Posts Tagged ‘Arrestation’

Zimbabwe: un responsable de l’opposition arrêté après des manifestations interdites

août 23, 2019

 

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition au Zimbabwe, a annoncé ce vendredi qu’un de ses responsables avait été arrêté pour ne pas avoir empêché une manifestation interdite par les autorités.

Amos Chibaya, secrétaire chargé de l’organisation, a été arrêté jeudi. Il doit comparaître lundi devant un juge qui décidera de son éventuelle remise en liberté sous caution. «Le maintien en détention de Chibaya témoigne d’un programme brutal de persécution que poursuit le régime», a condamné le MDC sur Twitter.

La police a précisé que cette arrestation était liée aux manifestations du 16 août à Harare. La police anti-émeutes avait violemment dispersé des sympathisants de l’opposition descendus dans les rues d’Harare contre la dégradation de la situation économique, en dépit d’une interdiction de manifester. Une centaine de personnes avaient été arrêtées. Par ailleurs, neuf membres d’un syndicat d’enseignants et leur avocat ont été arrêtés vendredi à Harare pour avoir manifesté pour une hausse de leur salaire et une amélioration de leurs conditions de travail, selon le MDC.

Le président Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, aux commandes du pays pendant trente-sept ans, s’est engagé à relancer l’économie, jusqu’à présent en vain. Le Zimbabwe est confronté à des pénuries régulières de denrées de première nécessité, comme la farine, le pain, l’huile, mais aussi les carburants. Les Zimbabwéens sont aussi soumis à de très longues coupures d’électricité.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espagne: arrêté pour avoir filmé à la dérobée l’entrejambe de centaines de femmes

août 21, 2019

 

Un homme de 53 ans a été écroué en Espagne pour avoir diffusé sur des sites porno des vidéos de centaines de femmes dont il filmait à leur insu les fesses ou l’entrejambe, notamment dans le métro, a annoncé mercredi la police.

Cet homme de nationalité colombienne est accusé d’être un voyeur pratiquant l’«upskirting», qui consiste à «enregistrer sans autorisation des vidéos sous les jupes et les robes des femmes pour les poster sur des sites pornographiques», selon le communiqué de la police. «L’enquête a débuté en mars quand les vidéos ont été découvertes sur des pages de contenu pornographique», a expliqué à la presse le policier Rafael Fernandez, inspecteur en chef des réseaux de l’unité de cyber-délinquance.

Au terme de mois d’enquête, l’homme a été arrêté en flagrant délit dans le métro de Madrid. Il posait sur le sol son sac à dos, dans lequel était caché un téléphone portable, caméra allumée, et filmait de près fesses et sous-vêtements, mais aussi parfois le corps entier et le visage. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire en Espagne pour «attentat à la pudeur» et «corruption, abus ou prostitution de mineures», certaines des femmes filmées à leur insu n’ayant pas 18 ans. Le quinquagénaire est soupçonné d’avoir publié 283 vidéos sur des sites pornographiques où ses images ont été vues plus d’un million de fois.

«Cinq cent cinquante-cinq femmes différentes y apparaissent, dont 29 ont pu être identifiées et entendues», a précisé Rafael Fernandez. L’homme aimait agir dans le métro et les trains de banlieue mais avait aussi suivi des femmes jusque dans des supermarchés, a relevé l’officier de police. Selon le communiqué, il agissait «de manière compulsive», étant capable de filmer près de trente femmes en cinq jours.

Ce type de voyeurisme, répandu grâce à la miniaturisation des caméras, est de plus en plus souvent dénoncé à travers le monde, notamment en Corée du Sud. En janvier, le Parlement britannique a adopté un projet de loi visant à punir de deux ans de prison le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes. En France, la «captation d’images impudiques» est punie par une loi promulguée en 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un homme arrêté en voiture avec sa femme morte dans une valise

août 18, 2019

 

Un homme a été arrêté dimanche en Haute-Savoie alors qu’il circulait en voiture avec sa femme morte dans le coffre, selon des sources proches de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

L’interpellation a été effectuée par les gendarmes vers 05H00 à Doussard, une commune riveraine du lac d’Annecy, dans le cadre d’un avis de recherche.

Le corps de la victime a été retrouvé dans une valise. Les deux enfants, âgés de 6 et 7 ans, sont «en bonne santé», selon ces mêmes sources.

La police judiciaire a été chargée d’une enquête pour meurtre. Contacté par l’AFP, le parquet d’Annecy n’a souhaité faire aucun commentaire sur cette affaire à ce stade.

La famille rentrait d’Italie et regagnait la France où elle réside, précise le quotidien. La police qui disposait d’un renseignement impliquant le suspect, connu de la justice, avait diffusé une demande d’interpellation. L’homme, de nationalité française, a été placé en garde à vue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un Irakien arrêté après avoir menacé de s’immoler près du Vatican

août 11, 2019

 

Un Irakien, demandeur de protection internationale en Italie, a été interpellé samedi par la police après avoir crié Allahou Akbar et menacé de s’immoler à proximité du Vatican, selon plusieurs médias italiens citant la police.

L’homme, qui était très agité, a brandi un briquet devant des agents en uniforme en faction près de colonnade de Saint-Pierre, selon le quotidien romain Il Messagero. Il a prononcé des phrases dépourvues de sens, des témoins ont reconnu l’expression arabe Allahou Akbar (Dieu est le plus grand). Il a été rapidement plaqué au sol par deux policiers en civil. L’individu était vêtu d’un jean et d’un t-shirt noir et ne portait ni sac à dos ni bouteille incendiaire. Il a été conduit au commissariat voisin pour des vérifications, selon le Messagero, qui a diffusé des images de vidéosurveillance sur son site.

Deux minutes seulement ont passé entre le début des menaces de l’homme et son arrestation. Pendant qu’il s’adressait à eux en faisant de grands gestes, l’homme était constamment sous surveillance des agents en service devant le Vatican, a souligné le Messagero. Les deux policiers en civil sont intervenus très rapidement pour éviter d’inquiéter les touristes et pèlerins qui ont continué de passer devant la scène, comme si de rien n’était.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : des arrestations qui inquiètent à quinze mois de la présidentielle

juillet 26, 2019

L’activiste ivoirien David Samba (à droite), le 23 juillet à Abidjan. © DR / Copie d’écran Facebook – David Samba

 

L’interpellation et le placement en garde à vue de cinq activistes et d’un journaliste, en début de semaine, inquiète au sein des organisations de la société civile. Celles-ci pointent notamment les effets du nouveau code pénal, accusé d’être « restrictif sur les libertés individuelles ».

Mardi 23 juillet six personnes – cinq activistes et un journaliste – ont été arrêtées à quelques encablures de la Commission électorale nationale indépendante (CEI) à Cocody, à Abidjan, alors qu’ils se rendaient dans cette institution pour répondre à un rendez-vous officiel. Placés en garde à vue à la préfecture de police, ils ont été libérés vingt-quatre heures plus tard, sans qu’aucun motif précis ne leur soit signifié, ont-ils affirmé.

Samba David, président de la Coalition nationale pour le changement (CNC), qui conduisait la délégation, avait auparavant appelé à un sit-in devant le siège de la CEI, avant de faire machine arrière après avoir été invité pour « une séance de travail avec les responsables de la CEI ». Ce rendez-vous, et le report de la manifestation devant la CEI, avait été obtenu grâce à l’intervention de la magistrate Aimée Zebeyoux, secrétaire d’État aux droits de l’homme, particulièrement active lors des pourparlers autour de la CEI entre le gouvernement, la société civile et les partis politiques.

Le nouveau code pénal indexé

À quinze mois de la présidentielle d’octobre 2020, ces gardes à vue inquiètent, aussi bien au sein de la société civile que parmi les ONG internationales de défense des droits de l’homme. L’interpellation du journaliste Marcel Louoba Dézogno, du quotidien Le Temps – un journal réputé proche de Laurent Gbagbo -, a notamment été beaucoup critiquée. « Nous suivons de très près cette affaire pour que ses droits soient respectés en la matière, si tant est qu’il était dans l’exercice de ses fonctions », avait assuré mercredi le ministre Sidi Touré, porte-parole du gouvernement, affirmant par ailleurs que les procédures avaient été conformes aux textes et que les droits des personnes interpellées avaient été garantis.

« Plus tôt nous réaliserons que nous sommes sous une dictature, plus vite nous saurons comment réagir », vitupère de son côté Pulchérie Edith Gbalet, qui était au nombre de ceux qui voulaient organiser un sit-in devant le siège de la CEI. La présidente de l’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), particulièrement active depuis sa tentative ratée de faire naître un mouvement de « Gilets Oranges » ivoiriens en décembre 2018, était au nombre de ceux qui voulaient organiser le sit-in devant la CEI. Mais mardi, elle n’état pas présente dans la délégation.

Plus nuancé, Hervé Delmas Kokou, directeur exécutif d’Amnesty Côte d’Ivoire, ne s’en montre pas moins critique. « Nous assistons de façon récurrente à l’interpellation d’acteurs de l’opposition et de la société civile, suite à des actes relevant de leur statut. Ces arrestations sans motifs valables sont des prétextes qui portent atteinte aux droits et libertés défendus par la Constitution ivoirienne », estime le directeur de l’ONG, avant de citer « l’article 20 de la Constitution de 2016, qui dispose que “Les libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifiques sont garanties par la loi” ».

Vers un recours devant le Conseil constitutionnel

Christophe Kouamé, président de Citoyens et participation (CIVIS Côte d’Ivoire), une association d’éducation citoyenne, appelle de son côté à une mobilisation contre le nouveau code pénal, adopté le 19 juin dernier, responsable à ses yeux des interpellations visant de ceux qu’il qualifie de « dissidents ».

« La société civile, les syndicats, les partis politiques de l’opposition doivent lire – ou relire – le nouveau code pénal ivoirien et l’intégrer dans toutes leurs actions futures, en raison de son caractère restrictif sur les libertés individuelles », assure-t-il.

Parmi les points que l’activiste soulève, il y a notamment l’obligation désormais faite à toute personne souhaitant organiser une manifestation d’obtenir au préalable une autorisation des autorités. Jusque-là, les manifestations étaient soumises au régime de la simple déclaration. Une disposition que le CIVIS  envisage de porter devant le Conseil constitutionnel pour obtenir son annulation. « Si nous n’obtenons pas gain de cause, nous irons sûrement encore devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples », prévient-il.

Jeuneafrique.com par André Sylver Konan – à Abidjan

Pakistan: un hashtag appelle à «arrêter» les journalistes trop critiques sur Twitter

juillet 4, 2019

 

Un hashtag appelant à l’arrestation de journalistes critiques du gouvernement et de l’armée est devenu brièvement le plus utilisé sur Twitter jeudi au Pakistan, aggravant les inquiétudes quant à un accroissement de la censure des médias dans le pays. #ArrestAntiPakJournalists (Arrêtez les journalistes anti-Pakistan), a chuté à la deuxième place des tendances sur Twitter dans la soirée, après avoir été employé plus de 32.000 fois à 17h30 heure française.

De nombreux utilisateurs l’ont accompagné d’une photo de journalistes et de présentateurs de télévision éminents, dont certains critiquent régulièrement le parti Tehreek-e-Insaf (PTI) du premier ministre Imran Khan et la puissante armée. Les journalistes «aboient continuellement contre l’armée et il est temps de les pousser aussi en prison», a tweeté un internaute, tandis que d’autres les qualifiaient de «voleurs», de «prostituées» ou «d’ennemis de l’Etat», un utilisateur appelant à les «pendre tous».

Critiquer les militaires est perçu comme un ligne rouge au Pakistan, journalistes et blogueurs se plaignant d’intimidations s’ils la franchissent. Des cas d’enlèvements, de passages à tabac et même d’assassinats ont été recensés. L’année dernière, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a déclaré dans un rapport que l’armée avait «discrètement, mais efficacement, imposé des restrictions à l’information», ce que celle-ci nie.

Le hashtag #ArrestAntiPakJournalists a été «fabriqué» par des groupes pro-PTI et ne reflète pas «la véritable opinion publique», a estimé Shahzad Ahmed, dirigeant du groupe de défense des droits numériques Bytes for All. «Il y a des groupes organisés qui sont à l’origine de ces tendances… ce qui est un phénomène très dangereux dans notre pays pour la liberté d’expression et la liberté individuelle», a-t-il déclaré à l’AFP.

Le présentateur Hamid Mir était particulièrement visé sur Twitter, où il s’était indigné il y a deux jours de «restrictions croissantes à la liberté d’expression», après que son interview avec l’ex-président Asif Zardari, aujourd’hui leader de l’opposition, eut été brutalement interrompue peu après son lancement. «C’est facile de comprendre qui l’a arrêtée, non ?», avait-il écrit. «Nous ne vivons pas dans un pays libre».

Hamid Mir avait été grièvement blessé en 2014 lors d’une attaque par balles qu’il avait à l’époque imputée à l’ISI, la plus puissante des agences de renseignement militaires.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’ex-convoyeur de fonds Toni Musulin arrêté à Londres

juin 27, 2019

 

L’ancien-convoyeur de fonds Toni Musulin a été arrêté cette semaine à Londres alors qu’il tentait de convertir une forte somme d’argent liquide dans un bureau de change, a rapporté ce jeudi une source policière française, confirmant une information du Progrès.

Condamné en 2010 à Lyon à cinq ans de prison ferme pour le vol de 11,6 millions d’euros en détournant le fourgon blindé qu’il conduisait, Toni Musulin était interrogé par Scotland Yard sur l’origine des fonds en espèces qu’il souhaitait changer, a précisé cette source. Selon le quotidien lyonnais, l’ancien convoyeur de 49 ans a changé une somme de 4000 livres sterling, puis a proposé de revenir le lendemain pour changer cette fois 75.000 livres, éveillant les soupçons du personnel du bureau.

Face aux enquêteurs anglais, Toni Musulin a affirmé que cet argent liquide provient de la vente d’une Ferrari, selon la source policière française. Mais son arrestation relance les interrogations sur la disparition d’une partie du butin du fourgon volé en novembre 2009 à Lyon. A l’époque, la police judiciaire avait rapidement retrouvé plus de 9 millions dans un garage souterrain loué par le convoyeur, mais celui-ci a toujours nié le vol des 2,5 millions manquants, alors que des emballages étaient retrouvés sur son parcours.

«Lupin du XXIe siècle»

Le matin du 5 novembre 2009, cet homme employé depuis 10 ans de la société de transports de fonds Loomis avait faussé compagnie à ses deux collègues et disparaissait avec son fourgon. Le véhicule était retrouvé trois heures plus tard à quelques centaines de mètres, entièrement vide. Le vol spectaculaire avait aussitôt enflammé les réseaux sociaux, où beaucoup saluaient «l’Arsène Lupin du XXIème siècle». Un peu trop vite, car deux jours plus tard, la police mettait la main sur l’essentiel du butin jeté en vrac au fond d’un box, loué par Toni Musulin à Lyon sous une fausse identité. Manquaient toutefois les 2,5 millions d’euros que Toni Musulin jure disparus, soit volés par un tiers, soit comptabilisés à tort.

En janvier 2011, l’affaire avait connu un rebondissement après la sortie du livre de la journaliste Alice Géraud-Arfi qui avait rencontré Musulin à la maison d’arrêt de Corbas. Selon elle, Musulin avait construit un faux mur dans le box où l’essentiel du butin a été retrouvé, l’arrivée inopinée de la police l’ayant empêché d’entreposer les billets dans cette cache. Après 11 jours d’une mystérieuse cavale, notamment en Italie, le convoyeur s’était rendu à la police monégasque.

Lors de ses deux procès, Musulin, se disant victime de brimades et d’humiliations, avait assuré que la rancoeur envers son employeur avait motivé son geste. Il est sorti de prison en février 2013. L’ancien agent de Loomis avait aussi été condamné pour tentative d’escroquerie, après la simulation d’un accident avec une Ferrari achetée aux enchères. La voiture aurait passé la frontière serbe, pays de ses origines familiales, à l’époque du vol du fourgon.

Par Lefigaro.fr avec AFP

Crimes contre l’humanité au Tchad et au Soudan: trois arrestations en France

juin 17, 2019

 

Le chef rebelle tchadien, le général Mahamat Nouri, et deux autres suspects ont été interpellés lundi en France dans une enquête ouverte depuis 2017 sur des soupçons de crimes contre l’humanité commis au Tchad et au Soudan entre 2005 et 2010, a appris lundi l’AFP de sources concordantes.

Ils ont été arrêtés dans le Val-de-Marne, en Mayenne et en Indre-et-Loire puis placés en garde à vue par les enquêteurs de l’office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), a indiqué le parquet de Paris. Le général Mahamat Nouri, l’un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposé au régime d’Idriss Déby Itno, figure parmi ces personnes, selon une source proche de l’enquête.

L’opération a notamment visé le général Mahamat Nouri, arrêté lundi matin à son domicile dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 10 mai 2017 pour des chefs de crimes contre l’humanité, complicité de ces crimes et association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes.

Considéré comme l’un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposés au régime d’Idriss Déby Itno, le général Nouri est le président fondateur de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Il avait pris la tête d’autres rébellions au sein de l’Alliance nationale (AN) qui avait mené en février 2008 une offensive sur N’Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Déby, retranché dans son palais. Les rebelles avaient été finalement repoussés par les militaires tchadiens après de violents combats.

Paris avait à l’époque apporté un soutien décisif à l’armée, tout en démentant toute participation directe aux combats. Des divergences au sein des rebelles ont été une des causes de l’échec de l’offensive, la plus importante contre le régime du président Déby depuis 1990. L’est du Tchad et la région voisine soudanaise du Darfour nord étaient à l’époque des faits le théâtre de violences intercommunautaires et d’attaques de milices.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Thaïlande: un couple d’Italiens arrêté pour avoir usurpé l’identité de George Clooney

juin 16, 2019

 

Un Italien, soupçonné d’avoir usurpé l’identité de la star américaine George Clooney pour créer une griffe de mode et arnaquer des personnes en ligne, a été arrêté avec sa femme en Thaïlande après des années de cavale, a annoncé la police ce dimanche.

Francesco Galdelli, 58 ans, et Vanja Goffi, 45 ans, ont été arrêtés ce samedi dans une maison de la banlieue de Pattaya (centre) lors d’une opération conjointe entre les autorités thaïlandaises et italiennes.

«Durant l’interrogatoire, Francesco a avoué s’être fait passer pour George Clooney et avoir lancé un marque de vêtements en ligne pour arnaquer des personnes», a déclaré la division thaïlandaise de répression du crime dans un communiqué.

Fausse promo et fausses Rolex

En 2010, George Clooney avait témoigné contre le couple, et un complice, lors d’une audience à Milan. On lui avait alors présenté une pile de photos publicitaires le représentant avec les vêtements de cette ligne de mode ainsi que des documents censés arborer sa signature, que la star américaine avait désignés comme des faux.

«C’est un faux, sur cette photo je fume, or moi je ne fume pas», «faux, je n’ai pas une montre comme ça» ou «faux, cette signature n’est pas la mienne», avait-il égrené.

Selon la police, le couple était aussi recherché en Italie pour d’autres forfaits, notamment pour avoir vendu de fausses montres Rolex en ligne. Le couple – recherché sur une notice rouge d’Interpol depuis 2013 – se moquait parfois de leurs victimes en envoyant des paquets de sel à la place des montres.

Ces crimes leur avaient valu le surnom de «Bonnie et Clyde italiens», en référence au couple de célèbres braqueurs américains de la Grande dépression.

La luxueuse résidence du couple était surveillée notamment grâce à un drone, a indiqué la police italienne dans un communiqué. «Ils sont restés en Thaïlande à partir de 2014 et n’ont jamais quitté le pays », a déclaré la police, ajoutant qu’un tribunal les jugerait en vertu des lois thaïlandaises sur l’immigration avant le début de procédures d’extradition.

Pattaya, la station balnéaire thaïlandaise où ils s’étaient réfugiés, est connue pour être un haut lieu de la prostitution et du crime en Thaïlande.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger : une église incendiée après l’arrestation d’un imam

juin 16, 2019

 

Une église a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche à Maradi (centre sud), troisième ville du Niger, par des manifestants qui protestaient contre l’arrestation d’un influent imam, libéré ce dimanche, a-t-on appris de sources concordantes.

«Depuis deux heures du matin, on est restés éveillés, l’église de Zaria (quartier populaire de Maradi) a été brûlée, la voiture du pasteur a été brûlée par des individus qu’on ne connaît pas. La gendarmerie est sur place, soyons prudents» a affirmé un responsable de l’église dans un message adressé à ses paroissiens et transmis à l’AFP. Une source sécuritaire locale a «confirmé» à l’AFP l’incendie de cette église.

Cheick Rayadoune, influent imam de la mosquée de Zaria, a été arrêté samedi par la police après avoir qualifié vendredi «d’anti-islam» un projet de loi du gouvernement sur «l’organisation de l’exercice du culte au Niger». Il a toutefois été «remis en liberté ce dimanche après-midi, il a reconnu son erreur et s’est excusé», a indiqué à l’AFP une source policière. «Tous mes partisans doivent cesser de brûler et de créer des troubles en ville, l’islam ne recommande pas cela, je n’ai aucunement été maltraité par la police», a déclaré Cheick Rayadoune dans un message peu avant sa libération. «J’ai été induit en erreur par ceux qui m’ont traduit (du français au haoussa) un texte supposé être le document officiel», a-t-il regretté et il «promet de rectifier» lors de «la prière hebdomadaire vendredi prochain».

Des précédents pour des caricatures de Charlie Hebdo

Le projet de loi a été adopté fin avril en conseil de ministres, qui soulignait alors une «absence totale de normes rigoureusement définies» concernant «l’exercice du culte» dans le pays, sur fond d’un «développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes». Le texte qui doit encore être adopté par le Parlement dispose notamment que «la liberté du culte doit s’exercer dans le respect de l’ordre public» et que «l’exercice du culte en lieu public (sera) soumis au régime de l’autorisation préalable». Il consacre «le droit de l’Etat de contrôler les sources de financement» pour «la construction et l’exploitation des lieux privés de cultes» qui seront «soumises à une autorisation préalable».

«Cette loi est le fruit des plusieurs consultations et concertations profonde (…). Dans le texte il n’y a rien d’anti-islam», a commenté à l’AFP un haut responsable du ministère nigérien de l’Intérieur, pour qui il s’agit d’éviter que «les dérives prônées par les organisations obscurantistes terroristes» ne prennent de l’ampleur dans le pays. En 2017, le ministère nigérien de l’Intérieur avait regroupé tous les oulémas nigériens pour un colloque pour travailler sur le sujet.

Le Niger est un pays très majoritairement musulman, avec 1 à 2% de chrétiens sur une population de plus de 20 millions d’habitants. Il a déjà connu des troubles religieux graves. Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par le journal français Charlie Hebdo en 2015, des émeutes antichrétiennes avaient fait dix morts à Niamey et détruit la plupart des églises de la capitale et de Zinder, la deuxième ville du pays

Par Le Figaro.fr avec AFP