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Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers

juin 6, 2021
Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers
Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers© AFP/Archives/Zakeria HASHIMI

Deux attentats à la bombe, contre un bus de passagers dans l’ouest et un poste de police dans le nord, ont fait au moins 13 morts en Afghanistan, où les insurgés accentuent leur pression sur les autorités.

Ces deux nouvelles attaques, dernières en date d’une série visant les bus civils et les forces gouvernementales, sont intervenues alors que l’émissaire américain pour l’Afghanistan se trouvait de passage dans le pays dimanche.

Au moins 11 civils sont morts samedi soir, dont quatre femmes et trois enfants, dans l’explosion de leur bus, a rapporté le gouverneur de la province de Baghdis (ouest), Hessamuddin Shams qui a accusé les talibans d’avoir dissimulé une bombe sur la route.

Confirmant ce bilan, un autre responsable provincial, Khodadad Tayeb, a précisé qu’après l’explosion le bus avait plongé dans un ravin de cette province montagneuse.

Cette attaque qui n’a pas été revendiquée survient après une série qui a visé cette semaine au moins quatre minibus de passagers dans les quartiers chiites de Kaboul, faisant une douzaine de morts.

Deux de ces attaques avaient été revendiquées par le groupe jihadiste Etat Islamique, dont les combattants – toujours présents selon l’ONU dans l’Est et le Nord du pays – visent spécifiquement la minorité chiite hazara.

Simultanément, les talibans multiplient les offensives contre les positions de l’armée afghane dans de nombreuses provinces, y compris autour de Kaboul.

Ils ont également revendiqué sur Twitter un attentat à la voiture piégée contre un poste de police de Balkh (nord), qui a tué dimanche deux policiers et blessé une quinzaine de personnes dont des civils.

Ils avaient aussi annoncé samedi avoir « conquis le district de Deh Yak » dans la province de Ghazni, à environ 150 km au sud de la capitale. Mais les autorités assurent avoir simplement « réinstallé » leurs forces dans une autre zone.

Ghazni est un verrou important sur l’axe majeur qui relie Kaboul à Kandahar, la grande province et capitale du Sud, bastion des talibans.

Les insurgés avait brièvement pris le contrôle la ville de Ghazni en 2018 avant d’en être chassés.

Ces attaques permanentes se produisent malgré la signature d’un accord de retrait « inconditionnel » des Etats-Unis signé en février 2020 avec les talibans.

Dimanche, l’émissaire américain et principal négociateur de cet accord, Zalmay Khalilzad, a fait brièvement escale à Kaboul pour rencontrer les autorités. Il devait se rendre ensuite à Doha où les pourparlers inter-afghans – talibans et gouvernement – sont bloqués depuis des mois.

Malgré leur retrait militaire du pays, confirmé par le président Joe Biden avant la date symbolique du 11 septembre, Washington a promis de maintenir son aide à l’Afghanistan.

Khalilzad a ainsi réitiré dimanche l’annonce d’un versement annuel de 3,3 milliards de dollars en faveuir des forces de sécurité.

Le Pentagone a fait savoir cette semaine que les opérations étaient déjà complétées pour près de moitié. Elles pourraient être achevées d’ici début juillet.

Avec Le Point avec AFP

Attentat Jean Paul II: la piste bulgare, une propagande de Guerre froide

mai 13, 2021
Attentat Jean Paul II: la piste bulgare, une progagande de Guerre froide
Attentat Jean Paul II: la piste bulgare, une progagande de Guerre froide© POOL/AFP/Archives

Le Turc Mehmet Ali Agça, qui avait tenté d’assassiner Jean Paul II il y a 40 ans, a jugé, dans une interview diffusée jeudi, que les Bulgares accusés à l’époque avaient été « sacrifiés » sur l’autel de la Guerre froide.

« C’était une question de guerre internationale. Il y avait une guerre entre l’Otan et le Pacte de Varsovie, entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, entre le Vatican et le communisme, et dans une guerre internationale il y aura toujours des tragédies humaines », a-t-il déclaré dans un rare entretien avec la chaîne de télévision bulgare Nova, qui en a montré de premiers extraits.

Ali Agça, 63 ans, a livré par le passé de nombreuses versions pour expliquer son geste, dont le mobile reste mystérieux malgré l’ouverture de dizaines d’enquêtes.

Après son arrestation, dans des propos confus, contradictoires et exaltés, il avait d’abord montré du doigt le KGB et une « piste » bulgare comme ayant été derrière l’attentat, commis le 13 mai 1981 pendant que le pape traversait une foule de 20.000 fidèles sur la place Saint-Pierre.

« A l’époque, oui, je les ai désignés, mais c’était nécessaire à ce moment-là », a-t-il expliqué à la chaîne Nova.

Trois Bulgares, à savoir deux diplomates et le chef d’escale de la compagnie aérienne Balkan, Sergueï Antonov, avaient été accusés de complicité dans la foulée.

Ce dernier, le seul à encore se trouver à Rome, avait alors été arrêté. Après plusieurs années derrière les barreaux, il sera relâché « pour insuffisance de preuves » en 1986 à l’issue d’un procès très médiatisé.

Il était ensuite retourné dans son pays où il vivait depuis dans le dénuement et souffrait de troubles psychiques.

La thèse d’une implication de la Bulgarie communiste et de ses services secrets proches du Kremlin, en raison du soutien apporté par Jean Paul II au tout jeune mouvement dissident Solidarnosc en Pologne, n’a jamais été démontrée.

Au cours d’une visite en Bulgarie en 2002, trois ans avant sa mort, le pape Jean-Paul II avait lui aussi déclaré qu’il n’avait « jamais cru à une filière bulgare ».

« La Bulgarie est innocente dans l’attaque contre le pape. C’est un fait », a affirmé Mehmet Ali Agça dans cette interview réalisée en italien.

« Quand il s’agit d’une guerre à l’échelle internationale, de telles choses arrivent. Les Bulgares étaient, disons, sacrifiés. Sacrifiés », a ajouté l’ancien extrémiste musulman, qui vit désormais dans une banlieue d’Istanbul.

Membre du groupe ultranationaliste les « Loups gris » au moment des faits, il a passé près de 30 ans en prison pour cette tentative d’assassinat et d’autres crimes commis en Turquie, avant d’être libéré en 2010.

Des doutes ont été émis à plusieurs reprises sur sa santé mentale.

Par Le Point avec AFP

Un attentat à la voiture piégée fait 43 blessés en Colombie

mars 27, 2021

Cette attaque a été attribuée à des dissidents de l’ex-guérilla des Farc.

Quarante-trois personnes ont été blessées en Colombie dans l’explosion d’une voiture piégée devant la mairie de la municipalité de Corinto (sud-ouest), a annoncé le gouvernement samedi, attribuant cette attaque à des dissidents de l’ex-guérilla des Farc. «Quarante-trois personnes ont été touchées et sont soignées dans des hôpitaux, 17 pour étourdissement, 20 pour des blessures mineures et 6 sont sérieusement blessées», a indiqué le ministre de la Défense, Diego Molano, tôt samedi matin.

Parmi les victimes de l’attaque, qui s’est produite vendredi, figurent 13 fonctionnaires et deux femmes enceintes, a précisé à l’AFP un responsable de la municipalité.

«Cet attentat (…) aveugle contre la population civile et, dans ce cas, contre une institution publique comme la mairie est un acte terroriste insensé», a ajouté le ministre de la Défense, attribuant l’attaque à un groupe de dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Certains rebelles, appelés dissidents, ont rejeté la signature d’un accord de paix historique en 2016 qui a mis fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé entre les autorités et les Farc.

Par Le Figaro avec AFP

Génocide des Tutsi : la justice française referme le dossier sur l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana

juillet 3, 2020

La carcasse de l'avion du président Juvénal Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 alors qu'il se préparait à atterrir à l'aéroport de Kigali.

La carcasse de l’avion du président Juvénal Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 alors qu’il se préparait à atterrir à l’aéroport de Kigali. © Archives Jeune Afrique-REA

 

La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu dans l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana. Ce dossier empoisonnait les relations franco-rwandaises depuis plus de vingt ans.

C’est l’un des chapitres les plus sensibles de la relation franco-rwandaise qui s’est refermé ce 3 juillet devant la cour d’appel de Paris. La justice française a en effet confirmé la clôture de l’instruction par un non-lieu sur l’attentat qui avait causé la mort du président Juvénal Habyarimana, au soir du 6 avril 1994 et allumé l’étincelle du génocide des Tutsi.

« Nous sommes soulagés mais nous ne ressentons pas non plus une grande satisfaction, explique Me Bernard Maingain, avocat avec Me Léon Lef-Forster de l’ensemble des suspects. Déjà ce n’est pas une étape définitive, puis il faut bien reconnaître que si ce dossier a pu durer aussi longtemps, c’est parce que des acteurs ont constamment tenté pervertir la procédure ». « C’est une déception mais cela ne nous surprend pas », déclare de son côté Me Philippe Meilhac, l’avocat d’Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais. « Il y a une forme de résignation de la justice française sur ce dossier qui a été sacrifié sur l’autel des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ».

Depuis la saisine de la justice française, en août 1997, par la fille de l’une des victimes françaises du crash du Falcon présidentiel, et l’ouverture en mars 1998 d’une information judiciaire confiée au pôle antiterroriste du TGI de Paris, ce dossier n’a cessé d’empoisonner les relations entre les deux pays.

Après de premières fuites publiées dans le quotidien français Le Monde en mars 2004, à quelques jours de la 10e commémoration du génocide, la rupture entre Paris et Kigali est consommée deux ans et demi plus tard. Le 22 novembre 2006, le juge Jean-Louis Bruguière, qui fonde essentiellement son enquête sur les témoignages de cadres du régime génocidaire et d’anciens militaires du FPR se présentant comme parties prenantes à l’attentat, émet neuf mandats d’arrêts à l’encontre de dignitaires rwandais. Parmi eux, James Kabarebe, aujourd’hui conseiller de Paul Kagame après avoir été pendant huit ans son ministre de la Défense.

À Kigali, l’ordonnance du juge Bruguière provoque une vague d’indignation. Car le magistrat français n’accuse pas seulement la rébellion alors dirigée par Paul Kagame d’avoir planifié et commis l’attentat contre l’avion présidentiel, il laisse clairement entendre que le FPR aurait agi de la sorte pour provoquer le génocide des Tutsi, dans le but inavoué de conquérir le pouvoir.

Accalmie

Kigali rompt ses relations diplomatiques avec Paris avant de répliquer, quelques mois plus tard, par la mise en place d’une commission d’enquête sur le rôle de la France dans le génocide. Ses conclusions, rendues en août 2008, sonnent comme une réponse directe à l’enquête du juge Bruguière : treize responsables politiques français, dont Hubert Védrine, secrétaire général de l’Élysée au moment des faits, sont mis en cause pour « complicité de génocide ».

Il faudra attendre le départ du magistrat controversé, remplacé en 2007 par Marc Trévidic et Nathalie Poux, et l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la même année, pour constater une accalmie. Sous l’impulsion de Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, le nouveau chef de l’État français entame un rapprochement avec le Rwanda qui se traduira par une brève visite d’État à Kigali, en 2010. Dans le même temps, l’information judiciaire repart sur de nouvelles bases.

En 2011, pour la première fois depuis l’ouverture du dossier, les juges français se déplacent au Rwanda, accompagnés par plusieurs experts en balistique, en crashs aériens ou en géométrie. Rendu public début 2012, leur rapport contredit largement les conclusions du juge Bruguière. Selon leur expertise, versée au dossier, les deux missiles sol-air à l’origine de l’attentat auraient été tirés depuis l’enceinte – ou à proximité immédiate – du camp militaire de Kanombe, tenu par l’armée gouvernementale rwandaise. La thèse d’une opération commando du FPR s’en trouve balayée. Celle d’un coup d’État commis par les ultras du Hutu Power contre Juvénal Habyarimana redevient le scénario le plus vraisemblable.

Rouvert sept mois plus tard pour entendre le témoignage à charge de Kayumba Nyamwasa, l’ex-responsable des renseignements militaires rwandais devenu l’un des leaders du Rwanda National Congress (RNC), un mouvement d’opposition armé hostile à Kigali, le dossier mènera à une nouvelle brouille diplomatique entre les deux pays.

Sens du timing

Mais de toutes ces péripéties procédurales, des errements des premières années d’enquête, des témoignages contradictoires de témoins dont certains ont fini par disparaître, les juges ne tireront rien de concluant. Vingt-six ans après les faits, l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana demeure un mystère.

« En l’absence d’éléments matériels indiscutables, les charges pesant sur les mis en examen reposent exclusivement sur des témoignages », écrivaient, en décembre 2018, les juges Jean-Marc Herbaut et Nathalie Poux, derniers dépositaires de ce dossier, dans leur ordonnance de non-lieu. Estimant que les témoignages recueillis tout au long de la procédure « sont largement contradictoires et non vérifiables », ils concluaient qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour donner suite à l’instruction.

Depuis le début de cette procédure hors normes, la justice française aura eu un sens bien particulier du timing pour annoncer ses décisions. Après des réquisitions de non-lieu rendues publiques le 12 octobre 2018, à la veille de l’élection de la ministre des Affaires étrangères rwandaises Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et une ordonnance de clôture du dossier communiquée le 24 décembre, au soir de Noël, les magistrats de la cour d’appel ont rendu leur délibéré à la veille du 4 juillet, jour anniversaire de la victoire du FPR sur le camp génocidaire.

De son côté, « le gouvernement rwandais n’a pas l’intention de commenter ce jugement », indique à JA une source officielle.

Nomination prochaine d’un ambassadeur de France

L’abandon de cette instruction épineuse constituait-il le dernier verrou avant la nomination d’un nouvel ambassadeur français à Kigali ? Depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, le fauteuil reste désespérément vide. Kigali affirme être disposé à accueillir un représentant français à la faveur du rapprochement amorcé depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, mais à mots couverts, le gouvernement rwandais confie avoir posé des conditions à cette normalisation, sans vouloir en dire plus.

Après la visite en 2019, lors de la 25e commémoration du génocide des Tutsi, d’un groupe de députés français, l’ouverture d’une commission d’historiens sur le rôle de la France – dont la composition est controversée – et la multiplication des projets entre l’AFD et le Rwanda, le dossier judiciaire sur l’attentat du 6 avril 1994 apparaît comme la dernière étape de ce dégel.

Interrogé par Jeune Afrique sur les conséquences que pourraient entraîner une réouverture du dossier, Paul Kagame s’interroge : « Qu’espère-t-on découvrir qui n’ait été dit et soldé depuis des années ? Vouloir rouvrir un dossier classé, c’est vouloir créer des problèmes. Et pourquoi en France ? Par qui, et à quel titre ? Donc oui, c’est selon. Si ces choses ne sont pas définitivement éclaircies, nos relations risquent fort d’en pâtir d’une manière ou d’une autre. »

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

France: Interpellation à Brest de 7 hommes soupçonnés de préparer un attentat

janvier 20, 2020

Interpellés par la DGSI ce lundi matin, ils sont soupçonnés d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les sept suspects sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat.
Les sept suspects sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat. GERARD JULIEN / AFP

Sept hommes ont été interpellés lundi matin à Brest et dans le Finistère, dans le cadre d’une information judiciaire pour «association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle», selon une source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.

Interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont soupçonnés, selon une source proche de l’enquête, d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les interpellés, dont certains étaient fichés S (pour Sûreté de l’État), faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, ont ajouté des sources proches de l’enquête, relevant que les investigations doivent permettre de déterminer la matérialité du projet d’action et du départ.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début en 2015 d’une vague d’attentats djihadistes qui a fait au total 255 morts.

Par Le Figaro avec AFP

 

Somalie : au moins 76 morts dans un attentat au véhicule piégé à Mogadiscio

décembre 28, 2019

Des magasins ont été détruits après l'attentat à la voiture piégée à Mogadiscio, le 28 décembre 2019.

Des magasins ont été détruits après l’attentat à la voiture piégée à Mogadiscio, le 28 décembre 2019. © Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

 

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 76 morts et des dizaines de blessés, ce samedi, dans un quartier animé de la capitale Mogadiscio, a rapporté un responsable des secours médicaux.

«Le nombre de victimes que nous avons confirmé est de 76 morts et 70 blessés. Il pourrait être encore supérieur», a déclaré le directeur du service privé d’ambulances Aamin Ambulance, Abdukadir Abdirahman Haji. L’explosion, qui s’est produite dans un quartier animé de la capitale somalienne, « a été dévastatrice » a déclaré un membre de la police, Ibrahim Mohamed.

L’attentat s’est produit dans un secteur ou le trafic est très dense en raison d’un poste de sécurité et d’un centre des impôts. « Cela a été dévastateur parce qu’il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus », a raconté un témoin, Muhibo Ahmed. « Tout ce que j’ai pu voir, ce sont des corps morts éparpillés, certains brûlés au point d’être méconnaissables », a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir.

Actions meurtrières des shebab

L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat. Il survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab. Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Allemagne: le suspect de l’attentat antisémite à Halle arrêté

octobre 9, 2019

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Deux personnes ont été tuées en pleine rue mercredi dans l’est du pays lors d’un attentat antisémite. Le tireur présumé avait diffusé son attaque sur internet.

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle en Allemagne dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc. Un tireur a tenté en milieu de journée de pénétrer dans la synagogue du quartier Paulus, où étaient réunies, en ce jour de fête religieuse juive, «70 à 80 personnes», a indiqué le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki, au Spiegel. Mais la porte d’entrée a «résisté à l’attaque». Malgré tout, deux personnes ont été gravement blessées par balle dans cette tentative. «Ils sont en train d’être opérés», a affirmé un porte-parole de l’hôpital universitaire de la ville.

L’auteur a aussi tiré en pleine rue et sur un restaurant turc, selon des témoins. Un corps, recouvert d’une bâche bleue, a été vu étendu à proximité de la synagogue, dans le quartier de Paulus. Au moins «deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés», a indiqué de son côté la police sur Twitter, ne donnant pas de détails mais demandant aux «habitants de rester chez eux». Un homme a été peu après arrêté. La police allemande a indiqué mercredi soir qu’il s’agissait bien du suspect de l’assaut, précisant qu’il avait été blessé et «soigné».

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. «Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite», a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte «d’extrême droite». Selon le site SITE, spécialisé dans la surveillance des organisations terroristes, l’auteur présumé de l’attaque a lui-même filmé la fusillade et diffusé la vidéo sur la plateforme de streaming en direct Twitch. Dans cette vidéo de 35 minutes, cet homme affirme notamment que «l’Holocauste n’a jamais existé» et considère que les Juifs sont à l’origine de tous les problèmes, d’après SITE, qui dresse un parallèle avec une vidéo similaire filmée par l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées en mars dernier. «Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable», a indiqué une porte-parole de Twitch interrogée par l’AFP.

Tenue militaire et fusil d’assaut

Concernant l’attaque du restaurant turc, plusieurs personnes ont fait état de tirs, dont un de grenade. «Un tireur portait un casque et des habits militaires», a témoigné un homme qui était à l’intérieur, Conrad Rössler, sur la chaîne d’information NTV. «Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé», a ajouté ce témoin, encore sous le choc. «L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte», a-t-il raconté. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue.

Tout le quartier a été bouclé et la gare centrale de Halle, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, à 175 km au sud-ouest de Berlin, a été fermée. En début de soirée, la police de Halle a levé l’alerte, considérant que «le danger n’est plus considéré comme aigu. Nous sommes toujours sur place avec des forces importantes. Vous pouvez retourner dans les rues, les alertes sont levées». La sécurité a été renforcée devant les synagogues de plusieurs villes allemandes, dont Berlin, Leipzig et Dresde.

La mairie de Halle a évoqué une «tuerie», sans plus de précision. «C’est une terrible nouvelle», a réagi lors d’une conférence presse le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. La chancelière allemande, qui devait se rendre dans la synagogue de la Oranienburgerstrasse, à Berlin, a qualifié d’«attentat» cette fusillade. Cette dernière suit «le déroulement des faits après l’attentat de Halle» et exprime sa «solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour», a-t-il déclaré sur Twitter.

L’attentat suscite «un choc profond pour tous les Juifs en Allemagne», a estimé le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster. Le président de la communauté a également jugé «scandaleux» que le bâtiment religieux n’ait pas été protégé par la police allemande alors que les Juifs célèbrent mercredi la grande fête de Yom Kippour.

Le spectre de l’extrême droite

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule néonazi NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne entre 2000 et 2007.

Outre les meurtres perpétrés par le NSU, il y a eu nombre de précédents violents: un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux, favorables à l’accueil des migrants, en réchappent de justesse. L’Allemagne est confrontée à «une nouvelle RAF», une «RAF brune», selon le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998. Plus de 12.700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Vingt blessés dans le premier attentat à Tunis depuis 2015

octobre 29, 2018

Un attentat suicide commis par une femme kamikaze a visé des véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / FETHI BELAID

Au moins vingt personnes, dont quinze policiers et deux adolescents, ont été blessées lundi dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.

Aucun des blessés n’est grièvement atteint, a précisé lundi soir à l’AFP le porte-parole de la Sûreté nationale Walid Ben Hkima, soulignant que beaucoup n’avaient été que brièvement hospitalisés.

« C’est une tragédie », a déclaré le président tunisien Béji Caïd Essebsi depuis Berlin. « Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme », a-t-il poursuivi mais « le terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale ».

La kamikaze a déclenché sa charge en milieu de journée « à proximité de voitures de police », sur l’avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.

Cette femme, âgée de 30 ans, n’était pas considérée comme « extrémiste » par les services de sécurité, a indiqué le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité.

Sur place, une journaliste de l’AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front. Selon le ministère de l’Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l’explosion sur son flanc gauche.

D’après des sources policières, la kamikaze ne portait vraisemblablement pas de « ceinture d’explosifs » mais « plutôt une bombe artisanale ».

Attentat suicide à Tunis / © AFP / S.Ramis/S.Malfatto

Rapidement, d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées, a constaté la journaliste de l’AFP.

Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux, selon la même source.

Lundi soir, le centre ville était désert.

– « Lâche attaque » –

Le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a appelé « tous les Tunisiens à s’unir pour faire face au terrorisme ».

L’attentat intervient alors que la scène politique tunisienne est déstabilisée par des luttes de pouvoir notamment au sein du parti présidentiel Nidaa Tounès à l’approche d’élections présidentielle et législatives.

Une kamikaze s’est fait exploser près de véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / STRINGER

« Cet évènement nous rappelle que nous avons d’autres problèmes en Tunisie », a souligné le président Essebsi, déplorant ce climat politique délétère.

L’avenue Bourguiba est l’une des artères les plus fréquentées de la capitale et, peu avant l’explosion, un groupe de personnes y manifestait pour protester contre la mort d’un jeune homme de 19 ans dans des échauffourées avec des agents de la douane, la semaine dernière.

Si aucun décès n’est à déplorer, cet attentat a replongé la capitale tunisienne plusieurs années en arrière.

Il s’agit en effet du premier à secouer Tunis depuis le 24 novembre 2015, quand une attaque suicide, commise là aussi en plein centre, avait visé un bus de la garde présidentielle, tuant 12 agents. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Cette même année, 60 personnes dont 59 touristes, avaient été tuées dans d’autres attentats contre le musée du Bardo à Tunis, le 18 mars, puis contre une plage et un hôtel près de Sousse, le 26 juin. Ces deux attaques avaient aussi été revendiquées par l’EI.

En mars 2016, des dizaines de jihadistes venus de Libye avaient en outre tenté, sans succès, de s’emparer de postes des forces de sécurité dans la région de Ben Guerdane (sud), près de la frontière libyenne, faisant 20 morts.

Tunis: périmètre de sécurité près du site d’une explosion (3) / © AFP / Ezer Mnasri

– Mouvance jihadiste –

Cette vague d’attentats, consécutive à l’émergence d’une mouvance jihadiste comprenant l’EI mais aussi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait gravement nui au tourisme, un secteur vital de l’économie tunisienne.

Elle avait contribué à fragiliser le processus démocratique né de la révolution de 2011 contre le régime de Zine el Abidine Ben Ali.

Depuis le printemps 2016, les autorités tunisiennes se sont félicitées d’un retour au calme, même si des incidents meurtriers persistent, notamment dans les régions montagneuses du nord-ouest, repaire des jihadistes: en juillet, six membres des forces de l’ordre ont été tués dans une attaque revendiquée par Aqmi.

A la faveur de l’accalmie, l’industrie touristique a connu une embellie lors des saisons 2017 et 2018, et la croissance tunisienne s’est raffermie.

Mais l’état d’urgence qui octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, reste en vigueur sur l’ensemble du territoire depuis l’attentat de novembre 2015. Il a été prolongé d’un mois le 5 octobre dernier.

Romandie.com avec(©AFP / (29 octobre 2018 23h16)