Posts Tagged ‘Arrestation’

Égypte: les deux fils de Moubarak arrêtés pour manipulation boursière

septembre 15, 2018

Le Caire – Les deux fils de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak dont la révolution de 2011 avait provoqué la chute, ont été arrêtés samedi dans une affaire de « manipulation boursière », selon une source judiciaire.

Après la chute de Hosni Moubarak à la faveur du Printemps arabe, plusieurs procédures judiciaires ont été déclenchées contre l’ancien chef de l’Etat, resté 30 ans au pouvoir (1981-2011), et ses proches.

Gamal et Alaa Moubarak, ainsi que trois autres personnes, sont accusés d’avoir convenu d’acquérir la majorité des actions de plusieurs banques via des sociétés écrans, sans le déclarer en bourse, comme les y obligeait la loi.

Ils ont été arrêtés sur ordre d’un juge lors d’une audience, en leur présence, dans un tribunal pénal du Caire, et doivent être transférés en centre de détention, selon la même source judiciaire. La prochaine audience dans leur affaire a été fixée au 20 octobre.

Alaa Moubarak a confirmé samedi sur Twitter ce placement en détention, en espérant que « la vérité sera un jour révélée » dans cette affaire.

A l’époque des faits reprochés, il se tenait à l’écart de la politique mais il est accusé d’avoir amassé une fortune grâce aux réseaux de son père.

Son cadet Gamal Moubarak, à la tête du puissant comité politique du parti au pouvoir sous le régime de son père, avait lui longtemps été pressenti pour succéder à ce dernier.

Arrêtés en 2011 dans différentes affaires, ils ont été placés en détention provisoire à plusieurs reprises avant de bénéficier de remises en liberté. Ils n’avaient plus été incarcérés depuis leur dernière libération il y a trois ans.

Avec leur père, Alaa et Gamal Moubarak avaient été condamnés en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d’euros de fonds publics alloués à l’entretien des palais présidentiels. Leurs périodes de détention provisoire avaient couvert cette peine.

Plusieurs responsables du régime de M. Moubarak, dont l’ancien chef de l’Etat lui-même, accusés dans des affaires de corruption, ont finalement été acquittés.

M. Moubarak, acquitté en mars 2017 pour le meurtre de manifestants, reste toutefois sous le coup d’une enquête pour corruption.

Les autorités sont en revanche accusées d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire dans leur répression des opposants et des partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013.

La semaine dernière, un tribunal du Caire a condamné à mort 75 personnes, dont des dirigeants des Frères musulmans, dans l’un des plus grands procès de masse depuis la révolte ayant secoué l’Egypte en 2011.

Une commission judiciaire a annoncé mardi le gel des avoirs de plus d’un millier de membres des Frères musulmans, mouvement classé « terroriste » par Le Caire, et d’entreprises ou associations leur appartenant.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 16h21)                                                        

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Un Chinois arrêté pour avoir comparé le président kényan à un « singe »

septembre 6, 2018

Nairobi – Un homme d’affaires chinois a été arrêté au Kenya après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo où il compare les Kenyans et leur président Uhuru Kenyatta à des « singes », a déclaré jeudi le service de l’immigration de Nairobi.

Le ressortissant chinois, identifié comme Liu Jiaqi, va être expulsé. « Son permis de travail a été annulé et il va être expulsé pour racisme », a précisé l’immigration kényane sur son compte Twitter.

Dans une vidéo de deux minutes et demi partagée sur Twitter et ailleurs, l’homme, qui semble se disputer avec un de ses employés, profère une série d’insultes racistes.

« Tous, tous les Kényans… comme un singe, même Uhuru Kenyatta. Tous », l’entend-on dire.

Après la suggestion d’un employé de « rentrer en Chine », l’homme d’affaires réplique de plus belle en (mauvais) anglais: « Ce n’est pas ma place ici. Je n’aime pas cet endroit, des gens comme des singes, je n’aime pas leur parler, ça sent mauvais, et pauvres et stupides, et noirs. Je ne les aime pas. Pourquoi pas (comme) les Blancs, comme les Américains »?

Il ajoute ne rester au Kenya que parce que « l’argent est important ».

Des internautes ont réclamé qu’il soit poursuivi et pas seulement expulsé du Kenya.

Un porte-parole de l’ambassade de Chine au Kenya, Zhang Gang, a assuré à l’AFP que l’extrait vidéo date de juin. L’homme filmé « a déjà fait l’objet d’une sanction par sa société et s’est excusé auprès de son collègue kényan ». Les propos de cet homme « ne représentent pas l’opinion de la vaste majorité des Chinois », a tenu à ajouter la même source.

Ce n’est pas la première fois que des Chinois travaillant au Kenya sont accusés de racisme.

Il y a trois ans, un petit restaurant chinois de Nairobi avait été fermé par les autorités et son propriétaire poursuivi pour refuser de servir les Noirs après 17H00.

Cette année, ce sont des Kényans travaillant sur une nouvelle voie de chemin de fer construite par la Chine entre la ville côtière de Mombasa et Nairobi qui ont accusé du personnel et des cadres chinois de racisme et discrimination. Le gouvernement a toutefois rejeté les accusations dans le cadre de cet important projet d’infrastructure de 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros).

Le président Kenyatta a participé cette semaine à une grande conférence sino-africaine à Pékin où la Chine a promis d’investir 60 milliards de dollars de plus sur le continent.

L’incident impliquant l’homme d’affaires chinois survient au lendemain d’une descente de police au siège africain, situé à Nairobi, de la chaîne de télévision chinoise CGTN dans le cadre d’une opération visant les étrangers en situation irrégulière.

Plusieurs journalistes ont été brièvement interpellés. L’ambassade de Chine a exprimé sa « préoccupation » après une série d’incidents où des Chinois en situation régulière ont été emmenés au poste de police pour des vérifications.

« L’ambassade de Chine au Kenya a protesté officiellement auprès des responsables kényans, et les personnes concernées ont toutes été libérées le jour-même », a déclaré jeudi Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Le Kenya a reconnu des manières inadaptées en matière d’application de la loi et s’est excusé. Il a promis d’améliorer le comportement de ses agents de police sur le terrain afin d’éviter la répétition de ce genre de cas », a-t-elle ajouté au cours d’une conférence de presse à Pékin.

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2018 10h36)                                                        

Congo: Sassou menace Ondongo et Bouya d’arrestation si les chinois ne libèrent pas l’argent volé

septembre 1, 2018

Ministre Gilbert Ondongo


En marge du sommet Chine -Afrique du 3 au 4 septembre prochain à Pekin, Denis Sassou Nguesso aura des entretiens approfondis avec le président chinois, notamment sur la question des fonds appartenant à deux ministres et que la Chine refuse de débloquer. Ce sont près de 8000 milliards de Jean Jacques Bouya et Gilbert Ondongo, détournés des fonds des générations futures, que le Congo tente de récupérer pour booster ses finances en banqueroute. Lors d’une réunion familiale, Sassou aurait promis de la misère à ces deux ministres s’il rentrait bredouille de Pékin.

Alors que les deux principaux voleurs de la république continuent leur villégiature au gouvernement de la république, le Congo attend une clémence du FMI pour se relancer économique à court terme. Quel que soit l’aide du FMI, il est évident que dans peu d’années, le pays sombrera de nouveau dans une crise, à cause des mauvais choix chroniques et innés de ses dirigeants.

C’est dans cette optique que Denis Sassou Nguesso, connaisseur des ses capacités destructrices tente de se passer du FMI, en misant essentiellement sur ses nouveaux alliés chinois et arabes. Mais les chinois d’une part, ont ouvert les yeux et sont au courant de l’opulence et incompétence des dirigeants congolais.

Malgré tous les prêts accordés à ce pays, rien de conséquent n’a été fait et ils reviennent encore avec les mêmes doléances. Pour un projet de 50 milliards, Sas sou et sa bande empruntaient 150 et le plus souvent, l’ouvrage restait inachevé.

Face à cette nouvelle donne de son partenaire chinois, qui lors de son dernier voyage, lui a rappelé que ses ministres possédaient dans des banques de Hong Kong, une quantité barbare d’argent, Denis Sassou Nguesso a utilisé la menace contre eux.

Sacer-infos.com

 

Meurtre d’un garçon néerlandais: un suspect arrêté en Espagne, vingt ans après

août 27, 2018

Jos Brech, soupçonné du meurtre de Nicky Verstappen, arrêté en Espagne le 26 août 2018, sur une photo fournie par la police espagnole le 27 août / © Spanish Police/AFP / Spanish Police

Vingt ans après le meurtre du petit Nicky Verstappen qui avait bouleversé les Néerlandais, un suspect a été arrêté en Espagne et présenté lundi à la justice en vue d’être extradé aux Pays-Bas.

Caché dans une zone montagneuse près de Castellterçol, à 50 kilomètres de Barcelone, Jos Brech, Néerlandais de 55 ans, a été arrêté dimanche « alors qu’il sortait couper du bois », a indiqué lundi la police espagnole dans un communiqué.

Les images diffusées par la police montrent le suspect, vêtu d’un T-shirt vert, d’un pantalon beige et de sandales, menotté sur un chemin.

Présenté comme un expert en survie, Jos Brech avait de quoi pêcher, un livre sur les plantes comestibles et de la nourriture lyophilisée.

Il vivait « dans une tente dans les bois », près d’une maison où habitent plusieurs personnes sans domicile fixe, a expliqué au journal De Telegraaf le Néerlandais ayant permis à la police de remonter jusqu’au suspect après l’avoir reconnu sur des photos.

Jos Brech, soupçonné du meurtre de Nicky Verstappen, arrêté en Espagne le 26 août 2018, sur une photo fournie par la police espagnole le 27 août / © Spanish Police/AFP / Spanish Police

« Il m’a dit qu’il aimait vivre dans la nature et que c’est pour ça qu’il était là », a ajouté ce témoin sous couvert d’anonymat.

Au lendemain de son arrestation, le suspect a été déféré par la police devant le tribunal de Granollers, au nord-est de Barcelone, a indiqué à l’AFP une porte-parole des autorités judiciaires de Catalogne. Il doit être interrogé en vidéoconférence par des magistrats de l’Audience nationale, haut tribunal de Madrid chargé des procédures d’extradition.

Nicky Verstappen, 11 ans, avait disparu d’un camp de jeunesse dans la nuit du 9 au 10 août 1998 dans la province de Limbourg, dans le sud des Pays-Bas.

Ce camp d’été, dans lequel le suspect travaillait selon la police espagnole, se tenait dans la réserve naturelle de Brunssummerheide, près de la frontière avec l’Allemagne. Le corps de l’enfant, agressé sexuellement avant d’être tué, avait été découvert le lendemain soir près du camp.

Un mémorial à la mémoire de Nicky Verstappen, disparu à l’âge de 11 ans en 1998, près de l’endroit où son corps a été retrouvé, à Brunssum aux Pays-Bas le 23 mai 2017 / © ANP/AFP / Marcel van Hoorn

– La famille veut des « réponses » –

Selon Jan Eland, procureur général de la province de Limbourg, Jos Brech pourrait être remis à la justice néerlandaise cette semaine s’il se montre coopératif. Dans le cas contraire, la procédure pourrait prendre de 60 à 90 jours.

« Nous sommes soulagés que cela soit allé aussi vite. Maintenant, nous pouvons entrer dans une nouvelle phase de l’enquête », a-t-il dit, cité par l’agence ANP, en précisant que deux enquêteurs néerlandais allaient bientôt se rendre en Espagne.

La mère du petit garçon, Berthie Verstappen, a exprimé son soulagement sur la télévision publique néerlandaise NOS. « Nous ne nous attendions pas à ce que (l’arrestation) soit si rapide. Nous avions peur qu’il se cache tellement bien qu’on ne le retrouve pas avant des mois », a-t-elle déclaré.

La tombe du petit Nicky Verstappen, qui a disparu à l’âge de 11 ans en 1998, à Heinloem aux Pays-Bas le 23 mai 2017 / © ANP/AFP/Archives / Marcel van Hoorn

« Nous aimerions avoir des réponses » même si « nous avons peur d’entendre ce qu’il s’est passé », a-t-elle ajouté.

– Recherche ADN de grande ampleur –

Au moment des faits, la police néerlandaise avait mené des recherches de grande envergure, suivies de très près dans le pays, mais sans succès.

Et c’est finalement la plus grande recherche d’ADN jamais effectuée aux Pays-Bas, menée en février dernier sur 21.500 hommes âgés de 18 à 75 ans, qui a permis par extension de mener au suspect, originaire de Simpelveld, une petite ville du sud des Pays-Bas, selon des médias néerlandais.

Entendu au début de l’enquête en tant que témoin, Jos Brech n’a pas participé à cette recherche d’ADN, ce qui a éveillé les soupçons des enquêteurs. Des suspicions encore renforcées lorsque sa famille a signalé sa disparition en avril après qu’il leur a annoncé qu’il partait pour une balade en montagne.

La police avait ensuite annoncé la semaine dernière être parvenue à établir une correspondance directe entre l’ADN de Jos Brech retrouvé dans un chalet qu’il possède dans les Vosges françaises et celui présent sur le corps de Nicky Verstappen.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 13h42)

RDC/Il lance un ultimatum et s’attire des foudres: Élie Kapend Kayimbu aux arrêts

août 25, 2018

 

Il a donné un ultimatum de 5 jours à Joseph Kabila et il ne lui a fallut que 48 heures pour perdre sa liberté. L’ancien rebelle et président du regroupement politico-militaire FLNC, Elie Kapend Kanyimbu a été interpellé ce jeudi 23 août “après une importante réunion du bureau politique” du Front de libération nationale du Congo, FLNC, à Mitendi dans la commune de Mont-Ngafula.

“Le général Elie Kapend a été interpellé vers 15 heures par des militaires et d’autres personnes en tenue civile”, a déclaré un des ses proches cité par AFP. Selon lui, cette “interpellation est liée au point de presse qu’il a tenu le 21 août” à Kinshasa et au cours duquel il a demandé au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir d’ici le 26 août, date marquant l’entrée en vigueur de la loi sur le statut des anciens chefs d’État élus. Selon Elie Kapend, l’entrée en vigueur de cette loi fait de Joseph Kabila un ancien Chef d’État élu. Il ne peut pas par conséquent organiser les élections et doit remettre le pouvoir à l’AFDL qui a porté le régime Kabila au pouvoir en 1997.

Ce même proche a laissé entendre qu’Élie Kapend a été conduit à la Demiap. « Nous craignons qu’on lui fasse du mal », s’est-il inquiété.

Kinshasatimes.cd

Allemagne: arrestation d’un Russe suspecté d’un projet d’attentat

août 22, 2018

Berlin – La justice allemande a annoncé mercredi l’arrestation d’un islamiste russe présumé, soupçonné d’avoir préparé en 2016 un attentat dans le pays avec un complice français, Clément Baur, déjà en détention dans une autre affaire à Marseille.

L’homme de 31 ans, identifié comme Magomed-Ali C., a été interpellé à Berlin par les forces spéciales de la police allemande et son logement perquisitionné.

Il est soupçonné d’avoir « préparé un attentat à la bombe » en 2016 avec son complice présumé français, interpellé lui en avril 2017 à Marseille.

Magomed-Ali C. avait entreposé à l’époque dans son appartement de Berlin « une quantité considérable de TATP », ou Tripéroxyde de triacétone, un explosif artisanal notamment utilisé dans les attentats commis à Paris le 13 novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016, a indiqué le parquet anti-terroriste allemand dans un communiqué.

Lors de son arrestation mercredi, aucun explosif n’a en revanche été trouvé, a précisé la porte-parole du Parquet, Frauke Köhler, lors d’un point presse.

« L’accusé, membre de la mouvance islamiste radicale, voulait fabriquer un explosif avec son complice actuellement détenu en France » et l’utiliser en Allemagne, sur un lieu qui n’a pas été identifié, « avec l’objectif de tuer le plus grand nombre possible de personnes », selon le parquet.

A l’époque, la police berlinoise avait eu connaissance de ces préparatifs et perquisitionné le logement le 26 octobre 2016 puis saisi les substances explosives. Mais les deux suspects n’avaient pas été immédiatement inquiétés.

Clément Baur s’était alors rendu en France et son complice présumé russe était resté à Berlin.

Les avancées de l’enquête ont à présent permis de concrétiser les soupçons de préparatifs d’attentat en Allemagne.

En parallèle, Clément Baur fait l’objet en France d’une enquête distincte similaire suite à son arrestation à Marseille en avril 2017, cinq jours avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Ce jeune homme de 23 ans et un autre Français, Mahiedine Merabet, 29 ans, avaient été arrêtés en possession d’armes et d’une importante quantité d’explosifs.

Ils se préparaient à « une action violente » imminente, selon la justice française.

Aucune cible précise n’a été pour l’heure identifiée. Clément Baur et Mahiedine Merabet avaient effectué des recherches notamment en lien avec des meetings de partis politiques.

Baur est connu pour être un proche d’islamistes tchétchènes au contact desquels il s’était converti à l’islam en 2007 à Nice.

Selon le parquet allemand, les projets d’attentats en Allemagne et en France étaient menés « en parallèle » par Clément Baur.

L’enquête a d’ailleurs révélé des liens de ce dernier avec Anis Amri, l’auteur de l’attentat sur un marché de Noël à Berlin en décembre 2016 qui a fait 12 morts.

Un numéro de téléphone enregistré sous un pseudonyme dans le téléphone portable du Tunisien a pu être identifié comme étant celui de Clément Baur, a souligné Frauke Köhler, ce qui prouve qu’ils étaient « en contact ».

Par ailleurs aussi bien Amri que Baur et Magomed-Ali C. fréquentaient la même mosquée radicale à Berlin, Fussilet, entretemps fermée. Il est donc « possible qu’ils s’y soient rencontrés », a-t-elle ajouté.

Selon elle, le parquet ne dispose toutefois pas d’éléments indiquant que Baur et Magomed-Ali C. ont participé à l’attentat de Berlin, ni qu’Anis Amri était impliqué dans la préparation des autres projets d’attentat.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2018 15h27)                                                        

Cameroun: sept militaires arrêtés après la diffusion d’une vidéo sur les exactions de l’armée

août 11, 2018

Des militaires camerounais. © Rebecca Blackwell BLACKWELL/AP/SIPA

Sept militaires camerounais ont été arrêtés après la diffusion en juillet sur Internet d’une vidéo montrant des soldats de l’armée du Cameroun exécuter deux femmes et leurs deux enfants, a annoncé vendredi soir le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

L’enquête ouverte « à la suite de la publication d’une vidéo mettant en scène des exactions inacceptables perpétrées par des hommes armés contre des femmes et des enfants a conduit à l’arrestation » de sept militaires, dont un lieutenant, a annoncé M. Tchiroma, ministre de la Communication, dans un communiqué lu à la radio d’Etat.

Le gouvernement dénonce une « fake news »

Dans ce texte, Issa Tchiroma a cité le nom des militaires arrêtés, assurant que « les intéressés ont été mis à la disposition de la justice et feront l’objet d’un procès équitable ».

Il a, en outre, fait part de « la volonté du chef de l’État (Paul Biya) de veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent l’objet systématiquement d’enquêtes et aboutissent, le cas échéant, à des sanctions appropriées ».

Le 11 juillet, au lendemain de la diffusion de cette vidéo très violente, le gouvernement camerounais avait déclaré avoir ouvert une enquête, tout en qualifiant la vidéo de « fake-news » (fausse information) et d’ »horrible trucage ».

Amnesty International avait quant à elle affirmé avoir des « preuves crédibles » que les hommes armés exécutant les civils dans cette vidéo virale sur Internet étaient des militaires camerounais.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et diverses ONG de défense des droits de l’homme avaient demandé que les auteurs des crimes commis soient traduits devant la justice.

« Preuves crédibles », selon Amnesty

Début août, une autre vidéo d’exactions d’hommes armés qualifiés par Amnesty de « membres des forces de sécurité camerounais » circulait sur Internet, dans laquelle des hommes armés tirent sur une dizaine de personnes non armées.

« Il s’agit là de nouvelles preuves crédibles appuyant les allégations selon lesquelles les forces armées camerounaises auraient commis de graves crimes contre des civils, et nous demandons donc l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie et impartiale » sur cette nouvelle vidéo, a déclaré dans un communiqué Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Amnesty.

L’armée camerounaise est régulièrement accusée par des ONG de perpétrer des exactions contre des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe Boko Haram, ce qu’elle a toujours démenti.

Une élection présidentielle est prévue le 7 octobre au Cameroun. Le président Biya est candidat à un septième mandat consécutif.

Jeuneafrique.com avec AFP

Zimbabwe: arrestation du haut responsable de l’opposition Tendai Biti

août 8, 2018

Harare – Un haut responsable de l’opposition zimbabwéenne Tendai Biti a été arrêté mercredi à la frontière zambienne alors que son parti conteste les résultats de l’élection présidentielle remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa, a affirmé à l’AFP son avocat.

« Il a été arrêté à la frontière zambienne », a affirmé Me Nqobizitha Millo, précisant par sms que l’ancien ministre cherchait « l’asile » chez le voisin zambien.

Figure de l’opposition, ancien ministre des Finances du gouvernement d’union nationale (2009-2013), M. Biti est recherché par la justice, accusé d’incitation à la violence, selon le journal pro-gouvernemental The Chronicle.

M. Biti avait annoncé avant l’annonce officielle des résultats par la commission électorale que Nelson Chamisa, le candidat de son parti le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait remporté l’élection « au-delà de tout doute raisonnable » , tout en défiant la commission électorale d’annoncer un résultat différent.

La commission électorale a donné M. Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe, poussé vers la sortie par l’armée en novembre après 37 ans au pouvoir, vainqueur avec 50,8%.

La répression des manifestations contestant le résultats s’est soldée par la mort d’au moins six personnes.

Romandie.com avec(©AFP / 08 août 2018 08h05)                                                        

RDC: des manifestants à Lubumbashi en faveur du retour de Moïse Katumbi

août 6, 2018

Dans les rues de Lubumbashi, la capitale du Katanga, le 6 août 2018. © DR

La police congolaise a dispersé, ce lundi 6 août, plusieurs marches pro-Katumbi dans la capitale provinciale du Katanga. Les manifestants réclamaient le retour de l’opposant en République démocratique du Congo.

Dans les rues de Lubumbashi, la police a tiré en l’air à plusieurs reprises afin de disperser des rassemblements pro-Katumbi. Des manifestants ont également été arrêtés, mais certains ont été rapidement relâchés. D’après Me Peter Mbala, un avocat partisan de Moïse Katumbi, « une vingtaine » de jeunes auraient été arrêtés dans le centre-ville.

« Depuis 5 heures du matin, la situation est très tendue à Lubumbashi, précise à Jeune Afrique Grégoire Mulamba, du Centre des droits de l’homme et des droits humanitaires. Il y a des militaires un peu partout dans la ville, de nombreux barrages tenus par les forces de l’ordre, et l’activité économique est paralysée. »

« Nous réclamons Katumbi au Congo sans délai », proclamait une pancarte tenue par des femmes en train de marcher par dizaines en chantant, d’après une vidéo diffusée sur internet. « C’est un mouvement spontané, a déclaré à l’AFP un partisan de Moïse Katumbi, Augustin Amundala, qui affirme avoir pris ces images. Les mamans ont appris qu’il y avait des affrontements entre jeunes et policiers dans des quartiers de la ville. Elles ont abandonné le marché et sont arrivées jusqu’au gouvernorat. »

Ni le maire ni la police n’étaient joignables pour confirmer les marches et les échauffourées. Celles-ci interviennent alors que le leader d’Ensemble a été empêché à deux reprises d’entrer sur le territoire congolais. Exilé en Europe pendant plus de deux ans, Moïse Katumbi entend revenir en RDC pour participer au processus électoral.

Jeuneafrique.com avec AFP

Iran: un haut responsable de la Banque centrale arrêté dans un contexte tendu

août 5, 2018

Des rials iraniens à côté de dollars américains le 10 avril 2018 à Téhéran. La monnaie iranienne a perdu plus de 50% de sa valeur face au dollar depuis le mois d’avril / © AFP/Archives / ATTA KENARE

Le vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d’Iran a été arrêté, a annoncé dimanche l’autorité judiciaire au moment où les tensions montent à l’approche d’une réimposition des sanctions américaines mardi.

Le vice-gouverneur, Ahmad Araghchi, été arrêté avec d’autres responsables ainsi que quatre cambistes accusés de spéculation, a indiqué le porte-parole de l’autorité judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni Ejeie dans une déclaration à la radio-télévision d’Etat IRIB.

Ces arrestations interviennent dans un contexte tendu avant la réimposition des sanctions américaines, conséquence du retrait unilatéral de Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien.

Les mesures décidées par l’administration du président Donald Trump pourraient lourdement peser sur l’économie iranienne et la monnaie nationale, le rial, a récemment atteint son plus bas niveau face au dollar sur le marché parallèle.

Des journalistes ont rapporté une présence renforcée de la police anti-émeutes dimanche soir dans la ville de Karaj, à l’ouest de Téhéran, secouée par des manifestations depuis quelques jours.

Selon les médias d’Etat iraniens, environ 500 manifestants ont attaqué une école religieuse dans cette province vendredi soir et une personne aurait été tuée par des protestataires.

Ces derniers jours, des manifestations rassemblant des centaines de personnes ont eu lieu dans plusieurs grandes villes comme Chiraz (sud), Ahvaz (sud-ouest), Machhad (nord-est) et Karaj. Mais de sévères restrictions imposées à la presse ont rendu impossible de vérifier de source indépendante l’ampleur de ces protestations et les images circulant sur les réseaux sociaux.

– « Grands corrompus » –

Les opposants conservateurs du président Hassan Rohani, un modéré, reprochent à son gouvernement de ne pas lutter suffisamment contre la corruption et d’échouer à relancer l’économie.

Samedi, un haut responsable religieux, le grand ayatollah Hossein Nouri-Hamedani, a demandé à ce que « les grands corrompus économiques » soient renvoyés devant les tribunaux.

« Les gens sont en colère quand ils entendent que quelqu’un a détourné des milliards pendant que d’autres vivent dans des conditions difficiles », a-t-il déclaré selon l’agence de presse Tasnim liée aux conservateurs.

Avant son arrestation, le chef du département des changes, qui est le neveu du vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, avait été limogé samedi par le nouveau gouverneur de la Banque centrale, une mesure sanctionnant apparemment sa mauvaise gestion de la crise monétaire en cours.

Le rial iranien a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar depuis avril.

Cette chute s’explique par le retour annoncé des sanctions américaines contre l’Iran et les craintes qu’elles font peser sur l’économie, mais les analystes estiment également que des mesures prises par Téhéran ont contribué au plongeon de la devise.

En avril, les autorités avaient établi un taux officiel fixe de 42.000 rials pour un dollar tout en menaçant de poursuites les cambistes du marché parallèle qui appliqueraient un taux différent.

Cette mesure a entraîné une vague de spéculation sur le marché noir tandis que certains responsables sont soupçonnés de corruption pour avoir profité de dollars à des taux préférentiels.

Nommé fin juillet pour tenter de redresser la situation, le nouveau gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemati, doit dévoiler une nouvelle politique des changes lundi.

Selon la radio-télévision d’Etat IRIB, les importations de produits de première nécessité comme les médicaments devraient continuer de se faire au taux officiel de 42.000 rials pour un dollar.

Sur le marché parallèle, le rial était tombé à 119.000 pour un dollar la semaine dernière. Il s’est légèrement redressé et s’échangeait à 98.500 rial pour un dollar dimanche soir.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 20h19)