Posts Tagged ‘Inde’

Inde: sept personnes meurent en nettoyant la fosse septique d’un hôtel

juin 15, 2019

 

Sept personnes sont mortes étouffées par des gaz toxiques alors qu’elles nettoyaient, sans équipement de sécurité, la fosse septique d’un hôtel dans l’ouest de l’Inde, a annoncé la police ce samedi.

«L’un des nettoyeurs est descendu dans la fosse, mais ne ressortait pas, alors les trois autres sont descendus pour lui venir en aide», a expliqué un des pompiers ayant participé à la tentative de sauvetage vendredi soir dans cet hôtel de la région de Gujarat. Quand les quatre ne sont pas ressortis, les trois employés de l’hôtel qui étaient chargés de les aider sont à leur tour descendus dans la fosse pour tenter de les secourir, et ont été également tués par les gaz. Les pompiers n’ont pu que remonter les sept corps.

Des centaines de milliers d’Indiens, appartenant aux castes les plus basses, sont chargés de nettoyer sans aucune protection les tuyaux souterrains, les égouts et les fosses septiques un peu partout en Inde. L’usage du nettoyage manuel tel qu’il est pratiqué est théoriquement interdit par la loi depuis 2013, mais celle-ci est difficile à appliquer, la pratique ayant souvent lieu via des sous-traitants. Les responsables de l’hôtel seront poursuivis pour homicide par négligence, a précisé la police.

Dans les zones rurales, ce sont traditionnellement des femmes «nettoyeuses» qui se chargent, elles aussi sans protection et avec des instruments rudimentaires, de nettoyer les toilettes sèches. Selon les statistiques d’études indépendantes, près de 1400 d’entre elles meurent chaque année en faisant ce travail.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inde: le cyclone Vayu se rapproche et se renforce

juin 12, 2019

 

Le cyclone Vayu s’est renforcé mercredi à l’approche de l’Inde, dont il devrait atteindre les côtes occidentales jeudi matin avec des vents jusqu’à 170 km/heure, ont annoncé les autorités. Le gouvernement de l’État du Gujarat (ouest) cherche actuellement à évacuer près de 300.000 personnes des zones côtières, mais fait face à des réticences de la population.

«Beaucoup de gens près de la côte ne veulent pas bouger et quitter leur maison. Nos agents essayent de les convaincre», a déclaré à l’AFP Ajay Prakash, un responsable du district de Gir-Somnath où le système dépressionnaire tropical devrait toucher terre jeudi à 05H30 locales (02 heures, heure française). «Nous espérons que nous arriverons à les déplacer à temps», a-t-il ajouté.

Le chef de l’exécutif du Gujarat, Vijay Rupani, a indiqué à la presse que 130.000 personnes avaient déjà été évacuées mercredi après-midi.

Les services météorologiques indiens s’attendent à des vents entre 145 et 155 km/heure, avec des pointes à 170 km/h. Ils ont aussi demandé aux pêcheurs de ne pas sortir en mer, escomptant des vagues de 3,5 à 5,3 mètres de haut au cours des deux prochains jours. L’armée indienne et les gardes-côtes ont été placés en état d’alerte.

Le cyclones sont relativement rares au Gujarat, contrairement à la façade maritime orientale de l’Inde. Le cyclone le plus meurtrier dans cet État avait fait plus de 4.000 morts en 1998, selon les chiffres officiels. Vayu est le deuxième cyclone à toucher l’Inde cette année, après le cyclone Fani en mai. Ce dernier, dont les vents soufflaient jusqu’à 200 km/heure, a fait quelque 80 morts dans l’est de l’Inde et au Bangladesh. Rompues à la situation, les autorités locales avaient réussi à limiter le nombre de victimes du cyclone, dont le bilan aurait pu être bien plus lourd, en mettant préalablement plus d’un million de personnes dans des abris.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inde: un enfant bloqué dans un puits depuis quatre jours

juin 10, 2019

 

Les secouristes indiens tentaient ce lundi d’atteindre un garçon de deux ans piégé depuis près de quatre jours dans un étroit puits désaffecté dans l’État du Pendjab (nord).

Fatehvir Singh est tombé jeudi dans le puits de 33 mètres de profondeur et 23 centimètres de diamètre alors qu’il jouait dans les champs à proximité de son domicile dans le district de Sangrur, a indiqué à l’AFP Vijay Inder Singla, un élu de l’assemblée législative locale. «Le puits était couvert par un sac de sable mais il semble que le garçon ait marché dessus, ait glissé et soit tombé à l’intérieur», a-t-il dit.

Une ambulance aérienne était à disposition et des pelleteuses et grues s’affairaient sur le site, a indiqué le responsable politique. Les secouristes essayent d’insérer un tuyau d’environ un mètre de diamètre parallèlement au puits pour atteindre la profondeur où l’enfant se trouverait. Les autorités n’ont donné aucune indication sur sa condition.

Un conduit d’oxygène a été glissé dans le puits, ainsi qu’une caméra. «Nous avons bon espoir que dans quelques heures nous serons en mesure de repérer l’enfant», a déclaré Vijay Inder Singla.

Par Le Figaro.fr

Le meurtre d’une fillette pour 130 euros scandalise l’Inde

juin 7, 2019

 

L’Inde s’indignait vendredi du meurtre d’une fillette de deux ans en représailles, selon les autorités, d’une dette de 130 euros non remboursée par son grand-père. La police de la ville d’Aligarh (Uttar Pradesh, nord) a arrêté deux suspects pour ce meurtre qui, d’après les enquêteurs, a été commis car le grand-père de la victime devait 10.000 roupies (127 euros) aux deux hommes.

La fillette a été enlevée le 31 mai et découverte trois jours plus tard. Son corps décomposé, enveloppé dans un tissu, a été retrouvé dans une décharge, mangé par les chiens errants. «Le grand-père de la fille devait de l’argent aux accusés et ils ont eu une dispute sur le retard du remboursement», a déclaré à Aakash Kulhari, chef de la police d’Aligarh. Les suspects avaient menacé la famille de «conséquences graves» s’ils ne récupéraient pas vite leur argent, a indiqué la police, pour qui ce crime était «motivé par une rancune personnelle».

Selon le rapport médical, la fillette est morte étranglée avec un tissu. L’un des accusés avait conservé le corps pendant trois jours dans sa maison mais s’en est débarrassé dans une décharge publique en raison de sa décomposition dans la chaleur estivale. La police a déployé des renforts à Aligarh par crainte de tensions religieuses, la victime et les suspects étant de deux religions différentes.

Le meurtre de la petite fille était l’un des sujets les plus commentés sur Twitter en Inde vendredi, de nombreux internautes demandant la peine de mort pour les coupables. Responsables politiques, stars du sport et de Bollywood exprimaient également leur colère et leur incompréhension.

«Le meurtre atroce à Aligarh est un nouveau crime inhumain et inqualifiable contre un enfant innocent», a déclaré Priyanka Gandhi, l’une des figures du parti du Congrès (opposition). «Que sommes-nous devenus ?»

Le nombre d’actes de violence recensés contre les enfants a augmenté significativement ces dernières années en Inde, avec près de 100.000 cas en 2016, soit cinq fois plus qu’une décennie auparavant. En 2016, près de 2.000 enfants ont étés tués, 55.000 kidnappés et 13.000 agressés sexuellement dans ce pays d’Asie du Sud, selon des statistiques officielles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inde: quatre alpinistes secourus, huit autres toujours portés disparus dans l’Himalaya

juin 2, 2019

 

Quatre alpinistes britanniques victimes d’une avalanche ont été secourus dans l’Himalaya côté indien, tandis que les recherches continuaient pour retrouver huit autres alpinistes portés disparus dans le même massif, selon les autorités indiennes. Des hélicoptères ont hélitreuillé le groupe après l’avoir repéré dimanche matin sur un camp de base proche de la deuxième plus haute montagne de l’Inde, le massif du Nanda Devi qui culmine à 7.826 mètres.

La seconde cordée – composée de quatre Britanniques, deux Américains, une Australienne et un Indien – avait prévu de gravir la semaine dernière un pic encore vierge dans le même massif, et de revenir à leur camp de base le 26 mai. Cette cordée, conduite par le Britannique Martin Moran, avait commencé à grimper le 13 mai à partir du camp de base de Munsiyari, dans l’Etat indien d’Uttarakhand. Les recherches, en particulier la surveillance aérienne, ont été ralenties par le mauvais temps qui sévit dans la région, avec de fortes pluies et des chutes de neige abondantes.

Les quatre Britanniques secourus ne faisaient pas partie de la cordée de huit alpinistes mais ils sont restés en contact avec eux jusqu’au 26 mai, la veille de l’avalanche. «Ils grimpaient séparément mais étaient en contact avec le groupe plus important. De fortes chutes de neige les ont bloqués au camp de base», a expliqué à l’AFP le chef de la police locale R.C. Rajguru. Il a indiqué ne pas avoir pour l’instant d’informations fiables sur la localisation ou le sort des huit alpinistes portés disparus.

Des centaines d’alpinistes viennent du monde entier en Inde chaque année pour tenter l’ascension de sommets qui font partie de la chaîne de l’Himalaya. L’Inde a sur son territoire dix sommets de plus de 7.000 mètres, dont le troisième plus haut du monde, le Kangchenjunga, coincé entre Inde et Népal. Quatre Indiens figuraient parmi les 11 alpinistes qui sont morts en tentant de vaincre l’Everest au cours de la saison écoulée, qui a pris fin cette semaine.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Inde: huit alpinistes disparus sur un sommet de l’Himalaya

juin 1, 2019

Des dizaines de secouristes étaient samedi à la recherche de huit alpinistes portés disparus sur la deuxième plus haute montagne de l’Inde, la Nanda Devi (7.826 mètres), ont indiqué des responsables indiens. Il s’agit de quatre Britanniques, deux Américains, un Australien et un Indien qui devaient gravir l’arête est de la Nanda Devi, proche de la Chine, et revenir à leur camp de base le 26 mai.

Mais la cordée, conduite par le Britannique Martin Moran, qui a déjà escaladé avec succès cette montagne plusieurs fois, n’a pas donné signe de vie au camp de Munsiyari, dans l’Etat indien d’Uttarakhand, après avoir commencé à grimper le 13 mai.

«Nous avons mobilisé des ressources pour les localiser quand ils ne sont pas retournés au camp (à la date prévue du 26 mai) mais le mauvais temps ralentit les opérations», a indiqué a l’AFP Vijay Kumar Jogdande, un magistrat du district de Pithoragarh où se trouve la Nanda Devi.

De fortes pluies et des chutes de neige qui ont duré une semaine dans la région ont rendu difficile la surveillance aérienne, a souligné M. Jogdande.

Des centaines d’alpinistes viennent du monde entier en Inde chaque année pour tenter l’ascension de sommets qui font partie de la chaîne de l’Himalaya. L’Inde a sur son territoire dix sommets de plus de 7.000 mètres, dont le troisième plus haut du monde, le Kangchenjunga, coincé entre Inde et Népal. Quatre Indiens figuraient parmi les 11 alpinistes qui sont morts en tentant de vaincre l’Everest au cours de la saison écoulée, qui a pris fin cette semaine.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Inde inaugure sous haute sécurité la plus grande statue du monde

octobre 31, 2018

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente Sardar Vallabhbhai Patel, figure de l’indépendance indienne érigée en modèle par les nationalistes hindous / © AFP / SAM PANTHAKY

L’Inde a inauguré mercredi sous haute sécurité, par crainte de manifestations des communautés locales, la plus grande statue du monde, un monument à la connotation très politique bâti dans l’État d’origine du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi.

Le chef de gouvernement indien a officiellement ouvert en personne cette « Statue de l’Unité » qui culmine au-dessus d’une rivière dans une région reculée du Gujarat (ouest). L’édifice de bronze, de béton et d’acier mesure au total 182 mètres de haut et représente Sardar Vallabhbhai Patel, l’une des figures de l’indépendance du pays et érigé en modèle par le parti au pouvoir.

« Aujourd’hui est un jour dont on se souviendra dans l’histoire de l’Inde. Nul Indien n’oubliera ce jour », a déclaré Narendra Modi dans son discours. Des hélicoptères ont largué des fleurs sur la statue, des fumigènes colorés se sont déclenchés à ses pieds.

Grande comme deux fois la statue de la Liberté new-yorkaise – piédestaux compris -, la structure figure le premier ministre de l’Intérieur indien (1875-1950) habillé d’un dhoti traditionnel et d’un châle passé sur les épaules.

La plus grande statue du monde / © AFP / John SAEKI

L’édifice, qui a coûté 29,9 milliards de roupies (358 millions d’euros), fait cependant face à une fronde des communautés tribales locales. Dénonçant son caractère dispendieux et son impact sur l’environnement, elles avaient menacé de perturber l’inauguration par des manifestations.

Les autorités indiennes n’avaient donc pas lésiné sur les moyens pour garantir le bon déroulement des cérémonies.

« Plus de 5.000 policiers ont été déployés à divers endroits dans un rayon de 10 kilomètres autour du site de la statue », a déclaré à la presse Abhay Chudasama, un haut responsable de la police de la zone.

La « Statue de l’Unité », photographiée le 30 octobre 2018 dans le Gujarat (ouest de l’Inde), est la plus haute du monde et représente une figure de l’indépendance indienne, Sardar Vallabhbhai Patel / © AFP / SAM PANTHAKY

« Les patrouilles de police ont été intensifiées à la suite de protestations de leaders et de la communauté tribale locale. Des drones et des hélicoptères garderont un œil sur toute la zone », a-t-il ajouté.

Pesant près de 100.000 tonnes, en partie fabriquée en Chine, la statue de Patel a nécessité quatre ans de travaux et le labeur de plus de 3.000 ouvriers.

– Statues titanesques –

Des ouvriers indiens au pied de la « Statue de l’Unité », dans le Gujarat (ouest de l’Inde), le 30 octobre 2018 / © AFP / SAM PANTHAKY

En proie à un accès de nationalisme et de gigantisme aux mains des nationalistes hindous, l’Inde s’est lancée dans deux projets de statues titanesques. Outre la « Statue de l’Unité », une autre structure prévue pour 2021 dans la baie de Bombay commémorera le roi-guerrier hindou Chhatrapati Shivaji.

Le taille de ces statues et le choix des personnages qu’elles représentent – deux figures historiques célébrées par les nationalistes hindous – ne sont pas anodins, alors que l’Inde entre en campagne électorale en vue des législatives de l’année prochaine.

Le Bharatiya Janata Party (BJP), parti au pouvoir depuis 2014 à New Delhi, « s’approprie des icônes depuis quelque temps », indiquait récemment à l’AFP Sudha Pai du Indian Council of Social Science Research.

Inde: inauguration de la plus haute statue du monde / © AFP / Atish Patel, Farid Addala

Les nationalistes hindous considèrent que l’Histoire a injustement oublié Patel au profit de Jawaharlal Nehru, premier chef de gouvernement du pays et figure tutélaire du parti du Congrès, formation actuellement dans l’opposition.

« Patel a été utilisé pour effacer l’héritage de Nehru. Le BJP veut changer la façon dont l’Histoire est perçue et montrer que la droite était tout aussi importante dans la lutte de l’Inde pour la liberté » contre le colon britannique, analysait Sudha Pai.

Narendra Modi a affirmé que la statue de Patel, « l’homme de fer » qui a négocié le ralliement d’États princiers à la jeune nation indépendante, attirerait des « hordes » de touristes.

Ses détracteurs pointent cependant du doigt l’isolement du lieu – la grande ville la plus proche, Vadodara, se trouve à 100 kilomètres – ainsi que l’absence de trains et d’hôtels dans cette région rurale reculée.

Les réservations sont ouvertes sur internet pour visiter le monument. Un ticket de 350 roupies (4,1 euros) donne notamment accès à un pont d’observation dans la poitrine de la statue.

Le coût du chantier représente plus du double du budget demandé par le Gujarat à New Delhi pour la réalisation de projets pouvant irriguer 40.000 hectares de champs agricoles, dans cette région où la pénurie d’eau est un problème récurrent, notait mercredi le site de datajournalisme IndiaSpend.

La plus haute statue du monde était jusqu’ici le Bouddha du Temple de la Source, dans le centre de la Chine. La statue bouddhiste mesure en elle-même 128 mètres, selon le livre Guinness des records, contre 157 pour le Patel indien (chiffres hors piédestaux).

Romandie.com avec(©AFP / (31 octobre 2018 15h07)

#MeToo en Inde: un ministre accusé de harcèlement sexuel

octobre 9, 2018

New Delhi – Un membre du gouvernement de Narendra Modi se trouvait mardi en Inde au centre d’accusations de harcèlement sexuel, publiées par des femmes sur les réseaux sociaux dans le cadre du mouvement #MeToo.

Vétéran du journalisme, aujourd’hui ministre de second rang du ministère des Affaires étrangères indien, M.J. Akbar est accusé d’avoir fait des avances sexuelles inappropriées à des jeunes femmes journalistes débutant dans le métier, selon plusieurs témoignages sur Twitter.

Un an après son apparition dans le reste du monde, la campagne féministe #MeToo avait eu peu d’écho à ce stade en Inde. Jusqu’à ces derniers jours.

Réalisateurs, humoristes, journalistes… Plusieurs personnalités de l’industrie du spectacle et des médias se sont vus accusées publiquement de comportement inapproprié envers des femmes dans cette société patriarcale.

Première femme à s’exprimer publiquement contre M.J. Akbar, la journaliste Priya Ramani a révélé lundi soir dans un tweet viral qu’il était le rédacteur en chef anonyme qu’elle avait décrit dans un article paru l’année dernière.

Le texte relate un entretien d’embauche qu’il lui avait fait passer, lorsqu’elle avait 23 ans et lui 43, dans sa chambre d’un hôtel chic de Bombay. « Il s’avère que vous chassiez en prédateur de façon aussi talentueuse que vous écriviez », y estime la journaliste.

« Vous êtes un expert d’appels téléphoniques, de textos obscènes (…) Vous savez pincer, tapoter, frotter, attraper et agresser. Parler contre vous coûte encore un lourd tribut que beaucoup de jeunes femmes ne peuvent se permettre de payer », ajoute-t-elle dans cette lettre ouverte publiée par Vogue India.

D’autres femmes journalistes ont fait état sur Twitter d’expériences similaires avec celui qui, avant de passer en politique, avait occupé des postes à responsabilités dans des publications prestigieuses comme The Telegraph, Asian Age et The Sunday Guardian.

Contacté par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères indien n’a pas donné suite dans l’immédiat. La cheffe de la diplomatie Sushma Swaraj a ignoré une question de journaliste lui demandant si elle allait ouvrir une enquête sur ces accusations.

Lundi soir, une scénariste et productrice a également déclaré sur Facebook avoir été violée par un populaire acteur de Bollywood il y a 19 ans. Si elle ne l’identifie pas nommément, les médias indiens ont vite fait le lien avec l’acteur Alok Nath, grâce à des indices laissés à dessein dans le message.

« Je ne démens pas ceci ni ne serais d’accord avec. (Ce viol) a dû se produire, mais quelqu’un d’autre l’aurait fait », a réagi auprès de la chaîne ABP l’acteur de 62 ans, abonné aux rôles de bon père de famille.

Lundi, le rédacteur en chef du service politique du grand quotidien Hindustan Times a démissionné de ses fonctions suite à la suite d’accusations de harcèlement sexuel partagées sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 12h11)                                                        

Inde: Au Kerala sous les eaux, une odeur fétide et obsédante

août 20, 2018

A Aluva, la puanteur est partout, omniprésente, impossible à occulter. Dans cette petite ville du Kerala, État indien frappé par des inondations meurtrières, la décrue n’arrive pas à masquer l’ampleur des dévastations cachées sous les eaux brunâtres.

Cette odeur, certains l’attribuent aux poubelles pourrissantes, d’autres à la putréfaction d’animaux morts noyés. « Elle est peut-être d’origine humaine », suppute un survivant de la mousson, en référence aux plus de 400 morts dans cette région luxuriante du sud du pays prisée des touristes en saison sèche.

En pénétrant dans le Union Christian College d’Aluva, localité située en bordure de la grande métropole kéralaise de Cochin, une odeur nauséabonde assaille directement les narines. À l’intérieur du collège, 2.000 rescapés s’entassent.

« Cette odeur résulte de cinq jours sans bain », avance Savita Saha, une rescapée des précipitations diluviennes et inondations meurtrières qui ont frappé aussi bien Aluva que le reste de l’État, tassée sur une natte de jute avec son mari dans un couloir.

« Tout le monde ici porte les vêtements qu’ils avaient lorsqu’ils ont fui. »

Dans cet établissement scolaire, de longues files d’attente s’étirent devant les rares toilettes. Le bâtiment ne possède pas de pièce d’eau pour se laver.

Dehors, la pluie a tout juste cessé. Des voitures abandonnées, des meubles et des matelas parsèment les rues d’Aluva. Une eau sale et noire s’élève encore jusqu’au niveau des genoux.

Dans l’une des salles de classe, Rasitha Sojith n’arrive à retenir ses larmes en se remémorant sa fuite à travers des eaux lui montant jusqu’à la poitrine, son fils de deux mois dans ses bras.

Mercredi, son père, sa sœur et les trois enfants de cette dernière étaient venus chez elle pour voir le nouveau-né lorsque les eaux ont fait irruption dans sa maison.

« Avec l’eau montant rapidement, nous avons seulement attrapé quelques vêtements pour le bébé et sommes allés sur la terrasse au premier étage de la maison d’un voisin », relate-t-elle.

Mais la pluie tombait sans discontinuer, implacable. Ils durent attendre l’arrivée d’un bateau de pêcheurs le lendemain pour être secourus.

« Tout est perdu. Tout ! Nous n’avons même pas l’argent pour revenir dans notre quartier », se lamente Rasitha.

« Je ne pense pas que nous quitterons ce camp bientôt », constate-t-elle. Comme cette femme, quelque 725.000 personnes sont hébergées dans des refuges improvisés à travers le Kerala.

– Voitures flottantes –

La même odeur insidieuse attendait Mumthaz lorsqu’elle est revenue chez elle, dans le quartier Malikampeedika de l’agglomération de Cochin, pour constater à la faveur de l’accalmie les dégâts à son domicile.

« Ces débris boueux et cette puanteur c’est tout ce qu’il reste de notre passé », confie-t-elle à l’AFP. De la fange, elle extrait des matelas souillés, un canapé, des ustensiles abîmés et même les récompenses scolaires de ses filles.

La facture des inondations est estimée par les autorités à trois milliards de dollars, un montant appelé à s’alourdir à mesure que se précise l’ampleur des destructions.

En ayant vent d’inondations imminentes, Mumthaz avait emmené jeudi ses deux filles chez ses beaux-parents, résidents d’un autre quartier. Rien n’y aura fait: les eaux ont envahi leur maison également et toute la famille a dû être secourue.

« C’était surréel. À un moment, l’eau nous arrivait presque aux genoux et quelques minutes plus tard il y avait un mètre et demi, avec un courant si fort que nous avons vu de grosses voitures flotter comme des canettes de métal. »

Son mari cherchant du travail à Dubaï, Mumthaz sait qu’elle devra peiner pour élever ses deux filles. Après le cauchemar de la mousson, la plus violente depuis un siècle au Kerala, l’avenir s’annonce sombre pour la famille.

« Il n’y a pas d’électricité et d’eau ici. Je ne sais pas dans combien de temps je pourrai revenir », dit-elle face à sa maison ravagée.

Romandie.com avec(©AFP / (20 août 2018 15h02)                                                        

Inondations: des milliers d’Indiens piégés, le bilan s’alourdit

août 19, 2018

Des sauveteurs aident à l’évacuation des habitants le 19 août 2018 dans un village de l’Etat de Kerala, dans le sud de l’Inde, frappé par les inondations / © AFP / MANJUNATH KIRAN

Les secouristes indiens, appuyés par des dizaines d’hélicoptères et des centaines de bateaux, tentaient dimanche de sauver les milliers de personnes piégées par les inondations dans l’Etat du Kerala, dans le sud du pays, qui ont fait au moins 370 morts et chassé de leurs foyers plus de 700.000 personnes.

Ces bilans s’alourdissent alors que les pluies torrentielles continuent.

Le bilan de ces inondations, les plus graves qu’ait subies cet Etat du sud de l’Inde depuis un siècle, est passé à 370 morts au moins depuis le début de la mousson le 29 mai, a précisé dimanche à l’AFP le porte-parole du gouvernement de l’Etat du Kerala, Subhash T.V.

Près de 725.000 personnes ont été relogées dans des abris, selon le porte-parole.

Pour les services météorologiques indiens, les pluies devraient se poursuivre dans l’Etat de Kerala jusqu’au 23 août.

Cette région très touristique du sud de l’Inde subit depuis la fin du mois de mai des pluies torrentielles qui ont déclenché des glissements de terrain et des inondations soudaines emportant des villages entiers.

Quelque 350.000 personnes sinistrées ont dû se réfugier dans 3.000 camps d’urgence. Des milliers d’hommes de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air ont été déployés pour venir en aide à ceux qui sont encore cernés par les inondations.

Vue des quartiers du nord de la ville de Cochin, dans l’Etat du Kerala, le 18 août 2018, après le passage des pluies diluviennes / © AFP / –

De nombreuses routes et 134 ponts ont été endommagés, isolant des districts entiers dans les zones escarpées du Kerala qui sont les plus affectées.

Des habitants paniqués lancent des appels au secours sur les réseaux sociaux, déclarant qu’ils ne parviennent pas à contacter les services de secours.

Un responsable local a confirmé que la panne des réseaux locaux de communications compliquait la capacité à contacter les populations.

Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d’eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d’eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.

– Une ville coupée du monde –

Des dizaines de barrages et de réservoirs ont dû être ouverts car le niveau des eaux a atteint un seuil dangereux, inondant de nombreux villages situés en aval.

Des habitants sont évacués par des secouristes de la Marine indienne au cours d’une opération de sauvetage à Paravur près de la ville de Cochin, le 18 août 2018 / © AFP / –

Plus de 10.000 kilomètres de routes ont été endommagés, selon le gouvernement local,

La situation dans la ville de Chengannur, située à quelque 120 km au nord de la capitale du Kerala Thiruvananthapuram, et qui a été coupée du monde pendant quatre jours, était particulièrement alarmante.

Des bateaux de l’armée et des militaires ont été envoyés dans cette ville, où selon les medias des corps ont été découverts.

Saji Cherian, qui représente Chengannur à l’Assemblée du Kerala, a dit craindre à la télévision Asianet TV un bilan d’au moins cinquante morts dans sa ville, et a éclaté en sanglots en réclamant des hélicoptères pour sauver les habitants.

Des régions isolées ont été approvisionnées en eau, médicaments et vivres par hélicoptères.

L’aéroport international de Kochi sera quant à lui fermé jusqu’au 26 août au moins.

Inondations en Inde: 370 morts au Kerala, les habitants piégés / © AFP / MANJUNATH KIRAN, RR

Le Kerala a reçu plus d’un million de touristes l’année dernière, selon des statistiques officielles.

Cet Etat subit chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson (de juin à septembre), mais les précipitations sont particulièrement abondantes cette fois-ci.

Selon le ministère indien de l’Intérieur, 868 personnes sont mortes dans sept Etats indiens depuis le début de la mousson.

Selon le gouvernement local, les pertes causées par ces intempéries catastrophiques sont de 2,9 milliards de dollars « selon des estimations préliminaires ». Le coût définitif « ne pourra être établi que lorsque l’eau se sera retirée », précise le communiqué.

Pour renforcer les opérations de secours, le chef de l’exécutif du Kerala a demandé des financements supplémentaires ainsi que l’envoi de 20 hélicoptères et de 600 bateaux à moteur en plus de ceux qui sont déjà déployés sur le terrain.

Le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a survolé samedi en hélicoptère l’Etat sinistré, a annoncé une aide immédiate de 75 millions de dollars.

Des secouristes ont raconté à l’agence Press Trust of India comment ils avaient lutté toute la nuit de samedi à dimanche pour sauver une mère et son nouveau-né des eaux montantes dans la région montagneuse d’Idukki.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 18h06)