Posts Tagged ‘Arrestation’

Togo: flambée de violence dans plusieurs villes après l’arrestation d’un imam proche de Tikpi Atchadam

octobre 17, 2017

 

Tikpi Atchadam au début du mois d’août, à Lomé. © Baudoin Mouanda pour JA

Un mouvement d’humeur parti de la ville de Sokodé (centre), où un imam proche de Tikpi Atchadam, leader de la contestation contre le pouvoir togolais, a été arrêté lundi, a touché plusieurs villes du pays et la banlieue nord de la capitale. Deux militaires et un jeune manifestant ont été tués.

Tout a commencé lundi peu après dix-huit heures  à Sokodé, lorsque des éléments des forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de l’imam Al Hassan. Ce dernier, réputé proche de Tikpi Atchadam, est le coordonnateur du Parti national panafricain (PNP) à Sokodé, deuxième ville la plus peuplée du pays. Très vite, les militants du PNP ont envahi les rues de la ville pour protester contre cette interpellation. Plusieurs édifices sont partis en feu, dont le siège de l’Union pour la République (Unir), le parti au pouvoir.

Les affrontements entre forces de sécurité et jeunes ont duré une bonne partie de la nuit selon des témoignages recueillis sur place. Plusieurs résidences de ministres et cadres du parti au pouvoir ont été pillées et saccagées, la succursale de l’Union togolaise de banque (UTB) a également été attaquée.

Trois morts dans les affrontements

Le bilan de ces affrontements est lourd. Deux militaires ont été tués alors qu’ils étaient en faction devant le domicile du ministre de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi, originaire de Sokodé. Ils « ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées », précise un communiqué du gouvernement. Un jeune manifestant a également été tué, et une vingtaine de blessés a été recensé parmi les civils et les forces de sécurité, selon le gouvernement, qui qualifie les attaques d’« actes à visée terroriste ».

Le ministre de la Sécurité, contacté par une radio locale mardi matin, a indiqué que l’imam Al Hassan, coutumier des prêches appelant à des violences, aurait récidivé lors de sa prédication du 13 octobre, et demandé à la population de s’en prendre aux forces de l’ordre. À la suite de quoi il a été interpellé sur ordre du parquet.

Contagion

Ces manifestations se sont rapidement propagées dans d’autres villes du pays et dans la banlieue nord de la capitale. Il était impossible par exemple de circuler sur la nationale numéro 1 à hauteur d’Agoè Zongo lundi dans la nuit. « De nombreux passants ont été passés à tabac par les manifestants qui ont érigé des barricades et qui semblaient vouloir en découdre avec les forces de l’ordre », témoigne un riverain.

Une source sécuritaire contactée par Jeune Afrique indique qu’il y a eu des blessés dans les rangs des manifestants et des forces de l’ordre, et même parmi les simples passants, sans toutefois donner de chiffres. Le siège du Parti national panafricain à Lomé a été saccagé dans la nuit par des éléments pour le moment non-identifiés.

Ces tensions se produisent à la veille de nouvelles marches de l’opposition sur l’Assemblée nationale (le 18 octobre) et sur le siège de la Cedeao à Lomé (le 19 octobre) alors même que le gouvernement interdit désormais ces manifestations pendant les jours ouvrables. « Il faut qu’on se ressaisisse, notre pays ne mérite pas ça », a déclaré le ministre de la Sécurité, lançant un appel au calme.

Jeuneafrique.com par Edmond dalmeida

Publicités

Affaire de l' »Apôtre de la ville Québec »: l’Université Laval se dissocie de Parole de vie

octobre 8, 2017

 

Révérend Paul Mukendi, Pasteur principal du Centre évangélique Parole de Vie à Québec.

À la suite de l’arrestation du Révérend Paul Mukendi, Pasteur principal du Centre évangélique Parole de Vie à Québec, un site internet de Parole de vie faussement associé à l’Université Laval est redevenu de nouveau disponible, après une brève suspension.

L’Université Laval tient à se dissocier de l’organisation religieuse et souligne que l’usage de son nom, sur le site Internet, est tout à fait interdit.

«Il n’y a pas d’association reconnue à l’Université. Nous allons faire en sorte que le site Internet soit suspendu de nouveau», indique la porte-parole, Andrée-Anne Stewart.

Selon Mme Stewart, un local avait été loué, en 2015, par un petit groupe adepte de la Parole de vie. «Ils étaient moins de 10, peut-être 5 ou 6 personnes», précise-t-elle.

Toutefois, l’usage du nom de l’Université est illégal. «Ce petit groupe opère à notre insu et sans notre autorisation. Il n’y a pas d’association avec l’établissement. Ils ne respectent donc pas nos conditions établies en 2015», poursuit la porte-parole.

Rappelons que Mukendi a été arrêté, lundi en fin d’après-midi, par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec et il devra faire face à de multiples accusations à caractère sexuel.

En tout, neuf accusations ont été portées contre lui, en lien avec des événements qui se seraient produits entre avril 2002 et mars 2016.

On lui reproche, sur une période de 14 ans, d’avoir agressé sexuellement une jeune fille qui, au départ, avait 14 ans. Pour cette même victime, on l’accuse de contacts sexuels, de voies de fait armées d’un couteau ou d’une ceinture, de menaces de mort, de voies de fait causant des lésions corporelles et de voies de fait simple.

Par Catherine Bouchard

Venezuela: arrestations de trois journalistes dont un Italien et un Suisse

octobre 8, 2017

Caracas – Trois journalistes, un Italien, un Suisse et un Vénézuélien, ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser un reportage dans une prison au Venezuela, ont dénoncé samedi des organisations de journalistes et de défense des droits de l’homme.

Il s’agit de Roberto Di Matteo (Italie), Filippo Rossi (Suisse) et Jesus Medina (Venezuela), un photoreporter travaillant pour le site DolarToday, opposé au gouvernement.

Roberto Di Matteo, vidéaste, travaille pour le site du quotidien milanais Il Giornale auquel collabore régulièrement le journaliste indépendant Filippo Rossi, a expliqué le site ilgiornale.it.

Filippo Rossi, 27 ans, initialement présenté comme Italien, est de nationalité suisse, selon des médias suisses. Il collabore également au Corriere del Ticino (Courrier du Tessin).

Un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé l’arrestation d’un ressortissant suisse, ajoutant que l’ambassade à Caracas « est en relation avec les autorités compétentes et assiste ce compatriote dans le cadre de la protection consulaire ».

De son côté, le ministère italien des Affaires étrangères a fait savoir que son ambassade à Caracas « suit depuis le premier moment le cas de l’arrestation du citoyen italien Roberto Di Matteo, en contact étroit avec les autorités locales ».

Les trois journalistes ont été arrêtés vendredi après être entrés dans la prison de Tocoron dans l’Etat d’Aragua (nord), selon l’ONG Foro Penal.

« Ils se trouvaient dans la prison de Tocoron (…) pour une enquête journalistique quand ils ont été arrêtés », a expliqué le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

Une photo des trois journalistes de dos, apparemment menottés et encadrés par deux militaires, a été diffusée par le syndicat. Leurs téléphones portables et de petites caméras ont été confisqués.

Le syndicat a assuré à l’AFP avoir constaté que les journalistes étaient en bonne santé samedi soir. « Ils vont bien, ils ne portent aucune trace de mauvais traitement », selon le SNTP.

« Ils avaient une invitation pour entrer à Tocoron. Ils s’étaient enregistrés pour y pénétrer lorsqu’on leur a interdit l’accès puis ils ont été arrêtés. Il semble qu’il y ait eu un contre-ordre pour empêcher leur entrée », selon le syndicat.

Les trois journalistes sont « détenus depuis vendredi dans un poste de la Garde Nationale », a indiqué le directeur de Foro Penal, Alfredo Romero, précisant que des avocats de l’ONG étaient partis les assister.

Selon le SNTP, les journalistes ont été interpellés par des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, puis mis à disposition du parquet.

Des ONG dénoncent régulièrement l’état de surpeuplement et la malnutrition dans les centres de détention vénézuéliens.

L’ONG de défense des droits des détenus Una Ventana a La Libertad avait estimé fin 2016 la population carcérale à 88.000 détenus pour une capacité officielle de 35.000 places.

Le gouvernement assure que son plan lancé en juillet 2011 pour décongestionner les prisons a concerné 90% des 50 prisons du pays.

Le gouvernement de Nicolas Maduro, qui se dit victime d’une campagne de dénigrement des médias nationaux et étrangers assure avoir appliqué avec succès des mesures pour pacifier les prisons et les mettre au niveau des standards internationaux.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 15h21)                                            

Russie: au moins 200 arrestations lors des manifestations le jour de son anniversaire

octobre 7, 2017

Plus de 200 partisans de l’opposant russe Alexeï Navalny, actuellement en prison, ont été arrêtés samedi lors de manifestations organisées à cinq mois de la présidentielle, dont plusieurs dizaines à Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine qui fêtait ses 65 ans.

La mobilisation, comme la réponse policière, a été dans l’ensemble nettement inférieure aux manifestations du printemps qui avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes, souvent très jeunes. Elle constitue cependant un défi direct au président russe – qui sauf énorme surprise devrait briguer un quatrième mandat au printemps prochain – le jour de son anniversaire, habituellement marqué par de nombreux éloges.

L’opposant de 41 ans avait appelé ses partisans à sortir dans la rue lundi après avoir été condamné à 20 jours de détention pour appel à des manifestations non autorisées, son troisième séjour en prison cette année.

Des rassemblements ont eu lieu dans 80 villes de l’Extrême Orient à la Baltique, dont Moscou, mais le plus important cortège a été organisé à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), deuxième ville du pays, avec 3.000 personnes selon une journaliste de l’AFP mais aussi des arrestations musclées.

Vers 17H00 GMT, le nombre d’interpellations confirmées était de 66 à Saint-Pétersbourg, portant leur nombre total en Russie à 235, a indiqué Artiom Platov, porte-parole de l’ONG OVD-Info. Des témoins interrogés sur place par l’AFP ont évoqué des interpellations musclées avec des personnes en sang.

« Poutine est un voleur! Liberté à Navalny! », scandaient les manifestants réunis sur la place de l’Insurrection, en plein centre de Saint-Pétersbourg, face aux forces spéciales déployées en nombre sur les lieux.

« Poutine ne me convient pas », a expliqué Igor Klimov, 20 ans. « Il a toujours été au pouvoir autant que je sois capable de me souvenir, et partout on ne voit que de la corruption ».

– Calme à Moscou –

Opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, 41 ans, a peu de chance de pouvoir se présenter contre Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 1999. La commission électorale centrale a prévenu en juin qu’une précédente condamnation de justice pour détournement de fonds le rendait inapte pour la présidentielle.

Connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites russes, il a multiplié malgré tout ces dernières semaines les meetings dans de nombreuses villes russes et prévoyait avant son arrestation de rencontrer ses électeurs samedi à Saint-Pétersbourg.

A Moscou, un millier de personnes se sont réunies dans l’après-midi sous les averses dans le centre-ville. D’importantes mesures de sécurité avaient été déployées mais les forces antiémeutes n’ont pratiquement pas perturbé la marche des protestataires, contrastant avec la dernière manifestation de juin marquée par un millier d’interpellations dans la capitale et un recours aux matraques sans ménagement.

« Je ne veux pas d’un régime asiatique ou à la nord-coréenne », a déclaré à l’AFP une manifestante de Moscou, Maria Antonienko, une étudiante de 18 ans.

De son côté, Vladimir Poutine, actuellement dans la station balnéaire de Sotchi (sud), a présidé une réunion du conseil de sécurité russe à la mi-journée, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le journal de la chaîne publique d’information Rossia-24 gardait samedi le silence sur les manifestations de l’opposition, mais consacrait un long sujet aux voeux adressés par des dirigeants étrangers et des créateurs ou restaurateurs étrangers inspirés par le président.

« Vladimir Poutine a rendu à la société le sentiment de l’amour et du respect de la patrie », a écrit Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, république du Caucase russe, dans un message sur Instagram, ajoutant que la Russie serait « toujours un empire très puissant ».

Le gouverneur de la région de Tambov (environ 400 km au sud-est de Moscou), Alexandre Nikitine, a planté avec des responsables locaux 65 pommiers, comme « symbole de l’unité avec Vladimir Poutine ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 19h40)                                            

Venezuela: Leopoldo Lopez accusé de complot pour « renverser » Maduro

octobre 3, 2017

L’opposant vénézuélien Leopoldo Lopez le 8 juillet 2017 à Caracas / © AFP/Archives / Federico PARRA

Le gouvernement vénézuélien a impliqué mardi le dirigeant de l’opposition Leopoldo Lopez dans un complot présumé pour « renverser » le président socialiste Nicolas Maduro, et a annoncé une arrestation.

Outre Leopoldo Lopez, en résidence surveillée depuis juillet, le gouvernement du président Nicolas Maduro a également impliqué l’ancien policier Oscar Pérez, auteur présumé de l’attaque à la grenade depuis un hélicoptère contre la Cour suprême (TSJ, Tribunal suprême de justice) à Caracas en juin dernier.

Le vice-président vénézuélien, Tareck El Aissami, a déclaré que les autorités détenaient « l’exécutant » du complot supposé, Manuel Chacin, affirmant qu’il était membre du parti Voluntad Popular -fondé par Leopoldo Lopez-, et qu’il avait été trouvé en possession d’engins explosifs.

« Ils s’apprêtaient à commettre des actes pour priver d’électricité plusieurs zones du pays. En plus de provoquer des perturbations dans les services bancaires, comme l’obtention d’argent via les distributeurs de billets, dans les services de l’eau et des combustibles », a affirmé le vice-président sur la chaîne nationale de radio-télévision.

Selon lui, Manuel Chacin communiquait avec Leopoldo Lopez par textos et appels téléphoniques pour planifier ces opérations et le « renversement » du régime.

Leopoldo Lopez, 46 ans, icône des antichavistes, a été placé en résidence surveillée en juillet après plus de trois ans de prison et une condamnation à près de 14 ans d’emprisonnement à la suite d’une vague de manifestations contre M. Maduro qui avait fait 43 morts en 2014.

Le vice-président –un fidèle de Nicolas Maduro– a fait diffuser une vidéo montrant Manuel Chacin déclarant que « l’ordre était de désactiver les distributeurs de billets (…), attaquer les stations d’essence en coupant les tuyaux pour parvenir à une explosion sociale ».

Dans un communiqué, le parti Voluntad Popular a démenti que Manuel Chacin soit l’un de ses adhérents.

« C’est un mensonge que notre coordinateur national (…) Leopoldo Lopez ait reçu des appels ou eu des contacts avec ce jeune qui, selon toute probabilité, a été torturé et forcé à des aveux manipulés, comme tant d’autres victimes et prisonniers de la dictature », déclare le communiqué.

Depuis ces dernières semaines, le Venezuela est touché par une pénurie d’argent liquide, que les experts expliquent par l’inflation galopante (720% à la fin de l’année, selon le FMI) et le peu de disponibilité des billets entrés en circulation fin 2016.

Certaines zones du pays sont également frappées de pénurie d’essence, que le gouvernement attribue aux retards de paiement des importations en raison des sanctions américaines.

Le 27 juin, l’ancien policier Oscar Perez avait survolé Caracas en hélicoptère et lâché quatre grenades sur le TSJ, avant d’ouvrir le feu contre le ministère de l’Intérieur, sans faire de victimes.

Le président Maduro, confronté d’avril à juillet à une puissante vague de manifestations hostiles qui a fait quelque 125 morts, a impliqué les Etats-Unis dans ce plan de sabotage, comme il l’avait fait dans le passé en accusant régulièrement Washington de vouloir le renverser ou l’assassiner.

Romandie.com avec(©AFP / 04 octobre 2017 03h35)                

Égypte: au moins six personnes arrêtées pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel

septembre 26, 2017

Le Caire – Au moins six personnes ont été arrêtées en Egypte après avoir brandi un drapeau arc-en-ciel symbole mondial de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) lors d’un concert au Caire, a-t-on appris mardi de sources sécuritaires et judiciaires.

Elles sont accusées « d’indécence publique » et « d’incitation des jeunes à l’immoralité », selon les mêmes sources.

Le parquet national égyptien pour la sécurité de l’Etat mène l’enquête sur les faits qui ont eu lieu vendredi, lors du concert du célèbre groupe libanais « Mashrou’ Leila », très engagés dans la défense des personnes LGBT, selon une source judiciaire.

Parallèlement, un tribunal du Caire a condamné mardi à six ans d’emprisonnement un jeune étudiant pour « pratique de la débauche », ont indiqué des sources judiciaires.

Les autorités ont assuré qu’il avait assisté au concert de « Mashrou’ Leila » précisant toutefois que ceci n’avait pas de lien direct avec la condamnation.

Si la législation n’interdit pas l’homosexualité en Egypte, les hommes gays sont parfois arrêtés pour « incitation à la débauche » ou encore « mépris de la religion ».

En 2001, l’affaire dite du « Queen Boat » avait défrayé la chronique quand 52 personnes avaient été arrêtées par la police dans un club gay.

Plus récemment, en avril 2016, 11 hommes avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 12 ans d’emprisonnement pour « incitation à la débauche », provoquant une vague d’indignation internationale.

La police égyptienne n’hésite pas à utiliser la célèbre application de rencontre gay Grindr pour traquer les homosexuels.

L’affaire du drapeau arc-en-ciel brandi lors du concert de « Mashrou’ Leila », a provoqué une vive polémique ces derniers jours à travers les médias et sur les réseaux sociaux, entre les conservateurs et les défenseurs des libertés individuelles.

Groupe arabophone de rock alternatif très connu le monde, « Mashrou’ Leila » ne sera pas autorisé à se produire de nouveau en Egypte, a annoncé le très conservateur Syndicat des musiciens égyptiens.

Hamed Sino, leader du groupe libanais et ouvertement gay, est connu pour son engagement en faveur de la communauté LGBT.

En juin, la Jordanie avait interdit à « Mashrou’ Leila » de donner leur concert qui était prévu dans la capitale Amman à la suite de protestations de parlementaires conservateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 20h46)                                            

Bangladesh: deux journalistes birmans arrêtés pour « espionnage »

septembre 15, 2017

Cox’s Bazar (Bangladesh) – Deux photographes birmans couvrant la crise humanitaire des Rohingyas ont été arrêtés au Bangladesh, accusés d’espionnage pour le compte de leur pays, ont annoncé vendredi les autorités bangladaises.

Minzayar Oo et Hkun Lat sont détenus depuis huit jours dans la région de Cox’s Bazar, submergée par l’afflux de 389.000 réfugiés rohingyas de Birmanie depuis fin août, mais la nouvelle de leur interpellation n’avait pas été rendue publique jusqu’ici.

Tous deux étaient envoyés par le magazine allemand GEO pour couvrir l’exode des musulmans rohingyas dans le sud du Bangladesh.

Le duo est « principalement accusé d’espionnage », a déclaré à l’AFP Ranjit Kumar Barua, le chef de la police de Cox’s Bazar.

« Ils collectaient des informations sur les Rohingyas pour la Birmanie », a-t-il affirmé.

Dans un communiqué vendredi, GEO et l’agence photographique britannique Panos Pictures se sont dits « extrêmement inquiets » de la détention de leurs journalistes et du rejet de leur demande de liberté sous caution par un tribunal jeudi.

« Minzayar Oo et Hkun Lat ont été envoyés par le magazine GEO en raison de leur professionnalisme et de leur intégrité journalistique », ont déclaré les deux média.

Les journalistes sont notamment inculpés pour être entrés début septembre au Bangladesh avec un visa de tourisme, sans faire état de leur qualité de journaliste.

« M. Oo est un photographe primé dont le travail a été publié dans des quotidiens et magazines respectés comme le New York Times, le Guardian et National Geographic », a commenté auprès de l’AFP leur avocat bangladais Jyotirmoy Barua.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2017 14h54)                   

Rwanda: une opposante arrêtée par la police, selon sa famille

août 31, 2017

Kigali – La Rwandaise Diane Rwigara, qui avait en vain tenté de se présenter à l’élection présidentielle du 4 août remportée par le sortant Paul Kagame, a été arrêtée avec plusieurs membres de sa famille par des membres de forces de sécurité, a affirmé jeudi l’un des ses frères, une accusation démentie par la police.

Aristide Rwigara, qui vit aux États-Unis, a expliqué à l’AFP que sa soeur et quatre autres membres de la famille avaient été emmenés mardi vers une destination inconnue par des policiers qui venaient de mener une perquisition dans sa maison de Kigali.

« Je sais pour sûr qu’ils ont été emmenés vers un endroit inconnu. Je ne sais pas comment ils vont. On a fouillé la maison, ainsi que leurs téléphones et ordinateurs portables, pendant qu’ils étaient menottés », a-t-il déclaré au téléphone.

Selon lui, les deux autres frères de Diane, Arioste et Aristote, leur mère Adeline et leur soeur Anne, ont aussi disparu.

« Il s’agit de réduire ma soeur au silence, parce qu’elle a dévoilé des choses et qu’elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense de tout le mal que le gouvernement rwandais fait », a ajouté Aristide Rwigara.

La candidature à la présidentielle de Mme Rwigara n’avait pas été retenue par la Commission électorale pour une question de procédure. Cette décision avait été critiquée par des gouvernements occidentaux et des groupes de défense des droits de l’Homme.

« Diane a été arrêtée et emmenée dans un lieu tenu secret », a confirmé une source anonyme du Mouvement pour le salut du peuple (Itabaza), organisation de défense des droits lancée par Mme Rwigara une semaine après le refus de sa candidature. Diane Rwigara et sa mère n’ont pas le droit d’avoir une assistance juridique, toujours selon cette source.

« La rumeur qui circule actuellement selon laquelle Diane Rwigara a été arrêtée est fausse », a déclaré pour sa part dans un communiqué le porte-parole de la police, Theos Badege.

« Ce qui est vrai, c’est que la police a mené une fouille à la résidence de sa famille dans le cadre d’une enquête préliminaire sur une affaire d’évasion fiscale et de contrefaçon », a-t-il ajouté.

Homme fort du pays depuis le génocide de 1994, M. Kagame a été réélu en août pour un troisième mandat de sept ans, avec plus de 99% des voix.

Il est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d’un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d’expression et de réprimer toute opposition.

Diane Rwigara est la fille d’Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait fait fortune dans l’industrie et l’immobilier.

Dans les années 1990, il avait largement financé le Front patriotique rwandais (FPR) de M. Kagame avant que celui-ci ne renverse le pouvoir extrémiste hutu en juillet 1994, mettant ainsi fin au génocide qui a fait environ 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Diane Rwigara avait pris ses distances avec le FPR après le décès de son père en février 2015, dans un accident de la route selon la police. Elle avait contesté cette version et dénoncé un « assassinat ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2017 17h49)                                            

Venezuela: « profonde inquiétude » de Washington après l’arrestation d’opposants

août 1, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont exprimé mardi leur « profonde inquiétude » après l’incarcération de deux chefs de l’opposition au Venezuela, considérée comme une « nouvelle preuve de l’autoritarisme du régime » de Nicolas Maduro.

L’arrestation de Leopoldo Lopez, fondateur du parti Voluntad Popular (Volonté populaire, droite), et du maire de Caracas Antonio Ledezma, qui étaient assignés à résidence après avoir déjà été emprisonnés, est « un autre pas dans la mauvaise direction pour le Venezuela », a déclaré sur Twitter un haut responsable du département d’Etat américain, Francisco Palmieri.

La Cour suprême a accusé les deux opposants d’avoir cherché à s’enfuir et de ne pas avoir respecté leurs « conditions de détention » à domicile leur interdisant tout « prosélytisme politique ».

Tous deux avaient appelé à ne pas participer à l’élection dimanche dernier d’une toute puissante Assemblée constituante, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts.

Washington avait déjà traité lundi Nicolas Maduro de « dictateur », lui imposant personellement des sanctions au lendemain de l’élection jugée « illégitime » de cette Constituante à la main du régime. Ces sanctions comportent un « gel » de « tous les avoirs » que possèderait le président vénézuélien aux Etats-Unis.

L’administration américaine a souligné que le président socialiste était seulement le quatrième chef d’Etat étranger en exercice à être ainsi sanctionné par Washington, après le Syrien Bachar al-Assad, le Nord-Coréen Kim Jong-Un et le Zimbabwéen Robert Mugabe.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 16h57)                   

Venezuela: les deux chefs de l’opposition arrêtés car ils cherchaient à s’enfuir (Cour suprême)

août 1, 2017

Caracas – Les deux chefs de l’opposition vénézuélienne Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma, qui étaient tous deux assignés à résidence, ont été arrêtés car ils cherchaient à s’enfuir et à cause de leurs déclarations politiques, a annoncé mardi la Cour suprême.

« Nous avons reçu des information des services de renseignement qui faisaient état d’un plan d’évasion », a indiqué la Cour suprême dans un communiqué où il est également précisé que les deux opposants n’ont pas respecté leurs « conditions de détention » à domicile interdisant tout « prosélytisme politique » pour l’un et toute « déclaration à un quelconque média » pour l’autre.

Leopoldo Lopez, assigné à résidence à son domicile depuis sa sortie de prison le 8 juillet après trois ans et cinq mois derrière les barreaux, et Antonio Ledezma, en résidence surveillée depuis avril 2015, sont deux chefs emblématiques de l’opposition vénézuélienne.

Ils avaient appelé la semaine dernière à ne pas participer au scrutin qui a élu dimanche dernier une Assemblée constituante voulue par M. Maduro, une élection marquée par des violences qui ont fait dix morts.

M. Lopez avait été condamné en 2014 à 14 ans de prison pour son rôle dans une vague de manifestations qui avaient fait 43 morts.

M. Ledezma, maire de Caracas, avait été accusé de corruption et d’association de malfaiteurs.

Plus de 120 personnes au total ont été tuées en quatre mois de manifestations anti-Maduro. Selon l’ONG Foro Penal, le Venezuela compte quelque 490 « prisonniers politiques ».

La coalition de l’opposition Table de l’unité démocratique (MUD) a appelé à une nouvelle manifestation mercredi à Caracas afin de dénoncer « l’illégitimité » de la nouvelle Assemblée.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 16h28)