Posts Tagged ‘Policiers’

France: À Paris, deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

juin 15, 2019

FRANCE-GOVERNMENT-POLITICS-SOCIAL

CHRISTOPHE SIMON/AFP

Selon le site d’information Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, sont accusés d’avoir racketté des dealers, revendu la drogue et blanchi l’argent tiré de ce trafic.

C’est une nouvelle affaire qui vient entacher la police parisienne. Deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement ont été mis en examen ce vendredi 14 juin pour trafic de «stup» et corruption, nous rapporte une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours. L’un d’eux a été placé en détention provisoire tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir «protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération» et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. «Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers», a ajouté une source proche de l’enquête.

L’affaire, partie d’une dénonciation pour des soupçons de corruption visant l’un des deux policiers, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire confiée à l’IGPN, puis une information judiciaire en octobre 2018. Selon Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, ont été interpellés mardi au petit matin et ont été présentés à une juge d’instruction après 72 heures de garde à vue. À l’issue de leur interrogatoire, tous deux ont été mis en examen pour des chefs de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers de police, faux en écriture publique et association de malfaiteurs. Deux autres suspects ont également été mis en examen. Si le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre individus, la magistrate en a décidé autrement: «Deux individus, dont un fonctionnaire de police, ont été incarcérés et les deux autres personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire», nous précise une source judiciaire.

Plusieurs policiers incarcérés ces derniers mois

Ce genre d’enquêtes n’est pas si rare. En 2017, la police des polices a enquêté sur 46 affaires de corruption et 107 de vols. Ces derniers, «commis au préjudice d’usagers (espèces, téléphones portables, stupéfiants…) interviennent principalement lors de perquisitions, de contrôles d’identité ou routiers. Ils peuvent également s’être déroulés à l’intérieur des services de police, lorsque des objets ont été placés officiellement sous leur responsabilité (objets trouvés, contenus de fouilles, scellés…)», précisait l’IGPN dans son rapport de 2017. Par ailleurs, 44 enquêtes concernaient des faux et usages de faux en écriture.

Soupçonnés de corruption, plusieurs policiers ont été envoyés derrière les barreaux ces derniers mois. En février, un agent de la BAC de Paris et un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF) de Nice ont été écroués, soupçonnés d’aider un réseau de racketteurs en entrant dans les fichiers de la police. Le mois suivant, l’ex-patron des «stups», François Thierry, a été mis en examen pour l’organisation d’une fausse garde à vue pour favoriser l’importation de drogue. Début mai, c’est un autre agent, également en poste dans le XVIIIe arrondissement, qui a été inquiété et placé en détention provisoire pour des faits de «corruption» et de «trafic d’influence». Ce fonctionnaire de police, proche de la retraite, est soupçonné d’avoir été soudoyé par des gérants de bar dont il devait contrôler les établissements, selon Le Point

Par Le Figaro.fr

Algérie : 24 policiers blessés et une sous-préfecture incendiée lors d’une manifestation de chômeurs

mai 15, 2019
 

La sous-préfecture de Tinerkouk (centre de l’Algérie) en flammes, mardi 14 mai 2019. © YouTube/Dzaïr TV

 

Au moins 24 policiers ont été blessés, dont quatre grièvement, et une sous-préfecture a été incendiée, dans le centre de l’Algérie, lors de violences entre les forces de l’ordre et des chômeurs qui manifestaient, a-t-on appris mercredi 15 mai.

De jeunes chômeurs réclamant des emplois bloquaient depuis mi-avril l’accès à une entreprise pétrolière dans la sous-préfecture de Tinerkouk, à environ 800 km au sud d’Alger, paralysant largement ses activités, selon l’agence de presse officielle APS.

Mardi, les manifestants ont été délogés par les forces de l’ordre. Ils se sont ensuite rendus dans un autre quartier de la ville, où ils ont muré les accès de la mairie et de la sous-préfecture. L’intervention de la police pour libérer les bâtiments a entraîné des affrontements avec les protestataires, qui ont incendié la sous-préfecture et dérobé des équipements.

La sous-préfecture incendiée

Les manifestants ont affronté à coups de pierres la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Plusieurs protestataires ont également été blessés, a indiqué l’APS, sans préciser leur nombre. Des chaînes de télévision privées, dont Dzaïr TV, ont diffusé des images montrant la sous-préfecture de Tinerkouk en flammes et des manifestants barrant la route à l’aide de pneus incendiés.

Ces dernières années, les habitants des régions riches en hydrocarbures, majoritairement situées dans le centre et le sud de l’Algérie, ont régulièrement manifesté pour dénoncer l’absence de développement de leurs territoires, le manque d’emplois et la concurrence de travailleurs venus du Nord du pays, voire de l’étranger. Le marché de l’emploi algérien semble toujours atone : un quart des moins de 30 ans sont au chômage.

Par Jeune Afrique avec AFP

Ouganda: l’opposant Bobi Wine emmené par des policiers dès son retour (épouse)

septembre 20, 2018

Kampala – L’ex-chanteur et député ougandais d’opposition Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, a été emmené par des policiers jeudi dès son arrivée à l’aéroport international d’Entebbe, en provenance des Etats-Unis où il était parti se faire soigner, a indiqué son épouse à l’AFP.

« Peu après l’atterrissage à Entebbe, la sécurité l’a entouré et l’a emmené », a déclaré Barbie Kyagulanyi. « Nous ne sommes pas certains de l’endroit où ils l’ont emmené », a-t-elle ajouté.

Interrogé par l’AFP, le chef de la police ougandaise, l’inspecteur général Martin Okoth Ochola, a déclaré que le député n’était « pas en état d’arrestation ».

« Ce que nous avons fait, c’est l’escorter depuis l’aéroport d’Entebbe jusqu’à son domicile », a-t-il ajouté.

On ignorait jeudi en début d’après-midi si Robert Kyagulanyi serait ensuite assigné à résidence ou s’il serait libre de ses mouvements.

Le député avait quitté l’Ouganda le 31 août pour les Etats-Unis afin de s’y faire soigner, après avoir, selon lui, été battu et torturé en détention provisoire par la police, ce que les autorités démentent.

Depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017, M. Kyagulanyi, 36 ans, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Surnommé le « Président du ghetto » par ses admirateurs, reconnaissable à son béret rouge, l’ex-pop star avait été inculpée de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août, remportée par le candidat de son parti face à celui du pouvoir.

Lors de ses comparutions fin août, l’ex-chanteur avait semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer.

Les arrestation et inculpation en août de M. Kyagulanyi, dont le chauffeur avait été tué par les forces de l’ordre durant les échauffourées du 14 août, avaient entraîné des manifestations de protestation violemment réprimées par la police et l’armée.

Jeudi, la capitale ougandaise et l’aéroport d’Entebbe étaient placés sous haute sécurité dans l’attente du retour de l’opposant, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La nouvelle voie rapide d’environ 40 km reliant Kampala à l’aéroport d’Entebbe était complètement fermée à la circulation tandis que des barrages de police avaient été érigés sur l’ancienne route de l’aéroport, les forces de l’ordre fouillant les véhicules.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h33)                                                        

Pour la première fois en Tunisie, des policiers et militaires votent

avril 29, 2018

Un policier tunisien vote, en civil, dans le cadre des élections municipales du 6 mai, le 29 avril 2018 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, des policiers et militaires peuvent se rendre dimanche dans un bureau de vote pour mettre leur bulletin dans l’urne, à l’occasion du premier scrutin municipal depuis la révolution de 2011.

Au centre de Tunis, un policier vient de voter pour la première fois dans sa carrière et ne cache pas sa joie en sortant de l’isoloir.

« C’est une journée historique! Finalement nous sommes considérés comme les autres citoyens », confie à l’AFP cet homme qui a préféré garder l’anonymat.

Sous la dictature en Tunisie, les autorités interdisaient aux policiers et militaires de voter en estimant qu’ils devaient maintenir un devoir de réserve strict et rester complètement à l’écart de la vie politique.

Mais après la révolution de 2011 qui vu l’émergence de syndicats chez les policiers –interdits jusqu’alors–, ces derniers ont réclamé le droit de vote.

La nouvelle loi électorale autorise désormais le vote des forces de sécurité et de l’armée uniquement aux municipales, un scrutin qui doit permettre de consolider la transition démocratique dans l’unique pays rescapé du Printemps arabe.

« C’est un acquis historique pour la Tunisie », se réjouit Seifallah Hichri, président de l’association « Afek pour les agents de sécurité de l’Intérieur et de la douane » qui contrôle le déroulement de ce vote grâce au soutien de l’ONG pour la transparence I Watch.

Les policiers et militaires votent dimanche alors que le reste de Tunisiens se rendront aux urnes le 6 mai.

– « Droit tronqué » –

Policiers et militaires ne peuvent pas participer aux campagnes électorales ni assister aux meetings publics, regrette toutefois M. Hichri.

« Ce droit est tronqué, vu le nombre des restrictions imposées », a jugé de son côté Moez Dabbabi, vice-président de l’association Afek.

Plus de trois heures après le début de vote, la participation des agents sécuritaires et militaires « est très faible », a affirmé à l’AFP Chokri Talbi, membre du réseau « Mourakiboun » (Observateurs, en arabe), une coalition citoyenne chargée de contrôler les élections en Tunisie.

Quelque 36.055 militaires et agents sécuritaires sont inscrits, a indiqué à l’AFP Mehdi Jalouali, responsable à l’Instance chargée des élections (Isie). Le nombre total des forces armées et sécuritaires ne peut pas être dévoilé en Tunisie, a-t-il ajouté.

Par mesure de sécurité, l’Isie a décidé de ne pas afficher le registre de ces électeurs, de ne pas leur faire utiliser l’encre et de ne pas leur permettre de participer au dépouillement.

Des syndicats de police ont appelé à participer en masse à ce vote, mais une organisation a appelé au boycott.

« L’institution sécuritaire est à la disposition du peuple et il faut qu’elle soit neutre, avec ce vote elle ne le sera pas », a déclaré à un média tunisien Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat national des forces sécuritaires de l’Intérieur.

Depuis la chute de la dictature de Zine el Abidine Ben Ali en 2011, les municipalités sont gérées par de simples délégations chargées des affaires courantes, ce qui a affecté sensiblement le quotidien des Tunisiens.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2018 14h30)                

Congo: trois policiers écroués pour avoir « liker » une publication de Brazzanews

février 4, 2018

On leur reproche avoir liké une publication critiquant la police et attrait à l’insécurité à Brazzaville. Les trois policiers ont passé cinq jours au cachot avant d’être remis en liberté et invité à la solidarité avec leur corporation.

Ces trois policiers évoluant au commissariat de Ouenzé, le cinquième arrondissement de Brazzaville ont été dénoncés par l’un de leurs collègues, qui parcourant la page Facebook du média Brazzanews s’est rendu compte de leurs likes sur une publication fustigeant le laxisme de la police face à la recrudescence des agressions dans certains quartiers de la capitale.

De façon unilatérale, leur supérieur a décidé de leur incarcération pendant cinq jours pour manque de solidarité avec le corps et complaisance avec les ennemis de la république. Des accusations fantaisistes qui ont fait rire le reste des policiers.

Dans sa plaidoirie, le commissaire a rappelé à la troupe la liberté de s’informer sur les réseaux sociaux, mais l’interdiction formelle de commenter et de liker les publications contre la police et la république. «  Nous tous, lisons Brazzanews, mais ne sommes pas obligés d’interagir » .

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Indignation en France après le passage à tabac de deux policiers

janvier 1, 2018

Paris – Le passage à tabac de deux policiers dans la banlieue de Paris dans la nuit de la Saint-Sylvestre a soulevé une vague d’indignation en France, où le président Emmanuel Macron a dénoncé un « lynchage lâche et criminel ».

Au total, huit policiers et trois militaires ont été blessés en France dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle 1.031 véhicules ont été incendiés et 510 personnes arrêtées, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Le nombre de véhicules incendiés, soit directement soit par propagation, est passé de 935 l’année dernière à 1.031, a précisé le ministère, le nombre de personnes interpellées de 456 à 510.

A Champigny-sur-Marne, dans la banlieue est de Paris, deux policiers –un homme et une femme– appelés pour une rixe pendant une soirée privée ont été pris à partie et roués de coups peu avant minuit.

Des vidéos largement reprises sur les réseaux sociaux montrent un grand nombre d’individus se précipitant sur un véhicule retourné. Une femme en uniforme, à terre, encerclée, reçoit des coups de pied pendant que plusieurs personnes s’acharnent sur le véhicule.

Les renforts policiers, arrivés sur place, « ont fait usage de tirs de grenades et de moyens de désencerclement » pour venir en aide à leurs collègues agressés, selon une source proche du dossier. Les deux policiers souffrent l’un d’une fracture du nez, l’autre de commotions au visage. Plusieurs véhicules des pompiers et de la sécurité civile ont été saccagés.

Deux personnes ont été interpellées pendant ces affrontements, mais les agresseurs des deux policiers restent en fuite, selon la même source.

L’incident a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en France. Le président Emmanuel Macron a promis, sur Twitter, que les « coupables du lynchage lâche et criminel des policiers » seront « retrouvés et punis ».

« Honneur à la police et soutien total à tous les agents bassement agressés », a-t-il affirmé.

« S’attaquer à nos forces de sécurité, c’est s’attaquer à notre République », a tweeté le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

« Ces scènes d’une rare violence viennent rappeler que perdure et s’amplifie dans notre pays, à côte de la menace terroriste, une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine », a dénoncé pour sa part la présidente du Front national (extrême droite) Marine Le Pen.

Quelque 140.000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et personnels de secours avaient été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre.

En octobre 2016, la violente agression de deux policiers, grièvement blessés par des cocktails Molotov dans leurs voitures à Viry-Châtillon, dans la banlieue sud de Paris, avait déclenché un mouvement de protestation inédit parmi les forces de l’ordre françaises. Les policiers avaient manifesté pour exprimer leur « malaise » face à la « haine anti-flics », et dénoncer le manque de moyens financiers.

Romandie.com avec (©AFP / 01 janvier 2018 20h54)                   

Tunisie: l’un des deux policiers poignardés par un « extrémiste » est décédé

novembre 2, 2017

Tunis – L’un des deux policiers tunisiens poignardés par un « extrémiste » devant le Parlement à Tunis a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé le ministère de l’Intérieur à l’AFP.

Le commandant Riadh Barrouta, grièvement atteint au cou lors de l’attaque de mercredi, « est décédé », a indiqué le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah.

L’assaillant avait tenté de frapper un autre policier, l’atteignant sans gravité au front, avant d’être interpellé.

Ce jeune homme né en 1992 et titulaire d’une maîtrise en informatique « avait l’intention de rejoindre des groupes terroristes en Libye », pays voisin en proie au chaos depuis des années, a affirmé jeudi à l’AFP le porte-parole du Parquet de Tunis et du Pôle antiterroriste, Sofiène Sliti.

L’assaillant « n’appartient à aucun groupe ou organisme terroriste » et son acte semble être « isolé », a ajouté M. Sliti. Il a précisé que ce jeune chômeur du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, serait présenté au Pôle antiterroriste vendredi.

Mercredi, le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans ». Il « considère les membres des forces de l’ordre comme des +tawaghit+ selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad », a affirmé le ministère.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elles appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2017 13h31)                   

Tunisie: deux policiers poignardés devant le Parlement par une « extrémiste »

novembre 1, 2017

Photo d’un membre de la police scientifique tunisienne sur le lieu de l’attaque au couteau contre deux policiers, le 1er novembre 2017 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

 

Un jeune Tunisien « adepte de la pensée extrémiste » selon les autorités a poignardé mercredi deux policiers devant le Parlement à Tunis, blessant grièvement l’un d’eux avant d’être arrêté.

L’homme armé d’un couteau a attaqué les membres des forces de l’ordre vers 08H00 (07H00 GMT), atteignant « le premier à la nuque, le deuxième au niveau des yeux », a déclaré à l’AFP le porte-parole du Parquet, Sofiène Sliti.

L’un d’eux, un commandant, a été gravement blessé. Il a été opéré et était en réanimation dans l’après-midi, a affirmé à l’AFP une source médicale.

Selon le parquet, l’assaillant est né en 1992 et a obtenu en 2016 une maîtrise en informatique. Cet habitant du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, est actuellement « chômeur et n’a pas d’antécédents judiciaires ».

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a précisé que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans ».

L’homme « considère les membres des forces de l’ordre comme des +tawaghit+ selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad », a affirmé le ministère.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

– ‘Aucun regret’ –

L’un des responsables du poste de police où l’assaillant a été emmené après son arrestation a indiqué à l’AFP qu’il semblait « très conscient de ce qu’il a fait ».

« Il a parlé calmement et n’a manifesté aucun regret », a dit ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Il nous a dit +ce matin, j’ai fait la prière et j’ai décidé de faire quelque chose pour le jihad. J’ai vu le policier devant moi, pour moi c’est un +taghout+. Et j’ai fait ce que j’ai fait+ », a ajouté la même source, disant rapporter les propos de l’auteur de l’attaque.

Devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP, Parlement), dans le quartier du Bardo, des traces de sang étaient visibles, selon une journaliste de l’AFP sur place. Le lieu de l’attaque a été bouclé par la police.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elles appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Le pays est sous état d’urgence depuis le 24 novembre 2015, date à laquelle 12 agents de la garde présidentielle avaient été tués en plein Tunis dans un attentat revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

Deux autres attaques majeures revendiquées par l’EI avaient eu lieu en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse (est). Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, avaient été tuées.

Le musée du Bardo se situe dans le même complexe que le Parlement, dans l’ouest de la capitale.

Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a appelé devant la presse les Tunisiens « à davantage de solidarité parce que le danger menace la société et le pays entier ».

Interrogé sur l’évolution de l’examen d’un projet de loi visant à « protéger » les forces de sécurité –réclamé par les syndicats policiers mais jugé « dangereux » pour la transition démocratique par la société civile–, M. Ennaceur a indiqué qu’il était « actuellement en commission » et avait « fait l’objet de plusieurs réunions ».

Une rencontre sur le sujet se tiendra avec la société civile, qui a « des propositions concernant cette loi », a-t-il ajouté. « D’un côté nous devons protéger les forces de sécurité (…), mais d’un autre il y a les droits de l’Homme qu’il faut considérer, respecter et appliquer », a-t-il souligné.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 16h05)                

 

Égypte: au moins 35 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

octobre 20, 2017

Le Caire – Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’incident, survenu sur la route de l’oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants « terroristes » ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n’a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l’Intérieur.

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Le groupuscule extrémiste Hasm a revendiqué, dans un communiqué, l’attaque visant les forces de sécurité dans l’oasis de Bahariya.

Dans ce communiqué initial, le groupuscule a revendiqué la mort de 28 membres des forces de sécurité, ainsi que 32 blessés.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l’Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

De son côté, Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans.

Le groupe Etat islamique a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017.

Au total, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte).

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 02h47)                                            

Attaques au Mozambique, 14 assaillants et deux policiers tués

octobre 7, 2017

Des policiers dans la ville de Beira au Mozambique le 16 novembre 2013 / © AFP/Archives / MARIA CELESTE MAC’ARTHUR

Quatorze hommes armés et deux policiers ont été tués dans une série d’attaques lancées contre des postes de police dans le nord du Mozambique, a déclaré samedi la police.

Les attaques, apparemment coordonnées, ont visé la petite ville de Mocimboa de Praia, entre jeudi et vendredi, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police, Inacio Dina.

« Nous avons recensé 14 morts et plusieurs blessés parmi les bandits » et deux policiers ont également été tués, a-t-il ajouté.

Les assaillants s’en sont pris aux seuls postes de police, a-t-il ajouté. Selon des médias locaux, trois postes de police ont été attaqués dans la petite ville habituellement calme, située dans l’extrême-nord du pays près de la Tanzanie, une région riche en gaz naturel.

Une enquête est en cours, et la police a arrêté dix assaillants, récupéré quatre fusils et une centaine de munitions.

Selon Inacio Dina, cette attaque pourrait être liée à la présence « d’une secte islamiste radicale ». « Leur façon d’opérer nous porte à croire qu’il existe une structure derrière le groupe » d’assaillants.

« Les raisons de l’attaque restent encore inconnues mais, dans le passé, la police a arrêté des religieux de sectes islamistes extrémistes », a-t-il poursuivi, précisant que, « pour l’instant, il n’y a aucune indication d’une connexion entre les assaillants et des forces étrangères ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 15h42)