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Forêt : la Banque mondiale octroie 41,8 millions de dollars au Congo

mai 4, 2021

Le montant d’environ 22,8 milliards FCFA annoncé par la Banque mondiale, le 30 avril, est destiné à réduire les émissions dues à la déforestation et à augmenter la séquestration du carbone forestier.

L’accord de financement, qui s’inscrit dans le cadre du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), est un mécanisme mondial œuvrant pour la réduction des émissions causées par la dégradation forestière, la conservation des stocks de carbone forestier, la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks de carbone forestier (REDD+).  

En effet, l’accord de paiement des réductions d’émissions, encore appelé ERPA, signé entre le gouvernement congolais et l’institution de Bretton Woods va récompenser les efforts visant à diminuer de 8,4 millions de tonnes d’émissions de carbone jusqu’en 2025, à travers l’ambitieux programme de réduction des émissions de la République du Congo. 

« Cet accord marque une étape importante vers un secteur forestier plus durable au Congo. Les paiements basés sur les résultats générés par l’ERPA inciteront les entreprises, les communautés et le gouvernement (…). Notre objectif commun est d’équilibrer les avantages économiques et environnementaux de cette précieuse ressource, maintenant et pour les générations à venir », a déclaré Abdoulaye Seck, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Congo.

Il faut souligner que le programme de réduction des émissions du Congo sera l’un des premiers en Afrique à tester le système REDD+ à grande échelle. Il sera expérimenté dans les départements de la Sangha et de la Likouala, dans une localité couvrant plus de 12 millions d’hectares de terres et représentant près de 60 % des forêts du pays.

Ce programme va travailler avec les entreprises impliquées dans l’exploitation forestière, la production d’huile de palme et l’exploitation minière, sur des activités de réduction des émissions, telles que l’adoption de techniques d’exploitation forestière à impact réduit et l’identification et l’évitement de la conversion de forêts à haute valeur de conservation.   

Enfin, le programme comprend un plan de partage des bénéfices inclusif, élaboré par le biais de consultations approfondies des parties prenantes au niveau national et local, afin de garantir que les membres de la communauté et les partenaires locaux soient récompensés pour leur rôle dans la réduction des émissions.

Les cibles sont principalement les populations autochtones et les bénéficiaires locaux qui dépendent des forêts pour leur subsistance. Ils contribueront à la réduction des émissions de carbone et à l’augmentation de leurs propres revenus par le biais des activités agricoles durables et de liens avec les marchés, notamment la production de cacao par les petits exploitants, les systèmes agroforestiers de subsistance et les programmes de plantations satellites.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Niger, Guinée, Côte d’Ivoire : trio de tête de la reprise pour la Banque mondiale

avril 2, 2021
Quartier du Plateau et pont Charles-de-Gaulle à Abidjan

Moins dépendants des matières premières et relativement épargnés par la nouvelle vague de coronavirus, les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest devraient dépasser les 6 % de croissance en 2021.

C’est un rapport 2021 « Africa’s Pulse » sur l’état de l’économie de l’Afrique subsaharienne mi-figue mi-raisin qu’a publié le 31 mars la Banque mondiale. Une fois encore, les pays qui dépendent le moins de l’exportation de matières premières devraient connaître une reprise certaine, à l’image de la Côte d’Ivoire (+6,2%), de la Guinée (+6,6 %) ou du Niger (+6,9 %).

Les pays très dépendants notamment du pétrole comme l’Angola ou confrontés à des difficultés économiques persistantes comme l’Afrique du Sud n’accélèreront guère.

Pour Pulse, la première vague de la pandémie a relativement épargné la région. En revanche, et malgré des programmes de soutien des États, la croissance s’y est évanouie pour la première fois depuis vingt cinq ans et a reculé de 2 % en 2020.

Reprise inégale

C’est moins catastrophique qu’en Europe ou en Amérique latine, parce que le virus s’y est propagé moins vite, parce que l’agriculture y a été porteuse et parce que les prix mondiaux des produits de base se sont redressés plus rapidement que prévu grâce à la reprise des achats chinois.

Reste qu’un champion comme le Rwanda a connu sa première récession en dix ans et que l’Afrique du Sud a plongé à – 7 %. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a calculé que de décembre 2019 à décembre 2020, les arrivées des touristes en Afrique subsaharienne avaient chuté de 78 %, mettant à mal les économies de Maurice, des Seychelles, du Cap Vert ou du Sénégal.

Le rapport estime que le pire est passé et table sur une reprise, mais il pense que celle-ci sera très inégale selon les pays, car l’arrivée de variants du coronavirus a augmenté de 40 % le nombre des infections dans la région.

Cette deuxième vague ne touche cependant pas tous les pays, ce qui explique que les prévisions donnent une fourchette de croissance en 2021 de +2,3 % à +3,4 %. Le Nigeria ou l’Angola risquent de connaître une convalescence molle, quand les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Togo dépasseront les 4 %.

Dépendance aux délais de vaccination

Pour les autres, « une croissance de 4 % est atteignable, note le rapport, si les pays mettent en œuvre un ensemble de mesures favorables à des investissements soutenus et à la création d’emplois et permettent au taux de change de refléter les forces du marché et d’améliorer la compétitivité ».

Cela sera aussi fonction de l’allègement du fardeau de la dette qui se discutera durant la semaine du 5 avril, lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Mais la vigueur et la généralisation du dynamisme économique dans toute l’Afrique subsaharienne dépendront surtout de la rapidité de la vaccination des populations qui compensera la fragilité des systèmes de santé et autorisera une franche reprise des activités.

Pour l’instant, les pays riches monopolisent les doses salvatrices qui arrivent au compte-goutte en Afrique. Comme l’a regretté Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dix pays se sont réservé 70 % des vaccins fabriqués dans le monde à ce jour… et ce ne sont pas des pays africains.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas

L’économie mondiale va se contracter de 5,2% en 2020, selon la Banque mondiale

juin 8, 2020

 

L’économie mondiale va se contracter de 5,2% cette année, a estimé lundi la Banque mondiale, qui a souligné que la pandémie de Covid-19 avait eu un impact «rapide et massif» en dépit des aides financières sans précédent.

Il s’agit de «la plus profonde» récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le nombre de pays qui se retrouveront en récession cette année en fait la pire crise depuis 150 ans, relève l’institution, selon qui de 70 à 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté.

Par Le Figaro avec AFP

Forêts tropicales : 500 millions de dollars de plus débloqués

septembre 23, 2019

UN-CLIMATE-ENVIRONMENT

Emmanuel Macron et Evo Morales, président bolivien, lundi 23 septembre à l’ONU lors d’une réunion consacrée à l’Amazonie. LUDOVIC MARIN / AFP

De «grands donateurs» internationaux, dont la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement et l’ONG Conservation International, s’engagent.

De grands donateurs (Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement, l’ONG Conservation International) ont décidé de débloquer environ 500 millions de dollars supplémentaires pour aider à protéger les forêts tropicales, dont l’Amazonie, a indiqué ce lundi 23 septembre l’Elysée.

Ces annonces devaient être faites pendant la réunion sur l’Amazonie organisée lundi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York en présence de plusieurs chefs d’Etat dont le Français Emmanuel Macron, à l’initiative de la réunion, et les présidents du Chili, de la Colombie et de la Bolivie, mais pas du Brésil.

Trois programmes devaient être annoncés. La Banque mondiale compte mettre en place un programme « Pro Green » avec l’Allemagne et la France pour financer des projets sur le terrain et la Banque interaméricaine de développement financera des actions dans les grands Etats amazoniens. En outre l’ONG américaine Conservation International va aider des projets locaux menés par des organisations non gouvernementales, des communautés autochtones et des entreprises privées.

Cette aide s’ajoute à l’aide d’urgence d’au moins 20 millions de dollars promise fin août à Biarritz pour soutenir les pays touchés par les incendies qui ravagent l’Amazonie, par les dirigeants du G7.

Par Lae Figaro.fr avec AFP

L’OMC, le FMI et la Banque mondiale exhortent à réformer les règles du commerce mondial

septembre 30, 2018

Washington – Le manque de réformes des règles du commerce international nourrit les tensions au risque de saper la croissance de l’économie mondiale et le recul de la pauvreté, mettent en garde dimanche l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Les échanges de services représentent les deux tiers du Produit intérieur brut (PIB) mondial et de l’emploi ainsi que près de la moitié du commerce mondial « mais les barrières douanières sur les services sont globalement aujourd’hui aussi élevées que celles qui étaient imposées aux biens (manufacturés) il y a 50 ans », constatent les trois organisations internationales dans un rapport conjoint.

Les changements dans la nature des échanges commerciaux n’ont ainsi pas été complètement pris en compte dans les évolutions de la réglementation internationale, ajoutent-elles.

Ce rapport est publié alors que les appels se sont multipliés ces derniers mois notamment en Europe, au Canada ou aux Etats-Unis pour réformer l’OMC, une institution basée à Genève.

Une intégration complète du commerce des biens et services « peut jouer un rôle bien plus grand en dynamisant la prospérité », poursuivent le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sans toutefois faire de recommandations.

Elles ajoutent qu’il est nécessaire que les opportunités de commerce offertes par exemple par les technologies de l’information ou le commerce en ligne « se reflètent dans (…) la politique commerciale d’aujourd’hui ».

Ces organisations rappellent que l’ouverture du commerce international après la Seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 2000 a largement contribué à améliorer les modes de vie et à réduire la pauvreté dans le monde « mais celle-ci demeure incomplète » aujourd’hui.

Les taxes douanières ont diminué de manière drastique, en commençant dans les pays développés, puis dans les pays émergents et les économies en voie de développement. Elles sont passées en moyenne de 31% en 1980 à 9% en 2015 dans les pays émergents et de 10 à 4% dans les pays avancés, « grâce aux réformes » prises jusqu’au début des années 2000.

Les organisations rappellent en outre que le volume des échanges commerciaux a augmenté en moyenne de 7% pendant les années 90, un taux deux fois plus élevé que la croissance du PIB mondial mais a ensuite décéléré avec un ratio de 1,5% entre 2001 et 2007.

Ce ralentissement « est essentiellement dû à un rythme de réformes du commerce plus lent suivant les progrès remarquables réalisés à partir des années 80 jusqu’au début des années 2000 », insistent-elles.

Les organisations notent que les taxes douanières et certaines politiques nationales entravent aujourd’hui l’expansion du commerce international.

De leurs côtés, de plus en plus de pays notamment européens, le Canada et les Etats-Unis estiment que l’OMC ne répond pas de manière appropriée aux distorsions commerciales causées notamment par la Chine, accusée de subventionner massivement son économie.

Jeudi, l’OMC a abaissé sa prévision de croissance pour le commerce mondial en 2018 et 2019 (à +3,9% et 3,7%) en raison d’une « exacerbation des tensions commerciales ».

Les Etats-Unis et la Chine se livrent depuis des mois à une guerre commerciale à coups de taxes douanières supplémentaires.

Au-delà du duel entre Washington et Pékin, les Européens et d’autres grandes puissances économiques s’alarment d’une guerre commerciale généralisée alors que l’administration Trump a engagé un bras de fer avec tous les principaux partenaires des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2018 13h11)                                                        

Congo: Quand la Banque mondiale jette un regard malicieux sur la gestion de Jean-Jacques Bouya

juin 2, 2018

 

Jean-jacques Bouya recadré par la banque mondiale avec son mensonge du boulevard énergétique imaginaire. Lisons le constat de la banque mondiale sur l’énergie au Congo, un bilan médiocre.

Photo de BrazzaNews.

La Banque mondiale estime que les investissements réalisés par le Congo-Brazzaville dans son secteur électrique, sont insuffisants et doivent être augmentés. Elle incite également le pays à se doter d’une véritable politique nationale dans le secteur électrique afin de résoudre son déficit énergétique.

En effet, révèle l’organisation, entre 2006 et 2013, le pays n’a injecté dans le secteur, qu’environ 1,2 million $. Dans le même temps, les interventions financées par les partenaires ont permis d’augmenter de près d’un tiers, la capacité énergétique nationale. « L’essentiel des investissements depuis 2006 a été financé sur ressources externes en dehors de toute politique énergétique définie», déplore la Banque mondiale. Ce qui rend difficile la coordination des interventions des partenaires extérieurs et l’évaluation des impacts de ces actions.

Si la capacité de production du pays a augmenté, 35% de ces installations ne sont pas disponibles pour production; la faiblesse des investissements ne permettant par une bonne maintenance des infrastructures.

En outre, les coûts d’exploitation et de maintenance dépassent les recettes de la Société nationale d’électricité, ce qui alimente le cercle vicieux du déficit aussi bien financier qu’électrique.

La consommation électrique nationale au Congo-Brazzaville est d’environ 110 kWh par personne par an contre une moyenne africaine de 488 kWh et mondiale de 3 100 kWh par personne.

 

Source Agence ecofin avec Brazzanews.fr

La Banque mondiale ne financera plus l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz après 2019

décembre 12, 2017

Paris – La Banque mondiale arrêtera de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz, a-t-elle annoncé mardi à l’occasion du sommet climat de Paris.

L’institution multilatérale souhaite ainsi « aligner sur les objectifs de l’accord de Paris » les financements qu’elle accorde aux Etats, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Si de plus en plus d’acteurs financiers affichent leur volonté de se désengager du charbon, énergie la plus polluante, la Banque mondiale est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz.

Toutefois, dans certaines « circonstances exceptionnelles », la Banque pourra continuer de financer des projets dans le gaz « dans les pays les plus pauvres où il y a un bénéfice clair en terme d’accès à l’énergie », et à condition qu’ils ne soient pas en contradiction avec les engagements de ces pays dans l’accord international de Paris sur le climat, signé en 2015.

En 2016, les financements de la Banque mondiale dans l’industrie pétrolière et gazière ont représenté près d’1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des financements accordés la même année.

Les financements dans l’exploration et la production comptaient eux pour environ 2% du portefeuille de la Banque, qui affirme être « en ligne » avec son objectif de dédier 28% de ses prêts à la lutte en faveur du climat d’ici 2020.

Par ailleurs, à partir de l’an prochain, l’institution, qui est la plus importante banque multilatérale du monde, publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l’énergie, a-t-elle encore annoncé.

Elle va également généraliser la prise en compte d’un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

La Banque mondiale est la co-organisatrice, avec l’ONU, du sommet climat qui se tient à Paris ce mardi.

L’objectif de ce rendez-vous, initié par le président français Emmanuel Macron, est de renforcer la mobilisation de la finance mondiale, privée et publique, pour lutter contre le réchauffement climatique.

De nombreux experts (associations, économistes) ont appelé ces derniers jours à supprimer les subventions aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) afin de pouvoir financer le développement des énergies renouvelables et ainsi limiter le réchauffement climatique sous les 2 degrés, objectif de l’accord de Paris.

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2017 15h27)                                            

Le Trésor américain critique les prêts de la Banque mondiale

novembre 8, 2017

Washington – Un responsable du Trésor américain a vivement critiqué mercredi devant le Congrès la politique de prêts de la Banque mondiale, dont les Etats-Unis sont le premier actionnaire.

Le sous-secrétaire au Trésor en charge des affaires internationales, David Malpass, a blâmé la Banque mondiale pour « continuer à prêter d’importantes sommes d’argent à des pays qui ont un meilleur revenu par tête d’habitant et un accès au marché des capitaux ».

Depuis 2009, affirme le responsable américain, 40% des prêts de la banque mondiale sont allés à des pays qui auraient dû, selon lui, être « reclassés » comme ayant une économie et un accès aux financements sur les marchés suffisants.

Dans un discours devant la sous-commission du commerce et de la politique monétaire de la Chambre des représentants, M. Malpass relève que la Banque mondiale tarde à reclasser ces pays car « elle veut lutter contre la pauvreté dans les pays à revenu moyen (…) et couvrir ses frais en prêtant à des pays plus faciles et moins risqués ».

Il juge que les discussions concernant le processus de reclassement des pays sont souvent « pas sérieuses et sans objet » alors que la décision de reclassement revient fréquemment au pays concerné.

« Nous pensons que la Banque mondiale peut faire un meilleur travail à tenir ses engagements envers les pays les plus pauvres tout en sauvegardant un modèle de gestion sain », ajoute-t-il.

La banque mondiale a réagi en affirmant qu’elle était « toujours à la recherche de moyens de répondre au mieux aux besoins des pays partenaires face aux défis mondiaux croissants tels que les conflits armés, les crises de réfugiés, les maladies et autres menaces », selon un porte-parole.

L’institution base sa politique de « reclassement » d’un pays non seulement sur le revenu par tête d’habitant (au minimum 6.875 dollars/an) mais aussi sur la solidité de ses institutions et son accès au marché des capitaux à des coûts raisonnables. Depuis 1982, 14 pays ont ainsi été reclassés mais certains sont retombés dans la catégorie des pays très pauvres à la suite d’une détérioration de leur économie.

M. Malpass, qui récemment avait souhaité que la Chine emprunte moins aux institutions financières internationales, a critiqué cette fois-ci la politique économique de Pékin dont « la libéralisation semble ralentir voire s’inverser ».

« Récemment le rôle de l’Etat a augmenté dans l’économie chinoise. Les entreprises d’Etat ne font pas face à des contraintes budgétaires et la politique industrielle chinoise devient de plus en plus problématique pour les entreprises étrangères », a affirmé ce responsable de l’administration Trump alors que le président américain est actuellement en visite à Pékin.

« Ce ne sont pas le genre de réformes vers une économie de marché que la Chine a entrepris par le passé ou dont elle a besoin », a ajouté M. Malpass.

Evoquant la 15e revue des quotes-parts du FMI qui doit être achevée d’ici octobre 2019, le responsable américain estime que « pour l’instant » le FMI a les ressources « amplement » suffisantes pour mener à bien sa mission.

Il invite par ailleurs le Fonds à presser les pays emprunteurs à fournir « des informations exactes et ponctuelles » sur leur endettement alors que le FMI vient de donner six mois au Venezuela pour mieux l’informer sur ses statistiques économiques.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2017 23h08)                                            

1,1 milliard de personnes sans identité (Banque mondiale)

octobre 13, 2017

Plus de 1,1 milliard de personnes, essentiellement en Afrique et en Asie, sont incapables de prouver leur identité avec un document officiel ce qui les prive de l’accès aux services de santé, de protection sociale ou d’éducation, déplore la Banque mondiale. Parmi ces personnes « invisibles », « plus d’un tiers sont des enfants qui n’ont pas été répertoriés » à leur naissance, a-t-elle précisé dans un communiqué à l’occasion de son assemblée annuelle à Washington.

Cette situation résulte souvent des troubles frappant les pays qui conduisent à des déplacements forcés de populations. A travers le lancement d’un programme baptisé « ID4D » (Identification for development initiative), la Banque mondiale escompte aider les pays à recenser et identifier ces personnes en s’appuyant sur la technologie digitale.

« Avec un septième de la population de la planète vivant sans aucune pièce d’identité officielle, les familles sont privées d’accès aux soins de santé, à l’éducation mais aussi aux services sociaux et financiers », a regretté Eric Jing, l’un des membres du conseil de ce programme.

Le Figaro.fr avec AFP

Les écoles, fabriques d’illettrés ?

septembre 28, 2017
L’Œil de Glez. © Glez / J.A.

Le rapport 2018 de la Banque mondiale sur le développement indique qu’accéder à l’école n’est pas un gage absolu de formation satisfaisante. Des millions d’enfants sont incapables de lire ou de compter, même après des années de classe…

Peut-être y a-t-il pire, du point de vue des idolâtres de l’école, que des enfants qui ne prennent pas le chemin des classes. Ce sont les bambins qui usent leurs culottes sur les bancs, des années durant, sans pour autant assimiler les fondamentaux de l’enseignement prodigué. Pourquoi et comment alors demander aux populations désargentées de confier leurs bras mineurs à des institutions déjà qualifiées d’ « occidentalisantes » ? Le rapport 2018 de la Banque mondiale sur le développement dans le monde tire la sonnette d’alarme : aller à l’école ne serait plus une garantie de savoir lire, écrire ou compter.

L’agence financière des Nations unies a effectué des tests de connaissance dans de nombreuses écoles de tous les continents. Son rapport indique que des millions d’élèves de pays à revenu faible et intermédiaire sont incapables de lire, ni d’écrire, ni de résoudre des opérations de mathématiques élémentaires. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, lorsque certains élèves de troisième année de l’école primaire réussissent tout de même à déchiffrer des phrases simples, ils surprennent en dévoilant qu’ils ne comprennent pas ce que ladite phrase veut dire. Maigre consolation : pour une fois, le continent africain n’est pas le seul stigmatisé.

Crise « est d’ordre moral et économique »

En Asie, près de trois quarts des Indiens des campagnes, au même niveau de troisième année de l’école primaire, sont incapables de résoudre une soustraction entre deux nombres à deux chiffres. Sans chercher à pratiquer la satire, la Banque mondiale évalue qu’il faudrait… 263 ans à un Brésilien de 15 ans, à son rythme d’acquisition actuel, pour atteindre ce qu’il est convenu d’appeler un niveau moyen en lecture.

Si ce parfum d’échec de l’apprentissage scolaire exhale de toute la planète, il y a bien des inégalités entre les zones géographiques et entre les classes sociales. L’élève « excellent » d’un pays à revenu intermédiaire est en réalité à classer au niveau « inférieur » des pays plus riches. Le rapport de la Banque mondiale indique que les notes de l’élève moyen d’un pays pauvre sont inférieures à celles de 95% des élèves de pays à revenu élevé. Il est donc bien question de moyens, mais pas seulement.

En affirmant que la crise « est d’ordre moral et économique », le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, veut dire qu’elle est aussi le résultat d’un manque de volonté politique. Et de citer les exemples de la Corée du Sud et du Vietnam. En moins de 50 ans, le premier de ces deux pays est passé d’un taux d’alphabétisation extrêmement faible à une compétitivité remarquée dans les classements internationaux. Les Vietnamiens du second cycle du secondaire, eux, côtoient le niveau de leurs camarades allemands.

La Banque mondiale insiste sur le fait que l’apprentissage scolaire augmente fortement les chances de trouver un emploi

Bien sûr, « intelligence », « culture » ou même « éducation » ne sont pas absolument synonymes de « formation scolaire » ou de « tests de Q.I. occidentaux ». Mais la Banque mondiale insiste sur le fait que l’apprentissage scolaire augmente fortement les chances de trouver un emploi. De plus, lorsque l’accès à l’école est garanti et que l’enseignement est performant, la fréquentation des classes est source d’émancipation pour les jeunes filles et d’esprit civique pour tous. Par le sens même de son nom, la secte Boko Haram tente d’expliquer aux Africains que « l’éducation occidentale est un péché ». Quitte à commettre un péché, autant ne pas ressortir inculte de l’école…

Jeuneafrique.com par Damien Glez, dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè