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Ce que l’on sait de la tentative de coup d’Etat au Burkina Faso

janvier 24, 2022

Les informations en provenance du Burkina Faso sont encore floues. Le président Kaboré aurait été arrêté après des mutineries qui se sont déclenchées partout dans le pays le 23 janvier 2022. Article rédigé par

Le siège de campagne du Mouvement pour le progrès du peuple (MPP), le parti au pouvoir, a été incendié à Ouagadougou par un groupe de jeunes soutenant le rôle de l'armée et opposés au président Roch Marc Christian Kabore, le 23 janvier 2022. (OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)
Le siège de campagne du Mouvement pour le progrès du peuple (MPP), le parti au pouvoir, a été incendié à Ouagadougou par un groupe de jeunes soutenant le rôle de l’armée et opposés au président Roch Marc Christian Kabore, le 23 janvier 2022. (OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)

La situation politique au Burkina Faso reste incertaine ce 24 janvier 2022. Le président Roch Marc Christian Kaboré a été arrêté et est détenu, selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP, à la caserne Sangoulé Lamizana, située dans la capitale Ouagadougou, ainsi que le chef du Parlement et des ministres. Une déclaration des auteurs de cette tentative de coup d’Etat, dont l’identité n’est pas encore confirmée, est attendue depuis plusieurs heures. Selon les médias burkinabè, la télévision nationale est aux mains d’hommes armés. En attendant, voici ce que l’on sait. 

Le fil des événements 

L’arrestation probable du président Kaboré, annoncée lundi 24 janvier, est l’épilogue d’une mutinerie qui s’est déclarée dans plusieurs casernes du Burkina Faso pour réclamer le départ des chefs de l’armée et des « moyens adaptés » à la lutte contre les jihadistes qui frappent ce pays depuis 2015. Des tirs ont été ainsi entendus toute la journée du dimanche 23 janvier 2022 dans plusieurs camps militaires, notamment ceux de Sangoulé Lamizana, de Baba Sy et sur la base aérienne à Ouagadougou. Des mutineries ont également éclaté à Kaya et Ouahigouya, dans le nord du Burkina, où sont concentrées la majorité des attaques jihadistes, selon des habitants et des sources militaires. En fin de journée, des tirs ont été entendus près de la résidence du chef de l’Etat.

Dans un communiqué pointant les informations diffusées sur les réseaux sociaux, rapporte Le Faso.net, le gouvernement avait reconnu dans la journée du 23 janvier des tirs dans plusieurs casernes, tout en démentant « une prise de pouvoir par l’armée ». Dans la soirée, le président Kaboré avait décrété « jusqu’à nouvel ordre » un couvre-feu de 20h à 5h30 (locales et GMT) et le gouvernement avait annoncé la fermeture des écoles lundi et mardi.

Sans nouvelles du président burkinabè

Le chef de l’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a été arrêté et est en détention au camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou qui abrite la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), une prison militaire. « Le président Kaboré, le chef du Parlement (Alassane Bala Sakandé) et des ministres sont effectivement aux mains des soldats », à la caserne Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire, information confirmée par une autre source au sein des services de sécurité.

Dans un communiqué diffusé le 24 janvier, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui s’était dite de nouveau préoccupée par la situation au Burkina Faso a déclaré qu’elle tenait « les militaires responsables de l’intégrité physique » du président burkinabè.

Le général Gilbert Diendéré, proche de l’ancien président Blaise Compaoré renversé en 2014 est aussi détenu dans la prison du camp Sangoulé Lamizana. L’officier a été condamné à 20 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015 contre le président Kaboré, et est actuellement jugé pour son rôle présumé dans l’assassinat en 1987 de l’ancien président Thomas Sankara. C’est également dans ce camp qu’est emprisonné, depuis le 14 janvier, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, soupçonné par le pouvoir burkinabè d’être à l’origine d’une tentative de coup d’Etat. L’ancien chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando du Burkina Faso a été accusé d’avoir projeté de « déstabiliser les institutions ».

Des militaires en colère 

« Nous voulons des moyens adaptés à la lutte » anti-jihadiste « et des effectifs conséquents », ainsi que le « remplacement » des plus hauts gradés de l’armée nationale, a affirmé dans un enregistrement sonore parvenu à l’AFP un militaire de la caserne Sangoulé Lamizana, sous couvert de l’anonymat. Il a en outre souhaité « une meilleure prise en charge des blessés » lors des attaques et des combats avec les jihadistes, ainsi que « des familles des défunts ». Le dénuement dans lequel semblent se trouver les soldats burkinabè fait écho à la situation décrite par les soldats maliens au nord de leur pays, également occupé par les jihadistes, et qui a conduit à un coup d’Etat dans ce pays en 2012.  

Autre élément de mécontentement pour l’armée burkinabè qui aurait pu justifier ce coup de force : la récente arrestation du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana. « En rappel, cet officier supérieur, dont on dit à tort ou à raison, qu’il est aimé des troupes et qui commandait les forces anti-terroristes dans le front Nord, vient d’être arrêté pour soupçon de coup d’Etat », soulignait dans un article le journal burkinabè Le Pays. L’ancien chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando du Burkina Faso a été mis aux arrêts alors qu’il attendait, à Ouagadougou,  une nouvelle affectation. Basé à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, le lieutenant-colonel Zoungrana, âgé de 41 ans, avait quitté son dernier poste le 21 décembre. Il était commandant du groupement des forces du secteur Ouest, engagées dans la lutte antiterroriste. L’officier avait été décoré pour ses faits d’armes, notamment pour avoir repris des localités assiégées.  

Des citoyens excédés par l’insécurité 

Au pouvoir depuis 2015, Roch Marc Christian Kaboré a été réélu en 2020 sur la promesse de faire de la lutte anti-jihadiste sa priorité. Un défi qu’il n’aurait pas relevé selon les Burkinabè qui manifestent depuis plusieurs semaines. La formation d’un nouveau gouvernement en décembre dernier n’aura rien changé au mécontentement général. Outre les accusations d’une partie de la population qui le trouve « incapable » de contrer les groupes terroristes, plusieurs partis d’opposition étaient montés au créneau pour demander son départ en raison d’une gestion du pays décrite par certains, peut-on lire sur Le Faso.net, comme « calamiteuse ». Tout au long de la journée du 23 janvier, des manifestants ont apporté leur soutien aux mutins et ont dressé des barrages de fortune dans plusieurs avenues de la capitale, avant d’être dispersés par la police, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La veille, des incidents avaient éclaté à Ouagadougou et dans d’autres villes du Burkina Faso entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont bravé une nouvelle fois l’interdiction de se rassembler pour protester contre l’impuissance des autorités face à la violence jihadiste.  

« Effet de contagion »

La tentative de coup d’Etat que connaît le Burkina Faso était au cœur de rumeurs persistantes depuis plusieurs semaines. La restriction récente de Facebook via les données mobiles, expliquée pour des raisons sécuritaires par le pouvoir, la coupure de l’internet mobile plus généralement et les difficultés pour joindre le Burkina ces derniers jours semblent avoir été des signes avant-coureurs d’une situation politique qui se détériorait.

Ce 24 janvier, comme a pu le constater franceinfo Afrique, il est toujours difficile de joindre quelqu’un au Burkina Faso. Les conversations sont souvent inaudibles. Après le Mali et la Guinée, « un troisième coup d’Etat réussi en Afrique de l’Ouest compliquerait la tâche pour la Cédéao et les dirigeants ouest-africains, car il pourrait y avoir un effet de contagion », a confié à franceinfo le Guinéen Issaka Souaréexpert international sur les questions de paix, de sécurité et de gouvernance et enseignant à l’université Général Lansana Conté.

Dans un communiqué publié le 23 janvier, la Cédéao avait souligné qu’elle suivait « avec une grande préoccupation » la situation au Burkina Faso, avait réaffirmé son soutien au président Kaboré et avait « (appelé) au calme » tout en invitant les militaires à demeurer « dans une posture républicaine ». L’organisation sous-régionale, qui a pris des sanctions décriées contre le Mali où les putschistes souhaitent une transition de cinq ans, s’est dotée d’instruments pour en finir avec les coups d’Etats, récurrents dans la région dans les années 70-80.

Avec France Télévisions  Rédaction Afrique par

Falila Gbadamassi avec AFP 

RDC : arrestation de l’un des fondateurs du groupe islamiste ADF

janvier 13, 2022

Rebelles des ADF, ici près du village de Mukoko (Nord-Kivu), en décembre 2018. © Reuters/Goran Tomasevic

Alors que la traque des Forces démocratiques alliées (ADF) s’intensifie, Benjamin Kisokeranio a été arrêté dans l’est de la RDC, selon des sources militaires congolaises. Il était chargé du renseignement, des finances et de la logistique de ce groupe rebelle avant d’entrer en dissidence en 2019.

L’un des fondateurs des Forces démocratiques alliées (ADF, un groupe armé islamiste d’origine ougandaise), a été arrêté le 11 janvier dans l’est de la République démocratique du Congo, hors de la zone où les armées des deux pays mènent des opérations, a-t-on appris le lendemain de sources militaires.

Passeport congolais

« Benjamin Kisokeranio, officiellement chef des renseignements des ADF jusqu’en 2019 et proche de l’ancien chef  des ADF Jamil Mukulu, a été arrêté dans la région d’Uvira, dans le Sud-Kivu », a déclaré un haut responsable militaire congolais qui n’a pas souhaité être cité. « Il était connu de nos services, qui suivaient ses incessants mouvements dans la région », a expliqué cette source, ajoutant qu’au moment de son arrestation, « il détenait un passeport congolais ». Il a été capturé « près de la frontière avec le Burundi et est désormais aux mains des forces de la RDC », a déclaré de son côté le colonel Ronald Kakurungu, un porte-parole de l’armée ougandaise. Selon Kampala, Benjamin Kisokeranio était chargé du renseignement, des finances et de la logistique des ADF.

Une vie dans le maquis

Né dans le maquis congolais, il est le fils de Bwambale Kisokeranio, lui-même fondateur d’un groupe rebelle ougandais laïc, l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (NALU), qui, en 1995, avait fait alliance dans l’est de la RDC avec des milices ougandaises essentiellement composées de musulmans. En 2007, après des négociations avec Kampala, Bwambale Kisokeranio et plusieurs rebelles de la NALU étaient rentrés en Ouganda.

Selon un ancien fonctionnaire des Nations unies chargé des opérations de rapatriement des rebelles de la NALU, Benjamin Kisokeranio était, lui, resté auprès des ADF dans la jungle congolaise en compagnie de Jamil Mukulu (de son vrai nom Alilabaki Kyagulanyi, qui deviendra chef des ADF jusqu’à son arrestation en Tanzanie en 2015), et le député ougandais Yusuf Kabanda, aujourd’hui décédé.

Les ADF, le groupe armé le plus meurtrier de RDC, est présenté par l’organisation État islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale. Son chef actuel, Moussa Baluku, a fait une déclaration d’allégeance à cette mouvance jihadiste internationale en 2019. « Benjamin Kisokeranio s’était opposé à cette décision et a quitté la région de Beni pour la province voisine du Sud-Kivu, d’où il faisait des navettes vers le Burundi, où vit sa famille », explique l’ancien fonctionnaire onusien.

Depuis le 30 novembre 2021, la traque des membres des ADF s’est intensifiée. Après que des attentats attribués au groupe ont touché Kampala, le président Félix Tshisekedi a autorisé son homologue ougandais, Yoweri Museveni, à envoyer des troupes sur le territoire congolais pour combattre les ADF dans l’est du Congo.

Par Jeune Afrique avec AFP

Afrique du Sud: le Parlement en partie détruit par un incendie, un suspect arrêté

janvier 2, 2022
Afrique du Sud: le Parlement en partie detruit par un incendie, un suspect arrete
Afrique du Sud: le Parlement en partie détruit par un incendie, un suspect arrêté© AFP/Obed Zilwa

Un violent incendie continuait de ravager dimanche soir le parlement sud-africain au Cap, et la police, qui privilégie la piste criminelle, a arrêté un homme de 51 ans qui va être présenté à la justice.

Depuis de longues heures, les pompiers luttent contre le feu qui ravage le vaste bâtiment victorien à la façade victorienne blanche et en briques rouges.

« Un homme a été arrêté à l’intérieur du Parlement, il est toujours interrogé dans le cadre d’une enquête criminelle. Il comparaîtra devant la justice mardi », a déclaré à l’AFP Thandi Mbambo, porte-parole de l’unité d’élite de la police sud-africaine, les Hawks.

Aucune victime n’a été signalée, mais l’enceinte de l’Assemblée nationale dans l’aile la plus récente de l’édifice, a été entièrement détruite. « La chambre où les membres siègent a entièrement brûlé », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Moloto Mothapo, précisant que selon les premières constations, « le feu s’est déclenché dans deux foyers de deux parties distinctes du Parlement ».

« Il semblerait que le système d’extinction automatique n’ait pas fonctionné comme il est censé le faire », a également déclaré à la presse le président Cyril Ramaphosa qui s’est rendu sur place. « Le travail du Parlement se poursuivra », a toutefois martelé le chef de l’Etat qui devait prononcer dans son enceinte un discours à la Nation en février.

Le feu a démarré vers 05H00 (03H00 GMT) dans l’aile la plus ancienne de l’édifice achevée en 1884, aux salles recouvertes de bois précieux et où siégeaient auparavant les parlementaires. Dans cette partie historique, le toit s’est effondré, « il n’en reste rien », a constaté le responsable des services de sécurité et de secours de la Ville, Jean-Pierre Smith.

Le feu est ensuite allé dévorer les parties plus récentes aujourd’hui en service. Des images aériennes diffusées sur les chaînes de télévision ont montré d’immenses flammes s’échappant des toits.

L’étendue complète des dégâts dans le bâtiment qui abrite une précieuse collection de livres et d’art, n’a pas encore été constatée.

Les rues du quartier huppé sont bouclées depuis l’aube. Le cordon de sécurité s’étend jusqu’aux fleurs encore étalées sur le parvis de la cathédrale Saint-Georges voisine, où ont eu lieu la veille les obsèques de Desmond Tutu, dernier héros de la lutte anti-apartheid mort le 26 décembre. Ses cendres ont été inhumées dimanche dans l’église.

Tapis et rideaux

Quelque 70 pompiers, qui ont utilisé une grue, étaient mobilisés.

« Accablant de voir notre Assemblée nationale ainsi », a déploré dans un tweet Brett Herron, un des représentants de la province du Cap-Occidental au Parlement, tandis que l’ex parlementaire Mmusi Maimane déplorait « une tragédie ».

A l’intérieur des salles, une fine pluie de cendres grises tombait des plafonds sur des sols jonchés de débris. Les secours redoutaient que le feu ne continue à se propager dans ces vieilles salles ornées de riches tapis et rideaux.

C’est au Parlement que le dernier président sud-africain blanc mort en novembre, FW de Klerk, avait annoncé en février 1990 la fin du régime raciste d’apartheid.

Le bâtiment avait déjà été victime d’un incendie rapidement circonscrit en mars, parti également de son aile la plus ancienne. Les récentes annexes ont été construites dans les années 1920 et 1980.

Le Cap est depuis 1910 le siège du Parlement composé de l’Assemblée nationale et d’une chambre haute nommée Conseil national des provinces, alors que le gouvernement est installé à Pretoria.

En avril, un feu sur la montagne de la Table surplombant la cité côtière s’était propagé et avait détruit des trésors de la bibliothèque de la prestigieuse Cape Town University, en contrebas.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni:/Windsor : un homme armé arrêté, pendant que la famille royale fête Noël

décembre 25, 2021

Samedi 25 décembre, au matin, un individu armé s’est introduit dans le jardin du château de Windsor, a révélé « The Sun ». L’homme est en détention.

Alors que la famille royale celebrait Noel dans le chateau de Windsor, un homme s'est introduit par effraction sur le site, sans toutefois reussir a acceder aux batiments.
Alors que la famille royale célébrait Noël dans le château de Windsor, un homme s’est introduit par effraction sur le site, sans toutefois réussir à accéder aux bâtiments.© BEN STANSALL / AFP

La situation a été rapidement maîtrisée. Alors que la famille royale célébrait Noël dans le château de Windsor, un homme s’est introduit par effraction sur le site, sans toutefois réussir à accéder aux bâtiments. L’individu armé, âgé de 19 ans, a été arrêté par la police, a révélé The Sun, samedi 25 décembre. Il a été placé en détention et la famille royale a été avertie de l’intrusion.

Les faits se sont déroulés vers 8h30, ce samedi 25 décembre. « Nous pouvons confirmer que les processus de sécurité ont été déclenchés quelques instants après que l’homme est entré sur le terrain », a expliqué la commissaire de police, Rebecca Mears.

Une enquête est en cours

Les intentions du suspect ne sont, pour l’heure, pas connues. « Une enquête est en cours à la suite de cet incident et nous travaillons avec nos collègues de la Metropolitan police (force territoriale de police responsable du Grand Londres) », a-t-elle précisé. Et de poursuivre : « Nous ne pensons pas qu’il y ait un danger plus large pour le public ».

En raison de l’augmentation rapide du nombre de cas de Covid-19, notamment lié au variant Omicron, la reine Elizabeth II a renoncé à fêter Noël à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre. Elle est ainsi restée au château de Windsor près de Londres, désormais sa résidence principale. Son fils aîné Charles et son épouse Camilla étaient tous deux présents lors de l’intrusion, ce samedi.

Avec Le Point avec AFP

Centre-du-Québec/Un braquage de banque à Plessisville : un homme arrêté

décembre 21, 2021
Une liasse de billets dans la main du cambrioleur.

Un vol qualifié a été perpétré à la succursale de la Banque Nationale sur la rue Édouard-Dufour, à Plessisville, lundi matin. Le suspect a filmé son acte. Photo: Facebook/Spotted Plessisville

La Sûreté du Québec (SQ) a procédé à l’arrestation d’un homme lundi soir à la suite d’un vol survenu plus tôt dans la journée dans une succursale de la Banque Nationale à Plessisville, au Centre-du-Québec.

Le suspect est âgé de 40 ans et a été intercepté à son domicile de Princeville vers 22 h lors d’une arrestation à haut risque, selon la Sûreté du QuébecSQ.

Il pourrait faire face à des accusations de vol qualifié, de port d’arme illégal ainsi que de déguisement dans un dessein dangereux.

La Sûreté du QuébecSQ a été appelée à se rendre dans une banque de la rue Édouard-Dufour vers 10 h 45 lundi matin.

La Banque Nationale n’a pas souhaité commenter la situation.

Un acte filmé par son auteur

Fait inusité, le suspect a filmé son vol. La vidéo qui dure près de 5 minutes a été diffusée en ligne, notamment sur la page Facebook de Spotted Plessisville.

On y voit un individu quitter son véhicule et se rendre dans la banque.

Ok tout le monde, man, c’est un braquage, là, avez-vous compris? Ça me prend l’argent, ça presse, affirme-t-il en entrant dans le bâtiment. Moins de 30 secondes plus tard, il quitte les lieux en lançant : Merci, bonne journée!

Avec Radio-Canada

RDC-Ouganda : plusieurs « bastions » des ADF détruits et 35 arrestations, selon l’armée

décembre 19, 2021
Le général Camille Bombele (c.), coordinateur des forces armées de la République du Congo (FARDC) et des forces armées ougandaises (UPDF), discutent avec des officiers des opérations conjointes menées contre les Forces démocratiques alliées (ADF), dans le parc des Virunga, dans l’est de la RDC, le 17 décembre 2021. © AFP/Sébastien KITSA MUSAYI

Engagées depuis le 30 novembre dans une opération conjointe contre les ADF dans l’est de la RDC, les armées congolaise et ougandaise ont annoncé la destruction de plusieurs « bastions » des rebelles et l’arrestation de 35 d’entre eux en Ituri.

Après avoir réhabilité les routes pour faciliter les mouvements de troupes, les forces armées de RDC (FARDC) et d’Ouganda (UPDF) sont « passées à l’offensive » et ont bombardé « de nouveaux campements ennemis identifiés en territoire de Beni (Nord-Kivu) et dans la province de l’Ituri », selon un communiqué conjoint tweeté dimanche par l’armée congolaise.

Aucun bilan de morts ou blessés

À Beni, les forces conjointes ont lancé des opérations dans le nord du parc des Virunga après avoir pilonné « des positions ennemies » à Kambi Yajua, Tondoli et Kahinama, précise le texte. En Ituri, les bombardements ont détruit des « bastions ADF [Forces démocratiques alliées] » à Madina 3, Bantonga, Kitumba et Mulangu, tandis que « l’offensive lancée les 13, 14 et 15 décembre fait état de la capture de 35 terroristes ADF » dans plusieurs villages du territoire d’Irumu, affirme encore le communiqué.

L’armée ougandaise de son côté, dans un texte publié samedi sur le site du ministère de la Défense, a précisé que les opérations allaient « s’intensifier dans différents secteurs, maintenant que les terroristes ont été délogés de leurs anciens bastions ». Dans un premier bilan des opérations, les deux armées avaient fait état le 11 décembre de 34 rebelles arrêtés, « 4 bivouacs ennemis détruits » et « 31 otages congolais libérés ». Aucun bilan de morts ou blessés n’a été diffusé jusqu’à présent.

Plusieurs villages attaqués

« Afin de consolider les opérations, les FARDC et UPDF appellent la population congolaise à se ranger derrière la coalition (…) et à dénoncer les ADF », est-il également écrit dans leur communiqué. Le porte-parole de l’armée dans la région de Beni, le capitaine Antony Mualushayi, a annoncé par ailleurs dimanche l’arrestation la veille d’un responsable de la société civile de la localité de Mbau, non loin des opérations en cours dans le Nord-Kivu, pour « intelligence avec les terroristes ».

Plusieurs villages ont été attaqués cette semaine en Ituri par de présumés rebelles ADF « dans leur fuite face aux opérations militaires conjointes », selon un administrateur militaire. Au moins 8 personnes ont été tuées.

Implantés depuis 1995 en RDC, près de la frontière ougandaise, les ADF sont considérés comme le plus meurtrier des groupes armés sévissant dans l’Est, responsables du massacre de milliers de civils. Ils sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol revendiqués par l’organisation jihadiste État islamique (EI), qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale (ISCAP).

Par Jeune Afrique

Assassinat de Khashoggi: un membre présumé du commando arrêté à l’aéroport de Roissy

décembre 7, 2021
Assassinat de Khashoggi: un membre presume du commando arrete a l'aeroport de Roissy
Assassinat de Khashoggi: un membre présumé du commando arrêté à l’aéroport de Roissy© AFP/Archives/MOHAMMED AL-SHAIKH

Un membre présumé du commando impliqué dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul a été interpellé mardi matin à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle et placé en rétention judiciaire, a-t-on appris de sources judiciaire et aéroportuaire.

Khalid Alotaibi, 33 ans, a été interpellé par la police aux frontières alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Riyad, a indiqué une source proche du dossier.

Il a été placé en rétention judiciaire dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie, a précisé une source judiciaire. À l’issue de sa rétention mercredi, il sera présenté au parquet général de la cour d’appel de Paris qui lui notifiera le mandat d’arrêt, a poursuivi cette source.

Jamal Khashoggi, ancien proche du pouvoir saoudien dont il était devenu un féroce détracteur, a été assassiné dans les locaux du consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l’assassinat, Riyad avait fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. À l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois à des peines de prison — les peines capitales ont depuis été commuées.

Par Le Point avec AFP

Burkina : plusieurs blessés à Ouagadougou dans des manifestations contre le pouvoir

novembre 28, 2021
Un manifestant porte un bandeau avec un drapeau du Burkina Faso, lors d’un rassemblement de protestation à Ouagadougou, le 27 novembre 2021. © AFP/OLYMPIA DE MAISMONT

Des incidents ont éclaté samedi dans la capitale du Burkina Faso après la dispersion de centaines de manifestants dénonçant l’« incapacité » du pouvoir à contrer les violences terroristes.

Dans la matinée, les policiers anti-émeute ont tiré du gaz lacrymogène pour empêcher les manifestants de se rassembler place de la Nation, dans le centre de la capitale burkinabè quadrillé par un important dispositif de sécurité, où tous les commerces étaient fermés.

Après cette dispersion musclée, des jeunes ont dressé des barricades de fortune et brûlé des pneus dans plusieurs quartiers de la capitale. Des manifestants ont également vandalisé une partie de la direction de l’état-civil, après avoir tenté d’incendier le bâtiment de la mairie de Ouagadougou, dont le maire avait interdit les manifestations.

UN PORTE-PAROLE DE LA COALITION DU 27 NOVEMBRE ÉVOQUE « DEUX BLESSÉS DANS LE COMA »

Au cours des violences, un enfant de moins de 10 ans a été blessé par des tirs de gaz lacrymogène et remis par les manifestants à une unité anti-émeute de la gendarmerie. Deux journalistes burkinabè ont également été blessés lors de tirs de gaz lacrymogène, ont annoncé leurs médias, la radio privée Omega et le site en ligne Filinfos, sans qu’on sache la gravité de leurs blessures.

Un porte-parole de la Coalition du 27 novembre qui avait appelé à manifester, Hervé Ouattara, a évoqué « énormément de blessés », dont « deux sont dans le coma », ce qui n’a pas pu être confirmé de source indépendante. Dans une déclaration à la télévision nationale, le ministre de la Sécurité Maxime Koné a dit qu’il y avait eu « un certain nombre de blessés » parmi les forces de sécurité, mais il a indiqué ne pas encore avoir de bilan des victimes dans les deux camps. « Force doit rester à la loi », a-t-il affirmé, « et nous allons travailler à ce que ceux qui ont soutenu ou appelé à la marche répondent de leurs actes ».

« Face à la barbarie, on va se défendre »

« On était sortis pour une marche pacifique, mais la réaction des forces de l’ordre a mis le feu aux poudres, nous obligeant à ériger des barricades », a déclaré un des manifestants. « On ne veut pas brûler le pays qui est déjà en guerre, mais face à la barbarie, on va se défendre ».

Des manifestants ont également brûlé des pneus devant le siège du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), et s’en sont pris à des journalistes, dont une de l’AFP. « Je suis allée au siège du MPP avec une consœur suite à des rumeurs disant que le siège avait été brûlé par des manifestants, la foule nous a foncé dessus, jeté des cailloux, ils ont voulu bloquer notre voiture en criant “La France, on veut pas de vous” », a raconté Olympia de Maismont, collaboratrice photo et vidéo de l’AFP au Burkina Faso. « On a réussi à s’échapper mais c’était à la seconde près ».

DES MANIFESTATIONS ONT ÉGALEMENT EU LIEU DANS D’AUTRES VILLES DU BURKINA, EN PARTICULIER À BOBO DIOULASSO ET KAYA

L’un des manifestants, Fabrice Sawadogo, 28 ans, a affirmé qu’ »après sept ans d’incapacité face aux attaques terroristes qui nous endeuillent chaque jour, il est temps de demander le départ du régime ». « Nous n’avons pas à négocier avec un gouvernement incompétent qui doit admettre qu’il a échoué », a-t-il lancé.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du Burkina, en particulier à Bobo Dioulasso (ouest), la seconde du pays, où des manifestants ont également été dispersés à l’aide de gaz lacrymogène. Ce fut également le cas à Kaya, à une centaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou.

Plusieurs interpellations

La Coalition du 27 novembre, regroupant trois organisations de la société civile, avait appelé « l’ensemble des Burkinabè à sortir massivement » samedi « dans une ambiance pacifique, pour dénoncer l’insécurité grandissante et exiger le départ du chef de l’Etat » Roch Marc Christian Kaboré. Plusieurs manifestants ont été interpellés, dont une des responsables du « Mouvement Sauvons le Burkina Faso », selon cette organisation membre de la coalition, sans donner le nombre d’arrestations.

LES VIOLENCES JIHADISTES ONT FAIT DEPUIS SIX ANS ENVIRON 2 000 MORTS ET CONTRAINT 1,4 MILLION DE PERSONNES À FUIR LEUR FOYER

D’autres mouvements de la société civile ont appelé à se démarquer de ces manifestations, pour « ne pas être complices de ceux qui veulent jeter le chaos dans le pays ». Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus fréquentes et en grande majorité concentrées dans le nord et l’est du pays.

L’attaque le 14 novembre d’un détachement de gendarmerie à Inata (nord), l’une des plus meutrières contre les forces de sécurité, a profondément choqué: au moins 57 personnes, dont 53 gendarmes, ont été tuées par des jihadistes armés. « Nous devons mettre fin aux dysfonctionnements inacceptables qui sapent le moral de nos troupes combattantes et entravent leur efficacité dans la lutte contre les groupes armés terroristes », a déclaré jeudi soir le président Kaboré, des paroles souvent répétées qui ne convainquent plus dans le pays.

Parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, les violences jihadistes ont fait depuis six ans environ 2 000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.

Par Jeune Afrique avec AFP

Omar Souleyman, star de l’électro-folk syrienne, arrêté en Turquie pour « terrorisme »

novembre 18, 2021

Il est accusé d’être membre de l’organisation kurde syrienne des YPG (Unités de protection du peuple), considérée par Ankara comme un groupe terroriste en tant que prolongement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), implanté en Turquie.

Omar Souleyman à Oslo, lors du concert du prix Nobel de la paix qui avait été remis à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, le 11 décembre 2013.
Omar Souleyman à Oslo, lors du concert du prix Nobel de la paix qui avait été remis à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, le 11 décembre 2013. DANIEL SANNUM LAUTEN / AFP

C’est un musicien de légende. Le chanteur syrien Omar Souleyman, qui a acquis une notoriété internationale en combinant musiques traditionnelles syriennes et électro, a été arrêté mercredi 17 novembre par la police turque, a annoncé son agent à l’Agence France-Presse (AFP). La star de l’électro-folk syrienne, qui réside en Turquie depuis plusieurs années, a été interpellée dans la ville de Sanliurfa, à 50 km de la frontière syrienne.

Un avis de recherche avait été émis à l’encontre d’Omar Almasikh – son véritable nom – et des gendarmes turcs l’ont arrêté dans la province de Sanliurfa, près de la frontière syrienne. Le gouvernorat de Sianlurfa a confirmé cette arrestation à l’AFP, sans autre détail.

Le chanteur a été conduit à l’hôpital pour passer des examens médicaux et devrait être transféré dans une gendarmerie pour y être entendu. Son agent a assuré que le chanteur, âgé de 55 ans, serait relâché « d’ici quelques heures ».

Selon le quotidien progouvernemental Yeni Safak et l’agence de presse DHA, il est accusé d’« être membre de l’organisation terroriste PKK/YPG ». Ankara considère les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme « terroriste » par la Turquie, l’Union européenne et les Etats-Unis.

Keffieh rouge et blanc et lunettes de soleil noires

Souleyman, qui a commencé sa carrière en chantant dans les mariages en Syrie, apparaît dans ses clips avec un keffieh rouge et blanc et d’épaisses lunettes de soleil noires. Le chanteur a fui la Syrie après le déclenchement de guerre civile, en 2011, pour s’installer en Turquie, où il a notamment ouvert une boulangerie.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

Les tubes d’Omar Souleyman, parmi lesquels Warni Warni, qui totalise près de 100 millions de vues sur YouTube, lui ont ouvert les portes des festivals internationaux, comme Villette Sonique, en 2009, les Eurockéennes de Belfort en 2010, Glastonbury en 2011, South by Southwest (SXSW), au Texas, ou Pitchfork Festival à Paris, en 2013. Il s’était aussi produit lors du concert du prix Nobel de la paix en décembre 2013. Il a également collaboré avec des artistes, comme la chanteuse islandaise Björk ou le musicien britannique Four Tet.

Par Le Monde avec AFP et Reuters

France: Bernard Preynat, ex-prêtre condamné pour agressions sexuelles, arrêté

novembre 17, 2021

Condamné à cinq ans de prison en 2020, l’ancien prêtre, qui avait jusqu’à présent échappé à la prison pour des raisons médicales, a été arrêté ce matin.

Condamne a cinq ans de prison en 2020, l'ancien pretre, qui avait jusqu'a present echappe a la prison pour des raisons medicales, a ete arrete ce matin.
Condamné à cinq ans de prison en 2020, l’ancien prêtre, qui avait jusqu’à présent échappé à la prison pour des raisons médicales, a été arrêté ce matin.© Maxime JEGAT / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Bernard Preynat, ancien prêtre condamné à cinq ans de prison ferme en mars 2020 pour des agressions sexuelles sur mineurs, a été interpellé dans la Loire, mercredi 17 novembre au matin. L’homme, réduit à l’état laïc par l’Église à cause de ses crimes en juillet 2019, s’était rendu coupable de plusieurs agressions sexuelles entre 1971 et 1991. Âgé de 76 ans, il avait jusque-là échappé à la prison pour raisons médicales. Selon une source policière, il devrait bientôt être présenté à un juge en application de sa peine, puis incarcéré.

« C’est une peine qui est amenée à exécution », a déclaré à l’AFP Me Frédéric Doyez, l’avocat de M. Preynat, se refusant à « plus de commentaire » sur ce point. « L’état de santé de M. Preynat est très préoccupant et il faut qu’un avis médical ait lieu, ce qui sera fait, car il va voir un médecin en arrivant en prison. Soit son état de santé est compatible avec une incarcération, soit il ne l’est pas et ce sera une autre étape », a ajouté l’avocat.

En automne 2020, M. Preynat, qui avait initialement fait appel juste après sa condamnation, s’était désisté de cet appel, ouvrant la voie à son incarcération. Six ans après les premières plaintes déposées en 2015 par d’anciens scouts abusés à l’époque par l’aumônier de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône), cette annonce avait clos un long combat judiciaire qui a mis sur la sellette l’Église de France et son plus haut dignitaire, le cardinal Philippe Barbarin, pointés du doigt pour leur silence.

À son procès en mars 2020, la procureure avait accusé l’ancien aumônier d’avoir « brisé » les vies des jeunes scouts et de s’être « servi du silence des parents et du silence de l’Église » pour multiplier ses abus. Un des avocats des parties civiles avait estimé le nombre d’agressions entre 3 000 et 4 000. Maintenu en fonction par le diocèse de Lyon jusqu’à l’automne 2015 alors que ses agissements étaient connus depuis longtemps, Bernard Preynat avait demandé pardon aux neuf victimes venues témoigner de leurs souffrances. Beaucoup d’autres n’ont pu porter plainte du fait de la prescription.

Condamné en première instance en 2019 pour ses silences sur l’affaire, Mgr Barbarin a ensuite été relaxé en appel mais a démissionné de ses fonctions d’archevêque de Lyon.

Par Le Point avec AFP