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Ukraine : des cartes russes montrent un retrait important de la région de Kharkiv

septembre 11, 2022
Des chars détruits au milieu de la route à Balakliya, dans la région de Kharkiv.

L’armée ukrainienne a fait des avancées importantes dans les derniers jours dans la région de Kharkiv. Ci-dessus, des chars détruits au milieu de la route à Balakliya. Photo : Getty Images/AFP/Juan Barreto

La carte de la région ukrainienne de Kharkiv, présentée dimanche par le ministère russe de la Défense lors de son point de presse quotidien, a montré un retrait d’ampleur de l’armée russe de cette région, théâtre d’une vaste contre-offensive ukrainienne.

Selon cette carte présentée dans la vidéo du point de presse, l’armée russe ne contrôlait plus dimanche qu’une petite partie du territoire dans l’est de la région de Kharkiv, derrière la rivière d’Oskol.

Lors du point de presse précédent, samedi, la carte utilisée par le ministère montrait que l’armée russe occupait en ce moment-là des territoires bien plus vastes de cette région où le régime de Kiev a annoncé ces deux derniers jours d’importants gains territoriaux face aux forces russes.

Samedi, l’armée russe a annoncé avoir retiré ses forces présentes dans les zones de Balakliïa et d’Izioum, dans l’est ukrainien où Kiev fait état d’avancées dans sa contre-offensive, afin de les regrouper près de Donetsk, l’une des capitales des séparatistes prorusses, plus au sud.

Au début du mois, l’armée ukrainienne a d’abord annoncé une contre-offensive dans le Sud, avant de réaliser au cours de la semaine écoulée une percée surprise et éclair des lignes russes dans le Nord-Est, dans la région de Kharkiv.

Au total, depuis début septembre, plus de 3000 kilomètres carrés sont revenus sous contrôle ukrainien, a déclaré dans un communiqué le général Valeri Zaloujny, commandant en chef de l’armée ukrainienne, au 200e jour du conflit.

Front autour de Kharkiv

Autour de Kharkiv, nous avons commencé à avancer non seulement au sud et à l’est, mais également vers le nord. Nous sommes à 50 kilomètres de la frontière, a-t-il ajouté.

Le gouverneur russe de la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a assuré que des milliers de personnes avaient fui la région de Kharkiv pour la Russie.

Ce n’était pas la nuit la plus facile, ce n’était pas la matinée la plus facile. Au cours des dernières 24 heures, des milliers de personnes ont traversé la frontière, a déclaré Viatcheslav Gladkov dans une adresse vidéo, publiée sur sa chaîne Telegram.

Des soldats ukrainiens sont assis sur un véhicule militaire blindé dans la ville de Severodonetsk.

Des soldats ukrainiens. Photo: Getty Images/AFP/Fadel Senna

Un peu plus tôt, l’état-major ukrainien avait annoncé que la libération de portions de territoire dans les districts de Koupiansk et Izioum dans la région de Kharkiv était en cours.

La veille, Kiev avait annoncé que ses forces étaient entrées dans Koupiansk, qui se trouve sur des itinéraires d’approvisionnement des troupes russes.

Selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), basé à Washington, les forces ukrainiennes ont progressé par endroits sur une profondeur de 70 km et ont repris en cinq jours plus de territoires que les Russes n’en ont conquis dans toutes leurs opérations depuis avril.

Zelensky savoure sa victoire, Zaporijia à l’arrêt

Dans un message vidéo, le président Volodymyr Zelensky s’est réjoui que le magnifique drapeau ukrainien flotte de nouveau sur Tchkalovske, dans la région de Kharkiv.

Il en sera de même partout. Nous chasserons les occupants de chaque ville et de chaque village d’Ukraine, a-t-il assuré.

Des armes, des armes, des armes : c’est à notre ordre du jour depuis le printemps. Je suis reconnaissant aux partenaires qui ont répondu à notre appel : ils ont part avec nous aux succès de l’Ukraine sur le champ de bataille, a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmitro Kouleba, appelant à la poursuite des livraisons, principalement occidentales.

Un soldat devant la centrale nucléaire Zaporijia.

Des experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont inspecté la centrale nucléaire Zaporijia, au sud de l’Ukraine. Photo : Getty Images/Andrey Borodulin

À la centrale nucléaire de Zaporijia, le réacteur numéro 6 a été déconnecté du réseau électrique dimanche avant l’aube, et des préparatifs sont en cours pour son refroidissement, a indiqué l’opérateur ukrainien Energoatom.

Depuis trois jours, ce réacteur restait le seul à produire l’électricité nécessaire au refroidissement du combustible nucléaire et à la sécurité du site.

Selon Energoatom, la décision de le mettre à l’arrêt a été prise après le rétablissement, samedi soir, de l’approvisionnement électrique extérieur du site avec l’une des lignes de transmission. La situation de la centrale reste néanmoins encore précaire.

En cas de nouveau dommage pour les lignes de transmission reliant le site au système électrique – dont le risque reste élevé – les besoins internes [du site] devront être assurés par des générateurs fonctionnant avec du diesel, a prévenu Energoatom, en renouvelant son appel à l’établissement d’une zone démilitarisée autour de la centrale, seul moyen selon lui d’en assurer la sécurité.

Situation difficile pour les forces russes

Sur le plan militaire, la nouvelle progression des troupes de Kiev au sud de Kharkiv pourrait entraver fortement la capacité de la Russie à ravitailler ses forces dans l’est de l’Ukraine et à leur apporter un soutien logistique efficace.

Dans des zones reprises par Kiev, des journalistes de l’AFP ont vu samedi des camions et des blindés russes carbonisés, dont certains encore frappés de la lettre Z, le symbole de l’invasion de l’Ukraine entamée le 24 février.

Des soldats ukrainiens patrouillaient dans Balakliïa, où flottait le drapeau ukrainien, hissé en présence du commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrski.

Nous achevons aujourd’hui la libération de Balakliïa, la première grande ville de notre offensive, et je suis sûr que ce n’est pas la dernière […]. Et devant encore, Izioum et beaucoup d’autres, a-t-il déclaré à cette occasion.

Le chef de l’administration d’occupation russe de la région d’Izioum, Vladislav Sokolov, a de son côté admis que la situation y était difficile.

Ces deux dernières semaines, la ville est visée par des bombardements des forces ukrainiennes, notamment avec des munitions de type Himars […] ce qui provoque de graves destructions et fait beaucoup de morts et de blessés, a-t-il déclaré.

Les Himars sont des lance-roquettes multiples fournis à Kiev par Washington.

Deux soldats discutent ensemble devant des ruines.

Les soldats russes sont en train de perdre du terrain en Ukraine. Photo : AFP via Getty Images/Yuri Kadobnov

Le ministère de la Défense russe a ensuite annoncé avoir retiré ses forces présentes dans les régions de Balakliïa et d’Izioum, afin de renforcer son dispositif plus au sud, autour de Donetsk, l’une des capitales des séparatistes prorusses.

À Lyman, une ville tombée fin mai aux mains des Russes, la situation reste assez difficile, tout comme dans d’autres localités du nord de la République populaire de Donetsk, a reconnu samedi son chef, Denis Pouchiline.

Dans le village de Grakové, tout juste repris par les forces ukrainiennes, les journalistes de l’AFP ont vu des destructions témoignant de la violence de combats, pylônes électriques abattus et câbles étalés sur le sol.

C’était effrayant, il y avait des bombardements et des explosions partout, a raconté Anatoli Vassiliev, 61 ans.

Iryna Stepanenko, 52 ans, a profité pour sa part de pouvoir sortir à bicyclette pour la première fois après s’être terrée dans sa cave pendant trois mois .

C’était terrifiant, dit-elle à propos de cette vie souterraine dans le bruit des explosions. Soulagée du retour des forces ukrainiennes, elle dit néanmoins craindre pour la suite.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada-Québec: L’humoriste Philippe Bond se retire de la vie publique et de la scène

juillet 21, 2022
Philippe Bond à l'animation.

L’humoriste Philippe Bond se retire de la vie publique. Photo: Québécomm Télévision inc.

Ciblé par des allégations d’inconduite sexuelle, l’humoriste québécois Philippe Bond annonce son retrait de la vie publique après la publication d’un article dans lequel plusieurs femmes dénoncent son comportement.

Un article publié dans La Presse jeudi détaille différentes agressions alléguées par huit femmes de la part de l’humoriste. Ces informations n’ont pas été vérifiées par Radio-Canada.

Dans un court message publié sur le compte vérifié de Philippe Bond sur Instagram, l’humoriste se dit atterré par ce qu’il a lu dans l’article. Il affirme qu’il ne reconnaît pas la personne qui y est décrite.

Par respect pour mes collaborateurs et mes employeurs qui me côtoient depuis des années et parce que je veux leur éviter de devoir répondre à une avalanche de questions des journalistes, je me retire de tout, autant de la vie publique que de la radio et des spectacles, écrit-il.

M. Bond conclut en se disant bouleversé par ce que ses enfants et sa femme auront à traverser avec lui.

Son site Internet officiel et sa page Facebook ont été désactivés. Jeudi matin, son producteur evenko n’avait pas encore réagi à la décision de l’humoriste de mettre fin à sa tournée.

Des billets étaient encore en vente pour ses prochains spectacles prévus en août à Rivière-du-Loup. Sept représentations de Merci!, son troisième spectacle solo, étaient programmées d’ici la fin de l’année.

Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2002, Philippe Bond a fait ses débuts à la Radio Énergie de Hull/CKTF. Il s’est produit au Grand Rire de Québec et au Festival Juste pour rire, entre autres. En 2007, il a assuré la première partie du spectacle Suivre la parade de Louis-José Houde.

Philippe Bond a plaidé coupable en mai pour à une accusation pour avoir conduit avec un taux d’alcool qui excède la limite permise.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Congo-Législatives 2022 : Léonidas Mottom Mamoni retiré de la course à Ouesso 2

juillet 2, 2022

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, a annoncé dans une décision rendue publique, le 2 juillet, à Brazzaville le retrait de la candidature de Léonidas Carrel Mottom Mamoni du Parti congolais du travail (PCT) aux élections législatives des 4 et 10 juillet dans la deuxième circonscription électorale de Ouesso, département de la Sangha.

Léonidas Carrel Mottom Mamoni/Adiac

«En vertu de la présente décision, le parti qui l’a présenté peut investir un autre candidat avec son suppléant. La présente décision sera notifiée au candidat Léonidas Carrel Mottom Mamoni et au part politique qui l’a investi », a décidé le ministre.

Selon Guy Georges Mbacka, le candidat aux législatives à Ouesso 2 a tenu, au cours de la campagne électorale, des propos qui portent gravement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales et enfreint manifestement certaines dispositions de la loi électorale. «Le fief de l’Upads n’est pas dans le département de la Sangha, ni celui du PCAP, du PRL : les neuf circonscriptions du département de la Sangha sont pour les députés du PCT. Seuls ces derniers peuvent être élus dans ce département, pas d’autres. Un ressortissant de la Sangha pourrait-il chercher à se faire élire à Dolisie ou à Mouyondzi ?» déclarait Mottom dans des propos rappelés par le ministre.  

Des déclarations qui sont contraires, d’après la décision du gouvernement, à l’article 27 de la loi électorale qui stipule que les réunions électorales sont pour faire connaître un candidat ou une liste des candidats, de présenter les programmes ou les arguments d’un candidat ou des candidats d’une liste dans les conditions fixées par la loi.

Notons que le candidat a été déjà lâché par le parti qui l’a investi. En effet, dans une déclaration le 1er juillet à Brazzaville, le secrétariat permanent du bureau politique du Comité central du PCT a condamné avec « véhémence » toute attitude et propos non républicains frisant la division, l’ethnocentrisme et le repli identitaire. Il s’est aussi dissocié totalement de ces « comportements rétrogrades » qui divisent le peuple congolais. « C’est ainsi que le secrétariat permanent désapprouve les propos inacceptables tenus par le candidat Léonidas Mottom Mamoni, investi dans la circonscription de Ouesso 2, lesquels propos se détachent de la ligne politique du parti. Il retire, par conséquent, son appui au candidat Léonidas Mottom et rassure l’opinion publique des sanctions disciplinaires qui suivront, conformément aux statuts du PCT », a promis le PCT, attirant l’attention de l’ensemble de ses candidats sur leur tenue exemplaire pendant la période électorale.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Qatar : la statue du « coup de tête » de Zidane de retour au musée

juin 6, 2022

La statue géante de bronze va être réinstallée dans un musée à Doha. Elle avait été retirée après une campagne dénonçant une idolâtrie interdite par l’islam.

La statue du « coup de de tête » de Zinedine Zidane, exposée à Doha en 2013

Retirée en 2013, moins d’un mois après son installation en bord de mer dans le centre de Doha, la statue géante de Zinédine Zidane adressant un « coup de tête » à Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 sera réinstallée au nouveau musée du Sport, a annoncé une responsable lundi. Cette statue de bronze, de plus de cinq mètres de hauteur et de plusieurs tonnes, est l’œuvre de l’artiste français Adel Abdessemed. Elle avait été achetée par l’Autorité des musées du Qatar dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football organisée du 21 novembre au 18 décembre 2022. Cette représentation du footballeur français s’était retrouvée au cœur d’une campagne dénonçant une idolâtrie interdite par l’islam, avant d’être retirée.

« On avait l’impression qu’elle n’était pas au bon endroit et elle va être réinstallée. Nous prévoyons de le faire au 3-2-1 Qatar Olympic and Sports Museum » qui a ouvert fin mars, a déclaré la présidente des musées du Qatar, cheikha Al Mayassa AlThani, sans donner de date précise. « Avec la sculpture de Zinédine Zidane, nous parlerons du stress chez les athlètes lors des grands tournois et de l’importance de parler des questions de santé mentale », a précisé cheikha Al Mayassa, lors d’une conférence de presse.

« L’art, comme toute autre chose, est une histoire de goût », a-t-elle estimé, ajoutant que « les sociétés évoluent ». « Les gens, a-t-elle ajouté, peuvent commencer par critiquer une chose avant de la comprendre et de s’y faire. » Quatorze sculptures géantes en bronze de l’artiste britannique Damien Hirst, représentant les étapes de la croissance d’un fœtus de la fécondation à la naissance, avaient dû rester couvertes devant un hôpital en construction au Qatar entre 2013 et 2018. Le calendrier culturel de l’émirat prévoit, entre autres choses, une exposition consacrée au football au musée du Sport à partir d’octobre. Le musée des Arts islamiques, rénové, doit aussi rouvrir ses portes en octobre.

Par Le Point avec AFP

Ukraine: Les forces russes se retirent des régions de Soumy et Tchernihiv

avril 4, 2022

Une nouvelle tentative pour évacuer des résidents de Marioupol a échoué, confirment Kiev et la Croix-Rouge. 90 % des infrastructures de la ville ont été détruites, selon le maire.

Une femme salue des soldats ukrainiens embarqués sur un tank traversant la région de Tchernihiv, le 2 avril. Photo : Reuters/Serhii Nuzhnenko

Les forces russes se retirent graduellement des régions de Soumy et de Tchernihiv, dans le nord de l’Ukraine, selon les autorités locales, confirmant implicitement que la guerre se concentrera dorénavant dans le sud-est du pays.

Les troupes russes n’occupent plus aucune ville ni aucun village de la région de Soumy, a confirmé lundi le gouverneur régional Dmytro Zhyvytskyi dans une entrevue à la télévision nationale ukrainienne.

Les troupes russes se sont essentiellement retirées et les forces ukrainiennes s’emploient à repousser celles qui restent, a-t-il dit. L’armée russe a abandonné beaucoup d’équipements derrière elle, selon lui.

Soumy, qui comptait environ 250 000 habitants avant le début de la guerre, a été encerclée dès le début du conflit et a subi d’importants bombardements.

Les échos sont similaires du côté de Tchernihiv, au nord-est de la capitale Kiev, où le gouverneur régional, Viatcheslav Tchaous, affirme que les troupes russes ont quitté la ville du même nom sans avoir pour autant quitté l’ensemble de la région.

Cette information est confirmée par l’armée ukrainienne, qui affirme que ses forces ont repris quelques villes dans la région, et que de l’aide humanitaire y est livrée. La route reliant Tchernihiv à Kiev sera rouverte lundi, a annoncé l’agence ukrainienne RBK.

Soulignant que les troupes russes ont placé des mines sur des routes de la région, le gouverneur Tchaous a demandé aux résidents désireux de revenir dans la région d’être patients et d’attendre que l’armée ukrainienne procède à des opérations de déminage.

Boutcha : l’Occident dénonce « un génocide »

L’Occident dénonce un génocide à Boutcha, au nord-ouest de Kiev, et de nouvelles sanctions sont réclamées. On en parle avec François Brousseau, chroniqueur d’information internationale à la radio de Radio-Canada.

Tchernihiv, ville de 250 000 habitants, a été assiégée, privée de ravitaillement et intensément bombardée dès le début de l’invasion russe. Son maire estime que 70 % de la ville a été détruite.

La semaine dernière, Moscou avait annoncé après des pourparlers avec Kiev à Istanbul qu’elle allait réduire « radicalement » ses opérations militaires aux alentours de Kiev et de Tchernihiv.

Les troupes russes se sont effectivement retirées des banlieues de Kiev au cours des derniers jours, après avoir semé la destruction et la mort dans des villes comme Boutcha, Irpin et Gostomel.

Le ministère russe de la Défense avait auparavant annoncé avoir terminé la première phase de ses opérations militaires en Ukraine, et qu’il allait désormais se concentrer sur la région du Donbass, dans le sud-est ukrainien.

Pas de répit pour Marioupol

Dans le sud-est ukrainien, l’opération d’évacuation des résidents de la ville assiégée de Marioupol continue de se faire attendre, une nouvelle tentative n’ayant pas donné les résultats escomptés.

Selon la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, les forces russes continuent d’empêcher des autobus d’entrer dans la ville portuaire, et bloquent l’accès à une équipe de la Croix-Rouge.

Marioupol, qui comptait plus de 400 000 habitants avant la guerre, a été presque complètement détruite par les bombardements russes. Photo: Reuters/Pigiste

Un porte-parole de l’organisation, Jason Straziuso, a confirmé cette information à Reuters. En raison des conditions de sécurité, notre équipe n’a pas été capable d’atteindre Marioupol aujourd’hui, a-t-il indiqué.

En conférence de presse, le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a brossé un portrait particulièrement sombre de l’état des lieux, où environ 130 000 habitants demeurent coincés, selon lui.

« La triste nouvelle est que 90 % des infrastructures de la ville sont détruites et 40 % d’entre elles sont irrécupérables. »— Une citation de  Vadim Boïtchenko, maire de Marioupol

La prise de Marioupol revêt une grande importance pour Moscou, qui veut établir un corridor terrestre entre la Crimée, territoire ukrainien qu’elle a annexé en 2014, et les républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk, dans le Donbass, dont elle a reconnu l’indépendance.

Les autorités de Marioupol affirmaient la semaine dernière que les bombardements et les combats ont fait au moins 5000 morts.

Les résidents qui s’y trouvent toujours sont privés d’eau, de nourriture, d’électricité et de chauffage depuis déjà plusieurs semaines.

Le corps du soldat ukrainien Tereshko Volodymyr a été porté en terre lundi, à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. Photo: La Presse Canadienne/AP/Nariman EL-Mofty

Huit morts dans des bombardements dans le sud

Huit personnes ont été tuées et 34, blessées dans des bombardements des forces russes dimanche sur les villes d’Otchakiv et de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, a aussi confirmé lundi le parquet ukrainien.

Du fait des bombardements de l’ennemi, sept habitants de la ville d’Otchakiv ont été tués et 20 autres ont été blessés. Dans la ville de Mykolaïv, une personne a été tuée et 14 autres ont été blessées, dont un enfant, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Selon le parquet, les tirs des forces russes ont endommagé des habitations et des infrastructures civiles ainsi que des véhicules.

Ville-verrou sur la route d’Odessa, le plus grand port d’Ukraine, Mykolaïv, 475 000 habitants avant la guerre, a été longuement pilonnée quand l’armée russe avait en vain tenté de s’en emparer.

L’étau russe semblait s’y desserrer ces derniers jours.

Le port d’Otchakiv, 15 000 habitants, au bord de la mer Noire, était l’une des premières cibles de l’invasion russe le 24 février.

Par Radio-Canada avec les informations de Reuters, Associated Press et Agence France-Presse

Russie: l’ONU met en garde contre un « péril », Kiev réclame le retrait des troupes russes

février 23, 2022
Russie: l'ONU met en garde contre un "peril", Kiev reclame le retrait des troupes russes
Russie: l’ONU met en garde contre un « péril », Kiev réclame le retrait des troupes russes© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le secrétaire général de l’ONUAntonio Guterres, a estimé mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies que le monde faisait face « à un moment de péril » avec la crise entre la Russie et l’Occident autour de l’Ukraine, qui a réclamé le retrait des troupes russes.

« Le conflit déclenché par la Russie avec l’Ukraine pourrait se traduire par « une nouvelle crise de réfugiés » avec « jusqu’à 5 millions de personnes supplémentaires déplacées », a averti de son côté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

Pour le chef de l’ONU, « la décision de la Russie de reconnaître la soi-disant +indépendance+ des régions de Donetsk et de Lougansk ? et la suite ? sont des violations de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine et sont incompatibles avec les principes de la Charte des Nations unies ».

Prenant la parole dans la foulée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a souligné que l’Ukraine n’était pas une menace pour la Russie. « L’Ukraine n’a jamais prévu et ne prévoit aucune opération militaire dans le Donbass » », a-t-il dit.

« Le début d’une guerre à grande échelle en Ukraine sera la fin de l’ordre mondial tel que nous le connaissons », a mis en garde Dmytro Kuleba, en demandant aux membres des Nations unies de ne pas reconnaître l’indépendance des régions de Donetsk et de Lougansk.

« Il faut que la Russie retrouve le chemin de la diplomatie », qu’elle « retire ses troupes, cesse de déstabiliser la région », a réclamé le ministre ukrainien. « Nous voulons la paix ! », a lancé à la fin de son long discours Dmytro Kuleba, vivement applaudi.

La majorité des orateurs, représentant tous les continents, ont critiqué plus ou moins ouvertement les décisions et actions récentes de Moscou.

« Époque d’empires »

« Si la Russie continue sur cette voie, elle pourrait – selon nos estimations – créer une nouvelle crise de réfugiés, l’une des plus importantes auxquelles le monde soit confronté aujourd’hui, avec jusqu’à 5 millions de personnes supplémentaires déplacées par la guerre choisie par la Russie et sa pression exercée sur les voisins de l’Ukraine », a affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

« Parce que l’Ukraine est l’un des plus grands fournisseurs de blé au monde, en particulier pour le monde en développement, les actions de la Russie pourraient provoquer une flambée des prix des denrées alimentaires et conduire à une faim encore plus désespérée dans des endroits comme la Libye, le Yémen et le Liban », a aussi affirmé la diplomate américaine.

Deux jours après une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield a une nouvelle fois appelé la Russie à faire marche arrière. Moscou est un membre permanent du Conseil de sécurité, doté d’un droit de veto, ce qui lui permet d’annihiler toute tentative dans cette instance pour la condamner.

« Nous sommes en 2022 » et « nous ne reviendrons pas à une époque d’empires et de colonies – ou à l’URSS ou à l’Union soviétique« , a fait valoir Linda Thomas-Greenfield. « Nous avons avancé et devons veiller, comme l’a dit lundi le Kenya au Conseil de sécurité, à ce que +les braises des empires morts n’enflamment pas de nouvelles formes d’oppression et de violence+ », a-t-elle ajouté.

Au préalable, son homologue russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, avait affirmé que la situation aujourd’hui était le résultat du « coup d’Etat de 2014 » qui a conduit à un changement de pouvoir en Ukraine. Depuis, Kiev mène une « répression » à l’égard de la minorité russophone en Ukraine, a-t-il dénoncé, évoquant même – une première à l’ONU – le terme de « génocide » utilisé récemment par le président russe Vladimir Poutine.

Selon lui, l’absence d’action de Kiev en faveur de l’est du pays a poussé « des dizaines de milliers de personnes » à fuir vers la Russie.

Mardi, Antonio Guterres avait rejeté fermement cette assertion d’un « génocide » commis dans le Donbass.

La réunion de l’Assemblée générale à laquelle participent mercredi les 193 membres de l’ONU est une session annuelle sur les « territoires ukrainiens occupés temporairement », organisée depuis l’annexion en 2014 de la Crimée par la Russie.

Par Le Point avec AFP

Mali : la junte presse le départ de la France, Macron intransigeant

février 18, 2022

Le gouvernement arrivé au pouvoir demande une évacuation « sans délai » des soldats français. Mais Macron refuse au nom de la sécurité des soldats.

La junte au pouvoir à Bamako a demandé, vendredi, à la France de « retirer sans délai » ses soldats du Mali, au lendemain de l’annonce par Paris et ses partenaires d’un retrait échelonné sur les prochains mois.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement installé par les militaires, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l’annonce du désengagement français de « violation flagrante » des accords entre les deux pays. Il dit aussi que les résultats de neuf ans d’engagement français au Mali « n’ont pas été satisfaisants ».

« Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité »

« Au regard de ces manquements répétés [aux] accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes », dit le colonel Maïga. La demande de retrait immédiat de la part des colonels arrivés au pouvoir par la force en août 2020 est un nouveau défi à l’ancien partenaire français, après des mois de montée des tensions.

Le président français Emmanuel Macron a rejeté vendredi cette exigence de la junte militaire au pouvoir à Bamako de retirer les soldats français « sans délai » du Mali et a mis en garde contre toute atteinte à leur sécurité. « Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s’appliquera en bon ordre afin d’assurer la sécurité de la mission des Nations unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité », a averti le chef de l’État lors d’une conférence de presse à l’issue du 6e sommet entre l’UE et l’Union africaine à Bruxelles.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19

décembre 27, 2021

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19. Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

© Morsa Images/Getty Images 650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19.

Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.

D’ailleurs, le CIUSSS MCQ a entamé des démarches lui permettant de recourir à un arrêté ministériel pour les établissements les plus touchés. L’arrêté suspend l’application de la convention collective et permet à l’employeur d’annuler des vacances ou d’obliger le recours au temps supplémentaire.

Mardi, le CIUSSS MCQ devrait annoncer aux syndicats quels établissements et départements seront touchés par ce arrêté.

La présidente du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ, Marie-Josée Hamelin, constate l’essoufflement dans le réseau. Partout c’est la même chose. Tout le monde fait du temps supplémentaire accoté au plancher. On est obligé de donner les services à la population et c’est correct là». Marie Josée Hamelin poursuit en reconnaissant que le personnel aimerait aussi avoir droit à ses congés et demande à la population de faire sa part.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 42 personnes occupent un des 47 lits réservés aux patients atteints par la Covid-19 dans l’un des quatre centres hospitaliers qui les accueille dans la région.

Les technologistes médicaux au bout du rouleau

Les technologistes médicaux sont surchargés par la nouvelle vague de COVID-19, selon l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

En ce moment, c’est l’hécatombe», constate la représentante nationale pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Pascal Leclair-Gingras.

Les technologistes doivent effectuer du temps supplémentaire de jour comme de nuit, pour fournir les résultats de dépistage le plus rapidement possible.

Dans la région seulement, environ 8600 tests ont été analysés les 20, 21 et 22 décembre.

Selon le syndicat, le laboratoire de microbiologie a fonctionné à plus de 360 % de sa capacité en 2021.

Le syndicat demande entre autres au ministre de la Santé de prioriser les analyses à effectuer pour éviter l’engorgement des laboratoires. Des incitatifs financiers sont réclamés pour éviter que les technologistes quittent le réseau et pour en attirer d’autres. L’organisation du travail devrait aussi être revue pour diminuer le recours aux heures supplémentaires.

En décembre, les membres de l’APTS ont voté en faveur d’une entente de principe conclue avec le gouvernement dans une proportion de 55 %. Nos membres nous disent qu’ils l’ont accepté un peu par dépit, particulièrement dans les laboratoires. Ils sont très déçus de ce que le gouvernement leur offre étant donné le rôle important qu’ils ont actuellement», soutient Pascale Leclair-Gingras.

Au CIUSSS MCQ, par courriel, on indique être conscients que la pression est forte sur les technologistes médicaux, tout comme l’ensemble du personnel, dans le contexte de la pandémie».

Avec  CBC/Radio-Canada d’après les informations de Flavie Sauvageau

Russie: Moscou annonce la fin des manœuvres militaires près de l’Ukraine

décembre 25, 2021
Un soldat russe.

Un soldat de l’armée russe participe à des exercices sur un champ de tir. Photo: Associated Press

Plus de 10 000 militaires russes sont rentrés dans leurs bases après des exercices d’un mois dans le sud de la Russie, notamment près de la frontière ukrainienne au cœur de vives tensions, a indiqué samedi Moscou.

Le ministère russe de la Défense a affirmé que ces manœuvres d’entraînement au combat avaient eu lieu sur plusieurs terrains militaires dans les régions russes de Volgograd, de Rostov, de Krasnodar, et de Crimée annexée, des zones à proximité immédiate de l’Ukraine.

Le ministère précise que des exercices ont également eu lieu dans des territoires russes plus éloignés de la frontière ukrainienne, dans les régions de Stavoropol, d’Astrakhan, du Caucase nord, mais aussi en Arménie, en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Dans son communiqué, l’armée russe ne précise pas dans quelles bases ces troupes ont été redéployées.

Afin d’assurer un état d’alerte élevé pendant les fêtes de fin d’année sur les sites militaires du district militaire Sud, des unités de garde, des renforts et des forces seront affectés pour faire face à d’éventuelles situations d’urgence, a-t-elle ajouté.

Une réponse à l’Occident?

Depuis plus d’un mois, la Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats près de la frontière ukrainienne, en vue d’une possible intervention militaire contre Kiev.

Moscou nie toute intention belliqueuse et affirme être menacée par des provocations de Kiev et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN, et exige que l’Alliance s’engage à ne pas s’élargir en ex-Union des républiques socialistes soviétiquesURSS. Ces demandes doivent être abordées lors de négociations russo-américaines en janvier.

Les relations entre Kiev et Moscou sont déjà très tendues depuis l’annexion en 2014 par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée et le début d’une guerre entre les troupes ukrainiennes et des séparatistes prorusses dans l’Est.

Dans une interview vendredi avec l’Agence France-PresseAFP, le secrétaire du Conseil de sécurité national ukrainien, Oleksiy Danilov, a toutefois minimisé le risque d’une escalade imminente.

Selon lui, le nombre de soldats russes autour de l’Ukraine n’a que légèrement augmenté, de 93 000 en octobre à environ 104 000 actuellement.

Par Le Point avec AFP

Le président philippin Duterte veut se retirer de la politique

octobre 2, 2021

LE PRÉSIDENT PHILIPPIN DUTERTE VEUT SE RETIRER DE LA POLITIQUE

© Reuters/LISA MARIE DAVID 

MANILLE (Reuters) – Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a annoncé samedi son intention de se retirer de la vie politique, une décision inattendue qui pourrait le conduire à soutenir sa fille dans la course à sa succession.

« J’annonce aujourd’hui mon retrait de la politique », a dit le chef de l’Etat, qui accompagnait le sénateur Christopher « Bong » Go, élu de leur parti, le PDP-Laban, pour le dépôt de la candidature de ce dernier à la vice-présidence du pays.

Rodrigo Duterte était jusqu’à présent considéré comme un candidat probable à la vice-présidence lors de l’élection prévue l’an prochain, faute de pouvoir briguer un deuxième mandat de six ans à la tête du pays, ce qui lui interdit la constitution philippine.

Sa fille, Sara Duterte-Carpio, qui lui a déjà succédé au poste de maire de la ville de Davao, a déclaré le mois dernier qu’elle ne briguerait pas un mandat national en 2022 parce qu’elle s’était mise d’accord avec lui pour qu’un seul d’entre eux soit candidat.

La retraite politique du père pourrait donc ouvrir la voie à une candidature de la fille à la magistrature suprême.

« Ça permet à Sara Duterte d’entrer dans la course », a déclaré samedi Antonio La Vina, professeur de droit et de politique à l’université Ateneo de Manille. Il n’a toutefois pas exclu que Rodrigo Duterte change d’avis et soit finalement candidat à la vice-présidence.

La période de dépôt des candidatures s’achèvera vendredi mais des retraits et des remplacements sont autorisés jusqu’au 15 novembre.

Rodrigo Duterte avait déjà attendu le tout dernier moment pour se déclarer candidat à la présidence pour l’élection de 2016, qu’il a facilement remportée.

Reuters (Reportage Karen Lema, version française Marc Angrand)