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Canada-Québec: Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19

décembre 27, 2021

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19. Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

© Morsa Images/Getty Images 650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19.

Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.

D’ailleurs, le CIUSSS MCQ a entamé des démarches lui permettant de recourir à un arrêté ministériel pour les établissements les plus touchés. L’arrêté suspend l’application de la convention collective et permet à l’employeur d’annuler des vacances ou d’obliger le recours au temps supplémentaire.

Mardi, le CIUSSS MCQ devrait annoncer aux syndicats quels établissements et départements seront touchés par ce arrêté.

La présidente du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ, Marie-Josée Hamelin, constate l’essoufflement dans le réseau. Partout c’est la même chose. Tout le monde fait du temps supplémentaire accoté au plancher. On est obligé de donner les services à la population et c’est correct là». Marie Josée Hamelin poursuit en reconnaissant que le personnel aimerait aussi avoir droit à ses congés et demande à la population de faire sa part.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 42 personnes occupent un des 47 lits réservés aux patients atteints par la Covid-19 dans l’un des quatre centres hospitaliers qui les accueille dans la région.

Les technologistes médicaux au bout du rouleau

Les technologistes médicaux sont surchargés par la nouvelle vague de COVID-19, selon l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

En ce moment, c’est l’hécatombe», constate la représentante nationale pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Pascal Leclair-Gingras.

Les technologistes doivent effectuer du temps supplémentaire de jour comme de nuit, pour fournir les résultats de dépistage le plus rapidement possible.

Dans la région seulement, environ 8600 tests ont été analysés les 20, 21 et 22 décembre.

Selon le syndicat, le laboratoire de microbiologie a fonctionné à plus de 360 % de sa capacité en 2021.

Le syndicat demande entre autres au ministre de la Santé de prioriser les analyses à effectuer pour éviter l’engorgement des laboratoires. Des incitatifs financiers sont réclamés pour éviter que les technologistes quittent le réseau et pour en attirer d’autres. L’organisation du travail devrait aussi être revue pour diminuer le recours aux heures supplémentaires.

En décembre, les membres de l’APTS ont voté en faveur d’une entente de principe conclue avec le gouvernement dans une proportion de 55 %. Nos membres nous disent qu’ils l’ont accepté un peu par dépit, particulièrement dans les laboratoires. Ils sont très déçus de ce que le gouvernement leur offre étant donné le rôle important qu’ils ont actuellement», soutient Pascale Leclair-Gingras.

Au CIUSSS MCQ, par courriel, on indique être conscients que la pression est forte sur les technologistes médicaux, tout comme l’ensemble du personnel, dans le contexte de la pandémie».

Avec  CBC/Radio-Canada d’après les informations de Flavie Sauvageau

Russie: Moscou annonce la fin des manœuvres militaires près de l’Ukraine

décembre 25, 2021
Un soldat russe.

Un soldat de l’armée russe participe à des exercices sur un champ de tir. Photo: Associated Press

Plus de 10 000 militaires russes sont rentrés dans leurs bases après des exercices d’un mois dans le sud de la Russie, notamment près de la frontière ukrainienne au cœur de vives tensions, a indiqué samedi Moscou.

Le ministère russe de la Défense a affirmé que ces manœuvres d’entraînement au combat avaient eu lieu sur plusieurs terrains militaires dans les régions russes de Volgograd, de Rostov, de Krasnodar, et de Crimée annexée, des zones à proximité immédiate de l’Ukraine.

Le ministère précise que des exercices ont également eu lieu dans des territoires russes plus éloignés de la frontière ukrainienne, dans les régions de Stavoropol, d’Astrakhan, du Caucase nord, mais aussi en Arménie, en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Dans son communiqué, l’armée russe ne précise pas dans quelles bases ces troupes ont été redéployées.

Afin d’assurer un état d’alerte élevé pendant les fêtes de fin d’année sur les sites militaires du district militaire Sud, des unités de garde, des renforts et des forces seront affectés pour faire face à d’éventuelles situations d’urgence, a-t-elle ajouté.

Une réponse à l’Occident?

Depuis plus d’un mois, la Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats près de la frontière ukrainienne, en vue d’une possible intervention militaire contre Kiev.

Moscou nie toute intention belliqueuse et affirme être menacée par des provocations de Kiev et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN, et exige que l’Alliance s’engage à ne pas s’élargir en ex-Union des républiques socialistes soviétiquesURSS. Ces demandes doivent être abordées lors de négociations russo-américaines en janvier.

Les relations entre Kiev et Moscou sont déjà très tendues depuis l’annexion en 2014 par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée et le début d’une guerre entre les troupes ukrainiennes et des séparatistes prorusses dans l’Est.

Dans une interview vendredi avec l’Agence France-PresseAFP, le secrétaire du Conseil de sécurité national ukrainien, Oleksiy Danilov, a toutefois minimisé le risque d’une escalade imminente.

Selon lui, le nombre de soldats russes autour de l’Ukraine n’a que légèrement augmenté, de 93 000 en octobre à environ 104 000 actuellement.

Par Le Point avec AFP

Le président philippin Duterte veut se retirer de la politique

octobre 2, 2021

LE PRÉSIDENT PHILIPPIN DUTERTE VEUT SE RETIRER DE LA POLITIQUE

© Reuters/LISA MARIE DAVID 

MANILLE (Reuters) – Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a annoncé samedi son intention de se retirer de la vie politique, une décision inattendue qui pourrait le conduire à soutenir sa fille dans la course à sa succession.

« J’annonce aujourd’hui mon retrait de la politique », a dit le chef de l’Etat, qui accompagnait le sénateur Christopher « Bong » Go, élu de leur parti, le PDP-Laban, pour le dépôt de la candidature de ce dernier à la vice-présidence du pays.

Rodrigo Duterte était jusqu’à présent considéré comme un candidat probable à la vice-présidence lors de l’élection prévue l’an prochain, faute de pouvoir briguer un deuxième mandat de six ans à la tête du pays, ce qui lui interdit la constitution philippine.

Sa fille, Sara Duterte-Carpio, qui lui a déjà succédé au poste de maire de la ville de Davao, a déclaré le mois dernier qu’elle ne briguerait pas un mandat national en 2022 parce qu’elle s’était mise d’accord avec lui pour qu’un seul d’entre eux soit candidat.

La retraite politique du père pourrait donc ouvrir la voie à une candidature de la fille à la magistrature suprême.

« Ça permet à Sara Duterte d’entrer dans la course », a déclaré samedi Antonio La Vina, professeur de droit et de politique à l’université Ateneo de Manille. Il n’a toutefois pas exclu que Rodrigo Duterte change d’avis et soit finalement candidat à la vice-présidence.

La période de dépôt des candidatures s’achèvera vendredi mais des retraits et des remplacements sont autorisés jusqu’au 15 novembre.

Rodrigo Duterte avait déjà attendu le tout dernier moment pour se déclarer candidat à la présidence pour l’élection de 2016, qu’il a facilement remportée.

Reuters (Reportage Karen Lema, version française Marc Angrand)

La Guinée se retire des Jeux de Tokyo en raison de la pandémie de COVID-19

juillet 22, 2021

CONAKRY, Guinée — La Guinée a choisi de se retirer des Jeux olympiques de Tokyo en raison de la résurgence des cas de COVID-19 et de l’apparition des variants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le pays africain devait envoyer cinq athlètes au Japon.

Le ministère des Sports Sanoussy Bantama en a fait l’annonce dans une lettre envoyée mercredi au président du Comité olympique de Guinée.

«En raison de la propagation des variants de la COVID-19, le gouvernement, qui veut protéger la santé des athlètes guinéens, a décidé d’annuler la participation de la Guinée aux 32e Jeux olympiques, prévus à Tokyo», peut-on lire dans la déclaration.

Quelques jours seulement avant cette annonce, le secrétaire général du Comité olympique de Guinée, Ben Daouda Nassoko, avait mentionné à l’Associated Press que sa délégation venait de recevoir les fonds nécessaires pour se rendre à Tokyo.

La lutteuse Fatoumata Yarie Camara est l’une des athlètes qui seront privés d’une participation aux JO.

«La question que je me pose est: si le pays hôte — le Japon — n’a pas annulé les Jeux en raison de la pandémie, alors pourquoi la Guinée a choisi de ne pas participer?» a-t-elle souligné.

«Pourquoi? C’est ce que je me demande, mais je n’ai toujours pas trouvé de réponse.»

Les autres athlètes guinéens qui devaient participer aux compétitions sont les nageurs Mamadou Tahirou Bah et Fatoumata Lamarana Toure, le sprinteur Aissata Deen Conte et le judoka Mamadou Samba Bah.

La Guinée a envoyé une délégation lors de 11 Jeux olympiques, mais elle n’a jamais remporté de médaille.

La Corée du Nord est le seul autre pays à s’être retiré des Jeux de Tokyo, également en raison de la pandémie.

Avec Boubacar Diallo et Carley Petesch, The Associated Press

USA: La ville de Charlottesville déboulonne les statues des généraux confédérés

juillet 10, 2021

USA: LA VILLE DE CHARLOTTESVILLE DÉBOULONNE LES STATUES DES GÉNÉRAUX CONFÉDÉRÉS

© Reuters/EVELYN HOCKSTEIN 

(Reuters) – La municipalité de Charlottesville (Virginie) a déboulonné samedi la statue du général sudiste Robert E. Lee, figure de la guerre de Sécession, quatre ans après de violents affrontements à ce sujet entre des suprémacistes blancs et des contre-manifestants qui avaient fait un mort.

Une deuxième statue, celle du général confédéré Thomas « Stonewall » Jackson, a été retirée par la suite, a indiqué un porte-parole de la municipalité, Brian Wheeler.

Les monuments célébrant les Etats confédérés du Sud, qui avaient combattu pour maintenir l’esclavage, sont la cible aux Etats-Unis des militants contre le racisme.

En 2017, la décision de la ville de retirer la statue du général Lee avait provoqué une vaste mobilisation de l’ultra-droite qui avait tourné au drame, après qu’une voiture conduite par un suprémaciste blanc eut foncé dans la foule, tuant une contre-manifestante, Heather Heyer, 32 ans.

Par Reuters (Reportage Julia Harte, avec la contribution; d’Ismail Shakil à Bangalore, version française Sophie Louet)

Vandalisme : une œuvre de Culture Trois-Rivières retirée au centre-ville

juin 10, 2021

 La création de l'Ontarien Brandon Vickerd a été endommagée dans les derniers jours, ce qui force Culture Trois-Rivières à la retirer de la rue des Forges.

© Culture Trois-Rivières/Courtoisie 

La création de l’Ontarien Brandon Vickerd a été endommagée dans les derniers jours, ce qui force Culture Trois-Rivières à la retirer de la rue des Forges.

Une œuvre, installée par Culture Trois-Rivières au centre-ville depuis le 5 juin, a dû être retirée à la suite d’actes de vandalisme répétés.

L’œuvre Alouette, qui prend la forme d’une automobile sur laquelle un engin aérospatial a atterri, a été conçue par l’artiste ontarien Brandon Vickerd. Depuis la semaine dernière, elle prenait place sur la rue des Forges dans le cadre de leur parcours Passages insolites–En tournée à Trois-Rivières.

Graffitis, pièces du véhicule volées, fenêtres brisées et pare-brise fracassé par une chaise, la création de Brandon Vickerd a été la cible d’actes de vandalisme, ce qui force l’organisme trifluvien à le retirer de l’espace public.

Des comportements jugés « inacceptables » par Culture Trois-Rivières.

« On est déçu, très déçu. […] On trouve ça extrêmement déplorable et la seule qu’on se dit, c’est qu’heureusement, ce sont des cas très isolés. Ça arrive très rarement qu’on a des cas de vandalisme comme ça sur des œuvres d’art publiques », a admis la directrice générale de Culture Trois-Rivières Nancy Kukovica.

Cependant, la situation ne compromet pas la suite de l’exposition, assure Mme Kukovica. Au contraire, plusieurs options sont étudiées avec l’artiste pour permettre à l’œuvre d’être exposée à nouveau, comme celle de présenter seulement l’engin aérospatial sans le véhicule.

« Ça ne nous empêchera pas de continuer à faire ce qui doit être fait. C’est-à-dire, pour nous, ça fait partie de notre mission que de rendre l’art accessible », a ajouté Mme Kukovica.

En ce moment, même si l’exposition se poursuit et que l’organisme estime l’événement comme étant un cas isolé, une plainte a tout de même été déposée aux autorités policières de Trois-Rivières, selon la directrice générale.

Avec Jérémie Camirand

Libye : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame « le retrait des forces étrangères et des mercenaires »

mars 13, 2021
Les forces loyales au gouvernement d’accord national libyen (GNA) reconnu par l’ONU font défiler un camion de système de défense aérienne Pantsir de fabrication russe dans la capitale Tripoli le 20 mai 2020, après sa capture à la base aérienne d’Al-Watiya (base aérienne d’Okba Ibn Nafa) par les forces loyales à l’homme fort libyen Khalifa Haftar, basé dans l’est du pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé vendredi dans une déclaration approuvée à l’unanimité « le retrait sans plus tarder de toutes les forces étrangères et des mercenaires de Libye », en saluant la validation mercredi par le Parlement du nouveau gouvernement unifié.

« Le Conseil de sécurité appelle toutes les parties à appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu (du 23 octobre) et exhorte les États membres à respecter et à soutenir la pleine application de l’accord », précise cette déclaration.

Selon l’ONU, environ 20 000 militaires et mercenaires se trouvaient encore fin 2020 en Libye et aucun mouvement de retrait n’a été constaté à ce jour. « Le Conseil de sécurité appelle au plein respect de l’embargo des Nations unies sur les armes par tous les États membres, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », indique aussi le texte.

Embargo violé

Cet embargo imposé depuis 2011 est violé régulièrement depuis des années selon les experts de l’ONU chargés de son contrôle. Leur prochain rapport annuel est attendu dans les jours à venir. Dans le passé, ces experts ont notamment dénoncé la présence en Libye de mercenaires russes, de troupes turques, et de groupes armés composés de Syriens, Tchadiens ou de Soudanais.

« Le Conseil de sécurité reconnaît la nécessité de planifier le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, la réforme du secteur de la sécurité et de mettre en place une architecture de sécurité inclusive et dirigée par des civils pour l’ensemble de la Libye », ajoute la déclaration.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Tchad : Saleh Kebzabo, principal opposant d’Idriss Déby Itno, retire sa candidature

mars 2, 2021
l’opposant tchadien Saleh Kebzabo a retiré sa candidature à la présidentielle du 11 avril 2021.

Le principal opposant au Tchad, Saleh Kebzabo, a retiré lundi sa candidature de la présidentielle du 11 avril en accusant le président Idriss Déby Itno, grand favori pour un sixième mandat, d’intimider ses rivaux par l’usage de la force.

Candidat malheureux à quatre reprise contre Idriss Déby ItnoSaleh Kebzabo a annoncé son retrait au lendemain d’une sanglante tentative d’arrestation par l’armée de Yaya Dillo Djerou, autre candidat déclaré, qui s’est soldée par la mort d’au moins trois personnes : sa mère et deux militaires. Condamnant « l’attaque militaire du domicile de M. Yaya Dillo Djerou », le député de l’opposition a dénoncé « le climat d’insécurité qui entachera certainement la campagne électorale pour les candidats qui vont affronter M. Déby, lequel dirige le Tchad d’une main de fer depuis plus de 30 ans.

Et Saleh Kebzabo, invoquant « une militarisation évidente du climat politique », a annoncé le retrait de sa candidature, « pour ne pas avoir à servir de caution à la mascarade qui se prépare sur une grande échelle ».

Cet ancien journaliste, arrivé troisième à la présidentielle de 1996, s’était rallié au chef de l’État au second tour, avant d’entrer dans son gouvernement. Il y enchaînera les portefeuilles jusqu’à sa rupture avec Idriss Déby Itno en 1999, qu’il affrontera encore sans succès aux présidentielles de 2001, 2006 et 2016. Dimanche, la police épaulée par des militaires lourdement armés et des blindés ont tenté d’arrêter l’opposant et candidat déclaré Yaya Dillo à son domicile de N’Djamena, en vertu de deux mandats d’amener de la justice pour « diffamation et injures » à l’égard de l’épouse du chef de l’État.

Le gouvernement accuse Yaya Dillo Djerou

Le mouvement de Yaya Dillo Djerou, le Front nouveau pour le changement (FNC), a assuré dans un communiqué que cinq membres de la famille de l’opposant, dont sa mère, ont été tués par un corps d’élite de l’armée qui ont « défoncé son portail avec un char blindé ». Une version contredite lundi par le ministre des Affaires étrangères Amine Abba Sidick devant le corps diplomatique : « un tir de l’intérieur visant les forces de l’ordre a atteint mortellement la mère de Yaya Dillo », a-t-il affirmé, ajoutant que deux militaires ont été tués dans un blindé dans la cour de l’opposant.

Selon le ministre, « Dillo et cinq hommes armés de fusils de guerre » ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre dès leur arrivée. Puis un blindé léger est entré dans la cour du domicile et a été pris d’assaut, deux membres de l’équipage ont été tués. Dans la cohue, les soldats « ont laissé partir des civils » et Yaya Dillo Djerou « s’est probablement échappé en se cachant parmi eux », a assuré le ministre. « Sa position demeure inconnue », a confirmé lundi le procureur de la République de N’Djamena Youssouf Tom.

Ancien chef rebelle et membre de la même ethnie zaghawa que Déby, Yaya Dillo Djerou avait rallié en 2007 le président tchadien, dont il était devenu ministre avant d’occuper plusieurs postes de conseiller à la présidence. Il fut ensuite représentant du Tchad à la Commission des États de l’Afrique centrale (Cemac) jusqu’en 2020, avant de rejoindre l’opposition.

Internet restreint

Lundi, quelques blindés et des membres de la garde présidentielle et de la gendarmerie étaient encore positionnés près du domicile de Yaya Dillo Djerou. L’accès à internet mobile, quasiment impossible dimanche, était encore fortement perturbé lundi.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement interdit systématiquement et réprime durement toute manifestation de l’opposition et de la société civile qui réclament « l’alternance et plus de justice sociale ». Amnesty international a dénoncé des « restrictions non nécessaires et disproportionnées du droit à la liberté de réunion pacifique » et des « arrestations arbitraires ».

Outre Idriss Déby Itno, une quinzaine de personnes ont annoncé leur intention de déposer leur candidature à la présidentielle, mais la Cour suprême doit publier dans les jours qui viennent la liste de celles officiellement retenues.

Par Jeune Afrique avec AFP

[Chronique] Joseph Kabila privé de sa Garde républicaine : un ex-roi nu ?

février 24, 2021
Damien Glez

Est-ce l’ultime passe d’armes entre l’ancien président et son successeur ? Alors que la Garde républicaine qui assurait la sécurité de Joseph Kabila est remplacée par des policiers, certains dénoncent une désacralisation de l’ex-chef de l’État.

Machiavel machiavelisé ? Au jeu du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », le clan du président Félix Tshisekedi excelle et assène des coups symboliques à l’ancien régime. Beaucoup d’observateurs riaient pourtant sous cape quand le Medvedev congolais décida de s’émanciper de son Poutine local. À l’issue de la dernière présidentielle, le chef de l’État élu apparaissait comme le bénéficiaire d’une alternance en trompe-l’œil, tout comme le candidat de l’ancien régime, Emmanuel Ramazani Shadary, ressemblait, a posteriori, à un dauphin en carton-pâte.

Dans l’ombre, aux manettes d’une majorité censément solide, confortablement installé dans son fauteuil de sénateur à vie, l’impénétrable Joseph Kabila attendait que le pouvoir lui revienne comme un boomerang.

Cheval de Troie

Mû par un regain d’orgueil, l’élu déploya patiemment sa stratégie : un cheval de Troie dans le cheval de Troie d’une majorité kabiliste qu’on croyait verrouillée. Deux ans après son accession à la magistrature suprême, au tournant de l’année 2020 et au début de 2021, « Fatshi » a fissuré patiemment le clan de son allié de circonstance.

Après avoir obtenu le départ de la présidente de l’Assemblée nationale, une majorité d’« Union sacrée de la nation » de 391 députés et le changement de Premier ministre, il restait à Tshisekedi quelques mesures symboliques à prendre, qui frisent l’humiliation de son prédécesseur…

CELUI QUI RÉGNA SUR LA RDC PENDANT DIX-HUIT ANS SERA DÉSORMAIS GARDÉ PAR 75 « SIMPLES » POLICIERS…

Quelques jours auparavant, plusieurs centaines de Gardes républicains qui protégeaient Joseph Kabila et l’ensemble des lieux où évoluait sa famille proche ont été rapatriés dans leur unité d’origine.

Il y a deux semaines déjà, à Kinshasa, étaient enlevés les barrières, voitures blindées et chars qui empêchaient l’accès au monument érigé en hommage à Laurent-Désiré Kabila et à la rue kinoise où se situe la résidence du « président honoraire » et « sénateur à vie » Joseph Kabila. Celui qui régna sur la RDC pendant dix-huit ans sera désormais gardé par 75 « simples » policiers…

Kabila désacralisé

Bien entendu, les tshisekedistes ont beau jeu de rappeler que la loi affecte la Garde républicaine à la seule protection du chef de l’État en exercice. Il n’empêche. La figure de Kabila est d’autant plus désacralisée que des badauds curieux peuvent désormais faire des selfies à proximité de sa porte d’entrée. Ce week-end, à Lubumbashi, le départ des Gardes républicains affectés aux propriétés de l’ancien président a même suscité des rumeurs…

À MALIN, MALIN ET DEMI ?

Reste à savoir si la guéguerre entre le fils d’Étienne et celui de Laurent-Désiré sera une partie de billard français à trois bandes. À malin, malin et demi ? Toujours jeune pour un dirigeant politique, Joseph Kabila sortira-t-il un ultime tour de sa besace politicienne ? Il aurait quitté sa ferme de Lubumbashi pour chercher l’inspiration en Zambie puis aux Émirats arabes unis. Objectif 2023 ?

Avec Jeune Afrique par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Canada-Québec/Retrait des rassemblements à Noël: une décision accueillie sans grande surprise

décembre 5, 2020

Trois-Rivières — Le recul du gouvernement du Québec concernant la tenue de rassemblements multifamiliaux durant le temps des Fêtes en raison des nombreux cas de COVID-19 ne surprend guère Richard Maziade et Jean Pellerin.

Richard Maziade

© Olivier Croteau Richard Maziade

En tant que directeur de la résidence le Jardin de Trois-Rivières et porte-parole régional de la table des résidences pour personnes âgées, M. Maziade estime que la décision annoncée jeudi par François Legault pour les zones d’alerte maximale était inévitable.

«C’est ce qu’il fallait. On ne pouvait pas permettre aux résidents de participer à un party ou de découcher sans les confiner au retour. On est pleinement d’accord avec la décision, surtout pour nos employés. Lorsqu’ils vont dans des rassemblements, le danger est là. Ce sont eux, les plus à risque.»

Selon M. Maziade, les résidents étaient majoritairement pour une période des Fêtes sans rassemblement. Leurs familles partageaient le même point de vue.

«Les familles ne voulaient pas mettre à risque leurs parents. Ils disent qu’ils vont fêter à la Saint-Valentin. Mais ce sera plus difficile pour nos employés qui aimeraient voir leurs enfants, leurs petits-enfants», mentionne M. Maziade.

Jean Pellerin préside la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Il reconnaît ne pas être tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a appris la volte-face du gouvernement. Mais il s’attend à ce que celle-ci ait des retombées négatives pour des entreprises.

Jean Pellerin

© STÉPHANE LESSARD Jean Pellerin

«J’ai croisé ce matin (vendredi) un de nos entrepreneurs qui a un service de traiteur. Il me disait qu’il recevait plein d’appels pour des annulations, car des gens avaient réservé un buffet pour 10 personnes. Mais il y a d’autres clients qui gardent leur commande, mais qui demandent de placer la nourriture dans des plats séparés pour les remettre à leurs enfants. À la chambre, on comprend que le plus important est la santé. On ne peut pas être contre les mesures annoncées. Mais si on avait pu permettre de célébrer, ça aurait donné un peu d’air à nos entreprises, nos restaurants.»

Certains consommateurs pourraient aussi décider de se gâter davantage pour leur repas des Fêtes, en investissant le même montant pour moins de convives, ou de prendre cet argent pour le dépenser dans d’autres types de commerces, ajoute M. Pellerin, en rappelant l’importance de l’achat local.

«Si cet argent ne va pas à des festivités, ils vont le mettre ailleurs. Le mot d’ordre est solidarité pour tout le monde. Tous les gestes sont importants. Chaque dollar investi ici fait une différence dans tous les secteurs d’activités.»

Voyage: toujours calme

L’interdiction de tenir des rassemblements durant le temps des Fêtes ne semble pas inciter bien des gens à faire leurs bagages pour aller passer Noël dans les destinations soleil, selon Justin Bordeleau, vice-président de Voyages Arc-en-ciel. Avec les services consulaires fermés ou restreints, l’absence d’assurance annulation et interruption concernant la COVID-19 et le maintien d’un confinement de deux semaines au retour d’un voyage à l’étranger freinent l’ardeur des voyageurs.

«Il y a aussi l’aspect éthique et solidaire. On est tous dans le même bateau. Le gouvernement demande de limiter les déplacements entre régions. Ça irait à l’encontre de la santé publique», dit M. Bordeleau.

Certains voyagistes offrent pour le temps des Fêtes des forfaits tout inclus pour le Mexique et Cuba au départ de Montréal et de Québec.

Avec Le Nouvelliste par Martin Lafrenière