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Les Émirats accusent le Qatar d’avoir intercepté un avion de ligne émirati

janvier 15, 2018

Vue aérienne d’une partie du Pearl Lagoon à Doha, le 3 décembre 2017 au Qatar / © AFP/Archives / Yasser Al-Zayyat

Les Emirats arabes unis ont affirmé que des avions de chasse du Qatar, leur rival dans le Golfe, avaient « intercepté » lundi matin un avion de ligne émirati en route vers Bahreïn, une annonce aussitôt démentie par Doha.

Cet incident aérien est une « menace flagrante pour la sécurité de l’aviation civile et une claire violation de la loi internationale », a affirmé l’Autorité générale de l’aviation civile émiratie dans une déclaration.

« Il s’agissait d’un vol régulier qui disposait de tous les documents requis », a ajouté l’Autorité émiratie dans cette déclaration relayée par l’agence officielle WAM.

Doha qui n’a plus de relations diplomatiques avec Abou Dhabi a démenti un peu plus tard.

« L’Etat du Qatar déclare que les affirmations selon lesquelles des avions de chasse qataris ont intercepté un avion civil des Emirats (sont) totalement fausses », a dit Lulwa Al Khater, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.

A deux reprises ces derniers jours, le Qatar a affirmé que des avions militaires émiratis avaient violé son espace aérien, une première fois le 21 décembre, une deuxième fois le 3 janvier, entraînant des plaintes auprès des Nations unies.

Les relations entre les deux pays –« frères ennemis » du Golfe– sont au plus bas.

Dimanche, la chaîne de télévision Al Jazeera basée au Qatar a diffusé une vidéo montrant un membre de la famille royale qatarie affirmant être retenu contre son gré aux Emirats.

Abou Dhabi a démenti, affirmant que cette personnalité, cheikh Abdallah ben Ali Al-Thani, était libre de ses mouvements et qu’elle pouvait quitter les Emirats quand bon lui semble.

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont brusquement rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en l’accusant de soutenir des groupes extrémistes, notamment la confrérie des Frères musulmans, et de se rapprocher de l’Iran, le grand rival régional des Saoudiens.

Ces quatre pays ont fermé leurs liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le Qatar. Doha a rejeté les accusations de soutien à des groupes extrémistes en affirmant que le Quartet arabe cherchait en fait à mettre sa politique étrangère « sous tutelle ».

Plusieurs tentatives de médiation pour mettre fin au conflit ont échoué depuis.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 13h50)                

Missiles nord-coréens: faut-il intercepter? Le dilemme des Américains et Japonais

septembre 18, 2017

Photo fournie le 16 septembre 2017 par l’agence officielle nord-coréenne d’un tir de missile balistique Hwasong-12 dans un endroit non précisé / © KCNA VIA KNS/AFP /

Le dernier tir d’un missile intercontinental par la Corée du Nord, vendredi, a déclenché des sirènes et des alarmes au Japon. Mais ni l’armée japonaise, ni les Américains n’ont tenté d’abattre la fusée.

Les deux alliés ont pourtant vanté ces derniers mois leurs systèmes de défense antimissiles, de coûteuses technologies militaires dont le président Donald Trump souhaite équiper encore plus la Corée du Sud et le Japon.

La prochaine fois, a lancé l’élu républicain américain Dana Rohrabacher, « j’espère qu’on abattra le missile pour envoyer un message aux Nord-Coréens et aux gens qui comptent sur nous, comme les Japonais ».

Jamais Pyongyang n’avait envoyé de missile à une distance aussi grande: 3.700 km, selon le commandement pacifique américain. Le missile s’est abîmé dans le Pacifique, mais non sans avoir survolé l’île septentrionale de l’archipel japonais, Hokkaido.

A Washington, les experts Evans Revere et Jonathan Pollack, du centre de réflexion Brookings Institution, ont recommandé que les Etats-Unis déclarent que tout futur tir de missile en direction des Etats-Unis ou du territoire d’un allié soit considéré comme une menace directe nécessitant une réponse « de la totalité des capacités défensives des Etats-Unis et des alliés ».

Cette fois, les Etats-Unis et le Japon ont estimé que le missile ne représentait pas une menace directe.

S’ils avaient « estimé qu’il y avait une menace directe, nous l’aurions abattu », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Rob Manning, en soulignant que l’arsenal américain était très varié.

– Ne pas rater –

Quels sont ces moyens de défense?

Les Japonais possèdent des batteries antimissiles Patriot, conçues pour intercepter des missiles à basse altitude; et des missiles SM-3, développées en partenariat avec les Américains, qui interviennent à haute altitude contre des missiles de portée courte et intermédiaire.

Ces technologies n’ont pas un taux de réussite de 100%, mais le Pentagone, lors d’essais, a démontré sa capacité à atteindre des missiles intercontinentaux.

Dans le cas du missile de vendredi, selon Bruce Klingner, chercheur au centre de réflexion conservateur Heritage Foundation, la trajectoire était toutefois trop élevée pour qu’aucun système d’interception présent dans la région ait pu fonctionner, même les SM-3.

A cela s’ajoute une limitation politique: le Japon, pays pacifiste, ne peut d’après sa Constitution lancer d’action militaire que de façon défensive.

Tokyo a donc comme doctrine de ne tenter d’intercepter que les missiles qui menacent de frapper le territoire japonais, explique Hideshi Takesada, expert de la Corée du Nord et professeur à l’Université Takushoku à Tokyo, à l’AFP. Ce qui n’était pas le cas vendredi.

« Ce qui explique que le gouvernement n’a pas donné d’ordre de destruction », dit l’expert.

Il y a aussi une contrainte technique. L’archipel japonais est si étendu qu’il est difficile de le protéger entièrement par des systèmes d’interception.

« Il est également compliqué d’estimer tout de suite si un missile peut poser une menace directe contre le territoire japonais », ajoute Akira Kato, professeur de politique internationale à l’Université J.F. Oberlin University à Tokyo.

Face à ces contraintes, Japon et Etats-Unis ne veulent pas risquer une interception qui raterait sa cible. Un échec pourrait provoquer la panique dans la région, et dévoiler à Pyongyang les lacunes militaires des alliés.

« Un échec d’interception donnerait l’impression que les capacités défensives du Japon sont insuffisantes », détaille le professeur Kato à l’AFP.

Les Japonais disposent aussi de destroyers équipés de missiles Aegis. Donald Trump aimerait que Tokyo et Séoul achètent notamment sa version terrestre.

Est-il possible d’intervenir plus tôt contre un tir de missile?

Selon le New York Times, les Etats-Unis avaient repéré un jour avant le tir que les Nord-Coréens remplissaient de carburant leur missile.

Le Pentagone souhaite développer des technologies qui permettraient d’intercepter le missile juste après le lancement, quand ils sont lourds de carburant et volent à une vitesse moins rapide que dans les phases intermédiaires ou finales. Cela impliquerait de tirer des missiles depuis des sites plus rapprochés.

Reste enfin la possibilité de lancer des cyberattaques, ou d’équiper des drones de lasers capables d’abattre les missiles intercontinentaux peu après leur lancement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 10h39)                

Un avion américain intercepté dangereusement par des chasseurs chinois

juin 8, 2016

Washington – Un avion de reconnaissance américain a été intercepté de façon dangereuse par un appareil chinois au-dessus de la mer de Chine orientale, a annoncé un porte-parole de l’armée américaine, en minimisant toutefois l’incident.

Deux avions de chasse chinois J-10 se sont retrouvés à courte distance d’un RC-135 américain qui patrouillait, a indiqué mardi le porte-parole du commandement des forces américaines dans le Pacifique, David Benham.

L’un des chasseurs chinois effectuant l’interception volait trop près de l’appareil RC-135, a-t-il souligné, sans préciser quand les faits s’étaient déroulés.

D’après une première analyse, il semble qu’il s’agisse d’un cas de manque de professionnalisme puisqu’il n’y a eu aucune autre manoeuvre provocante ou dangereuse, a-t-il ajouté.

La Chine continentale, le Japon et Taïwan se disputent la souveraineté territoriale sur des îlots de la mer de Chine orientale.

Les Etats-Unis, encore une fois, font délibérément du battage médiatique autour de cette affaire, a réagi mercredi Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point-presse régulier.

Le personnel militaire chinois concerné a toujours agi de façon professionnelle et conformément à la loi, a-t-il souligné.

M. Hong a également appelé les Etats-Unis à mettre fin à leurs activités de surveillance rapprochée contre la Chine (…) afin d’empêcher que des incidents similaires surviennent à nouveau.

Pékin revendique d’autre part la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, où ses travaux d’infrastructures et de remblaiements sur des îlots contestés provoquent la colère des Etats riverains, le Vietnam, les Philippines, Brunei et la Malaisie.

Même si les Etats-Unis se targuent de ne pas prendre position dans les contentieux en mer de Chine, ils défendent bec et ongles la liberté de navigation dans ces eaux stratégiques, et ont envoyé des navires de guerre croiser à proximité d’îles contrôlées par Pékin.

Les Etats-Unis et la Chine ont justement abordé la question mardi lors de discussions en profondeur, a souligné le secrétaire d’Etat américain John Kerry en visite à Pékin, où il s’est longuement entretenu avec le président Xi Jinping, secondé par son vice-Premier ministre Wang Yang.

Le Pentagone avait déjà assuré le 17 mai que deux avions de chasse chinois s’étaient approchés, cette fois en mer de Chine méridionale, de manière dangereuse d’un appareil américain.

Mardi également, un hélicoptère de surveillance maritime chinois s’est écrasé dans la province du Zhejiang (est), dans des montagnes de la ville côtière de Zhoushan, et ses quatre occupants ont été tués, a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2016 12h35)