapidement sur les lieux pour « couvrir » l’attentat, comme il le faisait lors de chaque attaque, Shah Marai a été tué par la deuxième déflagration, survenue une trentaine de minutes après la première.

Shah Marai, 48 ans, travaillait pour le bureau de l’AFP à Kaboul depuis 1996 et en était devenu un pilier. Grand gaillard mince aux yeux très bleus, il avait largement contribué à la couverture de l’Afghanistan lorsque le pays était sous le régime taliban et à celle de l’invasion américaine de 2001, et à tous les rebondissements qui ont suivi.

« J’ai appris tout seul la photographie, donc je cherche toujours à m’améliorer. Et maintenant mes photos sont publiées dans le monde entier », relevait-il.

Huit autres journalistes présents, selon l’AJC confirmée par RSF, ont été fauchés par cette explosion. Tous travaillaient pour une radio ou des télévisions afghanes, dont un pour la chaîne Tolo News déjà très éprouvée par un attentat revendiqué par les talibans en 2016, qui avait fait sept morts parmi ses employés.

Selon une source sécuritaire, le kamikaze qui a visé la presse s’était glissé parmi les reporters, faussement « muni d’une caméra ».

« Le kamikaze s’est fait exploser parmi les journalistes », a précisé le porte-parole de la police de Kaboul, Hashmat Stanikzai.

Les deux autres attentats n’ont pas été revendiqués.

– Talibans et EI –

« Cette tragédie nous rappelle le danger auquel nos équipes doivent sans cesse faire face sur le terrain et le rôle essentiel des journalistes pour la démocratie », a réagi Fabrice Fries, PDG de l’AFP.

« Nous sommes anéantis par la mort de notre photographe Shah Marai, qui témoignait depuis plus de quinze ans de la tragédie qui frappe son pays. La direction de l’AFP salue le courage, le professionnalisme et la générosité de ce journaliste qui avait couvert des dizaines d’attentats avant d’être lui-même victime de la barbarie », a déclaré Michèle Léridon, directrice de l’Information de l’AFP.

De nombreux messages de sympathie et de condoléances ont afflué au bureau de l’AFP Kaboul, dont un autre journaliste, Sardar Ahmad, avait été tué en mars 2014 avec toute sa famille dans un attentat taliban. Seul l’un de ses enfants, alors âgé de trois ans, en avait réchappé.

Sardar était un très proche ami de Shah Marai, qui lui-même laisse six enfants dont le dernier âgé d’à peine quelques semaines.

– Attaques à Khost et Kandahar –

En fin de matinée, un nouvel attentat, perpétré par une voiture conduite par un kamikaze, a tué onze enfants qui s’étaient regroupés autour d’un convoi militaire de l’Otan, près de l’aéroport de Kandahar, dans le sud, a rapporté le porte-parole du gouverneur provincial, Said Aziz Ahmad Azizi, à l’AFP.

Seize personnes ont été blessées dont huit soldats roumains et deux policiers afghans dans cette opération, qui n’a pas été revendiquée.

Un reporter afghan de la BBC en pachtou a par ailleurs été tué par balles lundi à Khost dans le sud-est de l’Afghanistan, a annoncé la radio-télévision britannique à Kaboul.

« C’est avec une immense tristesse que la BBC confirme la mort de notre reporter afghan Ahmad Shah à la suite d’un attentat », indique la BBC dans un communiqué.

Ces attaques surviennent alors que les talibans ont officiellement lancé mercredi leur offensive de printemps, rejetant ainsi implicitement de récents appels du gouvernement afghan à entamer des négociations de paix.

Kaboul est devenue selon l’ONU l’endroit le plus dangereux d’Afghanistan pour les civils, avec depuis un an une recrudescence des attentats d’ampleur, généralement perpétrés par des kamikazes et tour à tour revendiqués par les talibans ou le groupe Etat islamique.

Ainsi, les attaques visant délibérément les civils ont fait deux fois plus de victimes sur les trois premiers mois de 2018 – 763 tués, 1.495 blessés – que pour la même période de 2017.

La dernière en date dans la capitale, le dimanche 22 avril, a fait près de 60 morts et 20 blessés dans un quartier à majorité chiite.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 16h07)                

Près de 60 morts dans un attentat anti-électoral de l’EI à Kaboul

avril 22, 2018

Un Afghan sur le site de l’attentat-suicide à Kaboul, le 22 avril 2018 / © AFP / SHAH MARAI

Près de 60 civils, chiites pour la plupart, ont été tués et 120 blessés dimanche à Kaboul dans un attentat-suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) contre un centre d’enregistrement pour les élections législatives, validant les pires craintes de violences à l’occasion du scrutin annoncé pour octobre.

Un kamikaze s’est fait exploser dans la matinée parmi une foule dense à l’entrée du centre où les électeurs récupéraient leur pièce d’identité avant de s’inscrire sur les registres électoraux. Depuis, les bilans n’ont cessé d’enfler tout au long de la journée.

En début de soirée, 57 morts et 119 blessés avaient été décomptés, très majoritairement membres de la minorité chiite hazara, régulièrement ciblée par les extrémistes sunnites de l’EI, selon le ministère de la Santé.

Au moins 21 femmes et cinq enfants figurent au nombre des morts, a précisé le porte-parole du ministère Wahid Majrooh; et 47 femmes et seize enfants parmi les blessés.

« Nous savons maintenant que le gouvernement est incapable de nous protéger », hurlait un homme, Akbar, face au désastre, insultant crument le président Ashraf Ghani, avant d’être coupé par la télévision (privée) Tolo News.

« Mort au gouvernement », « Mort aux talibans », a crié la foule autour de lui, désignant les papiers et photos d’identité ensanglantés sur le sol.

Les talibans ont fait savoir rapidement qu’ils n’avaient « rien à voir avec l’attaque d’aujourd’hui », rejetant implicitement la responsabilité sur l’EI : le groupe a ensuite revendiqué l’attaque via son organe de propagande, Amaq.

L’attentat s’est produit dans le quartier majoritairement chiite de l’ouest de Kaboul, Dasht-e-Barchi: « Les gens étaient rassemblés pour récupérer leur tazkira (carte d’identité), l’explosion s’est produite à l’entrée. C’était un kamikaze », a déclaré le chef de la police de Kaboul, Dawood Amin.

Selon le porte-parole de l’Intérieur Najib Danish, « le kamikaze est arrivé à pied et a déclenché sa charge au milieu de la foule » provoquant d’importants dégâts.

Il s’agit du premier attentat à Kaboul contre un centre préparant les listes électorales en vue des législatives du 20 octobre, depuis le début des inscriptions le 14 avril.

Mais deux autres centres d’inscriptions ont été pris pour cible en province au cours de la semaine écoulée.

– « plus personne n’ira voter » –

Vendredi, une roquette en a frappé un dans la province de Badghis (nord), faisant un mort et un blessé parmi les policiers qui le gardaient, selon un responsable provincial qui a accusé les talibans.

Mardi, trois employés de la commission électorale (IEC) et deux policiers avaient été enlevés dans la province de Ghor (centre) et libérés 48 heures plus tard après intervention des anciens. Là encore les responsables locaux avaient accusé les talibans.

Violence et attentats sont les principaux obstacles au bon déroulement des élections, admet la Commission électorale qui a ouvert les centres d’inscriptions dans les écoles et les mosquées, tous gardés par des policiers qui fouillent les électeurs à l’entrée.

« Notre patience est à bout, ce gouvernement est responsable de ces vies perdues, plus personne n’ira voter désormais », s’énerve Hussain, 34 ans, qui veille son cousin blessé à l’hôpital Istiqlal.

Cinquante blessés, tous membres de la minorité Hazara chiite, ont été acheminés dans cet établissement où les lits sont tous pleins et l’odeur de sang tenace dans les couloirs, a rapporté un journaliste de l’AFP. « On était 200 environ à faire la queue pour obtenir notre tazkira », se souvient Ali Rasuli, 29 ans, atteint aux jambes et à la poitrine. « Les policiers ne fouillaient personne », a-t-il accusé.

« Bien sûr, l’insécurité est notre premier défi et notre inquiétude majeure, surtout dans les campagnes », avouait récemment à l’AFP le président de l’IEC, le Dr Abdul Baie Sayad, lui-même menacé.

Ces législatives sont les premières depuis 2010 et ce scrutin, le premier depuis la présidentielle de 2014.

– Enthousiasme mesuré –

Beaucoup d’Afghans souhaitent se débarrasser d’un Parlement (249 députés) jugé paresseux et corrompu, dont le mandat a expiré depuis trois ans. Mais ils redoutent plus encore un scrutin pour rien, confisqué par la fraude et qui les exposera à un regain de violence.

Face à l’enthousiasme mesuré de ses compatriotes, le président Ashraf Ghani a ordonné jeudi aux gouverneurs des 34 provinces d’accélérer le processus d’enregistrement.

Il a aussi ordonné aux fonctionnaires de s’inscrire avec leurs familles, et aux mollahs de sensibiliser la population.

L’attentat a été condamné par l’Ambassade américaine à Kaboul et les responsables américains de l’opération Resolute Support de l’Otan, qui appuient fortement la tenue du scrutin, préalable à la présidentielle de 2019.

Le dernier attentat en date – revendiqué par l’EI – contre la capitale afghane au Premier jour du nouvel an perse, le 21 mars, avait fait plus d’une trentaine de morts et au moins 70 blessés.

Romandie.com avec (©AFP / 22 avril 2018 16h47)                

France/attentat de l’Aude: Arnaud Beltrame, le gendarme qui avait remplacé les otages, est mort

mars 24, 2018

VIDÉO – Le lieutenant-colonel du groupement local de gendarmerie de l’Aude, âgé de 45 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait négocié avec le terroriste pour prendre la place des otages dans le Super U de Trèbes. Emmanuel Macron a déclaré que l’officier méritait «respect et admiration de la nation tout entière».

Il s’était livré au ravisseur en échange de la libération des otages: le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. «Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le cœur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la @Gendarmerie de l’Aude», écrit le ministre dans un Tweet.

Le chef de l’État a salué «le courage, le sang-froid et l’abnégation exceptionnels» d’Arnaud Beltrame. «Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame […] a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière», a ajouté dans un communiqué Emmanuel Macron, appelant «chaque Français à honorer la mémoire» du disparu.

De son côté, le directeur général de la gendarmerie nationale a exprimé sa «très vive émotion». Le général Richard Lizuret a souhaité «rendre solennellement hommage à l’héroïsme de notre camarade» et «s’incliner devant le courage, le sens du sacrifice et l’exemplarité de cet offficier qui a donné sa vie pour la liberté des otages». Il a ajouté que les drapeaux et étendards de la gerndarmerie seraient mis en berne ce samedi.

Blessé grièvement par le terroriste

Le militaire avait fait preuve d’héroïsme pendant la prise d’otages de Trèbes et luttait contre la mort, vendredi soir, après avoir été blessé par balles par l’assaillant. Il «a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays», avait salué vendredi Emmanuel Macron en rendant un hommage appuyé à son «courage». François Molins, le procureur de la République de Paris, avait souligné, un peu plus tard dans la soirée, «l’héroïsme du gendarme qui, au péril de sa vie, a fait le choix de prendre la place des otages».

» LIRE AUSSI – EN DIRECT – Au moins deux morts dans une prise d’otages à Trèbes près de Carcassonne

Alors que le terroriste venait d’abattre deux personnes dans le Super U de Trèbes, «le lieutenant-colonel a pris la place des otages au terme de négociations avec l’auteur des faits», avait précisé François Molins. Le procureur avait expliqué que l’assaillant avait ensuite ouvert le feu à plusieurs reprises sur le gendarme, le blessant grièvement.

Le gendarme «avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu» et a abattu l’auteur de l’attaque, qui se réclamait du groupe djihadiste État islamique, avait détaillé le ministre de l’Intérieur. Le ministre avait également souligné «un acte d’héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s’engagent au service de la nation».

Chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche

Né à Etampes, dans l’Essonne, Arnaud Beltrame était marié et n’avait pas d’enfant. Après Saint-Cyr et l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, il a d’abord été nommé dans un peloton de véhicules blindés à Satory (de 2002 à 2006), puis a rejoint le premier régiment d’infanterie (RI) de la Garde républicaine (en charge de la protection du président de la République), jusqu’en 2010.

De 2010 à 2014, il a été chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche, puis officier d’état major auprès du ministère de l’Écologie et du Développement durable à Paris de 2014 à 2017. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Le 1er août 2017, il est devenu officier adjoint de commandement (OAC) au groupement de gendarmerie de l’Aude.

Arnaud Beltrame est décoré de l’ordre national du Mérite. En décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type d’entraînement pour améliorer leur mode d’intervention en cas d’attentat.

Figaro.fr par Yohan Blavignat avec AFP agence

Gaza: mort du principal suspect dans l’attentat contre le Premier ministre palestinien

mars 22, 2018

Un membre des forces de sécurité du mouvement palestinien Hamas est en position à Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 22 mars 2018, lors d’un raid ayant débouché sur l’arrestation d’un suspect dans un attentat contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah / © AFP / MAHMUD HAMS

Le principal suspect dans l’attentat contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah est décédé de ses blessures jeudi dans la bande de Gaza après son arrestation lors de laquelle deux membres des forces de sécurité du Hamas ont été tués.

M. Hamdallah était sorti indemne de l’attaque contre son convoi le 13 mars lors d’une rare visite dans l’enclave palestinienne, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas. Des responsables palestiniens avaient dénoncé une « tentative d’assassinat ».

Cet incident était intervenu alors que l’Autorité palestinienne, dirigée par le président Mahmoud Abbas et qui n’exerce plus ses prérogatives limitées que sur des parties de la Cisjordanie, occupée par Israël, essaie depuis des années de reprendre le contrôle de Gaza au Hamas qui s’en est emparé par la force en 2007.

Après des années de dissensions, le mouvement islamiste a accepté en octobre de rétrocéder à l’Autorité le pouvoir à Gaza, au moins civil. Mais le processus patine.

Le ministère de l’Intérieur à Gaza, contrôlé par le Hamas, a indiqué jeudi que le principal suspect de l’attentat du 13 mars avait été blessé avec un complice lors d’une opération ayant débouché sur leur arrestation à Nousseirat, dans le centre de l’enclave palestinienne.

Il a annoncé un peu plus tard que les deux suspects étaient décédés des suites de leurs blessures lors du raid. Un troisième suspect a été arrêté.

Deux membres des forces de sécurité du mouvement islamiste ont également péri dans l’opération, avait indiqué plus tôt un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil.

Un correspondant de l’AFP a vu les corps des deux membres du Hamas dans un hôpital et un officier de police sur place a confirmé les morts, sous couvert de l’anonymat.

Des échanges de tirs avaient eu lieu plus tôt à Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, alors que les membres des forces de sécurité du Hamas recherchaient activement le suspect de l’attentat contre M. Hamdallah.

– Avertissement d’Abbas –

Des dizaines de barrages avaient été mis en place à travers l’enclave palestinienne où les véhicules étaient fouillés, selon un correspondant de l’AFP.

Lundi, le président palestinien Mahmoud Abbas avait accusé le Hamas d’être directement impliqué dans l’attentat, non revendiqué, et annoncé de futures sanctions contre le mouvement islamiste.

Mercredi, le Hamas avait dit être à la recherche du principal suspect de l’attaque, l’identifiant comme Anas Abou Koussa, né en 1993.

Une source de sécurité du Hamas avait alors affirmé que des enquêteurs avaient arrêté et étaient en train d’interroger trois personnes, dont deux membres des services de renseignement de l’Autorité palestinienne.

Une autre source de sécurité a indiqué que la bombe aurait pu être posée par des salafistes radicaux.

Selon un ministre du gouvernement de M. Hamdallah, deux engins de 15 kilos avaient été disposés le 13 mars le long de la route. Le second n’avait pas explosé.

L’accord de réconciliation d’octobre entre le Hamas et l’Autorité palestinienne avait suscité un prudent espoir de voir s’améliorer les conditions de vie très difficiles des habitants de Gaza.

Les mises en garde se multiplient devant la détérioration de la situation dans le territoire, éprouvé par les guerres avec Israël, les blocus israélien et égyptien, la pauvreté, le chômage et les pénuries d’eau et d’électricité.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2018 14h25)                

Massacre à l’ambulance piégée à Kaboul: près de 100 morts et 158 blessés

janvier 27, 2018

Des volontaires afghans viennent en aide aux victimes de l’explosion d’une ambulance piégée à Kaboul, le 27 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

« C’est un massacre » : l’explosion d’une ambulance piégée samedi dans le centre de Kaboul, revendiquée par les talibans, a fait près de 100 morts et 158 blessés, semant terreur et désolation dans l’un des quartiers les plus animés de la capitale afghane.

« Le bilan s’établit désormais à 95 morts et 158 blessés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh, cinq heures après l’attaque, qui laisse la ville groggy.

Peu auparavant, Baryalai Hilali, directeur de la communication du gouvernement, avait prévenu que le bilan des tués risquait de s’alourdir « car certains blessés ont été hospitalisés dans un état critique ».

Dans un communiqué, la présidence afghane a dénoncé « un crime contre l’humanité ».

« C’est un massacre », a réagi sur Twitter Dejan Panic, le coordinateur de l’ONG italienne Emergency, accompagnant son message de photos sur lesquelles on peut voir les très nombreuses victimes allongées dans les couloirs, sous les préaux et sur les pelouses de l’établissement que gère cette ONG italienne.

Selon le ministère de l’Intérieur, « quatre suspects ont été arrêtés dans l’enquête » sur cet attentat, le plus meurtrier depuis l’explosion d’un camion piégé dans la zone diplomatique le 31 mai (150 morts, 400 blessés).

Débordés, les hôpitaux renvoient les patients d’un établissement à l’autre. Celui d’Emergency, qui a annoncé traiter 163 blessés – comptabilisés dans le bilan officiel – est contraint de les installer sur des matelas à même le sol.

L’attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : « un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l’Intérieur où se trouvaient d’importantes forces de police », a-t-il annoncé.

« Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages », a expliqué Nasrat Rahimi, le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur. « L’ambulance était garée sur le parking de l’hôpital Jamuriate; elle a voulu franchir les barrages pour avancer vers le ministère de l’Intérieur, le Haut Conseil de la Paix, mais le kamikaze a été repéré par la police et s’est fait sauter avant d’atteindre ses cibles ».

Les soupçons du gouvernement se portent sur le réseau terroriste Haqqani, proche des talibans et installé à la frontière pakistanaise, a-t-il ajouté.

L’explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale. Les bâtiments de « Chicken Street », la rue des antiquaires proche, ont vu leurs vitres voler en éclats comme ceux de tous les quartiers à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

– Mares de sang –

Un photographe de l’AFP qui s’est immédiatement rendu sur place a pu voir un très grand nombre de corps de victimes ensanglantées, « morts et blessés », sur les trottoirs, certains appelant à l’aide, que les riverains aidaient à évacuer.

De très nombreuses victimes, hommes, femmes, enfants, acheminées dans l’hôpital Jamuriate, étaient traitées dans les couloirs submergés.

« J’ai vu des mares de sang », a confirmé un témoin qui s’était évanoui sous la puissance du souffle, au milieu des débris jonchant la chaussée.

Emergency, spécialisée en chirurgie de guerre, a fait savoir qu’elle ne pouvait accueillir dans son établissement davantage de patients.

« A l’hôpital Jamuriate, on nous a dit que c’était plein de morts et de blessés, ils nous ont renvoyés sur Emergency. Mais ici aussi ils sont débordés, ils n’ont plus de place. Ils demandent aux gens qui ne sont pas en danger de mort de trouver un autre hôpital », a raconté à la télévision Ariana News un homme qui amenait son frère blessé et a perdu son ami boulanger.

– Menace d’effondrement –

La panique était totale. Un immeuble voisin de l’hôpital Jamuriate, haut de quelques étages et profondément lézardé, menaçait de s’effondrer, selon le photographe, et les médecins ont demandé aux civils d’aider à évacuer les blessés qui risqueraient d’être ensevelis.

L’attentat a eu lieu devant l’un des barrages protégeant l’accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l’Intérieur, le siège de la police, la délégation de l’Union européenne et le lycée pour filles Malalai.

Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée. « Ils ont visé notre barrage. C’était énorme, toutes nos vitres sont soufflées », a dit à l’AFP un de ses membres, Hassina Safi.

Les membres de la délégation européenne ont été rapidement mis en sécurité dans leur pièce sécurisée, a déclaré l’un d’eux à l’AFP.

Le scénario de l’ambulance est l’un des plus redoutés. Cependant, un journaliste de l’AFP passé par cette rue une heure auparavant avait constaté que les ambulances qui se dirigeaient vers l’hôpital Jamuriate étaient systématiquement arrêtées aux barrages et contrôlées une par une, « le chauffeur attendant à côté ».

Le niveau d’alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en « lock down » (sorties interdites).

Cet attentat est le troisième à frapper l’Afghanistan en une semaine, après l’attaque le samedi 20 janvier de l’hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h08)

Attentat dans un hôtel de Kaboul: au moins 18 morts dont 14 étrangers

janvier 21, 2018

Un membre des forces de sécurité afghanes monte la garde devant l’hôtel Intercontinental de Kaboul, le 21 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l’attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l’hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

« Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L’attentat, qui a duré une douzaine d’heures, a été revendiqué par les talibans.

« Plusieurs Ukrainiens » figurent parmi les victimes, a déclaré de son côté à l’AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères à Kiev, Vasyl Kyrylych, sans donner de nombre exact. « D’autres informations seront annoncées lundi matin », selon un communiqué du même ministère.

Un précédent bilan de l’attentat faisait état de 5 morts, dontun ou deux ressortissants étrangers, mais les autorités avaient précisé ne pas avoir terminé de fouiller l’hôtel à la recherche de victimes.

La violence de l’attaque laissait d’emblée craindre un bilan beaucoup plus lourd avec des assaillants dépeints comme tirant à vue dans la salle à manger avant de forcer les chambres pour prendre des clients en otages, parfois immédiatement abattus. Ils avaient en outre déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.

Selon M. Danish, le commando était composé de six hommes. L’attaque n’a pris fin que plus de douze heures plus tard, vers 09H30 dimanche (06H00 GMT), une fois les assaillants abattus par les unités afghanes avec le soutien de la coalition occidentale sous mandat de l’Otan – la Norvège notamment a annoncé avoir contribué au dénouement.

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers », avait auparavant annoncé M. Danish. Il a précisé que six membres des forces spéciales afghanes, réputées pour leur excellence, ont été blessés.

Le porte-parole des taliban Zabiullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités » et que l’attaque a tué des « dizaines » d’entre eux.

– Equipages manquants –

La compagnie aérienne afghane Kam Air a déploré « seize disparus parmi les 42 membres de son personnel qui se trouvaient dans l’hôtel, dont des pilotes et membres d’équipage », a expliqué à l’AFP son PDG, le capitaine Samad Usman Samadi.

La compagnie a évoqué un peu plus tard « des morts et des blessés ».

Selon M. Danish, « le commando est arrivé par le nord pour entrer dans l’hôtel par la cuisine avant de gagner le hall où il a ouvert le feu sur les clients et les gardes de sécurité ».

L’électricité a été coupée dans le quartier et l’hôtel, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, plongé dans l’obscurité toute la nuit à l’exception de hautes flammes qui s’échappaient du toit.

« Je suis sorti, mais plus d’une centaine de mes collègues et amis sont toujours entre la vie et la mort. Priez pour eux s’il vous plaît », a écrit sur Facebook un client rescapé, Aziz Tayeb.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l’établissement. De Washington, le département d’Etat appelait à signaler l’éventuelle présence d’Américains.

– Gardes inexpérimentés –

Au terme d’une nuit de cauchemar, le jour s’est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l’hôtel qui s’est échappé grâce à sa connaissance des lieux a mis en cause la sécurité de l’hôtel, affirmant à l’AFP que « les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n’ont pas riposté, ils n’avaient aucune expérience ».

Selon M. Danish, une nouvelle compagnie privée était chargée depuis début janvier de la sécurité de l’hôtel, jusqu’alors assurée par les forces gouvernementales.

« Nos équipes enquêtent pour comprendre comment les terroristes se sont infiltrés. S’il y a eu des négligences, elles seront sanctionnées ».

L’Intercontinental de Kaboul, l’un des deux cinq étoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques. Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L’établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d’attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Elles avaient conduit l’ONU et certaines ambassades à décréter l’état d’alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l’autre cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l’AFP et sa famille.

La violence reste endémique en Afghanistan, seize ans après le débarquement des Occidentaux fin 2001. Dans le nord du pays, à Balkh, au moins 18 policiers ont été enlevés et abattus dans la nuit de samedi à dimanche par des insurgés talibans dans un village, selon le chef adjoint de la police, Abdul Raziq Qaderi.

A Herat (ouest), au moins huit civils ont péri dans l’explosion de leur véhicule qui a sauté sur une mine, imputée aux talibans par des responsables locaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 16h13)

Russie: Poutine ordonne de « liquider » les auteurs d’attentat menaçant la police

décembre 28, 2017

Le président russe Vladimir Poutine, le 28 décembre 2017 au Kremlin, à Moscou / © POOL/AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Vladimir Poutine a ordonné jeudi de « liquider sur place » les auteurs d’attentat mettant en danger les forces de l’ordre après un « acte terroriste » à Saint-Pétersbourg, dans un contexte de menace liée au retour des jihadistes partis en Syrie.

L’explosion d’une bombe artisanale dans un casier de la consigne d’un supermarché de la deuxième ville de Russie a fait 14 blessés mercredi soir, dont 13 ont été hospitalisés, à quatre jours du réveillon du Nouvel an.

Si les enquêteurs ont ouvert une procédure formelle pour « tentative d’homicide », le président russe a qualifié les faits d' »acte terroriste » lors d’une cérémonie au Kremlin pour des militaires ayant participé à l’intervention en Syrie.

Il a ajouté avoir donné l’ordre aux services spéciaux du FSB, « lors des arrestations, d’agir dans le cadre de la loi » ; « Mais en cas de menace pour la vie ou la santé de nos agents, de nos officiers, il faut agir de manière ferme et ne pas faire de prisonniers, mais liquider les bandits sur place », a-t-il ajouté.

Son porte-parole Dmitri Peskov a précisé à la presse que cet ordre concernait « ceux qui se préparent à commettre des attentats dans notre pays ».

La Russie a été menacée à plusieurs reprises par l’organisation Etat islamique (EI) et par la branche syrienne d’Al-Qaïda après le début de son intervention militaire en Syrie, le 30 septembre 2015.

Après l’annonce mi-décembre par Vladimir Poutine d’un retrait partiel de ses troupes, les services de sécurité ont dit craindre une arrivée de jihadistes de retour de Syrie et d’Irak maintenant que le groupe Etat islamique a perdu la quasi-totalité de son territoire.

– « Dictature barbare » –

Près de 4.500 citoyens russes sont partis à l’étranger pour combattre « aux côtés des terroristes », selon le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov.

Aux Russes partis combattre en Irak et en Syrie, originaires en majorité des républiques musulmanes instables du Caucase, s’ajoutent plusieurs milliers de combattants issus des pays d’Asie centrale, qui comptent une importante diaspora en Russie.

Vladimir Poutine a souligné que l’intervention russe en Syrie avait permis de tuer « des milliers » de jihadistes qui auraient pu « revenir formés, armés et bien préparés ». Il a fait l’éloge du rôle de la Russie, intervenue en soutien au régime de Bachar al-Assad, dans la défaite des jihadistes: l’armée russe, a-t-il affirmé, a fourni « une contribution cruciale dans la défaite des forces criminelles qui avaient défié toute la civilisation, en détruisant l’armée terroriste d’une dictature barbare ».

Les déclarations triomphalistes de l’armée russe ces derniers temps ont été accueillies avec un certain agacement au sein de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui reproche à Moscou d’avoir combattu les rebelles plus que les jihadistes.

– Suspect –

La Russie, qui vient d’entrer en campagne électorale pour la présidentielle du 18 mars et accueille du 14 juin au 15 juillet le Mondial de football sous haute sécurité, a été la cible de plusieurs attentats cette année dont celui de Saint-Pétersbourg constitue le dernier en date.

Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, le Comité national antiterroriste (NAK) a précisé que la bombe artisanale, d’une puissance équivalent à 200 grammes de TNT, avait explosé dans un casier de la consigne du supermarché situé dans un ancien cinéma soviétique. Il a diffusé des images de l’entrée du magasin avec le plafond en partie effondré près des caisses, entourées de débris.

Les enquêteurs « cherchent les personnes liées à ce crime », a-t-il souligné.

Le site d’informations local Fontanka.ru a diffusé jeudi des images de vidéosurveillance montrant un homme en veste à capuche avec un sac à dos visiblement lourd, qui quitte ensuite les lieux sans sac.

Le 3 avril, Saint-Pétersbourg a été la cible d’un attentat dans son métro qui a fait 15 morts et des dizaines de blessés et qui a été revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaïda.

L’auteur présumé de cette attaque, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, a également été tué dans l’attentat.

Mi-décembre, les services de sécurité russes avaient annoncé avoir démantelé, à l’aide de renseignements transmis par la CIA, une cellule de l’EI préparant des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg, notamment dans la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 17h05)                

Quatre hommes suspectés de « terrorisme » arrêtés aux Pays-Bas

décembre 26, 2017

Un policier surveille les entrées d’un concert à Rotterdam le 23 août 2017 / © ANP/AFP/Archives / Arie Kievit

La police néerlandaise a arrêté dimanche quatre hommes, dont un citoyen suédois, « suspectés d’être impliqués dans des activités terroristes », a indiqué le parquet mardi.

L’un des hommes, âgé de 29 ans, était arrivé par avion de Stockholm plus tôt dans la journée de dimanche tandis que les trois autres, âgés de 21, 23 et 30 ans, sont originaires des villes de Flardingue, Delft et Gouda, dans le sud-ouest des Pays-Bas.

La police, qui a perquisitionné dans plusieurs maisons de ces trois villes, a déclaré avoir saisi des documents. Aucune arme ni explosif n’ont toutefois été découverts.

Bien qu’il « n’y ait aucune information concrète qui indique un projet d’attaque terroriste, la police et le bureau du Procureur général ne veulent prendre aucun risque », a ajouté le parquet sans donner plus d’informations.

Les suspects ont été placés en garde à vue en attendant de comparaître devant un tribunal.

Interpellé à Rotterdam l’an dernier, un citoyen néerlandais a été condamné à quatre ans de prison en novembre pour la planification d’un attentat. La police avait alors saisi un fusil d’assaut ainsi qu’une grande quantité de matériel pyrotechnique.

Les Pays-Bas ont jusqu’à présent été épargnés par la vague d’attentats terroristes qui a frappé plusieurs de ses voisins européens ces dernières années.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 15h34)                

États-Unis: Un ex-Marine qui préparait un attentat pour Noël a été arrêté

décembre 23, 2017

Le FBI a déjoué un projet d’attentat autour de Noël sur le « Pier 39 », jetée de San Francisco ici photographiée le 18 octobre / © AFP/Archives / Daniel SLIM

Le FBI a arrêté vendredi un ancien Marine américain accusé d’avoir fomenté un attentat inspiré par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre un symbole touristique de San Francisco lors de Noël, selon un document transmis au tribunal.

Everitt Aaron Jameson, un chauffeur de camion de 26 ans, comptait s’en prendre au « Pier 39 », célèbre jetée de San Francisco et haut-lieu touristique de la ville, selon un procès-verbal transmis par la police fédérale.

Il a été inculpé pour tentative de soutien matériel à une organisation terroriste étrangère, et risque 20 ans de prison.

Le suspect a expliqué à des agents sous couverture qu’il voulait utiliser des explosifs pour s’attaquer à la foule sur la jetée entre les 18 et 25 décembre, parce que « Noël est le jour parfait pour commettre un attentat ».

Il avait choisi l’endroit car « il s’y était déjà rendu auparavant et savait que c’était un endroit où la foule était nombreuse ».

L’homme a expliqué qu’il était « prêt à mourir », toujours selon les documents judiciaires. Des agents du FBI ont perquisitionné mercredi sa maison de Modesto, quelque 130 kilomètres plus à l’est, en Californie. Ils y auraient trouvé son testament, ses dernières volontés, plusieurs armes et des munitions.

Il avait fait part de ses intentions à un agent du FBI sous couverture qu’il pensait être un membre important de l’EI. Il fallait « une autre attaque comme New York ou San Bernardino » aux Etats-Unis, a-t-il également expliqué, toujours selon les documents judiciaires.

Selon la plainte déposée devant un tribunal fédéral de Californie, le suspect avait « épousé des croyances jihadistes radicales, et était notamment auteur de messages qui soutenaient le terrorisme sur les réseaux sociaux ».

Il s’était notamment réjoui de l’attentat du 31 octobre à New York, quand un jihadiste a percuté la foule avec son camion, faisant huit mots, d’après le FBI. Il « aimait » aussi des messages de soutien à l’EI sur Facebook.

Il a ainsi « adoré » le 29 novembre une publication montrant le Père Noël portant une boite de dynamite à New York.

« Il était surveillé par les forces de l’ordre, le danger n’a jamais été imminent pour le public », a précisé le FBI dans un communiqué.

« Nos forces de l’ordre ont encore une fois déjoué un complot supposé contre les Américains », a déclaré le ministre de la Justice Jeff Sessions dans un communiqué.

Le suspect avait suivi un entrainement avec le corps des Marines en 2009. Il y avait reçu un diplôme de « tireur d’élite », selon le FBI, avant d’être congédié quand les Marines se sont aperçus qu’il n’avait pas signalé ses problèmes d’asthme.

Un journal local, le Merced Sun Star a publié une interview du père du suspect, Gordon Jameson, où il décrit son fils comme une personne « gentille ».

« Je ne sais pas grand chose sur cette affaire parce que le FBI ne me dit pas grand chose, mais je sais que mon fils ne ferait de mal à personne. Il ne ferait pas ça à des innocents », a-t-il déclaré.

Selon le Sacramento Bee, l’ancienne femme du suspect, Ashley Jameson, est en prison. Le couple a deux enfants, qui ont été placés dans une famille d’accueil.

Le journal de sa ville, le Modesto Bee, a publié quelques heures après son arrestation une lettre qu’il leur avait écrite à 16 ans, dans laquelle il soutenait les troupes américains stationnées en Irak depuis le début du conflit en 2003.

« Je ne sais pas ce qu’on vous a appris, mais moi on m’a appris à finir ce que j’avais commencé. Et devinez quoi? Ce n’est pas encore fini », avait-il écrit.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2017 11h19)