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Justin Trudeau moqué pour sa diplomatie de la mode en Inde

février 22, 2018

Sophie Grégoire Trudeau, Ella-Grace Trudeau, Xavier Trudeau et Justin Trudeau à Amritsar en Inde le 21 février 2018 / © AFP / NARINDER NANU

Sherwani sur le pantalon churidar pour Justin Trudeau et ses fils, le sari ou le salwar kameez pour Sophie Grégoire Trudeau et sa fille, le Premier ministre canadien est moqué sur les réseaux sociaux pour sa diplomatie de la mode en Inde.

« La séance photo de mode de Justin Trudeau interrompue par la visite officielle d’Etat », raille la journaliste canadienne Kathryn Kates sur son compte Twitter.

En visite officielle en Inde depuis bientôt une semaine, le Premier ministre Trudeau apparaît plus souvent, avec sa famille, habillé de vêtements traditionnels en fonction de la région visitée que photographié avec des responsables politiques indiens.

Les images de la rencontre de la famille Trudeau, en habits traditionnels, avec la star de Bollywood Shahrukh Khan vêtu à l’occidentale, sont brocardées par des internautes canadiens.

« Cette photo résume parfaitement la visite d’Etat. La plus importante rencontre jusqu’ici est avec l’acteur Shahrukh Khan. Ce serait comme si Poutine passait 7 jours aux Etats-Unis et rencontrait seulement Tom Cruise », écrit par exemple David Jacobs, médecin et membre d’un syndicat de docteurs.

Vendredi, à la veille de reprendre l’avion pour Ottawa, Justin Trudeau devait rencontrer son homologue indien, Narendra Modi. Ce dernier, dans ce qui semble être un trait d’humour, a espéré jeudi sur son compte Twitter que « le Premier ministre Justin Trudeau et sa famille ont passé un séjour très agréable jusqu’à présent ».

« Est-ce que la diplomatie de la mode de Justin Trudeau fonctionne en Inde? », s’interroge le journal d’opinion indien The Print.

Omar Abdullah, ancien chef de la province de Jammu et Cachemire, s’amuse sur son compte Twitter avec moult photos à l’appui de voir la famille Trudeau habillée par les plus grands couturiers indiens. « Est-ce que c’est juste moi ou est-ce que cette gentillette chorégraphie est maintenant un peu trop? Et pour votre information, nous Indiens ne nous habillons pas comme cela tous les jours monsieur, même pas à Bollywood ».

Les visites répétées de temples, le rouleau à pâtisserie en mains pour faire le pain traditionnel ou fouler le terrain de cricket, Justin Trudeau a usé des symboles pour sa visite officielle sans éviter l’accroc diplomatique.

Jeudi, le Premier ministre a dû s’expliquer sur l’annulation au tout dernier moment d’une invitation faite à un extrémiste sikh, Jaspal Atwal. Ce dernier, citoyen canadien et domicilié en Colombie-Britannique (ouest) a été impliqué dans une tentative d’assassinat en 1986 sur le sol canadien d’un responsable politique indien. Condamné en première instance à 20 ans de prison, le jugement avait ensuite été infirmé en appel.

L’homme a posé cette semaine auprès de l’épouse de Justin Trudeau lors d’un événement à Bombay en marge de la visite officielle.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 19h03)                

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Manifestations d’une caste indienne défavorisée à Bombay

janvier 3, 2018

Des policiers lors de la manifestation de la caste défavorisée des dalits contre les violences à Mumbai, en Inde, le 3 janvier 2018 / © AFP / PUNIT PARANJPE

Des manifestants membres de la caste des dalits, la moins considérée en Inde, ont bloqué des routes et des voies ferrées à Bombay mercredi pour dénoncer des violences commises par des groupes nationalistes hindous lors de la commémoration d’une bataille lundi.

Des membres de la communauté dalit (autrefois appelée « intouchable ») ont barré des routes, endommagé des bus et investi des voies ferrées, perturbant le trafic ferroviaire, moyen de transport vital pour la capitale financière de l’Inde.

Les manifestations sont une réaction aux violences qui ont éclaté lundi lors d’une commémoration dans un village près de Pune (Maharastra), à environ 150 km de Bombay, et qui ont fait un mort.

Des dalits s’étaient rassemblés pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Bhima-Koregaon en 1818, durant laquelle la communauté avait aidé les forces coloniales britanniques à vaincre la caste « supérieure » des Peshwas.

Les représentants des dalits ont accusé les nationalistes hindous d’avoir provoqué les affrontements de lundi qui se sont propagés à d’autres localités de l’Etat de Maharashtra, dont Bombay est la capitale.

Le gouvernement fédéral a ordonné une enquête judiciaire sur ces affrontements. La police de Bombay a indiqué de son côté avoir arrêté plus de 100 manifestants.

Des représentants politiques ont appelé mercredi à la fin des violences.

« Il y a une tentative de diviser la société que nous devons contrecarrer en restant unis », a déclaré Neelam Gorhe, porte-parole du parti nationaliste hindou Shiv Sena.

Si la Constitution de l’Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les 200 millions de dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés « impurs », comme le nettoyage d’excréments ou la prise en charge de cadavres d’animaux.

Les hautes castes constituent traditionnellement l’assise électorale du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi), mais les nationalistes hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base.

Le président indien, Ram Nath Kovind, un dalit, a été élu en juillet après avoir été adoubé par le Premier ministre Narendra Modi, membre du BJP.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2018 15h36

Inde: des victimes d’attaques à l’acide à un défilé de haute couture

novembre 25, 2017

Reshma Bano Qureshi, 20 ans, survivante indienne d’une attaque à l’acide et modèle lors d’un défilé à New Delhi, le 25 novembre 2017. / © AFP / DOMINIQUE FAGET

Neuf femmes défigurées par de l’acide ont défilé samedi soir lors du premier événement de haute couture réservé aux survivantes du fléau que représente ce type d’agressions en Inde.

Ces femmes, presque toutes victimes de leurs maris ou d’un parent proche, ont défilé dans des robes réalisées par les meilleurs designers indiens, comme Rohit Bal, Ranna Gill et Archana Kochhar. Aucune n’a couvert son visage.

« J’étais très nerveuse », a déclaré Meena Khatoon après son aventure sur le podium. Mais cette mère d’un jeune fils, originaire de New Delhi, qui a été attaquée par son ex-mari, a insisté sur le fait qu’elle avait quelque chose à prouver.

« Les gens détournaient souvent le regard quand je sortais dans la rue. Ils changeaient de direction quand ils me voyaient. Je devais faire face à beaucoup de problèmes », a-t-elle reconnu à l’AFP.

« Mais un jour je me suis dit, si c’est comme ça que tu vois les choses, ainsi soit-il. Je dois construire ma vie, je veux que mon fils fasse des études et je dois le soutenir ». Meena Khatoon dirige maintenant sa propre petite entreprise de réparation de téléphones portables.

Elle a été aidée par Make Love Not Scars, qui organisait le défilé samedi. L’ONG aide les survivantes à reconstruire leur vie et, dans de nombreux cas, leur visage.

– des milliers de cas –

L’ONG a notamment aidé Reshma Bano Qureshi, 20 ans, qui est apparue l’année dernière à la fashion week de New York et qui est en train d’écrire un livre.

La jeune femme, agressée il y a trois ans par son beau-frère, qui pensait jeter de l’acide sur sa femme, craignait également de quitter sa maison pour affronter les regards.

« J’avais peur que ça se reproduise. J’étais mal à l’aise avec la réaction des gens dans la rue ».

« Les gens diraient ‘qu’est-ce qu’il t’est arrivé?’, ‘personne ne t’épousera’ ou ‘avec un visage déformé tu n’es pas belle’, mais je suis fière de moi et j’ai confiance en ce que je suis. Je veux que les gens sachent que le visage n’est pas ce qui te rend beau, c’est ton coeur ».

Des centaines d’attaques à l’acide sont signalées chaque année en Inde, mais Tania Singh, vice-présidente de Make Love Not Scars, croit qu’il s’agit plutôt de milliers d’attaques.

Selon elle, les gouvernements locaux ne rapportent pas tous les cas. De plus, certaines femmes meurent avant qu’une enquête criminelle ne soit lancée et certaines choisissent de rester avec des familles violentes.

« Nous avons eu un cas où une femme a été attaquée trois fois par son mari mais continue à vivre avec lui ».

L’hôtel Lalit, où le défilé de mode se tenait, a fourni une chambre à une femme attaquée il y a deux semaines et qui attend de l’aide.

Pour Tania Singh, le défilé était un très bon moyen pour que les survivantes reprennent confiance en elles.

Au début, beaucoup de femmes refusent d’enlever leur voile quand elles vont à Make Love Not Scars.

« Elles disent ‘nous ne pouvons pas le faire, nous sommes vraiment laides’ et nous leur disons que ce n’est pas vrai, vous n’êtes pas laides, c’est la société qui est laide. »

Le défilé de mode est « l’occasion de réaliser qu’elles méritent la reconnaissance, l’amour et leur place dans la société. Maintenant, elles peuvent retourner dans la rue et dire au monde qu’elles n’ont pas à cacher leur visage et leurs cicatrices. C’est au monde de changer sa façon de penser.  »

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 21h18)                

L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France pendant la guerre de 14-18

octobre 28, 2017

Un soldat indien près de la tombe du Soldat inconnu à New Delhi le 4 août 2014 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2017 15h22)

Oman obtient la libération d’un prêtre indien enlevé au Yémen en 2016

septembre 12, 2017

 

Capture d’écran diffusée le 12 septembre 2017 montrant Thomas Uzhunnalil, prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen / © OMAN TV/AFP / HO

Un prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen lors d’une attaque contre un hospice attribuée à des jihadistes, a été libéré à la faveur d’une intervention du sultanat d’Oman, a annoncé mardi l’agence officielle ONA.

Le père catholique Thomas Uzhunnalil avait été enlevé lors de cette attaque à Aden (sud) qui avait fait 16 morts, dont quatre religieuses catholiques, et avait été condamnée à l’époque comme « insensée et diabolique » par le pape François.

Les autorités de Mascate ont réussi à « ramener mardi matin à Oman un employé du Vatican » après l’avoir localisé en « coordination avec des parties yéménites », a rapporté l’agence omanaise ONA.

A New Delhi, la ministre des Affaires étrangères Shma Swaraj s’est dite « heureuse d’annoncer que le père Uzhunnalil a été secouru », dans un tweet.

L’agence omanaise a indiqué que les opérations de recherche du prêtre indien avaient été lancées sur « instruction du sultan Qabous » d’Oman et à la demande du Vatican.

L’ONA a publié deux photos de l’ex-otage qui y apparaît en bonne forme. L’une le montre descendant d’un petit avion et l’autre posant habillé d’une tunique traditionnelle omanaise et portant une longue barbe blanche.

L’attaque en mars 20165 contre l’hospice d’Aden n’avait pas été revendiquée.

Un conflit armé oppose depuis 2014 au Yémen rebelles et pouvoir. Les groupes jihadistes rivaux Al-Qaïda et Etat islamique (EI) ont profité du chaos pour élargir leur influence dans ce pays et mener de nombreux attentats meurtriers.

Al-Qaïda a nié son implication dans l’attaque contre l’hospice, mais les autorités l’ont attribuée aux jihadistes.

Durant sa détention, le prêtre indien est apparu à deux reprises dans des vidéos appelant à l’aide pour être remis en liberté par ses ravisseurs.

Il s’est ainsi adressé en décembre 2016 au pape François, lui demandant d’intervenir pour obtenir sa libération et indiquant qu’il avait des problèmes de santé.

Le gouvernement indien avait assuré après la diffusion de cette vidéo qu’il « ne ménagerait aucun effort » pour obtenir sa libération.

Le père Uzhunnalil est apparu une deuxième fois en mai dernier pour lancer un appel similaire.

Oman, qui entretient des relations équilibrées avec toutes les parties en conflit au Yémen, a réussi ces dernières années à obtenir la libération de plusieurs ressortissants de différentes nationalités enlevés ou disparus au Yémen.

Le dernier otage détenu au Yémen et libéré en mai 2017 avait été l’Australien Craig McAllister qui avait été kidnappé en septembre 2016 à Sanaa, la capitale contrôlée depuis 2014 par les rebelles.

Le Yémen a connu de nombreux enlèvements d’étrangers ces dernières décennies. Véritable industrie dans ce pays à forte tradition tribale, les tribus se servaient souvent de l’enlèvement d’étrangers pour demander des faveurs au gouvernement ou de l’argent.

Mais certains enlèvements ont été le fait de groupes extrémistes comme Al-Qaïda.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 17h03)

Inde: Le prix Nobel Satyarthi lance un une marche pour la protection des enfants

septembre 11, 2017

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi à Bangalore le 21 juillet 2017 / © AFP/Archives / MANJUNATH KIRAN

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi a donné lundi le coup d’envoi d’une marche à travers l’Inde pour exhorter les autorités à agir contre les violences sexuelles contre les enfants et le trafic de mineurs.

Kailash Satyarthi et ses partisans ont lancé cette grande manifestation à Kanyakumari, à la pointe sud de l’Inde.

Il espère faire participer un million de personnes à sa marche qui doit traverser les 29 Etats et les sept territoires de l’Union du pays sur 11.000 kilomètres pour s’achever le 16 octobre à New Delhi.

« Si nos enfants ne sont pas en sécurité en Inde, dans les écoles, alors nous devons y remédier », a déclaré ce militant des droits des enfants âgé de 63 ans.

« Nous ne pouvons pas être des spectateurs silencieux », a-t-il dit, qualifiant les violences sexuelles contre les enfants de « menace grandissante » et d' »épidémie en progression ».

Plus de 9.000 enfants ont été victimes d’une forme de trafic en Inde en 2016, un chiffre en hausse de 25% par rapport à 2015, selon le gouvernement indien.

Environ 14.000 enfants ont été victimes de viols ou de harcèlement sexuel en 2015, selon la police.

Des experts affirment que ces chiffres sont encore largement inférieurs à la réalité.

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2017 12h30)                

L’Inde nomme sa première femme ministre de la Défense

septembre 3, 2017

Mme Nirmala Sitharaman prête serment comme nouvelle ministre indienne de la Défense, le 3 septembre 2017 à New Delhi. Elle est la première femme à occuper ce poste en Inde. / © AFP / Prakash SINGH

Le Premier Ministre indien Narendra Modi a nommé dimanche une femme à la tête du ministère de la Défense, une première pour ce poste clé alors que les tensions continuent avec le Chine et le Pakistan.

Nirmala Sitharaman va ainsi reprendre la charge de la Défense qui était assurée depuis des mois par Arun Jaitley en plus de son poste à la tête du ministère des Finances, alors que l’Inde se débat dans une impasse avec la Chine à propos d’un plateau de l’Himalaya et que les tensions sont particulièrement vives au Cachemire, un territoire partagé avec le Pakistan.

Mme Sitharaman était jusqu’à présent secrétaire d’Etat au commerce. Le gouvernement indien compte maintenant six femmes, dont Sushma Swaraj aux Affaires étrangères.

« Vous vous rendez compte, le comité de sécurité du gouvernement (qui ne compte que quatre ministres, ndlr) compte maintenant deux femmes, et celles-ci vont décider à part égale avec les hommes des questions de sécurité du pays », s’est exclamée Mme Sitharaman à la chaîne de télévision indienne News18.

« C’est un message formidable pour tous les pays qui prennent l’Inde pour modèle et pour tous ceux qui observent l’Inde en se demandant: ‘Qu’est-ce qui arrive aux femmes en Inde?' », a-t-elle ajouté.

Dans les années 1970 et 1980, Indira Gandhi, qui était alors Premier ministre, avait également par deux fois assumé brièvement le poste de ministre de la Défense. Elle a été assassinée en 1984.

Le remaniement, de dimanche qui concernait aussi une douzaine d’autres postes moins importants de ministres ou secrétaires d’Etat, est vu comme une préparation aux élections générales de 2019, pour lesquelles le parti au pouvoir est pour l’instant grand favori.

Outre le gouvernement central, le parti de M. Modi dirige également 18 des 29 Etats indiens, seul ou en coalition avec des partis régionaux.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2017 14h02)                

Inde: 18 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay

août 31, 2017

Les sauveteurs fouillent les décombres de l’immeuble écroulé à Bombay, le 31 août 2017 / © AFP / PUNIT PARANJPE

Au moins dix-huit personnes sont mortes jeudi dans l’effondrement d’un immeuble à Bombay, ont indiqué les autorités de la mégapole indienne.

Le bâtiment de quatre étages, situé dans la zone densément peuplée de Bhendi Bazaar au cœur de la mégapole, s’est écroulé jeudi matin vers 08h40 locales (03h10 GMT).

En fin de journée, les sauveteurs s’affairaient toujours dans les débris à la recherche de survivants. Les autorités estiment qu’une quarantaine de personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’accident.

« Dix-huit personnes sont mortes. Douze autres ont été admises à l’hôpital », a déclaré à l’AFP Vijay Khabale-Patil, un porte-parole de la municipalité.

Les effondrements d’édifices sont fréquents en Inde, particulièrement durant la période de mousson qui s’étend de juin à septembre dans le sous-continent.

Sur place, les résidents de ce quartier encombré, l’un des plus anciens de Bombay, tentaient d’aider les secouristes dans leurs opérations.

« Il y a eu un énorme bruit et nous avons tous accouru », a raconté à l’AFP Naseem Mogradia, qui habite à deux rues de là.

La zone de Bhendi Bazaar fait l’objet d’un important plan de réhabilitation urbaine pour remplacer ses immeubles âgés de plusieurs décennies. Le bâtiment qui s’est effondré jeudi était d’ailleurs ancien de près de 120 ans et devait être détruit, ont indiqué des responsables.

« La plupart des bâtiments de Bhendi Bazaar sont vieux et en mauvais état. Nous vivons dans la peur qu’ils ne s’effondrent pendant la mousson », a témoigné Mohammed Shaikh, un résident de 63 ans.

Des pluies particulièrement violentes ont paralysé cette semaine Bombay, entraînant un arrêt forcé de l’activité bouillonnante de la capitale économique de l’Inde et tuant au moins 10 personnes.

En 2013, 60 habitants avaient péri dans un effondrement dans un quartier résidentiel, l’une des pires tragédies de ce type à Bombay.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2017 15h01)

Bombay sous les eaux

août 29, 2017

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée le 29 août 2017 par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants. / © AFP / PUNIT PARANJPE

La mégalopole indienne de Bombay était paralysée mardi par des précipitations torrentielles qui inondaient ses rues et perturbaient la vie de ses 20 millions d’habitants.

Des dizaines de vols et de trains étaient annulés en raison des pluies de mousson qui s’abattent avec une rare violence sur la capitale économique de l’Inde.

Sur certaines artères, les piétons étaient immergés jusqu’aux hanches dans des flots boueux. L’eau s’infiltrait dans l’habitacle de voitures par le plancher.

De nombreuses entreprises ont dû renvoyer leurs employés à domicile. Les services météorologiques conseillaient à la population de se calfeutrer chez elle et d’éviter les déplacements.

« Jai dû annuler tous mes plans », a témoigné le chercheur Rajesh Prabhakar, bloqué en périphérie de la ville.

Depuis lundi, il est tombé plus d’un mètre et demi de pluie sur Bombay et la météo annonçait d’importantes précipitations pour les 24 prochaines heures encore.

Ces inondations réveillaient dans la mémoire des habitants de cette cité de l’argent-roi le spectre de celles de 2005, quand un millier de personnes avaient péri.

« L’eau a pénétré dans notre cage d’ascenseur, nous utilisons des seaux pour l’évacuer », a raconté à l’AFP Nibha Prasad, une mère de famille. « Nous prions pour que les pluies cessent. »

Les scientifiques attribuent les inondations endémiques de Bombay à son rapide développement urbain qui étouffe le système de canalisations.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2017 14h23)                

Sexe, argent et violences: les controversés « hommes-dieux » de l’Inde

août 28, 2017

Une fidèle présente des offrandes à une effigie en carton du gourou Ashutosh Maharaj, le 9 juillet 2017 dans la ville indienne de Nurmahal / © AFP/Archives / SHAMMI MEHRA

Les puissants gourous d’Inde attirent des millions de disciples dévoués mais plusieurs d’entre eux dégagent un sulfureux parfum de scandale dans un trouble mélange de spiritualité, d’argent et de pouvoir.

Dernier exemple en date: Gurmeet Ram Rahim Singh, surnommé le « gourou tape-à-l’œil » pour sa garde-robe ostentatrice et clinquante, a été condamné lundi à dix ans de prison pour le viol de deux de ses disciples femmes.

Les gourous, souvent des ascètes hindous, font depuis des siècles partie de la vie quotidienne des Indiens, qui estiment que leurs enseignements ouvrent la voie à l’éveil spirituel.

Pour leurs détracteurs, certains de ces « hommes-dieux » modernes ne sont rien d’autre que des charlatans qui se servent de la religion comme moyen d’accéder au pouvoir, à la célébrité et à la richesse.

Ces gourous trouvent souvent un créneau auprès des masses en palliant aux carences de l’Etat indien via des repas gratuits ou des services médicaux.

Mais les experts estiment que ces chefs spirituels, qui comptent aussi des fidèles parmi la classe moyenne citadine, permettent de donner un sentiment d’appartenance à une communauté et un sens à la vie dans une société en rapide mutation.

Voici quelques-uns des plus célèbres « hommes-dieux » controversés:

Rampal Maharaj

En 2014, Rampal Maharaj s’est barricadé dans son ashram gardé par des fidèles bardés de pierres, cocktails Molotov et armes pour échapper à un mandat d’arrêt.

Il a fallu plusieurs jours de siège à la police pour investir le complexe géant du gourou, qui se proclame la réincarnation d’un poète mystique indien du XVe siècle. Six personnes ont péri dans l’assaut.

Selon ses disciples, le gourou se baignait régulièrement dans du lait qui servait ensuite à faire du kheer, un riz au lait consommé comme dessert et dont certains croient qu’il peut guérir des maladies.

Ashutosh Maharaj

Ashutosh Maharaj est mort en 2014 mais ses fidèles assurent qu’il est seulement plongé dans une profonde méditation. Ils conservent donc son corps dans un congélateur dans un complexe du Pendjab (nord de l’Inde) sous haute garde.

Fondateur de la secte Divya Jyoti Jagriti Sansthan (Mission de l’éveil à la lumière divine), le leader spirituel était à la tête d’un empire commercial de plusieurs millions de dollars.

Un homme se présentant comme l’ancien chauffeur du gourou affirme que ses partisans refusent de restituer son corps car ils veulent toucher une part de sa fortune.

Asaram Bapu

Asaram Bapu, un gourou à la barbe blanche, a un jour condamné la Saint-Valentin comme incitant les jeunes à se livrer à des « comportements dégoûtants ». Il est inculpé de viols, trafic, et agressions sexuelles sur mineurs.

À la suite de son arrestation par la police en 2013, des centaines de ses partisans se sont attaqués aux équipes de télévisions et à la police.

Au moins trois témoins-clés contre le gourou ont été abattus.

Swami Nithyananda

Plusieurs accusations d’attouchements et agressions sexuelles pèsent sur Swami Nithyananda, qui n’a pas été condamné à ce jour.

Cinq femmes accusent le gourou de 40 ans d’avoir abusé d’elles dans son ashram du Karnataka, dans le sud de l’Inde. Il a effectué 53 jours en prison en 2010 après la divulgation d’une vidéo explicite, qui le montrerait en train de caresser deux femmes.

Lorsqu’une chaîne de télévision locale diffusa ces images, des villageois en colère ont attaqué son quartier-général.

Nithyananda, qui détient aussi un grand centre de méditation à Los Angeles, affirme posséder des pouvoirs paranormaux comme la lévitation.

Sathya Sai Baba

Sathya Sai Baba était l’un des gourous les plus célèbres et suivis d’Inde, connu pour son vaste empire d’œuvres de bienfaisance.

À sa mort en 2011, il a reçu des funérailles d’État, auxquelles ont assisté notamment le Premier ministre d’alors Manmohan Singh et l’icône du cricket indien Sachin Tendulkar.

Son fonds était souvent critiqué pour son opacité financière. Après son décès, 98 kilos d’or, 307 kilos d’argent et 115 millions de roupies (1,5 million d’euros) en billets ont été retrouvés dans ses appartements privés.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 14h48)