Posts Tagged ‘Attentat’

Attentats: Barcelone pleure ses morts, qui auraient pu être bien plus nombreux

août 20, 2017

Hommage aux victimes des attentats en Catalogne, le 20 août 2017 à Barcelone / © AFP / JAVIER SORIANO

Barcelone a rendu hommage dimanche, dans sa célèbre cathédrale de la Sagrada Familia, aux victimes des attentats en Catalogne, pendant que la police révélait des détails glaçants sur les assaillants, qui disposaient de 120 bonbonnes de butane.

Les auteurs des attentats de jeudi et de vendredi en Espagne s’apprêtaient à commettre « un ou plusieurs attentats » de « manière imminente », quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques, a déclaré le chef de la police catalane Josep Lluis Trapero.

Dans cette maison d’Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu’ils occupaient depuis environ six mois, les jihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté à l’AFP avoir vu depuis avril quatre hommes « qui parlaient tous français », aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

Selon cette femme qui regrette de ne pas avoir signalé leurs activités, ils faisaient des allers-retours à deux, pendant que les deux autres restaient, soit à pied avec des sacs à dos, soit dans une camionnette blanche ou sur deux motos « puissantes » et « s’arrangeaient toujours pour que je ne voie pas ce qu’ils déchargeaient ».

L’inspection de leur repaire a aussi permis de découvrir des substances explosives, y compris des traces de TATP, explosif prisé des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats, car il se fabrique avec des ingrédients en vente libre.

Moins de 24 heures après la déflagration qui s’est produite mercredi soir, la cellule a perpétré un double attentat au véhicule-bélier à Barcelone et à Cambrils.

– Un imam sorti de prison ? –

Parmi les suspects, un seul était encore en fuite dimanche, mais la police ignorait s’il se trouvait encore en Espagne. « Nous ne savons pas où il est », a admis Josep Lluis Trapero.

La cellule en tant que telle est « neutralisée », a cependant souligné le responsable des affaires intérieures de la région Joaquim Forn.

Le groupe comprenait 12 personnes dont un imam, a ajouté Josep Lluis Trapero, sans donner son nom.

L’imam Abdelbaki Es Satty, âgé d’une quarantaine d’années, aurait pu radicaliser la douzaine de jeunes qui auraient intégré la cellule avec lui.

« Il était très solitaire, se joignait plus à des jeunes qu’à des personnes de son âge », a déclaré à l’AFP à Ripoll un Marocain de 43 ans ayant souhaité rester anonyme.

D’après des médias espagnols, Abdelbaki Es Satty avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

– Recueillement à la Sagrada Familia –

Pendant que l’enquête avançait, Barcelone a rendu dimanche hommage aux victimes.

Près de 2.000 personnes ont assisté à la « messe pour la paix et la concorde » organisée dans l’emblématique basilique de la Sagrada Familia.

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, était assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec lequel les différends se multiplient autour de ses projets indépendantistes. « L’union nous rend fort, la division nous ronge et nous détruit », a curieusement dit dans son homélie l’archevêque de Barcelone Juan-Jose Omella.

A l’extérieur s’étaient massées des centaines de personnes, sous le regard de tireurs d’élite postés sur les toits environnants.

Douze des 14 personnes tuées dans les attentats ont été formellement identifiées. Parmi elles, un petit garçon de sept ans australo-britannique dont la famille avait diffusé un avis de recherche déchirant, et un autre enfant, espagnol, de trois ans.

Dimanche après-midi dix personnes étaient encore entre la vie et la mort.

Camp Nou

Dans la soirée, les Barcelonais ont vécu un autre moment de communion, très spécial, dans leur cher Camp Nou, où le Barça a remporté un succès poignant face au Betis Séville (2-0) pour la reprise du Championnat de football d’Espagne.

Les joueurs arboraient un brassard noir et leurs noms sur les maillots avaient disparu pour laisser place à un sombre « Barcelone ».

Maarten Demunster, un spectateur Belge, de 44 ans a refusé d’annuler son billet contrairement à ce que d’autres avaient fait.

« J’ai eu peur. Forcément. (…) mais ne pas venir, c’est exactement ce qu’ils veulent », a-t-il confié à l’AFP.

« La reconquête de la normalité représente la plus grande des défaites pour ceux qui veulent porter atteinte à notre style de vie… dont fait partie le football », avait aussi déclaré le président catalan.

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2017 23h23)

Les musulmans de Barcelone craignent de perdre leur Espagne tolérante

août 20, 2017

Rassemblement de musulmans sur les Ramblas de Barcelone, le 19 août 2017, en soutien aux victimes des attentats de jeudi / © AFP / LLUIS GENE

L’imam Raja Miah du quartier de Raval à Barcelone a croisé moins de fidèles depuis les attentats en Catalogne. L’importante communauté musulmane du quartier se fait discrète, craignant de ne plus vivre l’harmonie entre communautés religieuses qui règne en Espagne.

« Les gens ont vraiment peur », explique le jeune Raja Miah, assis dans une pièce minuscule tandis qu’à côté, des enfants étudient le Coran dans cette modeste mosquée proche des Ramblas, l’avenue endeuillée par l’attentat où 13 personnes ont trouvé la mort jeudi.

« Dès qu’ils sortent, les gens ont peur. Ils sont peu nombreux à venir prier. D’habitude nous sommes une quarantaine, mais hier soir, nous étions quinze et ce matin, dix », expliquait samedi le jeune religieux de 23 ans, arrivé il y a neuf ans dans la capitale catalane.

La communauté musulmane du pays avait la sensation jusqu’à présent de vivre dans une petite oasis d’entente.

En Espagne, les partis d’extrême droite sont isolés. La société accepte bien la différence. Seuls 4% des citoyens estiment que l’immigration constitue un problème, selon les études d’opinion du Centre de recherches sociologiques (CIS).

Après la vague d’attentats du groupe Etat islamique (EI) en Europe, le nombre d’actes islamophobes a tout de même flambé, passant de 48 à 534 entre 2014 et 2015, selon la Plateforme citoyenne contre l’islamophobie.

– Quelque chose a changé –

Mais au Raval, où la moitié de la population est immigrée, avec de grandes communautés pakistanaise, bangladaise et marocaine, on vivait plutôt bien.

« Les Espagnols nous traitent bien, ils nous aident, ils nous font nous sentir chez nous », explique Raja.

Après les attentats cependant un silence un peu plus lourd qu’à l’accoutumée régnait dans les rues habituellement grouillantes du quartier populaire et densément peuplé.

Quelques minutes après l’attentat de Barcelone, l’imam a senti que quelque chose avait changé.

Alors qu’il avait pris peur en entendant la panique entraînée par le passage de la camionnette meurtrière, il a tenté de quitter le quartier lui aussi, mais la police l’a arrêté pour un contrôle.

« C’est normal, ils ont vu ma barbe, ma tunique, ils m’ont fouillé. Tu te sens mal », raconte-t-il.

« Ce qui se passe en France, au Royaume-Uni ou ailleurs fait peur », témoigne aussi, en évoquant la montée des partis d’extrême droite, Islam Zahid, 22 ans, gérant d’une supérette dans une petite rue où seuls résonnent les cris d’enfants jouant au football.

En remontant les Ramblas avec sa fille pour rejoindre une manifestation de musulmans condamnant les attentats, Marzouk Rouj, un Marocain de 39 ans, avoue être « submergé » par la tristesse.

Au début de l’allée touristique, en plein coeur de la ville, il rejoint une centaine de personnes, les yeux humides. « Ils ne sont pas musulmans, ils sont terroristes », « l’islam c’est la paix », scande le groupe. Certains ont déposé une couronne de fleurs en hommage aux victimes.

« J’ai passé plus de temps ici que dans mon pays. Mes enfants sont scolarisés ici et je ne veux pas qu’on les regarde de travers à cause de ces barbares », s’énerve Marzouk, qui a quitté Nador, au nord-est du Maroc, quand il avait 16 ans.

« En fin de compte, nous, les musulmans, sommes les principales victimes, aussi bien parce que nous sommes les plus nombreux à être tués dans ces attentats qu’à cause de la pression sociale », se lamente aussi Xantal Genovart, vice-présidente de l’association des femmes musulmanes de Catalogne.

Cette région du nord-est de l’Espagne, où vit un quart de la population musulmane du pays, soit un demi-million de personnes, constitue l’une des principales zones de radicalisation, selon les experts.

Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole des groupes religieux islamiques, se veut optimiste : « Je pense que l’Espagne saura faire la part des choses et ne pas nous assimiler aux coupables, afin que le message xénophobe ne se répande pas ».

Vendredi, certains à Barcelone semblent lui avoir donné raison: quand une vingtaine de militants anti-islam ont tenté de manifester sur l’avenue, des passant les ont repoussés à coups de « Non aux racistes ! »

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2017 15h48)                

Espagne: 120 bonbonnes de gaz retrouvées pour « un ou plusieurs attenats » à Barcelone

août 20, 2017

Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017 / © AFP / JOSE JORDAN

La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a annoncé la police dimanche.

« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero.

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2017 13h08)

Attaque au Burkina: marche silencieuse contre la « barbarie »

août 19, 2017

Ouagadougou – Près d’un millier de personnes ont marché en silence samedi à Ouagadougou pour dire « Non à la barbarie! » sur l’avenue Kwame N’Krumah, principale artère de la capitale burkinabè et théâtre d’un attentat contre un café-restaurant qui a fait 19 morts le weekend dernier, selon un nouveau bilan.

A l’appel de la société civile, des personnalités culturelles et politiques, des hommes d’affaires et des leaders religieux, plusieurs centaines de personnes, majoritairement vêtues de tee-shirts blancs frappés du message « Non à la violence », ont effectué une procession sur près de 1,5 km baptisée « Burkina debout ».

Au cours de la marche encadrée par un important dispositif sécuritaire, ils ont brandi des banderoles où l’on pouvait lire: « Hommage aux victimes de l’ignominie », « le Burkina reste debout contre la barbarie, pour la démocratie et la paix » ou « non au terrorisme au Burkina et partout dans le monde ».

Les manifestants ont effectué une halte au café-restaurant Cappuccino, également situé sur l’avenue Kwame N’Krumah, principale cible de l’attaque jihadiste qui avait fait 30 morts et 71 blessés en janvier 2016, avant de se rassembler devant le restaurant Aziz Istanbul visé dimanche dernier, recouvert de tissus noirs.

Deux assaillants ont attaqué à l’arme automatique ce café-restaurant hallal du centre de Ouagadougou, faisant 19 morts selon le nouveau bilan publié samedi après la mort d’un gendarme qui figurait parmi les blessés de l’attentat qui n’a toujours pas été revendiqué.

Le maréchal des logis Sawadogo Yassia est décédé « des suites de blessures par balle, lors de l’intervention à l’attaque terroriste contre le café Aziz Istanbul le 13 aout 2017 », a déclaré le ministre burkinabè de la Défense, Jean Claude Bouda.

Il a succombé lors de son transfèrement en Tunisie pour des soins, a précisé à l’AFP une source sécuritaire.

Le nouveau bilan de l’attaque de l’Aziz Istanbul est de « 19 morts dont 10 Burkinabè et 21 blessés », selon une source proche du ministère de la Sécurité.

Lors de la manifestation de samedi, le maire de la capitale a demandé une minute de recueillement.

« Le Burkina est meurtri, les Burkinabè sont blessés dans leur chair et dans leur âme mais le pays reste debout et ne se mettra jamais à genoux devant la sauvagerie et la barbarie aveugle administrée par ceux qui ont perdu foi en Dieu et en leur propre humanité », a lancé Armand Béouindé.

Il s’agit d’une mobilisation « contre le funeste dessein de nous asservir et de nous avilir », a expliqué Harouna Kaboré, un des organisateurs de la marche, appelant à se « serrer les coudes et redresser la tête pour faire face à l’adversité ».

Des prières et des bénédictions ont également été prononcées pour le repos des âmes des victimes de l’attaque et pour le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo mort samedi lors d’un déplacement à Paris.

« Nous prions pour les victimes de notre pays et d’ailleurs qui ont été touchées par cette barbarie et nous prions Dieu d’apaiser leurs coeurs », a déclaré le représentant de la communauté catholique, l’abbé Anatole Tiendrebéogo.

Avant de se disperser, les participants à la marche ont entonné, poing levé, l’hymne national en guise « de résistance au terrorisme ».

Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest d’abord épargné par les attaques et enlèvements d’occidentaux, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d’enlèvements et d’attaques islamistes, surtout dans le nord du pays, frontalier du Mali et du Niger.

Romandie.com avec(©AFP / 19 août 2017 17h16)                                            

Attentats en Espagne: des victimes de 34 nationalités

août 18, 2017

Un dessin en hommage aux victimes de l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017 dans la capitale catalane / © AFP / Pascal GUYOT

Les victimes des attentats perpétrés jeudi et vendredi en Catalogne sont d’au moins 34 nationalités: treize personnes ont été tuées dans l’attaque à Barcelone et une quatorzième a succombé à ses blessures dans l’attentat de Cambrils, et les deux attaques ont fait plus de 100 blessés.

– Les victimes sont de nationalité allemande, algérienne, argentine, australienne, autrichienne, belge, marocaine, canadienne, chinoise, colombienne, cubaine, équatorienne, égyptienne, espagnole, américaine, philippine, française, britannique, grecque, néerlandaise, taïwanaise, hondurienne, roumaine, hongroise, irlandaise, italienne, koweïtienne, macédonienne, mauritanienne, pakistanaise, péruvienne, dominicaine, turque et vénézuélienne, selon un bilan « provisoire » de la protection civile catalane.

– ATTAQUE A BARCELONE:

+ Les morts:

– ITALIE : deux Italiens ont été tués et trois blessés, selon le ministère italien des Affaires étrangères.

Le ministère n’a pas précisé l’identité des victimes, mais la branche italienne de l’entreprise informatique Tom’s Hardware a annoncé sur son site internet la mort d’un de ses employés, Bruno Gulotta, 35 ans, heurté de plein fouet alors qu’il marchait aux côtés de sa compagne et de leurs deux jeunes enfants.

– BELGIQUE: une femme de nationalité belge et originaire de Tongres (est, partie néerlandophone) a été tuée. Elle était en vacances à Barcelone avec sa famille.

– PORTUGAL: une femme figure parmi les tués, a indiqué une porte-parole du secrétariat d’Etat portugais.

+ Les blessés –

– FRANCE: 26 Français ont été blessés, dont au moins onze gravement, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a évoqué de son côté « des chiffres un peu plus importants sur le nombre de blessés graves, peut-être autour de 17 ».

– ALLEMAGNE/GRECE: au moins « 13 ressortissants allemands ont été blessés » lors de l’attentat de Barcelone, « certains gravement et si gravement qu’ils se battent pour leur vie », a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères Martin Schäfer. Il a ajouté: « nous ne pouvons pour le moment ni confirmer, ni exclure que des Allemands se trouvent parmi les morts ».

De son côté, le consulat honoraire grec à Barcelone a annoncé qu’une mère de famille de nationalité allemande a été hospitalisée dans un état grave.

Ses deux enfants de nationalité gréco-allemande ont été blessés plus légèrement, selon la même source.

– BELGIQUE: deux Belges ont été hospitalisés, dont un dans un état grave, selon le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

– GRANDE-BRETAGNE : « quelques » Britanniques ont été blessés dans les attaques, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale.

– IRLANDE: une famille de quatre personnes – un couple et ses deux enfants – ont été touchés par l’attentat. Le père, blessé au genou, et son fils – âgé de cinq ans et qui souffre d’une fracture à la jambe – sont toujours à l’hôpital, a indiqué le ministère irlandais des Affaires étrangères.

– PAYS-BAS: trois Néerlandais ont été blessés. « Ils sont hors de danger et ont été pris en charge à l’hôpital », a fait savoir le ministre des Affaires étrangères Bert Koenders dans un communiqué.

– RUSSIE: une femme russe a été « blessée légèrement », a indiqué dans un communiqué l’agence russe pour le Tourisme (Rostourisme). « Elle a reçu de l’aide médicale sur place, sans être hospitalisée ».

– ROUMANIE: deux hommes, âgés de 33 et 42 ans, et de nationalité roumaine ont été blessés, et sont dans un état stable. Un autre homme de nationalité roumaine a été légèrement blessé et a déjà quitté l’hôpital.

– AUTRICHE: une Autrichienne a été « légèrement » blessée.

– HONGRIE: une femme a été légèrement blessée et a déjà quitté l’hôpital.

– MACEDOINE: un ressortissant macédonien a été blessé et a été hospitalisé pour une fracture à la jambe, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères à Skopje.

– TURQUIE: un homme d’affaires turc âgé de 33 ans est hospitalisé pour des blessures aux jambes. Sa vie n’est pas en danger.

– ASIE: deux ressortissants de Taïwan ont été « gravement blessés » et ont été hospitalisés.

Un ressortissant de Hong Kong a de son côté été légèrement blessé et a déjà quitté l’hôpital.

– ATTENTAT A CAMBRILS (nord-est de l’Espagne): un mort et plusieurs blessés:

+ Peu après minuit, quelques heures après l’attentat à Barcelone, une voiture a renversé des passants sur la promenade de la mer. Elle a percuté une voiture des Mossos d’Esquadra – la police catalane – et une fusillade a éclaté, selon le gouvernement régional.

Une femme a succombé à ses blessures, a annoncé vendredi la protection civile catalane. Cinq personnes ont également été blessées, dont un policier.

Au cours de l’opération, « cinq terroristes présumés » ont été abattus par la police.

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2017 14h41)

Six civils et un policier sont blessés dans un second attentat en Espagne

août 17, 2017

Des policiers espagnols en armes à Barcelone après l’attaque sur les Ramblas, le 17 août 2017 / © AFP / PAU BARRENA

Six civils et un policier ont été blessés tôt vendredi quand des « terroristes présumés » ont foncé dans la foule dans une station balnéaire de Catalogne (nord-est de l’Espagne), avant d’être abattus par la police, quelques heures après un attentat qui a fait 13 morts à Barcelone.

La voiture a fauché des piétons vers 02H00 du matin (00H00 GMT) sur la promenade de bord de mer à Cambrils, une ville touristique à 120 km au sud de Barcelone, comme la camionnette qui jeudi avait descendu en trombe les Ramblas, une grande avenue de Barcelone bondée de touristes.

Un des civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.

Les cinq occupants de la voiture ont été tués, ont annoncé les Mossos d’Esquadra, la police régionale de Catalogne, région du nord-est de l’Espagne. Les Mossos avaient auparavant annoncé avoir abattu « quatre terroristes présumés » mais le cinquième est mort de ses blessures.

Certains d’entre eux portaient des ceintures d’explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos.

« Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d’Esquadra et la fusillade a commencé », a annoncé un porte-parole du gouvernement régional.

« Entre deux heures et deux heures et demie, nous étions sur la promenade de la plage. Nous avons entendu des tirs et pensé « ça doit être des fusées » mais c’était des coups de feu, a raconté à l’AFP Markel Artabe, 20 ans, employé dans un restaurant de Cambrils.

« J’ai vu une étrangère morte d’une balle dans la tête, ses amis criaient « Help », J’ai vu aussi d’autres morts qui semblaient être des terroristes parce qu’ils portaient des ceintures d’explosifs ».

La police a fait savoir sur son compte Twitter qu’elle considérait cette attaque comme liée à l’attentat qui a fait 13 morts et une centaine de blessés d’au moins 18 nationalités différentes jeudi à Barcelone.

Le conducteur de la camionnette meurtrière avait réussi à s’enfuir. Mais deux suspects ont été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, un Marocain du nom de Driss Oukabir et un Espagnol arrêté après l’explosion d’une maison dont les occupants préparaient apparemment un engin explosif selon la police.

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2017 04h57)

Espagne-Barcelone: attentat revendiqué par l’EI: 13 morts et plus de 100 blessés dont 10 graves

août 17, 2017

 

La camionnette ayant servi à l’attaque à Barcelone est enlevée des lieux du drame par la police, le 18 août 2017 / © AFP / JAVIER SORIANO

Un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique a fait treize morts et plus de cent blessés de toutes nationalités lorsqu’une camionnette a foncé dans la foule jeudi dans le centre touristique de Barcelone, en Espagne.

Le conducteur de la camionnette a pris la fuite sans un mot après avoir fauché les passants sur la Rambla, l’artère la plus fréquentée par les touristes dans la métropole catalane, au nord-est de l’Espagne.

« Plusieurs témoins ont dit qu’il n’était pas armé », a raconté le porte-parole de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

Mais la police a annoncé avoir arrêté deux suspects, un Espagnol et un Marocain, dans deux localités éloignées respectivement de 100 et 200 km de Barcelone.

Une opération policière était par ailleurs en cours dans la nuit de jeudi à vendredi pour déjouer un « possible attentat terroriste » à Cambrils, station balnéaire à 120 km au sud-ouest de Barcelone, a annoncé sur Twitter la police régionale de Catalogne. « Si vous êtes à Cambrils, ne sortez pas », a-t-elle lancé.

« Nous pouvons confirmer en ce moment qu’il y a 13 morts et plus d’une centaine de blessés », a déclaré jeudi soir à la presse le responsable de l’Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn.

Selon le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, une Belge figure parmi les morts.

Les victimes –morts et blessés– sont au moins de 18 nationalités différentes, a-t-on appris auprès des services espagnols de protection civile.

« J’ai vu quatre ou cinq personnes à terre et des gens essayaient de les réanimer. Il y avait beaucoup de sang », a raconté à l’AFP Lily Sution, une touriste néerlandaise.

« Il y avait des corps par terre avec les gens qui s’attroupaient autour d’eux. Les gens pleuraient », raconte à l’AFP Xavi Perez, qui vend des magazines sportifs à cent mètres à peine du lieu de l’attaque.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE.

« L’opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition » internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak, indique le communiqué.

Par l’utilisation d’un véhicule pour tuer des piétons, l’attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l’EI à Nice, Berlin ou Londres.

– Explosion meurtrière –

L’Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu’ici épargnée par les attentats des jihadistes de l’EI ayant touché d’autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles.

Mais c’est à Madrid qu’avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

Le porte-parole de la police a annoncé qu’un Marocain, Driss Oukabir, lié à la camionnette, avait été arrêté à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone.

L’autre suspect, né à Melila, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 km au sud de Barcelone, où l’explosion d’une maison a fait un mort et sept blessés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les enquêteurs font le lien entre cette explosion et l’attentat de jeudi, a annoncé Josep Lluis Trapero. « Nous soupçonnons qu’ils (les occupants) préparaient un engin explosif », a-t-il dit.

La zone de l’attentat a rapidement été fermée par un cordon de sécurité. Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Inglés, pour recevoir les premiers soins pendant que les survivants ont été confinés dans les magasins et les restaurants qui bordent la Rambla.

Des stations de métro et de chemin de fer ont été fermées pendant des heures et n’ont commencé à rouvrir que vers minuit. Aux portes de la ville, des contrôles policiers provoquaient d’importants embouteillages jusque tard dans la nuit.

– « Toute l’Espagne est à Barcelone » –

Les réactions d’indignation ont très vite afflué.

« Ils ne nous terroriseront pas. Toute l’Espagne est à Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tout le monde », a déclaré le roi Felipe VI dans un message du Palais royal.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s’est rendu immédiatement à Barcelone, où le gouvernement régional séparatiste prétend faire sécession de l’Espagne.

« Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et cette barbarie », a-t-il déclaré à la presse, annonçant un deuil national de trois jours à partir de vendredi.

Le président américain Donald Trump a assuré sur Twitter que son pays ferait « tout ce qui est nécessaire pour aider ».

Son homologue français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May ont exprimé la « solidarité » de leurs pays respectifs.

« Mes plus profondes condoléances aux familles et aux proches des victimes, à Mariano Rajoy et aux citoyens d’Espagne », a écrit Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, sur Twitter.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé à un combat global contre « les forces du terrorisme ».

Le pape François a quant à lui fait part de sa « grande préoccupation ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2017 02h10)                       

Au moins 18 morts dans un attentat au Burkina, membre de la coalition anti-jihadiste

août 14, 2017

Un cordon de police sur le site de l’attaque d’un café-restaurant de la capitale burkinabè Ouagadougou, le 14 août 2017 / © AFP / Ahmed OUOBA

Au moins dix-huit personnes, dont plusieurs étrangers, ont été tuées dimanche soir dans un attentat à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, pays membre de la coalition anti-jihadiste du G5 Sahel.

L’attaque, menée par des jihadistes présumés, a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, dans le centre-ville, particulièrement fréquenté par des expatriés au moment de la retransmission de grands matchs de football.

« On a entendu des coups de feu. Ils ont commencé à tirer sur la terrasse, on est monté par l’escalier jusqu’en haut, on était couchés par terre, les assaillants sont venus, ils ont pointé leurs fusils sur nous (…) je ne comprenais pas leur langue, c’était de l’arabe ou quoi », a déclaré un rescapé interrogé dans un hôpital à Ouagadougou par la télévision nationale.

Les opérations des forces de l’ordre contre les auteurs de l’attaque retranchés dans le café, situé à quelques dizaines de mètres d’autres établissements attaqués de la même manière en janvier 2016, ont duré toute la nuit.

En début de matinée, le ministre burkinabè de la Communication Remis Dandjinou, avançait un bilan de 18 morts et de deux assaillants « neutralisés ».

Parmi les victimes de l’attaque, qui a fait également une dizaine de blessés, selon le ministre, figurent notamment un Turc et un Français dont les décès ont été annoncés par les autorités de leur pays.

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné lundi « l’attentat ignoble » en assurant que « le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme ».

Son homologue français Emmanuel Macron a condamné cette « attaque terroriste » avant de s’entretenir avec M. Kaboré.

Les deux présidents ont fait le point sur les circonstances de l’attaque, l’identification des victimes et sur l’enquête visant à identifier les commanditaires », a annoncé l’Elysée.

Ils sont convenus « de l’urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel ».

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d’une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel – Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso – qui devrait compter 5.000 hommes.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

– Ouagadougou quadrillée –

A Ouagadougou, des opérations de « quadrillage et vérification des maisons avoisinantes » se poursuivaient dans la matinée dans la quartier totalement bouclé par les forces de sécurité, a précisé le ministre.

Le restaurant Aziz Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d’une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

« Selon des témoins, au moins deux assaillants arrivés à moto vers 21H00, armés de Kalachnikov, ont ouvert le feu sur le restaurant Istanbul », a indiqué à l’AFP un officier de gendarmerie sous couvert d’anonymat.

Un serveur du restaurant a lui vu « trois hommes arrivés à bord d’un véhicule 4×4 vers 21H30, (qui) sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse ».

Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité – gendarmerie, police et armée – ont donné l’assaut vers 22H15 contre les assaillants retranchés dans l’immeuble qui abrite le café, selon l’officier de gendarmerie.

Les blessés ont été transportés dans la nuit à l’hôpital Yalgado Ouedraogo.

« Nous sommes débordés », a confié dans la nuit un chirurgien à l’AFP. « Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire ».

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d’attaques régulières de groupes jihadistes qui sévissent dans tout le Sahel.

En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè ont été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h56)

Pakistan: au moins 15 morts dans un attentat dans le sud-ouest

août 12, 2017

Un volontaire achemine une civière sur le lieu d’un attentat à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan le 12 août 2017 / © AFP / BANARAS KHAN

Au moins 15 personnes, dont sept civils, sont mortes dans un attentat samedi soir au Baloutchistan, une province instable du sud-ouest du Pakistan, a annoncé l’armée.

L’attaque visait un véhicule militaire et a été menée au moyen « d’explosifs incendiaires », provoquant un incendie d’autres voitures à proximité, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Vingt-cinq personnes ont également été blessées, a-t-il précisé. L’armée s’est déployée sur les lieux et a établi un cordon de sécurité autour du site. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital.

La déflagration s’est produite à un arrêt de bus à Quetta, la capitale provinciale, avaient auparavant indiqué les autorités locales.

« Jusqu’à maintenant nous avons reçu huit cadavres et 17 blessés », a déclaré à l’AFP le Dr. Fareed Sumalani, directeur médical de l’hôpital public local.

« Nous essayons de transférer les blessés dans des hôpitaux au plus vite. Les secours sont en train d’éteindre l’incendie », a indiqué sur la chaîne Dunya TV Sarfraz Bugti, le secrétaire aux affaires intérieures de la province.

Aucun groupe armé n’avait revendiqué l’explosion dans l’immédiat, mais les rebelles talibans ainsi que le groupe Etat islamique ont déjà ciblé Quetta par le passé.

Le Baloutchistan, qui borde l’Iran et l’Afghanistan, est une province riche en ressources naturelles mais secouée par une insurrection séparatiste et des violences islamistes.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 22h31)                

Afghanistan: près de 30 morts dans un attentat ant-chiite à Hérat

août 1, 2017

Des afghans sur le site d’un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Hérat, le 1er août 2017 / © AFP / Hoshang Hashimi

Un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Hérat, dans l’ouest de l’Afghanistan, a fait mardi soir près de 30 morts et plus de 63 blessés au lendemain d’un assaut contre l’ambassade d’Irak à Kaboul revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Cette attaque n’avait pas été revendiquée dans l’immédiat. Mais depuis un an, l’EI a visé à plusieurs reprises des foules et des mosquées de la minorité chiite d’Afghanistan.

Les talibans ont d’ailleurs rejeté mardi soir toute responsabilité dans cette opération sur leur compte Twitter et par un message WhatsApp envoyé à l’AFP.

« Le bilan s’élève à 29 morts et 63 blessés dont certains sont dans un état critique », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’hôpital régional, Rafiq Shirzai. « Ce bilan pourrait encore évoluer », selon lui.

Un correspondant de l’AFP a vu « de nombreux corps » à l’intérieur de la mosquée Jawadiya et rapporté la vision de « morceaux de corps éparpillés, de flaques de sang, de gens hurlant, pleurant… », avant d’être chassé par la police.

Des photos montrent une foule compacte rassemblée devant le service des urgences de l’hôpital, cherchant des nouvelles de leurs proches ou se proposant pour donner leur sang. D’autres, nombreux, sont massés devant l’entrée de la mosquée, dont l’intérieur a été apparemment très fortement endommagé.

Selon le porte-parole de la police de Hérat, Abdul Ahad Walizada, « deux terroristes sont impliqués dans l’attaque dont l’un portait un gilet explosif et s’est fait exploser, tandis que le second était armé d’un fusil ».

« Tous deux sont morts » a-t-il ajouté, sans donner de précisions sur la mort du deuxième assaillant.

Le correspondant de l’AFP a vu un corps « en morceau » devant l’entrée de la mosquée, sans doute celui du kamikaze.

« L’explosion s’est produite vers 20H00 » (15H30 GMT) selon M. Walizada.

– sectarisme –

Cet attentat intervient au lendemain d’une attaque complexe menée par quatre assaillants contre l’ambassade d’Irak à Kaboul, revendiquée par le groupe Etat Islamique, qui a fait deux morts parmi le personnel afghan.

L’organe de propagande de l’EI, Amaq, a revendiqué l’opération, la première contre l’ambassade d’Irak à Kaboul, après plusieurs attentats contre d’autres missions étrangères.

Dans un communiqué mardi soir, le gouvernement afghan a condamné l’attentat de Hérat et appelé « les Afghans et les responsables religieux à se dresser, unis, contre la barbarie des terroristes ».

« Les terroristes ne peuvent pas semer le sectarisme au sein de notre peuple », a ajouté le président Ashraf Ghani.

Cette série d’attaques contre les chiites, minorité forte de trois millions de personnes en Afghanistan, intervient en pleine débâcle de l’EI en Irak et en Syrie.

L’EI, qui recule au Levant, est apparu dans l’est de Afghanistan pour fonder « L’émirat du Khorasan », le nom antique de la région, début 2015. Il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Pour un analyste afghan à Kaboul, « cette attaque a prouvé que l’EI est une véritable menace en Afghanistan ».

« Pour venger sa défaite en Irak, l’EI et ses partisans (…) ont conduit l’attaque contre l’ambassade d’Irak: c’est facile d’attaquer des cibles molles en Afghanistan », relevait mardi Jawed Kohistani, joint par l’AFP.

Selon une source de sécurité refusant d’être identifiée, « l’EI pourrait bien s’avérer plus dangereux que les talibans en Afghanistan ».

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite.

(©AFP / 01 août 2017 21h09)