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France: Marine Le Pen a proposé de renommer le FN « Rassemblement national »

mars 11, 2018

MarineEn direct : Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »  

A l’occasion du congrès du parti à Lille, la présidente du parti d’extrême droite a annoncé le nouveau nom qu’elle souhaite donner au Front national pour le relancer.

  • A l’occasion du congrès du parti à Lille, Marine Le Pen a annoncé dans un discours qu’elle propose de renommer le FN « Rassemblement national ». 
  • Pour que ce changement soit effectif, il devra ensuite être entériné par les adhérents à travers un vote par correspondance dans les prochaines semaines. 
  • Au cours de ce congrès du FN, Marine Le Pen a été réélue à l’unanimité à la tête du Front national dimanche matin. 

Le nouveau nom du FN entrera-t-il directement en vigueur après son annonce, ou bien il y aura un vote ? -Jean-Pierre

Bonjour Jean-Pierre, le nom proposé par Marine Le Pen, « Rassemblement national », doit encore être validé par les militants du Front national. Un vote par correspondance sera organisé dans les prochaines semaines, sous contrôle d’huissier.

Mais les résultats du questionnaire envoyé par le parti en novembre 2017 à ses 51 000 adhérents avaient montré, selon Marine Le Pen, que 52 % des militants sont en faveur d’un changement de nom au FN. Précisons toutefois  que ce questionnaire a été dépouillé sans huissier, et donc sans aucun moyen de contrôler les chiffres annoncés.

Congrès du FN : ce que l’on sait sur le changement de nom du parti

Paroles de militants après le discours de Marine Le Pen

A la sortie du discours de Marine Le Pen, qui a proposé de renommer le FN « Rassemblement national », les militants interrogés sur place par la journaliste du Monde, Lucie Soullier, étaient assez favorables à la proposition de la présidente du parti d’extrême droite. « Le Rassemblement ça sera un peu plus rassembleur », selon l’un d’entre eux.

Marie Wiart et son mari Claude n’étaient pas gênés par le nom Front national mais ils n’étaient pas contre un changement de nom : « Peu importe comment on nous appeler. On nous lancera toujours des noms d’oiseau. » Le couple qui a toujours voté FN, mais qui a adhéré il y a trois ans, « estime que le vrai changement doit avoir lieu en France surtout sur l’immigration qui nous envahit. On ne peut pas accueillir tous ces gens ». Pour une autre adhérente, « il va falloir qu’on l’avale (le nouveau nom) avant de pouvoir dire quoi que ce soit ».

Du côté des élus du Front national, le député Ludovic Pajot est évidemment « très content » de ce nouveau nom.

« Ce seront les adhérents qui voteront mais vous avez vu, tout le monde s’est levé pour applaudir le discours. C’est bien qu’il y a un engouement pour le nouveau nom. »

Mais pour Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen, ce nouveau nom « ne paraît pas être une novation tout à fait extraordinaire. Est-ce ça suffira à changer l’opinion publique à notre sujet ? »

Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »

A l’occasion du congrès du parti d’extrême droite dimanche à Lille, Marine Le Pen a annoncé dimanche après-midi le nouveau nom qu’elle souhaite donner au Front national.

Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »

Le discours de Marine Le Pen est maintenant terminé.

Ne nous quittez pas, nous allons poursuivre ce live avec des réactions et un rappel des principaux points à retenir de ce discours.

Les raisons de ce changement de nom ?

« Le nom Front national est porteur d’une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier.

Mais vous le savez il est pour beaucoup de Français un frein psychologique. Vous l’avez entendu, vous l’avez compris parce que vous en avez rencontré des électeurs. C’est pour certain un frein pour nous rejoindre ou voter.

Le mot front comporte une notion d’opposition mais elle se justifiait. « 

Pour elle, le nouveau nom, « Rassemblement national », « porte un message politique et [indique clairement] le contenu de notre projet politique pour la France. Le mot national […] y figure impérativement car la nation représente le cœur de l’engagement. »

Le terme rassemblement « [exprime] notre volonté de rassemblement. A l’heure où l’immense majorité de Français aspirent à la réunion de toutes les énergies, ce nom doit être un cri de ralliement, un appel à nous rejoindre, lancé à ceux qui ont la France au cœur. »

Un nom déjà utilisé en 1986

Le journaliste du Monde Abel Mestre, qui a suivi l’extrême droite pendant plusieurs années, rappelle que le nom « Rassemblement national » avait déjà été utilisé par le Front national … en 1986.

Marine Le Pen propose que le Front National soit renommé « Rassemblement national ».

Elle ne souhaite cependant pas changer l’emblème du Front national, la flamme.

Pour porter cette stratégie de « conquête », Marine Le Pen estime qu’il faut faire évoluer l’organisation du Front national :

« Il faut disposer de davantage de cadres, de produire plus de contenus de haute tenue.

Il faut mettre en place une organisation rénovée avec des pratiques plus collégiales.

Sur tous les territoires, il faut des cadres de tous les âges, de tous les milieux doivent émerger les cadres. »

Expérience, professions, origine… qui sont les 409 candidats au comité central du FN ?

Et de revenir sur un sujet plus terre à terre, le travail de « conquête » du FN sur le terrain :

« L’implantation dans les départements [Var, Aisne, Pas-de-Calais, etc.] servira de marchepied à la conquête de région comme les Hauts-de-France ou PACA. C’est un dispositif ambitieux mais réaliste. Nous ne le cachons pas, il est exigent. »

« Nous sommes dans le sens de l’histoire » poursuit Marine Le Pen, faisant référence à la prise de parole de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump et invité vedette du congrès du parti d’extrême droite samedi 10 mars.

« M. Macron, qui tente d’usurper la modernité, nage à contre-sens. La victoire des peuples et des nations d’Europe est un des objectifs de ces élections européennes. […]

Il est venu aussi le temps du grand ménage. Dans cette élection deux projets se feront face. Celui de l’UE défendue par M. Macron avec MM. Juppé et Cohn-Bendit et le nôtre. Celui que présentera la grande coalition des nationaux. »

Steve Bannon, invité vedette du congrès du FN : « L’Histoire est de notre côté »

Marine Le Pen poursuit sur la souveraineté politique, deuxième élément de son pilier « liberté » :

« L’Assemblée nationale est devenue une caricature et nous demandons l’instauration du suffrage proportionnel pour les législatives. Le gouvernement veut limiter le droit d’amendement, vision autoritaire du gouvernement. »

Et de poursuivre sur la souveraineté politique à l’échelle de l’Europe :

« C’est parce que nous sommes européens que nous sommes contre l’Union européenne.

Cette UE qui brise par son mépris les peuples et la belle idée européenne.[…]

Notre projet vise à rendre leur souveraineté à chacun des Etats dans le cadre d’une coopération libre. Nous nous écarterons du modele carcéral et brutal que l’UE veut imposer au peuple. »

Marine Le Pen poursuit sur le troisième pilier de son projet, la liberté, en passant à la « liberté économique ».

« Nous vivons en matière de liberté économique une logique paradoxale : d’un côté, les grands groupes jouissent de la liberté du renard dans le poulailler, de l’autre, les petits [subissent une importante régulation].« 

Le pilier « liberté » se confond maintenant avec le pilier « protection » :

« Les PME servent la France, elles doivent être soutenues. C’est ce que nous appelons le patriotisme économique. Tous les pays l’appliquent.

[…] Nous croyons à un Etat stratège, capable de donner une impulsion pour pallier l’économie privée. Nous ne sommes pas favorable aux subventions directes aux entreprises par un souci de justice et d’efficacité. Les entrepreneurs le savent, ces aides ne profitent qu’aux chasseurs de primes, n’ont pour résultat que des effets d’aubaine. Elles profitent aux initiés, aux grands groupes plutôt qu’aux petites entreprises. »

Marine Le Pen passe au troisième pilier de son projet : la liberté.

Elle commence par évoquer la liberté d’expression.

« Depuis plusieurs années, chacun pressent qu’une sorte de couvercle s’est posé sur la société avec le politiquement correct. Les mots sont tabous. Le gouvernement prépare une loi sur les fake news. M. Macron croit devoir s’aligner sur une mesure liberticide déjà en vigueur en Allemagne.

Nous défendrons la liberté d’expression sur Internet. »

-Guillaume

Tout à fait, mais il reste assez peu utilisé en France.

Les derniers chiffres disponibles indiquent que seuls 2 % des internautes français utilisent Qwant, contre 91 % pour Google.

Toujours sur le pilier de la protection, Marine Le Pen fait un retour sur la question de la souveraineté numérique :

« La France se trouve dans une situation de colonie dont on pille les matières premières.

Pourquoi n’existe-t-il pas un Google français ou européen ? Pourquoi est-on dépendants d’une entreprise américaine ?

Laisser partir nos données à l’étranger est suicidaire. »

Et d’énumérer ses propositions en faveur de la souveraineté économique française :

  • harmoniser le droit national avec un code numérique,
  • instaurer l’obligation de stocker les données personnelles dans des serveurs en France avec interdiction de les transférer,
  • développer des logiciels libres,
  • ouvrir à l’échelon européen un projet de coopération sur le numérique visant à préserver la souveraineté de nos Etats et la liberté des citoyens.

« Cette mobilisation relève de l’Etat stratège dont nous demandons le retour. « 

Marine Le Pen poursuit sur le pilier de la protection, en abordant la question des Français partis combattre en Syrie pour l’organisation Etat islamique :

« S’agissant des revenant de Daesh, nous n’en voulons pas.

Ni d’eux, qui sont des monstres, ni de leurs femmes, qui sont les complices de ces atrocités.

Pour nous, ils devraient déjà être déchus de leur nationalité française, puisqu’ils ont acquis une autre nationalité, celle de l’Etat islamique.[…]

S’ils reviennent en France, ils doivent être emprisonnés immédiatement et avoir des peines allant jusqu’à la perpétuité réelle. Ils doivent savoir que ce n’est pas une bonne idée de revenir en France. »

Nouvelle anaphore sur le pilier de la protection, insistant sur ce qu’on peut ou ne pas faire « En France » :

« En France, on ne s’habille pas en tenue religieuse dans les villes.

En France, on ne se baigne pas tout habillé dans les piscines publiques.

En France, on peut croire ou ne peut pas croire.

« En France, les filles s’habillent comment elles veulent sans être importunées.

Et au passage en France on serra la main des femmes. »

Cette partie du discours est particulièrement applaudie par la salle, comme le souligne notre journaliste sur place, Lucie Soullier :

Et Marine Le Pen de poursuivre, toujours sur le pilier de la protection :

« L’argent des Français doit d’abord revenir aux Français. Nous n’avons plus les moyens d’accueillir, de loger, de soigner, la terre entière. Protéger la France, c’est aussi préserver notre patrimoine naturel, nos lacs, nos rivières, nos forêts, nos côtes. Tout ce qui fait de la France, le pays d’une incomparable richesse. Nous devons entrer dans le pays de la civilisation écologique »

Suivez notre journaliste sur place, Lucie Souiller :

Marine Le Pen développe le premier point : la protection

« Nous sommes la force politique qui s’est donné pour mission première de protéger les Français. Si nous ne sommes plus là pour le faire, qui le fera ? Nous devons stopper le déclassement des classes moyennes. Nous sommes les défenseurs des ouvriers, des employés, des malheureux agriculteurs, des plus humbles à l’égard devrait s’exprimer la solidarité nationale. Nous sommes les derniers défenseurs de la République française. »

Marine Le Pen développe le premier point : la transmission

« ​La transmission nous oblige. C’est un devoir sacré, mais aussi un droit à la continuité historique.

C’est un trait d‘union entre les générations et un partage entre les vivants.

Pour nos enfants, la non-transmission de leur patrimoine est une dépossession, une mutilation, une lobotomisation.

La transmission ne porte pas seulement sur notre patrimoine matériel mais également immatériel : sa langue, ses valeurs, son goût pour la vie… Sans transmission, il n’y a plus de pays mais un conglomérat d’individus disparate. La nation comme le sentiment national sont de belles valeurs à enseigner. »

Elle déroule ensuite les trois principaux piliers de son projet :

  • transmission,
  • protection,
  • liberté.

Marine Le Pen vient ensuite sur le terrain de l’économie numérique et de sa régulation par l’Union européenne :

« Nous sommes en train de perdre la guerre des data, c’est-à-dire la guerre des données. L’Europe n’a pas compris que cette guerre était engagée. Vous êtes pistés commercialement comme une proie lors d’un safari. L’Union européenne est inerte face à ce danger. Elle préfère légiférer par directive sur le bruit des tondeuses à gazon. »

Lemonde.fr/politique

France: Marine Le Pen et le FN dénoncent une « fatwa bancaire » après la clôture de leurs comptes

novembre 22, 2017

Marine Le Pen et Wallerand de Saint-Just lors d’une conférence de presse sur le thème « La démocratie française menacée par les oligarchies financières » à Paris le 22 novembre 2017 / © AFP / JACQUES DEMARTHON

Marine Le Pen et le FN, s’estimant visés par une « fatwa bancaire », vont porter plainte pour « discrimination » contre la Société générale et HSBC qui ont clôturé leurs comptes.

« Nous déposerons plainte tant au nom du Front national contre la Société générale et sa filiale qu’à titre personnel je le ferai contre la HSBC », a déclaré Mme Le Pen, mercredi, lors d’une conférence de presse. Elle a appelé « nos cadres, nos élus, nos adhérents, nos électeurs, à en tirer toutes les conséquences ».

La présidente du Front national a rendu public un courrier daté du 27 juillet de la Société générale, dans lequel la banque indique n’avoir « plus convenance à maintenir la relation de comptes » avec le FN, et dénonce six comptes du parti ainsi que les comptes d’une quinzaine de fédérations.

« Le Front national a immédiatement saisi le médiateur de la Société générale le 11 août, qui a purement et simplement refusé d’ouvrir le moindre dossier de médiation », « preuve qu’il s’agissait bien d’une décision politique de la part de la direction de la banque et non pas d’un litige d’un client avec sa banque », a développé la députée, évoquant un « bannissement ».

« Nous sommes donc aujourd’hui privés de nos recettes. Cette situation met le Front national face à une difficulté absolument majeure et empêche le fonctionnement normal du parti », a souligné Mme Le Pen, pour qui la banque cherche « à susciter les conditions de sa ruine et donc à terme, volonté à peine cachée, sa disparition ».

Le groupe Société générale a précisé dans la foulée que ses « décisions en matière d’ouverture et fermeture de compte sont de nature exclusivement bancaire dans le respect des exigences réglementaires, et donc sans aucune considération politique ».

Faute d’avoir trouvé une autre banque, le FN a saisi la Banque de France, qui a enjoint le Crédit du Nord d’ouvrir un compte. Mais, selon le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, la banque nordiste refuse au parti de disposer de chéquier, les sorties ne pouvant se faire que par virement, et empêche que les dons puissent se faire par carte bancaire via le site internet du parti, ne permettant les entrées que par chèques et virements.

« Le Crédit du Nord a répondu aux exigences de la Banque de France et a mis en application les services requis dans le cadre de la règlementation du droit au compte », indique la Société générale, maison mère du Crédit du Nord.

– Macron ‘saisi’ du sujet –

Si le parti refuse de communiquer le solde actuel, selon lui positif, de son compte – « il s’agit du secret de notre fonctionnement » -, il assure qu’il n’a pas connu « le moindre incident de compte », alors qu’il revendique « plusieurs dizaines de milliers d’adhérents » et « des ressources stables ».

Le FN explique en outre qu’il a contracté un prêt de 9,3 millions d’euros, mais que celui-ci arrive à échéance en 2019.

L’ex-candidate à la présidentielle a par ailleurs indiqué mercredi que « cet acharnement » touchait également « des dirigeants à titre personnel », dont elle. Mme Le Pen affirme avoir reçu « ce matin un coup de téléphone de Thomas Vandeville, le président de la HSBC, qui a racheté la banque Hervet où (elle) avait un compte » depuis « vingt-cinq ans » et qui, « sans aucune justification, (lui) a annoncé la clôture de mon compte personnel ».

« Il semble que les oligarchies financières qui se sentent protégées voire encouragées par une sorte d’impunité soient donc tentées d’intervenir de plus en plus dans le cours de la démocratie en France », a dénoncé Mme Le Pen. Elle a « saisi de ce problème » Emmanuel Macron qu’elle a rencontré mardi à l’Élysée dans le cadre de consultations sur les élections européennes.

Selon elle, il lui a « répondu qu’il allait se pencher sur le dossier ».

Mme Le Pen « en appelle aux 11 millions d’électeurs du Front national dont on cherche à étouffer la voix », « à tous les Français » ainsi qu’aux « autres partis politiques », auxquels elle va écrire. Les plaintes pour discrimination doivent être déposées « la semaine prochaine », a indiqué Wallerand de Saint-Just.

Romandie.com avec(©AFP / 22 novembre 2017 14h21)                

France: des femmes accusent des élus FN d’agression, Marine Le Pen parle « de séparations qui se sont mal passées »

novembre 5, 2017

 Des femmes accusent des élus FN d'agression, Marine Le Pen parle "de séparations qui se sont mal passées"

Marine Le Pen © Capture d’écran France 3

 

Lorsque des affaires touchent de près ou de loin le Front national, la tactique de Marine Le Pen consiste souvent à remettre en cause les faits. Illustration en est donnée ce dimanche 5 novembre, lors de l’émission Dimanche en politique, sur France 3. Plusieurs femmes se disent victimes d’agression de la part de membres du FN, avance samedi Le Monde.  Mais pas de quoi s’alarmer pour la présidente du FN. Elle dit :

J’ai trouvé l’article du Monde profondément scandaleux car, dans deux affaires, en l’occurrence, il ne s’agit pas de harcèlement. On mélange tout. Il s’agit de séparations de deux couples, séparations qui se sont mal passées.

Les faits semblent toutefois un peu plus graves que de simples séparations qui ne se dérouleraient pas dans des bons termes.

Dans l’article du Monde, il est notamment question d’Aurélie Cournet, conseillère régionale FN d’Île-de-France. Cette dernière accuse son collègue Pierre-Charles Cherrier de violences. « [Il] a voulu me parler, et comme j’ai refusé il m’a forcée à le suivre en m’arrachant des mains mon téléphone portable. Il m’a piégée en m’entraînant jusqu’à l’intérieur de la salle de réunion du conseil régional, où il m’a arraché ma robe puis m’a giflée et m’a ensuite poussée violemment contre le mur où je me suis écroulée par terre« , racontait-elle dans un mail adressé à Marine Le Pen le 7 septembre. Selon plusieurs sources, citées par Le Monde fin octobre, Aurélie Cournet a porté plainte contre Pierre-Charles Cherrier. « C’est même le trésorier président de groupe du Front national [Wallerand de Saint-Just] qui est allé au commissariat avec la jeune femme pour l’accompagner dans sa plainte », précise Marine Le Pen sur France 3.

La présidente du FN ne fait en revanche aucun commentaire sur l’autre « séparation » : celle entre l’un de ses tous proches, Axel Lousteau, et une ancienne collaboratrice. L’ex-militant du groupuscule d’extrême droite GUD, aujourd’hui trésorier de Jeanne, le micro-parti de la présidente du FN, aurait notamment déposé une cartouche de 9 mm devant son ancienne collaboratrice pour l’intimider. D’après Le Monde, la direction du parti n’a pas agi malgré les multiples alertes de l’ancienne collaboratrice.

En mai 2016, cette dernière a déposé une main courante après de multiples actions de la part d’Axel Lousteau à son adresse. « Il ne cesse de me menacer, moi et ma famille. […] Il a opéré un vrai harcèlement moral afin que je ne puisse être embauchée », a-t-elle confié aux forces de l’ordre, rapporte le quotidien. Avec pour réaction de la part de la direction du parti : rien.

Europe1.fr parImage Sylvain ChazotSylvain Chazot

France: S’il est élu, Dupont-Aignan ne siégera pas à l’Assemblée avec le FN

juin 7, 2017

Nicolas Dupont-Aignan, président du Debout la France

Nicolas Dupont-Aignan, président du Debout la France Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

Le président de Debout la France en appelle aux électeurs déçus par LR et s’estime en capacité d’incarner la «véritable» opposition de droite au gouvernement.

«Attention, on nous prévoit jusqu’à 400 députés En Marche!, il faut des députés d’une vraie opposition!», s’inquiétait ce mercredi matin Marine Le Pen, invitée sur France 2. La vague bleu marine attendue s’annonce moins vigoureuse que prévue, et la perspective de voir se constituer un groupe de députés patriotes et souverainistes à l’issue des élections législatives semble s’éloigner. Au sein du FN, les plus réalistes tablent désormais sur 10 à 15 élus, et donc peut-être pas suffisamment pour constituer un groupe. Ces derniers sont avertis: ils ne seront pas renforcés par les éventuels élus de Debout la France, malgré l’accord de second tour de la présidentielle qui avait rapproché Nicolas Dupont-Aignan du FN.

Un parti «indépendant»

Invité sur France Inter ce mercredi, Nicolas Dupont-Aignan a d’abord décrypté son positionnement compliqué depuis la défaite de Marine Le Pen. «Moi, j’ai des convictions. Je maintiens qu’au deuxième tour de l’élection présidentielle, un homme politique responsable choisit, et j’ai choisi. J’ai soutenu publiquement Marine Le Pen, j’ai soutenu son programme, qui avait été amendé par le mien. Je maintiens que cette coalition était une bonne coalition pour le pays. Maintenant, j’ai toujours dit à l’époque, et ça n’a pas toujours été repris dans les médias, que cette coalition était composée de deux partis indépendants», explique le maire d’Hyères. «Il n’y a plus que trois partis d’opposition à cette grande mélasse que sont LR et En marche: La France Insoumise (…), le FN et Debout la France. Ce sont trois partis différents avec leur personnalité, leur histoire, leur projet. Et je pense que les Français maintenant ont des élections législatives, il leur appartient maintenant de choisir», ajoute-t-il.

Un accord pour législatives? «C’était si nous gagnions, si nous gagnions seulement. Parce que nous formions une coalition pour gouverner. Il ne vous a pas échappé que Marine Le Pen n’a pas gagné», martèle Nicolas Dupont Aignan. «J’ai toujours dit que mon vote de second tour n’entraînerait jamais la fusion de mon parti avec le FN, parce que nous sommes différents». Reste qu’en l’absence de constitution d’un groupe, il semble en l’état bien difficile pour DLF comme pour le FN d’incarner une «opposition véritable» au macronisme qu’ils appellent de leurs veux.

Un livre d’explication en préparation

C’est désormais sur la droite traditionnelle que Nicolas Dupont-Aignan jette son dévolu. «Avec la disparition des Républicains – j’appelle d’ailleurs les électeurs LR à me rejoindre, ceux qui ne vont pas à la soupe – il va falloir préparer la future alternance dans cinq ans», plaide-t-il. Un retour aux sources en somme pour celui qui devait, en cas de victoire, devenir premier ministre de la présidente du FN.

Bien qu’il se défende de tout revirement, la position du député-maire n’est pas toujours lisible pour ses électeurs. Conscient du travers, Nicolas Dupont-Aignan prépare d’ailleurs un livre pour décrypter ses choix dans la séquence présidentielle. «Il s’agira de dévoiler un peu les coulisses de cette campagne surréaliste, et de marquer les galons pris par notre candidat à l’occasion de quelques coups d’éclats que nous voudrions raconter, comme son départ du plateau de TF1», explique-t-on au sein de son équipe.

Lefigaro.fr par Marc de Boni

France/FN : Marion Maréchal-Le Pen se met en retrait de la vie politique

mai 9, 2017

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse.

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse. Crédits photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

 La députée du Vaucluse annonce dans un courrier son intention de ne pas briguer un nouveau mandat et de quitter sa fonction de présidente du groupe FN en région Paca, confirmant nos informations. Des raisons personnelles expliqueraient ce choix.

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, a annoncé dans un courrier adressé au Dauphiné Libéré sa décision de ne pas représenter sa candidature aux législatives en juin. Elle abandonne aussi la présidence du groupe FN au sein du conseil régional de Paca. Ce choix n’est pas réellement une surprise au sein du parti où la jeune élue n’a pas caché une certaine lassitude depuis plusieurs mois, notamment depuis les élections régionales de 2015. Une telle annonce est motivée par une volonté de clarté, alors que la campagne des législatives s’engage. Durant la bataille présidentielle, le 5 avril, le Canard enchaîné avait déjà laissé entendre que la jeune parlementaire avait informé ses collaborateurs de son intention de ne pas briguer un second mandat et de quitter la présidence du groupe FN en Paca. Des intentions confirmées à l’époque au Figaro par ses proches.

Les motivations de la nièce de Marine Le Pen sont multiples. La jeune élue, mère d’une petite fille, souhaite lui consacrer plus de temps. Prise dans le tourbillon des échéances électorales, elle estimerait que les sacrifices exigés par la vie politique sont chronophages. Marion Maréchal-Le Pen a souvent expliqué également qu’elle ne souhaitait pas se consacrer exclusivement à l’activité politique et qu’elle était aussi tentée par une expérience professionnelle différente. On sait que son grand-père, Jean-Marie Le Pen, a joué un rôle très important dans son engagement politique. Son influence a été déterminante. Récemment, le président d’honneur, qui avait qualifié les conflits entre la nièce et la tante de «coups de torchon», ne voyait pas comment sa petite fille pouvait envisager de quitter ses fonctions politiques. À ses yeux, le poids politique de Marion Maréchal-Le Pen, notamment au niveau régional, ne pouvait pas lui permettre d’envisager sérieusement une telle hypothèse.

Marion-Maréchal Le Pen a choisi d’exposer ses motifs dans une lettre publiée ce mardi soir dans le Dauphiné Libéré. «J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ces dernières années si précieuses. Il est essentiel que je puisse lui consacrer plus de temps», confie la députée, qui explique vouloir se lancer dans «une expérience de la vie civile». «Je ne renonce pas définitivement à la vie politique. J’ai l’amour de mon pays chevillé au cœur et je ne pourrai jamais rester indifférente aux souffrance de mes compatriotes».

Éviter un conflit avec sa tante

Au sein du parti, elle a toujours essayé de se préserver en essayant d’être le moins possible en situation de conflit avec sa tante. Durant la guerre ouverte entre Marine et Jean-Marie Le Pen, elle s’était sentie en position inconfortable, à cheval entre deux lignes politiques opposées. Au lendemain de la défaite présidentielle, alors que la fracture refait surface sur la stratégie, ce choix de prise de distance ne serait pas surprenant. Marion Maréchal-Le Pen s’est retrouvée plusieurs fois en désaccord avec la présidente du Front national, regrettant de ne pas être écoutée autant que Florian Philippot dans le cadre des choix stratégiques. En réalité, elle estime que l’influence du vice-président est trop importante dans le parti.

Sans jamais remettre en question le leadership de sa tante, elle a considéré que Marine Le Pen accordait trop d’espace à une ligne politique qui lui semblait en rupture avec les fondamentaux du Front national. Selon elle, le socle idéologique du FN est libéral, conservateur, catholique et ancré sur la défense de certaines valeurs comme la famille. La députée du Vaucluse n’a jamais contesté la stratégie consistant à élargir le discours frontiste à l’ensemble des électeurs, y compris à gauche. Mais tout en saluant les réussites électorales de cette stratégie, elle a aussi considéré que le gaucho-lepénisme avait montré ses limites.

Si Marine Le Pen, le soir de sa défaite, a annoncé sa volonté de transformer en profondeur le mouvement, certains dans l’entourage de Marion Maréchal Le Pen dans le sud, attendent de voir quels seront les changements. Eux aussi se méfient beaucoup d’une décision prise à Paris, au somment du FN, sans concertation de la base. Cette défiance de certains élus, déçus par l’échec du second tour et le score final, pourrait également expliquer un éventuel renoncement de la députée du Vaucluse. Sentant monter cette colère du terrain, il est probable qu’elle n’ait pas très envie d’assumer un rôle qui la placerait en première ligne contre la présidente du Front national. Marion Maréchal Le Pen n’est pas prête à un tel sacrifice politique et personnel.

Lefigaro.fr par Emmanuel Galiero

France/Débat de l’entre-deux-tours: « Gueule de bois » chez certains partisans FN

mai 4, 2017

Capture vidéo de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen lors du débat télévisé contre Emmanuel Macron, le 3 mai 2017 à la Plaine-Saint-Denis, au nord de Paris

Capture vidéo de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen lors du débat télévisé contre Emmanuel Macron, le 3 mai 2017 à la Plaine-Saint-Denis, au nord de Paris afp.com/STRINGER

Lors du duel télévisé, Marine Le Pen a adopté une posture très agressive empêchant le débat de fond de se dérouler, s’attirant des critiques, même chez ses sympathisants.

Globalement, la prestation de Marine Le Pen lors du débat d’entre-deux-tours a été critiquée. Trop agressive, trop floue, pas assez dans son projet… Les critiques ont fusé sur Twitter et selon un premier sondage Elabe pour BFMTV, la candidate FN n’a convaincu que 34% des téléspectateurs contre 63% pour Emmanuel Macron.

Et si Florian Philippot, son bras droit, a jugé qu’elle avait « dominé » le débat, sa conclusion est loin d’être partagée par une bonne partie des sympathisants FN. Ce jeudi matin, sur fdesouche, le site de référence de la « fachosphère », c’est un peu la gueule de bois parmi les commentateurs. « Faut reconnaître que Marine n’a pas été bonne, au bout de cinq minutes j’étais déjà pas à l’aise, j’ai vite zappé. La campagne a été longue, elle a fait quelques bons coups, mais là, elle s’est loupée », estime ainsi Khalidmero. « Ceux qui hésitent sur le vote Marine attendaient qu’elle détaille son programme, elle a perdu son temps dans des attaques sur ce qui a été fait ou pas », analyse a posteriori martelod.

« Elle nous a fait honte »

Pour certains, son comportement a mis, involontairement, en valeur son adversaire. « Sans vouloir faire de la psychologie de bazar, il faut reconnaître que MLP (Marine Le Pen) aurait pu être meilleure. Ses mouvements et ses gestes, son rire nerveux et surtout son agressivité ont contribué à donner en creux une stature à Macron qu’il n’a pas », regrette de son côté Voyageur322.

Très énervé, ernest roche lâche: « Elle nous a même fait honte. Hier, nous avons eu droit à la totale. Les « euh , euh » coutumiers ajoutés à ses ricanements de gamine débile (à se demander si elle n’était pas saoule). Le pire c’était encore quand elle s’est curée les dents en parlant à Macron (…) Hier soir, elle a mis en l’air toute la dynamique qui était en train de se mettre en place autour du FN. »

« Il faut un nouveau parti avec un nouveau leader »

« Prestation catastrophique à tous points de vue (fond et forme). Je suis consterné par la manière dont MLP a abordé ce débat. Je le dis d’autant plus librement que je voterai quand même pour elle dimanche. On va encore perdre cinq ans », se désole Vive la France. Des âmes charitables trouvent toutefois des circonstances atténuantes à Marine Le Pen. « En les regardant hier soir je me disais que c’est quand même un boulot de fou de préparer un débat comme ça. La dose de trucs qu’ils ont en tête, sur tous les sujets, c’est impressionnant », relève Ci-devant.

Il y a bien certains commentateurs qui ont vu Marine Le Pen « dominer » son adversaire, reprochent à la majorité d’être « défaitiste », car « rien n’est joué jusqu’à dimanche » ou assurent « faire confiance au patriotisme », mais cela reste une minorité. Qui se fait reprendre de volée dans la foulée: « Nous ne sommes pas des adeptes de la pensée magique, n’importe qui doté d’un minimum de raison droite a pu constater ce que nous avons vu », rétorque Doroja4, qui aussure toutefois qu’il glissera un bulletin Marine Le Pen dans l’urne le 7 mai.

Du coup, certains « patriotes » ont envie de tout changer pour 2022. « Bon… Quelle gueule de bois ce matin.(…) J’ai été très déçue de Marine qui a l’air épuisée. Elle n’a fait que critiquer de manière agressive, ricaner alors qu’elle avait là tout le loisir de défendre son programme. (…) Si elle perd, je pense qu’il faut un nouveau parti avec un nouveau leader (qui n’a rien à voir avec la famille Le Pen). Il faut rassembler une vraie droite et brasser large », espère Nineci.

Lexpress.fr par ,

France: Loin de l’unité de 2002, un 1er mai syndical dispersé face au Front national

mai 1, 2017

Un bouquet de muguet en vente à Lille, le 1er mai 2016 / © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Loin de faire bloc comme en 2002 contre le Front national, les syndicats célébraient lundi le 1er mai en ordre dispersé: les uns veulent appeler à « faire barrage » à Marine Le Pen, d’autres à voter pour Emmanuel Macron et certains à « battre les deux candidats ».

A moins d’une semaine du second tour de la présidentielle, la traditionnelle journée internationale des travailleurs n’a pas soudé, comme il y a 15 ans, l’ensemble des organisations salariales contre le Front national, faute d’entente sur les mots d’ordre.

« On n’est plus en 2002. Avec la CFDT il y a une différence d’appréciation de fond sur l’analyse des raisons qui amènent le FN » au second tour, expliquait dimanche Philippe Martinez, numéro un de la CGT, dans Le Parisien.

Du coup, la CFDT et l’Unsa, qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron le 7 mai pour « battre » la candidate du FN, ont mobilisé de leur côté, avec les étudiants de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) ou encore SOS Racisme.

En fin de matinée, entre 200 et 300 personnes avaient répondu à l’appel de Laurent Berger, numéro un de la CFDT, et Luc Bérille, son homologue de l’Unsa, à se rassembler à Paris dans le quartier Stalingrad pour « rejeter la vision réactionnaire et identitaire du FN », parmi lesquelles des militants de SOS Homophobie ou des représentants du monde de la culture, comme le Théâtre du Soleil, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Quand on a un parti comme le Front national qui s’apprête à gouverner la France, c’est quand même incroyable que les syndicats n’arrivent pas à montrer de la solidarité et à se transcender », a déploré Luc Bérille, interrogé par l’AFP.

Laurent Berger a prévenu que le bulletin en faveur du candidat d’En Marche! ne valait « pas acceptation de son programme ». « Nous combattrons M. Macron lorsque nous serons en désaccord, notamment sur sa conception du dialogue social », a-t-il dit.

Mais la CGT, FO, FSU et Solidaires ne sont pas du même avis. A Paris, ces syndicats défileront à 14H30, de République à Nation.

Ces centrales, déjà unies pour s’opposer à la loi travail, ont appelé à « faire barrage » à Marine Le Pen, sans inviter ouvertement à voter pour son adversaire.

Battre les deux candidats

Comme d’habitude, Force ouvrière s’est abstenue de donner une consigne de vote. « On n’est pas des directeurs de conscience », a déclaré son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, lundi, même si pour lui, il n’y a « pas un signe égal » entre les deux candidats.

« Emmanuel Macron représente tout le quinquennat: le travail le dimanche, le CICE, la loi travail, c’est lui », explique Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, qui défilera aux côtés de Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly et Bernadette Groison (FSU).

Des voix discordantes issues des rangs des centrales syndicales appellent « à battre les deux candidats ». « Nous sommes contre le fascisme et contre la finance », explique Romain Altmann, secrétaire général CGT Info’Com. Une position avec laquelle Philippe Martinez se dit « en profond désaccord ». « Le Front national, c’est un parti raciste, xénophobe, anti-femmes et anti-salariés », a-t-il rappelé lundi.

Mme Le Pen a répliqué en affirmant que les syndicats « ne défendent pas les intérêts des salarié » mais « leur propre poste, leur propre place ».

En 2002, quand le second tour opposait Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, les organisations syndicales avaient fait bloc le 1er mai et environ 1,3 million de personnes, dont 400.000 à Paris (selon le ministère de l’Intérieur), avaient battu le pavé dans toute la France à l’appel de la CGT, la CFDT, FO, la FSU et l’Unsa pour barrer la route à Jean-Marie Le Pen.

Cette année, plus de 9.000 policiers, gendarmes, et militaires de l’opération Sentinelle sont engagés, dont 2.000 dédiés notamment à la sécurisation de la manifestation parisienne, selon la préfecture de police.

D’autres mobilisations sont prévues, comme celle de la Confédération nationale du travail (CNT) place des fêtes à Paris à la mi-journée, et une manifestation citoyenne à 14H30 place de la République, le lieu d’où partira aussi le défilé de la CGT.

En régions, au moins 4.000 personnes ont manifesté à Nantes, selon un premier décompte de la police. Environ 1.300 selon la police défilaient en fin de matinée à Lille, où la CFDT s’était jointe aux autres organisations, mais pas FO.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2017 12h02)                

France/présidentielle: Zidane appelle à « éviter » le Front national

avril 28, 2017

Madrid – Zinédine Zidane, icône du football français, a appelé vendredi à « éviter au maximum » le Front national lors du second tour de la présidentielle en France opposant la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron.

« Le message, c’est toujours le même, celui de 2002. Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Donc (il faut) éviter au maximum ça. Les extrêmes, ce n’est jamais bon », a déclaré l’actuel entraîneur du Real Madrid à l’occasion d’une conférence de presse d’avant-match.

Zidane, né à Marseille de parents immigrés algériens, avait déjà pris une position similaire en 2002 lorsque le Front national avait atteint le second tour, estimant que c’était un « parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France ».

Le champion du monde 1998 avait également participé à une vidéo contre Jean-Marie Le Pen, candidat du FN à l’époque et père de la candidate actuelle, avec plusieurs artistes comme Gérard Depardieu, Jean-Jacques Goldman ou le rappeur marseillais Akhenaton.

En réponse, Jean-Marie Le Pen avait estimé que Zidane se faisait « manipuler par des gens qui se servent de (sa) notoriété. »

Âgé de 44 ans, Zidane vit en Espagne depuis sa retraite sportive en 2006 et il occupe les fonctions d’entraîneur du Real Madrid depuis janvier 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2017 13h57)

France/Louis Aliot : « Les Africains ne sont plus dans le schéma colonisation-décolonisation »

avril 22, 2017

PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE. À échéance exceptionnelle, confidences exceptionnelles. Le vice-président du Front national se livre comme rarement sur l’Afrique.
Louis Aliot à Nîmes en décembre 2015.
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Louis Aliot à Nîmes en décembre 2015.© PASCAL GUYOT / AFP
 

L’eurodéputé Louis Aliot a adhéré au Front national en 1990. Vingt-deux ans après, il en devient le vice-président. Spécialiste des questions africaines au sein du parti d’extrême droite, ce compagnon de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen s’est confié au Point Afrique.

Le Point Afrique : Quelle est votre relation à l’Afrique ?
Louis Aliot : J’y ai des amis que j’ai connus à l’université pour la plupart, à Toulouse, quand je faisais mes études de droit… Et puis ma mère est née sur ce continent. C’était en Afrique du Nord, mais cela reste l’Afrique. Donc, je m’y intéresse depuis longtemps. Je suis déjà allé au Bénin, en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire, et plus récemment au Tchad… Je pense que c’est un continent qui a été sacrifié et qui a pourtant une élite prête à relever la tête, à s’investir, et qui souhaite ne pas être tributaire de ces influences, que, malheureusement, les gouvernements français ont exercées dans certains pays africains.

Vous parlez d’un « continent sacrifié ». Vous faites allusion à la relation entre la France et l’Afrique ?

Je fais allusion à la décolonisation, qui aurait eu lieu inévitablement, c’était dans la logique des choses. Mais elle s’est déroulée d’une drôle de manière, car la France est partie de nombreux pays de façon soudaine, en maintenant des systèmes en place qui étaient plus ou moins opaques, voire mafieux. Ceux-ci ont provoqué des coups d’État, tout en utilisant certaines richesses. Et aujourd’hui, le résultat de cette absurde politique, ce sont des populations en grande difficulté, alors que beaucoup d’argent a été distribué dans ces pays. Beaucoup d’argent a été gagné aussi par de grandes sociétés mondiales, sous pavillon français, et on voit un système de corruption endémique qui bloque tout développement dans de nombreux pays. Il faut donc sortir de tout cela, mais il n’y a qu’un choc pour en sortir.

Qu’entendez-vous par « choc » ?

Un choc démocratique. Il faut un président français qui mette vraiment fin à ça, et c’est ce qu’on propose. Il faut aboutir au respect des scrutins électoraux, là où certaines élections sont plus ou moins, disons « truquées ». L’exemple, c’est le Congo-Brazzaville. Le président de la République, François Hollande, est capable de dire dans son discours de Dakar en 2014 qu’il faut respecter la Constitution, les résultats des urnes… Un an après, au Congo-Brazzaville, on modifie la Constitution pour permettre à un chef d’État de s’y maintenir alors qu’il est au pouvoir depuis trente ans. Il y a une magouille totale des élections, un emprisonnement des opposants politiques, la persécution de régions entières opposées au président, et la France se tait, la France cautionne. Ce n’est pas possible.

Quand, justement, en octobre 2015, le président congolais Denis Sassou-Nguesso organise un référendum pour modifier la Constitution et pouvoir briguer un troisième mandat, vous organisez une conférence sur le Congo-Brazzaville, et vous écrivez une lettre à François Hollande…

Oui, et il a changé d’opinion à ce moment-là.

Que lui disiez-vous ?

Je lui disais qu’il fallait qu’il respecte les termes de son discours de Dakar sur le respect de la légalité, des constitutions, car, à la première occasion venue, il a soutenu un chef d’État qui s’emploie à modifier la Constitution. Donc, je lui ai signifié que ce n’était pas normal, et à ce moment-là, il a rédigé un communiqué expliquant qu’il critiquait la manière de faire… Bon, tout cela s’est fait de façon assez légère pour, in fine, continuer aujourd’hui à entretenir des relations avec M. Sassou-Nguesso, qui est d’ailleurs très proche de Manuel Valls, très proche de Mme Hidalgo, de M. Fillon, et voilà on continue comme en 40…

Il est très proche de Manuel Valls, d’Anne Hidalgo, de François Fillon ?

Anne Hidalgo était il y a quelques semaines à Brazzaville. Manuel Valls était très proche de l’entourage de Sassou-Nguesso…

On vous a vu, quant à vous, soutenir à ce moment-là un ancien membre du gouvernement congolais passé dans l’opposition, Guy Brice Parfait Kolélas. C’est un proche, c’est quelqu’un que vous soutenez encore aujourd’hui ?

Non, c’est quelqu’un que j’ai connu avant la présidentielle de 2002 dans le cadre des mes activités universitaires, et qui a travaillé avec nous pour organiser le voyage de Jean-Marie Le Pen en Afrique du Sud, pour aller voir Nelson Mandela. Et puis je l’avais perdu de vue. Et quand il s’est présenté contre Sassou-Nguesso lors de la présidentielle de 2016, le connaissant, je lui ai apporté effectivement mon soutien. Il a été emprisonné, assigné à résidence, et j’ai fait des courriers à Hollande, encore une fois, pour lui demander de faire pression sur Sassou afin que Kolélas soit libéré… Et voilà, il n’y a pas eu non plus de relation quotidienne, et aujourd’hui je n’ai plus de relation avec lui, car je crois qu’il s’est rangé derrière Sassou-Nguesso, de façon peut-être forcée d’ailleurs, d’autres candidats d’opposition étant toujours emprisonnés, parmi lesquels le général Mokoko ou Okombi Salissa.

Si Marine Le Pen était élue présidente de la République, quel type de relation entendriez-vous nouer avec les chefs d’État qui ne respectent pas les processus électoraux ?

Il faut peser de tout notre poids pour que les scrutins soient respectés, avec les observateurs, etc. Et ensuite il y a l’aspect droits humains. Quand des régimes sont capables d’aller dans des régions comme le Pool pour tuer des dizaines, des centaines de personnes, pour mater la contestation dans le sang, là, je pense que la France doit faire œuvre d’autorité avec ces pays-là, et signifier qu’elle couperait les relations avec ces chefs d’État au cas où ils ne respecteraient pas les droits humains. Et ça, ce n’est pas fait, car, jusqu’à présent, vous avez des réseaux de corruption qui sont toujours en place.

FRANCE-POLITICS-EU-VOTE-FN ©  SYLVAIN THOMAS / AFP

Louis Aliot et Marine Le Pen, respectivement vice-président et présidente du Front national, après une conférence de presse à Béziers en mai 2014. © SYLVAIN THOMAS / AFP

Est-ce que les chefs d’État ne composent pas parfois aussi avec le lobby des affaires et les intérêts économiques ?

Il vaut mieux jouer franc jeu et défendre la démocratie et les droits de l’homme, et il n’y a pas de raison que cela nuise à nos intérêts économiques. Car je pense que si demain l’opposition arrive au pouvoir, il y aura une volonté d’écarter la France, qui n’aura pas été très claire avec ces gens-là. Il faut un discours plus ferme et plus honnête. Il ne faut pas prendre les Africains pour des imbéciles. Ils ont des élites bien formées et une classe moyenne qui commence à émerger. Il faut arrêter de jouer au colonisateur économique.

Vous adoptez le discours de militants anti-Françafrique, ou de la gauche radicale…

L’extrême gauche a aussi cautionné ce qui se passait, tout dépendait du dictateur en place, s’il était d’obédience marxiste-léniniste ou trotskiste. Il s’agit d’une faute collective de l’ensemble des forces politiques françaises, et il est l’heure de sortir de ce schéma-là, car je pense que l’Afrique sera le continent du développement de demain. Elle a un rôle majeur dans le contrôle des flux migratoires pour l’avenir.

Avez-vous des liens avec d’autres opposants ou responsables politiques africains ? On a entendu parler de votre proximité avec des partis d’opposition ivoiriens ou gabonais ?

On est en contact avec beaucoup d’autres pays que ceux-ci, avec des gens qui nous rencontrent et veulent discuter avec nous, et pas seulement des opposants. J’ai été reçu il y a trois semaines par l’ambassadeur d’Afrique du Sud. On veut dialoguer avec tout le monde. Ils sont sensibles à nos idées de partenariat d’égal à égal, et à notre pari sur le développement du continent africain. Ils ont des problèmes, nous pouvons les aider, et eux peuvent nous aider à résoudre les nôtres.

Comment envisagez-vous les relations économiques entre la France et l’Afrique ?

La France a beaucoup perdu au niveau économique. Elle doit arrêter de nouer des partenariats privilégiés, dans les pays pétroliers, ou dans les ports, où certains font fortune, comme M. Bolloré. Ces gens-là ont besoin de formation, d’agriculture, de santé, d’éducation, de formation… Sur tout cela, la France s’est évaporée, alors qu’elle pouvait apporter son savoir-faire et contribuer au développement pour faire en sorte que les populations puissent vivre dans leurs cultures d’origine, dans leur pays, plutôt que de partir à l’aventure dans une immigration incontrôlée.

 

Lepoint.fr propos recueillis par Agnès Faivre

Russie: Poutine a reçu la dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen

mars 24, 2017

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine a reçu vendredi pour la première fois au Kremlin la chef de file de l’extrême droite française Marine Le Pen.

Le chef de l’Etat a tenu à assurer que « la Russie n’interfèrera pas dans l’élection » selon des propos retranscrits par les agences de presse russes.

« Nous ne voulons en aucun cas voir de l’influence sur les évènements à venir, mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des Etats-Unis », a déclaré le président russe.

« Il est intéressant d’échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement », a-t-il ajouté.

Il est toutefois exceptionnel que Vladimir Poutine reçoive un candidat à une élection présidentielle à une date aussi rapprochée de l’élection. La coutume et le protocole l’amènent à rencontrer des chefs d’Etat de son rang ou éventuellement des chefs de gouvernement de pays ayant un régime parlementaire.

Auparavant, la dirigeante du Front National avait rencontré le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine.

« Je suis partisan de développer les relations avec la Russie dans le cadre de cette longue histoire qui lie nos deux pays », avait expliqué Mme Le Pen, en tête des sondages au premier tour de l’élection présidentielle, au début de l’entretien.

Elle fait partie des politiciens européens qui prônent un rapprochement avec Vladimir Poutine et qui approuvent l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2017 12h28)