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Inondations en Asie du sud: près de 600 morts

août 19, 2017

Des centaines de personnes meurent chaque année dans des inondations et glissements de terrain provoqués par la mousson en Inde / © AFP/Archives / Biju BORO

Quelque 600 personnes sont mortes et des millions d’autres ont été affectées par les inondations liées à la mousson annuelle en Asie du sud, ont annoncé samedi des responsables, alors que les opérations de secours se poursuivaient.

Une nouvelle série d’inondations et de glissements de terrain frappe le sous-continent depuis la deuxième semaine d’août, au moment où la mousson fait sentir ses effets sur les parties nord et est de la région.

Les autorités en Inde ont demandé l’aide de l’armée dans deux districts de l’Etat d’Uttar Pradesh (nord) après des pluies diluviennes qui ont isolé des centaines de villages.

Dans cet Etat, 33 des 75 districts sont touchés par des inondations qui ont fait 55 morts.

« Nous avons demandé l’aide de l’armée pour atteindre les populations affectées », a déclaré à l’AFP un haut responsable des services de secours de l’Etat, T P Gupta.

Près de 100.000 personnes ont dû s’installer dans des abris et les autorités estiment que deux millions d’autres ont été touchées par les pluies.

Dans l’Etat du Bihar (est), le nombre de morts atteignait 153 et quelque 400.000 personnes étaient abritées dans des camps de secours, dix millions de personnes au total ayant été touchées par les pires inondations dans la zone depuis 2008.

Plus de 5.000 personnes, y compris 2.000 soldats, sont allés au secours de la population, selon le responsable des services de secours de l’Etat Anirudh Kumar.

« Environ 1.300 abris ont été ouverts pour recevoir les personnes affectées », a déclaré M. Kumar à l’AFP.

Le Bihar et l’Uttar Pradesh voisinent le Népal, lui-même frappé ces derniers jours par des inondations qui ont fait 123 morts et où 20% au moins des 28 millions d’habitants sont affectés par ces inondations qui sont les pires depuis 15 ans dans le pays selon les Nations unies.

Plus à l’est en Inde, au moins 60 personnes sont mortes dans des inondations qui ont frappé l’Assam pour la deuxième fois en moins de quatre mois, tandis que près de 425.000 personnes demeuraient dans des camps de secours. Les liaisons ferroviaires avec le reste du pays restaient suspendues pour le sixième jour consécutif.

Les autorités de l’Etat du Bengale occidental (est), où 52 morts ont été enregistrés avec plus d’un million de personnes affectées, ont fait état d’un reflux des eaux.

Au moins 100 personnes sont mortes au Bangladesh voisin où près de six millions de personnes sont affectées par les inondations. Le gouvernement a ouvert près d’un millier d’abris dans des écoles et collèges où quelque 300.000 personnes se sont réfugiés, selon les services de secours.

La Croix-Rouge a qualifié de crise humanitaire ces inondations et jugé nécessaire une action urgente.

« Des millions de personnes au Nepal, au Bangladesh et en Inde font face à de sérieuses pénuries alimentaires et à des maladies provoquées par les eaux polluées des inondations », a estimé Martin Faller, directeur régional adjoint pour l’Asie Pacifique de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans les glissements de terrain et les inondations provoqués par la mousson annuelle, qui frappe début juin le sud de l’Inde et balaie l’Asie du sud durant quatre mois.

Environ 350 personnes étaient mortes durant la première série d’inondations qui avait commencé mi-juillet en Inde dans le Gujarat (ouest) et plusieurs Etats reculés du nord-est.

Romandie.com avec(©AFP / 19 août 2017 14h49)                

Inondations en Inde, Népal et Bengladesh: au moins 221 morts

août 15, 2017

Des inondations à Kuringram, au nord du Bangladesh, le 14 août 2017 / © AFP / STRINGER

Au moins 221 personnes ont péri dans les inondations et glissements de terrain de ces derniers jours au Népal, en Inde et au Bangladesh, ont indiqué mardi les autorités de ces pays.

Au Népal, pays le plus touché, les pluies torrentielles de la mousson annuelle ont détruit des milliers d’habitations, tué du bétail et provoqué d’importants déplacements de populations.

« Selon les dernières informations que nous avons reçues, 111 personnes ont été tuées, 35 sont toujours portées disparues », a déclaré mardi devant le Parlement népalais le ministre de l’Intérieur Janardan Sharma.

Le Terraï, région de plaines densément peuplées dans le sud du Népal, a payé le plus lourd tribut aux pluies torrentielles de la mousson. C’est la région la plus fertile du pays et les répercussions économiques pourraient également être lourdes.

En Inde voisine, les autorités ont fait état mardi de 81 morts à travers le pays, principalement dans ses parties est et nord-est.

Dans le nord-est, tous les trains ont été suspendus et environ 200.000 personnes se sont réfugiées dans des camps d’urgence à Assam.

Le Bangladesh a lui recensé 29 morts, alors qu’environ 1,5 million de personnes se sont retrouvées bloquées, a indiqué à l’AFP le chef de son département de gestion des catastrophes.

Près de 1.200 abris ont été installés au Bangladesh et l’armée a été réquisitionnée afin de consolider des digues dans le nord du pays.

La Croix-Rouge du Népal a averti que des pénuries d’eau potable et de nourriture pourraient provoquer une crise humanitaire dans ce pays pauvre de l’Himalaya.

Dans le district de Saptari au sud du Népal, les habitants tiennent le gouvernement pour responsable de l’ampleur des dégâts, ne réussissant pas à résoudre les problèmes d’inondations qui surviennent chaque année et à envoyer rapidement de l’aide aux populations.

« Ce dont nous avons besoin, c’est que le gouvernement résolve ce problème. Nous souffrons chaque année, depuis des décennies », a témoigné un habitant, Pankaj Mishra.

Dans la réserve naturelle népalaise de Chitwan, les précipitations ont également coûté la vie à un rare rhinocéros unicorne, une espèce protégée, cible des braconniers.

Romandie.com avec(©AFP / 15 août 2017 14h22)                

Le calvaire d’un père indien pour maintenir sa fille en vie à l’hôpital de Gorakhpur

août 14, 2017

Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans Khushi, tient la photographie de celle-ci le 14 août 2017 à Gorakhpur en Inde / © AFP / SANJAY KANOJIA

« Nous ne pouvions pas arrêter »: Mohammad Zahid a jusqu’au bout lutté contre la fatigue pour activer la pompe manuelle permettant à sa fillette de respirer, mais Khushi est morte. Comme des dizaines d’autres enfants dans un hôpital indien à court d’oxygène.

Une énorme polémique a éclaté en Inde suite aux décès de plus de 60 enfants – dont des nourrissons – la semaine dernière dans un hôpital public de l’État d’Uttar Pradesh, dans le nord du pays.

Des victimes parmi lesquelles se trouve Khushi (« joie » en hindi), la fille de Mohammad, âgée de cinq ans. Sa famille l’avait amenée à l’hôpital Baba Raghav de Gorakhpur en raison d’une forte fièvre, qui s’est rapidement aggravée.

« Des choses qui sont survenues là-bas sont passées sous silence », lance son père, en proie à un chagrin mêlé de colère, dans une interview à l’AFP à son domicile dans la campagne de Gorakhpur.

D’après les médias indiens, une trentaine d’enfants ont succombé pour les seules journées de jeudi et vendredi en raison d’un manque d’oxygène dans les services pédiatriques de l’hôpital. Selon eux, la société fournissant les bonbonnes aurait mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies, certaines remontant à novembre.

Les autorités affirment, elles, que ce nombre inhabituellement élevé de décès est dû à des maladies comme l’encéphalite, endémique dans cette région pauvre, et non à la pénurie d’oxygène.

« Comment peuvent-ils dire que l’interruption de l’approvisionnement n’a pas joué dans ces morts? », s’énerve Mohammad.

– ‘Nos mains souffraient terriblement’ –

Pendant toute la journée de vendredi, lui et un neveu de 17 ans se sont relayés pour presser une pompe manuelle dans une tentative désespérée de maintenir la fillette en vie.

Le personnel soignant « nous a dit de continuer à appuyer pour être sûr que ma fille continue à respirer », témoigne-t-il.

« C’était exténuant. Nos mains souffraient terriblement, mais nous ne pouvions pas arrêter. Nous n’avions pas mangé avant de venir à l’hôpital et nous étions crevés avec tout ce stress et cette attente debout. »

Vivant de petits boulots au marché local, Mohammad dit être resté aux côtés de sa fille tout le temps depuis son admission à l’hôpital jusqu’à son trépas, prononcé le vendredi soir. Khushi a été mise en terre le jour suivant suivant les rites musulmans.

Face aux dénégations des autorités sur les conséquences du manque d’oxygène, son père est formel: « ma fille pouvait toujours bouger son corps jusqu’à ce que l’approvisionnement d’oxygène s’arrête. Son état s’est détérioré alors que nous utilisions les pompes à air manuelles ».

Le ministre en chef d’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, s’est vu confronté à des appels à la démission dans cette affaire.

Le radical hindou, élu de Gorakhpur et allié du Premier ministre Narendra Modi, a blâmé l’encéphalite – transmise par piqûre de moustique – pour cette série de décès. Lors d’un déplacement sur les lieux dimanche, le dirigeant de cet État aux 200 millions d’habitants a cependant promis des sanctions exemplaires si des négligences étaient avérées.

Des étudiants ont maculé de tomates et d’œufs la résidence du ministre de la Santé de l’État. Le parti du Congrès (opposition) a lui estimé que les enfants morts étaient victimes de « meurtres ».

« Bien sûr que j’aimerais savoir ce qui est arrivé à mon enfant. Mais nous le diront-ils? Ils ne le font jamais, et est-ce que ça a de l’importance étant donné que ma fille est morte », se lamente Mohammad.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 12h41

Inde: 60 enfants meurent par manque d’oxygène dans un hôpital

août 12, 2017

Les autorités nient que le manque de réserves de bonbonnes d’oxygène soit à l’origine de la mort de dizaines d’enfants dans un hôpital de l’Uttar Pradesh en Inde. / © AFP/Archives / –

Au moins 60 enfants sont morts en cinq jours dans un hôpital public du nord de l’Inde, ont déclaré samedi des responsables locaux, les médias mettant en cause la pénurie de bonbonnes d’oxygène dans l’établissement.

« Nous avons ouvert une enquête et un rapport préliminaire devrait être publié aujourd’hui. Oui, 60 patients sont morts à l’hôpital ces cinq derniers jours, mais nous ne pensons pas que ce soit lié aux informations faisant état d’un pénurie d’oxygène », a déclaré à l’AFP Anil Kumar, un responsable de la police de Gorakhpur.

Selon des médias indiens, des dizaines d’enfants sont morts jeudi et vendredi en raison d’une rupture d’approvisionnement en oxygène, après que la société fournissant les bonbonnes eut mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies.

Une enquête a été ouverte sur les dysfonctionnements de l’hôpital Baba Raghav Das, dans le district de Gorakhpur, dans l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé du pays, gouverné par le parti de droite Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi. Le bureau de M. Modi a indiqué sur Twitter que celui-ci « suivait la situation à Gorakhpur » et était en contact avec les autorités locales.

Selon un communiqué publié par le bureau du ministre en chef de l’Uttar Pradesh Yogi Adityanath, qui a ordonné l’enquête, les 60 décès sont intervenus sur une période de cinq jours à partir de lundi.

Selon ce communiqué, 23 enfants sont morts jeudi quand « la pression de l’alimentation en oxygène est devenue basse ».

– ‘Un massacre’ –

Le ministre de la Santé de l’Uttar Pradesh, Sidharth Nath Singh, a suspendu le directeur de l’hôpital dans l’attente des résultats de l’enquête. « Il y a eu de multiples causes dans la perturbation de l’approvisionnement en oxygène, mais notre enquête montre qu’il n’y a pas eu de morts à cause de cela », a-t-il cependant affirmé à des journalistes après une visite à l’hôpital.

Le journal The Hindustan Times a décrit dans son édition de samedi des scènes de chaos dans l’établissement de santé lorsque l’alimentation en oxygène a été perturbée.

« Même lorsque 90 grosses bonbonnes ont été mises en service vendredi, l’hôpital s’est retrouvé à court d’oxygène vers une heure », a rapporté le journal. « Ce qui a provoqué un chaos complet, avec des parents de patients qui couraient pour obtenir de l’aide et le personnel de l’hôpital qui essayait de maintenir l’alimentation en oxygène avec des sacs manuels de respiration ».

Le prix Nobel de la Paix indien et défenseur des droits des enfants Kailash Satyarthi a dénoncé sur Twitter « un massacre ». « Ce n’est pas une tragédie. C’est un massacre. Est-ce cela que signifient 70 années de liberté pour nos enfants? » a-t-il tweeté.

Les hôpitaux publics indiens sont souvent débordés et au bord du point de rupture : les patients doivent faire face à de longues listes d’attente, même pour des interventions simples, et sont contraints à partager des lits.

De ce fait, ceux qui le peuvent évitent les hôpitaux publics et se tournent vers les clinique privées, même si une consultation privée coûte ne moyenne 1.000 roupies (plus de 13 euros), une somme énorme pour les millions d’Indiens qui vivent avec moins de deux euros par jour.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 14h47)                

Inde: le dalit Ram MNath Kovind élu président

juillet 20, 2017

Le dalit Ram Nath Kovind (g), vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, à New Delhi le 20 juillet 2017 / © AFP/Archives / PRAKASH SINGH

Le dalit Ram Nath Kovind, candidat du Premier ministre Narendra Modi, a été proclamé jeudi vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, devenant ainsi le deuxième président du pays issu de ce groupe défavorisé.

Issu des rangs de la communauté socialement et économiquement marginalisée des dalits (autrefois appelés « intouchables ») car considérée comme au bas de l’échelle des castes, M. Kovind a été largement élu à ce poste principalement honorifique avec 65% des voix du collège électoral, a annoncé la commission électorale.

La victoire de cet ancien avocat de 71 ans était largement attendue en raison du poids du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi) et de ses alliés dans le collège électoral, composé des parlementaires des assemblées nationales et régionales d’Inde.

Cette élection renforce la mainmise du dirigeant nationaliste hindou Narendra Modi sur le pouvoir. Elle pourrait également lui permettre de marquer des points au sein des 200 millions de dalits en vue des législatives de 2019, où il devrait concourir pour un second mandat.

« Félicitations à Shri Ram Nath Govind Ji d’avoir été élu président d’Inde ! Meilleurs vœux pour un mandat fécond et inspirant », a tweeté le Premier ministre à l’annonce des résultats.

Les hautes castes constituent traditionnellement l’assise électorale du BJP, mais les nationaliste hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base.

Si la Constitution de l’Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés « impurs », comme le nettoyage d’excréments ou la prise en charge de cadavres d’animaux.

Ram Nath Govind est le deuxième président dalit d’Inde, après K R Narayanan, qui avait occupé cette fonction entre 1997 et 2002.

Dans sa première prise de parole après son élection, le président-élu s’est posé en représentant des couches les plus modestes de la société, en faisant de son histoire personnelle un outil de narration politique.

« Il pleut sur Delhi depuis ce matin, et cela me rappelle mon enfance dans la maison de mon village ancestral, où moi et mes frères et sœurs nous plaquions contre les murs pour éviter l’eau qui fuyait par le toit », a-t-il raconté.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 15h22)                

MTV lance en Egypte et en Inde sa série sur l’éducation sexuelle

juillet 11, 2017

MTV lance en Egypte et en Inde sa série sur l’éducation sexuelle / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / KEVORK DJANSEZIAN

La série « MTV Shuga », qui s’emploie à diffuser auprès des jeunes africains les bons comportements en matière de sexualité et la tolérance, va faire des petits avec des versions lancées en Egypte et en Inde, a indiqué mardi la chaîne de télévision.

La version égyptienne, enregistrée en arabe mais dont le titre n’a pas encore été annoncé, sera la première adaptation de « MTV Shuga » qui ne soit pas en anglais. Elle va se concentrer sur la contraception, le mariage des enfants et les mutilations génitales des femmes, répandues en Egypte.

En Inde, la série sera intitulée « MTV Nishedh » –dérivé du mot hindi pour « tabou »– et abordera des thèmes marquants localement comme le sida et l’exploitation sexuelle des enfants.

Selon MTV, ces deux nouvelles séries seront diffusées à partir de 2020. La chaine a également annoncé deux nouvelles saisons pour « MTV Shuga » à partir de 2018, qui seront tournées au Nigeria et qui évoqueront en particulier le planning familial.

« En allant à travers le monde avec +MTV Shuga+ et en transportant ce format vers de nouveaux pays, nous sommes engagés à défier les idées reçues et à inciter nos téléspectateurs à parler ouvertement et honnêtement de leur santé sexuelle, tout en les sensibilisant également pour qu’ils prennent les actions nécessaires pour obtenir les services dont ils ont besoin », a commenté Georgia Arnold, vice-présidente de MTV International chargée de la responsabilité sociale.

MTV, lancée comme une chaine musicale mais qui a depuis diversifié ses programmes vers la culture des jeunes au sens large, a créé « MTV Shuga » en 2009 pour encourager les bonnes habitudes en matière de sexualité. Les saisons successives ont été offertes gratuitement à d’autres chaines.

Outre le Nigeria, la série a également été filmée au Kenya et en Afrique du Sud. La première saison au Kenya a offert à Lupita Nyong’o l’un de ses premiers grands rôles. Elle a remporté plus tard un Oscar pour « 12 Years a Slave » (2013).

L’émission, qui remporte un beau succès en Afrique sub-saharienne, a reçu le soutien de multiples organisations, comme la Fondation Bill et Melinda Gates, le gouvernement américain ou encore des agences des Nations unies.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 21h07)                

Une Indienne attaquée à l’acide… pour la 5e fois

juillet 2, 2017

Reshma Bano, une Indienne victime d’une attaque à l’acide qui l’a laissée partiellement aveugle et défigurée, à un défilé de mode à New York, le 8 septembre 2016. / © AFP/Archives / TREVOR COLLENS

Une Indienne déjà victime par le passé de quatre attaques à l’acide a été la cible d’une cinquième agression de ce type, a annoncé dimanche la police.

Cette mère de 35 ans, qui affirme avoir en outre subi un viol collectif en 2008 à la suite d’un conflit foncier, a été agressée par un homme qui a escaladé un mur d’enceinte du foyer réservé aux femmes où elle séjournait, à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh (nord), l’Etat le plus peuplé de l’Inde.

« Elle prenait de l’eau à la pompe manuelle quand l’attaque a eu lieu. L’agresseur s’est enfui » après l’avoir aspergée d’acide », a expliqué à l’AFP Vivek Tripathi, le chef de la police locale.

Souffrant de brûlures au visage et à une épaule, elle a été admise à l’hôpital, a déclaré la police qui a déclenché une chasse à l’homme pour retrouver l’auteur de cette attaque.

En raison des nombreuses agressions dont elle avait été victime depuis 2008, cette femme était pourtant placée 24h/24 sous la protection des forces de l’ordre, mais le policier armé de faction n’était pas autorisé à pénétrer dans le foyer.

L’année de son viol présumé, il y a neuf ans, elle avait en effet une première fois été attaquée à l’acide par deux hommes, toujours dans le cadre d’un conflit foncier.

Cette femme avait ensuite à nouveau été agressée en 2012 et 2013 de manière identique et par les mêmes hommes qui voulaient ainsi la contraindre à abandonner les poursuites engagées contre eux devant la justice.

Plus récemment, en mars dernier, ses deux agresseurs l’auraient forcée à avaler de l’acide pendant qu’elle voyageait en train avec une de ses filles.

Ces hommes, qui risquent des procès pour toutes ces attaques, ont toutefois été libérés sous caution en avril.

Environ 300 attaques à l’acide ont été signalées en Inde en 2015, d’après les dernières statistiques officielles, mais cela ne représente, soulignent les experts, que la partie émergée de l’iceberg.

La plupart de ces agressions sont le fait d’hommes éconduits après avoir fait une demande en mariage ou liées à des différends portant sur des questions de propriété.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2017 18h33)                

Climat: l’Inde assure la France de son soutien à l’Accord de Paris

juin 3, 2017

Le Premier ministre indien Narendra Modi (d) et le président français Emmanuel Macron, le 3 juin 2017 au palais de l’Elysée à Paris / © POOL/AFP / JACQUES DEMARTHON

L’Inde « est pour l’Accord de Paris, et travaillera dans ce domaine même au-delà » de cet accord sur le climat, a déclaré samedi à Paris le Premier ministre indien Narendra Modi, à l’issue d’une rencontre avec Emmanuel Macron.

Le président français a, lui, annoncé qu’il se rendrait en Inde « avant la fin de l’année » pour « le premier sommet de l’Alliance mondiale solaire », une alliance initiée par la France et l’Inde, et qu’il souhaite élargir à de « nombreux autres pays ».

Narendra Modi a fait une étape à Paris pour rencontrer le nouveau président français, au terme d’une tournée européenne qui l’a conduit en Allemagne, en Espagne et en Russie.

Pour le président français, l’appui du dirigeant indien renforce son appel mondial à défendre l’Accord de Paris, en dépit de la décision de Donald Trump qui a annoncé jeudi le retrait des Etats-Unis.

Avec Emmanuel Macron, qu’il a très chaleureusement enlacé à son arrivée sur le perron de l’Elysée, le Premier ministre indien a pendant deux heures parlé notamment de leur soutien commun à l’Accord de Paris.

« Je redis combien notre engagement commun est fort, en particulier sur le sujet climatique », a dit M. Macron.

« Cet accord de Paris est notre patrimoine commun. Il peut protéger des générations à venir, donner lieu à un nouvel espoir », a-t-il poursuivi.

« Pour moi, pour les Indiens, la protection de l’environnement, de la planète, est un article de foi car nous l’avons appris dans les veda (textes sacrés de l’hindouisme) qui existent depuis des millénaires », a-t-il dit.

Le dirigeant indien a aussi salué avec enthousiasme l’élection de M. Macron. « Le fait que vous ayez gagné a encouragé le monde entier », a-t-il lancé.

Il a aussi souhaité que soit « donné un nouvel élan » à l’Union européenne, car « une Europe forte et puissante peut assurer un équilibre au niveau international » et appelé la France à « jouer son rôle » à cet égard.

Dans une double déclaration plus formelle que concrète, où le nom de M. Trump n’a pas été mentionné, les deux dirigeants ont aussi évoqué le développement de leurs partenariats dans le domaine des énergies renouvelables, de l’industrie civile et militaire, de la lutte contre le terrorisme et des échanges culturels et éducatifs.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2017 19h21)                

Israël annonce un nouveau contrat de livraison de systèmes anti-aériens à l’Inde

mai 21, 2017

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens / © AFP/Archives / INDRANIL MUKHERJEE

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens.

Le mois dernier, Israël avait vendu à l’Inde des missiles et technologies militaires pour la somme record de 1,6 milliard d’euros, une transaction considérée comme « le plus gros contrat » d’exportation d’armes d’Israël.

Le contrat annoncé dimanche pour la livraison de systèmes LRSAM sera mené à bien par l’entreprise publique Israel Aerospace Industries (IAI) avec la société publique indienne Bharat Electronics Limited, qui sera le principal contractant dans le projet, a indiqué IAI dans un communiqué.

« Ce nouveau contrat s’ajoute aux accords signés par IAI depuis 10 ans avec les forces de défense indiennes et renforce la position de notre société dans le domaine de la défense aérienne », a déclaré Avi Weiss, le directeur d’IAI, dans une vidéo diffusée à la presse.

Le contrat porte sur la version marine du LRSAM, un missile sol-air développé en coopération avec le ministère de la Défense indien, qui doit donner des réponses à toutes menaces aériennes, terrestres ou marines contre des bateaux et bâtiments de la marine, selon M.Weiss.

Les missiles en question ont été testés avec succès la semaine dernière en Inde, selon le communiqué de l’IAI.

Les contrats conclus par les entreprises israéliennes d’armement ont atteint 6,5 milliards de dollars en 2016, une hausse de 14% par rapport à l’année précédente.

Premier importateur d’armes au monde, l’Inde est engagée dans un important programme de modernisation de son arsenal, datant souvent de l’époque soviétique, pour faire face à la montée en puissance de la Chine en Asie.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 18h41)                

Inde: 24 morts dans l’effondrement d’un mur lors d’un mariage

mai 11, 2017

Jaipur (Inde) – Vingt-quatre personnes, dont quatre enfants, ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans l’effondrement d’un mur pendant une fête de mariage dans l’ouest de l’Inde, a annoncé jeudi la police.

Les invités au mariage s’étaient réfugiés mercredi soir sous un abri en tôle adjacente à ce mur haut d’environ quatre mètres et long de vingt-sept lorsque celui-ci est tombé, a déclaré à l’AFP Anil Tank, chef de la police locale.

« Le mur et l’abri en tôle adjacent se sont effondrés en raison d’une tempête », a-t-il expliqué.

Vingt-six personnes ont été blessées, dont 15 grièvement. Sur les lieux de l’accident, la nourriture du mariage était répandue sur le sol, enfoncé par le poids du mur effondré.

« On a travaillé pendant toute la nuit », a déclaré à l’AFP un secouriste sur les lieux du drame, à Bharatpur, dans l’Etat du Rajasthan. « On a tenté de sauver le maximum de gens, c’était horrible ».

La police a ouvert une enquête et l’un des gestionnaires du lieu a été interpellé, soupçonné d’homicide par négligence, selon une source judiciaire locale.

« Nous allons tenter de déterminer si les propriétaires avaient une licence valide. Dans la négative, les poursuites appropriées seront lancées », a déclaré le juge Narendra Kumar à la presse, annonçant des dommages et intérêts de 50.000 roupies (775 dollars) pour les familles de chaque personne décédée.

Le Rajasthan est l’un des Etats les plus secs de l’Inde. Néanmoins, les tempêtes y sont fréquentes durant les mois les plus chauds.

Les écroulements de bâtiments ne sont pas rares en Inde, particulièrement durant la période de mousson. 1.885 personnes ont péri dans l’effondrement de structures dans le pays en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 15h08)