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Coronavirus: la contamination progresse à la Réunion par importation de cas

juillet 17, 2020

 

Selon l’Agence régionale de santé, 434 cas sur les 612 recensé sur l’île depuis le 11 mars sont importés.

Le taux de reproduction du coronavirus à la Réunion a augmenté depuis le 16 juillet, mais en raison surtout de l’arrivée sur l’île de malades ayant contracté le Covid-19 ailleurs, et non par une hausse de sa circulation, selon les autorités sanitaires.

L’indice de mesure du nombre de personnes contaminées par un malade, le R0, atteint 2,26, ce qui signifie qu’une personne contaminée en contamine plus de deux autres, selon la carte du ministère de la Santé. Il est de 1,18 en France métropolitaine.

L’Agence régionale de santé de l’Océan indien (ARS) a relativisé vendredi ce taux de reproduction. «Il ne peut pas se calculer comme celui de la métropole» parce qu’«on est sur une situation d’importation, et non pas de circulation», a expliqué sur la chaîne télévisée Réunion 1ere François Chieze, directeur de la veille et de la sécurité sanitaire à l’ARS. «On ne peut pas considérer qu’on est dans une situation d’inquiétude par rapport à une situation virale en augmentation», a-t-il ajouté.

434 cas importés sur 612

Sur 612 cas recensés depuis le 11 mars, «434 sont des cas importés et concernent donc des personnes ayant contracté la maladie en dehors du territoire», a souligné l’ARS. Soixante-dix-huit sont des cas autochtones secondaires «c’est-à-dire des personnes ayant un lien direct avec des cas importés», et 100 des cas «autochtones concernant des personnes ayant un lien indirect ou n’ayant aucun lien avec un cas importé», a détaillé l’Agence.

La Réunion reste dans le vert en ce qui concerne le taux d’occupation des lits en réanimation, le taux d’incidence (tests positifs pour 100.000 habitants) et le taux de positivité des tests. Vendredi matin, 18 personnes étaient toujours hospitalisées. Seize de ces malades sont des évacués sanitaires arrivant de Mayotte. Les 4 malades placés en réanimation arrivent aussi de cette île.

Les trois personnes décédées dans l’île des suites de la Covid-19 étaient également des évacués sanitaires de Mayotte. Dans un courrier adressé lundi au gouvernement et aux autorités sanitaires, la Communauté des professionnels de santé de l’île s’était «alarmée» de «l’augmentation significative du nombre de cas de patients Covid-19, dont des cas importés mais aussi des cas autochtones».

Au cours des dernières 48 heures, huit cas autochtones ont été recensés dont sept contaminés par un proche ayant contracté la maladie en dehors du territoire. À partir de samedi, avant de prendre l’avion pour La Réunion il faudra justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement.

Par Le Figaro avec AFP

Macron: «Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire»

octobre 24, 2019

 

À La Réunion, le président a cependant précisé que le foulard islamique pouvait servir d’instrument au séparatisme et au communautarisme.

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Emmanuel Macron à La Réunion, le 24 octobre 2019. Capture d’écran

«Le port du voile est-il “souhaitable” dans l’espace public?» C’est en ces termes, reprenant les propos de Jean-Michel Blanquer, que «Réunion la 1ère» et «Antenne Réunion» ont interrogé Emmanuel Macron, jeudi soir. Ce à quoi le président a répondu sans détour. «Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. C’est ça la laïcité», a-t-il balayé. Avant d’ajouter: «Le port du voile dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire. C’est ça la laïcité».

Pressé par plusieurs de ses proches, dont Gérard Collomb, de s’exprimer sur les questions relatives à l’islam et à la laïcité, le chef de l’État a d’abord tenu à rappeler la loi. «Quand on est dans un espace où le service public est rendu, il y a un devoir de neutralité des agents. Quand on éduque nos enfants – et c’est pour ça que ça vaut pour l’école maternelle, l’école, le collège, le lycée, et pas pour l’université -, on demande à ceux qui les éduquent, comme aux enfants, de ne pas avoir de signes religieux», a-t-il souligné.

Macron considère qu’on «confond» les sujets

Comme la semaine dernière, où il avait dénoncé les «amalgames » visant les musulmans, Emmanuel Macron a de nouveau fustigé «le débat qui consiste à ne stigmatiser qu’un seul signe religieux», ce qu’il «n’aime pas». «Ce qu’il se passe dans l’espace public, c’est pas l’affaire de l’État et du président de la République. La laïcité ça n’est pas cela», a-t-il répété. Et de rappeler sa conception de la loi de 1905: «La laïcité, c’est précisément de permettre de croire et de ne pas croire librement».

«Pourquoi on confond ces sujets?», s’est enfin interrogé le président, concédant qu’il lui faudrait bien affronter le sujet de l’islam de France. «Le voile, aujourd’hui, est utilisé dans certains quartiers, est utilisé dans certaines circonstances, par certains – qui ne sont pas majoritaires -, comme un élément de revendication, et comme un des instruments ou des signaux d’une forme de séparatisme dans la République, de ce qu’on appelle un communautarisme», a-t-il développé.

Le communautarisme, «cœur du problème» en France

De même, il a reconnu qu’«il y a aujourd’hui des femmes et des hommes, citoyens français, qui disent: “De par ma religion je n’adhère plus aux valeurs de la République”». Cela peut se traduire de différentes façons selon lui: «Je sors mon enfant de l’école pour le mettre peut-être à la maison ; je refuse qu’il aille se baigner avec d’autres, apprendre la musique… Et j’ai un projet de vie et de société qui n’est plus d’être ensemble dans la République mais, au nom de ma religion, de porter un autre projet politique».

«Ça, c’est un problème pour moi. Ça, c’est un communautarisme. Et dans ce cas-là, j’ai un problème avec l’utilisation, la revendication, en quelque sorte, qui devient politique, de ce séparatisme. Si on confond les sujets, à ce moment-là on se met en situation de ne pas pouvoir véritablement régler le cœur du problème qu’à la République française, qui est le communautarisme», a-t-il conclu. Selon Le Canard enchaîné, il prévoit d’ailleurs de s’exprimer mi-novembre sur le sujet

Le Figaro.fr par Arthur Berdah

 

Sur l’île de la Réunion, la situation économique reste préoccupante

octobre 23, 2019

 

Emmanuel Macron est arrivé ce mercredi à la Réunion. Un territoire où 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où le coût de la vie reste très élevé.

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Des «gilets jaunes» manifestent à Le Port, à la Réunion, en novembre 2018. RICHARD BOUHET/AFP

Le président de la République Emmanuel Macron est arrivé ce mercredi à la Réunion pour une durée de trois jours. Il était attendu par des manifestants et des «gilets jaunes» devant le rond-point de l’aéroport.

Après Mayotte, le chef de l’État arrive sur une île en situation de crise sociale et économique aiguë. L’île de la Réunion est en effet le seul territoire d’outre-mer à avoir connu un mouvement de «gilets jaunes» en novembre 2018, pour dénoncer le coût de la vie et les inégalités sociales. L’île avait alors été paralysée pendant trois semaines par des barrages et des heurts souvent violents entre manifestants et forces de l’ordre.

Preuve que la tension est toujours là un an après, Emmanuel Macron – pour sa première visite en tant que président – sera accueilli par une grève générale, jeudi, lancée par l’ensemble des syndicats réunionnais. «Nous entendons ainsi, à l’occasion de la venue du président de la République, alerter sur la situation sociale de la Réunion, l’absence de réponse à la hauteur des enjeux en matière d’emplois, salaires, retraites, vie chère, logement, services publics, indemnisation-chômage et sur le fait que les politiques menées aggraveront encore davantage les difficultés sociales de la population», ont-ils indiqué. Malgré des appels au blocage diffusés sur les réseaux sociaux, les «gilets jaunes» contactés par l’AFP ont indiqué qu’ils n’avaient» pas l’intention d’aller au contact ou à l’affrontement avec les forces de l’ordre».

40% de la population vit sous le seuil de pauvreté

Dans ce territoire de plus de 850.000 habitants, 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage atteint 24%, et même 42% chez les jeunes. De plus, le coût de la vie reste l’une des principales préoccupations des Réunionnais. Le coût de la vie pour un budget moyen de ménage réunionnais, est de 7,1% plus élevé à La Réunion que dans l’Hexagone, selon l’Insee, alors que le revenu médian réunionnais est inférieur de 30% au niveau national (AFD, 2015).

Après une inflation record en 2018 (+1,8%), les prix augmentent toujours en 2019 (+0,6% depuis le début de l’année). «On comptait nos sous avant les ‘gilets jaunes’, on les compte encore plus maintenant», confie à l’AFP Kévin, qui participait au mouvement il y a un an. Selon un sondage d’Ipsos océan Indien cité par Réunion 1ère lundi, quelque 40% des consommateurs «ont diminué leurs achats pour le plaisir».

Des annonces fortes attendues

Emmanuel Macron le reconnaît: «la Réunion a été bousculée par des conflits sociaux très importants», et le problème de «la vie chère reste essentiel», a-t-il dit mardi soir lors d’une conférence de presse à Mayotte. «La situation n’est pas facile, il y a un doute qui s’est installé sur l’action publique au sens large», a-t-il poursuivi. «Mais là aussi, nous avons un engagement, des réponses et une action», a-t-il assuré. «Mais parfois les choses prennent du temps et il faut l’accepter».

Une des réponses d’Emmanuel Macron est la mise en place d’un dispositif «Choose La Réunion»: un forum économique en présence d’une cinquantaine de grands investisseurs français et étrangers destiné à renforcer l’attractivité du territoire et «projeter les acteurs économiques réunionnais» vers les régions voisines, l’Afrique australe et le sous-continent indien. «Ce type de forum permet de mettre en relation chefs d’entreprise, investisseurs et acteurs publics pour promouvoir les atouts de l’île avec des projets concrets qui y seront annoncés», précise l’Élysée.

Au cours de son séjour, qui s’achèvera vendredi, le président, accompagné notamment par les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Agriculture, devrait rencontrer jeudi des demandeurs d’emploi dans une mission locale de Saint-Paul, s’entretenir avec des participants aux nouvelles «représentations citoyennes» mises en place après la crise des «gilets jaunes», et pique-niquer avec des représentants des filières de la production agricole locale à Petite-île (sud). «J’aurai des messages très forts sur l’agriculture et l’emploi», a assuré le chef de l’État.

Par Le Figaro.fr avec AFP Agence

RDC: l’opposition va à nouveau se réunir, en Afrique du Sud, sans Bemba, Tshisekedi ni Kamerhe

septembre 18, 2018

 

Félix Tshisekedi (à g.) et Jean-Pierre Bemba. © Montage JA

Moins d’une semaine après leur rencontre à Bruxelles, les opposants congolais doivent se retrouver à Johannesburg, mardi 18 septembre, notamment pour rencontrer des responsables de l’ANC, au pouvoir en Afrique du Sud. Mais trois poids lourds manquent à l’appel : Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

S’agit-il de simple problème de visa ou d’agenda, comme l’affirment les organisateurs ? Ou faut-il y voir un problème politique ? Trois des poids lourds de l’opposition congolaise, Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ne devraient pas rejoindre leurs camarades à Johannesburg mardi 18 septembre, pour une nouvelle réunion des têtes d’affiche de l’opposition, moins d’une semaine après celle de Bruxelles.

Ils étaient pourtant invités et ont choisi de se faire représenter par leurs proches : la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Ève Bazaiba, pour le premier, le secrétaire national aux relations extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Gilbert Kankonde, pour le deuxième, et le porte-parole de l’Union pour la nation congolaise (UNC) Jolino Makelele, pour le troisième.

Présent à Bruxelles, Antipas Mbusa Nyamwisi ne devrait pas non plus se rendre à Johannesburg.

Responsables de l’ANC

Adolphe Muzito et Moïse Katumbi sont en revanche déjà sur place en Afrique du Sud, où ils devaient notamment participer à une « réunion préparatoire informelle » lundi soir.

Les présents devraient notamment rencontrer mardi des responsables du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud. Le nom de son secrétaire général, Ace Magashule, est notamment cité.

« Nous allons plaider pour des élections libres, démocratiques et inclusives, indique l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito. Et nous allons continuer de parler du candidat unique. Mais il faut surtout que nous nous mettions d’accord sur un programme d’action crédible pour sortir le pays de l’impasse », insiste-t-il.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, l’opposant Jean-Pierre Bemba, qui a été officiellement écarté de la course à la présidence, a confié qu’il envisageait de soutenir un autre candidat à la présidentielle de décembre, à condition que la transparence du vote soit assurée et que l’opposition se mette d’accord pour soutenir un candidat unique.

Jeuneafrique.com par

Jérusalem/ambassade américaine: réunion de la Ligue arabe mercredi

mai 14, 2018

Le Caire – La Ligue arabe tiendra une réunion d’urgence mercredi pour discuter du transfert par les Etats-Unis de leur ambassade à Jérusalem, qualifié par le secrétaire général de l’organisation panarabe de « violation claire du droit international ».

Cette réunion aura lieu « à la demande de l’Etat de Palestine » pour discuter « des moyens de faire face à la décision illégale des Etats-Unis », a annoncé lundi à la presse Saïd Abou Ali, secrétaire général adjoint pour les Affaires palestinienne de la Ligue arabe.

L’ambassade a ouvert lundi après-midi ses portes dans les murs du consulat américain à Jérusalem, tandis qu’à Gaza au moins 37 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens lors de manifestations à la frontière contre le transfert de l’ambassade.

Peu après l’annonce de cette réunion, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a qualifié la décision américaine de « violation claire et sérieuse du droit international et des résolutions du conseil de sécurité ».

Il est « honteux de voir des pays participer avec les Etats-Unis et Israël aux célébrations pour le transfert de l’ambassade » américaine, a-t-il jugé.

Le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem avait été annoncé le 6 décembre par le président Donald Trump, au grand dam d’une large partie de la communauté internationale et des Palestiniens.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2018 14h02)                                                        

Sénégal: la préfecture de Dakar revient sur l’interdiction des réunions maçonniques

avril 27, 2018

Quelques jours après les révélations de Jeune Afrique, la préfecture de Dakar a fait machine arrière, revenant sur l’interdiction de tout rassemblement maçonnique dans la capitale sénégalaise et ses environs…

Dans son numéro 2989-2990, Jeune Afrique révélait l’existence d’un arrêté préfectoral daté du 31 janvier, interdisant, dans le département de Dakar, « la tenue de réunions (publiques ou privées) par toute organisation nationale ou internationale d’obédience maçonnique ».

En cause : « Des menaces de troubles à l’ordre public » et « des risques d’affrontements entre organisations opposées », selon ce document signé par le préfet de Dakar. La formulation faisait alors écho au tollé provoqué dans une partie de l’opinion publique sénégalaise par l’annonce de la tenue à Dakar des 26e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), qui fait office de grand-messe de la franc-maçonnerie sur le continent.

 

Hasard du calendrier ? Trois jours après la publication de notre article, la préfecture de Dakar a publié un nouvel arrêté, daté du 25 avril, qui abroge les dispositions du précédent.

Une décision aux allures de volte-face, que la préfecture justifie par « la nécessité de sauvegarde des libertés publiques » et « la limitation d’une situation d’exception ».

Au Sénégal, la question des francs-maçons alimente régulièrement la controverse. Après leur levée de boucliers autour de la tenue des Rehfram, des associations sénégalaises – majoritairement religieuses – avaient même décrété le branle-bas de combat contre la venue au Sénégal de la chanteuse Rihanna, qu’elles soupçonnaient d’appartenance maçonnique.

Jeuneafrique.com

Syrie: réunion en urgence lundi du Conseil de sécurité de l’ONU

avril 8, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Sous l’impulsion de la France, neuf pays membres sur les quinze du Conseil de sécurité ont demandé la réunion en urgence lundi de cette instance après l’attaque chimique présumée commise samedi à Douma en Syrie, a-t-on appris dimanche de sources diplomatiques.

La demande de cette réunion est signée de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Koweït, de la Suède, de la Pologne, du Pérou, des Pays-Bas et de la Côte d’Ivoire, a-t-on précisé de mêmes sources.

Il revient à la présidence du Conseil de sécurité, assurée en avril par le Pérou, de confirmer formellement la tenue de cette réunion, vraisemblablement à 19H00 GMT.

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l’opposition en exil ont accusé le régime syrien d’avoir mené une attaque chimique samedi à Douma, dans la Ghouta orientale proche de Damas, faisant des dizaines de victimes.

Le gouvernement syrien et ses soutiens, notamment russe et iranien, ont démenti la responsabilité des forces gouvernementales, tandis que le président américain Donald Trump a dénoncé une « attaque chimique insensée », prévenant qu’il faudra en « payer le prix fort ».

La France a affirmé dimanche qu’elle assumerait « toutes ses responsabilités » après cette attaque chimique présumée, alors que Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d’usage avéré d’armes chimiques.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 17h28)                                            

États-Unis: Trump laisse entendre qu’il n’a pas parlé de « pays de merde »

janvier 12, 2018

Le président américain Donald Trump, le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche, à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a laissé entendre vendredi qu’il n’avait pas utilisé l’expression « pays de merde » lors d’une réunion avec des élus, la veille, sur l’immigration.

« Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il tweeté.

S’appuyant sur des personnes présentes lors de la réunion à la Maison Blanche, plusieurs médias américains ont cité le président dénonçant l’immigration en provenance de « pays de merde » tels que Haïti ou des pays africains.

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, soulignant simplement, dans un bref communiqué, que M. Trump se battrait « toujours pour les Américains ».

Ces propos ont suscité une vague d’indignation aux Etats-Unis et à travers le monde.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a jugé que, s’ils étaient confirmés, ces propos étaient « choquants et honteux » de la part du président des Etats-Unis.

Dans une longue série de tweets, M. Trump a par ailleurs une nouvelle fois défendu vendredi sa fermeté sur l’immigration.

« Je veux un système d’immigration fondé sur le mérite et des gens qui aideront notre pays à aller de l’avant », a-t-il écrit.

« Je veux la sécurité pour notre peuple », a-t-il martelé.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2018 14h06)

Zimbabwe: réunion dimanche du parti pour discuter du départ de Mugabe (sources Zanu-PF)

novembre 18, 2017

Harare – Le parti au pouvoir au Zimbabwe, la Zanu-PF, se réunira dimanche pour discuter du départ du président Robert Mugabe, assigné à résidence par l’armée, a-t-on appris samedi de sources concordantes auprès de la formation politique.

« Il y a une réunion du comité central demain (dimanche) pour endosser les résolutions prises hier (vendredi) par les provinces », a déclaré à l’AFP un député de la Zanu-PF, qui a requis l’anonymat. Il faisait référence à l’appel lancé par l’écrasante majorité des sections régionales de la Zanu-PF de voir Robert Mugabe démissionner de son poste de chef de l’Etat.

« Oui, nous nous réunissons (dimanche) pour endosser les décisions des neuf (des dix) provinces » du pays, a confirmé à l’AFP un haut responsable du parti. « Nous le rappelons en tant que président et premier secrétaire du parti », a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1980, Robert Mugabe, aujourd’hui âgé de 93 ans, ne s’est jamais retrouvé dans une position politique aussi délicate.

L’armée, son alliée traditionnelle, a pris le contrôle du pays dans la nuit de mardi à mercredi et l’a assigné à résidence. Les anciens combattants, acteurs incontournables de la scène politique zimbabwéenne, l’ont lâché. Et samedi des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le pays, avec le blanc-seing des militaires, pour réclamer son départ.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2017 18h58)

Constitution, Kabila, accord du 31 décembre…Ce qu’il fallait retenir de la réunion organisée à New York sur la RDC

septembre 21, 2017
Le président Joseph Kabila en juin 2016 à Kindu. © John Bompengo/AP/SIPA

Une réunion de « haut niveau » consacrée à la situation en RDC a eu lieu mardi à huis clos, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Voici point par point ce qu’il fallait en retenir.

Le respect de la Constitution

D’après le compte-rendu publié à l’issue de la rencontre, les participants ont d’emblée « salué l’engagement exprimé par les autorités de la République démocratique du Congo à respecter la Constitution ». Une allusion à l’article 71 de la Constitution, qui dispose que « le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois », et qui interdit de facto au président Joseph Kabila de concourir pour un troisième mandat.

Autrement dit, la communauté internationale, à travers les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et les représentants de cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité qui ont pris part à cette réunion dite de « haut niveau », s’inscrit en faux contre toute idée de prolongement du mandat de Joseph Kabila. Ceux qui, autour du chef de l’État congolais, avancent la piste d’un référendum constitutionnel sont ainsi prévenus. Petit bémol : les participants restent muets sur la proposition de l’opposition d’imposer une « transition sans Kabila » pour conduire le pays vers des élections.

Le rôle incontournable de l’accord de la Saint-Sylvestre

Les participants ont également réaffirmé le « rôle incontournable de l’accord de la Saint Sylvestre et la nécessité de sa mise en œuvre totale afin de baliser la voie pour la tenue d’élections libres, justes, pacifiques et crédibles ». D’après le texte, les scrutins présidentiels, législatifs et provinciaux doivent également se tenir « dans les délais prescrits, conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre ». Une formulation qui se garde d’évoquer directement la fin décembre 2017 comme date butoir, ce que continue de réclamer une partie de l’opposition, laissant ainsi ouverte l’éventualité d’un report – prévu d’ailleurs par l’accord du 31 décembre.

En effet, « nous ne sommes pas partisans d’un quelconque fétichisme de date. Si la Ceni publie un calendrier réaliste qui renvoie les élections au premier trimestre de l’année prochaine et qu’il y a un consensus de la classe politique congolaise, nous ne nous y opposerons pas », explique une source occidentale basée à Kinshasa.

Des mesures de décrispation supplémentaires

Autre point saillant de cette réunion : la nécessité selon ses membres « de prendre des mesures de décrispation supplémentaires ». Déjà prévues dans l’Accord de la Saint-Sylvestre, ces mesures prévoyaient entre autres la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés politiques. Mais le chemin à parcourir reste long : le Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’Homme (BCNDH) avait recensé en juillet dernier « plus de 170 personnes détenues du fait de leurs opinions politiques ou d’activités citoyennes légitimes ». Le rapport des évêques catholiques et une lettre du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a beau demander le retour au pays, en « homme libre », de l’opposant Moïse Katumbi, Kinshasa continue de faire la sourde oreille.

Le soutien apporté à la Ceni

Les participants ont également reconnu « les progrès réalisés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), notamment dans l’enrôlement des électeurs », sans faire mention toutefois de la polémique autour des chiffres dans certaines provinces. Sur son fil Twitter, le député du Rassemblement de l’opposition Martin Fayulu s’était ainsi étonné fin août de l’augmentation exponentielle du nombre d’électeurs inscrits dans la province du Sankuru.

Des incongruités qui n’ont pas empêché les membres de la réunion d’encourager « les bailleurs à financer le Fond multipartenaires consacré au Projet d’Appui au Cycle Électoral au Congo (PACEC) afin d’appuyer le processus électoral ». Le communiqué évoque également la mise en place « d’une équipe de coordination d’experts » afin « d’assister la Ceni et d’appuyer les préparatifs des élections ». « Mais, jusqu’ici, la Ceni ne nous a toujours pas transmis le budget détaillé des élections à venir, encore moins la chaîne des dépenses des fonds qui auraient été débloqués par l’État congolais », déplore un diplomate belge.

Jeuneafrique.com par et