Posts Tagged ‘Arrestation’

Coup de filet policier contre les Hells Angels au Portugal

juillet 11, 2018

Lisbonne – La police portugaise a arrêté mercredi 56 membres de la bande de motards Hells Angels dans le cadre d’une vaste opération visant à démanteler cette « association criminelle violente » avant un important rassemblement d’amateurs de moto dans le sud du pays.

Ils sont soupçonnés de tentative de meurtre, violences aggravées, extorsion, proxénétisme, trafic de drogue et d’armes, a détaillé la coordinatrice de l’unité de lutte contre le terrorisme de la police judiciaire, Manuela Santos.

Parmi les suspects interpellés, tous des hommes âgés de 30 à 50 ans, figurent quatre Allemands et un Finlandais, a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse.

Les autorités portugaises ont par ailleurs émis plusieurs mandats d’arrestation internationaux contre « des suspects résidant au Portugal mais qui se trouvent actuellement à l’étranger », a-t-elle ajouté.

L’opération a mobilisé plus de 400 inspecteurs qui ont en outre réalisé environ 80 perquisitions visant « les activités illicites pratiquées sur le territoire national par l’organisation Hells Angels Motorcycle Club », a indiqué la police dans un communiqué.

Cette enquête a pris de l’ampleur en mars dernier après une attaque violente perpétrée par près d’une centaine de Hells Angels contre un groupe rival dans la banlieue de Lisbonne.

La police a lancé son coup de filet cette semaine pour éviter « un nouvelle confrontation » lors du grand rassemblement annuel de motards de Faro, dans le sud du Portugal, qui aura lieu du 19 au 22 juillet, a expliqué la coordinatrice Manuela Santos.

Connus pour leurs motos Harley Davidson et leurs tenues de cuir, les Hells Angels ont été fondés aux États-Unis en 1948 et comptent des branches dans une cinquantaine de pays.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juillet 2018 15h59)

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Une sénatrice et deux militants communistes français arrêtés en Turquie (PCF)

juin 24, 2018

Les personnes arrêtées s’étaient rendues en Turquie en tant qu’observateurs des élections qui se déroule le 24 juin 2018 / © AFP / ADEM ALTAN

Une sénatrice, Christine Prunaud, et deux militants communistes ont été arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie) alors qu’ils étaient venus comme observateurs des élections à l’invitation d’un parti pro-kurde, a annoncé le PCF dans un communiqué.

« Ils ont été arrêtés et empêchés de réaliser leur mission. Ils ont été auditionnés par un procureur qui leur a soustrait leurs passeports. Ils sont retenus au commissariat jusqu’à la fin des opérations de vote », a précisé ensuite à Franceinfo le secrétaire général du Parti communiste, Pierre Laurent.

« Christine Prunaud m’a dit qu’ils seraient retenus jusqu’à 17 heures dans une gendarmerie et ensuite assignés à leur hôtel », a déclaré à l’AFP la présidente du groupe communiste du Sénat, Eliane Assassi, qui s’est entretenue brièvement avec sa collègue par téléphone.

Outre Christine Prunaud, sénatrice des Côtes d’Armor et membre de la commission des Affaires étrangères de la Haute assemblée, la délégation comprend Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

L’agence turque Anadolu a de son côté rapporté que 10 étrangers, dont trois Français, trois Allemands et trois Italiens, avaient été interpellés, accusés, selon l’agence, d’avoir tenté de se faire passer pour des observateurs internationaux.

Le PCF a répondu à un appel du HDP, le principal parti prokurde, a expliqué Pierre Laurent.

Les émissaires du PCF étaient sur place pour « une mission d’observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d’autres pays », afin de s’assurer qu’aucune fraude n’était commise, car « il y a eu des doutes lors des précédentes élections sur la sincérité du scrutin. » « On n’a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place », a assuré le patron du PCF et sénateur.

Le PCF « condamne ces méthodes, qui ne font que le renforcer résolument à rester aux côtés des démocrates de Turquie qui entendent mettre un terme à la dictature de R.T. Erdogan », selon son communiqué.

La Turquie votait lors d’élections présidentielle et législatives âprement disputées entre le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, qui brigue un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés et une opposition galvanisée, sur fond de difficultés économiques. Le principal parti d’opposition turc a dénoncé des tentatives de fraude.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 16h43)

Un Américain arrêté au Vietnam après de violentes manifestations

juin 14, 2018

Des manifestants au Vietnam protestent contre un projet gouvernemental controversé sur des zones économiques spéciales, le 10 juin 2018 devant un bureau de la province de Binh Thuan (sud) / © Vietnam News Agency/AFP / Vietnam News Agency

Un citoyen américain a été arrêté au Vietnam pour « atteinte à l’ordre public » après s’être joint à des manifestations contre un projet de loi controversé créant des zones économiques spéciales, a-t-on appris jeudi de source officielle.

William Anh Nguyen, 32 ans, a été arrêté dimanche alors qu’il participait à l’une de ces manifestations à Ho Chi Minh Ville (sud), a annoncé à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Le Thi Thu Hang. « Une visite consulaire pour cet individu est en cours d’organisation et il n’y a eu aucun usage de la force dans le cas de cet individu », a-t-elle ajouté.

Plus de cent personnes ont été arrêtées dans la province de Binh Thuan (sud) où ces manifestations ont dégénéré avec des voitures incendiées et des bâtiments publics endommagés.

Un proche de M. Nguyen, né au Texas et diplômé de Yale, a confirmé son arrestation durant la manifestation à Ho Chin Minh Ville. Les manifestants accusaient le gouvernement d’envisager la location de terrains dans ces zones à la Chine sur de longues durées.

M. Nguyen, qui doit recevoir à Singapour en juillet un diplôme de master, était arrivé samedi au Vietnam. Il a tweeté des photos de foules imposantes manifestant à Ho Chi Minh Ville, avec pour commentaire « Voilà la #démocratie au #Vietnam ».

Il avait également posté la photo d’un homme à terre au milieu de la foule en écrivant: « la police a frappé un manifestant et le chaos a éclaté ».

L’ambassade américaine à Hanoï a indiqué dans un communiqué « avoir connaissance d’informations de presse selon lesquelles un citoyen américain a été arrêté au Vietnam », ajoutant: « quand un citoyen américain est arrêté à l’étranger, le département d’Etat travaille pour fournir toute l’assistance consulaire nécessaire ».

Les manifestations du week-end, un événement rare dans ce pays communiste où les protestations publiques sont interdites ou rapidement réprimées, ont gagné plusieurs villes, y compris la capitale Hanoï, même après l’annonce par le gouvernement qu’il retardait un vote sur les zones économiques spéciales.

Le projet de loi, qui ne mentionne pas spécifiquement les investisseurs chinois, proposait au départ des baux de 99 ans pour des terrains mais le gouvernement a ensuite indiqué qu’il réduirait cette durée.

Les relations entre Hanoï et Pékin sont tendues depuis le conflit de 1979. Des manifestations durant lesquels plusieurs Chinois avaient été tués s’étaient déroulées en 2014 quand Pékin avait installé une plateforme pétrolière en mer dans des eaux revendiquées par le Vietnam.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2018 14h24)

Iran: une célèbre avocate des droits de l’Homme arrêtée (mari)

juin 13, 2018

Photo prise le 18 septembre 2013 de l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh avec son marin Reza Khandan à Téhéran / © AFP/Archives / BEHROUZ MEHRI

L’avocate iranienne des droits de l’Homme Nasrin Sotoudeh, récompensée à l’étranger pour son engagement, a été arrêtée mercredi, a annoncé son mari sur Facebook.

« Nasrin a été arrêtée à la maison il y a quelques heures et transférée à Evin », a écrit son mari Reza Khandan, en référence à la célèbre prison de Téhéran où sont détenus de nombreux prisonniers politiques.

L’avocate âgée de 55 ans et figure de l’activisme en faveur des droits de l’Homme en Iran, a récemment défendu plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979.

« J’ai dit une fois aux interrogateurs » que la seule chose que les autorités savaient faire « c’est arrêter les gens », a écrit son mari sur Facebook.

Mme Sotoudeh a défendu des journalistes et des activistes comme l’avocate et lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, ainsi que des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection de l’ultraconservateur populiste Mahmoud Ahmadinejad comme président.

Nasrin Sotoudeh s’est vue décerner en 2012 le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit décerné par le Parlement européen.

Elle a passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour avoir agi, selon les autorités, « contre la sécurité nationale » et propagé « la propagande anti-régime ». Durant sa détention, elle avait observé deux grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention dans la prison d’Evin et l’interdiction de voir son fils et sa fille.

Elle a été libérée en septembre 2013, peu de temps avant que le président modéré récemment élu Hassan Rohani assiste à l’Assemblée générale de l’ONU. Il lui est en revanche interdit de représenter des cas politiques et de quitter l’Iran jusqu’en 2022.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 13h35)

RDC: les accusations de « complot » contre le Rwanda des services de sécurité congolais sont-elles crédibles ?

mai 20, 2018

 

Un soldat congolais au nord de Goma, dans l’est de la RDC, le 25 octobre 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Arrêtée fin avril à la frontière rwando-congolaise, Brigitte Safari Misabiro, épouse d’un cadre de l’ex-groupe rebelle M23, a été transférée le 11 mai à Kinshasa. Selon les services de renseignement congolais, elle serait au cœur d’un « complot » de Kigali contre Joseph Kabila. Décryptage.

« L’armée congolaise prend cette affaire très au sérieux et se prépare avec tous ses moyens à faire échec à cet énième complot. » Sur WhatsApp, un haut-responsable des Forces armées de la RDC (FARDC), proche du président Joseph Kabila, nous confie que Kinshasa soupçonne une tentative de déstabilisation des institutions congolaises, avec la complicité de Kigali.

Officiellement, tout est parti de l’interpellation, le 23 avril, de Brigitte Safari Misabiro, épouse de Désiré Rwigema, le coordonnateur en charge du suivi de la mise en oeuvre de la « déclaration de Nairobi », conclue fin 2013 entre son ex-groupe armé Mouvement du 23 mars (M23) et le gouvernement congolais. Cette quadragénaire, présentée comme une ressortissante rwandaise, a été arrêtée à la « petite barrière » qui sépare la RDC du Rwanda avant d’être transférée, le 11 mai, à Kinshasa où elle est toujours détenue.

Un (nouveau) mouvement rebelle en gestation ?

Les agents de renseignement militaire affirment avoir trouvé sur elle des documents compromettants liés à un projet de constitution d’un mouvement insurrectionnel dénommé « Front pour la restauration du Congo ». « Ces documents, saisis dans son sac, devaient être remis à quelqu’un à Goma », croit savoir notre source au sein du quartier général des FARDC à Kinshasa. À l’en croire, Brigitte Safari Misabiro « refuse de dénoncer » la personne à qui ces cinq pages partiellement manuscrites étaient destinées.

Le M23, qui demande la « libération immédiate » de Brigitte Safari Misabiro, se dit « très préoccupé » par le fait que cette dernière « n’a jamais été présentée devant son juge naturel pour répondre de probables faits infractionnels allégués contre elle ». « Son état de santé est inquiétant : elle souffre de la tension artérielle », fait savoir Bertrand Bisimwa, chef de l’ex-groupe rebelle, dans une correspondance adressée le 4 mai au bureau du Mécanisme conjoint de vérification de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL).

Voix discordantes à Kinshasa

Contactés, les services de renseignement militaire congolais disent poursuivre une « exploitation approfondie » des documents. Mais ils pointent déjà, une fois encore, Moïse Katumbi qui serait, selon eux, derrière cette nouvelle affaire. « Nous estimons que l’orgueil de Katumbi a pris de l’altitude depuis son passage à Kigali et les tractations entre ses délégués et quelques personnalités à Kampala entre le 8 et le 20 avril », répond un officier proche du dossier.

Ça devient grotesque et ridicule », estime le député Delly Sesanga

Selon lui, ces hommes de Katumbi y étaient accompagnés de Mbusa Nyamwisi, cadre lui-aussi de la plateforme katumbiste Ensemble pour le changement et étaient « logés à Nakasero, près du Stage House à Kampala, dans une des résidences du général Salim Saleh, membre de la famille du président [Yoweri] Museveni ». Ce qui lui fait dire qu’il y a un « complot en préparation contre la RDC » depuis Kampala et Kigali, où, soutient cet officier, aurait été « repérée plusieurs fois dans le cercle présidentiel rwandais, entre octobre 2017 et mars 2018, l’épouse de Katumbi ». Ce que Kigali et l’entourage de l’opposant démentent catégoriquement.

« Ça devient grotesque et ridicule », se désole le député Delly Sesanga, secrétaire général d’Ensemble pour le changement. Outre une information judiciaire ouverte contre Katumbi pour usurpation de la nationalité, ce candidat déclaré à la présidentielle, contraint à l’exil, est déjà inculpé dans une rocambolesque affaire de recrutement de présumés mercenaires et condamné à trois ans de prison dans un autre étrange litige immobilier. Des « mascarades » dénoncées dans un rapport confidentiel des évêques congolais, consulté en mai 2017 par JA.

Aujourd’hui, étrangement, ces accusations graves portées par les services de sécurité congolais mettent mal à l’aise l’exécutif congolais. Joint par téléphone jeudi 17 mai, soit près d’un mois après l’arrestation de Brigitte Safari Misabiro, Henri Mova Sakanyi, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, a semblé ne pas être au courant du dossier. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, a quant à lui expliqué qu’il existe des « menaces contre la sécurité de la RDC » mais il indique n’avoir « aucune connaissance de ceux qui sont derrière ».

Kigali hausse le ton

À Kigali, les soupçons de Kinshasa ne passent pas. « Le Rwanda ne veut pas servir encore de bouc émissaire au profit d’un gouvernement en difficulté, qui voit les complots rwandais partout pour ne pas faire face à ses propres responsabilités », prévient une source gouvernementale rwandaise.

Du côté d’Ensemble pour le changement, on souligne que « Moïse Katumbi discute avec tous les dirigeants de la région et du monde pour plaider la cause du Congo, mais c’est Joseph Kabila qui a un lien avec le M23 : les deux parties ont signé un accord et certains ex-rebelles ont même intégré les institutions. » « En fait, conclut Delly Sesanga, Joseph Kabila est en train d’installer une dictature en voulant supprimer tous les adversaires du jeu politique. »

Jeuneafrique.com par

Maroc: le patron de presse jugé pour violences sexuelles nie en bloc

mai 12, 2018

 

Taoufik Bouachrine, directeur de la publication du quotidien Akhbar al-Youm. © ABDELHAK SENNA/AFP

Le patron de presse marocain Taoufiq Bouachrine nie toutes les accusations de violences sexuelles et conteste les vidéos présentées comme des preuves, lors de son procès à huis clos devant un tribunal à Casablanca.

Arrêté le 23 février et incarcéré depuis à Casablanca, le directeur du quotidien indépendant Akhbar Al-Yaoum est jugé depuis le 8 mars notamment pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».

Dès que la parole lui a été donnée, jeudi après plusieurs journées d’audience consacrées à des questions de forme, le journaliste de 49 ans a dénoncé un « procès politique » en rejetant toutes les accusations, selon ces sources.

Un procès à huis clos

La chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca a décidé la semaine dernière que le procès se tiendrait à huis clos à la demande des victimes.

Public, journalistes et observateurs dépêchés par les organisations de défense des droits de l’Homme n’ont désormais plus accès aux débats et il faut s’adresser aux différents avocats pour obtenir des éléments sur le contenu des audiences.

À la barre, M. Bouachrine a nié avoir eu des « relations consenties » avec les femmes enregistrées comme parties civiles, selon ces sources. Il a aussi affirmé « ne pas connaître l’origine des vidéos » saisies dans son bureau le jour de son arrestation, qui, selon l’accusation comprennent des images explicites.

« Aucun signe politique dans son procès »

Selon le journal Akhbar al-Yaoum, qui consacre régulièrement sa Une au procès de son patron, le journaliste a aussi revendiqué que l’audience soit ouverte pour « démontrer le complot dont il est victime ».

« Bouachrine est poursuivi pour ce qu’il a commis, je ne vois aucun signe politique dans son procès, ses écrit était ordinaires », a pour sa part commenté Habib Hajji, avocat de quatre parties civiles, joint par l’AFP.

L’audition des victimes présumées pourrait commencer la semaine prochaine.

La justice a répertorié 15 parties civiles mais au moins trois des femmes considérées comme des victimes présumées assurent n’avoir rien à reprocher à M. Bouachrine. L’une des trois, salariée du journal, a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir accusé la police d’avoir falsifié sa déposition.

L’affaire focalise l’intérêt des médias marocains, avec des réactions et des avis partagés, du fait de la notoriété de l’accusé et de la gravité des charges.

Égypte: une militante arrêtée après une vidéo contre le harcèlement sexuel

mai 11, 2018

Le Caire – Une militante égyptienne a été arrêtée vendredi après avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo critique des institutions égyptiennes et contre le harcèlement sexuel qui a suscité la polémique, ont indiqué des sources sécuritaires.

Dans la vidéo postée cette semaine sur Facebook, Amal Fathi critique de manière virulente les institutions égyptiennes, en particulier la Banque Misr. Elle accuse notamment les hommes de la sécurité de l’une des agences de l’institution bancaire publique de l’avoir lourdement « draguée ».

« Sales types » ou encore « saleté de peuple », scande-t-elle dans la vidéo.

Mère de famille de 33 ans, Mme Fathi a été placée en détention pour 15 jours le temps de l’enquête sur ordre du Parquet, selon un communiqué de la Commission égyptienne pour les droits et libertés, une importante ONG locale dirigée par son mari Mohamed Lofti.

Mme Fathi est accusée d' »incitation à renverser le régime égyptien », de « diffusion de fausses rumeurs » et d' »utilisation abusive des réseaux sociaux », toujours selon la même source.

« C’est un jour sombre lorsque les autorités égyptiennes sont plus soucieuses de faire taire une femme qui parle du harcèlement sexuel plutôt que de prendre des mesures pour résoudre le problème », a dénoncé Najia Bounaim, directrice des campagnes d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord.

« Nous appelons les autorités égyptiennes à libérer immédiatement et sans condition Amal Fathi », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié par l’ONG de défense des droits de l’Homme basée à Londres.

Après la publication de la vidéo, la presse égyptienne prorégime a largement dénoncé le discours tenu par Mme Fathi. Le journal gouvernemental Al-Ahram a ainsi annoncé vendredi l’arrestation de « l’auteure de la vidéo insultante contre l’Egypte et les citoyens ».

Militante des droits de l’Homme, Mme Fathi fait par ailleurs l’objet d’une procédure devant le Parquet de la Sécurité d’Etat suprême pour avoir tenté « de faire échouer les dernières élections présidentielles et de provoquer un soulèvement populaire ».

Le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le régime est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques, a été réélu à plus de 97% des voix en avril.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 22h13)

Égypte: arrestation d’un bloggeur qui avait déjà été détenu pour athéisme

mai 5, 2018

La police en Egypte a arrêté un blogueur qui avait déjà été détenu il y a quelques années et accusé de prôner l’athéisme, a indiqué un avocat défenseur des droits de l’Homme / © AFP/Archives / STRINGER

La police en Egypte a arrêté un blogueur qui avait déjà été détenu il y a quelques années et accusé de prôner l’athéisme, a indiqué samedi un avocat défenseur des droits de l’Homme.

Chérif Gaber est actuellement en garde à vue et devrait être interrogé par le parquet dimanche, a précisé à l’AFP Gamal Eid, qui dirige le Réseau arabe d’information sur les droits de l’Homme (ANHRI). Il n’a pas précisé la date de l’arrestation.

En avril, M. Gaber avait twitté que « certains avocats musulmans » avaient déposé une plainte contre lui auprès du parquet.

« Je vais probablement être arrêté dans les prochains jours mais je ne veux pas que vous vous fâchiez », avait-il écrit.

Il avait déjà été détenu en 2013 pour avoir « prôné » l’athéisme.

La loi égyptienne punit toute insulte ou manque de respect à l’égard des trois religions monothéistes que la Constitution du pays reconnaît et protège: l’islam, le christianisme et le judaïsme.

L’athéisme est largement refusé par une société égyptienne conservatrice, et les autorités religieuses du pays, musulmanes comme chrétiennes, ont à plusieurs reprises insisté sur la nécessité de le combattre.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2018 20h47)                  

Russie: l’opposant Navalny et des centaines de manifestants arrêtés

mai 5, 2018

L’opposant russe Alexeï Navalny interpellé lors d’une manifestation anti-POutine à Moscou, le 5 mai 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, et plus de 580 de ses partisans ont été arrêtés samedi lors de manifestations antigouvernementales organisées à travers la Russie, à deux jours de l’investiture de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat présidentiel.

M. Navalny n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée par M. Poutine avec plus de 76% des voix, en raison d’une condamnation pénale qu’il estime orchestrée par le Kremlin.

A son appel, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans de nombreuses villes du pays aux slogans « la Russie sera libre! » et « A bas le Tsar! ». Ces rassemblements n’avaient pas été autorisés par les autorités.

Selon l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations, au moins 587 partisans de M. Navalny ont été interpellés par la police au cours de la journée, dont 161 à Moscou et 163 à Tcheliabinsk, dans l’Oural.

« Les interpellations ont été menées de manière brutale », a indiqué cette organisation, soulignant que certaines personnes détenues avaient des éraflures et des ecchymoses. Au moins une personne a été hospitalisée, selon la même source.

A Moscou, la police a brièvement fait usage de lacrymogène et employé la force pour disperser la manifestation, tandis que des échauffourées ont eu lieu entre partisans de l’opposition et militants pro-Kremlin, selon des journalistes de l’AFP sur place.

Alexeï Navalny a lui même été interpellé peu après son arrivée à la manifestation à Moscou, sous les cris de la foule, qui scandait « Honte! » en ukrainien, en référence à un célèbre slogan du soulèvement pro-européen du Maïdan à Kiev en 2014.

A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, des milliers de personnes ont défilé sur la Perspective Nevski, la célèbre artère centrale de l’ancienne capitale impériale, aux cris « Poutine, voleur! » et « Poutine, dehors », selon une journaliste de l’AFP sur place.

Certains manifestants ont tenté de bloquer la circulation des voitures avant que la police n’intervienne. Des manifestants ont jeté des oeufs et des bouteilles d’eau sur les policiers et du gaz lacrymogène a été utilisé, selon la même source.

– « Vieillard peureux » –

« Navalny nous a appelés sur YouTube à ne pas se laisser voler les élections en silence. Poutine est un voleur. Il a forcé le vote des gens », a déclaré à l’AFP Katia, une manifestante de 15 ans à Moscou.

« Chaque génération a sa propre révolution. La mienne, c’est maintenant et je raconterai à mes enfants comment j’ai libéré la Russie de Poutine le voleur qui pensait être Tsar », a affirmé Anton, un autre manifestant de 22 ans.

Plusieurs militants pro-Navalny avaient déjà été interpellés vendredi à la veille des manifestations, et des locaux de l’opposant avaient été perquisitionnés par la police.

« Le vieillard peureux Poutine pense qu’il est un tsar. Il n’est pas un tsar et c’est pour cela qu’il faut sortir dans la rue le 5 mai », a écrit vendredi Alexeï Navalny sur Twitter.

Des observateurs craignaient que les manifestations ne dégénèrent en affrontements avec la police suivis d’arrestations massives comme cela avait été le cas lors de protestations contre le troisième mandat de Vladimir Poutine en mai 2012.

A la veille de son investiture précédente, le 6 mai 2012, une manifestation anti-Kremlin sur la place Bolotnaïa à Moscou avait été émaillée d’affrontements avec la police.

Plusieurs manifestants avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans et demi de prison pour ces violences dans un procès dénoncé par des organisations de défense des droits de l’Homme comme un « simulacre » de justice.

Vladimir Poutine s’apprête à être réinvesti lundi à la présidence de la Russie pour un quatrième mandat. Sa victoire au scrutin de mars le place à la tête du pays jusqu’en 2024, après déjà plus de 18 ans de pouvoir en tant que chef d’Etat ou de gouvernement.

L’opposition et des observateurs indépendants ont dénoncé le bourrage d’urnes et d’autres fraudes lors du scrutin présidentiel du 18 mars.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2018 15h53)                

Inde: une adolescente violée puis brûlée vive, quatorze arrestations

mai 5, 2018

Manifestation de militantes du Parti du Congrès de Rahul Gandhi pour dénoncer les affaires récentes de viols en Inde. Le 29 avril 2018 à New Delhi. / © AFP / Sajjad HUSSAIN

Quatorze personnes ont été arrêtées après le viol dans l’est de l’Inde d’une adolescente qui a ensuite été brûlée vive, a-t-on annoncé samedi de source policière, dernière affaire en date dans une série d’agressions sexuelles contre les femmes dans le pays.

La jeune fille, âgée de 16 ans, a été enlevée de chez elle jeudi alors que sa famille assistait à un mariage et violée dans une forêt de l’Etat de Jharkhand, a précisé la police locale.

La famille s’est alors plainte auprès du conseil des anciens du village qui a ordonné vendredi à deux accusés d’effectuer… cent abdominaux et de verser une amende de 50.000 roupies (750 dollars).

Furieux devant cette sentence, les accusés ont roué de coups les parents de la jeune fille. « Ils se sont précipités vers la demeure (de la victime) et l’ont brûlée vive avec l’aide de complices », a expliqué à l’AFP un responsable de la police locale, Ashok Ram.

Les conseils d’anciens règlent souvent des différends, contournant le système judiciaire en Inde, long et coûteux. Même si leurs décisions n’ont pas de force juridique, leur influence sur les communautés rurales est considérable.

Ashok Ram a précisé que quatorze personnes avaient été arrêtées dans cette affaire, mais que le principal suspect était toujours en fuite.

Le Chief minister (responsable du gouvernement) de l’Etat du Jharkhand, Raghubar Das, a exprimé son émotion devant cet « incident horrible » et a réclamé des mesures les plus strictes contre les coupables.

Ce drame intervient à la suite de toute une série d’affaires de violences sexuelles en Inde, en dépit du renforcement des dispositions légales.

Selon l’agence Press Trust of India, un homme de 55 ans s’est suicidé vendredi. Il était accusé d’avoir violé une enfant de neuf ans dans l’Etat d’Andhra Pradesh, dans le sud du pays.

Le viol collectif et le meurtre d’une enfant de huit ans le mois dernier dans l’Etat du Jammu et Cachemire ont suscité de nombreuses manifestations de protestations.

Quelque 40.000 viols ont été signalés en Inde en 2016, mais leur nombre serait bien plus élevé en raison du silence entourant ces crimes dans un pays qui reste très patriarcal.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2018 14h27)