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Oman obtient la libération d’un prêtre indien enlevé au Yémen en 2016

septembre 12, 2017

 

Capture d’écran diffusée le 12 septembre 2017 montrant Thomas Uzhunnalil, prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen / © OMAN TV/AFP / HO

Un prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen lors d’une attaque contre un hospice attribuée à des jihadistes, a été libéré à la faveur d’une intervention du sultanat d’Oman, a annoncé mardi l’agence officielle ONA.

Le père catholique Thomas Uzhunnalil avait été enlevé lors de cette attaque à Aden (sud) qui avait fait 16 morts, dont quatre religieuses catholiques, et avait été condamnée à l’époque comme « insensée et diabolique » par le pape François.

Les autorités de Mascate ont réussi à « ramener mardi matin à Oman un employé du Vatican » après l’avoir localisé en « coordination avec des parties yéménites », a rapporté l’agence omanaise ONA.

A New Delhi, la ministre des Affaires étrangères Shma Swaraj s’est dite « heureuse d’annoncer que le père Uzhunnalil a été secouru », dans un tweet.

L’agence omanaise a indiqué que les opérations de recherche du prêtre indien avaient été lancées sur « instruction du sultan Qabous » d’Oman et à la demande du Vatican.

L’ONA a publié deux photos de l’ex-otage qui y apparaît en bonne forme. L’une le montre descendant d’un petit avion et l’autre posant habillé d’une tunique traditionnelle omanaise et portant une longue barbe blanche.

L’attaque en mars 20165 contre l’hospice d’Aden n’avait pas été revendiquée.

Un conflit armé oppose depuis 2014 au Yémen rebelles et pouvoir. Les groupes jihadistes rivaux Al-Qaïda et Etat islamique (EI) ont profité du chaos pour élargir leur influence dans ce pays et mener de nombreux attentats meurtriers.

Al-Qaïda a nié son implication dans l’attaque contre l’hospice, mais les autorités l’ont attribuée aux jihadistes.

Durant sa détention, le prêtre indien est apparu à deux reprises dans des vidéos appelant à l’aide pour être remis en liberté par ses ravisseurs.

Il s’est ainsi adressé en décembre 2016 au pape François, lui demandant d’intervenir pour obtenir sa libération et indiquant qu’il avait des problèmes de santé.

Le gouvernement indien avait assuré après la diffusion de cette vidéo qu’il « ne ménagerait aucun effort » pour obtenir sa libération.

Le père Uzhunnalil est apparu une deuxième fois en mai dernier pour lancer un appel similaire.

Oman, qui entretient des relations équilibrées avec toutes les parties en conflit au Yémen, a réussi ces dernières années à obtenir la libération de plusieurs ressortissants de différentes nationalités enlevés ou disparus au Yémen.

Le dernier otage détenu au Yémen et libéré en mai 2017 avait été l’Australien Craig McAllister qui avait été kidnappé en septembre 2016 à Sanaa, la capitale contrôlée depuis 2014 par les rebelles.

Le Yémen a connu de nombreux enlèvements d’étrangers ces dernières décennies. Véritable industrie dans ce pays à forte tradition tribale, les tribus se servaient souvent de l’enlèvement d’étrangers pour demander des faveurs au gouvernement ou de l’argent.

Mais certains enlèvements ont été le fait de groupes extrémistes comme Al-Qaïda.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 17h03)

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Inde: Le prix Nobel Satyarthi lance un une marche pour la protection des enfants

septembre 11, 2017

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi à Bangalore le 21 juillet 2017 / © AFP/Archives / MANJUNATH KIRAN

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi a donné lundi le coup d’envoi d’une marche à travers l’Inde pour exhorter les autorités à agir contre les violences sexuelles contre les enfants et le trafic de mineurs.

Kailash Satyarthi et ses partisans ont lancé cette grande manifestation à Kanyakumari, à la pointe sud de l’Inde.

Il espère faire participer un million de personnes à sa marche qui doit traverser les 29 Etats et les sept territoires de l’Union du pays sur 11.000 kilomètres pour s’achever le 16 octobre à New Delhi.

« Si nos enfants ne sont pas en sécurité en Inde, dans les écoles, alors nous devons y remédier », a déclaré ce militant des droits des enfants âgé de 63 ans.

« Nous ne pouvons pas être des spectateurs silencieux », a-t-il dit, qualifiant les violences sexuelles contre les enfants de « menace grandissante » et d' »épidémie en progression ».

Plus de 9.000 enfants ont été victimes d’une forme de trafic en Inde en 2016, un chiffre en hausse de 25% par rapport à 2015, selon le gouvernement indien.

Environ 14.000 enfants ont été victimes de viols ou de harcèlement sexuel en 2015, selon la police.

Des experts affirment que ces chiffres sont encore largement inférieurs à la réalité.

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2017 12h30)                

L’Inde nomme sa première femme ministre de la Défense

septembre 3, 2017

Mme Nirmala Sitharaman prête serment comme nouvelle ministre indienne de la Défense, le 3 septembre 2017 à New Delhi. Elle est la première femme à occuper ce poste en Inde. / © AFP / Prakash SINGH

Le Premier Ministre indien Narendra Modi a nommé dimanche une femme à la tête du ministère de la Défense, une première pour ce poste clé alors que les tensions continuent avec le Chine et le Pakistan.

Nirmala Sitharaman va ainsi reprendre la charge de la Défense qui était assurée depuis des mois par Arun Jaitley en plus de son poste à la tête du ministère des Finances, alors que l’Inde se débat dans une impasse avec la Chine à propos d’un plateau de l’Himalaya et que les tensions sont particulièrement vives au Cachemire, un territoire partagé avec le Pakistan.

Mme Sitharaman était jusqu’à présent secrétaire d’Etat au commerce. Le gouvernement indien compte maintenant six femmes, dont Sushma Swaraj aux Affaires étrangères.

« Vous vous rendez compte, le comité de sécurité du gouvernement (qui ne compte que quatre ministres, ndlr) compte maintenant deux femmes, et celles-ci vont décider à part égale avec les hommes des questions de sécurité du pays », s’est exclamée Mme Sitharaman à la chaîne de télévision indienne News18.

« C’est un message formidable pour tous les pays qui prennent l’Inde pour modèle et pour tous ceux qui observent l’Inde en se demandant: ‘Qu’est-ce qui arrive aux femmes en Inde?' », a-t-elle ajouté.

Dans les années 1970 et 1980, Indira Gandhi, qui était alors Premier ministre, avait également par deux fois assumé brièvement le poste de ministre de la Défense. Elle a été assassinée en 1984.

Le remaniement, de dimanche qui concernait aussi une douzaine d’autres postes moins importants de ministres ou secrétaires d’Etat, est vu comme une préparation aux élections générales de 2019, pour lesquelles le parti au pouvoir est pour l’instant grand favori.

Outre le gouvernement central, le parti de M. Modi dirige également 18 des 29 Etats indiens, seul ou en coalition avec des partis régionaux.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2017 14h02)                

Inde: 18 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay

août 31, 2017

Les sauveteurs fouillent les décombres de l’immeuble écroulé à Bombay, le 31 août 2017 / © AFP / PUNIT PARANJPE

Au moins dix-huit personnes sont mortes jeudi dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay, ont indiqué les autorités de la mégapole indienne.

Le bâtiment de quatre étages, situé dans la zone densément peuplée de Bhendi Bazaar au cœur de la mégapole, s’est écroulé jeudi matin vers 08h40 locales (03h10 GMT).

En fin de journée, les sauveteurs s’affairaient toujours dans les débris à la recherche de survivants. Les autorités estiment qu’une quarantaine de personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’accident.

« Dix-huit personnes sont mortes. Douze autres ont été admises à l’hôpital », a déclaré à l’AFP Vijay Khabale-Patil, un porte-parole de la municipalité.

Les effondrements d’édifices sont fréquents en Inde, particulièrement durant la période de mousson qui s’étend de juin à septembre dans le sous-continent.

Sur place, les résidents de ce quartier encombré, l’un des plus anciens de Bombay, tentaient d’aider les secouristes dans leurs opérations.

« Il y a eu un énorme bruit et nous avons tous accouru », a raconté à l’AFP Naseem Mogradia, qui habite à deux rues de là.

La zone de Bhendi Bazaar fait l’objet d’un important plan de réhabilitation urbaine pour remplacer ses immeubles âgés de plusieurs décennies. Le bâtiment qui s’est effondré jeudi était d’ailleurs ancien de près de 120 ans et devait être détruit, ont indiqué des responsables.

« La plupart des bâtiments de Bhendi Bazaar sont vieux et en mauvais état. Nous vivons dans la peur qu’ils ne s’effondrent pendant la mousson », a témoigné Mohammed Shaikh, un résident de 63 ans.

Des pluies particulièrement violentes ont paralysé cette semaine Bombay, entraînant un arrêt forcé de l’activité bouillonnante de la capitale économique de l’Inde et tuant au moins 10 personnes.

En 2013, 60 habitants avaient péri dans un effondrement dans un quartier résidentiel, l’une des pires tragédies de ce type à Bombay.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2017 15h01)

Bombay sous les eaux

août 29, 2017

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée le 29 août 2017 par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants. / © AFP / PUNIT PARANJPE

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée mardi par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants.

Des dizaines de vols et de trains étaient annulés en raison des pluies de mousson qui s’abattent avec une rare violence sur la capitale économique de l’Inde.

Sur certaines artères, les piétons étaient immergés jusqu’aux hanches dans des flots boueux. L’eau s’infiltrait dans l’habitacle de voitures par le plancher.

De nombreuses entreprises ont dû renvoyer leurs employés à domicile. Les services météorologiques conseillaient à la population de se calfeutrer chez elle et d’éviter les déplacements.

« Jai dû annuler tous mes plans », a témoigné le chercheur Rajesh Prabhakar, bloqué en périphérie de la ville.

Depuis lundi, il est tombé plus d’un mètre et demi de pluie sur Bombay et la météo annonçait d’importantes précipitations pour les 24 prochaines heures encore.

Ces inondations réveillaient dans la mémoire des habitants de cette cité de l’argent-roi le spectre de celles de 2005, quand un millier de personnes avaient péri.

« L’eau a pénétré dans notre cage d’ascenseur, nous utilisons des seaux pour l’évacuer », a raconté à l’AFP Nibha Prasad, une mère de famille. « Nous prions pour que les pluies cessent. »

Les scientifiques attribuent les inondations endémiques de Bombay à son rapide développement urbain qui étouffe le système de canalisations.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 14h23)                

Sexe, argent et violences: les controversés « hommes-dieux » de l’Inde

août 28, 2017

Une fidèle présente des offrandes à une effigie en carton du gourou Ashutosh Maharaj, le 9 juillet 2017 dans la ville indienne de Nurmahal / © AFP/Archives / SHAMMI MEHRA

Les puissants gourous d’Inde attirent des millions de disciples dévoués mais plusieurs d’entre eux dégagent un sulfureux parfum de scandale dans un trouble mélange de spiritualité, d’argent et de pouvoir.

Dernier exemple en date: Gurmeet Ram Rahim Singh, surnommé le « gourou tape-à-l’œil » pour sa garde-robe ostentatrice et clinquante, a été condamné lundi à dix ans de prison pour le viol de deux de ses disciples femmes.

Les gourous, souvent des ascètes hindous, font depuis des siècles partie de la vie quotidienne des Indiens, qui estiment que leurs enseignements ouvrent la voie à l’éveil spirituel.

Pour leurs détracteurs, certains de ces « hommes-dieux » modernes ne sont rien d’autre que des charlatans qui se servent de la religion comme moyen d’accéder au pouvoir, à la célébrité et à la richesse.

Ces gourous trouvent souvent un créneau auprès des masses en palliant aux carences de l’Etat indien via des repas gratuits ou des services médicaux.

Mais les experts estiment que ces chefs spirituels, qui comptent aussi des fidèles parmi la classe moyenne citadine, permettent de donner un sentiment d’appartenance à une communauté et un sens à la vie dans une société en rapide mutation.

Voici quelques-uns des plus célèbres « hommes-dieux » controversés:

Rampal Maharaj

En 2014, Rampal Maharaj s’est barricadé dans son ashram gardé par des fidèles bardés de pierres, cocktails Molotov et armes pour échapper à un mandat d’arrêt.

Il a fallu plusieurs jours de siège à la police pour investir le complexe géant du gourou, qui se proclame la réincarnation d’un poète mystique indien du XVe siècle. Six personnes ont péri dans l’assaut.

Selon ses disciples, le gourou se baignait régulièrement dans du lait qui servait ensuite à faire du kheer, un riz au lait consommé comme dessert et dont certains croient qu’il peut guérir des maladies.

Ashutosh Maharaj

Ashutosh Maharaj est mort en 2014 mais ses fidèles assurent qu’il est seulement plongé dans une profonde méditation. Ils conservent donc son corps dans un congélateur dans un complexe du Pendjab (nord de l’Inde) sous haute garde.

Fondateur de la secte Divya Jyoti Jagriti Sansthan (Mission de l’éveil à la lumière divine), le leader spirituel était à la tête d’un empire commercial de plusieurs millions de dollars.

Un homme se présentant comme l’ancien chauffeur du gourou affirme que ses partisans refusent de restituer son corps car ils veulent toucher une part de sa fortune.

Asaram Bapu

Asaram Bapu, un gourou à la barbe blanche, a un jour condamné la Saint-Valentin comme incitant les jeunes à se livrer à des « comportements dégoûtants ». Il est inculpé de viols, trafic, et agressions sexuelles sur mineurs.

À la suite de son arrestation par la police en 2013, des centaines de ses partisans se sont attaqués aux équipes de télévisions et à la police.

Au moins trois témoins-clés contre le gourou ont été abattus.

Swami Nithyananda

Plusieurs accusations d’attouchements et agressions sexuelles pèsent sur Swami Nithyananda, qui n’a pas été condamné à ce jour.

Cinq femmes accusent le gourou de 40 ans d’avoir abusé d’elles dans son ashram du Karnataka, dans le sud de l’Inde. Il a effectué 53 jours en prison en 2010 après la divulgation d’une vidéo explicite, qui le montrerait en train de caresser deux femmes.

Lorsqu’une chaîne de télévision locale diffusa ces images, des villageois en colère ont attaqué son quartier-général.

Nithyananda, qui détient aussi un grand centre de méditation à Los Angeles, affirme posséder des pouvoirs paranormaux comme la lévitation.

Sathya Sai Baba

Sathya Sai Baba était l’un des gourous les plus célèbres et suivis d’Inde, connu pour son vaste empire d’œuvres de bienfaisance.

À sa mort en 2011, il a reçu des funérailles d’État, auxquelles ont assisté notamment le Premier ministre d’alors Manmohan Singh et l’icône du cricket indien Sachin Tendulkar.

Son fonds était souvent critiqué pour son opacité financière. Après son décès, 98 kilos d’or, 307 kilos d’argent et 115 millions de roupies (1,5 million d’euros) en billets ont été retrouvés dans ses appartements privés.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 14h48)                

Condamnation pour viol d’un gourou en Inde

août 25, 2017

Un adepte de Gurmeet Ram Rahim Singh face aux forces de l’ordre indiennes lors de heurts après la condamnation pour viol du gourou, le 25 août 2017 à Panchkula / © AFP / MONEY SHARMA

Au moins 22 personnes ont été tuées vendredi lors de violents heurts dans le nord de l’Inde après que la condamnation pour viol d’un gourou controversé eut déclenché la fureur de plus de 100.000 de ses soutiens rassemblés pour le verdict.

Selon le commissaire-adjoint de police Isham Singh, 22 personnes sont mortes et une centaine ont été blessées à Panchkula, une ville de plus d’un demi-million d’habitants dans l’Etat de Haryana. Un précédent bilan de l’hôpital local faisait état de 14 morts.

Les autorités ont déployé des centaines de soldats alors que plus de 100.000 personnes, selon les estimations, s’étaient réunies à Panchkula après qu’un tribunal spécial eut reconnu coupable le chef spirituel Gurmeet Ram Rahim Singh du viol de deux de ses adeptes.

La nouvelle a déclenché une flambée de violence dans la ville, où un couvre-feu a été imposé et où les connexions internet avaient été suspendues la veille par mesure de sécurité.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes et utilisé des canons à eau face à une foule de manifestants lançant des pierres et qui s’en était prise notamment à deux camions de télévision, renversant l’un d’entre eux.

– ‘Gourou tape-à-l’oeil –

« La situation est tendue mais sous contrôle », a déclaré à l’AFP par téléphone Isham Singh après ces affrontements. « Les rassemblement ont été dispersés dans la plupart des endroits. Il avait été demandé à la foule devant le tribunal de quitter les lieux, mais elle est devenue violente, contraignant la police à intervenir ».

Les tensions se sont propagées dans le pays. « Deux gares ont été brûlées dans le Pendjab (Etat voisin du nord-ouest) et deux wagons ont été incendiées à la station Anand Vihar, à New Delhi », a détaillé Neeraj Sharma, un porte-parole pour la compagnie ferroviaire Indian Railways. Des centaines de trains qui circulaient entre l’Haryana et le Pendjab ont été annulés.

Connu sous le surnom de « Gourou tape-à-l’oeil », en raison de son penchant pour les vêtements criards et les bijoux, il a été placé en détention sous escorte policière. Sa peine sera connue le 28 août, d’après les médias locaux.

Ce chef spirituel de 50 ans, à la tête de la secte Dera Sacha Sauda, est suivi par de nombreux fidèles dans l’Etat de Haryana (nord) et il affirme avoir des millions d’adeptes de par le monde.

La veille du verdict, les autorités indiennes avaient renforcé la sécurité dans la région, déployant 15.000 hommes, en raison de l’afflux de milliers d’adeptes. Trois stades avaient également été mis à disposition pour détenir d’éventuels fauteurs de troubles.

– 400 disciples castrés –

En 2002, un courrier anonyme avait été envoyé à l’ancien Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee, dans lequel une femme accusait le gourou de viols.

Il a fallu des années au Bureau central d’enquête (CBI Central Bureau of Investigations) pour retrouver les victimes présumées. Ce n’est qu’en 2007 que deux femmes ont finalement déposé plainte.

Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve au cœur d’une polémique. En 2015, il avait été accusé d’avoir encouragé 400 de ses disciples à se faire castrer pour se rapprocher de dieu. Il a par ailleurs été poursuivi dans le cadre du meurtre d’un journaliste en 2002.

S’exprimant avant le verdict, les fidèles rassemblés à Panchkula lui ont manifesté leur soutien, certains estimant que sa secte les avaient aidés à sortir de leur dépendance à l’alcool.

Gurmeet Ram Rahim Singh s’est rendu de sa ville d’origine jusqu’au tribunal dans un important convoi de plus de 100 véhicules. Des images de télévision montraient des fidèles rassemblés le long des rues, la plupart d’entre eux sanglotant sans pouvoir se contrôler.

Romandie.com avec(©AFP / 25 août 2017 19h14)                

Inondations en Asie du sud: près de 600 morts

août 19, 2017

Des centaines de personnes meurent chaque année dans des inondations et glissements de terrain provoqués par la mousson en Inde / © AFP/Archives / Biju BORO

Quelque 600 personnes sont mortes et des millions d’autres ont été affectées par les inondations liées à la mousson annuelle en Asie du sud, ont annoncé samedi des responsables, alors que les opérations de secours se poursuivaient.

Une nouvelle série d’inondations et de glissements de terrain frappe le sous-continent depuis la deuxième semaine d’août, au moment où la mousson fait sentir ses effets sur les parties nord et est de la région.

Les autorités en Inde ont demandé l’aide de l’armée dans deux districts de l’Etat d’Uttar Pradesh (nord) après des pluies diluviennes qui ont isolé des centaines de villages.

Dans cet Etat, 33 des 75 districts sont touchés par des inondations qui ont fait 55 morts.

« Nous avons demandé l’aide de l’armée pour atteindre les populations affectées », a déclaré à l’AFP un haut responsable des services de secours de l’Etat, T P Gupta.

Près de 100.000 personnes ont dû s’installer dans des abris et les autorités estiment que deux millions d’autres ont été touchées par les pluies.

Dans l’Etat du Bihar (est), le nombre de morts atteignait 153 et quelque 400.000 personnes étaient abritées dans des camps de secours, dix millions de personnes au total ayant été touchées par les pires inondations dans la zone depuis 2008.

Plus de 5.000 personnes, y compris 2.000 soldats, sont allés au secours de la population, selon le responsable des services de secours de l’Etat Anirudh Kumar.

« Environ 1.300 abris ont été ouverts pour recevoir les personnes affectées », a déclaré M. Kumar à l’AFP.

Le Bihar et l’Uttar Pradesh voisinent le Népal, lui-même frappé ces derniers jours par des inondations qui ont fait 123 morts et où 20% au moins des 28 millions d’habitants sont affectés par ces inondations qui sont les pires depuis 15 ans dans le pays selon les Nations unies.

Plus à l’est en Inde, au moins 60 personnes sont mortes dans des inondations qui ont frappé l’Assam pour la deuxième fois en moins de quatre mois, tandis que près de 425.000 personnes demeuraient dans des camps de secours. Les liaisons ferroviaires avec le reste du pays restaient suspendues pour le sixième jour consécutif.

Les autorités de l’Etat du Bengale occidental (est), où 52 morts ont été enregistrés avec plus d’un million de personnes affectées, ont fait état d’un reflux des eaux.

Au moins 100 personnes sont mortes au Bangladesh voisin où près de six millions de personnes sont affectées par les inondations. Le gouvernement a ouvert près d’un millier d’abris dans des écoles et collèges où quelque 300.000 personnes se sont réfugiés, selon les services de secours.

La Croix-Rouge a qualifié de crise humanitaire ces inondations et jugé nécessaire une action urgente.

« Des millions de personnes au Nepal, au Bangladesh et en Inde font face à de sérieuses pénuries alimentaires et à des maladies provoquées par les eaux polluées des inondations », a estimé Martin Faller, directeur régional adjoint pour l’Asie Pacifique de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans les glissements de terrain et les inondations provoqués par la mousson annuelle, qui frappe début juin le sud de l’Inde et balaie l’Asie du sud durant quatre mois.

Environ 350 personnes étaient mortes durant la première série d’inondations qui avait commencé mi-juillet en Inde dans le Gujarat (ouest) et plusieurs Etats reculés du nord-est.

Romandie.com avec(©AFP / 19 août 2017 14h49)                

Inondations en Inde, Népal et Bengladesh: au moins 221 morts

août 15, 2017

Des inondations à Kuringram, au nord du Bangladesh, le 14 août 2017 / © AFP / STRINGER

Au moins 221 personnes ont péri dans les inondations et glissements de terrain de ces derniers jours au Népal, en Inde et au Bangladesh, ont indiqué mardi les autorités de ces pays.

Au Népal, pays le plus touché, les pluies torrentielles de la mousson annuelle ont détruit des milliers d’habitations, tué du bétail et provoqué d’importants déplacements de populations.

« Selon les dernières informations que nous avons reçues, 111 personnes ont été tuées, 35 sont toujours portées disparues », a déclaré mardi devant le Parlement népalais le ministre de l’Intérieur Janardan Sharma.

Le Terraï, région de plaines densément peuplées dans le sud du Népal, a payé le plus lourd tribut aux pluies torrentielles de la mousson. C’est la région la plus fertile du pays et les répercussions économiques pourraient également être lourdes.

En Inde voisine, les autorités ont fait état mardi de 81 morts à travers le pays, principalement dans ses parties est et nord-est.

Dans le nord-est, tous les trains ont été suspendus et environ 200.000 personnes se sont réfugiées dans des camps d’urgence à Assam.

Le Bangladesh a lui recensé 29 morts, alors qu’environ 1,5 million de personnes se sont retrouvées bloquées, a indiqué à l’AFP le chef de son département de gestion des catastrophes.

Près de 1.200 abris ont été installés au Bangladesh et l’armée a été réquisitionnée afin de consolider des digues dans le nord du pays.

La Croix-Rouge du Népal a averti que des pénuries d’eau potable et de nourriture pourraient provoquer une crise humanitaire dans ce pays pauvre de l’Himalaya.

Dans le district de Saptari au sud du Népal, les habitants tiennent le gouvernement pour responsable de l’ampleur des dégâts, ne réussissant pas à résoudre les problèmes d’inondations qui surviennent chaque année et à envoyer rapidement de l’aide aux populations.

« Ce dont nous avons besoin, c’est que le gouvernement résolve ce problème. Nous souffrons chaque année, depuis des décennies », a témoigné un habitant, Pankaj Mishra.

Dans la réserve naturelle népalaise de Chitwan, les précipitations ont également coûté la vie à un rare rhinocéros unicorne, une espèce protégée, cible des braconniers.

Romandie.com avec(©AFP / 15 août 2017 14h22)                

Le calvaire d’un père indien pour maintenir sa fille en vie à l’hôpital de Gorakhpur

août 14, 2017

Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans Khushi, tient la photographie de celle-ci le 14 août 2017 à Gorakhpur en Inde / © AFP / SANJAY KANOJIA

« Nous ne pouvions pas arrêter »: Mohammad Zahid a jusqu’au bout lutté contre la fatigue pour activer la pompe manuelle permettant à sa fillette de respirer, mais Khushi est morte. Comme des dizaines d’autres enfants dans un hôpital indien à court d’oxygène.

Une énorme polémique a éclaté en Inde suite aux décès de plus de 60 enfants – dont des nourrissons – la semaine dernière dans un hôpital public de l’État d’Uttar Pradesh, dans le nord du pays.

Des victimes parmi lesquelles se trouve Khushi (« joie » en hindi), la fille de Mohammad, âgée de cinq ans. Sa famille l’avait amenée à l’hôpital Baba Raghav de Gorakhpur en raison d’une forte fièvre, qui s’est rapidement aggravée.

« Des choses qui sont survenues là-bas sont passées sous silence », lance son père, en proie à un chagrin mêlé de colère, dans une interview à l’AFP à son domicile dans la campagne de Gorakhpur.

D’après les médias indiens, une trentaine d’enfants ont succombé pour les seules journées de jeudi et vendredi en raison d’un manque d’oxygène dans les services pédiatriques de l’hôpital. Selon eux, la société fournissant les bonbonnes aurait mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies, certaines remontant à novembre.

Les autorités affirment, elles, que ce nombre inhabituellement élevé de décès est dû à des maladies comme l’encéphalite, endémique dans cette région pauvre, et non à la pénurie d’oxygène.

« Comment peuvent-ils dire que l’interruption de l’approvisionnement n’a pas joué dans ces morts? », s’énerve Mohammad.

– ‘Nos mains souffraient terriblement’ –

Pendant toute la journée de vendredi, lui et un neveu de 17 ans se sont relayés pour presser une pompe manuelle dans une tentative désespérée de maintenir la fillette en vie.

Le personnel soignant « nous a dit de continuer à appuyer pour être sûr que ma fille continue à respirer », témoigne-t-il.

« C’était exténuant. Nos mains souffraient terriblement, mais nous ne pouvions pas arrêter. Nous n’avions pas mangé avant de venir à l’hôpital et nous étions crevés avec tout ce stress et cette attente debout. »

Vivant de petits boulots au marché local, Mohammad dit être resté aux côtés de sa fille tout le temps depuis son admission à l’hôpital jusqu’à son trépas, prononcé le vendredi soir. Khushi a été mise en terre le jour suivant suivant les rites musulmans.

Face aux dénégations des autorités sur les conséquences du manque d’oxygène, son père est formel: « ma fille pouvait toujours bouger son corps jusqu’à ce que l’approvisionnement d’oxygène s’arrête. Son état s’est détérioré alors que nous utilisions les pompes à air manuelles ».

Le ministre en chef d’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, s’est vu confronté à des appels à la démission dans cette affaire.

Le radical hindou, élu de Gorakhpur et allié du Premier ministre Narendra Modi, a blâmé l’encéphalite – transmise par piqûre de moustique – pour cette série de décès. Lors d’un déplacement sur les lieux dimanche, le dirigeant de cet État aux 200 millions d’habitants a cependant promis des sanctions exemplaires si des négligences étaient avérées.

Des étudiants ont maculé de tomates et d’œufs la résidence du ministre de la Santé de l’État. Le parti du Congrès (opposition) a lui estimé que les enfants morts étaient victimes de « meurtres ».

« Bien sûr que j’aimerais savoir ce qui est arrivé à mon enfant. Mais nous le diront-ils? Ils ne le font jamais, et est-ce que ça a de l’importance étant donné que ma fille est morte », se lamente Mohammad.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 12h41