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L’Égypte pleure les 305 morts dans l’attentat contre une mosquée

novembre 25, 2017

Des proches des victimes de l’attentat contre une mosquée qui a fait 235 morts et 109 blessés vendredi, attendent devant l’hôpital d’Ismaïlia le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias: l’Egypte pleurait samedi les 305 personnes tuées la veille dans une mosquée, dont 27 enfants, l’attentat le plus sanglant dans l’histoire récente du pays.

Le Parquet égyptien a indiqué samedi qu’une trentaine d’hommes armés (EI) portant la bannière noire du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient pris part au massacre des fidèles.

Toutes les victimes de l’attaque, l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont été inhumées samedi conformément à la tradition musulmane.

Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne de l’EI.

Les avions ont visé « des véhicules utilisés dans l’attaque terroriste, tuant leurs occupants », a indiqué un porte-parole.

Encore non revendiqué, l’attentat survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abd, à 40km à l’ouest d’Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï, s’est soldé par au moins 305 tués et 128 blessés, selon un nouveau bilan fourni samedi par le Parquet égyptien.

Les assaillants, au nombre de 25 à 30, ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles, a indiqué le Parquet. Cette attaque, rarissime dans une mosquée égyptienne, a laissé le pays en état de choc.

– ‘Terrorisme dans la maison de Dieu’ –

A l’aube, des milliers d’habitants de Mit Habib, un village voisin du lieu de l’attaque, ont assisté aux funérailles du directeur de l’école de Bir al-Abd, Al-Said Abou Eitta, et de son fils Ahmed, tous deux tués dans la mosquée.

Les corps portés sur les épaules, ils ont scandé en larmes: « Il n’y a de Dieu qu’Allah, le martyr est l’aimé de Dieu ». Des funérailles ont eu lieu dans toute la région.

A Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, les proches se pressaient samedi aux abords de l’hôpital, attendant désespérément des nouvelles, a constaté une équipe de l’AFP.

« Le terrorisme dans la maison de Dieu », déploraient samedi les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

En fin de matinée, toutes les mosquées du pays ont dédié la prière aux « martyrs » de cet attentat et certaines devraient faire de même dans la soirée.

Le président Sissi a appelé les forces armées à édifier un mémorial en hommage aux victimes, rapportent les médias d’Etat.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment.

Après qu’elle a explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

– Menaces –

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

« Ils portaient des masques et des uniformes militaires », a ajouté M. Rizk, précisant que les familles vivant dans cette zone majoritairement soufie avaient déjà subi des menaces de groupes extrémistes.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI qui considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l’islam.

L’attaque a été condamnée par de nombreux pays étrangers dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l’Iran ou l’Arabie saoudite.

Le grand imam d’Al-Azhar, principale institution de l’islam sunnite, le cheikh Ahmed el-Tayeb, lui-même d’obédience soufie, a condamné « l’attaque terroriste barbare », et le pape François s’est dit « profondément attristé par les pertes humaines ».

La branche égyptienne de l’EI mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne, bien que la fréquence et l’ampleur de ces attaques contre les militaires aient diminué au cours de l’année écoulée.

Les jihadistes se sont tournés vers des cibles civiles, attaquant non seulement des chrétiens et des soufis mais aussi des habitants bédouins du Sinaï accusés de collaborer avec l’armée.

La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 14h07)

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Attaque de New York: le FBI a trouvé le 2e Ouzbek recherché

novembre 1, 2017

Washington – La police fédérale américaine a annoncé mercredi avoir trouvé un homme de nationalité ouzbèke, Mukhammadzoir Kadirov, pour lequel elle avait émis un avis de recherche dans l’enquête sur l’attaque qui endeuillé New York mardi.

« Mukhammadzoir Kadirov a été localisé, nous recherchons encore des informations le concernant que le public détiendrait », a indiqué la branche du FBI de New York dans un communiqué.

« Nous ne sommes plus à la recherche de cette personne », a de son côté déclaré en conférence de presse à New York un responsable du FBI, William Sweeney.

Les policiers ont interpellé l’auteur de l’attentat, Sayfullo Saipov, également né en Ouzbékistan, et accusé d’avoir volontairement fauché une vingtaine de cyclistes et piétons mardi à Manhattan, faisant huit morts.

M. Saipov, qui a été blessé par balle lors de son interpellation, a été interrogé par les enquêteurs sur son lit d’hôpital.

Il a expliqué avoir été inspiré par des vidéos de l’organisation l’Etat islamique (EI), qu’il a visionnées sur son téléphone portable.

Durant l’entretien, il s’est déclaré satisfait de son acte. Il a par ailleurs demandé à ce que soit accroché dans sa chambre d’hôpital un drapeau de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 23h19)                                            

États-Unis: New York maintient le marathon prévu dimanche après l’attentat (maire)

novembre 1, 2017

New York – Le maire de New York a annoncé mercredi que le marathon prévu dimanche dans la ville endeuillée par son premier attentat meurtrier depuis le 11 septembre 2001 est maintenu et que la sécurité y sera renforcée.

« Nous allons de l’avant et attendons avec impatience le marathon de dimanche. Il se déroulera comme prévu. (…) Il sera protégé, comme il l’est toujours, et nous allons prendre des mesures de sécurité supplémentaires », a déclaré Bill de Blasio lors d’une conférence de presse des autorités new-yorkaises au lendemain de l’attentat qui a fait 8 morts et une dizaine de blessés.

Plus de 50.000 coureurs doivent participer à cette course, l’un des marathons les plus prestigieux, qui attire des participants venus des quatre coins des États-Unis et du monde entier.

Sayfullo Saipov, un Ouzbek de 29 ans, a foncé mardi au volant d’une camionnette-bélier sur des cyclistes et des piétons dans un quartier huppé et touristique de New York. Il est, selon les autorités, lié au groupe État islamique et s’est radicalisé aux États-Unis.

(©AFP / 01 novembre 2017 16h37)                                            

Argentine: Rosario en deuil après l’attentat de New York

novembre 1, 2017

Le drapeau argentin à mi-mât, le 1er novembre 2017 à Rosario au nord-ouest de Buenos Aires, en signe de deuil des 5 victimes argentines de l’attentat de New-York, survenu la veille / © AFP / STRINGER

Les élèves de l’Ecole polytechnique de Rosario, en Argentine, où avaient étudié cinq des huit personnes tuées la veille dans l’attentat de New York, ont observé mercredi matin une minute de silence.

La direction de cet établissement réputé a également décrété cinq jours de deuil et mis le drapeau en berne pour rendre hommage à ses anciens élèves partis aux Etats-Unis fêter le 30e anniversaire de la fin de leurs études.

Agés de 48 à 50 ans, Alejandro Pagnucco, Ariel Erlij, Hernan Ferruchi, Hernan Mendoza et Diego Angelini, étaient architectes ou chefs d’entreprise.

« Ce qui domine, c’est la tristesse. On a l’impression qu’en tant qu’Argentin, il ne va rien t’arriver, en étant loin des guerres et du terrorisme… », a déclaré à l’AFP Laura Racca, ancienne élève de la promotion 1985.

« Cela nous touche tous, à cause du fort sentiment d’appartenance dans cette école », a-t-elle ajouté.

« Nous voulons faire part de notre douleur la plus profonde et étreindre tous leurs proches en cet instant difficile, que personne ne devrait jamais connaître », a écrit l’école sur Instagram.

Le conducteur d’une camionnette a fauché une vingtaine de cyclistes et passants mardi à Manhattan, faisant huit morts et une dizaine de blessés le jour d’Halloween, dans le premier attentat meurtrier à New York depuis 2001.

Selon les autorités américaines, il est lié au groupe Etat islamique et s’est radicalisé aux Etats-Unis.

bur-sha/vog/pg

La piste du groupe Etat islamique se confirmait mercredi.

Sur le groupe de ces dix Argentins, quatre sont sortis indemnes, tandis que Martin Marro, qui réside depuis quelques années à Boston, se remettait de ses blessures au Presbiterian Hospital de Manhattan.

« J’ai vu ça hier à la télévision et je ne peux pas le croire. Je suis sans voix, c’est impressionnant et cela m’attriste de penser qu’ils étaient partis là-bas célébrer leur amitié », a déclaré à l’AFP Silvia Goldberg, mère d’une élève de 14 ans.

Le président argentin Mauricio Macri, qui avait déjà fait part la veille de son émotion, s’est à nouveau exprimé mercredi sur le sujet.

« Cinq jeunes entrepreneurs, acteurs de la société de Rosario, avec, j’imagine, de belles familles, c’est quelque chose qui nous touche profondément tous les Argentins et moi en particulier. Mes pensées affectueuses vont aux familles », a déclaré le chef de l’Etat à l’ouverture d’un forum financier à Buenos Aires.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 16h52)                

New York: huit morts dans un « acte terroriste » à Manhattan

octobre 31, 2017

La police sur les lieux de l’accident impliquant un véhicule et des cyclistes, à New York, le 31 octobre 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Andy Kiss

Le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes mardi dans le sud de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terrorisme par les autorités.

C’est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu’un attentat fait des morts à New York.

Plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, ont indiqué que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, mais aucun responsable n’a confirmé dans l’immédiat cette information.

« Sur la base des informations immédiatement disponibles, c’était un acte de terrorisme », a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio lors d’une conférence de presse sur les lieux de l’attaque, au sud-ouest de Manhattan, en présence du chef de la police new-yorkaise et du gouverneur de l’Etat de New York.

« C’est une journée très difficile pour New York », a-t-il ajouté, en demandant aux New-Yorkais d’être plus vigilants que d’habitude et de signaler toute anomalie.

Le président Donald Trump a qualifié l’homme de « personne très malade et déséquiibrée » sur Twitter. « Les forces de l’ordre suivent cela de près: PAS AUX USA », a ajouté le président lui-même natif de New York.

Les faits se sont passés juste après 15h00 locales (19H00 GMT) sur la grande artère de Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée où beaucoup s’apprêtaient à fêter Halloween.

– L’agresseur interpellé –

La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d’abord emprunté la piste cyclable sur près d’un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d’entrer dans un bus de ramassage scolaire et d’être obligée de s’arrêter, a expliqué le chef de la police, James O’Neill.

Le chauffeur, un homme de 29 ans dont l’identité n’a pas été révélée, est alors sorti de son véhicule de location, armé d’un fusil à air comprimé et d’un fusil de paint-ball.

C’est à ce moment là que les policiers lui ont tiré dessus et l’ont appréhendé. L’homme a été touché à l’abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu’on sache la gravité de son état, a précisé O’Neill.

Selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état « grave » mais sans que le pronostic vital soit engagé.

« Nos pensées et nos prières vont à ceux touchés » par cet attentat, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

La dernière alerte de ce type à New York remonte au 22 mai dernier, lorsqu’un ancien militaire avait lancé sa voiture à toute allure sur le trottoir à Times Square, tuant une jeune femme et blessant 22 autres personnes.

Times Square, haut lieu touristique qui avait déjà été visé par un attentat avorté en 2010, est étroitement surveillé par la police depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Après l’incident impliquant l’ancien militaire, l’enquête avait montré que l’homme souffrait de troubles mentaux.

La dernière attaque jihadiste à New York date du 17 septembre 2016, lorsqu’un jeune Américain d’origine afghane, Ahmad Rahimi, a posé deux bombes dans le quartier huppé de Chelsea. Une seule a explosé, faisant une trentaine de blessés légers.

Rahimi, qui avait également posé des bombes dans le New Jersey, a été récemment reconnu coupable par un jury populaire à l’issue d’un procès de deux semaines, et attend désormais sa sentence. Il risque la perpétuité.        

New York: une ressortissante belge tuée dans l’attentat

Bruxelles – Une ressortissante belge figure parmi les personnes tuées mardi dans l’attentat au véhicule-bélier à New York, dans le sud de Manhattan, et trois autres Belges ont été blessés, a annoncé le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

Les autorités américaines, qui ont qualifié l’attentat d' »acte de terrorisme », ont fait état de huit morts et au moins 11 blessés. Il s’agit du premier attentat meurtrier à New York depuis le 11 septembre 2001.

« J’ai la profonde tristesse d’annoncer une victime belge à Manhattan, j’exprime mes condoléances à sa famille et à ses amis », a déclaré sur Twitter le chef de la diplomatie belge, également vice-Premier ministre.

« Mes pensées vont aux victimes de l’attaque à New York », a-t-il ajouté.

M. Reynders a précisé à l’agence de presse Belga qu’il s’agissait d' »une femme originaire de Roulers, dans les Flandres occidentales, qui visitait la ville (New York) en compagnie de sa soeur et de sa mère ».

Peu après, M. Reynders a annoncé que des Belges figuraient aussi parmi les personnes blessées dans l’attentat. « Trois Belges ont également été blessés à Manhattan et sont en salle d’opération. Notre consulat général va leur apporter son aide », a écrit le ministre sur Twitter.

Juste après 15H00 locales (19H00 GMT), le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes et des passants le long de la rivière Hudson, où se pressaient de nombreux passants, dont beaucoup déjà déguisés pour fêter Halloween.

Plusieurs médias ont rapporté que le chauffeur avait crié « Allah Akhbar » en sortant de son véhicule, avant d’être blessé par un tir de la police. Il est actuellement hospitalisé.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 02h26)

Fin du siège mené par les shebab dans un hôtel de Mogadiscio

octobre 29, 2017

 

Sur les lieux de l’explosion de deux véhicules piégés, ayant tué au moins 14 personne, à Mogadiscio, le 28 octobre 2017. © AFP/Mohamed ABDIWAHAB

Le siège d’un hôtel du nord de la capitale somalienne Mogadiscio par un commando shebab a pris fin dans la nuit, le bilan de cette attaque qui avait commencé par une double explosion étant d’au moins 14 morts, apprend-on dimanche de source sécuritaire.

« Cinq hommes armés ont pénétré dans l’hôtel. Deux d’entre eux ont été tués et les trois autres capturés vivants. Les forces de sécurité continuent à travailler pour retrouver des victimes, mais nous n’en avons pas le nombre exact pour l’instant », a déclaré à la presse Abdiasiz Ali Ibrahim, porte-parole du ministère de la Sécurité.

Un responsable sécuritaire, Mohamed Moalim Adan, avait annoncé samedi soir qu’au moins 14 personnes, « pour la plupart des civils », avaient été tuées.

Deux véhicules piégés ont explosé samedi en fin d’après-midi près de l’hôtel Nasa Hablod, fréquenté par de nombreux hauts responsables politiques, avant que des hommes armés ne prennent d’assaut l’hôtel.

« Les forces de sécurité ont secouru un certain nombre de personnes depuis hier » (samedi), a précisé M. Ibrahim. Plusieurs responsables gouvernementaux, dont des ministres, sont parmi les personnes secourues.

Les militants islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

Le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit « Farmajo », a condamné cette attaque. « De telles atrocités ne nous dissuaderont jamais, ni ne nous décourageront de combattre les terroristes », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Cette attaque est survenue exactement deux semaines après l’attentat au camion piégé mené le 14 octobre dans le centre de Mogadiscio, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, qui avait fait au moins 358 morts et 228 blessés.

Cet attentat n’avait pas été revendiqué. Mais les autorités n’ont aucun doute sur le fait que les shebab en étaient les auteurs.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Jeuneafrique.com

Somalie: à Mogadiscio, des habitants désespérés à la recherche de leurs proches

octobre 16, 2017

Sur le site d’un attentat au camion piégé, le 14 octobre 2017 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Des larmes coulent sur les joues d’Abduweli Osman, prostré dans la touffeur moite à l’extérieur d’un hôpital de Mogadiscio. Comme des dizaines d’habitants en détresse, le jeune homme a recherché son frère pendant 24 heures. Mais il est désormais persuadé de sa mort dans l’effroyable attentat ayant frappé la capitale somalienne.

La dernière fois que lui et sa famille ont eu des nouvelles d’Abdukadir Ahmed, le jeune homme avait décidé, avant de rentrer chez lui, de se rendre samedi dans un quartier commerçant et très animé de Mogadiscio, connu sous le nom de K5.

Mais il n’est jamais revenu.

Puis sa famille a entendu la terrible nouvelle: un attentat, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, avait frappé ce quartier où un camion piégé avait explosé, causant la mort d’au moins 276 personnes, faisant 300 blessés et détruisant une vingtaine de bâtiments, dont un hôtel, un restaurant, une pharmacie, réduisant en cendres les petits stands de vendeurs d’essence qui ont intensifié le brasier.

Abduweli Osman a couru d’hôpital en hôpital. « On l’a cherché partout ces dernières 24 heures (…) et finalement, nous sommes persuadés qu’il est décédé, parce que nous avons retrouvé sa carte d’étudiant », confie à l’AFP Abduweli en pleurant, à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« C’est très douloureux de perdre quelqu’un que vous aimez dans une telle tragédie et qu’il ne soit pas possible de retrouver son corps et de lui offrir un enterrement digne », lâche le trentenaire, épicier.

Autour de lui, l’hôpital est surpeuplé. Des habitants en nage courent de salle en salle dans la chaleur accablante de la capitale ou se blottissent contre leurs proches soignés pour des blessures par éclats, des brûlures, des fractures…

Les habitants de Mogadiscio sont tristement habitués à la récurrence d’attentats dans leur ville. Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs. Ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Mais l’ampleur de l’attaque a choqué les Somaliens, qui sont descendus par centaines dimanche dans les rues de la capitale et ont entamé lundi trois jours de deuil.

– Des corps non identifiés déjà enterrés –

Le souffle, qui a brisé des vitres à près d’un kilomètre à la ronde, a laissé de nombreux corps calcinés ou déchiquetés.

« Je n’ai jamais vécu une explosion aussi meurtrière, c’est comme si elle avait tué tous les gens à la ronde et mis le feu à tous les véhicules autour », rapporte Moalim.

Lundi, des personnes grièvement blessées ont commencé à être évacuées par un avion militaire turc, venu également apporter de l’aide médicale à des hôpitaux débordés, pour les emmener en Turquie.

Une centaine de personnes non identifiées ont déjà été enterrées. Ces funérailles suivent le rite musulman, mais elles sont aussi organisées rapidement car le gouvernement somalien ne dispose d’aucune morgue, ni les moyens de police scientifique afin d’identifier les victimes.

« Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour identifier les corps (…) mais l’opération est devenue tellement difficile que nous avons décidé de les enterrer tous en même temps », explique un responsable gouvernemental, Muhidin Ali.

« Ces corps, dans un état effroyable, avaient été acheminés dans des hôpitaux pour être identifiés par des proches, mais la plupart des familles n’ont pas réussi à les reconnaître; l’ampleur de la catastrophe est au delà de ce qu’on peut imaginer en tant qu’être humain », souligne le responsable.

Malgré cette situation, beaucoup d’habitants s’accrochaient encore lundi à l’espoir de retrouver vivants des parents et attendaient, angoissés, dans des hôpitaux. Idil Ado, mère de trois enfants, est désespérément en quête d’informations sur sa nièce, disparue depuis l’attentat. Elle attend sous un arbre avec d’autres membres de sa famille à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« Nous l’avons cherchée dans tous les hôpitaux de la ville et nous campons ici, à l’hôpital Medina, depuis hier. On espère toujours obtenir des informations ici, même si c’est pour apprendre son décès… », souffle-t-elle.

Mais pour Ahmed Farah, un secouriste interrogé sur les lieux de l’attentat, les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles.

« Je ne pense pas qu’on retrouvera des survivants maintenant, environ 400 soldats ont travaillé avec les équipes d’urgence pour les recherches et (…) je ne vois aucun décombre sous lesquels des gens pourraient encore être en vie », confie-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h38)                

Somalie: au moins 137 morts et blessés dans l’attentat de Mogadiscio

octobre 15, 2017

Au moins 137 personnes ont été tuées et 300 blessées dans l’attentat au camion piégé mené samedi dans le centre de Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de source policière. / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Au moins 137 personnes ont été tuées et 300 blessées dans l’attentat au camion piégé mené samedi dans le centre de Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de source policière.

« Nous obtenons différents chiffres pour les victimes de la part des centres médicaux, mais nous avons confirmé pour l’instant 137 (morts), la plupart brûlés au point de ne pas être reconnaissables. Le bilan des morts peut être encore plus élevé, car il y a plus de 300 blessés, pour certains d’entre eux grièvement », a déclaré à l’AFP un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

« Il est très difficile d’avoir un chiffre précis parce que les corps des morts ont été emmenés vers différents centres médicaux, et certains d’entre eux ont été enlevés directement par leurs proches pour être enterrés », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait du « pire attentat » ayant jamais frappé la Somalie.

« Ce que j’ai vu dans les hôpitaux que j’ai visités est indicible. On continue à retrouver des corps et je demande à chacun de venir aider. Les gens sont dans une situation difficile », a pour sa part déclaré le maire de Mogadiscio, Tabid Abdi Mohamed.

« Il n’y a pas de pire tragédie que quand quelqu’un vient voir le corps d’un proche décédé et ne peut pas le reconnaître », a-t-il souligné.

Cet attentat au camion piégé est survenu en milieu d’après-midi samedi sur le carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels.

Cet attentat n’a pas encore été revendiqué. Mais les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attaques et attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Romandie.com avec(©AFP / 15 octobre 2017 14h57)                

États-Unis: Trump affirme que les « terroristes ratés » de Londres étaient connus des services

septembre 15, 2017

Washington – Le président américain Donald Trump a dénoncé vendredi les « terroristes ratés » ayant commis l’attentat dans le métro de Londres, affirmant qu’ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l’attaque qui a blessé au moins 22 personnes.

« Autre attaque à Londres par un terroriste raté. Ce sont des gens malades et déments qui étaient dans la ligne de mire de Scotland Yard. Il faut être proactif! », a écrit Donald Trump au petit matin sur Twitter.

Il a ensuite ajouté dans un second tweet: « On doit s’occuper des terroristes ratés de façon beaucoup plus dure. Internet est le principal outil de recrutement qu’on doit couper et mieux utiliser! »

Les autorités britanniques n’ont encore rien révélé de l’identité des auteurs de l’attaque dans le métro de Londres, perpétrée à l’aide d’un engin explosif artisanal, selon l’unité antiterroriste de la police londonienne.

Le gouvernement britannique s’était montré furieux lorsque des fuites dans la presse américaine attribuées à des sources officielles avaient révélé des informations sur l’attentat meurtrier de Manchester, qui a fait 22 morts lors d’un concert en mai 2017.

Un ancien responsable du cabinet de la Première ministre britannique Theresa May, Nick Timothy, a rapidement réagi vendredi aux tweets de Donald Trump.

« Vrai ou pas – et je suis certain qu’il ne sait pas – ceci est vraiment malvenu de la part du dirigeant de notre allié et partenaire dans le renseignement », a-t-il asséné sur Twitter.

Après son appel à se montrer plus proactif, Donald Trump a poursuivi sa série de tweets en plaidant pour que soit étendu son décret anti-immigration très controversé et partiellement appliqué après plusieurs batailles judiciaires.

« L’interdiction de voyager aux Etats-Unis devrait être bien plus large, plus dure et plus spécifique-mais bêtement, ça ne serait pas politiquement correct! » a écrit le président américain.

Il a ensuite conclu avec un quatrième tweet en évoquant la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

« Nous avons fait plus de progrès ces derniers neufs mois contre l’EI que l’administration Obama pendant huit ans.Il faut être proactifs et méchants! »

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2017 14h10)                                            

Attentat dans le métro de Londres: « une énorme détonation » et « un mur de feu »

septembre 15, 2017

Une femme téléphone à ses proches après l’attentat du métro de Londres, le 15 septembre 2017 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

« Nous partions travailler quand nous avons entendu une énorme détonation »: près de la station de métro de Parsons Green, dans le sud-ouest de Londres, Charlie Craven est encore sonné par le nouvel attentat qui a frappé sa ville.

Comme chaque matin, le jeune homme âgé d’une trentaine d’années s’apprêtait à prendre la ligne District vers la City, coeur financier de la capitale britannique. « J’ai regardé autour de moi et la première chose que j’ai vue, c’était une sorte de feu orange, comme dans les films. Des gens se sont mis à hurler sans vraiment savoir ce qui se passait », raconte-t-il à l’AFP, les mains encore tremblantes.

« J’ai juste entendu une détonation (…) j’ai regardé autour de moi et j’ai vu ce mur de feu venir vers nous », relate aussi Lauren Hubbard, la vingtaine.

En route vers son lieu de travail, Louis Hather, 21 ans, se trouvait lui dans la rame où l’engin explosif artisanal a détonné vers 08H20 (07H20 GMT). Il décrit à l’AFP une scène de panique: « des gens qui criaient et se précipitaient dans les escaliers ».

Blessé à la jambe dans la bousculade, il a réussi à sortir dans la rue où « des gens pleuraient. Ca sentait le plastique brûlé », poursuit-il, très choqué, décrivant aussi « une femme amenée sur un brancard dans une ambulance avec des brûlures sur tout le corps ».

– Quartier bouclé –

Les alentours de Parsons Green, situé dans le quartier aisé de Fulham où de nombreuses familles françaises ont élu domicile en raison de la proximité des écoles françaises, ont été immédiatement bouclés par la police.

En début d’après-midi une dizaine de camions des forces de l’ordre stationnent sur place tandis que deux hélicoptères survolent le quartier sans relâche.

Les habitants sont hagards, à l’image de Lucy, qui promène son chien. « Je n’arrive pas à croire que cela s’est produit ici. Vous savez que ça peut arriver, mais pas à côté de chez vous », dit-elle à l’AFP.

Solidaires, des commerçants ont apposé des affichettes offrant du thé ou du café, mettant à disposition leurs toilettes ou leurs prises électriques pour charger les téléphone.

Parmi eux, Lucy, patronne d’un salon d’ostéopathie. « C’est une situation difficile, les gens sont stressés, ils ont besoin de parler avec leur famille. Nous essayons juste d’aider comme nous le pouvons », explique-t-elle avec chaleur.

Des habitants qui ne peuvent pas rentrer chez eux sont assis sur le trottoir et regardent les informations via leurs smartphones.

« Je n’arrive pas à croire que cela ait pu arriver ici, c’est un quartier tellement familial », dit Alex W. qui se réjouit d’avoir décidé de prendre son vélo plutôt que le métro .

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2017 15h46)