Posts Tagged ‘Arrestation’

Congo: Grève générale du barreau de Pointe-Noire

décembre 2, 2017

URGENT : ça chauffe à l’instant à la Cour d’appel de Pointe-Noire. Grève générale illimitée des avocats du barreau de Pointe Noire.

Les policiers conduits par le colonel Itoua Pottos ont investi les lieux pour empêcher les avocats de prononcer l’avis de grève générale suite à l’attestation de Maître Bagne.

Les avocats du barreau de Pointe Noire y tenaient une Assemblée Générale Extraordinaire pour annoncer officiellement une grève générale sur tout le département de Pointe Noire et du Kouilou.

Les avocats ont décidé d’une grève illimitée.

 

Déclaration de l’association des jeunes avocats de Pointe-Noire suite à l’interpellation et l’arrestation de Maitre Steve BAGNE BOTONGO

Suite à l’arrestation illégale, sauvage et barbare, à son bureau, le lundi 27 novembre 2017 à Brazzaville, dans le coup de 16 heures du confrère Stève BAGNE BOTONGO, Avocat domicilié au Cabinet d’Avocats BANZANI, Barreau de Brazzaville, par les éléments de la force publique,
L’Association des Jeunes Avocats de Pointe Noire, en sigle l’AJAP, réunie en Assemblée générale extraordinaire ce Mercredi, 29 Novembre 2017, à 14 heures 00 minute, dans la salle des audiences du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire,

Considérant que la République du Congo est un État de droit, tel qu’il ressort du corpus constitutionnel en vigueur en son article premier,

Considérant que l’idéal d’État de droit renvoie à un État dans lequel l’ensemble des autorités politiques, administratives, judiciaires et militaires tant centrales que locales, agit en se conformant strictement aux règles de droit en vigueur et dans lequel tous les individus bénéficient, également des garanties procédurales et des libertés fondamentales ,

Considérant que la profession de foi en l’État de droit par les constituants du 25 Novembre 2015 n’est pas une simple parure scripturale,

Considérant que la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo fait partie intégrale du corpus normatif national,

Consciente que la loi organisant la profession d’Avocat au Congo offre des garanties de procédure à l’Avocat,

Consciente que le Cabinet d’Avocat, tout comme le domicile de tout citoyen congolais, est protégé par la loi et déclaré inviolable,

Consciente que le même texte constitutionnel, en son article 11, interdit tout acte de traitement cruel, inhumain ou dégradant,

Rappelant que le dispositif constitutionnel en vigueur au Congo fait obligation à tout citoyen de se conformer à la constitution, aux lois et règlements de la république, dont fait heureusement partie la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo,
L’AJAP,

DENONCE AVEC FERMETE :

– L’arrestation voire même l’enlèvement et la séquestration du confrère Stève BAGNE BOTONGO en violation flagrante, sous l’œil complice des autorités judiciaires, des règles procédurales gouvernant l’arrestation d’un Avocat en République du Congo.

– La violation de la loi 026-92 du 20 janvier 1992 organisant la profession d’avocat en République du Congo, en l’occurrence, l’article 53 de ladite loi.

ET CONDAMNE AVEC FORCE :

– L’attitude coupable de certains agents de la force publique qui agissent sous le fallacieux prétexte de l’exécution des ordres donnés par leurs supérieurs hiérarchiques.

– L’attitude passive, voire permissive du parquet général de Brazzaville face à une telle violation flagrante du droit applicable aux Avocats en cas d’arrestation.

L’AJAP, EXIGE

– La libération immédiate, sans conditions aucunes, du confrère Stève BAGNE BOTONGO.

L’AJAP REAFFIRME

Son adhésion à la constitution du 25 novembre 2015, aux lois et règlements de la république, aux instruments internationaux de protection des droits de l’homme et à l’idéal de l’état de droit revendiqué par les constituants congolais de 2015 ;

Vive la République,
Vive l’Etat de droit,
Vive l’Association des Jeunes Avocats de Pointe-Noire

Fait à Pointe Noire, le29 Novembre 2017
L’Assemblée Générale Extraordinaire

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr
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Congo: arrestation d’un avocat suite à la marche pacifique de l’opposition à Brazzaville

novembre 27, 2017
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.

 

Un jeune avocat stagiaire, Steve BAGNE HERMAN a été pris de force dans son bureau par les éléments de la DGST. Il est accusé d’avoir participé à la marche pacifique de l’opposition qui réclamait la libération des prisonniers politiques.

Notons que cette arrestation est illégale. Selon la procédure congolaise le cabinet d’avocats est inviolable, et l’arrestation d’un Avocat doit se faire en présence du Bâtonnier du barreau du ressort duquel ce dernier exerce. Les forces du désordre de Sassou ont enfreint la loi. Oko Ngakala est où? Donc le seul Oko intelligent fut celui qui était dans les livres de lecture qui montra la mer à Taty?

 

Photo de BrazzaNews.
Voici les images de l’arrestation de maître Steve BAGNE HERMAN
Par ailleurs, a été aussi arrêt, un jeune handicapé, vendeur des DVD au croisement de l’avenue de la Paix et la rue Franceville. Celui-ci a été enlevé, puis conduit dans une destination inconnue par les miliciens de Ndenguet de la BSIR dans une Toyota Hilux immatriculé 153LAQ4. Il est accusé d’avoir participé à la marche de l’opposition de ce lundi 27 novembre 2017.
Avec Brazzanews.fr

Congo: Réactions de l’opposition suite à leur marche pacifique et arrestations des leaders

novembre 27, 2017

Communiqué de la Fédération de l’opposition suite à la brutalité et aux arrestations abusives de la police politique

RDC: une fillette arrêtée lors d’une manifestation devient une icône des anti-Kabila

novembre 17, 2017

 

Le 15 novembre, la fillette a été interpellée par la police lors d’une manifestation anti-Kabila dans le Sud-Kivu. © Capture d’écran Twitter

L’image d’une fillette menottée et encadrée de policiers a créé l’émoi sur les réseaux sociaux. Binja Yalala a été arrêtée par la police d’Idjwi, dans le Sud-Kivu, lors des manifestations du 15 novembre. Elle est accusée d’avoir « violenté les forces de l’ordre ».

Les mains dans le dos et entourée de policiers. La photo de l’interpellation de la jeune fille, mineure, est diffusée en masse sur les réseaux sociaux. Et les réactions d’indignation contre les forces de l’ordre se multiplient. Sur Twitter, sous le hashtag « #jesuisyalala », les internautes – pour une bonne part des militants anti-Kabila, mais pas uniquement – saluent le courage de la fillette ou dénoncent les violences policières.

Dans un premier temps, le porte-parole du Commissaire général de la police nationale congolaise (CGPNC)  avait assuré au site d’information congolais Actualite.cd qu’« il n’y avait pas de militantes surtout pas de mineures » parmi les douze personnes arrêtées par la police d’Idjwi lors des manifestations du 15 novembre.

La police évoque des mineurs « utilisés »

Rétropédalage, ce vendredi : « Une cinquantaine de militants se réclamant des mouvements citoyens ont utilisé les mineurs en les plaçant en première ligne », affirme le colonel Mwanamaputu Empung, porte-parole du CGPNC dans un communiqué de presse diffusé aujourd’hui.

Selon ce communiqué, ces jeunes « se sont déversés sur la chaussée en courant , scandant des slogans injurieux à l’endroit des animateurs des institutions légalement établies, exigeant que soient organisées coûte que coûte les élections avant la fin du mois de décembre de l’année en cours ». Évoquant un « attroupement hostile », le colonel précise que « 11 meneurs avaient été appréhendés y compris Binja Yalala qui avait été interpellée pour avoir violenté les forces de l’ordre ».

La veille des rassemblements prévus le 15 novembre contre la prolongation du mandat du président Joseph Kabila, la Monusco avait mis en garde les autorités congolaises contre une éventuelle répression violente, appelant au « droit de manifester dans le calme et la retenue ». Les autorités avaient pour leur part prévenu que tout rassemblement interdit serait dispersé. « Le gouverneur nous a donné l’ordre de disperser toutes les manifestations. Tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé », avait prévenu dès le mardi 14 novembre le chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo – faisant craindre une « répression programmée », pour reprendre les termes de la Lucha.

Nombreuses réactions sur les réseaux sociaux

Au soir du mercredi 15 novembre, aucun incident majeur – à l’exception de celui concernant la jeune Binja Yalala – n’avait été signalé. Un « délinquant » a cependant été blessé par balles à Kinshasa et dix-neuf manifestants arrêtés lors de manifestations dans d’autres villes. La Lucha (Lutte pour le changement) évoque pour sa part une quarantaine de manifestants arrêtés dans tout le pays.

La Majorité présidentielle qui soutient Joseph Kabila a alors salué « la grande maturité du peuple congolais » face à la « mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade ». La diffusion massive des images de la fillette vient apporter un bémol à cette posture, et n’a pas manqué d’être largement relayée comme tel sur les réseaux sociaux.

Jeuneafrique.com

RDC: journée anti-Kabila contenue d’une main ferme, nouvel appel de l’ONU

novembre 15, 2017

Kinshasa – La mobilisation contre le président Joseph Kabila a été fermement contenue mercredi en République démocratique du Congo, à la grande satisfaction des autorités, de nouveau interpellées par les Nations unies sur le respect de la liberté d’expression.

Aucun incident majeur n’a marqué cette journée de mobilisation contre le calendrier électoral qui fixe les prochaines élections au 23 décembre 2018. Les organisateurs -opposition et mouvements citoyens- exigent le départ du président Joseph Kabila dès la fin de cette année.

Un « délinquant » a été blessé par balles à Kinshasa et dix-neuf manifestants ont été arrêtés à Goma (6), Lubumbashi (7) et Matadi (6), a affirmé la Police nationale dans un communiqué.

Le communiqué mentionne des incidents isolés (pneus brûlés, bus incendié…) dans plusieurs villes et salue « la maturité » des Congolais « qui n’ont pas répondu à cet appel à manifester visant la déstabilisation des institutions »

La majorité présidentielle qui soutient M. Kabila a aussi salué « la grande maturité du peuple congolais » face à la « mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade ».

Une quarantaine de manifestants ont été arrêtés dans l’est du pays, avait pour sa part indiqué le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), à l’origine de cette journée soutenue par le Rassemblement de l’opposition.

Les forces de sécurité avaient prévenu qu’elles se montreraient inflexibles. « Tout attroupement de plus de cinq personnes sera dispersé », a averti le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo. « Sans pitié », aurait-il ajouté d’après plusieurs médias.

« Les commentaires incendiaires des autorités de police avant les manifestations d’aujourd’hui sont extrêmement alarmants », a réagi le Haut commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein. « J’appelle le gouvernement et les forces de sécurité à oeuvrer pour désamorcer les tensions au lieu de créer les conditions favorisant la répression, la confrontation et la violence ».

Le Haut commissaire a appelé Kinshasa au « respect des droits à la liberté de réunion pacifique, d’association et d’expression », tout comme la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) la veille.

Sur le terrain, l’appel s’est traduit dans la capitale Kinshasa non par des manifestations, mais par une activité moins dense que d’habitude.

La circulation était dans l’après-midi plus fluide qu’un jour de semaine ordinaire sur les grands boulevards 30-Juin et Lumumba, alors que la vie paraissait normale dans les quartiers. La présence des forces de sécurité était discrète.

Dans la capitale économique Lubumbashi (sud-est), la police a enregistré quelques incidents (barricades et pneus brûlés, bus incendié…). « Mon magasin est fermé, pas pour suivre le mot d’ordre des politiciens mais j’ai peur des pillages », a déclaré à l’AFP un commerçant.

Au pouvoir depuis 2001, élu deux fois en 2006 et 2011, M. Kabila ne peut plus se présenter et son mandat a pris fin le 20 décembre 2016 selon l’actuelle Constitution.

Un accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016 prévoyait déjà l’organisation de la présidentielle au plus tard en décembre 2017.

Cet accord étant resté lettre morte, l’opposition rejette désormais le calendrier électoral présenté le 5 novembre et demande une « transition sans Kabila » dès le 1er janvier et des élections avant le 23 décembre 2018.

Les opposants évoquaient une nouvelle journée de mobilisation le 28 novembre avant celle de mercredi.

Des manifestations pour demander des élections et le départ du président Kabila avaient fait des dizaines de morts à Kinshasa en septembre et décembre 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2017 18h00)                                            

Arabie: plus de 200 personnes arrêtées dans la purge anticorruption

novembre 9, 2017

Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed ben Salmane lors d’une conférence à Ryad le 24 octobre 2017 / © AFP/Archives / FAYEZ NURELDINE

Plus de 200 personnes ont été arrêtées en Arabie saoudite dans le cadre d’une purge anticorruption sans précédent menée récemment dans le royaume, qui a notamment visé des princes, ministres et hommes d’affaires, ont indiqué jeudi les autorités saoudiennes.

Cette annonce intervient sur fond de réformes choc dans le royaume ultraconservateur sous l’impulsion du jeune prince héritier Mohamed ben Salmane. Elle survient aussi dans un climat de plus en plus tendu avec l’Iran et après la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri –proche de Ryad–, un an après avoir formé un gouvernement avec le Hezbollah pro-iranien.

« Un total de 208 personnes ont été convoquées pour interrogatoire jusqu’à présent. Sur ces 208 personnes, sept ont été relâchées sans être inculpées. L’ampleur potentielle des actes de corruption révélés est très grande », a indiqué le procureur général du royaume dans un communiqué.

Les sommes concernées par ces malversations atteignent 100 milliards de dollars (86,1 milliards d’euros) « sur quelques dizaines d’années », selon la même source, qui parle d’une enquête sur trois ans.

Des princes, dont le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, des ministres ainsi que des hommes d’affaires ont été appréhendés samedi soir lors d’une opération coup de poing qui fait suite à la mise en place d’une nouvelle commission anticorruption présidée par le prince héritier, dont l’emprise sur le pouvoir est croissante.

Les autorités ont gelé les comptes bancaires des suspects et prévenu que tout actif qui serait lié à des affaires de corruption serait saisi au profit de l’Etat.

– Raisons politiques? –

Les personnalités arrêtées –et détenues dans un lieu non précisé par les autorités– vont être jugées devant un tribunal, a indiqué lundi le procureur général.

Mais cette vague d’arrestations pourrait aussi faire partie d’une lutte pour le pouvoir, a souligné mercredi Human Rights Watch (HRW). Elle intervient en tout cas au moment où Mohammed ben Salmane consolide son pouvoir et tente d’introduire des réformes économiques et sociales inédites.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le jeune prince héritier semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Signe que c’est l’homme fort du pays, c’est lui qui a reçu jeudi soir à Ryad le président français Emmanuel Macron, qui a annoncé cette visite surprise alors qu’il se trouvait aux Emirats arabes unis pour le lancement du Louvre Abu Dhabi.

Le prince héritier a initié un vaste plan de réformes appelé « Vision 2030 », destiné notamment à diversifier l’économie saoudienne, trop dépendante du pétrole. Depuis la chute des prix du brut à la mi-2014, Ryad a dû fortement réduire ses dépenses publiques.

Fin septembre, le pays, le dernier au monde interdisant aux femmes de conduire, avait annoncé qu’elles pourraient prendre le volant à compter de juin 2018.

Cette purge anticorruption intervient dans un climat politique et diplomatique très tendu, avec des échanges de plus en plus vifs entre l’Arabie sunnite et son rival iranien, ces deux grandes puissances s’opposant sur de nombreux dossiers, dont les guerres en Syrie et au Yémen.

En Syrie, l’Iran, aidé par le mouvement chiite libanais Hezbollah, est le principal soutien régional du régime de Bachar al-Assad. L’Arabie s’oppose elle au président syrien et appuie des groupes rebelles.

– Climat régional tendu –

Dans ce contexte tendu, Ryad a appelé jeudi ses ressortissants à quitter « le plus vite possible » le Liban « vu la situation » dans ce pays.

Quelques jours plus tôt, le protégé de l’Arabie saoudite, Saad Hariri, avait annoncé sa démission depuis le royaume en accusant le Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban.

Dimanche, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le mouvement était membre de la coalition gouvernementale de M. Hariri, a accusé Ryad d’avoir contraint Saad Hariri à la démission.

Le Koweït a aussi appelé tous ses citoyens à quitter le Liban et à ne pas s’y rendre « par mesure de précaution ». Bahreïn, un troisième pays du Golfe, avait déjà appelé dimanche ses ressortissants à quitter le Liban et à éviter de s’y rendre.

Au Yémen, l’Arabie saoudite a lancé en mars 2015 une opération militaire à la tête d’une coalition arabe pour empêcher des rebelles, accusés d’être appuyés par Téhéran, de prendre le contrôle de l’ensemble de ce pays voisin.

Ryad a accusé mercredi l’Iran « d’agression directe » après le tir d’un missile en direction de l’aéroport international de Ryad par les rebelles.

« Le président français a condamné cette attaque au missile sur Ryad par les Houthis, et souligné la solidarité de la France avec le Royaume », a affirmé la SPA, l’agence de presse d’Etat saoudienne, en afirmant que le prince Salmane et son interlocteur avaient « également discuté des récents développements au Moyens-Orient et de leurs efforts pour la sécurité et la stabilité dans la région, y compris via une coordination dans le combat contre le terrorisme ».

Aucun commentaire n’avait encore été fait sur cette visite du côté français.

Romandie.com avec(©AFP / 10 novembre 2017 02h16)                

Les personnalités saoudiennes arrêtées seront jugées devant un tribunal

novembre 6, 2017

Ryad – Les dizaines de personnalités saoudiennes arrêtées dans le cadre d’une purge anticorruption sans précédent dans le royaume vont être jugées devant un tribunal, a indiqué lundi le procureur général.

Des princes, dont le célèbre milliardaire Al-Walid ben Talal, des ministres ainsi que des hommes d’affaires ont été appréhendés samedi lors d’une opération coup de poing qui fait suite à la mise en place d’une nouvelle commission anticorruption présidée par le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

« Toutes les personnes suspectées auront pleinement accès à tous les droits de la défense et les procès auront lieu de façon transparente », a affirmé dans un communiqué le procureur général Cheikh Saoud Al Mojeb.

« D’importantes preuves ont déjà été recueillies et des interrogatoires détaillés ont eu lieu », a-t-il ajouté.

Selon Cheikh Saoud Al Mojeb, qui fait lui-même partie de la nouvelle commission anticorruption formée conformément à un décret royal, les autorités ont dû mener leur enquête « dans la discrétion » afin que personne « ne puisse échapper à la justice ».

Selon la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, 11 princes, 4 ministres et des dizaines d’ex-ministres ont été arrêtés, alors que la commission anticorruption a ouvert des enquêtes sur plusieurs affaires, pour certaines assez anciennes, dont une concerne les inondations meurtrières ayant dévasté en 2009 Jeddah (ouest).

Un responsable gouvernemental a fourni à l’AFP une liste de 14 personnalités de haut rang limogées ou arrêtées incluant le prince Al-Walid, l’une des personnalités les plus riches au monde.

La commission anticorruption a mis au jour des preuves de « corruption généralisée », a affirmé son président Khaled ben Abdelmohsen dans un communiqué.

« Les autorités saoudiennes anticorruption (…) ont travaillé méticuleusement pendant trois ans pour enquêter sur les crimes en question », a-t-il précisé.

Le ministre saoudien de l’Information avait annoncé dimanche que les comptes bancaires des personnes arrêtées allaient être « gelés » et que tous les biens « résultant de la corruption » seraient « restitués à l’Etat ».

Parallèlement aux arrestations, le chef de la puissante Garde nationale saoudienne, un temps considéré comme prétendant au trône, ainsi que le chef de la Marine et le ministre de l’Economie ont été abruptement limogés.

« Cette répression signale le début de la fin de l’ère des privilèges excessifs des élites », a estimé sur Twitter Ali Chihabi, directeur de la Fondation Arabia, basée à Washington, et qui est considéré comme proche de l’establishment saoudien.

« Le message est que dorénavant les élites ne peuvent plus se sentir comme ayant automatiquement droit aux richesses et aux privilèges », a-t-il ajouté.

Tous ces changements interviennent au moment où le prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, tente de consolider son pouvoir et d’introduire des réformes économiques et sociales inédites dans le royaume ultraconservateur.

Romandie.com avec (©AFP / 06 novembre 2017 22h03)                                            

Arabie Saoudite: Dix princes et des dizaines d’ex-ministres arrêtés

novembre 4, 2017

Ryad – Dix princes et des dizaines d’anciens ministres ont été arrêtés samedi en Arabie saoudite sur décision d’une commission anticorruption, a annoncé la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens.

Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

« Dix princes et des dizaines d’anciens ministres arrêtés en Arabie saoudite », a tweeté la chaîne, qui n’a pas cité ses sources.

L’information n’a pas été confirmée officiellement dans l’immédiat.

Ces arrestations interviennent peu après la création, par décret royal, de cette commission, dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultra-conservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnommé MBS.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de jihadistes à travers le monde.

Il a lancé plusieurs chantiers de réformes — droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment — qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d’entreprises publiques et la réduction des subventions de l’Etat.

Parmi les personnes arrêtées figurerait le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler et qui avait lancé il y a un an un vibrant appel pour que les femmes obtiennent le droit de conduire, selon des sites web saoudiens.

Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué à l’AFP que les forces de sécurité avaient cloué au sol des avions privés à Jeddah, ville sur la mer Rouge (ouest), pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.

« L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite », a commenté Kristian Ulrichsen, membre du Baker Institute for Public Policy à la Rice University.

« Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales », a-t-il estimé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 novembre 2017 01h20)                                            

Zimbabwe: une Américaine arrêtée pour avoir comparé Mugabe à un « lutin »

novembre 3, 2017

Harare – Une citoyenne américaine a été arrêtée vendredi au Zimbabwe pour avoir apparemment comparé sur les réseaux sociaux le président du pays, Robert Mugabe, à un « lutin dont la femme et le fils ont acheté une Rolls-Royce », a rapporté un groupe d’avocats.

Cette Américaine travaillant pour la télévision privée Magamba TV a été interpellée vendredi matin à son domicile de Harare et placée en garde à vue au commissariat central de la capitale, a affirmé l’Association des avocats du Zimbabwe pour les droits de l’Homme (ZLHR), dans un communiqué.

Selon l’ONG, elle a été arrêtée pour avoir « publié un tweet sur son compte lors du récent festival Shoko qui fait référence à un certain lutin dont la femme et le fils ont acheté une Rolls-Royce ».

« Ce tweet soi-disant insultant ne fait même pas mention du nom du président », a relevé la ZLHR.

La police n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette information.

Les autorités américaines ont confirmé l’arrestation de l’un de ses ressortissants. L’ambassade des Etats-Unis à Harare « est en contact avec la personne de nationalité américaine qui a été arrêtée, ainsi que son avocat. Nous continuons à surveiller la situation », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’ambassade, David McGuire.

Selon la presse indépendante locale, l’épouse du chef de l’Etat zimbabwéen, Grace Mugabe, et un de ses fils, Russell Goreraza, ont récemment fait chacun l’acquisition d’une Rolls-Royce Ghost d’une valeur estimé à 220.000 dollars (190.000 euros) l’unité.

Le fils de la Première dame aurait également deux Range Rover, deux Mercedes et une Aston Martin, selon la même source.

Plusieurs personnes ont été arrêtées ces dernières années pour avoir posté des commentaires jugés insultants contre M. Mugabe mais aucune n’a été jusque-là condamnée.

Le chef de l’Etat a récemment nommé dans son gouvernement un ministre de la Cybersécurité, spécialement chargé de la surveillance des réseaux sociaux.

M. Mugabe dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis son indépendance en 1980.

Agé de 93 ans, il a annoncé qu’il briguerait en 2018 un nouveau mandat à la tête de son pays, traversé par une grave crise économique et financière.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 14h32)                                            

Journaliste tué au Burkina: le frère de Compaoré arrêté en France

octobre 29, 2017

Un proche du journaliste Norbert Zongo, mort quelques jours auparavant dans des circonstances suspectes, brandit son portrait le 16 décembre 1998 à Ouagadougou / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

François Compaoré, frère de l’ancien président déchu burkinabè Blaise Compaoré, a été arrêté dimanche à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle en vertu d’un mandat d’arrêt international délivré par le Burkina Faso dans l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste en 1998, a-t-on appris de sources concordantes.

Interpellé alors qu’il arrivait d’Abidjan (Côte d’Ivoire), François Compaoré, 63 ans, s’est vu notifier ce mandat d’arrêt, selon une source aéroportuaire et son avocat, confirmant une information de Jeune Afrique. Il se trouvait dimanche dans les locaux de la police aux frontières et doit être présenté à la justice « sous 48 heures », a déclaré Me Pierre-Olivier Sur.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2017 15h14)