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États-Unis-Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables

septembre 24, 2021
Migrants refoules a cheval: Biden veut faire "payer" les policiers responsables
Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables© AFP/PAUL RATJE

Joe Biden a promis vendredi que les policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens allaient « payer » pour ces actes « scandaleux », des propos musclés alors qu’il est critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière, jugée inhumaine par la gauche, laxiste par la droite.

« C’est scandaleux », a dit le président américain, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette scène.

« Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences », a dit Joe Biden depuis la Maison Blanche, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique, près de Del Rio.

Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin.

Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d’esclaves.

Suite à la diffusion de ces images, la police aux frontières va temporairement cesser d’utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, avaient annoncé jeudi les autorités américaines.

Interrogé par une journaliste pour savoir s’il prenait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu vendredi: « Bien sûr que j’en prends la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible (…) de voir des gens traités de cette manière ».

1.400 Haïtiens expulsés

« C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et par la construction d’un mur sur la frontière.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d’expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière. Plus de 1.400 d’entre eux ont déjà été rapatriés par avion, au moment où le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l’insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu’elle considère être du laxisme provoquant un appel d’air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions « inhumaines ».

Par Le Point avec AFP

Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens

septembre 23, 2021
Mexique: deploiement policier dans un camp de migrants haitiens
Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens© AFP/PEDRO PARDO

La tension régnait jeudi dans un camp de migrants haïtiens installé dans la ville mexicaine de Ciudad Acuña (nord), à la frontière avec les États-Unis, après le déploiement d’une centaine de policiers mexicains, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Ils vont nous expulser ? », demande, visiblement angoissé, un homme après le déploiement des patrouilles. « Je n’ai rien dans mon pays. Que vont-ils faire ? », demande au bord des larmes une Haïtienne, qui dit s’appeler Sonia.

Les forces de l’ordre se sont déployées après l’annonce faite par l’Institut national des migrations (INM) indiquant que la situation des migrants serait examinée afin de les renvoyer dans la ville où ils ont initialement déposé leur demande d’asile.

« Ceux qui sont entrés (au Mexique) et ont demandé l’asile doivent poursuivre leurs démarches devant les instances où leur demande a été déposée », a expliqué à des journalistes Francisco Garduño, l’envoyé spécial de l’INM à Ciudad Acuña.

Cette demande doit permettre à terme aux migrants clandestins de rester légalement au Mexique et d’éviter l’expulsion, dans l’attente d’une entrée éventuelle aux États-Unis.

Les policiers sont arrivés à l’aube près du parc où sont massés depuis près d’une semaine plusieurs centaines de migrants, a constaté l’AFP.

Les forces de l’ordre mexicaines se sont postées le long du fleuve Rio Grande, traversé quotidiennement par des centaines de clandestins qui vont et viennent d’une rive à l’autre pour tenter de s’approvisionner en nourriture et médicaments.

Plusieurs véhicules des garde-frontières américains étaient visibles du côté américain de la frontière. Un hélicoptère survole également la zone en permanence, selon les journalistes de l’AFP.

« Nous sommes venus pour coordonner l’assistance à cette population qui se retrouve en situation de vulnérabilité. Le respect de ces personnes est garanti », a assuré Francisco Garduño.

Des fonctionnaires de l’INM étaient présents au début du déploiement des forces de sécurité, avant de se retirer, selon l’AFP.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart des Haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière sud avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas.

Fuyant la pauvreté et le chaos, ils cherchent à gagner les États-Unis, pour nombre d’entre eux après avoir traversé une douzaine de pays comme le Panama et la Colombie, où quelque 19.000 migrants, en majorité Haïtiens, sont également massés à la frontière.

Des centaines de migrants ont été expulsés par avion cette semaine vers Port-au-Prince par les autorités américaines.

Le Mexique a affecté 28.395 soldats à la surveillance des frontières, selon le gouvernement, qui a indiqué mercredi que 147.033 migrants irréguliers avaient été interceptés jusqu’à présent en 2021.

Cette nouvelle vague de migration a été déclenchée après que Washington a prolongé le statut de protection temporaire (TPS) pour tous les Haïtiens qui se trouvaient aux États-Unis le 29 juillet ou avant. Cette décision a incité des milliers de personnes à se précipiter vers la frontière américaine.

Avec Le Point avec AFP

Covid-19 : 6600 policiers et gendarmes mobilisés en Île-de-France pour veiller au respect des mesures sanitaires

avril 3, 2021

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir pour les déplacements entre régions, des contrôles sont organisés pour assurer le respect de chacune des règles sanitaires en vigueur.

Conformément aux annonces d’Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution aux Français ce mercredi, la préfecture de police a annoncé ce samedi 3 avril que des mesures de freinage renforcées de l’épidémie en Île-de-France ont été prises. Ainsi, quelque 6600 policiers et gendarmes sont d’ores et déjà mobilisés dans la région pour veiller au respect des différentes mesures sanitaires.

Alors que la France entame son troisième confinement en plein week-end de Pâques, cet important dispositif de contrôles doit permettre de casser une possible flambée de l’épidémie à l’échelle du pays au regard «de la tension extrêmement forte qui pèse déjà sur les hôpitaux, avec une circulation toujours active du virus», comme l’a rappelé la préfecture de police dans un communiqué.

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir aux personnes souhaitant se déplacer hors de leur région pour rejoindre le lieu où elles souhaitent passer les prochaines semaines, des contrôles seront organisés pour assurer le respect de chacune des règles en vigueur. Chaque déplacement au-delà de 10 km doit d’ailleurs toujours être justifié par un motif valable. S’agissant des autres mesures déjà établies, qu’il s’agisse des rassemblements sur la voie publique, du couvre-feu de 19h à 6h tous les jours ou encore du port du masque et de la distanciation sociale, ces mesures sont toujours à respecter avec rigueur. La vente à emporter de boissons alcoolisées par les bars et les restaurants sera aussi interdite sur l’ensemble du territoire francilien à compter de dimanche matin.

«Le préfet de Police rappelle qu’aucune tolérance ne sera accordée aux comportements irresponsables susceptibles de nuire à l’effort collectif de freinage de l’épidémie», peut-on lire dans le communiquéEt d’ajouter que «les forces de l’ordre seront particulièrement fermes et attentives à l’égard des rassemblements de personnes et des fêtes clandestines organisées dans des domiciles privés ou les établissements recevant du public».

S’il est encore difficile de pronostiquer une date précise de sortie de crise, Emmanuel Macron a évoqué mercredi dans son allocution solennelle la possibilité d’une réouverture à partir de mi-mai des «lieux de rencontre, de culture, des restaurants et cafés».

Avec Le Figaro par Nicolas Daguin

Canada-Ontario: Deux policiers blessés au couteau à Toronto; une arrestation

février 2, 2021

 Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

© Michael Wilson/CBC Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

Un suspect a été arrêté à la suite d’une attaque au couteau, mardi, dans une maison du nord-ouest de Toronto au cours de laquelle deux policiers ont été blessés dont un grièvement.

Les policiers étaient sur place pour y chercher des informations au sujet d’un quinquagénaire porté disparu, selon le chef de police James Ramer.

Les deux policiers ont été transportés à l’hôpital après avoir été attaqués, dit-il, par un individu qui serait sorti d’une des chambres de la résidence avec un couteau.

Un des agents souffre de blessures majeures par lacérations, mais on ne craint pas pour sa vie. L’autre policier aurait subi des blessures mineures.

Les policiers ont procédé à l’arrestation d’un suspect, qui n’a pas été blessé. Son mobile est inconnu pour l’instant; l’enquête se poursuit.

La Police de Toronto indique par ailleurs être toujours à la recherche de Nathaniel Brettell, 56 ans, et dit craindre pour sa vie.

Le premier ministre Doug Ford a réagi à l’attaque au couteau, qui s’est déroulée dans le secteur d’Etobicoke, non loin de sa maison familiale. Il affirme trouver la situation «inquiétante» et souhaite un «prompt rétablissement» aux deux agents.

Avec CBC/Radio-Canada

Espagne: des «narcos» secourent en mer les policiers qui les pourchassaient

octobre 5, 2019

 

Des narcotrafiquants ont porté secours ce vendredi à des gardes civils espagnols tombés à la mer en les pourchassant, mais ça ne les a pas dispensés d’être arrêtés pour le transport de trois tonnes de haschich, ont annoncé les autorités.

Les faits se sont produits vendredi matin quand une embarcation de la Garde civile a pris en chasse «un bateau à moteur semi-rigide suspecté de transporter de la drogue avec quatre personnes à bord», au large de Mijas (Andalousie, extrême sud), a indiqué dans un communiqué la Garde civile, force de police à statut militaire.

En pleine poursuite sur l’eau, les deux embarcations sont entrées en collision, ce qui a fait chuter les trois gardes civils à la mer pendant que leur bateau «tournait sans contrôle» et représentait un danger pour eux, selon le texte. Un hélicoptère de la Garde civile a demandé, par mégaphone, aux présumés trafiquants de venir en aide aux agents, ce qu’ils ont fait.

Mais finalement, les quatre occupants du bateau «ont été arrêtés pour le délit de trafic de drogues et plus de 80 ballots de haschich qui étaient tombés à l’eau ont été saisis, pour un poids d’environ 3 tonnes», selon le communiqué. L’extrême sud de l’Espagne est miné par le trafic de haschich importé du Maroc tout proche.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: On le croyait suicidaire, un homme grièvement blessé par les policiers venus l’aider

août 29, 2019

 

Un homme de 47 ans, que son entourage pensait suicidaire, a été grièvement blessé par balles par des policiers du commissariat de Gap (Hautes-Alpes) venus à sa rescousse, a-t-on appris ce jeudi auprès du parquet.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une patrouille de police est appelée, mercredi vers 23H00, par le fils de ce quadragénaire, qui indique que son père présentait un comportement suicidaire. «Quand les fonctionnaires de police arrivent, ils se trouvent en présence d’un homme qui tient à la main une arme de poing. Les policiers auraient demandé, tout d’abord, à l’individu de poser son arme. Celui-ci n’aurait pas obtempéré», a expliqué le procureur de la République de Gap Raphaël Balland. Les policiers affirment alors avoir utilisé un taser, sans résultat.

«L’individu aurait ensuite fait feu avec son arme, provoquant la réplique des policiers qui ont fait feu avec leurs armes de services à plusieurs reprises», a précisé le magistrat. Blessé aux jambes et au ventre, l’individu est toujours hospitalisé. «Il aurait été atteint par quatre projectiles. L’arme utilisée par celui-ci serait finalement un pistolet d’alarme», selon Raphaël Balland.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer le comportement et les intentions de l’individu blessé. Elle a été confiée à la Sûreté urbaine (SU) du commissariat de Gap. Comme il est habituel dans ce type de situation, une seconde enquête, confiée à l’antenne régionale de Marseille de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), a été ouverte pour déterminer «les conditions d’ouverture du feu des fonctionnaires – à savoir, si les policiers ont agi ou non en état de légitime défense».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: À Paris, deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

juin 15, 2019

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CHRISTOPHE SIMON/AFP

Selon le site d’information Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, sont accusés d’avoir racketté des dealers, revendu la drogue et blanchi l’argent tiré de ce trafic.

C’est une nouvelle affaire qui vient entacher la police parisienne. Deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement ont été mis en examen ce vendredi 14 juin pour trafic de «stup» et corruption, nous rapporte une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours. L’un d’eux a été placé en détention provisoire tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir «protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération» et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. «Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers», a ajouté une source proche de l’enquête.

L’affaire, partie d’une dénonciation pour des soupçons de corruption visant l’un des deux policiers, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire confiée à l’IGPN, puis une information judiciaire en octobre 2018. Selon Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, ont été interpellés mardi au petit matin et ont été présentés à une juge d’instruction après 72 heures de garde à vue. À l’issue de leur interrogatoire, tous deux ont été mis en examen pour des chefs de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers de police, faux en écriture publique et association de malfaiteurs. Deux autres suspects ont également été mis en examen. Si le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre individus, la magistrate en a décidé autrement: «Deux individus, dont un fonctionnaire de police, ont été incarcérés et les deux autres personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire», nous précise une source judiciaire.

Plusieurs policiers incarcérés ces derniers mois

Ce genre d’enquêtes n’est pas si rare. En 2017, la police des polices a enquêté sur 46 affaires de corruption et 107 de vols. Ces derniers, «commis au préjudice d’usagers (espèces, téléphones portables, stupéfiants…) interviennent principalement lors de perquisitions, de contrôles d’identité ou routiers. Ils peuvent également s’être déroulés à l’intérieur des services de police, lorsque des objets ont été placés officiellement sous leur responsabilité (objets trouvés, contenus de fouilles, scellés…)», précisait l’IGPN dans son rapport de 2017. Par ailleurs, 44 enquêtes concernaient des faux et usages de faux en écriture.

Soupçonnés de corruption, plusieurs policiers ont été envoyés derrière les barreaux ces derniers mois. En février, un agent de la BAC de Paris et un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF) de Nice ont été écroués, soupçonnés d’aider un réseau de racketteurs en entrant dans les fichiers de la police. Le mois suivant, l’ex-patron des «stups», François Thierry, a été mis en examen pour l’organisation d’une fausse garde à vue pour favoriser l’importation de drogue. Début mai, c’est un autre agent, également en poste dans le XVIIIe arrondissement, qui a été inquiété et placé en détention provisoire pour des faits de «corruption» et de «trafic d’influence». Ce fonctionnaire de police, proche de la retraite, est soupçonné d’avoir été soudoyé par des gérants de bar dont il devait contrôler les établissements, selon Le Point

Par Le Figaro.fr

Algérie : 24 policiers blessés et une sous-préfecture incendiée lors d’une manifestation de chômeurs

mai 15, 2019
 

La sous-préfecture de Tinerkouk (centre de l’Algérie) en flammes, mardi 14 mai 2019. © YouTube/Dzaïr TV

 

Au moins 24 policiers ont été blessés, dont quatre grièvement, et une sous-préfecture a été incendiée, dans le centre de l’Algérie, lors de violences entre les forces de l’ordre et des chômeurs qui manifestaient, a-t-on appris mercredi 15 mai.

De jeunes chômeurs réclamant des emplois bloquaient depuis mi-avril l’accès à une entreprise pétrolière dans la sous-préfecture de Tinerkouk, à environ 800 km au sud d’Alger, paralysant largement ses activités, selon l’agence de presse officielle APS.

Mardi, les manifestants ont été délogés par les forces de l’ordre. Ils se sont ensuite rendus dans un autre quartier de la ville, où ils ont muré les accès de la mairie et de la sous-préfecture. L’intervention de la police pour libérer les bâtiments a entraîné des affrontements avec les protestataires, qui ont incendié la sous-préfecture et dérobé des équipements.

La sous-préfecture incendiée

Les manifestants ont affronté à coups de pierres la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Plusieurs protestataires ont également été blessés, a indiqué l’APS, sans préciser leur nombre. Des chaînes de télévision privées, dont Dzaïr TV, ont diffusé des images montrant la sous-préfecture de Tinerkouk en flammes et des manifestants barrant la route à l’aide de pneus incendiés.

Ces dernières années, les habitants des régions riches en hydrocarbures, majoritairement situées dans le centre et le sud de l’Algérie, ont régulièrement manifesté pour dénoncer l’absence de développement de leurs territoires, le manque d’emplois et la concurrence de travailleurs venus du Nord du pays, voire de l’étranger. Le marché de l’emploi algérien semble toujours atone : un quart des moins de 30 ans sont au chômage.

Par Jeune Afrique avec AFP

Ouganda: l’opposant Bobi Wine emmené par des policiers dès son retour (épouse)

septembre 20, 2018

Kampala – L’ex-chanteur et député ougandais d’opposition Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, a été emmené par des policiers jeudi dès son arrivée à l’aéroport international d’Entebbe, en provenance des Etats-Unis où il était parti se faire soigner, a indiqué son épouse à l’AFP.

« Peu après l’atterrissage à Entebbe, la sécurité l’a entouré et l’a emmené », a déclaré Barbie Kyagulanyi. « Nous ne sommes pas certains de l’endroit où ils l’ont emmené », a-t-elle ajouté.

Interrogé par l’AFP, le chef de la police ougandaise, l’inspecteur général Martin Okoth Ochola, a déclaré que le député n’était « pas en état d’arrestation ».

« Ce que nous avons fait, c’est l’escorter depuis l’aéroport d’Entebbe jusqu’à son domicile », a-t-il ajouté.

On ignorait jeudi en début d’après-midi si Robert Kyagulanyi serait ensuite assigné à résidence ou s’il serait libre de ses mouvements.

Le député avait quitté l’Ouganda le 31 août pour les Etats-Unis afin de s’y faire soigner, après avoir, selon lui, été battu et torturé en détention provisoire par la police, ce que les autorités démentent.

Depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017, M. Kyagulanyi, 36 ans, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Surnommé le « Président du ghetto » par ses admirateurs, reconnaissable à son béret rouge, l’ex-pop star avait été inculpée de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août, remportée par le candidat de son parti face à celui du pouvoir.

Lors de ses comparutions fin août, l’ex-chanteur avait semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer.

Les arrestation et inculpation en août de M. Kyagulanyi, dont le chauffeur avait été tué par les forces de l’ordre durant les échauffourées du 14 août, avaient entraîné des manifestations de protestation violemment réprimées par la police et l’armée.

Jeudi, la capitale ougandaise et l’aéroport d’Entebbe étaient placés sous haute sécurité dans l’attente du retour de l’opposant, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La nouvelle voie rapide d’environ 40 km reliant Kampala à l’aéroport d’Entebbe était complètement fermée à la circulation tandis que des barrages de police avaient été érigés sur l’ancienne route de l’aéroport, les forces de l’ordre fouillant les véhicules.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h33)                                                        

Pour la première fois en Tunisie, des policiers et militaires votent

avril 29, 2018

Un policier tunisien vote, en civil, dans le cadre des élections municipales du 6 mai, le 29 avril 2018 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, des policiers et militaires peuvent se rendre dimanche dans un bureau de vote pour mettre leur bulletin dans l’urne, à l’occasion du premier scrutin municipal depuis la révolution de 2011.

Au centre de Tunis, un policier vient de voter pour la première fois dans sa carrière et ne cache pas sa joie en sortant de l’isoloir.

« C’est une journée historique! Finalement nous sommes considérés comme les autres citoyens », confie à l’AFP cet homme qui a préféré garder l’anonymat.

Sous la dictature en Tunisie, les autorités interdisaient aux policiers et militaires de voter en estimant qu’ils devaient maintenir un devoir de réserve strict et rester complètement à l’écart de la vie politique.

Mais après la révolution de 2011 qui vu l’émergence de syndicats chez les policiers –interdits jusqu’alors–, ces derniers ont réclamé le droit de vote.

La nouvelle loi électorale autorise désormais le vote des forces de sécurité et de l’armée uniquement aux municipales, un scrutin qui doit permettre de consolider la transition démocratique dans l’unique pays rescapé du Printemps arabe.

« C’est un acquis historique pour la Tunisie », se réjouit Seifallah Hichri, président de l’association « Afek pour les agents de sécurité de l’Intérieur et de la douane » qui contrôle le déroulement de ce vote grâce au soutien de l’ONG pour la transparence I Watch.

Les policiers et militaires votent dimanche alors que le reste de Tunisiens se rendront aux urnes le 6 mai.

– « Droit tronqué » –

Policiers et militaires ne peuvent pas participer aux campagnes électorales ni assister aux meetings publics, regrette toutefois M. Hichri.

« Ce droit est tronqué, vu le nombre des restrictions imposées », a jugé de son côté Moez Dabbabi, vice-président de l’association Afek.

Plus de trois heures après le début de vote, la participation des agents sécuritaires et militaires « est très faible », a affirmé à l’AFP Chokri Talbi, membre du réseau « Mourakiboun » (Observateurs, en arabe), une coalition citoyenne chargée de contrôler les élections en Tunisie.

Quelque 36.055 militaires et agents sécuritaires sont inscrits, a indiqué à l’AFP Mehdi Jalouali, responsable à l’Instance chargée des élections (Isie). Le nombre total des forces armées et sécuritaires ne peut pas être dévoilé en Tunisie, a-t-il ajouté.

Par mesure de sécurité, l’Isie a décidé de ne pas afficher le registre de ces électeurs, de ne pas leur faire utiliser l’encre et de ne pas leur permettre de participer au dépouillement.

Des syndicats de police ont appelé à participer en masse à ce vote, mais une organisation a appelé au boycott.

« L’institution sécuritaire est à la disposition du peuple et il faut qu’elle soit neutre, avec ce vote elle ne le sera pas », a déclaré à un média tunisien Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat national des forces sécuritaires de l’Intérieur.

Depuis la chute de la dictature de Zine el Abidine Ben Ali en 2011, les municipalités sont gérées par de simples délégations chargées des affaires courantes, ce qui a affecté sensiblement le quotidien des Tunisiens.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2018 14h30)