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Génocide des Tutsi : la justice française referme le dossier sur l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana

juillet 3, 2020

La carcasse de l'avion du président Juvénal Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 alors qu'il se préparait à atterrir à l'aéroport de Kigali.

La carcasse de l’avion du président Juvénal Habyarimana, abattu le 6 avril 1994 alors qu’il se préparait à atterrir à l’aéroport de Kigali. © Archives Jeune Afrique-REA

 

La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu dans l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana. Ce dossier empoisonnait les relations franco-rwandaises depuis plus de vingt ans.

C’est l’un des chapitres les plus sensibles de la relation franco-rwandaise qui s’est refermé ce 3 juillet devant la cour d’appel de Paris. La justice française a en effet confirmé la clôture de l’instruction par un non-lieu sur l’attentat qui avait causé la mort du président Juvénal Habyarimana, au soir du 6 avril 1994 et allumé l’étincelle du génocide des Tutsi.

« Nous sommes soulagés mais nous ne ressentons pas non plus une grande satisfaction, explique Me Bernard Maingain, avocat avec Me Léon Lef-Forster de l’ensemble des suspects. Déjà ce n’est pas une étape définitive, puis il faut bien reconnaître que si ce dossier a pu durer aussi longtemps, c’est parce que des acteurs ont constamment tenté pervertir la procédure ». « C’est une déception mais cela ne nous surprend pas », déclare de son côté Me Philippe Meilhac, l’avocat d’Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais. « Il y a une forme de résignation de la justice française sur ce dossier qui a été sacrifié sur l’autel des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ».

Depuis la saisine de la justice française, en août 1997, par la fille de l’une des victimes françaises du crash du Falcon présidentiel, et l’ouverture en mars 1998 d’une information judiciaire confiée au pôle antiterroriste du TGI de Paris, ce dossier n’a cessé d’empoisonner les relations entre les deux pays.

Après de premières fuites publiées dans le quotidien français Le Monde en mars 2004, à quelques jours de la 10e commémoration du génocide, la rupture entre Paris et Kigali est consommée deux ans et demi plus tard. Le 22 novembre 2006, le juge Jean-Louis Bruguière, qui fonde essentiellement son enquête sur les témoignages de cadres du régime génocidaire et d’anciens militaires du FPR se présentant comme parties prenantes à l’attentat, émet neuf mandats d’arrêts à l’encontre de dignitaires rwandais. Parmi eux, James Kabarebe, aujourd’hui conseiller de Paul Kagame après avoir été pendant huit ans son ministre de la Défense.

À Kigali, l’ordonnance du juge Bruguière provoque une vague d’indignation. Car le magistrat français n’accuse pas seulement la rébellion alors dirigée par Paul Kagame d’avoir planifié et commis l’attentat contre l’avion présidentiel, il laisse clairement entendre que le FPR aurait agi de la sorte pour provoquer le génocide des Tutsi, dans le but inavoué de conquérir le pouvoir.

Accalmie

Kigali rompt ses relations diplomatiques avec Paris avant de répliquer, quelques mois plus tard, par la mise en place d’une commission d’enquête sur le rôle de la France dans le génocide. Ses conclusions, rendues en août 2008, sonnent comme une réponse directe à l’enquête du juge Bruguière : treize responsables politiques français, dont Hubert Védrine, secrétaire général de l’Élysée au moment des faits, sont mis en cause pour « complicité de génocide ».

Il faudra attendre le départ du magistrat controversé, remplacé en 2007 par Marc Trévidic et Nathalie Poux, et l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la même année, pour constater une accalmie. Sous l’impulsion de Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, le nouveau chef de l’État français entame un rapprochement avec le Rwanda qui se traduira par une brève visite d’État à Kigali, en 2010. Dans le même temps, l’information judiciaire repart sur de nouvelles bases.

En 2011, pour la première fois depuis l’ouverture du dossier, les juges français se déplacent au Rwanda, accompagnés par plusieurs experts en balistique, en crashs aériens ou en géométrie. Rendu public début 2012, leur rapport contredit largement les conclusions du juge Bruguière. Selon leur expertise, versée au dossier, les deux missiles sol-air à l’origine de l’attentat auraient été tirés depuis l’enceinte – ou à proximité immédiate – du camp militaire de Kanombe, tenu par l’armée gouvernementale rwandaise. La thèse d’une opération commando du FPR s’en trouve balayée. Celle d’un coup d’État commis par les ultras du Hutu Power contre Juvénal Habyarimana redevient le scénario le plus vraisemblable.

Rouvert sept mois plus tard pour entendre le témoignage à charge de Kayumba Nyamwasa, l’ex-responsable des renseignements militaires rwandais devenu l’un des leaders du Rwanda National Congress (RNC), un mouvement d’opposition armé hostile à Kigali, le dossier mènera à une nouvelle brouille diplomatique entre les deux pays.

Sens du timing

Mais de toutes ces péripéties procédurales, des errements des premières années d’enquête, des témoignages contradictoires de témoins dont certains ont fini par disparaître, les juges ne tireront rien de concluant. Vingt-six ans après les faits, l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana demeure un mystère.

« En l’absence d’éléments matériels indiscutables, les charges pesant sur les mis en examen reposent exclusivement sur des témoignages », écrivaient, en décembre 2018, les juges Jean-Marc Herbaut et Nathalie Poux, derniers dépositaires de ce dossier, dans leur ordonnance de non-lieu. Estimant que les témoignages recueillis tout au long de la procédure « sont largement contradictoires et non vérifiables », ils concluaient qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour donner suite à l’instruction.

Depuis le début de cette procédure hors normes, la justice française aura eu un sens bien particulier du timing pour annoncer ses décisions. Après des réquisitions de non-lieu rendues publiques le 12 octobre 2018, à la veille de l’élection de la ministre des Affaires étrangères rwandaises Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et une ordonnance de clôture du dossier communiquée le 24 décembre, au soir de Noël, les magistrats de la cour d’appel ont rendu leur délibéré à la veille du 4 juillet, jour anniversaire de la victoire du FPR sur le camp génocidaire.

De son côté, « le gouvernement rwandais n’a pas l’intention de commenter ce jugement », indique à JA une source officielle.

Nomination prochaine d’un ambassadeur de France

L’abandon de cette instruction épineuse constituait-il le dernier verrou avant la nomination d’un nouvel ambassadeur français à Kigali ? Depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, le fauteuil reste désespérément vide. Kigali affirme être disposé à accueillir un représentant français à la faveur du rapprochement amorcé depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, mais à mots couverts, le gouvernement rwandais confie avoir posé des conditions à cette normalisation, sans vouloir en dire plus.

Après la visite en 2019, lors de la 25e commémoration du génocide des Tutsi, d’un groupe de députés français, l’ouverture d’une commission d’historiens sur le rôle de la France – dont la composition est controversée – et la multiplication des projets entre l’AFD et le Rwanda, le dossier judiciaire sur l’attentat du 6 avril 1994 apparaît comme la dernière étape de ce dégel.

Interrogé par Jeune Afrique sur les conséquences que pourraient entraîner une réouverture du dossier, Paul Kagame s’interroge : « Qu’espère-t-on découvrir qui n’ait été dit et soldé depuis des années ? Vouloir rouvrir un dossier classé, c’est vouloir créer des problèmes. Et pourquoi en France ? Par qui, et à quel titre ? Donc oui, c’est selon. Si ces choses ne sont pas définitivement éclaircies, nos relations risquent fort d’en pâtir d’une manière ou d’une autre. »

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

France: Interpellation à Brest de 7 hommes soupçonnés de préparer un attentat

janvier 20, 2020

Interpellés par la DGSI ce lundi matin, ils sont soupçonnés d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les sept suspects sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat.
Les sept suspects sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat. GERARD JULIEN / AFP

Sept hommes ont été interpellés lundi matin à Brest et dans le Finistère, dans le cadre d’une information judiciaire pour «association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle», selon une source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.

Interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont soupçonnés, selon une source proche de l’enquête, d’avoir préparé un projet d’action violente en France et un projet de départ vers la zone irako-syrienne.

Les interpellés, dont certains étaient fichés S (pour Sûreté de l’État), faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, ont ajouté des sources proches de l’enquête, relevant que les investigations doivent permettre de déterminer la matérialité du projet d’action et du départ.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début en 2015 d’une vague d’attentats djihadistes qui a fait au total 255 morts.

Par Le Figaro avec AFP

 

Somalie : au moins 76 morts dans un attentat au véhicule piégé à Mogadiscio

décembre 28, 2019

Des magasins ont été détruits après l'attentat à la voiture piégée à Mogadiscio, le 28 décembre 2019.

Des magasins ont été détruits après l’attentat à la voiture piégée à Mogadiscio, le 28 décembre 2019. © Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

 

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 76 morts et des dizaines de blessés, ce samedi, dans un quartier animé de la capitale Mogadiscio, a rapporté un responsable des secours médicaux.

«Le nombre de victimes que nous avons confirmé est de 76 morts et 70 blessés. Il pourrait être encore supérieur», a déclaré le directeur du service privé d’ambulances Aamin Ambulance, Abdukadir Abdirahman Haji. L’explosion, qui s’est produite dans un quartier animé de la capitale somalienne, « a été dévastatrice » a déclaré un membre de la police, Ibrahim Mohamed.

L’attentat s’est produit dans un secteur ou le trafic est très dense en raison d’un poste de sécurité et d’un centre des impôts. « Cela a été dévastateur parce qu’il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus », a raconté un témoin, Muhibo Ahmed. « Tout ce que j’ai pu voir, ce sont des corps morts éparpillés, certains brûlés au point d’être méconnaissables », a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir.

Actions meurtrières des shebab

L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat. Il survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab. Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Allemagne: le suspect de l’attentat antisémite à Halle arrêté

octobre 9, 2019

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Deux personnes ont été tuées en pleine rue mercredi dans l’est du pays lors d’un attentat antisémite. Le tireur présumé avait diffusé son attaque sur internet.

Au moins deux personnes ont été tuées mercredi en pleine rue à Halle en Allemagne dans une attaque visant, en plein Yom Kippour, une synagogue puis un restaurant turc. Un tireur a tenté en milieu de journée de pénétrer dans la synagogue du quartier Paulus, où étaient réunies, en ce jour de fête religieuse juive, «70 à 80 personnes», a indiqué le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki, au Spiegel. Mais la porte d’entrée a «résisté à l’attaque». Malgré tout, deux personnes ont été gravement blessées par balle dans cette tentative. «Ils sont en train d’être opérés», a affirmé un porte-parole de l’hôpital universitaire de la ville.

L’auteur a aussi tiré en pleine rue et sur un restaurant turc, selon des témoins. Un corps, recouvert d’une bâche bleue, a été vu étendu à proximité de la synagogue, dans le quartier de Paulus. Au moins «deux personnes ont été tuées à Halle, selon les premières constatations. Plusieurs coups de feu ont été tirés», a indiqué de son côté la police sur Twitter, ne donnant pas de détails mais demandant aux «habitants de rester chez eux». Un homme a été peu après arrêté. La police allemande a indiqué mercredi soir qu’il s’agissait bien du suspect de l’assaut, précisant qu’il avait été blessé et «soigné».

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. «Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite», a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte «d’extrême droite». Selon le site SITE, spécialisé dans la surveillance des organisations terroristes, l’auteur présumé de l’attaque a lui-même filmé la fusillade et diffusé la vidéo sur la plateforme de streaming en direct Twitch. Dans cette vidéo de 35 minutes, cet homme affirme notamment que «l’Holocauste n’a jamais existé» et considère que les Juifs sont à l’origine de tous les problèmes, d’après SITE, qui dresse un parallèle avec une vidéo similaire filmée par l’auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande contre deux mosquées en mars dernier. «Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable», a indiqué une porte-parole de Twitch interrogée par l’AFP.

Tenue militaire et fusil d’assaut

Concernant l’attaque du restaurant turc, plusieurs personnes ont fait état de tirs, dont un de grenade. «Un tireur portait un casque et des habits militaires», a témoigné un homme qui était à l’intérieur, Conrad Rössler, sur la chaîne d’information NTV. «Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé», a ajouté ce témoin, encore sous le choc. «L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte», a-t-il raconté. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue.

Tout le quartier a été bouclé et la gare centrale de Halle, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, à 175 km au sud-ouest de Berlin, a été fermée. En début de soirée, la police de Halle a levé l’alerte, considérant que «le danger n’est plus considéré comme aigu. Nous sommes toujours sur place avec des forces importantes. Vous pouvez retourner dans les rues, les alertes sont levées». La sécurité a été renforcée devant les synagogues de plusieurs villes allemandes, dont Berlin, Leipzig et Dresde.

La mairie de Halle a évoqué une «tuerie», sans plus de précision. «C’est une terrible nouvelle», a réagi lors d’une conférence presse le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. La chancelière allemande, qui devait se rendre dans la synagogue de la Oranienburgerstrasse, à Berlin, a qualifié d’«attentat» cette fusillade. Cette dernière suit «le déroulement des faits après l’attentat de Halle» et exprime sa «solidarité à tous les Juifs pour ce jour de fête qu’est Yom Kippour», a-t-il déclaré sur Twitter.

L’attentat suscite «un choc profond pour tous les Juifs en Allemagne», a estimé le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster. Le président de la communauté a également jugé «scandaleux» que le bâtiment religieux n’ait pas été protégé par la police allemande alors que les Juifs célèbrent mercredi la grande fête de Yom Kippour.

Le spectre de l’extrême droite

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule néonazi NSU, responsable du meurtre d’une dizaine d’immigrés en Allemagne entre 2000 et 2007.

Outre les meurtres perpétrés par le NSU, il y a eu nombre de précédents violents: un attentat au couteau contre la maire de Cologne Henriette Reker en 2015, et deux ans plus tard contre le maire d’Altena Andreas Hollstein. Tous deux, favorables à l’accueil des migrants, en réchappent de justesse. L’Allemagne est confrontée à «une nouvelle RAF», une «RAF brune», selon le Süddeutsche Zeitung, en référence au groupe terroriste d’extrême gauche Fraction armée rouge, actif entre 1968 et 1998. Plus de 12.700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Vingt blessés dans le premier attentat à Tunis depuis 2015

octobre 29, 2018

Un attentat suicide commis par une femme kamikaze a visé des véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / FETHI BELAID

Au moins vingt personnes, dont quinze policiers et deux adolescents, ont été blessées lundi dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.

Aucun des blessés n’est grièvement atteint, a précisé lundi soir à l’AFP le porte-parole de la Sûreté nationale Walid Ben Hkima, soulignant que beaucoup n’avaient été que brièvement hospitalisés.

« C’est une tragédie », a déclaré le président tunisien Béji Caïd Essebsi depuis Berlin. « Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme », a-t-il poursuivi mais « le terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale ».

La kamikaze a déclenché sa charge en milieu de journée « à proximité de voitures de police », sur l’avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.

Cette femme, âgée de 30 ans, n’était pas considérée comme « extrémiste » par les services de sécurité, a indiqué le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité.

Sur place, une journaliste de l’AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front. Selon le ministère de l’Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l’explosion sur son flanc gauche.

D’après des sources policières, la kamikaze ne portait vraisemblablement pas de « ceinture d’explosifs » mais « plutôt une bombe artisanale ».

Attentat suicide à Tunis / © AFP / S.Ramis/S.Malfatto

Rapidement, d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées, a constaté la journaliste de l’AFP.

Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux, selon la même source.

Lundi soir, le centre ville était désert.

– « Lâche attaque » –

Le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a appelé « tous les Tunisiens à s’unir pour faire face au terrorisme ».

L’attentat intervient alors que la scène politique tunisienne est déstabilisée par des luttes de pouvoir notamment au sein du parti présidentiel Nidaa Tounès à l’approche d’élections présidentielle et législatives.

Une kamikaze s’est fait exploser près de véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / STRINGER

« Cet évènement nous rappelle que nous avons d’autres problèmes en Tunisie », a souligné le président Essebsi, déplorant ce climat politique délétère.

L’avenue Bourguiba est l’une des artères les plus fréquentées de la capitale et, peu avant l’explosion, un groupe de personnes y manifestait pour protester contre la mort d’un jeune homme de 19 ans dans des échauffourées avec des agents de la douane, la semaine dernière.

Si aucun décès n’est à déplorer, cet attentat a replongé la capitale tunisienne plusieurs années en arrière.

Il s’agit en effet du premier à secouer Tunis depuis le 24 novembre 2015, quand une attaque suicide, commise là aussi en plein centre, avait visé un bus de la garde présidentielle, tuant 12 agents. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Cette même année, 60 personnes dont 59 touristes, avaient été tuées dans d’autres attentats contre le musée du Bardo à Tunis, le 18 mars, puis contre une plage et un hôtel près de Sousse, le 26 juin. Ces deux attaques avaient aussi été revendiquées par l’EI.

En mars 2016, des dizaines de jihadistes venus de Libye avaient en outre tenté, sans succès, de s’emparer de postes des forces de sécurité dans la région de Ben Guerdane (sud), près de la frontière libyenne, faisant 20 morts.

Tunis: périmètre de sécurité près du site d’une explosion (3) / © AFP / Ezer Mnasri

– Mouvance jihadiste –

Cette vague d’attentats, consécutive à l’émergence d’une mouvance jihadiste comprenant l’EI mais aussi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait gravement nui au tourisme, un secteur vital de l’économie tunisienne.

Elle avait contribué à fragiliser le processus démocratique né de la révolution de 2011 contre le régime de Zine el Abidine Ben Ali.

Depuis le printemps 2016, les autorités tunisiennes se sont félicitées d’un retour au calme, même si des incidents meurtriers persistent, notamment dans les régions montagneuses du nord-ouest, repaire des jihadistes: en juillet, six membres des forces de l’ordre ont été tués dans une attaque revendiquée par Aqmi.

A la faveur de l’accalmie, l’industrie touristique a connu une embellie lors des saisons 2017 et 2018, et la croissance tunisienne s’est raffermie.

Mais l’état d’urgence qui octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, reste en vigueur sur l’ensemble du territoire depuis l’attentat de novembre 2015. Il a été prolongé d’un mois le 5 octobre dernier.

Romandie.com avec(©AFP / (29 octobre 2018 23h16)

Égypte: 17 condamnations à mort pour des attentats contre des églises

octobre 11, 2018

Vue générale d’une église visée par une attaque revendiquée par l’EI à Tanta, dans le nord de l’Egypte, prise le 11 avril 2017, soit deux jours après l’attentat / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

Dix-sept personnes ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal militaire, pour des attentats contre des églises en 2016 et 2017 ayant fait 74 morts au total, a-t-on appris de sources judiciaire et sécuritaire.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, 19 personnes ont été condamnées à la prison à perpétuité et 10 autres à des peines de 10 à 15 ans d’emprisonnement, dans ce dossier concernant les attentats du Caire, en décembre 2016, et de Tanta et Alexandrie (nord), en avril 2017. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Ces 46 accusés ont été reconnus coupable du meurtre de 74 personnes et de tentative de meurtre de 152 autres, présentes sur les lieux au moment des attentats, ont ajouté ces sources.

Les poursuites ont été abandonnées contre deux personnes, décédées pendant la procédure.

Peu après l’annonce du verdict jeudi, l’ONG Amnesty International, qui dénonce régulièrement la répression exercée en Egypte par les autorités, a réagi dans un communiqué.

Il n’y a « aucune justification » aux attentats ayant visé les églises coptes mais « prononcer une peine de mort collective après un procès militaire injuste ne dissuadera pas (les auteurs) de futurs attentats », a estimé Amnesty.

Dans un premier jugement prononcé en avril, 36 personnes avaient été condamnées à mort. Ce jugement avait alors été transmis au grand mufti, responsable religieux chargé de donner un avis non contraignant sur les peines capitales prononcées par la justice.

Jeudi, le tribunal, qui a repris l’affaire, a finalement condamné 17 personnes à la peine de mort.

Le 11 décembre 2016, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul au Caire avait fait 29 morts.

Le 9 avril 2017, en pleine célébration du dimanche des Rameaux, des kamikazes de l’EI avaient pris pour cible deux églises du nord de l’Egypte, à Tanta et à Alexandrie, faisant 45 morts.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait alors instauré l’état d’urgence, prolongé depuis à plusieurs reprises.

Les Coptes forment la plus importante communauté chrétienne d’Egypte, laquelle est estimée à environ 10% de la population.

Ils se plaignent de discriminations et sont victimes d’attaques régulières d’extrémistes. Depuis fin 2016, les attentats de l’EI ont tué plus d’une centaine de chrétiens.

Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les autorités affrontent plusieurs groupes extrémistes, notamment dans le nord du Sinaï (est), théâtre d’une insurrection de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / (11 octobre 2018 15h49)

Afghanistan: attentat-suicide contre un candidat aux législatives, au moins huit morts

octobre 9, 2018

Kandahar (Afghanistan) – Un attentat-suicide mardi dans les bureaux d’un candidat aux élections législatives du 20 octobre en Afghanistan a fait au moins huit morts dont le candidat et onze blessés, ont indiqué des responsables.

« Une explosion qui est l’œuvreMORT d’un kamikaze est survenue dans les bureaux du candidat Saleh Mohammad Asikzai », dans la ville de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand dans le sud de l’Afghanistan, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province, Omar Zhwak.

« Le bilan est pour l’instant de huit morts et onze blessés », a-t-il dit, précisant que le candidat Saleh Mohammad Asikzai avait été tué dans l’explosion.

Le porte-parole de la police dans la province, Salam Afghan, a confirmé l’attaque. « Nous enquêtons », a-t-il dit à l’AFP.

Il n’était clair dans l’immédiat si les personnes présentes dans les bureaux étaient des soutiens du candidat ou s’ils assistaient à une réunion électorale.

M. Asikzai se présentait pour la première fois à une élection sous sa propre bannière « changement positif ». Blessé, il a succombé à ses blessures à l’hôpital, a indiqué Omar Zhwak.

L’attentat n’a pas été revendiqué. Il survient au lendemain d’un communiqué des talibans appelant à « faire échouer » le processus électoral.

« Les Afghans croient fermement à la démocratie et à un meilleur avenir. Ils ne laisseront pas les terroristes et leurs soutiens entraver le processus démocratique en cours », a déclaré le président afghan Ashraf Ghani, qui a condamné l’attentat dans un communiqué.

C’est la seconde attaque suicide visant un candidat aux législatives depuis l’ouverture officielle de la campagne le 28 septembre.

Le 2 octobre, un kamikaze avait tué 13 personnes et fait plus de 40 blessés dans la province de Nangarhar, dans l’est du pays. L’attentat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Plus de 2.500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu au Parlement. Le décès de M. Asikzai porte à au moins six le nombre de candidats tués à ce stade, selon la Commission électorale indépendante.

La sécurité et la crédibilité du vote seront les enjeux majeurs de ce scrutin, qui est vu comme une répétition générale de l’élection présidentielle prévue en avril prochain.

Quelque 54.000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés de la protection des 5.000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2.000 autres bureaux n’ouvriront pas.

Par ailleurs, une centaine de talibans ont attaqué lundi soir le district de Qush Typa, dans la province de Jowzjan, au nord-ouest de l’Afghanistan.

« Ils se sont emparés brièvement d’un poste armé puis ont été repoussés », a indiqué mardi à l’AFP le responsable provincial de la police, Faqir Mohammad Jawzjani.

« Malheureusement 12 de nos soldats ont été tués mais également 30 talibans », a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 13h36)                                                        

L’Iran promet une réponse « terrible » après un attentat meurtrier revendiqué par l’EI

septembre 22, 2018

Le président Hassan Rohani a promis une réponse « terrible » de l’Iran après un attentat, revendiqué par le groupe État islamique (EI), qui a visé samedi un défilé militaire dans le sud du pays faisant au moins 29 morts dont des civils.

Téhéran a dénoncé un acte « terroriste » et accusé un « régime étranger » soutenu par Washington d’être derrière l’attentat, qui a fait également des dizaines de blessés, dont plusieurs dans un état grave.

L’attaque survient dans un climat de tensions très fortes entre l’Iran et les États-Unis, qui s’apprêtent à intensifier début novembre leurs sanctions contre la République islamique.

L’attaque, menée dans la matinée à Ahvaz, la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d’Arabes, a été revendiquée par le groupe extrémiste sunnite EI via son organe de propagande.

« La réponse de la République islamique à la moindre menace sera terrible », a déclaré M. Rohani, selon un communiqué publié sur son site internet officiel. « Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre ».

Le ministre des Affaires étrangères iranien avait plus tôt mis en cause un régime étranger soutenu par Washington.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », a écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avaient pour leur part accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu par l’Arabie saoudite.

– « Nourris par l’Arabie saoudite » –

« Jusqu’à présent, cet attentat terroriste a fait 29 martyrs et 57 blessés », a annoncé la chaîne officielle en langue arabe Al-Alam, en citant le député Mojtaba Zolnouri, membre de la Commission parlementaire de la Sécurité nationale et des affaires étrangères. Le bilan précédent était de 24 morts.

« Parmi les martyrs, figurent une fillette et un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes, sur la télévision d’État.

Ce général des Gardiens de la Révolution a ajouté que trois des « terroristes » avaient été abattus sur le site de l’attaque et qu’un quatrième, blessé et arrêté, avait décédé à l’hôpital.

Cité plus tôt par l’agence semi-officielle Isna en début d’après-midi, Ali-Hossein Hosseinzadeh, vice-gouverneur de la province du Khouzestan, avait indiqué qu’un journaliste et « huit ou neuf militaires » figuraient parmi les morts.

Selon plusieurs médias iraniens, les assaillants étaient vêtus de treillis militaires.

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la Révolution cité par Isna, faisant référence à un mouvement séparatiste arabe local.

« Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il ajouté.

Premier chef d’État étranger à réagir à l’attaque, le président russe Vladimir Poutine s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances à Hassan Rohani, selon le Kremlin.

« Cet évènement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes », a dit M. Poutine dont le pays, avec l’Iran, soutient le régime de Bachar al-Assad contre les insurgés dans la Syrie en guerre.

L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la Journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement, par Bagdad, de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Les premières attaques en Iran revendiquées par l’EI remontent à un peu plus d’un an.

– « Colère contre nos missiles » –

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

Les Gardiens de la Révolution avaient alors accusé l’Arabie saoudite et les États-Unis d' »implication » dans les attentats.

Accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, l’Iran est dans le collimateur des États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a rétabli des sanctions contre Téhéran et annoncé son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, est le grand rival régional de l’Iran, les deux pays s’opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.

Dans un discours à Téhéran samedi peu avant l’annonce de l’attentat, M. Rohani a prévenu que son pays augmenterait « jour après jour » ses « capacités défensives », faisant référence aux missiles que développe Téhéran et qui inquiètent les Occidentaux.

« Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a indiqué M. Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran.

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 15h42)