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Libye: 12 morts dans un accident contre la commission électorale

mai 2, 2018

Au moins douze personnes ont été tuées et sept autres blessées mercredi à Tripoli dans un attentat contre le siège de la Haute commission électorale libyenne (HNEC), chargée d’organiser des élections cruciales pour le pays, selon des sources sécuritaire et sanitaire.

Quatre individus armés ont attaqué le bâtiment de la HNEC dans la matinée, selon Mohamad al-Damja, un haut responsable de sécurité à Tripoli.

« Ils ont abattu les gardes avant de tirer sur les personnes présentes sur les lieux », a-t-il déclaré à l’AFP.

Au moins deux assaillants ont ensuite fait détoner leur charge explosive à l’arrivée des forces de sécurité, a-t-il ajouté, précisant que le siège de la HNEC avait pris feu et été gravement endommagé.

Les forces de sécurité maîtrisent désormais la situation, a-t-il souligné.

L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, a fait au moins 12 morts et sept blessés, a indiqué le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon des témoins, des tirs ainsi qu’au moins deux explosions ont été entendus aux abords de la HNEC.

Un périmètre de sécurité a été installé autour des lieux empêchant les journalistes et badauds de s’approcher.

Dans un communiqué, le Gouvernement d’union nationale (GNA) a dénoncé une « attaque terroriste ».

« Cette attaque lâche n’empêchera pas le GNA de continuer à apporter son soutien à la HNEC », a indiqué le cabinet de Fayez al-Sarraj, affirmant son « engagement à (respecter) le processus démocratique pour la tenue des élections afin de mener la Libye à bon port ».

La mission de l’ONU en Libye (Manul) a également condamné l’attentat, « avec la plus grande fermeté ».

« De telles attaques terroristes ne dissuaderont pas les Libyens d’avancer dans le processus de consolidation de l’unité nationale et de construction de l’Etat du droit et des institutions », a ajouté la Manul sur son compte Twitter, appelant « les autorités libyennes à poursuivre et traduire les auteurs (de l’attaque) en justice le plus rapidement possible ».

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux autorités s’y disputent aujourd’hui le pouvoir: d’un côté, le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, de l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays, avec le soutien du puissant et controversé maréchal Khalifa Haftar.

La communauté internationale presse les autorités du pays de tenir des élections en 2018, espérant le rétablissement de l’ordre dans ce riche pays pétrolier.

Mais aucune date pour ces élections n’a été encore fixée, alors que leur tenue doit être précédée par un référendum sur un projet de constitution et la rédaction d’une loi électorale.

En attendant, 2,4 millions d’électeurs ont été enregistrés par la HNEC, sur une population de 6 millions.

La HNEC, considérée parmi les rares institutions crédibles et indépendantes du pays, avait organisé les deux premières législatives en 2012 et 2014, réinstaurant cet exercice après 42 ans d’interdiction sous la dictature.

En mars, l’organisation Human Rights Watch (HRW) avait estimé que la situation sécuritaire en Libye ne permettait pas la tenue d’élections libres et transparentes.

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2018 14h52)                                            

RDC: une commission instituée pour les funérailles de l’opposant Étienne Tshisekedi

avril 22, 2018

 

Cérémonie d’hommage à Étienne Tshisekedi à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le gouvernement, le parti de l’opposant historique défunt Étienne Tshisekedi et sa famille ont mis en place samedi une commission pour organiser ses funérailles en République démocratique du Congo, 14 mois après sa mort à Bruxelles, selon un communiqué conjoint.

« Une commission spéciale (de 9 personnes) chargée de l’organisation des funérailles est mise en place« , présidée par le ministre congolais de l’Intérieur, assistée d’un représentant de la famille et celui du parti (UDPS), lit-on sur le communiqué conjoint signé à Kinshasa par les trois parties. Mais aucune date des funérailles n’a pour l’instant été avancée.

Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Intérieur et le gouverneur de Kinshasa, Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a engagé le parti et Mgr Gérard Mulumba, jeune frère de l’opposant défunt a signé au nom de la famille.

Le palais du peuple, siège du parlement congolais est retenu comme lieu d’exposition de la dépouille pour les hommages officiels et populaires dont la durée est fixée à « environ 48 heures ».

Un avion spécial sera dépêché à Bruxelles pour ramener la dépouille et les membres de la famille.

« Trêve politique »

Les trois parties ont décidé que le corps d’Étienne Tshisekedi sera enterré « dans la concession familiale » située dans la périphérie de Kinshasa, dans la commune de Nsele, le parti et la famille ayant renoncé à leur exigence de l’enterrer à Limeté dans le centre de Kinshasa.

Elles ont enfin convenu d’observer « une trêve politique », pendant la période du deuil. Chaque partie est invitée à éviter « toute récupération politique ».

Plus de quatorze mois après sa mort à Bruxelles le 1er février 2017, le corps de l’opposant historique attend toujours en Belgique son rapatriement et son inhumation en RDC où son fils Félix Tshisekedi lui a succédé à la tête du parti.

Le gouvernement, la famille et le parti ne s’accordaient pas jusque là sur le lieu de l’enterrement de l’opposant décédé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Togo: pourquoi l’opposition est vent debout contre la nouvelle commission électorale ?

octobre 20, 2017
Le président togolais Faure Gnassingbe au Nigeria, le 29 mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Alors que les manifestations de l’opposition de succèdent depuis mercredi, avec son lot d’affrontements et de violences à Lomé et dans d’autres villes du pays, les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont prêté prêtent serment ce vendredi devant la Cour constitutionnelle. Une Ceni qui, avant même son installation, a été vivement critiquée par l’opposition.

A peine recomposée, déjà critiquée. Les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont prêté serment ce vendredi 20 octobre devant les juges de la Cour constitutionnelle, alors que l’opposition a maintenu son appel à de nouvelles manifestations contre Faure Gnassingbé, après deux journées marquées par des violences, mercredi et jeudi. Mais dès lundi 16 octobre au matin, le siège de l’institution installé à Lomé a reçu la visite de dizaines de militants de l’opposition, venus exprimer leur refus du référendum programmé pour adopter les réformes proposées par le gouvernement.

Pour les manifestants, la Ceni, ainsi que le prochain scrutin qu’elle est amenée à superviser, ne sont pas crédibles. « En aucun cas, nul ne peut nous imposer un référendum truqué d’avance », pouvait-on lire sur les nombreuses affiches brandies devant le siège de la Commission, situé juste en face de l’université de Lomé.

« Nous ne sommes pas d’accord avec la composition actuelle de la Ceni. Nous ne sommes pas d’accord avec son fonctionnement », laissait, lundi, un manifestant d’une vingtaine d’années, lors de ce rassemblement qui n’aura duré que quelques minutes, avant d’être dispersé par la police.

Une Ceni boycottée par l’opposition parlementaire

Le jeudi 12 octobre, l’Assemblée nationale a procédé à l’élection de 12 nouveaux membres – sur le 17 que compte de la Ceni – qui entament un mandat d’une année. Mais cette commission à la composition renouvelée ne compte aucun membre de l’opposition parlementaire. Invitée par le président de l’Assemblée nationale à proposer des noms pour le renouvellement de la Ceni, l’opposition a accusé le gouvernement d’être dans une logique de la « provocation ». « Le pouvoir semble ne pas prendre la mesure des événements en cours dans le pays », juge ainsi Brigitte Adjamagbo-Johnson, présidente de CAP 2015.

Le règle de composition de le Ceni prévoit respectivement cinq postes pour l’opposition et cinq pour le parti au pouvoir. Les sept autres postes étant en théorie attribuées à la société civile, aux partis extra-parlementaires et à l’administration. Depuis plusieurs années, la question de la Ceni divise la classe politique togolaise. Selon l’opposition, sa composition n’a jamais été paritaire.

Controverse autour de personnalités

Selon l’opposition, accorder des sièges à la société civile, à l’administration et à des membres de partis non représentés au Parlement est une stratégie du pouvoir pour avoir une totale mainmise sur l’instance de contrôle du processus électoral.

Les personnes désignées pour occuper ces places sont souvent taxées d’être de mèche avec le parti au pouvoir, faussant dans les faits la parité théoriquement imposée à la Commission.

Au lendemain de leur désignation par l’Assemblée nationale, certains nouveaux élus pour le compte de la société civile ont ainsi été attaqués – images à l’appui – pour leur supposée militantisme au sein du parti au pouvoir et même de l’opposition. D’un côté, par exemple, Yawa Kouigan est accusée d’être membre du parti au pouvoir, tandis que Ouro-Bossi Tchacondo serait proche des Forces Démocratiques pour la République (FDR), une formation membre de la coalition de l’opposition à l’origine des manifestation de ces dernières semaines.

Règles controversées

Depuis les années 1990, la composition de la Ceni a toujours été une question épineuse au sein de la classe politique togolaise. Avec huit sièges au total à se répartir entre les partis de l’opposition – cinq aux partis représentés au Parlement, trois pour ceux qui n’y sont pas -, la pléthore de partis de l’opposition n’arrive presque jamais à un consensus en ce qui concerne la répartition de ces sièges en son sein.

Pour un ancien membre de la Ceni, la recomposition de l’institution « risque de déclencher une guerre fratricide au sein de l’opposition, où de nouveaux visages ont émergé ces dernières années ».

Par exemple, le Parti national panafricain(PNP) de Tikpi Atchadam n’a pas d’élus à l’Assemblée nationale. Le PNP n’a pas, non plus, fait de proposition de noms au titre des places réservées aux partis extra-parlementaires. Or, s’il faut s’en tenir à la réalité sur le terrain depuis deux mois, ce parti aurait toute sa place au sein de la Commission électorale.

L’idée d’une Ceni technique a été avancée en début d’année par le gouvernement à travers le ministre de l’Administration. Là encore, l’idée a reçu une fin de non-recevoir de l’opposition qui se méfie du profil des personnalités qui pourraient être choisies pour y siéger.

En attendant que la question du référendum soit tranchée, au moins deux scrutins majeurs sont à l’agenda de cette nouvelle Ceni pour 2018 : les locales et les législatives. L’opposition parlementaire finira-t-elle par y envoyer ses représentants ?

Jeuneafrique.com par – à Lomé

RDC : l’élection risque d’être reportée, selon la commission électorale

mai 13, 2017

Le président Joseph Kabila en juin 2016. © John Bompengo/AP/SIPA

L’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), prévue pour fin 2017 afin de désigner un successeur à Joseph Kabila, risque d’être reportée en raison des violences de groupes armés dans le centre du pays, a annoncé vendredi la commission électorale.

Les élections, qui devaient à l’origine se tenir d’ici novembre 2016, ont été repoussées par le gouvernement, qui a dit nécessiter plus de temps pour inscrire les votants. Selon un accord conclu fin décembre, Joseph Kabila, a accepté de quitter le pouvoir après des élections organisées avant la fin 2017.

 

Risque de violences

De nombreux experts estiment qu’un second report risquerait de déclencher une nouvelle vague de manifestations violentes.

Les violences ont fait des dizaines de morts l’année dernière, après le refus de Joseph Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son second mandat (le dernier selon la Constitution), le 19 décembre.

Le président de la commission électorale du Congo (CENI), Corneille Nangaa, a annoncé vendredi que les violences dans la province centrale du Kasaï et d’autres contraintes logistiques risquaient de compromettre l’intégrité du vote.

Une manœuvre de Kabila ? 

Organiser des élections « à la hâte », dans le but de respecter une date, risque d’affaiblir la crédibilité du scrutin et de conduire à des violences, a-t-il déclaré lors d’une interview à Kinshasa.

Les opposants de Kabila jugent que le président entend reporter les élections jusqu’à l’organisation d’un référendum lui permettant de briguer un troisième mandat, une manoeuvre utilisée par ses homologues voisins, Denis Sassou-Nguesso en République du Congo et Paul Kagame au Rwanda. Kabila dément ces accusations.

Affrontements dans le centre du pays

L’accord passé en décembre a permis d’apaiser les manifestations, mais les affrontements entre forces pro-gouvernementales et milices armées se sont intensifiés dans le centre du pays.

Plus de 20 000 personnes ont fui les combats en République démocratique du Congo le mois dernier pour trouver refuge en Angola, selon un responsable angolais.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo/IDC-FROCAD: Création d’une Commission Technique des Élections(CTE)

mars 6, 2016

 

Auteur: IDC-FROCAD

Après la création par le pouvoir d’une CENI composée essentiellement des militants du PCT et des apparentés, l’opposition IDC-FROCAD vient de mettre en place une Commission Technique des Elections (CTE).

Burundi : la vice-présidente de la Commission électorale a fui le pays

mai 30, 2015

Des manifestants burundais anti-3e mandat du président Nkurunziza à Bujumbura, le 29 mai 2015.
Des manifestants burundais anti-3e mandat du président Nkurunziza à Bujumbura, le 29 mai 2015. © AFP

La vice-présidente de la Commission électorale nationale (Céni) au Burundi a démissionné de ses fonctions et fui à l’étranger, a-t-on appris samedi de sources concordantes, hypothéquant encore un peu plus la tenue d’élections législatives et communales prévues le 5 juin.

Spes Caritas Ndironkeye a fui le Burundi, prenant un avion pour Kigali (Rwanda) vendredi en début de soirée, selon des proches. Elle a laissé une lettre de démission qui doit être remise à la Céni ce samedi.

Une source au sein de la Commission a confirmé son départ: « elle est partie même si elle ne nous a pas dit au revoir, même si elle ne nous a pas dit où elle allait ».

Des informations font état également du départ d’une autre commissaire de la Céni, Illuminata Ndabahagamye. Mais la Commission électorale n’a pas confirmé.

« Ce qui se passe est une catastrophe »

« Ce qui se passe est une catastrophe, mais c’était inévitable », a commenté un membre de la Commission sous couvert d’anonymat. La Céni compte cinq commissaires au total, désignés par le président et approuvés par l’Assemblée nationale.

« Techniquement, la Céni peut continuer de travailler avec quatre commissaires sur cinq, on peut tenir le coup. Mais si c’est deux (commissaires qui sont parties), aucune décision ne pourra être prise, et il sera impossible de les remplacer d’ici le 5 juin », a commenté la même source au sein de cette commission.

Plus d’une trentaine de morts

Le Burundi est plongé depuis un mois dans une grave crise politique, avec des manifestations quotidiennes pour contester la candidature du président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, à un troisième mandat à l’élection présidentielle du 26 juin. Les violences ont fait plus d’une trentaine de morts.

Des élections législatives et communales, déjà repoussées de 10 jours sous la pression de la communauté internationale, sont prévues vendredi prochain, suivies du scrutin présidentiel le 26 juin, puis des sénatoriales le 17 juillet.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : ce qui devrait changer dans le code électoral

mars 14, 2015

Un bureau de vote à Abidjan.
Un bureau de vote à Abidjan. © Sevi Herve Gbekide/AP

Le Conseil des ministres a adopté mercredi un projet de loi portant modification de seize articles de la loi du 1er août 2000 portant code électoral. Si le texte doit encore être approuvé par le Parlement ivoirien et pourrait être amendé, voici ce qui devrait néanmoins changer.

Si le texte adopté mercredi 11 mars en conseil des ministres n’a rien d’une refonte totale de la loi du 1er août 2000 portant code électoral, il pourrait toutefois aboutir à des changements notables. Le projet de loi prévoit en effet la modification de seize articles (numéros 7, 9, 11, 15, 21, 35, 52, 56, 59, 60, 68, 80, 86, 101, 116 et 144). Une partie des changements sont tirés des ordonnances de sortie de crise prises en 2008.

Le nouveau dispositif devrait permettre de « prévenir les difficultés liées à la technique et à la logistique des scrutins et de créer les conditions d’un déroulement serein et apaisé des élections futures », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. Il est issu des remarques de la Commission électorale indépendante exprimées à l’issue d’un séminaire analysant les élections organisées entre 2010 et 2013, et adoptées par la Commission centrale de l’institution, le 29 janvier dernier.

Voici ce qui devrait changer, même si le projet de loi, dont Jeune Afrique a obtenu copie, doit encore être approuvé par le Parlement.

L’identification des électeurs

> En plus des habituelles informations exigées des votants, telles que le sexe, la profession, l’adresse ou encore les dates et lieux de naissance, la liste électorale pourrait désormais comporter les photos et les empreintes digitales des inscrits. En outre, ceux-ci pourraient être identifiés par un numéro d’ordre et un numéro d’enregistrement unique.

Les listes électorales, cartes d’électeur et candidatures

> Le gouvernement souhaite également modifier les délais de publication des listes électorales. Une version provisoire de celles-ci devra, si le texte est adopté, être publiée au moins trois mois avant le scrutin. Les listes définitives seraient quant à elles définitivement arrêtées quinze jours avant la date fatidique.

> Les candidatures à l’élection présidentielle devraient être déposées à la commission ad-hoc au moins soixante jours avant le scrutin, contre trente aujourd’hui. Ladite commission devrait les transmettre au Conseil constitutionnel au plus tard 72 heures après la date de clôture, contre 48 heures actuellement. Le Conseil constitutionnel devrait alors publier la liste définitive des candidats 45 jours avant l’élection.

> Pour les élections législatives, les candidatures devraient être déposées 45 jours avant le scrutin à la commission en charge (comme pour les scrutins municipaux). Celle-ci disposerait de dix jours à compter de la date de clôture pour publier la liste définitive.

Le vote

> Tout Ivoirien pourrait s’inscrire dans la circonscription de son choix, et non plus obligatoirement dans celle où il a été enregistré à l’origine, pour y remplir son devoir d’électeur. Cette disposition vise à favoriser le vote de populations sujettes aux migrations internes et à multiplier les bureaux.

> Les bureaux de vote pourraient être installés dans des lieux privés réquisitionnés et aménagés pour l’occasion, à l’exclusion des domiciles. À l’heure actuelle, seuls les lieux publics peuvent en théorie les accueillir. Néanmoins, dans la pratique, de nombreux lieux privés ont déjà été réquisitionnés lors des précédents scrutins.

> Chaque bureau de vote pourrait comprendre, outre un président et deux secrétaires désignés par la commission électorale, deux représentants, un titulaire et un suppléant, pour chaque candidat. Cette disposition deviendrait facultative si le nouveau texte était adopté.

Les résultats et réclamations

> Les résultats provisoires devraient être proclamés dans un délai de cinq jours au niveau national. Lors de la proclamation, les représentants des candidats seraient tenus d’être présents. À l’heure actuelle, aucun délai n’est imposé à la commission électorale, ce qui avait entraîné une polémique en 2010.

> Tout candidat pourrait porter réclamation auprès du Conseil constitutionnel dans un délai de cinq jours après la proclamation des résultats provisoires. Soit 48 heures de plus que celui accordé aujourd’hui

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Nigeria: les élections présidentielle et parlementaire reportées au 28 mars

février 8, 2015

Abuja – Les élections présidentielle et parlementaire au Nigeria, qui devaient se tenir le 14 février, ont été reprogrammées au 28 mars, soit un report de six semaines, a annoncé tard samedi soir la commission électorale à Abuja.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Attahiru Jega, a expliqué devant la presse avoir donné suite à une demande des responsables de la sécurité, qui ont jugé déraisonnable de maintenir la date des scrutins au 14 février alors que les forces de défense ne seraient pas disponibles pour assurer la sécurité du vote sur l’ensemble du territoire.

Les troupes seront engagées dans des opérations militaires contre le groupe islamiste armé Boko Haram, qui mène depuis six ans des attaques et enlèvements sanglants dans le nord-est du pays.

Le conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, a demandé un report des élections de six semaines au moins.

Il y a un certain nombre de questions qui sont cruciales pour les élections, comme la sécurité qui n’est pas sous le contrôle de l’INEC, a affirmé M. Jega à l’issue de plusieurs rencontres à huis clos avec la classe politique, la société civile et les membres de l’organe électoral.

Si la sécurité du personnel, des électeurs, des observateurs électoraux et du matériel électoral ne peut pas être garantie, la vie d’innocents jeunes hommes et femmes ainsi que la perspective d’élections libres, justes et crédibles seraient grandement compromises, a-t-il affirmé.

Par conséquent, la commission a décidé de reporter les élections présidentielle, législatives et sénatoriales au 28 mars, a-t-il déclaré.

Les élections des gouverneurs ont également été repoussées de six semaines, au 11 avril.

Attahiru Jega a assuré que la commission électorale demeurait engagée à organiser des élections libres, transparentes et crédibles. Il a invité les responsables de la sécurité à tenir leur promesses et engagements pris envers l’INEC.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2015 23h55)

Namibie: le candidat du parti au pouvoir, Hage Geingop, élu président

décembre 1, 2014

Namibie: le candidat du parti au pouvoir, Hage Geingop, élu président
Namibie: le candidat du parti au pouvoir, Hage Geingop, élu président © AFP

Le candidat du parti au pouvoir, Hage Geingop, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en Namibie avec 87% des voix, selon les résultats officiels annoncés lundi par la commission électorale.

Le parti Swapo, au pouvoir depuis l’indépendance en 1990, a également remporté plus de 80% des suffrages aux élections législatives, qui se sont tenues vendredi avec la présidentielle.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: l’opposition suspend sa participation à la Commission électorale

septembre 9, 2014

Côte d'Ivoire: l'opposition suspend sa participation à la Commission électorale
Côte d’Ivoire: l’opposition suspend sa participation à la Commission électorale © AFP

Les principaux partis de l’opposition ivoirienne ont suspendu leur participation à la nouvelle commission électorale ivoirienne, cruciale pour l’organisation de la présidentielle d’octobre 2015, dénonçant la reconduction à sa tête de l’ex-ministre Youssouf Bakayoko.

« Nous ne pouvons pas accepter que le président de la CEI soit à nouveau Youssouf Bakayoko », a affirmé Danièle Boni Claverie, la porte-parole de l’Alliance des forces démocratiques (AFD), regroupement de douze partis d’opposition, dont le Front populaire ivoirien (FPI – pro-Gbagbo).

« C’est un symbole qui doit changer car il ramène à des souvenirs douloureux pour le pays », a justifié Mme Boni-Claverie, annonçant la « suspension » de la « participation » et des « représentants » de l’AFD aux travaux de la Commission électorale indépendante ».

La Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise politico-militaire, dont les violences postélectorales de 2010-2011, qui ont fait plus de 3. 000 morts en à peine cinq mois, constituent l’épilogue sanglant.

La CEI a joué un rôle fondamental dans le scrutin d’octobre-novembre 2010, annonçant la victoire de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara contre son adversaire et prédécesseur Laurent Gbagbo, qui refusa ce résultat, précipitant le pays dans le chaos.

Samedi, M. Bakayoko, personnalité du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, pouvoir) et président de la CEI depuis 2010, a été reconduit au terme d’un scrutin boycotté par les principaux partis d’opposition.

La CEI est composée de 17 membres: un représentant du président de la République, quatre de l’administration, quatre de la société civile, quatre des partis politiques au pouvoir et quatre de l’opposition.

Outre les deux émissaires de l’AFD, le délégué d’un petit parti proche du pouvoir ainsi que deux membres de la société civile, dont le représentant de la puissante église catholique, se sont également abstenus lors du vote, arguant de l’absence d’un « bureau consensuel ».

« Nous voulons un bureau consensuel dans lequel est présente l’opposition. . . et non une institution où elle (opposition) va pour jouer les seconds rôles », a insisté Gnonzié Ouattara, un des responsable de l’Alliance.

La présidentielle ivoirienne, à laquelle M. Ouattara a déjà confirmé sa participation, est censée parachever la stabilisation du pays. La présence de l’opposition, et surtout du FPI, qui doit communiquer en décembre sa position, est essentielle à la réussite du scrutin, selon les partenaires du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP