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Canada: Une bourse et des prix pour souligner le 10e anniversaire du décès de Jack Layton

juin 15, 2021

OTTAWA — La famille et les amis de Jack Layton lancent le projet «Layton Legacy» pour souligner le dixième anniversaire du décès prématuré du chef du NPD fédéral.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le lancement, mardi, ouvrira officiellement les candidatures pour une nouvelle bourse universitaire et deux nouveaux prix qui seront décernés au nom de M. Layton.

Il sera suivi d’une célébration virtuelle à l’échelle nationale de la vie de Jack Layton le 22 août, dixième anniversaire de sa mort.

L’événement est organisé avec l’aide du musicien Steven Page, ancien chanteur de Barenaked Ladies.

Jack Layton avait mené le NPD à son meilleur résultat aux élections fédérales de 2011, balayant le Québec pour faire passer le parti de son habituelle troisième ou quatrième place au statut d’opposition officielle.

Un peu plus d’un an après cette percée électorale historique, M. Layton, qui avait déjà lutté contre le cancer de la prostate, est décédé après avoir reçu un nouveau diagnostic de cancer.

Dans une lettre ouverte écrite deux jours avant sa mort, M. Layton a exhorté les Canadiens à se rappeler que «l’amour vaut mieux que la colère. L’espoir vaut mieux que la peur. L’optimisme vaut mieux que le désespoir. Alors, soyons aimants, pleins d’espoir et optimistes. Et nous changerons le monde.»

M. Layton a été professeur d’université avant de se lancer en politique, d’abord au niveau municipal. La nouvelle bourse Layton est ainsi établie «en mémoire du travail passionné de Jack avec les étudiants», indique un communiqué.

Le projet inclut également un prix de leadership autochtone pour soutenir les militants autochtones «qui sont de puissants acteurs du changement» et un prix d’activisme pour honorer les groupes qui illustrent «la croyance de Jack en notre force collective à s’organiser pour un changement transformateur».

Avec La Presse Canadienne

Congo/Vers les 60 ans du petit Séminaire de Loango : Que les jeunes prennent le temps de discerner la place qui est la leur dans l’Eglise

mai 29, 2021
VERS LES 60 ANS DU PETIT SEMINAIRE DE LOANGO : Que les jeunes prennent le temps de discerner  la place qui est la leur dans l’Eglise

Le Petit séminaire de Loango s’apprête à fêter ses 60 ans d’existence. Il s’agit d’une vénérable maison de formation qui a vu défiler dans ses murs des centaines de jeunes animés du désir de servir Dieu dans l’Eglise de Pointe-Noire. En prélude à ce jubilé, l’abbé Raphaël Nzaou, le directeur de ce Petit séminaire a répondu à nos questions.

*Père, de manière brève, comment décririez-vous les grands traits de l’histoire de ce séminaire?
**De manière brève, nous pouvons dire que le village de Loango abritait dans les années 1887-1897 un séminaire fondé par Mgr Hippolyte Marie Carrie. Ce séminaire fermera ses portes pour être transféré à Mayoumba, au Gabon, parce que Loango devenait de plus en plus bruyante et ne permettait plus aux séminaristes de suivre leur formation dans la quiétude. En 1923, l’administration coloniale française quitte Loango et s’installe à Pointe-Noire. C’est ainsi que la population de Loango se déplace à Pointe-Noire. Il faudra attendre 1955 pour que les pères spiritains reconstruisent les nouveaux bâtiments qui abriteront le nouveau séminaire qui ouvrira ses portes le 15 septembre 1961 en accueillant, dans un premier temps, 39 jeunes.

*Quelle est la vocation de ce séminaire? Par cette question, je voudrais savoir si tous les jeunes internés ici seront prêtres à l’avenir.
**La vocation de ce séminaire comme tout séminaire c’est d’accompagner et de former les jeunes qui portent dans leurs cœurs le désir de servir Dieu comme prêtre. On y entre et on y est accueilli pour discerner l’appel de Dieu. Il va sans dire que tous les jeunes qui sont accueillis au séminaire y sont pour savoir où le Seigneur les veut pour le servir, est ce dans le sacerdoce ministériel ou dans le sacerdoce baptismal?

*Depuis quelques mois, le diocèse de Pointe-Noire est devenu archidiocèse. Je suppose que cela implique plus de travail en termes de vocations pour l’archevêque et ses collaborateurs. Comment pensez-vous, avec les autres formateurs de ce séminaire, vous y prendre pour répondre à ce défi?
**Le diocèse est passé à l’archidiocèse depuis le 30 mai 2020 et vous comprenez que cela fait exactement une année. Comment pensons-nous nous y prendre avec les autres formateurs pour accompagner les jeunes qui viennent au séminaire pour discerner l’appel de Dieu? Mais nous poursuivons le travail comme il s’est toujours déroulé jusqu’ici puisque les diocèses suffragants, Dolisie et Nkayi, restent et demeurent autonomes, avec la possibilité chacun de gérer sa maison de formation. Nous travaillons en parfaite harmonie avec le recteur du séminaire Saint Gabriel de Dolisie. Cela n’implique aucun travail supplémentaire. On fonctionne selon les orientations de notre archevêque, Mgr Miguel Angel Olaverri.

*Quels sont les défis actuels de ce séminaire?
**Les défis actuels du séminaire Notre-Dame de Loango restent dans le ratio fondamental assigné à tous les séminaires. L’objectif du Petit séminaire est d’aider la maturation humaine et chrétienne des adolescents en qui se manifestent les premiers signes de la vocation au sacerdoce ministériel, afin de faire grandir en eux une liberté intérieure propre à leur âge. Cela dit, nous accompagnons les jeunes dans leur processus de maturation vocationnelle dans une plus grande liberté intérieure. Notre défi est d’aider le jeune frère à discerner où le Seigneur le veut dans sa vie. Et, surtout, qu’il soit épanoui dans son choix discerné avec les accompagnateurs. Comme dit saint François de Sales: Nous devons fleurir où le Seigneur nous a plantés.

*Quel message adresseriez-vous aujourd’hui à la jeunesse catholique de l’archidiocèse?
**La vie est un don de Dieu, et l’homme est la seule créature que Dieu a voulu à son image et à sa ressemblance en lui confiant la mission de prendre soin de sa création. Donc, prendre du temps pour discerner quelle mission le Seigneur me confie dans sa vigne, permettra à chacun de nous de prendre soin de ‘’la maison commune’’ en exerçant notre devoir comme des serviteurs quelconques. Dans l’Église, chacun de nous a une mission à remplir. D’ailleurs, nous sommes un corps à plusieurs membres ; chaque membre joue son rôle pour permettre au corps de se mouvoir et de se développer. Que le jeune prenne le temps de discerner quel est son rôle dans la vie de l’Église, de la société congolaise et dans sa famille. C’est à ce titre que chacun portera du fruit là où le Seigneur l’aura planté.

Avec La Semaineafricaine Propos recueillis par Madocie Déogratias MONGO

Bob Marley : « Africa Unite », « War », « Exodus »… un message universel

mai 11, 2021
Bob Marley lors d’un concert à Paris, le 4 juillet 1980.

Musicien surdoué, promoteur du mouvement rasta créé par Leonard Percival Howell, ce rebelle qui portait l’Afrique en lui continue de faire des émules partout dans le monde. Avec un message qui parle aux exclus de la Babylone contemporaine.

Décédé le 11 mai 1981, Bob Marley était un chanteur populaire dont la renommée avait dépassé les frontières de sa petite île natale, la Jamaïque, pour s’étendre au reste du monde. Son message, universel, parlait à tous les opprimés, les sans-droits, les laissés-pour-compte, du Bronx à Soweto. À l’instar de beaucoup de Caribéens et d’Africains-Américains, la question identitaire, la quête des racines, l’émancipation étaient au cœur de ses préoccupations, exacerbées par l’histoire violente de la Jamaïque.

Cette île des Caraïbes, où Robert Nesta Marley est né d’un père blanc et d’une mère noire, existe parce que des esclaves, importés d’Afrique, l’ont fertilisée de leur sueur et de leur sang. Pour l’essentiel issus du peuple ashanti, dans l’actuel Ghana, ils étaient durs à dompter et n’éprouvaient aucune peur lorsque le maître les marquait au fer rouge. Leur volonté de rentrer un jour au pays de leurs ancêtres n’a jamais disparu, le marronnage n’étant qu’un moyen de recouvrer la liberté avant le grand retour. Un rêve que l’abolition de l’esclavage n’a pas estompé.

En grandissant, Bob Marley entend parler de cette histoire. Il entend aussi parler de son compatriote Marcus Garvey, fondateur de l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) en 1914. Mort en 1940, Garvey prônait le retour des Noirs en Afrique, convaincu qu’« aucune sécurité, aucun succès ne viendra à l’homme noir tant qu’il sera une minorité dans la communauté particulière où il pourrait devenir industriellement et commercialement fort. » Garvey mourut sans avoir mis le pied sur le continent, mais il n’en demeure pas moins l’un des précurseurs du panafricanisme et de la conscience noire. Dans l’esprit du jeune Marley, les choses sont claires : l’Afrique représente Sion, la terre promise, alors que le monde occidental oppresseur n’est autre que la Babylone biblique.

Le retour en Éthiopie

Également nourri de la ferveur des Églises qui pullulent en Jamaïque et se qualifient d’éthiopiennes pour affirmer leur africanité, Bob Marley trouve son Dieu en ras Tafari Makonnen, devenu Haïlé Sélassié Ier, empereur d’Éthiopie, et adhère au rastafarisme. Sensible au discours sur le retour en Afrique, le négus a accordé des terres aux Noirs du monde afin qu’ils participent à la reconstruction de son pays. Ce sera à Shashemene, à 250 km au sud d’Addis-Abeba. Les premiers arrivants sont des Jamaïcains. Bob Marley n’a pas la chance de voir son idole quand le négus visite la Jamaïque en 1966 : il est alors aux États-Unis. Il ne le rencontrera jamais. Reste qu’en 1968, il enregistre son premier disque de l’ère rastafarienne : Selassie Is the Chapel.

Dans les années 1970, l’engagement du chanteur pour l’Afrique s’amplifie. À peine une décennie après les indépendances, les coups d’État se sont multipliés sur le continent, les libertés individuelles ont reculé et les partis uniques triomphent. Marley est-il au courant ? Sans doute. En 1974, il ne fait pas partie des artistes venus des Amériques pour se produire à Kinshasa en marge du combat de boxe Ali-Foreman. Et quand le négus est déposé à Addis-Abeba, puis meurt en 1975, Marley compose Jah Live  pour honorer sa mémoire. On retrouve ce thème du retour en Afrique dans Rastaman Chant et dans l’album Exodus.

C’EST LORS DE SON PREMIER VOYAGE EN AFRIQUE QU’IL ÉCRIT L’UNE DE SES CHANSONS LES PLUS CÉLÈBRES, « ZIMBABWE »

L’année 1978 est importante à plus d’un titre. Elle est marquée par la sortie d’Africa Unite, chanson avec laquelle Marley exprime sa volonté de voir le continent s’unir et affirme son soutien aux combattants de la liberté. Il précise aussi que, si sa musique s’adresse à toute l’humanité, son cœur bat pour l’Afrique. Au siège de l’ONU, à New York, il reçoit la médaille de la paix « attribuée par 500 millions d’Africains ».

Dans la chanson War, il interprète même le texte d’un discours prononcé par Haïlé Sélassié Ier à l’ONU, en 1963. Mais le plus émouvant demeure sans doute son premier voyage en Afrique. Au mois de novembre 1978, il se rend en Éthiopie, à Shashemene. Même s’il n’y passe que quatre jours, il découvre la terre africaine et retrouve les Jamaïcains qui s’y étaient installés. Il n’y donne aucun concert, mais c’est là qu’il écrit l’une de ses chansons les plus célèbres, Zimbabwe, dédiée aux guérilleros en lutte contre le régime raciste de Ian Smith, en Rhodésie du Sud. En octobre 1979, Marley participe à un concert à Harvard dont les recettes, 250 000 dollars, sont versées à l’organisation Amandla pour le financement des combattants de la liberté en Afrique.

Deux ans plus tard, il est invité à Libreville par Pascaline Bongo, la fille du président du Gabon, à l’occasion de l’anniversaire de son père. Le concert qu’il donne est réservé aux dignitaires… Mais en avril 1980, Marley est à Harare, au Zimbabwe, où les nationalistes africains s’apprêtent à proclamer l’indépendance. À ses frais, il y donne, les 18 et 19 avril, ses deux uniques concerts publics en Afrique. Si le premier jour les choses se passent mal au stade Rufaro à cause de l’exclusion du peuple, le lendemain, des dizaines de milliers de Zimbabwéens viennent vibrer avec celui dont la chanson Zimbabwe est devenue l’hymne de leur armée de libération. En novembre 1980, quelques mois avant sa mort, Bob Marley se fait baptiser à l’Église orthodoxe éthiopienne de New York sous le nom de Berthane Sélassié. Ultime hommage et fidélité à l’Afrique. Ce n’est pas par hasard que, le 6 février 2005, 300 000 personnes ont assisté sur Meskel Square, la plus grande place d’Addis-Abeba, à un mégaconcert à l’occasion du soixantième anniversaire de sa naissance.

Avec Jeune Afrique par Tshitenge Lubabu M.K.

Des mots du Président Abbé Fulbert Youlou et du destin national du Congo-Brazzaville dans le concert des nations (1917-1972)

mai 5, 2021

Hommage au président abbé Fulbert YOULOU, à l’occasion du quarante et neuvième anniversaire de son décès intervenu le 5 mai 1972 à Madrid en Espagne.

         Même là-haut l’abbé Fulbert YOULOU reste très attentif à l’actualité mondiale, en particulier, à celle ayant trait au devenir de son pays d’origine, le Congo/Brazzaville et à l’Afrique en général.

Convaincu de la pertinence des observations ou/et des analyses du président Abbé Fulbert YOULOU, le Journal du Muuntu, par le truchement de son directeur de publication taata Nduenga s’est rapproché en âme et conscience, comme par le passé, de Taata YOULOU, à l’effet de connaître ou de l’interroger sur cette actualité, en l’occurrence sur celle du Congo/Brazzaville qui, depuis la dernière élection présidentielle et la mort inopinée d’un des candidats, en la personne de Guy Brice Parfait KOLELAS, s’avère être et ce, à la fois, grave et brûlante.

LE J.M. : Bonjour vénéré père abbé ! Comment allez-vous là-haut ? Le climat socio-politique est malsain au Congo/Brazzaville et manque cruellement, de surcroît, de hauts dignitaires, comme vous l’avez été jadis, alors que pourriez-vous nous dire à ce propos ?

A.F.Y. : [ Et vous jeune homme que vous êtes comment-allez-vous ? Quant à moi, je vais bien et fort heureux de là où je suis, étant à l’abri, comme vous pouvez l’imaginer, des contraintes physiques ou existentielles propres à l’être humain ]

 [A part ça],…..Je ne peux plus me taire devant les récits que me font chaque jour les malheureux qui fuient la dictature de mes ennemis…L’Afrique a désormais son fleuve de sang, et ici comme là-bas les persécuteurs terrorisent au nom de la même idéologie monstrueuse. Pourtant le “ Monde libre” en doute et il se trouve même des gens de bonne foi pour imaginer un dialogue avec elle : c’est trahir les tyrannisés, les réduire à la passivité. Abbé F.Y. in “ J’accuse la Chine” Edition de la Table Ronde, 1966, P.13.

L’infernale machination qui a poussé l’Homme blanc à douter de la valeur de son entreprise en Afrique qui, comme toute oeuvre humaine, comporte ses grandeurs et ses seervitudes, découvre, aujourd’hui, son véritable visage qui est celui d’un impérialisme cent fois plus détestable que le colonialisme. C’est la race noire tout entière qui est menacée d’extermination sous l’occupation….A Brazzaville, de curieux savants étudient scientifiquement sur le corps de cobayes bantous les limites de résistance de l’Homme noir…voilà pourquoi je me décide à témoigner. Abbé F.Y. In “J’accuse la Chine” Op.cit P.12.

LE J.M. : Puisque vous parlez de Brazzaville, vénéré père abbé, je vous informe que Brazzaville n’est plus celle dont vous disiez, en votre temps, être le symbole de l’indépendance et de la liberté voire de la résistance. Qu’en pensez-vous père abbé ?

A.F.Y. : L’hospitalité fraternelle que mon peuple a généreusement offerte à l’homme qui, en accord et avec l’aide du Monde libre, a fait de Brazzaville le symbole de la résistance à la capitulation, confère au représentant légitime de ce peuple congolais un devoir sacré : celui de continuer le combat engagé le 18 août 1940 pour la défense du Monde libre.

Ce jour-là, en effet, le peuple congolais, qui n’était pas directement concerné par la guerre comme il l’est hélas ! Aujourd’hui, accueillait un bataillon de Français libres commandé par le capitaine Delange entouré du médecin Sice, de l’aviateur Carretier venus apporter au peuple bantou le message de liberté de mon frère africain Eboué.

Pendant des mois, Brazzaville a représenté pour la France, l’Europe et le Monde libre, l’espérance des armes, mais aussi de l’honneur et de la justice puisque ce sont des rives de notre Congo que devaient déferler les vagues si souvent détournées de la décolonisation. Pendant des mois, l’un des plus “fabuleux” acteurs de la dernière guerre mondiale allait, de cette terre qui fut très certainement le berceau de l’homme, modeler sa légende, celle de ses compagnons, qui, à force d’opiniâtreté, d’intransigeance, s’identifièrent à la France, mère de toutes libertés.

Pouvions-nous alors, dans l’euphorie de la lutte, dans l’allégresse de la victoire ensuite, imaginer que Brazza symbole d’indépendance et de liberté, tomberait, dans l’indiférence des amis d’hier, aux mains du plus abominable des colonialismes. A.F.Y. In “ J’accuse la Chine” Op cit P.11.

LE J.M. : Eh oui vénéré père abbé cette France dont vous nous parlez reste pourtant passive, inerte face à la barbarie que connaît le Congo/Brazzaville et d’autres nations africaines du monde francophone.

A.F.Y. : Hommes blancs, avez-vous bien réfléchi que vous êtes responsables de l’idée que nous nous faisons de la civilisation et que tout abandon du spirituel, toute mystification intellectuelle que vous tolérez est une erreur chance de plus pour la subversion du mal qui nous menace. Chez nous, quand un piroguier tombe dans le Congo, instinctivement il lutte contre le courant, car il sent que s’il se laisser aller là où le flot le charrie, il est perdu. Le “sens de l’Histoire”, c’est un peu l’affaire du piroguier et il me paraît aberrant que des hommes intelligents, cultivés se placent au milieu des rapides qui les emportent vers l’univers totalitaire et athée.

Voilà qui nous mène loin du Congo et de ses drames. Eh bien ! Non, car j’ai la conviction que les ennemis de la civilisdation préparent, de mon Congo occupé par les barbares, non seulement l’investissement de l’Afrique, mais celui des esprits, des coeurs et des âmes. Il faut que mon exil, mes épreuves, celles de mon peuple éclairent les Français, les Européens, les Américains et tous les hommes libres. Il fallait peut-être cette extrémité pour que je confie à la feuille blanche [ Et à vous en tant que directeur de publication du Journal du Muuntu], mes angoisses et mes certitudes, mes larmes et mes colères. Ce rideau de fer, ce fleuve de sang, qui s’est abattu entre les deux Congos concerne tous les hommes de bonne volonté. A.F.Y. In “ J’accuse la Chine” Op cit P.46.

LE J.M. : Mais vénéré père abbé, ne serait-il pas préférable de…….

A.F.Y. : Avec tout le respect que j’ai pour vous jeune homme, je vous remercie de bien vouloir me laisser aller au bout de ma réflexion, Et je vous enn serai gré !

Si vous saviez, hommes d’occident, combien dans l’épreuve où nous sommes nous avons besoin de votre sympathie dans notre lutte contre l’erreur. Résister, lutter contre le mal, c’est bien, mais il faut vaincre, et pour vaincre, il faut connaître les positions de notre ennemi. Ce sont elles que j’entreprends de dénoncer ici. Les responsabilités que j’ai assumées, l’autorité que me donne l’affection de mon peuple, les souffrances qu’il supporte, les renseignements que j’ai recueillis de la rébellion, ont regagné le troupeau, donnent à ces révélations le caractère d’un document, mais surtout d’un avertissement à la France…, à l’Europe dont nous sommes le prolongement, mais aussi à vous Américainsd, fils transplantés de cette Europe. Mais il y a plus. L’Afrique est de la même dimension que l’Amérique. Les problèmes qui se posent à nous sont ceux-là mêmes que vous avez surmontés avec tant de succès en transformant le nouveau continent. Ils sont de même taille et nécessitent des moyens exceptionnels que vous êtes, par expérience et par possibilités, en mesure de nous fournir….Vous attachez un grand prix à la liberté, à la liberté sous toutes formes, devrais-je écrire, celle de l’homme comme celle des peuples et des Etats. Votre passé le prouve. A.F.Y. In “J’accuse la Chine” Op cit P.48.

L’heure pour nous est grave, vous le savez. Les périls qui nous menacent, menacent l’Afrique, l’Europe et le Monde libre tout entier.

Au nom de mon peuple de Brazzaville opprimé, je vous dis : “Hommes libres, entendez-moi !”. A.F.Y. in “J’accuse la Chine” Op cit P.49.

LE J.M. : Merci beaucoup vénéré père abbé de vos lumières sur le regard humain, fraternel et civilisé que la France et l’occident doivent avoir vis-à-vis du Congo/Brazzaville et de l’Afrique noire en espérant qu’elles soient attentives et surtout réceptives en agissant en conséquence.

         Mais dans tout ça, quelle doit être l’attitude des Africains eux-mêmes, vénéré père abbé pour promouvoir toutes ces valeurs de liberté et d’humanité dans nos pays ?

A.F.Y. : L’élite africaine doit se mobiliser pour faire échec aux réseaux d’intoxication qui ont parfois leurs sources en Occident. Elle doit se joindre, méprisant l’accusation de néocolonialisme, aux élites occidentales luttant pour la défense d’une civilisation qui nous est commune.

Des milliers de jeunes en Europe sont tentés par cet éveil de notre continent. Il faut mobiliser nos ambassades, nos élites pour aller les convaincre que nous ne sommes pas des sauvages, des cannibales, des racistes et que leur foi, leur audace, leur compétence trouveraient, dans nos pays en voie de développement, un terrain à la mesure de leur espoir. A.F.Y. in “J’accuse la Chine” Op cit P. 120.

Propos recueillis en âme et conscience par Rudy MBEMBA-Dya-Bô-BENAZO-MBANZULU ( alias TAATA NDUENGA), coordonnateur général du cercle KI-MBAANZA ou des Amis de la Nation Congolaise ( L’A.N.C.).

Avec Congo-Liberty

A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

avril 24, 2021
A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

Dieudonné ANTOINE-GANGA

L’équipe de football ‘’Diables-Noirs’’ de l’arrondissement 2 Bacongo de la ville de Brazzaville, la Verte, aura 71 ans en juin prochain. Plus qu’un demi-siècle d’existence !
Pour la petite histoire, les Diables-Noirs sont nés des cendres des clubs Olympic de Bacongo et Association sportive de la Mission (ASM) en 1939. Suite au différend que les dirigeants du club avaient eu avec les prêtres de la Paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo, messieurs Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo alors dirigeants du club, donnèrent, le 23 juin 1950, le nom de ‘’Diables-Noirs’’ à l’équipe. Ce qui fut considéré comme un crime de lèse-majesté, voire comme un défi par les prêtres missionnaires. Ces derniers ne comprenaient pas que l’équipe de football, née de leurs ‘’entrailles’’ soit affublée de ce nom de diables de surcroît noirs.
Au fond, Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo n’avaient, par cet acte, qu’officialisé le surnom de ‘’Diables-Noirs’’ dont les avaient gratifiés à Léopoldville (Kinshasa), quelques jours plus tôt, les Léopoldvillois émerveillés par le jeu des Diables-Noirs jouant seulement à 10, au Stade Reine Astrid. Ce match qui avait lieu en nocturne, avait opposé les Diables-Noirs au club Léopoldvillois Dragon. Ce dernier était jusque-là invincible en nocturne. En effet, ce fut la première fois que Dragon, avec son ballon blanc surnommé Loulou, fût battu.
D’autre part, il sied de signaler que c’est grâce à la bienveillante médiation de Monseigneur Paul Biéchy, alors vicaire apostolique de Brazzaville, et de l’abbé Fulbert Youlou, alors vicaire à la paroisse Saint François d’Assise de Brazzaville, que les prêtres missionnaires acceptèrent de ne plus avoir emprise sur le club ASM, devenu Diables-Noirs.
Les ‘’Diables-Noirs’’ demeurent l’un des clubs, le plus populaire du Congo. En 71 ans bientôt d’existence, ils ont remporté plusieurs titres de champion de la FAC (Fédération athlétique congolaise), de la sous-ligue de Brazzaville. Ils furent aussi les premiers champions du Moyen Congo en 1953, et premiers et derniers champions de l’AEF (Afrique Equatoriale française) aux dépens du FC Mocaf Tempête de Bangui, de l’Oubangui-Chari, actuelle République Centrafricaine. Comme ils furent aussi les tout-premiers champions de la jeune République du Congo, en 1961, aux dépens de l’AS Cheminots de Pointe-Noire.
Les ‘’Diables-Noirs’’ fournirent à l’équipe nationale du Congo, de joueurs talentueux tels que Boniface Massengo ‘’Professeur’’, Ange Baboutila ‘’Fantomas’’, Etienne Massengo ‘’Elastique’’, Clément Massengo ‘’Fu Manchu’’, Sangou ‘’Deladanse’’ (qui marqua au Stade Eboué, l’unique but contre les amateurs qui avaient battu la sélection euro-africaine de Brazzaville de France par 9 buts à 1 dans les années 1950), Dominique Nganga ‘’Poison’’, Joseph Mantari ‘’Défoufou’’, Adolphe Bibanzoulou ‘’Amoyen’’, Léopold Ndey ‘’Ziboulateur’’, Jean-Marie Loukoki ‘’Kopa, tombeur de Reims’’, Robert Ndouri ‘’Piantoni’’, Germain Makouezi ‘’La Flèche’’, Maxime Matsima ‘’Yachine’’, Jean-Chrysostome Bikouri ‘’Biskirou, la fusée congolaise’’, Germain Dzabana ‘’Jadot’’, Alphonse Niangou ‘’Yaoundé’’, Jonas Bahamboula-Mbemba ‘’Tostao’’, etc.
Enfin, le Gouverneur général Félix Eboué fut l’un des supporters dans les années 1940, de l’ASM, l’ancêtre des Diables-Noirs qui furent entraînés à partir de 1950, tour à tour, par deux européens, Jean Isabey et Aimé Brun. Ils pratiquaient à l’époque un jeu limpide, aéré, avec des passes précises à la ‘’Brésilienne’’. Un véritable spectacle ! Ce qui leur valut le surnom de ‘’Brésiliens du Congo’’. Au temps du Moyen Congo, pendant la colonisation, les Diables-Noirs étaient l’unique équipe de football qui eût livré des matches contre le club européen de Brazzaville, ‘’CAB’’.
Pour mémoire, les Diables-Noirs battirent au Stade Eboué l’AS Police par 20 buts à 0 et Rennaissance-Aiglons par 8 buts à 0.
Bon vent, chers Diables-Noirs !

Avec Lasemaineafricaine par Dieudonné ANTOINE-GANGA

Russie: Gorbatchev, le dernier dirigeant soviétique, fête son 90e anniversaire sur Zoom

mars 2, 2021

RUSSIE: GORBATCHEV, LE DERNIER DIRIGEANT SOVIÉTIQUE, FÊTE SON 90E ANNIVERSAIRE SUR ZOOM

© Reuters/Reuters Photographer 

MOSCOU (Reuters) – Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’Union soviétique, devrait fêter mardi son 90e anniversaire en quarantaine sur la plateforme Zoom, et a été qualifié à cette occasion par le président russe Vladimir Poutine d' »homme d’État exceptionnel » ayant influencé le cours de l’histoire.

Mikhaïl Gorbatchev, défenseur du contrôle des armements et des réformes axées sur la démocratie dans les années 1980, a été largement crédité d’avoir contribué à mettre fin à la Guerre froide, mais critiqué pour l’éclatement, jugé par ses détracteurs russes inutile et douloureux, de l’Union soviétique en 1991.

Le lauréat du prix Nobel de la paix en 1990, qui a passé plusieurs mois isolé à l’hôpital par précaution pendant la pandémie, organisera un rassemblement virtuel avec des amis proches et le personnel de sa fondation, a déclaré son porte-parole Vladimir Polyakov.

« Nous lèverons nos verres », a-t-il dit. « Nous nous rassemblerons ici et (Gorbatchev) sera là et nous nous verrons et porterons des toasts. »

Selon Vladimir Polyakov, des messages de félicitations avaient été envoyés par des dirigeants mondiaux, notamment le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président américain Joe Biden et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président russe Vladimir Poutine, qui compte parmi ceux qui ont déploré l’éclatement de l’Union soviétique, a envoyé à Mikhaïl Gorbatchev un télégramme de félicitations, publié sur le site internet du Kremlin.

« Vous appartenez à juste titre à la galaxie des gens brillants et extraordinaires, des hommes d’État exceptionnels de notre temps qui ont eu une influence significative sur le cours de l’histoire nationale et mondiale », a-t-il écrit.

L’héritage de Mikhaïl Gorbatchev a été partiellement effacé ces dernières années alors que les relations entre Moscou et Washington se détérioraient pour atteindre leur niveau de l’après-guerre froide, précipitant la disparition d’un traité qui interdisait aux deux nations de déployer des missiles balistiques terrestres d’une certaine portée.

L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et les différends concernant les sanctions, les accusations d’ingérence politique et la géopolitique ont encore envenimé les relations entre les États-Unis et la Russie.

Mikhaïl Gorbatchev a mis en garde contre un retour à la guerre froide et a exhorté Moscou et Washington à poursuivre le dialogue, quelles que soient leurs divergences.

Le ministre des Affaires étrangères de Lituanie, Edgars Rinkevics, a fait état dans un tweet de la reconnaissance des Lettons envers l’ancien dirigeant soviétique.

« (Ses réformes) perestroïka et (glasnost) étaient destinées à sauver l’Union soviétique, au lieu de cela elles ont accéléré l’effondrement de l’empire communiste ouvrant la voie à la liberté pour des millions de personnes », a-t-il écrit.

Une pièce de théâtre retraçant la vie de Mikhaïl Gorbatchev mise en scène à Moscou le mois dernier a recueilli les éloges de nombreux spectateurs, admiratifs de l’homme.

« C’est un homme de son temps. Il a changé notre pays. C’est un homme audacieux », a déclaré Jamila Iskandera.

Pourtant, dans les rues de Moscou, beaucoup ont adopté une attitude plus dure envers lui.

« C’est un moulin à paroles (…) Il n’était pas prêt à guider un si grand et si éminent État », a commenté Viatcheslav Sokolov.

« Je suis né en Union soviétique et je pense que c’était une grosse erreur de ruiner l’Union soviétique », a ajouté Irina Baychenko, une autre Moscovite.

Avec Reuters (Tom Balmforth, version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Michel Bélot)

Un ancien combattant américain fête ses 104 ans après avoir vaincu le Covid

décembre 4, 2020

Un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale a célébré chez lui son 104ème anniversaire dans l’Alabama, aux Etats-Unis, après avoir passé plusieurs jours à l’hôpital, où il a vaincu le Covid-19.

Major Wooten, de Madison dans l’Alabama, a été admis à l’hôpital le 24 novembre après avoir été infecté par le coronavirus, a écrit sa petite-fille Holly Wooten McDonald sur sa page Facebook. Il est finalement sorti de l’hôpital mercredi, la veille de son anniversaire.

Sur une vidéo publiée par sa petite-fille, des médecins, infirmiers et des membres de sa famille sont autour de lui pour assister à sa sortie, en fauteuil roulant, et lui souhaitent un «joyeux anniversaire».

Major Wooten, appelé «Pop Pop» par sa famille, a remercié le personnel soignant avant de rentrer chez lui. Le centenaire a servi comme simple soldat pour l’armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale. Tout comme trois de ses frères, dont l’un a été tué pendant son service.

Wooten faisait partie d’un groupe d’anciens combattants présents en Normandie l’année dernière pour le 75ème anniversaire du Débarquement.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Joe Biden fête ses 78 ans à deux mois de son investiture à la Maison-Blanche

novembre 20, 2020

Dans deux mois jour pour jour, le démocrate deviendra le président américain le plus vieux de l’histoire des États-Unis.

Élu 46e président des États-Unis, le démocrate américain, Joe Biden, célèbre ses 78 ans vendredi 20 novembre. Le septuagénaire a battu Donald Trump dans une élection perturbée par la crise sanitaire qui touche le pays mais aussi par les accusations de fraude de la part de son adversaire et du clan républicain.

Un record vient s’ajouter à cette victoire électorale ainsi qu’à son anniversaire. Dans deux mois jour pour jour, Joe Biden deviendra le président américain le plus vieux de l’histoire des États-Unis. En effet, il prêtera serment le 20 janvier 2021 avant d’investir officiellement la Maison-Blanche. Jusqu’à ce jour, Ronald Reagan détenait ce record : le républicain quittait la Maison-Blanche le 20 janvier 1989 alors qu’il était âgé de 77 ans.

Pour l’heure, son équipe de campagne n’a annoncé aucun évènement pour célébrer l’anniversaire du président élu. Joe Biden doit rendre visite à Nancy Pelosi, réélue présidente de la Chambre des représentant et à Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, dans son fief de Wilmington, au Delaware.

Avec Le Figaro par Nina Hossein

60 ans d’indépendance du Bénin : une célébration modeste en raison du Covid-19

août 1, 2020

Patrice Talon lors d'un dépôt de gerbe au monument aux morts à Xwlacodji, le 1er août pour les 60 ans d'indépendance du Bénin.

Patrice Talon lors d’un dépôt de gerbe au monument aux morts à Xwlacodji, le 1er août pour les 60 ans d’indépendance du Bénin. © DR / Présidence du Bénin 

Le Bénin a célébré samedi le soixantième anniversaire de son accession à l’indépendance sans les traditionnelles festivités. Le défilé des forces de sécurité et de défense a notamment été annulé.

C’est une première, qui n’a cependant pas suscité de réactions ni de protestations dans le pays, qui recense 1770 cas confirmés et 35 décès, selon les chiffres en date du 24 juillet.

Le gouvernement béninois avait annoncé qu’il n’y aurait aucune festivité et a annulé le traditionnel défilé des forces de sécurité et de défense, considéré comme la plus grande attraction de cette commémoration depuis 60 ans.

Une dizaine de minutes de cérémonies

Le président Patrice Talon a néanmoins procédé à une cérémonie de dépôt de gerbe sur la place du monument aux morts, après y avoir allumé la « flamme de l’espoir ».

Il a ensuite pris part à une modeste cérémonie de prise d’armes et de revue des troupes devant un léger détachement de la police républicaine, de l’armée de l’air, des forces navales, et de l’armée de l’air et de la Garde nationale, une composante nouvellement créé au sein de l’armée.

Les deux cérémonies n’ont duré qu’une dizaine de minutes.

#FierDetreBeninois

Sur les réseaux sociaux, les comptes des principales institutions du pays, dont la présidence et le gouvernement, ont lancé deux hashtags – #FiereDetreBeninoise et #FierDetreBeninois – qui ont été repris par de nombreux internautes.

La veille, le chef de l’Etat béninois avait adressé son traditionnel message à la nation diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Crise sanitaire et économique

« La célébration de cette fête nationale intervient dans un contexte tout particulier, marqué par la pandémie de Covid-19. C’est la plus grave crise sanitaire de notre temps. Elle se double d’une crise économique tout aussi préoccupante », a indiqué Patrice Talon.

Le président béninois a par ailleurs affirmé avoir mis en oeuvre « une politique de riposte courageuse, avec des moyens financiers importants », en vue de « prévenir la propagation de la pandémie et d’assurer la prise en charge efficace des personnes affectées»

Vendredi, le gouvernement a notamment annoncé son intention de soutenir les exploitations agricoles et les petites et moyennes entreprises grâce à un plan financier de 100 milliards de francs CFA (Plus de 152 millions d’euros).

 Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Donald Trump, qui fête ses 74 ans, ce 14 juin, se défend d’être diminué physiquement

juin 14, 2020

Le président a été critiqué par des médias américains alors qu’il semblait connaître quelques difficultés à descendre la rampe d’accès lors de la remise des diplômes de l’académie militaire de West Point.

Donald Trump, qui fête ce dimanche ses 74 ans, s’est défendu d’être diminué physiquement après une vidéo très commentée dans laquelle on le voit descendre d’une scène d’un pas hésitant.

Le président américain venait de prononcer samedi lors de la cérémonie de remise des diplômes de la prestigieuse académie militaire de West Point, près de New York, un discours inhabituellement consensuel pour lui qui aime s’écarter de son prompteur. Invité à quitter la scène, il semblait connaître quelques difficultés sur la rampe d’accès, descendue à petits pas précautionneux.

Des médias américains ont également relevé qu’il avait eu besoin de ses deux mains, au milieu du même discours, pour porter un verre d’eau à ses lèvres, et qu’il avait peiné à prononcer correctement le nom du général Douglas MacArthur, héros de la Seconde Guerre mondiale.

Donald Trump s’est chargé lui-même samedi soir sur Twitter de répondre aux interrogations sur son état de santé. La rampe d’accès à la scène était «très longue et raide, n’avait pas de rambarde et, surtout, était très glissante», avance-t-il, affirmant avoir redoublé de prudence pour ne pas tomber et donner l’occasion aux médias de se moquer de lui. Il souligne par ailleurs avoir dévalé «en courant» les trois derniers mètres de la rampe.

Par Le Figaro avec AFP