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Congo-Talangai : des policiers et jeunes du quartier surpris en train de fumer du chanvre ensemble

octobre 17, 2022
 Talangai : des policiers et jeunes du quartier surpris en train de fumer du chanvre ensemble

Six policiers et quatre jeunes chanvreurs de Talangai, à Brazzaville, ont été surpris par le chef du quartier dans un fumoir de chanvre vers l’hôpital de cet arrondissement. Les mêmes policiers, qui, à longueur de journée réprimandent les citoyens n’ayant pas porté de masque, partageaient sans mesures de barrières un moment de joie dans le chanvre avec des jeunes. Ces policiers ont reproché au chef du quartier son manque de discrétion.

Les plus solidaires dans cette vie devenue égoïste, sont certainement ceux qui partagent les mêmes vices. Entre soûlards, fumeurs, voleurs, coureurs de jupons, les considérations sociales et ethniques n’ont jamais existé.

Des policiers en charge de la surveillance des populations en cette période de pandémie ont été surpris dans un « nganda ya mbangui » avec des jeunes du quartier. Le chef du quartier a souligné être consterné face à un tel comportement des hommes de la loi.

En ce samedi, vers 13heures, il lui a été signalé par d’autres jeunes de la présence de six éléments de la police congolaise chez le vieux N, un dealer bien connu du quartier. Arrivé sur les lieux, il a constaté le complicité entre les policiers et les jeunes, se partageant des plis du chanvre indien.

Aucun des policiers, ni moins encore des jeunes n’avaient un masque et non plus ne respectaient les mesures barrières. Selon, l’un des policiers, il n’était en aucun cas interdit aux hommes de la loi de partager quelques moments de plaisir avec leurs amis de toute la vie. « Ko benda mwa taf eza lisumu té, en plus, ekimisaka Corona » aurait justifié un policier.

Avec Le Congolais.fr

Bénin : nouvelle attaque jihadiste dans le nord

juin 27, 2022

Deux policiers ont été tués dans l’attaque d’un commissariat par des hommes armés.

Un centre de formation spécial a été construit à l’intérieur du parc national de la Pendjari où les rangers s’entrainent. © STEFAN HEUNIS/AFP.

Depuis la fin de 2021, l’armée béninoise est la cible de plusieurs attaques meurtrières dans le nord du pays, où elle est déployée pour contenir les groupes jihadistes présents chez ses voisins nigérien et burkinabé.

Le 26 juin au petit matin, c’est le commissariat de Dassari, situé dans le département de l’Atacora, frontalier du Burkina Faso, qui a été attaqué. Deux policiers ont été tués, un autre est grièvement blessé et « se trouve en soins intensifs », a précisé un officier ajoutant que deux assaillants ont été tués lors d’échanges de tirs.

Déploiement à la frontière

La première attaque meurtrière connue dans le nord du Bénin remonte à décembre 2021, quand deux soldats avaient été tués dans une localité proche de la frontière avec le Burkina Faso, où sévissent des groupes jihadistes. Le gouvernement avait alors annoncé un déploiement militaire pour sécuriser ses frontières.

Fin mai, le pays avait connu près d’une vingtaine d’attaques de groupes armés : c’est la première fois que le gouvernement dressait un bilan global. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections jihadistes et les États voisins comme le Bénin, le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire s’inquiètent de débordements sur leur territoire.

Début mai, huit soldats togolais ont été tués au cours de la première attaque jihadiste officielle au Togo. Elle a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Pourquoi les policiers et gendarmes escrocs de la RN1 refusent-ils les 2000 frs d’un chauffeur Béembé ?

mai 21, 2022
 Pourquoi les policiers et gendarmes escrocs de la RN1 refusent-ils les 2000 frs d’un chauffeur Béembé ?

Sur la RN1 entre Mouyondzi et Pointe-Noire, tous les policiers et gendarmes habitués à arnaquer les conducteurs ont boycotté un chauffeur au nom de Nazaire Mpika qu’ils soupçonnent d’être un sorcier. Aucun policier et gendarme n’ose prendre le billet de 2000 frs qu’il tend à chaque contrôle. Il semblerait que cet argent aurait perturbé le sommeil des agents.

Le véhicule conduit par le Béembé Nazaire Mpika est sans doute l’unique qui fait Mouyondzi – Pointe Noire et vice versa sans rencontrer aucune difficulté lors des contrôles routiers. Après avoir souffert des tracasseries des policiers sur la RN1, Nazaire Mpika avait décidé d’en finir avec en travaillant tous les billets de 2000 frs qu’il leurs remettait.

Les policiers voleurs victimes du Béembé racontent comment parfois les 2000 frs disparaissent dans leurs poches ou dans les portes-monnaies de leurs épouses. Un policier raconte que dans un bar de Dolisie au moment de payer sa consommation, son billet de 2000 frs s’est transformé en du papier simple et on l’a traité de bandit par les serveurs.

Des choses mystiques qui ont poussé ces policiers à fermer les yeux sur le véhicule du Béembé Nazaire Mpika. Le chauffeur s’en félicite d’ailleurs et parfois s’amuse à tendre un billet de 2000 frs aux policiers sans qu’on ne le lui demande. Les policiers refusent toujours.

Sur la RN1, en dehors des péages, les forces de l’ordre ont érigé des barrages que tout conducteur ne doit franchir que moyennant un billet de banque. Les véhicules qui transportent les produits agricoles des pays du Niari sont les premières victimes de cette escroquerie policière.

Entre Mouyondzi et Nkayi, les gendarmes par exemple exigent un pot-de -vin de 15000 frs à tout camion chargé de marchandises. Une libération pour Nazaire Mpika qui peut désormais s’en passer grâce à ses billets de 2000 frs composés.

Avec Lecongolais.fr

Féminicide de Mérignac: des policiers devant le conseil de discipline

janvier 4, 2022
Feminicide de Merignac: des policiers devant le conseil de discipline
Féminicide de Mérignac: des policiers devant le conseil de discipline© AFP/Archives/MEHDI FEDOUAC

Six policiers, dont le patron de la police en Gironde, étaient convoqués ce mardi devant deux conseils de discipline dans le cadre de la procédure administrative ayant suivi le féminicide de Mérignac, près de Bordeaux, où un homme avait brûlé vive en mai sa femme en pleine rue, selon une source policière.

Quatre officiers et commissaires, dont le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) en Gironde Martin Levrel, sont convoqués à Paris.

Deux brigadiers étaient convoqués à Bordeaux, mais l’un a obtenu un report pour raison de santé. Le conseil de discipline a proposé pour l’autre une « sanction du premier groupe », le moins élevé, a annoncé Eric Marrocq, secrétaire régional du syndicat Alliance.

Cette sanction, qui doit encore être validée, peut prendre trois formes : un avertissement, un blâme, une exclusion temporaire allant jusqu’à trois jours.

« Nous avons démontré que le rôle de la hiérarchie était largement insuffisant dans l’accompagnement de ce dossier et le management de notre collègue », a dit M. Marrocq, qui le défendait. « Il était hors de question qu’il endosse le rôle de lampiste ».

Les sanctions proposées par les instances disciplinaires, où sont présentes les organisations syndicales, seront ensuite transmises à la Direction générale de la police nationale (DGPN) qui décidera in fine de les valider ou non.

Le 4 mai, à Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, Chahinez Daoud avait été blessée par balle avant d’être immolée par le feu dans la rue par son mari violent dont elle était séparée. Déjà condamné pour des faits de violences conjugales, ce dernier, qui venait de sortir de prison, avait de nouveau menacé son épouse. Elle avait déposé une plainte deux mois avant d’être tuée.

En septembre, un rapport de l’IGPN, la « police des polices », avait établi que des fautes ou erreurs d’appréciation avaient été commises par plusieurs agents dans le cadre de ce féminicide qui avait déclenché une vague d’émotion.

Dans ses conclusions, l’IGPN ne préconisait cependant pas la convocation devant le conseil de discipline, une décision prise finalement par le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Veaux.

Parmi les quatre supérieurs hiérarchiques – trois hommes et une femme – figurent, outre le DDSP, le commandant de la Division ouest et son adjointe ainsi que le commissaire de Mérignac.

En juillet, le Canard Enchaîné avait révélé que le policier de Mérignac qui avait pris la plainte de Chahinez Daoud le 15 mars avait été condamné le 10 février à huit mois de prison avec sursis probatoire par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour « violences habituelles sur son ex-conjointe ». Un conseil de discipline s’était réuni en septembre à Bordeaux pour examiner son cas.

Selon des sources syndicales, le fait que ce gardien de la paix a été privé par le tribunal de son droit d’éligibilité pendant un an a conduit à sa radiation de la police nationale.

Autre conséquence de cette affaire, l’ancien DDSP de Gironde Patrick Mairesse a été sanctionné d’un blâme, sans convocation disciplinaire, selon ces même sources. Il avait été remplacé dans cette fonction en mars par M. Levrel, devenant directeur zonal de la sécurité publique.

Par Le Point avec AFP

Congo-P/Noire : des souris mystiques mangent 250000 frs des policiers dans un coffre du commissariat

décembre 14, 2021

Une journée qui aurait pu être très lucrative pour ces policiers a tourné au drame à cause d’un groupe de souris qu’ils traitent de mystiques. Ces souris ont pu accéder bizarrement dans le coffre au bureau du commissaire dans le seul but de rendre inutilisables les 250000 frs récoltés sur le dos des chauffeurs dans la circulation. Deux chauffeurs qui auraient très mal parlé aux policiers seraient soupçonnés d’en être les instigateurs.

A Pointe-Noire, les policiers sont les hommes les plus heureux qui rentrent chaque jour à la maison avec les poches pleines. Avec les contrôleurs de bus, ils sont les préférés des filles de la cité. Toute la journée, ils passent leur temps à piller les populations et les automobilistes, surtout en cette période des fêtes de fin d’année.

Un comportement qui ne laisse pas indifférente les victimes qui promettent parfois le pire à ces voleurs policiers. Le samedi 11 décembre, les policiers voleurs du commissariat du Fond Tié Tié ont pu réunir la somme de 250000 frs de leur vol. Cet argent a été remis à leur commissaire chargé du partage.

En attendant de réunir tous ses agents, le commissaire a gardé cet argent dans le coffre de son bureau bien fermé d’ailleurs. Après les causeries dehors, il était question de procéder au partage et fort a été leur surprise de constater la passage des souris dans ce coffre pourtant bien sécurisé.

Face à ce fait, les commentaires ont tourné exclusivement autour de la sorcellerie dont certains automobilistes arnaqués auraient appliqué pour détruire cet argent. Les souris qui ont mangé cet argent seraient mystiques selon les policiers. On pouvait remarquer une grosse colère sur les visages des policiers qui se disent avoir bossé toute la journée pour rien.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Trois-Rivières: Les policiers s’assureront de l’application du passeport vaccinal en décembre

décembre 11, 2021

À l’approche du temps des Fêtes, les rassemblements se font de plus en plus nombreux. C’est le cas notamment dans les restaurants qui peuvent accueillir à nouveau, dans une certaine mesure et dans le respect des mesures sanitaires, des fêtes d’employés.

Des effectifs policiers seront ajoutés entre le 9 et le 11 décembre et du 16 au 18 décembre pour s'assurer de l'application du passeport vaccinal dans les restaurants, notamment.

© Graham Hughes/La Presse canadienne Des effectifs policiers seront ajoutés entre le 9 et le 11 décembre et du 16 au 18 décembre pour s’assurer de l’application du passeport vaccinal dans les restaurants, notamment.

Dans ce contexte, le ministère de la Sécurité publique lance une opération mobilisant l’ensemble des corps policiers de la province visant à favoriser le respect de ces mesures, notamment en lien avec l’application du passeport vaccinal dans les établissements où il est exigé.

Pour ce faire, des effectifs seront ajoutés entre le 9 et le 11 décembre et du 16 au 18 décembre.

Considérant que ces journées seront propices aux partys de bureau et autres rencontres festives, les policiers lors de leurs visites auront notamment le mandat de soutenir les exploitants, les organisateurs d’événements et les propriétaires, qui doivent appliquer les mesures relatives au passeport vaccinal», indique la police de Trois-Rivières.

Les policiers porteront également une attention particulière en ce qui a trait au port du masque, à la distanciation physique et aux dénonciations citoyennes.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault affirme qu’il est important de maintenir des comportements sécuritaires durant les Fêtes, pour notre santé et pour nous sortir le plus rapidement possible de cette pandémie.»

Le gouvernement a récemment annoncé les mesures qui seront à respecter à compter du 23 décembre pour les rassemblements privés. Un maximum de 20 personnes adéquatement vaccinées pourront se réunir dans une résidence pour célébrer les Fêtes.

Avec CBC/Radio-Canada 

L’Équateur décrète l’état d’exception après une vague de violence

octobre 18, 2021

L’état d’exception ordonne la mobilisation des policiers et des militaires dans les rues pour lutter contre la violence engendrée par le trafic de drogue.

Le president Guillermo Lasso a decrete l'etat d'exception pour lutter contre les violences.
Le président Guillermo Lasso a décrété l’état d’exception pour lutter contre les violences. © RODRIGO BUENDIA / AFP

Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé lundi avoir décrété l’état d’exception pour l’ensemble du pays en raison d’une vague de violence due au trafic de drogue, ordonnant la mobilisation dans les rues de policiers et militaires. « Dès maintenant, nos forces armées et notre police seront massivement mobilisées dans les rues car nous décrétons un état d’exception sur tout le territoire national », a lancé le chef de l’Etat dans une allocution diffusée par la chaîne publique EcuadorTV. « Dans les rues de l’Equateur, il n’y a qu’un ennem i: le trafic de drogue », et « ces dernières années, l’Equateur est passé de pays de trafic de drogue à pays qui consomme également de la drogue », a dit Guillermo Lasso, qui a pris ses fonctions en mai dernier.

Le dirigeant de droite avait décidé plus tôt ce lundi de changer de ministre de la Défense, dans un contexte de crise carcérale, en nommant un général à la retraite, Luis Hernandez. Entre janvier et août 2021, 1 427 homicides volontaires ont été enregistrés dans le pays, soit 55 meurtres de plus que ceux signalés sur l’ensemble de l’année 2020, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Des affrontements d’une violence rare

Fin septembre, une prison du sud-ouest de l’Equateur a été le théâtre du massacre de 119 détenus, dont certains avaient été démembrés ou brûlés, dans de violents affrontements entre gangs rivaux liés aux narcotrafics et aux cartels mexicains et colombiens, une des pires tueries pénitentiaires de l’histoire d’Amérique latine.

Selon des chiffres officiels, au moins 238 prisonniers ont trouvé la mort depuis début 2021 dans les prisons équatoriennes, surpeuplées et soumises à des violences récurrentes depuis des années.

Par Le Point avec AFP

États-Unis-Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables

septembre 24, 2021
Migrants refoules a cheval: Biden veut faire "payer" les policiers responsables
Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables© AFP/PAUL RATJE

Joe Biden a promis vendredi que les policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens allaient « payer » pour ces actes « scandaleux », des propos musclés alors qu’il est critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière, jugée inhumaine par la gauche, laxiste par la droite.

« C’est scandaleux », a dit le président américain, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette scène.

« Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences », a dit Joe Biden depuis la Maison Blanche, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique, près de Del Rio.

Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin.

Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d’esclaves.

Suite à la diffusion de ces images, la police aux frontières va temporairement cesser d’utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, avaient annoncé jeudi les autorités américaines.

Interrogé par une journaliste pour savoir s’il prenait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu vendredi: « Bien sûr que j’en prends la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible (…) de voir des gens traités de cette manière ».

1.400 Haïtiens expulsés

« C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et par la construction d’un mur sur la frontière.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d’expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière. Plus de 1.400 d’entre eux ont déjà été rapatriés par avion, au moment où le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l’insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu’elle considère être du laxisme provoquant un appel d’air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions « inhumaines ».

Par Le Point avec AFP

Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens

septembre 23, 2021
Mexique: deploiement policier dans un camp de migrants haitiens
Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens© AFP/PEDRO PARDO

La tension régnait jeudi dans un camp de migrants haïtiens installé dans la ville mexicaine de Ciudad Acuña (nord), à la frontière avec les États-Unis, après le déploiement d’une centaine de policiers mexicains, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Ils vont nous expulser ? », demande, visiblement angoissé, un homme après le déploiement des patrouilles. « Je n’ai rien dans mon pays. Que vont-ils faire ? », demande au bord des larmes une Haïtienne, qui dit s’appeler Sonia.

Les forces de l’ordre se sont déployées après l’annonce faite par l’Institut national des migrations (INM) indiquant que la situation des migrants serait examinée afin de les renvoyer dans la ville où ils ont initialement déposé leur demande d’asile.

« Ceux qui sont entrés (au Mexique) et ont demandé l’asile doivent poursuivre leurs démarches devant les instances où leur demande a été déposée », a expliqué à des journalistes Francisco Garduño, l’envoyé spécial de l’INM à Ciudad Acuña.

Cette demande doit permettre à terme aux migrants clandestins de rester légalement au Mexique et d’éviter l’expulsion, dans l’attente d’une entrée éventuelle aux États-Unis.

Les policiers sont arrivés à l’aube près du parc où sont massés depuis près d’une semaine plusieurs centaines de migrants, a constaté l’AFP.

Les forces de l’ordre mexicaines se sont postées le long du fleuve Rio Grande, traversé quotidiennement par des centaines de clandestins qui vont et viennent d’une rive à l’autre pour tenter de s’approvisionner en nourriture et médicaments.

Plusieurs véhicules des garde-frontières américains étaient visibles du côté américain de la frontière. Un hélicoptère survole également la zone en permanence, selon les journalistes de l’AFP.

« Nous sommes venus pour coordonner l’assistance à cette population qui se retrouve en situation de vulnérabilité. Le respect de ces personnes est garanti », a assuré Francisco Garduño.

Des fonctionnaires de l’INM étaient présents au début du déploiement des forces de sécurité, avant de se retirer, selon l’AFP.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart des Haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière sud avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas.

Fuyant la pauvreté et le chaos, ils cherchent à gagner les États-Unis, pour nombre d’entre eux après avoir traversé une douzaine de pays comme le Panama et la Colombie, où quelque 19.000 migrants, en majorité Haïtiens, sont également massés à la frontière.

Des centaines de migrants ont été expulsés par avion cette semaine vers Port-au-Prince par les autorités américaines.

Le Mexique a affecté 28.395 soldats à la surveillance des frontières, selon le gouvernement, qui a indiqué mercredi que 147.033 migrants irréguliers avaient été interceptés jusqu’à présent en 2021.

Cette nouvelle vague de migration a été déclenchée après que Washington a prolongé le statut de protection temporaire (TPS) pour tous les Haïtiens qui se trouvaient aux États-Unis le 29 juillet ou avant. Cette décision a incité des milliers de personnes à se précipiter vers la frontière américaine.

Avec Le Point avec AFP

Covid-19 : 6600 policiers et gendarmes mobilisés en Île-de-France pour veiller au respect des mesures sanitaires

avril 3, 2021

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir pour les déplacements entre régions, des contrôles sont organisés pour assurer le respect de chacune des règles sanitaires en vigueur.

Conformément aux annonces d’Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution aux Français ce mercredi, la préfecture de police a annoncé ce samedi 3 avril que des mesures de freinage renforcées de l’épidémie en Île-de-France ont été prises. Ainsi, quelque 6600 policiers et gendarmes sont d’ores et déjà mobilisés dans la région pour veiller au respect des différentes mesures sanitaires.

Alors que la France entame son troisième confinement en plein week-end de Pâques, cet important dispositif de contrôles doit permettre de casser une possible flambée de l’épidémie à l’échelle du pays au regard «de la tension extrêmement forte qui pèse déjà sur les hôpitaux, avec une circulation toujours active du virus», comme l’a rappelé la préfecture de police dans un communiqué.

Si une tolérance est accordée jusqu’à lundi soir aux personnes souhaitant se déplacer hors de leur région pour rejoindre le lieu où elles souhaitent passer les prochaines semaines, des contrôles seront organisés pour assurer le respect de chacune des règles en vigueur. Chaque déplacement au-delà de 10 km doit d’ailleurs toujours être justifié par un motif valable. S’agissant des autres mesures déjà établies, qu’il s’agisse des rassemblements sur la voie publique, du couvre-feu de 19h à 6h tous les jours ou encore du port du masque et de la distanciation sociale, ces mesures sont toujours à respecter avec rigueur. La vente à emporter de boissons alcoolisées par les bars et les restaurants sera aussi interdite sur l’ensemble du territoire francilien à compter de dimanche matin.

«Le préfet de Police rappelle qu’aucune tolérance ne sera accordée aux comportements irresponsables susceptibles de nuire à l’effort collectif de freinage de l’épidémie», peut-on lire dans le communiquéEt d’ajouter que «les forces de l’ordre seront particulièrement fermes et attentives à l’égard des rassemblements de personnes et des fêtes clandestines organisées dans des domiciles privés ou les établissements recevant du public».

S’il est encore difficile de pronostiquer une date précise de sortie de crise, Emmanuel Macron a évoqué mercredi dans son allocution solennelle la possibilité d’une réouverture à partir de mi-mai des «lieux de rencontre, de culture, des restaurants et cafés».

Avec Le Figaro par Nicolas Daguin