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Massacre à l’ambulance piégée à Kaboul: près de 100 morts et 158 blessés

janvier 27, 2018

Des volontaires afghans viennent en aide aux victimes de l’explosion d’une ambulance piégée à Kaboul, le 27 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

« C’est un massacre » : l’explosion d’une ambulance piégée samedi dans le centre de Kaboul, revendiquée par les talibans, a fait près de 100 morts et 158 blessés, semant terreur et désolation dans l’un des quartiers les plus animés de la capitale afghane.

« Le bilan s’établit désormais à 95 morts et 158 blessés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh, cinq heures après l’attaque, qui laisse la ville groggy.

Peu auparavant, Baryalai Hilali, directeur de la communication du gouvernement, avait prévenu que le bilan des tués risquait de s’alourdir « car certains blessés ont été hospitalisés dans un état critique ».

Dans un communiqué, la présidence afghane a dénoncé « un crime contre l’humanité ».

« C’est un massacre », a réagi sur Twitter Dejan Panic, le coordinateur de l’ONG italienne Emergency, accompagnant son message de photos sur lesquelles on peut voir les très nombreuses victimes allongées dans les couloirs, sous les préaux et sur les pelouses de l’établissement que gère cette ONG italienne.

Selon le ministère de l’Intérieur, « quatre suspects ont été arrêtés dans l’enquête » sur cet attentat, le plus meurtrier depuis l’explosion d’un camion piégé dans la zone diplomatique le 31 mai (150 morts, 400 blessés).

Débordés, les hôpitaux renvoient les patients d’un établissement à l’autre. Celui d’Emergency, qui a annoncé traiter 163 blessés – comptabilisés dans le bilan officiel – est contraint de les installer sur des matelas à même le sol.

L’attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : « un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l’Intérieur où se trouvaient d’importantes forces de police », a-t-il annoncé.

« Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages », a expliqué Nasrat Rahimi, le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur. « L’ambulance était garée sur le parking de l’hôpital Jamuriate; elle a voulu franchir les barrages pour avancer vers le ministère de l’Intérieur, le Haut Conseil de la Paix, mais le kamikaze a été repéré par la police et s’est fait sauter avant d’atteindre ses cibles ».

Les soupçons du gouvernement se portent sur le réseau terroriste Haqqani, proche des talibans et installé à la frontière pakistanaise, a-t-il ajouté.

L’explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale. Les bâtiments de « Chicken Street », la rue des antiquaires proche, ont vu leurs vitres voler en éclats comme ceux de tous les quartiers à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

– Mares de sang –

Un photographe de l’AFP qui s’est immédiatement rendu sur place a pu voir un très grand nombre de corps de victimes ensanglantées, « morts et blessés », sur les trottoirs, certains appelant à l’aide, que les riverains aidaient à évacuer.

De très nombreuses victimes, hommes, femmes, enfants, acheminées dans l’hôpital Jamuriate, étaient traitées dans les couloirs submergés.

« J’ai vu des mares de sang », a confirmé un témoin qui s’était évanoui sous la puissance du souffle, au milieu des débris jonchant la chaussée.

Emergency, spécialisée en chirurgie de guerre, a fait savoir qu’elle ne pouvait accueillir dans son établissement davantage de patients.

« A l’hôpital Jamuriate, on nous a dit que c’était plein de morts et de blessés, ils nous ont renvoyés sur Emergency. Mais ici aussi ils sont débordés, ils n’ont plus de place. Ils demandent aux gens qui ne sont pas en danger de mort de trouver un autre hôpital », a raconté à la télévision Ariana News un homme qui amenait son frère blessé et a perdu son ami boulanger.

– Menace d’effondrement –

La panique était totale. Un immeuble voisin de l’hôpital Jamuriate, haut de quelques étages et profondément lézardé, menaçait de s’effondrer, selon le photographe, et les médecins ont demandé aux civils d’aider à évacuer les blessés qui risqueraient d’être ensevelis.

L’attentat a eu lieu devant l’un des barrages protégeant l’accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l’Intérieur, le siège de la police, la délégation de l’Union européenne et le lycée pour filles Malalai.

Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée. « Ils ont visé notre barrage. C’était énorme, toutes nos vitres sont soufflées », a dit à l’AFP un de ses membres, Hassina Safi.

Les membres de la délégation européenne ont été rapidement mis en sécurité dans leur pièce sécurisée, a déclaré l’un d’eux à l’AFP.

Le scénario de l’ambulance est l’un des plus redoutés. Cependant, un journaliste de l’AFP passé par cette rue une heure auparavant avait constaté que les ambulances qui se dirigeaient vers l’hôpital Jamuriate étaient systématiquement arrêtées aux barrages et contrôlées une par une, « le chauffeur attendant à côté ».

Le niveau d’alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en « lock down » (sorties interdites).

Cet attentat est le troisième à frapper l’Afghanistan en une semaine, après l’attaque le samedi 20 janvier de l’hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h08)

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Attentat dans un hôtel de Kaboul: au moins 18 morts dont 14 étrangers

janvier 21, 2018

Un membre des forces de sécurité afghanes monte la garde devant l’hôtel Intercontinental de Kaboul, le 21 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l’attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l’hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

« Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L’attentat, qui a duré une douzaine d’heures, a été revendiqué par les talibans.

« Plusieurs Ukrainiens » figurent parmi les victimes, a déclaré de son côté à l’AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères à Kiev, Vasyl Kyrylych, sans donner de nombre exact. « D’autres informations seront annoncées lundi matin », selon un communiqué du même ministère.

Un précédent bilan de l’attentat faisait état de 5 morts, dontun ou deux ressortissants étrangers, mais les autorités avaient précisé ne pas avoir terminé de fouiller l’hôtel à la recherche de victimes.

La violence de l’attaque laissait d’emblée craindre un bilan beaucoup plus lourd avec des assaillants dépeints comme tirant à vue dans la salle à manger avant de forcer les chambres pour prendre des clients en otages, parfois immédiatement abattus. Ils avaient en outre déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.

Selon M. Danish, le commando était composé de six hommes. L’attaque n’a pris fin que plus de douze heures plus tard, vers 09H30 dimanche (06H00 GMT), une fois les assaillants abattus par les unités afghanes avec le soutien de la coalition occidentale sous mandat de l’Otan – la Norvège notamment a annoncé avoir contribué au dénouement.

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers », avait auparavant annoncé M. Danish. Il a précisé que six membres des forces spéciales afghanes, réputées pour leur excellence, ont été blessés.

Le porte-parole des taliban Zabiullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités » et que l’attaque a tué des « dizaines » d’entre eux.

– Equipages manquants –

La compagnie aérienne afghane Kam Air a déploré « seize disparus parmi les 42 membres de son personnel qui se trouvaient dans l’hôtel, dont des pilotes et membres d’équipage », a expliqué à l’AFP son PDG, le capitaine Samad Usman Samadi.

La compagnie a évoqué un peu plus tard « des morts et des blessés ».

Selon M. Danish, « le commando est arrivé par le nord pour entrer dans l’hôtel par la cuisine avant de gagner le hall où il a ouvert le feu sur les clients et les gardes de sécurité ».

L’électricité a été coupée dans le quartier et l’hôtel, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, plongé dans l’obscurité toute la nuit à l’exception de hautes flammes qui s’échappaient du toit.

« Je suis sorti, mais plus d’une centaine de mes collègues et amis sont toujours entre la vie et la mort. Priez pour eux s’il vous plaît », a écrit sur Facebook un client rescapé, Aziz Tayeb.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l’établissement. De Washington, le département d’Etat appelait à signaler l’éventuelle présence d’Américains.

– Gardes inexpérimentés –

Au terme d’une nuit de cauchemar, le jour s’est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l’hôtel qui s’est échappé grâce à sa connaissance des lieux a mis en cause la sécurité de l’hôtel, affirmant à l’AFP que « les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n’ont pas riposté, ils n’avaient aucune expérience ».

Selon M. Danish, une nouvelle compagnie privée était chargée depuis début janvier de la sécurité de l’hôtel, jusqu’alors assurée par les forces gouvernementales.

« Nos équipes enquêtent pour comprendre comment les terroristes se sont infiltrés. S’il y a eu des négligences, elles seront sanctionnées ».

L’Intercontinental de Kaboul, l’un des deux cinq étoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques. Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L’établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d’attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Elles avaient conduit l’ONU et certaines ambassades à décréter l’état d’alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l’autre cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l’AFP et sa famille.

La violence reste endémique en Afghanistan, seize ans après le débarquement des Occidentaux fin 2001. Dans le nord du pays, à Balkh, au moins 18 policiers ont été enlevés et abattus dans la nuit de samedi à dimanche par des insurgés talibans dans un village, selon le chef adjoint de la police, Abdul Raziq Qaderi.

A Herat (ouest), au moins huit civils ont péri dans l’explosion de leur véhicule qui a sauté sur une mine, imputée aux talibans par des responsables locaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 16h13)

Russie: Poutine ordonne de « liquider » les auteurs d’attentat menaçant la police

décembre 28, 2017

Le président russe Vladimir Poutine, le 28 décembre 2017 au Kremlin, à Moscou / © POOL/AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Vladimir Poutine a ordonné jeudi de « liquider sur place » les auteurs d’attentat mettant en danger les forces de l’ordre après un « acte terroriste » à Saint-Pétersbourg, dans un contexte de menace liée au retour des jihadistes partis en Syrie.

L’explosion d’une bombe artisanale dans un casier de la consigne d’un supermarché de la deuxième ville de Russie a fait 14 blessés mercredi soir, dont 13 ont été hospitalisés, à quatre jours du réveillon du Nouvel an.

Si les enquêteurs ont ouvert une procédure formelle pour « tentative d’homicide », le président russe a qualifié les faits d' »acte terroriste » lors d’une cérémonie au Kremlin pour des militaires ayant participé à l’intervention en Syrie.

Il a ajouté avoir donné l’ordre aux services spéciaux du FSB, « lors des arrestations, d’agir dans le cadre de la loi » ; « Mais en cas de menace pour la vie ou la santé de nos agents, de nos officiers, il faut agir de manière ferme et ne pas faire de prisonniers, mais liquider les bandits sur place », a-t-il ajouté.

Son porte-parole Dmitri Peskov a précisé à la presse que cet ordre concernait « ceux qui se préparent à commettre des attentats dans notre pays ».

La Russie a été menacée à plusieurs reprises par l’organisation Etat islamique (EI) et par la branche syrienne d’Al-Qaïda après le début de son intervention militaire en Syrie, le 30 septembre 2015.

Après l’annonce mi-décembre par Vladimir Poutine d’un retrait partiel de ses troupes, les services de sécurité ont dit craindre une arrivée de jihadistes de retour de Syrie et d’Irak maintenant que le groupe Etat islamique a perdu la quasi-totalité de son territoire.

– « Dictature barbare » –

Près de 4.500 citoyens russes sont partis à l’étranger pour combattre « aux côtés des terroristes », selon le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov.

Aux Russes partis combattre en Irak et en Syrie, originaires en majorité des républiques musulmanes instables du Caucase, s’ajoutent plusieurs milliers de combattants issus des pays d’Asie centrale, qui comptent une importante diaspora en Russie.

Vladimir Poutine a souligné que l’intervention russe en Syrie avait permis de tuer « des milliers » de jihadistes qui auraient pu « revenir formés, armés et bien préparés ». Il a fait l’éloge du rôle de la Russie, intervenue en soutien au régime de Bachar al-Assad, dans la défaite des jihadistes: l’armée russe, a-t-il affirmé, a fourni « une contribution cruciale dans la défaite des forces criminelles qui avaient défié toute la civilisation, en détruisant l’armée terroriste d’une dictature barbare ».

Les déclarations triomphalistes de l’armée russe ces derniers temps ont été accueillies avec un certain agacement au sein de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui reproche à Moscou d’avoir combattu les rebelles plus que les jihadistes.

– Suspect –

La Russie, qui vient d’entrer en campagne électorale pour la présidentielle du 18 mars et accueille du 14 juin au 15 juillet le Mondial de football sous haute sécurité, a été la cible de plusieurs attentats cette année dont celui de Saint-Pétersbourg constitue le dernier en date.

Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, le Comité national antiterroriste (NAK) a précisé que la bombe artisanale, d’une puissance équivalent à 200 grammes de TNT, avait explosé dans un casier de la consigne du supermarché situé dans un ancien cinéma soviétique. Il a diffusé des images de l’entrée du magasin avec le plafond en partie effondré près des caisses, entourées de débris.

Les enquêteurs « cherchent les personnes liées à ce crime », a-t-il souligné.

Le site d’informations local Fontanka.ru a diffusé jeudi des images de vidéosurveillance montrant un homme en veste à capuche avec un sac à dos visiblement lourd, qui quitte ensuite les lieux sans sac.

Le 3 avril, Saint-Pétersbourg a été la cible d’un attentat dans son métro qui a fait 15 morts et des dizaines de blessés et qui a été revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaïda.

L’auteur présumé de cette attaque, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, a également été tué dans l’attentat.

Mi-décembre, les services de sécurité russes avaient annoncé avoir démantelé, à l’aide de renseignements transmis par la CIA, une cellule de l’EI préparant des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg, notamment dans la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 17h05)                

Quatre hommes suspectés de « terrorisme » arrêtés aux Pays-Bas

décembre 26, 2017

Un policier surveille les entrées d’un concert à Rotterdam le 23 août 2017 / © ANP/AFP/Archives / Arie Kievit

La police néerlandaise a arrêté dimanche quatre hommes, dont un citoyen suédois, « suspectés d’être impliqués dans des activités terroristes », a indiqué le parquet mardi.

L’un des hommes, âgé de 29 ans, était arrivé par avion de Stockholm plus tôt dans la journée de dimanche tandis que les trois autres, âgés de 21, 23 et 30 ans, sont originaires des villes de Flardingue, Delft et Gouda, dans le sud-ouest des Pays-Bas.

La police, qui a perquisitionné dans plusieurs maisons de ces trois villes, a déclaré avoir saisi des documents. Aucune arme ni explosif n’ont toutefois été découverts.

Bien qu’il « n’y ait aucune information concrète qui indique un projet d’attaque terroriste, la police et le bureau du Procureur général ne veulent prendre aucun risque », a ajouté le parquet sans donner plus d’informations.

Les suspects ont été placés en garde à vue en attendant de comparaître devant un tribunal.

Interpellé à Rotterdam l’an dernier, un citoyen néerlandais a été condamné à quatre ans de prison en novembre pour la planification d’un attentat. La police avait alors saisi un fusil d’assaut ainsi qu’une grande quantité de matériel pyrotechnique.

Les Pays-Bas ont jusqu’à présent été épargnés par la vague d’attentats terroristes qui a frappé plusieurs de ses voisins européens ces dernières années.

Romandie.com avec(©AFP / 26 décembre 2017 15h34)                

États-Unis: Un ex-Marine qui préparait un attentat pour Noël a été arrêté

décembre 23, 2017

Le FBI a déjoué un projet d’attentat autour de Noël sur le « Pier 39 », jetée de San Francisco ici photographiée le 18 octobre / © AFP/Archives / Daniel SLIM

Le FBI a arrêté vendredi un ancien Marine américain accusé d’avoir fomenté un attentat inspiré par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre un symbole touristique de San Francisco lors de Noël, selon un document transmis au tribunal.

Everitt Aaron Jameson, un chauffeur de camion de 26 ans, comptait s’en prendre au « Pier 39 », célèbre jetée de San Francisco et haut-lieu touristique de la ville, selon un procès-verbal transmis par la police fédérale.

Il a été inculpé pour tentative de soutien matériel à une organisation terroriste étrangère, et risque 20 ans de prison.

Le suspect a expliqué à des agents sous couverture qu’il voulait utiliser des explosifs pour s’attaquer à la foule sur la jetée entre les 18 et 25 décembre, parce que « Noël est le jour parfait pour commettre un attentat ».

Il avait choisi l’endroit car « il s’y était déjà rendu auparavant et savait que c’était un endroit où la foule était nombreuse ».

L’homme a expliqué qu’il était « prêt à mourir », toujours selon les documents judiciaires. Des agents du FBI ont perquisitionné mercredi sa maison de Modesto, quelque 130 kilomètres plus à l’est, en Californie. Ils y auraient trouvé son testament, ses dernières volontés, plusieurs armes et des munitions.

Il avait fait part de ses intentions à un agent du FBI sous couverture qu’il pensait être un membre important de l’EI. Il fallait « une autre attaque comme New York ou San Bernardino » aux Etats-Unis, a-t-il également expliqué, toujours selon les documents judiciaires.

Selon la plainte déposée devant un tribunal fédéral de Californie, le suspect avait « épousé des croyances jihadistes radicales, et était notamment auteur de messages qui soutenaient le terrorisme sur les réseaux sociaux ».

Il s’était notamment réjoui de l’attentat du 31 octobre à New York, quand un jihadiste a percuté la foule avec son camion, faisant huit mots, d’après le FBI. Il « aimait » aussi des messages de soutien à l’EI sur Facebook.

Il a ainsi « adoré » le 29 novembre une publication montrant le Père Noël portant une boite de dynamite à New York.

« Il était surveillé par les forces de l’ordre, le danger n’a jamais été imminent pour le public », a précisé le FBI dans un communiqué.

« Nos forces de l’ordre ont encore une fois déjoué un complot supposé contre les Américains », a déclaré le ministre de la Justice Jeff Sessions dans un communiqué.

Le suspect avait suivi un entrainement avec le corps des Marines en 2009. Il y avait reçu un diplôme de « tireur d’élite », selon le FBI, avant d’être congédié quand les Marines se sont aperçus qu’il n’avait pas signalé ses problèmes d’asthme.

Un journal local, le Merced Sun Star a publié une interview du père du suspect, Gordon Jameson, où il décrit son fils comme une personne « gentille ».

« Je ne sais pas grand chose sur cette affaire parce que le FBI ne me dit pas grand chose, mais je sais que mon fils ne ferait de mal à personne. Il ne ferait pas ça à des innocents », a-t-il déclaré.

Selon le Sacramento Bee, l’ancienne femme du suspect, Ashley Jameson, est en prison. Le couple a deux enfants, qui ont été placés dans une famille d’accueil.

Le journal de sa ville, le Modesto Bee, a publié quelques heures après son arrestation une lettre qu’il leur avait écrite à 16 ans, dans laquelle il soutenait les troupes américains stationnées en Irak depuis le début du conflit en 2003.

« Je ne sais pas ce qu’on vous a appris, mais moi on m’a appris à finir ce que j’avais commencé. Et devinez quoi? Ce n’est pas encore fini », avait-il écrit.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2017 11h19)                

Poutine remercie Trump pour l’aide américaine contre un attentat déjoué en Russie

décembre 17, 2017

Donald Trump et Vladimir Poutine lors du sommet de l’Apec (APEC) à Danang, le 11 novembre 2017 / © SPUTNIK/AFP/Archives / Mikhail KLIMENTYEV

Le président russe Vladimir Poutine a remercié dimanche son homologue américain Donald Trump pour « les renseignements transmis par la CIA » à la Russie qui ont permis selon lui de déjouer un projet d’attentat à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

Il s’agit de la seconde conversation téléphonique entre les deux chefs d’Etat en quelques jours après celle de jeudi, au cours de laquelle ils avaient évoqué le programme nucléaire nord-coréen mais où Donald Trump avait, déjà, eu des mots chaleureux pour Vladimir Poutine.

Dimanche, le président russe « a remercié son homologue américain pour les renseignements transmis par la CIA », qui ont permis « de mettre sur la piste, découvrir et appréhender un groupe terroriste qui préparait » des attentats dans la seconde ville de Russie, selon un communiqué du Kremlin.

« Les informations reçues par la CIA se sont avérées suffisantes pour la détection, la recherche et l’arrestation des criminels », précise encore le Kremlin, dont le communiqué indique que les terroristes prévoyaient « des explosions dans la Cathédrale Notre-Dame-de-Kazan et d’autres lieux très fréquentés de la ville ».

Les services de renseignement russes (FSB) avaient annoncé vendredi avoir démantelé une cellule du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui s’apprêtait à commettre des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg. Au total, sept personnes avaient été arrêtées mercredi et jeudi.

Selon le FSB, qui a précisé avoir saisi « un grand nombre d’explosifs (…), des armes automatiques et des munitions », ce groupe planifiait notamment un « attentat suicide » ainsi que des « tueries et des explosions ».

Au téléphone, Vladimir Poutine a demandé à Donald Trump « de transmettre sa gratitude au directeur de la CIA et au personnel opérationnel des services de renseignement américains ».

Le président russe a ajouté que « les services spéciaux russe, s’ils reçoivent des informations sur des risques terroristes en lien avec les Etats-Unis et leurs citoyens, les transmettront immédiatement à leurs collègues américains ».

Importants résultats

Alors que les relations entre Washington et Moscou sont toujours tendues, sur fond d’accusations d’ingérence russe dans la politique américaine mais aussi de divergences profondes dans les dossiers syrien, nord-coréen ou ukrainien, Donald Trump et Vladimir Poutine ont rivalisé d’amabilités cette semaine.

Jeudi, lors de sa conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine avait estimé que les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle aux Etats-Unis avaient été « inventées » par les adversaires de Donald Trump pour le « délégitimer ».

Mais le président russe avait aussi jugé favorablement les premiers mois économiques de Donald Trump, disant voir « de manière objective d’importants résultats en peu de temps ».

Et le président russe d’ajouter qu’il souhaitait voir Moscou et Washington normaliser « leurs relations dans l’intérêt des peuples russe et américain ».

« Il y a des choses qu’il aimerait faire, mais qu’il n’a pas pu effectuer encore (…) Il avait parlé d’améliorer les relations avec la Russie, mais bien sûr, même s’il souhaite le faire, il ne peut pas en ce moment à cause de certaines restrictions, que vous connaissez », avait-il déclarer.

Dans la soirée, Donald Trump n’avait pas manqué de relever ces compliments. Lors d’une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine ayant pour thème la Corée du Nord, il avait pris l’initiative inhabituelle de remercier le président russe « pour avoir reconnu la forte performance économique de l’Amérique lors de sa conférence de presse annuelle ».

Il en faudra cependant davantage pour normaliser les relations entre Moscou et Washington. Après une guerre des sanctions diplomatiques qui a culminé en septembre, chaque pays expulsant des diplomates de l’autre camp, leur confrontation touche maintenant au terrain médiatique.

En novembre, Washington a ordonné à la chaîne diffusée en anglais RT, contrôlée par l’Etat russe, de s’enregistrer comme « agent de l’étranger », faisant immédiatement réagir Moscou qui a classé à son tour plusieurs médias américains sous le même statut, après le vote d’une loi le permettant.

Aux Etats-Unis, l’enquête menée depuis mai par un procureur spécial américain sur les interférences russes s’est accéléré début décembre avec l’inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui a reconnu avoir menti au FBI et a accepté de coopérer avec la justice.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 20h55)                

Pakistan: huit morts dans l’attaque d’une église par l’EI

décembre 17, 2017

Des secouristes prennent en charge une des blessés dans l’attentat d’une église à Quetta au Pakistant le 17 décembre 2017 / © AFP / BANARAS KHAN

Un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique et préparé pour provoquer un carnage, a fait au moins huit morts et 30 blessés pendant la messe dominicale dans une église de Quetta, au sud-ouest du Pakistan, pleine à une semaine de Noël.

L’attaque a impliqué au moins deux kamikazes, peut-être davantage, et visé l’Eglise méthodiste de la capitale de la très instable province du Balouchistan, bordée par l’Iran et l’Afghanistan.

Au moins deux hommes se sont présentés dimanche matin alors qu’environ 400 personnes étaient rassemblées pour l’office, munis de grenades et de vestes explosives. Mais l’un des assaillants a été abattu par la police sur le parvis, évitant un carnage encore pire, selon le ministre de l’Intérieur du Balouchistan, Sarfraz Bugti.

Le kamikaze a déclenché une veste piégée chargée d’au moins « 15 kg d’explosif » a rapporté à l’AFP un responsable de la défense civile, Aslam Tareen. Selon lui l’homme ainsi que son complice, « abattu d’une balle entre les deux yeux », détenaient aussi des grenades, pour causer le maximum de dégâts dans l’assemblée.

Un haut responsable de la police, Abdul Razzaq Cheema, a également évoqué la présence sur place de deux autres kamikazes qui auraient pris la fuite quand les forces de l’ordre sont intervenues.

Cette information était en cours de vérification dimanche soir par les enquêteurs qui fouillaient le secteur et visionnaient les images des caméras de surveillance à la recherche des deux autres kamikaze supposés.

– « la porte a volé en éclats » –

L’EI a revendiqué l’opération par un message de son organe de propagande sur Twitter, sans aucune précision.

Les rescapés rencontrés par l’AFP ont raconté l’irruption du chaos au milieu de leurs prières.

« J’ai d’abord entendu des coups de feu et j’ai tout de suite pensé que l’église était attaquée » a rapporté Kelvin Alexander Masih, un photographe de 44 ans qui se trouvait en famille. « Je me suis rué pour fermer la porte principale, criant aux gens de s’allonger (…) mais la porte a volé en éclats: tout ceux qui se trouvaient à proximité ont été tués et blessés, on entendait des pleurs de femmes et d’enfants ».

« J’étais en train de prier quand j’ai entendu des tirs. Quand j’ai levé la tête le prêtre avait interrompu la prière. Les gens paniqués essayaient de se cacher. J’ai entendu une énorme explosion et la porte a éclaté », a confié Zeenat Emmanuel, une quinquagénaire.

Un photographe de l’AFP sur place a vu les bancs de l’assistance renversés, des chaussures et des instruments de musiques éparpillés dans des mares de sang.

Le chef de la police provinciale, Moazzam Jah, a précisé à l’AFP que deux femmes figuraient parmi les huit morts. Plusieurs blessés sont dans un état grave.

« La police a été prompte à réagir, elle a empêché les assaillants de gagner la nef principale en les interceptant » avant.

D’ordinaire, environ 250 fidèles assistent au service du dimanche mais à l’approche de Noël l’affluence est bien supérieure et 400 personnes étaient présentes, selon le ministre de l’Intérieur.

« Dieu nous préserve, si les terroristes étaient parvenus à leurs fins, plus de 400 vies précieuses auraient été menacées », a indiqué M. Bugti sur Twitter.

Les chrétiens représentent environ 1,6% des 200 millions de Pakistanais. Ils sont quotidiennement victimes de discriminations dans le Pakistan à majorité musulmane, vivant dans la peur d’accusations de blasphème, souvent utilisées à tort contre les minorités pour régler des conflits personnels.

Cantonnés aux professions les plus mal payées, ils sont comme d’autres minorités religieuses, également la cible de violences islamistes.

En 2016, l’une des pires attaques survenues au Pakistan avait fait 75 morts, dont de nombreux enfants, dans un parc de Lahore le week-end de Pâques. Elle avait été revendiquée par le Jamaat-ul-Ahrarn, une faction des talibans pakistanais.

Le Balouchistan est une province riche en ressources naturelles mais secouée par une insurrection séparatiste et des violences islamistes. Ses sept millions d’habitants se plaignent depuis longtemps de ne pas recevoir une part équitable de ses richesses.

Ces dernières années, les autorités mènent campagne pour tenter de promouvoir la paix et le développement économique, ce qui a réduit considérablement le niveau des violences dans la province.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 14h34)                

États-Unis: à l’approche des fêtes, l’attentat de New York sonne comme un avertissement

décembre 13, 2017

Sécurité renforcée à New York, notamment à Times Square où la police de la ville a déployé de nombreux agents depuis l’attentat manqué de lundi / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SPENCER PLATT

L’attentat à la bombe raté dans le métro new-yorkais lundi, commis par un Bangladais inspiré par le groupe Etat islamique, est venu réveiller le spectre d’un attentat de grande envergure durant la période des fêtes, cible privilégiée des jihadistes et hantise des autorités.

Akayed Ullah, l’ancien chauffeur de taxi qui a détonné une bombe qu’il s’était attaché au corps, aurait affirmé aux enquêteurs avoir choisi sa cible en raison des nombreuses affiches de Noël placardées dans le tunnel reliant la très touristique Times Square à la gare de Port Authority.

Son engin explosif artisanal a été un pétard mouillé: il n’a que partiellement explosé, faisant trois blessés légers en pleine heure de pointe dans l’une des stations les plus fréquentées des Etats-Unis.

Mais à deux semaines de Noël, tandis que des foules convergent vers lieux touristiques et magasins, les autorités redoutent qu’une pareille attaque ne tourne au carnage. Elles ont, à cet égard, été échaudées par deux attentats majeurs à l’étranger pendant les fêtes de fin d’année en 2016.

Un homme a foncé dans la foule au volant de son camion sur un marché de Noël à Berlin (11 morts). La semaine suivante, au réveillon du Nouvel an, un autre a massacré 39 personnes dans une boîte de nuit d’Istanbul.

En Europe ou aux Etats-Unis, les autorités ont renforcé cette année la présence policière sur les sites les plus fréquentés, avec une attention particulière pour parer la nouvelle méthode phare des jihadistes: la voiture-bélier.

Si le ministère américain des Affaires étrangères déconseille à ses ressortissants de se rendre en Europe pendant les fêtes, ou au moins de « faire preuve de prudence » car les « extrémistes continuent de cibler les lieux touristiques », les avertissements valent aussi pour les Etats-Unis.

– ‘On se voit à Noël’ –

« Nous sommes concentrés sur la sensibilisation du public, (avec des slogans) comme +si vous voyez quelque chose, dites quelque chose+ », explique Christopher Krebs, un haut responsable du ministère de la Sécurité intérieure.

« Les fêtes de fin d’année ont toujours soulevé l’inquiétude sur la menace » sécuritaire, affirme à l’AFP Jeff Ringle, ancien policier du contre-terrorisme au sein de la police fédérale (FBI) devenu directeur du Soufan Group.

Pour lui, les cibles exposées que sont les grandes places, lieux de concert et autres marchés donnent aux assaillants « beaucoup de visibilité dans les médias ».

De plus, considère M. Ringle, empêcher ce type d’attaque est particulièrement difficile: « Les forces de l’ordre doivent être sur leurs gardes. Cela ne peut jamais être complètement efficace ».

Les groupes terroristes n’appellent pas au passage à l’acte spécifiquement pendant les fêtes de fin d’année, selon les spécialistes, mais leurs partisans sur internet semblent estimer qu’il s’agit de la période idéale.

SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste, a révélé plusieurs affiches d’aspirants jihadistes qui semblent aller dans ce sens. Sur l’une d’elle, un père Noël se tient près d’une boîte d’explosifs, regardant vers Manhattan, avec ce texte: « On se voit à Noël sur Times Square… bientôt ».

Au moment où le groupe Etat islamique a perdu la plupart des zones qu’il occupait en Syrie et en Irak, il privilégie les attaques solitaires et bien moins facilement détectables.

L’EI, a jugé lundi Nick Rasmussen, directeur de l’US National Counterterrorism Center, « adapte son modèle, cherchant à inspirer des individus à l’étranger plutôt que d’essayer de les diriger, de les commander et de les contrôler ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2017 17h50)                

L’Égypte pleure les 305 morts dans l’attentat contre une mosquée

novembre 25, 2017

Des proches des victimes de l’attentat contre une mosquée qui a fait 235 morts et 109 blessés vendredi, attendent devant l’hôpital d’Ismaïlia le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias: l’Egypte pleurait samedi les 305 personnes tuées la veille dans une mosquée, dont 27 enfants, l’attentat le plus sanglant dans l’histoire récente du pays.

Le Parquet égyptien a indiqué samedi qu’une trentaine d’hommes armés (EI) portant la bannière noire du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient pris part au massacre des fidèles.

Toutes les victimes de l’attaque, l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont été inhumées samedi conformément à la tradition musulmane.

Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne de l’EI.

Les avions ont visé « des véhicules utilisés dans l’attaque terroriste, tuant leurs occupants », a indiqué un porte-parole.

Encore non revendiqué, l’attentat survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abd, à 40km à l’ouest d’Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï, s’est soldé par au moins 305 tués et 128 blessés, selon un nouveau bilan fourni samedi par le Parquet égyptien.

Les assaillants, au nombre de 25 à 30, ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles, a indiqué le Parquet. Cette attaque, rarissime dans une mosquée égyptienne, a laissé le pays en état de choc.

– ‘Terrorisme dans la maison de Dieu’ –

A l’aube, des milliers d’habitants de Mit Habib, un village voisin du lieu de l’attaque, ont assisté aux funérailles du directeur de l’école de Bir al-Abd, Al-Said Abou Eitta, et de son fils Ahmed, tous deux tués dans la mosquée.

Les corps portés sur les épaules, ils ont scandé en larmes: « Il n’y a de Dieu qu’Allah, le martyr est l’aimé de Dieu ». Des funérailles ont eu lieu dans toute la région.

A Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, les proches se pressaient samedi aux abords de l’hôpital, attendant désespérément des nouvelles, a constaté une équipe de l’AFP.

« Le terrorisme dans la maison de Dieu », déploraient samedi les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

En fin de matinée, toutes les mosquées du pays ont dédié la prière aux « martyrs » de cet attentat et certaines devraient faire de même dans la soirée.

Le président Sissi a appelé les forces armées à édifier un mémorial en hommage aux victimes, rapportent les médias d’Etat.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment.

Après qu’elle a explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

– Menaces –

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

« Ils portaient des masques et des uniformes militaires », a ajouté M. Rizk, précisant que les familles vivant dans cette zone majoritairement soufie avaient déjà subi des menaces de groupes extrémistes.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI qui considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l’islam.

L’attaque a été condamnée par de nombreux pays étrangers dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l’Iran ou l’Arabie saoudite.

Le grand imam d’Al-Azhar, principale institution de l’islam sunnite, le cheikh Ahmed el-Tayeb, lui-même d’obédience soufie, a condamné « l’attaque terroriste barbare », et le pape François s’est dit « profondément attristé par les pertes humaines ».

La branche égyptienne de l’EI mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne, bien que la fréquence et l’ampleur de ces attaques contre les militaires aient diminué au cours de l’année écoulée.

Les jihadistes se sont tournés vers des cibles civiles, attaquant non seulement des chrétiens et des soufis mais aussi des habitants bédouins du Sinaï accusés de collaborer avec l’armée.

La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 14h07)

Attaque de New York: le FBI a trouvé le 2e Ouzbek recherché

novembre 1, 2017

Washington – La police fédérale américaine a annoncé mercredi avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche dans l’enquête sur l’attaque qui endeuillé New York mardi.

« Mukhammadzoir Kadirov a été localisé, nous recherchons encore des informations le concernant que le public détiendrait », a indiqué la branche du FBI de New York dans un communiqué.

« Nous ne sommes plus à la recherche de cette personne », a de son côté déclaré en conférence de presse à New York un responsable du FBI, William Sweeney.

Les policiers ont interpellé l’auteur de l’attentat, Sayfullo Saipov, également né en Ouzbékistan, et accusé d’avoir volontairement fauché une vingtaine de cyclistes et piétons mardi à Manhattan, faisant huit morts.

M. Saipov, qui a été blessé par balle lors de son interpellation, a été interrogé par les enquêteurs sur son lit d’hôpital.

Il a expliqué avoir été inspiré par des vidéos de l’organisation l’Etat islamique (EI), qu’il a visionnées sur son téléphone portable.

Durant l’entretien, il s’est déclaré satisfait de son acte. Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d’hôpital un drapeau de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 23h19)