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Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus

juillet 25, 2021
Mousson meurtriere en Inde: le bilan s'alourdit a 159 morts, des dizaines de disparus
Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus© AFP/INDRANIL MUKHERJEE

Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par les fortes pluies de mousson en Inde s’est alourdi à 159 morts dimanche, selon les autorités, les sauveteurs recherchant toujours des dizaines de disparus.

La côte ouest du pays est arrosée de précipitations torrentielles depuis jeudi et les services météorologiques indiens ont mis en garde contre de nouvelles averses au cours des prochains jours.

Dans le seul État du Maharasthra, 149 personnes ont perdu la vie, dont plus de 40 dans un glissement de terrain qui a frappé jeudi le village de Taliye, au sud de Bombay, la principale place financière du pays.

« De nombreuses personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles tentaient de s’enfuir » lorsque le glissement de terrain s’est produit, a déclaré à l’AFP un villageois, Jayram Mahaske, dont des proches sont restés bloqués.

Un autre habitant, Govind Malusare, a confié que le corps de son neveu avait été retrouvé dans les décombres de la maison familiale qui a été emportée. Mais sa mère, son frère et sa belle-soeur manquent toujours à l’appel.

Record de précipitations

Le glissement de terrain a abattu des dizaines de maisons en quelques minutes, ne laissant debout que deux structures en béton et coupant l’alimentation en électricité, ont indiqué des habitants. Les sauveteurs fouillaient la boue et les débris à la recherche d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Dans le district de Satara, affecté par des inondations et des glissements de terrain, 28 corps ont été découverts, portant à 41 le bilan des morts.

« La pluie, les inondations, l’eau, ce n’est pas nouveau pour la population, mais cette fois ce qui est arrivé était inimaginable, les gens n’ont même pas pu sauver leurs biens en raison de la montée rapide des eaux », a déclaré à la presse le chef du gouvernement de l’Etat du Maharashtra Uddhav Thackeray après avoir visité dimanche la ville de Chiplun, au sud de Bombay.

Dans certaines parties de la ville de Chiplun, le niveau de l’eau a atteint près de six mètres jeudi, après 24 heures de pluies ininterrompues qui ont submergé routes et habitations.

Huit patients d’un hôpital local accueillant des malades du Covid-19 seraient morts suite à un arrêt des respirateurs dû à une coupure de courant.

Quelque 230.000 personnes ont été évacuées dans l’ensemble de l’Etat du Maharashtra.

Dans l’État voisin de Goa, une femme s’est noyée, a déclaré le gouvernement de l’État à l’agence Press Trust of India, dans ce que le ministre en chef Pramod Sawant a qualifié de « pires inondations depuis 1982 ».

Ajit Roy, un responsable du nord de Goa, a indiqué que la décrue s’était amorcée dans cette zone et que les personnes évacuées avaient commencé à revenir.

Dans les plaines côtières du Maharashtra et de Goa, le niveau des eaux est resté cependant élevé après que les rivières sont sorties de leur lit. Des habitants terrifiés sont montés sur les toits et les étages supérieurs pour échapper aux eaux.

Plus au sud, dans l’État du Karnataka, le bilan est passé de trois à neuf morts dans la nuit, et quatre autres personnes sont portées disparues, selon les autorités.

Mer d’Arabie

Inondations et glissements de terrain sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), qui voit souvent des bâtiments anciens s’effondrer après des jours de pluie ininterrompue.

Certains experts estiment que sous l’effet du réchauffement climatique, ces précipitations sont de plus en plus intenses.

Le climatologue Roxy Mathew Koll, qui travaille pour l’Institut indien de météorologie tropicale, a expliqué qu’une conséquence des bouleversements climatiques était le réchauffement de la mer d’Arabie.

La hausse des températures de l’eau fait que l’air, plus chaud, retient un taux plus élevé d’humidité, ce qui a tendance à générer des précipitations plus abondantes.

Il a précisé qu’une station météo à Mahabaleshwar, au sud de Bombay, avait enregistré vendredi 594 millimètres de précipitation, un record depuis le début des relevés il y a un siècle.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dimanche par des chutes de rochers sur leur véhicule dans le district montagneux de Kinnaur district dans l’Etat de l’Himachal Pradesh. L’éboulement n’a pas été causé par les pluies de mousson, selon les autorités.

Par Le Point avec AFP

Tous les vaccins ne sont pas égaux, selon l’Union européenne

juillet 13, 2021

LONDRES — Après que le Dr Ifeanyi Nsofor et son épouse ont reçu deux doses du vaccin d’AstraZeneca contre le coronavirus au Nigeria, ils ont supposé qu’ils seraient libres de voyager cet été vers une destination européenne de leur choix. Ils avaient tort.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le couple – et des millions d’autres personnes qui ont été vaccinées grâce à un effort soutenu par l’ONU – pourrait se voir interdire l’entrée de nombreux pays européens, entre autres, parce que ces pays ne reconnaissent pas la version indienne du vaccin.

Bien que le vaccin d’AstraZeneca produit en Europe ait été autorisé par l’agence de réglementation pharmaceutique du continent, le même vaccin fabriqué en Inde n’a pas reçu le feu vert.

Les régulateurs de l’Union européenne (UE) ont déclaré qu’AstraZeneca n’avait pas rempli les documents nécessaires sur l’usine indienne, y compris les détails sur ses pratiques de production et ses normes de contrôle qualité.

Mais certains experts décrivent la décision de l’UE comme discriminatoire et non scientifique, soulignant que l’Organisation mondiale de la santé a inspecté et approuvé l’usine. Les responsables de la santé affirment que la situation non seulement compliquera les voyages et nuira aux économies fragiles, mais elle sapera également la confiance dans les vaccins en semblant étiqueter certains comme étant de qualité inférieure.

Alors que la couverture vaccinale augmente en Europe et dans d’autres pays riches, les autorités soucieuses de sauver la saison touristique estivale assouplissent de plus en plus les restrictions aux frontières.

Plus tôt ce mois-ci, l’Union européenne a présenté son certificat COVID numérique, qui permet aux résidants de l’UE de se déplacer librement dans le bloc de 27 pays tant qu’ils ont été vaccinés avec l’un des quatre vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments, ont un récent test négatif ou ont la preuve qu’ils se sont récemment remis du virus.

Alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne restent largement fermés aux visiteurs extérieurs, le certificat de l’UE est considéré comme un modèle potentiel de voyage à l’ère de la COVID-19 et un moyen de stimuler les économies.

Les vaccins officiellement approuvés par l’UE incluent également ceux fabriqués par Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson. Ils n’incluent pas le vaccin d’AstraZeneca fabriqué en Inde ni de nombreux autres vaccins utilisés dans les pays en développement, y compris ceux fabriqués en Chine et en Russie.

Les différents pays de l’UE sont libres d’appliquer leurs propres règles pour les voyageurs de l’intérieur et de l’extérieur du bloc, et leurs règles varient considérablement, créant une confusion supplémentaire pour les touristes. Plusieurs pays de l’UE, dont la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, autorisent les personnes à entrer s’ils ont reçu des vaccins non approuvés par l’UE; plusieurs autres, dont la France et l’Italie, ne le font pas.

Pour le Dr Nsofor, la réalisation qu’il pourrait être interdit d’entrée a été «un réveil brutal». Après une année difficile de travail pendant la pandémie à Abuja, le Dr Nsofor et sa femme attendaient avec impatience des vacances européennes avec leurs deux jeunes filles, peut-être en admirant la tour Eiffel à Paris ou en visitant Salzbourg en Autriche.

Le Dr Nsofor a noté que le vaccin de fabrication indienne qu’il avait reçu avait été autorisé par l’OMS pour une utilisation d’urgence et avait été fourni par le biais de COVAX, le programme soutenu par l’ONU pour fournir des vaccins aux pays les plus pauvres du monde. L’approbation de l’OMS comprenait une visite à l’usine du Serum Institute of India pour s’assurer qu’elle avait de bonnes pratiques de fabrication et que les normes de contrôle de qualité étaient respectées.

«Nous sommes reconnaissants à l’UE d’avoir financé COVAX, mais maintenant, ils discriminent essentiellement un vaccin qu’ils ont activement financé et promu», a déploré le Dr Nsofor. «Cela ne fera que laisser place à toutes sortes de théories du complot selon lesquelles les vaccins que nous recevons en Afrique ne sont pas aussi bons que ceux qu’ils ont pour eux-mêmes en Occident.»

Avec La Presse canadienne par Maria Cheng, The Associated Press

Coronavirus: Le bilan en Inde dépasse les 25 millions de contaminations

mai 18, 2021

CORONAVIRUS: LE BILAN EN INDE DÉPASSE LES 25 MILLIONS DE CONTAMINATIONS

© Reuters/Samuel Rajkumar 

BANGALORE (Reuters) – Le nombre total de cas de contamination au coronavirus recensés en Inde a dépassé le seuil des 25 millions après que 263.533 nouvelles infections ont été enregistrées sur une journée, selon les données publiées mardi par le ministère de la Santé.

L’Inde devient le deuxième pays, après les Etats-Unis, à franchir ce sombre cap.

D’après les données gouvernementales, 4.329 décès supplémentaires liées au COVID-19 ont aussi été recensés sur une journée, un record quotidien depuis le début de la crise sanitaire, qui porte le bilan à 278.719 morts.

Avec Reuters par (Rama Venkat; version française Jean Terzian)

L’Inde tente de sauver les occupants d’une barge coulée après le passage d’un cyclone

mai 18, 2021

NEW DELHI — La Marine indienne s’emploie à sauver les membres d’équipage d’une barge ayant coulé et d’un deuxième cargo qui était à la dérive, mardi, au large de Mumbai, après qu’un cyclone meurtrier a frappé la côte ouest.

© Fournis par La Presse Canadienne

La Marine a indiqué qu’elle avait sauvé 177 des 400 personnes sur les deux barges dans la mer d’Arabie. Trois navires de guerre, des avions de patrouille maritime et des hélicoptères ont rejoint les opérations de sauvetage et parcouraient la mer, a indiqué la Marine.

Les deux barges accueillaient des travailleurs d’Oil and Natural Gas Corporation, la plus grande société de pétrole brut et de gaz naturel en Inde.

Le cyclone Tauktae, la tempête la plus puissante à avoir frappé la région depuis plus de deux décennies, a entraîné des vents soutenus jusqu’à 210 km/h lorsqu’il a touché terre dans l’État du Gujarat, lundi soir. Quatre personnes ont été tuées dans l’État, portant le total de victimes de la tempête à 16.

Les résidants sont sortis des abris de secours mardi pour trouver des débris éparpillés sur les routes, des arbres déracinés et des lignes électriques endommagées. La garde côtière a sauvé huit pêcheurs bloqués en mer près de Veraval, dans l’État du Gujarat.

Dans le Maharashtra, six personnes ont été tuées lundi, mais la capitale de l’État, Mumbai, a été largement épargnée par des dommages majeurs alors même que de fortes pluies ont frappé le littoral de la ville et que des vents violents ont fouetté ses gratte-ciel. Au cours du week-end, le cyclone a tué six personnes dans les États du Kerala, du Karnataka et de Goa alors qu’il se déplaçait le long de la côte ouest.

Le cyclone s’est affaibli, mais le Département météorologique indien prévoit de fortes pluies dans de nombreuses régions du Gujarat et du Maharashtra dans les prochains jours.

Avant le passage du cyclone, environ 150 000 personnes avaient été évacuées des zones basses des États du Maharashtra et du Gujarat. S.N. Pradhan, directeur de la Force nationale d’intervention en cas de catastrophe en Inde, a déclaré que les normes de distanciation sociale étaient suivies dans les abris d’évacuation et que les équipes de secours enlevaient les débris des zones touchées.

Les deux États, parmi les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus, avaient rapidement formé des équipes d’intervention en cas de catastrophe, craignant que la tempête ne mette en danger la lutte de l’Inde contre le virus.

Les cyclones tropicaux sont moins fréquents dans la mer d’Arabie que sur la côte est de l’Inde et se forment généralement plus tard dans l’année. Les experts disent que les changements climatiques les ont rendus plus intenses, plutôt que plus fréquents.

En mai 2020, près de 100 personnes sont mortes lorsque le cyclone Amphan, la tempête la plus puissante à avoir frappé l’est de l’Inde en plus d’une décennie, a ravagé la région.

Avec Sheikh Saaliq, The Associated Press

Inde: Les dépouilles de victimes de COVID-19 font surface le long des berges du Gange

mai 16, 2021

PRAYAGRAJ, Inde — Des policiers vont à la rencontre de villageois dans le nord de l’Inde où des corps ont fait surface sur les berges du fleuve Gange et des corps ont été enterrés dans le sable. Il s’agirait de victimes de la COVID-19, selon les spéculations qui circulent sur les réseaux sociaux.

© Fournis par La Presse Canadienne

À bord de véhicules jeep et en bateaux munis de haut-parleurs, les policiers demandaient aux résidents de ne pas disposer des corps dans les plans d’eau.

«Nous sommes ici pour vous aider à faire les derniers rituels», ont affirmé les policiers.

Vendredi, la pluie a dévoilé des corps enterrés dans des tombes peu profondes le long des berges de la ville de Prayaga, située dans l’État d’Uttar Pradesh.

Des médias locaux ont rapporté que plus de mille cadavres de victimes de la COVID-19 ont été récupérés le long de berges depuis deux semaines.  

Un porte-parole du gouvernement, Navneet Sehgal, a nié toutefois dimanche que les cadavres dévoilés en fin de semaine par la pluie soient des victimes de la pandémie.

Selon lui, des villageois ne font pas incinérer leurs proches, comme c’est la coutume dans la tradition hindoue, durant certaines périodes de l’année en raison de leur signification religieuse et disposaient donc des corps dans les plans d’eau ou le long des berges.

K.P. Singh, un inspecteur général de la police, a indiqué que les autorités ont désigné un site de crémation pour les victimes de la COVID-19 à Prayagraj et que la police ne tolérerait plus d’enterrements le long des berges ou de rites funéraires sur l’eau. 

Les autorités de l’État de Sehgal soutiennent avoir découvert «un plus petit nombre» de corps le long de berges, mais ils n’ont pas précisé le nombre.

Ramesh Kumar Singh, un membre de l’organisation philanthropique Bondhu Mahal Samiti, qui aide à la crémation des corps, affirme que le nombre de morts est très élevé dans les régions pauvres et rurales et que les gens laissent sombrer leurs défunts dans les rivières en raison des coûts exorbitants des rites funéraires et d’une pénurie de bois. Les coûts de crémation ont triplé à 15 000 roupies, ce qui est l’équivalent de 210$ CAN.

Les autorités de la santé publique ont récupéré la semaine dernière 71 corps qui ont échoué le long du fleuve Gange dans l’État voisin du Bihar. 

Des autopsies ont été pratiquées, mais elles ne pouvaient pas confirmer la cause des décès en raison de l’état de décomposition avancée des corps.

Une douzaine de dépouilles ont aussi été découvertes, la semaine dernière, enterrées dans le sable des berges de  deux localités du district d’Unnao, à 40 kilomètres au sud-ouest de Lucknow, la capitale de l’État de l’Uttar Pradesh.

Une enquête était en cours pour identifier la cause des décès, selon le magistrat du district Ravindra Kumar.

Deux des États les plus peuplés de l’Inde, ceux d’Uttar Pradesh et de Bihar, avec près de 358 millions d’habitants, figurent parmi les plus durement touchés par la pandémie de COVID-19 en Inde. Les taux de décès y sont très élevés et des villageois sans ressources ont amené leurs proches dans les hôpitaux des villes et villages environnants pour y recevoir des soins, mais plusieurs de ces personnes ont succombé sur le chemin.

Après avoir atteint des niveaux records pendant des semaines, le nombre de nouveaux cas se stabilisait, a déclaré le Dr VK Paul, un expert en santé du gouvernement.

Le ministère de la Santé a rapporté dimanche 311 170 nouveaux cas confirmés de COVID-19 au pays dans les dernières 24 heures, en baisse par rapport aux 326 098 cas quotidiens signalés samedi. 

Il a ajouté 4077 décès à son bilan des victimes de la COVID-19 qui atteint désormais à 270 284 morts en Inde, selon le bilan officiel. Des experts préviennent cependant que le nombre réel de cas et de victimes de la pandémie est sous-estimé en Inde.

Avec Rajesh Kumar Singh et Biswajeet Banerjee, The Associated Press

Des patients atteints de la COVID-19 meurent dans incendie dans un hôpital indien

mai 1, 2021

NEW DELHI — Un incendie dans un hôpital soignant des patients atteints de la COVID-19 a tué 18 patients tôt samedi, dans l’ouest de l’Inde, alors que le pays est aux prises avec la pire épidémie.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Le feu s’est déclaré dans une salle au rez-de-chaussée de l’hôpital de Bharuch, une ville de l’État du Gujarat. Les flammes ont été éteintes en une heure, a indiqué la police. La cause fait l’objet d’une enquête.

Trente et un patients ont été sauvés de l’incendie par des employés de l’hôpital et des pompiers. Leur état était stable, a précisé le policier BM Parmar. 

À la fin du mois dernier, un incendie dans une unité de soins intensifs avait tué 13 patients infectés par la COVID-19 dans la région de Virar en périphérie de Mumbai.

Pendant que la campagne de vaccination s’intensifie pour tous les adultes, l’Inde a établi samedi un autre record mondial quotidien avec 401 993 nouveaux cas, faisant passer son bilan à plus de 19,1 millions. Plus de 3500 personnes sont décédées au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès à 211 853, selon le ministère de la Santé. 

Des experts estiment que ces chiffres sont sous-estimés.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Variant indien du Covid-19 : un premier cas détecté en France

avril 29, 2021

Aucun cas de Covid-19 ne concernait le variant indien jusqu’alors. Mais un cas a été détecté dans le Lot-et-Garonne. Il s’agit d’un patient revenu d’Inde.

Pour l'heure, la France autorise toujours les vols avec l'Inde. (Illustration)
Pour l’heure, la France autorise toujours les vols avec l’Inde. (Illustration)© EMERIC FOHLEN / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Si le variant indien du Covid-19 n’avait pas encore été repéré en France, c’est désormais le cas. L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a annoncé ce jeudi 29 avril qu’un cas de variant indien avait été détecté dans le Lot-et-Garonne. « On a identifié que c’était le variant indien » à propos d’un cas en Lot-et-Garonne « d’un patient revenu d’Inde », a ainsi indiqué Benoît Elleboode, directeur régional de l’ARS, sur BFMTV et CNews.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué mardi « qu’aucun cas de variant d’origine indienne » n’a été détecté « en France métropolitaine ». Selon Benoît Elleboode, « c’est le premier cas en France, en tout cas c’est le premier cas dans notre région en Lot-et-Garonne qui a été confirmé ».closevolume_off

Un deuxième cas suspect en cours de séquençage

Le « séquençage a été fait à Toulouse sur un patient qui était revenu d’Inde et qui refaisait un test parce qu’il devait repartir à l’étranger. On a identifié que c’était le variant indien et donc tout le dispositif de retrotracing, d’isolement et de protection de toutes les personnes a été mis en place vis-à-vis de ce variant indien », a ajouté Benoît Elleboode. Sur CNews, le directeur régional a ajouté qu’un second cas, cette fois-ci à Bordeaux, était suspecté. « Le virus est en train d’être séquencé au CHU de Bordeaux et on aura la réponse normalement demain »vendredi, a-t-il ajouté.

Le variant indien du coronavirus est jugé en parti responsable d’une deuxième vague épidémique dévastatrice en Inde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé mardi que cette mutation du virus avait été identifiée dans 17 pays, dont plusieurs en Europe.

Par Le Point avec AFP

Coronavirus: Le nombre de contaminations dépasse les 18 millions en Inde

avril 29, 2021

CORONAVIRUS: LE NOMBRE DE CONTAMINATIONS DÉPASSE LES 18 MILLIONS EN INDE

© Reuters/RUPAK DE CHOWDHURI 

BANGALORE (Reuters) – Le bilan en Inde de l’épidémie due au nouveau coronavirus a dépassé jeudi le seuil des 18 millions de contaminations après un énième record de nouveaux cas en 24 heures alors que les services des pompes funèbres travaillent sans relâche pour faire face à l’afflux de morts.

L’Inde a fait état de 379.257 nouvelles contaminations et de 3.645 décès supplémentaires en l’espace de 24 heures. Il s’agit du plus lourd bilan quotidien en termes de morts dans le pays depuis le début de l’épidémie.

Deuxième pays le plus peuplé de la planète, l’Inde fait face à une crise sanitaire sévère, les hôpitaux et les morgues étant débordés, ce qui a amené la communauté internationale à se mobiliser pour lui venir en aide.

Sayyed Munir Kamruddin, âgé de 52 ans et employé de pompes funèbres à Bombay, a déclaré qu’il ne ménageait pas ses efforts avec ses collègues pour enterrer les victimes du COVID-19.

Devant les hôpitaux, des milliers d’Indiens cherchent désespérément de l’oxygène ou un lit, qui est pris d’assaut en quelques minutes dès qu’une place se libère dans les unités de soins intensifs.

« La violence de la deuxième vague a pris tout le monde de court », dit K. VijayRaghavan, principal conseiller scientifique du gouvernement indien, cité dans le journal Indian Express.

« (…) Aucune indication des exercices de modélisation ne suggérait l’ampleur d’une telle poussée », a-t-il ajouté.

L’armée indienne a commencé à acheminer des équipements médicaux, comme des conteneurs d’oxygène, à travers le pays et ouvrira ses centres hospitaliers aux civils. Les hôtels et les autocars ont été transformés en établissements de soins intensifs face à la pénurie de lits d’hôpitaux.

Pour contenir la flambée épidémique, l’Inde a élargi la vaccination à toutes les personnes de plus de 18 ans à compter de samedi, soit une population de 800 millions de personnes.

Bien qu’étant l’un des principaux producteurs de vaccins contre le COVID-19, l’Inde ne dispose pas de doses suffisantes pour une telle campagne.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont dit n’être pas parvenues à obtenir de rendez-vous ou même simplement à se connecter sur les services concernés.

Le gouvernement a déclaré que plus de huit millions de personnes s’étaient inscrites pour des vaccinations.

Sur le 1,4 milliard d’habitants que compte l’Inde, seuls 9% ont reçu au moins une dose de vaccin contre le COVID-19.

Selon les données mondiales compilées par Reuters, le ratio de décès par million d’habitants dus au COVID-19 est de 147,2 en Inde, un chiffre nettement inférieur à ceux du Brésil et des Etats-Unis, qui s’élèvent respectivement à 1.800 et 1.700.

Les experts estiment cependant que chiffre pourrait être de cinq à dix fois supérieur aux données officielles publiées par l’Inde.

Avec Reuters par Neha Arora et Shilpa Jamkhandikar puis (Anuron Kumar Mitra à Bangalore, Tanvi Mehta à Delhi, Ruma Paul à Dacca, Subrata Nag Choudhury à Calcutta; version française Camille Raynaud et Claude Chendjou)

Inde: des corps incinérés sur un parking de Delhi

avril 27, 2021

« J’ai perdu le compte », soupire Sanjay, un prêtre administrant les derniers sacrements d’un énième défunt dans un crématorium de Delhi, tellement saturé que ses funestes activités s’étendent désormais jusque sur le parking adjacent.

 Des proches préparent les bûchers funéraires de victimes du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

© Prakash SINGH Des proches préparent les bûchers funéraires de victimes du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

« Nous commençons au lever du soleil et les crémations se poursuivent au-delà de minuit », déclare-t-il à l’AFP, le regard perdu dans les flammes des bûchers et de tas de cendres fumantes qui, il y a peu, étaient des êtres humains avant que le Covid-19 ne les terrasse.

Des proches et des ambulanciers portent des corps de personnes décédées du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

© Prakash SINGH Des proches et des ambulanciers portent des corps de personnes décédées du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

Des familles se lamentent en silence sur le bord de la route de ce quartier défavorisé de la capitale, attendant le tour de leurs proches enveloppés dans des linges blancs et des guirlandes de soucis jaunes.

Des bûchers funéraires décédées du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

© Prakash SINGH Des bûchers funéraires décédées du Covid-19 dans un crématorium de New Delhi, le 27 avril 2021

Des sirènes d’ambulances qui charrient d’autres corps ne cessent de résonner. Les habitants des immeubles qui surplombent l’établissement subissent la puanteur des corps calcinés et les lamentations des familles en deuil. 

Les hôpitaux indiens et leurs personnels sont mis à rude épreuve par cette deuxième vague dévastatrice de l’épidémie de coronavirus.

Des gens meurent aux portes des hôpitaux ou chez elles, faute de lits, de médicaments et d’oxygène.

Les crématoriums ne connaissent pas de trêve, leurs cheminées se fissurent et les armatures métalliques des fours finissent par fondre sous l’intensité de la chaleur.

Le bois commence à manquer aussi dans certains établissements, des familles sont priées d’apporter leur propre combustible.

De nombreux crématoriums et cimetières affirment que le bilan officiel des décès dus au virus est loin de correspondre à la réalité, compte tenu de l’afflux de corps qu’ils voient défiler.

Au cours des trois derniers jours, le crématorium de Seemapuri, dans le nord-est de Delhi, a organisé plus de 100 funérailles par jour et ne dispose plus de place désormais.

« Nous avons essayé d’accueillir les crémations dans les allées et partout où nous pouvions trouver de l’espace, mais les corps ne cessaient d’affluer », raconte à l’AFP le coordinateur Jitender Singh Shanty, coiffé d’un turban jaune, vêtu d’une combinaison de protection bleue.

« Nous avons dû demander aux autorités de nous permettre d’étendre l’installation jusqu’au parking », ajoute le sikh, des flammes orange faisant rage sur des bûchers derrière lui à la fin du jour. Selon Jitender Singh Shanty, son crématorium a incinéré environ 600 corps depuis le début du mois, et les familles continuent d’attendre des heures avant de pouvoir accomplir les derniers rites mortuaires.

Des bûchers funéraires de personnes décédées du Covid-19 dans un crématorium à New Delhi, le 26 avril 2021

© Jewel SAMAD Des bûchers funéraires de personnes décédées du Covid-19 dans un crématorium à New Delhi, le 26 avril 2021

« Si la situation ne s’améliore pas », ajoute-t-il, « nous pourrions être obligés de procéder aux crémations à même la route, puisque nous n’avons plus de place maintenant. » 

Avec AFP par ja/stu/lth/slb

Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe

avril 26, 2021
Virus : gravite sans precedent en Inde, prudent relachement en Europe
Virus : gravité sans précédent en Inde, prudent relâchement en Europe© AFP/Jewel SAMAD

La pandémie atteint une gravité sans précédent en Inde, où les patients continuent de mourir par manque d’oxygène dans des hôpitaux saturés, tandis que l’Europe relâche prudemment ses restrictions avec la réouverture lundi de terrasses de cafés et de restaurants en Italie et le retour des écoliers en France.

Partout dans le monde, les campagnes de vaccination tentent de dompter le Covid-19 mais le processus se heurte à la propagation express du virus et à l’émergence de variants responsables de virulentes poussées épidémiques.

Avec ses 1,3 milliard d’habitants, l’Inde, qui a enregistré dimanche un record mondial de près de 350.000 personnes contaminées en une seule journée, a été plongée dans le chaos en quelques jours par le variant « indien ».

A New Delhi, des témoins décrivent des couloirs d’hôpitaux encombrés de lits et de brancards et des familles suppliant en vain qu’on leur fournisse de l’oxygène ou une place pour leurs proches. Certains meurent au seuil de l’hôpital.

« Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit », a déploré le chef du gouvernement de la capitale Arvind Kejriwal. New Delhi, l’agglomération indienne la plus touchée, est confinée pour une semaine supplémentaire.

Avec plus de 192.000 morts, l’Inde figure au quatrième rang des pays les plus endeuillés par le Covid-19.

Les Etats-Unis ont annoncé dimanche qu’ils allaient « immédiatement » lui envoyer des composants pour la production de vaccins et des équipements médicaux.

L’Union européenne, où la détection du variant « indien » en Belgique, en Suisse et en Grèce inquiète, a promis une « assistance » à l’Inde. Même le Pakistan, son rival de toujours, lui a proposé des équipements médicaux.

L’UE poursuit AstraZeneca

Sur le front des vaccins, la clé de voute d’une potentielle sortie de crise, l’UE a annoncé lundi qu’elle attaquait en justice AstraZeneca pour ses retards de livraisons. Une procédure que le laboratoire suédo-britannique a aussitôt jugée « sans fondement ».

AstraZeneca n’a livré au premier trimestre aux pays de l’Union européenne que 30 millions de doses sur les 120 millions contractuellement prévues. Au deuxième trimestre, ce groupe ne compte en fournir que 70 millions sur les 180 millions initialement programmées.

Le cap du milliard de doses de vaccins contre le Covid, administrées dans 207 pays ou territoires, a été franchi ce week-end, selon un comptage de l’AFP à partir de sources officielles.

Et le laboratoire français Sanofi va produire aux Etats-Unis jusqu’à 200 millions de doses du vaccin américain Moderna « pour satisfaire à la demande mondiale ».

L’heure reste néanmoins à l’inquiétude dans de nombreux pays.

La Thaïlande recense désormais au total 57.500 cas de coronavirus contre seulement 29.000 début avril. Tandis que de nouvelles restrictions ont été mises en place lundi, le Premier ministre s’est vu infliger une amende pour non-port du masque.

L’Iran, le pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie, a dépassé les 70.000 morts, selon les chiffres officiels lundi, avec un record national de mortalité quotidienne (496).

« Un peu d’air frais » en Italie

Face à des opinions publiques de plus en plus rétives aux mesures réduisant leur liberté de circulation et leurs activités, certains gouvernements choisissent de desserrer l’étau avec prudence, lorsque la situation sanitaire montre quelque embellie.

En Italie, où le Premier ministre Mario Draghi a subi les pressions des dirigeants des régions et de manifestants réclamant un assouplissement des dispositifs, bars et restaurants peuvent depuis lundi servir en terrasse ; ainsi que le soir pour la première fois en six mois, même si le couvre-feu reste en vigueur à partir de 22 heures. Les salles de spectacle ont aussi rouvert.

Daniele Vespa, 26 ans, chef de salle au restaurant Baccano à Rome, ne cache pas sa joie : « C’est un début de retour à la normalité qui apporte un peu d’air frais ».

Fermé depuis six mois, le cinéma Beltrade à Milan (nord) a été le premier à ouvrir ses portes dès six heures (04H00 GMT), accueillant 82 clients qui ont commencé à faire la queue dès 5H20 pour voir « Journal intime » de Nanni Moretti.

M. Draghi a reconnu qu’il prenait un « risque calculé », l’Italie continuant d’enregistrer en moyenne plus de 300 morts du Covid-19 chaque jour, même si les contagions et le nombre des admissions en réanimation diminuent.

Le chef du gouvernement présentait en outre lundi au parlement les détails de son plan de relance grâce aux prêts et aux subventions de l’UE.

En France, où le virus continue de circuler activement avec un nombre de personnes en réanimation supérieur à celui enregistré pendant la deuxième vague épidémique, les enfants des plus petites classes ont repris le chemin de l’école lundi après trois semaines de fermeture de tous les établissements scolaires.

Collégiens et lycéens devraient retourner à l’école le 3 mai, souvent en demi-jauge.

Mais cette réouverture décidée par le président Emmanuel Macron suscite les critiques d’une partie du corps médical et les craintes d’enseignants.

En Espagne, les fêtes de San Fermin à Pampelune, qui attirent en juillet des touristes du monde entier, ont été annulées pour la deuxième année consécutive.

Le virus a fait au moins 3.109.991 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de son apparition fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi.

Par Le Point avec AFP