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L’Inde met ses ressortissants en garde contre les crimes haineux au Canada

septembre 23, 2022
L'énorme temple blanc BAPS Shri Swaminarayan Mandir avec ses tourelles.

Le portail du temple hindou BAPS Shri Swaminarayan Mandir, à Etobicoke, a été vandalisé plus tôt ce mois-ci, indique la police. Une enquête est en cours. Photo : Twitter/@Baps_Toronto

Le gouvernement de New Delhi a publié un avertissement pour les citoyens et étudiants d’origine indienne habitant au Canada.

Il y a eu une hausse marquée des cas de crimes haineux, de violence sectaire et d’activités anti-Inde au Canada, affirme la note publiée vendredi.

Le gouvernement indien indique être en contact avec les autorités canadiennes à ce sujet, mais ajoute que les perpétrateurs de ces crimes n’ont pas été traduits en justice pour l’instant.

« Compte tenu de l’accroissement de ces crimes [haineux], nous recommandons aux ressortissants et aux étudiants indiens qui habitent au Canada et à ceux qui vont s’y rendre pour un voyage ou les études de faire preuve de prudence et de rester vigilants. »— Une citation de  Avertissement du gouvernement indien

L’avertissement ne mentionne pas d’événements en particulier, mais à Toronto, par exemple, la police enquête sur des graffitis peints plus tôt ce mois-ci sur le portail du temple hindou BAPS Shri Swaminarayan Mandir, dans l’ouest de la ville.

À l’époque, le temple s’est dit « choqué et attristé par les graffitis anti-Inde ».

Pour sa part, le député fédéral Chandra Arya a affirmé sur Twitter qu’il ne s’agissait pas d’un acte isolé. Les temples hindous au Canada ont été la cible récemment de ce genre de crimes haineux, a-t-il soutenu. Les Canadiens hindous ont raison de s’inquiéter. Il a appelé les différents ordres de gouvernement à « agir ».

En juillet, des graffitis avaient été peints sur le socle d’une statue de Mahatma Gandhi près d’un temple à Richmond Hill, en banlieue de Toronto.

Dans son avertissement, le gouvernement indien recommande à ses ressortissants de s’inscrire auprès de son ambassade à Ottawa ou de ses consulats à Toronto ou à Vancouver, pour être contactés en cas d’urgence.

Avec Radio-Canada

Inde: L’ancien président de Tata, Cyrus Mistry, est mort dans un accident de voiture

septembre 4, 2022

Le milliardaire Cyrus Mistry est mort alors qu’il se rendait à Mumbai. Une autre personne est morte, et deux passagers sont blessés, selon la BBC.

Cyrus Mistry, l'ancien patron de Tata, est mort dans un accident de la route en Inde dimanche.
Cyrus Mistry, l’ancien patron de Tata, est mort dans un accident de la route en Inde dimanche.© HARISH TYAGI / EPA

Le milliardaire et ancien patron de Tata, Cyrus Mistry, est mort dimanche dans un accident de voiture, selon la BBC. Il se rendait à Mumbai dans l’après-midi (heure locale) quand l’accident s’est produit à Palghar, au nord de sa destination, affirme la police locale. Le véhicule aurait heurté un diviseur alors qu’il traversait un pont. Une autre personne est décédée, et deux autres ont été transportées à l’hôpital. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’accident.

Le Premier ministre, Narendra Modi, a réagi sur Twitter : « La disparition prématurée de Shri Cyrus Mistry est choquante. C’était un chef d’entreprise prometteur qui croyait aux prouesses économiques de l’Inde. Son décès est une grande perte pour le monde du commerce et de l’industrie. Condoléances à sa famille et ses amis. Que son âme repose en paix. »

Cyrus Mistry avait été évincé de Tata, le plus gros groupe indien, en 2016, après avoir été critiqué sur les performances du conglomérat sous sa direction. Il avait été remplacé par Ratan Tata, qui avait été lui-même remplacé par Cyrus Mistry quatre ans plus tôt. Le licenciement du milliardaire avait secoué l’Inde et avait terminé au tribunal, qui avait statué en faveur de Tata. Cyrus Mistry est seulement le deuxième président du conglomérat à ne pas porter le nom du fondateur, éponyme du nom de l’entreprise.

Avec Le Point

Inde: la mort de trois sœurs illustre la violence conjugale liée à la dot

juin 7, 2022

Sardar Meena cherchait en vain trois de ses filles et deux de ses petits-enfants disparus depuis plusieurs jours du domicile conjugal à Dudu, village du Rajasthan en Inde, quand leurs corps ont été découverts dans un vieux puits perdu dans la campagne aride.

Kalu, 27 ans, mère d’un petit garçon de quatre ans et d’un bébé de 27 jours, ses sœurs cadettes Kamlesh, 20 ans et Mamta, 22 ans, toutes deux enceintes, étaient mariées à trois frères et vivaient à Dudu, sous le toit de la belle-famille.

La plus jeune, peu avant leur décès, avait rédigé sur sa messagerie Whatsapp un statut accusateur, transmis à l’AFP par un cousin: « la belle-famille est derrière nos cinq morts (…) nous ne voulons pas mourir mais la mort vaut mieux que les sévices ».

Quatre jours après la sinistre nouvelle, assis à même le sol, M. Meena, son épouse, leur fils aîné, leurs trois autres filles et leurs proches, pleurent les jeunes défuntes sous leurs portraits photographiques, disposés sur des étagères de l’indigente demeure familiale à Chhapya, village proche de Dudu.

Leurs décès sont traités en suicide jusqu’aux résultats des autopsies, a déclaré un officier de police de Jaipur interrogé par l’AFP.

Mais M. Meena accuse ses gendres de la maltraitance et du harcèlement moral incessants qu’ont subis ses filles des années durant.

« Tellement harcelées »

L’aînée Kalu avait été admise à l’hôpital en avril après avoir été battue par son mari et sa belle-famille.

« Mes filles subissaient leur violence, puis revenaient ici. Mais, malgré la violence, elles disaient devoir rentrer vivre au domicile conjugal et retournaient alors chez leurs maris », raconte à l’AFP le père, bouleversé.

Le divorce, considéré comme une infamie dans la plupart des familles indiennes, M. Meena les laissait repartir pour « sauver l’honneur de sa famille ».

Selon M. Meena, la belle-famille leur reprochait, notamment, leurs maigres dots.

« Ceux qui exigent une dot ne sont pas des gens bien », souligne-t-il, « ce n’est pas humain ».

Les maris des défuntes, leur belle-mère et leur belle-soeur ont été arrêtés, notamment pour harcèlement relatif à la dot et violence conjugale.

« Ils les ont tellement harcelées », témoigne Sonu, une autre fille de M. Meena, « mais mes soeurs espéraient qu’un jour les choses changeraient ».

La pratique de la dot est interdite depuis plus de 60 ans par la loi indienne qui reste amplement enfreinte.

« Dotées d’une éducation »

« Nous leur avons déjà donné tant de choses (…) », ajoute-t-il, citant des téléviseurs, un réfrigérateur, des meubles, « je suis père de six filles, il y a des limites à ce que je peux faire ».

« Je les avais dotées d’une éducation, c’était déjà difficile en soi », poursuit-il exhibant fièrement leurs cartes universitaires.

Mais les époux avaient interdit à ses filles de poursuivre leurs études et de travailler.

La presse locale rapporte quotidiennement des histoires de violence conjugale et de querelles relatives aux dots qui tournent mal.

L’an dernier, un Indien de l’État méridional du Kerala a été condamné à la prison à vie pour le meurtre, par morsures de cobra, de son épouse afin de prendre le contrôle de ses biens.

Leur mariage lui avait déjà rapporté une voiture neuve et plus de 6.000 dollars.

Le mois dernier, une cour du Kerala a condamné à dix ans de prison un homme pour avoir poussé son épouse au suicide à force de harcèlement au sujet de sa dot.

« Inquiétante résignation »

Selon les données du Bureau national des archives criminelles, près de 7.000 femmes au foyer ont été tuées et 1.700 autres se sont suicidées pour des affaires de dot, en 2020.

Une enquête nationale sur la santé des familles (NFHS) révèle qu’environ 30 % des femmes mariées ont été victimes de violences conjugales, définies comme violences physiques et/ou sexuelles.

Les défenseurs des droits des femmes estiment toutefois que ces chiffres ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

« De 30 à 40 femmes sont victimes de violence conjugale toutes les heures », déclare à l’AFP Kavita Srivastava, militante de l’organisation non gouvernementale de défense des droits humains PUCL, soulignant que ces données reposent sur les seules plaintes enregistrées par la police.

Le problème fondamental, selon elle, reste l’inertie générale de la société devant la violence conjugale en Inde: « une telle résignation est très inquiétante ».

Par Le Point avec AFP

Inde: La superstar de Bollywood Lata Mangeshkar est décédée à 92 ans

février 6, 2022
Lata Mangeshkar lors d'une cérémonie.

La chanteuse vedette a prêté sa voix à de nombreux films à succès en Inde. Photo: AFP

Surnommée « le rossignol de l’Inde », Lata Mangeshkar, qui a régné sans égale sur la musique de Bollywood pendant des décennies, est décédée à l’âge de 92 ans. Le Premier ministre indien Narendra Modi en a fait l’annonce dimanche.

Je suis bouleversé au-delà des mots. L’aimable et bienveillante Lata Didi nous a quittés. Elle laisse un vide dans notre nation qui ne peut être comblé , a-t-il écrit sur Twitter.

Née le 28 septembre 1929 à Indore, dans l’État du Madhya Pradesh, Lata Mangeshkar a enregistré son premier morceau en 1947 pour le film Majboor.

Dil mera toda, l’une des chansons du film, l’a propulsée sous les feux des projecteurs à 18 ans.

Dès lors, les superproductions de Bollywood se sont arraché sa voix incomparable tout au long des décennies suivantes. La chanteuse a marqué de nombreuses œuvres cinématographiques telles que Barsaat ou encore Mahal.

Elle a également prêté sa voix à une foule d’actrices, parfois de 50 ans ses cadettes. Certains critiques se sont même plaints que son omniprésence éclipsait de jeunes étoiles montantes.

La vedette indienne a toutefois toujours conservé un public de fanatiques qui plaçait chacun de ses titres au sommet des palmarès.Des hommes devant une photo de la chanteuse Lata Mangeshkar.

Des dirigeants du Congrès national indien rendent hommage à la chanteuse Lata Mangeshkar, à Allahabad, le 6 février 2022. Photo: AFP/Sanjay Kanojia

Toujours coiffée d’une longue natte brune, point rouge sur le front, elle a chanté dans plus de 1000 films et publié une multitude d’albums.

Elle comptait dans son répertoire quelque 27 000 chansons, interprétées dans des dizaines de langues, dont l’anglais, le russe, le néerlandais et le swahili.

Par Le Point avec Agence France-Presse

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

octobre 22, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Dimitar DILKOFF

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Le Kremlin blâme les Russes

Le Kremlin a reconnu vendredi l’échec de sa campagne de vaccination anti-Covid en comparaison à l’Europe, mais a pointé du doigt la responsabilité de la population, en pleine vague épidémique meurtrière.

La Russie a enregistré vendredi de nouveaux records quotidiens de décès et de contaminations, avec 1.064 morts et 37.141 infectés recensés.

A peine un tiers des Russes se sont fait vacciner depuis décembre sur fond de méfiance à l’égard des vaccins développés par la Russie.

Record de décès en Ukraine

L’Ukraine a enregistré vendredi un record de nouvelles contaminations et de décès dus au coronavirus, pour la deuxième journée consécutive, alors que la capitale, Kiev, s’apprête à réintroduire des restrictions strictes.

Selon les chiffres du gouvernement, 23.785 nouvelles infections ont été recensées ces dernières 24 heures et 614 personnes sont mortes dans cette ex-république soviétique, dont le système de santé manque cruellement de ressources.

France: près de 600 soignants suspendus en Guadeloupe

En Guadeloupe (Antilles françaises), l’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé que la suspension de près de 600 soignants qui refusent l’obligation vaccinale « était en cours ».

Au final, l’ARS se félicite d' »une phase plutôt positive »: environ 66 % des soignants sont désormais vaccinés en Guadeloupe, contre quelque 30 à 40 % dans les semaines précédentes.

Sur l’île, qui a connu une flambée épidémique cet été, les indicateurs sont désormais très en baisse, bien que le virus « continue de circuler », selon les autorités. En conséquence, les restrictions sanitaires devraient s’alléger.

Australie: Melbourne célèbre la fin des confinements

Les habitants de Melbourne ont profité vendredi de la réouverture de la ville après l’une des plus longues séries de confinements au monde pour se rendre dans les bars, restaurants ou chez le coiffeur.

Depuis le début de la pandémie, les cinq millions de Melbournais ont dû rester enfermés chez eux pendant plus de 260 jours au total, en six confinements. Mais maintenant que 70 % des personnes éligibles à Melbourne et dans l’État de Victoria (sud-est) sont entièrement vaccinées, les restrictions qui ont débuté le 5 août sont levées.

La pandémie, aubaine pour le vélo « made in Portugal »

Les commandes de vélos se sont envolées au Portugal, numéro un en Europe pour la fabrication de bicyclettes, avec la crise sanitaire.

Le secteur souffre toutefois des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement mondial, les délais de livraison de composants pouvant aller « jusqu’à deux ou trois ans » de la part des fournisseurs, majoritairement asiatiques, selon le responsable export d’une usine d’assemblage de vélos dans le nord du pays.

En 2020, le Portugal a produit 2,6 millions de bicyclettes, dont la quasi-totalité a été exportée, ce qui le place au premier rang européen devant l’Italie et l’Allemagne, selon Eurostat.

Plus de 4,9 millions de morts

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 4.926.579 morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 10H00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 733.218 décès pour 45.301.092 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 604.679 morts, l’Inde (453.042 morts), le Mexique (285.669 morts) et la Russie (228.453 morts).

Avec AFP par burx-npk/ber/mba

Deux nouveaux variants du coronavirus sous la loupe des chercheurs à travers le monde

septembre 6, 2021

Le variant B.1.621, mieux connu sous le nom de Mu, a récemment été désigné comme « variant à suivre » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), puisqu’il pourrait résister aux anticorps, notamment ceux développés par les vaccins.

Le variant Delta reste largement prédominant et représente jusqu'à 90 % des nouvelles infections au pays, selon des données de la santé publique du Canada.

© Ben Nelms/ben nelms/cbc Le variant Delta reste largement prédominant et représente jusqu’à 90 % des nouvelles infections au pays, selon des données de la santé publique du Canada.

Un autre variant, encore connu sous le nom de C.1.2, inquiète des scientifiques en Afrique du Sud, qui étudient ses mutations pour tenter de comprendre comment il se comporte. Ces nouveaux variants représentent-ils une menace dans la lutte contre la COVID-19 au Canada?

Pour l’heure, le variant Delta, jugé extrêmement contagieux, reste largement prédominant et représente jusqu’à 90 % des nouvelles infections au pays, selon des données de la santé publique du Canada.

Ce qui ne veut pas dire que ces nouveaux variants ne méritent pas d’être soigneusement étudiés, disent les experts.

Ce que l’on sait du variant Mu

Le variant Mu a une constellation de mutations qui indiquent des propriétés potentielles d’évasion immunitaire», peut-on lire dans le bulletin épidémiologique du 30 août du l’OMS, qui catégorise le variant Mu comme variant à suivre».

Des tests préliminaires indiquent en effet que le variant Mu pourrait être résistant aux vaccins ou aux anticorps développés par les patients qui ont déjà contracté une souche antérieure du virus. L’OMS prévient toutefois que ces observations doivent être confirmées par d’autres études».

Mu a d’abord été détecté en janvier 2021 en Colombie. Il a depuis poursuivi sa progression, allant jusqu’à représenter 39 % des nouvelles infections, ce qui en fait la souche prédominante dans ce pays d’Amérique latine.

Or ce variant est pour l’instant quasiment absent du reste du globe. Pour le moment, 39 pays ont déclaré des cas liés à Mu.

Au Canada, sa présence est également à la baisse. S’il représentait à un moment un peu plus de 3 % des nouvelles infections, ce chiffre est récemment passé à 0,3 %. Il n’est pas possible de savoir pour l’instant ce qui explique cette perte de vitesse du variant.

C.1.2, le variant aux origines nébuleuses

C.1.2 n’est peut-être pas présentement sous haute surveillance par l’OMS, mais plusieurs chercheurs pressent l’organisation d’y porter une attention particulière.

Ce variant a été observé pour la première fois par des chercheurs en Afrique du Sud, mais son origine exacte reste pour l’instant indéterminée.

Richard Lessels, un spécialiste des maladies infectieuses et auteur d’une recherche préliminaire sur C.1.2 a affirmé à l’agence Reuters que le variant pourrait être encore plus résistant aux anticorps que le variant Delta.

Toutefois, on ne sait pas si C.1.2 est aussi contagieux, ou même s’il résiste autant aux vaccins qu’aux anticorps développés par une personne qui a déjà contracté la COVID-19.

Le Dr Zain Chagla, consultant en maladies infectieuses à St. Joseph's Healthcare Hamilton.

© /CBC/Craig Chivers Le Dr Zain Chagla, consultant en maladies infectieuses à St. Joseph’s Healthcare Hamilton.

Ces choses prennent du temps à étudier», affirme le docteur Zain Chagla, spécialiste en maladies infectieuses de l’Université McMaster de Hamilton. Delta est incroyablement fort et incroyablement contagieux. Il a aussi une bonne capacité à remplacer [les autres souches] de façon agressive. Rien n’indique que ce soit le cas encore [pour C.1.2].»

Doit-on s’inquiéter de ces variants?

Étant donné que le variant Delta représente la majorité des cas de COVID-19 au Canada et qu’il y a encore beaucoup d’inconnues à propos de Mu ou de C.1.2, les inquiétudes concernant ces nouveaux variants doivent être mises en contexte.

Pas besoin de s’inquiéter encore», résume Zain Chagla, qui insiste toutefois sur l’importance d’étudier et de garder à l’œil ces variants. À propos de C.1.2, il affirme qu’on a vu une hausse de transmission dans certains pays d’Afrique, mais qu’il est difficile de dire si son taux de contagion s’approche de celui de Delta.

De nombreux variants sont apparus durant cette pandémie, rappelle-t-il. Il cite par exemple les autres variants à suivre» comme Alpha, Beta, Lambda ou encore le nouveau venu Mu, et soutient qu’ils peuvent tous être supplantés par Delta ou alors s’épuiser d’eux-mêmes avec le temps».

Pour déterminer la fréquence à laquelle ces variants apparaissent au pays, l’Agence de la santé publique du Canada travaille avec les provinces, les territoires et le Réseau génomique du Canada (RCanGéCo) pour séquencer un certain pourcentage de tous les résultats de test positifs à la COVID-19.

Le séquençage dévoile le code génétique du virus et permet de savoir quel variant était à l’origine de l’infection.

Prévenir l’apparition de nouveaux variants

Depuis le début de la pandémie, de nouveaux variants apparaissent dans des populations durement touchées par une transmission non contrôlée de la COVID-19, notamment en Inde, en Amérique du Sud et en Afrique. Selon les experts, cette tendance devrait se poursuivre tant qu’une plus grande partie de la planète ne sera pas vaccinée.

[Ces nouveaux variants sont] un rappel crucial – même s’il peut s’agir de fausses alertes – de l’importance de l’équité et du partage des vaccins dans le monde», croit Zain Chagla.

Selon le chercheur, cette région du monde inquiète puisque les taux de vaccinations y sont bas, que les systèmes de santé en place sont souvent défaillants et qu’une partie importance de la population est immunosupprimée en raison du VIH, qui touche de 15 à 20 % des adultes dans certains pays.

Il s’agit en quelque sorte d’un cocktail de mauvais scénarios propice à l’émergence d’un variant… alors je ne crois pas que nous devrions être surpris de voir que quelque chose semble apparaître», avance Zain Chagla.

C’est ce que nous avons vu, et c’est ce que nous allons continuer de voir», croit-il.

Avec CBC/Radio-Canada à partir d’un texte de Lauren Pelley et Adam Miller, CBC

Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus

juillet 25, 2021
Mousson meurtriere en Inde: le bilan s'alourdit a 159 morts, des dizaines de disparus
Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus© AFP/INDRANIL MUKHERJEE

Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par les fortes pluies de mousson en Inde s’est alourdi à 159 morts dimanche, selon les autorités, les sauveteurs recherchant toujours des dizaines de disparus.

La côte ouest du pays est arrosée de précipitations torrentielles depuis jeudi et les services météorologiques indiens ont mis en garde contre de nouvelles averses au cours des prochains jours.

Dans le seul État du Maharasthra, 149 personnes ont perdu la vie, dont plus de 40 dans un glissement de terrain qui a frappé jeudi le village de Taliye, au sud de Bombay, la principale place financière du pays.

« De nombreuses personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles tentaient de s’enfuir » lorsque le glissement de terrain s’est produit, a déclaré à l’AFP un villageois, Jayram Mahaske, dont des proches sont restés bloqués.

Un autre habitant, Govind Malusare, a confié que le corps de son neveu avait été retrouvé dans les décombres de la maison familiale qui a été emportée. Mais sa mère, son frère et sa belle-soeur manquent toujours à l’appel.

Record de précipitations

Le glissement de terrain a abattu des dizaines de maisons en quelques minutes, ne laissant debout que deux structures en béton et coupant l’alimentation en électricité, ont indiqué des habitants. Les sauveteurs fouillaient la boue et les débris à la recherche d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Dans le district de Satara, affecté par des inondations et des glissements de terrain, 28 corps ont été découverts, portant à 41 le bilan des morts.

« La pluie, les inondations, l’eau, ce n’est pas nouveau pour la population, mais cette fois ce qui est arrivé était inimaginable, les gens n’ont même pas pu sauver leurs biens en raison de la montée rapide des eaux », a déclaré à la presse le chef du gouvernement de l’Etat du Maharashtra Uddhav Thackeray après avoir visité dimanche la ville de Chiplun, au sud de Bombay.

Dans certaines parties de la ville de Chiplun, le niveau de l’eau a atteint près de six mètres jeudi, après 24 heures de pluies ininterrompues qui ont submergé routes et habitations.

Huit patients d’un hôpital local accueillant des malades du Covid-19 seraient morts suite à un arrêt des respirateurs dû à une coupure de courant.

Quelque 230.000 personnes ont été évacuées dans l’ensemble de l’Etat du Maharashtra.

Dans l’État voisin de Goa, une femme s’est noyée, a déclaré le gouvernement de l’État à l’agence Press Trust of India, dans ce que le ministre en chef Pramod Sawant a qualifié de « pires inondations depuis 1982 ».

Ajit Roy, un responsable du nord de Goa, a indiqué que la décrue s’était amorcée dans cette zone et que les personnes évacuées avaient commencé à revenir.

Dans les plaines côtières du Maharashtra et de Goa, le niveau des eaux est resté cependant élevé après que les rivières sont sorties de leur lit. Des habitants terrifiés sont montés sur les toits et les étages supérieurs pour échapper aux eaux.

Plus au sud, dans l’État du Karnataka, le bilan est passé de trois à neuf morts dans la nuit, et quatre autres personnes sont portées disparues, selon les autorités.

Mer d’Arabie

Inondations et glissements de terrain sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), qui voit souvent des bâtiments anciens s’effondrer après des jours de pluie ininterrompue.

Certains experts estiment que sous l’effet du réchauffement climatique, ces précipitations sont de plus en plus intenses.

Le climatologue Roxy Mathew Koll, qui travaille pour l’Institut indien de météorologie tropicale, a expliqué qu’une conséquence des bouleversements climatiques était le réchauffement de la mer d’Arabie.

La hausse des températures de l’eau fait que l’air, plus chaud, retient un taux plus élevé d’humidité, ce qui a tendance à générer des précipitations plus abondantes.

Il a précisé qu’une station météo à Mahabaleshwar, au sud de Bombay, avait enregistré vendredi 594 millimètres de précipitation, un record depuis le début des relevés il y a un siècle.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dimanche par des chutes de rochers sur leur véhicule dans le district montagneux de Kinnaur district dans l’Etat de l’Himachal Pradesh. L’éboulement n’a pas été causé par les pluies de mousson, selon les autorités.

Par Le Point avec AFP

Tous les vaccins ne sont pas égaux, selon l’Union européenne

juillet 13, 2021

LONDRES — Après que le Dr Ifeanyi Nsofor et son épouse ont reçu deux doses du vaccin d’AstraZeneca contre le coronavirus au Nigeria, ils ont supposé qu’ils seraient libres de voyager cet été vers une destination européenne de leur choix. Ils avaient tort.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le couple – et des millions d’autres personnes qui ont été vaccinées grâce à un effort soutenu par l’ONU – pourrait se voir interdire l’entrée de nombreux pays européens, entre autres, parce que ces pays ne reconnaissent pas la version indienne du vaccin.

Bien que le vaccin d’AstraZeneca produit en Europe ait été autorisé par l’agence de réglementation pharmaceutique du continent, le même vaccin fabriqué en Inde n’a pas reçu le feu vert.

Les régulateurs de l’Union européenne (UE) ont déclaré qu’AstraZeneca n’avait pas rempli les documents nécessaires sur l’usine indienne, y compris les détails sur ses pratiques de production et ses normes de contrôle qualité.

Mais certains experts décrivent la décision de l’UE comme discriminatoire et non scientifique, soulignant que l’Organisation mondiale de la santé a inspecté et approuvé l’usine. Les responsables de la santé affirment que la situation non seulement compliquera les voyages et nuira aux économies fragiles, mais elle sapera également la confiance dans les vaccins en semblant étiqueter certains comme étant de qualité inférieure.

Alors que la couverture vaccinale augmente en Europe et dans d’autres pays riches, les autorités soucieuses de sauver la saison touristique estivale assouplissent de plus en plus les restrictions aux frontières.

Plus tôt ce mois-ci, l’Union européenne a présenté son certificat COVID numérique, qui permet aux résidants de l’UE de se déplacer librement dans le bloc de 27 pays tant qu’ils ont été vaccinés avec l’un des quatre vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments, ont un récent test négatif ou ont la preuve qu’ils se sont récemment remis du virus.

Alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne restent largement fermés aux visiteurs extérieurs, le certificat de l’UE est considéré comme un modèle potentiel de voyage à l’ère de la COVID-19 et un moyen de stimuler les économies.

Les vaccins officiellement approuvés par l’UE incluent également ceux fabriqués par Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson. Ils n’incluent pas le vaccin d’AstraZeneca fabriqué en Inde ni de nombreux autres vaccins utilisés dans les pays en développement, y compris ceux fabriqués en Chine et en Russie.

Les différents pays de l’UE sont libres d’appliquer leurs propres règles pour les voyageurs de l’intérieur et de l’extérieur du bloc, et leurs règles varient considérablement, créant une confusion supplémentaire pour les touristes. Plusieurs pays de l’UE, dont la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, autorisent les personnes à entrer s’ils ont reçu des vaccins non approuvés par l’UE; plusieurs autres, dont la France et l’Italie, ne le font pas.

Pour le Dr Nsofor, la réalisation qu’il pourrait être interdit d’entrée a été «un réveil brutal». Après une année difficile de travail pendant la pandémie à Abuja, le Dr Nsofor et sa femme attendaient avec impatience des vacances européennes avec leurs deux jeunes filles, peut-être en admirant la tour Eiffel à Paris ou en visitant Salzbourg en Autriche.

Le Dr Nsofor a noté que le vaccin de fabrication indienne qu’il avait reçu avait été autorisé par l’OMS pour une utilisation d’urgence et avait été fourni par le biais de COVAX, le programme soutenu par l’ONU pour fournir des vaccins aux pays les plus pauvres du monde. L’approbation de l’OMS comprenait une visite à l’usine du Serum Institute of India pour s’assurer qu’elle avait de bonnes pratiques de fabrication et que les normes de contrôle de qualité étaient respectées.

«Nous sommes reconnaissants à l’UE d’avoir financé COVAX, mais maintenant, ils discriminent essentiellement un vaccin qu’ils ont activement financé et promu», a déploré le Dr Nsofor. «Cela ne fera que laisser place à toutes sortes de théories du complot selon lesquelles les vaccins que nous recevons en Afrique ne sont pas aussi bons que ceux qu’ils ont pour eux-mêmes en Occident.»

Avec La Presse canadienne par Maria Cheng, The Associated Press

Coronavirus: Le bilan en Inde dépasse les 25 millions de contaminations

mai 18, 2021

CORONAVIRUS: LE BILAN EN INDE DÉPASSE LES 25 MILLIONS DE CONTAMINATIONS

© Reuters/Samuel Rajkumar 

BANGALORE (Reuters) – Le nombre total de cas de contamination au coronavirus recensés en Inde a dépassé le seuil des 25 millions après que 263.533 nouvelles infections ont été enregistrées sur une journée, selon les données publiées mardi par le ministère de la Santé.

L’Inde devient le deuxième pays, après les Etats-Unis, à franchir ce sombre cap.

D’après les données gouvernementales, 4.329 décès supplémentaires liées au COVID-19 ont aussi été recensés sur une journée, un record quotidien depuis le début de la crise sanitaire, qui porte le bilan à 278.719 morts.

Avec Reuters par (Rama Venkat; version française Jean Terzian)

L’Inde tente de sauver les occupants d’une barge coulée après le passage d’un cyclone

mai 18, 2021

NEW DELHI — La Marine indienne s’emploie à sauver les membres d’équipage d’une barge ayant coulé et d’un deuxième cargo qui était à la dérive, mardi, au large de Mumbai, après qu’un cyclone meurtrier a frappé la côte ouest.

© Fournis par La Presse Canadienne

La Marine a indiqué qu’elle avait sauvé 177 des 400 personnes sur les deux barges dans la mer d’Arabie. Trois navires de guerre, des avions de patrouille maritime et des hélicoptères ont rejoint les opérations de sauvetage et parcouraient la mer, a indiqué la Marine.

Les deux barges accueillaient des travailleurs d’Oil and Natural Gas Corporation, la plus grande société de pétrole brut et de gaz naturel en Inde.

Le cyclone Tauktae, la tempête la plus puissante à avoir frappé la région depuis plus de deux décennies, a entraîné des vents soutenus jusqu’à 210 km/h lorsqu’il a touché terre dans l’État du Gujarat, lundi soir. Quatre personnes ont été tuées dans l’État, portant le total de victimes de la tempête à 16.

Les résidants sont sortis des abris de secours mardi pour trouver des débris éparpillés sur les routes, des arbres déracinés et des lignes électriques endommagées. La garde côtière a sauvé huit pêcheurs bloqués en mer près de Veraval, dans l’État du Gujarat.

Dans le Maharashtra, six personnes ont été tuées lundi, mais la capitale de l’État, Mumbai, a été largement épargnée par des dommages majeurs alors même que de fortes pluies ont frappé le littoral de la ville et que des vents violents ont fouetté ses gratte-ciel. Au cours du week-end, le cyclone a tué six personnes dans les États du Kerala, du Karnataka et de Goa alors qu’il se déplaçait le long de la côte ouest.

Le cyclone s’est affaibli, mais le Département météorologique indien prévoit de fortes pluies dans de nombreuses régions du Gujarat et du Maharashtra dans les prochains jours.

Avant le passage du cyclone, environ 150 000 personnes avaient été évacuées des zones basses des États du Maharashtra et du Gujarat. S.N. Pradhan, directeur de la Force nationale d’intervention en cas de catastrophe en Inde, a déclaré que les normes de distanciation sociale étaient suivies dans les abris d’évacuation et que les équipes de secours enlevaient les débris des zones touchées.

Les deux États, parmi les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus, avaient rapidement formé des équipes d’intervention en cas de catastrophe, craignant que la tempête ne mette en danger la lutte de l’Inde contre le virus.

Les cyclones tropicaux sont moins fréquents dans la mer d’Arabie que sur la côte est de l’Inde et se forment généralement plus tard dans l’année. Les experts disent que les changements climatiques les ont rendus plus intenses, plutôt que plus fréquents.

En mai 2020, près de 100 personnes sont mortes lorsque le cyclone Amphan, la tempête la plus puissante à avoir frappé l’est de l’Inde en plus d’une décennie, a ravagé la région.

Avec Sheikh Saaliq, The Associated Press